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Continental Ultra Sport III : encore plus ultra, encore plus sport

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Continental Ultra Sport III 3 road cycling tyre

Depuis des années, j’utilise sur mes vélos en pignon fixe les pneus Continental Ultrasport qui ont comme avantage, en complément de leur polyvalence et de leur robustesse, un prix assez contenu. Pour moi, qui “consomme” des pneus sans modération au moulin de mon Desgënà en 47X17, l’arrivée de cette version III de l’Ultra Sport est un événement qui ne passe pas inaperçu : je me devais donc de le tester sans attendre.

Road cycling tyres Continental Ultra Sport III 3 HPlusSon rims
Je vais tester sans attendre les Continental Ultra Sport III sur mon pignon fixe – photo Dan de Rosilles

En pignon fixe, la gomme des pneus est mise à rude épreuve : l’absence de roue libre, l’effet rétro pour ralentir, le ratio inamovible en montée ou en descente, les accélérations et décélérations brusques ont tôt fait de transférer la gomme des pneus dans les interstices de l’asphalte. Le pignon fixe est donc un excellent révélateur de la durabilité et de la qualité d’accroche et de vitesse des pneus, c’est pourquoi je ne me prive pas d’utiliser ce type de vélo pour tester des pneumatiques qui pourront par ailleurs, bien entendu, être montés sur les vélo de route en carbone, avec dérailleurs, roue libre, sélecteurs de vitesses et tout et tout.

Fixed gear kit road cycling Continental Ultra Sport III tyre tire
Mon fixe a besoin de faire peu neuve : la transmission (plateau, chaîne et pignon) est en fin de vie … Photo Dan de Rosilles

Ça tombe bien : après quelques mois d’usage et environ 3000 km, mon pignon fixe Desgëna (une petite marque de Turin qui mérite d’être connue) a besoin de faire peu neuve : la transmission (plateau, chaîne et pignon) est en fin de vie, et le jeu de pneus Continental Ultra Sport qui équipent le vélo sont carrés comme des boîtes à savon. On distingue à peine, sur la bande de roulement, les trous-témoins d’usure qui indiquent l’épaisseur de gomme restante.

Used Continental Ultra Sport II 2 road cycling tyre tire
Mes anciens Ultra Sport II sont en fin de vie, carrés comme des boîtes à savon – photo Dan de Rosilles

Le set de rechange est là : Une chaîne D.I.D (Daido, Osaka) “Racing Pro – Extra Strong” homologuée NJS (Nihon Jitensha Shinkokai, l’association de keirin professionnel au Japon), un plateau piste en 1 1/8″ Shimano Dura-Ace de 47 dents et un pignon Victoire cannelé de 17 dents vont équiper le vélo de façon durable, pendant plusieurs milliers de kilomètres, en résistant à l’effort intensif et brutal développé de 47 X 17 sur routes plus ou moins pentues.

Fixed gear Desgena cycling tyre tire Continental Ultra Sport III 3
Une chaîne D.I.D “Racing Pro – Extra Strong” et un plateau de piste Shimano Dura-Ace de 47 dents montés sur mon pédalier Sram Omnium – photo Dan de Rosilles

Les nouveaux pneus Continental Ultra Sport III ont l’air vraiment prometteurs, même si je suis de prime abord déstabilisé par le profil beaucoup plus complexe et moins slick que l’ancien : Hors la bande de roulement centrale qui est lisse, il y a une rainure intermédiaire, puis des stries et des encoches latérales en chevron, nettement marquées. Sur la bande de roulement, on retrouve les fameux trous-témoin d’usure caractéristiques des pneus Continental.

road cycling tyre tire Continental Ultra Sport III 3
La gomme des pneus et le profils sont très différents des anciens – photo Dan de Rosilles

La gomme des pneus est aussi très différente des anciens, Continental a développé, pour contrer la concurrence, le fameux “PureGrip Compound” qui garantit l’adhérence en virage, la durabilité et le rendement. Sans doute à  base de silice, cette technologie a été initialement conçue pour la performance, mais après un développement intensif du service R&D de Continental, un nouveau composé plus évolué a vu le jour, avec une adhérence exceptionnelle qui permet désormais de l’utiliser aussi pour les pneus VTT de la marque.

front wheel cycling road tyre tire Continental Ultra Soprt III 3
Avec un juste équilibre entre performance et longévité, ils devraient être parfaitement adaptés pour mon pignon fixe – photo Dan de Rosilles

Le résultat obtenu est tellement costaud, que Continental préconise aussi l’usage de ces pneus de route pour les vélos électriques ; en juste équilibre entre performance et longévité, ils devraient être parfaitement adaptés pour mon pignon fixe. Bien sûr, il faudra quelques milliers de kilomètres pour valider cette affirmation, mais les premiers tours de roue devraient me permettre de me rendre compte assez vite de leur comportement en courbe, de leur confort, de leur rendement et de leur adhérence ; pour ce qui est de l’usure, je ne manquerai pas de revenir sur cet article dans quelques mois.

Road cycling tyre tire Continental Ultra Sport III 3
Le fameux “PureGrip Compound” qui garantit l’adhérence en virage, la durabilité et le rendement. Sur le flanc du pneu, on remarque le logo “Electric Ready-25km/h” – photo Dan de Rosilles

N’en déplaise à Continental, pour le montage je choisis des chambres à air d’une autre marque allemande, Scwhalbe. Il faut dire que les SV15 me donnent entière satisfaction depuis des années, malgré de nombreux tests de chambres à air d’autres marques, elles restent pour moi des références car elles sont très peu poreuses, sont équipées de valves d’excellente qualité et sont tellement durables, qu’en montant ces nouveaux Ultra Sport III, je réutilise sans hésiter les chambres qui étaient dans les anciens pneus !

Scwalbe SV15 inner tube road cycling
Pour le montage je choisis des chambres à air d’une autre marque allemande, Scwhalbe – photo Dan de Rosilles

Au gonflage (je mets 6 bars, ce qui semble être la bonne pression pour mes 64 kg d’après mes premiers essais), le pneu prend une jolie forme bien haute, pas ampoulée, car les jantes H Plus Son de 23mm de large accueillent parfaitement ces pneus de 25mm. Du coup, le moelleux est là, une sensation de boyau, à la fois confortable et tenu en courbe. Reste à savoir combien de temps le pneu gardera sa hauteur sans s’affaisser, seul le temps et les kilomètres nous le diront, mais tout laisse à penser que la structure du pneu, à l’instar de la nouvelle gomme, a été entièrement revue dans l’optique d’une durabilité accrue.

road cycling tyre tire Continental UltraSport III 3 presure inflate
Au gonflage, je mets 6 bars, ce qui semble être la bonne pression pour mes 64 kg d’après mes premiers essais – photo Dan de Rosilles

À moins de 15 Euros, même s’il est (peut-être ?) un peu moins rapide et léger que les pneus haut de gamme de la marque ou de la concurrence, ce tout nouveau Continental Ultra Sport III damnera le pion à bien d’autres références, car sa solidité, son adhérence et sa durabilité lui permettront de se positionner honorablement comme pneu d’entraînement trois (voire quatre) saisons, mais aussi pour des pratiques de longue distance, sur des vélos de route électriques et bien sûr le pignon fixe.

Continental Ultra Sport 3 III cycling tyres tires
À près de 35 km/h ces pneus sont étonnants de rendement – photo Dan de Rosilles

La stratégie de Continental, à savoir injecter sa gomme haut-de-gamme riche en silices dans un pneu de grande série fabriqué en Asie s’avère payante : on obtient là un produit au rapport qualité/prix incroyable. Lors des deux premières sorties, 150 kilomètres dans les Alpilles avec 1500 mètres de dénivelé positif, j’ai pu tester le pneu dans toutes sortes de contextes : Montées, plat, descentes, goudrons lisses ou dégradés. Le pneu est confortable, rend incroyablement bien pour un pneu de milieu de gamme, il accroche en virage même quand l’eau des canaux d’irrigation déborde sur la route et il est très précis en trajectoire.

Continental road cycling tyre tire Ultra Sport 3 III
Montées, descentes, goudrons en plus ou moins bon état… L’Ultra Sport III est à l’aise partout – photo Dan de Rosilles

Je ne nie pas qu’il faut maintenant le faire rouler plusieurs milliers de kilomètres pour vérifier la bonne tenue du pneu dans le temps, comment sa gomme s’use et comment sa structure évolue. Mais je ne pouvais pas passer sous silence la sortie de ce pneu et attendre la fin de l’hiver prochain pour vous en parler, car c’est à partir de maintenant que vous aussi, vous en aurez peut-être besoin …

Prix : 19,99 € actuellement – 25% (15 €)

Le pneu Continental Ultra Sport III chez notre partenaire Cycletyres

Chambres à air Swchalbe 700 c

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photo Dan de Rosilles

Je récite mes “Classiques” avec Fizik

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Fizik série limitée Les Classiques
Fizik série limitée Les Classiques

Les Classiques en vélo : ça vous parle ? … Ces courses d’un jour animent le début de saison des épreuves internationales de cyclisme sur route. Elles existent depuis plusieurs décennies et leur distance dépasse généralement les 200 kilomètres. Les cinq classiques les plus prestigieuses, sont Milan-San Remo, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie. Fizik a sorti cette année une collection d’équipements en série limitée qui n’ont rien de classiques en terme de look.

