Notre ami Jean-Denis est devenu fan de vélo Gravel … Ses parcours sur les “graviers” se situent du côté de Fitou et il ne manque pas une occasion de nous faire partager ses découvertes sur son site. Je suis sûr qu’elles vous feront, comme à moi, apprécier ces randonnées typées “sorties de route” …
Le Gravel Canyon fait une pause devant cette porte qui se situe à Garrieux, en face de la chapelle.
Allez visiter son site et vous trouverez un tas de balades pour rouler nature si vous êtes dans la région … Voici un exemple qui vous donnera envie …
Le Gravel de L’étang De Salses
C’est un parcours de 42 Km avec 277 m de D+ sans aucune difficulté majeure. Il longe l’étang de Salses et passe un peu dans les terres. En dehors de la beauté du paysage son avantage est d’être peu impacté par la Tramontane.
Le départ se fait des Cabanes de Fitou devant le petit parking en direction du village. Juste après le pont de l’A9 prendre à gauche le chemin du Vigné. A 1,5 km prendre la piste à gauche pour rejoindre le chemin au 3ème kilomètre. Là encore à gauche vers Port Fitou puis un peu plus loin à droite pour faire une boucle sur les travers de Pédros. On revient sur Port Fitou en traversant la D6009. Traversez le hameau vers le sud pour passer dans la pinède et suivre le chemin qui longe la voie ferrée.
À la sortie de Port Fitou Étang de Leucate au Km 6
À 9,6 km après la pisciculture passez par le tunnel à droite pour traverser la D900 (c’est son nom dans les P.O.) et passez sous l’autoroute. À hauteur de Font d’Estramar (vous pouvez faire un petit arrêt pour voir le gouffre sur la droite) vous tournez à gauche pour vous prendre un petit coup de cul à 11% (c’est court). Vous continuez sur la piste en longeant l’A9 pour repasser dessous et revenir sur la D900.
À 12,9 km, quittez la route pour prendre la piste juste avant l’hôtel Casa Nova. Vous allez jusqu’à la voie ferrée que vous longez jusqu’au village de Salses. Vous le traversez en direction de St Hyppolite jusqu’au rond-point à 15,7 km. Vous prenez à gauche sur la route de l’Anse de la Roquette. Vous allez jusqu’aux baraques des pêcheurs (vous pouvez y faire un tour, c’est un cul de sac).
Le hameau des pêcheurs de Salses Km 20
Une fois là-bas vous revenez sur vos pas sur quelques hectomètres et au km 20,2 prenez la piste à gauche. Au kilomètre 21,8 prendre à gauche vers Garrieux pour admirer la belle chapelle.
La chapelle de Garrieux
Ensuite à droite jusqu’au transformateur à 22,5 km. Là vous êtes dans les vignes et vous prenez à droite pour revenir vers Salses ; c’est là que vous allez avoir le vent de face jusqu’au km 25.
Vous reprenez un bout de parcours de tout à l’heure jusqu’au Km 25,2 où vous tournez à gauche pour longer la D900. Au carrefour Km 26,1 prendre la piste à droite vers l’étang. Vous suivez le chemin à travers les marais, et les vergers pour revenir sur la D900 au Km 29. Vous prenez la route vers Fitou. Vous roulez dessus jusqu’au Km 31,2 où vous prenez à droite et après le passage à niveau à gauche sur la piste qui longe la voie ferrée. Vous revenez en sens inverse vers Port Fitou. Vous traversez la D6009 (c’est son nom dans l’Aude) en face vers le village de Fitou. À l’entrée vous attend un petit raidar… à 12%. Dans le bourg prendre à droite vers les Cabanes.
Une « aiguille d’eau douce » dans le marais Km 30
Juste avant le moulin au Km 39,9, tournez à gauche sur la route du stade et de suite à droite sur le chemin qui descend. Faites la boucle et revenez sur la route en prenant à droite. Après le pont de l’A9 au Km 41,2, tournez à droite pour prendre le chemin qui longe l’A9 et vous ramène vers les Cabanes et votre point de départ.
Nos vacances dans le Luberon tombent à pic pour un essai de Gravel mis à notre disposition par Giant. J’avais déjà apprécié ce massif lors d’un séjour précédent tant pour ses sentiers pédestres parfois assez aériens que pour le circuit cyclo qui en fait le tour. Les circuits vtt sont plus réduits et vraiment trop techniques.
Après quelques articles sur le sujet Gravel nous avions envi d’en démontrer l’un des usages .. Pourquoi un Gravel ? À quoi ça sert ? .. Vélo supplémentaire, vélo rando, mulet, … ? … Autant de questions dont vous ne trouverez par forcément les réponses dans cet article mais ce qui est sûr c’est que ce vélo de graviers nous ouvre des horizons nouveaux et notre rando dans le Luberon en est la parfaite illustration.
Le parcours
Le parcours a été concocté en s’appuyant sur les précédentes vacances. C’est un subtil mélange de terrains différents sur lesquels nous mesurerons aussi les limites du Gravel. Pour le mettre au point nous sommes partis du circuit cyclo classique du Luberon qui sera largement agrémenté de variantes ‘graviers’ et comme toujours c’est la TOP 25 IGN et Openrunner qui s’imposent pour préparer un premier parcours sur papier et sur écran.
Nous avons tout de même mouillé le maillot (Track & News) avec Patrick pour effectuer sa réalisation complète que nous vous invitons à suivre dans cet article. N’ayant pas à notre disposition 2 vélos de Gravel nous avons tourné avec le Anyroad que Giant a bien voulu nous prêter à nouveau et le VTT Lapierre de Patrick … Nous avons échangé en cours de route nos montures pour apprécier les différences entre ces deux types de vélos.
La boucle est de 57 km pour une grande part sur des chemins, single ou route fermée à la circulation, le dénivelé positif est de 1244 m. On pourra se repérer en grande partie en suivant le fléchage fort bien fait du circuit cyclo tour du Luberon complété par le balisage GR / PR en jaune parfois en orange et blanc/rouge.
Le point de départ que nous avons choisi se situe à Oppède village. Quelque soit le sens choisi pour effectuer la boucle à partir de ce lieu, ce départ aura l’avantage de ne pas nous faire attaquer immédiatement le gros dénivelé qui conduit sur la route des crêtes à quelques 700 m d’altitude (Oppède se situant à 200 m). Dans le sens Oppède vers Maubec, la route des Crêtes, fortement dégradée, sera prise en montée. Ce sens sera plus facile car la montée vous permettra de gérer tous les pièges que présente cette partie “défoncée” alors que la descente sera plus risquée.
Le circuit est “garantit avec vues”. Sur les crêtes et par temps clair on apercevra vers le nord le Mont Ventoux et tous les villages épars du plateau du Vaucluse : Gordes, Fontaine de Vaucluse. À l’ouest on découvrira les Alpilles, au sud la Méditerranée et le bassin de Fos, Aix-en-Provence, la Sainte-Victoire et la Sainte-Baume.
La partie basse, en léger balcon à travers vignes et massif, offre une belle vue sur les villages perchés de Bonnieux, Lacoste, Ménerbes … On traverse les villages d’Oppède, Maubec, Robion, les Taillades.
Les détails pratiques par tronçons
Oppède village (140 m) – Vidauque (111 m) 1h environ …
Le Bistro les Poulivets point de départ de la virée
Le lieu de rendez-vous du départ est le bistro des Poulivets au centre du village d’Oppède. En saison on peut y prendre assez tôt un petit café (fermé le mercredi). On sort du village par le large rond point « des carrières » qui rappelle l’activité principale du lieu : l’extraction et la taille de pierres. À partir de ce rond point, on prend la direction d’Oppède le Vieux, dans la montée avant l’arrivée au village on entre dans le hameau du Souleyan et on bifurque à droite au calvaire sur le circuit fléché cyclo Cavaillon.
Petite route goudronnée puis on laisse le circuit cyclo qui descend sur la droite et on reste sur le chemin débouchant derrière l’église de Maubec. On contourne l’église par la gauche pour attaquer la montée au vieux village de Maubec. On redescend vers le camping des Royères du Prieuré. Tout à droite pour suivre le fléchage circuit cyclo jusqu’au théâtre de verdure de Robion. On prend tout à gauche après le parking et la fontaine. Grosse montée goudronnée qui passe devant la source du Boulon qui ne coule plus malheureusement depuis longtemps. Le goudron disparaît pour laisser place à la piste fléchée orange et jaune PR, qui se termine en angle droit pour reprendre le goudron du circuit cyclo en direction des Taillades. Un autre théâtre de verdure, une autre carrière, un beau point de vue avant de reprendre le circuit cyclo qui retombe au canal Saint-Julien.
