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Comme un lundi : laisse tomber les bonnes résolutions

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bonnes résolutions

L’édito de Bike Café

Et si la bonne résolution était de ne pas en prendre ? À quoi ça sert de faire des plans sur une comète où l’on ne mettra jamais les pieds ? Traditionnellement, c’est à chaque début d’année que la rengaine des bonnes résolutions fait son retour. Pourtant, des études ont prouvé que près de 90 % de ces résolutions ne sont pas suivies : à quoi ça sert d’en faire ? En cette période pré-estivale, certains insistent et s’imposent des piqûres de rappel de ce qu’ils se sont promis à l’aube de la nouvelle année. En effet, les beaux jours sont là : vont-ils pouvoir remettre le cuissard court acheté l’an dernier qui était déjà trop fit ? Le pire ça va être le maillot de bain et la bouée sur les hanches mise en évidence par une ceinture trop serrée. Faudra-t-il retourner aux travaux forcés de la salle de sport pour assumer les décisions punitives prises en début d’année ? Et si on laissait tomber l’objectif de vouloir faire en quatre semaines ce qu’on n’a pas fait depuis plusieurs mois pour simplement pratiquer un sport plaisir. 

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Faudra-t-il retourner aux travaux forcés de la salle de sport ? photo Metabolik

Le sport n’est pas une condamnation, par contre la volonté est une ressource mentale qui se travaille progressivement comme la musculation. Il est préférable de pratiquer régulièrement et dans la joie, que de se lancer dans des défis impossibles. Vous ne lirez pas sur Bike Café les slogans accrocheurs que l’on trouve à la une de certains médias qui vous promettent un ventre plat, un muscle saillant, une forme olympique dans le style : « 10 conseils pour être au Top en 15 jours ! ». Ils ne cherchent pas à gonfler vos muscles, mais plutôt leur audience. N’écoutez pas ces promesses, adoptez une vie saine et sportive toute l’année, écoutez votre corps et vos envies. Je ne peux que vous donner de simples conseils : faites du vélo, profitez des paysages, respirez et écoutez la nature et oubliez vos soucis. 

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Une balade de 2 jours en slow tourisme sur la route de Giono – photo Philippe Aillaud

Ne comptez pas sur Bike Café pour faire l’apologie du no pain, no gain, pourtant nous aimons aussi la performance, l’envie de progresser, la joie d’atteindre un objectif… En matière de vélo, comme dans beaucoup d’autres sports d’endurance, il faut être régulier. De petites sorties fréquentes valent mieux qu’une grosse dose épuisante qui risque de vous dégouter. Gardez le sourire et partez pédaler, c’est la meilleure des résolutions. N’oubliez pas quand même de vous abonner à notre newsletter, c’est l’autre bonne résolution à prendre, si vous ne voulez rien manquer de notre actualité. 

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI< 

Tente, sac de couchage, matelas : VAUDE équipe le bikepacking éco-performant

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Vaude équipe le bikepacking éco-responsable

Préparant mon premier voyage à vélo en bikepacking j’ai cherché le matériel de bivouac nécessaire à la réalisation de mon aventure. J’ai découvert la marque Vaude au travers des différents articles publiés sur notre site. La réputation de la marque basée à Tettnang au pied des Alpes allemandes, m’a convaincu. Vaude réunit des critères majeurs en termes d’innovation technique, de respect de l’environnement et d’engagement social. Pionnière du développement durable dans l’industrie du textile et de l’équipement outdoor et bikepacking, Vaude multiplie depuis des années les initiatives concrètes dans ce domaine.

J’ai testé lors de mon voyage trois produits de leur gamme bikepacking : la tente Allround Space 2P, le sac de couchage Meglis 300 et le matelas Performance Winter 7. Trois produits au design soigné, prometteurs sur le papier, mais que valent-ils vraiment sur le terrain ? Direction les pistes de l’Eurovélo 8 pour une réponse concrète, sacoches chargées et nuits en bivouac.

À Sillans-la-Cascade sur la vélo-route de la Méditerranée, mon équipement Vaude est bien au chaud dans les sacoches – photo Colin Gosse

L’engagement écologique de VAUDE : une marque pionnière dans l’outdoor durable

Depuis sa création en 1974, VAUDE s’est imposée comme une référence dans le monde de l’outdoor, non seulement pour la qualité de ses produits, mais aussi pour son engagement précoce et constant en faveur de l’environnement. L’entreprise familiale allemande, basée à Tettnang, près du lac de Constance, a très tôt compris que performance et durabilité devaient aller de pair.

VAUDE a fait le choix d’un modèle responsable en intégrant des principes stricts de développement durable à l’ensemble de ses processus. Elle est aujourd’hui certifiée EMAS, un système européen exigeant de management environnemental, et climatiquement neutre sur son site principal depuis 2012.

Labels exigeants et engagement climat

La marque est également un partenaire actif du label Green Shape, qu’elle a elle-même développé. Ce label interne garantit que les produits respectent des critères écologiques rigoureux : utilisation de matériaux recyclés ou biosourcés, limitation des substances nocives, durabilité dans le temps, et transparence dans les processus de production. À cela s’ajoute la certification bluesign®, qui veille à une fabrication respectueuse des personnes et de la planète, en réduisant l’impact chimique des textiles.

Le label Green Shape développé par la marque intègre la pensée circulaire – Illustration Vaude

Côté social, VAUDE est membre actif de la Fair Wear Foundation, une organisation indépendante qui audite et améliore les conditions de travail dans l’industrie textile.

Depuis 2022, VAUDE compense les émissions résiduelles de tous ses produits, ce qui les rend climatiquement neutres, et s’est engagé à atteindre la neutralité carbone (Net Zero) d’ici 2040. Ainsi, l’entreprise continue d’étendre l’usage de matériaux recyclés et recyclables, en s’appuyant sur des innovations textiles comme les fibres recyclées sans PFAS (produits chimiques perfluorés). Pour plus d’information sur ce sujet, je vous invite à lire l’article de Patrick dédié à l’utilisation des PFAS dans l’industrie textile.

Par son approche globale et cohérente, VAUDE ne se contente pas de repeindre en vert sa devanture : elle intègre l’écologie au cœur de sa stratégie industrielle et de sa culture d’entreprise, ce qui en fait une marque respectée autant pour sa vision que pour ses performances sur le terrain.

Tente VAUDE Allround Space 2P : spacieuse et robuste mais lourde

Certain·es aventurier·es aiment voyager ultra léger, réduisant leur équipement au strict minimum pour se sentir plus libres, plus mobiles. Parmi eux, de nombreux randonneurs optent pour la nuit à la belle étoile ou sous un simple tarp : une approche radicale baptisée “tarping”, qui séduit par sa légèreté… mais exige de faire des concessions importantes sur le confort et parfois même la qualité du sommeil.

De mon côté, j’ai beau apprécier la sobriété et la simplicité, j’ai besoin d’un minimum de confort pour passer une nuit correcte — surtout après une longue journée de vélo. Quitte à m’alourdir un peu, je choisis de dormir sous une tente : un abri fiable et rassurant, capable de faire face aux caprices de la météo tout en me permettant de me reposer correctement.

C’est dans cette optique que je me suis tourné vers la VAUDE Allround Space 2P, une tente qui se positionne dans le milieu de gamme des modèles de tente de trekking, avec une promesse alléchante : offrir un bon compromis entre habitabilité, robustesse et respect de l’environnement. Je vous propose de découvrir ce modèle en détail, ses points forts comme ses limites, après plusieurs nuits passées sous sa toile.

Descriptif de la tente bikepacking VAUDE Allround Space 2P

Cette tente 3 saisons se révèle particulièrement adaptée à la pratique du trekking ou du bikepacking à deux. Sa structure auto-portante de type « Ridge-Tunnel » repose sur trois arceaux en aluminium DAC, reconnus pour leur légèreté et leur solidité. Elle se compose de deux couches : une tente intérieure et une tente extérieure. Ces deux éléments sont solidarisés pour simplifier le montage, mais peuvent être séparés facilement pour un nettoyage — à effectuer à la main, bien sûr.

Côté fonctionnalité, la tente dispose de deux entrées et de deux aérations situées au-dessus de chaque porte, garantissant une bonne circulation de l’air. Chaque entrée est protégée par une abside, c’est-à-dire un espace abrité à l’extérieur de la chambre, idéal pour stocker du matériel à l’abri des intempéries. L’intérieur de la tente propose quant à lui quatre poches de rangement et une cordelette suspendue, pratique pour faire sécher quelques vêtements ou accrocher une lampe.

Les spécifications techniques de la tente bikepacking VAUDE Allround Space 2P

Poids (vérifié)2 975 g
Dimensions (extérieur)220 × 310 × 120 cm (L × l × H)
Surface sol intérieure~2,6 m²
Surface totale avec abside~4,8 m²
Hauteur max.110 cm
AccèsDeux entrées avec vestibules séparés, deux aérations protégées au‑dessus des portes
MontageMontage simultané de la toile intérieure et extérieure
ArceauxDAC aluminium 7001 Pressfit
SolPolyester recyclé PU 5 000 mm
Accessoires inclusPiquets (10), cordelettes, sac de transport, cordelette fil à linge, poches intérieures, moustiquaire, tendeurs avec enrouleurs
Labels qualitéGreen Shape, Global Recycled Standard, Eco Finish (PFAS-free), PVC‑free, Green Button et Fair Wear Foundation

Le montage de la tente bikepacking VAUDE Allround Space 2P

Après une longue journée de vélo sous le vent et la pluie, j’avoue avoir abordé le premier montage de la tente avec une certaine appréhension. Ce n’est jamais un moment très agréable, surtout quand on est fatigué. Pourtant, force est de constater que VAUDE a bien réfléchi la conception de son produit. Le montage complet prend moins de 15 minutes, et le sac de transport inclut un schéma clair et bienvenu, qui simplifie grandement la tâche.

Le contenu du sac est minimaliste, bien organisé : la toile de tente, un sac pour les arceaux, et un autre pour les piquets. Inutile de détailler chaque étape ici — VAUDE propose une vidéo très bien faite pour accompagner le montage. Pour une première fois, comptez environ 15 minutes ; avec un peu de pratique, on descend aisément à 10 minutes.

