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Et si on essayait le gravel alpin : le tour du Mont Blanc

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Tour du Mont Blanc en Gravel
Tour du Mont Blanc en Gravel - photo Fred Buttard Upguides

Le gravel, symbole de la polyvalence sur 2 roues, nous amène à explorer toutes sortes de territoires. Ce vélo se balade sans complexe aussi bien sur les pistes des Landes, sur les pavés du nord, sur les chemins bretons de la forêt de Brocéliande, sur le plateau du Vercors, sur les pentes du Ventoux, … et même maintenant sur les sentiers du massif du Mont-Blanc. Jérôme Furbeyre a entrepris cette année de défricher ce terrain alpin qui est le terrain de chasse habituel des randonneurs, des trailers et des VTTistes. Il vient de réaliser, avec Fred Buttard de upguides, un Tour du Mont Blanc en vélo de gravel. Jérôme est depuis 20 ans dans l’encadrement sportif et il a pendant 2 ans géré le magasin 31 du cycle à Lyon, dont il avait imaginé le concept. C’est lors de cette période que Jérôme découvre le gravel, qui va lui donner l’idée d’utiliser ce type de vélo pour partir reconnaître et valider la faisabilité d’un Tour du Mont Blanc version gravel.

Le gravel alpin on en rêve

Tour du Mont Blanc en Gravel
Tour du Mont Blanc en Gravel – photo Fred Buttard Upguides

J’ai souvent comparé le gravel au trail running, qui ont en commun de nous éloigner de la route pour découvrir de nouveaux endroits. Avec le projet de Jérôme, les cyclistes vont pouvoir emprunter les mêmes sentiers que les trailers de l’UTMB. C’est vrai que ça fait rêver. J’ai autrefois couru sur ces sentiers, et lorsque Jérôme m’a parlé du projet, je me suis demandé comment un vélo pourra passer la difficile sortie de Courmayeur et d’autres secteurs où il faut à pied franchir quelques blocs et pentes raides. Certains moments seront sans doute difficiles, mais la récompense du spectacle grandiose offert par ce massif mythique est inestimable.

Tour du Mont Blanc en Gravel
Tour du Mont Blanc en Gravel – photo Fred Buttard Upguides

Avant de proposer ce circuit à une clientèle qu’il encadrera, Jérôme s’est lancé en septembre avec Fred dans la reconnaissance d’un parcours raisonnable et adapté au gravel. Pour l’occasion, ils disposaient tous les deux de vélos de gravel modèles Addict 10 et 20 prêtés par Scott. « On a suivi un programme très sympa conçu pour le profil des vélos sans avoir trop de portage. Finalement nous sommes partis à 3 de Chamonix. Le premier jour on a roulé de Chamonix jusqu’à La Fouly. On a emprunté, depuis le col des Montets, le chemin des Diligences, il faisait mauvais partout mais les montagnes suisses nous ont protégé. On est arrivé à Champex par l’ancienne route et fait la jonction vers La Fouly soit 71 kilomètres », explique Jérôme en précisant que c’est peut-être la partie la moins spectaculaire du Tour …

Tour du Mont Blanc en Gravel
Tour du Mont Blanc en Gravel – photo Fred Buttard Upguides

Le lendemain ils attaquaient le Grand Col Ferret (2490 m) qui est le gros morceau de ce Tour « Après la montée du grand col Ferret nous sommes descendus sur le refuge Elena. De Ferret à La Peule ça passe en roulant. On a d’ailleurs rencontré un groupe de vélo Horizon en VTT tout étonné car c’était la première fois qu’ils voyaient des gravels sur le Tour du Mont-Blanc.

Tour du Mont Blanc en Gravel
Tour du Mont Blanc en Gravel – photo Fred Buttard Upguides

Sur le final petit portage mais on finit sans problème sur le col. La descente est moins agréable et il faut faire un peu de portage jusqu’au refuge Elena. Après avoir regagné Courmayeur, on enchaîne la montée sur le Val Veny direction la Visaille, le lac Combal et le col de la Seigne que l’on a monté à 80% sur le vélo », explique Jérôme agréablement surpris par les lacets aménagés dans la descente de la Seigne, qui permettent de rouler sans problème et de descendre la totalité à vélo même si ça secoue un peu. « On a fait la jonction sur les Chappieux en montant sur le Cornet de Roselend on a dormi là-bas au chalet du berger, juste sous le rocher du vent, un bel endroit convivial et confortable », précise Jérôme qui a fait le choix de voyager light et se poser le soir dans un endroit pour manger et dormir. « À la Fouly on avait dormi dans un hôtel en demi-pension et là dans ce gîte, on avait le minimum sur le vélo avec sac de selle et sac de cadre pour l’équipement minimum requis en montagne », poursuit Jérôme.

Tour du Mont Blanc en Gravel
photo Fred Buttard Upguides

Pour le dernier jour les 2 compères avaient au programme le col du Joly, la descente sur les Contamines, le col de Voza et retour sur Chamonix.

Bilan

Tour du Mont Blanc en Gravel
Tour du Mont Blanc en Gravel – photo Fred Buttard Upguides

Ce Tour se roule en gravel mais le format définitif proposé à la clientèle sera sur 4 jours. Cela permettra de réduire le dénivelé / jour qui était quotidiennement de 3000 / 3700 sur les 3 jours. Le parcours fait un peu plus de 200 kilomètres et les montées répétitives en altitude éprouvent les organismes.

Côté vélo Jérôme et Fred ont été impressionnés par le matériel prêté par Scott : aucune crevaison malgré un montage en chambre à air sur des pneus de 35. Avec sa transmission Ultégra en 50 x 34 et cassette de 11 à 34, ça passait pour Jérôme et Fred avait un Sram mono 42 devant et 10 à 42 derrière. Il faudra néanmoins revoir la section des pneumatiques et avoir une marge au dessus du ratio 1 pour les montées.

Tour du Mont Blanc en Gravel
Tour du Mont Blanc en Gravel – photo Fred Buttard Upguides

« Bien contents, super trip …» me dit Jérôme, rassuré sur la faisabilité du concept qui permet de faire du beau gravel alpin en itinérance. « Il faut adapter l’itinéraire aux capacités du vélo », précise Jérôme. D’ailleurs dans cette version il y aura une base de routes, car c’est aussi ça le gravel. Dans la prestation proposée par les agences de Jérôme et Fred, il est prévu un accompagnateur mécanicien et du transport de sac pour fournir du change et prévenir les intempéries fréquentes en milieu montagnard.

Renseignements et contacts :

Jérôme : 06 07 16 93 50

Fred : www.upguides.com – tel +46 733745959

Elastic Interface, les chamois qui tutoient les sommets

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Test Elastic Interface et Montura
Test Elastic Interface et Montura

Ceux qui roulent beaucoup, longtemps et souvent, savent à quel point le rôle du “chamois” est primordial dans l’écosystème du cycliste. Cet “insert”, “pad” ou “peau”, se niche à l’intérieur du cuissard, au contact direct du postérieur. Il protège des agressions causées par la selle et des frottements incessants que le pédalage provoque.

Puisqu’ Elastic Interface est leader dans le marché des “protections pour les vêtements de cyclisme”, nous nous sommes intéressés à leur gamme de produits et sommes partis à la recherche du chamois, cet équipement aussi discret qu’indispensable, si proche de nous, mais tellement mystérieux de par ses composants hautement techniques et les savoir-faire nécessaires à sa réalisation.

Test Elastic Interface et Montura
Ce vieux cuissard a souffert du pédalage incessant que nécessite ma pratique de la longue distance en pignon fixe ; pourtant, à l’intérieur, sa peau Elastic Interface est comme neuve – photo Dan de Rosilles

Made in Italy

Elastic Interface est une marque du groupe industriel multinational CyPad, leader du marché en matière de chamois. Mais si Elastic Interface est une production 100 % italienne, le groupe fabrique aussi les produits Berenis en Croatie avec un excellent rapport qualité-prix et Bikepad au Mexique, principalement pour le marché Nord-Américain.

Test Elastic Interface et Montura
Il y a fort à parier que, dans votre placard, il y ait déjà un ou plusieurs cuissards équipés de peaux Elastic Interface – photo Dan de Rosilles

En équipant tout ou partie des cuissards de marques comme Adidas, Assos, Café du Cycliste, DHB, Fizik, Giro, Gore, Montura, Ozio, POC, Rapha, Specialized… il y a fort à parier que la marque Elastic Interface, à votre insu ou non, soit déjà présente dans votre placard.

Le logo aux deux flèches qui s’opposent est facilement identifiable, aussi bien systématiquement en incrustation à même les peaux de la marque, que sous forme d’une petite étiquette visible à l’extérieur du cuissard, beaucoup de marques misant sur la renommée d’Elastic Interface pour donner un attrait supplémentaire à leurs produits.

Test Elastic Interface et Montura
Bien visible à l’extérieur de ce cuissard Montura, le logo à deux flèches qui signale la présence, à l’intérieur, d’une peau Elastic Interface – photo Dan de Rosilles

Il faut dire que, pour ceux qui s’intéressent aux peaux comme à l’une des caractéristiques essentielles de la qualité d’un cuissard (traduisez : ceux qui font au moins 10.000 km par an et/ou qui passent plus de 6 heures sur leur selle par sortie), la réputation des chamois Elastic Interface n’est plus à faire : confort, ergonomie, durabilité bien sûr, mais aussi absence d’irritations ou de problèmes cutanés sont souvent liés à la qualité des peaux et des innovations technologiques, comme par exemple la mousse Hybrid Cell System (HCS), un matériau à cellules mixtes qui fournit un retour élastique unique et qui, plus dense et plus fin, permet au cuissard de sécher plus vite lors des “arrêts/lavages express” en ultra-distance.

La catégorie “Crossover”

À Bike Café, où nous sommes justement adeptes de gravel et de longue distance, nous nous sommes particulièrement intéressés aux peaux “for road and off road use” comme les qualifie Elastic Interface. Beaucoup de chamois dans cette catégorie Crossover, aux caractéristiques de versatilité et de confort, conçus spécifiquement soit pour femmes soit pour hommes, pour toutes les pratiques situées entre tout-terrain et route.

Les peaux de la famille "Crossover", entre route et VTT - captures d'écrans Elastic Interface
L’impressionnante diversité de peaux de la catégorie “Crossover”, entre route et tout-terrain – captures d’écrans site Elastic Interface

Beaucoup de choix donc, car beaucoup de densités différentes de mousses, de positionnements dans les cuissards et autres caractéristiques, selon que l’on pratique des sorties “race” (jusqu’à 6 heures) ou “ultra” (sept heures ou plus), qu’elles soient orientées touring, gravel ou bien longues distances.

Cette impressionnante diversité recouvre des conceptions extrêmement diverses, car adaptées aux spécificités d’une pratique, d’un sexe ou d’une position sur le vélo. Aussi, des mousses de différentes densités et en différentes couches sont superposées et positionnées précisément, pour s’adapter au mieux à la situation et rendre le cuissard plus confortable à porter.

Test Elastic Interface et Montura
Une vue explosée du chamois Adriatico HD Men, que nous avons testée dans un cuissard Montura – documentation Elastic Interface

Montura, la marque italienne qui monte, qui monte

Pour illustrer notre sujet sur les chamois d’Elastic Interface nous avons choisi un équipement que nous avons eu l’opportunité de tester : le cuissard Montura Up Braces Ciclista de chez Montura. Marque italienne spécialiste de la montagne et centrée dans un premier temps sur le monde du VTT, Montura s’ouvre désormais au vélo de route. Nous avons ici affaire à une marque peu connue, avec des productions de qualité et un fort potentiel de développement : exactement comme Bike Café !

Montura bib short cycling apparel prototype
C’est toujours émouvant pour un blogueur que de pouvoir tester un équipement en avant-première et d’y trouver la trace de ceux qui l’ont conçu – photo Dan de Rosilles

Dans ce cuissard, la peau “Adriatico HD Men” (voir illustration plus haut) a été spécialement conçue pour le gravel, puisque orientée “route” mais avec une position du corps légèrement plus haute. Ainsi, la zone du périnée et celle des ischions sont équitablement protégées par des mousses de densités différentes. Le placement du pad dans le cuissard est aussi particulièrement étudié pour cette position, car même un excellent insert, mal positionné, peut transformer une sortie en véritable cauchemar…

Test Elastic Interface et Montura
Chez Montura, tous les cuissards sont équipés de peaux Elastic Interface – photo Dan de Rosilles

Pour un ride avec toi, je mettrai du Montura, pour un ride…

C’est parti pour un premier essai au bord des Marais du Petit Clar, aux portes d’Arles, entre Camargue et Crau. On y trouve des monotraces qui serpentent au bord des étangs et des pistes de planches au cœur de la ripisylve, cette forêt caractéristique des zones inondables.