Oppède village - Vidauque
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Souleyan à droite après le calvaire
Maubec vieux village
Robion la fontaine ... avec une cellule pour couper l'eau ... moderne
Robion le vieux village
Taillades au-dessus des carrières devenues théâtre en plein air
Pause devant la table d'orientation
Les Taillades table d'orientation des carrières
Les Taillades les carrières
Devant le moulin de Taillades
Les Taillades on suit le canal St-Julien : pont de pierres
À cet endroit vous avez l’option de revenir en arrière en suivant le canal pour profiter de la belle image d’un moulin à eau. Celui des Taillades était utilisé à l’origine pour obtenir à partir des racines de la Garance le fameux rouge des pantalons de nos troufions en 1914. Cette couleur n’était pas une grande trouvaille pour une tenue de combat car le rouge n’attire pas que les taureaux, il attirait aussi les balles des “teutons”. Retour en amont du canal. On ne traverse pas le canal St Julien pour suivre le circuit cyclo mais on longe sa berge, d’un côté à l’autre en traversant les ravissants petits ponts en pierre. Quelques passages techniques à ce niveau mais rien d’insurmontable pour un Gravel. Le canal conduit à un carrefour où l’on va trouver un panneau indiquant la direction de Vidauque.
Vidauque (111 m) – Station météo montée aux crêtes (556 m) 45 mn environ
Prendre la route en mauvais état qui est interdite à la circulation des véhicules à moteur … Tant pis pour les vélos électriques qui ont un moteur
Le panneau indiquant la direction Vidauque conduit à une aire de parking à l’usage des randonneurs. Sur la droite deux routes dont l’une en mauvais état est interdite à la circulation des véhicules à moteur. C’est la montée de la route des crêtes.
Vidauque - Station météo montée aux crêtes
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Vidauque au départ de la route vers les crêtes
La montée de la route des crêtes au lever du jour derrière le domaine de l'aigle de Bonelli
La montée avec le point de vue sur Cavaillon
La montée une partie rare de route en état ...
Un peu plus de 400 m de D+ et 7 km de goudron truffés de nids de poule ou plutôt de ceux des aigles de Bonelli qui habitent la réserve biologique que nous allons longer. On profite de quelques pauses dans la montée pour admirer le paysage et reprendre notre souffle. Arrivés presque au sommet on trouve une station météo et une fourche.
Station météo (556 m) – Forêt des Cèdres (708 m) 1h environ
On laisse la branche de droite vers “le trou du rat” pour prendre celle qui est barrée et qui monte vers la gauche. On est toujours sur la route des crêtes. Avant d’arriver aux aires de Bédouin on aura encore quelques belles vues côté sud.
Station météo - Forêt des Cèdres
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Face à la station météo prendre à gauche
La station météo
La vue
Montée sur la route des crêtes vers les aires de Bédouin
Les aires de Bédouin
Un vélo tout seul sur les aires de Bédouin
Montée sur la route des crêtes derrière les Alpilles et St Rémy de Provence
Forêt de cèdres (709 m) – Bonnieux haut (320 m) 30 mn environ
Traversée de la Forêt de cèdres
La chaussée interdite à la circulation prend fin, on retrouve une route ouverte et une grande descente vers Bonnieux. Dans la descente nous allons marquer une petite pose à la table d’orientation orientée vers le nord qui nous indiquera tous les villages visibles à partir de ce point.
Bonnieux haut (320 m) – La Valmasque (330 m) 20 mn environ
On marque une pause « terrasse » avec une boisson fraîche à Bonnieux
On traverse Bonnieux par sa rue principale ce qui laisse l’occasion de marquer une pause « terrasse » avec une boisson fraîche. On reprend en descendant vers le bas de Bonnieux et presque un demi-tour pour s’engager sur la D3 en direction de Ménerbes. Cette D3 nous emmène jusqu’à un carrefour avec la D106 qui tourne vers Ménerbes.
A cet endroit on entre dans le massif pour retrouver le poteau du PR de La Valmasque et son marquage jaune qui conduit à Oppède le Vieux
La Valmasque (330 m) – Les Cassandrons (283 m) – La Reyne (256 m) – Poudarique (319 m)
On est sur le PR qui ondule sur un chemin à travers les vignes puis on se heurte à un gros “raidard” bétonné pour arriver au poteau PR Poudarigues.
Poudarigues (319 m) – Les carrières des Estaillades (220 m)
Un peu de vigilance sur cette partie. Techniquement on est dans la limite de l’exercice avec le Gravel . Peu après le début de cette partie, en raison d’une grosse descente on va devoir passer à pied.
Les limites du Gravel …
Puis ensuite, malgré quelques marches et racines, la faible pente descendante est plus favorable à quelques essais de franchissements de marches et racines à petite allure pour tester les limites du Gravel. Le VTT s’en sortira mieux ici …
Côté orientation, au poteau Poudarigues à ne pas rater, le début, vers la partie gauche de la fourche avec marquage orange et marquage jaune. En fin de single on va abandonner le marquage PR jaune qui part vers la gauche et continuer sur le marquage orange. Cela devient un chemin qui nous amène sur l’entrée monumentale de la carrière.
Carrières des Estaillades (220 m) – Oppède le Vieux (233 m) 1h environ depuis Valmasque
Les carrières des Estaillades
De ces carrières, exploitées depuis le Moyen Âge, ont été extraites les pierres pour bâtir le Palais des Papes à Avignon. On dit même que la coupole du Capitole américain aurait été bâtie avec des pierres en provenance d’Oppède.
On passe devant l’exploitation des carrières sur une route poudrée du blanc de la carrière puis goudronnée que l’on quitte pour le premier chemin sur la gauche et un premier panneau “Mas de Courroussouve”.
Au deuxième panneau on poursuit tout droit pour arriver à l’entrée pédestre du village d’Oppède le Vieux mais l’accès en vélo est plus simple en continuant le chemin qui retrouve la route, tout à gauche, petit raidillon et arrivée sur la place du village. Belle vue d’ensemble sur le Vieil Oppède, la Collégiale et son château.
Arrivée sur la place du village …
Une collation s’impose à l’un des cafés de la place.
Oppède le Vieux (233 m) – Oppède village (140 m) 10 mn
Devant la collégiale
Pour finir on aura que de la descente dès que l’on quitte la place sur la droite pour retrouver le rond-point des Carrières et Oppède Village
La vidéo
L’histoire dOppède le vieux
Au Moyen Âge c’est tout d’abord un village qui se fortifie afin de résister à l’autorité du Pape.
Le village finit par rendre les armes.
La période de la Renaissance n’est pas plus calme pour ce lieu lors des campagnes contre les hérétiques. L’inquisiteur Jean Meynier qui s’illustra dans le massacre des Vaudois du Luberon en 1545 n’épargnera pas Oppède et les nombreux villages environnants qui subiront le même sort.
Le château qui surplombe le village devient maudit. Le village est abandonné vers la fin du XVIIème siècle après avoir été pillé par les habitants qui vont s’établir dans la plaine aux Poulivets.
Le vieux village perché renaîtra après l’armistice de 1940 grâce aux artistes qui viendront s’y réfugier, dont Consuelo la femme de l’aviateur Antoine de Saint-Exupéry. Elle parle de cette période dans un livre édité en 1947 intitulé “Oppède”.
La pierre des carrières d’Oppède en calcaire coquillier est reconnue et largement utilisée pour les cheminées, la sculpture, la construction.
Mes impressions sur l’Anyroad Giant
Patrick avait déjà testé la bête mais pour préparer notre balade il me l’a confié une bonne semaine pour reconnaître différents tronçons.
Au premier coup d’œil une belle forme de cadre “slooping” en carbone très identifiant de la marque Giant. Un groupe Shimano 105, deux freins à disques mécaniques, un cintre course avec changement de vitesses aux leviers de frein mais un rappel de commande de freins en haut du cintre façon cyclo cross. Une couleur pas trop clinquante, deux roues qui respirent la santé on a pu le vérifier pendant l’essai.
Cela pourrait ressembler à un « course » classique typé endurance si quelques détails venaient attirer tout de suite l’œil. Les freins à disques, le rappel de leviers de freins de chaque côté de la potence, un boîtier de pédalier plus haut, des pneus plus larges avec un profil tout chemin.
A l’usage on apprécie l’avantage de ce vélo sur les quelques parties de goudron d’un tel circuit par rapport à un VTT. En “tout chemin” le vélo s’accommode parfaitement des parties empierrées ou en gravillons. La vitesse de franchissement sur obstacles est moins rapide qu’en VTT, les jantes de (24) ne pouvant évidemment pas supporter les mêmes contraintes. Le passage de marches s’en trouve contrarié et on comprend très vite la limite de l’exercice. Une chute par-dessus le guidon sur terrain accidenté n’est pas sans dommage même avec un casque.
