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Comme un lundi : on vit une époque formidable

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Rouler confiné dans un cercle de 10km
Rouler confiné dans un cercle de 10km avec Openrunner

Chaque semaine, un billet d’humeur par un·e de nos rédacteur·rices. Aujourd’hui, Patrick.

Photo de couverture : lors du confinement qui nous faisait tourner en rond, j’avais tracé mon périmètre…

Nous venons de vivre une décennie de folie, perturbée par une crise sanitaire mondiale, des choix politiques extrêmes, des guerres, les atermoiements d’un plan vélo qui hésite à donner le premier coup de pédale… et au milieu de tout ça mon « petit vélo » a roulé vers le bonheur, comme pour échapper au bruit assourdissant de ces mauvaises nouvelles…

Époque formidable
Une époque formidable pour le vélo, lors de ces échappées pendant la crise sanitaire, dans un cercle réduit sur des routes désertes autour de chez moi – photo Patrick VDB

On pourrait dire que je me suis mis la tête dans le guidon, un peu comme une autruche à vélo. Pour garder le moral, il faut être toujours en mouvement. « C’est comme le vélo, si vous arrêtez de pédaler, vous tombez. » Dans ma bulle, j’ai été surpris d’apprendre en janvier qu’il s’était écoulé 10 ans depuis « Charlie ». M… déjà ! Il y a comme ça des anniversaires qui vous rappellent de façon brutale le temps qui passe. En avril 2021, au sortir du confinement, j’avais écrit un article intitulé « On vit une époque formidable… », qu’en est-il aujourd’hui ? J’ai bien sûr repensé à cette couverture intemporelle d’une BD satirique de Reiser. Son personnage souriant béatement, les pieds dans une mare polluée, symbolise le déni chronique de ceux qui veulent ignorer les dérives de notre époque où plus on est informé, moins on sait… On vit une époque formidable.

Époque formidable
Reiser observe son époque, et c’est pas joli !

Mon article était alors en total décalage avec le contexte sanitaire qui avait mis à mal l’économie du vélo, ainsi que d’autres. Aujourd’hui, cette même économie souffre toujours. Je parlais alors de beaux vélos, vendus autour de 2000 € et maintenant les vélos équivalents sont affichés à 3000 € ou plus. L’engouement pour le vélo a des limites même si on vit une époque formidable. Comme Maurice le poisson rouge, il ne faudrait pas dépasser les bornes des limites d’une inflation qui nous oblige à nous recentrer sur le nécessaire…

Dans l’écosystème vélo, on regrette l’abandon du plan vélo de 250 millions d’euros par an sur cinq ans, dédié aux mobilités actives. Mais il pourrait bien revenir : changement de 1er Ministre et hop : ça repart… La réponse politique à un problème de société prend souvent la forme d’une enveloppe budgétaire. Est-ce suffisant pour changer les choses ? L’argent doit accompagner les changements et ne pas être le simple objet d’une « curée », orchestrée par des lobbies lorgnant sur le magot. Va t-on avoir plus de pistes cyclables toujours aussi mal conçues que les précédentes ? L’argent ne fait pas le bonheur et surtout, il n’est pas la réponse à tous nos problèmes. On vit une époque formidable

Époque formidable
Et hop… en selle : ça repart – capture d’écran. « Le plan vélo doit être poursuivi avec les moyens qui lui sont nécessaires » déclare le nouveau premier ministre.

Au moment où nous parlons de gros sous, nous apprenons, grâce à une vaste enquête de L’Institut Paris Région, qu’à Paris en 2024 le vélo est plus utilisé que la voiture, non seulement pour les déplacements intra-muros (11,2 % à vélo contre 4,3 % en voiture), mais également pour les déplacements entre Paris et la petite couronne (14 % contre 11,8 % en voiture) Source Wikipédia. Il avait quasiment disparu de Paris dans les années 1980. Il est revenu en force dans la capitale, grâce ou à cause (selon qu’on est pour ou contre) des choix politiques. Dans cette guerre intra-muros parisienne on vit une époque formidable… 

Et pour Bike Café, premier média en France à avoir cru il y a 10 ans au phénomène gravel, nous vivons aujourd’hui le bonheur d’avoir accompagné le développement de ce vélo curieux. Décrié par les uns, snobé par les autres, ce vélo a décloisonné les pratiques, chamboulé le marché du cycle, réduit les clivages fédéraux, inventé un nouveau tourisme et créé de nouveaux événements… Pour nous, ça prouve que l’on vit vraiment une époque formidable. Alors pour garder le moral, sur mon « petit vélo », qui roule ainsi depuis 10 ans, je pédale toujours pour éviter de tomber… dans la morosité.

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Quand rouler sous la pluie peut devenir Magic avec Santini

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Magic Santini

L’annonce de la commercialisation de cette nouvelle veste de pluie, créée par Santini SMS, a forcément attiré mon attention. Une veste baptisée Magic, ça donne immédiatement envie de découvrir ce qu’elle a d’extraordinaire. Les “magiciens” m’ont toujours étonné, avec leurs tours de passe-passe. Je vais essayer de voir si l’illusion est bien réelle et tenter de comprendre le truc qui pourrait rendre cette veste magique… Peut-être que le premier tour de magie qu’elle pourra m’inspirer, sera de la faire apparaitre telle un lapin sorti de la poche de mon maillot, dès que viendra l’averse. Son poids et son volume devraient m’y aider : Abracadabra, c’est parti.

Annoncée lors du dernier Roc d’Azur, cette veste de pluie utilise la nouvelle fibre PowerShied RPM mise au point par Polartec. Le communiqué nous présentait l’information de la façon suivante : “Santini Cycling et POLARTEC ont uni leur expertise pour créer une veste imperméable unique dotée d’une membrane monolithique hautement respirante et d’un traitement déperlant durable (DWR). Le nouveau tissu en polyester 100 % recyclé Polartec® Power Shield™ RPM est imperméable, SANS-PFAS (1), très léger et extrêmement extensible, il marque une nouvelle étape dans la réduction de notre impact sur la planète ainsi que pour la mise en place de processus circulaires.” Une annonce de Polartec qui tombe à point, alors que Gore Wear stoppe la commercialisation de ses vestes ShakeDry, utilisant les membranes PTFE (2). Ce verbiage technique est intéressant, mais ce qui compte c’est surtout l’efficacité, car les aléas météo sont souvent nos ennemis sur le vélo.

Présentation

Veste Magic Santini
Une double fermeture à glissière frontale qui permet d’atteindre les poches arrières du maillot – photo Colin Golin Gosse

La veste MAGIC que j’ai reçue est dotée d’une double fermeture à glissière frontale, qui s’ouvre à la fois par le bas et par le haut. C’est super pratique pour l’ouvrir partiellement en roulant et pour attraper le contenu des poches arrières du maillot. Le col est montant pour protéger du vent le cou et pour éviter que la pluie s’infiltre par le haut. Dans le dos, Santini a apposé un marquage réfléchissant pour offrir un peu de visibilité à cette veste de couleur noire, par faible luminosité. La poche qui permet de la ranger se transforme en poche latérale zippée dès que aurez enfilé la veste.

À l’essayage, la veste en taille M est très fit, dans la tradition de la collection Route de Santini. La matière élastique de la fibre PowerShied RPM de Polartec lui permet de s’adapter aux différentes morphologies. C’est déjà une première raison de la trouver “Magic”. Pour moi : 1,78 m et 66 kg, elle est parfaite. La longueur des manches est bonne, elles sont resserrées aux poignets pour garantir une bonne étanchéité. Enfin, la matière est douce au toucher à l’extérieur comme à l’intérieur. L’aspect technique du verso laisse entrevoir sa vocation d’étanchéité.

L’essai

Possesseur d’une veste GORE Shakedry depuis 2018, je ne vais pas manquer de comparer ces produits. Ce n’est pas l’objectif principal de cet article, d’autant que Gore Wear a stoppé la commercialisation de Shakedry. On espère encore un tour de Magic pour voir si le concept disparu chez Gore peut réapparaitre grâce à la technologie de Polartec. Côté poids, elle est plus lourde et plus encombrante : 148 contre 129 g, un détail. En revanche, elle prendra plus de place dans votre poche de maillot. Sorties de leur poche respective, la veste Gore aura un aspect tout fripé, alors que la Santini sera plus présentable.

Les deux vestes disposent d’une fermeture à double ouverture, par le bas et par le haut. Pour l’étanchéité poignets et col : avantage à la Magic. Grâce à l’élasticité de la membrane, au col montant et ajusté, au poignet terminé par un élastique, les entrées potentielles d’eau sont bien protégées. À l’enfilage, avantage aussi à la Magic grâce à la tenue de sa membrane plus épaisse et au revêtement très onctueux de sa face verso.

Pour conclure

Le prix est certes élevé (200 €) – inférieur à celui de la Shakedry (299 € en 2018) – mais une bonne veste de pluie compacte reste un investissement nécessaire si on roule par tous les temps et si on souhaite optimiser le volume et le poids de son équipement. Il est vrai que le prix rapporté au kilo ressemble plus à celui du caviar, mais l’avantage sera de pouvoir en profiter longtemps.

La bonne surprise de cette veste, en dehors de ses qualités anti-pluie, sont ses vertus coupe-vent et sa respirabilité. Après quatre heures passées dans un mistral très froid, pas d’humidité à l’intérieur. Pour la pluie, je l’ai essuyée 2 fois, mais ce n’était pas de fortes averses. Finalement, je la porte souvent pour son côté coupe-vent et sa compacité qui me permet de la ranger dès que le thermomètre monte un peu. Contrairement à la Shakedry qui claque au vent, cette Magic fend le vent dans un silence total, ce qui est bien agréable.

Alors ce tour de magie ? Je le trouve plutôt réussi. En dehors de la compacité j’ai trouvé de nombreux avantages à cette veste par rapport à ma Shakedry. Elle protège efficacement le haut du corps, ce qui est important sur le vélo lorsque que les éléments se déchainent.

Veste Magic Santini
Après 4 heures passées dans un Mistral très froid, pas d’humidité à l’intérieur – photo Colin Gosse

La veste Magic est disponible dans les magasins qui vendent la marque Santini et en ligne sur le site santinicycling.com, uniquement dans la couleur noire pour l’instant. Elle sera ensuite incluse en mars dans la collection printemps/été 2025 avec plusieurs coloris. Un gilet sans manches avec la nouvelle fibre PowerShied RPM sera également disponible dans la collection 2025.