La collection les classiques

Collection série limitée les Classiques de Fizik
La collection série limitée les Classiques de Fizik affiche une esthétique distinctive inspirée par la boue, la sueur et la poussière – photo Bike Café

Honorant les héros mythiques de ces courses qui ont lieu souvent sur les pavés, la nouvelle collection « Les Classiques » affiche une esthétique distinctive inspirée par la boue, la sueur et la poussière. Elle offre un choix intéressant pour les fans des courses Classiques et pour tous les cyclistes attirés par l’appel des pavés … Mauvaise pioche me direz-vous pour moi, cycliste méridional, qui ne voit pas souvent la boue et qui, à part quelques calades, ne fréquente pas les pavés. Il me reste la sueur et quelques routes granuleuses du Vaucluse pour me faire une idée de ces produits qui m’ont surtout attiré par leur look.

Collection série limitée les Classiques de Fizik
Les chaussures les Classiques de Fizik – photo Bike Café

Après le lancement en mai dernier des chaussures Les Classiques Tempo Overcurve R4, Fizik complète la collection avec la selle Argo R3 en édition spéciale et le ruban adhésif Bondcush Tacky, chaque pièce a été repensée pour souligner la douleur et le triomphe qui attendent les coureurs prêts à répondre à l’appel des pavés.

Collection les Classiques de Fizik
Collection les Classiques de Fizik

Les chaussures Tempo Overcurve R4 sont construites autour d’une semelle extérieure R4, moyennement rigide ; pour trouver un équilibre entre confort et efficacité de pédalage. Ces chaussures de route polyvalentes, utilisent un chaussant asymétrique « Overcurve » pour suivre la forme naturelle du pied et un serrage BOA® IP1 micro-réglable pour des ajustements faciles et sûrs.

Collection série limitée les Classiques de Fizik
Les chaussures les Classiques de Fizik avec le serrage BOA IP1 micrométrique – photo Bike Café

La selle Tempo Argo R3, offre une assise stable sur des routes et des surfaces inégales. Fabriquée avec un profil Argo adaptable elle sera parfaite pour l’endurance. La selle Tempo Argo R3 permet une position plus droite grâce à un rembourrage progressif. Sa forme est raccourcie.

Collection série limitée les Classiques de Fizik
Les Classiques de Fizik : la selle Tempo Argo R3 pèse 240 g – photo Bike Café

Pour compléter la collection Les Classiques, le ruban de cintre Tempo Bondcush Tacky de Fizik agira pour réduire les vibrations de la route et évitera la fatigue des mains. Ce ruban combine une mousse polymère amortissante avec une finition extérieure antidérapante pour offrir une bonne tenue du guidon.

Collection série limitée les Classiques de Fizik
La collection série limitée les Classiques de Fizik comprend également une tresse de guidon – photo Bike Café

Le test

Pour tester ces produits j’ai utilisé mon Fixie 80’s … Après tout les course “Classiques” se sont déroulées au début en pignon fixe. Le premier Paris Roubaix s’est déroulé en 1896 …

Paris - Roubaix 1896
Paris – Roubaix 1896

Possédant déjà des chaussures Fizik Infinito R1, mes pieds se sont immédiatement sentis comme chez eux dans ce modèle Tempo Overcurve qui reprend l’ergonomie du modèle haut de gamme de la marque. Un seul Boa pour les serrer confortablement dans un intérieur qui épouse parfaitement la forme du pied. J’ai monté des adaptateurs 3 trous / 2 trous Crank Brothers (voir mon article) pour utiliser sur ce fixie des pédales Candy …

Fizik série limitée Les Classiques
Fizik série limitée Les Classiques … ici il n’y a pas les pavés du nord mais les routes sont parfois rugueuses – photo Bike Café

Plus souples que les Infinito, ces Tempo se sont montrées plus confortables. Il a fait très chaud pendant la période de l’essai et la prise d’air qui se trouve sous la semelle a parfaitement joué son rôle pour ventiler le dessous du pied. Petit détail : des picots en silicone au niveau du talon de la chaussure calent parfaitement le pied, évitant qu’il bouge lorsqu’on s’arrache en danseuse. Le serrage micrométrique du BOA est précis, ce système est une référence.

Collection série limitée les Classiques de Fizik
Collection série limitée les Classiques de Fizik

La selle a fière allure sur mon fixe rose peint à l’Aérographe. On est pile dans la tendance néo-rétro avec ce vélo ainsi équipé. Cette harmonie entre les éléments neufs et anciens me plait énormément. Prendre ce qui est bien dans les 2 mondes est un exercice intéressant, mélangeant look et efficacité.

Collection série limitée les Classiques de Fizik
Collection série limitée les Classiques de Fizik

La selle moderne apporte cette touche, mais au delà du look, ce qui est intéressant c’est le confort et l’ergonomie. Sur un fixie on tourne les jambes en permanence et l’assise joue un grand rôle. Sur cette Tempo Argo j’ai apprécié le confort ferme au niveau des ischions qui permet de se caler pour pousser du braquet.

Collection série limitée les Classiques de Fizik
La selle Tempo Argo R3 a fière allure sur mon fixe rose peint à l’Aérographe – photo Bike Café

La découpe au niveau périnéal soulage des pressions notamment lorsqu’on roule de longues lignes droites, mains au fond du cintre, en basculant plus le bassin vers l’avant. Enfin cette forme courte est bien adaptée à l’entrejambe et elle permet de retrouver sa position dès qu’on se rassoit après un passage en danseuse.

Pour conclure

Collection série limitée les Classiques de Fizik
La collection série limitée les Classiques de Fizik donne à mon vélo une touche néo-rétro qui me plait beaucoup – photo Bike Café

Cette série limitée présente un travail esthétique qui vous convaincra peut-être et qui vous fera craquer pour ces équipements Fizik. Ils ne sont pas nouveaux, mais ils donneront, en plus de leurs qualités intrinsèques, un look affirmé à votre vélo. Pour ma part c’est adopté et je pense que certains pratiquants de gravel que je connais, aimeront le graphisme de cette série limitée. Sans attendre les Classiques de début de saison vous pouvez vous laissez séduire immédiatement par cette collection. Pour ma part, vivant en Provence,  j’aime bien : j’ai enfin des traces de boues sur mes chaussures 😉

  • Chaussures Tempo Overcurve : 200 €
  • Selle Tempo Argo R3 : 129 €
  • Tresse de guidon Tempo Bondcush Tacky : en rupture pour l’instant

Infos sur le site

Le nouveau western – Sur la route du Cid

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Les Nouveaux Western - la route du CID
Les Nouveaux Western - la route du CID

Le nouveau western, « Il erre dans les plaines, fier, solitaire son vélo² est son partenaire », un titre de roman, que Mc Solar n’aurait pas renié. Souvenez-vous, c’était en 1993 ! (² le texte original mentionne le cheval, comme partenaire, comme vous êtes sur Bike Café et non pas Equidia, on se permet de modifier le texte original)

https://youtu.be/JSG2qHBm7WM

Avouez, parfois que sur vos vélos d’aventure vous vous prenez pour des garçons vachers ou pour des Calamity Jane des temps modernes. Faut dire qu’il y a de quoi. Comme Clint, vous avez les fesses posées sur une selle. Comme John Wayne, vos sacoches sont posées sur votre monture. Comme Charles Bronson, vous plissez des yeux malgré le couvre-chef posé sur la tête. Comme Lucky Luke, votre plus fidèle compagnon est votre monture. Comme Marylin Monroe dans Rivière sans retour, vous n’êtes jamais bien loin d’un comptoir de bar.

Le cid, c'était un cow-boy?

Marc Fernandez s’est aussi vu comme un cow-boy, il a d’ailleurs baptisé son vélo Tornado (Ne faites pas semblant, vous savez bien que Tornado est le cheval de Zorro). Marc est l’auteur de ce livre “Le nouveau Western” – sur la route du Cid – paru aux éditions Paulsen. D’origine espagnole, un défi lancé à la cantonade à son éditrice et le voilà obligé de se préparer pour aller sur les traces de ses ancêtres. Il va suivre le périple du Cid entre Burgos et Valence, soit un peu plus de 900 km dans la pampa.

Lecture les nouveaux western - sur la route du CID
Sur la route du CID – Direction Valence ? ce n’est pas tout droit

Marc est né en 1973 (un excellent millésime) et ses dernières séances de sport remontent au cross de Saint-Cucufa organisé par son lycée. Au prix d’une soigneuse préparation physique pendant 2 trimestres, Marc part à l’aventure au mois de mai 2019, accompagné par Gontzal Largo, fin connaisseur de la région. De ce voyage il en extrait ce roman qui oscille entre les faits historiques – la vie de Rodrigue et son quotidien – et son voyage à vélo – son histoire personnelle et ses souffrances sur son vélo –

Les Nouveaux Western - la route du CID
Le Cid, c’était un cow-boy ?