Avec 2 plateaux 50 / 34 combinés à une cassette qui s’étage de 11 à 32 les rapports mériteraient une dent ou deux en moins sur le petit plateau, le risque de perte d’adhérence devenant important si l’on veut se mettre en danseuse sur du terrain en gravier. Mais il faut dire que les chemins empruntés étaient très pentus de l’ordre de 15 %.
Le freinage est super efficace et les leviers “cyclo cross” sont vraiment intéressants autorisant des positions de mains variées sur le guidon en fonction du profil. La position de pilotage est tout aussi adaptée en cyclo qu’en tout chemin.
La rigidité du cadre carbone sait se faire oublier, la géométrie du cadre est très polyvalente dans les deux usages.
Par rapport au VTT semi-rigide utilisé en alternance sur le parcours le Gravel est plus dynamique et offre un grand confort grâce aux diverses positions possibles. Sa légèreté et son rendement le rend plus agréable à rouler que le VTT lourd et mou dans les relances. Par contre comme nous l’avons constater c’est un Gravel par u Rock … Il aura ses limites sur les chemins encombrés de grosse racines ou sur les pierres.
Quel matos ?
Pour une sortie Gravel un peu longue vous pouvez opter pour un petit sac à dos dans lequel vous pourrez ranger tous vos “fourbis”. Un petit outillage, la pompe, de quoi se nourrir, la carte IGN si vous n’êtes pas techno branché, … La position “endurance” sur un Gravel rend le port du sac possible.
Nous avons opté :
Pierre pour le sac de VTT Scott Airsticke 14 qu’il avait testé en 2013
Patrick le super petit sac de Trail Hoka / Oxsitis bourré de poches astucieuses à fermetures aimantées.
Pour les chaussures rendez-vous sur l’article de Jean-Denis … Il nous a expliqué que le meilleur choix est celui des chaussures de VTT qui permettent de marcher si besoin … et d’utiliser les pédales qui vont avec.
Pour le reste vous avez sans doute dans votre équipement cuissard et maillot … Le dressing code du pratiquant de Gravel est proche de celui du cycliste sur route …
Si vous partez à l’aventure vous pouvez utiliser un GPS qui vous affichera le fond de carte comme un Anima TwoNav de CompGPS qui propose des dalles IGN qui vous permettront de vous localiser hors route.
En conclusion
Nouveau jouet ou vraie tendance, l’usage du Gravel s’impose comme le chaînon manquant entre vélo et trailrunning pour des découvertes de parcours où l’usage VTT est superflu. Pour les amateurs de multisports comme nous c’est un excellent outil pour arpenter les mêmes chemins.
Ce nouveau type de vélo par son prix entrée de gamme est vraiment tentant, on attend d’essayer une version plus évoluée pour pouvoir faire la différence.
Céramiq, jeune entreprise vosgienne, dont nous avons eu la chance de tester la première collection en janvier 2014, a sorti depuis plusieurs semaines sa seconde collection. La gamme s’est bien étoffée et ne se limite plus aux premières couches on y trouve désormais des équipements vélo, trialthlon, sportswear, ski nordique …
Une nouvelle fois la créativité est au rendez-vous, avec une collection femme dont certains modèles sont particulièrement originaux.
Une gamme bien étoffée et ne se limite plus aux premières couches
Céramiq s’appuie sur un textile polyvalent et multi-activités grâce à sa technologie “Gold reflect line” qui a fait son succès.
« Tous les sous-vêtements de la gamme intègrent la technologie céramique GOLD REFLECT LINE, plébiscitée depuis de nombreuses années par des athlètes de tous niveaux, amateurs comme professionnels.
Gold Reflect’Line® est une combinaison d’une trentaine d‘oxydes de métaux issus de roches volcaniques. Chauffés à 1600° C puis mélangés à un liant polyuréthane, ils forment un complexe appliqué sur un textile qui permet d’une part de capter les infrarouges lointains produits par le soleil et d’autre part de faire miroir à ceux dégagés par le corps. La synergie ainsi créée procure une sensation de confort corporel très appréciée des sportifs.
Les sous-vêtements CERAMIQ ont été conçus pour procurer un confort exceptionnel pendant la pratique sportive et en période de récupération. Légers et polyvalents ils offrent une grande liberté de mouvement et procurent une sensation de bien-être qui perdure après l’effort.
Les matières premières textiles sont produites et transformées en Europe. Elles sont conformes à la législation Reach et Oekotex (absence de substance chimique). La confection des vêtements est faite en Tunisie. »
Pour ma part, j’ai testé le cuissard Galibier et le haut Alpe d’Huez pour le cyclisme ainsi que le haut Chamonix pour le trail.
Galibier et Alpe d’Huez riment avec vélo
Ce cuissard bretelles cycliste homme, avec pad et coutures ergonomiques assure le transfert d’humidité et un confort de mouvement . Il présente un marquage CERAMIQ rétro-réfléchissant sur les cuisses et une finition antiglisse avec une bande siliconée aux cuisses.
Il possède un “pad” multicouche avec une épaisseur variable thermo-formée pour la protection antichoc des parties principalement en contact avec la selle. L’enveloppe est en maille bi-stretch OUTLAST® et SANITIZED®. Il est composé de 3 mousses :
Mousse absorbante 3 mm densité 60
Mousse antichoc 7 mm densité 120
Mousse absorbante 3 mm densité 60 Protection UV 50+
J’ai testé la tenue cycliste sur les pentes du Ventoux en mai et depuis régulièrement sur mes sorties dans l’arrière pays montpelliérain.
Sur le Ventoux les températures étaient plus froides que durant ce mois de juillet caniculaire. J’ai donc pu vérifier la qualité de la membrane gold reflect line en terme de thermorégulation. Mon avis n’a pas changé depuis mes premiers tests en 2014, cette membrane est vraiment étonnante dans le sens chaud-froid. J’ai trouvé ses limites dans la descente du Ventoux où le vent frais a eu raison de ma température corporelle et j’ai dû mettre une veste coupe-vent pour me réchauffer et descendre.
La peau de chamois manque un peu de densité pour tenir sur des sorties longues. Je la préconise pour les sorties de max 4 h.
Les poches à l’arrière du maillot permettent d’emporter tout le ravitaillement, le téléphone, … Une petite poche se ferme par une fermeture éclair, cela permet d’y loger une clé de voiture ou tout ce que l’on souhaite mettre en lieu sûr. Néanmoins, il est difficile de la manipuler en roulant : l’ouverture se fait sans mal, mais la fermeture d’une main est plus compliquée. Les poches manquent un peu de structure.
Le col est bien plaqué sur le cou sans être compressif et les fermetures éclair sont de bonne qualité.
Bilan
La membrane est vraiment top pour les sorties estivales. Cette première tenue cycle est cependant victime de sa jeunesse et quelques points pourraient être améliorés pour en faire un incontournable destiné aux cyclistes.
Chamonix rime avec le Trail
Pour le trail j’ai testé le modèle CHAMONIX
Ce débardeur homme, avec coutures ergonomiques assure un excellent transfert d’humidité et un confort de mouvement. Impression céramique intérieure, poche zippée arrière, épaules larges pour un bon appui de sacs à dos et porte-bidons. Idéal pour la pratique de la course à pied par forte chaleur et pour la pratique de sport en salle comme squash, tennis. Il peut également devenir une “1ère peau” pour sports collectifs comme le handball ou le basket, etc.
Là encore la membrane est top le transfert d’humidité se fait parfaitement pour avoir la sensation de rester sec. Le débardeur très léger donne une totale liberté de mouvement et est très agréable à porter.
Ceramiq enfonce le clou avec cette collection complète qui va s’imposer sur le marché des textiles outdoor.
Après le vol de mon Rohloff fin avril, il me fallait retrouver une randonneuse pour être présent aux voyages que j’avais organisés avec des amis : le premier en Bourgogne, le second en Irlande. Et comme j’avais l’intention de commander à nouveau un Rohloff chez Farrahd – qui vous livre n’importe quelle couleur pourvu que ce soit noir : on a connu ça avec les Ford T en 1908 – il fallait aussi que je fasse coller les 8 semaines de délai de livraison – pour obtenir une couleur « fantaisie » (le gris « silver » en l’occurrence) – avec le planning des voyages avec des amis que j’avais embringués dans mes périples.