Test Elastic Interface et Montura
Paré d’un “Ergonomic Equipage” (un cuissard et un jersey Montura), nous allons serpenter sur les monotraces au bord des Marais du Petit Clar – photo Anne Fontanesi

Au centre de la peau “Adriatico”, conçue pour des sorties moyennes (jusqu’à six heures de vélo), un canal central est censé soulager la pression de l’urètre, favoriser la circulation sanguine et réduire les engourdissements. Bien sûr, je n’ai pas encore pu tester le cuissard sur plus de 80 km, mais je connais bien ma selle et je porte de nombreux modèles de cuissards. Je constate que celui-ci se fait parfaitement oublier, ce qui est exactement ce que l’on demande à un bon cuissard : même neuf, il n’occasionne aucune gêne, la répartition des pressions est neutre. Il n’entrave pas le pédalage. La coupe est “regular”, la jambe est longue, mais sans excès.

Test Elastic Interface et Montura
La jambe est longue, mais sans excès. Les perforations de l’insert et des panneaux du cuissard favorisent séchage et respirabilité, mais imposent un usage plutôt estival – photo Anne Fontanesi

À l’instar du pad, perforé pour une meilleure respirabilité et un séchage rapide, les bretelles, le dos et des pans latéraux du cuissard sont aussi micro-perforés. C’est un bon point, mais qui réserve cet équipement à un usage d’été ou de demi-saison. Il est certain que cet automne, grâce à une météo clémente dans le sud de la France, j’aurai le temps de tester longuement cet équipement que je m’approprie déjà…

Test Elastic Interface et Montura
L’un des secrets du confort en vélo, c’est le juste positionnement du chamois dans le cuissard – photo Anne Fontanesi

Avec ce cuissard équipé Elastic Interface (et plus globalement cet ensemble Montura), la qualité est au rendez-vous, avec des finitions soignées : revers silicone au bout des manches et des jambes, coutures plates, tissus solides et très agréables à porter.

Test Elastic Interface et Montura
Dans l’action, dès les premiers tours de pédale, le cuissard se fait parfaitement oublier – Photo Anne Fontanesi

Sur le jersey, on retrouve les deux mêmes tissus noirs que sur le cuissard, le mesh perforé et un tissu plus brillant et soyeux, mais ici associé à une troisième matière, grise et gaufrée, très agréable sur la peau. La coupe est regular, voire même décontractée. L’esthétique est sobre, presque austère. le bicolore tri-matière noir/gris y est peut être pour quelque chose, mais l’inscription “Ergonomic Equipage” à la verticale entre les deux omoplates apporte une touche à la fois originale et stricte, avec sa typographie sans serif un peu technoïde.

Test Elastic Interface et Montura
l’ADN de la marque, c’est les vêtement d’alpinisme et de haute montagne, et ça se voit – photo Anne Fontanesi

On a bien affaire à un ensemble conçu et fabriqué en Italie du Nord, à Trente, sur les versants Alpins, l’ADN de la marque, c’est les vêtement d’alpinisme et de haute montagne, et ça se voit. Mais où on perd en fantaisie, on y gagne en détails techniques, comme avec les multiples éléments réfléchissants, indispensables lors des sorties nocturnes, ou la poche en filet au dos même du cuissard, qui permettra de ranger contre ses reins des accessoires qui resteront ainsi discrètement calés sous le jersey.

Test Elastic Interface et Montura
À l’arrière du cuissard, une large poche en filet permet de ranger discrètement, bien à l’abri sous le jersey, ses bonbons favoris – photo Anne Fontanesi
Ayant déjà en ma possession plusieurs cuissards de diverses marques équipés de peaux Elastic Interface, je m’émerveille une fois de plus la grande diversité de produits que les fabricants arrivent à développer “autour” de la marque-référence en matière de chamois, rivalisant d’inventivité et de technicité pour proposer des cuissards parfaitement adaptés à nos pratiques et à nos goût, pour un plaisir de rouler toujours renouvelé… Montura ne fait pas exception, et propose là un ensemble des plus sérieux, aux qualités indéniables. Même si le design du jersey est un peu austère, le cuissard, parfaitement positionné en rapport qualité/prix, séduit par sa personnalité, son confort, sa technicité et par certains détails plus subjectifs, comme les élégantes bretelles ajourées ou la poche dorsale.
Test Elastic Interface et Montura
Les bretelles les plus élégantes que j’aie pu voir ces derniers temps – photo Anne Fontanesi

Les chamois, d’accord… mais la crème ?

Ceux qui roulent vraiment longtemps et vraiment souvent le savent : pour une pratique intensive sur plusieurs jours sans irritations ou infections, il faut bien sûr un bon insert, mais on peut utiliser en complément une “crème de chamois”, qui contribue nettement à prévenir les problèmes et à améliorer le confort en selle. Beaucoup d’excellents produits existent déjà sur le marché ; encore un sujet peu souvent abordé dans la presse spécialisée, et qui pourrait faire l’objet d’un prochain article ? À suivre…

Vivement conseillée pour les sorties très longues, la "crème de chamois" vous préservera des irritations et des petites infections et prolongera la vie de votre cuissard et de sa peau - photo Dan de Rosilles
Vivement conseillée pour les sorties très longues, la “crème de chamois” vous préservera des irritations et des petites infections et prolongera la vie de votre cuissard et de sa peau – photo Dan de Rosilles

Infos et contacts

Le site de Elastic Interface

Les cuissards Montura – de 46 à 165€

 

Essai du LIV Avail Avanced Pro

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Test du LIV Avail Advanced Pro
Test du LIV Avail Advanced Pro

Nous ne traitons pas assez souvent de sujets féminins sur Bike Café, c’est bien dommage. Les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer le vélo, et les marques s’intéressent désormais à cette clientèle qui a besoin de produits adaptés à sa spécificité. Giant a été une des première marque à investir sur ce sujet, en créant même une marque dédiée aux femmes : LIV. Cette marque, voulue par Bonnie Tu Présidente de Giant Global Group, a été créée en 2008. En fait Bonnie, qui est une championne du cyclisme féminin, était à l’époque à la recherche d’un vélo pour se lancer dans une épreuve qu’elle souhaitait disputer. Ne trouvant rien qui lui convienne vraiment sur le marché, elle s’est lancée dans le projet et a découvert ainsi le potentiel que représente ce segment du cyclisme féminin, qui connaît aujourd’hui une des plus forte croissance. Depuis 2008 la marque LIV présente des modèles de vélos et des équipements qui correspondent aux goûts et à la morphologie des femmes. Fini pour elles de récupérer le vieux biclou du mari et de s’habiller avec des maillots masculins.

Dans le club Cyclo Sport du Pays d’Aix, dans lequel je suis licencié, il y a un pourcentage relativement important de féminines (30%). Parmi ces femmes il y a d’excellentes cyclistes qui participent à des longues épreuves cyclos : brevets, flèches Velocio, … Françoise en fait partie, et comme elle se trouvait en panne de vélo avec le cadre de son Bianchi carbone qui s’était cassé, nous lui avons proposé de tester pour nous le tout nouveau vélo d’endurance féminin : le Avail Avanced Pro.

Changement de paradigme

LIV Avail Advanced Pro
Françoise regarde ce Avail avec étonnement. – LIV Avail Advanced Pro

Au moment de retirer le vélo au siège de GIANT France Françoise regarde ce Avail avec étonnement. Les disques, les pneus tubeless de large section, le groupe électrique wifi Sram, … tout cela est nouveau pour elle. Elle roule habituellement sur un Bianchi, une belle bête de course équipée de façon plus classique. Quel sera son avis après une semaine de test dans le Jura et quelques sorties dans le Pays d’Aix sur ce vélo inhabituel et plus lourd que le sien. Je la trouve sceptique devant l’aspect de sa nouvelle monture. C’est un changement radical pour elle.

Faisons connaissance

LIV Avail Advanced Pro
LIV Avail Advanced Pro

Conçu pour allier vivacité en montée et stabilité en descente, ce vélo de route polyvalent est typé endurance. Il est fait pour parcourir de nombreux kilomètres en favorisant confort et efficacité. L’Avail Advanced Pro est conçu autour d’un cadre en composite Advanced (A) léger offrant une géométrie confortable grâce à une structure en carbone spécifiquement adaptée à une utilisation féminine. La tige de selle D-Fuse SL (B) permet de réduire les vibrations ressenties afin de pouvoir rouler plus longtemps. Les freins à disques offrent un freinage sûr et puissant (C) afin de se sentir confiante et rassurée quelles que soient les conditions. Ils autorisent également la monte de pneus d’une section allant jusqu’à 32mm (D). L’Avail Advanced Pro dispose d’un pivot OverDrive 2 (E) pour augmenter la rigidité frontale et la précision de direction, et d’un boîtier de pédalier PowerCore (F) pour un meilleur rendement au pédalage.

Premier tours de roues

La transmission sans fil, c’est pas mal quand même. Habituée au Di2 Françoise a vite pigé la manoeuvre du Sram appréciant la précision des changements de vitesses. « Ma première impression, lors des séances de réglages, sur ce vélo a été le confort. Le vélo avance tout seul, il apporte une bonne inertie sur la route. Il est super précis dans les trajectoires, la transmission électrique est hyper efficace et on n’hésite pas à changer de rapport dés que besoin », m’explique Françoise lors du débrief concernant le vélo. Après 2 petits réglages et la pose de sa selle habituelle le vélo en taille XS était parfait pour elle et Françoise pouvait attaquer le test sur des parcours variés et pentus du Jura.

L’essai

Test LIV Avail Advanced Pro
Essai du LIV Avail Advanced Pro

L’essai s’est déroulé lors d’une semaine dans le Jura, organisée par le club Cyclo Sport de Françoise. La mise en place de ce test a été un excellent concours de circonstance lié à son problème avec son Bianchi : le cadre s’est cassé, comme ça sans chute (défaut de fabrication). Grosse galère auprès de son revendeur pour obtenir l’échange du cadre. En attendant le retour d’un cadre neuf, elle roulait sur un BMC de prêt trop grand pour elle. Elle ne se voyait pas enchaîner les sorties dans le Jura sur ce vélo. LIV, annonçait de nouveaux produits, et connaissant Françoise nous lui avons proposé ce test au pied levé. Elle est donc partie dans le Jura avec le LIV Avail Avanced Pro 2020, qu’elle avait reçu 2 jours avant le départ.

Liv-11

Test LIV Avail Advanced Pro
Essai du LIV Avail Advanced Pro – Sur le plat et les relances pas de soucis, le vélo file bien

La différence avec le Bianchi va se trouver au niveau du poids : 7 kg pour le vélo italien contre 8,6 kg pour le LIV, et de la géométrie : plutôt endurance de ce vélo. « Sur le plat et les relances pas de soucis, le vélo file bien et je ne ressens pas la différence de poids entre les deux vélos. Par contre en montée pour mon petit gabarit et ma puissance les pneus de 32 m’ont parus trop gros. Si j’ai été pénalisée dans les montées de cols il faut avouer que cela a été compensé dans les descentes. Les freins à disque et les pneus sécurisent fortement le comportement du vélo. Je me suis sentie plus en sécurité que sur mon Bianchi. On peut prendre de la vitesse et des angles en virages sans craindre les irrégularités du revêtement », me confie Françoise.

Test LIV Avail Advanced Pro
En haut du col de la Faucille

Elle poursuit en me confiant qu’elle a beaucoup mieux récupéré de ce séjour pendant lequel on enchaîne des sorties quotidiennes. « Habituellement je reviens plus cassée de ce type de séjour où je roule avec des hommes qui tirent du braquet … Là j’ai eu une meilleure récupération physique.» Un nouveau “bon point” pour ce LIV donc qui va satisfaire les féminines qui veulent entreprendre ce type d’expérience. « J’ai trouvé que la guidoline était un peu épaisse pour nos mains féminines. », précise Françoise. Elle me confie également que tous ses compagnons de route ont apprécié sa bonne position sur le vélo qui s’est confirmée à l’usage, car elle n’a eu aucune douleur sur le vélo. Par ailleurs cette position, plus relevée que sur son Bianchi, s’est révélée intéressante sur les routes sinueuses et dégradées du Jura.

Un bilan positif

La vidéo

https://youtu.be/EPVGUefmp3c

Un retour plutôt positif

« Ce LIV est un bonheur de confort …», m’a répété plusieurs fois Françoise lors de notre débrief sur ce test.

C’était intéressant de confier ce type de vélo à une pratiquante ayant son profil, habituée à des vélo dont la géométrie est plus typée course. Les critères de choix des cyclosportifs sont encore fortement influencés par la recherche de performance. Il n’est pas toujours facile de comprendre que le confort est également un critère de performance.

LIV Avail Advanced Pro
LIV Avail Advanced Pro

Françoise pense que le train roulant de ce vélo pourrait être plus léger. Peut-être seulement avec des pneus de 28 et des roues plus légères pour favoriser les montées de cols. Par contre, par rapport à son vélo performance, elle a gagné beaucoup sur les aspects endurance et sécurité en descente. Finalement les pertes de rendement en montées sont largement compensées par une performance globale qui sera meilleure et une belle inertie lorsque le vélo est lancé.