En lisant ce livre vous ne découvrirez pas le Cid, sa vie son œuvre sous toutes ces coutures, vous ne partirez pas non plus dans une introspection sur l’éloge de la lenteur ou l’intérêt philosophique du voyage à vélo. Il n’empêche que ce récit vous fera voyager en Espagne, avec des sauts autour des années 1050/1080 ou encore les cicatrices douloureuses de l’Espagne Franquiste. Il vous fera aussi réaliser que partir rouler 950 km à vélo est à la portée de beaucoup. Il suffit d’un peu de préparation en amont, trouver un thème pour donner un peu de sens à ce voyage ; il suffit d’un vélo (pas forcément bon), d’un peu de volonté et souvent un compagnon (ou une compagne) de route pour égayer le quotidien.

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire

Cette célèbre phrase mise dans la bouche de Rodrigue par Corneille pourrait devenir  une maxime pour les voyageurs à vélo :

“À atteindre sans souffrance, on savoure sans joie”

(là, c’est de moi, toute modestie mise à part)

Ce livre est d’une actualité intéressante. Quand Netflix s’intéresse au Cid pour en faire une série, quand en cette période post-covid de plus en plus de questions se posent autour du tourisme et de son impact environnemental*. Marc Fernandez démontre par l’exemple que le vélo reste un formidable moyen de voyager, de découvrir, de vivre.

Dans la même veine, je vous invite à suivre le voyage, à cheval, de Gaspard Koenig**, qui s’est embarqué avec sa jument, la bien-nommée Destinada, sur les traces de Michel de Montaigne, à travers l’Europe, pour un voyage de 2500km, de Bordeaux à Rome, en passant par Paris, notamment.

Ces écrivains voyageurs, finalement, n’inventent pas grand chose, ils sont sur les traces de RL Stevenson, avec son livre chroniqué ici. Il n’empêche que c’est rassurant de constater qu’en 2020, le voyage lent, juché sur une monture a plus que jamais du sens. Si c’est votre programme pour cet été, vous pouvez glisser dans votre baluchon ce récit à côté de votre harmonica. Vous êtes un cow-boy ou pas ?

*si pourquoi et comment réinventer les vacances vous titille, je vous recommande la lecture de ce numéro de le 1 hebdo.

**Pour suivre le voyage de Gaspard Koenig, c’est ici

Informations

  • Titre : Le Nouveau Western – Sur la route du CID
  • Auteur(s) : Marc Fernandez
  • Editeur : Éditions Paulsen
  • Site web éditeur : Voir le site
  • Nombre de pages : 192
  • ISBN : 978237502-0746
  • Date de publication : 19 mars 2020
  • Prix TTC : 19,50 € – 11,99 € en version numérique

Pitch de l’éditeur

900 kilomètres à vélo dans un décor de western pour retracer la vie d’un chevalier mythique : le Cid, figure espagnole légendaire aux résonances actuelles et digne d’un personnage de polar.
Si le Cid voyageait à cheval, c’est sur son VTT – baptisé Tornado – que Marc Fernandez suit sa route de Burgos, ville natale du chevalier, jusqu’à Valence, où il mourut en 1099. Une épreuve et un défi pour l’auteur, à la découverte d’une partie méconnue de l’Espagne, médiévale, immensément vide. 900 kilomètres à vélo, 11 302 mètres de dénivelé positif dans un décor de western, pour retracer la vie extraordinaire d’une figure mythique digne d’un personnage de polar.

Le Tour de France 1903 de TSL : un exploit pour rien

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Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger

Le Tour de France inspire les auteurs de bouquins qui, chaque année, réécrivent son histoire. Il a récemment inspiré Jean-Lin et Arnaud qui l’ont effectué façon randonneur. Cette fois, Thierry Saint-Léger (TSL), le plus grand des « Chevaliers » du Pignon Fixe français, s’est réincarné en coureur de 1903, date du tout premier Tour de France. Il a effectué sur ce parcours les mêmes 6 étapes qu’à l’époque, dans un remake hors du commun. Faire 2453 km en pignon fixe 42 x 17 et en totale autonomie relève de l’exploit, vous en conviendrez.

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Le dossard 48 est parti de Marseille à 22h48 … Maillot blanc à brassard noir, comme celui de Maurice Garin – photo Luc Royer

L’exploit

« Le lundi 20 juillet 2020 à 07H48, au bas de la Montée de Borel, un longiligne et solide cycliste rallie Saint-Antoine et les quartiers Nord de Marseille. Il est allé seul à vélo via Toulouse, Bordeaux, Nantes, Paris, Lyon pour boucler ce périple ici à Marseille. Les six étapes du Tour de France 1903 ne l’ont pas effrayé. Il a voyagé d’une traite, dormant dans un bivvy, souvent sur le bord de la route, accompagné sur certains secteurs par quelques courageux cyclistes venus l’encourager », raconte sur sa page facebook Luc Royer, admirateur de ce cycliste hors norme.

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger - photo Luc Royer
Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger – photo Luc Royer

Pas de chiffre, pas de moyenne horaire, pas de classement, pas de médaille, pas de selfie … Ce Tour de France en pignon fixe, sur les traces des pionniers de juillet 1903, est un « exploit pour rien », comme on les aime sur Bike Café. Thierry nous a habitué à des défis toujours plus audacieux les uns que les autres, à chaque fois en pignon fixe, dans la plus grande discrétion, sans l’oeil des caméras ni le regard des médias.

Il part sur la route avec très peu. Il ne se sert pas de son GPS, il dort comme il mange de façon frugale. Équipé d’un minimum avec un bivvy, offert par Sport 2000 Mende, sans duvet ni veste chaude, sans produit énergétique, avec sa seule gourde dont il fait le plein aux robinets des cimetières. Il croit aux chiffres et aux symboles : 42×17 son seul et unique braquet est celui qu’utilisait Terront, son dossard 48 et ses horaires de départ 22h48 et d’arrivée 7h48 lui évoquent son cher département de Lozère. Thierry est un cycliste à part dans l’univers du vélo, presque mystique par moment. Il possède une culture vélo énorme, étant capable de dire en passant à un endroit qu’ici en telle année c’est tel ou tel cycliste qui a remporté un sprint que tout le monde aura oublié.

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Hommage … à chaque exploit de Thierry le nom de Charles Terront y est associé
On se souvient de ses plus belles épopées comme Paris – Marseille, Rome – Paris, Évian – Nice dans une incroyable traversée des Alpes, son 1000 Km sur le vélodrome en ciment de Cavaillon, … En attendant la prochaine aventure, sans doute un Saint-Pétersbourg – Paris « en suivant Charles Terront », il invite tous les pratiquants du pignon fixe à un autre incroyable défi : 11h48 de vélo sur le Causse Méjean ce dimanche …
Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger - photo Luc Royer
Avec Denis Moreno au départ “On s’en fout de la distance et des chiffres. Ce qui compte c’est l’intensité et l’histoire que l’on raconte” – photo Luc Royer
« On s’en fout de la distance et des chiffres. Ce qui compte c’est l’intensité et l’histoire que l’on raconte » a-t-il murmuré à l’oreille de Denis Morino au soir du départ. Denis, lui-même en pignon fixe l’avait accompagné sur ce premier tronçon de 300 km.  L’histoire, Thierry ne la raconte pas souvent avec des mots : il est du genre taiseux et discret. Il a choisi un autre mode d’expression : celui du rythme incessant des rotations de son pédalier de 42 dents qui ne s’arrête jamais.

Inspiration

Tous ceux qui connaissent Thierry savent son immense admiration pour Charles Terront, considéré comme le premier champion cycliste français de l’histoire après son succès dans le premier Paris-Brest-Paris en 1891. En 1903 ce grand cycliste félicitait ainsi le vainqueur Maurice Garin : « Vous, les coureurs du Tour, vous êtes des Géants, tu es le premier vainqueur du Tour de France, le pionnier de l’épopée cycliste, tu entres dans l’Histoire. Je t’admire. » Partant de cette déclaration, et de cette simple phrase, Thierry a imaginé ce vagabondage sur les traces des forçats de la route, que son idole Charles Terrot avait ainsi salué en 1903. Un superbe prologue à la Grande Boucle qui aura lieu en septembre au départ de Nice. Thierry n’écrit pas des livres d’histoires : il vit dans l’histoire.

6 étapes

Départ de Marseille le 10 juillet
1- Marseille –>  Villefranche-Lauragais
2- Toulouse –> Langon
3- Bordeaux –> Rocheservière
4 – Nantes –> Ville d’Avray (Paris)
5 – Paris (Montgeron) –> L’Arbresle
6 – Lyon –> Saint Antoine (Marseille)
Arrivée le 20 juillet …

Ils ont fait un bout de route avec lui …

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Denis Morino est resté avec Thierry de Marseille à Carcassonne et de Lyon à Éguilles …

Denis Morino a fait plus qu’un bout de route … « C’est assez déstabilisant, en roulant avec Thierry, de voir que les kilomètres et les heures de selle ne comptent pas pour lui, il appelle ça son fil d’histoire. J’ai vécu de grandes aventures avec lui, et là encore j’étais là juste comme soutien et notamment lorsqu’il s’est endormi dans la descente du col de la République je lui ai dit : là il faut qu’on dorme. C’est compliqué de rouler avec lui : il peut rouler pendant des heures à 30 km/h puis pendant un autre moment à 15 km/h car le rythme lui est dicté par quelque chose qu’il appelle son histoire … ».