Une impression globale de solidité

Des repères colorés sur la toile facilitent l’insertion des arceaux dans les bons fourreaux. Les arceaux DAC sont à la fois robustes et très légers, un vrai plus en bikepacking. Côté piquets, VAUDE mise sur la légèreté, mais leur finesse peut laisser sceptique sur terrain dur. Cela dit, ils ont bien résisté aux coups de caillou sans se tordre, ce qui est rassurant.

Enfin, la toile inspire confiance : les coutures sont renforcées, les zones de tension bien protégées — des détails qui témoignent d’une vraie attention à la durabilité. Et chez VAUDE, on l’a bien compris : le premier geste écoresponsable, c’est de concevoir un produit qui dure.

Quel confort pour cette tente de bikepacking VAUDE ?

À mon sens, une tente de ce type doit avant tout garantir deux éléments essentiels de confort : l’imperméabilité et la respirabilité. Lors de mon aventure à vélo, j’ai eu droit à plusieurs épisodes de pluie, ce qui m’a permis de tester l’étanchéité de la toile dans des conditions réelles. Verdict : aucune infiltration à signaler, la tente tient ses promesses côté protection contre l’humidité.

Concernant la respirabilité, là encore, aucune mauvaise surprise. Je n’ai constaté aucune condensation à l’intérieur. Cela dit, à deux personnes, il sera sans doute nécessaire de bien ajuster les aérations pour maintenir un bon équilibre thermique et éviter l’humidité intérieure.

Lors de ma deuxième nuit dans la tente, après une longue journée de vélo, je suis prêt à ouvrir une excellente Wheat Ale de la brasserie Tarvos à Salernes – photo Colin Gosse

J’ai utilisé cette tente en solo, ce qui rend l’espace franchement généreux. À deux, je suis convaincu que le niveau de confort reste très bon. De plus, on peut s’asseoir facilement à l’intérieur, et bouger à genoux ou accroupi pour installer son couchage sans se sentir à l’étroit. Résultat : deux excellentes nuits passées sous cette tente, bien au sec et avec suffisamment d’espace pour ne pas se sentir confiné.

En conclusion

La tente Vaude Allround Space 2P convainc par sa robustesse et sa conception écoresponsable, qui la démarque dans un marché souvent dominé par des tentes peu soucieuses de l’environnement. L’utilisation de matériaux recyclés et les labels exigeants comme Green Shape ou Global Recycled Standard témoignent d’un véritable engagement environnemental.
Côté terrain, elle offre un montage simple et rapide, une excellente résistance aux intempéries et un confort appréciable pour deux personnes. Seul bémol : son poids relativement élevé (près de 3 kg) qui la destine davantage au camping itinérant ou en autonomie légère qu’à la randonnée longue distance. Mais pour celles et ceux qui privilégient la durabilité, la fiabilité et une fabrication plus vertueuse, c’est un choix très solide.

Sac de couchage Meglis 300 : confort thermique et liberté de mouvement

Choisir un sac de couchage n’a rien d’anodin. Trop chaud, on transpire. Trop léger, on grelotte. Et lorsqu’on cherche un modèle capable de couvrir à la fois les nuits estivales et les premières fraîcheurs de l’intersaison, la tâche se complique encore : il faut trouver le bon équilibre entre isolation, poids, encombrement et confort thermique.
C’est précisément dans cette zone floue — entre les randonnées printanières et les bivouacs de juillet — que le sac de couchage Vaude Meglis 300 entend se distinguer. Avec sa conception innovante, son isolation synthétique recyclée et son engagement environnemental affirmé, il promet polyvalence et conscience écologique, sans sacrifier le confort. Mais qu’en est-il vraiment sur le terrain ?

C’est sans doute en s’appuyant sur sa grande expérience dans l’équipement outdoor que VAUDE a conçu ce sac de couchage. La marque met en avant une coupe en spirale unique permettant d’éviter les ponts thermiques pour assurer une chaleur homogène tout en réduisant les chutes de tissu. De plus, la construction stretch promet d’offrir une grande liberté de mouvement. Enfin, un certain nombre de fonctionnalités pratiques — comme des ouvertures latérales pour les bras — viennent compléter le tableau.

Test terrain du sac de couchage VAUDE Meglis 300

À l’usage, le Meglis 300 s’est révélé à la fois fonctionnel et confortable. J’ai particulièrement apprécié la liberté de mouvement offerte au niveau des jambes : un vrai atout pour ceux qui, comme moi, se sentent vite à l’étroit dans des sacs de couchage trop étroits ou trop techniques.
Autre bon point : la capuche ajustable. Si elle peut paraître accessoire au premier abord, elle s’est montrée très utile lors d’une nuit fraîche, où le thermomètre est descendu jusqu’à 5 °C au réveil. Elle apporte une protection supplémentaire bienvenue contre le froid.

Côté thermique, les écarts de température entre le soir et la nuit m’ont parfois contraint à jouer avec la fermeture éclair latérale, qui descend jusqu’aux pieds. Cela permet d’ajuster facilement la ventilation selon les besoins.
En revanche, je pense que ce modèle n’est pas idéal pour les nuits très chaudes, notamment en été dans le sud de la France. Mais sa polyvalence thermique en fait un bon compagnon pour l’intersaison et les nuits fraîches en altitude.

Côté matière et finition

Le revêtement intérieur du Meglis 300 est en 100 % polyester recyclé, type microfibre, sans PFC ni PFAS. C’est un choix éco-responsable qu’on salue, même si j’ai trouvé la texture un peu désagréable au contact direct avec la peau nue.

Comme souvent chez VAUDE, les finitions sont soignées : coutures solides, fermetures éclair robustes, sangles de serrage bien pensées… Le sac de compression fourni permet de réduire le volume du sac de couchage. Malgré cela, je n’ai pas réussi à le faire rentrer directement dans mes sacoches Aeroe Heavy Duty 12L dont je vous parlerai très prochainement.
J’ai dû ruser en utilisant des sangles pour lui donner une forme plus étroite et l’adapter au format des sacoches. Un léger compromis à prendre en compte selon vos sacoches.

Les spécifications techniques du sac de couchage VAUDE Meglis 300

Utilisation3 saisons (printemps – été – automne)
TempératuresConfort : +9 °C / Limite : +5 °C / Extrême : –9 °C
Poids (vérifié)1 255 g (taille Regular)
Dimensions plié30 × 20 cm
Tissu extérieur100 % polyester recyclé, déperlant Eco Finish sans PFAS
Tissu intérieur100 % polyester recyclé
IsolationSensofiber Eco (fibre synthétique 100 % recyclée)
Tailles disponiblesRegular, Long, Women
Labels qualitéGreen Shape, Global Recycled Standard, bluesign®, Eco Finish (PFAS-free), Fair Wear Foundation

En conclusion

Le sac de couchage VAUDE Meglis 300 séduit par son confort, sa polyvalence et une éco-conception remarquable. Il ravira les amateurs d’équipements soignés et soucieux de l’environnement. Son poids (1100 g) relativement élevé et son prix premium le destinent davantage à un usage trekking ou camping responsable, où le confort prime sur la légèreté.

Matelas Performance Winter 7 : léger, compact et isolant

On peut faire l’impasse sur beaucoup de choses en bivouac : un oreiller, une douche chaude, un repas chaud même. Mais pour ma part, dormir à même le sol ou sur un simple tapis de sol, c’est devenu tout bonnement inimaginable. Non seulement je dors mal, mais je cours surtout le risque de ne pas pouvoir me relever au petit matin. Et ça, en randonnée ou en itinérance, c’est le genre de détail qui peut mettre fin à mon aventure.

Comme l’a très justement précisé Dan de Rosilles dans son petit guide pratique du bivouac minimaliste, “Le matelas, (est) le meilleur ami du dormeur”. C’est pour moi un accessoire indispensable, au même titre que le sac de couchage ou la tente. Il doit être léger, compact, isolant et confortable, surtout lorsque les températures chutent. Dans cette quête d’un bon compromis entre performance thermique et encombrement, j’ai testé le matelas isolant VAUDE Performance 7 Winter, un modèle pensé pour les nuits froides, sans exploser le poids ou le volume.
Voici mon retour détaillé sur ce matelas conçu pour ceux qui veulent voyager léger… mais pas au prix de leur dos.

Le matelas VAUDE Performance 7 Winter est suffisamment compact et léger qu’il est difficile d’en faire l’impasse – photo Colin Gosse

Premières impressions et prise en main du matelas VAUDE Performance 7 M Winter

Dès le déballage, deux éléments attirent l’attention : le poids plume de 560 g et le gabarit compact de 22 x 13,5 cm. Des caractéristiques idéales pour les pratiquants de trekking ou de bikepacking soucieux de l’encombrement. Fidèle à sa philosophie de conception durable, VAUDE fournit un kit de réparation, bienvenu en cas de fuite – un risque non négligeable en terrain accidenté.

Gonflage et confort d’usage

Le gonflage manuel se fait relativement facilement à la bouche, en quelques minutes seulement. Pour plus de confort, la marque propose en option un sac pompe ou un coussin sac pompe, qui permettent de gonfler le matelas sans effort. Il est d’ailleurs conseillé de ne pas trop le gonfler : une pression modérée assure un meilleur équilibre entre confort et stabilité.

Une fois gonflé, le matelas offre une épaisseur de 7 cm grâce à sa structure à canaux longitudinaux. Lors de mon test, la répartition du poids m’a semblé très homogène, y compris en position latérale – un bon indicateur d’un confort, sans zones de pression désagréables.

Pensé pour une utilisation 4 saisons, le matelas VAUDE Performance 7 Winter intègre une isolation en matériau PrimaLoft®, fabriqué à partir de bouteilles PET recyclées. Ce rembourrage assure une très bonne barrière contre le froid émanant du sol, un point crucial pour les bivouacs en altitude ou en intersaison.

Petit bémol toutefois : j’ai remarqué un bruit de frottement entre le matelas et le sol de la tente. Rien de rédhibitoire, mais si vous êtes sensible aux bruits nocturnes, il suffit de glisser une serviette légère ou un tissu entre les deux surfaces pour atténuer ce désagrément.