Caractéristiques

Sélection vélo de route
Veste Magic – image site Santini
  • Unisex
  • Taille : XS à 3XL
  • Poids : 148 g en taille M (vérifié)
  • Prix : 200 €

Informations sur le site de Santini

(1) : Les alkyls perfluorés et polyfluorés (PFAS) sont un groupe incluant plus de 4 700 produits chimiques d’origine anthropique largement utilisés qui s’accumulent au fil du temps chez l’être humain et dans l’environnement. Ils sont connus sous le nom de « produits chimiques éternels » (forever chemicals), car ils sont extrêmement persistants dans notre environnement et dans notre corps. Ils peuvent entraîner des problèmes de santé.

(2) Le PTFE (polytétrafluoroéthylène) est un polymère aussi appelé Téflon. En 1964, le PTFE expansé (ePTFE), a été découvert, permettant l’invention de la membrane Gore-Tex®, à la fois imperméable et respirante. Cette découverte correspond en fait à du téflon chauffé et étiré.

Roues AIVEE GRAVEL : une alternative française intéressante

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Roues AIVEE

Aujourd’hui, je vous propose mon retour sur les roues AIVEE GRAVEL que j’ai utilisées durant 800 km. Des roues assemblées en France, au tarif contenu et dont les caractéristiques méritent que l’on s’y attarde.

AIVEE : “Machined in France”

C’est en 2011 à Sainte-Florence, au cœur de la Vendée et au sein de l’entreprise d’usinage de précision FIDEMECA, que démarre l’aventure AIVEE. La marque est animée par une équipe de passionnés de vélo et de technologie, qui souhaitent produire des composants qui soient de qualité, mais aussi Made in France.

Un résumé de l’activité de AIVEE – vidéo AIVEE

Pour mémoire, vous avez déjà pu apercevoir les produits AIVEE dans la série “Fabriquer son gravel à la carte avec une transmission française” de notre contributeur Hugo.

Roues AIVEE GRAVEL : présentation

AIVEE propose trois paires de roues complètes à son catalogue. Ainsi, on peut y retrouver les TRAILS, qui sont les plus larges et les plus robustes, adaptées à un usage VTT. Les ROAD, conçues pour les vélos de route, sont bien plus légères et étroites. Enfin, les GRAVEL se situent techniquement au milieu des précédentes, tout comme notre pratique gravel à vrai dire…

aivee gravel
Roues AIVEE GRAVEL – photo AIVEE

Pour ne rien vous cacher, quand j’ai reçu le colis de ces roues, j’ai d’abord cru que je n’avais reçu qu’une seule roue. Mais non, malgré la compacité du carton, c’était bel et bien une paire de roues ! Il faut dire que AIVEE a réussi à concevoir un emballage qui soit à la fois compact et protecteur. Sur ce point, la concurrence ferait bien de s’en inspirer…

Emballage

D’ailleurs, le soin apporté à l’emballage est également valable pour les accessoires, comme ce corps de roue libre supplémentaire, emballé dans un bel écrin.

Les moyeux AIVEE Classic

C’est le moyeu AIVEE Classic qui équipe ces roues. Cependant, le moyeu arrière a été amélioré, notamment grâce aux roulements qui proviennent de chez SKF (Svenska KullagerFabriken), un groupe multinational suédois leader mondial dans le domaine du roulement mécanique. 

Moyeu AIVEE Classic sur le vélo “Made in France” de Hugo – photo Hugues Grenon
Moyeu arrière AIVEE Classic – photo Laurent Biger

Les moyeux, avant et arrière, sont entièrement usinés dans la masse à partir d’aluminium de qualité aérospatiale. La paire de roues testée ici est équipée de moyeux où sont fixés des disques de freins au standard 6 trous IS (International Standard). Bien sûr, il est possible d’opter pour des moyeux Centerlock (le désormais célèbre standard propriétaire Shimano).

“Made in France ” – photo Laurent Biger

Les moyeux Classic sont compatibles avec des axes de 9 mm (QR), 12 mm ou 15 mm pour le moyeu avant, et avec des axes de 10 mm (QR) et 12 mm pour le moyeu arrière. La conversion entre ces différents standards se fait simplement, sans outil, à l’aide d’embouts de différentes tailles. Par ailleurs, ces moyeux sont conçus pour accueillir 28 rayons chacun.
Enfin, le moyeu avant pèse 127 g, et l’arrière 268 g.

Le système de roue libre

Le corps de roue libre THR (exclusivité Aivee) vient se positionner dans une couronne dentée à 48 points d’engagement.

Le système est à cliquets, souvent appelé PAWL “dans le milieu”. C’est un système que l’on retrouve, avec des variantes, chez de nombreux autres fabricants. Celui qui équipe ces moyeux se compose de trois cliquets, ce qui est le choix technique le plus répandu (3-PAWLS). Ces cliquets sont tendus par des ressorts à lames, et viennent donc simultanément en contact avec la couronne dentée, produisant ainsi un son caractéristique lorsqu’ils effleurent la couronne sans la bloquer, laissant la roue libre tourner. Puis, lorsque l’on pédale plus vite que celle-ci, ces mêmes cliquets viendront chacun se solidariser dans l’un des 48 crans qu’offre cette couronne dentée.

Le système de roue libre est à trois cliquets – photo Laurent Biger

Par ailleurs, je conseille d’être vigilant.e lors de toute manipulation (échange ou entretien) de ces systèmes PAWL. En effet, les cliquets et leurs ressorts peuvent facilement se désolidariser de leurs logements et se perdre.
Afin de pouvoir s’adapter aux groupes du marché, AIVEE propose des roues libres aux standards suivants, compatibles axes traversants et classiques (QR) :

  • Shimano 12v Microspline
  • Shimano HG 11v
  • SRAM XDR /XD
  • Campagnolo N3W
Les corps de roue libre AIVEE – illustration AIVEE

Les jantes

Les jantes sont fabriquées en Malaisie avec de l’aluminium 6061-T6. Pour mémoire, cet alliage présente une bonne résistance mécanique, alliée à une bonne tenue à la corrosion. La mention “T6” indique que cet aluminium est traité pour augmenter le durcissement structural, et donc la limite d’élasticité maximale de cet alliage. Des qualités intéressantes pour des roues, mais aussi pour les cadres de vélo. Cela explique son emploi massif dans l’industrie du cycle. Chacune percée de 28 trous, leur profil est asymétrique, d’une hauteur de 16,5 mm et d’une largeur interne de 21,8 mm. En outre, elles ne sont pas hookless mais d’une conception classique à crochets.

Profil des jantes – illustration AIVEE

Là-dessus, la surface est anodisée d’un noir mat, sobre, sur laquelle vient se coller un sticker AIVEE GRAVEL.

Les jantes sont en aluminium 6061-T6 – photo Laurent Biger

Par ailleurs, le profil de cette jante est amené à évoluer dans les prochaines semaines. AIVEE précise que la nouvelle jante sera différente, mais d’une qualité au moins égale à celle-ci.

Le profil asymétrique, à crochets, est ici bien visible – photo Laurent Biger

Les rayons et leurs écrous

Les rayons qui équipent ces roues AIVEE sont des Prime1+ de chez MACH1. Ces rayons plats, profilés et en inox, sont le haut de gamme de ce fabricant français né à Saint-Étienne. Ces rayons sont reliés au moyeu par une fixation de type J-bend (coudée).

Rayons MACH1 PRIME1+ – illustration MACH1

Quant aux écrous de ces rayons, ils proviennent également de chez MACH1. Plus précisément, ce sont des écrous en laiton, qui ne contiennent ni plomb, ni nickel.

Écrou en laiton MACH1 – photo Laurent Biger

Fond de jante et valve

Le ruban adhésif pour le “fond de jante”, permettant l’étanchéité nécessaire à un montage tubeless, provient du fabricant italien ROTO. Fabriqué en Italie, c’est le modèle “Hercules” qui équipe ces jantes.

Ruban adhésif de “fond de jante” ROTO Hercules – photo Laurent Biger

Installé avec soin, ce ruban adhésif est à peine visible dans ce coloris noir. La valve est une production taïwanaise, en aluminium. Tout comme le ruban adhésif, la valve est déjà installée.

Une valve tubeless en aluminium simple, et fiable – photo Laurent Biger

Poids

Enfin, pour finir cette présentation statique, parlons du poids. J’ai pesé chaque roue dans la configuration décrite ci-dessus :

  • Roue avant (avec fond de jante et valve) : 785 g
  • Roue arrière (avec corps de roue libre XDR, fond de jante et valve) : 895 g

Soit la paire à 1 680 g (fonds de jantes et valves inclus). Au regard du prix de vente de 499 € la paire, on peut considérer que le rapport poids/prix est très bon.

Roues AIVEE GRAVEL : le test terrain

J’ai testé ces roues durant 800 km dans le massif des Maures, le massif de l’Esterel (Var), ainsi qu’autour des Dentelles de Montmirail (Vaucluse). Ces roues étaient montées sur un Rondo Ruut CF2 G2, dont vous pouvez lire le test complet dans Bike Café. J’ai testé ces roues avec deux trains de pneus différents : Pirelli Cinturato Gravel RC et Maxxis Reaver. Dans les deux cas en dimension 700 x 45 mm, mais avec des tressages différents (respectivement 60 et 120 TPI), afin que cela soit complémentaire en terme de “souplesse”.

Un test terrain de 800 km – photo Cassandra Dumery

Pour commencer, la roue libre distille une sonorité appréciable, et même agréable. Même pour moi qui suis un adepte des roues libres silencieuses, je dois admettre que celle-ci ne me dérange nullement. Durant ces nombreux kilomètres, j’ai apprécié le bon compromis qu’offrent ces roues AIVEE GRAVEL. Par compromis, j’entends un bon équilibre entre dynamisme et confort, ou plutôt, “tolérance”. De la tolérance, car j’ai connu des roues pour le gravel, certes très performantes, mais qui devenaient difficilement contrôlables lorsque le terrain se faisait plus engagé, plus technique. Ici, ce n’est nullement le cas. Grâce à une tension des rayons idéale, du moins pour mon poids de 71 kg, le confort est indéniable.

La tension des rayons est idéale pour mon poids et pour un usage polyvalent – photo Laurent Biger

Quant au dynamisme, il est globalement au rendez-vous. Bien sûr, leur profil bas, très bas même, les prédestinent à autre chose que de la route. Pour autant, les parties routières ne sont pas si déplaisantes, sans pour autant égaler des roues aux profils plus hauts.

