Au hasard de mes découvertes sur Internet, j’ai été attiré par cette accroche lue sur le site de la marque Ellipse : « Cyclistes, allons plus loin …». J’ai suivi cette invitation en décidant d’aller plus loin pour découvrir cette jeune marque. Elle a été créée par 3 copains d’école Florian, Paul et Robin, qui se sont lancés dans l’entreprenariat. Ils avaient une vision et quelques idées sur le vélo ultime et des connaissances techniques, fraichement acquises dans leur université. Adeptes tous les 3 du vélotaf, ils apprécient également parcourir les EuroVelo pendant les vacances. Après avoir fait leurs premières armes en réparant des vieux biclous dans le cadre associatif, ils nous apportent un regard original sur le monde cycliste avec leur projet Ellipse.
Ellipse c’est quoi ?
Vélo Ellipse M1 en usage urbain sur lequel l’accent est mis sur le vol, la sécurité et la fiabilité …
Ellipse, le mot est beau, et même si il indique dans la langue française l’omission d’un ou de plusieurs éléments de la phrase, l’essentiel reste significatif. C’est je pense bien choisi pour ce projet qui est un peu le résumé d’un besoin cycliste qui se répand dans notre société moderne. Un vélo urbain, mais pas que … qui s’installe dans notre quotidien comme une évidence.
J’ai appelé Robin pour qu’il m’explique le concept de ce vélo dont les 100 premiers exemplaires sont en vente au prix canon de 1490 €. « On s’est mis tous les 3 au vélo lorsque nous sommes arrivés à l’Université de Technologie de Troyes. C’était pour vélotafer, puis, après avoir commencé à réparer notre propres vélos, nous avons collaboré à une association de réparation au sein de l’école … », raconte Robin, qui depuis 2 ans, travaille avec ses deux compères sur un vrai projet d’entreprise. Leur solide formation technique les entraîne vers la recherche de solutions, pour développer le vélo le plus utilitaire possible.
Vélo Ellipse M1 en usage cyclo … faire à l’extrême de l’itinérance voir du voyage.
« À la base on voulait faire le vélo ultime pour répondre aux problématiques urbaines … On avait mis l’accent sur le vol, la sécurité et la fiabilité. Pendant les 2 premières années ça a été surtout du développement technique et de la réflexion pour affiner notre positionnement », précise Robin.
Les 3 entrepreneurs travaillent alors avec des cyclistes sur des protos pour confronter leurs idées avec les réalités venant du terrain. Le vélo, qui était très urbain au départ, l’est resté, mais avec une ambition renforcée, puisqu’il permet de prendre la route et d’élargir son usage. « En échangeant avec des cyclistes lors des premières présentation du concept nous avons vu que le projet les intéressait, mais comme il s’agissait d’un beau produit, ils y voyaient un usage plus versatile pour faire à l’extrême de l’itinérance voir du voyage », me dit Robin pour expliquer l’évolution du projet au regard d’un marché en quête de polyvalence. Il est vrai que le cycliste urbain appréciera le week-end d’utiliser le même vélo dans un usage loisir au sens le plus large possible, allant jusqu’au cyclotourisme. Toute cette réflexion a fait naître les différentes configurations proposées avec les transmissions et les équipements différenciés.
Les vélos
C’est un peu le principe du vélo “couteau suisse” qui s’est appliqué … On garde le même “manche” mais on choisi la lame en fonction du besoin. Pour le client, la configuration de son vélo se fera en fonction de son utilisation grâce à un choix avancé de composants.
Version guidon plat courroie du vélo Ellipse M1
Des innovations techniques sont intégrées au cadre, qui répondent aux besoins des cyclistes utilitaires en ville et sur les routes. Les 3 axes définis au départ du projet sont bien présents : antivol, sécurité, fiabilité.
Pour protéger le vélo du vol la visserie est antivol pour empêcher le démontage des roues, selle et autres périphériques. En cas de tentative de vol, une alarme sonore et lumineuse se déclenche et une alerte est envoyée sur le mobile du propriétaire. Une formule Esprit Libre :est proposée aux clients en cas de vol, Ellipse s’engage à retrouver le vélo sous 2 semaines ou le remplace.
Pour la sécurité des feux diurnes avant et arrière sont intégrés au vélo pour être vu. Phare avant pour éclairer la route et feu stop à l’arrière pour prévenir du freinage. Des clignotants sont proposés en option, pour pouvoir indiquer les changements de direction de jour comme de nuit.
Question fiabilité l’enjeu est de garder son vélo longtemps et pour cela tous les composants sont choisis pour leur qualité, leur longue durée de vie et leur entretien minime. Moyeu avant dynamo Shimano permettant une autonomie électrique avec en plus une prise USB pour recharger son GPS. Des pneus Schwalbe anti-crevaison, 10 000 km de durée de vie moyenne. En fonction de la configuration, une transmission par courroie Gates : plus de graisse, ni de déraillements.
Configurateur
Version transmission classique avec drop bar du vélo Ellipse M1
Vous pourrez vous même sur la base du cadre unique réalisé en aluminium concevoir votre vélo via un configurateur en ligne. 3 couleurs et 3 tailles sont proposées. Transmission chaîne ou courroie avec 8 vitesses et 30 000 km de durée de vie, elle constitue la transmission idéale en milieu urbain. Le moyeu Shimano Alfine autorise un développement allant de 1.11 à 3.36. Choix du guidon et des accessoires … votre vélo sera celui que vous voudrez.
Le podcast Bla Bla
Découvrez la marque Ellipse et profitez de l’offre limitée aux 100 premiers exemplaires M1 à 1490 € au lieu e 1890 € …
Wahoo vient contester sérieusement la position du leader des compteurs GPS de vélo : Garmin. La marque américaine s’installe tranquillement dans l’univers du vélo. On voit ses compteurs sur les guidons de certaines équipes pros. Les Elemnt s’interfacent avec différents modèles de VAE comme entre autres les e-bikes de Giant, ils communiquent avec le radar Varia de Garmin, le Angi de Specialized, toutes sortes de capteurs, … leur ouverture parait sans limite. Étonnant cet effet “waouh”…
Le Wahoo Elemnt Roam
En ce qui me concerne, ce ne sont pas toutes ces innombrables possibilités de connexions qui m’ont attiré. J’avoue mon manque d’intérêt pour ces technologies, et je l’admets bien volontiers, mon besoin en la matière est très basique : enregistrer mon activité et me guider. Je n’ai rien contre le progrès, mais tous ces produits doivent être chargés régulièrement, mis à jour, inter-connectés, … Je n’ai pas besoin de coaching électronique ni de branchements de capteurs de puissance … Franchement, je suis pas client de tout ça, préférant une pratique du vélo plus “naturelle”, incluant même le plaisir de me perdre. Il m’est arrivé parfois d’appuyer sur un écran tactile en cours de route, et je me suis retrouvé en panique, à chercher dans un labyrinthe de menus, comment revenir à mon guidage.
M’étant fait voler mon super Garmin 830, lors d’une sortie sur le Ventoux (et oui dans la communauté des cyclistes il y a aussi des voleurs), je me suis mis en quête d’un autre compteur GPS de vélo. J’ai consulté mon ami David, du site “Actus du VTT GPS“, qui connaît bien tous ces systèmes, et qui m’a aidé à choisir une produit qui pourrait me correspondre le mieux. Sur le vélo je souhaite un système simple, disposant d’un affichage lisible avec une autonomie importante. Ce sont ce 3 qualités que j’ai trouvé sur le Wahoo Elemnt Roam que je viens d’acquérir. À noter qu’il existe dans la gamme le modèle Bolt qui est monochrome avec un écran plus petit et qui a les mêmes vertus.
Petite présentation
Test Wahoo Elemnt Roam … une documentation réduite et un beau packaging
Le coffret que j’ai reçu est bien conçu et plutôt réussi au point de donner, dès qu’on ouvre la boîte, l’envie d’installer au plus vite ce compteur. La documentation réduite qu’il contient, laisse supposer que le système sera simple à mettre en oeuvre. La suite de cet essai / découverte, montrera que c’est une simplicité quand même complexe. Le compteur est accompagné de 2 supports : un support basique pour la potence que l’on fixe avec 2 liens auto-bloquants en Rilsan, un support de guidon aérodynamique, un cordon USB de connexion pour le chargement de la batterie et la connexion ordinateur.
Test Wahoo Elemnt Roam … une petite vis pour sécuriser votre Elemnt sur son support.
Petit détail : une petite vis (attention de ne pas la perdre) va vous permettre de sécuriser l’appareil sur son support. En principe la fixation est efficace, mais en VTT ou en gravel attention à ne pas perdre votre appareil à cause des secousses. Ce dispositif peut également retarder le vol à l’arraché de votre Wahoo lors d’un moment d’inattention (merci j’ai déjà donné).
