Aujourd’hui, LOOK lève le voile sur son nouveau vélo de gravel : le G85 Cezal. Dès 2019, nous réalisions un test du LOOK 765RS Gravel dans le Sancerrois. Depuis, le gravel a bien évolué ! En attendant de pouvoir tester ce LOOK G85 Cezal sur les pistes, voyons ce qu’annonce la marque de Nevers.
Du Cézallier à la Belgian Waffle Ride
Son nom Cezal évoque les paysages bruts et vastes du centre de la France. Le massif du Cézallier est un plateau volcanique situé dans le Massif central, entre les monts Dore et les monts du Cantal. C’est avec cet ADN brute que ce nouveau vélo s’est aligné en compétition en février 2026 : l’athlète Russell Finsterwald a mené le G85 Cezal à la victoire sur la Belgian Waffle Ride aux USA. Partenaire de développement, les retours terrains de Finsterwald sont précieux pour le fabricant français.
Russell Finsterwald au guidon du prototype du LOOK G85 Cezal – photo ww.cyclingwest.com
Russell Finsterwald, ambassadeur LOOK, déclare : « Dès mes premières discussions avec LOOK, j’ai compris qu’ils étaient sérieux dans leur volonté de revenir en force sur le gravel. Le G85 Cezal tient largement cette promesse. Il coche toutes les cases d’un vélo gravel moderne : dégagement pneus généreux, géométrie corrigée pour accueillir une fourche suspendue et une plateforme racée. Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’équilibre entre maniabilité et confort. LOOK a réussi à conserver un vélo vif tout en améliorant considérablement la stabilité, notamment grâce à l’angle de direction plus ouvert. C’est un vrai plaisir de rouler avec le nouveau G85 depuis plusieurs mois, et je suis enthousiaste à l’idée qu’il soit enfin accessible au public ! ».
LOOK G85 Cezal en configuration double plateaux – photo LOOK
Romain Simon, chef de produit vélo chez LOOK :« Avec le G85 Cezal, nous avons troqué les lignes blanches et les gains marginaux pour autre chose ; nous voulions revenir à l’essence même du vélo : le plaisir. Tout en nous appuyant sur notre ADN performance et notre expertise en matière de carbone, nous avons voulu insuffler au vélo une âme rebelle et joueuse. ».
LOOK G85 Cezal – photos LOOK
Le LOOK G85 Cezal dans les grandes lignes
Premièrement, le dégagement est optimisé pour accepter des pneus jusqu’à 57 mm (environ 2,25″) à l’avant et 50 mm à l’arrière. La géométrie du cadre est également conçue pour accueillir une suspension jusqu’à 60 mm de débattement. Puis, le cadre accepte toute transmission mono plateau, mais aussi double, mécanique comme électronique. Toutefois, en transmission double plateau, le dégagement arrière est logiquement réduit, pour accepter des pneus jusqu’à 45 mm de largeur.
Le dégagement pour les pneus est un des axes de développement majeurs de ce nouveau G85 Cezal – photo LOOK
Enfin, pour la stabilité et le contrôle, le cadre en carbone affiche un angle de direction de 70° et un angle de tube de selle de 74°, ce qui devrait garantir un bon transfert de puissance, même sur les parcours les exigeants.
LOOK G85 Cezal : principales caractéristiques
Cadre et fourche sont en carbone et sont garantis à vie.
Le dégagement des pneus est compatible jusqu’à 57 mm (2,25″) de largeur à l’avant et 50 mm à l’arrière en configuration mono plateau, et 45 mm en configuration double plateaux.
Un angle de direction de 70° pour un meilleur contrôle sur les terrains techniques, et un angle de tube de selle de 74° pour de bonnes aptitudes de grimpeur
Géométrie de la taille Medium
Cadre à la géométrie spécifiquement conçue pour accueillir éventuellement une fourche suspendue jusqu’à 60 mm de débattement, sans altérer la géométrie du vélo
LOOK Tool Box : un rangement intégré au tube diagonal pour l’essentiel (outils, cartouche CO², pompe, etc.), fourni avec une housse :
Routage interne des câbles
Compatible avec le poste de pilotage optionnel Aero Carbon (cintre et potence) pour les cyclistes les plus exigeants (+ 790 €) :
Tarifs et disponibilité : le LOOK G85 Cezal est disponible chez les revendeurs agréés LOOK Cycle et sur lookcycle.com Kit cadre seul : 2390 € Vélos complets de 3490 € à 6490 € selon les modèles suivants :
Axel Carion est le créateur et l’organisateur du championnat mondial d’ultra-distance Bikingman. Voir le monde à travers du prisme de l’aventure à vélo est sa quête de bonheur d’ultracycliste. Il part régulièrement à la découverte des grandes pistes du monde entier depuis 15 ans. Entre les épreuves Bikingman du calendrier annuel, il s’offre des explorations incroyables sur des territoires inspirants. J’observe chacune de ses aventures par la fenêtre des réseaux sociaux et lorsqu’il revient de ses voyages ma curiosité n’est pas éteinte, j’ai envie de l’appeler pour lui dire : raconte !
Cette fois Axel nous emmène sur la traversée de la Baja California. Cette route mythique, de plus de 2 000 km, quasi exclusivement hors-piste, relie la frontière États-Unis/Mexique jusqu’à l’extrême sud de la péninsule de Baja California. Elle est décrite comme l’une des expéditions à vélo les plus brutales et les plus isolées du continent américain par les conditions qu’elle rassemble : sable profond, ornières impitoyables, montées raides dans les sierras escarpées, cactus à perte de vue, points d’eau rares et températures extrêmes.
À chaque expédition, Axel enrichit son C.V d’aventurier
Depuis 15 ans, Axel Carion a accompli de nombreuses traversées légendaires sur les traces des migrations humaines. Il nous en a restitué une belle synthèse dans l’ouvrage “Le Monde à vélo, voyages extraordinaires en bikepacking“, qui est présent dans la bibliothèque de Bike Café. Une double traversée de la Cordillère des Andes (13 500 km en 2015 en 240 jours, puis un record du monde en 2017 en moins de 50 jours). Une autre double traversée des États-Unis (Est-Ouest en 2024 en 25 jours, puis Nord-Sud le long de la Great Divide Mountain Bike Route en VTT. Il a roulé sur le Chemin Royal des Incas au Pérou (1 800 km à plus de 4 000 m d’altitude), la Route des rois en Jordanie et la piste Hô Chi Minh au Vietnam… Et bien d’autres. À 41 ans, Axel Carion est un explorateur français en ultracycliste parmi les plus entreprenants.
Ce parcours sauvage et engagé au Mexique s’inscrit dans la continuité de sa traversée nord-américaine à VTT de la mythique Continental Divide réalisée en août dernier.
Alors raconte !
Je fais même de l’organisation de course, pour pouvoir partir en exploration …
J’ai donc appelé Axel pour lui proposer un nouvel échange podcasté, afin qu’il nous raconte sa nouvelle aventure. Je vous invite à écouter ce nouveau Blabla (le 200ᵉ de la série) dans lequel il nous raconte cette aventure qu’il a partagée avec Bertrand Baverel qui se lançait pour la première fois dans une telle exploration. “C’était une belle occasion pour moi de fêter, avec un participant du Bikingman, les 10 ans de notre championnat…” Au départ le projet était d’aller au Venezuela, mais compte tenu des événements politiques, Axel a choisi cette autre destination qui, en ce mois de mars, était propice en termes de climat. La Baja Divide est une trace inspirée de la Great Divide américaine : off road, engagée, beaucoup de dénivelé… Elle s’inspire de la Baja 1000, un rallye raid auto qui existe depuis près de 70 ans et que l’on surnomme le “Far West du sport automobile”.
