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Holyfat, le Saint gras …

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Test des produits diététiques Holyfat
le format dosette, pratique pour les glisser dans une poche et les déguster au bar ou ailleurs, Photo Hugues Grenon

« Le gras c’est la vie … » a-t-on coutume d’entendre, dans la valeureuse communauté des cyclistes habitués des efforts au long cours. Ils se délectent, lors des longues baroudes ou des fins de rides, d’aliments bien gras, comme un cornet de frites délicieuses (clin d’œil à nos amis du Nord), un sandwich aux rillettes, un saucisson ou un bout de Saint-Nectaire AOP pour ceux qui font la Grande Traversée du Massif Central. Cette maxime est-elle juste une boutade pour se donner bonne conscience, ou y-a-t-il une part de vérité ?

Diététique sportive
Une offre pléthorique

Difficile d’y voir clair entre tous les conseils entendus de-ci et de-là, les différents régimes prônés, et surtout l’offre pléthorique des fabricants et fournisseurs d’alimentation pour sportifs, qui ne savent plus quoi inventer pour mettre en avant leurs produits à coup de campagne marketing et de démonstrations par A+B. Ces produits seraient les meilleurs et ils vous feraient grimper aux arbres, sans coup de fatigue, en améliorant vos performances. Je force volontairement le trait, mais est-on si loin de la vérité ?

Bref, vous l’aurez compris, je ne suis pas fan des barres d’efforts, gels ou boissons composés d’une multitude d’aliments souvent transformés, d’additifs, de sucre raffinés et emballés bien souvent dans des contenants plastiques que l’on retrouve parfois au fin fond des bois et constitueront des vestiges du passé (merci Raider pour les plus anciens comme moi!).

Depuis quelques années, de nouvelles propositions plus naturelles et moins transformées voient le jour. Mais une constante demeure : le sucre ou du moins le goût sucré. N’y aurait-il que le sucre pour nous tenir à flot sur nos efforts au long cours ou même plus court ?

N’étant pas un diététicien, ni un exemple à suivre en matière d’alimentation, j’avoue que lors de mes baroudes au long cours, je prends ce que je trouve sur mon trajet (boulangeries, supérettes etc…) comme beaucoup de cyclistes. J’emporte juste de l’eau et des graines (noix de cajou, noisettes, raisins etc…) et je m’abstiendrais de donner des leçons aux autres. Le crédo est : faites-vous plaisir ! Chaque cycliste est différent et ce qui marche pour un, ne fonctionnera pas systématiquement pour un autre.

Ce qui est sûr, c’est qu’au bout d’un moment, on en peut plus avaler des barres sucrées ! On ne peut plus les voir ! Un peu de variétés gourmandes non sucrées, seraient les bienvenues. Si en plus, cela apporte un réel plus à la pratique sportive et à la santé, ce n’est que bénéfice.

C’est pour une bonne partie de ces raisons que la proposition d’Holyfat m’a intrigué : des mélanges originaux de noix, d’amandes, d’huile MCT (huile issue de noix de coco), de sel et d’épices (caco, piment, vanille, etc…).

Rendez-vous est pris avec Alvaro le créateur, au MIN (Marché d’Intérêt National) de Lille où les bureaux et l’atelier de production d’Holyfat viennent de s’installer.

Présentation

Derrière tout projet et produit nouveau, il y a des femmes et des hommes souvent passionnés et convaincus. Et c’est à mes yeux toujours intéressant et enrichissant de connaître l’histoire et le cheminement des créateurs et leur équipe, de leurs motivations et leur démarche.

Le parcours d’Alvaro Madrazo, le créateur, et son équipe, ne peut être dissocié de la jeune histoire d’Holyfat et permet de comprendre pourquoi et comment la société est née.

Test des produits diététiques Holyfat
L’équipe Holyfat, Alvaro le boss, Oriane à gauche responsable communication et nutrition et Agathe, responsable de production.

Alvaro est originaire du Mexique. Vu son âge avancé (44 ans !), il a connu les débuts du VTT au Mexique à la fin des années 80 / début des années 90. Pas très sportif et un peu « rond », il découvre le VTT à 13 ans et c’est une révélation. Il s’investit à fond dans ce nouveau sport qui débarque au Mexique mais qui est déjà plus implanté et populaire chez ses voisins US.

À l’époque, les pratiques VTT n’étaient pas si segmentées qu’aujourd’hui et les coureurs de XC (Crosscountry) faisaient également de la DH (Down Hill, descente) et les courses s’enchainaient ainsi pendant tout le week-end souvent avec le même vélo.

Alvaro se tourne cependant plus vers la DH. Il intègre l’équipe nationale mexicaine junior de descente et participe au championnat du monde Senior de DH à Vail au Colorado en 1994.

Test des produits diététiques Holyfat
Alvaro au championnat du monde de MTB à Vail en 1994.

Humblement, Alvaro précise que le niveau au Mexique n’était pas celui des USA et des européens (la légende Nicolas Vouilloz était déjà en route avec un professionnalisme déjà très présent et une structure imposante). Et que les coureurs se débrouillaient avec les moyens du bord. Il va rouler aux USA et se fait faire un Mountain Bike par Brent FOES qui soude à ses débuts les cadres à la demande dans son garage (étonnant toutes les histoires qui ont commencé dans un garage !).

En 1997, il intègre l’équipe nationale panaméricaine et doit participer aux championnats du Monde en Suède en 1998 mais il se rompt les ligaments croisés d’un genou ce qui mettra fin à sa carrière à haut niveau.

Parallèlement, n’étant pas dans une équipe vélo professionnelle, il obtient une licence en nutrition et technologie des aliments puis bifurque vers un diplôme d’ingénieur en design et produits avec pour objectif de travailler dans le vélo et pourquoi pas en fabriquer.

Pour compléter ce cursus technique, il a l’opportunité d’intégrer une Ecole de Commerce Française et choisit celle de Grenoble, ville de vélo entourée de montagnes, propices aux baroudes VTT.

Il intègre l’enseigne Décathlon, gravit les échelons, travaille pour Décathlon Mexique, USA et Portugal à différents postes du secteur cycles et travaille ensuite dans la grande distribution (achats et design).

Il habite alors Lille et c’est tout naturellement qu’il participe en 2018 à l’évènement créé localement, la French Divide, et pour laquelle il se prépare en appliquant un régime cétogène.

En deux mots, le régime cétogène est une alimentation basée sur les lipides qui seront utilisés comme source d’énergie, au détriment des glucides. Les principes sont une alimentation pauvre en glucides mais riche en graisses et protéines. Les réserves de graisses sont très importantes dans le corps humain par rapport aux réserves de sucre. L’idée est donc de les utiliser et d’aller piocher dans ces réserves. Cependant l’organisme a besoin de glucose pour fonctionner. Il peut le produire par transformation de graisses et protéines grâce aux corps cétoniques, c’est pour cela que l’on parle de régime cétogène qui demande donc une « céto-adaptation » afin de « basculer » cette transformation en partant des lipides plutôt que des glucides.

Pour plus d’informations sur ce mode d’alimentation, voici un lien intéressant d’un sportif adepte de cette alimentation qui sera source d’informations et de conseils. Certaines équipes de haut niveau utilisent également le régime cétogène (Equipes du Tour de France, Allblacks par exemple).

Alvaro engrange également de l’expérience sur l’alimentation lors de ses périples au long cours. Lui qui a voyagé et goûté à des cultures différentes, il s’aperçoit également que l’offre sur le marché français de l’alimentation du sportif est plutôt uniforme et très axée sur les barres sucrées.

Alors que dans d’autres pays, et en particulier aux USA et Amérique du Nord, l’offre est plus étendue. Aux barres sucrées viennent s’ajouter une proposition de barres salées, grasses et gourmandes. Avec par exemple des barres à base de poulet, de porc, de sanglier… ! que j’ai pu déguster et qui sont effectivement très goutues et originales !

Test des produits diététiques Holyfat
Barre salée canadienne, porc et sirop d’érable entre autre, Photo Hugues Grenon

Forts de ces constats et ayant testé lui-même les bienfaits du régime cétogène, Alvaro décide, après sa French Divide, d’étudier une proposition gourmande à base de gras et de purée de graines (noix, amandes, noisettes…).

Fin 2018 il intègre l’incubateur d’entreprises Lillois et commence alors l’étude du projet.

Il teste différentes noix (macadamia, cajou, pécan, noix, amandes, …). Il échange et valide son process avec le CTCPA (Centre Technique de Conservation des Produits Agricoles).

Alvaro mûrit son projet et décide de le baser sur ses valeurs de vie et ce en quoi il croit.

A savoir des produits :

  • Bons pour la santé et le moins transformés possible.
  • Bons pour la performance pour tout type de sportifs, du compétiteur au sportif occasionnel.
  • Gourmands et goutus pour le plaisir des papilles.
  • Les plus locaux possible : à quoi bon faire venir des noix de l’autre bout de la planète ? Il va privilégier les matières premières brutes les plus locales possibles et les fournisseurs de proximité pour les produits plus lointains.
  • Au plus faible impact environnemental possible au niveau des emballages.

Après 6 mois de recherche, de développement et de tests, il fonde la société Holyfat, « Le Saint Gras » dans la langue de Shakespeare, en octobre 2019 avec l’aide des acteurs économiques locaux.