Dans cette gamme de prix, on peut considérer que ces AIVEE GRAVEL sont parmi les plus légères, et cela se ressent – photo Cassandra Dumery

La rapidité d’engagement de la roue libre, de l’ordre de 7,5 ° maximum (360 °/48 points d’engagement), est suffisante pour un usage polyvalent auquel se destinent ces AIVEE GRAVEL.

La rapidité d’engagement de la roue libre est suffisante pour un usage polyvalent – photo Cassandra Dumery

Ayant engagé ces roues dans des terrains parfois plus VTT que gravel, je n’ai constaté aucun dommage, ni de voile. Malgré tout, la largeur interne de 21,8 mm entre crochets n’est plus trop en phase avec l’évolution actuelle des pneus gravel. Une largeur supérieure apporterait un “ballon” plus intéressant, et diminuerait le risque de pincement.

La discrétion caractérise ces roues AIVEE GRAVEL – photo Cassandra Dumery

Roues AIVEE GRAVEL : au bilan

À vrai dire, sobres et mêmes discrètes, les roues AIVEE GRAVEL passent inaperçues. Pourtant, et au delà de l’aspect “Made in France“, elles méritent que l’on s’y attarde. Présentant un bon rapport poids-prix, bien construites, elles se révèlent être une alternative française intéressante pour qui cherche une bonne paire de roues à prix contenu. Toutefois, leur faible largeur interne pourrait être un frein pour les plus audacieux en termes de pratique. Finalement, au-delà de ces roues, cet essai m’a permis également de découvrir les moyeux AIVEE, dont un large choix se trouve dans leur catalogue, et qui pourront répondre à de nombreux projets, y compris plus haut de gamme que les roues testées ici.

Comme un lundi : allumer le feu

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Chaque semaine, un billet d’humeur par un·e de nos rédacteur·rices. Aujourd’hui, Patrick.
photo de bannière : Lumos

Qu’on soit fan de Johnny Halliday ou pas, on connait sa chanson “Allumer le feu”, qui a fait l’ouverture d’un mémorable concert au Stade de France en 1998. Est-ce cette chanson de gladiateur, qui a inspiré l’éphémère gouvernement Barnier ?
Pas moins de 5 ministres, et le Premier d’entre-eux, pour signer le texte d’un décret réglementant l’usage des feux arrières de nos vélos. Alors que Zazie avait écrit en 3 heures le tube de Johnny, le texte modifiant le code de la route a fait quelques allers et retours entre les ministères avant d’être publié. Ces derniers temps, des mauvaises langues critiquaient l’action gouvernementale concernant le vélo. La preuve est faite, par ce décret, qu’il n’en est rien, puisque 6 membres éminents de l’exécutif ont uni leurs compétences, pour apporter des solutions concrètes aux soucis des cyclistes.

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Ma circulation nocturne dans Aix – auto-photo Patrick VDB

La circulaire a tranché… Il était entendu que nous devions être équipés obligatoirement de feux avant et arrière sur nos vélos, mais la délicate question de savoir s’ils pouvaient être clignotants ou pas restait à préciser : c’est chose faite, ils ne doivent pas l’être.
Du coup, nos petits feux arrières devront arrêter de faire des clins d’œil aux automobilistes, sous peine d’une amende de 11 € (Contravention de 1ere classe).

Dans ce même décret n° 2024-1074 du 27 novembre 2024, pensant sans doute à la période de Noël, il est précisé que les cyclistes pourront porter sur eux des feux arrières signalant leur présence. Les nombreux cyclistes qui le faisaient (casques et vêtements) sont rassurés : c’est désormais légal (à condition qu’ils ne soient pas clignotants). Sinon, soulignons aussi une belle avancée grâce à ce nouveau paragraphe du code de la route dans deux ajouts : « II bis.-Tout engin de déplacement personnel motorisé ou cycle peut être muni de feux indicateurs de direction répondant aux caractéristiques techniques mentionnées au I. Le conducteur peut porter sur lui ces feux. » et « VI bis.-Tout engin de déplacement personnel motorisé ou cycle peut être muni à l’arrière d’un feu stop répondant aux caractéristiques techniques mentionnées au I. Le conducteur peut porter sur lui ce feu. ». Voilà de quoi élever votre vélo au niveau des véhicules motorisés. J’espère que cet arsenal ne deviendra pas obligatoire, je n’imagine pas voir ça sur mon single speed.

allumer le feu
Ne boudons pas les idées lumineuses – photo internet DR

J’imagine que vous avez compris le sens ironique de ce billet. Faute d’allouer un financement et surtout d’appliquer une politique volontariste sur le développement de l’usage du vélo, la machine à légiférer, elle, ne marque pas de temps d’arrêt. Est-ce en allumant le feu sur les cyclistes que l’on fera progresser la sécurité ? C’est une partie du problème et pour ma part, je trouve absurde de ne plus pouvoir clignoter de l’arrière pour signaler ma présence de jour, sur nos petites routes des Bouches-du-Rhône. Les fabricants de loupiotes vont pouvoir simplifier leurs modèles, enfin si cette mesure est franco-française, ils s’en garderont bien.

Pour manifester votre désapprobation concernant l’interdiction d’utiliser des feux arrières clignotants sur nos vélos vous pouvez, comme je l’ai fait, rejoindre cette pétition. Elle a été mise en place sur la plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale par Samuel de grandestcyclisme.fr : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-2601

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<

Sélection matériel route de janvier

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Sélection route janvier 2025 - Pirelli - Specialized - Assos - HJC - Q36.5 - Julbo

L’équipe de Bike Café vous présente une sélection d’équipements orientés route, repérés ou testés. La pratique du vélo sur route évolue et bénéficie de nombreux progrès technologiques… Les équipements suivent ces évolutions. Voici notre sélection, qui s’appliquera, selon les produits, à des équipements pour le vélo ou pour le cycliste. Vous pouvez retrouver toutes nos pages sélection ici.

Pneus Pirelli P Zero Race TLR RS

Testés par Cassandra

C’est en Italie, dans l’usine de Milan-Bollate que Bike Café avait pu visiter au printemps dernier, que Pirelli développe sa gamme de pneus P Zero en collaboration avec les équipes professionnelles du World Tour. La gamme P ZERO est née de la Formule 1 et prône la légèreté, l’adhérence et la vitesse.

Technologie des Pirelli P Zero Race TLR RS

La gomme SmartEVO² – mélange de trois polymères – promet une plus grande adhérence sur les surface mouillées, ainsi que la réduction de la résistance au roulage et l’amélioration des sensations de conduite.
La structure SpeedCORE, qui est une construction innovante pour le tubeless, se compose d’une fine couche hermétique de caoutchouc infusé de particules d’aramide. Les fibres d’aramide sont constituées de filaments jaunes d’une dizaine de microns de diamètre assemblés en fils. Compris entre 12 et 15 μm, ils sont d’une grande légèreté et ont des propriétés mécaniques et thermiques exceptionnelles. Grâce à cette structure, Pirelli annonce une meilleure résistance mécanique, une amélioration de la rétention d’air et une flexibilité globale accrue.

PIRELLI décline les P ZERO RACE TLR RS en quatre largeurs – 26, 28, 30, et 32 mm – qui sont proposées de un à quatre coloris selon les dimensions. Le poids annoncé pour la version 30 mm est de 310 g.

Sur la route

Les PIRELLI P ZERO RACE TLR RS ont une excellente accroche sur route humide, ce qui amène une confiance appréciable dans la prise d’angle à haute vitesse. Les virages s’enchainent avec souplesse et je n’hésite pas à attaquer de manière plus agressive que d’habitude dans les descentes des routes varoises. Sa structure souple amène le ressenti d’un pneu « rond » qui procure un confort sans diminuer sa performance. En comparaison de pneus habituels plus fins, je n’ai pas eu de sensation de perte de rendement. Cela semble être grâce la technologie SmartEVO² évoquée précédemment.


Malgré des routes sales et abîmées, je n’ai constaté aucune crevaison durant mes sorties hivernales creusoises. Sa carcasse en 120 TPI m’a permis de rouler aussi sereinement que rapidement.
Mes Pirelli P ZERO ont été montés en tubeless, mais il est bien sûr possible de faire un montage en chambre à air. J’ai pu constater une perte d’un bar sur une semaine, ce qui reste correct. La rétention d’air vantée par la technologie SpeedCORE doit surement y être pour quelque chose…
Pour les compétiteurs cyclosportifs ou triathlètes, cette largeur de pneu demande un temps d’adaptation, même si elle procure immédiatement un confort plus important sur les routes au revêtement dégradé.

Page produit : PIRELLI P ZERO RACE TLR RS
Prix public conseillé : 56 €

Chaussures Shimano S-Phyre SH-RC903

Testées par Matthieu

J’avais repéré ces nouvelles chaussures aux pieds de la championne du monde d’ultra-cyclisme sur le circuit Bikingman en 2023, Laurianne Plaçais. Elles m’ont séduites et les qualités mises en avant par la marque nippone, correspondaient aux critères que je recherchais : légèreté et rendement.

Technologies des Shimano S-Phyre SH-RC903

La Shimano RC-903 est une chaussure de course sur route, positionnée haut de gamme. Elle est dotée d’un empeigne en cuir microfibre légère et respirante. On le remarque tout de suite au déballage : ce modèle intègre une cuvette de talon à la fonction de stabilisation anti-torsion qui est “censée offrir un positionnement optimal du pied lors des accélérations intenses“. La configuration de laçage à croisement compacte et épurée sécurise l’avant du pied de façon élégante. Pour conclure, Shimano a fait appel à deux serrages Boa Li2 pour assurer le maintien de la tige.

Sur la route

J’ai roulé avec ces chaussures durant l’intégralité de mon test du Sauvage UltraRoute, soit pendant plus de 900 km. Le constat immédiat est la très grande rigidité de la chaussure et pourtant, mon précédent modèle route était la Giro Empire SLX, dotée d’une très rigide semelle en carbone fabriquée par Easton (un modèle ne semblant plus être proposé sur le site global de Giro). Dès que l’on se dresse sur les pédales ou qu’on choisit un grand braquet, la RC903 transmet chaque watt à la pédale, avec une très faible déperdition. Pas étonnant que des champions comme Mathieu Van der Poel ou Primoz Roglic l’aient choisie pour la compétition.

Sélection matériel route
Une des chaussures les plus rigides que j’ai eu l’occasion de tester ! photo Colin Gosse

Contrepartie de cette grande rigidité ou hasard ? J’ai ressenti des douleurs au genou, zone qui ne m’avait jamais fait souffrir auparavant, à l’issue de ma longue sortie de 200 km entre Aix et Embrun. La faute à un vélo Sauvage réglé différemment de mon vélo habituel, des nouvelles pédales Time (et donc d’un réglage de cales spécifique) ou à une rigidité excessive des chaussures ? Je ne saurais le dire. Ces douleurs ont ensuite disparu.

