La nouvelle ligne Adapt de Santini est une collection multi-saisons, qui dessine pour nous les routes d’automne. Elle propose des vêtements cyclistes polyvalents, qui conviennent à de nombreuse conditions météorologiques. Elle est le fruit d’une collaboration étroite entre Santini et Polartec, et cette gamme est idéale pour rouler l’automne, et par temps changeant. Adapt, comme son nom le laisse supposer, s’appuiera sur les propriétés de thermorégulation et au confort que procurent les tissus techniques utilisés.
Expérience et technicité
La ligne de vêtements Adapt allie l’expérience de Santini dans la conception de vêtements de cyclisme techniques depuis des décennies, aux technologies textiles de Polartec. La gamme Santini comprend le maillot cycliste Adapt, disponible en manches longues et courtes, les pantalons longs Adapt, les cuissards Adapt, les leg warmers Vega Multi et la sous-couche Grido.
Santini Adapt Long Pants
Les pantalons longs Adapt de Santini s’adaptent aux conditions météorologiques changeantes à la mi-saison : ils peuvent être utilisés en automne et au printemps ainsi que par temps doux en hiver. Parfait pour les situations où les températures peuvent varier.
La nouvelle ligne Adapt de Santini
Le pantalon Adapt a été créé en collaboration avec Polartec en utilisant le tissu Polartec® Power Wool™. Offrant une compression bidirectionnelle extensible, la construction en tricot bi-composant de ce tissu combine le meilleur des fibres naturelles et synthétiques. La couche intérieure en laine mérinos offre des propriétés douces et anti-odeurs tandis que la couche extérieure est faite d’une fibre synthétique très durable.
Polartec® Power Wool™ régule la température corporelle : lorsque le corps se réchauffe pendant l’exercice physique, le tissu permet au corps de respirer et lorsque la température extérieure baisse, il aide à garder le corps au chaud.
Le pantalon long Adapt est disponible en noir avec un logo Santini sur toute la zone du mollet gauche, utilisant un matériau irisé et réfléchissant pour la sécurité du cycliste. Le pantalon est doté d’une peau de chamois C3 conçue par Santini avec un protège-aine et une surface 3D ergonomique de différentes épaisseurs. Les inserts en gel, positionnés dans la zone de l’os de la hanche, absorbent les vibrations lorsque la peau de chamois est sollicitée. L’insert en microfibre C3, qui se trouve à côté de la peau, est doux, respirant et antimicrobien.
Prix public conseillé : 229,00 €
Santini Adapt Bib-Shorts
Cuissard conçu pour l’automne et les jours de pluie légère : le cuissard Santini Adapt utilise le tissu Polartec® Power Wool® au niveau de l’arrière des épaules, qui combine la laine mérinos, la reine des fibres naturelles, avec des fibres synthétiques.
La nouvelle ligne Adapt de Santini
Ce tissu régule la température corporelle et garantie une respirabilité maximale. Le cuissard Adapt a un logo Santini irisé au bas de la jambe et une bande de silicone de couleur contrastante qui maintient le vêtement en place. Une peau de chamois GITevo avec insert en gel au centre est parfaite pour des rides à vélo jusqu’à 7 heures de selle.
Prix public conseillé : 129.00 €
Santini Vega Multi Leg warmers
Les leg warmers Vega Multi se combinent avec le cuissard Adapt pour garder vos jambes au chaud et au sec lorsque le temps l’exige. Conçus avec le tissu Polartec® Power Shield® Pro extrêmement résistant à l’eau, ils offrent une résistance au vent et à la pluie, ce qui les rend parfaits lorsque vous faites du vélo en automne et au printemps.
Prix public conseillé : 59,00 €
Santini Adapt Jersey
La nouvelle ligne Adapt de Santini
Adapté au cyclisme de mi-saison, le Santini Adapt est conçu avec le tissu Polartec® Power Wool™ qui associe la laine mérinos, une fibre naturelle par excellence, à la fibre synthétique dans un tricot bi-composant révolutionnaire. Ce tissu régule la température corporelle : lorsque le corps se réchauffe pendant l’exercice physique, le vêtement permet au corps de respirer, et lorsque la température baisse, il aide à garder le corps au chaud.
Le maillot Santini Adapt est parfait à porter seul lors des douces randonnées d’automne, les jours de printemps ou sous une veste les jours d’hiver plus froids. Disponible en noir avec une bande centrale orange avec des marquages réfléchissants à l’arrière près des poches. Son style minimaliste et élégant confère à ce vêtement une allure décontractée et sportive, adaptée à un usage quotidien.
Prix public conseillé : 169,00 €
Première couche Santini Grido
Disponible en deux versions – manches longues et manches courtes – la première couche Grido de Santini offre une excellente régulation thermique grâce au tissu Polartec® Power Wool™, un tissu extensible léger qui exploite les propriétés naturelles de la laine avec les qualités durables des fibres synthétiques dans une construction quadrillée. La laine mérinos reste en contact avec la peau pour mieux gérer l’humidité, la respirabilité et la thermorégulation.
La nouvelle ligne Adapt de Santini
Prix de vente conseillé – manches courtes : 109,00 € Prix de vente conseillé – manches longues : 129,00 €
Santini a tiré partie de nouvelles fibres proposées par Polartec.
Polartec® Power Wool ™
Polartec® Power Wool ™ est un système extensible à compression bidirectionnelle qui combine la laine, une fibre naturelle ultime, et la fibre synthétique : la couche intérieure est en laine mérinos douce et anti-odeur tandis que la zone extérieure est en tissu hautement résistant.
La solution proposée par Polartec régule la température corporelle : lorsque le corps se réchauffe pendant l’exercice physique, le vêtement laisse ainsi le corps respirer, tandis que lorsque la température baisse, il aide à garder le corps au chaud.
Polartec® Power Shield® Pro
Polartec® Power Shield® Pro est un tissu 3 couches hautement résistant à l’eau (plus précisément, il résiste à une colonne d’eau de 5000 mm) tout en étant léger et respirant.
Grâce à sa membrane microporeuse à échange d’air actif, Polartec® Power Shield® Pro permet de libérer l’excès de chaleur et d’humidité lors de la transpiration, garantissant de rester au sec ainsi qu’une excellente respirabilité.
Depuis 2016, date à laquelle nous avions essayé le Crosshill, nous avons dû être patients pour voir enfin arriver une nouvelle génération de ce vélo de gravel, prenant en compte les évolutions de cette pratique. La bonne nouvelle vient de tomber, et dès le mois de décembre, les produits seront disponibles chez vos revendeurs préférés. La marque française attendait sans doute la maturité d’un marché qui en 5 ans a explosé et elle entend rattraper son retard sur ce segment.
Plateaux sub-compact, large clearance pour les généreux pneumatiques, braquets adaptés à toutes sortes d’aventures, … la nouvelle famille Crosshill est enfin là.
Une approche aventure
Le Crosshill 2021 affiche son envie d’aventure, avec un groupe Shimano GRX sur la version 5.0, avec un esprit de fiabilité et de longévité. Les détails et l’apparence générale ont été soignés : soudures « smooth welding », douille de direction conique, tube diagonal avec passage interne des gaines, retour d’un boîtier de pédalier fileté BSA ou à l’instar du modèle 5.0, la possibilité de passer une tige de selle télescopique sur les modèles 2.0 et 3.0.
Passages de câbles internes, soudures « smooth welding », douille de direction conique.
Les amateurs de voyages et de bikepacking apprécieront les multiples points de fixations prévus sur la fourche et le cadre pour pouvoir y installer sacoches, portes bidons, porte bagages et garde-boue, sans oublier son levier d’axe de roue démontable, pouvant faire office de décapsuleur ! … Ils ont pensé à tout.
Le nouveau Crosshill joue la carte de la modularité et de la polyvalence.
Parlons dimensions et équipements
Avec 5 tailles de cadre Lapierre vise un large public et notamment les petits gabarits (homme et femmes) qui cherchent des petits cadres. Par rapport à l’ancien modèle les bases ont été raccourcies de 20 mm pour offrir un arrière plus vif tout en offrant un passage de roue élargie au niveau du triangle arrière afin d’accueillir des pneus de 700×45 (700x40mm avec les garde-boue), et même des sections de pneus de 47 ou 50 mm avec des roues de 650B.
La fourche maison en carbone
La fourche en carbone à pivot alu, la tige de selle de section ronde de 27.2 mm, et le cintre avec un « flare » de 16°, ou encore nos roues à jantes Mavic XC621 compatibles Tubeless d’origine apporteront le confort nécessaire à l’enchaînement des kilomètres.
Le guidon gravel avec son flare de 16°
Les trois modèles Crosshill seront désormais tous équipés d’un pédalier double plateaux sub-compact de 46/30 combiné avec une cassette 11/34 pour offrir une plage de développements spécifique et adaptée à la pratique du gravel.
Géométrie du nouveau gravel Crosshill de Lapierre
42cm
46cm
50cm
55cm
60cm
Taille de cadre
XS
SML
MED
LRG
XL
Tube de selle
420mm
460mm
500mm
550mm
600mm
Longueur tube horizontal
525mm
544mm
561mm
579mm
596mm
Angle de selle en °
73
73
72,5
72,5
72
Angle de direction en °
70
70,5
71
71
71,5
Douille de direction
90mm
120mm
150mm
180mm
210mm
Bases
435mm
435mm
435mm
435mm
435mm
Drop Boitier de pédalier
75mm
75mm
75mm
75mm
75mm
Reach
366.9mm
376.7mm
378.9mm
388mm
389.2mm
Stack
517.2mm
547.3mm
577.5mm
605.9mm
636,4
Déport de fourche
45mm
45mm
45mm
45mm
45mm
Top tube effectif
503.1mm
521.9mm
536.9mm
556.5mm
574.3mm
Empattement global
1004.2mm
1020.1mm
1028mm
1046.8mm
1053mm
La famille Crosshill
Sur la base de ce même cadre et avec quelques composants maison partagés, nous allons trouver 3 déclinaisons du Crosshill avec 3 tarifs différents.