Les plus :

  • Le confort : sensation de pouvoir rouler longtemps avec moins de fatigue.
  • La géométrie : parfaitement posée sur le vélo aucune douleur articulaire.
  • Le freinage : gain constaté en descente.
  • Le choix des composants : groupe SRAM Force eTap AXS

Les moins :

  • Les roues : un peu lourdes
  • La guidoline épaisse produisant un diamètre un peu trop important du guidon.

Caractéristiques du vélo

Test LIV Avail Advanced Pro
Géométrie du LIV Avail Advanced Pro
  • Tailles XXS, XS, S, M, L
  • Couleur Charcoal
  • CadreAdvanced-Grade Composite
  • Fourche Advanced-Grade Composite, full-composite OverDrive 2 steerer
  • Cintre Giant Contact SLR carbone
  • Potence Liv Contact SLR Flux carbone
  • Tige de selle Giant D-Fuse SL carbone
  • Selle Liv Contact SL (forward
  • Manettes SRAM Force eTap AXS, 2x12v
  • Dérailleur AVANT SRAM Force eTap AXS
  • Dérailleur ARRIÈRE SRAM Force eTap AXS
  • Freins SRAM Force AXS hydraulic disc
  • Levier de freins SRAM Force AXS hydraulic
  • Cassette SRAM Force AXS, 10×33
  • Chaîne SRAM Force AXS
  • Pédalier SRAM Force, 33/46
  • Boîtier de pédalier SRAM GXP, press fit
  • Jantes Giant SLR 1 Disc 30 WheelSystem carbone
  • Moyeux Giant SLR 1 Disc 30 WheelSystem
  • Rayons Giant SLR 1 Disc 30 WheelSystem
  • Pneus Giant Gavia Fondo 1, 700×32, tubeless
  • Prix : 5000 €

Infos sur le site de LIV

GIANT / LIV : un réseau à votre service

C’est en France le réseau le plus important. Avec plus de 65 magasins répartis aujourd’hui sur toute la France, le concept GIANT Store a largement convaincu une clientèle grandissante. Vous retrouverez au sein du réseau toute la gamme de vélos et d’accessoires GIANT/LIV ainsi qu’un atelier dédié. Pour vous conseiller, vous serez accompagnés par une équipe de passionnés et de techniciens à même de répondre à toutes vos questions. C’est une bonne raison et peut-être particulièrement pour les cyclistes femmes de choisir un produit LIV que vous pourrez facilement faire entretenir dans les magasins du réseau.

MERAL sur les sentiers du gravel

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Test du Gravel de MERAL
Test du Gravel de MERAL

MERAL vous connaissez ? Cette marque française mythique dirigée à la création par Francis Quillon, qui donnera naissance ensuite à Cyfac, a été créée dans les années 1970 à la Fuye en Touraine sous l’impulsion d’Albert Métayer. Albert Métayer dirigeait l’entreprise MERAL, basée en Sarthe à Aubigné Racan, société spécialiste et toujours leader des automatismes pour canapé lit.

Test du Gravel de MERAL
Usine Méral Sedac, Aubigné Racan, Photo Hugues Grenon

Faut-il y voir un rapport entre cette activité et le confort de ces vélos ? Nous le verrons plus loin, mais le parallèle est vite trouvé !

Passionné de cyclisme, Albert créé son équipe cycliste amateur fin des années 60 et décide de se lancer dans la fabrication de bicyclettes en 1974 pour, dans un premier temps, équiper son équipe cycliste. Il confie les rênes de ce projet à Francis Quillon, alors coureur amateur dans l’équipe. L’entreprise se développe rapidement et compte une bonne trentaine de salariés et la gamme s’élargit. Le slogan de la marque est “La haute couture au prix du prêt à rouler”. Francis créé le modèle Super Randonneur (en roues de 650 évidemment !) qui fera rêver des milliers de cyclotouristes et dont 200 exemplaires sortiront environ annuellement de l’usine.

Test du Gravel de MERAL
Photo Emmanuel Beaufils

On peut également reconnaître au premier coup d’œil un Meral modèle femme au galbe cintré du tube supérieur, véritable marque de fabrique de la marque. Le nouveau logo reprend d’ailleurs la forme caractéristique de ce cadre.

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

Outre des vélos courses et randonneuses, Meral produira également des VTT et quelques tandems. Monsieur Métayer prend sa retraite et cède ses affaires à Vallourec qui cède la « branche » bicyclette aux Cycles Lejeune. Début des années 80, le groupe Lejeune étant en difficulté, Meral disparaît également.

Francis Quillon décide alors de reprendre l’entreprise et créé sa société en 1982, CYFAC (CYcles Fabrication Artisanal de Cadres) qui, de sous-traitant pour les plus grandes équipes professionnelles cyclistes des années 80 à 90 passera marque à part entière ensuite grâce à une réputation de conception et fabrication de très grande qualité. Les anecdotes sont légions et racontées humblement par Francis et Aymeric Lebrun le dirigeant actuel de Cyfac International. Les plus grands titres et courses ont été remportées sur des cadres Cyfac mais peu de monde le sait, les vélos étant rebadgés aux couleurs des équipes (Milan San-Rémo par Laurent Fignon / Raleigh en 1988 et 1989, tour des Flandres par Jacki Durand en 1992, Franck Vandenbroucke sur Liège / Bastonne/ Liège en 1999…). Manque « uniquement » le Tour de France au « palmarès » du cadreur Tourangeau pour les 8 secondes les plus célèbres de l’Histoire du Tour et du cyclisme tout court peut-être en  1989 avec la seconde place de Laurent Fignon au final, alors leader avant la dernière étape de chrono avec arrivée sur les Champs Elysées. Mais comme aime le raconter Aymeric et Francis avec malice, sur ce coup, il valait peut-être mieux que l’on ne sache pas que le vélo était un Cyfac rebadgé !

Après quelques péripéties, et suite au départ en retraite de Francis, Cyfac est repris par Aymeric Lebrun en 2008 et devient Cyfac International. Le spectre de Cyfac aujourd’hui est large : conception et fabrication de cadres aciers, inox, aluminium, atelier carbone (spécialiste des cadres tandems carbone pour les équipes nationales paralympiques, entre autre), atelier de peinture connu et reconnu pour la qualité, le savoir-faire et les personnalisations infinies possibles. Cyfac est également encore partenaire ou « sous-traitant » de certaines marques de vélos pour la fabrication ou la finition peinture. L’entreprise est également labellisée « EPV : Entreprise du Patrimoine Vivant » qui reconnaît l’artisanat d’excellence français. Pour fêter ses 10 ans, un tour de France des cafés vélos est organisé en 2018 et c’est lors de la clôture de ce tour de France dans les ateliers de Cyfac à la Fuye fin 2018 qu’est annoncée la renaissance de la marque Meral ! Un grand moment d’émotion.

La renaissance de la marque

Mais pourquoi relancer cette marque ? Cyfac est positionnée sur le cadre sur mesure d’exception, ce qui induit des coûts et délais en rapport avec le travail et les échanges réalisés avec le futur propriétaire. L’entreprise voulait s’ouvrir à des clients désireux de rouler sur un vélo fabriqué de manière artisanale en France, de très haute qualité et plus abordable qu’un sur mesure en terme de prix et de délais. Tout en faisant bénéficier les clients de toute l’expertise de Cyfac que ce soit en terme de géométrie, de qualité de fabrication qu’en terme de qualité de finition. Et ceci dans un contexte de renouveau et de retour au premier plan depuis quelques années de la fabrication de cadres en acier (cf renouveau du Concours de Machines) et la (re)découverte ou (re)développement de nouvelles pratiques (gravel, vélo voyage, randonneuses) remises au goût du jour….

Quoi de plus logique donc que de relancer la marque historique tout à fait en adéquation avec ces objectifs et les nouvelles envies ou aspirations actuelles. Dans un premier temps, une gamme de randonneuses est donc lancée en 2019, Francis et Francette ainsi qu’une gamme de gravel, Hansel et Gretel, objet de ce test. Pourquoi Hansel et Gretel ? Hansel rime avec « En Selle » et « Gretel » rime avec Gravel ! Et l’histoire de ce conte pour enfant correspondait bien à la personnalité de ces deux vélos pour la route et les chemins.

Toute l’équipe actuelle, composée de 13 salariés, a participé à la renaissance de la marque Meral.

Test du Gravel de MERAL
L’équipe Cyfac, Photo Cyfac

L’idée est de fabriquer de la petite série optimisée en terme de cahier des charges et de processus de fabrication : 3 tailles pour chaque modèle, 4 couleurs disponibles par modèle (même si une peinture personnalisée est toujours possible mais avec plus-value), des délais réduits grâce à un stock tampon. Tout cela sans sacrifier la qualité de fabrication, le confort, la performance et le niveau de finition.

Pour la commercialisation, celle-ci se fait majoritairement par un réseau de détaillants passionnées et portant un intérêt fort à ce type de vélo, à l’histoire de l’entreprise et aux pratiques associées. Le réseau est en développement et la carte des revendeurs sera disponible fin septembre. L’idée est que le détaillant propose le kit cadre à son client et réalise un montage à la carte selon les envies, les besoins et le budget du client. Il est également possible de commander directement via Cyfac qui peut réaliser le montage à la carte si besoin.

Test du Gravel de MERAL
Boris, technico-commercial, Photo Hugues Grenon

Mais au fait que veut dire MERAL ? Mr Albert Métayer a donné les deux premières lettres de ses nom et prénom et les a liées par un R, tout simplement !

Voilà pour l’historique, place à la présentation et aux tests !

L’équipe, la fabrication et les caractéristiques techniques

Pour assurer le lancement et le développement de la marque, l’équipe s’est agrandit avec deux soudeurs aciers, Victor  et Brivaël  qui sont venus renforcer Damien, soudeur expérimenté, qui supervise et conseille les deux recrues avec Fabien, le chef d’atelier.

Test du Gravel de MERAL
Brivaël, Photo Hugues Grenon

Tous les tubes et éléments de liaisons à assembler sont préparés en amont et le process est organisé afin d’optimiser les temps de fabrication. Par exemple, les bases étant les mêmes sur tous les gravels, elles sont réalisées par petites séries.

Test du Gravel de MERAL
photo Cyfac
Test du Gravel de MERAL
Victor – photo Cyfac

La peinture est confiée à John  et Dimitri,  les deux peintres virtuoses du pochoir, technique utilisée chez Cyfac et pour Meral également. On ne rogne pas sur la qualité.

Test du Gravel de MERAL
John – photo Hugues Grenon

Le choix des tubes s’est vite porté sur la fourniture par le partenaire historique de Cyfac, l’italien Colombus, avec la série Zona et Zona CX, tubes à épaisseur variable double butted (deux épaisseurs sur le même tube en fonction des zones de contraintes, du confort désiré etc…), des tubes de qualité haut de gamme.

Ils sont soudo-brasés, technique parfaitement maîtrisée par Cyfac car employée depuis l’origine.  Le principe de la soudobrasure est d’apporter un métal d’apport dont le point de fusion est inférieur à celui de la pièce à assembler ce qui ne dégrade pas les caractéristiques initial des tubes donc.

Test du Gravel de MERAL
Damien, Photo Hugues Grenon

La fourche est une fourche carbone Colombus Futura Gravel efficace et esthétique dotée d’un pivot conique carbone 1 1/8 – 1 ¼ tapered et d’un passage interne de la durite de frein du plus bel effet. Elle est très légère, ne pesant que 450 g.

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

Le cadre subit un traitement cataphorèse interne contre la corrosion, gage de longévité.

Test du Gravel de MERAL
Photo Cyfac
  • Boîtier de pédalier fileté BSC, du simple, éprouvé, facile d’entretien et peu onéreux lors du remplacement.
  • Œillets pour garde-boues et porte bagage arrière.
  • Tailles de roues recommandées : 650 x 42B ou 700 x 28C avec gardes-boue / 650 x 48B et 700 × 40 sans gardes-boue.
  • Supports pour freins à disque flatmount (jusque 160 mm).
  • Collier de dérailleur avant fourni.
  • Collier de selle fourni.
  • Tige de selle en 27,2 mm pour le confort.
  • Axes traversants 12 mm AV et AR fournis démontables avec une clef BTR.
  • 3 porte-bidons : 2 dans le triangle avant et 1 sous le tube diagonal.
  • Poids du kit cadre : 2,5 kgs en taille S dont 450 g environ pour la fourche.
  • Dans un souci de durabilité et de simplicité, il n’y a pas de patte de dérailleur fusible. La patte soudée est plus robuste qu’une patte détachable fusible, pourra être redressée, ou au pire re-brasée, dans 20 ans, quand la patte démontable sera peut-être introuvable. C’est un choix qui se défend et cohérent par rapport à la marque et ses possibilité de réparation sur le cadre si besoin.

