Le chiffre 7 est à la fois magique et symbolique. Issu de l’addition du 3, symbole céleste de la Trinité, et du 4, symbole de la matérialité terrestre (les 4 points cardinaux), le sept est également symbole de « l’union du Ciel et de la Terre ». La semaine a 7 jours, l’arc-en-ciel est composé de 7 couleurs, la gamme diatonique est constituée de 7 notes, les centres d’énergie (ou « chakras ») du Yoga sont au nombre de 7, l’astrologie traditionnelle compte 7 planètes. Sans compter les 7 Mercenaires, les Sept Samouraïs, le jeu des 7 familles, … bref la liste est longue, … et je ne me risquerais pas à aller jusqu’aux 7 nains, tant ces 7 Majeurs sont impressionnants avec leur D+ de géants.
Les 7 majeurs, c’est quoi ?
C’est une confrérie, qui propose à ses membres d’entrer dans la légende des 7 majeurs. Elle propose, à ceux qui veulent l’oser, de défier 7 géants des Alpes franco-italiennes dont les sommets sont tous situés à plus de 2000 m d’altitude. Cette épopée cyclo montagnarde, longue de 360 km, comporte plus de 10 000 m de dénivelé positif. Elle est devenue au fil des années, une sorte de « graal » que les cyclistes veulent atteindre pour enrichir leur palmarès. Vars, Izoard, Agnel, Sampeyre, Fauniera, Lombarde, Bonette, ces 7 cols majeurs appartiennent à la légende du cyclisme.
La Casse déserte de l’Izoard appartient à la légende du cyclisme – photo Stéphane
Théâtre d’exploits et de défaillances, quelques unes des plus belles pages du Tour de France et du Giro y ont été écrites. Enchaîner ces 7 monstres sacrés en moins de 24 heures, tel est le challenge à relever, pour devenir « Grand Maître » de la confrérie des 7 Majeurs. Il faudra être affuté pour être à la hauteur du défi …
Le profil des 7 majeurs : impressionnant
Stéphane est devenu “Maître”
Stéphane Pochat, le patron du magasin Culture Vélo de Marseille, est un cycliste accompli. Il se consacre depuis 2 ans à des épreuves de longues distances à vélo. Il est tombé dedans grâce à Chilkoot « J’ai découvert cet univers là grâce à Luc Royer et aux aventures Chilkoot qu’il propose aux cyclistes. J’ai participé à bon nombre d’épreuves qu’il a organisé. Pour les 7 Majeurs, c’est Thierry Saint-Léger qui m’a mis cette idée là en tête lors de la dernière Born to Ride. Je connaissais déjà cette épreuve de nom, mais je ne connaissais pas les dénivelés et les kilomètres … J’ai dit oui et puis voilà je me suis lancé », m’explique Stéphane. Finalement les dates de Stéphane et de Thierry ne coïncidaient pas. Stéphane a dû avancer la date et il s’est élancé seul dans l’aventure et ces 7 majeurs ne l’ont pas vacciné du vélo … au contraire.
« Mon rendez-vous avec Thierry n’a pas pus se faire et du coup c’est la première épreuve ultra que je fais seul, et j’ai adoré. Je me suis confronté seul à la météo : j’ai eu de la pluie, de l’orage, de la chaleur, … J’ai dormi à peu près 1 h – 1h30. J’étais seul dans la nuit avec ma machine et c’est ça qui m’a beaucoup plu », me déclare Stéphane, qui a pris goût à cette solitude cycliste et qui fera la BTR l’an prochain en solitaire.
La Confrérie des 7 Majeurs compte 3 grades :
Grand Maître (intégralité du parcours des 7 majeurs réalisé dans un délai maximal de 24 heures)
Maître (intégralité du parcours réalisé dans un délai maximal de 48 heures)
Membre (grimper chacun des 7 cols entre juin et octobre d’une même année)
Stéphane termine en 26 heures « C’est à l’arrivée que j’ai compris que si on voulait la faire en moins de 24 heures, il ne fallait pas du tout dormir », précise Stéphane.