Autres constatations : la tige en cuir épouse au plus près la forme du pied. La forme unique de la semelle intermédiaire, le Shimano Dynalast, offre une gamme d’ajustement élargie pour s’adapter à une plus grande variété de formes et tailles de pied. Le double serrage Boa Li2 permet un ajustement précis de la tige sur l’avant du pied (enfin un serrage supérieur qui sert à quelque chose !) et j’ai rarement eu besoin de resserrer les Boas durant le roulage.

Avec un poids de 595 g la paire (en pointure 44, avec les nouvelles cales Time XPRO10 à 225 g la paire), on est sur un modèle poids plume ! En estimant la cale à environ 50 g, on arrive en effet à une chaussure pesant 248 g en 44 ! En cela, c’est cohérent avec Shimano qui annonce un poids de 225 g la chaussure, en pointure 42.

Autre sensation marquante : la cuvette de talon permet d’améliorer le coup de pédale, c’est très net. Le pied est impeccablement tenu grâce à cette technologie et j’ai ressenti que la phase de traction était facilitée par rapport à mes anciennes chaussures. En résumé, un pédalage plus rond et plus efficace !

Sélection matériel route
Cette “cuvette” permet un maintien exceptionnel du talon, c’est une vraie réussite produit – photo Colin Gosse

Une version femme spécifique

À noter que cette chaussure est déclinée en version spécifique pour le pied féminin. La RC903W S-PHYRE offre les mêmes caractéristiques de performance mais dans une forme dessinée spécifiquement pour les femmes. La chaussure est plus petite en volume et dispose d’une coupe plus étroite qui correspond mieux à la forme et à la taille des pieds féminins.

Sélection matériel route
Si vous n’aimez pas ce bleu vif, sachez que la chaussure est aussi disponible en coloris noir, rouge et blanc – photo Colin Gosse

Au global, je suis donc très satisfait de ces chaussures qui conviendront aux pratiquants recherchant avant tout la légèreté et le rendement. Le confort n’est pas inexistant, loin de là, mais ce n’est pas l’objectif principal de la chaussure. Je ne choisirai pas ce modèle pour des épreuves d’ultra sur plusieurs jours mais pour une sortie longue ou épreuve cyclosportive à la journée, elles raviront les compétiteurs et/ou les cyclistes à la recherche de performance et de légèreté. Quant au prix, il est élevé, en phase avec la haute technicité du produit. Vous les trouverez chez certains pure players à des prix moindres.

  • Pointures Hommes : 40 – 48 (demi-pointures disponibles, 40 – 46.5)
  • Pointures larges : 40 – 46
  • Coloris Hommes : Blanc, Bleu, Noir, Rouge ; Femmes : Blanc
  • Pointures Femmes : 36 – 44, pointures pleines

Page produit : chaussures route Shimano S-Phyre SH-RC903
Prix public conseillé : 369,99 €

Lunettes Julbo Fury Reactiv

Testées par Matthieu

Les lunettes de soleil Fury incarnent la vitesse. Elles sont dotées d’un écran cylindrique et promettent une vision large, un excellent maintien et une ventilation optimale. Ultra-légères puisqu’annoncées à 25 grammes, elles sont disponibles avec les écrans REACTIV Technology (photochromiques – modèle testé) et SPECTRON.

Au déballage, je suis face à un produit bien emballé dans un carton issu recyclé et avec deux housses : une souple pour transporter les lunettes et une rigide, plus protectrice, pour le transport dans une valise, par exemple.

Technologies des Julbo Fury Reactiv

  • Air Link Temple System : insert amortisseur en élastomère, installé en bout de branche, offrant plus de confort au porté au niveau des oreilles.
  • Grip Nose : insert souple, antichoc et adhérant au niveau du nez.
  • Full Venting : construction du verre très aérée permettant une circulation totale de l’air et empêchant la formation de buée tout en protégeant les yeux.
Sélection matériel route
Une forme enveloppante, on le voit bien au galbe arrondi de la monture – photo Colin Gosse

Sur la route

Habitué des produits du fabricant jurassien, je retrouve en effet un produit enveloppant, avec un galbe arrondi qui tient bien au niveau des tempes. Mention particulière pour l’insert en élastomère en contact avec la peau (partie bleue sur la photo ci-dessous) procurant un très bon confort au niveau des tempes.

Sélection matériel route
Le diable est dans les détails : un insert en élastomère, installé en bout de branche, offre un très bon confort au niveau des tempes – photo Colin Gosse

Une fois enfilées, l’optique cylindrique de ces lunettes offre une véritable vue panoramique, ajoutant un vrai plus au niveau de la sécurité car ce champ de vision élargi rassure. La construction de la monture assure un léger passage d’air – sur les côtés et légèrement sur le dessus, mais qui ne gêne en rien la vision car ce flux d’air est très limité. Cela s’avère très efficace pour supprimer les phénomènes de buée. À aucun moment du test, même lors de sorties matinales avec un fort brouillard et des routes trempées, aucune condensation sur les verres, la technologie fonctionne parfaitement.

Au niveau de l’optique, la qualité des verres photochromiques est toujours au rendez-vous avec la technologie Julbo Reactiv. Le verre s’adapte rapidement à toutes les conditions météo, permettant ainsi d’avoir une optique de catégorie 1 à 3. Ce produit polyvalent peut ainsi s’utiliser en conditions de très forte luminosité jusqu’à des sorties nocturnes.

Un point que je regarde de plus en plus lors de mes sorties est la compatibilité des lunettes avec le casque, notamment lorsqu’il faut “ranger” celles-ci en position retournée dans les aérations dudit casque. Ici, aucun problème, l’élastomère composant une partie de la monture permet aux branches de ne pas glisser une fois qu’elles sont glissées dans le casque.

Sélection matériel route
Testées avec le casque HJC Furion 3, décrit ci-dessous, les Fury tenaient bien en place – photo Matthieu Amielh

Globalement, le bilan est très positif pour ces Julbo Fury qui cochent toutes les cases : qualité optique, confort et ventilation. Gardez aussi en tête que ces lunettes vélo peuvent être adaptées à un grand nombre de corrections via le programme Julbo RX Lab de solaires à vue.

Cinq coloris de montures et d’optiques photochromiques possibles (voir sur le site).
Page produit : Lunettes Julbo Fury Reactiv
Prix public conseillé : 190 €

Casque HJC Furion 3

Testé par Matthieu

Ce nouveau casque a été dévoilé durant le Roc d’Azur 2024. Il s’agit d’un modèle de course développé en soufflerie, semi-aéro et hautement ventilé, qui est “destiné aux coureurs recherchant la vitesse ultime ou à ceux qui aiment l’esthétique d’un casque rapide et élégant.

Sélection matériel route
Lunettes Julbo Fury teintées grâce à la technologie photochromique et casque HJC Furion 3 semi-aéro, une association réussie de deux produits techniques – photo Matthieu Amielh

Technologies du casque HJC Furion 3

SLIDTM : Technologie réduisant les impacts rotationnels transmis au cerveau en cas de chute, SLID est une technologie déjà présente dans les casques de moto HJC, car la marque équipe depuis 1971 des millions de motards.

SELFIT PROTM : Technologie permettant de régler la taille de votre casque en amont. Le Selfit Pro vous permet de régler votre casque au millimètre lorsque vous en avez besoin, et de garder un serrage automatique lorsqu’il vous convient.

COOLPATHTM : En remplaçant les traditionnelles mousses, qui bloquent la ventilation et s’imprègnent de votre transpiration, le Coolpath permet à l’air de circuler librement grâce à l’effet Venturi.

Sur la route

Personnellement, je ne recherche pas la vitesse ultime à vélo car je ne serai jamais du niveau d’un coureur professionnel souhaitant maximiser ses gains marginaux. En revanche, mes critères de choix sont le “fit” ou chaussant du modèle, très différent d’une marque à l’autre (j’ai ainsi découvert – à regret – que les casques POC étaient incompatibles avec mon crâne), le confort et la protection maximale.

casque route aérodynamique HJC Furion 3
La forme est enveloppante et convient à ma tête, sans donner d’effet “champignon” – photo Colin Gosse

Sur ce premier point, le Furion 3 en taille L testée (donnée pour un tour de tête entre 58 et 63 cm) se conforme assez bien à mon crâne, le casque couvrant bien la nuque et les tempes. Le confort est au rendez-vous avec la présence de 4 mousses situées sur : la zone en contact avec le front, les deux côtés ainsi qu’une mousse présente sur le système de réglage arrière en contact avec la nuque.

Le système de serrage, baptisé Selfit Pro, permet un bon positionnement de la calotte interne en plastique, sans pression excessive. Un bon point : le Selfit Pro intègre 4 positions de réglage à l’intérieur permettant un ajustement “fin”. Un défaut selon moi : la molette de réglage est perfectible et ne dépasse pas assez du système de maintien arrière.

Impossible de se prononcer sur l’efficacité du système SLID par rapport au célèbre MIPS. N’ayant pas subi de chute (je touche du bois !), il est censé réduire les impacts transmis au cerveau. Plusieurs fabricants de casques comme Kask ou HJC développent ainsi leur propre système de réduction des impacts rotationnels, une explication également économique puisque la licence MIPS est loin d’être gratuite…

J’ai beaucoup aimé la capacité de ventilation de ce casque, évacuant efficacement les surchauffes. Le design de la partie arrière est très réussi et j’aime beaucoup ce côté “becquet de voiture de course”, amplifié par l’utilisation d’une deuxième couleur sur cette zone !

Pour conclure, je suis très satisfait de ce nouveau Furion 3, qui pourra convenir pour une utilisation route, gravel race et même vélotaf. Le point d’amélioration notable est pour moi la molette de réglage, peu commode à utiliser. Le dernier attrait du modèle est qu’il est disponible en 7 coloris (visualisez-les dans le lien produit ci-dessous), dont celui du team professionnel Total Energies.

Page produit : HJC Furion 3
Prix public conseillé : 209 €

Cuissard 3/4 Assos Mille GT Knickers C2

Testé par Dan

Si, au premier abord, ce cuissard ne vous évoque rien, c’est très différend ici à la rédaction, où il est, depuis longtemps, une véritable star.
Rappelez-vous : dans son article consacré aux cuissards corsaires, Patrick vantait déjà les mérites de cet incontournable de la demi-saison.
Mais alors, me direz-vous, pourquoi en parler dans une sélection hiver ? Et bien, justement, parce que je considère qu’il est, entre l’automne et le printemps, tout aussi indispensable pour rouler pendant les semaines les plus froides de l’année.