Le Crooshill 5.0
Disponibilité : Décembre 2020 Prix : 1899 € Poids : 11 kg Taille L
Les pneus gravel de taille “standard” ont une section généralement comprise entre 35 et 40 mm pour les roues de 700. Mais aujourd’hui, on observe un engouement certain chez les cyclistes, mais aussi chez les fabricants de vélos et de pneumatiques, pour des pneus “hors norme”. On a déjà parlé dans de récents articles du retour en force de la pourtant “minuscule” section de 32 mm, avec l’enthousiasme autour des pratiques d’endurance, d’ultra distance, de bikepacking et de “gravel léger”, “allroad” et autres “all around”. Dans ce registre, nous avons déjà testé à Bike Café les Pirelli Cinturato Velo et les Hutchinson Sector, qui correspondent à ce type d’usage. Mais on voit également apparaître, à l’autre bout du spectre, des pneus de très grosse section, allant de 45 à 60 mm, pour des vélos qui peuvent les accepter…
On voit apparaître des pneus de gravel de très grosse section, ici des Schwalbe G-One de 60mm, créés pour des vélos qui peuvent les accepter – photo Dan de Rosilles
Au delà des cadreurs artisanaux et des commandes spéciales qu’ils reçoivent, les fabricants de grandes séries s’y mettent, comme par exemple Specialized, Kona, ou Giant. Alors, s’agit-il d’une micro-niche réservée à quelque cyclistes snobs, ou d’une évolution intéressante pour la pratique du gravel ? Bike Café a voulu en avoir le cœur net… Dans cette première partie, nous ferons le tour de l’offre en vélos et en pneumatiques, et des usages que l’on peut en faire. Par la suite, nous irons sur le terrain, pour tester en situation réelle des pneus de gros diamètre spécifiquement conçus pour le gravel , et pourquoi pas des pneus d’autres disciplines, que nous détournerions de leur usage initial…
Des gros boudins… pour quoi faire ? – Photo Dan de Rosilles
Des gros boudins… mais pour quoi faire ?
Si vous lisez régulièrement les articles que je publie sur Bike Café, vous avez certainement vu passer mes papiers sur les DFCI, et mon article sur le “monster gravel” que j’ai commandé à Salamandre Cycles pour parcourir ces voies anti-incendie du sud de la France sans être secoué comme un prunier. Les pistes très caillouteuses de la garrigue, des flancs du Ventoux ou de l’Aigoual sont certes passables en pneus de 40, mais il vaut mieux des roues de 650b et donc de plus grosses sections de pneus pour se sentir plus confort et à l’aise dans le pilotage. Lorsqu’on souhaite rester en roue de 700, ou que l’on a pas le choix, un large passage de roue s’impose pour monter plus gros que du 700X40c.
Bien chargé en bikepacking sur des terrains accidentés, mieux vaut avoir de gros pneus – Carte et photo du centre : Dan de Rosilles / photo de droite : Anne Fontanesi
Lorsqu’on part en randonnée plusieurs jours et que l’on charge le vélo, les sections standard conviennent rarement. Je me souviens de mon Cycloss Sunn et de ses pneus de 40 (le maximum sur ce vélo) qui a digéré difficilement les pistes des Grands Causses avec ses 8 kg d’eau et de nourriture fixés sur sa fourche porteuse… Lors de mes “vacances de gravier” sur l’Aigoual ou l’Aubrac, avec plusieurs centaines de kilomètres de piste avalés dans la semaine, le confort était primordial, car la répétition de l’effort et l’exigence du pilotage s’associent mal à la fatigue générée par des secousses trop importantes. Grâce à de larges sections et un montage tubeless qui accepte des pressions de gonflage très réduites, on obtient une qualité de confort et d’accroche inégalable, exactement sur le même principe que les “fat bikes”, mais avec des vélos beaucoup plus légers.
La fourche du Surly ECR accepte visiblement les grosses charges, encore faut-il les pneus à l’avenant – capture d’écran site Surly
Plusieurs marques l’ont compris, et proposent dans ce marché – encore confidentiel, certes – des vélos légers et maniables qui acceptent des pneus d’au moins 45 mm. Les vélos de cette catégories se rangent dans d’étranges familles, nommées “monster cross”, “hybrid”, “adventure” ou “29+”…
Certains artisans ou fabricants de petites séries proposent des engins bien étranges, comme ce “El Continente” de Moné Cycles – Capture d’écran site Moné Cycles
Pour quels vélos ?
Depuis longtemps, les marques américaines font des vélos capables d’accompagner les cyclistes sur des pistes accidentées pour leurs weekends de bikepacking. Le modèle le plus mythique de ces “adventure bikes” est sans aucun doute le Fargo de Salsa Cycles, qui accepte allègrement des pneus allant jusqu’à 3 pouces (76 mm !) sur ses roues de 700 ; mais d’autres vélos, comme le Cinelli Hobootleg Geo, ou le Surly ECR, entrent dans cette catégorie de vélos qui, comme l’écrit la marque Wilier au sujet de son Jaroon Plus en titane, sont “[des] sortes de VTT qui, grâce à leurs cintres course, deviennent des vélos hybrides taillés pour l’aventure”.
Le Salsa Fargo, une référence en matière de vélo d’aventures – capture d’écran site Salsa
En parallèle de ces vélos d’aventure, des marques ont développé des vélos plus légers, avec des passages de pneus un peu plus étroits, qui sont sensés combler l’espace situé entre les cyclocross et les VTT pour des sorties sportives et engagées : ce sont les “monster cross” comme par exemple le Wide de chez Open, qui accepte quand même de généreux boudins de 46 mm, ou le Traildonkey de Rodeolabs et sa “clearance” (le mot anglais pour “passage de roue”) de 50 mm.
Le Rodeolabs Traildonkey 3.0, la quintessence du monster cross – capture d’écran site Rodeo-Labs
Enfin, on peut noter la toute récente apparition de modèles strictement qualifiés de gravel par leurs fabricants avec des passages de roues supérieurs au “standard” de 40mm : le tout nouveau Liv Devote Advanced Pro par exemple, spécifiquement pensé et dessiné pour les femmes, accepte facilement des pneus de 700 X 45c, voire jusqu’à 50mm à condition de ne pas aller traîner dans la boue. On peut aussi citer pêle-mêle le Rondo Ruut, le Specialized Diverge ou le Giant Revolt qui acceptent sur leurs roues de 700 des pneus frôlant les 47mm…
Deux superbes 29+, le Wilier Jaroon (à g.) et le Chiru Kegeti (à d.) – captures d’écran sites Wilier et Chiru Bikes
L’offre pneumatiques
Il faut par contre avouer que le choix de pneus gravel, surtout au delà de 50 mm (ou 2.00 pouces) est pour l’instant assez limitée. Mais on voit apparaître tout de même un pneu spécifique gravel de 2.2 pouces (55 mm) chez Teravail, le Sparwood. Pour ma part, j’utilise avec bonheur depuis quelques temps déjà le fameux Schwalbe G-One de 60 mm sur ma Salamandre. Mais c’est du côté des pneus VTT en 29 pouces que l’offre est pour l’instant la plus large. L’idée étant de dénicher des pneus roulants et légers, c’est dans la gamme des pneus XC (ou XCO, comprendre “Cross-Country) que nous trouverons sans doute notre bonheur, en particulier chez Maxxis ou Mitas (anciennement Rubena), Schwalbe ou Hutchinson n’étant bien sûr pas en reste.
C’est parmi les pneus XC en 29 pouces les plus légers et les plus roulants qu’il va falloir faire notre choix – captures d’écran site www.cycletyres.fr
Mais qu’en est-il du pilotage avec ce type de pneus beaucoup plus cramponnés, lourds et larges que nos pneus de gravel habituels ? Quid du rendement, de l’usure, de l’accroche sur chemin, et sur route ? Seuls des tests grandeur nature qui pourront nous permettre de nous faire une idée.
Rendez-vous donc dans un prochain article, pour un ride gravel en XXL …
Les chambres à air n’ont pas dit leur dernier mot, face à l’avalanche de solutions tubeless, y compris dans des sections de pneus modestes. Les chambres en latex ont toujours la cote, la solution Tubolito est venue jouer au trouble fête dans cet univers un peu classique depuis l’invention de John Boyd Dunlop en 1887. Avec Aerothan Schwalbe apporte, dans ce segment, une solution assez séduisante, mais il faudra en payer le prix.
41 g en 700 x 28 pour la chambre à air Schwalbe Aerothan
Imaginez une chambre à air révolutionnaire, qui affiche des valeurs supérieures aux produits classiques en terme d’élasticité, de poids et de résistance à la perforation. Cette petite merveille, sans caoutchouc, qui pèse le poids d’une plume s’appelle Aerophan et elle a été mis au point par Schwalbe.
100 grammes de moins
100 grammes en moins sur le vélo de course, protection anti-crevaison pour les randonneurs extrêmes ou pression d’air autour d’un bar sur un VTT sans augmenter le risque de crevaison : c’est tentant et c’est désormais une réalité grâce au nouveau polyuréthane thermoplastique appelé Aerothan.
Avec la chambre Aerothan, les cyclistes vont disposer d’un produit particulièrement performant. Elle est beaucoup plus robuste et résistante que les chambres en butyle, latex ou autres plastiques.