C’est là que les “Nautes de Lugdunum” ont fait très fort dans la technique d’approche commerciale :
Dans un premier temps, Laurent m’a dit « Pas de problème, je vous prête un vélo pour la Bourgogne … » ( durée 3 jours début mai ), et il m’a mis entre les pattes le TX 1200 de Farrahd équipé de la boîte Pinion 18 vitesses. Descendant de 10 000 kms (en 18 mois) sur le Rohloff, je connaissais les avantages et inconvénients d’un système autre que le dérailleur qui déraille.
TX 1200 de Farradh Pinion P 18 prêté par les “Nautes de Lugdunum” pour mon voyage en Bourgogne
Ce premier essai m’a convaincu et 48 heures après mon retour de Bourgogne, je commandais le Pinion P.18 …
C’est d’abord un vélo avec un cadre droit en acier Chrome Molybdène, des soudures fines et nettes, de gros pneus ( il est livré avec les Schwalbe Marathon Mondial en 47-622 c’est-à-dire en 28″ x 175 ce qui ne lui donne pas un profil de sylphide ). Il est équipé en série de porte-bagages Rack Tubus Cargo à l’arrière et Tubus Tara à l’avant, d’un moyeu avant SON 28 6v 3w couplé à un phare Lumotec 90 lux à l’avant et une lumière arrière M Ligne Led W marker.
Monté avec des pneus Schwalbe Marathon Mondial en 28″ x 175 qui ne lui donne pas un profil de sylphide …
Mais ne tournons pas autour du pot : l’aspect premier est sérieux et austère. C’est celui de la mule faite pour être bâtée. En cherchant bien dans la forêt de câbles reposant sur le cintre, vous trouverez aussi celui destiné à la connexion de la prise USB qui vous permet de recharger votre portable. Chic non ? La mule est donc branchée.
Le cintre alu est droit, confortable, cédant à la mode des envergures encombrantes difficiles à loger dans un train ; le mien est équipé de poignées ergonomiques Ergon.
Une forêt de câbles reposant sur le cintre …
Les freins sont des Magura (dont les poignées peuvent être livrées en 4 couleurs, elles). Ils restent une alternative parfaitement efficace pour ceux qui n’aiment pas les freins à disque, avec en prime le génial bouton de rattrapage d’usure intégré à la poignée.
Le génial bouton de rattrapage d’usure intégré à la poignée (photo de droite).
La selle ( petite gâterie supplémentaire des LugduNautes ) est le modèle de démonstration de la dernière née de chez Brooks, la Cambium C17. Faite de caoutchouc naturel et de coton, elle n’a pas l’apparence du cuir, mais elle en a le prix. Elle ne se formera jamais au profil de vos ischions, mais sera instantanément “aimable” avec votre arrière-train dès le premier tour de pédale à condition de l’avoir bien réglée en hauteur, longueur et inclinaison.
Petite gâterie : la selle dernière née de chez Brooks la Cambium C17
Les jantes sont des Exal MX19, creuses en aluminium à double œillet, rayonnées en acier inox de 2 mm.
Les pédales sont des VP 196, un peu étroites à mon goût, compte-tenu de ma pratique avec des chaussures de randonnée ordinaires qui permettent de ne pas rayer les parquets des châteaux qu’on visite.
Ah oui, la transmission ? Je n’en ai pas vu grand chose car elle se trouve dans une boîte en aluminium étanche boulonnée sur le cadre à la hauteur de la cage de pédalier ; je sais que les pignons trempent dans un bain d’huile qu’il est recommandé de changer tous les ans ou tous les 10.000 kms. Pour le reste, n’ayant rien vu, ni surtout rien entendu en 800 km voir l’éclaté du fabricant et consulter le mode d’emploi.
Voilà pour la théorie.
Pinion sur rue …
On comprend à la lecture des équipements du TX 1200 qu’il ne tire pas dans la catégorie des poids légers, chaque frein Magura pesant environ 400 g, le moyeu et ses accessoires, environ 700 g, la boîte et ses 18 pignons jaugeant 3,5 kg (contre 2,2 kg pour une transmission traditionnelle), les porte-bagages environ 1,5 kg, quand à l’ensemble jantes-pneus, il doit bien friser les 4 kg etc… Bref le total se situe plutôt aux alentours de 17 – 19 kg selon les équipements complémentaires que vous envisagerez de mettre dessus.
La prise en mains est d’autant plus facile que la situation de toute la pignonnerie dans la partie la plus inférieure abaisse d’autant le point de gravité tout en le centrant commodément.
Cet agrément se retrouve, pour les randonneurs, dans les situations qui imposent un portage de l’ensemble, je pense notamment aux escaliers de la SNCF. A cet égard, signalons que l’armature de la selle Cambium C17 favorise le porté à l’épaule ou du moins évite de se la défoncer lorsque l’on doit transporter le vélo, car elle n’a pas d’écrou de tension au bout du bec contrairement aux selles en cuir qui doivent être retendues.
Petite particularité de toutes les boîtes à pignons : il faut marquer un point mort en passant les rapports,c’est-à-dire qu’il faut choisir de tourner la manette des vitesses lorsque votre pied principal se trouve en bas et que vous pouvez vous arrêter de pédaler une fraction de seconde pour détendre la chaîne. J’insiste sur la fraction de seconde car, après quelques centaines de kilomètres, on apprend parfaitement à réduire le temps de « point mort ». Lorsque l’on monte les rapports, on arrive très rapidement à les passer pratiquement à la volée. Pour les descendre, c’est plus difficile et j’imagine qu’il faut aussi un temps de rodage aux pignons pour accepter la transition. Dès mon retour de Bourgogne où nous avions fait 250 km, j’arrivais à monter les vitesses en danseuse en faisant un super-micro-temps-mort.
Comportement du vélo
Les deux randonnées de test du Farrahd – TX 1200 ont totalisé 800 km sur des profils très variés allant de la longue virée à plat (canal de Bourgogne) aux montagnes russes d’Irlande où les rampes sont parfois très soudaines et très raides.
La première bonne surprise, c’est qu’on ne risque jamais de se faire surprendre de n’avoir pas « anticipé » la rampe. A tout moment (toujours sous réserve du mini-temps-mort) on peut rétrograder de un, trois ou cinq rapports d’un coup pour trouver celui qui convient à la pente. Même chose au feu rouge : vous venez de faire 500 m en 13ème à 22 à l’heure sur un quai, et vlan, vous attrapez le feu rouge ; pas de souci, une fois à l’arrêt vous n’avez qu’à tourner la poignée pour revenir en 8ème et vous redémarrerez à une bonne cadence au feu vert.
Le deuxième agrément majeur de cette boîte est l’étagement des rapports : 11,5% entre chaque. On ne le sent presque pas sur les rampes moyennes et vous vous surprendrez rapidement à passer un rapport supérieur dans un profil dans lequel, avec une transmission classique, vous seriez resté sur le rapport de départ. La troisième facilité est l’éventail des développements :
636% d’amplitude de développement, c’est exceptionnellement confortable
Ma cadence de pédalage habituelle se situe entre 70 et 90 tm ; je n’ai passé que deux fois la première qui me donnait 5,4 km/h, c’était en Irlande dans la région des lacs du Connemara d’abord et dans la montée au Sally Gap dans les montagnes de Wicklow ensuite. Je n’ai passé qu’une seule fois la 18ème qui me donnait 44 km/h (à 90t/mn), c’était là encore en Irlande dans la somptueuse descente de la Military road en direction de l’abbaye de Glendalough.
636% d’amplitude de développement, c’est exceptionnellement confortable surtout avec cet étagement de 11,5% entre chaque pignon.
Le quatrième avantage (qui pour moi est déterminant) est la facilité d’entretien : Il est clair qu’équipé comme il est, cet outil est taillé pour les longs voyages et pour les chemins de traverse d’autant que la souplesse du cadre (dont nous allonparler) et le profil des pneus le rendent très « absorbant ». Vous rentrez d’une petite randonnée dans la campagne, vous avez passé dans des chemins pas forcément très goudronnés avec un peu de boue, il vous suffit de donner un coup de jet et de brosse douce sur la chaîne, le pédalier et le pignon, éventuellement un coup de chiffon pour sécher avant une petite giclée de W40, et l’affaire est terminée : pas de galets à gratter au cure-dent, ni à changer, pas de dérailleur à régler, pas de fourchette à aligner, une vidange par an et c’est plié.
La cerise sur le gâteau en descendant du Rohloff est le silence absolu sur tout l’éventail des rapports, du 1er au 18ème, sans ce bruit d’essoreuse que l’on entend sur le Rohloff sur les 7ème et 6ème rapports, même après un rodage scrupuleux. (Par contre, le moins du Pinion par rapport à son concurrent, c’est sans contestation possible la netteté du passage des rapports, notamment en rétro-gradage).