Le test que j’ai effectué est loin d’être exhaustif. Il est représentatif de mon utilisation, comme je vous l’ai dit “basique”. Je n’ai pas la compétence ni l’intérêt que certains pourront avoir pour les usages complexes, ni les éléments de comparaison avec d’autres produits similaires.
Mise en route
Ce Wahoo Elemnt fonctionne avec des boutons … Retour à la préhistoire ? … Pas du tout, il faut savoir que, dans l’action, l’écran tactile n’est pas toujours un avantage. Ces boutons sont d’ailleurs une des raisons de mon choix.
En ce qui concerne le fonctionnement de base, vous trouverez un seul bouton sur le côté gauche, deux sur le côté droit et trois boutons en creux situés sous l’écran en bas de l’appareil. Le bouton gauche est utilisé pour la mise en route et l’accès aux paramètres. Les boutons de droite sont utilisés pour naviguer dans les menus et zoomer ou dé-zoomer l’affichage des données à l’écran (autre raison de mon choix). Les boutons inférieurs permettent de changer les pages de données et confirmer les actions à réaliser. Tout cela est logique et bien pensé.
Un écran relativement large et lisible même ici en semi nocturne
Pour accéder aux paramètres, il vous suffit d’appuyer une fois sur le bouton gauche. C’est ici que vous pouvez coupler des capteurs ; opération que vous pourrez réaliser également l’application smartphone pour cela. Pareil pour régler le rétro-éclairage.
Toute la configuration se passe par échanges avec l’appli smartphone. La première chose à faire est d’installer l’appli Wahoo ELEMNT Companion sur votre téléphone. L’échange se fera en mode bluetooth à l’aide d’un Flashcode qui va identifier votre produit.
Appairage à l’aide d’un flashcodeUn mode d’emploi très condensé
On roule
Warming Up … Je mets en route, Elemnt démarre assez lentement, plus lentement que mon précédent Garmin.
Le compteur est placé sur mon guidon et je suis prêt à rouler. Je mets en route, Elemnt démarre relativement lentement, plus lentement que mon précédent Garmin. L’écran mat affiche la vitesse, le kilométrage et l’heure.
Affichage de démarrage
J’appuie sur le bouton START et l’enregistrement commence. Je peux avec le bouton “PAGE” faire défiler 3 écrans : infos détaillées sur la vitesse et le temps passé, infos sur la pente et le dénivelé cumulé, …la carte aves ses couleurs basiques (7 seulement mais c’est bien suffisant) … Les données s’affichent en temps réel et on peut grossir ou réduire la taille de l’affichage à l’aide des boutons à droite de l’appareil. Remarque sur les boutons : ils sont durs, et nécessitent une pression forte pour ne pas être actionnés par erreur. Je redoute l’usage hivernal avec de gros gants : on verra.
Je trouve sur ce compteur tout ce qu’on peut attendre basiquement d’un compteur GPS de vélo en mode enregistrement de parcours.
La réception de SMA s’afficher à l’écran, si vous avez configuré votre téléphone pour cela.
En parlant de notifications, pendant le trajet, vous verrez des notifications de textes s’afficher à l’écran (si vous avez configuré votre téléphone par exemple).
Au cas où vous ne vous en seriez pas aperçu : votre arrêt d’activité vous sera signifié en gros sur l’écran … et la reprise également. À chaque feu rouge en ville, ça peut lasser 😉 La réaction sur ces temps d’arrêt est très réactive le GPS répond rapidement au mouvement.
En cas d’arrête Elemnt vous informe de la suspension de l’activité …
Mon usage en suivi de tracé
Nous avons tous nos habitudes en matière de préparation de parcours. Je suis resté fidèle à Openrunner, entreprise française qui développe depuis 13 ans un produit de tracé de parcours plébiscité par de nombreux cyclistes et des clubs. Je prépare mes traces sur les fonds IGN à l’aide de ce logiciel sur mon Mac. Sur mon écran j’imagine déjà, avec le détail de cette cartographie, le paysage que je vais traverser : la petite chapelle, le pont romain, le ruisseau, … Le bonheur est déjà dans la trace.
Le bonheur est déjà dans la trace en préparant le parcours sur Openrunner
Une fois mon parcours enregistré j’obtiens évidemment son kilométrage mais également une estimation du dénivelé très précise. Sur ce point Openrunner est bien plus proche de la réalité que bon nombre de ses concurrents. Pour utiliser sur mon Wahoo un de mes parcours tracés sur OR, c’est hyper simple. Je peux le pré charger ou encore le faire en cours de route car la manipulation se fait en mettant en relation les 2 appli mobiles.
Envoi à partir de l’appli Openrunner :
Exportation Openrunner vers Wahoo Companion. Écran 1 : cliquez sur GPS – écran 2 : ajouter un nouveau GPS – écran 3 : sélectionnez l’icône Copier vers ELEMNT
Réception sur l’appli Elemnt Companion :
Réception du tracé Openrunner sur Wahoo Companion. Écran 1 : importation avec la possibilité de changer le nom – écran 2 : le tracé importé sur Elemnt … grosse différence de l’élévation 1416 m au lieu des 1226 m annoncés sur Openrunner.
La trace sera transférée via bluetooth vers le compteur et vous pourrez la choisir dans la liste des parcours pour la suivre.
Suivre un parcours est très facile. Sélection d’un parcours, start, la trace s’affiche …
En cas de sortie di parcours Elemnt me prévient par un signal sonore et ub clignotement rouge des leds horizontales supérieures.
Pas de site web
Contrairement à Garmin, Polar, ou autres, il n’y a pas de site Web spécifique Wahoo. Pour consulter les détails de vos sorties, Wahoo s’appuie sur des sites tiers, et vous trouverez un choix de nombreuses options de connexion. L’appli Companion vous permettra de configurer ces comptes, en indiquant les informations d’identification requises. Votre Elemnt se synchronisera via Bluetooth ou grâce au WiFi domicile codé (si vous l’avez configuré) pour télécharger les données. Pour ma part j’ai choisi Strava pour effectuer mon suivi d’activités.
Navigation aisée
Parmi mes quelques “handicaps”, j’ai celui de ne pas bien voir. Mes deux nerfs optiques partiellement détruits et je dois faire avec un champs visuel ridicule. Il me faut beaucoup de luminosité, pour pouvoir bien voir. Habitant dans le sud je suis gâté question lumière, mais avec le soleil sur la vitre d’un compteur ce n’est pas gagné. En fait il faut que dans les sous-bois je puisse voir où je vais et que sur une pente dégagée en plein soleil je puisse également voir l’annonce d’une bifurcation. C’est le gros dilemme qui cette fois sur Wahoo est bien géré grâce un écran mat affichant seulement 7 couleurs (moins que la boîte de crayons de couleurs de ma petite fille), et grâce à ce fameux zoom qui me permet de surmonter mon handicap visuel.
Si je sors de la trace dans ce dédale de rues Elemnt m’informe.
Et si tout cela ne suffisait pas j’ai un rappel effectué par des leds qui m’annoncent les changements de direction et qui m’alertent si je suis “hors trace”.
Enregistrement des données
Une fois le parcours terminé, Elemnt se synchronisera avec l’application Companion sur smartphone et vous pourrez consulter le détail. C’est plutôt proprement présenté. On peut même analyser finement les données à chaque endroit du parcours en déplaçant un curseur (cf. 3ème écran co-dessous).
Analyse des données après synchronisation sur l’appli Companion
Le parcours sera également transféré sur Strava que j’ai choisi pour gérer l’historique de mes sorties. Cela me permet de tenir à jour mon activité cycliste par vélo et d’échanger avec mes amis cyclistes et les clubs auxquels je suis inscrit. Les données restent cohérentes entre Companion et Strava à quelques détails près.
Sur Strava
Mon avis …
J’ai aimé
Le mode bouton, même si il faut appuyer fort.
La lisibilité de l’écran et le zoom
Le suivi de la navigation
J’ai moins aimé
Trouver une fixation plus simple sur le support que la petite vis fournie
En ces périodes de confinement voilà un excellent moyen de voyager en respectant les règles.
Cet album est une compilation de reportages qui ont été réalisés par l’équipe de journalistes et photographes du magazine Cyclist (version UK). Plaisir de yeux et récits des 50 plus beaux circuits du Monde que l’on peut réaliser à vélo.
L’édition est belle et cet album fera plaisir à un (e) passionné (e) de balade à vélo. Sans nul doute ça donne vraiment envie de prendre son vélo et de voyager. Il faudra attendre un peu encore, mais pour patienter et rêver je recommande cet ouvrage. Dommage cependant qu’il ait été imprimé en Chine, ce qui n’ôte rien à la qualité, de l’ouvrage, mais qui froisse un peu ma fibre écolo.