La chambre à air Schwalbe Aerothan
Une telle chambre à air transparente, qui pèse 41 grammes, est innovante à plusieurs égards : « Depuis plus de cinq ans, nous avons perfectionné le matériau dans les moindres détails en collaboration avec BASF et avons innové. C’était la seule façon de combiner les opposés apparents d’un poids minimal et d’une résistance maximale à la perforation », déclare Felix Schäfermeier, chef de produit Schwalbe. « Le résultat a dépassé nos attentes ! » Le matériau, un polyester-polyuréthane thermoplastique, impressionne par ses vertus physiques exceptionnelles : haute résilience, résistance à la traction unique, amorti exceptionnel, résistance à la chaleur extrême et résistance à l’usure maximale. Et bien sûr, il est recyclable.
Résistance à la perforation et de facilité d’utilisation.
Les tests comparatifs avec d’autres modèles mettent en avant de manière impressionnante ces propriétés dans la chambre à air Aerothan. Par exemple, le test du piston simule la pénétration d’un petit objet, tel que des graviers. C’est ce qui provoque de nombreuses crevaisons. Ici, Aerothan dure 2 fois plus longtemps que les autres matériaux : 47 Newtons sont nécessaires pour percer le tuyau Aerothan – plus de 2 fois la valeur qu’avec d’autres matériaux. Même dans le test de « morsure de serpent » avec une guillotine, la nouvelle chambre de Schwalbe peut résister à des niveaux nettement plus élevés que les chambres en butyle, en latex ou en plastique. Sa résistance à la chaleur est également remarquable : il a été testé à des températures supérieures à 150 ° C à 78 km / h sur nos bancs d’essais spéciaux.
Aerothan impose sa légèreté avec 41 grammes pour les vélos de course, 61 pour les cyclistes polyvalents et 81 pour le VTT.
En termes de poids, Aerothan impose sa légèreté avec 41 grammes pour les vélos de course, 61 pour les cyclistes polyvalents et 81 pour le VTT. Et sur le test de résistance au roulement, il est à peu près au même niveau que les systèmes latex et tubeless, généralement les plus rapides.
La stabilité dimensionnelle du matériau offre d’autres avantages. Les tubes Aerothan n’éclatent pas brutalement, mais l’air s’échappe lentement en cas de défaut. Même avec une pression d’air extrêmement basse, il conserve sa forme et la manipulation est stable – les crevaisons ne font plus peur. Aussi, le montage devient beaucoup plus facile : la chambre ne glisse pas et ne peut pas se coincer.
Sur Route
Comme tous les produits Schwalbe, cette nouvelle chambre à air n’a pas seulement été créé en laboratoire, mais a été perfectionné au cours de milliers d’essais. Les cyclistes professionnels, les triathlètes, les vététistes de la Coupe du monde et les cyclistes du monde ont fourni de précieux commentaires aux développeurs. Y compris Patrick Lange, Champion du Monde Ironman Hawaii 2017 et 2018. Sa conclusion : « Aerothan est mon premier choix. D’une part, parce que par rapport aux chambres à air conventionnelles, 100 grammes peuvent être économisés par paire de pneus. D’autre part, je suis enthousiasmé par la faible résistance au roulement : la différence est particulièrement perceptible lors de l’accélération. »
Nous effectuerons le test de ces chambres dès que possible. Cette annonce est intéressante mais le prix autour de 30 € la chambre va calmer nos ardeurs …
Les « forçats de la route » n’avaient pas le choix : ils devaient rouler en pignon fixe car le dérailleur, pourtant inventé en 1869, n’était pas autorisé en course. Henri Desgranges maintiendra cette interdiction jusqu’en 1937 sur le Tour de France. Depuis cette époque préhistorique du vélo et le fameux article d’Albert Londres, de nombreuses avancées technologiques ont vu le jour et aujourd’hui, les cyclistes peuvent, d’une simple impulsion électrique ou même via le wifi, commander leur dérailleur qui va balayer 11 vitesses ou 12 vitesses.
Albert Londres, inventeur de la formule “Les forçats de la route” lors de son échange au Café de la Gare de Coutances avec Henri et Francis Pélissier et Maurice Ville … Photo : Archives Presse Sports/l’Équipe
Certains cyclistes résistent à cette facilité. Il ne s’agit plus de “forçats” de la route, puisque personne ne les condamne aux travaux forcés du pédalage : ils sont volontaires. On parle aujourd’hui de plaisir de pédaler minimaliste. Ces nouveaux chevaliers de l’asphalte partent, à la seule force de leurs mollets, en quête de ce bonheur singulier. Un plaisir particulier qui n’existerait peut-être pas, s’il fallait céder à la facilité d’une pratique « déraillée ».
Difficile pour ces stakhanovistes du coup de pédale de rouler en groupe. La cadence du tour/minute règle leur allure qui est difficilement compatible avec celle des cyclistes conventionnels. Dans les montées ils filent comme des lapins, lançant dans les bosses leurs minimales machines à coups de manivelles répétés accompagnés de déhanchements rythmés. La roue arrière les propulse par un renvoi d’effort dans ces rudes escalades, où ils doivent basculer au sommet après de nombreuses relances. Dans les descentes c’est une autre histoire, et la lutte contre la vitesse et cette même roue arrière, qui cette fois pousse violemment les manivelles est terrible. Le paradoxe de l’entraînement direct se situe là et surtout il ne faut pas oublier que l’oubli de pédalage sera vite rappelé à l’ordre par un violent avertissement de ces mêmes manivelles qu’il faut sans cesse animer.
Idées fixes et longues routes
Parmi les amateurs de “fixie”, il existe en ville quelques artistes qui, généralement, font « des ronds » sur le bitume des villes. Il y a également les coursiers à vélo, qui ont adopté ce mode de transmission pour des questions économiques dans un premier temps.
La communauté des « messengers » urbains a inspiré une mode, et leurs chevauchées spectaculaires, dans la circulation des grandes villes, pour livrer leurs colis, ont été le sujet de nombreuses vidéos très appréciées sur les réseaux sociaux. Cette mode est maintenant passée : les coursiers sont de plus en plus équipés de vélos urbains confortables et même de vélos cargos électriques, les jeunes branchés se sont mis au gravel. Certains purs et durs insistent, mais le fixie urbain n’a plus trop la cote.
Un des premiers rides un peu long sur lequel sont apparus des fixies : Confluences
Par contre, le pignon fixe est réapparu sur la route et ceux qui m’intéressent plus particulièrement dans cet article, s’inscrivent plutôt dans la lignée des cavaliers solitaires, amateurs de longues chevauchées sur les routes … et parfois les sentiers. La solitude dans l’effort est pour eux inéluctable, car chacun ira au rythme de son unique braquet.
Ils roulent rarement en groupe ne pouvant pas synchroniser leur rythme à celui des cyclistes déraillés. Une montée alerte les propulse vers l’avant et la descente qui va suivre les verra rétrograder, bloqués par la limite des tours par minute de leur pédalier infernal, alors que les fusées, équipées de roues libres poussant un 52 x 11, fileront loin devant … Les sorties de plus de 200 km ne leur font pas peur et ils se lancent régulièrement dans des épreuves d’ultra de plus de 1000 km ou plus.
Portraits
Thierry Saint Léger, Florac – « Le pape »
Thierry Saint-Léger
Je commence cette galerie de portraits par Thierry, à tout seigneur tout honneur, car c’est l’icône du pignon fixe français. Il a ouvert la voie de la longue distance à bon nombre de disciples qui ont pris sa roue sur les routes du fixe. Son admiration pour Charles Terront (vainqueur du premier Paris-Brest-Paris en 1891 en 71 heures) lui inspire des aventures, qu’il se fait un point d’honneur à réaliser avec le même braquet que son aîné : le 42 x 17 (5,30 m de développement). En 2019 il a bouclé le Paris-Brest-Paris avec ce braquet en 76 heures.
« Ma rencontre avec le pignon fixe longue distance remonte à une expérience sur la RAAM (Race Across América), au début des années 2000. J’étais là-bas en assistance et nous avons côtoyé un concurrent qui la faisait en pignon fixe », me dit Thierry qui déjà en 1999 avait acheté un Kona pour rouler d’abord en single speed. En 2003 il attaque sérieusement le pignon fixe sur ses routes habituelles. Pratiquant à l’époque les cyclosportives, il se lance sur l’étape du Tour en fixe. « Après ce qui m’a plus intéressé, c’est de faire tous les BRM en fixe. C’est nickel car on est dans un autre mode : plus souple, plus fluide que les cyclosportives. En cyclosport j’avais peur des chutes, les gars ne peuvent pas deviner que tu es en pignon fixe, quand un peloton te tombe dessus en pleine vitesse en descente … », poursuit Thierry. Après son Kona Thierry a possédé 3 vélos Look piste pour finalement revenir à l’acier avec son vélo actuel : un Victoire. « Le matos souffre. Pour moi c’est un pignon, un boîtier par an, une couronne de pédalier tous les 2 ans. J’avais monté des jantes Reflex Mavic sur un moyeu Victoire et là je viens de fendre en deux ce moyeu pourtant très solide. Mais dommage Victoire ne les fait plus … », Thierry met l’accent sur le manque de disponibilité de matériel dédié au Fixie, notamment pour la longue distance. La mode du CRIT a un peu relancé ce tout petit marché mais cela reste une niche.
https://vimeo.com/142848654
Thierry s’est orienté par la suite vers les défis solitaires. Les longues chevauchées toujours avec son braquet “magique” le 42 x 17. Son exploit le plus remarquable a été la traversée des Alpes de Evian à Nice en 2015, franchissant les plus grands cols alpins (600 km 12 500 m de D+ en 53 heures) pour rejoindre la Méditerranée. Après de nombreuses épreuves en longues distances, il vient d’effectuer cet été, à 62 ans, un remake du premier Tour de France, en suivant le même itinéraire que les pionniers de 1903. Il a effectué les 6 étapes d’un total de 2453 km en juillet dernier, en totale autonomie. Un bel exemple pour ceux que j’ai pu rencontrer et qui témoignent dans cet article. Thierry est le maître reconnu de cette discipline en France.