Le comportement de l’ensemble roulant est à l’image de son aspect : solide, fiable et sans surprise. Le cadre est en taille 52, il convient de signaler que pour ce modèle il n’existe pas de taille intermédiaire chez Farrahd entre le 52 et le 57 (c’est comme pour la couleur). Les fourreaux de la fourche sont légèrement cintrés et le déport associé à la qualité de l’acier assurent une bonne élasticité tant sur les pavés que dans les chemins de traverse. En montée, en danseuse, et même avec une sacoche de guidon lourde, je n’ai jamais constaté de fléchissement.
Lors du voyage en Bourgogne, j’étais équipé de deux sacoches bien remplies. En montée, pas de fléchissement latéral du cadre, même en danseuse ; en descente, même à bonne allure, pas d’influence du poids arrière sur la courbe choisie pour les virages, leur enchaînement se fait de manière fluide à condition bien sûr d’avoir correctement équilibré les charges.
Les relances dans les virages n’étant pas mon sport préféré, j’avoue n’avoir pas vraiment retenu la réaction du vélo dans ce cas de figure, à supposer que je l’ai rencontré. La maniabilité n’est pas la qualité dominante que le constructeur a recherchée pour ce vélo, mais elle est satisfaisante compte-tenu de la taille et du poids de l’ensemble.
Bien sûr on joue très vite avec les vitesses pour trouver le rapport le plus « flatteur ». La position est confortable, la position des freins sur le cintre est bonne et commode à régler, le pilotage est aisé bien que, personnellement je préfère pour ma part un cintre plus étroit ne dépassant pas 70 cm ; les pneus de 175 ( autrefois on appelait ça des pneus « ballon » ) sont faits pour absorber toutes les aspérités des pavés ou des chemins caillouteux, à condition de ne pas les gonfler trop. Je trouve que les prescriptions du fabricant sont un peu excessives et lorsqu’il s’agit de se promener en terrain irrégulier, je préfère les sous-gonfler un peu.
Bref, on se sent tout de suite en confiance, je dirais même que dès le premier contact avec la bête, on a envi de se laisser emmener en voyage, ce qui est son conditionnement génétique.
En conclusion
Pour résumer, voici comment je noterai les principales caractéristiques de ce superbe outil que j’ai particulièrement apprécié :
Aspect extérieur
Austère
Solide
Confort
Très bon d’origine
Remarquable avec la Brooks
Stabilité
Irréprochable
Maniabilité
Bonne
Rigidité
Bonne
Stabilité
Excellente
Équipement
Complet
Le coup de cœur
L’équilibrage des masses grâce à l’installation de toute la transmission au point le plus bas du vélo.
Le coup de gueule
La tripaille sur le guidon : sur un vélo de ce prix, il n’est pas admissible de laisser autant de fils en extérieur
Rapport qualité / prix
Bon
Correctement placé par rapport à son seul concurrent
Week-end bien rempli avec les “Prodays” pour préparer les achats de la collection Printemps Eté 2016. Direction le Parc Floral de Vincennes où tous les magasins Foulées étaient présents dans le but d’échanger entre-eux ainsi qu’avec tous les fournisseurs sur les nouveaux produits running. Équipé de mon Canon 5D Mark II et de son objectif 50 f1.4 je désirais avant tout photographier les nouveautés. Finalement je vais surtout l’utiliser pour photographier le spectaculaire CRIT FIXE, organisé par le Véloscope et Vélostation auquel j’ai assisté.
CRIT pour critérium et FIXE pour pignon fixe … voilà l’explication. Pour les néophytes le pignon fixe sur un vélo signifie que la roue arrière est solidaire du pignon. En gros, vous ne pouvez plus laisser les jambes libres car la roue qui tourne entraîne les pédales et vous n’avez aucun répit. En général ces machines ne sont pas équipées de frein et le seul moyen de freiner est de pédaler à contre sens et de gérer la glisse de la roue arrière. Spectacle assuré ! … Je me suis bien laissé prendre au jeu de ce criterium et de cette pratique que je découvrais.
Le Critérium comporte 4 phases de qualification sur 15 tours d’une distance de 550 m avec à chaque fois une “fournée” de 20 coureurs lancés comme des furieux à plus de 60 km/h sur cette piste large d’environ 5 m sur les parties les plus étroites. Le premier départ est donné à 21 h et l’ambiance est plutôt chaude.
Spectacle garanti …
Autant vous dire qu’il allait y avoir de la casse sur ce terrain hyper technique. Et puis les coureurs, parlons-en ! … Rien à voir avec les coureurs du Tour de France aux jambes lisses et aux tenues hyper aérodynamiques, ici ils ont tous leur style bien à eux ! Tatoué pour l’un, la barbe pour l’autre, … mais tous ou presque portent la casquette de cycliste visière levée et présentent des mollets façon “Popeye”.
On a pu admirer des remontées spectaculaires durant les phases de qualif, avec des gamelles plutôt bien gérées. Pas évident de freiner d’urgence avec ses Mavic spécialement adaptées aux pédales automatiques. Étincelles assurées à la nuit tombée ! …
Après ces phases éliminatoires la finale regroupait pas loin de 40 cyclistes sur 25 … 30 … Pffff ! et même 45 tours. Martine met le disque ! (notez l’humour) … Un beau peloton constitué d’une vingtaine de coureurs aux mollets affutés qui ont mené la danse tout au long de cette course laissant derrière eux les moins vaillants rattrapés par la moto balai. Sur le final on a vu s’envoler un groupe de 3 hommes assoiffés par l’appel de la bière fraîche servie à volonté pour l’occasion.
Il n’est pas rare aujourd’hui, lors d’une randonnée ou une sortie trail à la journée, d’emporter avec soi quelques appareils électroniques : appareil photo, GPS (portable ou montre), téléphone mobile ou simplement un smartphone qui cumule toutes ces fonctions. Reste que l’autonomie est souvent limitée à quelques heures, suffisante toutefois pour tenir une journée mais guère plus. Quand on envisage un voyage itinérant, sans garantie de disposer d’une prise de courant à chaque étape, alors l’autonomie de ces appareils devient un problème. Pour peu que le le voyage s’effectue dans des zones dégagées et avec un minimum d’ensoleillement, l’énergie solaire peut constituer une solution avantageuse.
Et quand le panneau solaire ne pèse que 135 g, fournit une puissance de 6W, il n’y a pas longtemps à hésiter pour le mettre sur la liste de ce qu’il faut emporter avec soi.
Stéphane Osternaud, gérant de la société Outdoor Sport Timing, propose depuis quelques mois des panneaux solaires ultra-légers baptisés Lumtrack. Une solution innovante, française et surtout d’une efficacité redoutable.
Description du produit
Le panneau solaire nomade Lumtrack est conçu par la société drômoise Dracula Technologies, il est en matière organique, ultra fin (1 mm d’épaisseur pour le panneau), ultra léger avec seulement 135 g et souple, bref bien différent des panneaux en silicium.
Des qualités indéniables pour l’itinérance sans toutefois négliger le rendement : excellent dans des conditions d’ensoleillement idéales, avec des temps de charge relativement courts. Muni d’un port USB, le panneau Lumtrack délivre une puissance maximale de 6W, soit une tension régulé de 5V et 1200mA/h, ce qui le rend compatible avec bon nombre d’appareils. Il peut aussi être couplé à un Powerbank (batterie rechargeable) la journée et ainsi permettre la recharge d’appareils la nuit. Le panneau Lumtrack dispose de 4 trous positionnés dans chaque angle, ce qui permet de l’accrocher solidement à un sac à dos.
Dimensions : 350 x 200 x 1 mm
Tests
J’ai testé le panneau solaire Lumtrack en configuration « Trail » et « Randonnée », la différence est importante, en effet dans un cas je cours et le sac bouge, dans l’autre les mouvements sont minimes. Les tests ont également été fait dans des conditions d’ensoleillement différentes : ciel très couvert à ciel dégagé. Lors de chaque utilisation sur le terrain c’est un smartphone qui était branché directement sur le panneau solaire Lumtrack, je n’ai pas utilisé de Powerbank.
Tests statiques
Pour commencer, le panneau a été utilisé sur mon balcon pour la recharge de mon smartphone en plein soleil (Samsung, batterie Li-ion d’une capacité nominale de 8.09W/h). J’ai noté une charge moyenne de près de 25% par heure, dans des conditions optimales d’ensoleillement et d’orientation du panneau solaire.