Denis a fait 2 gros morceaux avec lui : Marseille – Carcassonne. On s’est arrêté boire un café à Arles chez Dan de Rosilles, qui a roulé avec nous jusqu’à Nîmes. Le final entre Béziers et Carcassonne a été dur avec 70 km/h de vent contraire. Et puis les routes ont bien changé depuis 1903, ce sont maintenant des nationales. La deuxième partie que Denis a faite avec lui à partir de Lyon jusqu’à Aix-en-Provence a été plus dure. Thierry a plus de 2000 km dans les jambes et il rentre dans les 400 derniers kilomètres. « Arrivé à Saint Étienne dans la nuit, il me dit : tu as à manger mon petit Denis ? … Oui bien sûr … Et bien moi je vais m’arrêter pour manger quelque chose. Mais Thierry il est une heure du matin ! … Il me dit : on va trouver. Finalement ça s’est fini dans un Kebab, une rencontre complètement lunaire avec le patron et Thierry ( végétarien depuis 1975) qui est reparti avec une barquette de riz … Voilà c’est Thierry », poursuit Denis. Il fait 4 degrés dans la montée du col de la République, le premier vrai col et le seul de plus de 1000 m que le tour 1903 franchira.

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Jean-Lin Spriet d’Ancenis à Orléans et Pascal Paineau (de Villandry à Blois)

Jean-Lin Spriet a accompagné Thierry sur la partie Val de Loire « La base des exploits de Thierry est de revivre ce que Charles Terront a réalisé. L’admiration pour cet ancien champion l’amènera sans doute à faire un jour le Saint Petersbourg – Paris, que Terront avait fait en 1893… Il a plein d’idées en tête, et pour retracer cet itinéraire il a dû se pencher sur les archives de la BNF pour trouver dans les archives du magazine l’Auto, tous les détails de ce Tour 1903. C’est passionnant de rouler avec lui, on s’est retrouvé du côté d’Angers on a roulé ensemble sur les bords de Loire en passant par Saumur, Tours, … On a roulé de nuit jusqu’à Orléans. J’ai fait 250 km avec Thierry et Pascal Paineau qui nous a rejoint au château de Villandry et qui nous  a quitté après Chambord. » 

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Swanee Ravonison et Stéphane Lange de Nevers à Moulins

Swanee Ravonison (Fée du vélo) en compagnie de Stéphane Lange « Rouler jusqu’à l’aube, puis continuer pour accompagner Thierry 60 km sur les traces des pionniers a été un bon moment qui a permis à Stéphane d’entrer dans une nouvelle décennie. Bon anniversaire Stéphane ». Les histoires se croisent et s’entre-croisent.

On referme la valise

Les anciens coureurs rangeaient leurs équipements dans une valise, lorsqu’ils venaient sur une épreuve. Le sac de sport n’existait pas, pas plus que les bagages spécialisés pour ranger et protéger les vélos. Comme les coureurs de 1903, Thierry a rangé sa tenue du Tour de France 1903 de TSL dans sa valise.

Il faudra remercier tous ceux qui l’ont aidé, ou fait un geste pour soutenir son exploit presque utopique. Merci à ceux qui ont apporté ce soutien à Thierry en sachant qu’ils n’allaient pas tirer profit de cette « réclame », comme on disait autrefois, mais simplement et symboliquement aider cet homme courageux, tirant son braquet dans les bosses, luttant dans les descentes contre l’emballement que sa roue arrière demandait à ses jambes.

La 4L Chilkoot avec à son volant l’infatigable organisateur et compteur d’histoires Luc Royer. Les sièges de cette 4 L ont permis à Thierry de dormir un peu avant son arrivée à Marseille.

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger

Sport 2000 Mende lui a fourni quelques éléments de bivouac dont un bivvy, Ravito lui a offert une musette, l’Atelier Tuffery lui a brodé la musette (TDF 1903 TSL) et puis Chilkoot a dessiné et offert le maillot blanc et noir exclusif « Héritage Hexagone 1903 » puis donné de son temps pour le relais « live » de communication via Facebook et Instagram, ainsi qu’un support logistique (avec la Renault 4L Chilkoot) de Marseille à Arles et de Lyon à Marseille.

Comme le dit Thierry pour conclure « L’aventure s’achève par le clap d’une valise garnie de rencontres et de partages lors de ce magnifique vagabondage, qui a juste laissé un peu de gomme sur notre hexagone qu’est la France. Allez zou ! » Fixivement…

The Climb … gagnez des places de cinéma

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The Climb le film
The Climb le film

La sortie en salle du film The Climb était initialement prévue en mars … Pour les raisons que vous connaissez, elle se fera finalement sur les écrans des cinémas à partir du 29 juillet.

À cette occasion Bike Café (en association avec Weelz et Menschagency) a eu envie de vous faire gagner quelques places de cinéma, et si vous avez un peu de bol, un bidon Café du Cycliste, spécialement dessiné pour ce film. Pour participer c’est très simple, cliquez sur ce lien pour enregistrer votre adresse email. Nous contacterons les gagnants après le tirage au sort, pour l’expédition des lots.

The Climb le film
The Climb le film

Quelques mots sur ce film.

Dans toutes les salles, dès le 29 juillet 2020, ce film Américain multi-primé (Coup de coeur du jury un certain regard au festival de Cannes, Prix du jury au festival de Deauville), met à l’honneur le vélo et les routes de l’arrière pays Niçois. La scène d’entrée n’est pas bien loin de la première étape du Tour de France 2020, qui va (normalement on l’espère) s’élancer à Nice début septembre. L’affiche présente deux cyclistes affrontant les côtes du col de Vence, c’est aussi la scène d’introduction du film. Une longue scène qui permet de poser les personnages et la relation qui lie Kyle et Mike.

The Climb est un joli film sur l’amitié entre deux hommes, une amitié mise à mal par les difficultés du temps. Quelques hauts et beaucoup de bas, quelques coups bas aussi pas loin de la traitrise. D’aucuns diront que le scénario est aussi palpitant qu’une étape de montagne du Tour de France. D’autres trouveront que la façon dont le vélo est traité est parfois un peu cliché. Est-ce bien grave ?

En allant voir ce film vous saurez si l’amitié peut être plus forte que l’amour.

Notez que The Climb n’est pas un film sur le cyclisme, disons plutôt que le vélo sert de fil narratif au réalisateur. Vous devriez passer un bon moment de détente, calé dans votre fauteuil. Et si vous ne connaissez pas la marque Café du Cycliste, en sortant de ce film, ce point sera corrigé. À croire que cette jolie marque, qui a ses quartiers sur le port de Nice, est co-productrice du film.

Envie de lire une interview des deux acteurs principaux ? c’est sur le site café du cycliste

Le titre du film : The Climb

  • La date de sortie : le 29 juillet 2020
  • Réalisé par Michael Angelo Covino

COUP DE CŒUR DU JURY UN CERTAIN REGARD AU FESTIVAL DE CANNES
PRIX DU JURY AU FESTIVAL DE DEAUVILLE

La bande-annonce

 

Consultez le réglement du jeu.

Ça roule avec Sportful

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Test équipements Sportful
Test équipements Sportful photo Philippe Aillaud

La marque italienne, des Dolomites est une référence dans le monde de l’équipement sportif, et particulièrement dans celui du vélo. Son représentant le plus célèbre est Peter Sagan, une référence. Pour cette saison Sportful nous a concocté une gamme complète avec des choix de couleurs, des matières et des lignes pour tous univers cyclistes.

Test équipements Sportful
Je teste depuis plus d’un mois sur les routes ensoleillée des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. Ce jour là au lac de Sainte Croix il faisait très chaud sur mon WishOne version road – photo Bike Café

Je connaissais Sportful pour avoir déjà dans ma garde-robe vélo, une excellente veste d’hiver hyper efficace et bien coupée, doublée en fibre Alpha de Polartec. Au Bike Café nous avons fait une dégustation en « diagonale » de la cuvée des équipements 2020, avec dans un premier temps les nouvelles tenues Giara et Super Giara. De mon côté je me suis collé au test d’une tenue complète pour la route, avec laquelle je roule régulièrement depuis plus d’un mois sur les routes ensoleillée des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse.

Les produits

Le maillot Monocrom

Test équipements Sportful
Le maillot Monocrom … Fit – photo Philippe Aillaud

Comme son nom l’indique ce maillot est monochrome, ce qui ne veut pas dire monotone.  Sa couleur unie est traitée avec une résine, il est passé ensuite dans un autre bain de couleur. Il en résulte un rendu original, grâce aux absorptions toujours différentes des teintures. C’est ce qui rend ce maillot Monocrom unique dans son genre. J’ai flashé sur la teinte « Sea Moss » … une mousse de mer qui donne envie de plonger la tête la première dans l’univers de Sportful. J’ai longtemps hésité avec la couleur « Coconut » qui me plaisait beaucoup également. Les manches sont longues dans la tendance du moment, maintenues aux extrémités par une bande stretch.