Son vélo
Le vélo de Thierry Saint-Léger
Vélos : Victoire
Braquet : 42 x 17
Épreuves : Ultra Ultra longues distances
Paris-Lyon-Paris, 24 h du Castellet, Traversée des Alpes : Evian – Nice, Tour de France 1903, …
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Denis Morino, Toulon, « Le stylé »
Ils ont des idées fixes – Denis Morino
Denis est arrivé dans le pignon fixe, attiré par la mouvance coursiers parisiens. « J’étais fasciné par cette impression de liberté qu’exprimait le mode de déplacement de ces coursiers se faufilant partout sur l’asphalte de Paris avec ces machines minimalistes », me dit Denis qui a aimé le côté mode y compris dans ses aspects vestimentaires. Denis a découvert les épreuves d’Alleycat, certaines ont d’ailleurs été organisées chez lui à Toulon et ça lui a bien plu.
Sa vision du pignon fixe a changé lorsque Denis a rencontré Thierry Saint Léger. Il a troqué son guidon plat contre un guidon de course, pour faire un premier raid longue distance avec Thierry. « Ou ça me plaisait et je continuais, ou ça ne me plaisait pas et alors j’aurais tout revendu … », me dit Denis en m’expliquant que le pignon fixe « C’est simplement compliqué ». J’aime bien cette formule, qui s’avère exacte, et qui ressortira des différents témoignages. Ce vélo, en apparence simple, nécessite une attention particulière au moindre détail.
Denis était compétiteur à un bon niveau, il a dû réapprendre à faire du vélo. « J’ai eu la chance d’avoir Thierry comme professeur. Il m’a évité toutes les erreurs que font inévitablement les débutants en pignon fixe », explique Denis qui très rapidement a pu réaliser, sans souffrir, de très longues distances comme la Born To Ride de 1200 km.
Son vélo
Ils ont des idées fixes – le vélo de Denis Morino
Vélos : Specialized
Braquet : 42 x 17
Épreuves : Born to Ride, …
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Simon Kirscher, Strasbourg, « L’esthète »
Simon Kirscher adepte du fixo cross sur son ancien vélo qu’il utilise désormais en vélo taf.
« J’ai toujours fait du vélo, plutôt sur des pratiques ludiques VTT, BMX,… Je me suis fait un single speed pour rouler en ville lorsque je suis revenu finir mes études à Strasbourg en 2009. J’ai vu, comme beaucoup, les vidéos de fixe sur Youtube et j’étais attiré par l’esthétique du truc … », me dit Simon qui dans un premier temps bricole un fixe, puis s’achète un Spé Langster. À partir de là, il se mêle à une petite communauté sur Strasbourg, et comme Jean-Lin, il augmente les distances progressivement. « Le goût de l’effort m’est venu avec le fixe, contrairement aux pratiques que j’avais avant. Je m’étais essayé plus jeune à la route, ça ne m’avait pas plu, et là je découvrais le long et ça me plaisait ...», m’explique Simon.
En 2014, Simon accompagne Thierry Saint-Léger dans sa traversée des Alpes en fixe. La tentative échouera et Thierry partira seul en 2015 l’année suivante car Simon se blesse, et depuis les projets longue distance se sont un peu plus espacés. Il pratique plus volontiers le « Fixo Cross », du cyclo cross en pignon fixe. Sur route et en gravel Simon roule majoritairement en fixe sur un vieux cadre Affinity Cyclone qu’il possédait et qu’il vient de remonter avec un montage à lui, mélangeant les composants comme cette fourche équipée d’un frein à disque et ses roues de 650 chaussées largement de pneus de 47.
Son vélo
Le vélo de Simon Montage Affinity Cyclone fourche Surly Straggler, roues de 650
Luc Royer vers le Ventoux sur son vélo Virage des Cycles Victoire
Luc a comme beaucoup d’autres cyclistes été influencé par des vidéos dont une vidéo d’un groupe lancé sur le projet New-York – Los Angeles. « C’est en voyant cette vidéo que j’ai fait l’adaptation française de cette aventure que j’ai appelé Born to Ride. La première était entre Marseille et La Rochelle. Nous étions 7 cyclistes et je rencontre un jeune cycliste : Thibaut Lataillade qui se joint à nous en pignon fixe, brakeless. En le voyant pédaler j’ai trouvé ça extrêmement élégant », me dit Luc qui rapidement enchaîne en allant voir Thomas Degert à Marseille pour se mettre en quête d’un vélo. « C’est ainsi que je me suis mis au Fixe fin 2012, sur un Bianchi Pista en 48/17 très vite équipé en 44/17 et puis j’ai rencontré Thierry Saint-Léger, « Monsieur 42/17 » comme l’avait été Charles Terront. J’ai très vite équipé l’autre côté de mon moyeu Mavic Ellipse d’un pignon de 22, pour les cols (44/22) et puis j’ai fait assembler mon Victoire Virage équipé d’un pédalier Sram Omnium avec une couronne Genetic Tibia Track de 42 dents. 42/17 – 42/22 », explique Luc.
Ce dernier était prévu pour les Alpes et puis j’ai renoncé l’année dernière, pas suffisamment prêt. Il devait être naturellement de cet Évian > Nice 2018 et puis est revenu le « vieux » rêve des USA, du NY TO LA à pignon fixe et le BMC Track Machine TR02 a dès lors dicté les choix. Ce dernier est équipé bien sûr en 42/17 (le développement de mon Maître Fixie, Thierry Saint-Léger) avec lequel je passe désormais partout hormis les grands cols type Alpes ou le Ventoux pour lesquels tourner la roue s’impose (42/22).
Luc possède 3 vélos en pignon fixe : le Bianchi du début qu’il a gardé, le Victoire plus confortable pour les sorties longues et un BMC Track Machine plus léger avec lequel il envisageait cette traversée des Alpes qui reste en projet. Les trois vélos sont blancs.
Son vélo
Le vélo Victoire Virage de Luc Royer
Vélos : Victoire Virage
Braquets : 42 x 17 – 42 x 22
Épreuves : longues distances, Confluences
Organisateur d’événements cyclistes
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Dan de Rosilles, Arles, « Le révolté »
Dan de Rosilles, lors des Confluences
Dan a découvert le fixe attiré par la tendance mode et l’esprit messenger. Il s’est lancé seul en 2014, puis il a rencontré un copain à Arles qui comme lui s’était lancé. « Je m’y suis mis facilement, de façon assez fluide sans avoir beaucoup d’efforts à faire. C’était la mode de rouler comme ça en ville, maintenant c’est presque ringard, les jeunes se sont tournés vers le gravel », explique Dan, qui a trouvé dans le fixe longue distance un prolongement intéressant à sa découverte plus ancienne du fixie. Aujourd’hui, il parcourt 11 000 km de fixe par an en mode route et en gravel, c’est énorme. Il a enchaîné cette année la Venetto Gravel en Italie (700 km) et la Born to Ride (1200 km) sur route.
« En pignon fixe quand tu donnes suffisamment de vitesse à ta roue elle t’aide à pédaler. C’est une sensation unique que tu ne peux pas retrouver avec une roue libre. La jouissance de cette pratique se situe là : ce que tu donnes au vélo, il te le rend …», poursuit Dan qui ajoute que le choix du ratio est stratégique en fonction du profil du parcours. Il utilise 3 ratios différents : 47×17, 37×15 et 37×17 et selon le parcours il fait son choix.
Certains équipements sont à soigner particulièrement la selle, car il faut être bien posé sur le vélo et le pédalage incessant accentue les problèmes potentiels de réglages. « Une heure sur un pignon fixe, c’est plus long qu’une heure sur un vélo équipé d’une roue libre … », poursuit Dan qui insiste également sur le choix des éléments de transmission.
Écoutez le podcast de l’échange sur Bike Café Bla Bla
Ils ont des idées fixes – Le vélo version route longue distance de Dan de Rosilles
Vélo : Desgënà
Braquets : 47 X 17 (route), 37 X 15 (route longue distance), 37 X 17 (gravel)
Épreuves : longues distances sur route et gravel – Cuneo-Monaco (2016), Trilogie du Ventoux (2017), Pirinexus 360 (2017), Born To Ride (2020), Venetto Gravel (2020)
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Jean-Lin Spriet, Paris, « L’endurant »
Ils ont des idées fixes – Jean-Lin Spriet
« L’un de mes copains s’était fait offrir un fixie pour son anniversaire et je me suis dit je vais m’en acheter un aussi pour rouler avec lui. J’ai pris un Cinelli Gazetta et c’est comme ça que j’ai commencé le vélo …», me dit Jean-Lin. Sur le coup je reste bouché bée : commencer à pratiquer le vélo sur un fixe sans freins : trop fort. Il l’utilise en mode vélo taf et le dimanche il allait rouler avec quelques “zin-zins” parisiens le ride du week-end. « On arrivait à faire de 40 à 60 bornes avec un sac sur le dos pour transporter quelques trucs à bouffer. On allait à Enghien les bains, sur les bords de Marne, un peu partout, …», explique Jean-Lin qui progressivement allonge les parcours toujours avec son sac de coursier, son cintre plat et en brakeless.
Vient alors la recherche de matériel un peu plus adapté son Cinelli étant trop petit il se fait construire un acier par Belleville machine, qu’il a toujours d’ailleurs. Les freins sont apparus sur ce vélo, c’était une demande express de la future femme de Jean-Lin qui lui avait dit « Si tu veux m’épouser il faudra que tu montes des freins sur ton vélo …». Au-delà de la sécurité il faut comprendre que les freins sont nécessaires pour gérer les descentes trop longues sur les parcours vallonnés.
