Vous connaissez sans doute les GravelMan Series organisées par le cycliste et aventurier Steven Le Hyaric. En 2027, Steven nous propose de découvrir de nombreuses nouveautés avec plus de destinations, un choix de distances plus large tout en restant dans l’esprit originel de l’aventure qui caractérise ses épreuves. Gravel et route cohabitent sur des lieux de départ communs dans des régions défrichées par Steven avec en 2027 une nouvelle destination au Maroc. J’ai rencontré Steven sur le Roc d’Azur, il m’a présenté le projet 2027 dans lequel il a décidé de s’investir totalement. (photo de couverture Martin Delhumeau)

Comme beaucoup d’observateurs du monde du vélo, j’avais une image un peu floue de ce que sont réellement les GravelMan Series. La forte personnalité de Steven, créateur de ces séries, me laissait imaginer des épreuves dédiées aux aventuriers aguerris ou aux finishers de l’impossible. J’ai découvert, au travers de témoignages de participants que je connais (dont quelques chroniqueurs de Bike Café) et en prenant connaissance du projet 2027, une collection d’épreuves accessibles et originales. Cette proposition d’aventure, sans compromis, me plait bien. Chacun pourra y vivre son rêve.
Bla Bla #222 avec Steven Le Hyaric
GravelMan Series c’est quoi ?

GravelMan, c’est 12 épreuves par an. Les 8 premières de la saison 2027 viennent d’être dévoilées sur le site. Cette première étape est l’aboutissement d’un « tunnel de travail » de trois mois, comme le souligne Steven dans l’échange que nous avons eu lors du Roc d’Azur. La promesse des GravelMan Series est simple. Elle se résume dans la philosophie de son créateur : « Le but dans la vie, c’est de faire quelque chose dont on est fier. Peu importe le terrain. Le fil rouge reste le même : la liberté« . Cette liberté s’exprime dans une ambiance décontractée qui cache tous les aspects sécuritaires, la préparation des tracés et la mobilisation des bénévoles qui opèrent en coulisses. GravelMan est le reflet de son créateur : un mec libre, qui cache derrière son personnage d’aventurier un sérieux travail d’organisation et la préoccupation de la satisfaction de l’aventure proposée.
2027 : plein de nouveautés en restant dans l’esprit originel
« Ces 3 derniers mois ont été les plus difficiles pour moi et les plus prolifiques. J’ai levé des fonds pour passer d’un mode semi-professionnel avec mon staff quasi bénévole depuis cinq ans à autre chose. J’ai envie de grandir et pas forcément de grossir 😉 », souligne Steven, par cette pirouette verbale dont il a le secret. Il exprime ainsi sa volonté de changer de braquet, sans perdre le plaisir de rouler une vraie aventure.

La nuit c’est l’aventure…
Les gens cherchent cette aventure et Steven a construit pour cette nouvelle saison un tour de France avec une incursion au Maroc qu’il connait bien. « En France, on s’est beaucoup intéressé au côté ultra au sens compétition – ce qui est bien également- mais moi j’entends les cyclistes, proches ou moins proches de moi et je constate que ce n’est pas ça qu’ils cherchent. Ils ont envie d’expérience, d’aventure, d’évasion et de découverte. » Les parcours commencent avec le 60 km qui constitue un tremplin pour construire la fameuse expérience dont parle Steven. On peut commencer par des distances plus modestes pour aborder ensuite les 350 et 500 km comme l’a fait Yann sur Annecy cette année.

Pour Steven, l’ultra commence à 350 car il y a la nuit. « La nuit, c’est l’aventure« , me dit Steven. « Dès qu’on allume une lampe, c’est déjà plus de l’aventure. On est dans le silence de la nature dans un truc d’introspection totale. Tu vis quelque chose de spécial. »
Transmettre le goût de l’aventure





J’ai toujours été entrepreneur…
Bien entendu cette nouvelle saison GravelMan, que j’ai comparée à un changement de braquet, signifie que le leader sera présent pour donner le tempo. Quand je dis à Steven qu’il quitte le maillot d’aventurier pour devenir entrepreneur, il me répond justement qu’il a toujours été entrepreneur et que lorsqu’on est aventurier, on est aussi entrepreneur de son projet. C’est aussi cette notion qu’il veut faire passer auprès de ceux qui vont « entreprendre » l’aventure sur les GravelMan Series. Il va leur offrir le cadre et l’expérience qui l’accompagne, mais à eux de vivre les moments qui vont avec.
Steven revendique d’avoir été un aventureux avant d’avoir été un aventurier. Il va répondre aux demandes des cyclistes : mettre en place un village départ/arrivée, une arche, la rencontre avec le terroir sur le site, des sandwichs… « On va le faire…« , me dit Steven.

Dans ce projet 2027, je trouve que Steven se positionne comme un passeur. Il va transmettre son expérience à ces néo-aventuriers mais aussi aux plus confirmés qui veulent échapper au poids de la compétition. « Pour l’instant j’ai 80% des participants actuels qui font des distances de moins de 200 km. » On sent que cette comptabilité va évoluer car les cyclistes viennent et reviennent pour placer la barre un peu plus haut au fur et à mesure de leur gain de confiance. À 40 ans, ce fougueux cycliste qui va être papa aura beaucoup à transmettre. Il s’est donné toutes les chances d’y parvenir.
Destinations

L’aventure, c’est aussi des destinations. Aujourd’hui, les longs voyages à l’autre bout du monde semblent décalés par rapport à notre volonté de conserver notre planète en état. La France, vous connaissez ? Pas sûr ! Ce n’est pas en la traversant en voiture qu’on peut la découvrir et c’est là que le projet GravelMan offre cette dimension de découverte avec en plus des délais très raisonnables qui laissent le temps aux participants de regarder autour d’eux. Pour le Maroc, Steven a voulu partager avec ses participants un lieu qu’il connait bien et où il a vécu.

Une fin de saison 2026 encore ouverte
Vous pouvez encore terminer l’année sur un GravelMan, il reste des places. En novembre le GraveMan Côte d’Azur au départ de Mandelieu et celui de Marseille, le 4 décembre, où vous pourrez retrouver deux de nos chroniqueurs : Yann et Pierre.
Voir toutes les infos sur le site https://www.gravelmanseries.com/


