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Le bikepacking, une histoire très ancienne

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L'histoire du bikepacking
Bikepacking Vaude

Les “sacochards” d’autrefois auraient-ils raison de crier au sacrilège, devant le succès croissant du bikepacking ? Conflit de génération, divergence de point de vue, guerre de religion… nous voilà dans un débat sans fin dans lequel, comme d’habitude, la vérité n’est pas unique. Ce bikepacking, serait-il aussi juvénile qu’il le parait ? J’entends à son sujet souvent ce refrain : “Ils n’ont rien inventé… !” Effectivement, j’ai pu le vérifier en partant à la recherche de l’origine de l’invention. Je pensais, comme j’avais pu le lire parfois, que la naissance du concept était datée du début des années 2000. Mauvaise pioche ! Les sacoches, qu’on agrippe au cadre du vélo, sont apparues au 19ème siècle, elles ne portaient pas alors le nom de bikepacking, mais la ressemblance était frappante (photo de couve VAUDE Christoph Laue).

Lorsque l’archéologie “sacochière” nous emmène loin… 

L'histoire du bikepacking
Le Bikepacking en 1887 : on n’a rien inventé – photo issue de la collection de David Guénel

Partons faire un tour dans le passé, à l’époque où le porte-bagage n’avait pas encore été inventé. Sur la photo ci-dessus (datant de 1887), ces premiers cyclos muletiers, n’avaient pas de sacoches latérales sur leurs vélos. Leur barda était fixé sur le guidon comme certaines de nos sacoches actuelles.

Le bikepacking actuel est un retour aux sources. La “sacoche de cadre”, remise actuellement au goût du jour, existait bien avant les sacoches de mes amis cyclotouristes des années 60. On en trouve sa trace dans la “Bible” du vélo qu’était autrefois le catalogue de Manufrance. Sur le descriptif, figurant dans l’image ci-dessous, on note que ce système de portage est baptisé “Valise de voyage”, un terme bien désuet par rapport au moderne bikepacking.

L'histoire du bikepacking
Catalogue Manufrance 1896 – image issue des archives départementales de la Loire

Jeantin Raynaud est étudiant en master d’histoire. Lors de ses recherches historiques il a découvert ce document qu’il a partagé sur le groupe facebook Bikepacking France. Sur ce catalogue, daté de 1896, de la Manufacture française d’Armes et de Cycles de Saint-Etienne (Manufrance), on découvre des sacoches qui sont les ancêtres de ce que les “marketeurs” ont appelé depuis le bikepacking.

On pourra dire que le bikepacking vient quand même des US, si on se réfère à la fantastique épopée au 19ème siècle des Buffalo Soldiers, qui allait également préfigurer l’ultra biking. Les 20 soldats des Buffalo Soldiers ont effectué à vélo les 1900 milles séparant le fort Missoula au Montana et Saint-Louis dans le Missouri. Ces hommes du 25ème régiment d’infanterie transportaient leurs propres rations, ustensiles de cuisine, couverture, tente et des pièces supplémentaires pour les réparations nécessaires ainsi que des pneus de rechange. 

L'histoire du bikepacking
Le vélo d’ordonnance de l’armée Suisse – source Wikipédia

L’armée Suisse a été dotée de vélo à la fin du 19ème siècle. Le célèbre vélo d’ordonnance 05 est apparu en 1905 et vous constaterez qu’il était équipé lui aussi d’une sacoche de cadre, à faire pâlir d’envie nos bikepackers contemporains.

À chacun son histoire

Pour sortir des discours “d’anciens combattants”, il faudrait plutôt observer ce qui est nouveau dans notre façon d’utiliser des sacoches sur nos vélos. Qu’elles s’accrochent ou se scratchent, qu’elles soient faites de toile ou de Cordura : peu importe… Nous voilà, une fois de plus, ramené à la différence qui existe entre le flacon et son contenu.

C’est en prenant un café un matin avec mon ami Jean, que l’idée de cet article est née (sa présence dans la rubrique sur le Zinc est donc vraiment justifiée). Nous avons échangé sur le thème : sacoches classiques versus bikepacking. Jean, à la grande époque où il pratiquait le cyclotourisme en famille, bourrait dans ses sacoches, qui pendaient de chaque côté de sa roue avant et de sa roue arrière, de quoi bivouaquer. En plus du réchaud et des gamelles, il y avait également les conserves et les victuailles. C’était bien sûr le meilleur moyen de transporter tout ça, pour avoir une autonomie suffisante.

Le coeur léger et le bagage mince

Le cyclotourisme Version 2.0 ne se résume pas à une histoire de sacoche. Peu importe les mots, leurs traductions et les histoires de sémantique. On pourrait se croire dans un conte pour enfants : le baiser de l’aventure sur la sacoche de bikepacking de notre gravel, un peu crapaud, a bouleversé le petit monde endormi du voyage à vélo. Le contexte a changé, et l’aventure à vélo est devenue protéiforme. Quoi de mieux que le vélo pour partir en pleine nature en totale liberté et autonomie énergétique, avec à la clé le sentiment de vivre une réelle aventure.

Bikepacking Gravel Adventure pannier pack cycling gravel touring
Un exemple de toutes les sacoches de bikepacking possibles sur un vélo : ici un ancien cyclocross Sunn – photo Dan de Rosilles

Sur Bike Café, nous affirmons que le vélo est une aventure, et celle-ci deviendra plus piquante au moment où vous sortirez de votre zone de confort. Il n’y a pas d’échelle de valeur de l’aventure entre un petit week-end passé à vélo sur de petites routes en France, et une traversée de l’Amérique du Sud qui prendra de nombreux jours. Le choix des vélos, des équipements, des outils de navigation… est aujourd’hui pléthorique. Les sacoches de bikepacking ont favorisé le développement de micro aventures. Rien de plus simple que de scratcher quelques sacoches sur votre vélo du quotidien pour partir au gré de vos envies. Le “litrage” de ces contenants fixera leur limite et les bonnes sacoches, qui pendent de part et d’autre des roues, existent encore pour le bonheur des voyageurs au long cours qui visent une totale autonomie.

Pas d’hésitation, lancez-vous sur les routes ou les pistes. Nous vous avons préparé un “Guide du packpacking” qui pourra vous aider à choisir le bon équipement. L’aventure est à votre portée, et peu importe la sacoche pourvu que vous ayez l’ivresse.

Nature is Bike… la fête du Gravel

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Nature is Bike ... la fête du Gravel
Nature is Bike ... lphoto Leonar De Serres

Dès sa première édition en 2021, Nature is Bike est devenu l’événement gravel où il faut être. En 2022, ce festival va prendre une autre dimension en se déplaçant en centre ville, en multipliant les épreuves et les moments de convivialité et en accueillant encore plus de marques sur un salon ouvert gratuitement au public. Nous avons rencontré son organisateur : Thierry Gintrand, qui nous a dévoilé, avec enthousiasme, ce que sera cette 2ème édition.

Le gravel est entré dans la “legend” à Angers

Nature is Bike ... la fête du Gravel
Nature is Bike … photo Thierry Gintrand

Malgré une météo qui avait un peu dégradé les parcours et arrosé les participants, l’édition 2021 a été une véritable succès. Il fallait avoir le culot de lancer cette fameuse épreuve “Gravel of Legend” qui symbolisait, sur 300 km entre Arromanches et Angers, le débarquement du gravel en France. “Effectivement cette première édition a été particulière puisqu’elle s’est déroulée en plein régime Covid et sous des conditions climatiques difficiles. Malgré tout, cela a été un énorme succès avec plus de 1000 participants aux différentes épreuves et 4000 visiteurs sur le salon », précise Thierry Gintrand.

Avec cette première édition, Nature is Bike est devenu la référence européenne en matière d’événement organisé autour de cette nouvelle pratique cycliste qu’est le gravel. “Il existe plein d’organisations formidables en gravel ou bikepacking, mais ici l’idée était de regrouper dans un même événement toutes les sensibilités de ce monde foisonnant … », explique Thierry.

“On n’est pas là par hasard…”

Il faut dire que Angers possède tous les atouts pour accueillir un tel événement. La ville est placée idéalement à la croisée de 3 véloroutes : la Loire à vélo, la vallée du Loir à vélo et la vélo Francette ; le vélo est entré dans l’ADN de cette région. “Un tel événement ne pourrait pas se développer sans une forte volonté locale et Christophe Bechu, le maire d’Angers, a permis à Destination Angers d’organiser ce Festival. On avait déjà créé ensemble un événement d’envergure il y a une dizaine d’années avec Anjou Vintage. Nature is Bike est la suite logique, dans cette région réputée pour sa douceur : on n’est pas là par hasard…», explique Thierry Gintrand.

Nature is Bike revient les 24, 25, 26 juin 2022 à Angers

Cette année l’événement prendra place en cœur de la ville, Place de la Rochefoucauld ! C’est là que sera installé le salon du gravel et du vélo d’aventure, point de ralliement de toutes les animations et épreuves proposées. Les marques leaders (équipements, matériels, innovations technologiques, bike packing et loisirs outdoor) ainsi que les destinations touristiques branchées vélo, y tiendront des stands pour accueillir les visiteurs. L’entrée du salon est gratuite et ouverte à tous.

“Nous allons pouvoir faire la fête…”

Pour sa 2ème édition, l’épreuve phare Gravel of Legend, revient sur un nouveau parcours entre Arromanches-les-Bains et Angers. Après un départ mythique des plages de Normandie, ce périple de 300 km est à boucler en 20h maximum.