Informations
Titre : Paradis pour cyclistes
Auteur(s) : collectif de journalistes du magazine mythique Cyclist.
Vous suivez les étapes des plus grands tours internationaux ? La Grande Boucle, le Giro et la Vuelta vous font rêver ? Gagnez, vous aussi, les paradis des cyclistes, grâce à cet album consacré aux itinéraires les plus magiques au monde.
Du col d’Izoard aux lacets de Davos, des pavés de Roubaix et des Flandres aux routes traversant le désert du Néguev, découvrez les circuits emblématiques pour tous les coureurs amateurs et professionnels. Des récits, comme si vous y étiez, et des photos à couper le souffle vous attendent dans ce bel album réalisé par les experts du magazine mythique Cyclist.
Indispensable pour tous les amoureux de la petite reine, à savourer dans son canapé ou pour préparer la prochaine étape !
À propos de l’auteur
Ce bel album a été réalisé par les experts du magazine mythique Cyclist version UK traduit par Christophe Billon.
Il ne se passe pas une semaine sans qu’on nous annonce un nouveau produit gravel … Cela me fait sourire, car je me souviens de l’époque 2015 / 2016, lorsque nous arpentions les salons et que sur chaque stand on rencontrait des responsables de marques célèbres qui nous disaient “Vous verrez le gravel ça va faire comme le FAT, dans 6 mois on n’en parlera plus …“. Ces devins n’avaient pas vu venir la vague profonde qui se formait, annonçant un retour le retour vers la nature, la recherche d’aventure, la quête de nouveaux territoires et le besoin de liberté.
Du matériel gravel : pourquoi faire ?
On se fait souvent « allumer » par quelques (très peu) lecteurs grincheux et par les passéistes qui, de toute façon, trouveront toujours matière à critiquer. Ceci dit, parfois je leur donne raison, le label gravel à toutes les sauces, comme l’étiquette Made in France, c’est parfois lassant. Par contre, tenir compte des besoins de cette pratique pour offrir plus d’ergonomie et de confort, nous trouvons ça plutôt bien au Bike Café. Sans compter qu’il faut cultiver notre « look » gravel décontracté qui nous démarque des autres pratiques : chacun ses codes.
Comme nous le faisons souvent sur Bike Café, voici une petite sélection de produits pour rouler gravel dont on a parlé, accoudés au comptoir.
Selle Fizik Terra Argo
C’est nouveau ça vient de sortir … Fizik ajoute à sa gamme de selles de vélo les selles Terra Argo X3 et X5 conçues pour la pratique du gravel. Dans la famille des selle “à nez court” de Fizik, la gamme Argo donne la priorité à la stabilité et à une position performance que la marque décline dans plusieurs disciplines cyclistes.
Profil de la selle Selle Fizik Terra Argo
Avec l’introduction de la Terra dans la gamme de selles Argo, Fizik a donné à cette selle un caractère plus aventureux et polyvalent. Tout commence par la surface qui présente un profil ondulé avec un arrière surélevé pour aider les cyclistes à conserver la position lorsqu’ils grimpent assis sur des terrains escarpées et meubles. Le bec sera plus plongeant tombé et la large découpe centrale permettra un appui avant sans pression et un meilleur transfert de puissance.
La selle Fizik Terra Argo X3
Pour mieux filtrer les vibrations liées à la conduite hors route, la coque en carbone offre un plus de flexibilité et de confort. La découpe centrale dispose d’un “garde-boue” ventilé innovant. La technologie Wingflex permet aux bords de la selle de s’adapter au mouvement de l’intérieur de la jambe et la mousse de type 2 de le Terra Argo assure un confort pour les longues sorties.
La Terra Argo est disponible en deux variantes, chacune avec deux largeurs. La Terra Argo X3 utilise des rails de selle Kium légers et creux tandis que les rails X5 sont construits en alliage S ultra-résistant, tous deux configurés selon la configuration en boucle fermée Mobius de fizik pour une stabilité structurelle accrue, une meilleure répartition du poids et un rail plus long pour accueillir un large gamme de géométries de cadre de vélo de gravier.
Les Terra Argo X3 et X5 sont disponibles dès maintenant chez les revendeurs fizik ou en ligne sur www.fizik.com.
Prix : X5 : 89 € – X3 : 129 €
Multi Tools M13 Crank Brothers
Le multi outils M13 de Crank Brothers bénéficie d’un ajout qui est extrêmement utile : un outil d’insertion de mèches pour les pneus tubeless. Crankbrothers nous propose un compagnon de voyage particulièrement intéressant en cas de crevaison avec par ailleurs tous les outils nécessaires. Voilà un outil qu’aurait apprécié Mac Guyver …
La « fourchette » qui introduit la mèche n’est pas rétrécie à la base comme la plupart des autres systèmes. Lors de l’insertion dans le pneu on peut retirer facilement l’outil, sans que la mèche vienne avec. Cet outil perpétue l’héritage d’une conception simple et pragmatique de Crankbrothers qui nous a fait apprécier cette série M.
Le Crankbrothers multitools M13 sur une table du Bike Café
La boîte noire fixée sur l’outil contient 5 mèches. Elle se fixe et se détache facilement, mais ce sera plus pratique de la retirer pour déplier les outils. Le modèle M20 dispose en plus d’un dérive chaîne et dans ce cas vous pourrez mettre un maillon de secours dans la petite boîte noire.
Les outils M13 et M20 sont simples et fonctionnels. Le corps moleté de l’outil est en aluminium dans le pur style industriel, offrant une bonne prise en main pour le serrage. Les différents embouts sont assez longs pour être utilisés dans des espaces restreints sur le vélo. L’outil de 8 millimètres est un peu plus long, pour lui permettre d’atteindre plus facilement les pédales, malgré l’épaisseur des manivelles en carbone que l’on trouve aujourd’hui sur nos vélos de gravel.
Fonctions :
Clé à rayons : 0,1,2
Clés Allen / HEX : 2, 2.5, 3, 4, 5, 6, 8
2 Tournevis (plat et cruciforme)
Torx T-10 T-25
Inserts mèches tubeless
Compartiments pour 5 mèches et 1 maillon de chaîne
Fulcrum propose des solutions spécifiques pour pédaler et voyager à travers les B-road, les routes asphaltées secondaires et peu fréquentées ou dans les sections hors piste, avec des vélos à cintre incurvé et de grosses roues. Le monde du gravel n’est pas simple à définir car chaque cycliste a sa manière de l’interpréter. C’est en pensant à cette polyvalence d’utilisation que Fulcrum a développé la nouvelle Rapid Red 3, fruit d’un savoir-faire approfondi acquis au fil des années dans les deux secteurs.
La nouvelle Rapid Red 3 est un produit extrêmement confortable sur surfaces mixtes, c’est une roue née d’un projet totalement nouveau. Elle est entièrement en aluminium et se caractérise par une jante usinée en CNC d’une largeur interne de 24 mm qui la rend compatible avec les cadres les plus nouveaux offrant des passages de roue généreux.
La célèbre structure 2-Way Fit™ Ready permet d’installer un pneu tubeless (les valves sont incluses) ou une chambre à air, assurant une large compatibilité avec les différents types de pneus sur le marché. Cette polyvalence est également augmentée par la possibilité de choisir entre les formats 700c (à partir d’une largeur de 30 mm) et 650B. En bref, le bon choix entre la taille des roues et le type de pneu peut rendre ce modèle de roue très rapide sur l’asphalte ou imparable sur les chemins de terre les plus exigeants ; en effet, il fait partie des roues de la catégorie ASTM 2.
Fulcrum Rapid Red 3, les moyeux ont été fabriqués en aluminium
Les moyeux ont été fabriqués en aluminium avec le système de cône-cuvette afin de mieux supporter les forces impliquées étant donné l’utilisation hors piste plus intense. Grâce à la bague de réglage, il est possible de précharger le roulement, de cette manière la tolérance axiale peut être ajustée (éliminée), optimisant la fluidité. Ce système est utilisé par Fulcrum dans tous les produits haut de gamme.
Le frein à disque est fixé au moyeu grâce à l’Axial Fixing System™ (AFS™), une innovation qui, grâce à la plus grande contrainte conférée par la surface de butée de la fixation, permet d’acquérir une plus grande rigidité structurelle et donc un freinage plus précis et puissant. Le système est compatible avec la norme center lock.
Fulcrum Rapid Red 3, des détails graphiques réfléchissants donnent un look agressif mais aussi une sécurité supplémentaire
La roue est équipée 24 rayons à tête droite qui sont affinés à 1,6 mm à l’avant et à l’arrière, pour garantir fiabilité et robustesse même lors des sorties les plus longues sur les parcours les plus difficiles. Des détails graphiques réfléchissants donnent un look agressif mais aussi une sécurité supplémentaire dans les longues sorties qui se terminent au coucher du soleil ou voire la nuit.
