Pour nettoyer nos vélos (et pas que…) Kärcher propose l’arme absolue : le pistolet de nettoyage KHB 4-18. Après le nettoyeur mobile OC3 Plus, que nous avons testé en août 2020, nous vous présentons une autre solution mobile pour faire la toilette de votre vélo au retour d’une sortie sur terrain gras.
Composition
Kärcher est une marque qui – comme frigidaire – a donné son nom à un produit. Quand on pense à un nettoyeur haute pression on dit un Kärcher… Autour du concept de ce fameux nettoyeur, dont le nom inspire aussi les discours politiques, la marque a développé un nombre impressionnant de produits facilement identifiables par leur couleur jaune dans les rayonnages des magasins de bricolage.
Des produits identifiables par leur couleur jaune dans les rayonnages des magasins de bricolage – photo Bike Café
En déballant la boite (jaune également) je découvre une batterie interchangeable de 18 V, équipée d’un écran LCD qui affiche l’autonomie et le temps de chargement en temps réel. Ses cellules Lithium-Ion garantissent sa puissance et sa longévité. Elle est associée à un chargeur secteur. On retrouve cette batterie sur plusieurs autres produits autonomes de la marque jaune : taille-haies, coupe-bordures, tronçonneuses, souffleurs…
Le pistolet de nettoyage KHB 4-18 délivre une pression moyenne de 21 bars. Sa vocation est le nettoyage d’appoint, mobile et facile. Il est livré avec des buses Quick Connect faciles à changer. Une buse à jet plat pour un nettoyage en douceur et une buse rotative pour les salissures plus importantes.
Nettoyage en toute liberté
Ce KHB 4-18 offre une bonne liberté de mouvement et une certaine flexibilité lors du nettoyage, grâce au poids du produit : 1,7 kg. Ce nettoyeur moyenne pression (21 bars) portable sans fil est adapté au nettoyage d’appoint. Il peut s’affranchir d’une arrivée d’eau grâce à un flexible d’aspiration (non compris dans la boite). Il peut également être alimenté en eau par un tuyau d’arrosage grâce à un raccord vissant standard.
Alimentation via un tuyau d’arrosage ou par un flexible d’aspiration – photo Bike Café
Si l’on compare cette solution au lavage dans une station qui revient en moyenne à 2 € le jeton, ce Kärcher peut s’amortir si on lave fréquemment son vélo et surtout si on en possède plusieurs. Par ailleurs ce KHB 4-18 permettra bien d’autres services de nettoyage en dehors de celui de vos vélos. Il faut considérer également l’économie d’eau si on la puise par aspiration dans un récupérateur d’eau de pluie ou d’une autre source naturelle et gratuite.
Il faut considérer également l’économie d’eau : 4 litres dans l’arrosoir ont suffit pour mon vélo très sale – photo Philippe Aillaud
Pour ma part, je retiens surtout la polyvalence de ce matériel que je peux utiliser pour nettoyer mon mobilier d’extérieur et son intérêt car j’ai plusieurs vélos à nettoyer. Le fait de l’avoir sous la main est également plus pratique que de se rendre à la station de lavage. J’ai été un peu déçu par l’aspiration d’eau grâce au flexible. Il faut un certain temps pour amorcer le tuyau de 5 m et le fonctionnement est moins efficace que le mode tuyau d’arrosage où la pression est garantie en permanence.
Le vélo était sale
Les 21 bars n’ont pas agressé la peinture
Moins facile à manipuler que le OC3
À l’usage la mise en œuvre est rapide. Un regard sur l’afficheur pour estimer l’autonomie (14 minutes environ à pleine charge). Pour un vélo très sale 5 minutes suffisent pour le nettoyage. Par rapport à l’OC3, testé précédemment, les 21 bars disponibles se montrent plus efficaces, tout en étant respectueux de la peinture des vélos. Par contre, l’OC3 reste à mon avis la station de lavage mobile idéale sur le terrain, grâce à sa compacité. Avec ce modèle, véritablement tout terrain, l’amorçage est immédiat.
Avantage néanmoins au KHB 4-18 pour s’attaquer à de la boue séchée sur un vélo, que vous n’auriez pas nettoyée immédiatement. Le flexible SH5, qu’il faudra acquérir malheureusement en plus (30 €), vient alourdir la facture. Si on dispose d’une arrivée d’eau et d’un tuyau d’arrosage ce flexible sera inutile, car le pistolet est livré avec un raccord qui permettra de brancher le tuyau.
Mon avis
J’AI AIMÉ
La polyvalence d’usage (vélos, terrasse, jardin, etc.)
L’efficacité : 21 bars le rendent plus efficace que le OC3 testé précédemment
Choix du réservoir et possibilité de brancher un tuyau d’arrosage
J’AI MOINS AIMÉ
Le tarif élevé.
Le fait de devoir acquérir un flexible d’aspiration en plus.
L’amorçage et l’efficacité en mode flexible.
Caractéristiques
Batterie rechargeable : Battery Power 18 V/2,5 Ah (1 pièce)
Le flexible d’aspiration de 5 mètres convient pour tous les appareils K 4 à K 7. Il permet d’aspirer l’eau des sources alternatives telles que les collecteurs d’eau de pluie ou les citernes. Flexible sans phtalates ni PVC, recyclable à 90 %, dans un conditionnement hautement écologique.
34 LEDs rouges à l'arrière assurent une grande visibilité. Les éclairages arrière servent aussi de clignotants pilotables avec la télécommande guidon. Photo : Lumos.
La route se partage et le cycliste doit y avoir sa place. Sa présence n’est pas toujours évidente lorsque les conditions météo et l’éclairage ambiant ne sont pas favorables. Dans certains cas, il faut mettre toutes les chances de notre côté en renforçant notre visibilité et en se dotant d’équipements qui nous permettront d’affirmer notre présence sur la route. Nous avons listé quelques produits testés par l’équipe de Bike Café. Matthieu, Hugo et Patrick vous proposent ceux qu’ils ont choisis.
Sonnette Knog Oi Bell Luxe
La plupart des cyclistes ignorent que la sonnette fait partie des accessoires rendus obligatoires sur le vélo par le code de la route. Livrée de base avec les vélos vendus sur internet en compagnie des catadioptres de rayons (obligatoires également) elle est rarement montée sur les guidons.
Ne pas respecter cette obligation est puni par une amende pouvant aller jusqu’à 38 €. En général, il s’agit d’une amende forfaitaire de 11 € et de fait il est rare de constater la réalité de sanctions. Imaginez des agents de la force publique aux arrivées des étapes du Tour de France 😉 Dans nos sorties découvertes, en ultra et même en gravel, il nous arrive de traverser des zones habitées. La traversée, même au pas, d’un marché dans un village peut devenir périlleuse tout comme celle d’un troupeau de moutons en pleine garrigue 😉
La sonnette Knog Oi Bell Luxe… Ce chien va-t-il se jeter sous mes roues ? … un petit coup de sonnette pour le prévenir que j’arrive – photo Bike Café
L’esthétique de ces produits ne pousse pas vraiment à les adopter. J’ai découvert une exception avec la Knog Oi Bell qui est presque un bijou. Elle émet un son cristallin si mélodieux, qu’il ne sera pas perçu comme une agression. Son encombrement sur le guidon est minimal. Le seul risque est le vol éventuel (elle est tentante) si le voleur dispose dans sa poche de la petite clé Alen nécessaire au serrage de sa fixation.
Disponible en 2 tailles de guidon : large / small.
Couleurs : argent / noir.
Prix : 37,99 € actuellement en solde sur LeCyclo.com : 29,99 €
C’est un casque novateur, doté d’éclairages avant et arrière, pouvant convenir pour une pratique sportive et urbaine, à moins de 120 euros. Qui dit mieux ?
Lumos n’est pas une marque inconnue au bataillon sur le segment des casques. Présente depuis quelques années sur le marché international, distribué en France par Bemojoo, elle s’est faite connaître en France par des campagnes de financements participatifs et des casques mettant l’accent sur la sécurité, grâce à l’intégration de lumières, de clignotants et d’un feu stop automatique.
Le casque Lumos Ultra intègre 30 LEDs blanches à l’avant – photo Lumos.
Les lumières sont pilotées par une petite télécommande s’installant sur le guidon ainsi qu’une application smartphone dédiée pour personnaliser l’éclairage. La marque – positionnée plutôt sur le segment urbain – me faisait de l’œil car j’étais désireux d’augmenter ma visibilité sur de longues sorties route. Le modèle Ultra, avec son look urbain et sportif, m’a tout de suite attiré. Une fois déballé de son carton, le casque se recharge rapidement (1h30, agréable surprise étant donné les 3 heures annoncées, peut-être que la batterie était partiellement chargée) via un câble USB. Personnellement, j’avais choisi de ne pas installer la télécommande et d’allumer/éteindre le casque via le bouton situé à l’arrière.
J’ai testé le modèle sur deux sorties longues de 12 heures chacune et plus de 450 kilomètres au total. L’Ultra est doté d’éclairages LEDs placés à l’avant (lumières blanches) et à l’arrière (lumières rouges).