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Le cuissard 3/4 Assos Mille GT Knickers C2 conviendra aussi pour l’hiver – photo Adrien Moniquet

Bon, je ne vais pas vous mentir, j’habite au sud de la Loire, et franchement, avec le réchauffement climatique, les sorties à moins de 5°C deviennent rares. Mais globalement, pour mes sorties à haute intensité en hiver, j’ai découvert, grâce à mon collègue Roch Manfredini, tous les avantages, même et surtout par temps froid, d’un cuissard qui découvre les mollets. Que ce soit tel quel, sur route, ou sous un short en gravel, le Mille GT Knickers C2 a d’étonnantes capacités d’adaptation… et nous aussi !

Assos Of Switzerland Mille GTC Löwenkralle Lowenkralle C2 gravel Adventure jacket cycling apparel
Les mollets découverts, on apprécie l’hiver – photo Anne Fontanesi

En fait, je suis bien chaussé, avec des chaussures très chaudes et des chaussettes en mérinos. En haut, c’est pareil : la poitrine, les mains et la tête sont bien couvertes. Mais j’adore la fraicheur au niveau des mollets, qui contribue efficacement à la régulation corporelle, lorsque la pente s’élève ou que le sprint de pancarte se prolonge.

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En hiver, le cuissard Assos Mille GT Knickers C2 contribue à réguler la température corporelle lorsqu’on monte en intensité – photo Dan de Rosilles

Ce qui ne gâche rien, c’est que la nouvelle version du Mille GT Knickers C2 a été repensée afin d’améliorer la stabilité et le niveau de soutien. Il y a aussi moins de coutures que sur la version précédente. Au résultat, la jambe descend un peu plus bas (l’ancienne s’arrêtait juste sous le genou) pour venir couvrir à mi-tibia.
Les nouvelles bretelles, plus techniques, s’inspirent de la forme de bretelles X-Frame qui équipent les modèles haut-de-gamme chez Assos. Elles assurent un bien meilleur maintien, surtout sans accumuler la transpiration, ce qui est appréciable quand elles reposent sur un épais sous-vêtement d’hiver.

Sélection matériel route
Les nouvelles bretelles du corsaire sont plus techniques et plus ergonomiques – capture d’écran site web Assos Of Switzerland

Pour ce qui est de la peau, on retrouve le même insert bleu spécifique de la gamme des cuissards longue distance d’Assos : L’insert Mille GT C2.
C’est là qu’il peut y avoir polémique : certains le trouveront un peu trop épais, pas assez précis lorsqu’on revient de danseuse, un peu long à sécher après lavage. Je partage cette opinion pour des cuissards d’été, quand la température fait que l’on transpire beaucoup, mais pour les sessions d’hiver, cette peau me convient tout à fait. Elle est particulièrement confortable et durable, je me suis résolu à me séparer de mon ancien corsaire après 15.000 km de bons et loyaux services.

Sélection matériel route
L’éternel et durable insert Mille GT C2 de chez Assos – capture d’écran site web Assos Of Switzerland

Pour conclure, on remarquera que le prix de ce vêtement signé par une marque de luxe reste tout à fait contenu, au regard des autres modèles de la marque. Voici un point positif, qui vient s’ajouter à sa grande polyvalence saisonnière et son look original. Vous l’aurez compris, j’adore ce cuissard 3/4, un incontournable de ma garde-robe cycliste, que je préconise non pas pour deux, mais trois saisons sur quatre, sans retenue aucune, même lorsqu’il fait froid.

Page produit : MILLE GT Spring Fall Bib Knickers C2
Prix public conseillé : 210 €

Gants Hiver Pluie Amphib de Q36.5

Testés par Patrick

Q36.5 est une marque innovante. Elle excelle dans le choix des matériaux, allant chercher des gains dans tous les domaines, en assemblant les qualités de matières différentes. Je possède différents équipements de cette marque et notamment des cuissards, que j’apprécie beaucoup. Je possède ces gants depuis un an, en fait je les avais essayés dans le contexte d’une tenue complète, puis rangés un peu vite. J’ai souhaité revenir sur cet essai qui n’était pas à la hauteur de leur potentiel. En janvier 2023 je faisais cette découverte et Dan de Rosilles en novembre de la même année les découvrait lors d’un Press Camp chez Q36.5.

Il est difficile d’imaginer que des gants “tricotés”, puissent nous protéger de la pluie. Pourtant, c’est le cas de ce modèle “Amphib” (Anfibio), fabriqué à partir d’une double couche de polyamide tricotée avec une doublure faite d’une membrane imperméable. Chez Q36.5, ceux qui les ont conçu spécifiquement pour les journées d’hiver pluvieuses, sont étonnés par l’usage hivernal unique qu’en font leurs clients. Q36.5 fabrique traditionnellement en Italie, mais pour ces gants ils ont dû faire appel à une usine taïwanaise, dotée des capacités de production permettant de réaliser cette technologie unique.

Présentation

En dehors de la présence d’éléments techniques, comme les inserts étoilés et les bouts de doigts argentés, ces gants pourraient être ceux que vous enfileriez en hiver pour un usage urbain. J’ai choisi ce vert australien qui me changera de mes habituels gants noirs. En retournant le gant on peut voir l’aspect différent de la doublure imperméable.

Sur la route

2°C … et même pas froid ! Une petite sortie matinale m’a permis de vérifier que la plage de température annoncée par la marque était correcte. Le Mistral froid de cette matinée ensoleillé, reste à l’extérieur de ce tricot mystérieux. Le gros avantage de ces gants est de me permettre de conserver une liberté totale de mouvement de tous les doigts. Maniement des commandes électriques, réglage des disques des Boa de mes chaussures, maniement en roulant de ma GoPro… restent possibles. Cette liberté tactile est un peu entachée par le manque d’efficacité de la fibre conductrice, tricotée en bout de pouce et d’index. En effet, il faut insister à plusieurs reprises, pour faire réagir l’écran tactile de ma montre et c’est pareil pour celui de mon smartphone.

Sélection matériel route
La préhension du guidon et des freins est très bonne – photo Colin Gosse

La préhension du guidon et des freins est très bonne. J’avais la crainte, du fait de la confection en 2 couches, de les sentir glisser entre-elles. Des inserts en forme d’étoile participent au grip.

J’ai testé le côté Amphib lors de deux sorties récentes où j’ai essuyé de légères averses, dans ma région où il ne pleut pas souvent. Effectivement ça marche et mes mains sont restées sèches : étonnant. Je pense néanmoins que pour de grosses pluies des gants en néoprène seront plus efficaces, mais ce sera plus désagréables. Avec ses gants tricotés, lorsqu’on ressort les mains la peau reste douce et absolument pas fripée.

Caractéristiques

Sélection matériel route
Modèle Vert Australien – image site Q36.5
  • Plage de température 0°C / +18°C
  • Composition couche extérieure : 78% Nylon / 11% Polyester / 9% Spandex / 2% Fibre conductrice
  • Composition couche intérieure : 77% Acrylique / 20% Polyester / 3% Spandex
  • Couleurs : marine / noir / vert / vert australien / vert olive

Page produit : gants Hiver Pluie Q36.5
Prix public conseillé : 60 €

Spiuk LOMA : des chaussures gravel bien placées

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SPIUK LOMA

Spiuk est une marque espagnole qui trouve ses origines dans les années 2000. Son siège social est basé à Orozko en Biscaye. Couvrant toute la panoplie du cycliste, la marque Spiuk est bien représentée en compétition. Dix ans après le test des RC16, nous avons reçu deux paires de chaussures Spiuk, les LOMA et LOMA C. Cassandra et Laurent se sont chargés de tester respectivement ces deux modèles qui se trouvent aussi bien dans le catalogue femme que homme chez Spiuk. Des chaussures mixtes, pour un test qui l’est tout autant. Voici ce qu’ils en disent.
Photo de bannière : Laurent Biger

Présentation des Spiuk LOMA

Les modèles LOMA et LOMA C sont extrêmement proches dans leur conception. Aussi, la description qui va suivre est valable pour les deux modèles, à l’exception de certains points qui seront détaillés.

Semelles extérieures et intérieures

La semelle extérieure se distingue par des espaces très ouvert, de façon à ce que ni la boue ni les cailloux ne s’y coincent. Deux inserts permettent la fixation de crampons à l’avant, fournis, bien connus des pratiquants de VTT XC et de cyclo-cross.

SPIUK LOMA
Deux inserts permettent la fixation de crampons à l’avant (non montés ici) – photo Laurent Biger

Sur le modèle LOMA, la semelle ERGOPTIM est faite de polymère renforcé. En somme, un matériau composite élaboré en renforçant une matrice polymère avec de la fibre de verre. Quant à la LOMA C, la semelle ERGOPTIM est faite en fibre de carbone, d’où le nom de LOMA C (C pour carbone).

SPIUK LOMA
Les deux variantes de LOMA disposent de semelles orientées vers le rendement. Vous noterez aussi les différences de réglages de nos cales – photo Laurent Biger

La rigidité de ces semelles est d’un indice de 7 sur la LOMA, et de 9,5 sur la LOMA C. Dans les deux cas, ce sont des valeurs propices au rendement. Là-dessus, les semelles intérieures sont amovibles et lavables, mais sont très basiques dans leur conception. La zone médiane, censée soutenir la voûte plantaire, est d’un relief insignifiant, et selon moi, insuffisant.

Des semelles intérieures somme toute très basiques – photo Laurent Biger

La tige

La tige est faite d’un revêtement synthétique fabriqué en microfibre, qui se trouve être perforé sur quatre zones distinctes. Le résultat esthétique est une finition résolument haut de gamme.

SPIUK LOMA BOA
Une finition exemplaire – photo Laurent Biger

La tige ne comporte pas de languette, dans un but selon la marque, de rendement au pédalage. Conséquence probable de ce choix de conception : ces chaussures ne sont pas des plus faciles à enfiler, ni à retirer…

Systèmes de fermeture

Sur le modèle LOMA, le système d’ajustement se compose d’une unique molette de la marque BOA. C’est le modèle (réparable) L6 de chez BOA qui a été retenu ici. En revanche, le modèle LOMA C est équipé de deux molettes BOA Li2, également réparables. Ces molettes sont le haut de gamme du fabricant BOA, qui permettent un serrage et un desserrage particulièrement précis. D’ailleurs, la dénomination i de Li2 veut dire “incrémental”, et le 2 car c’est tout simplement la deuxième génération.

