On démarre le chantier peinture …
Si vous avez la chance d’avoir déniché le vélo idéal avec une peinture nickel gardez-le dans son jus … Malheureusement les peintures de tous les vieux cadres n’ont pas toutes résistées aux outrages du temps et si vous voulez faire une belle restauration il faudra passer par la case peinture …
Plusieurs solutions se présentent aux futurs artistes que vous êtes …
Le professionnel
Il prendra en charge la préparation avant de peindre et assurera les “épargnes” (protection des filetages). Ce professionnel doit garantir un très bon résultat en échange d’un prix ferme. Assurez vous d’un travail déjà réalisé et des moyens dont il dispose : cabine de peinture, four, cabine de sablage.
Il existe deux techniques pour cette activité : la peinture poudre thermodurcissable et la peinture pistolet.
Peinture pistolet
Ce procédé d’application pour les cadres de vélo est en voie de disparition. C’est pourtant celle qui permet d’obtenir les plus beaux résultats. Avec ce procédé on peut obtenir un dégradé et une plus grande richesse de couleurs. Elle se pistole à l’eau mais le vernis final est solvanté avec un durcisseur .
Ce type de peinture prend mieux la lumière, elle se tend parfaitement. Sa profondeur et sa variation à la lumière sont incomparables à la peinture poudre. On peut faire précéder ce travail par un chromage partiel des bas de la fourche, de la tête de fourche, des haubans, des pattes. Le fin du fin est de surligner les raccords et les tubes du cadre par des filets. Ces finitions étaient très courantes à la belle époque du vélo.
Bien qu’un peu plus fragile que l’autre procédé (poudre) c’est ce type d’application que l’on choisira si le budget est large, c’est aujourd’hui difficile de trouver un professionnel capable de réaliser le chantier à un prix raisonnable .
Peinture poudre …

On est dans un procédé beaucoup plus industriel. Le choix des couleurs se fait sur un nuancier standardisé (RAL) adopté par la profession. On peut obtenir un satiné, un brillant, métallisé ou pailleté, mais pas de dégradé. Nous avons testé cette filière sur un cadre B. Carré qui sert de test à notre projet de conversion. Le cadre a été confié à la société Antarés à Sartrouville.

L’activité de cette entreprise que nous avons visitée est le revêtement peinture. Les pièces à peindre peuvent être de la taille d’un cadre de vélo jusqu’à celle d’une voiture. Ce revêtement peinture est réalisé soit par projection électrostatique sur des parties métalliques soit de façon classique au pistolet pour les pièces bois, plastiques ou autres matériaux non conducteurs.
Pour la peinture poudre, les opérations se succèdent de la façon suivante :
- On confie la fourche et le cadre démontés et propres
- Sablage … ou plutôt grenaillage pour employer la bonne terminologie … Pour des raisons de santé le sable n’est plus utilisé que dans le bâtiment. Ici on utilise de la grenaille, mélange de particules métalliques à base de fonte ou d’acier, de granulométrie variable et de formes diverses (bille ou angles vifs). Le cocktail savant est du ressort de l’entreprise et cette grenaille est recyclée pour une durée de vie d’une année d’activité chez Antarès. Le travail est fait par un opérateur dans une cabine pressurisée, les pièces ressortent de celle-ci parfaitement décapées de tout revêtement y compris pour le chromage. Précision ou le chrome : soit il disparaît complètement s’il est de mauvaise qualité ou déjà corrodé soit il est encore en parfait état et le grenaillage n’aura qu’une action de dépolissage suffisante pour permettre l’accrochage de la poudre.
- Masquage avant peinture … avant de peindre les parties devant être épargnées sont masquée afin de préserver les parties recevant le jeu de direction, du boitier de pédalier, des axes des freins à tasseaux lorsque c’est le cas et le filetage de la fourche et la portée de la cuvette (ne pas oublier cette partie importante).
- Application anticorrosion … une première projection électrostatique de poudre anticorrosion sera suivie d’un passage au four à 180°.
- Contrôle visuel … ce contrôle permet de rattraper quelques défauts pouvant avoir lieu après passage au four. D’après le chef d’atelier c’est rarement le cas sur un cadre de vélo né avant 70, surtout au niveau des raccords qui étaient particulièrement soignés à l’époque …
- Application peinture … projection électrostatique finale de la poudre dans la teinte choisie . De nombreuses teintes à partir du nuancier RAL sont disponibles.
- L’opération finale est un dernier passage au four à 200° cette fois.
- Inconvénient : les “decals” ou transferts ne peuvent être déposés qu’après et pour être protégés devront recevoir une couche de vernis polyuréthane.