L’autonomie, en mode clignotant ou flash, est supérieure à 7 heures, mesurée sur le terrain. Vous pouvez donc bénéficier d’une grande visibilité pratiquement toute la nuit si vous voyagez en été. Le mode flash permet d’accroître votre visibilité, plus qu’un éclairage classique, car les lumières sont situées sur la tête, point le plus haut sur le cycliste.
34 LEDs rouges à l’arrière assurent une grande visibilité. Les éclairages arrières servent aussi de clignotants pilotables avec la télécommande guidon – photo Lumos.
J’ai vraiment trouvé ce produit très abouti, bien fini, agréable à porter, malgré un tour de tête unique (54 à 61).
Seul inconvénient : son poids, supérieur à un modèle « classique » qui se fait un peu sentir après une longue journée sur le vélo. À l’heure où les accidents sur la route sont malheureusement monnaie courante, ce casque est un vrai game-changer, pour un prix de surcroît contenu.
Disponible en taille unique M/L (54 à 61 cm de tour de tête).
Recharge par câble USB-C.
Couleurs : noir, blanc ou jaune.
Prix : 119,95 € en version classique. 149,95 € en version MIPS.
À noter que la version MIPS est disponible en 3 tailles dont une convenant aux enfants (S : 51 à 55, M : 54 à 61 et XL : 60 à 65)
Le Garmin Varia est le premier “radar” à vélo lancé sur le marché il y a maintenant quelques années. Patrick avait testé un des premiers modèles en 2015. Le modèle initial a évolué pour aboutir à la version actuelle, le Varia RTL 515, proposant un combo éclairage arrière et détecteur de véhicules.
J’ai utilisé la première génération de Varia ainsi que ce dernier modèle et je dois reconnaître que le produit fonctionne très bien et confère un vrai sentiment de sécurité additionnel lorsque vous roulez.
Comment fonctionne t-il ? Sur le principe du radar, le Varia envoie des ondes électromagnétiques vers l’arrière du vélo, qui vont être réfléchies par les objets présents derrière vous (automobilistes, autres cyclistes…) et captées de nouveau par le produit. Celui-ci grâce à un algorithme calcule les distances entre vous et le(s) véhicule(s) en approche derrière vous et les représente, au choix, sur votre GPS (Garmin bien sûr, ce sont des malins, mais pas que…voir plus bas) ou sur un smartphone via l’application Varia dédiée. En plus de ces alertes visuelles, le GPS émet une alarme sonore pour vous prévenir d’un dépassement imminent.
Le Varia et son écran de contrôle, vendu séparément (99,99 euros). Un GPS fera parfaitement l’affaire pour visualiser les voitures en approche.
Ce qui est très appréciable avec le Varia, c’est sa fiabilité. Pas grand chose ne lui échappe et il vous évite à de nombreuses reprises de tourner la tête vers l’arrière pour vérifier qu’une voiture vous colle effectivement aux basques. Il vous informe aussi de la présence de certains véhicules silencieux, pratique avec le développement des flottes de voitures hybrides ou électriques…
Voilà, simple comme bonjour, mais encore fallait-il concevoir correctement ce produit. Ah oui, j’oubliais : les voitures sont représentées par des “boules” sur le côté droit de votre GPS et leur couleur change en fonction de la distance : orange en approche, rouge pour dépassement imminent et vert une fois que véhicule est passé.
Vous êtes prévenus des véhicules en approche par des boules qui montent de bas en haut sur la droite de l’écran. Photo : Garmin.
Autre fonction du Varia : un éclairage arrière visible à 1,6 km de distance selon Garmin. Impossible de confirmer cette assertion de la marque mais l’éclairage est vraiment visible de loin, c’est certain. L’intensité est de 20 lumens en mode fixe, 8 lumens en mode peloton, 29 lumens en mode flash nuit et enfin 65 lumens en mode flash jour. Garmin annonce une autonomie de 6 heures en mode fixe et flash nuit et 16 heures en mode flash nuit.
Le radar en mode éclairage fixe est visible de loin, 1,6 km selon la marque.
Pour l’avoir testé de jour comme de nuit, principalement en mode fixe, j’ai souvent constaté une autonomie maximale autour des 5 heures. Autonomie qui comme certains autres produits électroniques a tendance à baisser lorsque les températures frôlent le 0°C ou deviennent négatives.
Pratique, la fonction Peloton, permet de diminuer l’intensité lumineuse pour ne pas éblouir vos collègues lorsque vous roulez en groupe.
Autre avantage du produit : sa compatibilité avec d’autres GPS, comme certains modèles de Wahoo ou Hammerhead (Bike Café a testé ce GPS technique et très innovant)
Points forts : augmente grandement votre visibilité, prévient les automobilistes qu’un vélo est sur leur chemin, poids plume (71 g), produit combo technique à prix contenu.
Points faibles : autonomie un peu faible (modèle à compléter par un éclairage de secours).
Reflex Vest Sportful, un gilet simple, léger et bien visible, modèle adulte ou enfant et plusieurs couleurs au choix – photo Hugues Grenon
Le gilet réfléchissant est un vêtement pratique et sécurisant qui fait partie des équipements obligatoires pour un cycliste circulant hors agglomération la nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante. De jour, on le voit plutôt refleurir aux périodes automnales ou hivernales lorsque les températures tombent, que les jours raccourcissent et que la brume ou le brouillard font baisser la visibilité. Il a également une fonction thermique et surtout coupe-vent qui est très appréciable en complément de la veste ou maillot manche longue porté en dessous. Le Reflex Vest Sportful est un gilet réfléchissant simple, efficace et très léger.
Il comporte de grandes zones réfléchissantes à l’arrière et à l’avant. Son tissu permet une bonne protection contre le vent et les pluies légères tout en restant assez respirant et les élastiques en bas et aux poignets lui confèrent un ajustement optimal. De part cette volonté de minimalisme et légèreté, notons qu’il ne comporte pas de filet ou poche arrière qu’affectionnent certains cyclistes. Il se replie aisément dans sa pochette intérieure intégrée et tient alors au creux de la main et pourra être rangé dans une poche de maillot ou une sacoche. Il existe en 3 couleurs : blanc, jaune ou noir, moins visible en plein jour. Cerise sur le gâteau, Sportful propose une très large palette de tailles (du XS au 3 XL) et surtout, il existe en modèle enfant, en jaune ou noir, du 6 au 14 ans.
Version manches longues enfant avec de nombreux éléments réfléchissants aussi bien à l’avant qu’à l’arrière et sur les manches – photo Sportful
Ce gilet existe aussi en version manches longues, adulte ou enfant.
Prix du gilet : 39,90 € TTC le modèle adulte et 34,90 € le modèle enfant.
Prix en manches longues : 49,90 € TTC adulte et 39,90 € TTC enfant.
Nous testons aujourd'hui deux nouvelles cires de lubrification pour chaînes : Wax Cire Temps Sec de Décathlon (à gauche) et Smoove Universal Chain Lube (à droite) - photo Dan de Rosilles
Depuis que la cire d’abeille (wax en anglais) a fait son apparition dans la composition des lubrifiants pour chaînes de vélo, de plus en plus de produits sont disponibles pour améliorer le rendement de nos transmissions. Après avoir testé Squirt Lube et Pedro’s Ice Wax, nous nous penchons aujourd’hui sur le “Lubrifiant Cire Wax Temps Sec Vélo” de Décathlon (à gauche sur la photo d’en-tête ci-dessus) et “Smoove Universal Chain Lube de chez Spoke Works” (à droite). Face à la diversification de l’offre, on peut légitimement se demander si ces différents lubrifiants présentent les mêmes caractéristiques et les mêmes qualités. Pour en savoir plus, Bike café a pressé les flacons pour examiner au plus près le gluant et blanchâtre liquide qui s’écoule de leur orifice.
Ne cherchez pas : blanche et inodore, la cire est un produit neutre qui ne tachera ni vos doigts ni vos vêtements – photo Dan de Rosilles
Résumé des articles précédents
Comme nous l’avions vu dans l’article sur la cire Squirt Lube et celui sur le produit Pedro’s Ice Wax 2.0, la lubrification des transmissions de vélo à la cire présente de nombreux avantages par rapport à l’usage de corps gras, à condition de respecter un certain nombre de précautions avant et pendant l’utilisation. Tout d’abord, les cires s’appliquent sur des chaines, plateaux et pignons absolument et parfaitement dégraissés : La moindre particule de lubrifiant gras empêchera la cire d’adhérer au métal et rendra son application inefficace.
Il faut répartir le film de cire sur toutes les parties de la transmission – photo Dan de Rosilles
Ensuite, il faudra veiller à répartir uniformément la cire sur toute la longueur de la chaîne et entre toutes les dents des pignons et plateaux en faisant tourner la transmission pendant l’application et en passant toutes les vitesses. Puis, on ôtera le surplus de cire (si besoin) avec un chiffon propre, toujours en faisant tourner la transmission. Enfin, on laissera le film de cire s’étaler et durcir tranquillement toute la nuit. Sans crainte de me répéter, j’ajoute que ces contraintes, assez rébarbatives à première vue pour un novice en matière de cire, se révèlent à mon sens moins pénibles que l’entretien des transmissions grasses.