Les spécifications techniques du sac de couchage VAUDE Meglis 300

TypeMatelas gonflable isolant 4 saisons
Tailles disponiblesM (183 × 51 × 7 cm) • L (196 × 59 × 7 cm)
Poids (vérifié)555 g (M) – environ 600 g (L)
Dimensions pliéM : ~22 × 9,5 cm • L : similaire
Épaisseur7 cm
Résistance thermique4,1
IsolationPrimaloft® Black Insulation ECO, 200 g/m²
MatériauxPolyester recyclé 20D + TPU lamination
ValveValve plate à clapet (gonflage/dégonflage rapide)
Accessoires inclusSac de transport, kit de réparation
Labels qualitéGreen Shape, bluesign®, Eco Finish (PFC/PFAS‑free), PVC‑free, Fair Wear Foundation

En conclusion

Ce matelas s’adresse clairement à ceux qui recherchent un équipement fiable pour les conditions froides : randonneurs hivernaux, trekkers alpins… Si vous privilégiez la légèreté sans faire l’impasse sur l’isolation, c’est un très bon choix. En revanche, pour des sorties estivales ou pour un usage occasionnel par beau temps, il peut s’avérer onéreux.

En résumé : du confort durable pour les aventuriers exigeants

Avec la tente Allround Space 2P, le sac de couchage Meglis 300 et le matelas Performance 7 Winter, VAUDE propose un triptyque cohérent et qualitatif pour les amateurs de bikepacking qui ne souhaitent pas sacrifier leur confort au nom de l’ultraléger. Chaque produit témoigne d’un réel engagement en faveur de l’environnement — matériaux recyclés, absence de PFAS, labels éco-responsables et engagement social — tout en offrant un niveau de confort supérieur à la moyenne dans cette gamme de produits outdoor. Que ce soit pour mieux dormir, mieux s’isoler du froid ou de la pluie, VAUDE soigne les détails.

Alors oui, le poids global de cet ensemble peut faire tiquer les minimalistes, mais pour celles et ceux qui privilégient une bonne récupération, la robustesse du matériel et une démarche responsable, cette sélection représente un excellent investissement, parfaitement adapté aux longues aventures sur deux roues.

Wish One Millau Grands Causses : l’esprit gravel race UCI

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Les vainqueurs du parcours UCI 130 km – photo Matthieu Amielh

Photo de couverture : Virginie Govignon
Depuis quatre éditions maintenant, la course Wish One Millau Grands Causses s’est imposée comme la manche française pionnière des Trek UCI Gravel World Series. Depuis la première édition en 2022, cette compétition prestigieuse attire les meilleurs spécialistes de la discipline. Cette Gravel Race est qualificative pour les championnats du monde de gravel UCI 2025 qui se dérouleront à Zuid-Limburg aux Pays-Bas.

Une manche gravel UCI française

Même si cela n’est plus l’unique manche française des Trek UCI Gravel World Series, avec la tenue prochaine de la 66 Degrés Sud – Pyrénées Catalanes Gravel Tour, la Wish One Millau Grands Causses reste la manche française historique. En effet, elle fut la première, en 2022, à croire en ce calendrier mondial Gravel Race. D’emblée reconnue comme un événement majeur, notamment par la qualité de son organisation, cette course en est déjà à sa quatrième édition. D’ailleurs, les coureurs ne s’y trompent pas, et viennent en masse chaque année pour en découdre.

UCI Millau Grands Causses 2025
François-Xavier Blanc (à droite), co-organise l’épreuve avec Maxime Poisson. Ici, le directeur de course est en pleine discussion avec Hugo Drechou, 1er tricolore sur l’épreuve – photo Virginie Govignon

Une course ancrée dans son territoire

Être un bon organisateur ne suffit pas pour faire une belle épreuve. Le territoire doit offrir des parcours propices à nos gravel, mais se doit aussi, à travers ses collectivités territoriales et partenaires privés locaux, d’être en soutien à l’événement. En cela, la Wish One Millau Grands Causses est probablement un modèle en la matière.

Soutien de l’événement, le département de l’Aveyron était représenté – photo Laurent Biger

Situé au sud de l’Aveyron, le Parc Naturel Régional des Grands Causses est l’un des plus grands espaces naturels d’Europe, au sud du Massif Central. Le Parc s’articule autour de vastes plateaux calcaires (dont le célèbre Larzac) entrecoupés de profondes gorges (Tarn, Dourbie, Jonte).

UCI Millau Grands Causses 2025
le Parc Naturel Régional des Grands Causses – photo Virginie Covignon

Pour preuve que la Wish One Millau Grands Causses s’intègre parfaitement dans son territoire, on peut noter que le parcours traverse le camp militaire du Larzac, lieu d’entrainement de l’Armée de terre. Situé sur la commune de La Cavalerie dans l’Aveyron, ce n’est pas la partie la plus facile du parcours, loin de là, mais une des plus intéressantes. Zone interdite avant le jour J, certains coureurs se sont vu disqualifiés pour l’avoir traversée en reconnaissance.

Trois jours au rythme du Gravel Race

L’événement Wish One Millau Grands Causses s’articule autour de trois jours. Le premier voit l’ouverture du village monté pour l’occasion autour du siège des cycles Wish One. L’emplacement est singulier puisque situé en dessous du célèbre viaduc de Millau.

Le viaduc de Millau, symbole emblématique de ce territoire – photo Matthieu Amielh 

Le deuxième jour est consacré aux retraits des dossards et des starter packs. Mais aussi pour assister aux briefing des coureurs, obligatoires, pour les courses UCI 130 km, UCI 80 km et les épreuves Open 40 & 80 km. Quant à la journée du dimanche, elle est consacrée aux épreuves et aux podiums.

La course UCI 130 km

Matthieu et moi étions engagés sur la manche qualificative, à savoir le parcours de 130 km. Non pas pour espérer une qualification dans notre catégorie d’âge (M 40-44), mais pour vivre cette expérience in situ sur le parcours phare de l’événement Wish One Millau Grands Causses.

Arrivés autour de 14h la veille du départ, nous allons retirer nos dossards et nos plaques de selles. L’organisation est chaleureuse et millimétrée. Les communications sont précises et nombreuses, diffusées en doublons via mails et dans le groupe WhatsApp officiel. Le starter pack est réduit mais “utile” puisque l’on y trouve des démonte-pneus de bonne qualité de chez PANARACER, un bon de réduction pour des équipements ENVE et une canette de Red Bull.

Une façon pragmatique de mettre en avant les partenaires de l’événement.
Jour J. À l’approche de l’heure du départ, nous venons nous placer dans la zone dédiée à notre catégorie, largement derrière le sas “Élite”.

Les différentes catégories s’élancent une à une – photo Matthieu Amielh 

Là-dessus, je vérifie ma trace GPS qui sera complémentaire au balisage. Rapidement, les départs s’enchaînent, sas après sas, et sous une averse de fine pluie.

UCI Millau Grands Causses 2025
Les départs s’enchaînent sous une pluie fine – photo Virginie Govignon

Le Pouncho d’Agast en hors d’œuvre

Cette fois, c’est parti pour de bon, nous commençons par une courte mise en jambes sur le plat, avant d’aborder le Pouncho d’Agast qui fait bien chauffer les guiboles. Cette montée de 8,5 km pour un dénivelé positif de 489 mètres et une pente moyenne de 5.7% discrimine déjà les concurrents. Avec Matthieu, nous savons que nous avons l’entrainement foncier, mais pas de préparation spécifique. Aussi, nous laissons partir les plus véloces et abordons prudemment cette première difficulté.

Le Pouncho d’Agast depuis Millau – illustration climbfinder.com

Un beau parcours, varié et exigeant

S’il y a bien une réputation qui colle à la peau de la Wish One Millau Grands Causses, c’est bien celle de la beauté du parcours. Au fur et à mesure que le compteur kilométrique défile, nous nous enfonçons dans les gorges du Tarn.

Tête de la course – photo JOMA

Il s’ensuit une alternance de pistes et de routes étroites et humides, toutes en relief. Au fil des descentes et ascensions, les écarts se creusent, puis se reprennent.

UCI Millau Grands Causses 2025
Les Élites ne se sont pas fait de cadeau – photo Virginie Govignon

Les groupes se font et se défont sans gêne, naturellement. Jules Legras (1866-1939)

Puis, l’entrée dans le camp militaire du Larzac dévoile de larges pistes vallonnées. Après réflexion, c’est probablement la partie la plus agréable à rouler à vive allure en peloton gravel. Peu après, nous nous arrêtons tous les deux au ravitaillement du kilomètre 72. Solidement animé par des bénévoles dévoués, celui-ci est efficace et bien garni. Matthieu souhaite y passer plus de temps. Aussi, nous nous séparons ici, contents d’avoir pu rouler plus de la moitié du parcours ensemble.

UCI Millau Grands Causses 2025
Les ravitaillements étaient stratégiquement placés et bien fournis – photo Virginie Govignon

De cette façon, je me laisse volontairement rattraper par un petit groupe franco-espagnol. Il faut souligner que les coureurs espagnols sont venus en nombre pour tenter une qualification aux Championnats du Monde Gravel UCI 2025. Bon an, mal an, mon groupe tente de s’organiser pour les relais. Mais comme pour les précédents groupes en début d’épreuve, je constate amèrement que très peu de coureurs se montrent collaboratifs. Pourtant, un minimum de collaboration permet de rouler plus vite et, ainsi, espérer un meilleur classement.

Un parcours varié mais toujours gravel – photo JOMA

À l’identique des précédents, il finit donc lui aussi par exploser, faute d’entente pour des relais efficaces et équitables. Heureusement, les paysages se montrent plus intéressants que mes concurrents, pour la plupart obnubilés par une qualification qui pourtant leur échappe déjà. Là-dessus, la météo est variable, alternant courtes averses et éclaircies qui mettent en valeur un territoire de caractère.

De feu ce groupe, je continue mon parcours avec un Espagnol d’une catégorie plus âgée. Intelligent et sûrement expérimenté, nous n’avons pas besoin d’une langue commune pour nous relayer. Nous faisons l’impasse sur le dernier ravitaillement au kilomètre 100. La fin du parcours se veut plus exposée techniquement. Désireux de terminer sans crevaison, je soigne mes trajectoires, quitte à descendre plus lentement qu’à mon habitude. L’arrivée est situé sur un sommet, distinct du départ et du village. À mon arrivée, nous sommes dans la brume et la température est fraiche. Un bénévole me tend aimablement une bouteille d’eau, et je file vers le village pour engloutir le repas d’arrivée. Matthieu me rejoindra à table peu après et nous échangeons nos impressions. Quant au classement, nous sommes plutôt satisfaits puisque en milieu de tableau de notre catégorie.