Sur cette même distance une nouvelle épreuve est proposée : la Gold Bikepacking Specialized. Ce sera la version bikepacking de la Gravel of Legend. Une nouvelle façon de vivre l’aventure en totale autonomie, sans aucune assistance, avec un équipement complet (nourriture, vêtements, matériel de bivouac, etc.). L’occasion de profiter encore davantage des incroyables paysages entre la Normandie et les Pays de la Loire. Elle se déroulera sur 2 jours les 24 et 25 juin 2022 et vous aurez 40 heures pour effectuer les 300 km avec 2640 m de dénivelé cumulé positif en profitant d’un bivouac insolite à mi-parcours…

Pour les cyclistes en quête de performance, il y aura une nouveauté avec la Gravel150 chrono Sram qui se déroulera sur 150 km avec 3 sections chronométrées. Une épreuve qui nécessitera de l’endurance et une vraie gestion de l’effort sur un parcours sportif : Les Alpes Mancelles, les sentiers forestiers du Parc Naturel Normandie-Maine et les bords de Sarthe…

Nous allons pouvoir faire la fête, c’est le cas de le dire…», déclare Thierry Gintrand en parlant de la Gravel festive. Ce sera une rando de 40 km pas comme les autres avec une pause gourmande à mi-parcours. À vivre entre collègues ou entre amis, le 25 juin 2022.

Enfin une nouvelle épreuve sous forme de mini aventure : la Bikepacking 2×40 LIV, offrira une découverte à vélo, ambiance feu de camp et bivouac au cœur de l’Anjou, le 25 et 26 juin accompagné par Weelz.

Le dimanche, les cyclistes auront le choix entre 2 beaux rides : la Gravel 100 DT Swiss sur 100 km et la Gravel 50 Bryton sur 50 km.

La dimension sportive est assurée par cette pléiade d’épreuves et vous n’avez que l’embarras du choix.

Nature is Bike ... la fête du Gravel
Nature is Bike

Côté village…

“Une grande soirée festive avec un concert…”

Le cœur du Festival sera le village où pendant 3 jours d’animations les 24, 25 et 26 juin, vous pourrez partager les valeurs de la communauté Gravel. Ce sera le point de convergence des différentes épreuves. Il y aura un salon du Gravel et du vélo d’aventure avec des marques leaders du monde du vélo et des stands qui mettront en valeur des destinations touristiques branchées vélo. 

Vous pourrez assister à des conférences “Gravel Summit Crédit Mutuel » autour de tables rondes (Responsabilité Sociale, Bike Packing, Gravel et innovations technologiques, pratiques du Gravel et environnement) qui seront animées par des spécialistes et des passionnés.

Une grande soirée festive avec un concert aura lieu le samedi soir. Il y aura des food trucks pour se restaurer, des animations et un concert animé par Trio Cover dans une ambiante pop et rock. 

Inscriptions et programme 

Nature is Bike ... la fête du Gravel
Le programme de Nature is Bike avec encore un événement grand public, encore “secret” que l’on vous fera découvrir dans un prochain article

Depuis le mois de décembre les inscriptions sont ouvertes et déjà certaines épreuves commence à être bookées… Alors si vous ne voulez pas manquer le rendez-vous, allez sur le site : https://natureisbike.com/liste-des-inscriptions

Un événement gravel éco-engagé

Dans Nature is Bike il y a le mot “nature », et pour les organisateurs ce n’est pas un vain mot mais un engagement accompagné de mesures pour limiter l’impact écologique de l’événement. Pour cette raison, l’installation en cœur de ville présentera de nombreux avantages. Vous pourrez venir à vélo et bénéficier de parkings vélos sur le site ou profiter pour vous déplacer des transports urbains (tramway, bus). Le covoiturage sera favorisé avec la mise en place d’une plateforme dédiée à l’événement : Togetzer. Grâce aux liaisons TGV, Nature is Bike sera à 1h22 de Paris et à 2h30 de Lille et de Lyon. Le village de Nature is Bike est à 30 minutes à pied et à 10 minutes en tramway (Ligne A) de la gare SNCF d’Angers. Des fontaines à eau vous permettront de remplir vos bidons et le tri des déchets sera organisé avec des mini-pôles répartis un peu partout sur le site.

Le podcast “Bla Bla” avec Thierry Gintrand.

Toutes les infos sont ici sur le site de Nature is Bike 

Superior X-ROAD Elite, un Gravel bike ludique et abordable

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Gravel bike abordable Superior
Un vélo à son aise sur les petites routes des Alpilles (photo Dan de Rosilles)

Kopřivnice, en République tchèque, est une ville au riche passé industriel où trône la firme des célèbres camions Tatra. Aussi, depuis 1993 cette cité des Carpates abrite Superior Bikes. À première vue, cette marque est peu répandue dans l’hexagone, alors qu’elle est pourtant bien présente dans le circuit UCI, notamment en VTT. D’ailleurs, le slogan de la marque #ALWAYSRACE ne s’y trompe pas ! C’est le X-ROAD Elite qui a retenu mon attention. Un Gravel Bike abordable que j’ai pu tester durant une dizaine de sorties dans le nord du Vaucluse, sur les belles pistes des Dentelles de Montmirail et les contreforts du mont Ventoux.

Superior X-Road Elite

Présentation

Le X-ROAD Elite est un vélo de Gravel qui constitue l’entrée de gamme de la marque tchèque. Situé en dessous des 2000€, il est fait d’un cadre en aluminium et d’une fourche en carbone.

Un coloris gratifiant (photo Laurent BIGER)

Cadre et fourche

À première vue, le cadre du X-ROAD affiche des cotes assez classiques. Néanmoins, je peux y lire une orientation affirmée vers l’agilité et la sportivité. D’abord au regard des bases courtes (420 mm), également de l’angle de direction (72°) et enfin de l’empattement résolument court de ce vélo (989 mm pour un taille M !). Je vous expliquerai plus loin les conséquences sur le terrain de ces choix techniques.

Géométrie du Superior X-ROAD Elite

Le routage des gaines est semi-intégré pour le cadre, et totalement externe pour la fourche. Le cadre peut accueillir un garde boue et se montre compatible double plateau. La douille de direction est conique, au format tapered. A première vue, la clearance du cadre et de la fourche n’est pas des plus généreuses. Toutefois, la monte pneumatique d’origine en 700×40 mm s’y trouve à son aise. En revanche, je pense qu’il ne faudra pas y monter des pneus de plus de 700×42 mm au regard de l’espace restant. Notons que les seuls points d’emport sont les classiques inserts destinés aux deux portes-bidons. Quant à son boitier de pédalier, il est fileté : un bon point pour une maintenance facilitée.

Transmission et freinage

Premièrement, c’est Shimano qui est majoritairement retenu, avec un mix de l’ensemble de la gamme GRX. En premier lieu, on retrouve ainsi un pédalier mono plateau GRX-600 en 40 dents, puis des leviers GRX-600, des étriers de freins de la gamme GRX-400 et enfin un dérailleur arrière GRX RD-RX812. C’est un assemblage que je trouve judicieux parmi la gamme GRX afin de contenir le prix global. Deuxièmement, je note des infidélités au fabricant japonais en ce qui concerne la cassette 11 vitesses en 11-42 dents, qui est une SUNRACE (une cassette qui accuse tout de même 507 g sur la balance) et les disques de freins TEKTRO de 140 mm.

Transmission Shimano GRX et SUNRACE (photo Laurent BIGER)

Roues et périphériques

Tout d’abord, les roues sont constituées de moyeux Shimano RS470 qui accueillent des axes traversant aux standards actuels (12×100 mm à l’avant et 12×142 mm à l’arrière) et dont la fixation des disques est au format Center Lock. Les jantes sont issues du catalogue de la marque chinoise STARS Circle, qui a d’ailleurs depuis 2017 une usine en Europe de l’est. Elles sont équipées de pneus bien connus dans le milieu : les Schwalbe G-One Allround, en 700×40 mm.
Les périphériques sont en aluminium, de la marque ONE1. A noter la présence d’une selle italienne : la Royal Seta Performa. Pour finir cette présentation, j’évoquerai la finition que j’ai trouvée de très bon niveau, grâce notamment à une très belle peinture, que les photos ont du mal à retranscrire fidèlement. A vrai dire, seules les soudures sont un peu grossières par endroits, heureusement peu visibles dans ce coloris. Côté poids, j’ai pesé cet exemplaire en taille M, monté en tubeless et équipé de deux portes-bidons à 10,7 kg.

Sur le terrain : ludique !

J’ai pu rouler avec ce X-ROAD durant une dizaine de sorties dans le nord du Vaucluse, plus précisément sur le secteur privilégié des Dentelles de Montmirail, toujours très agréable en cette saison hivernale. Cette taille de cadre M est relativement petite, comme le montre la géométrie exposée plus haut. Je trouve cependant rapidement mes marques et procède aux premiers réglages lors d’une sortie de prise en main.