Le cuissard Total Comfort

Pour le cuissard j’ai choisi le modèle « Total Comfort » me disant qu’avec un tel nom, je ne pouvais pas me tromper. La promesse de ce cuissard est d’offrir ce confort, effectivement, mais également un bon maintien. La nouvelle bretelle s’adapte au corps dans les quatre directions, tandis que le bas de la jambe est réalisé en silicone appliqué à chaud, avec une adhérence encore meilleure sur la peau.

Test équipements Sportful
Mes 64 kg dans cette tenue très fittée – photo Philippe Aillaud

Le reste

Une casquette Sea Moss assortie à mettre sous le casque pour la visière et la protection anti-insectes, pour s’harmoniser avec le maillot et des chaussettes noires modèle Ride.

Ces produits déballés je constate l’excellente finition de l’ensemble. Ceci dit on est sur des  produits haut de gamme avec un maillot à 99,90 € et un cuissard à 159,90 € une casquette à 29,90 € et des chaussettes Ride 15 à 18,90 €.

L’essayage

Cette ligne est très fittée. On ne va pas se mentir, ce sont des produits « race » conçus pour ceux qui ne veulent pas de prise au vent et qui ont un IMC de sportifs affutés. J’ai une première déconvenue avec le cuissard que j’avais commandé en S, me fiant au tableau des tailles du site. L’échange a été fait et je suis revenu au M qui est ma taille habituelle. Malgré tout, et comparativement à d’autres marques, je constate que Sportful taille petit. Je mesure 1m78 pour 64 kg et les produits sont très près du corps, particulièrement le cuissard. Je le sais ce genre de produits s’enfile doucement, progressivement. Une fois bien en place ils constituent une seconde peau. C’est d’ailleurs un avantage pour un cuissard qui doit être très moulant pour ne pas créer de plis qui pourraient agresser la peau avec les frottements prolongés sur la selle.

Le Test

Avec cette chaleur revenue dans le sud j’ai pu tester ces produits lors de différentes occasions et sur différents vélos : mon WishOne Sub perso, le route Meral Louison carbone en test, mon fixie et même, pour le cuissard, une sortie longue de 150 km en vélo vintage (et selle vintage).

Une sortie longue de 150 km en vélo vintage avec une arrivée difficile en haut de la Bonne Mère - photo La Bonne Mère Classic
Une sortie longue de 150 km en vélo vintage avec une arrivée difficile en haut de la Bonne Mère – photo La Bonne Mère Classic. Le maillot en laine vintage (pour être raccord avec le vélo) est bien moins fitté que mon cuissard Total Comfort

Comme je l’ai évoqué plus haut il faut prendre son temps pour enfiler cette tenue et glisser correctement sa morphologie dans le cuissard et le maillot. Après ajustement aucune crainte que ça bouge. Je sens que les bretelles, peu élastiques, sont très (trop) tendues : elles pèsent sur mes épaules.

Test équipements Sportful
Sur mon fixie. Ce jour là j’avais oublié le casque … je ne veux pas faire l’apologie du sans casque mais 70 km la tête bien ventilée c’est vraiment très agréable surtout avec la casquette aérée de Sportful – photo Bike Café

Cet inconvénient sera particulièrement désagréable au moment où fatalement je dois m’arrêter pour uriner … Recherche, contorsions, … en me penchant et me recroquevillant pour relâcher la tension des brettelles, j’arrive enfin à sortir l’objet, luttant contre le cuissard qui fait pression sur le canal de l’urètre. Sur les 150 km entre Aix et Marseille j’aurais à faire cet exercice deux fois.

Heureusement, sur cette même sortie, je n’aurais qu’à me louer de ce cuissard en terme de confort. Malgré une moyenne honorable (24 km/h) sur mon vieux vélo 70’s en acier équipé d’une selle Idéale d’époque un peu détendue, une chaleur élevée, je suis arrivé sans aucun échauffement ni blessure. Le plus gros danger aura été de traverser Marseille de l’Estaque à la Pointe Rouge un dimanche après-midi. Les bretelles par contre devront subir une opération couture. Ma femme m’a réparé 2 déchirures partielles au niveau de l’attache de celles ci sur le dos du cuissard. Depuis la réalisation de ces solides sutures : plus de problème.

Test équipements Sportful
Sportful joue la transparence … le tissu utilisé est particulièrement aéré – photo Philippe Aillaud

Une autre sortie de plus de 100 km celle vers le plateau de Valensole et le lac de Sainte Croix dans le Verdon m’a permis de rouler plusieurs heures par fortes chaleurs. J’ai apprécié la facilité de manœuvre de la fermeture éclair. Le col très échancré dégage bien le cou. Les manches bien plaquées ne bougent absolument pas sur les bras plutôt fins.

Test équipements Sportful
Des poches bien remplies. Je ne m’appelle pas Sagan je dois avoir tout ça avec moi – photo Philippe Aillaud

Dans les détails les poches ne sont pas immenses mais largement suffisantes pour recevoir à gauche téléphone et porte monnaie, au centre petite pompe et ravito, à droite clés et ma caméra d’action Virb de Garmin. Vu de dos je ne ressemble plus à Peter Sagan mais à un randonneur. L’important étant d’être autonome car je n’ai pas de voiture suiveuse.

Test équipements Sportful
La casquette accessoire que j’adore pour éviter les éblouissements – photo Bike Café

J’ai adoré la casquette. Je suis adepte de cet accessoire qui me permet de jouer avec la visière en fonction du soleil et qui me protège les yeux en cas de pluie. Pour la pluie ça n’a pas été utile : pas une goutte en juin et en juillet.

Test équipements Sportful
Des chaussettes solides en mailles aérées – photo Philippe Aillaud

Cette casquette est aussi aérée que la maillot, y compris pour sa visière. Les chaussettes sont solides et aérées également.

Test équipements Sportful
Une tenue très fittée pas de prise au vent, je me faufile face au Mistral – photo Bike Café

Voilà pour ce test qui me permet de retrouver la qualité des produits Sporful. Reste à la marque de revoir l’ergonomie du cuissard, de rallonger ou de donner plus d’élasticité aux bretelles et le tout sera parfait.

Les produits testés

Mon avis …

J’aime

  • La qualité et le design
  • la respirabilité du maillot et de la casquette
  • le fond du cuissard

Moins

  • Le sizing des produits qui ne correspond pas à la grille des tailles du site
  • L’ergonomie du cuissard
  • Le prix

 

Je m’équipe fraîcheur pour l’été

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Un été aéré en vélo
Un été aéré en vélo

L’été rime avec chaleur, et cet été nous sommes gâtés dans le sud. Le thermomètre monte facilement à 36°C et il faut s’adapter pour supporter ces températures et les variations entre les 13°C lors de départs très tôt le matin, et les plus de 30°C atteints plus tard.

J’ai choisi et expérimenté quelques produits pour affronter ces températures. Hydratation et aération sont les deux ingrédients d’une sortie estivale réussie.

La gourde isotherme Camelbak Podium Chill

L’hydratation en vélo est stratégique. Un bidon isotherme peut s’avérer être très utile lorsque la balade dure plusieurs heures. Depuis le début de l’été l’utilise ce bidon Camelbak Podium Chill … Chill veut dire refroidissement, n’exagérons pas quand même, l’eau ne sera pas refroidie toute la journée. Il faut quand même reconnaître que ça marche et que l’eau reste plus fraîche, en tout cas plus longtemps, que dans un bidon classique.

Bidon de vélo isotherme Camelbak Podium Ice
Bidon de vélo isotherme Camelbak Podium Chill … On refait le plein à la fontaine de Saint Antonin aux pieds de la Sainte Victoire – Photo Philippe Aillaud

L’isolation thermique ne donne pas de goût particulier au liquide contenu dans la gourde. Étant, par principe, opposé aux “poudres” énergétiques, je n’ai pas testé le bidon avec ces mélanges parfois agressifs. Je roule « naturel » emportant fruits secs, bananes, barres bio, … et je me contente d’eau claire. À part une bonne bière éventuellement à l’arrivée, mais je ne la verse pas dans mon bidon de vélo.

Le très bon débit permet par une pression sur le corps de la gourde d’avoir une bonne lampée d’eau à chaque fois. Si vous renversez la gourde bouchon ouvert l’eau de coule pas.