Des choix différents : dropbar pour Axel et flatbar pour Bertrand – Photo Axel Carion
“C’est un terrain extrêmement rugueux et très difficile. Il y a beaucoup de sable, de cactus, de caillasses, des ornières… c’est très technique“, explique Axel. Bertrand et Axel ont beaucoup réfléchi en amont à l’équipement matériel nécessaire pour réaliser cette aventure qui s’annonçait difficile. “Bertrand a choisi un Specialized Epic avec un amortisseur arrière et une fourche suspendue à l’avant. Nos charges devaient être inférieures à 30 kg, avec des pneus à 2.25. Moi je suis parti avec un Trek Checkout, qui est le dernier né de la marque américaine et qui est un tout suspendu.“
Photo Axel Carion
Jusqu’où peut-on aller quand tout devient difficile ?
“Pendant ces 14 jours on a dormi sous la tente 9 jours et le reste dans des guests ou chez l’habitant. Ces quelques hôtels et maisons d’hôtes nous ont permis de recharger notre matériel électronique et de nous doucher.” Le duo a dû gérer des moments difficiles qu’Axel nous raconte. Bertrand a cassé la semelle d’une de ses chaussures. Il a souffert du tendon d’Achille. Le premier défi a été de trouver là-bas une paire de chaussures taille 45 et ensuite le 2ᵉ défi a été de le positionner sur son vélo. “J’ai fait appel à distance à Joël Steve de velofitting que je consulte parfois lorsque j’ai ce type de soucis sur mes expéditions...” En plein milieu d’un désert, avec 8 heures de décalage, Bertrand a pu limiter ses douleurs en ajustant la position de la selle pour lui permettre d’aller au bout.
Photo Axel Carion
Au delà des aléas mécaniques toujours possibles sur cette Baja California, le danger le plus certain ce sont les animaux. “L’adaptation la plus délicate, pour les occidentaux que nous sommes, c’est la présence de crotales. Nous en avons rencontré beaucoup et plusieurs fois par jour. Ces serpents particulièrement dangereux viennent se réchauffer au soleil sur les pistes. On les voit au dernier moment et surtout on les entend. Ils se surnomment cascabelle à cause du bruit de sonnette qu’ils produisent lorsqu’ils sont prêts à attaquer”
Podcast avec Axel Carion
Axel me confirme qu’il sépare de façon très hermétique ses deux activités : l’exploration qu’il réalise à titre personnel et l’organisation de l’événement Bikingman dans lequel il veille à mettre un bon périmètre de sécurité pour ne pas mettre en danger ses participants. “Il ne faut pas mélanger les deux…”, me dit Axel. Rendez-vous à la prochaine expédition… Le film devrait bientôt sortir, je ne manquerai pas de vous prévenir en attendant les images, écoutez le podcast.
À l’occasion de la sortie le 4 avril du dixième épisode de la série Bikepacking Colors, intitulé “La Parenthèse Corse”, j’ai échangé lors du podcast disponible dans cet article, avec Antoine Bussier. Photographe et vidéaste, il développe depuis 2018 une approche singulière du voyage à vélo, entre narration visuelle et expérience personnelle. Avec ce nouvel épisode filmé en noir et blanc, il propose une lecture différente du bikepacking, plus introspective et minimaliste. (Photos de cet article Antoine Bussier)
Photo Antoine Bussier
Depuis 17 ans Antoine évolue dans le monde du vélo … Le vélo et l’image se sont croisés dans son travail pour aboutir en 2018 à un premier film qu’il a baptisé Bikepacking Colors. Je le taquine un peu sur le mot Colors, alors qu’il nous a contacté pour nous présenter un film en noir et blanc. Il m’explique alors que colors ne signifie pas couleurs, mais la tonalité du vent, de l’ambiance de ce qui ressort de l’instant. Alors oui, ça peut être traité en noir et blanc.
Aux origines de Bikepacking Colors
Dans le podcast, Antoine Bussier revient sur la création de Bikepacking Colors en 2018. “C’était au départ à l’occasion d’un voyage avec ma compagne au Japon. Pour préparer ce voyage nous avons fait une traversée entre Clermont-Ferrand et Grenoblequi a donné lieu à de l’image. Ça ne devait pas appeler une suite et c’est devenu progressivement une série à force de filmer nos voyages.” Le projet est donc né d’un besoin simple : raconter les voyages à vélo autrement. Antoinel explique qu’il ne se retrouvait pas dans les formats classiques. Selon lui, beaucoup de contenus suivent une logique souvent centrée sur la chronologie.
Avec Bikepacking Colors, Antoine cherche une approche différente. Il construit ses films comme des objets narratifs. Chaque épisode propose une ambiance, une sensation et un point de vue.
Du vlog au film : une écriture visuelle assumée
Antoine Bussier insiste sur un point important. Bikepacking Colors relève plutôt de la créations de films. “Ce n’est pas une série avec une durée type, une signature unique, …Au début il n’y avait pas de drone, il n’y avait pas de voix off, peut-être que ça changera encore sur d’autres épisodes… ” Antoine laisse une belle part à la création. Dans l’échange, il explique que le montage joue un rôle central. L’histoire ne s’écrit pas totalement avant le départ. Elle se construit souvent après, à partir des images tournées. Il accorde une place importante aux silences, aux transitions et au rythme. Selon lui, ces éléments permettent de transmettre une émotion plus qu’une information.
Photos Antoine Bussier
Cette approche demande du temps. Elle implique aussi une sélection rigoureuse des images. Antoine a introduit dans ses films la voix “off”. C’est le cas de cet épisode Corse pour lequel il a fait appel à un narrateur qui déroule le texte qu’il a écrit lui et qu’il a rythmé avec les images. Peut-être une nouvelle pudeur de sa part.
Le vélo comme outil d’expérience
Le podcast met en avant le rôle du vélo dans le projet. Antoine Bussier ne le considère pas uniquement comme un sujet. Il explique que le vélo permet de ralentir, de prendre le temps. Il offre une immersion progressive dans les paysages. Cette temporalité influence directement sa manière de filmer.
Photo Antoine Bussier
Le bikepacking ouvre aussi des possibilités. Il permet de sortir des axes principaux et d’explorer des routes secondaires ou des chemins. C’est d’ailleurs un choix assumé il préfère les chemins aux routes. Selon lui, ces choix d’itinéraires participent à la construction du récit.
Épisode 10 : La Parenthèse Corse
Je trouvais que la couleur masquait le récit de la voix off…
Le dixième épisode marque une étape dans la série. Intitulé “La Parenthèse Corse”, il propose une approche différente. Dans le podcast, Antoine Bussier décrit ce voyage comme plus introspectif. Il ne s’agit pas seulement d’explorer un territoire. “On était parti pur faire un truc très off-road et en fait à cause de trop nombreuses parcelles privés nous avons fait que 200 km de chemins sur les 800 km du voyage“.
Photos Antoine Bussier
Ce choix a changé la dynamique du voyage. Il introduit une dimension plus personnelle dans le film.La voix off observe les 2 voyageurs et raconte l’histoire. Ce voyage répond à un besoin de se retrouver. Il s’éloigne d’une logique d’aventure classique.
L’un des éléments marquants de cet épisode concerne le choix du noir et blanc. Antoine Bussier revient sur cette décision dans l’échange. “Je trouvais que la couleur masquait le récit de la voix off. Ce choix a ét dur, ma compagne m’a dit tu ne peux pas mettre la Corse en noir et blanc !“. Il explique que la Corse offre des paysages très colorés et pourtant, il choisit de retirer la couleur pour se concentrer sur l’essentiel.