Pour tester ses produits et avoir le retour des premiers utilisateurs et ainsi affiner si besoin et enrichir ses recettes, une campagne Ulule est lancée. Quoi de mieux que le retour client pour savoir si les produits plaisent et comment les améliorer ? Il a rapidement 200 précommandes de tout type de sportifs. Les retours sont très positifs et les échanges fournis. Alvaro est rassuré et lance le process à plus grande échelle puisqu’il avait commencé avec les moyens du bord.

Test des produits diététiques Holyfat
Les machines du début ! Photo Hugues Grenon

En mai l’équipe s’étoffe. Oriane rejoint l’entreprise en tant que responsable de la communication et de la nutrition puisqu’elle a plusieurs cordes à son arc, un master en communication et un diplôme de diététicienne, profession qu’elle exerce en clinique et à son compte. Agathe, ingénieure agroalimentaire, est responsable de la production.

Le trio est complémentaire et polyvalent ce qui fait le charme de ces structures naissantes. Tout le monde met la main à la pâte, à la production par exemple. Chacun pratique le sport assez intensément.

Test des produits diététiques Holyfat
L’équipe en production, la polyvalence avant tout !, Photo Hugues Grenon

Holyfat investit alors dans des machines de production pour chaque étape de la fabrication. Covid oblige, elles arriveront avec quelques semaines de retard mais fin juin elles sont enfin là et la production peut commencer.

Le processus de fabrication

Comme dit auparavant les matières premières de base sont : la noix du Périgord, l’’amande d’Italie, l’huile MCT. C’est une huile issue de l’huile de noix de coco. Pour résumer, elle contient 2 acides gras à chaîne courte libérés à la sortie de l’estomac et servent de carburant pour le cerveau et le cœur. Ces acides gras sont utilisés également tel quel par les muscles. Ils ne sont pas stockés, le corps les utilisant directement comme énergie. Elle est facilement digérable et métabolisable car ne nécessite pas l’action du pancréas et de la vésicule biliaire.

Sont ajoutés en fonction des parfums du sel de Guérande, du piment d’Espelette, du cacao pur, de la vanille etc…

Tout d’abord les noix et amandes sont torréfiées selon un processus et une courbe de torréfaction bien précise.

Test des produits diététiques Holyfat
La machine de torréfaction, Photo Hugues Grenon

La torréfaction est nécessaire. Transformées crues en purée, les noix sont trop astringentes. Elles ne seraient pas agréables au palais et dessècheraient la bouche.

Test des produits diététiques Holyfat
Les amandes en cours de torréfaction, Photo Hugues Grenon

Une fois torréfiée les noix et amandes sont broyées selon un calibrage bien précis afin d’obtenir une poudre de noix.

Test des produits diététiques Holyfat
La phase de broyage, Photo Hugues Grenon

Ensuite tous les ingrédients sont mélangés selon des quantités bien précises selon les recettes afin d’obtenir la purée ou plutôt le beurre de noix avant emballage.

Test des produits diététiques Holyfat
Mélange des ingrédients, le produit prend forme ! Photo Hugues Grenon

Reste la phase de conditionnement et d’emballage. Plusieurs machines de conditionnement sont disponibles en fonction des formats commercialisés.

Test des produits diététiques Holyfat
Conditionneuse pour les pochons, Photo Hugues Grenon

Holyfat propose différents conditionnements.

Une dosette de 28 g qui est très pratique et se glisse facilement dans une poche.

Test des produits diététiques Holyfat
Le format dosette, Photo Hugues Grenon

Il faut au préalable le malaxer quelques instants. Son ouverture en coin est bien conçue et aisée. On ne force pas comme un damné même les doigts mouillés ou équipés de gants. Elles sont vendues par boîtes de 12.

Test des produits diététiques Holyfat
Le format dosette, pratique pour les glisser dans une poche et les déguster au bar ou ailleurs, Photo Hugues Grenon

Dans sa démarche éco-responsable, Holyfat a cherché à limiter les déchets. Des pochons de 450 g et des gourdes souples réutilisables et rechargeables sont également proposés. Elles se glissent facilement dans une poche de maillot ou de cuissard.

Test des produits diététiques Holyfat
Pochon de 450 g et gourdes souples rechargeables en deux formats, Photo Hugues Grenon

Pour aller plus loin dans la démarche, Holyfat continue de plancher sur les emballages afin qu’ils soient bio-dégradables. Affaire à suivre…

La composition se répartit ainsi :

  • Noix (de 40 à 48% selon les « parfums »)
  • Amande (40% environ),
  • Huile MCT (11%)
  • Autres ingrédients (de 1 à 6%) :
    • Cacao
    • Sel
    • Vanille
    • Piment
    • Cannelle Cardamome

D’autres propositions vont venir enrichir et compléter cette gamme déjà variée.

L’analyse nutritionnelle fait ressortir : 68% de matières grasses, 19% de protéines, 7% de fibres, 3% de glucides.

Test des produits diététiques Holyfat
Valeurs nutritionnels Holyfat vanille.

Holyfat contient des omégas 3, 6 et 9 apportés par les oléagineux.

Holyfat conviendra à un grand nombre de personnes et régime alimentaire puisqu’Holyfat est : sans gluten, sans OGM, vegan, keto friendly, paleo friendly, sans sucres ajoutés.

Verdict

Le produit est excellent et novateur. Il offre une vraie alternative intéressante et originale à l’offre majoritairement sucrée à l’heure actuelle. Les différents parfums sont très gourmands, digestes et la texture est très agréable.

Il ne faut surtout pas oublier de malaxer le sachet comme préconisé.

La composition est naturelle, pas d’additifs, de conservateurs, de sucre ajouté, d’édulcorants ou autres arômes artificiels. L’apport en calories est important (711 Kcal pour 100 g) pour un poids et encombrement réduit. Et grâce à la consistance et aux ingrédients, l’assimilation est aisée pendant l’effort.

Naturellement, d’autres apports nutritionnels seront nécessaires en fonction des besoins de chacun, de sa pratique sportive et de ses habitudes alimentaires.

Au niveau déchets et emballages l’utilisation des pochons et gourdes rechargeables limite ceux-ci. Holyfat planche sur des dosettes recyclables et biodégradables pour aller plus loin dans cette démarche.

Arnaud Manzanini et Jean-Lin Spriet, ultrariders, ont utilisé Holyfat lors de leur Tour de France Randonneur à vélo cet été (4800 kms, 50.000 de dénivelé environ).

Test des produits diététiques Holyfat
Petite halte chez Holyfat d’Arnaud Manzanini et Jean-Lin Spriet lors du Tour de France Randonneur, Photo Stéphanie Didier

Ils ont vraiment apprécié les produits. Voici le retour de Jean-Lin : « Le rapport Kcal/encombrement est excellent. C’est une très bonne idée d’amener un peu d’épices et de piment par exemple dans les plats d’endurance, ça change du sucre. La digestion et l’assimilation ne m’ont posé aucun problème. Pour ma part, des apports protéinés doivent cependant venir en complément pour favoriser la reconstruction musculaire ». Arnaud Manzanini : « Le produit apporte un max de calories qui sont utilisées directement par l’organisme sans pour autant jouer avec la glycémie qui est l’ennemie du cycliste au long cours ».

Les premiers retours sont positifs. Pour conclure l’adage « Le gras c’est la vie » se transforme plutôt alors en « Le bon gras c’est la vie !».

Vous trouverez toutes les informations sur le site https://holy-fat.com/

Pack de 12 dosettes de 28 g : 24 €

Pochons de 450 g : 24 €

Flacons réutilisables : 4 € le petit de 37 ml et 6 € le grand de 60 ml

Selle Idéale 90, l’icône Française testée sur 3000 kilomètres

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Selle Idéale fabriquée in France
Selle Idéale fabriquée in France

L’idéal, dans la langue française, est synonyme de perfection. Ce mot peut signifier également un but à atteindre ou une projection. C’est un nom plein de sens pour une marque qui a jalonné, par sa production et son innovation, le cyclisme du XXème siècle.

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Selles idéale est née en 1890 sous l’impulsion de Jean-François Tron. L’entreprise a pris son essors dans cette France industrielle de début de siècle, où technologie rimait avec promesses. C’est dans les années 1930, et avec avec la contribution du gendre de Jean-François Tron, le coureur Marcel Berthet, que l’entreprise s’est mit à développer des modèles performants et toujours plus innovants.

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Le modèle est un classique, ici sur une superbe randonneuse Singer. Crédit photo : @kaptainamerica
L'idéale 90, une icône sur ma randonneuse Gazelle en version bikepacking.
L’idéale 90, version actuelle : une icône sur ma randonneuse Gazelle en version bikepacking.

Plébiscitée à la fois par les coureurs et les cyclotouristes, la marque Idéale va truster les podiums. Que ce soit sur les grands Tours avec Anquetil, Pingeon, Thévenet, … où sur des épreuves cyclotouristes mythiques comme Paris-Brest-Paris ou les « Poly » de Chanteloup.

” Cependant en 1983 face à la concurrence de selles à bas prix, l’entreprise met la clé sous la porte. La marque restera pourtant dans les mémoires de tous les cyclotouristes avertis „

En 2010 Frederic Ducès, cherche une selle Idéale pour sa randonneuse et il s’aperçoit avec tristesse de leur disparition. Il se met au défi de les faire renaître. C’est avec l’aide des anciens ouvriers de l’usine de Pont Saint-Pierre, et après un travail acharné qu’il va remettre en place le procédé de leur fabrication. Le selle Idéale refaite à l’identique ressuscite après 27 ans d’un sommeil forcé.