La géométrie

La géométrie a été particulièrement soignée et étudiée pour répondre au plus grand nombre. Le modèle Gretel est plus destiné aux femmes qui ont une morphologie différente des hommes, mais chacun pourra trouver son bonheur en fonction de sa morphologie propre, les modèles étant mixtes et les couleurs pouvant répondre aux aspirations de chacun et chacune pour les deux modèles. Je prendrais d’ailleurs en test le modèle Gretel qui me correspond mieux.

Tableau des géométries

Test du Gravel de MERAL Test du Gravel de MERAL

3 tailles sont disponibles pour chaque modèle.

Les bases sont courtes à 420 mm.

Hansel voit ses haubans joindre le tube de selle en partie basse par rapport au top tube, pour Gretel c’est l’inverse.

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

La finition

Pour des questions budgétaires, les soudures ne seront pas limées. La qualité et régularité des soudures associées à un haut niveau de finition peinture rendent visuellement l’ensemble de toute beauté avec une impression très qualitative. On est dans les standards qualitatifs des productions haut de gamme de Cyfac. Le dégradé foncé vers le plus clair est très réussi et le passage foncé/clair se fait de façon très subtile et invisible à l’œil nu. Chacun trouvera dans les 4 couleurs proposés une teinte en lien avec ses goûts et ses aspirations.

Test du Gravel de MERAL
Photo Cyfac

Photo Hugues Grenon

Il est aussi possible de personnaliser sa couleur avec plus-value en fonction de la demande réalisée.

Test du Gravel de MERAL
Peinture personnalisée, Photo Hugues Grenon

Lors de notre test, nous n’avons pas ménagé la peinture avec l’ajout de sacoches bickepacking sans protection préalable sur le cadre. Celle-ci n’a pas été impactée par les sangles et a vite retrouvé sa lueur initiale, une fois les vélos nettoyés et lustrés. L’ajout de protections de cadre invisibles est tout de même à recommander pour cet usage afin de préserver et prolonger la brillance initiale dans le temps.

Les gaines arrières de dérailleur et de disques passent en externe et sont judicieusement positionnées sur le côté bas du tube diagonal, avec fixation par collier rilsan ce qui est très pratique pour l’entretien. Pour la fourche, le câble de frein passe en interne ce qui est très esthétique.

Notons qu’il n’y pas de notion de millésime chez Meral ce qui est intéressant et un atout à la revente éventuelle mais en général ce sont des vélos que l’on garde un peu …voir beaucoup.

Les tests sur le terrain

Je récupère directement chez Cyfac deux gravels : un modèle Hansel taille M avec des roues de 700 x 28 et un groupe Sram rival double plateau et un modèle Gretel taille S en  650 x 42 et groupe Sram Apex/Rival mono, qui sera plus à ma taille et que j’utiliserais pour les tests gravel. Il faut dire que les ateliers se trouvent à une cinquantaine de kilomètres de la maison et que je les connais un peu déjà tout comme les équipes Cyfac rencontrées à diverses occasions (Tour de France des cafés vélos, portes ouvertes, conférences etc…). Je récupère également de la bagagerie Bickepacking Ortlieb (Cyfac est l’importateur pour la France) pour les tester dans cette configuration « baroude » (voir article sur la bagagerie Ortlieb)

La première impression, lorsqu’on enfourche un vélo est à mon humble avis primordiale. Il y a certainement comparaison plus romantique, mais c’est comme un entretien d’embauche, on sait dès la poignée de main s’il va être plutôt concluant ou pas, du moins la tendance est là. Et bien pour ce gravel, on serait tenté de signer de suite pour un CDI ! Après juste un réglage rapide de la hauteur de selle, je file faire le tour du village de nuit par les routes et des petits chemins gravillonnés.

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon
Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

Tout de suite, la position et le coup de pédale sont trouvés. Je ne bougerais aucun réglage de tous les tests ultérieurs. Le vélo est à ma taille, la géométrie et le comportement semblent prometteurs. Une impression de confort mais aussi de rendement ressort dès les premiers tours de roue. Le vélo a l’air vraiment bien né. Pour confirmer ces impressions ainsi que la maniabilité, élément primordial en gravel plus « engagé », je prévois une sortie de 140 km que j’effectue de temps en temps avec mon VTT ou avec mon gravel personnel (cf Bike Café).

Mais avant, je fais faire tester le modèle Hansel de mon ami Hadrien équipé en roue de 700 x 28 qui a un magasin de cycles. C’est un tri-athlète confirmé et il roule plutôt fort sur route avec son vélo de tri en carbone. Il n’a jamais roulé un acier, qui plus est un « gravel », et je suis curieux d’avoir son ressenti. Nous partons donc un soir avec Maxime, un autre routier et VTTiste qui roule fort également. Comme à chaque fois la phrase du début de sortie « On y va tranquille hein … » est vite oubliée et dès les premiers kilomètres ça accélère, ça sprint aux panneaux, ça envoie sur le plat. Je tire la langue étant plus habitué aux efforts au long cours. Hadrien est vraiment surpris par le vélo, son confort et sa réactivité dans les relances. Il ne le ménage pas. Nous prenons une première fois la ligne droite des Hunaudières, célèbre tronçon des 24 h du Mans, en relais pour voir ce qu’il a dans le ventre ce Meral. Nous filons à plus de 40 km/h avec un plaisir non dissimulé. Nous raccompagnons Maxime chez lui, puis décidons avec Hadrien de reprendre les Hunaudières pour confirmer son ressenti. Même sentence à plus de 40 km/h à la lueur des phares, un moment inoubliable sur cette portion mythique. Performance : check. Hadrien est conquis. Le vélo serait donc polyvalent ?

Place aux tests gravel maintenant sur 140 km très variés : chemins, petites routes, sable, singles engagés typés VTT en forêt, pas de ménagement pour Gretel.

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon
Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

Le confort est vraiment au rendez-vous. On est très bien posé sur le vélo et il filtre parfaitement les aspérités de la route et des chemins. Les pneus en 650 x 42 y sont certainement pour quelque chose. Ce sont des Compass Pumpkin Ridge, réputés pour leur confort mais aussi leur rendement qui est effectivement étonnant voire bluffant sur la route malgré la section et les sculptures bien cramponnées. Et on peut certainement encore gagner en confort, ceux-ci étant montés en chambre à air et non en tubeless. Ce Gretel donne envie de se perdre dans la forêt pendant des heures et de ne pas retrouver la maison pour augmenter les heures à son guidon. Le choix des noms donnés n’est pas anodin. Et il adore évoluer sur les petits cailloux blancs !

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

Le rendement est également au rendez-vous. Les accélérations sont franches et bien restituées, merci les bases courtes et la qualité des tubes et de fabrication.

Point capital qui me tardait de valider : la maniabilité. Le vélo est très joueur et maniable. La géométrie est vraiment réussie : les bases courtes, l’angle de direction de la fourche à 71,5° ou 72° selon les tailles et la douille de direction relativement longue assurent, entre autre, un comportement très sain au vélo. Pas de surprise, c’est « rond » et les changements de direction s’enroulent parfaitement dans les “pifs pafs” des singles. La potence Deda de 75 mm monté sur ce vélo a joué également sur l’équilibre global et la maniabilité. Sa longueur me semble parfaite pour le programme auquel il est destiné. La version Hansel en taille S aurait pu également me correspondre car le top tube n’est que 1 cm plus long que ce gretel taille S et les autres cotes varient peu mais il n’est à ce jour pas disponible en test. La constitution de vélos tests en différentes tailles est d’ailleurs en réflexion.

Les tests en bickepacking

Ayant ramené deux gravels, j’invite mon ami Olivier du café vélo « La Pince à Vélo » à un petit trip bickepacking afin de lui faire essayer les Meral et lui faire découvrir les joies de la baroude. Nous décidons de partir un dimanche en fin d’après-midi et de rentrer le lundi matin avant 12 h. Le gravel Hansel en taille M est à sa taille mais équipé en roues de 700×28 pas adapté à une baroude en forêt et singles cassants. Je lui monte donc des pneus de 35 mm un peu cramponné. Les sacoches sont positionnées sur les vélos puis chargées et c’est parti.

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

Comme souvent le bonheur est au pas de sa porte et notre temps étant un peu contraint, nous partons vers la proche Vallée du Loir en traversant la forêt de Bercé. Nous aurons l’occasion d’évoluer sur tout type de terrain : petites routes, singles forestiers, grandes pistes à gravier, coteaux herbeux…

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

Hansel et Gretel ne sont pas épargnés même chargés : petits sauts, passage de rocailles dans les coteaux, ça ne bronche pas malgré le chargement. Et sur les portions route plate ça envoie à vive allure. Nous prenons une partie du GR sillonnant les coteaux et quelques belles « patates » avec un très fort pourcentage qui seront montées sur les vélos qui ne cabrent pas malgré la pente et le chargement ce qui confirme la géométrie très étudiée des vélos en toutes conditions.

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

Nous finissons cet aller par une piste gravel le long du Loir accompagné par un magnifique couché de soleil pour rejoindre le camping.

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

Crevaison lente d’Olivier à 300 m de l’arrivée, nous nous hâtons de rejoindre le camping. Le tubeless a quand même des avantages dans ces situations. Nous réparons en buvant l’apéro, mangeons, puis, n’ayant pas pris de tente, trouvons refuge dans les sanitaires en dégotant un matelas providentiel pour passer une nuit très confortable, après avoir pris une bonne douche ! Nous sommes ravis des vélos.

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

Levé à 6 h 30, réveillé par la femme de ménage qui est un peu surprise de nous trouver là. On recharge vite les Meral et allons en centre-ville pour trouver le petit déjeuner. La boulangerie est fermée mais l’Hôtel de France nous tend les bras pour un bon café et nous permet de petit-déjeuner avec du pain de la veille, du beurre et confiture pour une somme modique, merci à eux. Et c’est reparti vers 7 h 30 pour le retour. Crevaison pour le Gretel en repassant devant le camping ! Réparation express et c’est vraiment reparti cette fois-ci. Nous arpentons la Vallée du loir pendant une quinzaine de kilomètres avant de prendre les petites routes pour remonter vers la forêt et le point de départ.

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon
Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

Les impressions de la veille et antérieures sont confirmées : confort, rendement et comportement très sain sont bien au-rendez-vous, même dans les descentes bitumées, vélos chargés, à plus de 60 km/h.

Un petit café au café coopératif de Jupilles dont les deux bénévoles nous interrogent sur les vélos dont ils connaissaient les ancêtres historiques. Et retour au point de départ le sourire aux lèvres après une centaine de kilomètres effectués sur ce trip. Nous aurions bien continué un peu !

Test du Gravel de MERAL
Photo Hugues Grenon

Pour conclure

Olivier a été également séduit par les Meral. Il va se monter prochainement un Hansel et pourra le faire tester et découvrir à ses clients.

En conclusion, nous pouvons dire que la renaissance de MERAL est vraiment réussie. Le vélo est bien né, difficile de lui trouver un défaut. On sent que toute l’équipe a mis son énergie et son savoir-faire dans la conception de ces vélos artisanaux qui ont une âme et une histoire. La proposition est mûre et cohérente avec les derniers standards actuels, la géométrie très bien étudiée, les matériaux et la finition de qualité. Le vélo est polyvalent et pourra très bien être utilisé avec deux paires de roues pour un usage gravel en 650 ou route en 700 en mono ou double plateaux. Il est vrai que ce n’est pas un vélo à la portée de toutes les bourses mais quel plaisir de rouler sur un vélo « intemporel », artisanal, conçu et fabriqué localement. Un vélo durable et cohérent …

Présenté lors du conférence de presse organisée à Paris le 21 février, Hansel et Gretel seront distribués par un réseau de spécialistes dont vous retrouverez la liste qui s’enrichit régulièrement sur le site de Meral. Renseignements et infos sur le site de MERAL https://cycles-meral.fr/

Prix du kit cadre : 1690 euros TTC.

Cycles MERAL
CYFAC International
La Fuye
37340 Hommes, France
02 47 22 45 47
contact@cycles-meral.fr

Tous en selle

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Tous en selle
Tous en selle

Vous serez tous en selle le Jeudi 26 septembre 2019 à Paris au Grand Rex …

La première édition de ce Festival du film consacré au vélo se déroulera à Paris le 26 septembre. La sélection des films vient d’être dévoilée, Bike Café vous présente le programme qui nous en somme sûrs, plaira à tous les cyclistes. Il s’agit de 3 h 30 d’images au travers de documentaires venant du monde entier.

Le sport, le dépassement de soi, la performance mais aussi les grands espaces, la découverte, la route, la ville, la montagne, l’aventure, l’extrême, le life style, …seront à l’écran à travers toutes les pratiques existantes : du BMX au mountain bike en passant par le fixie, la route, l’indoor, … Avec un mot d’ordre : l’aventure humaine.