Les Rapid Red 3 sont disponibles en deux formats : 700C (1710 g), 650B (1640 g), tous deux compatibles avec les transmissions de route et VTT les plus courantes grâce à la compatibilité avec les corps de roue libre HG et XDR.
Prix : conseillé 605 € on les trouve à 499 € chez de nombreux distributeurs
La réputation des leviers Gevenalle est immense, notamment dans le domaine du cyclocross. Elle repose sur une fiabilité à toute épreuve et une ergonomie repensée pour faciliter le changement de vitesse, mais sur les cocottes.
Ces leviers permettent de piloter un dérailleur Shimano VTT 12V : XTR,XT, SLX et Deore Le shifter peut être indexé ou non au choix.
Leviers Gevenalle
Ils sont parfaits pour rendre compatible facilement une transmission Shimano VTT 12V avec un cintre route, à moindre coût. Cela permet ainsi de profiter d’une plage étendue de développements (grand pignon de 46 dents) pour son vélo de gravel. Un sacré plus en bikepacking et pour les longs trips. Le passage de vitesse est à la fois fluide et franc pour une utilisation engagée.
Autre avantage : il est aisé de déplacer la chaîne à la montée ou à la descente sur un grand nombre de pignons en même temps et en un seul geste. Le tirage des câbles des leviers de freins est court, conçu donc pour étriers mécaniques route (patins ou disques).
Pour d’autres options de nombre de vitesses ou de tirage de câbles de freins, vous pouvez consulter Boost Cycles qui distribue ces leviers.
Ce hoodie en mérinos et polyester est une pièce intéressante dans la panoplie du pratiquant gravel ou VTT. C’est un vêtement moderne 3 saisons possédant une grande polyvalence.
Hoodie 7Mesh
Lorsque les conditions deviennent plus froides, le hoodie Callaghan Merino offre un excellent apport de chaleur et permet de rouler au sec grâce à la thermo-régulation de la laine mérinos. Ce hoodie se porte également aisément après le vélo grâce à sa coupe confortable, ses 2 poches frontales et sa capuche.
Hoodie 7Mesh Callaghan
Des bandes polyester élastiques plates finissent le bas du maillot ainsi que les extrémités des manches pour un ajustement et une une tenue parfaits. La poche droite intègre un logement pour le smartphone. La capuche bien ajustée se positionne sous le casque si besoin.
Boost vous conseille de choisir votre taille habituelle si vous souhaitez porter ce hoodie sur le vélo et après le vélo avec possibilités d’avoir plusieurs types de sous-couches. Si vous souhaitez le porter plus ajusté avec uniquement une fine sous-couche, prendre une taille en dessous de votre taille habituelle.
Teravail est vraiment très en verve dans le domaine des pneus de gravel. La marque US propose le Washburn en ciblant la vitesse et l’adhérence. Le Washburn rejoint le Sparwood, le Cannonball et le Rutland dans la gamme gravel de Teravail dans laquelle on peut également mettre le Rampart plus lisse, mais apte à faire du chemin sur terrain sec. Nous avons récemment testé le Cannonball et panifié le Sparwood dans nos sujets à venir sur les gros boudins … Voici avec ce Washburn une nouvelle perspective de test.
Le Teravail Wasburn possède une bande de roulement centrale lisse …
Le Washburn possède une bande de roulement centrale lisse et une première rangée de crampons petits et serrés pour la première accroche en virage pour devenir plus gros et plus espacés ensuite sur les flancs.
Teravail explique sur sa vidéo que cette conception offre de la vitesse sur la terre, le gravier et l’asphalte, une adhérence progressive dans les virages ou sur un terrain meuble.
Le Washburn est disponible dans plusieurs tailles 700c x 38 mm, 700c x 42 mm et 650b x 47 mm, avec 2 versions d’enveloppes une en 60 TPI « Durable » avec un renfort composite en nylon tissé entre le caoutchouc extérieur et l’enveloppe intérieure. Teravail indique que cela protège le pneu contre les déchirures et les abrasions alors que la partie en nylon sous la bande de roulement protège contre les crevaisons.
Le Teravail Wasburn proposé avec 2 versions d’enveloppes.
Pour l’autre version de pneu “léger et souple” il faudra être prêt à renoncer à cette protection contre les crevaisons.
Rapha adopte pour sa nouvelle veste d’hiver résistante et polyvalente, la technologie GORE-TEX INFINIUM™. L’hiver est là et le produit que nous découvrons allie le design et l’ergonomie de Rapha associés à une des technologies la plus aboutie en matière de protection. Cette veste sera particulièrement appréciée lors des sorties hivernales sur route ou en gravel. Ses couleurs s’harmonisent avec la nature et les éléments réfléchissant de sécurité s’intègrent parfaitement au look de ce produit haut de gamme.
Une veste pour l’hiver
La Men’s Winter Jacket de Rapha en Gore-Tex Infinium
La Classic Winter Jacket est conçue pour vous aider à apprécier les mois d’hiver plutôt que d’avoir à les subir. Pour toutes les sorties qui démarrent et se terminent dans des conditions difficiles, cette veste est composée d’un tissu à trois couches GORE-TEX de la gamme INFINIUM™, à la fois résistant au vent et à la pluie, qui allie parfaitement protection contre les éléments, durabilité et solidité à toute épreuve.
Les 3 couleurs de la veste Men’s Winter Jacket
Pensée pour un usage dans les températures les plus froides et intégrée à un système associant plusieurs couches, la veste est coupée pour pouvoir être portée par dessus un maillot ainsi qu’un maillot de première couche. Ses poignets anti-intempéries permettent de faire passer les gants sous les manches pour un maintien hermétique. Un cordon de serrage ajustable à la taille associé à un col relevé aident à emprisonner l’air chaud.
Si la température augmente ou que la cadence s’accélère, les zips placés sur la poitrine permettent de laisser passer plus d’air et servent également de petites poches à essentiels facilement accessibles.
Les poches, ainsi que le brassard, les épaules et les autres poches sont toutes garnies de passepoils réfléchissants servant à améliorer votre visibilité.
Ces poches, ainsi que le brassard, les épaules et les autres poches sont toutes garnies de passepoils réfléchissants servant à améliorer votre visibilité. Deux poches facilement accessibles à l’arrière permettent quant à elles de transporter de quoi tenir sur une sortie où la température flirte avec 0° C.
Mon avis
Cette période de confinement n’est pas propice aux tests sur de longues durées. Lors de courtes sorties, dans le cadre légal, j’ai pu néanmoins me faire un avis sur cette nouvelle veste proposée par Rapha.
Cette veste est le résultat d’une association subtile de la classe des produits Rapha et de la technicité de Gore-Tex. D’emblée, en la déballant, je trouve son aspect prometteur pour les rides hivernaux. L’alliance des deux hémisphères du cerveau (le droite émotionnel et le gauche rationnel) de la création d’équipements pour les cyclistes, est un gage de réussite. À noter un point que j’apprécie beaucoup et qui concerne l’absence de marquage. Je n’aime pas les vêtements qui affichent trop ostensiblement leurs marques. Je ne citerais pas de nom, mais je n’ai pas envie de devenir un panneau publicitaire mobile. La “signature” Rapha est néanmoins évidente avec le graphisme “brassard” qui permet d’identifier cette veste sans qu’il soit nécessaire de coller dessus un gros logo.
La coupe est du type confortable, notamment au niveau des manches
J’ai reçu ma veste de couleur orange taille M : c’est ma taille habituelle chez Rapha. La coupe est du type confortable, notamment au niveau des manches : il va y avoir un peu de prise au vent. L’objectif est de pouvoir glisser 2 couches sous cette ultime protection. Le petit truc super sur ces manche, c’est leur longueur et le montage des poignets qui permet de cacher le haut des gants et éviter ainsi le ruissellement d’eau à l’intérieur.
Deux poches devant très accessibles … J’attrape facilement mon téléphone. Dans la faible lueur du petit matin le dispositif réfléchissant fonctionne bien.
Deux poches cargo sont placées à l’arrière … Elles comportent chacune un petit trou permettant l’évacuation de l’eau qui pourrait ruisseler dedans. Attention elle ne sont pas trop plaquées et relativement peu profondes, méfiez-vous si vous y glisser quelque chose de volumineux. Les deux poches poitrines sont très pratiques, mais je ne saisis pas la double fonction : poche / aération. Ces 2 usages ne sont pas compatibles si vous mettez quelque chose dans une des poches elle ne pourra pas être simultanément aération. Il faudra faire un choix sur leur usage. Perso j’en ai dédié une à mon smartphone qui est protégé dans son logement étanche et rapidement accessible.