Le produit d’une renaissance

L’iconique modèle 90 est pour l’instant le seul proposé au catalogue de la marque. Un choix judicieux, puisqu’il constituait à l’époque la meilleure vente de l’entreprise, et pour cause … Grâce à son poids, sa forme et sa finition, c’était la selle polyvalente par excellence.

Selle Idéale fabriquée in France
La selle Idéale 90 est disponible également en cuir marron

Depuis cette résurrection, aucun test sérieux n’avait été publié sur cette selle cuir, en prenant en compte les exigences techniques actuelles et l’évolution pléthorique de l’offre dans ce domaine. Pour ceux qui suivent mon activité sur Strava et les réseaux sociaux, vous savez que je roule sur toutes sortes de vélos, de la randonneuse en acier au vélo en carbone ultra léger. J’aime rouler longtemps, et vite, peu importe la monture, pourvu que j’ai l’ivresse.

Pour ce test, d’une durée de 4 mois, j’ai utilisé ma Randonneuse Gazelle Champion Mondial, qui, avec ces 11,3kg sur la balance, et son look néo rétro, est parfaite pour cet exercice. Le vélo était initialement équipée d’une selle Brooks team professionnel inspirée de la classique B17. J’avais effectué de nombreux kilomètres avec cette Brooks et elle me servira d’élément de comparaison.

Déballage en règle

Selle Idéale fabriquée in France
La boîte, sobre dans sa présentation avec le logo Idéale tel qu’il existait du temps où la marque était encore en activité/

La Selle est vendue dans une boîte de bonne facture, estampillée du logo de la marque parfaitement identique à celui de l’époque. Rien d’ostentatoire à ce niveau, c’est simple et efficace.

À l’ouverture de cette boîte, je découvre la selle dans sa version noire, avec ses rivets cuivrés. Immédiatement mon oeil est attiré par l’inscription « Rodée main selon Daniel Rebour ». Ici Pas de doute, je suis bien devant une selle Idéale comme un client aurait pu la découvrir dans les années 60.

Lorsque je la prends en main, j’apprécie tout de suite la qualité de sa fabrication. J’ai beau chercher, en la tournant dans tout les sens, il n’y a rien à dire visuellement. Chose impalpable, mais qui mérite d’être soulignée, c’est que le cuir sent bon. La selle est livrée avec sa clef spécifique de réglage de tension, ainsi qu’avec sa graisse d’entretien. Deux trois coups de clés et ça y est ma randonneuse est équipée.

Selle Idéale fabriquée in France
Le contenu : la selle est livrée avec la clé de réglage et la graisse d’entretien spécifique.

Daniel Sauveur de séants

À l’arrière de la selle est inscrit la mention, rodée main selon Rebour. Ce dessinateur industriel de génie, passionné de cyclisme, était un proche de la famille Berthet. C’est grâce à lui, qu’est née l’idée de ce pré-rodage des selles vendues prêtes à l’usage avec un cuir assoupli. Fréderic Ducès a bien sûr reprit la méthode qui a fait l’identité et la valeur ajoutée d’une selle Idéale.

Ideale_saddle_90_Rebour
la selle idéale 90, dessiné par Daniel Rebour lui même.

Confort Immédiat

Dès les premiers tours de roues, je règle ma position sur la selle. Le bassin se pose bien, le modèle n’est pas trop large et encourage une position sportive. Pour le moment elle ne s’est pas encore creusée, ce qui est normal.

Chose étonnante comparativement à d’autres modèles similaires, c’est que malgré la fermeté du cuir neuf, je ne ressens pas cet effet bout de bois „

Je précise d’ailleurs ici que le test a été réalisé sans cuissard. C’est-à-dire avec un short et un caleçon en coton tout ce qu’il y a de plus classique. Je trouve ma position idéale après environ 50 kilomètres. La position et l’angle de la selle sur le chariot est très important. Par rapport à un modèle, fait de matériaux actuels (Fizik, Selle Italia, …), j’avance la selle de 2 mm environ, tout en relevant légèrement le bec de selle. Je profite ainsi au mieux de la forme en hamac qui va se créer au fil des kilomètres.

Après environ 100 kilomètres je vérifie à nouveau mon assise et surveille mes déséquilibres, visibles grâce au marques faites par les ischions. Il se trouve que j’appuie plus du côté gauche, peut être que mon bassin n’est pas bien en place. Grâce au test j’ai été faire un petit tour chez l’ostéopathe, ce qui ne fait pas de mal de temps à autres, quand on accumule des centaines de kilomètres chaque semaine.

Selle Idéale fabriquée in France
La selle a pris sa forme

Je profite également de ce petit check des 100 kilomètres pour re-graisser la selle, et retendre légèrement celle-ci avec la clef spécifique. La forme et faite pour moi, je peux commencer à tester son confort lors de longues sorties.

1909 mètres plus tard

Aix en Provence- Mont-Ventoux <–> Aix-en-Provence, voilà une course au long court qui devrait finir ce test en beauté.

230 kilomètres et l’ascension du Ventoux par Bédoin, ça rode n’importe quel morceau de cuir 

J’ai passé en tout 9 heures et gravi 3300 mètres de D+ sur l’Idéale 90 ce jour là, et je dois dire que j’ai vraiment été bluffé. En particulier dans les dernières heures de la journée, ce moment où le corps s’affaisse et que le coup de pédale, ne devient plus très rond. C’est là, que la forme en hamac permet de garder une assise correcte, le bassin reste bien placé ce qui évite la déperdition de puissance et les points de tensions au niveau du périnée.

J’ai effectué cette sortie avec un short en coton et sans cuissard. je n’ai eu aucune douleur, ni aucune irritation. Parfois quand on est bien positionné sur sa selle, nul besoin de peau de chamois de 3 cm d’épaisseur.

“ Le test sur une sortie longue est donc validé haut la main „

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Idéale : pour qui ?

Après quelques mois de test, je peux dire que cette selle en a vu de toutes les couleurs. Entre vélo taff, sorties à la journée et road trip de plusieurs jours, elle s’est montrée une alliée fidèle. Elle sera parfaite pour ceux qui roulent longtemps, et tous les jours. Si en plus vous êtes sensible aux produits fabriqué main en France, et que la grande histoire du cyclisme français ne vous laisse pas insensible, alors c’est certain : cette selle est faite pour vous.

Vendue au prix public de 276 €, c’est un investissement qu’il faut considérer sur le long terme. Au moment où l’on parle de re-localisation et de production nationale, cette selle Idéale 90, montre qu’on peut produire de manière qualitative à l’échelle locale. Le modèle a certes 50 ans, mais sa conception et sa fabrication correspondent toujours aux attentes et aux besoins des cyclistes exigeants.

” Que ce soit sur une randonneuse, un gravel, ou votre vélo taff, elle sera une compagne de choix „

Caractéristiques :

  • Matière : Cuir, rails en acier
  • Poids : 550 g
  • Prix public : 270 €

Site Internet : https://www.sellesideale.fr/

Vols à la sauvette, comment les éviter …

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Vols de vélos comment les éviter ...
Vols de vélos comment les éviter ...

Vous vous arrêtez quelques minutes à la boulangerie ou à la supérette du coin. Vous faites une pause au café dans un bar ou encore aux toilettes publiques, pour le remplissage de votre bidon. Vous posez votre vélo, le temps de vous inscrire à une randonnée … Et hop, pendant ce moment d’inattention très court, qui vous fera perdre de vue votre vélo, celui-ci aura disparu. Que faire pour sécuriser et retarder un vol lors de ces petits instants ? Nous avons testé de petits accessoires, anti-vol « légers » qui peuvent vous aider à le sécuriser contre ces vols opportunistes. 

Vols de vélos comment les éviter ...
Comment retarder le vol à la sauvette ! … Photo Hugue Grenon avec la complicité d’Olivier

Tout le monde a au moins un ou plusieurs de ses amis, à qui cette mésaventure est arrivée. Quelques secondes ou minutes d’inattention pendant lesquelles le vélo n’est plus à portée de vue de son propriétaire et en deux secondes il s’est envolé … À moins d’emporter un antivol ou U de 3 kg qui, quand bien même, ne résistera que quelques secondes face à des voleurs expérimentés, il est difficile de sécuriser correctement son vélo.

Certains voleurs « professionnels » sont bien équipés, mais une grande partie ne le sont pas et dérobent juste « à la sauvette » des vélos non attachés posés le temps de quelques minutes alors que si ces vélos avaient été attachés, même simplement, ils n’auraient bien souvent pas pu les emporter. Il existe plusieurs solutions pour ce cas de figure. Ces deux petits anti-vols peuvent être bien pratiques et aussi rassurer le propriétaire, c’est déjà ça !

Red Cycling Products Secure Pocket

 

Vols de vélos comment les éviter ...
Pause café sécurisée, photo Hugues Grenon

Le Red Cycling Product est peu encombrant et se glisse très facilement dans la poche du maillot, du cuissard ou d’une sacoche. Son câble a un diamètre de 2,3 mm et il est extensible jusqu’à 1 m de longueur ce qui permet d’accrocher son vélo à un poteau ou autre élément fixe et permet l’accroche de deux vélos ensemble par exemple si besoin.

Vols de vélos comment les éviter ...
Arrêt boulangerie, photo Hugues Grenon

Cette belle longueur peut permettre également d’accrocher son casque ou sa selle en plus. Il comporte un code à quatre chiffres personnalisables aisément ce qui est toujours plus pratique qu’une serrure à clef que l’on peut égarer…

Il est également très léger, pesé à 117 g.