SPIUK LOMA
Molette BOA L6 pour la LOMA et molettes BOA Li2 pour la LOMA C – photo Laurent Biger

Dans les deux cas, les systèmes BOA sont faciles à manipuler et permettent d’ajuster la tension en gardant ses gants longs. C’est d’ailleurs l’un des principaux atouts des systèmes BOA, que de pouvoir ajuster même en roulant, le maintien de ses pieds.
Pour terminer cette présentation, le poids unitaire est de 360 g pour la chaussure LOMA en taille 40, et de 389 g pour la chaussure LOMA C en taille 45. Sans être parmi les plus légères, ce sont des valeurs tout à fait concurrentielles dans ces catégories de chaussures.

Les tests sur le terrain

Le test terrain des Spiuk LOMA

Testées par Cassandra

Pratiquante occasionnelle de Gravel, j’ai pu tester les Spiuk LOMA en période automnale. Sa semelle en polymère répond à mes attentes en matière de souplesse et ne m’a causé aucun désagrément plantaire. La marque propose une gamme mixte et le chausson englobe correctement mon pied, qui est plutôt fin malgré ma pointure 42.

La Spiuk LOMA est un bon compromis entre rendement et souplesse – photo Laurent Biger

Même avec une seule molette BOA L6, l’ajustement est uniforme sur l’ensemble du cou-de-pied. En revanche, la semelle intérieure reste basique et demande un changement pour permettre un meilleur maintien de la voûte plantaire vers une pratique plus accrue. Quant au talon, il est correctement maintenu durant l’effort. Bien que la chaussure ne présente pas de languette, je n’ai constaté aucun problème de placement dû à mon pied fin. De même, je n’ai constaté aucun point de pression inconfortable.

Malgré un pied fin, Cassandra souligne le bon maintien des Spiuk LOMA – photo Laurent Biger

Le renfort en mesh sur le coup de pied laisse une liberté de mouvement sans le blesser. En revanche, l’ouverture du chausson n’est pas très importante, ce qui peut être un problème pour les pratiquants ayant un coup de pied fort.

Le test terrain des Spiuk LOMA C

Testées par Laurent

J’ai testé cette paire de chaussures durant deux mois, en automne. Un usage quotidien en vélotaf des campagnes, et tous les week-ends sur des sorties plus longues. Immédiatement, j’ai changé la semelle intérieure, car celle-ci est dénuée de support de la voute plantaire, ce qui est problématique pour mes appuis plantaires. Comme évoqué en présentation, la rigidité de la semelle est importante. Le résultat est un excellent rendement, sans surprise. En cela, cette paire est idéale pour une utilisation gravel, surtout sportive. Le talon est bien maintenu et les deux molettes BOA Li2 permettent un ajustement précis, ce que j’ai beaucoup apprécié. D’ailleurs, il m’arrive d’ajuster la tension de mes chaussures en roulant, et ce type de système est un vrai avantage pour cela.

La rigidité de la semelle carbone des LOMA C est bien adaptée à une pratique sportive – photo Laurent Biger

Les cales se trouvent facilement au “clipsage”, preuve d’une bonne conception de la semelle. L’adhérence sur le sol est bonne, mais la rigidité de la semelle ne joue pas en faveur de la marche. Là-dessus, la semelle semble résistante face aux agressions extérieures, bien que celles-ci laissent des traces bien visibles autour des cales. La protection de l’avant du pied est amplement suffisante pour un usage gravel, protégeant bien le pied et la chaussure des éventuels contacts.

Les Spiuk LOMA C portées de nombreuses fois lors du test du Rondo Ruut CF2 G2 – photo Cassandra Dumery


Concernant l’isolation, ce fut plutôt une bonne surprise de constater que ces chaussures assurent une protection inattendue face aux températures fraiches, et même à la pluie. Sans être un modèle hivernal spécifique, je n’ai pas eu les pieds mouillés lors de courtes averses, ou lors de passages rapides dans les flaques d’eau. En revanche, la respirabilité ne semble pas être le point fort de ce modèle, contrairement à ce que pourrait laisser penser la tige perforée.

SPIUK LOMA
Une protection face aux éléments très appréciable à la mi-saison – photo Laurent Biger


Même si ces LOMA C ne sont pas destinées à un usage sur route, je trouve regrettable que Spiuk n’ait pas équipé l’arrière de la chaussure d’un revêtement réfléchissant afin de renforcer la sécurité passive envers les automobilistes (les liaisons routières étant fréquentes en gravel). Pour évoquer la robustesse, au bout d’une soixantaine de sorties avec ces Spiuk LOMA C, je constate que ces chaussures vieillissent bien. Cassandra et moi ne manquerons pas de mettre à jour cet article pour confirmer ou infirmer cela dans les mois à venir.

En conclusion

Finalement, ces Spiuk LOMA et LOMA C conviennent parfaitement pour un usage gravel, a fortiori si celui-ci est “sportif”. Bien protégées et bien isolées, elles se montrent idéales à la mi-saison. Pour autant, elles gagneraient à se voir doter de semelles intérieures de meilleure qualité, et d’être équipées d’un élément réfléchissant sur le talon. Enfin, bien fabriquées et remarquablement finies, leur prix est bien placé au regard de la concurrence.

  • Prix maximum constatés : 129,90 € (LOMA) et 169,90 € (LOMA C)
  • Page fabricant : Spiuk Loma

Comme un lundi : au revoir mon ami, bonjour tristesse

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Comme un lundi

Chaque semaine, un billet d’humeur par un·e de nos rédacteur·rices. Aujourd’hui, Patrick.

Photo : 2017 Tour de la Crau en gravel, la tristesse de ce champ de galets est adoucie par l’image de cette cycliste à l’horizon qui symbolise l’espoir d’en sortir.

La tristesse est souvent liée à un sentiment de perte de ce qui nous est cher. Elle fait partie de la vie et nous prouve simplement que nous sommes humains, que nous aimons, que nous ressentons de l’amitié et que nous sommes attachés à des moments qui vont disparaitre, des projets devenus impossibles. À mon âge j’ai connu, pour différentes raisons, ces instants. Ils m’amènent à revisiter ce qui a été vécu, oublié dans une mémoire mise en sommeil par la vitesse du quotidien. C’est alors que la perspective de ce manque m’envahi et me fait mesurer l’importance de ce vécu. 

Édito comme un lundi
2017, Tour de la Sainte Victoire Gravel avec Laurent et Dan de Rosilles – Photo Patrick VDB

Pour cet édito “Comme un lundi”, que je dédie à quelqu’un qui se reconnaitra, je n’ai pas envie de « plomber » l’ambiance. Je veux juste illustrer ce que je viens de vous dire, par des images de vélo. Cette machine à bonheur, outil de liberté sur 2 roues, m’a offert de somptueux instants de vie simples et gratuits, largement supérieurs aux meilleures fêtes commerciales. Une tranche de la délicieuse charcuterie, autrefois “clandestine”, de Monsieur Trouillas de Saint-Genest-de-Beauzon (Ardèche), vaut bien plus que les diners des restaurants les plus huppés. Ces morceaux de bonheur sont enregistrés dans ma mémoire (beaucoup sont racontés sur ce site) et dans ces périodes de tristesse, ils viennent me sauver du temps qui use nos rêves et calme nos utopies. Ils me font comprendre pourquoi je suis triste et en même temps ils m’enseignent qu’il y aura d’autres moments à imaginer et à vivre.

Édito comme un lundi
Il y a 66 ans : ailier droit, grâce à une belle pointe de vitesse… Une équipe créée pour nous à Vaucresson / Marnes-la-Coquette par les pères de ces joueurs. On tapait dans le ballon dans un champ près de chez nous, ils nous ont trouvé un stade, un maillot et un championnat. Une pensée pour M. Marinier à gauche sur la photo – photo DR

Le sport a été présent dans ma vie sous différentes formes et très souvent en mode compétition. Il a été une source de joie permanente et l’occasion d’y faire de belles rencontres. Depuis ma première licence de foot en minime (cf. photo ci-dessus), le sport et la création d’équipes se sont intimement mêlés. Ces moments d’euphorie créative et d’amitié ont ponctué mon existence. Des événements de la vie sont venus régulièrement les interrompe, faisant naitre alors cette tristesse empreinte de nostalgie. Ces souvenirs remontent aujourd’hui, pour me dire qu’ils m’ont rendu plus fort et surtout plus humain. Je vais continuer à faire de ma tristesse le moteur d’un nouveau futur et monter sur mon vélo pour chasser d’autres horizons. Cette année 2025 sera particulière pour moi. J’ai confiance, car je sais par expérience que la tristesse est juste l’étape d’une réparation qui précède la joie de revivre des moments de bonheur.  

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<

   

Sauvage UltraRoute, pour dévorer les kilomètres rapidement et confortablement

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Sauvage Ultraroute vélo titane longue distance

Sauvage Bicycles a lancé courant novembre une nouvelle machine en titane taillée pour l’ultra-distance, l’UltraRoute. Je l’ai testée pendant plus de 900 km cet automne, sur des sorties entre 3 et 9 heures – soit 80 à plus de 200 km – de quoi se faire un bon avis des capacités de ce nouveau vélo. Bannière : capture d’écran vidéo TDG.

Sauvage Ultraroute vélo titane longue distance
Passage dans les Clues de Barles, une imposante barre calcaire datant de la fin du Jurassique supérieur – capture d’écran vidéo TDG

Sauvage UltraRoute : présentation

L’UltraRoute est le nouveau vélo en titane de la gamme Sauvage. Retrouvez une présentation complète de cette nouvelle machine – statique et dynamique – en cliquant sur la vidéo YouTube ci-dessous !

Le Cadre du Sauvage UltraRoute

Ce nouveau vélo Sauvage est construit à l’aide de deux alliages de titane : du grade 9 (3 % aluminium, 2,5 % vanadium, plus connu sous la nomenclature de Ti3Al-2,5V) pour les tubes principaux (avant et arrière) et du grade 5 (6 % aluminium, 4 % vanadium, plus connu sous la nomenclature Ti6Al-4V) pour les éléments de jonction (douille, boîte de pédalier, coquille des bases). “Les pièces sollicitées comme le boîtier de pédalier, les coquilles de pattes de dérailleur et la douille de direction sont en grade 5, bien plus rigide, et plus aptes à encaisser les forces exercées que le grade 9”, explique David Robert, fondateur de Sauvage.