La découverte du gravel race par Matthieu

“C’était la première fois que je participais à une épreuve de coupe du monde gravel UCI et, pour résumer, j’ai pris beaucoup de plaisir, même si le parcours est très relevé. Mon objectif premier était de finir la course, sans ennuis mécaniques et pépins physiques. Cela a été le cas donc déjà une première satisfaction !

Millau UCI Grands Causses : un parcours varié

J’ai trouvé le parcours varié avec des terrains très différents : petites routes secondaires bitumées, grandes pistes lisses et roulantes du camp militaire, sentiers traversant des sous-bois. Le parcours alternait régulièrement entre montées et descentes, permettant de bien récupérer. J’ai été surpris par le niveau : les concurrents sont dans l’ensemble très bien entraînés et bien équipés ! Il vous faudra avoir une bonne “caisse” et de la préparation spécifique, si vous voulez bien figurer. J’ai aussi beaucoup apprécié de pouvoir rouler avec Laurent sur la moitié du parcours et de pouvoir collaborer au sein de petits groupes. Les parties rapides sur les pistes du Causse Noir ainsi que celles de la Cavalerie ont été les meilleurs moments de ma course.

Collaborer au sein de petits groupes – photo JOMA

Pour un “routier” d’origine, le parcours gravel est idéal, alternant bien entre routes bitumées et pistes. Ces dernières ne sont jamais techniques même s’il faut se méfier parfois dans la prise de trajectoires quand on est en descente, surtout si vous êtes dans un groupe. Mention “très bien” aux organisateurs pour la qualité de la trace, irréprochable ainsi que pour le balisage supplémentaire, positionné toujours au bon endroit. J’ai franchi la ligne en 5h22’13, 274e/401, un chrono pour lequel j’aurais signé d’entrée de jeu !

L’arrivée tend les bras à Matthieu après le dernier “pétard” du parcours – photo JOMA

Wish One Millau Grands Causses : un incontournable dans le paysage français du gravel

Finalement, en étant la première manche française des UCI Gravel World Series depuis 2022, la Wish One Millau Grands Causses est devenue une référence dans la pratique Gravel Race. Mieux, elle a valeur d’exemple dans l’intégration d’une épreuve dans son territoire. Cette année encore, la compétition a réuni pas moins de 800 coureuses et coureurs de 15 nationalités différentes. Exigeante et magnifique, la Wish One Millau Grands Causses incarne de belles valeurs : le dépassement de soi dans un environnement authentique. Un événement qui impose l’humilité, tant par l’immensité du territoire que par l’exigeance du parcours.

Vos reporters à l’arrivée – photo Matthieu Amielh 
Course Élite Hommes (résumé UCI)

La course masculine a été passionnante dès le début, avec un groupe de tête qui s’est finalement réduit à cinq coureurs : Hugo Drechou (France), Daan Grosemans (Belgique), David Lozano (Espagne), Petr Vakoc (République tchèque) et Dorian Godon (France). Dans un sprint final haletant, Godon a devancé Vakoc pour la victoire. Hugo Drechou a également sprinté devant Daan Grosemans pour s’assurer la troisième place, 23 secondes plus tard.

UCI Millau Grands Causses 2025
“La Broche” Laurent Brochard, toujours vaillant, a remporté sa qualification pour les mondiaux gravel UCI en terminant 2e des 55-59 – photo Virginie Govignon
Course Élite Femmes (résumé UCI)

La course féminine a vu une compétition féroce entre Axelle Dubau-Prévot (France), Cassia Boglio (Australie) et Carolin Schiff (Allemagne). Dubau-Prévot a fait son mouvement tôt, s’échappant dès la première ascension et augmentant régulièrement son avance. Elle a finalement gagné avec une marge significative, terminant 6 minutes devant Boglio, tandis que Schiff est arrivée plus de 10 minutes plus tard. Cette dernière a chuté, expliquant ce retard inhabituel pour elle.

UCI Millau Grands Causses 2025
Axelle Dubau-Prévot a largement dominé l’épreuve féminine. Après sa 2e place à la Traka 360 km, la petite soeur de “PFP” réalise une très belle saison – photo Virginie Govignon

Cervélo dévoile le nouvel Aspero-5, un missile taillé pour le gravel race

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Cervélo présente la toute nouvelle version de son gravel haut de gamme, l’Aspero-5. Un modèle radical et 100 % dédié pour les compétitions et le « gravel race » comme vous allez le constater !

Cervélo Aspero-5 2025 : plus aérodynamique et plus léger

Le nouvel Aspero-5 bénéficie d’un tout nouveau cadre carbone, largement inspiré du modèle de route “S5” aéro du constructeur canadien. D’après les tests réalisés en soufflerie, il est 37 watts plus rapide que le Cervélo Aspero-5 actuellement à la gamme et 34 watts plus rapide que le gravel le plus rapide du marché (le Ridley Kanzo). “Notre cahier des charges était simple : avoir le vélo de gravel le plus aérodynamique et rapide du marché”, explique Yann Simon, responsable marketing de PON Bike France.

Cervélo Aspero-5 version 2025

Un cadre clairement plus musclé que la version précédente mais qui malgré cela perd 66 grammes par rapport à la version actuelle. En taille 56, le cadre du nouvel Aspero-5 affiche 1 025 grammes sur la balance.

Une nouvelle géométrie

La géométrie est assez proche du celle du modèle route Cervélo Soloist. Le nouvel Aspero-5 est doté de bases courtes de 422,5 mm, quelle que soit la taille, pour obtenir un triangle arrière nerveux. Le déport de boîtier de pédalier augmente (de 76 à 80 mm en taille 54) pour augmenter la maniabilité et la stabilité.

Cervélo Aspero-5 2025 géométrie
La géométrie de la nouvelle version du Cervelo Aspero-5 – screenshot Cervélo

Une “clearance” plus importante et une transmission Mullet

Parmi les principales nouveautés, citons le montage possible avec des pneus de 45 mm de largeur et la compatibilité avec des « gros » plateaux à l’avant. D’autre part, le vélo adopte la nouvelle norme SRAM UDH au niveau de la patte de dérailleur.

De série, le vélo est monté avec un monoplateau de 48 à l’avant mais accepte jusqu’à 52 dents. Cependant, le cadre reste compatible avec les transmissions double plateau. Attention : il n’est conçu qu’avec les transmissions électroniques !

Cervélo Aspero-5
Un plateau de 48 en première monte, ce vélo annonce la couleur : la course – photo Cervélo

Pour “compenser” ce grand plateau à l’avant, Cervélo a fait le choix de transmissions “mullet” et de dérailleurs arrières VTT SRAM Eagle ou Shimano GRX associés à des cassettes 10-52 chez SRAM et 10-51 chez Shimano. Une configuration de plus en plus présente chez les pratiquants avertis en “gravel race”.

Un nouvel espace de rangement

Comme de nombreux modèles de la concurrence, Cervélo a conçu un compartiment à outils caché dans le tube diagonal. Long et fin, cet espace peut accueillir deux pochettes de rangement, permettant de stocker chambre à air, un multi-outils et des démonte-pneus, par exemple. Cervélo annonce que sa “boîte à gants” est la plus légère du marché, ajoutant un surpoids de seulement 60 grammes au vélo.

Nouveau cintre et nouvelle fourche

Le nouvel Aspero-5 adopte également un nouveau cintre carbone HB 16, plus rapide de 5,7 watts que le combo potence/cintre de l’Aspero-5 actuel. Son flare est également un peu réduit par rapport à l’Aspero-5 actuel (40 cm en haut, 46 cm en bas sur le nouveau cintre). De plus, il sera possible de réaliser une intégration semi-totale ou totale des gaines, la première étant à privilégier si le vélo est amené à être démonté et transporté en housse.

Cervélo Aspero-5 nouveau cockpit carbone
Cervélo Aspero-5 – le nouveau cockpit carbone

La fourche est également toute nouvelle. Tout d’abord, le réglage de l’angle de chasse dont bénéficie le modèle actuel disparaît. Par contre, la fourche est maintenant 100 % en carbone (disparition des inserts métalliques) permettant de gagner 40 grammes au passage.

La tige de selle change aussi, reprenant la forme de celle du Soloist, avec une nouvelle version en 0 mm d’Offset.

Cervélo Aspero-5 2025 : modèles et tarifs

Tous les vélos sont disponibles en 6 tailles : 48, 51, 54, 56, 58 et 61. Les roues carbone Reserve 40/44 mm chaussées de pneus Vittoria Corsa Pro Control de 42 mm équipent ces trois montages. Le nouvel Aspero-5 sera proposé en trois montages :

Cervélo Aspero-5 Red 1 AXS

11 499 €
Montage « mullet » SRAM Red 1 AXS et XX SL Eagle AXS 10-52

  • Pédalier : SRAM Red 1 AXS E1 48 dents, Dub Wide, capteur de puissance
  • Dérailleur : SRAM XX SL Eagle AXS 12 vitesses
  • Cassette : SRAM XX SL 10-52, 12 vitesses
  • Cintre : Cervélo HB 16 carbone 31,8 mm
  • Potence : Cervélo ST31 carbone
  • Tige de selle : Cervélo SP27 carbone
  • Selle : Prologo Nago R4 PAS NACK
  • Coloris unique : noir (Five Black)

Cervélo Aspero-5 GRX

8 299 euros
Nouveau groupe Shimano GRX Di2 sans fils
Coloris : noir (Five Black) ou Royal Mercury

Cervélo Aspero-5 Force

8 299 euros.
Montage « mullet » composé de la nouvelle transmission SRAM Force AXS E1 et XO Eagle AXS 10-52.