La pratique du pignon fixe de Jean-Lin est régulière et multiforme. Cet été il a fait de la balade itinérante en compagnie de sa femme avec des étapes de 40-50 km, il a accompagné Thierry Saint Léger entre Angers et Orléans sur une étape du remake du Tour de France 1903, fait 2 ou 3 raids un peu longs en Normandie et pour aller tourner à Longchamp et suivre le paquet il a monté un braquet de 48 x 15.
Ces entraînements très longs en pignon fixe aident Jean-Lin a réussir ses projets de longue distance. Il a notamment réalisé cette année le Tour de France Randonneur dont nous avons parlé sur Bike Café.
Son vélo
Ils ont des idées fixes le vélo de Jean-Lin Spriet
Vélo : Belleville Machine
Braquet : 48 x 17
Épreuves : Rides longue distance
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Frédéric Paulet, Les Vans, « Le mécanicien »
Fred Paulet sur la BTR avec son Dingle
La mécanique vélo a toujours passionné Frédéric Paulet. Alors, lorsqu’il s’est mis en tête de réaliser l’épreuve « Born to ride » en pignon fixe, il a imaginé un vélo complètement « dingle » sur la base d’un vélo vintage Zullo. Attention, « dingle » ne signifie pas que le projet est fou … mais simplement que le vélo est équipé de 2 plateaux et de 2 pignons fixes, d’où le terme « dingle » et pas « single » comme cela aurait été le cas en mono vitesse …
Un Dingle ce sont 2 plateaux qui se combinent avec 2 pignons fixes
La subtilité consiste à avoir deux vitesses avec le même nombre de dents de façon à permettre, avec la même longueur de chaîne, de passer d’un couple pour rouler sur le plat à un couple permettant de grimper les cotes. Frédéric pour la Born to ride a utilisé un 42 x 17 pour le plat et un 38 x 21 pour les montées de cols. Pour changer il faut s’arrêter car il n’y a pas de dérailleur et desserrer la roue pour faire glisser la chaîne sur l’autre rapport. La manip ne prend que quelques minutes.
Frederic depuis cette expérience de la BTR des forts, a rangé le Zuillo
Vélos : Zuillo custom
Braquets :42 x 17 – 38 x 21
Épreuves : Ultra longues distances
Born to Ride 2017
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Jean-Acier Danés, Lyon, « L’écrivain »
Ils ont des idées fixes … Jean-Acier Danes
« C’était la mode et le fixe a été mon premier vélo à tout faire. Au début je faisais 20 km pour aller chez ma copine en banlieue lyonnaise. J’ai trouvé ça marrant et je faisais un peu plus sans pour autant dépasser 50 km », me dit Jean-Acier, qui a vraiment connu son premier baptême du feu sur la BTR 2016 qu’il a fait avec Thierry Saint Léger. Une formation accélérée sur 1200 km en quelque sorte. “Je n’avais jamais imaginé ça, j’en faisais en ville, mais là en montagne quand on est arrivé dans les Pyrénées au bout de 700 km, je me suis rendu compte que le pignon fixe c’est super addictif. On n’a pas la sensation de mou quand on relance”, me dit Jean-Acier qui se penche un peu plus sur le matériel en bricolant des vélos. Il refait les Confluences et un Paris – Barcelone avec un copain. Convaincu alors que le pignon fixe peut être son vélo à tout faire il décide de s’en faire construire un sur mesure.
Après avoir bataillé avec l’artisanat français et face aux délais de fabrication trop longs Jean-Acier s’oriente en 2018 vers un artisan Péruvien … Exotique certes mais il trouve une écoute à son projet « Frein à disque à l’avant, moyeu dynamo, support de phare et éclairage intégré, … je voulais vraiment un fixe longue distance et je ne trouvais pas en France la réponse à mon souhait. Ce vélo est super fiable : tu montes dessus, tu roules et tu sais que c’est toi qui va casser avant le vélo … », me dit Jean-Acier qui fait construire le vélo de ses rêves en acier Inox Columbus HSS.
Jean-Acier apprécie ses longues chevauchées qui lui offrent, comme il dit, « Un plaisir conquis, plutôt qu’un plaisir reçu ». Il aime l’absence de complexité, la conquête géographique qu’il faut faire sur le territoire et son profil et le fait d’apprécier cette géographie du parcours. La discipline du pignon fixe est plus exigeante et Jean-Acier l’a découvert lorsqu’il s’est fait une fracture de fatigue lors de la BTR Pleins Phares. Il faut un vélo adapté et bien équipé et une exigence particulière qu’impose l’apparente simplicité du matériel.
Son vélo
Ils ont des idées fixes … le vélo de Jean-Acier
Vélo : Marino
Braquets :
Épreuves : Confluences, Born to Ride, …
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Maxime Poisson, Dijon, « L’entrepreneur »
Ils ont des idées fixes – Maxime Poisson
Avec Maxime on découvre un autre domaine du fixe : le CRIT, raccourci pour “Criterium”. Entre la piste et les runs sauvages en ville le criterium se déroule sur un circuit tracé sur le bitume : un grand parking, une rue, … Le vélo est un vrai mode de vie pour Maxime. Il l’a conduit à rencontrer en 2010 des jeunes qui roulaient en pignon fixe. Il se met alors à rouler en fixe avec eux et avec ses nouveaux copains, ils vont créer à Dijon le National Moutarde Crit, qui est devenu la référence en France en matière de critérium en pignon fixe.
Le vélo vire alors à l’idée fixe pour Maxime et progressivement l’idée de créer son propre vélo germe dans sa tête. « Il y a un peu moins de deux ans, j’étais en Aveyron et j’ai rencontré Alexandre Guiral, le fondateur d’Antidote Solutions. Entre aveyronnais et cyclistes le courant passe, on se met à parler vélo et notamment de ce pignon fixe qui me passionne. Il me dit qu’il ne connaît pas trop ce milieu mais que si je veux, un jour, il me fera le design d’un vélo », explique Maxime. Cette rencontre a donné naissance à la marque WishOne. Un vélo de CRIT est né puis un gravel sportif le SUB.
Aujourd’hui la marque WishOne progresse et l’annonce prochaine du modèle Quest viendra encore élargir l’offre de vélos de qualité, conçus et fabriqués en France. On aura l’occasion d’en parler prochainement sur Bike Café.
Son vélo
Ils ont des idées fixes – Le WishOne Crit de Maxime
Vélo : Wish One CRIT
Braquets : 49 x 14
Épreuves : Red Hook Crit Brooklyn, Milan, Londres, Barcelone / National Moutarde Crit Dijon / Mission Crit San Francisco / NL Crit Series Rotterdam, Amsterdam, etc / Rad Race Fixed 42 Hambourg / Thunder Crit Londres / ZuriCrit Zürich / La petite course Paris / KantoiKrit Onati
Après 2095 km parcourus à son guidon, je vous propose de partager mon expérience au sujet d’un vélo de gravel en titane : le bien nommé La Piste de Sauvage Bikes. Un long test aux multiples facettes, de la route aux sentiers VTT, en passant par le vélotaf quotidien et par tous les temps.
Le Sauvage gardien d’un fort de Verdun
C’est en Lorraine que j’ai reçu pour mission d’évaluer ce La Piste. Mon test a couvert trois départements, à savoir la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et enfin les Vosges. Les Vosges, parlons-en, puisque Sauvage Bikes est une marque de LÉON cycles, établie dans ce département.
Le La Piste sur ses terres en Lorraine.
SAUVAGE se veut une déclinaison standardisée des vélos sur mesures LÉON, de façon à proposer des vélos en titane plus abordables. Des vélos vendus directement par commandes en ligne, ou via Alsatrade, revendeur Sauvage. Comme vous l’avez sûrement deviné grâce à son nom, c’est en Alsace que ce dernier opère, et il est l’auteur du montage testé ici.
Le Sauvage La Piste : une finition exemplaire
Les présentations
Sur ce montage on remarque instantanément les roues, montées artisanalement par Ignace d’Alsatrade. Difficile de rester insensible face à une telle finition ! Un soin que l’on retrouve dans des détails du montage : le routage des gaines, le montage de la guidoline, et le soin extrême apporté à l’emballage traduisent un grand professionnalisme en la matière. Ce n’est clairement pas toujours le cas, il me semble important de souligner ce niveau de prestation « haut de gamme ».
Animé par un groupe Shimano GRX-600 et des périphériques Ritchey, l’esthétique se veut sobre mais valorisante, à l’image des portes bidons en inox. Les pneus Pirelli Cinturato Gravel H en 700 x 40 mm, à flancs beiges, apportent eux aussi une touche esthétique non négligeable.
Le cadre regorge de détails de sérigraphies, avec de très belles incrustations « Sauvage », notamment sous le tube oblique. De quoi flatter l’égo ! La finition du cadre n’amène à aucune critique et se montre au même niveau que celle des vélos Léon.
Le Sauvage La Piste présente de belles sérigraphies
Je retrouve les mêmes soudures et le même soin que j’ai pu relever lors de mon essai du Léon GraAll réalisé l’hiver dernier dans le Var. Si la géométrie du La Piste se veut bien plus conventionnelle que celle du GraAl, la parenté Léon est bien réelle et même clairement affichée sur le boîtier de pédalier au standard BSA.
La parenté avec les Cycles Léon est bien réelle et même clairement affichée sur le boîtier de pédalier au standard BSA.
L’aspect visuel d’un cadre en titane prévaut largement dans la réputation de ce matériau aux yeux de bon nombre de pratiquants, sans pour autant minimiser ses qualités intrinsèques particulièrement adaptées, entre autres, à la réalisation de cadres de vélos. Sur le site https://www.sauvagebicycles.com/a-propos/ la transparence est de mise sur la traçabilité de ces cadres :
« Les tubes sont d’origine américaine, soudés en Asie. Les dessins et montages sont réalisés dans notre atelier vosgien à Saint Jean d’Ormont (88). »
Maintenant que les présentations sont faites, passons à la suite, ce pourquoi un vélo est avant tout fait : ROULER !