On essuiera les excès de cire avec un chiffon pour mieux répartir le film et éviter les conglomérats – photo Dan de Rosilles
Avoir plus ou moins la poisse
En testant quatre cires différentes, j’ai pu constater des différences de viscosité. Alors que la Pedro’s Ice Wax est très liquide, la Squirt Lube est plutôt épaisse. Quelle influence cela a-t-il sur l’utilisation et les propriétés de ces différents produits ? D’abord, une cire liquide sera plus difficile à appliquer, dans le sens où il faudra maîtriser le débit du flacon et la vitesse de la chaîne que l’on fait tourner, sous peine d’obtenir un film inégal et risquer une déperdition entre les maillons ; un peu comme dans la chanson des Frères Jacques : “La confiture ça dégouline, ça dégouline entre les doigts, ça passe par les trous d’la tartine, mais pourquoi y a-t-il des trous dans l’pain ?” car oui, il y a aussi des trous entre les maillons de la chaîne…
La viscosité est le critère qui varie le plus d’une cire à l’autre – photo Dan de Rosilles
Par contre, cette cire liquide aura tendance à chasser les résidus précédents, d’où cette allégation (un peu exagérée) que la Pedro’s Ice Wax “nettoie” aussi la chaîne. Pour ce qui est d’une cire épaisse comme la Squirt Lube, l’application sera plus régulière, mais il faudra essuyer correctement la chaîne pour régulariser le film et éviter les conglomérats. Cette cire plus épaisse aura une durée de vie plus longue mais aura tendance à créer des paquets qui, à terme, viendront s’agglutiner sur les bords de plateaux et de pignons, où ils auront été repoussés par l’action mécanique du pédalage. On ne peut pas dire que les avantages et inconvénients des différentes viscosités ont plus ou moins ma préférence ; je dirais plutôt qu’à chaque viscosité, il faut adapter sa technique et sa fréquence d’application ainsi que sa méthode d’entretien.
À chaque viscosité de cire, il faudra adapter quelque peu la méthode d’application – photo Dan de Rosilles
Le test de viscosité des cires dans le labo-maison
Pour illustrer ces différences de viscosité et comparer les deux nouveaux produits testés aujourd’hui, j’ai utilisé une plaque de plastique lisse, tenue à l’horizontale, sur laquelle j’ai déposé une goutte de Wax Decathlon d’un côté, une goutte de Smoove Universal de l’autre. Puis en inclinant la plaque soudainement, j’ai pu constater que l’un des produits glisse beaucoup plus vite et plus bas que l’autre. Sans surprise, on retrouve à l’usage les avantages et les inconvénients des viscosités spécifiques à chacun des produits. S’il fallait classer les quatre références testées jusqu’à aujourd’hui, la Wax Décathlon se révèle la plus poisseuse, plus épaisse encore que le Squirt Lube. Puis vient Smoove Universal, placée entre Squirt Lube et Pedro’s Ice Wax, sans conteste la plus liquide. Ce test fait, reste à essayer les deux nouvelles cires sur plusieurs centaines de kilomètres et des météos changeantes, pour pouvoir détailler un peu plus leurs qualités et leurs défauts.
On voit bien ici la différence de viscosité entre la Decathlon Wax (à g.) et Smoove Universal (à d.) – photo Dan de Rosilles
Cire Decathlon : Substantielle et démocratique
Depuis des années, Decathlon propose, grâce à un département Recherche et Développement créatif et compétent, des produits tenant compte des tendances du moment, au meilleur rapport qualité/prix et adaptés à un public de masse, pas forcément pointu dans la pratique de son sport. Là encore, la Wax Decathlon ne déroge pas à ce cahier des charges. C’est un produit efficace, pratique à appliquer, à condition qu’on n’oublie pas de bien ôter le surplus au chiffon après application et qu’on ne rechigne pas à enlever les conglomérats qui se constituent en bord de pignons et plateaux au fur et à mesure des applications. Conseillée pour conditions sèches, la Wax Decathlon résiste pourtant plutôt bien à des pluies épisodiques et aux passages dans les flaques, elle s’utilisera donc sans problème bien avant et après l’été, lorsque les pluies printanières ou automnales mouilleront la route, le vélo et le cycliste.
Le packaging de la Wax Decathlon est conforme à ces qualités : sobre, efficace, économique – photo Dan de Rosilles
Comme avec toutes les autres cires, lorsque la chaîne grincera d’un coup en cours de route, une petite giclée de bidon sur la chaîne pendant qu’on roule redonnera de l’allant et de la suavité à la transmission le temps de rentrer à la maison. On n’hésitera pas non plus, si on n’a pas de flacon de secours lors d’une longue sortie, à retartiner sur les dents, avec l’aide d’un petit bâton, les excédents de cire agglutinés en bord de plateaux ou de pignons. Cette technique de secours, assez rudimentaire, fonctionne plutôt bien. La wax de Decathlon sera sans aucun doute la préférée des cyclistes les plus frugaux, son prix la plaçant sans conteste comme la plus économique de toutes celles que nous avons essayées.
La Wax de Decathlon, très épaisse à tendance à s’agglomérer en bord de pignon, ce qui n’est pas forcément problématique – photo Dan de Rosilles
Cire Smoove Universal : Raffinée et polyvalente
À l’opposé de la cire Decathlon, la Smoove Universal a été conçue pour occuper une niche haut-de-gamme, avec des performances qui séduiront les plus exigeants d’entre nous. Vendue en France sur le site Boostcycles, dont la sélection de produits triés sur le volet a fait la réputation, cette cire nous vient d’Afrique du Sud, où la marque Spoke Works a développé une formule proche de la perfection. En matière de viscosité d’abord, puisqu’elle se situe entre le Squirt Lube et la Pedro’s Ice Wax, ce qui en fait à mon avis la cire la plus équilibrée en la matière. Smoove porte bien son nom : un néologisme inventé en anglais à partir de “smooth” (moelleux, doux) et “move” (mouvement).
Smoove Universal Chain Lube de Spoke Works, une production australienne toute en couleurs – photo Dan de Rosilles
Smoove Universal de Spoke Works est facile à appliquer, empâte peu, et c’est aussi le produit qui m’a semblé le plus durable dans le temps, et ce quelles que soient les conditions météo. Ainsi, le flacon de Smoove Universal vous servira toute l’année, et permettra d’obtenir une transmission suave pendant des milliers de kilomètres. Le film de cire est assez visible, plus gris que transparent ou blanc, ce qui permet un contrôle visuel facile de son état d’usure. Difficile de prendre cette cire en défaut, qu’il fasse beau, froid, qu’il pleuve ou qu’il vente… Mais ces qualités ont un prix, la Smoove Universal se plaçant parmi les plus chères du marché.
Difficile de prendre la Smoove Universal en défaut – photo Dan de Rosilles
La cire fait le bzzzz
De plus en plus de marques proposent des lubrifiants à base de cire et je compte d’ailleurs continuer bientôt le tour des ruchers en vous présentant quelques autres références. Cela démontre l’intérêt croissant des fabricants et l’appétence des cyclistes pour ce genre de produits. Personne n’a plus trop envie de tremper ses doigts dans la graisse. J’ose à peine imaginer un monde dystopique où les abeilles auraient disparu : Il n’y aurait plus de cire pour lubrifier nos chaînes, uniquement des formules secrètes à base de couenne de porc dissoute dans un mélange d’huile de palme et de résidus de vidange. En ce qui me concerne, sans autre choix possible, je m’en contenterais (car il faut bien rouler !), mais avec résignation et tristesse, un peu comme au camping, quand on a oublié son dentifrice préféré et qu’on est obligé de se laver les dents avec une pâte au menthol premier prix fabriquée en Iran…
Rien n’est plus réconfortant en matière de lubrification de chaîne qu’un film de cire en train de sécher – photo Dan de Rosilles
Mais trêve de digression et revenons à nos maillons. Depuis de nombreux mois, j’utilise la wax sur tous mes vélos et j’avoue que j’aurais bien du mal à revenir en arrière… Vous l’aurez compris, il existe des cires pour toutes les bourses et tous les niveaux de pratique cycliste. À vous de faire votre choix, peut-être en essayant tour à tour les différentes références disponibles sur le marché. Quelle que soit la marque que l’on choisisse, en fonction de son budget, de ses préférences de fabricant, de viscosité, de pays d’origine, de terrain où l’on roule, que sais-je encore, une chose est claire : De toutes les matières, c’est la Wax qu’on préfère !
Le seul vêtement de vélo, véritablement protecteur lorsqu’il pleut à verse, est sans conteste le Poncho. Cette sorte de cape, équipée d’une capuche, couvre totalement le haut du corps du cycliste. Certes cet équipement n’est pas le plus esthétique, ni le plus aérodynamique qui soit, mais vous serez heureux d’en posséder un, plié au fond de votre sacoche, lorsque vous serez pris sous une violente pluie d’orage.