Les finitions de cette veste sont au niveau du prix du produit
Les finitions de cette veste sont au niveau du prix du produit. Protection douce aux endroits susceptibles de frotter ; coutures collées, fermeture étanche, cordon de serrage, petits trous d’évacuation d’eau au fond des poches arrières, …
Avec la couleur orange, que j’ai choisie, ma visibilité sur la route est assurée
Avec la couleur orange, que j’ai choisie, ma visibilité sur la route est assurée. De nuit la veste brille de tous ses feux dans les phares des voitures. L’intégration des éléments réfléchissants est, je trouve, esthétiquement réussie.
Mon avis …
J’ai aimé
Design / couleur
Efficacité de la veste contre le froid
Apport de sécurité
Les détails de finition
J’ai moins aimé
La coupe un peu ample
Les poches arrières qui auraient être plus profondes. 18 cm contre 20 à mon ancienne veste Rapha (2015).
Le prix, mais on a affaire à un produit de qualité doté de la fibre Gore-Tex Infinium
Au chaud en terrasse pour le café matinal …
Caractéristiques
Tissu technique GORE-TEX INFINIUM™
Tissu stretch confortable, imperméable et coupe-vent.
2 Zips sur la poitrine permettant de s’aérer facilement et de ranger quelques essentiels
Poignets anti-intempéries hautement extensibles formant une fermeture hermétique par-dessus les gants
Taille ajustable et col relevé pour emprisonner la chaleur
Deux poches arrière facilement accessibles même avec des mains gantées
Garnitures réfléchissantes pour accroître la visibilité par faible luminosité
Je vous propose de découvrir une marque de textile cycle française : Seegg Apparel. Basée à Tarbes, cette marque récente propose une gamme restreinte mais très originale. La dernière collection LUNAR en est le parfait exemple : un design osé et assumé qui différencie au premier coup d’œil ces produits avec le reste de la production mondiale. Pour ma part, j’ai pu faire un essai d’un maillot avant que les températures ne chutent trop dans ma région, après avoir reçu dans un très beau packaging maillot et chaussettes.
Le colis SEEGG Apparel
De coupe très fit, et sur ce point comparable à de célèbres marque italiennes, le maillot à manches longues LUNAR bordeaux que j’ai reçu s’est montré très agréable au touché et à porter. Fabriqué en Europe, Le tissu, composé de 90% polyester et de 10% élasthanne, est certifié Oeko-Tex.
Le maillot SEEGG Lunar
Le col, très bas dans sa partie frontale, favorise la ventilation durant l’effort, alors que la partie arrière favorise la chaleur pour ce maillot qui se veut demi-saison.
Le col très bas du maillot Lunar
Les manches, volontairement courtes pour ne pas entraver les éventuelles montres connectées, sont sérigraphiées Seegg Apparel, tout comme les épaules.
Manches longues
Les poches arrière se sont montrées pratiques avec un bon maintient des choses parfois lourdes que l’on y entrepose, comme un smartphone. Rien de révolutionnaire, mais c’est un bon point à souligner, tout comme le bandeau réfléchissant en dessous de la poche centrale.
Utilisant la technologie des billes de verre, voici ce que dit le fabriquant lui-même à ce sujet : « Les réfléchissants Seegg apparel ont été mis au point à la suite de plusieurs heures de tests et des centaines de lavages intensifs. Ils sont certifiés pour durer dans le temps et placés à des endroits stratégiques pour une plus grande visibilité, assurant ainsi votre sécurité pendant votre sortie ».
« Nos logos sont fabriqués avec des feuilles rétro-réfléchissantes qui utilisent de minuscules billes de verre pour réfléchir la lumière. Ces sphères microscopiques, fabriquées en verre de qualité optique, sont recouvertes d’un côté aluminium et collées au tissu pour créer une surface réfléchissante. Le processus permet à la lumière de revenir directement vers sa source. Quel que soit l’angle sous lequel la lumière frappe nos logos, le cycliste est éclairé et vu à plusieurs dizaines de mètres ».
Poches arrieères et réflecteur
Comme sur beaucoup de produits hauts de gamme, on retrouve le fameux zip japonais YKK, gage de fluidité et de fiabilité, et permet d’ajuster au mieux la ventilation durant l’effort. Dans les ascensions où la vitesse ne favorise pas ce point, l’évacuation de la transpiration semble se montrer à la hauteur des attentes. Également testées plusieurs fois, les chaussettes sont finalement bien plus classiques que les maillots, même s’il est à souligner qu’elles sèchent très vite, que ce soit pour la transpiration ou la pluie, et sont proposées aux prix plutôt concurrentiel de 16 €.
Le Zipp YKK
Voici donc une marque qui a fait le choix de proposer un design original, tranchant avec les habituels coloris du secteur. Que l’on n’aime ou que l’on déteste, on ne peut qu’encourager cette initiative heureuse qui nous éloigne du look traditionnel des pelotons. On ne va pas s’en plaindre, surtout quand c’est une marque française de taille artisanale.
Spécifications techniques du maillot LUNAR :
Tissus certifiés OEKO-TEX
Fabriqué en Europe
Réfléchissants haute visibilité
Coupe aérodynamique
Poches rehaussées et extensibles
Manches raccourcies
Zip YKK
Bande silicone en bas du maillot
Col extensible
Composition : 90% polyester, 10% élasthanne
Prix public : 139,00 €
Spécifications techniques des chaussettes Pro Réflective
Tissus certifiés OEKO-TEX
Logo réfléchissant à l’arrière
Fabriquées en Europe
Chaussettes haute (15 cm au-dessus de la cheville)
Le Teravail Cannonball est le vétéran de la marque américaine Teravail en ce qui concerne le gravel. En première ligne de toutes les batailles, il est censé filer comme une balle… Face à cette déclaration, notre sang n’a fait qu’un tour et nous sommes partis immédiatement en campagne manœuvrer ce tirailleur sur nos champs de gravel préférés. À l’attaque sur les graviers bien sûr, mais aussi sur herbe, terre et route, voici nos premières impressions après ce baptême du feu.
“Coarse Gravel” (gros gravier en anglais), l’état d’esprit belliqueux est annoncé d’entrée – photo Dan de Rosilles
Sur l’emballage, Teravail annonce la couleur : “Coarse gravel” (entendez : gros graviers), le pneu doit être prévu pour du gravel très engagé… Le test, nous le verrons bientôt, révèle des qualités bien plus complexes et subtiles.
Le profil du pneu, en chevrons centraux en lamelles très marquées et avec des crampons latéraux plutôt bas mais agressifs, rappelle celui des traditionnels pneus de cyclocross pour terrains secs ; la section de 42 mm par contre, le place clairement au centre de la grande famille des pneus de gravel.
Sur la balance, le Cannonball affiche un chiffre rond, qui le place pile dans la norme – photo Dan de Rosilles
À 500 g tout rond, le Cannonball est forcément plus lourd que son cousin le Teravail Rampart beaucoup moins cramponné (460 g), rend 10 g à son concurrent direct le Touareg de chez Hutchinson (490 g) et 20 g au Pirelli Cinturato Gravel H que nous avions testé il y a quelques mois. Bien sûr, il écrase de son poids un pneu ultralight typé course comme le Challenge Grinder Race (375 g), mais dans l’idée d’un pneu polyvalent, équilibré entre performance et solidité, il se situe dans une fourchette tout à fait conforme au panel proposé dans cette section de pneus par les autres fabricants.
Au montage, on vérifie bien sûr le sens de rotation qui, sans surprise, correspond à celui des chevrons – photo Dan de Rosilles
Avant montage, on vérifie bien sûr le sens de rotation, qui correspond, comme dans une très grande majorité des cas, au sens donné par les chevrons. Mais il faut toujours se méfier, on se souvient de l’étonnante exception représentée par les fameux Mavic Allroad dont les chevrons se montent à l’envers.
Le Teravail Cannonbal est fabriqué à Taïwan , l’île des vélos – photo Dan de Rosilles
Fabriqué à Taïwan, l’île asiatique où naît l’immense majorité des vélos produits dans le monde (Giant, Merida…), le Teravail Cannonbal ne déroge pas aux canons esthétiques en vigueur, avec ses flancs beiges-bruns qui lui donnent une silhouette élégante. J’avoue à ma grande honte que je suis un peu ringard : Personnellement, je préfère les pneus uniformément noirs, mais c’est très intéressant de voir à quel point un vélo que l’on connaît bien (son propre vélo en l’occurrence) peut changer d’aspect et de caractère par le simple fait de la couleur des flancs des pneus… J’aurais tendance à dire que les pneus noirs donnent un look plus agressif, et les “tan walls” plus de douceur… Chacun jugera.