Des grands moments
7 Majeurs en haut du col Agnel éclairé par le phare du vélo – photo Stéphane Pochat
Il y avait plein de cols que je n’avais jamais montés. Un des premiers fait marquant de mon périple a été la montée nocturne du col d’Agnel. Je l’attaque à 22 heures le soir ; c’est la nuit noire, l’avantage c’est qu’on, est peinard : il n’y a plus de motos, ils sont normalement tous à l’apéro ou en train de manger. Mais là, subitement, une vingtaine de motos qui dévalent le col de nuit m’arrivent dessus me faisant penser à une descente aux flambeaux comme on en voit parfois au ski. J’ai juste le temps de saisir ma Gopro pour filmer ce moment puis me replonger dans la nuit, pour finir tout seul à 2700m sous un ciel étoilé. L’arrivée devant cette grosse pierre, où sont gravés les noms : France – Italie restera elle aussi gravée dans ma mémoire.
La suite avec la descente, toujours de nuit, vers l’Italie restera un beau souvenir. Je m’installe plus bas à Chianale en Italie, avec mon petit duvet, et là un orage me réveille il me faut d’urgence trouver un abri. Je décide finalement de repartir vers 3 heures du matin, et dans la descente j’ai failli percuter 2 chevreuils, perdus au milieu de la route.
Col de Sempeyre
L’enchaînent avec le dur col de Sempeyre (voir photo de couverture) sera récompensé par un superbe lever de soleil. J’en prends plein les yeux : c’est superbe. Sur la fin du col je rejoins Jean-Yves Couput et son copain Laurent, il y a là-haut une lumière fabuleuse.
Le 5 ème col va laisser des traces
Col de la Fauniera : pluie et vent
Là je sens que ce 5ème col de la Fauniera va laisser des traces. J’arrive en haut encore en bonne forme mais les conditions ont encore changé : c’est la pluie et le vent avec des petits coups de cul à 18% … ça va peser.
Les cols sont souvent très décorés par des monuments à la gloire du vélo
Je ne reste pas longtemps en haut, j’attaque la descente puis la vallée pour aller entreprendre la montée de la Lombarde sous un soleil éclatant. J’essuie 2 coups de moins bien dans la longue montée de 24 kilomètres. Je profite du paysage et j’arrive vers 13 heures en haut.
Col de la Lombarde
Reste la Bonette : le gros morceau … et je me dis que ça va être dur. Je ne connaissais pas ce col, on n’en voit jamais la fin. Je l’ai fait au mental et la descente vers Jausiers sera la sublime récompense.
La Bonette … un sacré final.
J’ai très bien récupéré … 26h30, pour ce challenge : parti à 16 heures le samedi je suis arrivé à 18h30 le dimanche.
Voilà le récit de Stéphane qui illustre ce que sont les 7 majeurs. Il a au passage découvert de nombreux cols qu’il n’avait jamais roulé, en finissant dans un temps remarquable mais qui ne lui confère que le statut de “Maître” de cette confrérie de cycliste, qui chaque année s’enrichit de nouveaux membres. Cet article donnera peut-être des idées à d’autres grimpeurs de cols …
Cet été j’ai pu tester et apprécier différents produits. Certains sont nouveaux, d’autre un peu moins, mais ils on tous un point commun : ils m’ont vraiment plu et m’ont apporté un plus par rapport à ma pratique cycliste. Je vous fait partager mon expérience avec ces produits gravel ou route, que j’ai utilisé durant ce printemps et cet été.
Les chaussures Mavic Allroad Pro
Ces chaussures ne sont pas nouvelles puisqu’elles sont sorties à la fin de l’an dernier. Nous vous en avions parlé dans ce compte-rendu du Presscamp Mavic Allroad 2018. Dan de Rosilles qui avait participé au camp nous en avait dit le plus grand bien. Cette fois c’est moi qui a assisté au camp 2019 et j’ai pu chausser ces petites merveilles de légèreté et d’efficacité.
Légères et efficaces
La tige est ultra-légère et elle rend le pédalage efficace. Elle est dotée de la technologie brevetée Matryx® (développée renforcée en Kevlar® apporte un soutien sur mesure, efficace et confortable. La semelle intérieure Ortholite apporte soutien et confort permettant de rouler toute la journée en ayant le sentiment d’avoir des pantoufles aux pieds. Le système Autolocker permet d’ajuster indépendamment le serrage des lacets en bas et haut du laçage. Un élastique vient maintenant la boucle pour éviter aux lacets de se coincer dans la chaîne.