Le confort est correct (photo Laurent BIGER)

Le cintre est d’une largeur de 420 mm, ce qui reste assez étroit pour un cadre M, où l’on retrouve plus souvent du 440 mm. Ce n’est cependant pas un réel problème, d’autant plus que celui-ci s’avère adapté à un usage typé Gravel. Son flare reste contenu, ce qui permet des positions cohérentes en usage routier. Le drop est bien pensé et permet un bon contrôle en descente, aussi bien sur route que sur les belles pistes de ce secteur. J’aurais cependant souhaité plus de flex de celui-ci. Une remarque malheureusement valable pour beaucoup de cintres en aluminium que l’on trouve en entrée de gamme

Un vélo à son aise sur les petites routes des Alpilles (photo Dan de Rosilles)

Monté en tubeless, le confort de ce vélo s’avère de bon niveau ; en tout cas pour un cadre en aluminium et surtout avec des bases aussi courtes. Des bases courtes et un boitier de pédalier suffisamment rigide qui permettent des relances également de bon niveau. En revanche, les roues, assez lourdes, grèvent cette performance et je dois m’investir physiquement pour conserver une allure suffisante sur ces pentes à forts pourcentages.

Ludique sur tous les terrains, malgré des roues énergivores (photo Dan de Rosilles)

Sur ces pentes, la transmission de ce montage permet de monter presque tout. Une bonne polyvalence, y compris sur route, où il n’y a qu’en descente routière que le développement offert pourra s’avérer un peu court. La cassette SUNRACE fait cependant ressentir son poids conséquent, notamment lors de la mise en roue libre et de la reprise en puissance. Une inertie que l’on retrouve malheureusement souvent sur de lourdes cassettes. Pour ceux dont l’usage le destine avant tout à la randonnée, ce n’est cependant pas un problème majeur.

La transmission permet de monter presque tout (photo Laurent BIGER)

“Au fur et à mesure de mes sorties, je prends de plus en plus de plaisir au guidon de ce X-Road Elite.”

Du fait que son gabarit est plus que compact, ce vélo est d’une extrême maniabilité. D’ailleurs, son empattement court permet de se jouer des sentiers étroits et de se faufiler avec aise dans la circulation. Finalement, c’est un vélo qui serait même efficace sur une boucle de cyclo-cross. En un mot : ludique !

Un vélo facile et ludique en terrain engagé (photo Laurent BIGER)

En descente, j’ose de plus en plus de choses avec ce vélo tchèque décidément bien sympathique. Mais ayant des doutes (à tort ?) sur la solidité des jantes, j’évite certains passages trop engagés. En descente de cols routiers, je n’ai aucune peine à imprimer de belles trajectoires à son guidon grâce à la rigueur de l’ensemble douille de direction et fourche. A noter cependant que les disques de frein Tektro en 140 mm se sont vite « colorés » sous la chaleur dégagée au freinage. Pour autant, cela n’a pas affecté les qualités du freinage, toujours imparable sur le groupe Shimano GRX.

Au bilan, un Gravel bike abordable et ludique

Pour résumer et conclure mon essai de ce Superior X-Road Elite, je dirais sans hésiter que c’est avant tout un Gravel bike ludique et abordable. Il fait partie de ces vélos en aluminium à la géométrie classique mais judicieuse. En cela, il me fait penser à l’excellent NS BIKES RAG+, lui aussi conçu en Europe de l’Est. Pour environ 2000€, je trouve ce vélo très bien équipé côté transmission et freinage. Un beau vélo, de surcroit pas très répandu, qui trouvera idéalement sa place pour des sorties dynamiques de moins de 5 heures. Seules les roues ternissent un peu le tableau, et peuvent être envisagées comme un upgrade futur pour les acquéreurs de ce vélo décidément bien sympathique.

Caractéristiques

  • Cadre : Alu X6 Ultralite, étriers Flat mount, Boitier de pédalier fileté BSA 68 mm
  • Douille de direction : FSA Orbit C-40 No.42/ACB, 1-1/8“x1.5“
  • Fourche : Carbon/alu, axe de 12×100 mm
  • Tailles : 52 cm (S), 54 cm (M), 56 cm (L), 58 cm (XL)
  • Dérailleur : SHIMANO GRX RD-RX812
  • Pédalier : SHIMANO GRX FC-RX600, 40 dents
  • Boitier de pédalier : SHIMANO BB-RS500 (BSA 68 mm)
  • Cassette : SunRace CS-MS7-11, 11-42 dents
  • Chaine : KMC X11
  • Leviers : SHIMANO GRX ST-RX600
  • Etriers : SHIMANO GRX BR-RX400 (hydrauliques)
  • Disques : TEKTRO 140 mm Center Lock
  • Cintre : ONE1 X-Race Aero, 16° flared, 70 mm reach, 31.8 mm
  • Potence : ONE1 Race RAS-D62938 Alloy, 31.8 mm, -8°
  • Guidoline : Velo VLF-8111
  • Selle : Royal Seta Performa
  • Tige de selle : ONE1 Race en alu, diamètre 27.2 mm
  • Moyeux : SHIMANO FH-RS470 et HB-RS470, 28H, CENTER LOCK, 12×100 mm et 12×142 mm
  • Axes : traversants 12×100 mm (avant) et 12×142 mm (arrière)
  • Jantes : Stars J20SR, 28H (aluminium, largeur interne de 20 mm, hauteur de 19,5 mm)
  • Pneus : Schwalbe G-One Allround RaceGuard, 700×40 mm

Poids vérifié : 10,7 kg en taille M (montage Tubeless et deux portes bidons, sans pédale)

Prix public : 2099€

Site du fabricant : X-ROAD ELITE | Superior #ALWAYSRACE 2020 COLLECTION (superiorbikes.com)

Distributeur français : APESUD CYCLING

Casque Limar Air Stratos et lunettes Argo : taillés pour l’aventure

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Limar Argo Sunglasses gravel cycling eyewear Stratos Air Helmet
Le casque Limar Air Stratos et les lunettes Argo sont taillés pour l'aventure - photo Dan de Rosilles

Alors que les jours rallongent et que les températures remontent enfin, les pistes de gravel nous tendent leurs blanches courbes pour des parcours plus longs et plus aventureux. C’est le moment idéal pour choisir des équipements adaptés à nos escapades printanières. Pour l’occasion, profitant d’une fenêtre météo favorable, j’ai testé pour vous un casque et des lunettes Limar qui semblent tout particulièrement indiqués pour nos pratiques favorites.

Limar Pro Tour Team partnership
Les casques et lunettes Limar équipent bon nombre de coureurs professionnels – capture d’écran site web Limar

Limar, “The Helmet Specialist”

L’entreprise Limar est installée près de Bergamo, en Lombardie, au nord-est de Milan. C’est une marque italienne qui propose des équipements de haute qualité depuis plus de trente ans. J’avoue que jusqu’il y a peu de temps, j’ignorais tout de cette marque, assez peu connue du grand public en France. Mais en regardant des étapes de grands tours, j’ai constaté que Limar a été choisi par plusieurs équipes professionnelles. Fin connaisseur des grandes marques italiennes, notre ami Laurent Biger avait d’ailleurs déjà testé pour Bike Café leur casque Air Star, typé route/gravel.

Casque Limar Air Stratos helmet gravel adventure
Le casque Limar Air Stratos sous toutes les coutures – captures d’écran site web Limar


Dans la catégorie “gravel aventure”, Limar propose un autre modèle, le Air Stratos. Ce casque doit son nom à une impressionnante qualité d’aération et un poids extrêmement léger. Sur la balance, il affiche 260 g seulement en taille L, ce qui est particulièrement intéressant pour un casque à moins de 100 €. Non content de tester ce poids-plume, j’y ai associé les lunettes Argo, proposées par Limar comme l’accessoire complémentaire du casque Air Stratos. Il faut dire qu’à vélo, casque et lunettes se complètent toujours en terme de protection. Avec le casque Air Stratos et les lunettes Argo, légèreté et esthétique sont au rendez-vous, et rendent ce couple absolument irrésistible.

Limar gravel cycling adventure Air Stratos Helmet weight bikepacking
Avec 260 g affichés sur la balance, Stratos porte bien son nom – photo Dan de Rosilles

Design Italien

Car la caractéristique la plus marquante de prime abord du casque Limar Air Stratos et des lunettes Argo est la finesse et la qualité de leur design. Peut-être est-ce parce qu’ils sont installés non loin de Milan, la capitale européenne du design, que les concepteurs de chez Limar apportent un soin particulier au look et aux finitions de leurs produits ? Rien ne permet de l’affirmer, mais le résultat est là : Les lunettes Argo et le casque Stratos Air sont tout simplement… beaux.

Limar Argo Sunglasses gravel cycling eyewear Air Stratos Helmet gravel adventure bikepacking
Les lignes pures du casque Air Stratos et des lunettes Argo se détachent nettement sur le fond torturé des rochers des Baux de Provence – photo Anne Fontanesi


Je m’amuse à retrouver dans les lignes pures et stylées du casque et des lunettes l’influence formelle de Piero Lissoni, le pragmatisme technique d’Antonio Citterio, les angles arrondis d’un Rodolfo Dordoni, et pourquoi pas un brin de folie africaine à la Paola Navone… Tous ces grands designers de l’école de Milan ont placé très haut le défi de l’exigence esthétique, que relèvent avec brio les équipes de R&D de chez Limar. Reste à vérifier si casque et lunettes relèvent aussi le défi pratique et fonctionnel. À vélo, la beauté ne fait pas tout…

Limar gravel cycling adventure Air Stratos Helmet bikepacking design milan
En observant les lignes pures du casque Air Stratos et les reflets des lunettes Argo, je ne peux m’empêcher de songer à cette chaise et cette table “Luxor” dessinées par le designer milanais Rodolfo Dordoni – capture d’écran site web www.fiamitalia.it

Sortie de boîte

La prise en main du casque Air Stratos et des lunette Argo est d’emblée excitante. Les finitions sont superbes, les surfaces sont mates. J’ai choisi des couleurs tirant sur le brun/vert (“green matt” pour le casque et “Titanium gold” pour les lunettes), ce qui me parait cohérent pour une pratique gravel aventureuse.