Bidon de vélo isotherme Camelbak Podium Ice
Bidon de vélo isotherme Camelbak Podium Ice sur le cadre du nouveau Méral Louison lors d’un test route sous la chaleur. C’est le modèle 24OZ – 0,7L … il faut ça  – Photo Philippe Aillaud

Caractéristiques

  • Isolation en aérogel : garde l’eau froide 4 fois plus longtemps que les autres bouteilles
  • Ajustement optimisé de la cage : conçu pour s’adapter en toute sécurité à une variété de cages à bouteilles
  • Easy Squeeze : obtenez plus de fluidité avec moins d’effort
  • Capuchon auto-obturant à haut débit : maximise le débit tout en éliminant les éclaboussures et les déversements
  • 100% sans BPA, BPS et BPF : Ride clean, drink clean
  • Facile à nettoyer : les pièces peuvent être séparées pour un nettoyage en profondeur
  • Verrouillage pour un transport étanche
  • Polypropylène TrutasteTM avec HydroguardTM : Goûtez votre eau et rien d’autre, maintes et maintes fois.
  • Contenance : 0,7 l

Infos sur le site 

Prix : 19 €

La première couche Pas Normal Studios

Même en été pour le confort et l’isolation, l’utilisation d’un maillot première couche est intéressante. J’ai découvert cette petite merveille d’isolation qui fonctionne parfaitement grâce à une nouvelle fibre créée par  Polartec.

Test produits été
Les tissus Power Wool sont conçus pour garder votre corps confortablement au sec lorsque vous transpirez. C’était le cas sur la Maures gravel avec 36°C dans la plaine des Maures.

Les tissus Polartec® Power Wool sont conçus pour garder le corps au sec lorsque vous transpirez. Tous les tissus de la série bénéficient d’une structure en maille bi-composant utilisant des fils différents pour chaque face du tissu. Deux surfaces distinctes sont ainsi créées : une pour évacuer l’humidité de la peau, l’autre pour sécher rapidement. Le maillot parait chaud à l’oeil du fait de son épaisseur, mais à l’usage il n’en est rien. Pour moi le prix sera le seul obstacle.

Un été aéré en vélo
Pas Normal Studios adopte le tissu Polartec® Power Wool pour ses premières couches conçus pour garder le corps au sec lorsque vous transpirez … photo Bike Café

Pour bien gérer l’humidité, il faut :

  • Évacuer de la transpiration,
  • Offrir de la respirabilité,
  • Sècher rapidement.

Pour être complet le produit doit :

  • Protéger des mauvaises odeurs,
  • Garder une mémoire de forme,
  • Être lavable en machine.

La couche extérieure en fibre synthétique évacue l’humidité et permet son évaporation. La couche intérieure en laine naturelle se charge de la respirabilité, de l’absorption et de la régulation thermique. La laine évacue l’humidité à l’état de vapeur. Les points de contact sur la surface intérieure du tissu absorbent la transpiration. La transpiration, ainsi évacuée, se disperse rapidement sur la surface extérieure du tissu favorisant l’évaporation. Lorsque la transpiration atteint la face extérieure du tissu, elle s’étale sur une surface plusieurs fois supérieure à sa surface d’origine, permettant un séchage ultra rapide.

Consulter la technologie Polartec® Power Wool

Caractéristiques

  • 51% polyester, 42% laine, 7% élasthanne
  • Polartec® Power Wool ™
  • Action de mèche supérieure
  • Séchage rapide
  • Très respirant
  • Naturellement résistant aux odeurs

Infos sur le site

Prix : 80 €

Les chaussures Giro Empire EC70 Knit

Ce n’est pas vraiment une découverte pour moi car j’utilise ces chaussures depuis 2 ans, principalement en été. J’apprécie toujours leur respirabilité et l’aération que le tissage “knit” apporte à mes pieds par fortes chaleurs. J’avais d’ailleurs à l’époque consacré un test complet de ces chaussures que vous pouvez retrouver ici.

Comme vous pouvez le voir ci-dessous en 2 ans le tricot n’est pas abîmé, les lacets plats sont très confortables et maintenus par un serrage élastique, ils ne flottent pas au vent.

Chaussures de vélo Giro Knit
Chaussures Giro Empire EC70 Knit – photo Philippe Aillaud

Le thème de ce billet étant consacré à la panoplie d’équipements pour l’été, j’en profite pour reparler de ce modèle. Pour l’instant je n’ai pas trouvé mieux comme compromis entre l’aération et l’efficacité de pédalage. J’ai donc ressorti mes Knit, et franchement l’air qui s’introduit à l’intérieur procure une sensation de fraîcheur appréciable en ce moment. Dans les descentes mes pieds reçoivent avec plaisir cette ventilation et sur des distance longues par grosse chaleur, c’est franchement appréciable.

Infos sur le site

Prix : 200 €

Le maillot ALE Cycling off Road Joshua

La marque italienne nous a habitué à des graphismes originaux et une très bonne qualité de ses équipements textiles. Je suis fan de cette marque depuis que j’ai testé la collection Klimatik cet hiver. Reçue en même  temps que le casque Smith Network, pendant le confinement il m’a fallut attendre pour lpouvoir l’apprécier correctement. Cette tenue comprenant un maillot gravel et un cuissard avec poches que j’ai pu utiliser sur mes pistes favorites.

Maillot Joshua de ALÉ Cycling
Maillot Joshua de ALÉ Cycling … très aéré dans le dos, on peut voir les plantes derrière par transparence – photo Bike Café

Vraiment dans l’esprit gravel

ALE Cycling a parfaitement intégré la nécessité d’offrir aux pratiquants de gravel un très bon confort et un produit léger (250 g). On est maintenu, mais pas serré. Le maillot épouse bien les formes, les poches arrières sont profondes, … Petit détail : la protection de fermeture en bas pour ne pas l’accrocher. Côté aération, deux larges bandes de tissu aéré partent des omoplates jusqu’au bas du dos. Seul bémol la manipulation en roulant de la fermeture éclair n’est pas hyper facile. Le tissu très souple et léger ne maintient pas assez le maillot, il faut lâcher les 2 mains.

En terme de ressenti et grâce à sa légèreté, on est avec ce maillot entre chemisette et maillot de vélo.

Le cuissard est également d’excellente qualité. Je le mets souvent lors de mes sorties gravel. Les poches maintiennent bien ce qu’elles contiennent et la peau est de très bonne qualité. Je le porte également lorsque je me déplace en urbain ou péri-urbain avec en haut un t-shirt ou une chemisette et j’utilise les poches dorsales et latérales pour caser clés, téléphone, porte-monnaie, petite pompe, caméra, …

Le maillot Joshua : voir sur le site

Prix : 117,90 €

Le cuissard : voir sur le site

Prix : 138,90 €

 

 

Ma tête dans un Network

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Test du casque Smith Network
Test du casque Smith Network

En mettant ce casque Smith sur ma tête, je m’installe dans un réseau bien protégé : le Network. Ce  « firewall » crânien, sorte de diode contre les impacts, est là pour me protéger des chocs qui pourraient endommager ma CPU personnelle, refroidie par les 20 orifices  …

Test du casque Smith Network
Dans le Network

Je ne suis pas un « Androïd », mais un cycliste qui doit se protéger. Les risques sont à chaque coin de rue et partout sur les routes et les chemins. Le casque fait partie désormais de notre incontournable panoplie, même si la loi ne nous oblige pas à le porter. J’ai roulé autrefois cheveux au vent (à l’époque j’en avais plus) et c’était bien agréable. La première qualité d’un casque est de nous protéger, et si en plus il sait se faire oublier c’est parfait.

Cliquez sur les images pour les agrandir 

Le Smith Network est un casque relativement léger (300 g pesé 306 g). Certes on trouve mieux sur le marché, mais le Network est équipé du système Mips et dispose d’une grille d’aération particulièrement efficace. Ce n’est pas un casque de chrono, mais plutôt un modèle polyvalent endurance, urbain et gravel.

Bien ventilé

La qualité première d’un casque est bien évidemment l’efficacité de la protection offerte en cas de choc. Dans l’essai que je vous livre je ne suis pas allé jusqu’à m’assurer de la chose : le crash test n’était pas prévu au programme. Autre qualité importante, dont il faut s’assurer : le confort. C’est un peu comme pour des chaussures : en posant le casque sur votre tête vous devez sentir que ça s’emboite bien. Si vous passez plusieurs heures sur le vélo, et que le casque ne correspond pas à la forme de votre crâne ça risque de devenir gênant à la longue. Le casque est rigide et votre boîte crânienne aussi. Il est donc préférable que les formes correspondent. Les rembourrages internes assureront l’ajustement fin, mais il y a des incompatibilités qu’un simple essayage en boutique permettra de vérifier. Moi j’ai un crâne Smith compatible en taille M (55 – 59 cm) et c’est le 3ème modèle de cette marque que j’utilise et cette fois ci encore je m’y sens bien.

Test du casque Smith Network
Sur la Maures Gravel … chaleur 36*C ce jour là dans la plaine des Maures photo Laurent Biger

Je roule dans une région de France très chaude et l’autre point important est pour moi la ventilation. Avec ses 20 orifices de ventilation ce Network assure la climatisation de ma “CPU” … Autre détail, qui pour moi n’est est pas un, le Network est livré avec une petite visière amovible qui me permet de supprimer la casquette qui devient trop chaude en été. Cette visière agira comme le  « pare soleil » que nous trouvons dans les voitures, pour éviter l’aveuglement provoqué pars les rayons solaires ou le pinceau des phares la nuit. Cette visière est même très utile en cas de pluie pour protéger en partie les lunettes et par temps ensoleillé, pour offrir un peu d’ombre. Elle s’enlève facilement en roulant pour disparaître dans la poche du maillot si elle devient inutile. Pour la remettre il faudra quand même s’arrêter.