Ici, pas d’hydroformage comme sur les cadres titane Robert Frameworks, ou d’impression 3D comme la nouvelle gamme Léon 2025, mais un procédé de soudure classique pour du titane, sous inertage (un gaz inerte (argon, hélium ou un mélange Ar-He) protège de l’oxydation l’électrode, le bain de fusion et ses abords, NDR).

Sauvage Ultraroute vélo ultra-distance en titane
Le titane confère toujours un côté intemporel et classe – photo Colin Gosse.

À noter que les cadres sont soudés en Asie chez un prestataire de Sauvage puis expédiés à Kayl (Luxembourg) ou Senones (France) pour un assemblage final à la carte, grâce à un configurateur en ligne proposant de nombreuses options.

Sauvage Ultraroute vélo grades de titane utilisés
Le Sauvage UltraRoute vélo utilise deux grades de titane différents – capture d’écran vidéo TDG

Parmi les spécificités techniques sur ce vélo, citons le boîtier de pédalier au format T47 ainsi que la patte de dérailleur au standard UDH, dont Laurent Biger vous a décrit les nombreux avantages.

Au niveau des points d’emport, ils sont au nombre de 4 au diamètre standard porte-bidon : 3 jeu d’inserts dans le triangle avant et un jeu d’insert sous le tube diagonal. Deux perçages supplémentaires sur le top tube permettent d’y fixer une sacoche type “bolt-on”. Le vélo est également équipé de perçages sur le triangle arrière permettant d’installer des garde-boues et un porte-bagage.

Géométrie du Sauvage UltraRoute

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, la géométrie de l’UltraRoute présente trois caractéristiques notables :

  • Une géométrie très sloping ;
  • Une douille de direction haute ;
  • Un triangle arrière très compact.
Sauvage Ultraroute vélo ultra-distance en titane
Faire le plein – d’eau – avant une sortie longue est essentiel. Ici, elle est puisée directement à la source naturelle de Plumo-Gau, sur la commune de Puyricard – photo Matthieu Amielh

Ces remarques visuelles sont confirmées par l’étude de la géométrie. Sur le modèle testé (taille M), la hauteur de douille de direction est de 165 mm, assurant une position très relevée sur la machine. Les bases particulièrement courtes (410 mm, quelle que soit la taille) expliquent en grande partie – grandement confirmé par le test terrain – le caractère réactif de la bête.

Enfin, l’UltraRoute peut accueillir une monte de pneus jusqu’à 43 mm de largeur. Sur mon modèle, une paire d’Hutchinson Blackbird 30 mm tubeless chaussait des jantes RLine Vertex carbone de 30/35 mm de hauteur.

Sauvage Ultraroute vélo titane longue distance
Géométrie du Sauvage Ultraroute titane – capture d’écran site web Sauvage
Sauvage Ultraroute vélo titane - triangle arrière
Le triangle arrière de l’UltraRoute est très compact, expliquant la grande nervosité de ce vélo – photo Matthieu Amielh

Sauvage UltraRoute : le test terrain

Ce nouveau UltraRoute a été testé pendant plus de 900 km, sur des sorties variant entre 2 et 8 heures. Une longue échappée, mon “classico” entre Aix-en-Provence et Embrun, m’a permis de me faire une bonne idée des qualités – nombreuses – de l’UltraRoute au fur et à mesure des kilomètres.

Premier constat : la position relevée assure une conduite et un pilotage très confortables, en toutes circonstances, que l’on place ses mains en haut des cocottes ou en bas du cintre. Mention très bien au passage pour le cintre offrant une prise en main agréable, notamment grâce à un drop réduit, une zone ergonomique élargie au niveau du “creux” du cintre et un backsweep (angle du cintre qui revient vers le cycliste) limitant la fatigue.

Sauvage Ultraroute vélo ultra-distance en titane
La position est relevée, apportant un confort indéniable, d’autant plus perceptible que les sorties s’allongent – photo Colin Gosse.
Sauvage Ultraroute vélo titane sortie 200 km
Passage à Barles dans les Alpes de Haute Provence, le village natif de mon grand-père – photo Matthieu Amielh

Deuxième constat : le vélo est terriblement efficace grâce à son triangle arrière compact. Dès que l’on appuie sur les pédales, le vélo part au quart de tour. La nervosité ressentie est renforcée par la rigidité des roues carbone RLine Vertex carbone, impossibles à prendre en défaut tant au niveau de la rigidité latérale que verticale.

Sauvage Ultraroute vélo ultra-distance en titane
La réactivité du vélo est impressionnante – photo Colin Gosse.

Enfin, le vélo est très confortable, grâce à l’utilisation du titane qui apporte une véritable filtration des vibrations. Cela est encore plus perceptible sur les routes au bitume dégradé des Alpes de Haute Provence que j’ai empruntées. J’aurais aimé tester cette machine avec des pneus route 32 mm. Le confort aurait été encore supérieur avec un niveau de performance toujours élevé.

Caractéristiques du Sauvage UltraRoute testé

Chaque modèle d’UltraRoute est unique, puisque l’UltraRoute est proposé à la vente en version kit-cadre (cadre + fourche + patte UDH) ou en vélo complet. Le configurateur en ligne vous permet ensuite de choisir l’ensemble de vos périphériques, pour composer un vélo selon vos besoins.

Voici la configuration de mon vélo test – tout l’équipement est à choisir sur le configurateur Sauvage

TAILLESXS, S, M (taille testée), L , XL, XXL
CADRETitane – grades 9 (tubes) et 5 (boîte de pédalier, douille, pattes arrière)
FOURCHECarbone 88 Ultralight Road
JEU DE DIRECTIONIntégré, conique
POTENCEIntégrée, FSA ACR
GUIDONCintre Ritchey Butano WTS aluminium
flare 18° ;
reach : 73 mm ;
Drop : 115 mm ;
– largeur : non mesurée.
TIGE DE SELLERitchey Comp 2-Bolt Seatpost 31,6 mm
SELLESan Marco Short Fit
MANETTESSRAM Rival AXS
ÉTRIERS DE FREINSRAM Rival AXS
DISQUESSRAM Centerline X Centerlock de 160 mm
DÉRAILLEUR ARRIÈRESRAM Rival AXS, 12 vitesses
CASSETTESRAM XG-1250, 10-36 dents, 12 vitesses
CHAÎNESRAM Rival, 12 vitesses
PATTE de DÉRAILLEURSRAM UDH
PÉDALIERSRAM Rival AXS, plateaux 43/30 dents
BOÎTIER DE PÉDALIERSRAM DUB, boitier fileté T47 à roulements internes
ROUESRLine Vertex carbone route 30/35 mm (AV/AR)
AXES TRAVERSANTSAvant : 12 x 100 mm
Arrière : 12 x 142 mm
PNEUSHutchinson Blackbird Tubeless 30 mm
ACCESSOIREChargeur SRAM AXS
POIDS8,9 kg en taille M, sans pédales (vérifié)

Bilan de ce Sauvage UltraRoute

Ce vélo est le deuxième modèle en titane que je teste, après le Chiru X-Root et j’en suis pleinement satisfait. Le vélo tient sa promesse de monture conçue pour la longue distance grâce à une géométrie confortable et l’apport du titane qui réduit notablement la fatigue lors de longues chevauchées. L’UltraRoute n’est pas un vélo “mou”, bien au contraire ! Le triangle arrière confère une grande sportivité au vélo, tandis que les roues carbone RLine assurent du rendement et de la légèreté. Avec une paire de roues en aluminium, le prix sera réduit de 500 euros mais l’investissement dans le carbone est à mes yeux indispensable si vous souhaitez avoir le meilleur des deux mondes : un vélo confortable mais qui grimpe bien et offre une bonne inertie à partir de 30 km/h.

Son poids est certes supérieur (1 kg environ) à celui d’un vélo carbone traditionnel mais le gain de confort vous permettra de conserver une fraîcheur appréciable pour ne pas faire flancher la moyenne sur des sorties de plus de 8 heures.

Fiche complète du vélo sur le site du fabricant : Sauvage UltraRoute

Prix du montage testé : 4 534 euros

Les cadres Sauvage sont spécifiquement garantis 50 ans, au premier acquéreur uniquement, contre tout vice de fabrication, dans les conditions d’usage des vélos.

Monaco Gravel Race, une nouvelle épreuve au calendrier UCI

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UCI Monaco Gravel

Lors de la première édition en 2022 des Gravel World Séries – épreuves qualificatives pour les championnats UCI mondiaux – il y avait 15 courses au calendrier. Depuis, elles se sont multipliées et en 2025 il y aura 33 dates, dans plusieurs pays, sur 5 continents pour cette 4ème édition. La Monaco Gravel Race fera partie de ces nouvelles épreuves et le drapeau monégasque viendra s’ajouter à ceux des autres nations du gravel mondial. 

Le minuscule et dense territoire de la principauté de Monaco peut sembler inadapté pour pratiquer le Gravel, même dans sa forme race. Soyez rassurés, cette manche du circuit UCI ne va pas se dérouler dans les rues monégasques comme la course de F1. C’est au Col Saint Pancrace que sera installé l’espace départ et arrivée de l’épreuve, non loin du petit village de Peille Grimaldi de Monaco. On sera à 650 m d’altitude, sur les flancs de la montagne qui surplombe la principauté, aux portes du Parc National du Mercantour.

La France du Gravel Race gâtée en 2025

L’UCI n’accepte pas plus de 2 épreuves par pays organisateur. En France, nous aurons en 2025 la gravel Grands Causses, organisée à Millau en juin, ainsi qu’une nouvelle épreuve : Les Pyrénées Catalanes Gravel Tour en septembre dans la région de Perpignan. À ces 2 courses, viendront s’ajouter sur notre territoire : la Monaco Gravel Race, sous l’égide de la Fédération de Cyclisme Monégasque et la grande finale mondiale, qui cette année sera organisée en octobre à Nice (détail inconnu à la date de cet article) pour clôturer cette saison 2025. Autant dire que la France sera gâtée cette année. Cela offrira une belle occasion aux cyclistes français de s’inscrire à ces épreuves, pour viser la qualification à la finale niçoise.

Monaco Gravel Race
Un terrain qui ressemblera à celui de Nice où auront lieu les mondiaux de Gravel UCI – Photo Cédric Amand

L’autre chance pour les compétiteurs, sera de pouvoir vivre sur la Monaco Gravel Race une véritable répétition du mondial Gravel de Nice. En effet, le terrain et le profil de l’épreuve dans le Parc National du Mercantour sera semblable au terrain qui les attendra en octobre. Les riders qui ne connaissent pas la région des Alpes Maritimes pourront profiter de cette occasion pour venir s’acclimater aux pistes locales et ainsi tester leur matériel.