Et bien roulons maintenant …
La position est dictée par, d’une part le cadre, ici en taille 53, et d’autre part par le choix des périphériques. Sur cet exemplaire, c’est une courte potence de 70 mm qui accueille l’excellent cintre de chez Ritchey. Le reach du cadre étant plutôt imposant, c’est un choix que l’on admet et que je vais trouver cohérent au fil des kilomètres.
Le Sauvage La Piste nous engage à la suivre … cette piste
Pour mon 1,78 m, je suis dans une position assez compacte, mais nullement gênante, et particulièrement efficace en tout terrain. Cette position « ramassée » que l’on rencontre en cyclo-cross permet une excellente maniabilité dans les single-tracks .
J’ai pu participer à une randonnée tracée pour les VTT, et organisée sur les hauteurs du champ de bataille de Verdun. Ce La Piste s’est montré à son aise sur les sentiers en forêts, où sa maniabilité et ses bases relativement courtes permettent un pilotage dynamique et ludique.
Le Sauvage La Piste aime les sentiers en forêt (photo de Stéphane Bailly)
Le montage en mono plateau prend tout son sens sur ces sentiers où les changements de rythmes sont incessants. Sur les larges pistes du même secteur, le La Piste est bien sûr dans son élément de prédilection. Avec cette généreuse monte pneumatique en 700×40, et la bonne filtration de l’ensemble cadre et fourche, le confort est de bon niveau, sans pour autant être exceptionnel. À noter que les passages de roues permettent de monter des roues jusqu’à 700 x 50 mm…
La belle clearence de la fourche autorise le montage de pneus jusqu’à 50
Réglées ici de la façon la plus courte possible, les pattes de fixations arrière permettent de jouer aussi sur l’aspect du confort : si on éloigne l’axe de roue arrière, le confort (ou plutôt la filtration) sera supérieur mais ça sera au détriment des relances puisque la cote des bases augmentera…
Sur le Sauvage La Piste on peut régler la longueur des bases en fonction des pneus.
Quelques semaines plus tard, j’ai participé à « La Gravel’Aysanne », organisée de bien belle façon par Pascal de Gravel’Ange. Un parcours de 80 km en Meurthe-et-Moselle qui a confirmé la grande polyvalence de ce montage. Parfois roulant, mais souvent exigeant, le parcours nécessitait un vélo (et un pilote) très polyvalent. Le Sauvage La Piste s’en tire avec les honneurs, sans même une crevaison, et a eu un bel accueil auprès des autres participants.
Le Sauvage sur la Gravel’Aysanne (photo de Damien Lang)
Je n’ai pas oublié la route dans mon test, avec environ 40 km de vélotaf quotidien sur des routes partiellement dégradées, propices à ce type de vélo. Ma plus longue sortie sur route fut une étape entre la Meuse et les Vosges, avec 155 km d’une traite, visible ici : https://www.strava.com/activities/3946018708
Cela m’a permis de constater que l’on peut tout à fait tenir une moyenne honorable avec ce vélo, malgré le pédalier de 40 dents, qui fut avouons-le parfois un peu court pour bien exploiter les descentes. La cassette en 11 – 42 participe à la polyvalence assumée de ce montage. Ce (petit) trip routier a été l’occasion de charger mon bagage pour ce week-end vosgien sur le La Piste, équipé pour l’occasion de sacoches VAUDE. Aucune difficulté particulière à noter, le La Piste peut donc tout à fait faire la mule pour d’éventuelles expéditions plus sérieuses et plus longues…
Le Sauvage La Piste avec les sacoches Vaudé
La zone du boîtier de pédalier, particulièrement sous contraintes pour faire passer la puissance musculaire jusqu’à la roue arrière, montre une belle rigidité et participe forcément au dynamisme général de ce cadre. Un dynamisme qu’il convient bien sûr d’associer aux roues Alsatrade, résolument au-dessus de beaucoup de produits concurrents. Pour ma part, c’est sans aucun doute le point fort de ce montage. Les relances sont aisées, et la vitesse acquise est facile à conserver : c’est ce que l’on demande à une bonne paire de roues.
Les roues Alsatrade, résolument au-dessus de beaucoup de produits concurrents.
Cela confirme mes sensations sur d’autres roues de même hauteur : la valeur de 35 mm semble être un parfait compromis ente dynamisme sur les reliefs, et vitesse de croisière sur le plat, tout en étant permissif sur les pistes et sentiers plus dégradées. Le freinage du désormais bien connu groupe GRX-600 de Shimano ne freinera pas nos ardeurs, et c’est une bonne chose car ce La Piste aime rouler vite…
Les moyeux Hope RS4 ne sont probablement pas étrangers à la performance des roues.
Difficile à évaluer à la sensation, les magnifiques moyeux HOPE RS4 ne sont probablement pas étrangers à ces performances. Fabriqués à Barnoldswick en Angleterre, ce sont de très belles pièces qui apportent une touche colorée et classieuse à ce vélo. Un rappel de couleur que l’on retrouve avec le collier de selle de la même firme et même couleur.
Le Sauvage La Piste sur son élément : les pistes (photo de Stéphane Bailly)
Géométrie
Géométrie
Taille
49
51
53
55
57
59
A : Angle de direction
70
70,5
71
71
71,5
71,5
B :Angle de selle
74,5
74
74
73,5
73
72,5
C :Top tube (longueur virtuelle)
525
545
560
575
595
610
D : Tube de selle (centre-top)
49
51
53
55
57
59
E :Bases
420
420
420
420
420
420
F : Tube de direction
115
135
155
170
185
200
G : Tube de direction diametre
Tappered
H : Bottom Bracket :
BSA 68mm
I : BB DROP
70
70
70
70
70
70
Hauteur de fourche : 400 mm
Douille conique IS42/ IS52
Tube de selle diamètre 31.6
Pattes réglables de 420 à 440 aux 3 standards (Blocage rapide / 142 x 12 / 148 x 12)
Dégagement maxi 700×50
Boite de pédalier BSA 68mm
3 porte bidons
Œillets garde boue + porte bagage
Pour conclure, on a ici un très beau montage, valorisant et très qualitatif. Je garderais en souvenir, des nombreux kilomètres à son guidon, une exceptionnelle polyvalence. Ce vélo est à son aise sur quasiment tous les terrains, ce La Piste se veut plutôt confortable, mais surtout dynamique et ludique. L’association des roues Alsatrade et du cadre SAUVAGE forme un couple hautement enviable, difficile à prendre en défaut.
Caractéristiques :
Cadre titane 3/2.5 double butted (0.9/0.7/0.9) pour les tubes principaux et le boitier de pédalier est en titane 6.4, garantie 5 ans
Poids du cadre avec pattes réglables en tailles 53 : 1680Gr
Fourche carbone N°88 (hauteur de fourche : 400 mm)
Douille conique IS42/ IS52
Tube de selle diamètre 31.6
Pattes réglables de 420 à 440 aux 3 standards (Blocage rapide / 142 x 12 / 148 x 12)
Gobik lance la « Cold Series 20-21 » qui célèbre le dixième anniversaire de la marque. Les premiers éléments ont été présentés lors du lancement initial et la marque ajoutera des pièces spéciales tout au long du mois d’octobre.
Une décennie d’histoire
« Créer une usine de vêtements de cyclisme à Yecla, dans la région de Murcie, c’était comme fabriquer des combinaisons d’astronautes » plaisante Jose Ramón Ortín, directeur commercial de Gobik. Il se souvient des débuts de la marque. « Traditionnellement, la région de Yecla s’est consacrée aux meubles, aux tissus d’ameublement et aux matelas, donc monter une usine de meubles était quelque chose de facile, car ici il y a des machines et des gens formés pour ça. Quand nous avons commencé, nous devions former des gens et, à l’époque, nous avons compensé notre inexpérience avec beaucoup d’espoir. Nous avons dû nous convaincre que c’était ce que nous voulions faire et aller de l’avant »
Nouvelle collection GOBIK 20-21 pour ses 10 ans
Gobik a présenté vendredi 9 octobre les premiers vêtements de sa collection d’hiver « Cold Series 2020-2021 », avec un planning mixte visant à garder l’intérêt des fans pour une première collection complétée par des éditions spéciales et limitées. Celles-ci s’inspireront du style de ce qui a été réalisé pour Aurum Bikes avec Contador et Basso, et Héroes avec la Croix Rouge espagnole. Ces éditions, ont duré à peine quelques heures.
Nouvelle collection GOBIK 20-21 pour ses 10 ans
La Cold Series de 2020-2021 est lancée à une date très particulière pour Gobik : « Nous sommes maintenant un peu plus âgés et plus sages, c’est du moins c’est ce que nous aimerions croire (rires). Nous espérons avoir appris en cours de route et cette collection d’hiver sera la meilleure de notre histoire », a déclaré Alberto García, PDG et co-fondateur de Gobik.
Nouvelle collection GOBIK 20-21 pour ses 10 ans
Une décennie d’histoire au cours de laquelle la marque espagnole s’est rendue populaire auprès de nombreux cyclistes, tant en Espagne qu’au delà des Pyrénées, une décennie au cours de laquelle les demandes des utilisateurs ont certainement afflué : « Nous ne négligeons aucune des opinions qui nous parviennent, non seulement de la part des équipes professionnelles ou des ambassadeurs, mais aussi de la multitude de fans, des clubs ou des supporteurs qui nous écrivent via les réseaux », déclare Alberto Ayala, responsable marketing de la marque. La collection pour célébrer 10 ans d’histoire.