Limar Argo Sunglasses gravel cycling eyewear Air Stratos Helmet gravel adventure bikepacking
Les branches droites et flexibles des lunettes Argo s’adapteront à toutes les têtes – photo Anne Fontanesi

Le casque propose des rembourrages amovibles moelleux et confortables (dont une généreuse mentonnière), la molette de réglage, les sangles et la boucle de fermeture sont de conception tout à fait classique ; les boucles de réglage latérales proposent un loquet de fermeture qui assure à la sangle de conserver le bon réglage sans risque de glissements.
Les aérations sont particulièrement larges, sans nuire à une esthétique “habillée” du casque. Il n’y a pas (ou peu) de surfaces réfléchissantes pour la sécurité de nuit, ce que regretteront les routiers, mais qui n’est pas problématique pour un usage sur les chemins.

Limar gravel cycling adventure Air Stratos Helmet bikepacking
Les pads du fond de casque et de la mentoninère du casque Air Stratos sont d’excellente facture – photos dan de Rosilles

Les lunettes sont composées d’une monture fine et discrète qui enserre un large masque à la surface demi-réfléchissante. Les branches sont droites et n’entrent pas en conflit avec le port du casque. Le pont nasal, sans plaquette, assure une bonne tenue même lorsque on secoue la tête dans tous les sens.

Limar gravel cycling adventure Air Stratos Helmet bikepacking straps ajustements settings fitting
Les réglages de sangles et de tour de tête du casque Limar Air Stratos sont classiques, mais efficaces – photos Dan de Rosilles

Test de terrain

En attendant les beaux jours et les longues aventures en bikepacking, j’ai profité des premières (et trop rares) belles journées de ce mois de février pour aller tester casque et lunettes en cyclocross, sur des singletracks sableux et tortueux qui entourent le rocher des Baux-de-Provence, dans le massif des Alpilles. Avec des pneus fins et un vélo léger et réactif, le pilotage en cyclocross exige des lunettes et un casque parfaitement stables, qui ne gênent ni les mouvements ni les coups d’œils périphériques nécessaires pour réagir instinctivement aux incertitudes du terrain, dans le cadre d’une pratique qui ne tolère aucune faute de pilotage.

map Les Baux de Provence Arles Alpilles
Autour du rocher des Baux-de-Provence on distingue aisément les principaux singletracks, représentés par un trait noir continu ou pointillé – capture d’écran site web IGN

Le casque est confortable et se fait parfaitement oublier, le réglage de tour de tête est suffisamment précis pour un usage tête nue, avec casquette ou avec bonnet. Les larges ouvertures prévues pour une aération optimum permettent de garder la tête froide, aussi bien dans les montées sèches à basse vitesse que dans les descentes tortueuses et piégeuses.

Limar Argo Sunglasses gravel cycling eyewear Air Stratos Helmet gravel adventure bikepacking
Un casque bien ventilé permet de garder la tête froide en toutes occasions – photo Anne Fontanesi

Les lunettes aussi se font oublier, tant le champ de vision est dégagé. La teinte du masque, brun, de densité intermédiaire, est un bon compromis que le soleil soit éclatant ou que le ciel soit gris. Je me suis même surpris à les garder sur le nez au crépuscule sans soucis, alors que des lunettes plus foncées auraient rendu le pilotage sur les singles plutôt risqué. Une fente horizontale, située au centre sur la partie supérieure du masque (juste sous la monture), ventile bien le verre et empêche l’apparition de buée. La matière légèrement molle du pont assure une bonne tenue sur le nez même lorsqu’on est en sueur. Les branches droites et flexibles s’adapteront à toutes les largeurs de têtes, sans pression désagréable.

cyclocross running Limar Argo Sunglasses gravel cycling eyewear Air Stratos Helmet gravel adventure bikepacking
Le portage du vélo sur des phases de running est l’occasion de vérifier la parfaite stabilité du casque et des lunettes – photo Anne Fontanesi

Lors d’une sortie avec un fort mistral, j’ai pu m’assurer de la totale protection qu’offrent les lunettes ; les généreuses aérations du casque ont, pour leur part, été à l’origine d’un bruit de fond plutôt important, comparé à celui généré par un casque plus fermé ; mais tout est question de compromis…

Limar Argo Sunglasses gravel cycling eyewear Air Stratos Helmet gravel adventure bikepacking
Le verre en polycarbonate des lunettes Argo est brun, ni trop dense ni trop clair – photo Anne Fontanesi

Verdict

Les lunettes Argo sont parfaitement nommées. En référence aux Argonautes, héros grecs antiques, elles vous accompagneront sans faillir dans tous vos périples, même les plus audacieux. En plus d’être légères et confortables, elles sont parfaitement stables lorsque le vélo rebondit de pierre en pierre, leur large écran garantit un champ de vision complet, sans angle mort et protège parfaitement du vent, des insectes et des projections dans les passages boueux.

Limar Argo Sunglasses gravel cycling eyewear Air Stratos Helmet gravel adventure bikepacking
La mentonnière du casque Air Stratos, parfaitement dessinée et rembourrée, apporte du confort supplémentaire – photo Anne Fontanesi

Le verre en polycarbonate et son traitement bloque parfaitement les lumières éblouissantes, mais sans nuire au contraste et à la profondeur de perception. Même lorsqu’on passe d’une zone où le soleil “tape” dur sur des pierres blanches à une partie à l’ombre des arbres, on n’a aucune difficulté à lire les aspérités du terrain. Elles sont un excellent choix pour ceux qui cherchent un verre polyvalent pour toutes les saisons et toutes les heures de la journée.

Limar Argo Sunglasses gravel cycling eyewear Air Stratos Helmet gravel adventure bikepacking cyclocross rocks cave
Passer de la vive lumière à la pénombre est plutôt aisé avec les lunettes Argo, équipées d’un verre à fort contraste – photo Anne Fontanesi


Seul inconvénient, elles sont livrées avec un étui rigide, léger mais volumineux, et pour un usage en bikepacking où l’on cherche toujours à gagner de la place, il faudra sans doute le changer pour un étui en tissu. Comme toutes les lunettes à grand écran, elles seront plus susceptibles d’êtres rayées si vous n’en prenez pas assez soin lors du transport au milieu d’autres accessoires. Même si leur verre en polycarbonate est très solide, on n’est jamais à l’abri d’un accident… mais ceci est le lot de toutes les lunettes à grand écran.

Limar Argo Sunglasses gravel cycling eyewear
Les lunettes Argo existent en 3 versions de verres et de montures – captures d’écran site web Limar

Le casque Air Stratos m’a vraiment bluffé par son look, son confort, sa légèreté, son degré de finition. Il y a peu de casques avec autant de caractéristiques haut-de-gamme qui soient placés dans cette fourchette de prix… Puisqu’il faut bien lui trouver quelques défauts, on regrettera l’absence d’un sac de rangement (un modèle aéré qui le protège des rayures et permette de le porter sur le dos pendant des transitions à pieds ou en train par exemple).

Limar gravel cycling adventure Air Stratos Helmet bikepacking travel bag
Il manque en complément du casque un sac de transport dorsal, à l’image de celui-ci, mi-protecteur mi-aéré – photo Dan de Rosilles

On notera également ses larges ouvertures d’aération, qui sont plus qu’appréciables en plein effort sur les DFCI surchauffés, mais qui font de ce casque un modèle plutôt bruyant à grande vitesse sur route (mais, après tout, il n’a pas été conçu pour ça). Quant à l’absence de filets anti-insectes, cela dérangera surtout ceux qui portent les casques sans textile dessous. En ce qui me concerne, avec un bonnet l’hiver et une casquette l’été, ce n’est pas un problème.

Limar Argo Sunglasses gravel cycling eyewear Air Stratos Helmet gravel adventure bikepacking
Le casque Air Stratos est aussi confortable tête nue, qu’avec une casquette ou un bonnet ; ici, avec une casquette belge – photo Anne Fontanesi

Le couple Casque Air Stratos / lunettes Argo, disponible dans une large plage de coloris, a tout pour séduire les adeptes de gravel et de bikepacking sur les chemins. Outre leur look impeccable et leur exceptionnelle qualité de finition, ces accessoires indispensables à toute pratique aventureuse cycliste pourront être utilisés tout au long de l’année grâce à leur polyvalence. Les lunettes conviendront aussi parfaitement au cyclisme sur route, mais pour le casque, sur route, il vaudra mieux opter pour un modèle plus visible en basse lumière et plus aéro, comme le Air Pro ou le Air Speed par exemple.

Casque Limar Air Stratos 99€

Lunettes Limar Argo 79€

Limar Argo Sunglasses gravel cycling eyewear Air Stratos Helmet gravel adventure bikepacking cyclocross singletracks
Cyclocross sur les singletracks rapides autour du rocher des Baux de Provence, avec le casque Air Stratos et les lunettes Argo – photo Anne Fontanesi

Pédalez du bon pied avec les FIZIK TERRA CLIMA X2

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Fizik Terra Clima X2

La gamme Terra de chez Fizik regroupe un large éventail de disciplines, du gravel au XC en passant par le all-mountain. Et à chaque saison son « soulier ». Nous avions testé l’an dernier les petites sœurs plus estivales, les Terra Ergolace X2 qui nous avaient conquis par leur conception, leur qualité et leur confort. Les Terra Clima X2 testées depuis 3 mois sont plus orientées mi-saison voire saison hivernale. Et surtout, leurs caractéristiques mettent en avant une imperméabilité alliée à une bonne respirabilité. Voyons si les promesses sont tenues et si ces Terra Clima restent dans la lignée des Ergolace. Présentation.