Les “tan walls” (flancs bruns) ont un effet indéniable sur l’aspect général du vélo – photo Dan de Rosilles
Au montage, les pneus claquent aussi facilement que la porte de ma cuisine un jour de grand mistral. Sur mes jantes de 23 mm de large, ils chaussent petit, affichant 41mm, mais cette différence infime avec la valeur annoncée pourrait bien disparaître après quelques heures d’usage.
Le pneu chausse petit, mais de très peu – photo Dan de Rosilles
Pour le préventif, mon choix se porte sur le fameux Protect’Air Max d’Hutchinson, qui propose un ingénieux dispositif situé dans le bouchon du flacon : Une valve intégrée, qui facilite la mise en œuvre et un transfert du préventif dans le pneu sans la moindre perte de liquide.
Le flacon du préventif Protect’Air Max d’Hutchinson cache dans son bouchon une ingénieuse valve, bien pratique à l’usage – photos Dan de Rosilles
Me voilà affublé d’une paire de Cannonball, il n’y a plus qu’à partir virilement à l’attaque des chemins de gravel. Dans les Alpilles toutes proches, je trace un circuit qui alterne chemins blancs, chemins agricoles, petites routes plus ou moins bien asphaltées, DFCI pentus et agressifs, bref, la panoplie complète des terrains de gravel nécessaires pour réaliser un bon test de pneus.
Avec sa bande centrale en chevrons très rapprochés, le Cannonbal se révèle d’entrée extrêmement rapide sur route – photo Dan de Rosilles
Lors de mon approche des Alpilles, le parcours sur route “classique” révèle d’emblée une caractéristique intéressante du pneu. Son profil en chevron très rapprochés sur la bande de roulement offre un excellent rendement sur route. À près de 40km/h, la photo ci-dessus montre parfaitement l’effet “bande de roulement continue” que confère le profil à ce pneu lorsqu’on prend de la vitesse.
L’excellent rendement du pneu se confirme sur toutes surfaces, dont l’herbe qui est pourtant en général assez ingrate à rouler – photo Anne Fontanesi
Cette sensation se confirme par la suite sur toutes les surfaces rencontrées, même sur l’herbe inégale des chemins agricoles, au rendement pourtant assez ingrat. La partie centrale du pneu fait merveille, relances, vitesse de pointe et maintient de la vitesse sont des données sur lesquelles ce pneu est définitivement très performant.
Me voici sur les DFCI, avec leurs surfaces cabossées et leurs cailloux pointus – photo Anne de Rosilles
Arrivé dans “la colline”, je persévère dans mes pointes de vitesse, même si dans les DFCI les conditions sont nettement moins confortables. Il y a de la pente, des virages, des sols inégaux avec du gravier et des cailloux parfois très pointus. Je remarque sur ce terrain une autre caractéristique très intéressante de ce pneu, complémentaire de la première : Ce pneu est confortable même légèrement surgonflé.
Même avec un gonflage “maximum”, les Cannonball sont surprenants de confort – photo Anne Fontanesi
En effet, pour profiter pleinement de sa pointe de vitesse, j’ai volontairement “surgonflé” le pneu au départ de la maison. En fait, j’ai gonflé à 2,2 bars, pour une section de pneus pour laquelle généralement je suis plutôt aux alentours de 1,9 bars. Or, c’est étrange, mais ce surgonflage ne me dérange pas dans les passage un peu plus techniques, le pneu propose ici une sorte de moelleux à laquelle je ne m’attendais pas. Cette double caractéristique vitesse/confort est donc très intéressante.
Les raidards de la Piste des Lombards vont me permettre de tester les caractéristiques de traction du Cannonball – photo Anne Fontanesi
Mais si le pneu file bien à plat et en descente sur toute sorte de terrains, qu’en est-il de la traction ? Je choisis les sévères pentes de la crête des Lombards, qui surplombe Maussane et les Baux de Provence pour me faire une idée. Là aussi, le pneu répond présent, j’arrive même à donner quelques tours de pédales en danseuse sur des passages bien raides sans que la roue arrière ne dérape.
L’accroche en virage et la précision des trajectoire sont excellents, autant que mes piètres capacités de pilote m’ont permis d’en juger – photo Anne de Rosilles
Reste à tester l’accroche en virage et la précision des trajectoires… je suis un bien piètre pilote et ce n’est pas la partie du test la plus simple pour moi. Mais malgré mes faibles capacités, le pneu se révèle sécurisant et fiable dans les virages les plus gravillonnés. Visiblement, les crampons latéraux remplissent parfaitement leur mission.
Je n’ai pas pu tester le pneu dans les conditions les plus humides et/ou extrêmes, mais j’ai quand même donné de ma personne – photo Anne Fontanesi
Bien sûr, ce test rapide ne m’a pas permis de tester absolument tous les terrains possibles. Il fait très sec, et restera donc en suspend les performances de ce pneu dans la boue, sur les surfaces lisses et mouillées… Mais mon instinct me dit qu’on ne devrait pas avoir trop de mauvaises surprises dans ces conditions, sans égaler toutefois un pneu spécifiquement conçu pour les conditions hivernales ; comme à chaque fois, il est bon de rappeler que le pneu absolu n’existe pas.
Ce petit livre est resté dans une pile de mon bureau un peu trop longtemps. Et pourtant la gentille dédicace de Foucauld aurait dû m’inciter à le lire plus rapidement : “Pour Patrick de Bike Café. Ce récit qui démarre au pays de l’espresso, traverse celui du petit noir et termine dans celui du contado … ” Elle était parfaite, pour consommer encore fumant, ce breuvage littéraire dans notre Café virtuel. Je répare cet oubli et je confesse ma faute, dans le confessionnal de toutes ces chapelles cyclistes.
En cette période de confinement 2 je rattrape mon retard et je prends la roue des 2 compères sur les 10 étapes qui les conduiront de la Modonna del Ghisallo à la Nuestra Señora de Dorleta au Pays basque espagnol. On ne peut pas s’empêcher de faire un parallèle avec ce que vivent les marcheurs sur les sentiers de Compostelle. Effort physique et spiritualité, comme si cet engagement du corps aidait à élever l’âme.
Lecture vélo D’une chapelle l’autre
Le thème dans un voyage à vélo a son importance. Il donne un but et une certaine valeur à la trace. Le vélo, sorte de site de rencontre, ouvre les portes, délie les langues des personnes rencontrées. Ce récit en témoigne, prouvant qu’il est le moyen idéal pour découvrir des paysages, rencontrer des gens et laisser l’esprit s’élever plus haut que le simple D+ du parcours.
Merci Foucaud et Bertrand de m’avoir déconfiné la tête. Dommage que le portfolio ne soit pas mieux mis en valeur dans cet ouvrage où le contenu prend largement le dessus sur la forme.
Il est des pèlerinages d’inspiration divine quand d’autres procèdent des passions terrestres. Ainsi, lorsque le chrétien chemine vers Compostelle, le fidèle de la petite reine grimpe l’Izoard animé d’une ferveur similaire ; mais que l’on croit en Dieu ou en ce diable de Fausto Coppi, c’est dans le sillage d’un plus grand que soi que l’on se met en route. En Europe, trois chapelles réconcilient cyclisme et spiritualité : la Madonna del Ghisallo sur les rives du lac de Côme, Notre-Dame-des-Cyclistes dans les Landes et Nuestra Señora de Dorleta au Pays basque côté espagnol. Nous les avons reliées à l’aide de « l’instrument le plus naturel qui ait été consenti à l’homme pour prolonger l’efficacité de son geste », comme l’écrivait Antoine Blondin.
À propos des auteurs
Bertrand Trichet est photographe et son binôme d’écriture, Foucaud Duchange, est concepteur-rédacteur dans la pub.
Le compteur GPS STAGES M50 dispose d'un écran de 2,25 pouces
Très présent dans le peloton professionnel, notamment sur les guidons du team UAE Emirates, STAGES propose une vaste gamme d’équipements dédiés à la mesure de données. La firme américaine, établie dans le Colorado, propose entre autres une grande panoplie de capteurs de puissances, une gamme d’impressionnants vélos d’intérieurs connectés, et enfin des compteurs GPS. C’est un de ses derniers que je vous propose de découvrir aujourd’hui : le M50, que j’ai pu tester ces derniers mois sur deux vélos différents.
Stages utilisés par l’équipe UAE Emirates
Sur les trois modèles de la gamme, le M50 est positionné entre le minimaliste L10, exclusivement dédié à l’extraction de données de vos entrainements, et le L50, porte drapeau de la gamme qui est aussi le plus volumineux et le plus lourd.
Le Compteur GPS STAGES M50
Au déballage, le M50 est accompagné d’un collier de serrage avant en aluminium qui peut s’adapter sur tous les cintres de diamètres 31.8mm, d’un cordon qui permet de sécuriser le M50 sur son support, d’une clé pour le montage de ce dernier, d’un câble USB et enfin d’une documentation. Au choix, le M50 peut se monter en mode « portrait », ou « paysage ».