 

Vols de vélos comment les éviter ...
Poids de 117 pour une certaine tranquillité d’esprit !, photo Hugues Grenon

Cet anti-vol est vraiment bien conçu, peu encombrant et léger. Il ne me quitte plus et permet de réduire le risque de vol à la sauvette et apporte une certaine tranquillité d’esprit lors des arrêts.

Vols de vélos comment les éviter ...
Red Cycling Products Secure Pocket Lock

Le prix est abordable, on le trouve aux environs d’une dizaine d’euros.

SKS Lockcage Porte-Bidon

 

Vols de vélos comment les éviter ...
Photo SKS

 

Même principe d’anti-vol avec un câble extensible avec ouverture par une combinaison à 3 chiffres. L’intérêt de ce système ingénieux est qu’il est intégré en partie basse au porte-bidon et donc plus besoin de l’emporter avec soi ou de risque de l’oublier.

Un quart de tour et la partie basse qui représente l’antivol se désolidarise.

Vols de vélos comment les éviter ...
2 un 1 ! porte-bidon et anti-vol, photo Hugues GRENON

On l’attache ensuite où bon nous semble comme un antivol classique.

Vols de vélos comment les éviter ...
Photo SKS

Le câble fait 75 cm de longueur. Le diamètre est d’environ 2 mm également. Ce n’est pas un poids plume puisque l’ensemble pèse 180 g.

La partie haute du porte-bidon se règle en hauteur en fonction de la hauteur des bidons.

Il conviendra de vérifier si le porte-bidon est adéquat à son cadre car plus haut que la moyenne par le dessous et qu’il ne se télescope pas en partie basse avec un porte-bidon de tube de selle ou le cadre.

Au niveau prix on le trouve pour une vingtaine d’euros.

Hormis le vélo, pensez également à sécuriser ou ôter les éléments couteux ou importants à vos yeux : portefeuille, GPS, téléphone, éclairage qui sont très facilement et rapidement subtilisables. Lors d’une pause, on retire souvent le casque et celui-ci peut servir de panier. Ou bien vos nombreuses poches pourront accueillir ces objets ou une pochette ou drybag adéquat.

Vols de vélos comment les éviter ...
Le panier « casque » pour entreposer vos trésors lots de la pause, Photo Hugues Grenon.

 

 

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain

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Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain

Vous serez peut-être surpris, mais la montagne est également un milieu naturel adapté à la pratique du gravel. Jérôme Furbeyre en a fait sa spécialité, et régulièrement il trace de beaux itinéraires dans les Alpes, qu’il affectionne particulièrement.

« Le vélo de gravel, grâce à son extrême polyvalence, est un véritable outil de pionnier pour rouler sur des reliefs variés », me dit Jérôme. C’est la clé qu’il utilise pour entrer sur des itinéraires, qu’il a imaginé et réalisé, au cœur même du massif. Voilà le récit d’une de ses balades montagnardes, réalisée sur son Bergamont en juin dernier. Un déconfinement particulièrement réussi entre la fonte des neiges et le réveil de la nature de montagne.

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Jérôme Furbeyre dans les paysages alpins qu’il aime parcourir sur son gravel Bergamont.

De Bourg à Bourg …

En ce début du mois de juin, j’ai en tête la réalisation d’une boucle très alpine à réaliser en une journée. En partant de Bourg-Saint-Maurice, j’enchainerai la voie Romaine du col du Petit Saint-Bernard (2188m) et les montées successives, par les versants italiens, des cols de Chavannes (2603m) et de la Seigne (2516m) à vélo, dans l’espoir de retrouver les vallons sauvages de Chapieux et d’accrocher au passage une vue imprenable sur le sommet du Mont-Blanc.

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Le parcours réalisé sur Strava

Convaincu que la période est propice : la neige a diminué en altitude et les journées sont longues. J’ai proposé à Sébastien Jarrot, alias « Le cycliste tricolore », de m’accompagner sur ce trip sauvage. Le rendez-vous est pris et nous nous retrouvons deux jours plus tard, en tenue assis à la terrasse ombragée d’un café à la sortie de Bourg Saint Maurice pour une dernière mise au point.

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Les premiers kilomètres nous permettent de nous habituer à la présence de nos nouvelles sacoches bikepacking.

Les premiers kilomètres en direction de Séez sont euphoriques et nous permettent de nous habituer à la présence de nos nouvelles sacoches bikepacking. Pour ce parcours d’endurance et exigeant nous avons fait le choix de rouler léger : une sacoche de guidon pour moi, une de selle pour Sebastien, afin d’y ranger nos effets les plus réduits (coupe-vent, ravitaillement pour la journée, une mini pompe, deux démonte-pneus et deux chambres à air).

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Pour ce parcours d’endurance et exigeant nous avons fait le choix de rouler léger

Au pied du Petit Saint-Bernard, nous préférons prendre l’ancienne voie Romaine, celle qui, à de nombreuses reprises aurait été empruntée par Jules César et ses troupes lors de lors de leurs campagnes militaires. Réalité ou histoire romancée, cette piste est une superbe alternative en Gravel car elle permet d’éviter l’axe routier bitumé beaucoup trop monotone et fréquenté. Les premiers kilomètres, bien raides, ne nous laissent pas le temps de flâner et nous obligent, par un rapide coup de poignet, à placer la chaîne sur le 36 dents de nos cassettes. À présent l’inclinaison s’adoucit, et laisse place à une piste de terre qui décrit des courbes moins radicales.

La vie reprend dans les alpages, la floraison éclate, un troupeau de Tarines déambule à notre hauteur après sa traite du matin. La montagne est vivante, une brise légère souffle par intervalles ; et tranche avec la chaleur du départ. Nous ne sommes pas seuls ce matin, un groupe de randonneurs fréquente aussi les lieux. Une dame, surprise de nous voir ici, s’interroge, une voix plus renseignée lui répond « Ce sont des gravels ! ». Le groupe se range pour nous laisser partir, nous salue et disparait. La voie romaine nous laisse 2km sous le sommet, l’arrivée au Col du Petit Saint-Bernard (2218m) se fait sur le bitume. Nous passons devant l’hospice, où voyageurs et pèlerins venaient se soustraire aux aléas du climat en été comme en hiver. Longtemps abandonné puis rénové en 2014, ce refuge est de nouveau un gite d’étape chaleureux et confortable.

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Une ancienne piste militaire le long du vallon minéral du col de Chavannes.

Le tour reprend sur cette route qui serpente, descendant en direction de l’Italie et du Pont Serrand à 1606 m. Quelques kilomètres avant la station de la Thuile, nous bifurquons à gauche pour s‘élever et remonter d’abord par une route, puis par une ancienne piste militaire le long du vallon minéral du col de Chavannes, bordé de cimes acérées. Alors s’ensuit une longue montée solitaire, qui nous impose plus de maîtrise. La piste, encore fraîchement marquée par les mouvements de l’hiver, nous oblige à contourner : ici un rocher que le gel à fissuré, là-bas un ravinement où s’écoule l’eau d’un névé qui s’épuise au soleil.

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Nos vélos chaussés de sections larges collent parfaitement à la trace sur ce terrain en terre battue

Après les chalets de l‘Alpe de Berrio Blanc Inférieur, la piste devient plus roulante, nos vélos chaussés de sections larges collent parfaitement à la trace sur ce terrain en terre battue. Au loin, la vue du col sur la gauche nous stimule.

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Au loin, la vue du col sur la gauche nous stimule …

Nous parlons peu, éloignés l‘un de l’autre, pas d’aspiration ni d‘accélération. Le cadre magnifique nous transporte et nous voilà désormais au Col de Chavannes à 2603m.

Au col, nous marquons une pause. Imaginez-vous, seuls en altitude, une vue sans précédent qui vous dévoile à bout de bras le sommet du Mont-Blanc versant Italien, lieu d’Histoire et de conquêtes alpines : les piliers du Freney, l’intégrale de Peuterey et bien d’autres escalades vertigineuses qui se dressent sous nos yeux.
Sur la gauche, la vue du glacier de Miage, par sa forme nous transporte un bref instant près des reliefs himalayens.

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
À l’amorce de la descente vers le Val Veny, nous sommes rappelés à la réalité d’un terrain de montagne où les éléments changent et l‘exposition varie.

À l’amorce de la descente vers le Val Veny, nous sommes rappelés à la réalité d’un terrain de montagne où les éléments changent et l‘exposition varie. Ici, le versant est encore couvert de neige. Le portage est de mise sur une grande partie de la descente du col de Chavannes, dans ces conditions précises la présence de neige nous impose la plus grande vigilance.
Le vélo sur l’épaule et avec prudence, nous progressons sur cette neige souple de fin de saison. Le pas est sage, et progressivement nous perdons de l’altitude. Sur cette sente, qui remonte en direction du col de la Seigne, les randonneurs sont discrets en ce milieu du mois de juin.

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Là encore le relief marqué et la présence de plaques de neige nous imposent d’alterner les phases de portage et de roulage.

Notre dernière montée nous permet d’effectuer la liaison avec le troisième et dernier col de la journée. Là encore, le relief marqué et la présence de plaques de neige, nous imposent d’alterner les phases de portage et de roulage. C’est l’occasion de vérifier la nécessité, pour cette pratique, d’une bonne paire de chaussures qui privilégient tant une semelle confortable et adhérente qu’une bonne rigidité au cours des phases de pédalage.

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
En passant devant la cabane-frontière en contrebas du col …

En passant devant la cabane-frontière en contrebas du col, nous rejoignons un traileur catalan, parti le matin-même du refuge Bonatti dans le Val Ferret. Ce dernier nous accompagne dans les dernières longueurs. Différents usages, tous deux alimentés par cette même envie d’évasion, de sommets, loin des promiscuités quotidiennes.