Un design au service de la technique

Fizik Terra Clima X2
Un design original et des caractéristiques techniques pointues, photo Hugues Grenon

Au déballage, on peut dire que le design est pour le moins original. Fizik, marque italienne, se différencie des autres productions par un design affirmé et des choix techniques différents. Mais ne nous trompons pas, ce sont les caractéristiques techniques désirées qui servent le design et non l’inverse. Les services R&D et design doivent vraiment travailler main dans la main afin de proposer un produit cohérent, original et qualitatif.

Les caractéristiques

Les Clima sont des chaussures annoncées comme étant imperméables et respirantes. Elles sont réalisées à l’aide de plusieurs empiècements de tissus. Le bout et les renforts latéraux sont réalisés en PU pour la solidité et la maintient du pied. Le tissu extérieur en nylon Ripstop (marron sur la photo), est tissé afin d’être indéchirable et résistant à l’usure. Il est doublé par un tissu imperméable qui permet également à l’humidité de s’échapper et de lui conférer une certaine respirabilité.

L’originalité principale de ce modèle est la guêtre montante tricotée en forme de chaussette, et qui a pour rôle d’empêcher la poussière et l’eau de pénétrer à l’intérieur de la chaussure.

La semelle intercalaire est en EVA compressé afin d’offrir stabilité et amorti. Elle est associée à une semelle extérieure en Vibram Megagrip pour assurer adhérence et traction.

Semelle intermédiaire en EVA et extérieure en Vibram Megagrip, photo Hugues Grenon

Les crampons sont assez prononcés. Leur forme les place de façon identique aux crampons des pneus avant/arrière de vélos. C’est-à-dire les chevrons en flèche sur l’avant pour optimiser la direction et le maintien et les chevrons inversés à l’arrière pour favoriser la traction. Pas de doute ce sont bien des chaussures tous terrains conçus par et pour des cyclistes !

Le réglage des cales est facilité par des repères micrométriques très pratiques. À noter que la profondeur de la semelle permet d’intégrer totalement les cales qui ne dépasseront pas lors de la marche. Pratique et sécurisant sur le carrelage de la boulangerie ou de la supérette en cas de stop ravito.

La semelle intérieure est de bonne facture. C’est un point un souvent un peu négligé par les marques et les pratiquants je trouve, alors que c’est un élément primordial qui peut vraiment apporter un plus pour le confort et au niveau thermique également.

Fizik Terra Clima X2
La semelle intérieure est de bonne facture, photo Hugues Grenon

Compte-tenu de leur tige montante et de la guêtre à enfiler, Fizik a positionné sur l’arrière une languette très pratique.

Fizik Terra Clima X2
Une languette sur l’arrière permet d’enfiler la chaussure aisément, photo Hugues Grenon

Le système de serrage est double. Un strap scratch bien large permet de bien serrer le coup de pied. Il est complété par un serrage BOA L6 : appuyez pour enclencher, tournez pour serrer et tirez pour desserrer rapidement. Notons qu’en cas de casse du disque ou du lacet, BOA propose un kit de réparation gratuit, qui vous sera envoyé après détermination des références exactes de votre modèle. La molette n’est pas de très grande taille.

Fizik Terra Clima X2
Le strap ainsi que le serrage BOA permettront un serrage et maintien parfait, photo Hugues Grenon

La manipuler en roulant sera chose aisée avec des gants mi-saison, avec de gros gants hiver ce sera plus difficile.

Fizik Terra Clima X2
Avec des gants mi-saison la molette sera facilement manipulable en roulant, avec de gros gants hiver comme ici, ce sera difficile, photo Hugues Grenon

L’indice de rigidité annoncé est de 3 soit une rigidité moyenne.

Le poids est de 414 g pour une taille 42.
Taille de 36 à 48 par demi-pointure.

Deux couleurs sont disponibles : Noir et Olive/Caramel.

Le retour terrain

Un excellent confort et maintien

Fizik Terra Clima X2
La Terra Clima vous maintiendra parfaitement les pieds, même dans les airs ! photo Hugues Grenon

Même si le confort ressenti reste assez personnel, j’ai trouvé ces Terra Clima très confortables. Le chaussant est parfait pour mon pied. Comme j’avais prévu de les utiliser en mi-saison et en hiver, j’ai pris une demi-taille supplémentaire par rapport à ma taille habituelle afin de pouvoir mettre des chaussettes plus épaisses. Fizik propose en effet des pointures demi-taille ce qui est parfait pour s’ajuster au mieux à votre pied. Par contre, il n’y a qu’une largeur proposée qui ira certainement à la grande majorité des cyclistes. Mais la chaussure est assez étroite en bout de pied donc les pieds larges se sentiront peut-être à l’étroit. La demi-taille ou taille supplémentaire peut-être une solution pour se sentir plus à l’aise donc.

La forme de la chaussure, ainsi que les deux systèmes strap+BOA, permettent un réglage fin et un maintien parfait du pied. Même avec des gants le système BOA se manipule aisément. Notons que comme le modèle estival Ergolace, les lacets sont positionnés sur le côté et non sur le coup de pied. Cela permet de parfaitement englober le pied. La semelle intérieure est de bonne facture mais j’aurais aimé un moelleux un peu plus prononcé.

Une chaussure adaptée à la mi-saison

La chaussure est adaptée aux températures de mi-saison voire d’hiver et aux conditions pluvieuses et boueuses. Tout dépend évidemment de la région dans laquelle vous ridez. Je les ai utilisées par des températures de +20°C à -4°C. Je dirais que jusque 3-4°C avec une bonne paire de chaussettes, les Terra Clima font le job. En dessous de ces températures, ce sera trop juste, même avec une paire de chaussettes hiver. Il faut dire qu’elles ne sont pas annoncées pour ces températures. Au-dessus de 20°C elles restent à tester, mais je pense qu’elles peuvent aussi être agréables à porter car elles sont assez respirantes.

Testées sous des pluies fines et dans la boue, l’intérieur du pied est resté au sec. L’imperméabilité aura ses limites certainement sous de bonnes pluies prolongées. La guêtre empêche l’eau, l’air et la poussière de s’infiltrer et elle apporte un peu de chaleur supplémentaire, sans être une étuve. La respirabilité est de très bon niveau. Pas de transpiration exagérée, l’aération est bien au rendez-vous, du tout bon !

Fizik Terra Clima X2
Les Terra Clima ne craignent pas la boue ni l’humidité, photo Hugues Grenon

Un bon grip et une belle rigidité

La semelle cramponnée permet d’avoir un sacré grip dans la boue et sur les rochers. La marche est confortable la semelle étant assez rigide. Cette rigidité est d’ailleurs bien dosée, lui permettant de bien retranscrire la puissance sur la pédale sans être inconfortable. C’est donc un modèle parfaitement adapté à la longue distance sur terrains accidentés ou non.

Fizik Terra Clima X2
Une semelle bien cramponnée vous permettra de porter sereinement votre monture et d’avoir un bon grip, photo Hugues Grenon

Conclusion

Difficile de trouver un point faible à ses Terra Clima X2. Les objectifs annoncés sont atteints. Le confort, la qualité et le rendement sont de haut niveau. Le design est très réussi à mes yeux et la chaussure se différencie des productions habituelles plus classiques. Elles seront parfaites pour vos rides gravel ou VTT sur terrains secs ou boueux. Annoncé à 250 € prix public, cela les place dans la catégorie des chaussures haut de gamme, mais la qualité et les caractéristiques le justifient. Vous les trouverez cependant sur le net à des prix bien inférieurs parfois.

Toutes les infos sur le site de Fizik.

Distributeur exclusif France A4 Selection

Un nouveau look pour Bike Café

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Logo Bike Café
Le maillot de vélo Bike Café

Changement de logo, changement de statut, renforcement de l’équipe… Bike Café décide d’adopter un nouveau look, avec un maillot conçu par Chef de File. Maillot près du corps, cuissard avec des poches latérales, cet équipement sera parfait pour réaliser nos tests et nous montrer sur des événements. Attention quand même car les tailles de cette première collection sont très “fit”. Nos chroniqueurs vont devoir rester hyper affutés, comme les coureurs pros du Tour de la Provence que nous avons vu passer à Maussane-les-Alpilles (photo Dan de Rosilles).

Il était nécessaire de changer nos tenues, car notre logo vient de subir un sérieux « revamping ». L’arrivée de nouveaux dans l’équipe, la création de la SAS, le nouveau design du site… plus généralement notre nouvelle image, devait s’affirmer par la création d’un nouveau maillot. 

Le maillot de vélo Bike Café
Maquette du maillot – réalisation Chef de File

Après une première série d’équipements, réalisée avec Rapha Custom en 2020, voici donc la nouvelle génération de nos tenues “Bike Café” 2022. Nous connaissions le savoir-faire de Chef de File, et lors de l’événement Nature is Bike nous avions remarqué les tenues du Team Look Gravel que CdF avait réalisées. Nous avons contacté Alexandre Gaspari pour envisager la conception d’un combo maillot/cuissard à notre image. Matthieu a testé la tenue du team Look pour valider la qualité proposée et nous avons à la suite de nombreux échanges avec CdF choisi une des propositions graphiques élaborées par leur designer.