Tous en selle
Tous en selle

Les documentaires projetés, d’une durée de 3 à 30 minutes, emmèneront les spectateurs aux quatre coins du monde. Plusieurs équipes de films seront présentes et témoigneront sur scène de leurs expériences vécues.

En marge des projections, « TOUS EN SELLE ! » proposera de nombreuses animations aux spectateurs dès 18h00 grâce à la présence et au soutien de ses nombreux partenaires (RAPHA, LCL, la FFC, ALLIBERT TREKKING, LE DEPARTEMENT DES YVELINES, …).

 

La sélection Officielle

À quelques jours de la première édition de « TOUS EN SELLE ! », voici la Sélection Officielle enfin dévoilée. Neuf films au total dont la plupart sont inédits en France. L’ensemble des équipes de films seront sur scène pour nous faire l’honneur de nous présenter leurs œuvres. D’une durée de 3 minutes à 30 minutes,  chacune de ces histoires nous fera vivre le Vélo sous un angle à chaque fois diffèrent. Une première édition riche, très riche qui nous emmènera sur plusieurs continents !

UN VÉLODROME DE LÉGENDE

Tous en selle
Tous en selle – un vélodrome de légende

Le vélodrome de La Cipale à Paris est un lieu mythique, qui a accueilli pendant des années les arrivées du Tour de France. Aujourd’hui oublié, il est réinvesti par des cyclistes urbains qui, à force d’arpenter les rues de la ville à vélo, ont développé une passion pour la course.

Cette communauté, regroupée autour d’un club de cyclistes nommé LA CHANCE, viendra présenter ce film et cette passionnante histoire d’un lieu qui se revitalise au fil du temps en gardant son âme d’antan mais avec l’énergie de ces cyclistes contemporains bouillonnants d’idées et de projets.

COURSIERS, HÉROS URBAINS

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Tous en selle – coursiers, héros urbains

Les coursiers, véritables chevaliers du bitume, sont ceux par qui le retour du vélo en ville s’est amorcé. Proposant une alternative à la pollution de nos villes, ils ont posé en quelques années les bases d’une culture urbaine avec désormais ses codes, ses événements, ses acteurs clés, son état d’esprit.

Témoins privilégiés et acteurs de cette perpétuelle évolution, ils viendront nous expliquer sur la scène du Grand Rex les avancées extraordinaires des grandes villes et notamment celles que vit la capitale actuellement.

BATTANTES

Tous en selle
Tous en selle – Battantes

Après plus d’un an d’entraînement, elles sont prêtes : 900 km à vélo pour aller de Chambéry à Venise et participer à la Vogalonga, une grande course de bateaux de 32 km dans les canaux et la lagune. Elles, 40 femmes de Savoie de 35 à 75 ans atteintes par un cancer féminin, en rémission, encore en traitement, ou en voie de guérison… 2 semaines pour rejoindre la mer, traverser les Alpes en franchissant le col du Mont-Cenis, des étapes de près de 100 km certains jours. La plupart n’étaient pas particulièrement sportives, encore moins cyclistes, certaines détestaient le vélo, d’autres encore ne savaient même pas en faire.

Pour toutes, c’est un premier long voyage. Mais elles sont là, toutes ensemble. Elles sont là pour se soulager, pour ré-apprivoiser leur corps, s’entraider, pour rêver, pour pleurer ou rire. Elles sont là pour tourner la page. Elles sont là pour nous donner une leçon de vie et de force.

Et elles seront là, sur la scène du Grand Rex pour nous raconter cette aventure humaine qui va nous faire battre le cœur, nous émouvoir et nous donner la force de celles et ceux qui réalisent leurs rêves contre vents et marées…

CYCLING THE HIGHEST ROAD IN THE WORLD

Tous en selle
Tous en selle – cycling the highest road in the world

Vous pouvez toujours pousser vos limites, plus fort, plus loin, mais rien ne sera jamais comparable à ce sentiment, celui d’atteindre le sommet d’une montagne inatteignable. Pour eux deux, cette aventure consistait à traquer ce sentiment. Ils voulaient faire quelque chose de si loin de leur zone de confort qu’il y avait l’éventualité que rien ne se fasse.

Pour relever ce défi, ils ont parcouru l’Inde, de Manali à Khardung La : une route himalayenne rendue célèbre par son altitude et sa nature précaire. Le film le plus rythmé de la soirée…

SILENT ODYSSEY

Tous en selle
Tous en selle – Silent odyssey

Equipé de deux vélos, d’un kayak et d’un kitesurf, ils ont décidé d’explorer les îles Féroé, cet archipel de dix-huit îles situées au centre de l’Atlantique Nord. En aucun cas, il n’était question d’utiliser un moteur pour ce voyage aux conditions exigeantes…

David, l’un de ces deux aventuriers, nous arrive d’Australie en passant par Dubaï avant de repartir pour Londres… Il se posera quelques instants avec nous au Grand Rex pour nous emmener avec lui sur ces chemins de traverse.

ARTZAMENDI, L’ENFER BASQUE

Attention surprise… Ce film inédit vous sera annoncé cette semaine par le protagoniste lui-même…

Du solide, du très solide….

OPERATION TANDEM

Tous en selle
Tous en selle – Opération tandem

Disputer l’Étape du Tour, le 21 juillet 2019, c’est l’objectif de Julien Chesnais journaliste chez Vélo Magazine et de Thibaut Rigaudeau, malvoyant, étudiant en école de kiné.

Imaginée par le FONDACTION L’ÉQUIPE, avec la participation de VELO MAGAZINE et de l’ASLAA, rare structure solidaire à proposer aux malvoyants la pratique sportive, celle du cyclisme et du ski en particulier. L’inconnu ne leur fait pas peur. Le défi les galvanise. Dans ce binôme journaliste/cycliste handisport, le premier n’est jamais monté sur un tandem, tandis que le second n’a jamais parcouru plus de 70 km à vélo.

C’est 135 kilomètres qui les attendent entre Albertville et Val Thorens (la station de ski la plus haute d’Europe) mais surtout 4 563 mètres de dénivelé positif sous une chaleur caniculaire…

Après un repos bien mérité ce fabuleux duo nous rejoindra sur scène avec leur tandem et toute l’équipe de belles âmes qui les ont accompagnés dans cette Opération Tandem.

THE IMPOSSIBLE RIDE

Tous en selle
Tous en selle – The impossible ride

Le parcours d’une femme qui veut devenir la cycliste la plus rapide de la planète… Au début des années 90, Denise MUELLER était un prodige du cyclisme chez les adolescentes. Sous l’œil vigilant de son entraineur, elle semblait destinée aux Jeux Olympiques. Mais quand la pression de la victoire est devenue trop forte pour elle, Denise a arrêté la course et s’est éloignée de son vélo… 20 ans plus tard, avec trois enfants adultes et son mariage dans une ornière,

Denise s’est effondrée… Pour se redonner vie, elle s’est lancée dans un défi impossible : dépasser les 265 km/h en vélo et devenir la cycliste la plus rapide du monde. Le jour où elle arrive sur le lac salé de Bonneville aux USA elle sait que le moindre faux mouvement peut être fatal dans cette quête de l’impossible…

Denise MUELLER nous fera l’honneur de quitter sa ville de Los Angeles quelques jours pour être présente sur la scène du Grand Rex et nous faire vibrer avec ce film à couper le souffle, frissons garantis sur l’incroyable écran du Grand Rex…

THE HEAT ROAD

Tous en selle
Tous en selle – The heat road

Après avoir traversé la France, l’Europe, l’Himalaya, le Népal, le Tibet à vélo, Stéven LE HYARIC viendra nous présenter son Paris-Dakar à vélo. Ce projet, c’était le projet d’un homme de 32 ans qui avait le rêve idéaliste d’éveiller des consciences sur le dérèglement climatique et la désertification en s’exposant à la chaleur sur une trace de 5 600 km entre Paris et Dakar en moins de 20 jours, à vélo.

Un record du monde, une première, un clin d’œil aussi à Pierre-Georges Latécoère qui, dès décembre 1918, imagine une “ligne” aérienne reliant la France au Sénégal en passant par l’Espagne et le Maroc.

Stéven LE HYARIC viendra également nous présenter en avant-première son nouveau projet, « 666 ».

« Tous En Selle ! » : billets à partir de 18€

Informations et réservations : 01 85 78 40 65

Infos sur : https://www.tousenselle.eu/

Instagram https://www.instagram.com/tousenselle.eu/

facebook  https://www.facebook.com/Tousensellevelo

 

Le Rondo Ruut CF2, le missile de l’Est

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Test du Rondo Ruut CF2
Test du Rondo Ruut CF2

Après avoir parcouru un peu plus de 500 km à son guidon, voici mes impressions sur ce Rondo Ruut CF2. Ce test vient compléter celui réalisé par Patrick, que vous aviez pu lire auparavant. Je vous invite à le relire, car je ne reviendrai pas sur certains points, notamment ceux qui expliquent le fonctionnement du fameux système Twintip de la fourche et les caractéristiques techniques déjà présentées de façon illustrée dans ce précédent article. J’ai choisi de vous parler principalement de l’aspect dynamique de ce vélo de gravel.

Dans la famille Ruut voici le carbone

Comme vous avez pu le lire sur ce site, j’ai pu tester la version en titane du Ruut il y a quelques mois. Je connais également la version en aluminium, qui partage le même cadre que le RAG+ de NS Bikes. Je possède désormais une bonne connaissance de cette gamme et je ne vais donc pas me priver de comparer ces cadres entre eux.

Je ne vous refais pas l’historique du groupe polonais, propriétaire entre autres des marques Rondo et NS Bikes, que vous pouvez (re)lire dans nos précédents articles. Entrons donc directement dans le vif du sujet en observant ce Ruut CF2.

Test du Rondo Ruut CF2
Des zones particulières, qui n’ont bien sûr pas qu’un rôle cosmétique

Esthétiquement, c’est le plus déroutant de la gamme, avec des angles subtilement saillants, sans trop en faire. Des zones particulières, qui n’ont bien sûr pas qu’un rôle cosmétique. Quoiqu’il en soit, on aime ou l’on déteste son look, mais le Ruut CF se remarque au premier coup d’œil.

Test du Rondo Ruut CF2
Dans la plaine des Maures ; la potence Easton carbone est plus discrète que la potence alu Rpndo – Photo Laurent Biger

La finition n’est pas en reste, comme c’est souvent le cas chez ces vélos polonais. Rien à redire concernant le routage des câbles, en interne. C’est propre, presque épuré. Mon exemplaire de test était équipé d’une potence en carbone Easton, différente de celle qui est montée d’origine et qui est en aluminium, avec une sérigraphie Rondo. Même remarque pour les pneus qui sont des Maxxis Rambler, en lieu et place des Panaracer montés de base.

Test du Rondo Ruut CF2
C’est propre, presque épuré.

En selle …

Rappels et présentation étant faits, en selle !

Test du Rondo Ruut CF2
J’ai été immédiatement surpris par la qualité de filtration de ce cadre

J’ai pu rouler sur ce Ruut CF2 principalement sur des pistes DFCI de la région Varoise, avec quelques liaisons routières et un peu de Vélotaf. J’ai été immédiatement surpris par la qualité de filtration de ce cadre. Un flex vertical parfaitement maitrisé qui favorise aussi bien le confort que la motricité. Une vraie réussite sur ce point, puisque cette version en carbone, s’avère plus confortable que son frère en titane.

Test du Rondo Ruut CF2
Je dois dire que ce cadre m’a convaincu, et pas que sur les aspects confort

Nous n’avons pas tous le même référentiel en mémoire, pour preuve est que Patrick trouvait « La bête assez rigide » en comparaison avec son vélo personnel en acier et sur mesure. Mes références sont différentes et je dois dire que ce cadre m’a convaincu, et pas que sur les aspects confort. Les relances sont vives, chaque watt investit est rendu, à un point où j’ai pu battre de nombreux records personnels sur mes pistes DFCI habituelles avec ce Rondo.

Test du Rondo Ruut CF2
À l’aise dans tous les registres

J’entends déjà certains protester sur les conditions de ces « temps » pouvant largement altérer une comparaison. Certes, mais les différences sont assez notoires, et les segments assez nombreux, pour que je me permette néanmoins d’affirmer que ce Ruut est rapide. Je pense que ce cadre est particulièrement rigide autour du boîtier de pédalier, ce qui est loin d’être toujours le cas sur d’autres vélos. La rigidité de l’imposante fourche n’est jamais mise à mal et associée à une géométrie permissive, ele apporte une belle stabilité dans les descentes, même techniques.