Le noir et blanc met en avant les formes, les contrastes et les émotions. Il renforce aussi la dimension intime du film.
Bikepacking Colors aujourd’hui
Dans le podcast, Antoine Bussier évoque la suite du projet. Bikepacking Colors reste un espace d’expression. Il ne cherche pas à reproduire un format fixe. Chaque épisode peut évoluer en fonction du contexte et de l’envie.
Photo Antoine Bussier
Il insiste sur une idée simple. Le voyage à vélo reste un moyen de se reconnecter. Les films permettent de prolonger cette expérience.
Une approche sensible qui me plait
Écoutez le podcast avec Antoine Bussier
Bikepacking Colors propose une lecture singulière du voyage à vélo. Antoine Bussier développe une approche qui mêle narration, image et expérience personnelle. Avec ce dixième épisode, la série confirme une évolution vers plus de simplicité et d’introspection. Elle montre que le bikepacking peut aussi devenir un outil de création.
Le podcast permet de mieux comprendre cette démarche. Il éclaire les choix derrière les images et donne une autre lecture de ces films.
Foutons le camp …
C’est un autre proposition d’Antoine Bussier qui a fondé ce projet “Foutons le camp” qui prone la culture de la belle trace. Il invite des petits groupes à se retrouver, le sourire au coin des lèvres, sur une proposition de voyage découverte organisé pour de petits groupes de 20 cyclistes. La trace est donnée 1h avant le départ. Les lieux des départ et d’arrivée sont systématiquement à proximité d’une gare pour limiter/supprimer des déplacements en véhicules. Chacun agit en responsabilité et doit être autonome sur l’hydratation, l’alimentation, la nuit et la mécanique. Foutons le camp n’est pas adapté aux débutants. Les frais de participation sont de 20 €.
En regardant les champions en découdre dimanche dernier sur les pavés de Paris – Roubaix, cette citation “L’enfer est pavé de bonnes intentions” m’est venue en tête. Sur mon écran, admiratif de ce grand spectacle cycliste, je cherchais ces fameuses bonnes intentions qui auraient pavé cette course d’enfer. Cette épreuve, qui existe depuis 1896, est devenue le conservatoire de ces parallélépipèdes généralement faits de pierre, taillés par l’homme depuis l’ère romaine. La première intention est peut-être qu’on doit aujourd’hui protéger le pavé contre la bitumisation et les larcins des collectionneurs sacrilèges. La seconde intention est patrimoniale car cette épreuve cycliste est une institution. Elle représente l’héritage de l’époque héroïque du cyclisme. Autrefois les coureurs locaux l’appelaient « La Pascale », certains d’entre-eux, étaient issus du milieu de la mine et ils préféraient cet enfer de la surface à celui du ventre de la terre. Ce devoir de mémoire est sans doute l’intention la plus forte de cet enfer qui en est pavé.
Photo Mathieu Poussou lors de la Bootlegger Malteni
Le pavé de ce Paris – Roubaix, jeté dans la mare de ma sortie paisible du lundi matin, a créé le trouble dans mon esprit d’observateur du monde du vélo. Est-ce que cette course ne serait pas devenue le mausolée d’un cyclisme disparu, auprès duquel on viendrait rendre hommage tous les ans au mois d‘avril ? C’est peut-être encore la seule course qui nous offre cette part de suspens qui nous tient en haleine jusqu’à l’arrivée sur le vélodrome de Roubaix. Je me souviens de mon échange avec le dessinateur Christian Lax. Il me disait, « Dans l’inspiration, ce qui me parle le plus, c’est l’époque des pionniers, où le vélo était réellement une aventure peuplée de personnages romanesques. Mal équipés, pour beaucoup livrés à eux-mêmes, ils roulaient sur des routes qui n’en étaient pas, dans des conditions propices à créer de l’épique. » Il précise en me citant le bouquin de Philippe Bordas :”Forcenés”. Lui aussi il s’arrête dans son livre aux années Hinault.
La BD de Christian Lax que j’ai adoré … Il est question de pavés, mais surtout de l’épique
Aujourd’hui le matériel a évolué, les personnages sont peut-être moins romanesques, mais ils roulent toujours sur des parties de routes qui n’en sont pas. Le surnom de « l’Enfer du nord » pour cette course est resté pour fleurir les sujets médiatiques. Dans notre société devenue lisse comme le bitume, ces pavés qu’il faut affronter symbolisent l’effort, le courage, l’abnégation. C’est là également que se situent les bonnes intentions auxquelles beaucoup renoncent ? Cette glorification vécue sur le “haut du pavé” le temps d’une course cycliste contrebalance l’abandon, le découragement, l’arrivisme ambiant ? Ce n’est pas le cas pour Bike Café : chaque jour nous partons “battre le pavé” de l’actualité vélo, comme ces cyclistes qui ne cèdent pas au découragement.
Impossible pour moi d’aborder l’essai de ce vélo sans vouloir parler un tout petit peu de Cinelli. Marque iconique qui a toujours su apporter son grain de sel dans le milieu cycliste par son innovation et son sens du design. Créée en 1947 par le coureur italien Cino Cinelli c’est son rachat par le groupe Columbus qui propulsera l’entreprise milanaise au rang d’icône pop à la fin des années 70. En pensant à Cinelli, j’ai en tête ces magnifiques vélos de piste dignes d’un musée ainsi que leurs nombreuses collaborations artistiques à travers le Cinelli Art Program.
Cinelli Laser – Photo www.rizzoliusa.comCinelli : The Art and Design of the Bicycle – Photo biblio.comCollaboration avec l’artiste Yinka Ilori sur cadre Vigorelli – Photo Cinelli
Loin d’être avare d’innovations, ils seront notamment parmi les premiers à travailler sur l’aérodynamisme du couple cycliste + vélo. Rappelez-vous par exemple des fameux aerobars « Spinaci » mythiques des années 90.
Publicité pour les Spinaci
Plus récemment, les années 2000 donneront un éclairage plus urbain à la marque qui surfera sur l’essor de la culture fixie avec des modèles tels que que les MASH et Vigorelli.
Un très beau montage d’un Cinelli Mash Histogram – Photo Cycle Project Store
Et c’est finalement à la fin des années 2010 que Cinelli débarquera enfin dans le milieu gravel. Un intérêt qui n’a depuis pas faibli car l’entreprise italienne nous propose aujourd’hui une large gamme allant du gravel sportif au monster gravel en passant par le pur vélo de voyage.
Historiquement, Zydeco est le nom porté par les premiers gravel de la marque. Le Zydeco est une musique festive originaire de Lousiane, dont le washboard, littéralement la planche à laver, en est l’un des instrument. Cinelli veut par ce nom apporter une identité joyeuse et nature à son vélo. Il est fort probable que le nom Washboard fasse également référence au type de terrain sur lequel ce vélo est appelé à évoluer. Quant à Sport, c’est plus simple, le Cinelli Zydeco Washboard se décline en deux modèles, Allday et Sport.
Au delà de la couleur, nous pouvons noter que les groupes et les fourches diffèrent. Le Allday, annoncé à 1500 €, possède un groupe Shimano Cues en 2 x 9 vitesses avec étriers Tektro à câbles ainsi qu’une fourche en aluminium. Quant au Sport, vendu 2300 €, il affiche un groupe Shimano Cues en 1 x 11 vitesses avec freinage hydraulique et une fourche en carbone. Construit autour d’un cadre en aluminium, Le Zydeco Washboard est présenté par Cinelli comme un vélo accessible et polyvalent pouvant évoluer sur tous les terrains. Un modèle versatile pour vous accompagner à la ville comme au champs, “velotaffer” la semaine et aller se perdre le weekend. Charmant programme !