Chaussures Mavic AllroadPro
La semelle Energy Carbon Comp Allroad transmet bien l’effort pied/pédale (indice de transfert 80). La semelle en caoutchouc offre une bonne accroche antidérapante pour la marche … j’ai largement testé sur nos caillasses du sud. Des fibres réfléchissantes intégrée à la tige en Matryx® améliorent la visibilité dans les conditions de faible luminosité. Enfin l’enclenchement et déclenchement sont faciles et les fixations sont 100 % compatible avec toutes les cales SPD.
Chaussures Mavic AllroadPro
Je ne quitte plus ces chaussures que j’ai définitivement adoptées pour le gravel. Le talon est hyper souple je ne les sens pas aux pieds. Le seul petit défaut est le laçage un peu laborieux, mais qui une fois en place il ne bouge absolument pas. L’élastique de maintien de la boucle pourrait être placé peut-être un peu plus bas.
Spank arrive dans le monde du gravel avec sa technologie Vibrocore parfaitement adaptée à cette pratique. Le Flare 25 est un cintre conçu pour un pilotage tout en contrôle sur les portions les plus techniques. Les 25° de flare donnent une aisance très appréciable, vélo chargé ou non.
Le reach de 65 mm et le drop de 110 mm, ultra courts, favorisent un pilotage agressif et équilibré. La technologie Vibrocore consiste à injecter une mousse à l’intérieur du tube. Cette mousse permet à la fois de filtrer efficacement les vibrations et de limiter la fatigue au niveau du matériau.
Guidon Flare 25 de Spank – photo Boost Cycles
Un bon confort en perspective !
Le profil du cintre dans sa partie centrale est ronde et large, prolongeant la zone de fixation de la potence à 31,8 mm au maximum. Cela permet d’avoir une zone de fixation la plus large possible, mais cela apporte aussi plus de confort. Avec une zone d’appui naturellement plus large, le Flare 25 offre plus de positions pour les mains et une meilleure préhension, mains sur le dessus du cintre, même sur les terrains les plus rudes.
Pour l’instant ce coup de coeur reste visuel je ne l’ai pas essayé mais il me tente bien avec son faible drop.
La montre Polar Vantage V est l’évolution de la célèbre V800, conçue par la marque finlandaise Polar. Pour cette nouvelle montre connectée haut de gamme, Polar ne s’est pas contenté de rester dans les améliorations de détails.
La cible est clairement les sportifs de bon niveau qui souhaitent suivre de façon précise leurs entraînements. Parmi les nouveautés de cette Vantage V, il y a le Power Mode qui permet d’estimer la puissance déployée lors de l’effort. C’est nouveau dans l’univers des montres connectées et c’est basé sur un algorithme qui est le secret des ingénieurs de Polar. La Vantage V intègre également un cardio fréquencemètre avec prise directe au poignet qui n’existait pas sur la V800.
Montre multisport Polar Vantage V
Le GPS, qui est intégré à cette montre, est de très bonne qualité, il permet de s’affranchir d’une connexion avec un smartphone. Les traces enregistrées sont fidèles aux parcours effectivement réalisés.
C’est une montre multi-sports, course à pied, natation et vélo, sur laquelle les mesures enregistrées sont tout aussi précises : fréquence cardiaque, distance, vitesse, … Le détail des données enregistrées permet une analyse de chaque sortie.
L’application Flow sur smartphone ou sur le web permet d’analyser un entraînement
Je trouve cette montre très élégante et parfaitement “urbaine” dans le quotidien où elle analyse mon activité. Parfois, derrière mon Mac, elle détecte mes montées cardiaques quand je lis les horreurs qui sont dites sur facebook à propos de Bike Café.
