AccueilMatosTests équipementsCombinaison Café du Cycliste Cerise : quelle plus-value face au cuissard &...

Combinaison Café du Cycliste Cerise : quelle plus-value face au cuissard & maillot ?

Sur les lignes de départ des Gravel Races, on voit fleurir des coureurs qui s’équipent de combinaisons, au lieu du classique combo cuissard & maillot. La marque niçoise Café du Cycliste propose une combinaison, nommée Cerise. Aussi, je vous propose mon retour d’expérience, à l’entrainement et en Gravel Race. Photo de couverture de Jean-Alexis Duthoit.

Annonce
Annonce Ritchey Superlogic

Une combinaison en gravel ?!

En effet, la question mérite d’être posée pour savoir comment nous en sommes arrivés là ! Pour cela, je vous renvoie directement vers cet article de Patrick qui a retracé et tenté d’analyser les causes de l’avènement des combinaisons dans les sas des Gravel Race :

Café du Cycliste Cerise : présentation

Cerise est la première combinaison de Café du Cycliste. Ce produit est l’aboutissement de la collection Race, qui est dédiée à la vitesse, à l’aérodynamisme et à la gestion de la transpiration.

Café du Cycliste Factory Team – photo Café du Cycliste

La combinaison que je vous présente aujourd’hui est dans les couleurs du Café Factory Team. Mais, une livrée bien plus sobre, pour homme comme pour femme, est disponible également. Dans cette première partie, vous pourrez voir les deux variantes.

Des couleurs vives et décalées – photo Café du Cycliste

Pour cela, cette combinaison associe un mesh ultra-léger sur l’avant du buste, pour l’aérodynamisme et la respirabilité :

Là-dessus, on retrouve un tissu aérodynamique côtelé sur les manches ainsi qu’une partie inférieure compressive pour un maintien optimal :

On peut distinguer le tissu aérodynamique côtelé sur les manches – photo Jean-Alexis Duthoit

Au dos, il y a de l’innovation aussi puisque l’on retrouve pas moins de cinq poches (superposées pour les latérales).

Plutôt malin, cette disposition offre des solutions de rangement intéressantes pour séparer gels, barres énergétiques, emballages vides, etc. C’est le fabricant YKK, référence dans ce secteur, qui fournit la fermeture éclair, avec la technologie Cam Lock. Le principe est simple : la tirette est équipée d’un mécanisme à ressort qui permet de verrouiller l’ouverture dans la position souhaitée (tirette rabattue), ou au contraire de tout ouvrir d’un seul mouvement fluide (tirette à 90°).

Zipp YKK / Cam Lock – photo Jean-Alexis Duthoit

Du côté du pad, on retrouve un produit ELASTIC INTERFACE, à quatre densités différentes. Du côté du tissu, celui-ci est labellisé Bluesign, GRS et OEKO-TEX. Sa densité est de 85 g/m² et sa composition est de 71 % de polyamide et 29 % d’élasthanne. Enfin, la fabrication est réalisée en Roumanie.

Le verdict à l’usage

Après plusieurs sorties d’entraînement avec cette combinaison, je l’ai portée pour la Gravel Race UCI à Millau (notre reportage sur cette épreuve est ici). Selon les marques, je suis en taille M ou L, aussi bien pour le bas que pour le haut. Par prudence, j’ai opté pour la taille L et j’ai bien fait car cela taille Fit !

Cela taille “Fit” comme souvent pour les produits destinés aux coureurs – photo Jean-Alexis Duthoit

Dès les premières sorties avec cette combinaison, j’ai apprécié la sensation de légèreté qu’elle procure. En effet, il y a bien là un effet de “seconde peau” que je ne retrouve pas avec un ensemble classique cuissard & maillot. C’est sûrement car, contrairement à un ensemble classique, avec une combinaison il n’y a aucune superposition de matière entre maillot et cuissard.

Contrairement à un ensemble classique, il n’y a là aucune superposition de tissus entre cuissard et maillot – photo Jean-Alexis Duthoit

Ainsi, pas de maillot (et ses poches dorsales) qui viennent se superposer au tissu de la zone dorsale du cuissard. Il en résulte un confort certain, et une respirabilité bien supérieure ! J’ai pu le vérifier lors de la course, sous une chaleur de l’ordre de 30 à 32 °C, avec un engagement physique maximal.

Une respirabilité bien supérieure qu’avec un ensemble cuissard & maillot – photo Virg.Govignon

J’ai apprécié les cinq poches arrières, surtout à l’entraînement à vrai dire. En course, la vitesse et de ce fait la moindre précision des gestes rendent moins évident de pouvoir les exploiter avec lucidité.

Cinq poches, ce n’est pas rien et pratique pour organiser ses ressources ! photo Jean-Alexis Duthoit

Quantifier le gain aérodynamique est hors de ma portée. Mais, il est assez logique qu’il soit présent puisque l’on constate l’absence de superposition de tissus, favorable aux plis. Quant au pad qui équipe cette combinaison, il est parfait pour des courses de format UCI (100 à 140 km). Je n’ai pas pu le tester au-delà. Dans ce périmètre d’utilisation, son efficacité et sa respirabilité ont été irréprochables. Comme le fait qu’il ne remonte pas durant l’effort.

Le pad offre un excellent compromis confort/performance – photo Jean-Alexis Duthoit

Finalement, cela me parait logique que beaucoup de coureurs de Gravel Race commencent à s’équiper de combinaisons, tant le confort et la respirabilité — en conditions de course notamment — sont nettement supérieurs à un ensemble classique. Là-dessus, cette combinaison Café du Cycliste Cerise a été une des premières à être disponible. Certes, comme d’habitude avec cette marque niçoise, le tarif est très élevé. Est-ce un tarif justifié ? C’est discutable, et pour pouvoir y répondre objectivement, il faut mettre cette combinaison en concurrence avec des produits similaires. Mais, pour le moment, c’est encore difficile car les combinaisons existantes sont souvent conçues pour des épreuves de route spécifiques.

Laurent Biger
Laurent Bigerhttps://www.strava.com/athletes/20845281
Laurent Biger est un ex-compétiteur VTT XCO et XCM et le fondateur de More Gravel. Il est adepte du vélotaf et un passionné des sujets techniques. Les matériaux, la géométrie et les pneumatiques sont ses domaines de prédilections. Pour mener à bien ses tests, Laurent n’hésite pas à s'aligner sur des Gravel Race, notamment les courses UCI. Même si le Mont Ventoux reste son attache natale, Laurent bouge beaucoup, permettant ainsi de tester vélos et équipements dans les conditions les plus variées.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Renseignez votre commentaire
Renseignez votre nom

Articles similaires

Du même auteur

Ils soutiennent Bike Café