Ce vêtement puise ses origines en Amérique du Sud, le long de la Cordillère des Andes. Le mot poncho viendrait de “puchu” de la langue Quechua ou peut-être de “pontro” de la langue Mapudungun. Le poncho, version tissu en alpaga ou en coton, a vêtu les peuples des Andes pendant des siècles. Très apprécié pour sa polyvalence, il garde au sec lorsqu’il pleut et maintient au chaud lors des nuits froides en haute montagne. Il est même devenu le marqueur de la mode Hippie dans les années 60, et a également habillé Clint Eastwood dans le film de 1964 “Pour une poignée de dollars“…
Un poncho devenu célèbre avec Clint Eastwood
Mon expérience
Le regard du cycliste à l’abri sous son poncho, voyant l’orage arriver
Il y a ceux qui ont des ponchos et il y a les autres
Une sortie en vélo vintage bien arrosée
En octobre j’ai participé à la rando vintage “La Bonne Mère Cyclo Classic” entre Aix et Marseille. Sur nos vieux vélos, nous avons vécu un passage dantesque, dans la descente du col Sainte Anne qui nous menait vers Allauch. Nous avons été pris dans un orage de folie : éclairs juste à côté de nous et surtout de violentes averses qui ont transformé la route en torrent… Ceux du groupe qui s’en sont le mieux sortis étaient les possesseurs de poncho. Moi avec mon coupe-vent Specialized, pourtant d’excellente qualité, j’étais trempé jusqu’aux os dans cette descente et je grelotais de froid. J’aurais bien aimé avoir moi aussi un poncho…
Le poncho de vélo
C’est généralement en ville sur les trajets de vélotaf que l’on voit le Poncho de sortie, lorsque la pluie est là. Complété par un pantalon de pluie c’est encore cette solution qui permettra au travailleur urbain d’arriver au bureau sans ressembler à une serpillière. Ce Poncho a également séduit les voyageurs à vélo et les cyclotouristes au long court, que rien n’arrête. Il est présent dans leur sacoche, prêt à être sorti si les éléments se déchaînent.
Cette sortie en octobre m’a donné l’idée de m’équiper d’un Poncho et je me suis lancé à la recherche d’un modèle sur le site du lecyclo.com. J’ai été surpris par le nombre de produits disponibles dans une fourchette de prix allant de 35 à 95 €. Du coup quel dilemme pour choisir le bon équipement ! En examinant les caractéristiques j’ai présélectionné 2 produits.
Fulap de Spad de Ville
Le petit film que vous pouvez voir plus haut m’a convaincu : ce Fulap m’a semblé au point… Comme vous l’avez constaté sur les images, il peut pleuvoir à seaux et malgré tout on reste sec. J’ai aimé les différents dispositifs permettant d’ajuster la cape et de la maintenir en place au niveau des mains et des fesses. La visibilité est assurée par des impressions réfléchissantes dans le dos qui me permettraient éventuellement de choisir un Poncho de couleur noire car je suis allergique au jaune fluo.
Poncho Fulap de Spad de Ville
Autre argument si nécessaire, la société Spad de Ville, créée en 2010 et basée à Grenoble, a adopté une démarche éco-responsable dès la conception de ses produits jusqu’à leur fin de vie.
Le Poncho Fulap est équipé du système KDS® réglable qui protège efficacement les genoux et les cuisses sans s’envoler, en laissant une totale liberté de mouvement. Étanche, respirant et compactable, sa matière permet de le ranger rapidement. De larges motifs rétroréfléchissants permettent de rouler la nuit en toute sécurité. FULAP est aussi très adapté au vélo de voyage, au bikepacking et au B.U.L. (Bivouac Ultra Léger).
Plus basique que le Fulap, voici le Poncho pluie jaune haute visibilité avec capuche Valdipino de Vaude. Il protège le cycliste de la pluie et du vent lors de ses sorties quotidiennes à vélo ou ses promenades cyclotouristes. En effet, parmi ses atouts, dont sa fabrication écologique, on compte sur une parfaite étanchéité au vent et à l’eau grâce à son tissu externe 100 % polyamide et son tissu interne 100 % polyuréthane. Sa longueur permet de protéger votre corps jusqu’aux genoux.
Poncho Valdipino de Vaude
Fonctionnelle, la cape de pluie jaune dispose d’une capuche montée qui se resserre par un cordon, pour bien épouser la forme de votre visage et empêcher la pluie et l’air de pénétrer. Une poche à l’avant vous permet de ranger votre téléphone ou porte-monnaie. Cette poche ventrale sert également à ranger le poncho, une fois enlevé. En effet, il suffit de bien plier ce dernier et de l’enfiler dans la poche. Vous pouvez ainsi le transporter facilement dans votre sacoche vélo.
Bagagerie DOM, innovante et astucieuse, photo Hugues Grenon
J’ai découvert la marque DOM sur le stand de son distributeur en France SDG Distribution, lors du salon gravel de Nature is Bike à Angers en juin dernier. Certains produits de la gamme bikepacking ont attiré mon attention. Ils me paraissaient astucieux et pratiques avec notamment leur système de fixation innovant. Cette marque est née à Taïwan en 2007. Elle a été créée par une bande de passionnés venant tous, sans exception, au travail à vélo ! Les valeurs de DOM : « Be Simple, Be Unique, Be Good », “Soit simple, Soit Unique, Soit Bon”. La philosophie : revenir aux basiques, ne pas partir dans des délires high tech et suivre le credo « Smart, but Low Tech », “Intelligent mais à Faible Technologie”. Le logo de la marque traduit cette philosophie et affiche d’entrée une touche de sympathie pour vous donner le smile !
DOM, une marque de bagagerie vélo qui va vous donner le smile !
Cette marque originale propose également un vélo cargo, une remorque vélo et des accessoires pour le bike Polo. Présentation et retour sur des produits malins, simples et novateurs.
Les différents types de fixation des sacoches bikepaking
En bikepacking, plusieurs solutions s’offrent à nous pour accrocher les sacoches au cadre. La première est la solution « historique » à l’aide de sangles munies de scratchs. Cette solution est simple mais comporte plusieurs inconvénients : les sacoches peuvent avoir tendance à bouger, les différents scratchs nécessaires pour fixer différentes sacoches peuvent entrer en conflit entre eux, ceux-ci peuvent s’user dans le temps et perdre en efficacité. Ils peuvent également endommager la peinture du cadre avec les frottements. Le temps de montage/démontage peut-être assez long et fastidieux. Et enfin, ils peuvent alourdir l’esthétique du vélo. Certains artisans confectionnant des sacoches remplacent ces scratchs par des petites lanières comportant elles aussi leurs avantages et inconvénients. La seconde solution, apparue plus récemment, est la fixation directe des sacoches sur les inserts du cadre. Exit donc les fixations par scratch. Cette solution remédie à certains des inconvénients cités plus haut, mais en comporte d’autres : le cadre doit être équipé d’inserts, les sacoches sont spécifiques et l’offre n’est pas encore pléthorique, le temps de montage/démontage est plus long et encore plus fastidieux qu’avec des scratchs.
Sacoches positionnées grâce à un mix fixations par scratch et fixations sur inserts, photo Hugues Grenon
Il existe également des fixations magnétiques type Fidlock pour certaines sacoches et accessoires mais cette solution reste très peu répandue. L’idéal serait donc un système de fixation simple et rapide à mettre en place qui permette de monter/démonter les sacoches à la demande rapidement. DOM propose un système qui permet de répondre en partie à cette problématique et qui apporte une solution innovante dans le monde du bikepacking, pour certaines sacoches de cadre.
Présentation du système novateur de fixation DOM
Un système de fixation simple et astucieux, photo Hugues Grenon
Deux parties composent ce système : des rondelles de fixation en plastique à visser simplement sur les inserts du cadre couplées à un système en plastique dédié intégré aux différentes sacoches ou accessoires. Si votre cadre n’est pas muni de tous les œillets nécessaires, DOM propose des kits de fixations adéquats à fixer sur votre cadre. Pour positionner les sacoches, il suffit de les clipser sur ces fixations. Voici une vidéo de présentation qui parle d’elle-même :
Vidéo de présentation du concept DOM
En fonction des produits, la fixation s’engage longitudinalement (L : vidéo) ou bien sur le côté (V : vidéo). Attention cependant à la compatibilité des fixations avec votre cadre. Il conviendra de bien vérifier que rien ne gêne (butées de gaines, passages de câbles, par exemple) et que les inserts sont positionnés au bon endroit par rapport à l’encombrement des sacoches et le positionnement désiré. À noter que les rondelles plastiques à visser sur les inserts sont livrées avec les produits présentés. Il existe deux gammes de produits bikepacking : la gamme Monkii, qui comporte deux fixations et la gamme Gorilla, qui comporte trois fixations pour les sacoches plus longues.
La Monkii Family
La trousse Monkii Wedge V
La trousse Monkii Wedge V, le coup de cœur de ce test, photo Hugues Grenon
J’avoue d’entrée que cette trousse est le coup de cœur de ce test, et pourtant je doutais de son intérêt avant la mise à l’épreuve. La trousse, outre son système de fixation astucieux, permet d’emmener tout ce qu’il faut pour réparer votre monture et même plus. Vous pourrez également l’utiliser pour emporter de quoi vous ravitailler par exemple.
Une trousse aux multiples compartiments qui vous permettra d’emmener tout le nécessaire de réparation et même plus, photo Hugues Grenon
Elle est très pratique, très facilement accessible et vous permet de compartimenter le rangement des outils. Il conviendra de la positionner sur le cadre au bon endroit l’hiver. Dans le triangle semble une bonne solution car sous le cadre elle risque de ramasser beaucoup de boue. – Poids embarqué de 1,5 kg maximum ; – Dimensions : 20 x 7 x 7 cm ; – Poids : 110 g. Prix public TTC : 19,90 € ce qui est très bien placé vu les fonctionnalités.