Des aptitudes dynamiques qui raviront les plus sportifs, notamment sur route où l’on perçoit bien mieux les qualités de rigidité latérale d’un cadre. Ces performances sont également à mettre aux crédits de roues « correctes », que je connais assez bien puisque semblables là aussi à d’autres modèles du groupe polonais. Des jantes de 21 mm de largeur interne, au profil asymétrique, qui remplissent donc plutôt bien leurs rôles.

Test du Rondo Ruut CF2
Le groupe Sram Rival : fonctionnel, relativement efficace mais loin d’être des plus onctueux …

Le groupe Rival de Sram, comme je l’ai déjà écrit sur Bike Café, est à l’image des autres groupes du constructeur américain : fonctionnel, relativement efficace mais loin d’être des plus onctueux. Cette remarque (qui est un ressenti évidemment personnel), s’applique malheureusement aussi bien à l’entrée de gamme Apex, qu’au Rival ou au Force. Seul le poids diffère, pas la douceur, ni même la rapidité malheureusement. J’ai remarqué également, avec du recul, que ces groupes Sram étaient particulièrement sensibles à l’usure de la chaîne. On retrouve cependant cette caractéristique sur les groupes VTT 12 vitesses de la même marque où les chaines sont parfois à changer au bout de seulement 1000 km. On s’éloigne du sujet, mais gardez à l’esprit qu’il faut de surveiller vos chaînes sur ces groupes mono de Sram qui équipent de nombreux gravel du commerce …

Pour conclure

Test du Rondo Ruut CF2
Test du Rondo Ruut CF2

En conclusion de ce test, qui je le rappelle est un complément de celui de Patrick, je retiendrais de ce Ruut CF2 est un parfait équilibre entre performance et confort. C’est à mon sens, et de loin, le modèle le plus homogène et le plus réussi de la gamme Ruut (j’exclus cependant la version acier que je n’ai pas encore testée). Il est plus confortable que le modèle Titane, tout en étant également plus performant !

Bien que logiquement bien plus onéreuse que le Ruut Alu, cette version CF2, qui se veut la plus accessible en carbone, est pourtant très bien placée au regard de la concurrence. Que ce soit en neuf ou sur le marché de l’occasion, considérez à cette alternative polonaise aussi originale que performante !

Gravel à la carte dans les Maures

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More Gravel
More Gravel

Dans la vrai vie, comme en gravel, tout ne se déroule pas toujours comme prévu. On se réjouissait, dimanche 1er septembre, à venir participer à la Trans Maures Gravel, organisée par le club Strava Maures gravel. Un départ de Pierrefeu du Var pour rejoindre la destination mythique de Fréjus, point de départ chaque année du Roc d’Azur. Le programme était alléchant, la météo s’annonçait radieuse, l’organisation était bien ficelée par Laurent Biger l’organisateur, mais voila … Une annonce est tombée samedi soir : le massif sera fermé par décision préfectorale à cause de risques d’incendies.

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Sur les hauteurs de Carnoules

Réactivité et efficacité de l’organisation : Laurent a sorti de sa manche un plan B … Alors quel sera le menu de ce premier dimanche de septembre ?

Un menu de remplacement

Denis Cauvin, qui s’est assis à la table de cette sortie gravel, nous en dévoile le menu en forme de plan B.

Le 1er septembre, jour du festin tant attendu, le fameux restaurant « Maures Gravel » devait nous servir un sacré plat de résistance, la Transmaures, une exclusivité du grand chef Laurent Biger alias « The Darkrobot » en cuisine.

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Sur les rails entre Besse sur Issole et Carnoules

Cette recette était censée ravir nos papilles, aux senteurs végétales et boisées du massif des Maures, et celles plus iodées des portes de l’Esterel ; pupilles grandes ouvertes sur nos gravels. Déclarée zone rouge par le Plan de prévention des risques d’incendies de forêts (PPRIF) du Var, risque maximum d’incendie aux fourneaux, il lui fallait improviser un menu de secours en toute urgence, les invités et participants Facebook étant affamés.

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Montée sur Saint-Quinis.

Le haut lieu de Flassans-sur-Issole, déclaré seulement zone orange, acidulée mais consommable, allait donner le feu vert à la trentaine de convives. Certains voulaient seulement connaître la liste des ingrédients (trace GPX), sans se déplacer… On leur répondra que personne ne demande la recette d’un bon gâteau sans l’avoir goûté au préalable !

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Dans les vignes avec More Gravel

On peut dire que l’on a bien dégusté avec la spécialité locale, une très bonne assiette anglaise de racines, d’arbres, agrémentée de ronces fraîches sur lit de sable mou, de cascades de caillasse, de gravier, de terre battue, de dalles en béton, et de bitume bien décortiqué servi généreusement, tout en soignant le décor. De quoi obtenir rapidement une ou deux étoiles, aux pneus guides Michelin.

More Gravel
Laurent de More Gravel en test du Rondo CF2

Avec son Rondo tout carbone en test, on peut même affirmer que notre “Master Chef” vient de trouver l’arme absolue écologique pour enlever dans son jardin local bio les mauvaises herbes résiduelles. Un vrai « Rondo’ Up », de quoi faire craindre à la firme Monsanto un dépôt de bilan !

Les clients du jour, l’eau très souvent à la bouche sous l’effet de la canicule, restaient joyeux et curieux malgré toutes les rivières servies déshydratées. Le groupe, en totale synergie a su garder toute la journée une super banane, une pêche d’enfer sans pour autant prendre le melon.

More Gravel
Le vélociste Storm était de la partie

En fait, l’esprit gravel, c’est celui d’une auberge espagnole, on y trouve ce que l’on apporte. Tout le monde a été bien servi aujourd’hui, et aucune indigestion n’a été relevée malgré l’abondance des plats, faux plats, et pièces très « montées » en tout genre. Flassans a été le lien conducteur de cette belle farandole provençale, j’y ai vu des gens heureux et communicants, fiers de leurs montures uniques. On arrive tous avec un bel appétit mais chacun apporte ses propres couverts.

More Gravel
Serge Barnel à l’attaque

Le vélo de gravier est assimilé à un véritable couteau suisse multiusage, mais je préfère la comparaison plus tranchante de celle d’un OPINEL : il faut toujours en avoir un avec son « backpack », question de casser sereinement la croûte sur les pistes gravel.

More Gravel
Dominique, qui avait fait PARIS-BREST-PARIS peu avant

À chaque invitation, on retrouve avec joie souvent les mêmes clients ainsi que leurs amis venus, grâce au bouche à oreille, pour savourer le bon repas de l’entrée au dessert, jusqu’à la bière finale de l’amitié.

More Gravel
Ça grimpe bien par endroit … More Gravel

Merci à Laurent qui nous a mixé un vrai régal, les fourchettes de nos dérailleurs lui disent merci, et la grande couronne arrière des mono-plateaux de service tout à gauche a bien servi aussi.

On s’est promis de rapides retrouvailles autour des tables d’orientation locales sous les pins parasols du Var, avec d’autres grands chefs au piano.

« Bien manger pour bien graveler, bien graveler pour bien manger » : diction du jour pour ce superbe délire champêtre.

Denis

Maures and More gravel

Certains se posent encore des questions sur les réelles activités gravel, ils ne regardent sans doute pas du bon côté, notamment de celui des clubs Strava. Le club Maures Gravel est très actif et ses tracés dans le massif varois sont superbes. Ils sont autant d’invitations à découvrir la pratique du gravel à la française. Maures Gravel, localement implanté, va changer de nom pour élargir son activité.

Maures gravel devient More gravel

Alors Laurent pourquoi changer de nom ?

More Gravel
Laurent Biger instigateur de More Graval – Photo Pierre Louis Gragnic

« L’esprit reste le même, mais les frontières s’abaissent. Désormais avec “More Gravel”, nous allons pouvoir proposer des randos au-delà des Maures. Changement d’orthographe mais pas de phonétique pour ne pas oublier d’où l’on vient …», explique Laurent.
Le nouveau logo arbore la formule “Less is More” de Mies Van Der Rohe, symbole du minimalisme exprimant « Moins c’est plus, dépouillement est richesse » à l’image du Gravel.

More Gravel
Le logo de More Gravel

Quelques annonces de projets : une rando se dessine entre Sologne et forêt d’Orléans avant la fin de l’année. En 2020 une TransMaures au printemps et une rando sur le Mont Ventoux peu après. Une autre rando sur le Mont Faron à Toulon, est aussi en projet pour cet hiver. Des randos toujours gratuites et ouvertes à tous les types de vélos

Abonnez-vous au club Strava More Gravel.

Quoi de neuf côté gravel ?

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Nouveautés gravel 2020
Nouveautés gravel 2020

Le salon Eurobike vient de fermer ses portes et cette année encore nous avons pu constater que le développement du marché du gravel était monté d’un cran. Il ne s’agit pas seulement des vélos, qui envahissent les différents stands, mais également des équipements : bikepacking, pneus, chaussures, selles,… Ça va nous donner du boulot dans nos test produits en tout genre. Voici quelques nouveautés dénichées pour vous. Bientôt vous aurez l’embarras du choix.

(1) Caipi un Kask gravel

La société italienne KASK est sur le point de lancer le tout nouveau casque tout-terrain Caipi, conçu pour le VTT et le Gravel. Il est protecteur, confortable et léger et dispose d’une structure très aérée disposant de 22 entrées d’air pour assurer une bonne ventilation intégrée canalisée par la visière intégrée. On pourra le voir au Roc d’Azur.

Kask Caipi
Kask Caipi

La protection de la tête est importante en gravel sur les parcours hors route où le risque de chutes est plus grand. En plus d’une bonne couverture globale, la partie arrière est allongée par une ventilation supplémentaire qui vient couvrir l’arrière du crâne.

Le confort intérieur est amélioré par l’inclusion de rembourrages thermoformés du système Octo Fit de KASK, qui permet de maintenir le casque bien serré sur la tête. Ce maintien est également assuré par le système Custom Fit Divider qui permet l’ajustement parfait de la sangle sous le menton.

Caractéristiques

  • Poids (250g in size medium ; 290g for CPSC certified helmets)
  • Ventilation avec 22 ports
  • Généreuse protection
  • Tailles : M (52-58cm) et L (59-62cm)
  • 9 couleurs : (Anthracite/Lime, Anthracite/Orange, Black Anthracite, Matt Black, Lime, Orange, Red, Turquoise and White)

Prix : 139 €

(2) Chaussures gravel Powerstrap X4 de Fi’zi:k

La nouvelle Powerstrap X4 est une chaussure polyvalente orientée gravel et créée pour le confort, la haute performance et offrir un ajustement serré lorsque les cyclistes sortent des limites des routes traditionnelles. Cette chaussure fait partie de la gamme de hors-route Fizik Terra, conçue pour des pratiques par n’importe quel temps et pour un large style de pilotage. Terrains accidentés, pistes de graviers, singles, … Powerstrap X4 ira là où les chaussures traditionnelles ne vont pas.

Fizik Powerstrap X4
Fizik Powerstrap X4 – photo Bike Café

Le Powerstrap X4 est doté de la nouvelle semelle d’usure X4, conçue spécialement pour le gravel.Il s’agit d’un mélange de nylon conçu – qui produit une rigidité ciblée et un indice de rigidité global de 6 – avec une bande de roulement en caoutchouc pour une adhérence et une durabilité efficaces, nécessaires aux rigueurs de l’équitation de gravier de performance.

X4 offre une combinaison soigneusement étudiée de rigidité et de confort, pour s’assurer que chaque tour de pédale du pilote est efficace et efficace sur des surfaces mixtes.

La Powerstrap X4 est facile à ajuster grâce à son laçage de type velcro. Elle est disponible  en 3 coloris : noir/noir, anthracite/raisin et boue/caramel.

Essai en cours sur Bike Café pour vérifier l’efficacité du laçage type Velcro.

Caractéristiques

  • X4 nylon outsole – with rubber tread, stiffness index 6
  • Poids : 292g (size 42, une chaussure)
  • Tailles : 36-48 (37 to 47, disponible en 1/2 tailles)
  • Couleurs : Black/Black, Anthracite/Grape, Mud/Caramel

Prix : 149 €

Infos sur le site

(3) Pirelli Cinturato cross et gravel

Pirelli étoffe sa gamme phare Cinturato™ Velo avec une nouvelle ligne de pneus cyclo-cross et gravel se caractérisant par des bandes de roulement diversifiées, un nouveau composé et un développement spécifique en fonction des tailles. Ces pneus ont été conçus pour supporter les usages hors route les plus exigeants des vélos cross et gravel, quelles que soient les conditions météorologiques.

Pirelli Conturato gravel
Pirelli Conturato gravel

Conformément à la logique d’une « bande de roulement donnée pour un sol donné » déjà adoptée pour ses pneus Scorpion™ MTB sur lesquels les sculptures des bandes de roulement sont liées à la consistance de la surface et non plus à la variable météorologique, Pirelli a conçu un profil plus compact H (ou Hard Terrain) pour les chaussées dures ainsi que pour les sols pavés et goudronnés et, pour les sols plus exigeants, un profil M (terrains Mixtes) caractérisé par des espacements majeures et des crampons plus agressifs.