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Déjà nous arrivons au hameau d’alpagistes de la ville des Glaciers

Arrivés au col de la Seigne à 2516m, la vue s’ouvre sur l’aiguille des Glaciers et le vallon des Fours. Comblés par ce spectacle nous mesurons avec une joie intense notre présence en ces lieux. Nos machines filent à merveille sur les profils descendants du col sur le versant français. Le chemin, réaménagé il y a quelques années, permet une descente complète sur le vélo. Déjà nous arrivons au hameau d’alpagistes de la ville des Glaciers.

Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Le chemin réaménagé il y a quelques années permet une descente complète sur le vélo.

C’est l’heure de la traite du soir. Le lait servira à produire le Beaufort d’alpage selon la tradition savoyarde. Le soleil est encore bien haut, la descente du Cormet de Roseland est une vraie douceur à l’ombre des feuillus. J’enclenche mon 46 dents dans ce fond de vallée, les relais sont plus vifs, l’instinct de la route est revenu. C’est aussi ça l’esprit Gravel !

Jérôme Furbeyre

Jérôme accompagne en montagne tous ceux qui veulent découvrir ces beaux sentiers alpins en montagne. Vous trouverez dans cette plaquettes un  résumé des services qu’il peut offrir à ceux qui veulent venir découvrir ces magnifiques endroits.  

Boa sort un nouveau disque

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Le nouveau système Li2 de BOA Technology
Le nouveau système Li2 de BOA Technology

Je ne viens pas vous parler musique, mais de l’annonce de la sortie d’un nouveau disque de serrage de la marque BOA Technology. Il s’appelle Li2, et il est plus petit, encore plus solide et sa durabilité est accrue. Li2 présente un design épuré et discret, sans sacrifier la précision du micro-ajustement « clic par clic » qui a fait la réputation de ce système. Il équipera, dans un premier temps, les chaussures haut de gamme de vélo de route, de gravel et de VTT des marques Fizik, Scott, Rapha, Gaerne, Lake et DMT dès cet automne. Les autres partenaires de Boa : Bontrager, Giro, Louis Garneau et Specialized, attendront 2021 pour installer ce nouveau disque sur leurs modèles.

Le nouveau système Li2 de BOA Technology
Le nouveau système Li2 de BOA Technology

Un serrage « clic par clic »

Li2 se présente comme étant le nec plus ultra en matière de maintien rapide, facile à utiliser et précis. Le disque, léger et épuré, offre une résistance sans précédent aux chocs, à l’abrasion et à la saleté (boue et autres débris).

Le nouveau système Li2 de BOA Technology
La taille très compacte du Li2 présente un gain en épaisseur par rapport au système IP1

De taille compacte mais très puissant, Li2 répond aux différents besoins des cyclistes tout au long d’une sortie à vélo. Le serrage et le relâchement de la tension se font simplement en tournant le disque dans un sens ou dans l’autre (comme avec le disque IP1). Ce qui permet un ajustement clic par clic lorsque les pieds ont tendance à gonfler lors des sorties longues, ou quand on a besoin d’un maintien plus ferme lors des ascensions et des sprints.

En accord avec les initiatives de BOA pour améliorer la durabilité afin de réduire son empreinte carbone en interne et dans ses procédés de fabrication, Li2 a été fabriqué en recyclant des matériaux et en utilisant moins de matière première, ce qui réduit doublement le gaspillage.

Pour les marques partenaires de BOA, Li2 est disponible en trois versions pour mieux répondre aux différentes fonctions et à des esthétiques variées, et pour s’adapter aux configurations avec double ou simple disque. Il sera disponible dans une multitude de couleurs et les marques pourront choisir des teintes en harmonie avec le design de leurs chaussures.

Le nouveau système Li2 de BOA Technology
Le nouveau système Li2 de BOA Technology … 3 versions et 2 types de lacets

Autre grande nouveauté, Li2 est compatible aussi bien avec le lacet en textile léger et ultra résistant TX4 (avec Dyneema), qu’avec le lacet classique en acier inoxydable.

Le nouveau système Li2 de BOA Technology
La nouvelle plateforme Li2 est un système avec une baïonnette et une cartouche (comme la plateforme L6).

La nouvelle plateforme Li2 est un système avec une baïonnette et une cartouche (comme la plateforme L6). Elle présente une protection maximale contre les chocs, et résiste aux ouvertures accidentelles et à la saleté. En cas de choc important, la cartouche est conçue pour se détacher de la baïonnette. Si cela se produit, l’utilisateur peut insérer à nouveau la cartouche dans la baïonnette.

 

Les Seigneurs de la route

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Les Seigneurs de la route - Henri Sannier
Les Seigneurs de la route - Henri Sannier

Les Seigneurs de la route - Henri SannierJe viens de recevoir le livre d’Henri Sannier qui dresse le portrait de 40 “géants de la route”. C’est ce que nous annonce son éditeur, mais en fait de portraits, je n’y ai vu que des caricatures. Je me faisais une toute autre idée du journaliste Henri Sannier, et, on ne va pas se mentir, cet ouvrage ne m’a pas plu du tout. Le festival commence dans le sommaire par les titres de ces portraits : Bahamontés l’Aigle de Tolède, Anquetil Maître Jacques, Merckx le Cannibale, …  Je tourne la première page et je vois Henri Anglade, caricaturé par un montage photo en Napoléon. Le bouquin vire à la blague potache comme du temps où on griffonnait des moustaches, des lunettes et des chapeaux ridicules à nos profs sur le bulletin d’informations du lycée. Tout cela me faisant penser,  en moins talentueux, au Canard enchaîné ou à Charlie Hebdo, en mode gentil.

Les Seigneurs de la route - Henri Sannier
Les Seigneurs de la route – Henri Sannier – Stephen Roche un curieux chapeau

Un moment j’ai espéré que Henri Sannier nous apprenne des choses sur ces grands champions. Le pitch de l’éditeur était prometteur …  “le journaliste livre un souvenir personnel qui le lie à chacun de ses héros dont il brosse le portrait …“. En fait je retrouve écrit autrement ce que tout un chacun peut trouver sur Wikipédia. C’est certes mieux écrit, mais on est loin de la promesse de l’éditeur et on attendra vainement le côté personnel dans ces textes. Pour l’écrit passons, ça vaut tout ce qui est opportunément publié au moment du Tour de France, mais franchement, ce qui m’a déplu le plus ce sont ces dessins ridicules qui gâchent les photos de ces “Seigneurs”, qui du coup perdent beaucoup de leur superbe.

Informations

Les Seigneurs de la route - Henri Sannier
Les Seigneurs de la route – Henri Sannier Eddy Merckx la fusée

Pitch de l’éditeur

168 pages, ill., sous co

Côte d’Azur, terre de cyclisme

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Côte d'Azur Terre de Cyclisme
Côte d'Azur Terre de Cyclisme

Côte d'Azur Terre de CyclismeCette année, la Grande Boucle part de Nice, aujourd’hui 29 août. Voilà une belle occasion pour les auteurs, André Baudin et Julien Camy de nous entraîner dans une visite historique de la “Terre de cyclisme” qu’est la Côte d’Azur. Ils connaissent tous les deux le sujet à fond, André féru de l’histoire populaire de la Côte, et qui a suivi comme journaliste de nombreux Tours de France, Julien qui vient d’achever une excellent documentaire sur René Vietto qui tourne en ce moment en salle.

J’ai trouvé ce livre passionnant, et particulièrement intéressant, car il m’a éloigné des ouvrages rituels ressassant les mêmes histoires dans des parutions opportunément calées sur le départ du Tour de France. Ce livre m’a permis de revisiter ce qu’était le cyclisme dans cette région idéale pour la pratique du vélo.

Côte d'Azur Terre de Cyclisme
Lucien Aimar … excellent ambassadeur du cyclisme azuréen

J’y ai retrouvé, dans une belle galerie de portraits, qui se confond au paysage azuréen, des personnages comme Fermo Camellini, Lucien Teisseire, Nello Lauredi, les frères Lazaridès, José Mirando, Adolphe Deleda, … Tous ces cyclistes dont les noms sont souvent moins cités que ceux de Merck, Anquetil, Poulidor, Hinault, … et qui pourtant ont bâti  l’histoire du cyclisme. La valeur historique et documentaire de ce livre est particulièrement  intéressante. Ce bouquin est déjà en bonne place dans ma bibliothèque et j’aurais plaisir à en feuilleter quelques pages, le soir, pour en lire et relire ses belles histoires. Sans tomber dans la nostalgie, il faut reconnaître que ces époques étaient plus riches que celle de notre cyclisme actuel, édulcorée par les oreillettes, et le pilotage à distance des courses à étapes où l’on calcule le déroulement seconde par seconde de la course.

La côte d’Azur, qui est chargée de cette histoire, demeure une terre d’accueil pour les champions actuels et les équipes pros qui viennent ici préparer leur saison. Le climat y est très favorable, et le profil des routes est dessiné idéalement pour leur entraînement.

Un ouvrage à offrir à tous les passionnés de l’histoire du cyclisme en France.