La sacoche Monkii TT bag
Une sacoche top-tube de bonne contenance et pratique mais attention à la compatibilité avec votre vélo, photo Hugues Grenon
C’est une sacoche top-tube mais pas seulement… car vous pouvez la positionner où bon vous semble, en fonction des inserts disponibles sur votre vélo. Attention il convient de bien valider le positionnement de vos inserts sur le cadre par rapport à ceux du système de fixation pour qu’elle tombe au bon endroit. Je l’avais déjà dit dans un article précédent : les cotes des inserts de top-tube ne sont malheureusement pas normées par les fabricants de vélos, et les accessoiristes doivent faire des choix et s’adapter. Sur mon VTT c’était parfait. Sur mon gravel ça ne passait pas à cause des inserts trop rapprochés de la potence. Je l’ai inversée mais ce n’était pas idéal car elle était positionnée trop au centre du top-tube. La sacoche est étanche, ainsi que sa fermeture éclair. Le volume de 1,5 L est généreux. Le crochet du zip est de bonne taille. Au niveau de la tenue, comme toute la gamme, le système est efficace : pas de décrochage intempestif à signaler. Précision : pour la positionner sur les inserts DOM, il faut d’abord mettre le support plastique puis scratcher la sacoche ; pour l’enlever, il faut la déscratcher du support. Cette opération se réalise assez rapidement.
– Poids embarqué de 1,5 kg maximum ; – Dimensions : 20 x 10 x 7,5 cm ; – Poids : 128 g. Prix public TTC : 29,90 €
Les Monkii Cage
Ces porte-bidons ou « cages » permettent d’emporter simplement un bidon ou une bouteille. Leur principal atout est de pouvoir accueillir un grand nombre de format de bouteilles ou bidons.
Les Monki Cage accueillent un grand nombre de formats de bouteilles, photo DOM
Les cages existent dans une multitude de couleurs, qui pourront s’assortir à votre vélo et apporter un peu de fun. Elles sont en plastique relativement souple, d’où un poids maîtrisé. Néanmoins elles restent solides. Utilisées en trip bikepacking gravel fixées sur la fourche et chargées avec une thermos d’1 kg environ, ou bien à la place d’un porte-bidon classique sur mon VTT, rien n’a bougé, la solidité est au rendez-vous.
Placée sur le bras de fourche, la thermos n’a pas bougé d’un poil dans sa Monkii Cage, photo Hugues Grenon
– Poids embarqué de 1,5 kg maximum soit 1,5 L ; – Dimensions : 14 x 8 x 7 cm ; – Poids : 36 g. Prix public TTC : 19,90 €.
La Gorilla Familly
Comme je l’ai indiqué plus haut, cette gamme comporte trois fixations, mais elle peut aussi être positionnée avec seulement deux fixations, comme la Monkii Familly. Elle permet l’emport de contenant plus important.
Les Gorilla Cage II et Gorilla Clip
La Gorilla cage II permet d’emporter des contenants de volume important, photo Hugues Grenon
Ce support permet de transporter des sacs ou bouteilles de grande contenance comme les Gorilla Bags de 5,5 L. Les sacs seront calés et maintenus par deux sangles scratchs.
– Poids embarqué de 2,5 kg maximum ; – Dimensions : 23 x 7,5 x 13,1 cm ; – Poids : 128 g. Prix public TTC : 19,90 €.
Si vous n’avez pas d’insert sur votre fourche, le Gorilla Clip vous permettra d’y remédier pour 19,90 €.
Le Gorilla Clip fait partie des accessoires proposés pour créer des points de fixations, où bon vous semble, photo Dom
Les Gorilla Bag et Gorilla Insulated Bag
Les Gorilla Bags, des sacs étanches au volume généreux de 5,5 L, photo Hugues Grenon
Ces sacs étanches, avec fermetures à enroulement ont une capacité de 5,5 L. Ils seront bien maintenus grâce aux passants dans lesquels viendront s’engouffrer les scratchs à serrer. Ils sont 100% étanches, et le tissu est très costaud et rigide d’où un poids de 178 g. Les logos sont réfléchissants. Ils font 42 cm de haut pour un prix de 19,90 €. L’Insulated Bag est la version “glacière”. Il gardera les aliments ou boissons au frais, grâce à un revêtement intérieur isolant adapté. Il pèse 238 g, mesure 46 cm de haut pour un prix de 19,90 €.
La Gorilla DT Bag
Le Gorilla Dt Bag, un petit sac étanche de 2 L à positionner où vous pourrez sur votre cadre, photo Hugues Grenon
C’est un petit sac qui permet d’emporter un beau volume de 2 L. Son avantage est qu’il est 100% étanche. C’est le sac qui m’a le moins séduit du test. L’enroulement est assez complexe à cause d’un tissu épais pour un petit volume. De plus, je trouve son coût relativement élevé par rapport au reste de la gamme plutôt bien placé.
– Capacité : 2 L ; – Dimensions : 32 x 16 x 6,5 cm ; – Poids : 178 g. Prix public TTC : 49,90 €
Conclusion
Les valeurs de DOM se retrouvent dans sa bagagerie : simple, malin et pratique, photo Hugues Grenon
La bagagerie bikepacking est née récemment. Elle évolue chaque année, tant au niveau des contenants que des fixations. Le porte-bagage et le porte-paquet reviennent également en force dans cet univers du « voyager léger », preuve que tout dépend de l’usage et du type de pratique et de pratiquant. DOM apporte une réponse innovante, simple et pratique. Le système est au point et il est très facile de positionner et d’enlever les sacoches et les accessoires. Certaines sacoches pourront compléter efficacement un set de bagagerie plus traditionnel. Reste à voir la solidité du système au fil des ans, la structure recevant les sacoches et les fixations étant en plastique. Enfin, le rapport qualité/prix est plutôt bien placé. Une belle découverte.
Les produits DOM sont disponibles dans bon nombre de magasins physiques ou sur le Net. Toutes les infos sur le site DOM et NS BIKES
Toute l’équipe du Bike Café vous souhaite une excellente année 2022 … Le vélo nous a permis de surmonter des années 2020 et 2021 difficiles. Ces périodes ont démontré nos capacités d’adaptation formidables face à cette crise sanitaire mondiale. Télétravail, commerce en ligne, fuite des grandes agglomérations et au milieu de ces vastes bouleversements, le vélo est devenu le moyen de faire face à la morosité ambiante. La communauté des cyclistes s’est élargie et l’année 2022 va sans doute confirmer l’importance du vélo, dans un contexte sanitaire qui n’est toujours pas simple. Moyen de transport, instrument de liberté, vecteur de santé et de bien-être, … le vélo se glisse partout en silence et sans impact sur notre environnement.
Avant de plonger dans cette nouvelle année, nous souhaitons partager avec vous un bilan de l’année écoulée. Pour nous, 2021 aura été une année importante puisqu’elle a marqué l’évolution de Bike Café qui est passé du modèle “Blog” plus ou moins amateur, vers un média organisé avec une équipe éditoriale motivée, pour vous offrir toujours plus de contenus.
Effectivement, Bike Café créé par Patrick en 2016 s’est petit à petit fait une place dans le paysage médiatique du vélo. Vous avez été nombreux à apprécier le côté décalé et le ton de notre publication. Sa popularité nous a convaincus d’aller plus loin et pour pérenniser Bike Café, nous avons créé une société. Pour développer un site d’informations, il faut des moyens : Internet n’est pas gratuit. Pour aller à la rencontre des événements il faut financer nos déplacements. Pour fonctionner, il faut se donner les moyens de gérer tous les aspects techniques et les évolutions (graphiste, web designer, spécialiste référencement…). Afin de produire du contenu de qualité, il est nécessaire d’embaucher des photographes professionnels ainsi que différents prestataires (vidéaste, community manager,…). Pour financer tout cela et augmenter notre diffusion, nous avons mis en place une régie publicitaire qui commercialise des annonces que nous avons souhaité raisonnables.
En 2021, vous avez suivi et apprécié cette évolution et nous vous remercions de votre fidélité. Vous avez été près de 740 000 visiteurs qui avez regardé plus de 2 700 000 de pages vues sur notre site.
Cela nous encourage à poursuivre cette évolution, et cette première année encourageante nous rend confiants. En 2022, nous allons pouvoir vous proposer encore plus de contenus en allant à la rencontre de ceux qui font vivre le vélo.
Un questionnaire pour nous faire progresser
Si vous avez quelques minutes à nous consacrer, nous aimerions avoir votre avis au travers de ce petit questionnaire qui nous aidera à recueillir vos remarques et vos souhaits pour nous aider à progresser.
Voici un nouvel acteur sur le marché – déjà bien fourni – des GPS de vélo : HAMMERHEAD. L’entreprise est arrivée avec un premier modèle, aidé par le financement participatif, et à l’interface très rudimentaire pour guider le cycliste avec simplement des LED ; il avait une forme de T, ou de marteau… vous voyez la genèse du nom.
Le Karoo, premier du nom, est sorti en 2017 et doit son appellation à un désert sud-africain ; en effet le fondateur de la marque est natif de ce pays mais également ami d’enfance d’un certain Chris Froome.