Team Gravel Look Cycle
La tenue de l’équipe Gravel de Look qui nous a inspirée et qui a été testée par Matthieu – photo Bike Café

Fit, fit, fit… hourra !

Le maillot de vélo Bike Café
Je me sens bien fitté dans ma tenue taille M… – photo Matthieu Amielh

1m78, 64 kg et malgré ça je me sens bien fitté dans ma tenue taille M… Est-ce que le plan ne serait pas, comme pour les jockeys, de nous contraindre à rester au top de notre forme ? Effaçons donc les 2 petits bourrelets qui ont poussé sur nos hanches cet hiver et reprenons les séances de gainage pour faire bonne figure. Adieux les “Bonhomme Michelin” et vive les abdos-fessiers d’acier.

C’est dans la poche

Lorsque Rapha a relancé l’intégration de poches latérales sur les cuissards en 2018, j’ai très rapidement trouvé le principe intéressant. Peu importe si en gravel notre CX n’est pas parfait. Personnellement j’utilise ces poches pour glisser ma petite GoPro, quelques barres… et ça ne me gène absolument pas pour pédaler. Ça me permet également de rouler en t-shirt ou chemisette en mettant l’essentiel dans ces deux poches et le reste dans une petite sacoche de guidon.

Le maillot de vélo Bike Café
Une sortie en single avec la GoPro dans la poche – photo Patrick

Le cuissard Bike Café possède ces deux poches. Il est confortable, bien long et le pad est efficace, même si pour le dire je m’appuie essentiellement sur le test de Matthieu effectué sur le produit que nous a confié CdF. Pour ma part, après 3 sorties courtes sur route et une séance de home-trainer, mon avis repose uniquement sur le ressenti. Un bon cuissard doit être moulant et ne pas présenter de pli au niveau des surfaces en frottement. De ce point de vue notre cuissard est réussi.

Un maillot aéré

Le maillot de vélo Bike Café
Le maillot Bike Café by Chef de File joue la transparence – photo Patrick

Vivement l’été et la chaleur… Notre maillot est aéré, les manches sont relativement longues, dans la tendance actuelle. Les 3 poches bien placées sont suffisamment accueillantes. La fermeture fonctionne bien et permet d’ajuster l’ouverture en roulant.

Tous les membres de l’équipe ont apprécié ce nouveau combo maillot/cuissard qui va pouvoir participer aux nombreux tests produits que nous allons réaliser cette année. Quelques membres de l’équipe se sont retrouvés le 11 février à Maussane-les-Alpilles pour une petite virée dans le massif. Les plus téméraires ont osé mettre le maillot et le cuissard, avec des jambières car le Mistral ce jour-là était encore un peu froid.

Le maillot de vélo Bike Café
L’équipe du Bike Café à Mouriès lors d’une pause café : de gauche à droite Jean-Louis, Patrick, Laurent, Matthieu et Dan et Philippe qui prend la photo – photo Philippe AIllaud

On attend vos réactions et qui sait, on se laissera peut-être convaincre de proposer à la vente pour nos “fans” ce maillot et son cuissard…

Nice Gravel Ride, des micro-aventures pour préparer vos ultras

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Nice Gravel Ride
Nice Gravel Ride

Cédric Amand, organisateur entre autres épreuves, de la Baroudeuse, vous propose de venir préparer votre saison d’Ultra sur des aventures plus modestes qui se dérouleront dans le cadre magnifique du Mercantour. Cédric connait cette région comme sa poche, et il a reconnu toutes les traces qu’il nous invite à découvrir.

Un joli mois de mai

Nice Gravel Ride propose aux riders de vivre des micro-aventures en moyenne montagne, au départ de Nice. La date (27-28 mai) et les parcours ont été étudiés afin de vous de vous préparer à l’une des épreuves de La Baroudeuse ou un autre Ultra du calendrier cycliste ou tout simplement de découvrir le monde de l’aventure, que ce soit sur route ou en Gravel. Une façon de vous familiariser et vous entraîner à l’ultra-cyclisme en autonomie totale et sans assistance, sur des épreuves courtes, qui gardent néanmoins la saveur d’un réel défi.

Gravel Ride Nice
Nice Gravel Ride

Au fil des kilomètres et du dénivelé, les montagnes révèleront la beauté majestueuse du Mercantour. Elles vous permettront de voyager à travers des paysages variés d’une richesse incroyable dans l’arrière pays Niçois. Vous franchirez des cols reconnus et respectés de tous les cyclistes. À chaque coup de pédale, des panoramas à couper le souffle défileront tout au long de votre parcours !

Nice Gravel Ride
Des panoramas à couper le souffle – photo La Baroudeuse

Vous évoluerez à travers une faune et une flore incomparable, qui constituent la richesse du Nice Gravel Ride.

Le menu

Vous devez être équipé d’un GPS : le parcours que vous avez choisi vous sera envoyé par mail sous forme de trace GPX que vous pourrez charger dans votre GPS. La trace sera fournie en format KML pour les smartphones. Les traces seront envoyées deux semaines avant votre départ soit le week-end du 14-15 mai.

Gravel Ride Nice

Route ou Gravel vous aurez le choix… Tous les départs se feront à partir du port de Nice.

Gravel : 65 km, 120 km ou 250 km

Route : 200 km ou 300 km

Une journée ou 2 jours pendant le week-end du 27 et 28 mai 2022.

Nice Gravel Ride
Vous évoluerez à travers une faune et une flore incomparable, qui constituent la richesse du Nice Gravel Ride.

Tarifs

Les tarifs sont :

85,00€ : Nice Gravel Ride 250K | 6800D+ solo  |  (En duo : 85,00€ / pers.)
55,00€ : Nice Gravel Ride 120K | 3400D+ solo  |  (En duo : 55,00€ / pers.)
31,00€ : Nice Gravel Ride 65K | 1700D+ solo  |  (En duo : 10,00€ / pers.)

85,00€ : Nice Gravel Ride 300K route | 7200D+ solo  |  (En duo : 85,00€ / pers.)
55,00€ : Nice Gravel Ride 200K route | 5000D+ solo  |  (En duo : 90,00€ / pers.)

Attention, à partir du 19 février les tarifs sont majorés de 20%.

L’inscription comprend :

  • La trace GPX de votre parcours ;
  • Sécurité : service géolocalisation tracking ;
  • Suivi de géolocalisation live tracking pendant votre micro-aventure pour les riders, familles, amis sur téléphone et ordinateur ;
  • La casquette officielle Nice Gravel Ride ;
  • Une musette ravitaillement Nice Gravel Ride.

Infos sur le site

Après le hors d’œuvre…

La Baroudeuse organisation
La Baroudeuse organisation

Après ces mises en bouche, que Cédric appelle micro-aventures ;-), vous aurez sans doute envie de pousser plus loin en participant au mois de juillet aux autres épreuves (moins micro) organisées par Cédric avec toujours le même souci de qualité des parcours. Il y aura sur la route la “Trans Alpes” et en gravel la “Baroudeuse Unpaved”. Ces épreuves sont volontairement limitées à 50 participants pour garder un esprit convivial et permettre un bon suivi de la part de l’organisation.

Vous trouverez toutes les infos sur ces épreuves ici.

7mesh, pour rouler en mode “3 saisons”

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Test équipements 7 Mesh

L’hiver est encore là, mais dans certaines régions l’amplitude des températures sur une journée est importante. Le départ le matin nécessite une bonne protection contre le froid, puis la température va vite grimper et il faudra s’effeuiller pour éviter la surchauffe. C’est un peu l’idée du collant Seymour (prononcez Cè-mour et pas Zé-mour) de la marque canadienne 7mesh. J’ai pu le tester dans ce contexte, ainsi que le maillot Callaghan en laine mérinos. Un concept 3 saisons intéressant à découvrir…

7mesh, est une marque canadienne, basée à Squamish en Colombie-Britannique, non loin de Vancouver. La réputation pluvieuse de cette région et son environnement nature inspirent à ses concepteurs des produits techniques efficaces et sobres. La classe à l’état pur : chic et sans esbroufe.

Tenue vélo façon costume 2 pièces

Test équipements 7 Mesh
Ce costume 2 pièces me va comme un gant – photo Bike Café

Depuis quelque temps je me suis lancé dans une recherche de “minimalisme” sur le vélo. Ça passe par le dépouillement du vélo et j’adore pédaler longuement son mon monospeed, mais je réfléchis également à rendre mon équipement le plus minimal possible. Dans cette quête de compacité, j’ai pressenti que le couple Callaghan + Seymour serait parfait pour ma région et pour les variations de température que l’on peut constater en une matinée. L’idée de pouvoir ôter un collant en cours de route m’a séduit. Par ailleurs je savais que la laine mérinos, ici utilisée pour le maillot, offrait une adaptation thermique très intéressante. Ce costume 2 pièces m’allait comme un gant… un gant c’est le cas de le dire car j’ai minimisé mes tailles sachant que pour les marques du continent nord-américain elles sont plutôt généreuses. Habituellement je m’habille en M, mais là j’ai pris du S en maillot et du XS en collant… Pour le haut en S c’est parfait mais XS en bas c’est un peu juste au niveau de la ceinture élastique. Disons que je suis à la limite minimum de cette taille et j’aurais été sans doute mieux en S.