Le compteur GPS STAGES M50 monté en mode portrait
Selon vos objectifs (et vos moyens financiers) vous pouvez appairer un ou plusieurs capteurs qui viendront compléter les informations de l’écran de 2,25 pouces. Ce format d’écran n’est pas très grand, mais finalement on s’y adapte vite.
Les différents capteurs communiquent avec le M50 via les protocoles ANT+ et Bluetooth Smart. J’ai pu tester les capteurs de vitesse et de cadence. Le capteur de vitesse permet d’avoir plus de précision mais c’est surtout dans les phases d’accélérations que l’on observe cette précision accrue. En vitesse de croisière, la différence est minime. Je ne m’étendrais pas plus sur ces capteurs, si ce n’est qu’ils sont extrêmement légers : 8 grammes.
Le format compact du M50 permet de l’adapter facilement dans un montage, même étroit comme ici sur ce cintre Ride Farr Aero GRVL.
Le compteur GPS STAGES M50 dispose d’un écran de 2,25 pouces
Le M50 n’utilise pas de technologie tactile. Tout passe par les quatre boutons (et un de plus sur le côté pour allumer et éteindre le terminal). L’ensemble est bien fini et respire la qualité de fabrication, à commencer par les boutons sous épaisses protections plastiques qui nécessite une forte pression pour les activer. Peut-être un peu trop selon les conditions : par temps froid et avec des gants, j’ai parfois dû m’y prendre à deux fois.
Pas d’écran tactile mais des boutons sur le compteur GPS STAGES M50
Logiquement étanche à la norme IPX7, le M50 est totalement insensible aux averses, mêmes très fortes que j’ai subi durant ce mois de septembre décidément bien humide en Lorraine … Le catalogue constructeur propose plusieurs socles de fixation possible, mais celui fournit dans le pack initial, de bonne facture, est déjà adapté à la plupart de nos cintres.
Le menu est clair et concis. L’approche est pragmatique, presque minimaliste : le nécessaire et rien que le nécessaire en affichage. Un affichage fractionnable que vous pouvez paramétrer soit via le logiciel PC ou via l’application smartphone qui communique en Bluetooth avec le M50. La structure des différents menus n’est pas des plus ergonomiques mais c’est relativement clair et plutôt bien traduit en français. Une remarque valable pour le manuel, très complet et lui aussi bien traduit.
Après quelques courtes sorties, j’ai chargé une trace GPX en la collant directement dans le dossier indiqué (M50 directement relié au PC via le câble USB fourni). Une trace sur routes secondaire d’environ 155 km, encore inconnu pour moi, idéal pour évaluer ce M50 en mode guidage. En couleurs, la cartographie (gratuite, issue du projet collaboratif OpenStreetMap) est elle aussi plutôt minimaliste, mais au demeurant très complète et surtout parfaitement fonctionnelle : c’est clair, et visible quel que soit les conditions d’ensoleillement. La courbe de dénivelé est très précise, ce qui est plutôt pratique pour gérer son effort.
Carto et profil du dénivelé très précis sur le compteur GPS STAGES M50
Les zones urbaines sont très bien restituées et permettent de se repérer facilement. Certains points d’intérêts pour les cyclistes (voies vertes, points accueil vélo …) sont mentionnés sur la cartographie.
Compteur GPS STAGES M50 en zone urbaine
J’ai trouvé le guidage sur la trace et l’actualisation de la position GPS très réactif et précis. L’autonomie annoncée de 12,5 heures semble bien réelle puisqu’après 6h45 de guidage, il me restait encore 42% de batterie. La nuit, ce minimaliste est finalement appréciable et s’adapte automatique à la luminosité, pour le bonheur de nos yeux et de la batterie.
Le Compteur GPS STAGES M50 de nuit
Le logiciel sur PC (Stages Link) permet d’exploiter une énormité de données extraites du compteur et de ses capteurs associés. À cela des programmes d’entrainements sont possibles et générés par le logiciel, en fonction du calendrier intégré, que vous aurez préalablement renseigné. Clairement orienté sur la performance, ce logiciel est particulièrement complet, avec notamment un profil « coach » pour gérer plusieurs athlètes. On comprend mieux l’intérêt du peloton professionnel pour la marque STAGES.
Stages Link à partir du compteur GPS STAGES M50
L’application smartphone est évidemment moins complète mais permet de consulter et de renseigner les données du M50 de façon là aussi très précise. Notez qu’il existe un choix « gravier » dans le type d’activité …
L’appli Stages sur Smartphone
En résumé et pour conclure, on est ici en présence d’un produit de très bonne qualité axé principalement sur l’exploitations des données dans des buts d’entraînements. Si le guidage et la précision du GPS sont de haut niveau, l’ergonomie est peu ludique, voire austère, ne prédestine pas le M50 au pratiquant occasionnel ou au baroudeur que nous sommes souvent. Mais si vous aimez l’esprit « Big Data » et souhaitez exploiter au mieux votre capteur de puissance, alors oui, n’hésitez pas à considérer sérieusement Stages Cycling qui sera un partenaire d’entraînement de haut niveau (et exigeant) pour vos futurs objectifs sportifs.
Le compteur GPS STAGES M50 sur une-piste en Lorraine
Caractéristiques
Taille de l’écran : 2.25″ (58mm) mesurée en diagonale
Dimensions hors tout : 51mm de large x 78mm de haut x 24mm de profondeur (portrait)
Poids : 94 grammes
Réseau satellitaire : GPS et QZSS avec connexion rapide SBAS (WAAS, EGNOS, MSAS et GAGAN)
Supports : En aluminium léger (22 grammes), profil bas de 31,8 mm à l’avant, support de barre avant inclus ; autres disponibles comme accessoires
Batterie : Rechargeable LiPO (USB)
Durée de vie de la pile : Jusqu’à 12,5 heures de fonctionnement en temps réel avec rétroéclairage à 30 % de luminosité de l’écran
Étanchéité à l’eau : IPX7
Compatibilité : iOS 9.3 incluant iPhone 4S et plus récent ; Android 6.0+ (Bluetooth Smart)
Compatibilité de fichiers : .FIT, .GPX, .TCX
Intervalle d’enregistrement : En direct
Alertes : audio et vidéo, sélectionnables par l’utilisateur
Transfert de données : USB et Bluetooth
Capteurs : ANT+ et Bluetooth Capteur de vitesse/cadence, HR sensor
Personnalisation : Sur l’unité, l’application Link ou le site Web Link
Nous y voilà, c’est reparti pour quatre semaines de confinement, renouvelables jusqu’à fin avril. Et si nous profitions de ces cinq mois pour faire du vélo ? Certes, il nous faudra envisager notre pratique favorite sous un nouvel angle et oublier pour un bon bout de temps les sacro-saintes sorties de club du dimanche avec les copains, puisque seule la pratique solitaire est autorisée. Mais c’est justement une formidable opportunité de changer nos habitudes et de vivre de nouvelles expériences cyclistes.
Et si la contrainte stimulait notre imagination ? Et si, face à la difficulté, nous en profitions pour renforcer notre mental et affûter notre physique ? Quand l’hiver sera passé, que la chaleur reviendra et que le virus sera cuit, nous pourrons alors porter de fières attaques en tête du peloton des copains pendant les susdites sorties dominicales … Dans cette optique, Bike Café vous offre gracieusement dix conseils pour profiter pleinement, à vélo, de ce merveilleux confinement.
Le confinement est un sentiment subjectif – photo Anne Fontanesi
1 – Fuyez le home trainer
Le Professeur Didier Raoult est formel, le home trainer nuit à votre santé et à celle de votre entourage. Les vibrations constantes et prolongées induites par le roue à bain d’huile génèrent du stress, même pour les voisins d’en dessous. L’utilisation répétée et prolongée d’un home trainer, surtout si elle est associée à une application de cyclisme en salle, provoque des troubles de l’érection et des risques de crises épileptiques.
Si vous possédez un home trainer, n’hésitez pas à en faire don à un cousin éloigné en mauvaise santé que vous détestez, ça l’achèvera. Si malheureusement vous n’avez pas de cousin et ne détestez personne, vous pourrez facilement transformer ce maudit home trainer en support de barbecue ou en ballast pour le parasol de la terrasse, c’est tout de même plus écologique que de le balancer aux encombrants.