Cet appareil arrive avec une approche innovante – par rapport la concurrence – au niveau du cœur qui l’anime : à savoir qu’il est bâti autour d’Android (oui comme les smartphones) en version 8. Le modèle qui nous occupe aujourd’hui est le deuxième de sa lignée.
Voyons si cette solution est de nature à bousculer les ténors du marché que sont les Garmin, Wahoo et Cie…
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Présentation statique
Cet appareil se présente avec un format généreux à l’écran de diagonale de 8,1 cm et avec un poids vérifié de 135 g ; dans la moyenne des appareils de ce gabarit (cf. le Garmin 1030 Plus à 125 g). Il possède les connectivités suivantes :
Connectivité internet via une carte SIM (ou via un point d’accès mobile) ;
Bluetooth, Wifi, ANT+ ;
GPS multi standard (GPS, GLONASS, QZSS and BEIDOU) ;
Compatibilité avec les radars Garmin Varia.
La compatibilité avec les manettes Di2 est aussi de la partie ; on peut afficher sur le Karoo 2 les indications des différents rapports, niveau de la batterie, etc. mais il est aussi possible de piloter le compteur avec les manettes. Trois actions accessibles pour chaque manette sur le sommet des cocottes, ce qui nous fait 6 actions possibles au total (changement de page, zoom sur la carte, fin d’un tour…).
La charge de l’appareil s’effectue par le biais d’un port au format USB-C, conforme à ce que va imposer l’Europe prochainement. Un câble est fourni, mais pas de bloc de charge. Le Karoo 2 est certifié IP67 en termes d’étanchéité : totalement étanche à la poussière et résistant à l’immersion jusqu’à 1m durant 30 min.
Une vue du kit au déballage – Photo Jean-Louis PAUL
Dimensions : 100,6 x 60,8 x 19,3 mm
Le kit de base arrive avec :
Le GPS ;
Un support déporté pour cintre de diamètre 31,8mm ;
Un câble de charge USB-C ;
Une clef Allen ;
Un manuel basique ;
Un adaptateur.
Ce dernier sera indispensable si vous souhaitez installer votre Karoo 2 sur un support au standard Garmin quart de tour (ou Wahoo, Sigma, etc.). En effet, Hammerhead a fait le choix d’un standard de fixation propriétaire qui se clipse d’avant en arrière avec une forme triangle et un verrouillage. La zone de contact appareil-support est ainsi plus importante, ce qui est de nature à garantir un excellent maintien. A noter, concernant le support de cintre, qu’il n’y a pas de bague de compensation pour les diamètres inférieurs à 31,8 mm.
Signalons qu’une coque de couleur habillant partiellement les faces latérales et le devant de l’appareil peut être installée en option (5 coloris disponibles).
La coque de couleur installée – photo Jean-Louis PAUL
Le compteur possède 4 boutons, 2 sur chaque flanc. Ces boutons servent d’équivalent pour des opérations réalisables de façon tactile.
La configuration de l’appareil s’effectue entièrement sur celui-ci ; pas de possibilité d’opérer à partir de l’application smartphone, comme chez Wahoo, par exemple ; on peut le regretter car ça reste malaisé pour certaines actions. Saisie de clé wifi pour accéder à un réseau ou informations de connexion (login/mot de passe) à son espace personnel.
Notons que cette configuration – comme pour tous les menus proposés – se fait en anglais. Pas d’autre choix de langue. Les mises à jour sont fréquentes, au nombre de 5 depuis début octobre. Ces dernières apportent non seulement leur lot de correctifs mais aussi des nouvelles fonctionnalités.
Les affichages proposés sur l’appareil sont organisés autour de profils. Un profil regroupe plusieurs pages et chaque page peut afficher :
Des valeurs chiffrées (distance, cadence, etc.) ;
La carte de navigation, accompagnée ou pas de valeurs chiffrées ;
Des graphiques (zone cardio, profil du parcours effectué ou à venir, etc.).
Des profils sont déjà créés par défaut, certains orientés Home-Trainer par exemple. Il est bien entendu possible d’en ajouter.
L’ajout de capteurs – Ant+ ou Bluetooth – se fait aisément. J’ai pu associer des capteurs de cadence et vitesse (de marque Sigma et Xoss), de même que la ceinture cardio de la marque du fabricant.
Les capteurs actifs avec leur picto en vert – photo Jean-Louis PAUL
L’eco-système Hammerhead
Par ce terme, j’entends l’environnement logiciel qui accompagne l’appareil. À savoir :
L’application mobile, dans sa version Apple ou Android ;
L’espace Web personnel, appelé Dashboard.
L’application permet via le Bluetooth d’envoyer les notifications vers l’appareil (SMS, appels, etc.). L’espace Web joue le rôle de synchronisation des sorties (Rides) et des itinéraires planifiés (Routes) respectivement depuis et vers l’appareil. Cet espace offre un suivi des sorties réalisées, consultables sous forme unitaire ; il n’y a pas de synthèse sous forme de tableau permettant d’en tirer des statistiques. Proposé lui aussi en anglais seulement.
Il est possible de télécharger chaque parcours au format FIT.
Le Dashboard offre aussi un outil de tracé de parcours dans lequel il est possible d’importer une trace existante (fichier GPX) et de la modifier. Différents modes sont proposés : Gravel, Road, MTB, ce qui va influer sur les routes proposées pour le tracé. Deux fonds de carte et la vue satellite accompagnent cet outil de trace. Relativement basique, mais agréable à utiliser et efficace.
Cet espace personnel est en lien avec 5 réseaux sociaux sportifs : Strava, RideWithGPS, TrainingPeaks, Komoot et Xert. Les parcours tracés dans ces espaces peuvent être rapatriés automatiquement dans le Dashboard. Tous les tracés présents dans ce Dashboard – y compris ceux créés en son sein – seront alors synchronisés sur l’appareil.
C’est aussi via le Dashboard, qu’on va sélectionner les cartes à embarquer sur l’appareil ; 28Go sont disponibles, ce qui est largement suffisant pour emporter les cartes de plusieurs pays. Notons que les cartes de certains pays – France et Allemagne, notamment – sont découpées en régions, ce qui laisse augurer une plus grande précision dans les fonds de cartes.
Le Dashboard avec les sorties effectuées et les itinéraires planifiés (de gauche à droite) – Copies d’écran Hammerhead
Notre appareil configuré et gavé de parcours, il est temps d’aller rouler !
Installation sur le support standard de mon CANYON – photo Jean-Louis PAUL
Test dynamique
Après avoir choisi un profil, on démarre l’enregistrement et c’est parti.
Vous affichez une page en fonction de ce que vous souhaitez comme indicateurs. La navigation d’une page à l’autre se fait par glisser sur l’écran, par la droite ou la gauche. C’est un affichage « circulaire » on revient à l’écran de départ dans tous les cas. A noter que le tactile est très réactif y compris avec des gants.
Le changement de page est très fluide, sans latence. La page montrant la cartographie affiche le parcours prévu en jaune. Les portions d’ascension sont affichées en bleu. Si l’on s’écarte du parcours initial, la situation est rapidement détectée et un nouveau calcul effectué ; le tracé devient alors rouge et l’appareil nous guide pour rejoindre la trace au plus court (sans demi-tour).
Coté navigation, il est possible de se faire guider pour revenir au point de départ ou à sa « maison » (telle que définie dans le Dashboard). Il est aussi possible de sélectionner un point sur la carte pour demander un guidage (dans la limite d’un rayon de 100 miles). Les zooms sur la carte sont possibles de 4 manières : bouton physique, bouton « Loupe » présent sur l’écran, double-tap sur le fond de carte et pincer sur l’écran. Laisser le choix à l’utilisateur, voilà une bonne démarche plutôt qu’imposer un mode de fonctionnement.
Les changements de direction sont annoncés par une série de bips – très audible – ainsi que sur l’écran avec la direction à prendre et la distance nous séparant de ce point.
Page avec champs de données et page de navigation (trace violette, suite au choix d’un point sur la carte) – photos Jean-Louis PAUL
On est là dans des fonctionnalités classiques, mais quand la pente s’élève, c’est alors qu’intervient CLIMBER : une des caractéristiques phares de cet appareil.
Pour l’ascension en cours, l’écran va afficher automatiquement des données orientées grimpette. A savoir, le profil de l’ascension avec les différents gradients de pourcentages, une ligne montrant chaque portion de 100m à venir avec son pourcentage et des données sur le dénivelé et la distance restants, la position de cette ascension par rapport à toutes celles prévues sur le parcours (2/8, par ex.), etc. Bien entendu la position du cycliste est rafraichie sur ce profil.
Illustration dynamique du CLIMBER au fil de l’ascension – Visuel Hammerhead
Le live tracking (suivi à distance de la position du cycliste) est possible de 2 façons, soit par une carte SIM embarquée dans l’appareil soit en utilisant votre smartphone comme point d’accès WiFi (hotspot).
Coté autonomie, on est dans des valeurs comparables à la concurrence ; par exemple, à l’issue d’une sortie de 3h30 par des températures autour de 0°C, le Karoo 2 montre une jauge à 65% d’autonomie restante.