  • Pédalier : SRAM Force 1 AXS E1 48 dents, Dub Wide, capteur de puissance
  • Dérailleur : SRAM X0 Eagle AXS 12 vitesses
  • Cassette : SRAM X0 Eagle, 10-52 12 vitesses
  • Cintre : Cervélo HB 16 carbone 31,8 mm
  • Potence : Cervélo ST31 carbone
  • Tige de selle : Cervélo SP27 carbone
  • Selle : Prologo Nago R4 PAS TiRox

Coloris : noir (Five Black) ou Royal Mercury



À noter que le GPS Hammerhead Karoo équipera en première monte les modèles dotés d’une transmission SRAM. D’autre part, tous les modèles sont livrés avec deux porte-bidons en carbone de la marque Arundel.

Cervélo Aspero-5 kit-cadre

Le vélo sera aussi proposé en kit-cadre (5 299 euros) et 3 coloris : bleu nitrate (en photo), Royal Mercury et noir.

Cervélo Aspero-5 kit-cadre - coloris Bleu Nitrate
Cervélo Aspero-5 kit-cadre – coloris Bleu Nitrate

Lien vers le site du fabricant : Cervélo Aspero



Nouveaux groupes SRAM Force & Rival : 13 vitesses pour tous

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Après avoir fait évoluer en profondeur le groupe RED l’an passé, SRAM annonce deux nouveaux groupes : Force et Rival AXS. Poursuivant sa quête d’innovation, le fabricant américain présente ces deux groupes électroniques en version double et mono plateau.

SRAM Force & Rival : non pas deux mais quatre nouveaux groupes

En effet, c’est tout bonnement quatre nouveaux groupes que SRAM dévoile d’un coup. À savoir les groupes SRAM Force et Rival AXS en version double plateaux ainsi que les groupes SRAM Force et Rival AXS dans leurs versions XPLR mono plateau. Si les deux premiers cités se destinent principalement à l’asphalte, les versions XPLR trouvent naturellement leur place en gravel. Aussi, ce sont fort logiquement les déclinaisons XPLR que nous allons regarder de plus près. D’autant plus que ce sont les versions XPLR qui concentrent le plus d’évolutions, avec notamment 13 vitesses !

SRAM Force & Rival AXS XPLR : le passage à 13 vitesses

Si les versions doubles plateaux de ces nouveaux groupes Force et Rival AXS restent en 2×12 vitesses, les versions en mono plateau, dites XPLR, passent à 13 vitesses. À vrai dire, on peut considérer cela comme la descente dans la gamme de ce que SRAM a amorcé l’an passé avec le très réussi RED XPLR, le premier groupe électronique 13 vitesses du fabricant.

SRAM Force et Rival AXS XPLR : le passage à 13 vitesses – photo SRAM

Dérailleurs et cassettes SRAM Force & Rival AXS XPLR

Composants maitres des groupes électroniques AXS, jetons un œil sur ces nouveaux dérailleurs Force & Rival AXS XPLR conçus pour animer des transmissions 13 vitesses.

Tous les deux sont d’une conception Full Mount, permettant un montage sur les interfaces de cadres sans patte de dérailleur, au standard UDH. 

Montage Full Mount sur un cadre UDH – vidéo SRAM

Pour en savoir plus sur l’UDH, je vous invite à lire mon article à ce sujet : UDH : trois lettres qui changent le marché – Bike Café.
Quant à la conception de ces dérailleurs, ils se veulent modulaires. En ce sens, SRAM annonce qu’ils seront facilement réparables, ajouté à la robustesse que met en avant le fabricant américain.

Conception modulaire pour faciliter la maintenance – vidéo SRAM

En revanche, le fabricant ne semble pas avoir décliné la technologie Magic Wheel du groupe RED XPLR. Pour mémoire, cette technologie s’articule autour d’un galet inférieur en deux parties, sur deux roulements distincts, permettant que la chaîne reste en mouvement en dépit des branches coincées dans celui-ci. Là-dessus, pour démarquer la différence de gamme de ces deux dérailleurs, SRAM équipe la version Force XPLR d’une chape majoritairement en carbone. Alors que celle du dérailleur Rival XPLR est en aluminium. Dans les deux cas, ces dérailleurs sont aptes à gérer des cassettes spécifiques SRAM 10 – 46 dents. En dessous de celle de la gamme RED, deux nouvelles cassettes 13 vitesses font leur apparition dans ces groupes : Force XPLR XG-1371 et Rival XPLR XG-1351. Bien sûr, leurs conceptions différentes permettent de les différencier par le poids (et le prix).

Pédaliers SRAM Force & Rival AXS XPLR

Si les composants Force & Rival AXS XPLR semblent proches techniquement et esthétiquement, les pédaliers diffèrent sur plusieurs points. En effet, on retrouve comme sur les précédentes générations, un pédalier Force AXS XPLR conçu autour de manivelles en carbone. Quant au pédalier Rival AXS XPLR, il se contente de manivelles en aluminium, mais celles-ci comportent un évidement original.

Tous deux peuvent, en option, être équipés de capteurs de puissance. Disponible en longueurs 160, 165, 170, 172,5 et 175 mm, ces pédaliers peuvent accueillir des plateaux standards de 38 à 46 dents et des plateaux aéro de 44 et 46 dents. Enfin, les chaînes sont un peu plus légères qu’auparavant, et sont compatibles 12 et 13 vitesses.

Manettes SRAM Force & Rival AXS XPLR

Désormais, les manettes SRAM Force & Rival AXS XPLR sont dotées de leviers en carbone. Inspirés par la série Red, ils sont censés pouvoir être actionnés par un seul doigt (80 % moins d’effort nécessaire que la précédente génération). Tout comme la série Red, les nouvelles manettes Force AXS ont droit à leur bouton bonus. Ce n’est pas le cas des nouvelles manettes Rival AXS. Pour autant, tous les deux comportent le réglage de la garde pour s’adapter à la taille des mains.

Malheureusement, peu d’information au sujet des nouveaux étriers de freins, qui reprennent la forme globale, sans évidement, de la série Red. Fort à parier qu’ils fonctionnent de façon identiques, mais en utilisant des matériaux moins légers.

Quant aux poids de ces groupes, ils varient selon les modèles de pédaliers (capteur de puissance optionnel), les tailles de plateaux et les longueurs de manivelles. On peut estimer un gain intéressant, surtout pour le nouveau groupe Rival AXS XPLR. Vous pouvez consulter tous les poids des éléments sur ce document très complet :


À vrai dire, pour ne rien vous cacher, nous avons commencé le test du nouveau SRAM Force AXS XPLR. Mieux, nous l’avons déjà engagé en course sur la manche UCI Wish One Millau Grands Causses dimanche dernier. Aussi, vous aurez le plaisir de lire notre test complet dès cet été.

Bike Café a déjà commencé le test du groupe SRAM Force AXS XPLR : le weekend dernier sur la manche UCI à Millau et depuis, dans le massif des Maures – photo Virginie Govignon

Prix et informations SRAM Force et Rival AXS XPLR : sram/gravel

Comme un lundi : le produit ou l’usage ?

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comme un lundi

L’édito de Bike Café

Je me demande parfois si à force de parler du produit vélo, on n’aurait pas tendance à oublier son usage. Nous baignons dans un flot de communiqués annonçant toujours plus de nouveautés. Est-ce que ces annonces d’innovations, réputées indispensables, ne seraient pas en train de perturber notre envie d’aller rouler sur notre vélo, devenu « has been » en un temps record ? Faut-il attendre la prochaine version pour gagner un pouième d’aérodynamique ou pour disposer d’un pignon supplémentaire ? Je ne suis pas opposé au progrès s’il peut apporter un progrès à l’usage. On ne peut pas nier que certaines innovations majeures, dans le domaine des pneus et du freinage, ont amélioré notre pratique cycliste, mais essayons d’en retenir l’essentiel.

Illustration de couverture, affiche ancienne : les publicitaires faisaient déjà preuve d’imagination pour créer l’illusion.

La créativité des inventeurs est sans limite. Ce vélo chaussures a peut-être été imaginé par Adidas pour augmenter sa production

Il n’est pas simple de faire le tri entre les inventions des ingénieurs et marketeurs et les idées des visionnaires. Pour les premiers, la préoccupation sera de trouver ce qui rendra le produit technologiquement séduisant, pour les seconds, il faudra imaginer ce qu’il pourra apporter comme amélioration dans son usage. Entre une vision techno et une analyse de l’évolution des besoins, il faudra éviter de sombrer dans la démesure. Ne faisons pas comme ces geeks qui intellectualisent à l’extrême la nouveauté, la décortiquent pour voir comment elle fonctionne, puis une fois qu’elle n’a plus de secret pour eux, sautent sur une autre, sans en avoir fait un réel usage. Ils influencent par de brillantes présentations du fruit de leurs découvertes l’envie frustrante du toujours plus.

La prise de conscience de nos dérives consuméristes et les impacts que l’on constate sur l’environnement ont mis en lumière le vélo, notamment dans les domaines du transport et du tourisme. De nouveaux vélos sont apparus : urbains adaptés au quotidien et vélos de gravel polyvalents. Derrière l’évolution de nos usages cyclistes, il existe des motivations importantes : la santé et le respect de l’environnement. Ceux qui étudient les marchés commerciaux l’ont compris et s’appliquent à « verdir » leurs nouveautés par des arguments parfois douteux. « En fait, le vélo le plus écologique est celui que vous garderez le plus longtemps : c’est du bon sens », déclare Jean-Philipe Ferreira, fondateur de 2-11 Cycles, dans le podcast Tous en selle de Arnaud Manzanini. J’ai apprécié l’échange sur le thème « Le vélo vraiment écolo ? » que je vous invite à écouter. Certains ajouteront même une préférence pour l’acier, plus durable et recyclable.

le produit ou l’usage ?
En matière de transmission, cette solution présentée en 2018 par Ceramic Speed avec un arbre carbone qui anime cette magnifique cassette usinée CNC dans un bloc d’alu, démontre que l’innovation n’a pas de limite, sauf celles de la réalité économique et du pragmatisme du système ancestral : pédalier, cassette, dérailleur qui fonctionnent très bien.