Présentation du vélo
Une fois sur ses roues ce vélo présente bien. La peinture est sympathique et le montage semble cohérent avec l’orientation voulue.
petit rappel du logo Columbus sur la fourche en carboneL’accordéon est aussi un instrument très répandu dans le ZydecoPhotos Benjamin Bodot
Son cadre en alliage d’aluminium 6061 T6 de chez Columbus, présente de nombreux inserts pouvant accueillir des garde-boue ainsi qu’un porte-bagages. Des inserts sont aussi présents sous le tube diagonal pour un porte-bidon mais également sur le tube supérieur pour de la bagagerie.
Cadre et fourche munis de très nombreux inserts – Photo Benjamin Bodot
Le passage de la câblerie se fait en interne à la colonne de direction après être passé sous la potence. Un montage permettant de changer la potence ou le cintre sans purger le système. Nous trouvons aussi un boitier fileté BSA, gage de facilité mécanique, ainsi qu’une patte de dérailleur UDH rassurante quant à la versatilité du vélo (pour en savoir plus sur l’UDH voir l’article de Laurent Biger : UDH : trois lettres qui changent le marché).
Poste dépouilléBoitier fileté BSAPatte de dérailleur UDHPhotos Benjamin Bodot
À l’avant se trouve une fourche en carbone Columbus Cross munie de nombreux inserts et possédant un passage pour le montage d’un moyeu dynamo. Celle-ci est aussi équipée d’un système Dual Rake permettant un ajustement de l’offset pour le passage de plus gros pneumatiques. Le vélo est posé sur une paire de roues tubeless ready montées de pneus WTB Riddler en 700 x 45 mm. Nous pouvons noter que le cadre est annoncé pour accueillir des pneus jusqu’à 45 mm de section.
La fourche avec son système Dual Rake, on aperçoit aussi la sortie du passage pour le câble de dynamo – Photo B. BodotPassage pour des pneus allant jusqu’à 45mm – Photo Cinelli
Pour finir, un groupe complet Shimano CUES vient compléter le montage. Une transmission en 1 x 11 vitesses actionnée par câbles avec freinage hydraulique. Ce groupe est une découverte pour moi. Il vient se placer dans la gamme Shimano sous les GRX pour proposer une alternative plus économique, et un peu moins légère, à ses grands frères.
L’excellent groupe Shimnao CUESLe freinage exemplaireLes manettes CUES ont la même ergonomie que leurs grandes soeursDétails du groupe Shimano CUES – Photo Benjamin Bodot
La géométrie du vélo se veut plutôt tolérante avec un angle de fourche assez ouvert et des bases relativement longues. des dimensions qui devraient assurer une excellente stabilité au vélo et un comportement rassurant au pilotage.
Illustration Cinneli
Pesé à 11,7 kg pour une taille XL, nous avons un ensemble cohérent pour celui qui souhaite découvrir la discipline tout en se faisant plaisir avec une vélo original. Un montage homogène pour un vélo versatile avec une géométrie accessible a tous.
Photo Benjamin Bodot
Au roulage
Les premiers kilomètres se font sur la route. Le vélo confirme ce que présageait la lecture du tableau de géométrie avec une grande stabilité au roulage. Les pneus fonctionnent plutôt bien sur le bitume sans l’impression d’être collé, ni bruits particuliers.
Photo Rachid Wissad
Les premières relances me rappelleront tout de suite le poids du vélo et notamment de ses roues. La prise de vitesse et les raidillons se font un peu plus difficiles que d’habitude. Petite frustration, mais à ce prix il ne fallait pas s’attendre a une monte de roues légère. Le placement tarifaire voulu pour ce modèle oblige Cinelli à faire certains choix. Le groupe Shimano CUES est une excellente découverte. Je retrouve l’ergonomie et le fonctionnement de ses grands frères. La seule différence ressentie est une descente des vitesses un peu plus souple que sur du GRX. Quant au freinage, il est véritablement efficace, gros point positif de ce coté là.
Photo Laurent Biger
Une fois dans les chemins, le vélo confirme sa stabilité avec un comportement rassurant. La géométrie est effectivement tolérante et pardonne facilement les erreurs. Soit un comportement parfait pour un pilote débutant qui découvre la discipline, mais qui manquera peut-être de vivacité pour le pilote confirmé. Quant au groupe, il fonctionne à merveille. Le choix du mono-plateau de 40 couplé avec une cassette en 11-50 est parfait pour l’usage et permet de ne pas subir exagérément les pourcentages. Par ailleurs, le freinage confirme son excellence dans ces conditions dégradées et il saura rassurer le pilote lors de prise de trajectoire un peu ambitieuse.
Photos Laurent Biger
Sur les pistes planes je retrouve cette stabilité ressentie sur la route, le vélo tient bien sa ligne. Vis à vis du confort, la fourche en carbone filtre un peu les aspérités mais il faudra jouer de la pression des pneus pour lisser un peu plus la rigueur de la piste. Absolument rien d’étonnant, nous sommes là sur un cadre en aluminium avec des tubes de bonnes sections. Il faudra travailler sur les périphériques pour adoucir cela.
Photo Laurent Biger
Conclusion
Globalement ce vélo représente une très bonne option pour le cycliste qui souhaite s’initier au gravel. Un cadre en aluminium solide et versatile avec une géométrie accessible. Avec son prix relativement réduit, ce Cinelli Zydeco Washboard Sport vous permet de rentrer dans l’univers Cinelli avec un vélo original et plutôt bien pensé.
Photo Benjamin Bodot
Son montage est cohérent avec un groupe efficace et bien étagé. Seul vrai bémol, le choix des roues, mais c’est aussi le cas sur nombre de ses concurrents dans cette gamme de prix. Par ailleurs, c’est une amélioration facilement envisageable par la suite.
Photo Benjamin Bodot
L’objectif de Cinelli de proposer un vélo accessible à tous, tant par son prix que par son comportement, est tout à fait respecté. Son accessibilité mécanique et ses nombreux inserts permettent véritablement de l’envisager sur le long terme et dans de nombreuses utilisations. Le contrat est rempli avec un vélo qui saura effectivement vous accompagner quotidiennement à la ville comme aux champs.
Caractéristiques du Cinelli Zydeco Washboard Sport
TAILLES
XS (49), S (51), M (54), L (56), XL (59)
CADRE
Alliage d’aluminium Columbus Triple Butted 6061 T6 (1800 g en taille M)
FOURCHE
Columbus Cross 1-1/8″ – 1-1/2″ full carbon avec système Dual Rake (585 g non coupée)
Le nouveau Canyon Endurace CFR marque une évolution importante dans la gamme endurance de la marque allemande. Avec ce modèle, Canyon cherche à proposer un vélo capable de répondre aux exigences actuelles des cyclistes, entre performance sur route et capacité à affronter des terrains plus exigeants. Positionné comme un vélo all road, ce Canyon Endurace s’adresse aux pratiquants qui veulent rouler vite tout en conservant du confort sur les longues distances et les surfaces dégradées.
Une approche all road assumée
Avec cette nouvelle génération, Canyon fait évoluer le Canyon Endurace vers un usage plus large. La marque présente ce modèle comme un vélo capable de performer dans des conditions difficiles, notamment sur des routes dégradées ou des secteurs pavés.
Photo Canyon
Le développement s’appuie notamment sur un travail mené avec l’équipe Alpecin–Deceuninck (anciennement Alpecin–Premier Tech), avec une attention particulière portée à la fiabilité. Comme le souligne le manager de l’équipe, la capacité du vélo à rester performant dans des conditions exigeantes constitue un critère central. Cette orientation confirme une tendance de fond : les vélos d’endurance se rapprochent de plus en plus des pratiques gravel légères, sans basculer totalement dans cette catégorie.