Le carrossier du coin

Nous avons fait l’expérience sur ce cadre peint “Porsche 356 like” (photos imperfections).Dans ce cas ce sera à vous de vous assurer à faire disparaître les dernières imperfections juste après l’application du primaire d’accrochage (apprêt). Ce seront quelques derniers mastics qu’il faudra poncer à nouveau.
Le carrossier auto utilise dorénavant une peinture à l’eau recouvert d’un vernis polyuréthane. La décoration du cadre (transferts ou adhésifs) sont à poser avant l’application finale du vernis. Attention à s’assurer de la compatibilité de la peinture et du matériau du transfert. On n’utilise plus que très rarement la laque en plusieurs couches
Le “do it yourself “
Au pinceau …
Avec parfois de belles réussites ;-)) …
À la bombe de peinture …

Nous n’avons pas trouvé les bombes peinture idéales pour ce travail. Parfois la peinture ne couvre pas, ou elle coule, ou elle ne brille pas, … De plus le vernis nécessaire pour protéger les transferts proposé en bombe n’est pas une résine polyuréthane et il ne résistera pas longtemps. La résine polyuréthane se compose d’une base et d’un durcisseur qui n’existent pas en boîte toute prête.
On peut envisager l’usage de la bombe dans le cas d’un raccord peinture. C’est le cas de ce Peugeot pour lequel les pattes pistes ont été greffées. Encore faut-il trouver la teinte adéquate.
Au pistolet …

Cela requiert de disposer d’un vrai pistolet à peinture avec un compresseur adapté. On oublie l’aérographe ou le pistolet électrique. On couvre d’abord le cadre préparé avec une couche primaire d’accrochage (peinture d’apprêt). Il faut toujours s’assurer avant l’application que le cadre et sa fourche n’ont aucune trace de salissures (poussières ou gras). Après séchage, léger égrenage au papier à l’eau 500, séchage avant d’attaquer la couleur. Plusieurs couches seront nécessaires avec à chaque fois un égrenage papier à l’eau 500. Vous devez ensuite mettre en place la décoration et pour terminer appliquer le vernis polyuréthane .

Lorsque c’est raté (coulures) on attend que ce soit sec et on ponce de nouveau.
Le local peinture : la peinture est un produit hautement toxique, l’usage d’un masque efficace est indispensable, à défaut de l’endroit idéal qui est une cabine de peinture, il faut trouver un local aéré, éclairé et sans poussière.
On peut peindre dehors un jour sec et sans vent, pas en plein soleil. Dans tous les cas accrocher le cadre à un support. Un portant peut faire l’affaire. On doit pouvoir tourner autour du cadre, peindre par en-dessous, par dessus. Le cadre et la fourche doivent rester FIXES.
Le rendu du vernis final s’obtient autant par la qualité d’application (pas de coulure , mais suffisamment épais pour couvrir) que par la rapidité de séchage. D’ou l’usage du four pour les pros. A défaut de four éviter la pièce froide et humide et plutôt le plein soleil sans le vent pour le séchage.
Peindre un cadre de vélo n’est pas un exercice facile même pour un pro, encore plus quand les conditions ne sont pas parfaites. Il y a une phase apprentissage et on doit s’attendre à quelques déboires avant d’atteindre un résultat acceptable.
Mais quel plaisir …
De notre côté nous avons eu la chance d’avoir un copain qui travaillant dans une entreprise industrielle a pu faire peindre le cadre que nous avions soigneusement décapé et préparé
Fini ! … Le cadre et sa fourche brillent dans leur nouvelle robe, il y a peut-être encore quelques petits défauts mais vous serez le seul à les connaître. Avant de passer au remontage des équipements du cadre nous allons procéder d’abord à un nettoyage en règle de toutes les pièces qui se trouvent dans les sacs et les boîtes avant de nous livrer à un premier inventaire.
On va nettoyer toutes ces pièces au pinceau ou à la brosse avec un dégraissant suivi un bon essuyage au chiffon et soufflette pour les mieux équipés …
A suivre donc le remontage du cadre dans notre prochain épisode …
Pierre
Les adresses :
ANTARES – 79 r Léon Jouhaux, 78500 SARTROUVILLE – tel 01 39 57 39 99
MONTREUIL Epoxy – Zi Mozinor Local 16a, 2 Avenue Du President Salvador Allende – 93100 – MONTREUIL SOUS BOIS – tel : 01 48 70 07 14