Test du casque Smith Network
La circulation d’air est assurée par 20 events

Le test

Reçu juste avant le confinement il ne m’a pas été utile dans un premier temps pour faire du home trainer sur mon balcon. Depuis la reprise je l’utilise pour mes sorties sur route et gravel. J’aime bien sa couleur qui se marie très bien avec notre tenue Bike Café Rapha custom. Je l’ai utilisé par des températures comprises entre 13 et 36 degrés. Les matériaux Koroyd et VaporFit sont protecteurs mais ils ont tendance à emmagasiner la chaleur. Heureusement la ventilation est très bonne avec ses 20 events qui assurent une bonne circulation d’air. Les réglages sont simples et efficaces et l’ajustement est parfait.

Test du casque Smith Network
Test du casque Smith Network avec différentes lunettes …

Le casque reçoit les lunettes sans gène au niveau des branches. Je l’ai porté avec des lunettes Smith mais également avec des Rudy Project et même des lunettes de vue. Les branches s’intègrent très bien et les lunettes restent bien en position.

Mon avis …

J’aime

  • Le côté sécurisant de ce casque :  système MIPS, matériaux utilisés Koroyd et VaporFit
  • Qualité / prix correct pour un casque MIPS
  • Confortable
  • Visière réglable et amovible
  • 20 évents
  • Garantie à vie

Moins

  • Pas de protection anti insectes
  • Matériaux de protection gardant un peu trop la chaleur

 

 

Infos sur le site

Prix : 160 €

Un dimanche de gravel sur le Ventoux

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Gravel Mont Ventoux
Gravel Mont Ventoux avec More Gravel

photos de Pascal Colomb, Manu Bear, Laurent Biger

Personne ne peut prétendre le contraire : le Ventoux agit comme un véritable aimant sur les cyclistes de toutes disciplines et de toutes nationalités. Ils accourent ici pour gravir ses pentes comme des fourmis pédaleuses. Loin devant l’Alpe d’Huez, le Galibier, et tous les célèbres cols des Alpes et des Pyrénées, sa montée aux 3 facettes (Bédoin, Malaucène, Sault), attire tous les cyclistes sur route.

Gravel Mont Ventoux
Sa montée aux 3 facettes, attire tous les cyclistes sur route. Photo Pascal Colomb

Il faut avoir dans sa collection de cols grimpés, ce fameux sommet que l’on surnomme le Géant de Provence. Pour les VTTistes, c’est pas mal non plus, ils aiment ses pistes et ses singles sur les différents versants et sur la crête. Plus rares sont ceux qui viennent ici en gravel, et dans ce domaine tout reste à faire pour ouvrir, sur cette montée mythique, des itinéraires mélangeant pistes et routes, avec pour récompense le sommet situé à 1909 m.

Gravel Mont Ventoux
À l’affiche de More Gravel un événement à ne pas manquer …

Laurent Biger, membre éminent du Bike Café et créateur du groupe More Gravel, est un habitué des lieux. Ayant de la famille à Malaucène, il arpente souvent les pistes du coin et il vient ici régulièrement tester des vélos de gravel, pour évaluer leur qualité sur ce terrain très varié qui offre de longues montées. C’est avec l’idée de faire partager ses parcours, qu’il a lancé l’invitation à venir découvrir le 12 juillet ce “spot” mélangeant pistes et bouts de routes, dans cet univers nous conduisant de la campagne provençale aux forêts ombragées pour atteindre, dans sa partie finale, un paysage lunaire et totalement pelé.

Une quinzaine de courageux et un parcours bien dosé

Gravel Mont Ventoux
Gravel Mont Ventoux

Lorsque j’ai vu les photos de Pascal Colomb et celles de Laurent sur Strava, j’ai regretté d’avoir loupé la sortie à cause d’une obligation qui m’a fait rester à Aix ce jour là. Du coup, voulant en savoir plus j’ai appelé Pascal et Laurent et l’idée m’est venue de vous associer à ces échanges. Je suis sûr que pour beaucoup d’entre-vous, cette balade en gravel sur le Ventoux peut devenir un futur objectif.

Gravel Mont Ventoux
Gravel Mont Ventoux – Pierre à gauche sur la photo a prudemment coupé pour rentrer par la route.

Alors Laurent vous étiez combien au départ ? Éclat de rire  « Je crois qu’on n’a jamais su exactement … une petite quinzaine je crois ». Volontairement, Laurent n’avait pas non plus fait une grosse communication sur cette sortie et le Ventoux reste dissuasif pour beaucoup de cyclistes « je ne souhaitais pas avoir trop de monde non plus. Je ne voulais pas qu’on se retrouve à 40 ou 50, comme sur la Maures Gravel. Ici ce n’est pas la même histoire, le danger est plus présent et il faut être en forme…», m’explique Laurent, précisant qu’il y avait quand même 2000 m de D+ pour 70 km, ce qui nécessite d’être un cycliste aguerri.

Gravel Mont Ventoux
Gravel Mont Ventoux – affichage sur Openrunner

En fait, le parcours dont vous pouvez découvrir le profil ci-dessus (cliquez pour élargir), offre un palier entre 2 montées « On ne peut pas trouver l’équivalent sur la route », précise Laurent qui trouve que cette montée gravel rend l’ascension moins pénible physiquement. « Le premier palier est après le col du Comte. Ce col est un endroit stratégique, qui permet ensuite d’aller presque partout, difficile d’y échapper. J’ai orienté la sortie pistes et routes plutôt que pistes et passages VTT », poursuit-il. Il y a donc 2 portions route lors de l’ascension et 2 dans la descente. « Je voulais absolument que l’on passe au sommet, on a donc fait la portion mythique finale qui se fait sur la route entre la piste qui sort au-dessus du chalet Reynard et le sommet. »

Pascal Colomb nous parle du parcours …

Merci Pascal

Les vidéos

Gravel Mont Ventoux
Merci à Stéphane de Marseille qui a réalisé ce petit montage vidéo.

Et la vidéo de Manu

Une sortie réussie

Galerie de photos

« La veille ça n’aurait pas été la même chose, heureusement le Mistral s’est arrêté de souffler ce matin », me dit Pascal qui avait loupé la sortie organisée par Arles gravel l’an dernier et qui cette fois voulait absolument être là. « J’avais ce souvenir amer de ne pas avoir pu venir, lorsque Dan de Rosilles avait organisé cette sortie sur le Géant de Provence ». Pascal connaît bien l’endroit pour avoir roulé ici de nombreuses fois sur la route et en VTT, mais cette fois il a encore découvert de nouvelles pistes « Je n’étais jamais passé par ces endroits, notamment je n’avais jamais fait le col du Comte, ni cette piste en versant nord, qui repart sur le versant sud …», précise Pascal. Il a apprécié le BMC URS chaussé avec des Resolute sur lequel il roulait. Une monture parfaite, pour ce terrain avec cette facilité offerte avec les élastomères à l’arrière, qui rendent le vélo très souple.  

Gravel Mont Ventoux
Gravel Mont Ventoux – la fontaine de la Grave un point d’eau supplémentaire inattendu

Tout le monde était enchanté de cette sortie et de cette façon très différente d’accéder au sommet. Même la fontaine de la Grave était active, suite à un orage les jours précédents. De l’eau coulait créant un point d’eau supplémentaire. La pause déjeuner a été faite au Mont Serein. Une belle balade à refaire la trace est disponible ici

Cette sortie a été une belle façon pour Laurent de dire au revoir à la région. Il quitte le sud dans les prochains jours pour des raisons professionnelles. Cependant, ses attaches familiales le feront revenir ponctuellement à Malaucène. Bien entendu More Gravel poursuivra ses activités et Laurent aura l’occasion, de nous faire découvrir la Meuse et ses environs sur Bike Café, où il va prochainement s’installer.

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Une Avalanche de bonnes intentions

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Cycles Avalanche
Cycles Avalanche photo ®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020

Avez-vous lu « Éloges du carburateur* » ? Paru en 2010, publié en France par les Éditions la Découverte, cet essai est écrit par Matthew B. Crawford (traduit en Français par Marc Saint-Upéry). Ce livre fait florès dans le monde des entrepreneurs en quête de sens dans leur activité professionnelle ? Il devrait même trouver un nouvel élan (grâce à Bike Café ? peut-être aussi …) suite à cet épisode de la Covid-19.

Quand des millions de salariés se retrouvent confinés, privés de travail et se rendent compte que leurs métiers respectifs ne sont absolument pas essentiels à la bonne marche du Monde. Pire, ces métiers intellectuels ne remplissent qu’une fonction, remplir un peu le compte en banque. Est-ce vraiment suffisant ? Ces constats, Matthew les a fait un peu avant tout le monde, ou plutôt il a mis des mots sur ces questionnements. Il était bien placé pour se faire, après des études brillantes il est bien payé pour bien réfléchir dans un Think Tank basé à Washington. À force de bien réfléchir, il constate que ses envies et ses aspirations ne sont pas là. Il démissionne et ouvre un atelier de préparation et de réparation de motos. De sa conversion professionnelle, il en fait aussi un livre (ou plusieurs) et devient dès lors un mécano philosophe ou un philosophe mécano. A la vue de cette photo, un mécano aux doigts en or.