Je l’utilise à vélo sur route pour décortiquer mon entraînement. Grâce au capteur très précis des pulsations cardiaques directement au poignet il n’est plus nécessaire d’avoir une ceinture de poitrine désagréable à porter. L’analyse des informations est intéressante et j’obtiens notamment les pourcentages des temps passés dans les différents niveaux d’efforts. En roulant, je peux vérifier mon rythme cardiaque. Une fonction “revivre” permet de voir, en animation vidéo, la séance effectuée avec le positionnement des niveaux d’efforts, du point le plus haut, de la vitesse max, … C’est un peu gadget mais ça rend le partage sympa avec les amis.
Les plus
Autonomie
Fréquence cardiaque
Relevé GPS précis
Fonction Power Mode
Nombreuses fonctionnalités
Mesure réactive et cohérente de la fréquence cardiaque.
Cet été on a encore subi de fortes chaleurs, et disposer d’un bon équipement fait toute la différence. La collection cyclisme printemps/été 2019 d’Odlo, intègre la technologie de refroidissement active Ceramicool qui est conçue pour se sentir au frais. Les matériaux légers et respirants redirigent l’excès de chaleur dans le tissu grâce aux microparticules de céramique puis l’évacuent rapidement. Cela aide à se rafraîchir et empêche l’accumulation désagréable de sueur.
Le maillot Odlo Zeroweight est aéré et bénéficie d’un tissu avec tissu des microparticules de céramique – photo Bike Café
Je connaissais Odlo pour ses sous-vêtements thermiques que j’ai en montagne en rando ou en trail / running. Mais Oldo maitrise le chaud comme le froid. J’ai utilisé le maillot et le cuissard Zeroweight d’Odlo. Ces produits sont conçus pour la performance et ils offrent les meilleures fonctionnalités et le confort pour la pratique du vélo. La coupe ergonomique du maillot Zeroweight Ceramicool Pro est parfaite et j’aime son design sportif basé sur un jeu de rayures. Au dos, un insert spécial empêche les claquements du maillot lorsque vous êtes en position de course à bonne vitesse ou lorsque le Mistral se lève. Le tissu rafraîchissant Ceramicool a été intégré à l’avant afin de refroidir activement la peau (jusqu’à 1 °C selon Odlo).
Le cuissard Zeroweight Ceramicool Pro comporte également du tissu rafraîchissant Ceramicool à l’avant – photo Bike Café
Le cuissard Zeroweight Ceramicool Pro avec bretelles comporte également du tissu rafraîchissant Ceramicool à l’avant. Les particules de céramique qui sont intégrées dans le tissu permettent d’évacuer efficacement la chaleur. L’ergonomie et la qualité de la peau permettent un niveau de confort optimal sur la selle testé sur de longues heures de roulage en plaine chaleur.
La sonnette de vélo est inconcevable pour certains qui ne veulent pas défigurer leur vélo de course. Elle vient s’ajouter aux nombreux accessoires qui fleurissent désormais sur nos guidon … Il n’y a plus de place pour ajouter en plus des compteurs, téléphones, éclairages, prolongateurs, … encore un bidule en plus. Les purs routiers fan de la légèreté et du CX ne sont pas adeptes, ils ont la voix qui porte si un obstacle vient les gêner. Pourtant la sonnette est bien pratique dans certains cas et notamment sur les pistes cyclables ou dans les rues piétonnes.
J’ai une sonnette sur mon vélo … on ne la voit pas mais on l’entend – photo Bike Café
Conçu et fabriqué au Pays-Bas ce support de compteur intègre discrètement une sonnette que l’on peut manœuvrer manuellement. Le système est astucieux et il est compatible en changeant la platine de fixation avec tous les modèles de compteurs : Garmin, Wahoo, Mio, Bryton et Polar. Il possède un adaptateur de style GoPro pour fixer en plus une caméra ou une lampe.
Adaptateurs Hidemybell
Les plus
Polyvalence des supports
Compacité de la solution
Ingénieux
Prix
Les moins
Le son peu mélodieux de cette sonnette. Ce n’est pas une sonnaille de montagne mais on est loin du son cristallin de la Spurcycle.
Look a fait une entrée très remarquée dans le monde du gravel. Nous l’avions souligné l’an dernier en voyant les nouveaux modèles présentés aux Prodays. Nous en avons eu une confirmation cette année avec des équipements qui vont avec la pratique du gravel : textiles, … et pédales.