Le meilleur rendement pour ce panneau solaire est bien entendu obtenu en plein soleil, si le ciel est légèrement voilé la charge se fait avec de bons résultats, avec un ciel très couvert la charge est tout de même toujours perceptible …
En mode trail, il faut prendre quelques précautions pour éviter que le câble ne se détache, côtés téléphone et panneau solaire. J’ai nouer le câble d’alimentation autour de la cordelette utilisée pour accrocher le panneau au sac à dos, de façon à supprimer la tension sur la cette partie. Côté appareil, il faut veiller à laisser suffisamment de câble libre pour absorber les mouvements et placer le téléphone de telle sorte qu’il bouge le moins possible.
La présence du panneau sur le sac est imperceptible, en courant il ne bouge absolument pas ou si peut qu’il se fait oublier. Même sur un sac à dos de 5 L, type gilet, le panneau solaire Lumtrack trouve sa place, les poches restent accessibles, les 135 g du panneau ne pèsent rien.
Sur le terrain, pour éprouver le bénéfice de charge procuré par le panneau Lumtrack, j’ai démarré une application GPS sur mon smartphone – le fond de carte avait été chargé préalablement, le téléphone ne consommait donc que le nécessaire au fonctionnement du capteur GPS. Sur une randonnée réalisée sous le soleil (avec quelques passages nuageux), j’ai noté les informations suivantes :
Démarrage de l’application : Batterie à 51 % de charge.
Après 2 h 45 de randonnée : Batterie à 87 %, soit une un gain de 36%.
Durant la pause déjeuner, le panneau est positionné face au soleil, au bout de 20’, la batterie est à 94% de niveau de charge et au bout de 40’ de pause, la batterie est à 100%
Puis j’ai débranché le panneau pour le chemin retour pour connaître la consommation de l’application.
Redémarrage de l’activité : Batterie à 95 % de charge (NB : le smartphone a été utilisé durant 15 minutes, c’est pourquoi la charge était à 95%).
Après 2 h de marche : la batterie est à 80 %, soit une consommation de 15%. En extrapolant, on en déduit le bénéfice de charge à la montée. 36% auxquels il faut ajouter environ 20% de consommation durant les 2 h 45 de montée, soit un apport d’environ 55% de charge de batterie.
Le panneau solaire nomade Lumtrack est un produit hyper léger, souple et surtout hyper efficace en plein soleil. Il ne craint pas la chute et trouve facilement une place sur (ou dans) un sac à dos. Le panneau solaire ne craint pas les intempéries, mais il faudra veiller à maintenir le connecteur USB au sec. J’ai orienté son usage pour le trail et la randonnée, il peut tout aussi convenir à de l’itinérance à vélo ou tout autre moyen de transport du moment que le soleil est présent. Le panneau solaire Lumtrack peut être couplé à une batterie rechargeable, cela permet de stocker de l’énergie pour une utilisation ultérieure, par exemple le soir au bivouac.
Sur un sac à dos de trail, il faut prendre quelques précautions lors de la fixation pour éviter que les mouvements engendrés par la course à pied ne finissent par débrancher les appareils (côté panneau ou côté appareil en charge).
J’ai découvert le col du Sabot à l’occasion de l’Oisans Col Series, animation estivale qui a pour but de réserver la route de certains cols aux cyclistes les mardis matin de juillet et d’août. C’est un col situé sur la commune de Vaujany, il est très peu connu et pourtant c’est le plus haut col « routier » d’Isère avec ses 2100m d’altitude. Certes, le col du Sabot n’est goudronné que sur un seul versant et dans le coin il y a aussi la Croix de Fer, le Glandon, l’Alpe d’Huez, Sarenne… bref de la rude concurrence ! Mais cela devrait changer sous peu, le raccordement cyclable au barrage de Grand Maison est en projet, de quoi offrir au col du Sabot une belle place parmi les plus beaux cols des Alpes…et faire les belles heures de futurs Tour de France.
La montée du col du Sabot
L’ascension démarre au niveau de l’usine électrique du barrage du Verney à 810m d’altitude et à l’embranchement entre la D526, qui mène au col de la Croix de Fer, et la D43A (route du Col du Sabot) qui mène à Vaujany. Si c’est l’unique ascension de la journée, le mieux est de se garer à Allemont, au pied du barrage du Verney. En effet, les 4 kilomètres qui séparent le village du bas du col permettront une petite mise en jambes pas superflue.
Autant être clair dès le début, le col du Sabot n’est pas un col facile et il vaut mieux l’aborder avec un peu de fraîcheur et quelques kilomètres au compteur, voici sa fiche d’identité :
14.5 km de longueur
1290 m de dénivelé positif, soit une pente moyenne de 8.9%
des passages à 11-12%
un revêtement granuleux sur la partie haute du col
une altitude maximale de 2100m
Une ascension en 3 parties
La montée à Vaujany : 4.2 km, 380m de D+
Une entrée en matière qui donne le ton, on évolue entre 9 et 10% sur une route en lacets, peu de répits mais le bitume est de très bonne qualité. Heureusement, le paysage nous fait lever le nez du guidon et du compteur pour découvir le lac du Verney en contre-bas, au début de l’ascension, et puis la cascade de la Fare, à l’Est en arrivant sur Vaujany.
Une partie de transition où une petite pause à Vaujany peut permettre de refaire le plein d’eau et repartir sur un rythme plus tranquille avant d’attaquer la suite du col. A La Villette, à 1330m, c’est le dernier contact avec la civilisation, la suite se fait dans les alpages.
A noter : C’est depuis La Villette que la route est réservée aux cyclistes dans le cadre de Oisans Col Series.
La partie la plus difficile du col, la sortie de La Villette est très raide, plus de 10% de moyenne. La suite s’effectue sur une route d’alpage exposé Est/Sud-Est, ensoleillée dès le matin et une bonne partie de la journée, sans ombre. Le revêtement granuleux et l’altitude ajoutent évidemment de la difficulté. Le décor est magnifique, un col sauvage qui n’est pas sans rappeler son voisin le col de Sarenne (1999m).
A partir de La Villette, on a une bonne vision de ce qui nous attend, la route en lacets se dessine clairement et elle nous permet de profiter un maximum du paysage, sous tous les angles. Mais la fin du col ne se révèle qu’à mi-pente, sur une partie rectiligne qui n’est pas plate pour autant et laisse découvrir un final en lacets qui a des airs d’un autre de ses cols voisins, le Glandon (versant mauriennais). De quoi faire trembler les jambes mais les pourcentages s’avèrent toutefois moins importants sur ces lacets finaux du Sabot.
Une fois le col atteint, synonyme de fin de route, il faut continuer à pied une vingtaine de mètres pour découvrir un panorama qui récompense bien cette difficile montée : le lac de Grand-Maison, la route du col de la Croix de Fer, le col du Glandon, les Aiguilles de l’Argentière et enfin le Mont-Blanc en dernier plan.
Dans le cadre d’Oisans Col Series, nous avons bénéficier d’un ravitaillement au sommet du col et d’une offre de déjeuner auprès d’un partenaire de l’événement, la Douce Montagne, une auberge située à Allemont.
La descente est à aborder avec prudence jusqu’à La Villette, la présence de plusieurs passages canadiens, de gravillons sur la chaussée et l’étroitesse de la route n’encouragent pas la prise de vitesse.
Une petite piscine extérieure est accessible à tout consommateur, si jamais l’envie de se rafraîchir se fait sentir. Bref une très bonne adresse pour recharger les batteries, causer cols et vélo et découvrir la région. www.ladoucemontagne.com/fr
S’attaquer au col de l’Iseran n’est pas une mince affaire, c’est le plus haut col des Alpes Françaises avec une altitude de 2 770 m, (coordonnées GPS : 45° 25′ 02″ N7° 01′ 53″ E), il relie la vallée de la Maurienne à la vallée de la Tarentaise par son versant le plus à l’Est, et exige d’avoir une bonne condition physique pour ne pas trop souffrir dans les derniers kilomètres.
C’est la première question à se poser, le plus simple serait de partir de Bonneval-sur-Arc. Ce village préservé, qui est l’un des plus beaux villages de France, marque le « terminus » de la Haute Vallée de la Maurienne. Au-delà ce sont les glaciers de La Vanoise et au-dessus du village la route grimpe à flan de montagne pour vous emmener vers le col, qui est fermé environ 7 mois de l’année.
Ce village de montagne typique, avec ses ruelles étroites pour couper le vent, ses maisons en pierres et ses toits en lauzes (grosses pierres plates de plusieurs dizaines de kilos), connaît une affluence touristique importante l’été pour la découverte de la montagne mais aussi en raison de son axe de liaison entre les 2 vallées. L’hiver l’accès est dégagé depuis la Maurienne mais pas toujours facile, ce qui lui confère un certain charme de par son isolement, son calme, son côté authentique et reclu … on a l’impression d’arriver au bout du monde … et ça fait parfois du bien !