Un collant fin mais costaud

En général nos tests s’arrêtent à l’usage raisonnable et normal du produit. Comme pour les casques, je ne vais pas jusqu’au “crash test” pour émettre un avis sur l’efficacité du produit. Pour ce collant, j’ai involontairement fait une exception dont je me serais passé. J’étais parti de bon matin dans le froid piquant de ma région d’Aix-en-Provence et sur un rond-point, je n’ai pas vu la plaque de glace… Vlan ! par terre, à une vitesse entre 25 et 30 km/h mais le choc a été rude, et je n’ai pas eu le temps de mettre la main pour amortir : c’est la hanche, enveloppée de ce fameux collant, qui a tout pris. Direction les Urgences, dans l’ambulance des pompiers. Arrivé à l’hôpital, l’infirmière voyant mes grimaces de douleur (un fémur cassé ça fait jouir), sort des ciseaux voulant me libérer de mes beaux collants… NON !!! pas question je n’ai pas terminé le test 😉 J’ai réussi à les retirer et je les ai sauvés de la découpe qui aurait été fatale. Sur le coup, je n’avais pas vu leur état, mais lorsque je suis rentré à la maison, après mon hospitalisation, je les ai retrouvés intacts. Ma veste était un peu déchirée, mais le collant était intact, tout comme le vélo. Le Seymour est fin, mais “maousse” costaud. Donc, maintenant que ça va mieux, j’ai repris le test : d’abord sur Home trainer en terrasse extérieure, et puis sur route.

Test équipements 7 Mesh
J’ai repris le test sur HT en terrasse avec musique. Le fil des écouteurs passe de la poche arrière vers le col du maillot Callaghan – photo Bike Café

Seconde peau

Des collants plutôt moulants. La taille XS y est pour quelque chose, mais malgré une ceinture un peu serrée, la longueur est bonne et la matière particulièrement extensible se plaque à mes jambes peu musculeuses. J’enfile sans problème mes bas façon Marlène Dietrich dans l’Ange Bleu… Une fois en place je n’éprouve aucune gène, ils opèrent comme une seconde peau : pas de pli, pas de contrainte : ils accompagnent parfaitement le mouvement de pédalage.

Test 7 Mesh collant Seymour
Découpe de l’ourlet pour ajuster la longueur du collant Seymour de 7mesh – photo Bike Café

Si le collant est trop long : coupez-le ! Oui, vous avez compris : 7mesh nous invite à ajuster sa longueur à celle de vos jambes. En fait le collant dispose d’un ourlet ajustable de 6,3 cm. C’est malin, car si vous avez un tour de taille qui détermine une taille L, mais des jambes plutôt courtes : un coup de ciseaux et c’est réglé. Pour cela, faites un essayage puis le tour de pâté de maison en roulant pour voir comment le collant se place lors du pédalage. Repérez la bonne longueur à l’aide des petits traits brodés sur le collant. Rentrez chez vous et tranquille préparez une boisson et avec une paire de ciseaux bien aiguisés, coupez juste en dessous du repère concerné et… admirez votre travail.

Un maillot à la double personnalité

Bien joué Callaghan !…” En effet voilà un maillot intéressant, qui joue sur une dualité de matières : à l’intérieur on trouve de la laine mérinos et à l’extérieur du polyester. Cette double personnalité permet de gérer les échanges thermiques. L’extérieur en polyester se montrera plus résistant, si on s’accroche aux branches en sous-bois ou si malheureusement on est victime d’une chute. À l’intérieur on appréciera les qualités de régulation thermique de la laine de mérinos, ainsi que ses vertus anti-odeurs.

Côté pratique : un col montant, une fermeture éclair de qualité, facile à manipuler en roulant, et deux poches cargos de forme oblique, profondes et cloisonnées par des séparations permettant par exemple de protéger son smartphone dans une poche, ses papiers dans l’autre et réserver le reste du volume pour ranger un coupe-vent ; ou son Seymour si on décide de le retirer sur le bord de la route s’il fait trop chaud.

Test 7 Mesh collant Seymour
Le cheminement du câble du smartphone à l’intérieur du maillot – photo Bike Café

L’usage

Test équipements 7 Mesh
Malgré la finesse de la maille du collant Seymour, le niveau de chaleur est suffisant – photo Bike Café

Départ le matin : 6°C et malgré la finesse de la maille du Seymour le niveau de chaleur est suffisant. J’apprécie la douceur étonnante de l’intérieur de ce collant… Moulé dans mon XS, les jambes tournent bien et sans aucune gène aux pliures des genoux : il reste bien en place. Je l’ai enfilé par dessus mon cuissard Bike Café (Chef de File) sans problème. Ce Seymour est un collant sans pad, il se porte sur un cuissard court, prêt à être enlevé si la température grimpe.

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé quand la température est montée à 14°C, sous ce beau soleil hivernal, j’ai eu envie de retirer le collant. J’aurais pu le garder, mais le soleil m’invitait à lui montrer ma peau pour faire le plein de vitamine D. Alors petite pause le long du canal de Marseille pour m’effeuiller. Le strip-tease s’est arrêté là et j’ai même pris le temps d’enlever mes chaussures pour le retirer. Pliage et hop le collant est entré facilement dans la poche gauche du Callaghan où se trouvaient déjà ma mini-pompe Lezyne et mon Iphone.

La qualité est au rendez-vous pour ces deux produits. Le maillot est remarquable par son confort climatique parfait en mode 3 saisons. Pour le collant, il conviendra surtout à ceux qui roulent par tous les temps. Grâce à sa compacité et son efficacité, il pourra faire partie d’un équipement qui permettra de s’adapter aux conditions du moment en cours de route.

Collant : 85 €

Infos sur le site

Maillot : 180 €

Infos sur le site

J’AI AIMÉ
  • La qualité globale de fabrication des produits
  • Le concept permettant de rouler confortablement malgré
    une variation importante de température
  • Le look “class” et sobre
  • Produits garantis (voir info sur les conditions)
J’AI MOINS AIMÉ
  • Le tarif élevé
  • Le sizing nord américain des produits
  • Le choix limité des coloris du maillot

KASK Wasabi, astucieux et polyvalent

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Kask Wasabi

Kask, marque italienne fondée en 2004, conçoit et fabrique ses casques à 100% en Italie. Elle est présente dans différents univers, neige, équitation et cyclisme. Nous avons eu l’occasion déjà de présenter certains modèles de la marque et de réaliser dernièrement le test du casque Mojito. Après un bon Mojito passons au Wasabi ! Une des particularités de la marque est de nommer ses casques avec des noms pour le moins originaux. Le Wasabi va-t-il allumer le feu de ce marché du casque à l’offre très fournie et parfois un peu uniforme ? Ou ce nom serait-il plutôt lié à une particularité de ce casque ? Avant que le Wasabi ne vous monte à la tête, voici la réponse…

Une particularité originale et utile : réguler la température sous le casque

L’originalité de ce casque est de réguler la température intérieure via une entrée d’air modulable. Ce n’est pas à proprement parler une nouveauté puisque certains s’y sont déjà essayés, mais le concept ici est abouti, comme vous allez le découvrir. Ce Wasabi est classé dans la catégorie des casques aéro. Ces casques sont assez peu ventilés de fait car « fermés ». Son astucieux système permet donc de récupérer quelques degrés salvateurs ; en cas de surchauffe et ainsi de ventiler le crâne.

Il permet d’ouvrir ou fermer très aisément une partie mobile sur le haut du casque laissant apparaître deux grands orifices par lesquels l’air peut alors s’engouffrer. La manipulation aussi bien à l’ouverture qu’à la fermeture se réalise très rapidement par une simple pression du doigt.

Lorsque nous montons une cote ou même un col en région montagneuse, nous savons que nous allons avoir un « coup de chaud ». Au niveau corporel, nous essayons de nous refroidir en faisant tomber une couche si besoin ou ouvrir la veste ou le maillot, mais pour la tête c’est plus difficile de réguler la température. Ce casque apporte une partie de la réponse à cette problématique.

Le système est réglable et vous adaptez à votre guise l’ouverture en fonction de vos besoins.

Lorsque l’AVS (Active Ventilation System), nom de ce système, est fermé, toutes les entrées d’air en partie avant sont obturées. Reste la partie arrière avec les 6 sorties d’air qui permettent d’évacuer la chaleur accumulée.

Kask Wasabi
La partie arrière bénéficie de 6 aérations pour évacuer la chaleur, photo Hugues Grenon

A l’usage, après trois mois environ de tests par des températures allant de +20°C à -4°C, le rafraîchissement ou bien l’apport de chaleur provoqués par la variation d’ouverture et le flux d’air variable se font vraiment ressentir. En montée, il faut juste penser à actionner le système. Et également le refermer quand vous avez besoin de récupérer une certaine chaleur, par temps froid. C’est du vécu ! Avec un oubli de refermer le casque par -4°C environ dans une longue descente, ma tête s’en souvient encore !

Kask Wasabi
Ouïes ouvertes pour la montée, une pause, et un oubli de les refermer pour la descente rafraîchira mon crâne de quelques degrés malgré un bonnet par une température de -4°C… photo Hugues Grenon

Les tests réalisés par Kask font état d’un accroissement de la température de +1,5°C casque fermé par rapport à casque ouvert à vitesse égale. Tout en ne perdant que moins d’1 Watt à 50 km/h pour les férus de chiffres. Ce casque est d’ailleurs utilisé par les coureurs de l’équipe Ineos Grenadiers qui ont participé à son développement et qui l’ont porté lors des Strade Bianche.