Prix : 49,90 et 52,90 € selon la taille et section choisies

Arrive bientôt à la vente – test en cours sur Bike Café

(4) Redshift distribué en France

Distributeur exclusif des marques René Herse/Compass et Silca, 2-11Cycles (prononcer « To Eleven Cycles ») vient à l’occasion de l’Eurobike 2019 de compléter son catalogue avec l’ajout des produits Redshift Sports.

Complètement en ligne avec sa sélection de produits haut de gamme, conjuguant confort et performance, 2-11cycles renforce avec Redshift Sports un positionnement singulier visant à proposer sur le marché français des composants et accessoires issus d’une ingénierie poussée et novatrice dans l’industrie du cycle.

La gamme actuelle de Redshift Sports se compose d’une potence suspendue et d’un système dénommé Switch offrant deux positions et tirant partie des prolongateurs quick-release de la marque et d’une tige de selle à deux positions.

Kitchensink-redschift
Le cintre Kitchesink présenté à l’Eurobike

Avant la fin de l’année, une tige de selle suspendue rejoindra l’offre et 2020 verra l’apparition d’un cintre dédié à la longue distance et au gravel, aux formes généreuses et originales et s’appuyant sur deux types d’inserts ergonomiques à placer sous la guidoline.

Infos et contact sur le site de 2.11 Cycles

(5) Look Geo Trekking une pédale hybride

Look propose trois nouveaux modèles de pédales, la Geo-Trekking, la Geo-Trekking Grip et la Geo-Trekking ROC, la nouvelle gamme Geo-Trekking a été conçue pour répondre aux besoins de cyclistes aux profils variés allant des usagers se rendant au travail à vélo, aux amateurs de VTT électrique en passant par le gravel. Ingénieux, son design à double face offre une polyvalence maximale aux cyclistes souhaitant allier la performance et la sécurité d’une pédale automatique à la commodité d’une pédale plate.

La face automatique s’appuie sur le mécanisme standard micro-cale de LOOK, compatible avec des cales SPD. Ce mécanisme est commun à l’ensemble de la gamme et permet un chaussage / déchaussage simple et sécurisant. Le système de réglage permet d’ajuster la tension de 5 à 10 N.m. L’ensemble des pédales sont livrées avec la cale EASY, pour un chaussage 30% plus facile et un déchaussage multidirectionnel plus naturel offrant la possibilité d’un mouvement combinant rotation et traction.

Pédales Look Geotrekking
Pédales Look Geotrekking

Trois designs différents ont été développés sur la partie plate de la pédale pour répondre à chacun de vos besoins. Le modèle Geo-Trekking possède un corps en composite évidé et de légers crampons moulés pour répondre à un large champ de pratiques. Le modèle Geo-Trekking Grip possède une face complètement plane avec un grip souple en élastomère pour accroitre l’accroche sans abimer les semelles de vos chaussures.

Le modèle Geo-Trekking ROC possède un corps en aluminium pour une résistance à toute épreuve. Elle est destinée principalement à un usage « off-road » grâce à ses 8 picots vissés sur la face plate qui permettent une accroche extrême.

Les modèles Geo-Trekking et Geo-Trekking ROC sont tous deux déclinés en formats « Vision ». Ces versions sont dotées de lumières LED amovibles qui offrent aux cyclistes une sécurité supplémentaire en leur assurant une plus grande visibilité.

Pédales Look Geotrekking
Pédales Look Geotrekking avec leds

Grâce à leurs modes continus, Flash et « Flash Eco », les lumières Vision permettent aux cyclistes d’attirer l’attention de la manière la plus efficace possible. Doté d’une puissance de 15 lumens, le feu Vision vous rend visible à plus de 400 mètres avec un angle de 180° pour rester visible latéralement aux intersections.

En mode « Flash Eco », les lumières affichent une autonomie de 30 heures. Elles disposent en outre d’un voyant lumineux qui avertit le cycliste lorsque l’autonomie restante approche un niveau critique. Elles sont rechargeables par USB à l’aide d’un câble micro-USB fourni et se distinguent par un temps de recharge rapide de 50 minutes.

Toutes les pédales Geo-Trekking sont montées sur un axe Chromoly+ LOOK de grande qualité avec deux roulements à billes, un dispositif à la fiabilité éprouvée. Par ailleurs, les modèles Geo-Trekking Vision et Geo-Trekking ROC Vision sont livrés avec deux éléments d’éclairage Vision, pesant 14 g chacun. Tous les modèles de la gamme seront disponibles chez les revendeurs LOOK du monde entier à partir du 15 octobre 2019.

Pédales Geo-Trekking – Prix et poids
Geo-Trekking : 59,90 €, 203 g par pédale
Geo-Trekking Vision : 99,90 €, 217 g par pédale

Geo-Trekking Grip : 69,90 €, 228 g par pédale

Geo-Trekking ROC : 99,90 €, 233 g par pédale
Geo-Trekking ROC Vision : 139,90 €, 247 g par pédale

Lumières Vision [pack de deux] : 59,90 €, 14 g par élément

Infos sur le site de LOOK Cycles

(6) Selles Italia version gravel

Présentes à l’Eurobike les SLR Boost versions X-Cross, Gravel et Endurance arrivent enfin !
La selle la plus emblématique de Selle Italia, la SLR, qui a été pendant des années la référence en termes de style, de performances, de confort et de légèreté, a évolué dans la SLR Boost, dans le but de consolider son mythe pur-sang pour ce qui est des compétitions. Le modèle, qui en quelques mois s’est imposé sur les vélos des athlètes et des amateurs, n’est désormais plus la prérogative exclusive des cyclistes sur route, grâce à trois nouvelles variantes : SLR Boost X-Cross pour le VTT, SLR Boost Gravel pour le gravel et SLR Boost Endurance pour de longues distances.

Selle Italia SLR Gravel
Selle Italia SLR Boost Gravel

Trois selles différentes, mais complémentaires, capables de franchir les frontières les plus avancées pour ce qui est de la légèreté et des performances, des articles qui deviendront le nouveau must des riders et des cyclistes ne souhaitant pas faire de concessions en termes de performances et de confort.

Caractéristiques

Poids : S 206 g – L 211 g
Rail : TI 316 Tube Ø7 mm
Dimensions :
S 130×248 mm
L 145×248 mm
Catégorie : Performance

Prix public : 224,90 €

Distribué en France par Tribe Sport Group

Infos sur le site de Selles Italia

Vintage melody

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Vélo Vintage Bernard Carré
Vélo Vintage Bernard Carré

Il y a des vélos qui donnent envie de chantonner en roulant. C’est ce que je ressens en ce moment avec mon vélo vintage que j’ai ressorti par nécessité, pour me balader plus longuement dans la campagne aixoise. Mon course en titane étant parti dans les Vosges pour une petite intervention chirurgicale, la solution que j’ai trouvée pour continuer à rouler sur route est de prendre mon vieux B. Carré récemment “revampé” par Dynamo Cycles Repairs.

Acier for ever

Reynolds pour le Royaume-Uni, Vitus pour la France, Colombus pour l’Italie … le monde de l’acier butted ou double-butted était autrefois partagé entre les 3 grandes nations du vélo. Il y avait aussi plus rarement chez nous, le Japon avec Tange qui date des années 20 et qui s’est développé dans les années 80 sur le marché haut de gamme.

Vélo Vintage Bernard Carré
Quand ces stickers sont collés sur votre cadre il y a de fortes chances que ce soit un beau vélo …

Je ne sais pas si ce sont les anglais qui ont tirés les premiers, mais les tubes Reynolds, qui étaient apparus en 1935, sont arrivés dans ma vie dans les années 70. Ils ont été l’objet de mes premiers phantasmes cyclistes car à l’époque avoir un vélo “Tout Reynolds”, cadre et fourche, était le nec plus ultra. Mon Peugeot PY10, clone de celui de Bernard Thévenet, était construit avec ces tubes mythiques, identifiés par l’étiquette verte qui affichait fièrement le chiffre 531. Plus tard, début 80, je me suis fait fabriquer un cadre chez Bernard Carré à Montreuil. J’ai fait ainsi mon “brexit” perso à l’époque en choisissant du Columbus italien …

Vélo Vintage Bernard Carré
Infidélité au Reynolds en passant sur du Columbus … Mon B. Carré début 1980

Les temps ont passés, le vélo s’est éloigné de ma vie sportive et j’ai vendu mes vélos qui s’ennuyaient dans ma cave. Puis le vélo est revenu dans ma vie sur le tard, et c’est sur le Bon Coin que j’ai flashé sur une annonce d’un B. Carré qui ressemblait étrangement à celui que j’avais possédé autrefois : 56 au carré hauteur et longueur. On ne parlait pas à l’époque de Stack et de Reach. Le père Carré regardais nos mensurations et jetais un coup d’oeil sur notre aspect physique et hop … le cadre était conçu et tout allait bien.

Vélo Vintage Bernard Carré
Voilà comment était ce B. Carré acheté sur le Bon Coin

J’achète ce vieux biclou 60 €, mais le vélo était pourri : peint au pinceau, pédalier tordu, … une épave à peine roulante. Démonté, rénové, repeint, … j’ai transformé ce vélo en single speed sympa pour aller faire mon marché. Il a fait l’objet de nombreux articles sur la conversion que nous avons publiés sur ce site avec mon ami Pierre.

Rouler comme avant

Vélo Vintage Bernard Carré
Au petit matin rouler dans la campagne au milieu des champs de Tournesol

Ce vélo est repassé récemment en version “déraillée” avec une roue libre Maillard 5 vitesses et un dérailleur Campa Record d’époque, animé par une mono manette Campa également. J’ai voulu garder mon mono plateau de 42 dents T.A posé sur un pédalier Stronglight resté dans son jus. Pour le guidon, j’ai laissé tomber “moustache” pour remettre une guidon de course Cinelli, porté par une potence gravée Pinarello, cadeau de Pierre. Les roues remontées sur des moyeux Sachs trouvés dans leur boîte d’origine ont été montées avec des cercles Mavic Open neufs. La guidoline Velox posée par Dynamo Cycles Repairs, apporte une vintage touch sympa.

Vélo Vintage Bernard Carré
Vélo Vintage Bernard Carré

Ces nouvelles options me permettent de rouler comme avant. Ma selle Idéale rodée main en cuir marron patiné, me caresse les fesses et je n’ai pas peur de passer 4 heures ou plus assis sur ce “Chesterfield”. Les cocottes des freins Weinmann, revenues sur le guidon Cinelli course, me servent à relancer en danseuse. Je redécouvre d’ailleurs cette façon que nous avions autrefois de grimper en tirant du braquet. L’acier du cadre de ce vélo répond super bien aux sollicitations, il me renvoie un énergie incroyable. Pour un si vénérable vieillard, je trouve qu’il a gardé une belle souplesse. J’aimerais en dire autant de ma vieille carcasse.

Vélo Vintage Bernard Carré
L’acier du cadre de ce vélo répond super bien aux sollicitations

Côté braquet les nuances autorisées par ma roue libre Maillard sont faibles … Un départ à 14 dents qui m’offre un développement de 6,40 m, qui à 60 coups de pédales minute me permet de rouler à 23 km/h sur le plat. Le maximum à 21 devient difficile à tirer lorsque le pourcentage dépasse les 12%. Les vélos modernes, avec des étagements incroyables offerts par les 11 pignons associées aux 2 plateaux, donnent une gamme importante de braquets. Sur mon vélo habituel, aux dimensions plus compactes, je montais plus souvent le cul sur la selle. Là, il faut que je me lève et que je me déhanche, et ça me plait bien. Je me surprends même à aimer ça sur des montées de plusieurs kilomètres, alors qu’en version moderne, avec mon dérailleur Di2 électrique, je n’hésite pas à mettre des dents pour grimper.

Vélo Vintage Bernard CarréVélo Vintage Bernard Carré
Vélo Vintage Bernard Carré

Le changement de braquet demande du doigté en mode vintage. Il faut prévoir son coup et agir posément sur le petit levier en alu. Tout est dans le dosage millimétré qui provoquera la tension précise du câble en acier, qui fera bouger le dérailleur pour placer la chaîne parfaitement sur le pignon voulu. Le choix de rester en mono vitesse n’est pas le meilleur pour obtenir une bonne ligne de chaîne. Gabriel de DYNM Cycles Repairs m’a bricolé une butée de chaîne avec un morceau d’alu découpé dans un protège chaîne. Fixé avec un collier sur le cadre, ce dispositif évite le saut de chaîne dans la position extrême.

Vélo Vintage Bernard Carré
Une allure de Don Quichotte au pied du moulin … une façon de s’aérer la tête et de relativiser l’évolution du vélo

Ma “Madeleine de Proust”

Rouler sur ce vélo vintage est le déclencheur de réminiscences de mon passé cycliste. Ce vélo sans doute pour moi, ce que la madeleine était à Marcel Proust : une clé pour se remémorer des instants vécus, un passeport pour revenir dans un monde qui a été.