Côte d'Azur Terre de Cyclisme
Côte d’Azur Terre de Cyclisme

Informations

  • Titre : Côte d’Azur, terre de cyclisme
  • Auteur(s) : André Baudin et Julien Camy
  • Editeur : Éditions Gilletta
  • Site web éditeur : https://www.editionsgilletta.com/
  • Nombre de pages : 152 pages – 180 photos environ
  • ISBN :
  • Date de publication : 24 août 2020
  • Prix TTC : 29,90 €

Pitch de l’éditeur

En 2020, le Tour de France s’élancera de Nice. La messe cycliste de juillet partira de la capitale de la Côte d’Azur, transportant avec elle une histoire de plus d’un siècle. En 1906, pour sa quatrième édition, le Tour s’arrête sur la promenade des Anglais. René Pottier, futur vainqueur du Tour cette année-là, remporte une étape longue de 345 km qui traversa les Alpes au départ de Grenoble. C’est le début d’une belle et grande histoire d’amour, d’une épopée sportive et humaine qui n’a comme rival que la grandeur des paysages parcourus. Le Tour n’aura de cesse de s’arrêter régulièrement à Nice, Cannes ou Monaco. Nombre de vainqueurs du Tour ou d’étape, se sont illustrés sur ce bord de mer et jusqu’aux sommets de ces cols azuréens d’où l’on aimerait plonger dans l’eau. Le cyclisme touche au sacré sur la Côte d’Azur.

Ce territoire à part, singulier, est taillé pour la légende. Ses stars parcourent ses routes. Louison Bobet ou Jacques Anquetil s’y étaient installés pour s’entraîner. Plus récemment, Lance Armstrong avait fait du col de la Madone au-dessus de Menton son test ultime avant le Tour. Aujourd’hui, on y croise Christopher Froome ou Peter Sagan.

S’organisant joyeusement et chronologiquement avec passion, le livre reviendra sur les liens forts qui unissent la Côte d’Azur avec le Tour de France et avec le cyclisme en général. Des pionniers avec leurs montures rudimentaires jusqu’aux cyclistes suréquipés d’aujourd’hui, l’ouvrage convoquera cette histoire et toutes ces histoires légendaires construites dans la sueur et dans les larmes, d’exploits en tragédie, sur ces routes vertigineuses, dans ses vallées profondes et sombres qui mènent au rivage ensoleillé de la Méditerranée

À propos des auteurs

Né à Nice, André Baudin a été journaliste au Provençal, puis à Nice-Matin jusqu’en 1982. Il a ensuite créé et dirigé une station radio près de Marseille (Radio Maritima) avant de rejoindre Var-Matin où il a occupé le poste de directeur des sports jusqu’en 1998. À ce titre, il a suivi une dizaine de Tours de France… dans la roue de Richard Virenque, écrit Légendes du cyclisme provençal, ainsi qu’un essai sur le dopage intitulé L’Épopée incertaine.

Même si la magie de ce sport populaire a pris un sacré coup de seringue, le vélo reste à ses yeux un sport littéraire qui a également inspiré les peintres, comme l’a souvent mis en valeur la revue Art Sud dont il a été le rédacteur en chef. Écrivain « du sud », il est l’auteur avec Philippe Jérôme de Une histoire populaire de la Côte d’Azur publiée en quatre tomes de 2011 à 2014 aux Amis de la Liberté.

Côte d'Azur Terre de Cyclisme
Avec Julien Camy sur la terrasse de Mana Espresso à Aix-en-Provence où il m’a présenté le résultat du travail qu’il a effectué avec ANdré Baudin : Côte d’Azur Terre de Cyclisme

Journaliste et cinéaste, Julien Camy, originaire de Cannes, a été rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Patriote Côte d’Azur et continue de collaborer à différents journaux et revues (L’Humanité, La Strada, Carto, Jeune Cinéma), coordonne la collection de livres de cinéma de l’Institut Lumière/Actes Sud, a réalisé plusieurs documentaires : La Boulangerie du coin (2012), L’Art et la manière culturelle à l’école (2014), Le Roi mélancolique, la légende de René Vietto (2020), fait partie de l’équipe du blog « Écrire le sport ».

 

Les pneus tchèques Mitas x-Road pour le gravel

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Test des pneus de gravel MITAS X-Road
Le MITAS X-Road sur son terrain de prédilection

Je vous propose ce test de pneus gravel peu communs sur nos pistes : les X-Road de chez Mitas. Historiquement implantée en république tchèque, cette firme a changé plusieurs fois de noms : Rubena, Barum (dans les années 90, je me souviens d’ailleurs d’avoir roulé des pneus Barum sur mon VTT), puis Mitas. Détail intéressant, elle n’a pas délocalisé sa production, elle est restée implantée dans ce pays d’Europe centrale.

Aujourd’hui, la marque Mitas est clairement montée en gamme, avec notamment un fort engagement dans le milieu VTT de l’UCI où la marque est partenaire officiel de nombreux événements, comme la célèbre course CAPE EPIC. Elle fournit  également une quinzaine de teams professionnels, notamment la formation KROSS où l’on retrouve la ravissante polonaise Maja Wloszczowa, double médaillée olympique et championne du monde UCI 2010 en XCO.

Test des pneus de gravel MITAS X-Road
La championne Maja Włoszczowa du team Kross – Mitas

Découverte

Ce niveau de compétition implique d’avoir de bonnes ressources en matière de recherche & développement. C’est donc avec une grande curiosité que j’ai abordé ce test des X-Road, dédiés à l’univers Gravel & Cyclo-cross au sein de la gamme. Commandés en 700 x 38 mm, les X-ROAD accuse 487 grammes sur la balance, et font très précisément 38 mm de largeur sur une jante de 19 mm de largeur interne.

Test des pneus de gravel MITAS X-Road
Poids du pneu (sur la balance)

De quoi les loger sans soucis sur mon fidèle GT Grade. Evidemment montés en tubeless, le premier constat est une extrême facilité de montage. Les flancs, très souples, viennent rapidement se loger et claquer. On ne va pas s’en plaindre.

Test des pneus de gravel MITAS X-Road
Dimensions et poids

Annoncés pour une pratique sur terrains secs et durs, mon test des X-ROAD s’est déroulé sur 840 km de pistes et routes secondaires, pour la majeure partie dans le Var, puis sur les pistes blanches de Verdun.

Les technologies « maison » Mitas utilisées sur le X-Road sont les suivantes :

  • WELDEX+

 

Test des pneus de gravel MITAS X-Road
MITAS X-Road WELDEX+
  • CRX : CARBON RACE EXTREME LIGHT (CRX) C’est un compound contenant du carbone. Grâce à cet additif, ce compound est caractérisé par une très bonne résistance structurelle, une résistance élevée à l’abrasion, une excellente adhérence et une très bonne traction. La résistance de roulement reste très faible. Densité : 1,02 g/cm3 . Grâce à ses qualités, ce compound est adapté aux compétitions (source Mitas).

L’essai

Le profil du X-ROAD se compose d’une bande de roulement composée de crampons très rapprochés, mais pas particulièrement bas. En allant sur l’extérieur du pneu, on retrouve des crampons plus espacés, plus souples et plus imposants, s’inspirant ouvertement des modèles XC de la gamme.

Test des pneus de gravel MITAS X-Road
Le orofil du MITAS X-Road

Les premiers kilomètres sur routes dégradées font apparaitre un étonnant confort, qui confirme la souplesse des flancs, comme remarqué au montage. Une fois sur pistes, cette souplesse des flancs m’a néanmoins surpris quelques fois : à la pression minimale, je me suis surpris à toucher la jante à quelques reprises, certes sur des descentes à vives allures et surtout sur des pistes pas toujours très roulantes.

Test des pneus de gravel MITAS X-Road
Le MITAS X-Road sur son terrain de prédilection

Cette notion de confort est donc à relativiser puisqu’il ne faut pas hésiter à gonfler un peu plus les X-Road pour préserver ses jantes. Rien de très dérangeant, car le X-Road reste tout à fait confortable à 3 ou même 4 bars.  Son adhérence est quasiment impossible à mettre en défaut sur les pistes et routes sèches, où il se montre très rassurant. Sur des terrains plus meubles, il perd de son intérêt, sans pour autant être piégeur, avec notamment de bonnes aptitudes pour se sortir d’ornières, ou ses épaulements latéraux sont précieux…

Test des pneus de gravel MITAS X-Road
Les crampons latéraux du Mitas X-Road

Sa gomme, relativement souple, permet une belle aisance sur routes humides. Néanmoins, ce n’est pas non plus un modèle d’efficience sur route, où sa gomme tendre se fait entendre et ressentir. Durant mon test, j’ai eu deux crevaisons, l’une provoquée par une énorme épine, et l’autre durant une descente assez cassante où j’incrimine probablement une pierre plus pointue que les autres… Dans les deux cas le liquide préventif de chez MITAS a fait son travail en quelques centaines de mètres, et après quelques coups de pompes pour remonter en pression, j’ai pu rentrer au bercail …

Test des pneus de gravel MITAS X-Road
Le liquide préventif de Mitas

Alors un sans-faute ces X-ROAD ? Presque… Au bout de ces 840 km, majoritairement dans le sud-est de la France, on observe ici et là de belles entailles provoquées par les pierres. Les flancs (absolument pas poreux, c’est à noter) accusent un peu les km dans ces conditions. J’ai notamment testé ces X-Road durant la randonnée More Gravel 2020. En revanche la bande de roulement semble bien mieux résister à l’usure.