Vidéo Ineos Grenadier

Testé cet automne et cet hiver, il a été idéal par temps froid et très froid et également à la mi-saison par des températures moyennes jusqu’à 20°C. Au-delà, je ne peux pas me prononcer encore et il conviendra de le tester par temps très chaud ou canicule pour valider également son utilisation tout l’année. Mais le fait qu’il possède peu de ventilation me font finalement penser qu’il sera peut-être très (trop ?) chaud l’été.

Au niveau sécurité un élément réfléchissant est positionné sur l’arrière du casque.

Kask Wasabi
Un élément réfléchissant à l’arrière du casque, photo Hugues Grenon

Une belle qualité de fabrication et une très bonne ergonomie

Comme toutes les productions Kask, la qualité de fabrication et les finitions sont au rendez-vous. La coque interne, mais également la partie coulissante, sont en polystyrène recouvert d’une coque avec application d’une couleur mate très bien réalisée.
Le réglage occipital Octo-fit permet un ajustement vertical et horizontal. Il peut coulisser de quelques centimètres en haut ou bas afin de s’adapter au mieux à l’arrière de chaque tête. La molette de serrage est très facile à manipuler y compris avec des gants et l’ensemble est très robuste.

Les mousses intérieures sont très moelleuses grâce à un gel recouvert de laine Merinos qui permet de réguler encore mieux la température et la transpiration. Elles sont d’ailleurs proposées en accessoires si besoin de les remplacer.

Kask Wasabi
Des mousses gel très confortables recouvertes de laine Merinos afin de réguler la transpiration, photo Hugues Grenon

La sangle, en cuir Bio pour éviter irritation et allergie, est très confortable et se règle très précisément sans du tout se desserrer. Malgré ma barbe, elle ne s’est pas encore usée, un point à valider sur le très long terme et qui dépendra de votre pilosité !

Au niveau sécurité, Kask n’a pas adopté de système Mips ou autre système mais a créé son propre protocole de sécurité le WG11 validé et testé par un laboratoire indépendant.

Les lunettes s’insèrent parfaitement avec ce casque. Elles ne pourront malheureusement pas se positionner sur le haut du casque si besoin.

Le Wasabi existe en 6 coloris mat : blanc, noir, bordeaux, gris, jade et bleu marine.

Poids vérifié en taille L : 321 g

Kask Wasabi
Pas un poids plume ce Wasabi à 321 g en taille L, photo Hugues Grenon

Poids en taille M annoncé : 290 g
3 tailles : S (50-56 cm), M (52-58 cm), L (59-62 cm)
Prix : 300 € TTC

Une calotte hivernale est proposée en option pour les températures extrêmes et pourra remplacer un bonnet fin pour couvrir les oreilles.

Et pour les baroudeurs nocturnes vous pourrez tout de même fixer votre frontale en faisant passer un élastique ou des scratchs par les orifices avant et arrière. Mais dans ce cas, la fermeture du système de ventilation ne sera pas complète. Et cette option dépendra peut-être de votre modèle de frontale, réalisée ici avec une Stoots, marque française dont je vous ferai bientôt un retour d’expérience.

Verdict

Kask Wasabi
Un casque haut de gamme, original et qualitatif, photo Hugues Grenon

La marque Kask sort quelque peu du lot par ses finitions très qualitatives, son design souvent atypique et sa fabrication “made in” Italie. La principale particularité du Wasabi, sa régulation thermique, est totalement aboutie et adaptée aux températures de mi-saison et d’hiver. Il reste à tester ce système sous de très fortes chaleurs d’été et à mon avis il sera moins ventilé qu’un casque classique, doté de nombreuses aérations. Son poids n’est pas un poids plume, mais cela ne m’a pas gêné, l’ergonomie étant très réussie. Et je ne l’ai utilisé que sur des sorties somme toute assez courtes de 4/5 h et non sur des sorties à la journée ou plus. Ce sera plus handicapant pour les adeptes de l’ultra qui recherchent un allègement maximal sur la tête. Le design est très original. On aime ou pas, c’est une question très personnelle. La finition mate est très qualitative et le nettoyage est aisé. Le Wasabi fait partie des casques très haut de gamme et le prix vous donnera lui un véritable coup de chaud.
Prix : 300 €

Toutes les infos sur le site de Kask

Pour 2022, Rondo présente un gravel RUUT, classé X

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Le nouveau Rondo Ruut X 2022

X comme CX, voilà le bike pour enchaîner les rondes infernales en cyclocross, sauter les obstacles, grimper les talus. Et si le gravel rapide vous tente, voila la monture qui vous offrira l’ivresse de balades sportives en mode gravel.

La marque polonaise Rondo, qui avait créé la surprise lors de l’Eurobike 2017 avec sa fourche TwinTip, avait déjà grâce à la modification de géométrie permise par ce dispositif, affiché des prédispositions pour le cyclocross… Cette fois c’est clair et net : ce Rondo X cible un usage sportif et sa conception présente quelques atouts qui séduiront les amateurs de vitesse.

Rondo, avec ce modèle Ruut X, continue de se démarquer avec ce vélo hybride. Nous avons testé différentes productions Ruut sur Bike Café depuis la sortie de ce modèle. Cette fois encore nous sommes surpris par la ligne et la nouvelle cible commerciale de ce modèle dans l’esprit du Crux de Specialized, mais en plus lourd. Ce modèle ne révolutionne pas le Ruut qui conserve sa géométrie et ses éléments structurels en carbone.

Le nouveau Rondo Ruut X
ULe nouveau Rondo Ruut X, une esthétique qui va plaire – photo Rondo

Un vélo de gravel classé X

Le kit photos envoyé par la marque nous plonge dans l’ambiance radiographie… normal on est au “rayon X”. C’est peut-être une façon d’annoncer une nouvelle “fracture” dans les tendances classiques des vélos de gravel ;-). Cette ambiance mystérieuse ne doit pas masquer la réalité : ce Ruut ne présente aucune modification de géométrie ou de matériau de cadre. Après tout, pourquoi changer une formule qui a fait ses preuves ? Les changements visibles sur ce Ruut X sont plutôt au niveau de l’apparence extérieure (peinture) et des caractéristiques des équipements. RONDO en fait le vélo de gravier le plus racé de sa gamme, évoquant la vitesse et le look. Il est conçu pour séduire les cyclistes performants dévoreurs d’asphalte et qui aiment jouer en “off-road”.

Dans le détail, les composants utilisés participent au caractère sportif de Ruut X. Le guidon en carbone aérodynamique est un EASTON EC70, la tige de selle en carbone est d’origine RONDO, les pneus Schwalbe X-ONE Allround sont particulièrement étroits ( 700 x 33C), les roues sont des RONDO X HUNT et le groupe, ainsi que le changement de vitesses, est un Shimano GRX avec une cassette 11–36. Le passage de roues autorise néanmoins une monte plus généreuse : le RONDO Ruut X accepte des pneus jusqu’à une taille de 700 x 45C et même du 2.2 si l’on installe des roues de 650.

Une TwinTip pertinente

Pour ce nouveau Ruut X, RONDO conserve sur sa fourche en carbone le système TwinTip 2.0 qui a fait le succès de ce vélo. Ce dispositif permet deux positions différentes de l’axe de la roue avant offrant un choix entre deux géométries. Pour opérer ce changement, l’adaptateur de l’étrier de frein devra être monté ou démonté, ce qui rend délicat le changement rapide sur le terrain. Il faut choisir avant de partir la géométrie qui conviendra le mieux à la sortie du jour. Dans la position HI, les angles de direction et de chasse sont plus raides de 0,5° et le boîtier de pédalier sera abaissé de 4 mm. La position sera plus sportive et contribuera à améliorer la vitesse. La position LO, en revanche, offrira des angles plus ouverts, l’empattement sera plus long et le cycliste aura une position plus droite sur le vélo qui conviendra à ceux qui aiment les longues distances en gravel. La fourche TwinTip en mode HI sera pertinente sur ce modèle pour tenir la promesse de performance annoncée.

Caractéristiques

  • Cadre : RONDO RUUT CARBON
  • Fourche : RONDO TWINTIP CARBON 2.0
  • Guidon : EASTON EC70 AERO 400MM(S), 420MM(M,L), 440MM(XL)
  • Potence : RONDO 80MM(S), 90MM(M,L), 110MM(XL)
  • Selle : SELLE SAN MARCO SHORTFIT
  • Tige de selle : RONDO 350 X 27.2
  • Freins : SHIMANO GRX BR-RX400
  • Shifters : : SHIMANO GRX RX600
  • Pédalier : SHIMANO GRX RX800 42T 170MM(S), 172.5MM(M,L), 175MM(XL)
  • Dérailleur arrière : SHIMANO GRX RX812
  • Moyeux : RONDO X HUNT STRAIGHT PULL
  • Jantes : RONDO X HUNT AERO WIDE ALUMINIUM TUBELESS COMPATIBLE (tubeless tape, valve and sealant not included)
  • Pneus : SCHWALBE X-ONE ALLROUND 700C X 33
  • Clearance : 700c x 45/27.5 x 2.2 (622-45, 584-57)
  • Poids : 8.6kg

Infos sur le site
Distribué en France par Tribe Sport Group

Prix : 4099 € TTC