Un cadre renforcé pour les conditions difficiles
Le Canyon Endurace CFR intègre une construction carbone spécifique visant à améliorer la résistance et la précision de pilotage. Canyon utilise des fibres haut de gamme, avec un renforcement ciblé de la douille de direction.
La marque indique également avoir soumis le cadre à des tests dépassant les standards habituels du secteur – photos Canyon
Cette évolution répond à une demande des coureurs professionnels, notamment pour conserver de la précision dans les phases d’effort intense ou sur des surfaces irrégulières comme les pavés. La marque indique également avoir soumis le cadre à des tests dépassant les standards habituels du secteur, afin de reproduire les contraintes rencontrées en conditions réelles.
Un dégagement pneus élargi pour un usage all road
Autre évolution notable du Canyon Endurace : le dégagement pour les pneus atteint désormais 35 mm. Ce choix permet d’exploiter des sections plus larges, qui favorisent à la fois le confort, l’adhérence et le contrôle.
Photo Canyon
Ce point s’inscrit directement dans une logique all road. Il permet d’envisager des sorties incluant des portions de routes dégradées, voire des chemins roulants, sans compromettre totalement le rendement sur l’asphalte.
Un équilibre entre aérodynamisme et confort
Canyon cherche à maintenir un niveau de performance proche de ses vélos orientés course. Selon la marque, le Canyon Endurace CFR affiche des performances aérodynamiques très proches de celles de l’Aeroad.
Photos Canyon
Dans le même temps, des solutions spécifiques visent à améliorer le confort. La tige de selle VCLS Aero introduit une certaine flexibilité verticale, avec un gain annoncé de plus de 25 % par rapport à une tige rigide. Cette combinaison traduit une volonté de limiter la fatigue sur les longues distances, sans sacrifier totalement la vitesse.
Une ergonomie pensée pour l’adaptation du cycliste
Le Canyon Endurace CFR reprend une géométrie issue des modèles compétition de la marque, avec une position orientée performance. Le cockpit PACE constitue un des éléments clés de cette évolution. Il permet d’ajuster facilement la hauteur et la largeur du poste de pilotage, sans opérations complexes. Canyon propose également différentes formes de cintres pour adapter la position aux préférences du cycliste.
Photo Canyon
Autre évolution notable : l’adoption de manivelles plus courtes. Ce choix vise à améliorer la cadence et à réduire les contraintes articulaires, notamment sur les longues sorties.
Un vélo déjà éprouvé en conditions de course
Avant son lancement officiel, le Canyon Endurace CFR a déjà été utilisé en compétition sur les classiques printanières. Des victoires ont été obtenues sur des parcours exigeants, ce qui permet à la marque d’appuyer son positionnement all road orienté performance.
Photo Canyon
Les équipes partenaires disposent désormais de ce modèle comme alternative aux vélos purement aérodynamiques, en fonction des conditions de course.
Le Canyon Endurace suit l’évolution des pratiques
Photo Canyon
Avec cette nouvelle version, le Canyon Endurace confirme l’évolution des vélos d’endurance vers des usages plus polyvalents. La marque propose ici un modèle qui cherche à concilier rendement, confort et capacité à affronter des terrains variés. Ce positionnement all road reflète les attentes actuelles des cyclistes, notamment dans les pratiques gravel light ou les longues sorties sur routes dégradées. Le Canyon Endurace CFR s’inscrit ainsi dans une tendance où les frontières entre les catégories continuent de s’estomper.
En résumé
Nouveau lay-up carbone CFR renforcé
Passage de pneus jusqu’à 35 mm
Renforts en titane sur les zones critiques
Profil aérodynamique à moins de 1 watt de l’Aeroad CFR
Tige de selle VCLS aero pour le confort
Géométrie Race
Cockpit PACE Bar
Plusieurs options de personnalisation sont possibles via le programme MyCanyon. Le nouvel Endurace est disponible en trois coloris, six tailles (du 2XS au XL, pour des cyclistes de 160 à 196 cm), exclusivement sur canyon.com ou via l’application Canyon, à partir de 8 999 €.
Le Kona Unity marque le retour d’un modèle emblématique revisité pour les usages actuels. Avec cette nouvelle version, la marque propose un vélo pensé pour le bikepacking, le gravel engagé et les terrains techniques. Selon Kona, le Unity ne se limite pas à une seule catégorie. Il combine plusieurs approches pour accompagner les cyclistes sur des itinéraires variés.
“Every day is ride day” un slogan qui indique la vocation de ce vélo – photo Kona
Kona, marque reconnue pour ses vélos orientés aventure et VTT, développe ici une plateforme dédiée aux pratiques modernes. Ce modèle s’adresse aux cyclistes qui souhaitent sortir des sentiers classiques et transporter du matériel sur de longues distances.
Photos Kona
Une plateforme pensée pour la polyvalence
Le Kona Unity se positionne comme un vélo capable de couvrir plusieurs usages. Il peut s’utiliser en VTT, en gravel engagé ou en configuration bikepacking. Selon la marque, cette approche répond à une évolution des pratiques. Les cyclistes recherchent aujourd’hui des vélos capables de s’adapter à différents terrains.
Un montage mixte 29″ à l’avant et 27.5″ à l’arrière pour abaisser le centre de gravité – photo Kona
Le Kona Unity adopte une configuration mixte avec une roue avant en 29 pouces et une roue arrière en 27,5 pouces. Ce choix vise à optimiser le comportement du vélo. Il permettrait d’abaisser le centre de gravité et d’améliorer la maniabilité sous charge . Cette architecture offre également plus de dégagement pour les sacoches et les porte-bagages arrière.
Une géométrie optimisée pour le bikepacking chargé
Le Kona Unity intègre une géométrie spécifiquement développée pour rouler avec du poids. Kona explique avoir travaillé sur le comportement du vélo en condition réelle. Le réglage du déport de fourche et de la stabilité vise à conserver une direction prévisible, même avec un chargement important .
Le vélo propose de nombreux points d’emport – photo KonaLe porte-bagage avant intégré – photo KonaUn vélo pensé pour rester maniable même lorsqu’il est chargé – photo Kona
Cette approche permet d’envisager des voyages longue distance avec un vélo stable et équilibré. Le Kona Unity reste ainsi exploitable sur des terrains variés, même lorsque le vélo transporte plusieurs jours d’équipement.
S
M
L
XL
Tube de selle
370
420
470
530
Top Tube
591
623
656
691
Reach
435
460
485
510
Stack
615
620
629
643
Entre jambes
725
760
816
849
Angle direction
65.8°
65.8°
65.8°
65.8°
Hauteur direction
160
165
175
190
Angle tube selle
75.8°
75.3°
74.8°
74.3°
Longueur des bases
440-456
440-456
440-456
440-456
BB Drop
70
70
70
70
BB Hauteur
311
311
311
311
Empâtement
1176-1191
1203-1219
1232-1248
1263-1279
Centre avant
745
772
796
831
Longueur fourche
450
450
450
450
Déport fourche
59
59
59
59
Un cadre conçu pour le transport et la modularité
Le Kona Unity met l’accent sur la capacité de chargement. Le cadre propose un triangle avant surdimensionné pour accueillir une grande sacoche de cadre. Selon Kona, cette conception permet de maximiser l’espace disponible pour le transport de matériel, qu’il s’agisse d’eau, d’outils ou d’équipement .
photo Kona
Le vélo dispose également de nombreux points de fixation. Le cadre compte 20 inserts, la fourche en propose 11 supplémentaires et le porte-bagages avant encore 12 de plus. Cette configuration ouvre de nombreuses possibilités de montage. Le Kona Unity s’adapte ainsi à différents types de voyages, du week-end léger à l’expédition longue distance.