Un home trainer d’entrée de gamme judicieusement valorisé en barbecue – photo Dan de Rosilles
2 – Délimitez votre espace de liberté
Dans sa grande mansuétude, le décret en vigueur nous accorde un terrain de jeu d’un kilomètre de rayon pour la pratique sportive. Afin d’en connaître parfaitement les limites, voici une méthode infaillible en trois étapes simples pour tracer le cercle du bonheur :
a) Sur GoogleMaps, pointez l’adresse de votre domicile (ou de votre lieu de travail puisque le nouveau décret le permet) pour en obtenir les coordonnées polaires (latitude, longitude). Sur l’illustration ci-dessous pour exemple, nous avons choisi le siège de la Fédération Française de Cyclisme.
b) Sur KML Circle Generator, entrez les coordonnées polaires (attention, n’utilisez pas la virgule mais le point pour séparer les décimales) pour obtenir une trace d’un kilomètre de rayon et la télécharger.
c) – Sur Openrunner, créez un nouveau parcours avec le fichier KML obtenu, vous pourrez ainsi visualiser vos limites sur la carte de votre quartier, puis exporter ce cercle en GPX pour votre GPS.
Une méthode simple pour tracer le “cercle du bonheur” – captures d’écran web
3 – Découvrez de nouvelles voies
Un territoire circulaire d’un kilomètre de rayon c’est peu, je vous l’accorde, raison de plus pour en exploiter les moindres possibilités. Profitez de vos premières sorties pour explorer, chercher, tous les sens en affût et avec l’aide de votre GPS, la moindre opportunité pour y faire rouler vos pneumatiques.
En vélo, les impasses n’en sont pas toujours, les zones urbaines limitées à 30 km/h regorgent de double sens cyclables. Dans les espaces verts, au bord des canaux, vous repèrerez sans faille ces “lignes de désir”, tracées par le passage incessant des usagers, lignes de désir qui pourront constituer tout ou partie de vos futurs parcours de gravel urbain. Pensez aussi qu’un rond-point, abandonné le week-end par les automobilistes confinés, peut devenir votre mini-vélodrome personnel … Ces repérages doivent aussi vous permettre d’identifier les dangers potentiels, virages sans visibilité, nids-de-poule, surfaces glissantes, boueuses, gravillons, éclats de verre… Mieux vous connaitrez votre territoire dans ses moindres détails plus vous pourrez vous y régaler, en toute sécurité.
En cherchant bien, on trouve près de chez soi des trésors de parcours – photo Anne Fontanesi
4 – Variez les parcours, évitez la routine
Le vélo est une pratique créative et ludique ! On a tous déjà croisé des cyclistes renfrognés – ceux-là même qui ne répondent jamais à notre salut – le regard absent, la tête rentrée dans les épaules, qui ne se mettent jamais en danseuse et empruntent toujours les mêmes parcours.
En période de confinement, les sources de stress et d’ennuis étant démultipliées, il est vital de se faire plaisir et de se surprendre soi-même. Aussi, n’hésitez pas par exemple à varier les horaires de votre sortie quotidienne, à ne pas y aller lorsque vous n’avez pas envie, à sortir même s’il neige ou qu’un fort mistral s’est levé, à chanter à tue-tête “88%” de Philippe Katerine en pédalant comme un dératé, à vous déguiser… sinon, 140 jours, ça va être long, non ?
C’est incroyable le nombre de variantes qu’on peut rouler dans le cercle d’1km – captures d’écran Openrunner
5 – Alternez les pratiques, changez de vélo
Rappelez-vous : c’était le jeudi 19 mars 2020, lors du premier confinement, la Fédération Française de Cyclisme déclarait dans un communiqué que “ces conditions de proximité et de temps court sont antinomiques avec les notions d’entraînement du sport cycliste basées sur des notions de distance et de temps long. Toute pratique du sport cycliste, même individuelle, doit donc être momentanément proscrite“.
On en rigole encore. Dire que cette fédération est aussi celle du cyclocross, du BMX, du VTT de descente, du cyclisme sur piste… autant de disciplines sportives qui se pratiquent sur des zones bien plus réduites que des cercles d’un kilomètre de rayon, et des durées bien inférieures à une heure… Si la FFC a malheureusement oublié toute la richesse et la diversité des disciplines cyclistes qu’elle est censée représenter, nous n’en ferons pas de même, et saurons tirer profit de la bonne quinzaine de vélos qui piaffent d’impatience au garage. Hop, le Sunn Revolt de 1996 sera parfait pour une bonne partie de saute-trottoirs. Bim, le BMC Time Machine nous permettra de battre le record de distance en une heure départ lancé. Crac, le pignon fixe nous permettra de travailler les trajectoires en virage. En toute prudence et en respectant le code de la route, bien entendu.
Le vélo permet une grande diversité de pratiques ; profitons-en ! – photos Dan de Rosilles
6 – Lancez-vous des défis
Maîtrisez-vous le track-standing ? Connaissez-vous le bunny-jump ? Combien de fois pourrez vous gravir cette côte en une heure ? Combien de sorties d’une heure vous faudra-t-il pour parcourir 200 km, ou pour gravir l’équivalent de l’altitude du Ventoux ? Toujours en étant prudent et en respectant le code de la route, se lancer des défis personnels mettra un peu de piment dans la sauce de ce morose confinement.
Lancez-vous des défis, remettez-vous en cause, tout est bon pour garder le moral et la motivation – photo Dan de Rosilles
7 – Adaptez votre alimentation
L’un des principaux avantages du cyclisme, c’est que c’est un sport tellement énergivore qu’on peut bouffer comme quatre et boire comme un trou tout en gardant la ligne. Avec la diminution soudaine d’activité liée au confinement, il faudra adapter ses habitudes alimentaires, au risque de prendre du poids. Bien sûr, chacun est spécifique en terme de physionomie et de goûts alimentaires, mais on peut tout de même déterminer certaines généralités qui devraient convenir à tous : privilégiez les IPA artisanales, comme celles de la micro-brasserie arlésienne Arlatina par exemple ; c’est plus sain et moins calorique que la Guiness. Évitez les confitures au petit-déjeuner et globalement tout ce qui contient du sucre. Par exemple, consommez sans modération la tête de veau sans les pommes de terre, les rillettes sans le pain et les lardons sans les tagliatelles, la sensation de satiété interviendra plus vite.
Les bières IPA de la micro-brasserie arlésienne Arlatina contiennent très peu de sucres résiduels – capture d’écran site Arlatina
8 – Peaufinez votre physique
À force de rouler, rouler, rouler tous les jours de l’année, on en oublie certains muscles qui ne travaillent jamais, et qui sont pourtant essentiels en compléments de ceux que l’on fait travailler de façon préférentielle. Les réactiver rééquilibrera votre physique et améliorera vos performances sur le vélo.
Renforcement abdominal sur le tapis, saut à la corde pour le cardio, exercices de proprioception pieds-nus sur un plateau d’équilibre vous assurerons souplesse, légèreté, endurance pour votre premier gran fondo en mai 2021.
Georges Duménil, bien que coincé sur son balcon, était très affûté en 1919 – via le compte Twitter de David Guénel (@david_guenel)
9 – Faites vos déplacements dérogatoires en vélo
En application des mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, il est plus économique, écologique et prophylactique de se déplacer en vélo.
Bien sûr, pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle, si vous êtes maçon ou carreleur, il vaut mieux posséder un vélo cargo. Mais pour les achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées, rien ne vous empêche d’aller acheter du Livarot en gravel directement à la fromagerie, même si vous habitez Lisieux.
Il n’y a non plus aucune limite de distance ou de temps pour les consultations médicales, examens et soins ne pouvant être ni assurés à distance ni différés ou l’achat de médicaments. Pour ce qui est de vous rendre dans un service public, prévoyez un bon antivol car l’attente risque d’être longue. Enfin, vous pourrez vous déplacer aussi en vélo pour aller chercher les enfants à l’école et à l’occasion de leurs activités périscolaires, en tout cas tant que l’école est maintenue, ce qui ne devrait pas durer.
En vélo, on peut répondre à tous les cas dérogatoires, absolument tous – photos Dan de Rosilles
10 – Pratiquez le vélotaf
Certains privilégiés auront la chance, dans les semaines à venir, d’échapper au télétravail. Ces heureux élus pourront donc, matin et soir, braver le froid et l’obscurité pour emprunter les coronapistes et augmenter drastiquement leur total hebdomadaire de kilomètres. Emmanuel Macron par exemple, qui peut résider (s’il le souhaite) au Pavillon de la Lanterne à Versailles et qui travaille (la plupart du temps) au Palais de l’Élysée, pourrait ainsi parcourir matin et soir 21,3 km et 202 m de D+, ce qui représente quand même 213 km et 1010 m de D+ par semaine, voire plus, car rien ne dit qu’il ne travaille que 5 jours hebdo, crise du COVID oblige. De quoi se faire un beau profil de cycliste dur Strava pendant ce confinement, n’est-ce-pas Monsieur le Président ?
Du Pavillon de la Lanterne au Palais de l’Élysée, Emmanuel Macron peut profiter d’un parcours de vélotaf bien sympa – capture d’écran Openrunner
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