Penser à la réalité de l’usage, c’est se dire que pour faire une belle balade à vélo, peu importe que l’on dispose de 9 vitesses ou de 13 vitesses, l’important sera la découverte, la qualité de la trace, les rencontres. Vous allez fort justement me dire : sur Bike Café, vous parlez bien de ces nouveautés ! Oui, c’est vrai, nous avons aussi la mission de vous informer et cela correspond à une réelle demande de votre part si j’en juge par nos statistiques. À vous ensuite de faire la part des choses, être informé permet de choisir. On peut regarder la vitrine sans forcément entrer dans la boutique pour acheter ce qu’on a vu. De notre côté, on pose une distance, surtout si nous n’avons pas vérifié ou testé. Nos tests ne sont pas financés par les marques, nos grands reportages sont effectivement roulés, les tests de vélos de gravel effectués par notre équipe ne sont pas complaisants. Les articles produits sur l’usage reflètent notre vision du vélo, pas celle des marchands d’illusions. Alors le vélo et l’usage doivent ne faire qu’un. Un vélo c’est fait pour offrir une véritable expérience aux cyclistes que nous sommes, ce n’est pas un objet qu’on expose : c’est un exauceur d’aventures.

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI< 

Le Bon Wagon : un café vélo où l’on entre en gare

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Le Bon Wagon

L’histoire du Bon Wagon se mêle à celle de l’existence autrefois d’une ligne de chemin de fer qui reliait Annecy à Albertville. Ouverte au trafic voyageurs de 1901 à 1938, elle est aujourd’hui déclassée et partiellement reconvertie en piste cyclable, appelée la voie verte du lac d’Annecy. Sur ce trajet ferroviaire, il existait de nombreuses gares, dont celle de Duingt qui abrite aujourd’hui le café vélo Le Bon Wagon. Cette histoire de voie ferrée – ajoutée à l’expression “prendre le bon wagon”, c’est-à-dire être dans la bonne échappée – a inspiré Guillaume Henry lorsqu’il a cherché un nom pour son Café vélo.

Le Bon Wagon
La voie verte autour du lac d’Annecy – crédit photo Dep74/Sila

J’ai habité très longtemps ce village de Duingt et je voyais cette ancienne gare désaffectée

La voie verte et sa piste cyclable sont une véritable institution autour du lac d’Annecy. De nombreux cyclistes se retrouvent ici sous le regard des sommets de la Tournette et du Semnoz. Annecy est une ville sportive : vélo, course à pied, paddle, randonnée, parapente… tous ces sportifs se croisent, se doublent et cohabitent ici. C’était le lieu idéal pour installer un café vélo pour accueillir les cyclistes qui empruntent la piste (plus d’un million par an).
Le Bon Wagon est situé à Duingt, pour ceux qui connaissent la route qui borde le lac, c’est la ville où se trouvent un château et l’ancien tunnel dans lequel passait le train. “J’ai habité très longtemps ce village de Duingt et je voyais cette ancienne gare désaffectée. Ça faisait un moment que j’avais le projet d’ouvrir un café vélo, suite à mon séjour en Australie où j’avais découvert le concept…“, me dit Guillaume. Il sollicite la mairie en 2018 et présente son projet aux élus. Ça a plu et en 2021, après le retour à la liberté post covid, Guillaume a eu le feu vert pour ouvrir. Le Bon Wagon entame cette année sa 5ème saison. Guillaume n’est pas seul dans le projet, il a deux associés : Damien et Dominique, qui travaillaient déjà sur Annecy dans le tourisme sportif, un dans le domaine du vélo et l’autre dans le parapente. Ils ont apporté leur expertise en embarquant dans le Bon Wagon.

Le café vélo est une opportunité pour le vélo

On offre plus de service que dans un magasin de vélo classique.

Le commerce du vélo évolue. Les élus de la région et la mairie de Duingt ont compris l’intérêt de l’implantation de ce commerce en plus de la réhabilitation de ce lieu historique, symbole de la présence de cette voie ferrée disparue. “Au début, il a fallu convaincre les marques que notre modèle était viable et pertinent. Un Café cycliste, c’est hyper communautaire. On offre plus de service que dans un magasin de vélo classique. On ne fait pas que vendre des vélos, on rassemble les gens autour d’un bar dans un lieu convivial, on créé des événements…” Visiblement, les trois associés ont réussi le pari difficile de faire entrer dans leur commerce des enseignes prestigieuses comme BMC, Bianchi, WishOne, Colnago, Scott Assos, Rapha, Gobic, Pas Normal Studio, etc.

Les compétences cyclistes du Bon Wagon sont orientées dans le domaine sport et loisir, plutôt route et gravel. On ne trouvera pas de vélos électriques ni de vélos urbains, qui sont déjà distribués dans d’autres commerces à Annecy. “C’est un parti-pris“, souligne Guillaume.

Le podcast BlaBla 158 avec Guillaume

Un autre Bon Wagon

L’établissement de Duingt a rapidement trouvé sa clientèle ce qui a donné l’idée aux trois associés d’ouvrir un autre lieu il y a quelques mois dans le cœur d’Annecy. “C’était le but d’être proche de la gare SNCF pour accueillir les cyclistes venant d’un peu partout découvrir la région“, précise Guillaume.

Dans ce café situé dans la vieille ville, on trouve de la petite restauration, un atelier magasin de vélos, capable d’effectuer les entretiens de routine ou de vous aider à trouver le nouveau vélo de vos rêves. Le Bon Wagon Annecy propose également la marque Factor.

Un café local

Pour la partie café, guillaume a cherché des entreprises locales. Il travaille avec le Panier à café, un torréfacteur artisanal installé à Villaz que l’on peut rencontrer également sur les marchés locaux. “On avait à cœur d’aller à fond dans une offre café de qualité dans notre établissement et Fabien du café vélo nous a créé un blend le Bon Wagon...” Pour Guillaume qui a travaillé un an en Australie en 2011 et qui a découvert là-bas le goût du bon café, ce point était essentiel.

Le Bon Wagon

La location

Le Bon Wagon pratique aussi la location de vélo que vous pouvez trouver dans les deux magasins. Renseignez-vous directement sur le site. Pour les besoins d’un reportage, nous avons loué chez eux deux gravel Wish One ; différentes catégories de vélos sont proposées.

Les événements

Comme dans de nombreux Cafés vélo, le Bon Wagon est un lieu communautaire qui permet aux cyclistes de se retrouver. Le Bon Wagon fédère des événements : conférences, rencontres, rides… qui attirent au-delà du commerce classique.

Si vous passez par Annecy, n’hésitez pas à sauter dans le Bon Wagon

Le site internet du Bon Wagon.

Le Bon Wagon sur Instagram.

Peruzzo GP Saturn : plus qu’un simple porte-vélos

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GP SATURN
GP SATURN

Peruzzo est tout d’abord une entreprise familiale fabricant de carters fondée en 1972. Suite à l’arrivée du VTT en Europe dans les années 80 et aux désirs des cyclistes de pratiquer un sport nature, Peruzzo se met à fabriquer des porte-vélos et accessoires pour vélos, permettant aux pratiquants d’explorer de nouveaux terrains de jeux.
Peruzzo propose également sur son catalogue la barre de remorquage, des supports de présentation vélo, ainsi que des coffres de voyage pour le transport de matériel.
Je vous présente aujourd’hui le nouveau concept de transport en voiture : le porte-vélos GP SATURN fabriqué en Italie.

Base modulaire GP SATURN

Image provenant de la notice de la base modulaire GP SATURN

La base modulaire GP SATURN n’est pas qu’un porte-vélos, c’est un concept qui se présente sous la forme d’une plateforme modulaire. Elle se monte uniquement sur les véhicules possédant un attelage. Ce qui est remarquable, c’est qu’elle permet de s’adapter à un large panel d’attentes des utilisateurs. La plateforme GP SATURN ne s’adresse pas qu’aux cyclistes, mais aussi aux sportifs friands de diverses pratiques sportives et aux aventuriers. Tout d’abord, il faut prendre la plateforme modulaire, puis selon les besoins, différents modules se fixent dessus.

Concept base modulaire Peruzzo GP SATURN – photo Cassandra Duméry

Le montage du porte-vélos GP SATURN

Mon test porte sur la base GP SATURN avec le module deux porte-vélos. Bien pratique pour pouvoir emmener mes montures sans avoir à les démonter. J’ai donc reçu deux colis, un pour la plateforme et l’autre pour les deux porte-vélos.

Tout d’abord, la base est déjà pré-montée, ce qui est appréciable. Ensuite, j’ai beaucoup aimé le QR code de la notice qui mène à un guide vidéo afin d’achever son montage. La vidéo est claire, intuitive et son côté interactif réduit le temps de montage. De plus, elle évite les notices trop simplistes à l’image de celles d’une célèbre marque suédoise. Les instructions vidéos se retrouvent sur la page de la base GP SATURN sur leur site.

Notice explicative en ligne avec le QR code – images de la notice d’instruction vidéo de la base modulaire GP SATURN


Peruzzo fournit un outil de montage, mais pour être plus efficace, je recommande d’avoir son propre tournevis. Pour terminer le montage de la base, j’effectue un joli chrono de 12’15” en prenant mon temps. Compter 20′ pour le finaliser avec son kit des deux porte-vélos.
À l’achat, il faudra penser à commander une plaque d’immatriculation à fixer sur le porte-vélos. Je conseille également de vérifier s’il y a nécessité à prendre un adaptateur de prise faisceau en fonction du standard de sa prise de véhicule. À noter que Peruzzo propose des adaptateurs de prise faisceau d’attelage sur son catalogue.

Analyse du porte-vélos GP SATURN

La plateforme GP SATURN montre une manufacture de qualité : une base solide avec une armature de bonne taille. Elle met en confiance pour mettre nos deux roues, qui peuvent atteindre une très grande valeur de nos jours. Le module porte-vélos est en alu, large et très épais. La plateforme permet de mettre des vélos électriques sans problème. Peruzzo annonce une charge maximale de 60 kg.

Base modulaire plateforme GP SATURN
Base modulaire plateforme GP SATURN – photo Peruzzo

La Plateforme GP SATURN est une structure de bonne qualité, mais elle est assez lourde. Malgré son poids de 14,6 kg, j’arrive à monter la plateforme seule sur la boule de remorquage. À noter que pour le déplacement sur un sol plat et régulier, deux roulettes équipent la structure. Ensuite, tant que la poignée n’est pas correctement abaissée, la plateforme ne se verrouille pas. Un cadenas avec clefs sécurise le système. Enfin, le porte-vélos possède une vis “anti-friction” afin d’affiner son blocage sur le crochet de remorquage.