Un porte-bagages avant intégré
Le Kona Unity intègre un porte-bagages avant directement fixé au cadre. Cette solution vise à stabiliser la charge. Contrairement à un montage classique sur la fourche, ce système limite les mouvements parasites. Kona indique que la direction reste stable, même avec du poids à l’avant.
Un porte-bagages intégré garanti la dimension bikepacking mais interdit le montage d’une fourche suspendue – photo Kona
Ce choix technique répond aux contraintes du bikepacking chargé. Il permet de transporter du matériel sans dégrader le comportement du vélo. Le système reste compatible avec des solutions tierces. Le cycliste peut adapter son montage en fonction de ses besoins.
Transmission et composants adaptés à la charge
Plateau de 28 dents associé à une cassette 11-50 – photo Kona
Le Kona Unity utilise une transmission Shimano XT Linkglide 11 vitesses. Selon la marque, ce système se distingue par sa durabilité et sa capacité à fonctionner sous contrainte. Le vélo adopte un plateau de 28 dents associé à une cassette 11-50. Cette combinaison offre un développement court adapté aux montées avec charge .
Freins Tektro à 4 pistons et disques de 203 mm assurent un freinage adapté au vélo chargé – photo Kona
Les freins Tektro Gemini à 4 pistons avec disques de 203 mm assurent un freinage adapté au poids embarqué. Cette configuration vise à maintenir du contrôle dans les descentes.
Photo Kona
Les roues reposent sur des jantes WTB KOM Tough et des pneus WTB Ranger en section 3.0. Ce choix privilégie le volume et l’adhérence sur terrains variés.
Une conception orientée terrain technique
Photos Kona
Le Kona Unity ne se limite pas aux pistes roulantes. Il conserve une capacité à évoluer sur des terrains techniques. Le cadre accepte une tige de selle télescopique avec un débattement pouvant atteindre 200 mm selon la taille. Cette caractéristique permet de conserver du contrôle en descente . La géométrie et les composants traduisent une volonté de conserver un comportement proche du VTT. Le vélo reste ainsi exploitable dans des sections engagées. Cette approche permet d’envisager des itinéraires mêlant pistes, sentiers et portions techniques.
Fiche technique Kona Unity
Cadre acier Kona Cromoly butted
Fourche Kona Unity rigide, axe 110 mm
Transmission Shimano XT Linkglide 11 vitesses
Plateau 28 dents
Cassette 11-50 dents
Freins Tektro Gemini hydrauliques, disques 203 mm
Roues DT 370 avec ratchet 36 dents
Jantes WTB KOM Tough i40
Pneu avant 29 x 3.0
Pneu arrière 27.5 x 3.0
Porte-bagages avant Kona Utility Rack intégré
Tailles S à XL
Coloris Gloss Future Dusk avec décals multicolores
Kona Unity : une lecture moderne du vélo d’aventure
photo Kona
Le Kona Unity propose une lecture actuelle du vélo d’aventure. Il combine plusieurs usages pour répondre aux attentes des pratiquants de bikepacking et de gravel engagé. Selon Kona, ce modèle vise à accompagner des projets variés. Il peut s’adapter à des voyages longue distance comme à des sorties plus techniques. Avec sa capacité de chargement, sa géométrie spécifique et ses composants adaptés, le Kona Unity s’inscrit dans une logique de polyvalence. Il reflète une évolution des pratiques vers des vélos capables de sortir des catégories traditionnelles.
Ce qu’il faut retenir du Kona Unity
Le Kona Unit s’oriente clairement vers un usage bikepacking engagé. Il privilégie la robustesse et la capacité de chargement.
La transmission Linkglide vise la durabilité. Elle s’adapte à un usage sous contrainte avec du poids et des terrains variés.
Le montage roues en mix 29 / 27,5 permet de conserver de la stabilité tout en améliorant la maniabilité. Ce choix facilite aussi le montage de sacoches.
Le porte-bagages avant intégré constitue un point distinctif. Il permet de charger sans impacter la direction, ce qui reste un enjeu en voyage longue distance.
Les pneus en section 3.0 confirment une orientation tout-terrain. Le Kona Unity ne se limite pas aux pistes roulantes et accepte des passages techniques.
Enfin, le cadre acier et les nombreux points de fixation traduisent une approche utilitaire. Le vélo s’adapte à différents montages selon le type de voyage.
Découvrir le Kona Unity sur le site de la marque : konaworld unity
C’est parti ! Le week-end prochain le challenge Gravel’Tour Wish One prendra son départ sur les Monts du Lyonnais avec deux épreuves gravel que les cyclistes pourront effectuer en mode chrono ou rando. Cette étape lyonnaise du challenge est parrainée par David Moncoutié et soutenue par le club de l’Étoile Cycliste Duquesne Oullins. Selon le cycliste local Valentin Rey, que nous avons interviewé, le parcours est exigeant et présente quelques difficultés techniques. Les Monts du Lyonnais, proposent deux distances : 50 et 80 km à des pratiquants gravel de plus en plus nombreux.
Cette année Bike Café sera le partenaire presse de ce challenge. Nous suivons depuis 2015 le développement du gravel en France. C’est donc de façon naturelle que nous nous sommes intéressés au Gravel’Tour qui agit comme un révélateur du gravel français. Il contribue sous cette forme challenge au calendrier national des épreuves gravel désormais bien rempli. Au départ ces épreuves basées sur le modèle lancé par le Roc d’Azur en 2015, venaient en plus des courses VTT ou cyclosportives de nos week-ends sportifs. Progressivement elles ont trouvé leurs places. Nous les avons nous mêmes testé et Laurent a été convaincu – en participant au Raid des Alpiles – par ce cocktail sport et convivialité qui fonctionne dans l’esprit gravel, aussi bien en mode chrono qu’en mode rando.
Le challenge Gravel’Tour Wish One
Les 9 épreuves du challenge version ultimate qui vont compter pour le classement final
Nous allons suivre différents acteurs de ce challenge en réalisant des interviews qui seront podcastées. L’objectif est de vous faire écouter les témoignages d’organisateurs, de participants, de bénévoles, des acteurs du tourisme local… Nous avons déjà interviewé Ludovic Valentin, président fondateur de LVO. Son organisation qui existe depuis 24 ans et c’est lui qui a eu l’idée de lancer ce challenge gravel et cette année, après Cannondale, c’est la marque Wish One qui le soutient.
À l’occasion des Monts du Lyonnais nous avons échangé avec deux participants qui ont choisi de s’inscrire à plusieurs épreuves. Vanille Quilliet et Valentin Rey. Leurs objectifs sont différents. Valentin vise clairement la gagne. Le projet de Vanille est plutôt de découverte des territoires gravel différents de sa région. Nous vous livrons ce nouveau podcast qui vous permettra de découvrir ces deux cyclistes que vous rencontrerez peut-être sur ces épreuves. Tous les deux ont choisi l’option “pack saison” qui permet de s’inscrire à plusieurs épreuves du challenge.
Écouter le podcast #1 de la série Gravel’Tour Wish One x LVO Organisation
Vanille Quilliet
C’est un cadeau sous le sapin de Noël qui a conduit Vanille vers le vélo et progressivement vers le gravel. “Je me suis mise à faire quelques courses comme le 500 km de la Race Across France. Étant basée à Annecy j’ai découvert l’an dernier l’épreuve du Gravel Tour ici. Le gravel ça me ressemble plus que la route par ce côté aventure qui me plait...” Vanille a pris un pack saison dans lequel elle a validé 3 épreuves la Wish One gravel à Millau qu’elle considère comme la course reine de ce challenge. Elle fera également la Trans Maurienne Vanoise, celle d’Annecy si elle coïncide avec son calendrier et enfin celle des Alpilles qui sera l’épreuvre qui concluera la challenge.