Une sobriété lumineuse
Nouvelle collection GOBIK 20-21 pour ses 10 ans
« La collection qui voit le jour présente une dualité chromatique qui comprend une ligne sobre, équilibrée et intemporelle qui trouve le parfait contrepoint dans une autre plus lumineuse, baignée par les couleurs les plus caractéristiques de la Méditerranée », poursuit Alberto García. Des couleurs qui combinent ces dix années de la marque dans lesquelles ses graphismes commémoratifs trouvent leur place dans les vêtements, devenant des pièces uniques pour ceux qui s’identifient aux racines et au sentiment non conformiste de Gobik .
Mais pas seulement … « Nous avons également inclus une ligne horizontale sur les maillots et les vestes. Nous l’avons conçu comme un horizon qui a été tracé en rapprochant deux réalités, comme une ligne qui unit les hémisphères, compte tenu de notre ambition mondiale. C’était aussi la représentation d’un présent qui nous échappe, 10 ans déjà ! Alors que nous progressons vers nos objectifs et nos responsabilités en tant que marque », déclare Alberto Ayala.
Les matériaux ont été choisis pour améliorer la dissipation de l’air, l’aérodynamique, l’ajustement, l’élasticité et, bien sûr, le confort et l’esthétique. Pour cela Gobik analyse des angulations, des intensités, des mouvements et des déplacements du corps, pour faire évoluer les vêtements dont les patrons et le comportement seront adaptés aux besoins de chaque profil d’utilisateur. Tout cela pour répondre à l’une des devises de Gobik qui, après dix ans de présence sur le marché, croit encore que vous pouvez apprécier les vêtements de vélo presque comme s’il s’agissait de vêtements de ville.
Dans le vélo il existe de nombreux équipements devenus « cultes », le sac coursier Chrome en fait partie. C’est une d’icône issue de la culture urbaine, collant à l’image de ces coursiers qui se faufilaient en ville avec leurs fixies brakeless, au milieu de la circulation. La tendance est un peu passée, les coursiers se sont « uberisés » et roulent désormais parfois en électriques, mais ces fameux sacs, solides, ergonomiques, pratiques et étanches sont toujours là et ils ont traversé les modes. Il en existe plusieurs modèles en bandoulière ou en sac à dos. Le modèle que j’ai choisi est le Barrage Cargo : c’est un sac à dos avec un volume allant de 22 à 34 litres.
Le Sacs Chrome est une sorte d’icône issue de la culture urbaine …
Le portage à vélo est à solutions multiples, à chacun de choisir celui qui lui conviendra le mieux. Les notions d’usage, de sécurité, de contenance, … sont importantes. Tantôt musette, quand on a quelques bricoles à transporter, bandoulière façon coursier plus volumineux que la musette, bikepacking si on part voyager, sac à dos si on roule en ville pour se rendre au travail par exemple … Un bon sac à dos doit être stable, bien réglé au niveau de sa hauteur sur le dos, les sangles ne doivent pas voler au risque d’accrocher un véhicule au passage. Il doit être ergonomique pour offrir des poches internes ou externes pour des usages dédiés : ordinateur, téléphone, clés, …
Chrome icône d’une tendance
Le verrouillage, symbolique de la marque, façon ceinture de sécurité est toujours là …
La success story de la marque Chrome Industries débute en 1995 dans un garage de Boulder (Colorado) avec le développement d’un simple sac besace. « Nous avons fabriqué notre premier sac Chrome avec une machine à coudre Juki, quelques mètres de nylon de qualité industrielle, une bâche de camion de qualité militaire et l’envie de fabriquer des équipements utiles durables qui fonctionnent sur et en dehors du vélo. Nous n’avions pas d’argent pour fabriquer une boucle capable de supporter le poids d’un sac de coursier chargé, alors nous avons récupéré les boucles de ceinture de sécurité dans des voitures qui étaient à la casse. Une icône est née. Notre sac messager original avec sa boucle de ceinture de sécurité est rapidement devenu le favori des coursiers professionnels du monde entier. » L’histoire de ce sac mythique était alors lancée, et aujourd’hui encore les productions modernes de Chrome Industries ont gardé les orientations de qualité et de solidité qui ont fait la réputation de la marque.
Mon usage
Petite pause café chez Mana à Aix en Provence après un tour au marché.
Je ne suis pas coursier, mais mon mode de déplacement urbain est le vélo ou le bus. Jusqu’à présent j’utilisais un sac à dos standard qui me convenait assez bien, mais qui ne me satisfaisait pas complètement sur des points de détails. En fait, depuis le début j’avais envie d’un Chrome Cargo, mais ayant eu par opportunité un sac Thule, je n’y pensais plus. Le désir de ce sac Chrome était toujours présent, et j’ai fini par craquer. Est-ce que ce vrai sac coursier allait transformer ma vie ? Pas vraiment, bien sûr, mais il faut reconnaître qu’en recevant ce sac, commandé chez Santa Fixie, j’ai tout de suite vu la différence de qualité. La toile est épaisse avec ce nylon 1050D qui résiste à l’abrasion. La fermeture roll top et la boucle de la sangle de poitrine façon ceinture de sécurité parachèvent cette identité « coursier » caractéristique de ce produit.
Question ergonomie et confort j’ai tout de suite senti un plus par rapport à mon sac précédent. Larges bretelles rembourrées et dos en mousse EVA rendent le sac hyper confortable même avec un charge assez lourde. Je subis moins d’effet balourd dans les virages serrés en ville.
Bien pratique ce filet externe pour y placer vite fait quelques emplettes
À l’arrière du sac des sangles façon filet permettent d’augmenter le volume de la charge à l’extérieur du sac, pour transporter une boîte, une veste imperméable, … Il y a également deux poches latérales pour y loger une bouteille ou un anti-vol mini U. Enfin une fermeture éclair extérieure discrète permet l’accès à une poche intérieure étanche pour accéder à un vide poche où l’on pourra mettre son téléphone, son porte-monnaie, ses clés, … Pour le reste le sac possède tellement de possibilités d’accroche avec des anneaux que franchement je n’ai pas encore exploité les multiples possibilités offertes.
Mon Mac a trouvé sa place – Test du sac Chrome Barrage Cargo
Mon usage est régulier et principalement pour aller à mes réunions de travail ou pour faire mon marché 2 fois par semaine en centre ville. Ce sac est tellement confortable que je vais l’utiliser en mode rando occasionnelle en vélo, sur mon single speed, pour transporter vêtements de rechange et mon ravitaillement. Le maintien est parfait et même en danseuse ce sac, qui reste bien plaqué au dos, ne me gêne pas. Pour les plus longs parcours je reste fidèle à mes sacs de bikapacking bien sûr.
C’est un investissement, car ce sac coute 200 €, et je reconnais que c’est cher, mais n’oubliez pas que vous achèterez un produit indémodable qui, du fait de sa qualité, traversera le temps et les époques.
Caractéristiques
Préparatifs … ne rien oublier – Test du sac Chrome Barrage Cargo
Sac à dos imperméable enroulable pour plusieurs dimensions de charge.
Bretelles ergonomiques matelassées avec mousse EVA permettent une commodité et transpirabilité optimales.
Fermeture de sécurité en métal de grande résistance qui se trouve à la hauteur de la poitrine pour alléger le poids.
Compartiment frontal avec système d’ajustement en 5 points (destiné au stockage du casque, des chaussures etc.).
Compartiment principal imperméable.
Velcro de force industrielle.
Poche latérale d’accès facile pour y mettre un cadenas ou une bouteille d’eau.
Poche intérieure spéciale pour y placer un ordinateur portable 15″
Intérieur en tissu bâche de camion imperméable de 600 deniers avec coutures spécifiques de grade militaire scellées.
Extérieur imperméable CORDURA® 1000 deniers.
Volume : de 22L à 34L.
Dimensions : 29 x 51 x 14 cm.
Poids : 1,5 kg.
Mon avis …
J’ai aimé
La qualité globale du produit et le côté iconique de ce sac
Le confort et l’ergonomie
Quelques astuces comme la poche ordi qui ne va pas jusqu’au fond, pour éviter un choc si le sac tombe à terre, le nombres de points d’attaches et le fameux verrouillage type ceinture de sécurité.
J’aurais aimé
Un prix plus contenu. 200 € c’est relativement cher, mais la durabilité du produit est assurée.
Un meilleure accès aux poches extérieures pour les bouteilles. Pas facile avec les sangles du filet de remettre en place le bidon.
Qu’il soit une peu moins lourd : 1,5 kg, mais qualité + équipements = poids
ENVE présente un nouveau guidon le SES AR Handlebar, spécialement conçu pour le cycliste routier moderne. « AR » (All Road) signifie et désigne les produits qui définissent le cycliste sur route moderne et sa nécessaire polyvalence puisqu’il cible la route, le gravel et le cyclo-cross. Le guidon de route SES AR présente une forme aérodynamique qui améliore également la filtration et l’ergonomie. Si le confort est un critère important pour les cyclistes qui passent de longues journées sur la selle, il ne doit pas être obtenu au détriment de la transmission de puissance pour le cycliste soucieux de la performance.
Le guidon All Road ENVE SES AR Road Handlebar
Pour améliorer les performances aérodynamiques du guidon, et pour répondre aux exigences esthétiques du vélo de route moderne, ce guidon de route SES AR propose des options de routage internes et externes pour offrir une compatibilité maximales avec les nombreux systèmes de transmissions et de freinage.
Le guidon ENVE SES AR Road Handlebar SES AR propose des options de routage internes et externes pour offrir une compatibilité maximales
Géométrie compacte et plus de flare
Le guidon ENVE SES AR Road Handlebar présente une géométrie plus compacte.