Vélo Vintage Bernard Carré
Moment de calme dans la campagne aixoise pour apprécier le temps qui passe … et celui qui est passé.

Heureusement je ne suis pas nostalgique de ce passé et j’adore tous les vélos récents que j’essaie pour Bike Café et pour la revue Cyclist France. Ce repère venant du passé me permet justement d’apprécier les nouveautés et les innovations. Le vélo est un instrument d’une simplicité complexe. Chaque année on nous réserve de belles surprises, et comme pour garder la tête sur les épaules, sans m’enflammer aux premiers chants des sirènes du marketing, j’utilise régulièrement mon vintage en acier, en appréciant sa simplicité qui me permet de relativiser toutes ces évolutions du vélo.

Descriptif du vélo

 

Vélo Vintage Bernard Carré
Vélo Vintage Bernard Carré – photo Gabriel Refait
  • Cadre acier Vitus pattes Campa

Vélo Vintage Bernard Carré
Détails du vélo Bernard Carré – photo Gabriel Refait
  • Pédalier Stronglight plateau T.A. 42 dents
  • Pédales Lyothard Berthet
  • Cales-pieds et courroies Brooks
  • Jeu de direction Stronglight
  • Roue libre Maillard 5 vitesses – 14 à 21
  • Dérailleur Campagnolo Record
  • Manette Campagnolo mono montage spécial DYN Cycles Repars
  • Guide chaîne spécial spécial DYN Cycles Repars
  • Freins Weinmann tirage latéral
  • Guidon Cinelli et potence Cinelli gravée Pinarello
  • Guidoline Velox
  • Selle Idéale rodée main selon Daniel Rebour
  • Tige de selle Simplex
  • Moyeux Sachs sur cercle Mavic

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Vintage Melody… #bernardcarré #velovintage @aixmaville @dynamocyclerepairs

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Pneus Mavic Yksion Allroad XL, aux racines du gravel

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Test des pneus Mavic Yksion Allroad XL
Test des pneus Mavic Yksion Allroad XL

Désormais inscrits parmi les classiques du pneu gravel, les Allroad de chez Mavic ne sont certes pas une nouveauté, mais nous n’avions jamais publié d’essai approfondis de ce pneu incontournable, polyvalent et endurant. Dont acte.

Pneu Mavic Yksion Allroad XL
Levons le voile (malgré les moustiques Camarguais) sur le Mavic Yksion Allroad XL – photo Dan de Rosilles

J’avais eu l’occasion, lors de la présentation de la gamme Mavic Allroad et des essais du Caminade Allroad, de rouler et d’apprécier le pneumatique gravel de chez Mavic, mais il fallait pouvoir le tester sur plusieurs mois, des terrains variés et plusieurs centaines de kilomètres pour se faire une opinion et produire un compte-rendu précis et détaillé d’un pneu qui, depuis sa sortie, brille autant par sa discrétion que ses nombreuses qualités.

Pneu Mavic Yksion Allroad XL
Le Mavic Yksion Allroad XL, un pneu qui brille autant par sa discrétion que ses nombreuses qualités – photo Dan de Rosilles

Pour ce faire, j’ai testé le pneu dans sa version XL (traduisez : 700 X 40c), sur vélo léger en mode sportif, mais aussi chargé de bikepacking, sur de courtes et de longues distances et sur les surfaces les plus variées possible, du moins celles que m’offrent mes terrains de jeu favoris : Alpilles, Camargue, versants des Cévennes et plateaux des Grands Causses.

Test Pneu Mavic Yksion Allroad XL
Les pistes sinueuses des Grands Causses ont été l’un des terrains sur lesquels j’ai testé les pneus Mavic Allroad – photo Dan de Rosilles

Un pneu à géométrie variable

Il faut dire que chez Mavic, les moindres détails ont de l’importance, et en l’occurrence, sous l’appellation générique “Allroad”, on retrouve en fait trois pneus de tailles et de conception différentes, chacun d’entre eux ayant été conçu pour un usage spécifique : Au 30mm, l’endurance et les “dirt roads”, saturées de nids-de-poule, de bancs de gravier, de pavés et d’herbe qui perce l’enrobé ; au 35mm, la délicate mission d’absorber chemins agricoles, “strade bianche” et autres pistes rapides de gravel léger ; enfin, au “XL” de 40mm la lourde tâche de supporter le bikepacking et de s’aventurer sur les plus caillouteux des DFCI, les singletracks sinueux et les pistes forestières.

A chaque taille, un design et un usage différent – photos Dan de Rosilles

C’est sur mon solide Sunn Cycloss, aux généreux passages de pneus et que j’utilise en bikepacking et dans les sorties gravel les plus engagées que j’ai décidé de monter les XL. J’ai, par ailleurs, eu l’occasion de tester la version 30mm sur une autre paire de roues pour des sorties route/endurance/dirt road/hiver et j’ai vraiment apprécié ce pneu dans cet usage. Mais parlons “pur” gravel, penchons nous sur ce XL, et voyons un peu ce qu’il a dans le ventre.

Test Pneu Mavic Yksion Allroad XL
C’est sur mon Sunn Cycloss de 1996 que j’ai monté les XL en 40mm – photo Dan de Rosilles

Montage

Pour commencer, je dois dire que le montage du XL s’est déroulé comme un compte de fée. Normal, utilisant des jantes Mavic au standard UST (Universal Standard Tubeless, inventé par Mavic), il aurait été étrange que la compatibilité entre pneumatiques et jantes ait été douteuse. N’empêche, l’aisance avec laquelle le montage s’effectue et avec laquelle le pneu claque mérite d’être soulignée.

Squirt Seal Test Pneu Mavic Yksion Allroad XL
Je profite du montage du Mavic Yksion Allroad XL pour tester le préventif Squirt Seal – photo Dan de Rosilles

Profitant de ce montage pour tester également un préventif, je fais une infidélité à Mavic en utilisant le Seal de chez Squirt ; je dois dire qu’au montage et à l’usage, je ne trouve rien à redire à la qualité de ce liquide préventif, mais sans aucune crevaison à signaler sur plus de mille kilomètres de test, il m’est difficile d’en dire plus.

Test Pneu Mavic Yksion Allroad XL
Bien respecter les sens de montage, dans un sens à l’avant, dans l’autre à l’arrière, pour un débourrage optimum – photo Dan de Rosilles

Sur mes jantes Mavic Open Pro de 26 mm de large(19 mm intérieur), entre les mâchoires du pied-à-coulisse, le pneu affiche un parfait 40mm de large, ça tombe bien car c’est exactement ce qu’on lui demande. À noter que pour faciliter l’évacuation de l’eau en préservant le pilote des projections, le pneu propose un sens de montage opposé à l’avant et à l’arrière, le chevron s’installant contre-intuitivement vers l’arrière sur la roue avant et vers l’avant sur la roue arrière.

Test Pneu Mavic Yksion Allroad XL
Une fois monté, le pneu fait pile 40 mm – photo Dan de Rosilles

Le pneu est léger, plutôt rond, je retrouve avec plaisir un pneu peu sculpté, sans crampons protubérants, très proche du design du Terrene Honali que j’ai testé avec bonheur il y a quelques mois. Il faut dire que mon “style” de gravel, peu technique, orienté bikepacking et longue distance, s’accommode plutôt de pneus rapides et polyvalents, supportant bien la charge, accrocheurs en virage mais rapides sur les surfaces filantes. Il est temps d’aller expérimenter tout ça…

Test Pneu Mavic Yksion Allroad XL
Côte à côte, le Mavic Allroad (à g.) et le Terrene Honali (à d.), deux pneus a priori assez semblables – photo Dan de Rosilles

Comportement

Ce qui frappe d’emblée avec le XL, c’est son polymorphisme. On peut le gonfler beaucoup et envoyer sur la route ou sur du gravier fin en se faisant plaisir, dégonfler beaucoup pour passer les zones qui secouent. De demi-bar en demi-bar, je m’amuse à le tester sur une large fourchette de 2,2 à 4,8 bars ! Dans chacune des situations, le pneu est rapide (lorsqu’il est suffisamment gonflé) et accrocheur (lorsqu’il est suffisamment dégonflé !). Sur les flancs de La Gardiole, au dessus des étangs qui bordent Montpellier, les copains ont beau avoir des pneus largement plus cramponnés que les miens, j’accroche tout autant le calcaire qu’eux et, comme eux, je gravit allègrement.

Test Pneu Mavic Yksion Allroad XL
Dans le massif de la Gardiole, sur les pistes roulantes, le pneu est rapide et accrocheur – photo Dan de Rosilles

Sur un vélo chargé de dix bons kilos de bikepacking, il suffit de rajouter deux bars pour retrouver la fiabilité et le confort du pneu sur les surfaces testées en mode “léger”. Le pneu est solide, et procure également un sentiment de sécurité. Structurellement, il encaisse parfaitement les aspérités mais ne se déforme pas dans les virages. Sur plus de trois cent kilomètres et six mille mètres de dénivelé en trois jours sur les Grands Causses, c’est très appréciable.

Test Pneu Mavic Yksion Allroad XL
En mode bikepacking, malgré 10 kg de chargement, le pneu est fiable et confortable – photo Dan de Rosilles

En ce qui concerne des terrains plus meubles, il reste fiable dans le sable mais a tendance à charger lorsque le granulat, mouillé ou humide, s’incruste dans les rainures du pneu. Dans la boue, il débourre assez mal, et même si je ne constate pas de problème rédhibitoire, je pense que ce pneu est quand même plus adapté aux conditions sèches qu’aux régions humides et boueuses. Dans ce cas, il vaudra mieux opter pour un pneu cramponné et prompt au débourrage.

Test Pneu Mavic Yksion Allroad XL
Même s’il se comporte plutôt bien en conditions humides, je pense que ce pneu est plus adapté aux terrains secs – photo Dan de Rosilles

Le pneu idéal ?

Après plus de mille kilomètres sur un vélo chaussé de Yksion Allroad XL, je dois avouer que je ne suis pas loin d’avoir trouvé un pneu idéal pour le gravel que je pratique. Le pneu est fiable et solide, aucune crevaison, pas de signe d’usure prématurée. Sur mes terrains secs et globalement caillouteux, le pneu garde une étonnante virginité malgré l’intensité de mes sorties, le dénivelé, les routes rugueuses et le poids du vélo en bikepacking.

Test Pneu Mavic Yksion Allroad XL
Malgré un usage intensif sur des terrains essentiellement caillouteux, le pneu semble quasi inusable – photo Yaya Bike

En ce qui concerne le pilotage, pour moi qui ne suis pas très technique, je me suis senti en sécurité, même dans les descentes les plus abruptes ; mais je suppose qu’un spécialiste du DH préfèrera un pneu plus accrocheur pour se faire. En montée, sur les pistes plus ou moins caillouteuses le pneu fait parfaitement le job,  pour peu qu’il ne soit pas trop gonflé ; il ne faut d’ailleurs pas hésiter à le descendre sous les valeurs préconisées, pour profiter d’un moelleux et d’une accroche inégalables.

Test Pneu Mavic Yksion Allroad XL
Bien que moins cramponné que la plupart des pneus de mes collègues de sortie, le Allroad tient la piste, et son rang – photo Dan de Rosilles

Le Mavic Yksion Allroad en 700 X 40c est, pour moi, assez proche du pneu idéal, dans la mesure où j’évolue essentiellement en milieu méditerranéen, sur terrain sec et que je ne souhaite pas changer de pneu lorsque je change de pratique, par exemple lorsque je passe d’une course rapide à un raid en bikepacking. Ici, dégonflage et regonflage sont les mamelles de la polyvalence. En terme de comportement, le Mavic Allroad s’est révélé proche du Terrene Honali, dont il partage aussi l’aspect “touring”. Ces deux référence ont aussi en commun un très bon rendement et procurent un sentiment de sécurité pour les pilotes de niveau moyen. Mais ce qui distingue nettement le Mavic Allroad de ses proches concurrents, c’est son étonnante solidité. Certes, à près de 60 Euros, le Allroad n’est pas donné, mais il s’agit du pneu le plus résistant que j’aie pu tester jusqu’alors ; d’une longévité exceptionnelle, il ne montre aucune trace d’usure après mille kilomètres sur des pistes caillouteuses et des goudrons rugueux !

Test Pneu Mavic Yksion Allroad XL
D’une solidité exceptionnelle, le Mavic Allroad ne montre aucune trace d’usure après mille kilomètres sur des pistes caillouteuses et des goudrons rugueux – photo Dan de Rosilles

Mavic Yksion Allroad 700 X 30c 59 €

Mavic Yksion Allroad 700 X 35c 59 €

Mavic Yksion Allroad XL 700 X 40c 59 €