Valentin Rey
Valentin est un cycliste Lyonnais qui roule sur route et qui participe à des compétitions. Il mélange les épreuves route et gravel toujours dans la recherche de performance. Mécanicien cycle de formation il a un regard précis sur le matériel et cette année il a des ambitions sur ce challenge qu’il connait déjà. “Ça fait 2 ans que je fais de la compétition en gravel. J’alterne lors de mes week-ends gravel et route“. Pour Valentin il y en a que 2 épreuves qu’il ne fera pas, sinon il sera au départ de toutes les autres. “Je vise la victoire au général, ça fait deux ans que je fini 2ème derrière mon collègue et cette année j’espère bien passer devant“. Valentin fera l’épreuve des Monts du Lyonnais et nous précise que c’est vallonné avec des chemins techniques. C’est un profil qu’il affectionne.
Assos fut un pionner dans le monde du cyclisme. Il a révolutionné notre pratique en étant le premier fabricant à introduire le Lycra dans le peloton.
À la fin des années 1970, la marque s’inspire des vêtements de ski pour remplacer les tenues traditionnelles en laine ou en coton. Dès les années 1980, Assos devient le choix des champions et équipe le peloton professionnel. En 2026, elle est le partenaire textile officiel de l’équipe WorldTour EF Pro Cycling. Grâce à son pôle recherche et développement, l’entreprise suisse conçoit des textiles toujours plus respirants et des inserts (peaux de chamois) toujours plus ergonomiques.
L’an dernier, Laurent et moi avions éprouvé les gammes DYORA et EQUIP R de chez Assos. Ces équipements marient une compression et une conception aérodynamique, le tout dans une construction d’une légèreté remarquable, bien que nous avions relevé quelques points de fragilité :
Cette année, nous avons eu l’opportunité d’éprouver la nouvelle collection Assos MILLE/UMA GT S11. Trait d’union entre l’ADN racing et les exigences de l’endurance, le fabricant annonce un équilibre parfait pour les longues distances. Là-dessus, l’objectif de la marque suisse reste identique : concevoir des vêtements qui se font oublier. Voyons ce qu’il en est vraiment !
Tenues Assos MILLE et UMA GT – photo Jean-Alexis Duthoit
Les maillots Assos MILLE et UMA GT
Avant tout, précisons que Assos distingue ses gammes ainsi : UMA pour les femmes et MILLE pour les hommes. Si leur conception technique est identique, chaque coupe s’adapte à la morphologie de chaque genre. Quant au côté esthétique, cela reste sobre, presque “simple”, avec des lignes basiques et épurées. Pourtant, dès l’enfilage, le maillot révèle un confort immédiat. Il faut dire que la conception repose sur un assemblage stratégique :
face avant : le textile AirCell, un tricot ultraléger à structure hexagonale pour assurer une bonne ventilation ;
panneau dorsal : une variante encore plus légère que l’AirCell pour maximiser l’évacuation de l’humidité ;
manches : le textile Eclipse assure une compression et une finition en coupe laser (sans couture).
Une compression sans contraintesLe Aircell est confortable et respirantUne autre déclinaison du Aircell pour mieux évacuerPhotos Jean-Alexis Duthoit
Ensuite, du côté des finitions, nous retrouvons ici une fermeture éclair cousue, se distinguant des versions DYORA et EQUIPE R qui privilégiaient le thermocollage. L’assemblage de trois textiles distincts impose certes un plus grand nombre de coutures, mais cela est compensé par la finesse des matières. Les poches Triple Ramp utilisent des panneaux flexibles pour stabiliser le contenu, même lorsque les poches sont chargées. Un détail clé pour les longues sorties où nutrition, vêtements et accessoires s’accumulent.
Une fermeture éclair qualitativeDes poches grandes capacités et qui ne gênent, pas même chargéesPhotos Jean-Alexis Duthoit
Ensuite, ce nouveau modèle affiche un indice UPF 50+, là où les versions DYORA et EQUIPE R se limitaient à un UPF 15. Point important pour les longues distances sous les journées ensoleillées d’été. D’autant que la technologie odorControl est censée garantir une fraîcheur durable, même sous une chaleur intense.
Rien de révolutionnaire du côté des poches, mais une contenance bien calibrée – photo Jean-Alexis Duthoit
Enfin côté esthétique, Assos ose une palette chromatique originale. Des teintes subtiles — allant du rose pâle au violet « aubergine », sans oublier un jaune « moutarde » audacieux — sont déclinées aussi bien pour les hommes que pour les femmes. On apprécie le logo qui vient dynamiser ce design épuré, apportant une pointe sportive à l’ensemble.
Un panel de couleurs du UMA GT S11 qui sort de l’ordinaire – image du site internet Assos de maillots UMA GT S11
À l’usage
Au final, ce maillot est très agréable à porter ! La finesse du tissu et sa conception offrent un effet seconde peau particulièrement confortable, surtout lors des efforts. Sa coupe permet un bon maintien, sans qu’il ne remonte sur le corps, notamment grâce à la bande de maintien située en bas du dos.
Même dans l’effort, le maillot ne remonte pas – photo Jean-Alexis Duthoit
Grâce à ses technologies, le tissu accompagne les mouvements du cycliste tout au long de la sortie. Pour autant, un léger bémol concernant les finitions des coutures à l’intérieur du maillot : avec un tissu aussi fin, nous aurions apprécié des coutures plates.
Les coloris sont sobres et modernes, sans fioritures – photo Jean-Alexis Duthoit
Le sous-vêtement isolant Assos
Par temps chaud, la légèreté et la thermorégulation du textile deviennent une priorité, mais le point clef est la gestion de l’humidité. Assos présente la dernière évolution de son Summer Skin Layer : une véritable seconde peau qui se fait oublier sous le maillot. La structure ajourée de la matière optimise la circulation de l’air entre la peau et le textile, accentuant l’effet rafraîchissant.
Un mesh circulaireUn textile ajouréDes coutures effacéesPhotos Cassandra Duméry et Jean-Alexis Duthoit
Conçu à partir d’un mesh circulaire sans couture, ce sous-vêtement enveloppe parfaitement le buste pour un meilleur confort. Le maillot est fabriqué avec du fil à base de carbone. Il assure un contrôle des odeurs et complète parfaitement la technologie odorControl des maillots MILLE/UMA GT S11.
À l’usage
Nous avons poussé ce « maillot de corps » dans ses retranchements afin d’en évaluer les capacités. Très curieux au départ face à ce vêtement seconde peau, je peux désormais valider cette conception particulièrement aboutie. C’est un sous-maillot qui se fait totalement oublier durant la sortie. Sa conception permet de rouler sur des plages de températures variées : il évacue efficacement la chaleur tout en restant au sec, et permet de terminer la sortie sans avoir froid, même lorsque les températures baissent.
Esthétiquement, ce sous-vêtement s’intègre bien grâce à sa sobriété – photo Jean-Alexis Duthoit
Pour les amateurs de périples sur plusieurs jours, le tissu peut être porté sans lavage trois jours sans développer de fortes odeurs de transpiration (cela dépend bien sûr de chaque utilisateur, la sudation variant d’une personne à l’autre). Il a également une excellente capacité de séchage : lavé le soir, il est sec dès le lendemain matin, et même avant. J’ai pu tester cet aspect sur différentes activités, pendant plusieurs jours, notamment en montagne.