À noter qu’il est possible – si besoin – de sélectionner un mode éco et/ou d’éteindre l’écran. Des bonnes pratiques sont aussi à recommander, comme limiter les liaisons Wifi, Bluetooth et l’affichage de données graphiques nécessitant une mise à jour en temps réel (comme le graphe du dénivelé réalisé). Avec une recharge de 30min, on gagnera 30% d’autonomie et il faudra 3h pour atteindre les 100%.
CONCLUSION
J’AIME
J’AIME MOINS
Écran de belle définition
Espace personnel (Dashboard) et interface du Karoo 2 en Anglais uniquement
Tactile très réactif
L’impossibilité de configuration via l’application mobile
Fonctionnalité CLIMBER
Une liaison internet par WiFi (et non via Bluetooth)
Réactivité sur le guidage
Une absence de prise en charge des POI (Point Of Interest)
Apport de la couleur sur la visibilité
Mises à jour fréquentes
Hammerhead livre un appareil avec des fonctionnalités riches et bien pensées. La qualité du matériel est aussi au rendez-vous avec un écran bien défini et réactif. La fonction CLIMBER peut devenir addictive, pour qui voit chaque ascension comme un défi.
J’ai été séduit par cet appareil et je ne suis pas loin de lâcher mon Wahoo à son profit. Prêt à lui pardonner les quelques points négatifs, que l’on peut espérer voir gommés au fil des mises à jour.
Inspirées des produits de montagne, les “doudounes” de vélo apportent chaleur et confort aux cyclistes qui ne renoncent pas à rouler dans le froid. Chauds et compactables, ces produits techniques seront des compagnons précieux pendant vos sorties en bikepacking ou lors de sorties hivernales, quand la température devient négative. Nous avons sélectionné 3 produits dans cette catégorie. Chacune de ces vestes aura des particularités différentes afin de mieux cibler vos besoins.
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Ces produits techniques vont vous paraître chers. Nous allons sans doute recevoir des critiques concernant le prix de ces équipements. Un conseil : profitez des soldes prochaines et dites-vous que ce que vous trouvez cher dans cet article, le sera moins lorsque vous roulerez dans le froid ainsi équipé.
Acre de Mission Works
La veste de la série Acre est conçue pour être fluide et légère. Elle est adaptée aux activités à haute énergie telles que le vélo, la course et la randonnée. La structure Pertex® et l’isolation PrimaLoft® Gold 40g permettent à l’excès de chaleur et de vapeur de s’échapper tout en maintenant à l’intérieur une chaleur rayonnante.
La veste Acre de Mission Works – photo Mission Works
L’extérieur en Pertex® Quantum est certifié BLUESIGN. Il utilise un revêtement hydrofuge DWR sans PFC respectueux de l’environnement. Isolée avec PrimaLoft® 40g Gold Active+, la veste Acre fournit de la chaleur sans encombrement. Elle est respirante et utilise 55% de fibres recyclées.
La veste entière se range dans la poche chauffe-mains avant, ce qui lui permet d’être fortement compressée et facilement transportée dans la poche cargo d’un maillot ou dans une sacoche de bikepacking.
Notre avis : veste de bickepacker par excellence, son gros plus est la compacité. Son traitement DWR la rend déperlante en cas de pluie. Vérifiez votre taille sur le tableau des tailles, les marques US taillent large.
Cette veste est confectionnée avec un tissu extérieur en nylon tissé léger et dotée d’une isolation en duvet de 850 cuin à haut pouvoir gonflant pour créer une couche isolante. Elle offre une très bonne chaleur par temps très froid tout en ne pesant que 238 grammes en taille M. La chaleur est conservée grâce à des ouvertures élastiques au niveau de la capuche et des poignets, ainsi que par une ceinture élastique qui s’ajuste à l’aide de sangles cachées dans les poches avant.
Rapha Explore Down Jacket – photo Rapha
Sur la poitrine, les coutures contrastantes caractéristiques de la ligne ajoutent de la visibilité sans compromettre ni le poids ni la compressibilité. La capuche est dotée d’une fixation élastique légère et peut être retirée complètement pour les personnes qui partent encore plus léger. Des logos réfléchissants sont placés sur le dos et la poitrine pour une visibilité accrue.
À la tombée de la nuit, la veste s’associe à l’Explore Sleeping Bag pour former un système de sommeil intégré qui procure chaleur et confort aux personnes qui passent la nuit dehors lorsque les conditions le permettent. Le système de sommeil complet est peu encombrant et n’occupe qu’un tiers de la sacoche de bikepacking Explore Bar Pack.
Les produits de la gamme Explore possèdent une coupe légèrement plus ample. Référez-vous à la grille de tailles qui vous permettra de faire le bon choix.
Notre avis : la marque Rapha est innovante elle le prouve encore avec cette veste Explore qui peut s’associer à un bas de façon à constituer une sorte de “bivy” pour vos arrêts nocturnes.
Dans l’esprit montagne, la veste Albertine est conçue pour couper le vent et offrir un compromis entre protection et respirabilité. Des poches d’air piègent la chaleur corporelle pour maintenir une température confortable. L’isolant est suffisamment stable pour être couplé avec une face externe et une doublure en mesh respirant permettant à l’excès de chaleur et d’humidité de s’échapper en cas d’effort intense.
Albertine du Café du Cycliste – photo Café du Cycliste
Le dos est fabriqué dans un tissu technique en polaire mérinos très capillaire qui possède les propriétés de thermorégulation naturelle de la laine ainsi que sa résistance aux odeurs. Sa souplesse et son élasticité permettent un bon ajustement quelle que soit la position sur le vélo.
En plus d’une fermeture zip double curseur, Albertine possède une poche poitrine, deux grandes poches arrière ainsi qu’une poche latérale zippée pour emporter avec soi l’essentiel. Stylée avec son badge et des rabats de poche contrastés, Albertine utilise des éléments réfléchissants au bas des poches pour une sécurité accrue par faible luminosité.
Notre avis : les créatifs du Café du cycliste ont imaginé un hybride entre une face en “doudoune” et un dos en polaire avec un mélange de laine mérinos. Plus près du corps que les 2 autres modèles, cette veste est conçue pour vous accompagner pendant toute la sortie.
Prix : 240 €
3 couleurs : Khaki, Bleu marine, Orange et bleu marine
Joël Tauzin dit Jité, un profil de grimpeur qui vous tirera vers le haut et vous tirera le portrait également !
Il y a des rencontres qui marquent. Celle avec Joël en fait partie. Pourquoi me direz-vous ? Tout d’abord parce que Joël a un parcours de vie extraordinaire qu’il a bien voulu partager avec nous. Ensuite, il a une particularité unique, un don qu’il a su sublimer grâce à son travail et sa passion. C’est un autodidacte, curieux et passionné de sports et plus particulièrement de vélo, plutôt un bon point pour le Bike Café. Et il est affuté aussi !
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Présentation de l’artiste
Joël a une devise. Comme il aime à le rappeler, c’est un homme ordinaire qui a eu une vie extraordinaire. Et qui continue d’être extraordinaire pourrais-je rajouter.
Joël est né en 1947 au Maroc, où il passe les trois premières années de son enfance. Ses parents se séparent et rentrent en France. Joël est placé en famille d’accueil en Côte d’Or. Il connaîtra cinq familles d’accueil jusqu’à l’âge de 17 ans. Ces familles, qui seront bienveillantes l’encourageront dans sa passion : le dessin, et plus précisément le portrait. Dès l’âge de 3 ans, il commence à dessiner des personnages de bandes dessinées, et à 6 ans il réalise son premier portrait, celui de sa sœur. La famille d’accueil de l’époque détecte chez lui un don et l’encourage à le développer. De 17 ans à 22 ans, Joël est placé en foyer de jeunes travailleurs à Dijon. Il dessine sans cesse, croque un portrait dès qu’il peut, travaille et se perfectionne. Un don ça se travaille, comme ce créateur en devenir aime à le rappeler.
Joël à 17 ans en train de croquer la vie et sa passion. Vous ne remarquez pas une particularité ?
Joël retranscrit parfaitement les traits de caractères, les émotions, les regards et les sourires des personnages qu’il couche avec son crayon sur papier blanc. C’est même perturbant, car on se demande parfois si le portrait est une photo ou un dessin. La magie opère et on se laisse surprendre.
Portrait by Jité : portrait d’Alain Pichery, photo ou dessin ? A vous de trouver…
Joël exerce son art de façon unique et il possède des particularités rares, je ne vous ai pas encore tout dévoilé ! …
Il est ambidextre et dessine des deux mains en même temps. Soit un même portrait, soit deux portraits différents de chaque main. Vous me suivez ?… Joël peut dessiner de la main gauche le portrait d’une personne et de la main droite le portrait d’une autre personne. Sans avoir fait de recherche dans le monde entier, ils ne sont pas pléthores à réaliser une telle prouesse. Joël connaît uniquement un homologue japonais qui est doué de la même compétence.
Réalisation de deux portraits à deux mains à partir de deux photos d’Angela !
Ce n’est pas fini ! … Il peut également dessiner de la main gauche un portrait à l’endroit, et de la droite un autre portrait à l’envers. Renversant ! …
Portraits de deux championnes que Joël a pu croquer de nombreuses fois
Une passion double : vélo et dessin
La vie va faire que Joël mettra sa passion de côté pendant 40 ans. Il rentre dans la vie active à 20 ans et travaille à la DDE comme dessinateur cartographe. Il se marie, a des enfants et construit sa maison. Il perd malheureusement sa femme assez jeune et s’occupe de ses enfants. Pendant cette époque il ne touche plus à un crayon.