Certains anciens du village sont là pour rappeler la dureté de la vie en montagne en évoquant avec le sourire « il y a certaines années où il neige tous les mois à Bonneval ».
1800 m, c’est l’altitude de départ, celle du village où l’on pourra se restaurer ou boire une bonne bière à la descente. On trouve facilement de quoi se garer, il sera préférable de stationner quelques kilomètres en amont ou alors de faire un aller-retour de 3-4 kilomètres dans la vallée pour s’échauffer car la première partie du col est raide.
Depuis Lanslebourg / Lanslevillard / Termignon
Les autres options sont juste pour allonger le trajet, on peut partir de Lanslebourg ou Lanslevillard, 2 points de départ pour aussi s’attaquer au col du Mont Cenis.
Mais au départ de l’une de ces 2 localités, vous aurez à franchir le Col de La Madeleine qui culmine à 1746 m, beaucoup moins connu que son grand frère qui relie la vallée de la Tarentaise à la vallée de la Maurienne et pointe à 1 993 m.
Un col insignifiant mais qui rappelle que l’on est déjà en montagne, une fois cette difficulté franchie, on attaque la longue vallée glaciaire avec souvent le vent dans le dos. On passera le village de Bessans, célèbre pour le ski de fond et le biathlon avant d’arriver à Bonneval-sur-Arc. Depuis Lanslebourg l’aller / retour au col de l’Iseran fait environ 66 km, il permet de bien faire tourner les jambes avant d’attaquer le « gros morceau ».
Depuis Termignon, où il est aussi facile de se garer à l’entrée du village, le compteur affiche 78 km (A/R), sans plus de difficulté, juste une petite ascension de 1,5 km à la sortie du village vous met dans le bain mais c’est ensuite roulant jusqu’à Lanslebourg.
Place à l’ascension
Et maintenant place à l’ascension du plus haut col des Alpes … 2770 m.
Dès le départ de Bonneval le ton est donné, les pourcentages sont autour de 8%, une première longue ligne droite à flan d’alpage permet de vite prendre de la hauteur, un premier virage pour à nouveau un kilomètre complet qui vous amène à l’entrée du Parc National de la Vanoise. On entre alors au cœur du massif de la Vanoise, on passe la barrière des 2 000 m, un long kilomètre presque plat pour changer de versant, là encore c’est le royaume des marmottes qui sont au bord de la route ou sur leur promontoire à vous regarder passer.
Dès lors, la pente s’élève et c’est un pourcentage moyen de 8% qui vous attend.
3 grands lacets avec des vues à couper le souffle sur les glaciers situés au-dessus de Bonneval pour atteindre l’altitude de 2500 m, là aussi le souffle commence à venir ralentir la progression, mais par chance on arrive sur un faux plat à flan de route.
Ça y est on entre dans le minéral, fini les fleurs, place aux derniers névés et aux cailloux. Devant vous se dresse la dernière rampe, et elle n’est pas des moindres, les 3 derniers kilomètres avec un pourcentage affiché à 10%, il faudra alors prendre son temps et bien respirer car l’oxygène se fait rare.
Un dernier lacet au niveau du glacier de Pissaillas, où l’on peut skier jusqu’au 14 juillet, et c’est la délivrance, le col le plus haut de France est votre succès du jour.
En général, il ne fait pas très chaud en haut et le col est souvent balayé par le vent.
Il est préférable de le faire le matin pour éviter les orages et il faut penser à bien se couvrir (prendre un bon coupe-vent et des manchettes, jambières, gants et un bandeau sont parfois bien appréciables à la descente), il ne faut pas oublier que l’on perd 1° tous les 180 m et qu’avec le vent les températures ressenties sont souvent en-dessous de 10°C.
Enfin, l’hypoxie (raréfaction de l’oxygène avec l’altitude), joue un rôle sur la performance et peut mettre certains coureurs en difficulté, il est souvent conseillé de s’acclimater et pourquoi pas d’aller faire 2 jours avant un col au-dessus de 2000 m comme le Mont Cenis ou le Galibier pour habituer l’organisme à cette haute altitude.
La descente du col est rapide, le revêtement est très bon et permet vraiment de se faire plaisir si on est un bon descendeur.
Il faudrait quand même être très prudent, car l’été ce col est très fréquenté par les motos et les camping-cars qui parfois regardent autant le paysage que la route.
Pour rejoindre son point de départ, rien de bien compliqué, juste ne pas oublier à bien s’hydrater et s’alimenter pour éviter l’hypoglycémie après Bonneval, la route est encore longue….avec souvent le vent de face.
Le col de l’Iseran ne se prend pas à la légère, c’est un col d’une grande difficulté en raison de l’altitude, de la météo, de la pente. Il faudra bien se préparer et ne pas négliger la tenue vestimentaire, l’alimentation et l’hydratation. Une bonne préparation ou le fait d’avoir grimpé 2-3 cols de moindre altitude rendront la tâche plus facile.
En terme de braquet, un 34 x 25 permet de faire l’ascension mais si on veut « assurer le coup » dans les 3 derniers kilomètres une cassette en 11 x 28 permet d’avoir une petite sécurité.
Jean-Denis a effectué un test de longue durée sur 3000 km avec un vélo de type “gravel” : le Canyon Inflite 8S. Il nous livre ses impressions sur le comportement de ce vélo qui nous fera accéder à cette pratique alliant routes et chemins à l’aide d’un nouveau type de monture.
D’abord esthétiquement le vert « armée » sort des sentiers battus et est assez plaisant. Cette couleur sera en parfaite harmonie avec la destination nature de ce vélo tout chemin (pas tout terrain). Les formes se rapprochent très sensiblement de celles d’un vélo de cyclo-cross. Le cadre est réalisé en aluminium soudé, donc robuste. Il pèse 9 kg ce qui est somme toute assez léger dans sa catégorie.
Je n’aime pas trop le câble qui passe sur le dessus du tube du haut. Mais il y a une raison très rationnelle à cela. En effet, c’est tout simple, ce vélo partage le cadre de la version cyclo-cross et le câble passe logiquement en haut du tube pour qu’il ne vienne pas gêner lors des portages, comme sur tous les vélos de cyclo-cross. Cela peut également être utile en gravel si l’on doit franchir un obstacle.
Côté groupe
Il est monté en Shimano 105 11v, donc le dernier né de la gamme. De la qualité, de l’efficacité et de la robustesse, rien à redire sur ce choix de haut niveau pour moi.
En ce qui concerne le pédalier le choix du 52/38 me semble moins judicieux. S’il est vrai que je pensais qu’un seul plateau de 48 suffirait pour « les Corbières » où je roule fréquemment, j’ai revu la question en pédalant dans les vignes de l’Hérault sur des chemins très roulants, droits et assez plats où finalement le double plateau s’impose. Mais le choix d’un 48/36 ou d’un 50/36 me semblerait plus adapté.
Côté cassette, j’avais une 12-23 qui ne correspond pas du tout à la pratique (enfin là où je roule). En effet, je passe souvent sur des « coups de cul » avec du gravier (entre autre) où si l’on veut garder de la motricité, il faut avoir un petit développement … sinon ça « patine ». Je l’ai donc remplacée par une cassette 11-28 et ça va beaucoup mieux. A titre d’exemple, j’ai roulé avec Brice qui avait un Caminade et Yves qui roulait sur un Cannondale Synapse, tous les deux était équipés en 11-32, mais avec une chape longue et j’ai bien vu l’efficience de ce choix. Équipé d’une chape normale je ne pouvais pas le monter sinon j’aurais mis du 32.
Pour les freins, le cantilever pourrait être suffisant sur un gravel … c’est vrai, mais les freins à disque apportent beaucoup plus de sécurité. Ils sont plus progressifs et terriblement efficaces quel que soit le revêtement.
Hydraulique ou mécanique ?
Il est clair que l’hydraulique est plus doux, plus progressif et plus efficace. Pour autant, je pense que le mécanique est plus facile à entretenir pour le simple cycliste. Il ne nécessite pas de matériel supplémentaire. La vis de réglage, permet aussi de resserrer ou desserrer les plaquettes en cours de sortie, ce qui n’est pas le cas avec l’hydraulique. Petit truc : si vous roulez dans la boue pensez à avoir un bidon d’eau, car il arrive quelle se glisse entre les plaquettes et le disque : une giclée d’eau et ça repart sans frotter.