Matthew Crawford
Matthew Crawford roule en Ducati. (Photo : Ariel Skelley)

Marie & Laurent sont associés pour le pire et le meilleur. Pour décider de l’avenir de la marque de vélo Avalanche ont-ils lu les œuvres de Matthew ? J’ai l’impression qu’ils n’en ont pas eu besoin. Que leur envie de toucher la matière, de créer des objets, de souder, de dessiner ne date pas d’hier. Ils sont au début de leur trentaine. Ils se sont rencontrés pendant leurs études supérieures, pour Marie c’était l’école Boulle** et pour Laurent l’ENSCI-les ateliers*** . Des études d’artistes et de créateurs en herbe ? Ce serait très réducteur de l’affirmer, quand bien même ce qui gène dans cette expression est la notion légère, et somme toute à côté de la plaque, de l’expression “en herbe”. Comme si être designeuse ou créateur industriel, n’était pas aussi ambitieux et sérieux que devenir footballeur ou Happyness office manager ? … Comme si je n’avais rien retenu de ma lecture de l’éloge du carburateur.

Le vélo est-ce d’abord un objet ou une promesse ?

La réponse à cette question ne se fait pas attendre … Je peux vous la donner, en écoutant ces jeunes entrepreneurs. Marie est une amoureuse du vélo « Depuis toujours … », nous confie-t-elle. Laurent, à l’inverse, n’éprouve au départ aucun intérêt pour cet objet jusqu’au jour, où à l’école on lui impose de travailler sur un projet de vélo.

Quand l’une aime le vélo pour ce qu’il promet, l’autre se passionne d’abord pour l’objet. Avec humilité et des étoiles dans les yeux Laurent nous glisse qu’il aime « Le vélo, cette machine tellement simple, mais aussi tellement complexe ». Une fois diplômés, ils exercent les métiers pour lesquels ils ont été formés. Chacun de leur côté, ce qui ne les empêche pas de rouler ensemble, à la recherche de cols alpins (Laurent est de Chambéry) ou d’expériences itinérantes en Écosse par exemple. L’envie d’avoir leur propre atelier est toujours là, ils dégottent un local à Montreuil (93), l’équipent et s’installent.

Cycles Avalanche
L’envie d’avoir leur propre atelier est toujours là, ils dégottent un local à Montreuil

« Avoir notre propre atelier est une volonté profonde que nous avions depuis longtemps. Evidemment nous avions en tête un atelier pour y concevoir, souder, construire nos vélos. Aussi cet atelier est pour nous une assurance de continuer à toucher la matière à la travailler. Parce que chacun de nous dans nos métiers respectifs, nous finissions par passer beaucoup trop de temps devant un ordinateur plutôt qu’un établi ». Ils prennent aussi le temps de réfléchir à leur marque de vélo, Avalanche.

Une assurance de continuer à toucher la matière à la travailler. Parce que chacun de nous dans nos métiers respectifs, nous finissions par passer beaucoup - photo ®RAY FRITZ-2020
Une assurance de continuer à toucher la matière à la travailler. Parce que chacun de nous dans nos métiers respectifs, nous finissions par passer beaucoup trop de temps devant un écran – photo ®RAY FRITZ-2020

Un cadre à définir.

Je suis fier de ce titre, si subtil dans l’univers du vélo : « Un cadre à définir ». Quand au Bike Café nous nous intéressons à un produit ou une marque, comme une sorte de réflexe nous essayons de comprendre et identifier la promesse du produit proposé ou testé. Cette promesse va nous conditionner pendant toute la durée du test. Nous allons nous attacher à nous assurer que cette fameuse promesse est bien tenue. Parce que vous lecteurs et lectrices c’est ce que vous attendez, de la sincérité, de la curiosité, de l’information pour pouvoir vous décider, éventuellement vous cultiver, potentiellement vous titiller, vous bousculer.

Cycles Avalanche
Avalanche est tout simplement la promesse de vélos en acier, fabriqués artisanalement, en France … crédit photo ®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020

Pour la marque Avalanche, ça va être difficile d’avoir cette approche un peu convenue, parce que Laurent et Marie ont du mal à répondre très clairement à cette question, avec Avalanche, que promettez-vous à vos clients ? Simple question, mais océanique. Ils bredouillent qu’ils veulent offrir du sur-mesure, qu’ils veulent autant que possible proposer des vélos Made in France. Qu’ils veulent construire de beaux vélos, de bons vélos, peut-être des vélos qui dureront une vie pour certains de leurs clients.

Cycles Avalanche
Ils veulent construire de beaux vélos, de bons vélos, peut-être des vélos qui dureront une vie pour certains de leurs clients – photo ®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020

Quel fabricant de vélo sur-mesure n’a pas cette ambition ? En discutant encore avec eux, en grattant un peu, on se dit que définir cette promesse est peut-être un discours marketing, qui peut-être manque un peu de sens. Marie en a écrit des dizaines et des dizaines de positionnements de marque. Elle en a fait des dizaines de recommandations stratégiques, pour améliorer la fameuse expérience client. Ensemble ils savent, que créer sa marque de vélos sur-mesure, c’est ouvrir un champs des possibles infini. D’où peut-être ce discours simple : aujourd’hui Avalanche est tout simplement la promesse de vélos en acier, fabriqués artisanalement, en France.

Cycles Avalanche
De son côté Laurent dessine des pattes de fixation de freins, ses propres raccords de tubes

Ils veulent aussi se développer, doucement, par étape. Ils apprennent. Gérer des fournisseurs, tenir un budget, tenir des délais, commercialiser leur marque, sont des aspects qu’ils vont devoir aborder probablement plus vite qu’ils ne l’avait envisagé. De son côté Laurent dessine des pattes de fixation de freins, ses propres raccords de tubes « Je ne veux pas être limité par les standards disponibles sur le marché, si je veux un angle différent de ce qui existe, je veux pouvoir le faire ». Alors il le fait.

Cycles Avalanche
Fabriqué à la main … photo ®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020

Une feuille blanche, une histoire à écrire.

Le confinement a forcément mis un peu la zizanie dans leur programme de développement. Aujourd’hui 2 vélos sillonnent au quotidien les rues Parisiennes (les vélos de Laurent et de Marie), deux autres cadres sont prêts, ou presque. Si seulement le fournisseur anglais de peinture expédiait les quelques litres commandés pour finaliser cette étape avant de monter les spads.

Aujourd'hui 2 vélos sillonnent au quotidien les rues Parisiennes - photo ®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020
Aujourd’hui 2 vélos sillonnent au quotidien les rues Parisiennes – photo ®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020

Leur culture vélo et leur pratique tourne autour du vélotaf, du vélo de route et du gravel (ou bikepacking), c’est la gamme qu’ils ont envie de proposer, à terme. Ils ne savent pas encore si Avalanche restera du sur-mesure à 100% ou s’il faudra passer sur du montage à la carte avec une base de cadres définie. Ils verront bien. En tout cas, les géométries proposées ne seront pas conditionnées par ce qui est disponible sur le marché.

L’envie de plancher sur leur propre vélo-cargo n’est pas loin « Bah oui, ce serait tellement plus simple pour aller chercher nos outils, notre matière première. » Les prochains mois vont être dévolus à étoffer le nombre de vélos montés, prêts à rouler « Car évidemment il faut rassurer nos futurs clients », à 2000 € le kit cadre (en gros et en fonction des options choisies) c’est mieux de ne pas se tromper. « Et puis, notre formation est d’imaginer un objet de le visualiser, alors qu’il n’y a au départ qu’une page blanche ». C’est leur métier, pas celui des cyclistes, qui pour se décider ont besoin de toucher, de regarder. Certains ont même besoin de soupeser. « Ce sera aussi plus facile de franchir le pas, quand nous aurons plusieurs vélos en exposition ou sur les routes ».

Cycles Avalanche
J’ai cherché une sale soudure, une sale coulure, je n’ai pas trouvé. Crédit photo : ┬®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020-07

Même si Laurent et Marie veulent prendre leur temps. Leur savoir-faire, leur philosophie, leur formation, leurs envies seront assurément de bons moteurs pour faire d’Avalanche une belle marque dans un futur proche. Si vous êtes submergé d’émotions en voyant ces vélos, contactez les, ils seront ravis de vous produire votre vélo, unique, magnifique. Ils sont prêts. Peut-être même que vous y intéresser aujourd’hui est une bonne idée, avant que le carnet de commandes ne fasse passer le délai de 1 mois aujourd’hui à 4 ou 5 dans quelques semaines. C’est tout le mal que l’on souhaite à Avalanche.

*pour en savoir plus sur “éloges du carburateur”

** l’école Boulle, n’est pas ce que vous croyez, cessez d’avoir l’esprit mal tourné

***ENSCI-les ateliers, première fois que j’en entends parler. Quelle tristesse de découvrir une telle école à plus de 45 ans