Le sous vêtement “caméléon” de Assos – photo Jean-Alexis Duthoit
Les cuissards Assos MILLE et UMA GT
Pour commencer, les cuissards MILLE/UMA GT S11 sont pensés pour les cyclistes à la recherche d’un effet « seconde peau », sans pour autant faire l’impasse sur la performance. Pour cela, le nouveau textile QUARTZ assure une certaine compression musculaire tout en intégrant la technologie odorControl, garantissant ainsi une excellente respirabilité. Le textile QUARTZ est une maille enveloppante mais moins compressive que le textile racingFit de la gamme DYORA/EQUIP R.
Un cuissard conforme à la réputation de Assos – photo Jean-Alexis Duthoit
À l’inverse de la gamme DYORA et EQUIPE R qui possède une coupe plus longue avec une terminaison en coupe laser, les modèles MILLE et UMA GT adoptent une coupe Regular légèrement plus courte. Ils intègrent la nouvelle finition PILtec Plug-In : une bande textile élastique dotée de micro-picots en silicone qui assurent l’adhérence sur la peau.
Des picots silicones assurent un maintien sans compression – photo Cassandra Duméry
Pour la “peau de chamois”, nous passons sur un insert de 12 mm d’épaisseur, soit une augmentation de 3 mm par rapport aux modèles DYORA et EQUIPE R. Ce choix illustre l’orientation de ce cuissard qui privilégie le confort plutôt que l’approche minimaliste racing. Pour cela, Assos intègre son insert 3D Waffle : une mousse perforée triple couche (brevetée), conçue pour maximiser l’amorti tout en restant respirante.
Un insert à l’effet “waffle” (gaufre)Une ventilation accrueSystème rollBarPhotos Cassandra Duméry
La structure globale du cuissard bénéficie des bretelles rollBar. Cette technologie, héritée de la série racing, stabilise et maintient en place le cuissard. Et cela, quels que soient vos mouvements en selle. Après le concept X-Frame en « A » — qui limitait l’affaissement au bas du dos tout en stabilisant l’insert — le système rollBar franchit une étape supplémentaire. Conçu pour assurer un maintien du cuissard lors des transferts de poids, il évite le flottement de la peau de chamois lors des phases de pédalage intense ou en danseuse.
Aucun flottement ou gêne en danseuse – photo Jean-Alexis Duthoit
Pour finir, j’apprécie cet engagement audacieux qui consiste à proposer une palette chromatique originale. Voilà de quoi sortir du traditionnel cuissard noir pour s’orienter vers un bordeaux élégant ou un vert forêt profond. De quoi oser de belles associations avec les différents maillots de la gamme.
Des cuissards MILLE GT S11 aux coloris profonds – photos du site internet Assos
À l’usage
Laurent et moi avons apprécié sur ces cuissards les bretelles qui descendent bas, au niveau des fessiers. Au pédalage, cela se traduit par un excellent maintient, alors que debout et à l’arrêt, l’effet push-up a une tendance a dynamiser la ligne du cycliste. Un détail esthétique qui peut avoir son importance…
Un cuissard qui se sait se faire oublier, ce qui est sûrement le plus important – photo Jean-Alexis Duthoit
Quant à la peau de chamois, elle est à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre d’un cuissard avoisinant les 160 €. À savoir un confort qui se veut magistral, y compris après plusieurs heures de selle. Là-dessus, Assos confirme une nouvelle fois son expertise sur ce sujet.
Des coloris en phase avec le printemps – photo Jean-Alexis Duthoit
En ce printemps, certes un peu frais, nous n’avons pas pu mettre à mal la respirabilité de ces cuissards MILLE et UMA GT. Malgré certains efforts soutenus, nous n’avons jamais été gênés. C’est plutôt rassurant pour un produit qui se destine à de longues sorties !
Les cuissard Assos MILLE ET UMA GT assurent un maintien musculaire finement calibré – photo Jean-Alexis Duthoit
Conclusion
Pour conclure, c’est une tenue très aboutie. La coupe et la finition sont à la hauteur de ce que l’on attend d’un ensemble de vélo haut de gamme. À la fois épurée et racée, cette nouvelle collection devrait faire le bonheur des compétiteurs et des cyclistes à la recherche de performance sur la durée. Finalement, le sous-maillot, que l’on considérait comme un accessoire, s’avère très utile pour maintenir le corps dans de bonnes conditions, surtout lorsqu’il est soumis à d’importantes variations de température au cours d’une même sortie. Même si cette excellente tenue a un prix – élevé – c’est sans aucun doute une tenue que nous allons souvent utiliser pendant la saison estivale.
Ce matin c’est un lundi particulier : celui de Pâques. Je roule sur mon vélo de gravel et me mets à penser au repas traditionnel de cette période qui consiste à cuisiner l’agneau pascal. Cruelle coutume, diront certains. Moi, elle me rappelle un article marquant, publié sur Bike Café, qui porte ce titre : « Le Gravel et le gigot de 13 heures…». Chers lecteurs vegans ou militants de la cause animale, ne partez pas, le sujet ne sera pas saignant, mais plutôt croustillant. (Rouler en gravel sans casser des oeufs : un exploit rendu possible par l’apport de l’I.A sur cette photo de Colin Gosse)
photo Échappée Belle
Le rappel de cet excellent article, écrit par un chroniqueur en devenir, me fait penser qu’à Pâques il n’y a pas que les œufs en chocolat qu’il faut savoir dénicher. Ce même auteur m’avait donné rendez-vous hier, dimanche 5 avril à 11 h 55 sur France 3, pile poil à l’heure de l’apéro… Serait-il en avance ? En 2017, le rencard était à 13 heures ! Je n’ai bien sûr pas manqué ce rendez-vous, malgré ce décalage horaire. Je l’ai d’ailleurs interprété comme une invitation personnelle à me mettre à table avec lui en savourant sa prestation télévisuelle. D’autant qu’à cette tablée il y avait également Marion Rousse, avec laquelle Jérôme Sorrel – c’est bien de lui dont je vous parle – co-présente la nouvelle saison de l’émission « La vie à vélo » sur France 3. Depuis son gigot de 13 heures, publié sur Bike Café en 2017, Jérôme a fait un sacré bout de chemin dans ce monde du vélo, plus long que celui des cloches censées revenir de Rome. Il est devenu un tribun de la cause cycliste et surtout un bon intervieweur qui fait tinter à nos oreilles les témoignages les plus variés. Il a trouvé lui aussi ses œufs dans l’immense champ d’expression du vélo.
Jérôme une nouvelle tranche de sa vie à vélo – capture d’image de l’émission
Cette pensée que je lui adresse ce matin et que je partage avec vous me rend joyeux. Je pédale gaiement en constatant que le vélo suscite des talents et que le chemin pour les exprimer existe, il suffit de le trouver. C’est le sens de cet édito matinal. On le cherche, parfois on se trompe. Il est d’ailleurs intéressant de se perdre, pour mieux se retrouver. Jérôme a trouvé sa voie et on a découvert sa voix puissante, qui nous accompagne sur son podcast “Rayons libres” ou maintenant à la télé. Ses commentaires sincères sont parfois à contre-courant du « ronron » médiatique ambiant dans le vélo et moi j’aime ça. Bike Café se réjouit d’avoir accueilli un article que j’avais déniché à l’époque sur Strava. Nous sommes d’ailleurs prêts à accueillir d’autres auteurs, sans forcément rester dans le thème culinaire, car le vélo est tellement inspirant qu’il nous donne le choix. Le gigot de Jérôme a toujours la même saveur de sincérité et nous sommes heureux de vous le resservir à l’envi sur notre site. Je recommande à ceux qui découvrent le gravel de s’en offrir une bonne tranche en le lisant.
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