Autre caractéristique du disque : sa prise au vent. Quand ça souffle comme en ce moment à plus de 100, ça embarque bien la roue. Yves s’en est rendu compte lors de la descente du Col du Vent pourtant lui était en 140 et moi en 160.
Les pneumatiques et roues
C’est l’une des données les plus prépondérantes sur le comportement du vélo. Le 8S est vendu en Continental 28 slick. On se rend vite compte des limites de tels pneus sur certains chemins. Là encore, j’ai dû effectuer un changement pour mettre une paire de pneus à « crampons » en 32, des Hutchinson Piranha 2CX. Comme pour les développements la motricité est essentielle et une bonne accroche fera la différence dans la bosse. C’est vrai que sur la route on ne sent vraiment la différence qu’a haute vitesse. Mais elle existe. J’ai fait un test avec un copain qui avait un vélo route plus léger en pneus « slick » et moi avec l’Inflite (ensemble plus lourd) avec pneus cramponnés. Nous nous sommes laissés glissés dans la descente ; j’ai pris quelques mètres d’avance au départ mais rapidement il est passé devant… normal moins de résistance au sol. Mais ce qu’il faut considérer c’est le bon ratio d’utilisation. Si la descente avait été sur une piste je pense que l’adhérence aurait pris le dessus sur la résistance.
Le Caminade que j’ai essayé était lui aussi monté avec des pneus à crampons (Black Mamba Tubeless en 35) ce qui permet de passer partout.
Le vélo est équipé de roues DT Swiss R24 Spline Db (frein à disque de 160). Elles sont en alu pour des pneus et compatibles tubeless : 1800 g la paire. Elle permettent un montage de pneus allant du 25 au 35, donc assez large. Je les ai trouvées très rigides mais avec un certain confort et elles sont bien adaptées à la pratique du gravel grâce à leur polyvalence. À l’effort elles ne plient absolument pas et restituent bien la force déployée. Par contre, j’ai remarqué une tendance à se voiler qui nécessite un entretien régulier et j’ai eu quelques problèmes avec deux rayons qui ont foiré.
À l’usage
Le 8S est assez confortable, c’est même surprenant. Les pneus y sont pour beaucoup (je gonfle les Hutchinson à 5B) ainsi que la tige de selle qui est assez souple, bien que plus perfectible si l’on la remplace par l’autre modèle VCLS 2.0 de chez Canyon.
Rien à redire sur la rigidité du vélo. Il permet d’excellentes relances en bosses, malgré ses 9Kg. Il est quand même plus à l’aise au train et assis qu’en danseuse. Petit bémol, je trouve que la direction manque de fluidité et si je tourne au pas, j’ai constaté que l’avant de mon pied peut toucher le pneumatique … bon je chipote histoire de lui trouver des défauts.
Parfois, on entend des bruits, des craquements… cadre, freins à disque, roue pédale… ??? Mais bon, j’ai remarqué que le Synapse de Yves n’était pas en reste de ce côté là. Le mieux c’est donc un bon entretien régulier, avec dégraissage, nettoyage et regraissage et cela devient plus silencieux.
Pour finir côté pédales, il faut monter des tout terrain ou cyclo-cross. Je roule avec des « Crankbrother » et chaussures Mavic.
En conclusion
J’ai été sur le site internet de Canyon pour voir les différents vélos et celui qui correspond le mieux à ma pratique du « Gravel » ce n’est pas l’Inflite AL 8 S….. mais l’Inflite AL 8 (version cyclo-cross). Tout y est, les bons développements, les bons pneus, la bonne tige de selle et cela pour le même prix de 1399 €. Personnellement à choisir j’opterais pour ce dernier. De toute façon dans les deux cas le rapport qualité prix est imbattable. À ce prix là ce vélo vous permet de vous offrir un « mulet » pour la pratique route en période hivernale : pluie, neige, verglas plus rien ne vous arrêteras, d’autant qu’un changement de pneus suffit à modifier le rendement sur route.
Garanties et services constructeurs
Nous avons voulu connaître et vous informer sur les garanties et les services que proposaient chacune des marques testées. Pas toujours pris en compte dans le prix d’achat, la maintenance d’un vélo peut faire gonfler la note après quelques années. Trouver le juste équilibre entre payer le moins cher possible et disposer d’un réel service inclus a du sens, surtout si vos compétences en matière de mécanique sont limitées.
Canyon indique sur son site qui si vous n’êtes pas entièrement satisfait, vous avez la possibilité de retourner tous les articles inutilisés dans les 30 jours sans aucun motif. Canyon offre 6 ans de garantie sur tous les cadres ainsi que sur toutes les fourches de vélos de route et de triathlon.
Pour toutes questions vous pouvez contacter la hotline joignable jusqu’à 17 h 30 au 0890 710 132 (15 cts Euro/min)
Différents formulaires dédiés aux principales prestations de service sont disponibles sur le site. Ils vous permettent de bénéficier (promesse de la marque) d’une assistance rapide et compétente de sa part. D’autres réponses sont disponibles dans la section Questions Fréquentes (FAQ). »
Infos complémentaires
Et n’hésitez pas à vous renseigner sur la pratique du gravel en vous rendant sur les deux articles de l’auteur :
Nous continuons à vous faire découvrir des utilisateurs particuliers d’Openrunner, après l’équipe FDJ (lire notre article) nous restons dans l’univers des cyclistes professionnels. Rencontre avec Didier Rous et Stéphane Augé, deux anciens coureurs pros et désormais directeurs sportifs de l’équipe Cofidis, le rendez-vous était donné à Montmélian au départ de l’étape reine du 67ème Criterium du Dauphiné.
Au programme, 155 km entre Montmélian et St-Gervais avec 6 ascensions : col de Tamié (1ère Cat.), col de la Forclaz (1ère Cat.), col de la Croix-Fry (1ère Cat.), col des Aravis (3ème Cat.), côte des Amérands (1ère Cat.) et montée du Bettex (1ère Cat.).
Openrunner est devenu un outil utilisé au quotidien par l’ensemble de l’équipe Cofidis, coureurs, entraîneurs et directeurs sportifs. La liste des fonctionnalités appréciées est conséquente : planification des parcours d’entraînement, tracé des étapes des courses en France et à l’étranger, analyse détaillée du profil altimétrique, analyse sur fond carto des derniers kilomètres de course pour mettre Nacer Bouhanni, le sprinter de l’équipe, dans les meilleurs conditions, transfert vers les GPS pour un suivi précis de l’étape dans les voitures des directeurs sportifs…
Stéphane Augé et Didier Rous nous parlent de leur utilisation d’Openrunner
Le suivi de la 7ème étape du Critérium du Dauphiné 2015
J’ai suivi l’étape dans la voiture de Stéphane Augé. D’ordinaire, je suis au bord de la route, au sommet des cols, ou devant ma télévision pour suivre les courses cyclistes. Être au coeur de l’événement et partager le quotidien des coureurs, directeurs sportifs et mécaniciens, donne une vision bien différente de la course.
Cette étape, à l’image de cette 67 ème édition a été très animée, un groupe s’est détaché dès le kilomètre zéro, avec la présence de Nicolas Edet pour la Cofidis, rapidement rejoint par Daniel Navarro, le leader de l’équipe, Daniel sera hélas rattrapé par les favoris de la course dans la toute dernière ascension.
Durant l’étape nous sommes restés avec les coureurs dont la problématique était d’arriver dans les délais. Une course dans la course pour des organismes fatigués ou moins à l’aise quand la route s’élève. Une face intéressante du cyclisme, à l’arrière personne n’est laissé seul, les équipes s’organisent pour ravitailler ou prendre en charge tout le monde, l’ambiance est plutôt détendue, un contraste fort avec les images de l’avant de la course.
Nous avons navigué entre le Grupetto et un petit groupe intercalé dans lequel figurait le maillot vert, Nacer Bouhanni, vainqueur de deux étapes sur ce critérium et qui avait effectué la veille de très belles ascensions sur la première étape de montagne. Entre les pourcentages raides, une crevaison, des descentes très rapides et quelques coups de fatigue, Nacer a rallié sans souci l’arrivée.
La montée finale sur le Bettex a été le théâtre d’une belle bataille à l’avant, avec la victoire de Froome et le décrochage de Nibali, cela augure de très belles choses pour le Tour de France à venir. Un décor magnifique avec le Mont-Blanc en toile de fond, pas bien visible avec le ciel chargé de samedi mais certainement une étape qui devrait avoir sa place lors d’un prochain Tour…
Openrunner.com a été créé en 2006, le site comptabilise actuellement 340 000 comptes utilisateurs et 3 200 000 parcours répartis sur toute la planète, dont 2 600 000 en France.
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