Test des pneus de gravel MITAS X-Road
Les flancs su MITAS X-Road aorès 840 km de test

Pour conclure

Ce X-Road a démontré une excellente adhérence et une grande polyvalence, notamment dans cette dimension de 700 x 38, qui lui permet d’être à l’aise sur la plupart des surfaces, et pas trop à la traine sur route. Confortable et très rassurant, c’est un pneu qui peut convenir à bien des cyclistes pour peu que vos pistes ne soient pas trop cassantes ni trop caillouteuses, sous peine de voir sa durée de vie raccourcir rapidement …

Durée du test : 840 km

Lien fabriquant : https://www.mitas-cycling.com/en/products/bicycle-tires/cross-gravel/x-road-r17
Prix : Environ 36 € le pneu

 

 

P ZERO Race : Pirelli revient dans la course

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Test des pneus Pirelli P ZERO Race

La marque de pneus italienne Pirelli lance les modèles P ZERO™ Race TLR et P ZERO™ Race TLR SL, des tubeless de route conçus pour le cyclisme professionnel et le cyclisme de haut niveau. Ils constituent le fleuron de la gamme de pneus Pirelli pour vélos de course. Pirelli, comme toutes les marques dont les noms s’affichaient en grand sur les circuits de F1, revient dans le monde du vélo. Nous avons testé les Cinturato, les P Zero Vélo, … j’avais monté en tubeless, sur mon WishOne, des Cinturato Velo en 32. Je viens de les remplacer par les nouveaux PZero Race. Voici un premier retour avant d’en savoir plus sur la longévité.

Développés en collaboration avec deux équipes du World Tour, l’équipe Mitchelton-Scott de la championne du monde sur route en titre Annemiek Van Vleuten et l’équipe Trek-Segafredo du champion du monde en titre Mads Pedersen et de Vincenzo Nibali, les nouveaux P ZERO Race peuvent, indiscutablement, être qualifiés de World Tour Ready. Il est prévu qu’ils fassent leur début officiel dans les courses de la plus grande division UCI dès 2020. Pirelli revient dans la course …

Deux pneus performants

Test des pneus Pirelli P-Zero TLR Race
À gauche la version Race SL plus légère à droite la version Race avec une carcasse TLR renforcée grâce à la technologie Pirelli TechWALL+ et des des dessins plus prononcés.

P ZERO Race TLR est un « all-rounder », c’est-à-dire un pneu polyvalent qui sera idéal pour la compétition, comme pour l’entraînement. Il possède une carcasse TLR renforcée grâce à la technologie Pirelli TechWALL+.

La version SL est le pneu le plus léger (230 g en section de 24) et c’est le plus performant jamais réalisé par Pirelli dans sa gamme de pneus pour le vélo. Je me suis contenté de la version renforcée dans une taille 28. Ces nouveaux pneus tubeless-ready de Pirelli ont été réalisés avec SmartEVO, un composé innovant, né de l’évolution du SmartNET d’origine.

Le montage

Nous avons montés ces pneus de 28 en tubelees sur des roues CEC W2244S (Carbon Endurance Componant) en Carbone et Innegra. Ces roues légères (1,3 kg / la paire) étaient montées précédemment en tubeless avec des Pirelli P ZERO Cinturato de section 32. Nous allons donc gagner du poids, on verra si le confort est au rendez-vous.

Test des pneus Pirelli P-Zero TLR Race
Le montage avec 2 méthodes à gauche on met le produit dans le pneu et on ferme, à droite on ferme et on injecte le produit par la valve.

Le montage tubeless se passe bien, un pneu claque bien tout de suite, pour l’autre il faudra y revenir à plusieurs fois en re-positionnant correctement le pneu qui ne voulait pas s’écarter du sillon central de l’intérieur de la jante. Pour le préventif Michelin que nous avons utilisé nous avons essayé les 2 méthodes : remplissage direct dans le pneu avant de finir de le monter et montage du pneu et remplissage après claquage par la valve après avoir dévissé l’obus. La 2 ème méthode s’est avérée plus efficace.

Test des pneus Pirelli P ZERO Race
Un bel ensemble roues légères et pneus Race. Ces Pirelli s’accordent très bien aux Roues CEC W2244S (Carbon Endurance Componant) en Carbone et Innegra.

Gonflage à la pression préconisée en 28 : 5,5 bars. Mes jantes de 22 intérieur n’ont pas modifié la section annoncée.

L’essai

Ce pneu est une nouveauté importante sur un marché où les spécialistes de la Formule 1 : Pirelli, Googyear, Michelin, … se retrouvent maintenant dans les “paddocks” des équipes cyclistes. Il était important de vous livrer rapidement ce premier essai en choisissant un parcours de rêve : la montée du Ventoux par Bédoin, la descente sur Sault et les gorges de la Nesque pour finir. Des revêtements très différents et des profils très variés.

Test des pneus Pirelli P ZERO Race
Un beau couple les roues CEC avec les Pirelli P ZER Race

Des pneus peuvent changer le comportement d’un vélo. C’est ce je me suis dit dès les premiers tours de roues en quittant Ville-sur-Auzon pour prendre la direction de Bédoin. Le gain de poids se ressent immédiatement et mon gravel sportif WishOne Sub devient encore plus sportif. La route s’élève sérieusement à partir du virage de St-Estève et lors des relances en danseuse je sens que le pneu accroche bien, l’attaque est incisive. Il y a un gain réel par rapport aux Cinturato conçus pour les routes défoncées et les conditions plus hivernales. Le poids en montée reste un critère à considérer.

Test des pneus Pirelli P ZERO Race
Même les ânes du Ventoux n’en reviennent pas …

Après la montée de Bédoin, faite en partie sous l’ombre des arbres, on attaque le Col des Tempêtes et la température monte. J’ai l’impression de mettre une dent de moins derrière, le vélo avance bien. La partie bitume est très bonne et je monte facile. Après avoir savouré en haut cette belle montée, c’est le moment de descendre pour juger les capacités de ces pneus en descente. Direction Sault, je prends progressivement confiance dans les belles courbes de cette descente. Le bitume devient de plus en plus chaud, il est 12h30 il fait 34°C et les pneus ne collent pas à la route, bien au contraire, merci SmartEvo.

Test des pneus Pirelli P ZERO Race
La descente ludique avec ses tunnels creusés dans le rocher … Le revêtement est rugueux.

Je monte vers Monieux et j’attaque les gorges de la Nesque. Revêtement granuleux, forte chaleur, … le vélo file bien. Dans les descente vers Ville-sur-Auzon je pars à l’attaque dans les virages et l’adhérence est parfaite, les trajectoires sont propres. Main en bas j’appuie et sur cette route loin d’être parfaite le tubeless joue son rôle de filtration. Après ces 90 km et presque 2000 m de D+ je ne suis pas détruit. Performance et confort, c’est le cocktail réussi de ce Race. Ce mot « Race » qui m’effrayait une peu, n’étant pas compétiteur, ne m’effraie plus du tout et je vais poursuivre le test sur des distances plus longues pour valider un peu plus cette notion de confort ressentie à l’échelle de cette unique sortie avec ces nouveaux pneus. Affaire à suivre donc.

Il m’a semblé intéressant, s’agissant d’un produit nouveau, de vous confier ces premières impressions. Ce test est court et représentatif d’un usage sur routes sèches et chaudes. Il faudra voir comment ça se passe sur routes humiques et plus froides. Le prix de ces pneus va les réserver à une clientèle exigeante. Ils sont compatibles avec mes roues CEC Carbone Innegra qui ont ce même ADN : performance et confort.

Les prix :

  • P ZERO™ Race TLR 700x24c 17C 120tpi, TLR TechWALL+ 245g SmartEVO 69,90 €
  • P ZERO™ Race TLR 700x26C 19C 120tpi, TLR TechWALL+ 270g SmartEVO 69,90 €
  • P ZERO™ Race TLR 700x28C 19C 120tpi, TLR TechWALL+ 295g SmartEVO 69,90 €
  • P ZERO™ Race TLR 700x30C 19C 120tpi, TLR TechWALL+ 320g SmartEVO 69,90 €
  • P ZERO™ Race TLR SL 700x24C 17C 120tpi, TLR TechWALL 230g SmartEVO 74,90 €
  • P ZERO™ Race TLR SL 700x26C 19C 120tpi, TLR TechWALL 245g SmartEVO 74,90 €
  • P ZERO™ Race TLR SL 700x28C 19C 120tpi, TLR TechWALL 275g SmartEVO 74,90 €

La Musette et le vélo

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La musette et le vélo
La musette et le vélo

La musette, utilisée autrefois par les cyclistes du quotidien, est aujourd’hui un accessoire un peu désuet et connoté rétro. Dans le monde du cyclisme elle est toujours utilisée comme « garde manger » par les cyclistes pros. Sur les longues étapes, ils y puisent leur ravito et les bazarde aussitôt vidées sur le bord des routes après avoir rempli les poches de leurs maillots. Bike Café a fourré son nez dans la musette pour en découvrir d’autres usages moins éphémères.

La musette et le vélo
Le garde manger des pros … elles seront jetées sur le bard des route.

Un usage ciblé

Les cyclistes ont adopté depuis quelques années le bikepacking avec des sacoches qui se scratchent facilement sur le cadre d’un vélo. Ils apprécient également, surtout dans le monde du VTT, les sacs à dos comme le sac veste de Camelbak que nous avons testé récemment.

La musette et le vélo
La musette aura un usage plus urbain … sorte de tote bag du cycliste

La musette aura un usage plus urbain et quotidien que ces portages plutôt destinés à l’aventure. Une fois descendu du vélo, cette musette deviendra votre sac fourre-tout, genre tote bag, pour faire quelques emplettes ou transporter ce qui serait trop lourd pour vos poches. C’est un moyen alternatif aux maillots de vélo multi-poches si vous souhaitez rouler décontracté en chemisette ou en “Marcel”. Sinon pliée rangée dans une poche de maillot ou fixée sur votre cadre dans une petite pochette scratchée elle peut vous permettre de ramener en toute sécurité à la maison un objet qui ne rentrerait pas dans vos poches.