La mise en place des vélos sur le porte-vélos GP SATURN

La mise en place des vélos est simple. Les deux bras de cadre sont suffisamment longs pour maintenir correctement ceux-ci durant le trajet. Afin de ne pas les abîmer, je les ai enveloppés avec des chiffons microfibres avant de serrer les colliers même si ceux-ci sont en plastique. Enfin, la languette du collier est suffisamment grande pour convenir à des géométries de cadres diverses et variées.

Porte-vélos GP SATURN lors d’un arrêt sur une aire d’autoroute – photo Cassandra Duméry

Ensuite, pour retirer les bras de la structure : il faut posséder la clef de verrouillage du serrage sur cadre des vélos afin de débloquer le dispositif se trouvant dans le bras. Enfin, les bras qui se ferment par un collier possèdent leurs propres cadenas.

Sur le kit vélos GP SATURN, nos cycles sont également maintenus par des colliers de serrage sur chacune des roues avec un angle important. De ce fait, il n’y aucune possibilité qu’ils bougent de manière horizontale lors des déplacements avec les turbulences créées par la vitesse. Pour finir, la plateforme est pourvue d’une sangle (obligatoire) afin de sécuriser l’ensemble du chargement. En effet, nous ne sommes jamais à l’abri d’une défaillance dans un système ou d’une casse inopinée d’usure. Cette sangle permet de passer un voyage plus serein et de moins avoir l’œil sur le rétroviseur durant les longs trajets.

Notons que la plateforme GP SATURN permet, même chargée, de pouvoir accéder au coffre de son véhicule. En effet, la bascule de la plateforme s’effectue simplement en appuyant avec son pied sur la barre striée devant la plaque d’immatriculation. Le mouvement se fait en douceur et en maintenant les vélos, ils basculent à l’horizontale.

Les modules GP SATURN

PePeruzzo propose dans son catalogue plusieurs kits pour le transport des matériels sportifs divers au fil des saisons. La plateforme GP SATURN s’adapte aux envies sportives tout au long de l’année : des vélos l’été aux skis l’hiver. Les amateurs d’aventures apprécieront la capacité d’étendre leur volume d’habitacle avec la possibilité de mettre un grand coffre ou bien un panier de stockage de sac étanche ou autres gros volumes derrière leur véhicule.

Modules disponibles pour la base modulaire GP SATURN – capture écran site Internet Eurobicy

Conclusion

Voici mon retour après avoir traversé la France avec la Plateforme GP SATURN et emprunté tous types de route avec mes deux vélo sur celle-ci.
Ce qui est attirant sur ce concept, c’est son originalité à pouvoir s’adapter à différentes situations ainsi que sa solidité. Il est appréciable de pouvoir changer facilement les accessoires par de simples vis de serrage sous la plateforme. La capacité de mettre un coffre de voyage sur celle-ci et non sur le toit du véhicule amène un réel intérêt. Tout d’abord, le fait de charger aisément celui-ci, étant à notre hauteur. Ensuite, avec une structure située dans la continuité du véhicule et non sur le toit, il y a moins de prise au vent et un impact positif sur la consommation du véhicule. En revanche, le prix du pack pour deux vélos reste quand même assez élevé. En effet, il faut compter 513,90 € pour cet achat, mais cela est aussi le prix de la sureté. Pratiquant différent sports tout au long de l’année, c’est une structure qui me suivra aisément dans mes envies.

Plateforme porte-vélos GP SATURN de Peruzzo – photo Cassandra Duméry
  • Prix annoncé sur le site Peruzzo : 513,90 €
  • Poids de la base GP SATURN (sans le kit 2 vélos) : 14,6 kg
  • Dimensions ouvert : L. 107 cm / l. 77 cm / H. 72 cm
  • Dimensions fermés : L. 107 cm / l. 77 cm / H. 26 cm
  • Charge maximum : 60 kg. Il convient aux grands vélos grâce à sa capacité de charger des vélos jusqu’à 135 cm d’empattement.
  • Site : Peruzzo, Agence commerciale pour la marque : Eurobicy

Le Allroad : est-ce un simple mot ou une nouvelle façon de rouler à vélo ?

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Nouvelle idée fumeuse, jetée en pâture dans un monde du vélo qui se segmente, ou simplement une nouvelle façon de rouler ? Le Allroad prend une place de plus en plus large dans le monde du vélo. Bike Café suit depuis le début l’évolution de ce concept qui n’a rien de nouveau, mais qui a fini par devenir le qualificatif de nombreuses gammes de vélos et d’équipements. Le Allroad fait la synthèse de ce que recherchent les cyclistes modernes, désireux d’élargir les terrains de jeu restrictifs qu’on leur avait assignés. Il réunit sous ce vocable les vélos d’endurance et les gravel légers qui finissent par se ressembler, ciblant ainsi une part très importante du marché vélo. Dans cet article, nous avons voulu revenir sur le chemin de nos découvertes, pour partager avec vous notre plaisir de rouler sur « toutes les surfaces ».
Photo de couverture Laurent Biger : test de Cassandra et de Laurent du Nakamura Allroad Team.

Les plus vieux ont pour la plupart oublié et les plus jeunes n’ont pas connu le temps où l’on roulait partout avec le même et souvent le seul vélo que l’on possédait. Était-ce un Allroad ? Sur la randonneuse de papa, que l’on appelait simplement vélo, on ne se posait pas la question. Dans l’âge d’or du cyclotourisme de 1930 à 1960, nos anciens roulaient sur une infrastructure routière de mauvaise qualité. On ne se posait pas la question de savoir à quelle catégorie appartenait le vélo : on roulait avec le même pour faire du sport, du voyage, les courses au marché et même pour aller au boulot, avant qu’on appelle ça le “taf”. Les cyclos montagnards ignoraient le mot gravel, les anglais du Rough Stuff Cycling grimpaient les Alpes avec des vélos standards et quand ça ne passait pas, ils les portaient.

Le Allroad
Comme Monsieur Jourdain, Fred ne savait pas qu’il faisait du gravel bike. Fred Wright n’était pas équipé ainsi, et pourtant cela ne l’a pas empêché de tracer tous ces itinéraires avec son vélo basique, ses pneus standards et ses cartes en papier.

Je ne suis pas pour l’usage de termes anglais lorsqu’on peut les éviter, mais ce mot “Allroad” m‘a convaincu. En 2023, j’avais publié un article intitulé “Le Gravel nous rend flous“, mettant l’accent sur les incertitudes que ce vélo avait suscité dans le monde du vélo. J’ai bien essayé de chercher des repères dans le gravel ou dans le vélo d’endurance, mais à chaque fois cette formule Allroad, s’adressant à différents types de terrains, s’est imposée à moi. Pour certains puristes, hyper pointus dans les différentes disciplines du vélo, ce terme peut sembler être, par son côté multi-usage, une hérésie cycliste de plus. Alors pourquoi est-il si souvent utilisé désormais pour qualifier des produits, que ce soient des vélos ou des équipements ?” déclare Patrick qui a testé le Defy, qualifié de vélo d’endurance par Giant, et qu’il a trouvé Allroad.

Le Allroad
Le Giant Defy est classé vélo d’endurance, néanmois Patrick lui a trouvé une vocation Allroad en testant ses limites hors bitume – photo Patrick VDB

On a choisi de parler très tôt de cette capacité à rouler sur différentes surfaces…

La versatilité est devenue tendance et nous voyons arriver sur le marché des vélos de route qui ressemblent de plus en plus à des vélos de gravel. La capacité de s’adapter rapidement aux circonstances, passant de la route au chemin et inversement, a fait naitre une certaine porosité entre les pratiques. Le terme Allroad (toutes routes) exprime cette capacité du vélo à rouler sur une large palette de surfaces différentes. On lui oppose souvent un autre terme comme “vélo d’endurance”. On comprend moins bien ce qu’est un vélo d’endurance : c’est une qualité qui appartient surtout à celui qui roule sur ce vélo. Pour le gravel, c’est un autre débat. On lui donne aujourd’hui tellement de vocations qui finissent par segmenter cette famille, comme cela a été le cas dans le VTT. On finit par s’y perdre : rando, voyage, race, exploration, monster… En analysant tout ça sur Bike Café, on a choisi de parler très tôt de cette capacité à rouler sur différentes surfaces que l’on baptise Allroad en mode ultra, rando, voyage… Ce débat sémantique ne doit pas nous faire sous estimer l’influence marketing du concept, mais dans la mesure où il nous convient, on l’adopte.

Je suis un cycliste génétiquement “routard”, c’est de cette façon que j’ai débuté le vélo. Lorsque le VTT a débarqué en France j’étais à fond dans la course à pied et cette pratique tout terrain m’a totalement échappé. C’est sans doute pour cette raison que je me reconnais plus dans ces vélos Allroad qui ressemblent à des vélos de route. Certains pensent que ce sont des vélos d’endurance “gravelisés”. En fait ce sont des vélos qui ont hérité d’une géométrie route avec une position plus relevée, de passages de roues permettant la monte de pneus de 35-40, de transmissions avec des ratios “montagne”, des fixations pour des emports de différentes nature“, précise Patrick.

Le Allroad a semé ses petits cailloux sur Bike Café

Notre première rencontre avec le concept “Allroad” date d’une visite à l’Eurobike 2015 où, sur le stand Mavic, nous échangions sur de nouveaux produits que la marque jaune avait testés aux US pour le marché américain. Patrick avait beau répéter à son interlocuteur chez Mavic qu’il s’agissait de gravel, celui-ci répondait “Nous, on appelle ça du Allroad…

Le Allroad
Rodolphe notre testeur sur Paris-Roubaix équipé Mavic Allroad – photo organisateur

Nous avons roulé en avril 2016 sur la cyclo-sportive Paris – Roubaix Challenge sur un vélo Raleigh, le Rocker Pro. Notre chroniqueur était équipé de la tête aux pieds de la tenue “Allroad” mise au catalogue de Mavic cette année là. D’autres équipements ont suivi et c’est Dan de Rosilles qui a découvert lors d’un Press Camp Mavic la suite de cette gamme sur des vélos de Caminade dont le fameux modèle “Allroad”.