Bravo à Cédric Amand, organisateur bien connu dans le monde du gravel et de la route, d’avoir créé cette Monaco Gravel Race. Cédric s’appuie sur son expérience construite depuis 8 ans avec les épreuves de La Baroudeuse. “C’est vrai que les compétiteurs qui ne connaissent pas notre territoire seront ravis de venir ici dans les mêmes conditions de course que celles qui auront à Nice. Le premier jour de l’ouverture nous avons eu l’inscription d’un concurrent australien. La proximité de l’aéroport de Nice nous ouvre à l’international“, précise Cédric. La région est également bien desservie par les voies routières et ferrées, attention aux réservations : l’événement aura lieu pendant le long week-end de Pâques.

Le podcast avec Cédric Amand l’organisateur

Un week-end bien rempli

Vous êtes attendus pour un accueil au village de la course situé au Col de Saint Pancrace, dès le vendredi 18 avril. Le samedi auront lieu les épreuves de randonnées non chronométrées du Gravel Tour. Le dimanche sera consacré au chrono avec celles de la Gravel Race. Voir ici le programme de ces 3 jours.

Les randos

Sur les randonnées du Gravel Tour le samedi 19 avril, il y aura 2 distances : 110 ou 50 kilomètres. Elles permettront aux participants de découvrir 2 tracés superbes traversant les 2 villages pittoresques de Sospel et de La Turbie.

La course

Pour le côté race, deux épreuves qualificatives sont proposées. Le 120 km pour la catégorie hommes de 19 à 59 ans et femmes de 19 à 49 ans. Le 83 km pourra accueillir les hommes de plus de 60 ans et les femmes 50-54 / 55-60 et 60+.

Le parcours de la Monaco Gravel Race

On a le plus beau parc naturel de France

Cédric Amand

Lors de mon interview de Cédric Amand, je le questionne sur le parcours. J’imagine que sa parfaite connaissance des lieux, qui lui permet de connaitre chaque mètre des pistes locales, l’a bien aidé. “J’ai essayé de faire le parcours le moins difficile possible“, me dit-il. Je plaisante à ces propos en lui disant que 2400 m de D+, ça reste à priori difficile… “Il ne faut pas se voiler la face car ici, si on cherche du plat, ce sera difficile d’en trouver. J’ai organisé ce tracé sur 2 boucles, afin de faciliter le positionnement des structures qui vont assurer le support aux coureurs. Il y a du dénivelé, mais il n’y a pas de piège. Le dénivelé fait partie de l’épreuve et c’est comme si on allait faire une course sur le plat avec un fort vent de face.” En contrepartie, les cyclistes évolueront dans le parc naturel du Mercantour. “On a le plus beau parc naturel de France“, dit Cédric. En ce qui concerne la répartition entre les pistes et la route, Cédric me précise que sur le 120 km il y aura 60% de pistes larges et 40% sur route. Pour la petite distance, ce sera du 50/50. “Il ne faut pas se fier à cette répartition car je privilégie les montées sur les pistes et les descentes sur la route, ce qui signifie qu’en temps de course, la proportion est modifiée et je l’estime, selon les qualités de chacun, à 75% du temps passé sur piste sur le 120 km.”

Monaco Gravel Race

Cédric est enthousiaste à l’idée de voir se développer le Gravel Race. Il a participé à des épreuves en Italie et sa 3ème place dans sa catégorie au championnat mondial, reste un très beau souvenir. “J’adore cette pratique, mais j’aime aussi la randonnée et le bikepacking, je n’ai pas l’état d’esprit qu’ont certains qui voudraient enfermer le gravel dans la randonnée. Ce que l’UCI fait avec le gravel, ce n’est pas que du marketing. Les vélos ont clairement évolué, ils offrent la possibilité de rouler entre route et piste et je trouve cette initiative Race de l’UCI, géniale.

Inscriptions

Rendez-vous sur le site : https://monacogravelrace.fr/

Et suivez l’actu sur les réseaux sociaux :

La bande son

Originalité de l’épreuve, les organisateurs nous proposent de participer à la composition de la playlist sonore de l’épreuve. Ils vous invitent à contribuer à la playlist officielle de la course. Vous pouvez envoyer vos titres préférés, qu’ils soient motivants, inspirants ou simplement des morceaux qui résonnent avec votre passion pour le gravel.

Comme un lundi : tous nos vœux 2025

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photo Christophe Marchi

Cette semaine, pas de billet d’humeur, mais les vœux de nos rédactrices et rédacteurs !
Photo de bannière : Christophe Marchi

Chères lectrices, chers lecteurs, en ce tout début d’année, toute l’équipe de Bike Café se réunit pour vous adresser ses meilleurs vœux. Nous souhaitons bien sûr que 2025 vous apporte santé, bonheur et découvertes, que ce soit sur des routes sinueuses, des chemins de terre ou des pistes aux graviers encore inexplorés.
Nous avons chacun, au sein de l’équipe, des souhaits à partager avec vous ; voici donc nos vœux, exprimés avec toute notre passion pour le vélo et la communauté qui l’entoure.

Patrick : “Il faut aller encore plus loin” – photo Patrick Van Den Bossche

Pour un cyclisme innovant et inspiré

Laurent : “Je souhaite que les fabricants, grandes marques comme artisans, prennent plus de risques technologiques pour nous proposer des vélos gravel innovants et différents. Je souhaite que pratiquants et artisans cessent de réinventer le vélo tout-terrain à travers le gravel. L’univers du VTT a déjà défriché ce qui devait l’être. Regardons devant, pas derrière !”

Cassandra : “Je souhaite que les fabricants de vélos osent plus de combinaisons de couleurs sur leurs cadres, pour qu’ils deviennent plus fun !”

Patrick : “Je souhaite voir naître une plus grande pluralité dans le monde du vélo. Le gravel a ouvert la voie à un décloisonnement des pratiques. Il faut aller encore plus loin !”

Cassandra : “Plus de combinaisons de couleurs sur les cadres !”– photo Sportograf

Pour des infrastructures et des politiques cyclables ambitieuses

Dan : “J’aimerais qu’en France, les pouvoirs publics développent et soutiennent des politiques vélo plus pertinentes et plus productives : non aux trottoirs partagés et aux pistes cyclables « ghettos », oui à la route pour tout le monde et aux rues à priorité vélo. Cela fonctionne : Portland (Oregon) et Girona (Catalogne) en sont des exemples.
Je souhaite un contrôle et une répression accrus des comportements dangereux, qu’ils viennent des cyclistes ou des automobilistes. La cohabitation est possible, l’Espagne le prouve !
Enfin, j’aimerais voir se développer la formation et la sensibilisation : vélo à l’école, ateliers de pilotage pour adultes… Tout cela est productif, comme le montrent les pays scandinaves.”

Sabine : “Je souhaite plus d’aménagements et de facilités pour les cyclistes, notamment dans les trains.”

Cassandra : “Je souhaite que l’on développe de vraies pistes cyclables sécurisées, pour circuler en toute sécurité.”

Patrick : “Je souhaite que nos élus prennent enfin le sujet des mobilités douces au sérieux. L’argent ne suffit pas : il faut aussi changer les mentalités.”

Patrick : “”Je souhaite que nos élus prennent les mobilités douces au sérieux” – photo Philippe Aillaud

Pour une cohabitation apaisée et bienveillante

Sabine : “Je souhaite plus de respect, voire même de l’empathie et de la bienveillance entre les usagers des routes et des voies partagées.”

Jean-Louis : “Je souhaite que le partage de la route entre cyclistes et autres usagers motorisés soit plus serein. Que chacun sorte de ses postures pour inviter un peu de bienveillance dans les trajets du quotidien.”

Matthieu : “Je souhaite un peu plus d’empathie et de bienveillance entre nous tous.”

Sabine : “Plus de respect, voire même de l’empathie et de la bienveillance” – photo Olivia Martinez

Pour des aventures et des plaisirs partagés

Colin : “Je vous souhaite de passer plus de temps sur votre vélo et de partager ces moments avec vos proches, pour faire profiter au plus grand nombre de ces joies simples.
Je vous souhaite également de réaliser ce projet d’aventure dont vous rêvez depuis longtemps. En tout cas, moi, j’ai bien l’intention de le faire !
Enfin, je vous souhaite une année riche en aventures et en moments de partage, sur le vélo et en dehors.”

Jean-Louis : “Je vous souhaite de découvrir à vélo des contrées à la fois et proches et dépaysantes, comme seul le vélo sait nous les révéler.”

Patrick : “Je vous souhaite de vous lever chaque matin joyeux, des projets plein la tête et l’envie de les vivre. Soyez curieux, ayez envie de découvrir, d’apprendre. Avec Bike Café, nous allons essayer d’y contribuer.

Jean-Louis, ici dans le col du Parpaillon : “Découvrir à vélo des contrées à la fois proches et dépaysantes” – photo Jean-Louis Paul

Pour une pratique inclusive et épanouissante

Matthieu : “Je souhaite que chacune ou chacun puisse prendre plus de temps pour soi, aussi court soit-il, dans ce monde qui accélère de plus en plus.”

Cassandra : “Je souhaite que le cyclisme féminin soit mieux reconnu, notamment dans le milieu professionnel, et que les femmes aient une place égale à celle des hommes dans le marché du vélo.
Je souhaite que l’on encourage la jeunesse à faire du vélo, pour former des adultes confiants, en bonne condition physique, et sensibilisés aux mobilités écologiques.”

Anne : “Mes vœux vont aux femmes d’ici et d’ailleurs : que rien ni personne ne restreigne nos désirs d’évasion ; que notre champ de vision s’élargisse bien au-delà des bas-côtés ; que nos GPS soient lisibles dans toutes les langues ; et que nous trouvions la force de nous rassembler.”

Patrick : “Je souhaite voir se développer des communautés cyclistes inclusives, qui roulent ensemble dans un esprit de partage. Profitons des réseaux pour créer des liens.”

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Anne : “Que rien ne restreigne nos désirs d’évasion” – photo Dan de Rosilles

Pour une belle année 2025

Que 2025 soit une année lumineuse, sur la selle et au-delà. Que nos routes soient toujours bordées d’aventures, de belles rencontres et de découvertes. Ensemble, continuons à partager notre passion pour le vélo et à construire un monde où chaque coup de pédale nous rapproche les uns des autres.
Bonne année à toutes et à tous !

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