En 2007, Joël prend une retraite bien méritée. Mais l’homme n’est pas du genre à se laisser aller. Il ressort ses crayons et reprend immédiatement sa passion de jeunesse.
Parallèlement, il se met à fond au sport, même s’il a toujours pratiqué des activités sportives durant sa jeunesse et pendant sa vie active comme le saut à la perche, la course à pied ou encore la randonnée en montagne. Il court des marathons et semi-marathons. Il découvre la course d’orientation, qui allie parfaitement ses qualités de coureur à ses compétences en cartographie acquises dans son ancien métier. Il se prend au jeu, et devient quatre fois champion de France, par équipe de deux, de raids de montagne en orientation.
Quelques années auparavant, il s’était également mis au vélo en rachetant la bicyclette de son beau-frère, coureur en 1ère catégorie. Habitant dans une région propice au VTT : les Vosges, il devient également champion de France individuel vétéran 2 de course d’orientation en VTT en 1998.
Désormais, il adore parcourir sur son vélo les magnifiques routes de sa région comme la route des crêtes, dans les Vosges ou des cols alpins ou mythiques comme le Ventoux.
Joël au sommet du géant de Provence
Joël continue de réaliser ses grandes randonnées à pied en montagne, après avoir gravi deux fois le Mont-Blanc.
Mais revenons-en au portrait … Joël reprend sa passion dès sa retraite et il réalise le portrait d’une caissière de son hypermarché et l’affiche à l’entrée du magasin. Le directeur reconnaît la caissière, mène l’enquête, va la voir et lui demande à rencontrer la personne qui a réalisé ce portrait si ressemblant.
C’est le début d’une autre aventure pour Joël qui est accueilli dans cette galerie commerciale depuis maintenant 14 ans, chaque mercredi. Il réalisera la semaine prochaine son 634ème portrait dans ce lieu ! Des portraits de passants, d’enfants, de famille qui repartent avec leur sésame avec les yeux qui pétillent.
Joël exerce son art dans cette galerie commerciale depuis 14 ans
Précisons que Joël travaille sur papier Clairefontaine de différents formats (A3, A4, A5…) en utilisant des crayons gras Néro Cretacolor, crayons à l’huile qui ne peuvent pas se gommer. Il travaille donc sans filet, et n’a pas le droit à l’erreur. Joël est friand de ces rencontres et échanges. Chaque semaine, cet artiste se remet en question car dessiner un portrait est toujours une performance.
Passionné de sport et de vélo en particulier, il a réalisé les portraits de grands champions emblématiques de sa région comme Thibault Pinot, Julien Absalon, Julian Alaphilippe ou encore Marion Rousse.
Des portraits de championnes et champions emblématiques
Joël a aussi croqué des personnages de l’univers du vélo tels que Daniel Mangeas ou Jean-Paul Olivier.
Des figures emblématiques du Tour de France
La vie en haut des sommets
Joël croque la vie à cent à l’heure et a réalisé la majorité de ses rêves me confie-t-il. Sauf un. En tant que passionné de randonnée et d’alpinisme, il aurait aimé gravir l’Everest.
En vous racontant son parcours de vie, je peux dire que Joël a déjà gravi de nombreux Everest et qu’il lui reste encore plein de projets à accomplir.
Vous pouvez retrouver le travail de Joël sur son profil Facebook Jité portraitiste
L’artiste peut aussi réaliser sur photo ses magnifiques portraits. N’hésitez pas à le contacter.
Depuis 2015 j’avance, comme le petit poucet, en suivant les chemins jonchés de petits cailloux semés par le gravel. J’observe la progression de ce phénomène et cette année, ce vélo qui m’avait séduit il y 6 ans, m’a encore étonné par la percée qu’il a réalisée auprès de cyclistes venant de différents univers. Sans être le leader des ventes, sa progression a été incroyable sur un marché où la nouveauté devenait rare. Il est arrivé à point nommé pour fédérer ceux qui aiment le vélo, en brisant les clivages traditionnels.
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Un vélo tendance
Qui aurait imaginé qu’avec ses gros pneus et sa ligne pataude le gravel puisse séduire les jeunes, plutôt qu’un sylphide racer affichant moins de 7 kg sur la balance ? J’imaginais ce vélo piloté plutôt par des quinquagénaires un peu lassés de leurs pratiques conventionnelles. En voyant les “finishers” de l’épreuve de 300 km de la Gravel of Legend, j’ai découvert une étonnante majorité de jeunes. Que s’est-il passé pour que les regards se tournent subitement vers ce vélo à tout faire, forcément “moyen” en tout ? Effet de mode ou prise de conscience profonde que le vélo, et particulièrement le gravel, est un véritable instrument de liberté.
Cette Gravel of Legend est une première pour moi, disait Matthieu notre rédac chef. Je ne suis jamais monté sur un vélo de gravier – photo F-BOUKKA
“Quand ton moral est bas, quand le jour te paraît sombre, quand le travail devient monotone, quand l’espoir n’y est pas, grimpe sur un vélo et roule sans penser à autre chose que le chemin que tu empruntes” disait Arthur Conan Doyle sans citer le gravel qui n’était pas encore inventé. L’auteur de Sherlock Holmes était en avance sur son temps : c’était au tout début du 20ème siècle, et en tant que médecin, il avait compris les vertus thérapeutiques du vélo.
Roule sans penser à autre chose que le chemin que tu empruntes… Photo @F-BOUKKA
Notre société nous pousse vers plus de polyvalence et le vélo qui correspond le mieux à cette évolution est ce gravel qui passe partout. C’est un fait et nous l’avons tous constaté aujourd’hui : nos parcours professionnels, familiaux, sociaux… ne sont plus rectilignes. Le contexte sanitaire a fait sauter le couvercle d’une marmite dans laquelle nos petites vies mitonnaient tranquillement. Nous avons surmonté la contrainte du confinement par un usage décalé de nos vélos. Nous avons découvert ses vertus libertaires abandonnant les traditionnelles sorties de groupe, laissant de côté la souscription d’une licence, les adhésions diverses et variées. Nous avons lâché le rituel pour nous retrouver tenant dans les mains un guidon libre de nous mener où bon nous semble. La liberté n’est pas simple à conquérir. C’est souvent plus facile de “moutonner” en groupe et de se glisser dans la peau d’un “suiveur”. Le gravel nous a appris à devenir nous même.
Une nouvelle année folle
Souvenez-vous en 2020 tout le monde disait : il y aura un après… ! Alors est-ce que 2021 a été cet après qu’on imaginait différent ? En fait nous avons vécu en 2021 une suite, avec toutes nos habitudes consommatrices d’autrefois. Les besoins d’achats de vélos ont dépassé les capacités de production mises à mal par la crise sanitaire. Les marques ont un peu privilégié la production des VAE, ce qui a ajouté de la charge sur les chaînes et impacté les stocks d’équipements. Cela nous donne envie d’évoquer dans nos prochains articles les transformations de vélos anciens pour en faire de bons gravels.
A.S.O./Romain Laurent
En 2021, les rendez-vous événementiels, comme ce premier Nature is Bike, ont été plus chaleureux. Nous étions heureux de nous revoir pour partager notre passion pour le vélo. Ces rendez-vous à Angers, comme le Roc d’Azur à Fréjus, m’ont permis de constater la progression du gravel que l’on voyait partout. J’ai vu également combien ce vélo trans genre était devenu le symbole fédérateur d’un courant qui réunit compétiteurs et randonneurs. Sur son site, notre partenaire Sport n’ Connect vous propose un énorme calendrier d’épreuves, avec de nombreuses courses ou randos gravel.
Bardonecchia une exception gravel – photo Jérôme Furbeyre
Pour 2022 la perspective de nouvelles épreuves va attirer notre regard. Dans les aspects “compétition et exploit”, des épreuves labelisées UCI, proposée par Golazo, vont instaurer un championnat du monde du gravel et des “pointures” comme Mathieu Van Der Poel, vont animer ces nouveaux rendez-vous. Certains vont s’attaquer à la montagne. Notre ami Jérôme Furbeyre nous avait fait découvrir en 2020 quelques randos dans les Alpes. En 2022, WishOne nous propose un “remake” de l’UTMB version gravel autour du Mont-Blanc. Cette conquête des cimes s’annonce passionnante. Ces courses extrêmes ne doivent pas nous faire oublier les nombreuses randos gravel organisées ou proposées ponctuellement par des groupes de copains sur Strava. Tous ces événements révèlent la diversité et la créativité que nous inspire le gravel. Voilà encore un autre marqueur d’une certaine liberté…
Patrick créateur du site Bike Café qui est devenu une SAS en 2021 … photo Hugues Grenon
Ce bilan de cette année folle ne serait pas complet si je ne vous citais pas au passage la création de la SAS de Bike Café, qui nous permet de pérenniser notre média, pour vous donner encore plus d’infos. Attendez-vous à des nouveautés pour 2022 ! D’ici-là, toute l’équipe du Bike Café vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année.
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