La géométrie, le guidon de route SES AR présente une géométrie compacte avec une mesure de portée (Reach) de 76 mm et une dimension de chute (Drop) de 127 mm. Pour fournir au cycliste sur route moderne une variété de positions de mains, le SES AR dispose d’un dessus aplati qui s’amorce dès la potence. Dans les drops, les cyclistes trouveront deux positions de mains bien définies et un accès facile aux commandes. À l’instar du guidon de route SES Aero d’ENVE et de son guidon de gravel de la série G, le SES AR présente une chute évasée composée qui se situe entre l’évasement minimal du SES Aero et l’évasement plus important du guidon de la série G. Les bases évasées permettent au pilote d’élargir sa position pour obtenir une plus grande confiance et un plus grand contrôle des trajectoires lors des descentes sur un terrain plus technique.
Le guidon ENVE SES AR Road Handlebar dispose d’un dessus aplati qui s’amorce dès la potence.
« Le cyclisme sur route a évolué vers le All Road. En 2016, nous l’avons suivi avec nos produits SES AR wheel et les SES 4.5 AR plus aero. Les cadres des vélos de route ont évolué pour offrir un dégagement pour les pneus plus larges, et les fabricants de pneus ont investi massivement dans des pneus de route tubeless de plus gros volume qui relèguent les pneus d’antan aux oubliettes. Ces progrès répondent à notre appétit de découverte des longues routes parfois accidentées et les chemins de terre. Avec cette évolution, il est naturel que notre premier point d’appui sur le vélo évolue également. Le SES AR Road Handlebar est la solution d’ENVE pour un meilleur pilotage sur route », a déclaré le vice-président du produit, Jake Pantone.
Beaucoup de commentaires ont accompagné l’annonce de la sortie du dernier vélo de Specialized : l’Aethos un vélo qui entend casser les codes. Nous sommes nombreux à avoir été surpris par le poids du vélo. Pourtant sur le site de Specialized, et au travers de certaines réactions, ce qui est mis en avant n’est pas forcément son poids, mais plutôt le plaisir de conduite. Tant mieux, c’est une bonne nouvelle !
Aethos Specialized
565 grammes !
Ma première réaction a été wouah 565 grammes ! … Ma seconde a été « En fait, c’est ce que je cherche dans chacun de mes vélos : le plaisir de rouler », alors pourquoi irais-je dépenser autant d’argent ? …
Le Pechtregon artisanal de Jean-Lin … son vélo plaisir qui a lui aussi largement “cassé les codes”
J’ai la chance de rouler sur des vélos d’artisans et aussi du carbone très bien conçu. Les deux me procurent un vrai plaisir quand je roule avec ces vélos pour des raisons différentes. Chez Specialized aurait-on trouvé et résolu une équation magique ? Leur techno est impressionnante, au même titre que celle de Giant et leur dernier TCR. C’est de la haute voltige techno j’en suis convaincu.
Photo Rolo
Il y a quelques temps une marque du nom de Rolo a développé des géométries telles que d’une taille à l’autre la sensation et le type de conduite étaient identiques. Les vélos pèsent le même poids que le Spé et le concept de “ride engineered first” est semblable.
Publicité iPod
Ce qui me semble intéressant, dans le message que nous adresse Specialized, c’est l’accent qui est mis sur la sensation que procure le vélo au pilote quand il (ou elle) roule avec. La communication autour du vélo ouvre un nouveau chapitre. Souvenez vous des premières pub de l’iPod d’Apple. À aucun moment la pub nous parlait des fonctionnalités du produit, et encore moins de comment fonctionnait sa synchro avec iTunes. En revanche elle nous parlait d’une seule chose : le bénéfice consommateur. « Je vais pouvoir écouter et danser sur de la musique partout et ça se sera trop cool … » ! Je caricature mais Apple a vendu 275 000 000 d’iPod entre 2001 et 2010 (tous modèles confondus). Bien sûr il y a la puissance de la marque, l’époque et tout le reste … Je retiens uniquement la manière de communiquer qui a changé la perception que l’on pouvait avoir d’un produit technologique.
Sincèrement je m’en fous royalement de savoir que mon vélo fait 7, 8 ou 9 kg. En revanche ressentir l’air filé sur ma peau, me sentir libre, piquer un sprint ou essayer de battre mon dernier PR, quand ça me chante, ou juste me balader, m’excite bien plus ! Encore une fois c’est une manière de communiquer : parler du bénéfice, pour le consommateur, plus que de la guéguerre entre les marques pour savoir quel vélo sera le plus léger ou procurera plus de plaisir.
On peut aussi ressentir un certain plaisir à rouler sur des vélos “cultes” comme ce Alex Singer
C’est précisément à cet endroit qu’il y a quelque chose à faire. Est-ce qu’un concurrent de Specialized sortira un vélo juste pour dire « Le plaisir à son paroxysme avec ce vélo » (sous entendu plus que celui de mon concurrent) ? Partir dans des délires « nirvanesques » ; non, je n’y crois pas. En revanche laisser plus de place pour parler d’autres plaisirs : de liberté, de réalisation personnelle, d’une destination à atteindre ou je ne sais quel autre plaisir voilà sans doute la vraie piste à suivre pour mettre nos vélos au centre de ces enjeux …
Et pour vous quel est votre plaisir sur votre monture préférée ?
Certains se sont exprimés sur facebook …
Ils ont dit …
Jean-marc Begagnon
« Plus jeune je rêvais d’un vélo en titane, j’avais vu un artisan proche de chez moi qui en soudait un pour J. Longo. Je trouvais le matériau super de chez super mais mon portefeuille ne me permettait pas cet achat. Maintenant à la retraite, je me suis fait plaisir sur un titane Levacon, quel plaisir de rouler avec ce vélo et je suis admiratif des finitions, les soudures polies sont superbes. Voilà mon rêve est devenu réalité …»
Un vélo cadre en titane Levacon : une référence
Pascal Paineau
« Mon plaisir est le sentiment de liberté sur un vélo. Celui sur lequel tu es en parfait osmose avec ton vrai compagnon de route, même si il pèse 12 kg … »
Laurent Boursette
« Le plaisir tu le trouves au moment où tu es affuté, en pleine forme, avec un soleil levant à l’horizon sur une petite route isolée de montagne. Va chercher du plaisir avec ton vélo de 6 kg si tu roules sous la pluie avec 10 kg de trop après 3 mois de coupure hivernale et des camions qui te frôlent à tout instant … »
Sébastien Saint-Jalm
« Je prends un plaisir de dingue avec mon lourdissime titane de 8,3kg. Comme si le plaisir de rouler avec un vélo était en lien avec un poids réduit… Le titane c’est autre chose, et le poids on s’en moque, surtout une fois collé toutes les sacoches dessus … »
Pascal Bride
« Le plaisir est propre à chacun en fait … autant pour certains ce sera d’avoir une machine originale ou disons surprenante comme l’Aéthos et pour d’autres un vélo sur mesure réalisé par un artisan cadreur… Après plus de 20 ans d’expérience, je suis sûr d’un truc, c’est que la notion de plaisir max peut tout à fait, et doit être je crois au final la relation optimum que l’on va chercher avec un vélo ou un cadreur, ou même un Aethos ou je ne sais quelle autre machine… Je ne sais pas si Specialized a conçu cet Aethos pour cela, mais je suis sûr les cyclistes qui franchiront ce pas avec cette machine le feront parce qu’ils pensent justement trouver cette relation différente … »
Stéphane Leconte
« 29, fat ou route peu m’importe … Ce que j aime c’est rouler et me sentir libre. Je diversifie mes montures au grès de mes envies, pas de routine et toujours le plaisir d’être libre et me sentir vivant. J’aime les beaux vélos et j’aime aussi me faire plaisir chacun fait ce qui lui plaît, on n’a qu’une vie et autant en profiter à notre guise. »
Besson Patrick
« Ton analyse me parle vraiment Jean-Lin Spriet, je suis un inconditionnel d’Apple et de leurs objects connectés. Steve Jobs a été un précurseur et un visionnaire sur le plan de l’expérience consommateur. Je suis prêt à payer cher pour avoir un IPhone, MacBook…qui ne sont pas que des téléphones ou des ordinateurs portables, mais bien des objets générateurs de plaisir … Cela n’a rien à voir avec une quelconque mode, c’est l’attirance qu’ils provoquent sur moi qui me pousse à l’achat ! C’est souvent probablement totalement déraisonnable, mais que serait la vie si nous ne faisions que ce qui est raisonnable ? »
Elisabeth Lavaill
« Le plaisir à vélo, c’est le bon vélo, au bon moment. Et comme je suis égocentrique, j’aime l’idée que ce soit un vélo fait pour moi, dont chaque détail est le fruit d’une réflexion relative à ma pratique propre. Bref, un vélo d’artisan sur mesure, ou, à minima un cadre de série sur lequel j’ai brodé mes envies… »
Vincent Rebours
Merci à Vincent qui nous rappelle les écrits de Jean Bobet évoquant le plaisir « La volupté à vélo, c’est délicat, c’est intime et c’est éphémère. Ça vous arrive, ça vous prend, ça vous entraine et ça vous quitte. C’est à vous tout seul. C’est une combinaison de vitesse et de facilité, de force et de grâce. C’est un pur bonheur. Ce qui en fait le charme, c’est l’inattendu, ce qui en fait le prix c’est la rareté. C’est plus qu’une sensation, c’est un sentiment parce que l’émotion y tient sa place autant que l’action. Je fais corps à corps avec le vélo ou bien le vélo est le prolongement de mon corps mais le vélo et moi ne faisons qu’un. J’enroule comme je respire, comme je transpire, tout en douceur. Je progresse, j’avance et je suis en progrès par rapport aux autres fois » Jean Bobet.
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Merci à tous pour vos commentaires déjà présents et ceux à venir. Je suis convaincu (et tant mieux) que certains adoreront ce vélo ou un autre. Je ne souhaite que partager quelques réflexions personnelles à travers ces lignes.
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