Le Allroad
Je descends sans souci des monotraces rugueuses avec un sentiment de sécurité et l’envie de passer partout – photo Mavic, Jérémie Reuiller

En 2023, Gerard Vroomen, co-fondateur de Cervélo, qui est passé chez 3T et qui a ensuite créé Open Cycle, témoigne de ce phénomène dans un article publié sur Bike Radar. “Dès que les vélos de route ont eu des freins à disque, il y a eu très peu de différence entre eux et les vélos de gravel“, explique t-il. Chez Wish One, cette option Allroad s’est imposée pour leur vélo carbone fabriqué en France. Matthieu a pu le découvrir sur les pistes des Causses en compagnie de Victor Bosoni, le Petit Prince de l’ultra-cyclisme.

Le Allroad
Matthieu Amielh et Victor Bosoni lors d’un test découverte sur les Causses vers Millau – photo Philippe Aillaud

En septembre 2023, Matthieu avait testé le nouveau Wish One Sub sur les pistes des Causses à Millau, sur le terrain de jeu de la marque aveyronnaise. “Le Sub carbone est optimisé pour rouler avec des pneus de 30 à 35 mm. Il peut aussi accueillir des sections de 40 mm. Étonnant pour un vélo de gravel ? Oui, si l’on pense à un vélo de gravel “classique” pouvant accueillir des pneus de 45 mm, voire davantage. Non, si l’on suit la logique de Wish One, souhaitant positionner ce nouveau modèle pour la compétition. Un gravel race ou un Allroad Performance ? La limite est fine… je vous l’accorde” écrivait Matthieu dans son essai.

Le Allroad
Le nouveau Sub peut accueillir des pneus de 40 mm. Un positionnement affirmé “gravel race et Allroad” – photos : Philippe Aillaud.

Matthieu a continué à évaluer cette pratique du Allroad en testant le Chiru X-Root – un vélo en titane conçu par Pierre-Arnaud Le Magnan – qui l’a séduit par sa performance et sa polyvalence. “Sur la route, le X-Root offre un excellent rendement, même avec les roues Crankbrothers plus lourdes. Le gain de confort est perceptible sur les routes dégradées que Patrick sur le Defy et moi avons empruntées lors de notre sortie vers Maussane pour tester le radar Garmin Varia. Sur le plat, le vélo s’emmène sans broncher à 35 km/h et même chaussé de pneus de 40 mm, je parviens à maintenir cette vitesse pendant de nombreux kilomètres. J’imagine le rendement encore supérieur avec en montage en pneus tubeless de 32 mm“, raconte Matthieu dans son essai.

En 2022, le Cannondale Synapse avait ouvert la voie vers ces nouveaux vélos d’endurance, capable d’installer des pneumatiques larges (à l’époque, le vélo offrait un dégagement de 35 mm pour les pneus). Le nouveau Synapse 2025 offre maintenant un dégagement important pour passer des pneus larges : jusqu’à 42 mm à l’arrière et 48 mm à l’avant.

Le Allroad
Lachlan Morton sur son Synapse qui lui a permis de boucler le tour de l’Australie en un temps record – photo Cannondale

Le cœur du marché du vélo sportif ou de loisir est AllRoad

Dans un paysage du vélo à large spectre, entre le vélo taillé pour l’aventure extrême et celui qui est dédié aux coursiers du World Tour, la majorité des pratiquants se situe plutôt au milieu. C’est là également, que l’on retrouve les cyclistes qui expriment une attirance pour des surfaces mixtes. Le cœur du marché du vélo sportif ou de loisir est Allroad… C’est celui de la quête des cyclistes du dimanche qui ne cherchent plus à ressembler aux champions du Tour de France, faisant le choix de vélos plus confortables et polyvalents. C’est aussi celui des urbains qui découvrent d’autres aspects du vélo et qui, en quête d’aventures, sortent de la ville sur des vélos en bikepacking.

Le Allroad
Cassandra a couru la GravelRoc sur le Nakamura Allroad Team qu’elle a testé en course. Les routes secondaires et dégradées sont le terrain de prédilection de ce vélo – photo Sportograf

Les marques s’emparent du mot Allroad

Cette année, vélos et pneumatiques fleurissent dans cette catégorie. Les châssis des vélos autorisent le montage de pneus tubeless plus larges. Gerard Vroomen avait raison : le vélo de route s’est rapproché du gravel et tous les “routard” trouveront leur bonheur sur un vélo Allroad qui ressemblera à leur ancienne monture. N’est-ce pas là où se situe le marché du vélo sportif et de loisir ? Si vous tapez vélo Allroad sur votre moteur de recherche préféré, vous n’aurez que l’embarras du choix. Nous nous réjouissons à l’avance de vous parler des nouveautés qui arrivent.

Récemment Hutchinson nous a dévoilé son Caracal Allroad que nous testerons cet été.

Pirelli a aussi dévoilé récemment un pneu qui se veut très polyvalent, le Cinturato Evo TLR. Fabriqué en Italie dans l’usine Pirelli de Bollate près de Milan, ce modèle est un pneu tubeless-ready conçu pour être utilisé sur route ou pour le gravel ou les déplacements vélo-travail. “Ce nouveau pneu se décline dans de nombreuses dimensions allant de 28 à 55 mm (!), idéales pour tous ceux qui souhaitent sortir des chaussées goudronnées, mais sans renoncer à la fluidité d’un pneu au dessin « slick », que la surface soit en asphalte ou non “, précise le communiqué de presse.

Pneu Allroad Pirelli Cinturato Evo TLR
Le nouveau pneu Pirelli Cinturato Evo TLR sera bientôt testé sur www.bike-cafe.fr…

Pour conclure

Pour nous, cela ne fait aucun doute, le caractère polyvalent des vélos Allroad va séduire un nombre important de cyclistes. Les performances de ces vélos sont très honorables et le confort est au rendez-vous. Il restera des cyclistes qui cherchent la performance exclusivement sur route. Il y aura aussi de fervents adeptes de gravel un peu engagé. Ce qu’on aime dans le Allroad, c’est justement l’absence de segmentation. L’accès à un terrain de jeu élargi, par ceux qui se dotent de ce type de vélo, est justement l’envie de ne pas entrer dans une case. En voyant sur nos routes le nombre de cyclistes qui roulent encore sur des vélos carbone de première génération avec des freins sur jantes étroites chaussées en 25, on se dit que pour eux le prochain vélo sera un Allroad. Ils pourront aller rouler sur des petites routes rugueuses parfois sur des chemins, loin des routes de plus en plus dangereuses. Ils seront moins “cassés” que sur leurs vieux coursiers archi raides. Ils descendront les cols sans appréhension et ils monteront les pentes les plus raides avec des ratios plus adaptés que les vieilles transmissions compactes. Sur ces vélos moins exigeants, ils retrouveront le plaisir de pédaler sans rien concéder à la performance. Nous n’avons pas parlé des VAE route Allroad, mais les conclusions seraient les mêmes concernant les vélos assistés de ce type.

Comme un lundi : faire un pas de côté

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Comme un lundi
L'obeservatoire de la Sinne - photo Bike Café

 L’édito de Bike Café

Photo de couve avec un vélo en bambou de Gamory aux alentours de l’Observatoire de la Sinne vers le col des Portes

Avez-vous un jour, au hasard de votre balade à vélo, découvert un chemin parallèle à l’un de vos trajets habituels ? Avez-vous comme moi eu cette sensation de vivre une découverte surprenante, presque incroyable, alors que vous êtes simplement à quelques centaines de mètres de cette route que vous empruntez régulièrement ? Il suffit parfois d’un petit changement de parcours, pour voir de façon différente un lieu familier. En se faufilant par les coulisses d’un paysage, on le redécouvre et on en chasse l’ennui. J’ai appelé ça faire un pas de côté. 

faire un pas de côté
Faire un pas de côté sur un vélo en bambou – photo Bike Café

C’est grâce au gravel que j’ai apprécié les pas de côté que ce vélo m’a offert. Ce décalage contestataire de mes habitudes m’a permis de modifier mon angle de vue et également mon point de vue. En 2017, notre ami Fabrice écrivait la chose suivante sur Bike Café : « L’esprit Gravel c’est la curiosité, l’envie de voir un peu plus loin que le bout de l’impasse, que d’autres considéreront comme un cul-de-sac, alors qu’en fait, si l’on longe un peu la haie on tombe par hasard sur un chemin au bout duquel un paysage, jusqu’alors inconnu s’étend, parfois banal, parfois grandiose. » En montant pour la première fois sur un gravel en 2015, j’ai fait un premier pas de côté par rapport à ma pratique cycliste. Ce vélo, qui rend curieux, m’a fait découvrir un territoire de Provence où je venais de m’installer. Nous vivons une époque vélo formidable, car aujourd’hui, même les champions du World Tour en font tout autant, roulant des manches UCI sur “nos” vélos de gravel. Sans oreillette pour les téléguider, sans les cohortes des véhicules d’assistance dans leur sillage, ils font aussi de sacrés pas de côté. À force de s’écarter de la ligne traditionnelle, le cyclisme moderne élargit son espace d’expression.

faire un pas de côté
UCI Millau 2022 avec le futur vainqueur Niki Terpstra de l’équipe Total Energie – photo Philippe Aillaud

Pour Bike Café, le pas de côté est devenu une seconde nature. Notre liberté éditoriale nous permet d’oser le décalage par rapport aux sujets rituels qui animent traditionnellement la planète vélo. On aime découvrir ces chemins parallèles, tracés par l’empreinte de ces pas de côté. Le sujet gravel race était tabou : on me disait “le gravel, c’est de la rando“. Certains avaient déjà défini la case où on pourrait ranger cette nouvelle pratique, sans en avoir saisi les aspects polymorphiques. Les jeunes cyclistes sportifs et l’UCI ont donné tord aux prédictions et cette année nous saluons l’organisation par la FFC des premiers championnats de France de Gravel à Châtellerault dans cette région de Nouvelle Aquitaine acquise à cette forme de compétition sportive. Alors, vous aussi, essayez le pas de côté en lisant nos articles sur Bike Café et pour être sûrs de ne pas les louper, abonnez-vous à notre newsletter.

Patrick.

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