Deux bras courbés qui tiennent des patins se croisent et pivotent au-dessus de la roue. Une extension est fixée au câble une autre à sa gaine. Lorsque l’on utilise le levier de frein les bras sont actionnés et les patins viennent à la rencontre de la jante. Le défaut possible de ces freins si ils sont de mauvaise qualité, est de pivoter lors du freinage sans revenir à leur position initiale. On risque alors d’avoir un patin qui frotte contre la jante.
Leurs bras sont symétriques et de ce fait ils sont donc mieux centrés que ceux des modèles à tirage latéral. La gaine est fixée à une butée solidaire du cadre. Le câble qui en sort est attaché par un écrou à une pièce coulissante ou à une petite poulie. Le câble qui relie les deux bras passe au-dessus de cette petite pièce. La tension du câble est répartie également entre les deux bras, ce qui permet au frein de rester bien centré. Ce système était très courant en Europe jusqu’aux années 1980 (marques Mafac, Weinmann …).
Ce type de frein est utilisé sur les vélos de course récents. Un bras pivote au centre, comme pour un frein à tirage latéral ; tandis que l’autre pivote sur le côté. La gaine est attachée comme celle d’un frein à tirage latéral. Ces freins offrent un avantage mécanique supérieur et améliorent le freinage. Ils sont légèrement plus lourds que les freins à étrier traditionnels à tirage latéral. Attention à la taille des étriers ces freins ne conviennent pas pour des vélos anciens … vérifiez vos cotes.
Les freins Cantilever se fixent sur les côtés du cadre ou de la fourche, en deux parties séparées (un bras de chaque côté). On ne peut les monter que sur des vélos qui sont conçus pour, car ils nécessitent la présence d’attaches soudés sur le cadre. Ce sont ces attaches qu’on appelle généralement tasseaux. Le frein se constitue de deux bras séparés, fixés chacun d’un côté du cadre ou de la fourche. Le tirage est similaire au câble des freins à étrier à tirage central. Le câble qui vient du levier tire celui de liaison vers le haut, ce qui fait pivoter les bras vers le haut et vers l’intérieur : les deux patins viennent donc s’appuyer de chaque côté de la jante. Ils ne sont plus utilisés que sur les vélos de Cyclocross pour permettre un freinage efficace par mauvaises conditions (boue, neige, …) …


























Il est rapidement remplacé en 1861 par un autre standard celui ci américain du fabricant de machines outils Sellers. Avec un profil plus économique à fabriquer (en pouce bien sûr), supporté par les deux plus grandes compagnies ferroviaires américaines, ce standard s’impose dans les pays anglo- saxons.Il se différencie du précédent par l’angle du filet à 60° et la suppression des rayons. Les européens s’y mettent en 1898 lors du congrès de Zurich et décident d’adopter ce même standard de profil mais dans un système métrique, logique.





