La musette et le vélo
25 km Musette bien chargée … ça le fait.

Je l’ai utilisée sur la route avec mon single speed … Une petite livraison à Pélissanne : 25 km avec la musette Apidura bourrée à mort : 1 paire de chaussures de gravel, une paire de pédale et une tenue cuissard + maillot pour donner tout ça à Dan, venu d’Arles pour récupérer le matos. Et bien ça le fait. Franchement je n’ai pas été gêné pour pédaler.

La musette et le vélo
La musette était bourrée …

La musette est restée stable même en montée en danseuse. J’étais content quand même de m’en séparer à l’arrivée car la boîte en carton, contenant les pédales, commençait à me labourer le dos au travers du nylon très fin. Au retour j’ai compacté la musette que j’ai glissée dans ma poche de maillot et hop : pratique …

La musette et le vélo
La Musette Ravito qui a fait le Tour de France du déconfinement.

D’autres usages, plus osés et parfois symboliques, sont possibles. Chacun pourra les imaginer. Ravito en a même fait une sorte de bâton de relais lors du déconfinement à l’annonce des 100 km maximum autorisés. Cet événement spontanément organisé s’est appelé « Liberté 100km Relais Ravito ».

La musette et le vélo
Le Tour de France Liberté organisé par Ravito

« Tu as raison, effectivement elle a servi de bâton de relais, les relayeurs qui ont réalisé ce Tour de France du déconfinement, chacun dans le périmètre des 100 km se transmettaient la musette pour boucler un Tour de France. C’était un moment où nous avions besoin de retrouver un peu de liberté. Elle nous est revenue chargée de petits souvenirs … », m’explique Romuald. En effet, cette chaîne de reconnexion entre les cyclistes a mobilisé près d’une centaines de pratiquants heureux de se retrouver. Une casquette Ravito blanche mise au départ dans la musette s’est remplie de signatures au fur et à mesure du périple de la musette. Céline et Romuald ont retrouvé au retour une sacoche remplie de souvenirs : cartes postales, petites fioles d’alcool local de la prune de l’est, du calva de Normandie, coquillage de Pornic, … La musette a pris du poids lors de ce voyage et le dernier relayeur a eut plus de mérite à la porter.

Quelle Musette ?

Créateurs, designers, marques d’équipement de vélo, grande distribution, … ont chacun leur déclinaison de cet objet à priori simple, mais pas simpliste. Le mot musette a fait son chemin : son origine remonte à celle d’un ancien instrument à vent, analogue à la cornemuse. On retrouve sa trace dans le fameux refrain d’un chant de Noël  « Jouez, hautbois, résonnez, musettes » … Le son nasillard de cet instrument a inspiré le nom des bals devenus musettes, car ils étaient animés par un orchestre avec un accordéon produisant un son identique. Le terme musette a été repris pour décrire le sac, porté en bandoulière pour les ouvriers, les soldats et les écoliers, dans lequel ils rangeaient leur casse-croûte. Après le langage populaire et imagé s’est emparé du mot. Les cyclistes disaient par exemple « C’est dans la musette » pour dire que c’est gagné d’avance. On en trouvera plein d’autres …

Alors quelle musette choisir pour rouler à vélo ?

Apidura

La musette et le vélo
La musette Apidura

La célèbre marque anglaise Apidura, pionnière dans le monde du Bikepacking, propose sur son catalogue une petite musette très compacte qui peut devenir un élément de rangement flexible pour des objets encombrants. Lorsque les poches du maillot débordent, et si l’on ne souhaite pas accrocher de sacoche cette sacoche, comme autrefois, pourra emporter les cassse-croûte et ensuite disparaître dans sa petite pochette.

La musette et le vélo
La musette compactable d’Apidura pratique pour voyager.

À l’inverse vous pourrez la déplier si comme moi vous l’utiliser pour acheter votre pot de miel au marché avec 2 ou 3 bricoles. La contenance est modeste : 7 litres. Son usage est simple. Elle est minimaliste avec sa simple poche. Elle est adaptée au vélo avec sa sangle stabilisatrice évitant que la sacoche roule du dos vers le ventre lorsque vous roulez. Elle se ferme par 2 scratchs et, petit détail important pour la sécurité, elle possède des insertions réfléchissantes qui reflètent la lumières des phares. Son prix est de 25 €.

Voir infos sur le site

Tangente atelier

La musette et le vélo
La création avec un choix de matières et de coloris pour Tangente Atelier

Clément, est un des premiers jeunes créateurs de sacoches de Bikepacking en France. Il a lancé sa marque “Type Deux Manufacture” dont nous vous avions déjà parlé qui est devenue depuis Tangente atelier.  « Ah la musette … c’est vrai que c’est pratique ! C’est un peu le tote bag du cycliste, t’en as toujours une avec toi, ça dépanne et si elle est assez bien faite, elle peut être utilisée tous les jours. J’en ai fait des comme ça pour Chilkoot lors d’un évènement, plus dans l’idée d’une musette utilisable au quotidien, en coton enduit, un peu plus lourde donc. Je m’en suis fait une pour moi en nylon ultra-léger qui tient dans la paume de la main une fois repliée », m’explique Clément. Il propose la musette avec sangle stabilisatrice à partir de 35 € (+5 € avec une boucle magnétique Fidlock par exemple) Les dimensions sont les suivantes : 38 x 30 x 1cm. Il existe une version à rabat, plus travaillée avec doublure,  … à partir de 45 € avec un grand choix de matières possibles, nylon, coton, toiles recyclées militaires ou uniformes …

La musette et le vélo
Les musettes de Tangente Atelier

Là c’est du sur-mesure et du design réalisé par Clément. Vous pouvez tout choisir : couleur, matériaux, rabat ou pas, …

Commandes / Infos via Facebook … ou Instagram

Ravito

La musette et le vélo
Le modèle indémodable de Ravito

Avec un tel nom de marque : Ravito, on pense immédiatement musette. « C’est le tout premier produit que nous avons réalisé sous la marque Ravito. C’est aussi celui qui a été à l’origine du nom Ravito … Musette et ravito vont ensemble. On avait envie de redonner ses lettre de noblesse à cette musette, sauvagement jetée par les coureurs et qui ne méritait pas ça … », me dit Romuald. La musette iconique et historique de la marque Ravito s’appelle l’indémodable ! C’est tout dire. Cela a été le premier produit de la gamme du même nom. Cette musette est la réincarnation des musettes des coureurs, mais celle-ci vous n’aurez pas envie de la jeter. C’est une musette pérenne, durable en tissu coton 100% fermée par un lien type courroie de cale-pied. Prix 25 €.

Le modèle qui a été créé il y a 10 ans est déposé avec sa fermeture réalisée avec une courroie de cale-pied. C’est la société Zéfal, qui a remis en marche une unité de production de ces courroies, qui fournit Ravito. Les musettes Ravito sont 100% françaises. Prochainement elles recevront également la petite sangle stabilisatrice, pour l’instant les protos sont en cours de test.

La musette et le vélo
La Drache de Ravito

Nous adorons le modèle baptisé La Drache en toile enduite qui peut s’accrocher sur le guidon… comme à la bonne époque ! Elle est étanche, et réalisée sans collage, uniquement des soudures pour les assemblages et des coutures de finition. Fabriquée en VALMEX, matière utilisée pour les bateaux pneumatiques, elle est indéchirable, imperméable. Pour la fermer, il suffit de l’enrouler et de serrer avec la fermeture sangle cale-pied, fermeture commune à toutes les musettes RAVITO. Dimensions intérieures : de 22 à 26cm (hauteur intérieure) x 29cm (largeur intérieure).Fabriquée en France, dans le Lot, à Souillac, non loin de chez RAVITO. Prix : 89 €

Infos sur le site 

Décathlon Quechua

La musette et le vélo
La besace Forclaz de Quechua avec ses multi-poches est compactable dans ce petit sac de rangement..

Chez Decathlon, on l’appelle cette musette une “Besace”. C’est une version “king size” pour ceux qui aurait beaucoup de choses à transporter. Ce modèle Forclaz, que m’a montré Dan de Rosilles est plus généreux en volume que ma petite musette Apidura. Avec ses 15 litres et ses multiples compartiments elle ne pèse que 100 g et se compacte dans un tout petit sac nylon. La sangle de portage est large, mais étant conçue initialement pour la rando, cette sacoche ne possède pas de sangle stabilisatrice. Pour 8 € on va lui pardonner.

Elle peut être intéressante pour le transport de gros volume. Aux extrémités 2 poches verticales permettent de loger des bidons. Une poche zippée extérieure et une autre poche intérieure permettent d’organiser le rangement.

La musette et le vélo
La position idéale pour que cette musette de taille importante ne bascule pas est de la positionner en haut de l’omoplate et de la faire reposer sur e haut de l’épaule et l’avant bras.

Dan a une technique particulière pour stabiliser cette maxi musette, dénuée de sangle stabilisatrice, sur son épaule. Il faut la remonter le plus haut possible sur l’omoplate en étant penché en avant. Le sac trouvera sa place sur l’épaule et l’avant bras. Il suffit de se redresser pour que la besace pivote et redescende de son perchoir.

Infos et tarifs sur le site