La pédale X-Track Gravel édition limitée montée ici sur le Cannondale Topstone à l’essai sur Bike Café – photo Bike Café
En fait ce n’est pas réellement une nouveauté il s’agit de la déclinaison “gravel” du modèle X-Track qui intègre nouvelle gamme Gravel proposée par la marque française historique. Elles sont durables, légères et se montrent efficaces en toutes circonstances.
Le design a été pensé pour les besoins du Gravel, qui requiert le meilleur transfert de puissance possible et ne doit pas souffrir de poids superflux. L’appui sur les parties latérales de la pédale est préservé, pour assurer un bon soutien sous les crampons, qui favorise la bonne restitution de la puissance délivrée au pédalage. Elles offrent une surface d’appui totale de 350 mm² légèrement inférieure aux modèles X-Track plus haut de gamme. Les espaces au centre offrent le dégagement nécessaire à l’évacuation de la boue, pouvant gêner le bon enclenchement du système. Il est breveté et compatible SPD. Intuitif, il permet de régler la tension du ressort et propose une liberté angulaire de 6°.
Dans cette version, la pédale X-Track est construite autour d’un axe en acier chromoly intégrant des roulements étanches, scellés par deux nouveaux joints à chaque extrémité. Le corps de la pédale est en aluminium.
Un test de plus de 200 km sur la gravel Grand Panorama montées sur le Rondo Gravel Ti – photo Dan de Rosilles
Testées sur un parcours de plus de 200 km en gravel (Grand Panorama), j’ai constaté avec ces pédales un meilleur appui comparativement à mes Shimano. Leur solidité me semble très bien par rapport à l’usage que j’en fait. Le réglage du ressort est simple. Je les ai utilisées “galement sur le test du Cannondale Topstone à paraître prochainement.
Le sujet pneumatique est un sujet clivant qui donne souvent matière à polémique. Sur les réseaux sociaux, le discours s’enflamme sur la taille, l’accroche, le poids, le prix, la solidité, … tubeless, pas tubeless. Il suffit d’allumer la mèche sur facebook et c’est parti : les avis « contre » sont peu souvent équilibrés par les « pour ». Les pneus René Herse (autrefois Compass) font souvent l’objet de ces joutes interminables. J’ai décidé de me mêler à la bataille en donnant mon avis, ainsi que celui de Jean-Marc, sur un pneu qui a du ballon et sur lequel je roule depuis quelques mois : le René Herse Switchback Hill 650x48b extra-light.
Jan Heine, le créateur de la marque Compass, a décidé de changer le nom, mais les pneus de la gamme restent les mêmes. Ils ont séduits de sérieux rouleurs amateurs de longues distances et ils ont fait le bonheur de cyclistes chevronnés sur les épreuves les plus dures : French Divide, Gravel Tro Breizh, Born to Ride, Transcontinetal Race, Malteni Bootlegger, …
Le René Herse Switchback Hill
Convaincu depuis quelques temps que mes pistes du sud seraient plus agréables à rouler en roues de 650 et avec des pneus de grosses sections, j’ai laissé tomber mes 700 montés en 40, pour des roues plus petites, mais plus largement chaussées. Après avoir testé les WTB By Way et les Terrenne Elwood, j’ai adopté des René Herse Switchback Hill en 650 x 48. Les pneus passent juste dans les bases de mon Caminade, mais je roule pratiquement jamais dans la boue et je ne risque pas de bourrage.
En haut de la tête du Marquis à Vauvenargues, j’ai adopté des René Herse Switchback Hill en 650 x 48 – photo Bike Café
Je veux tout de suite tordre le cou à la légende qui circule sur les réseaux sociaux concernant la soi-disant fragilité de ces pneus. Je vous assure qu’ils sont passés partout sur les sentiers du Gard, du Var, des Alpes Maritimes et des Bouches-du-Rhône et pour l’instant (je touche du bois) aucune crevaison. Mes pressions de gonflage oscillent entre 1,5 et 2 bars. Je pèse 66 kg et mon Caminade acier 9 kg.
René Herse Switchback Hill sur la reco de la Gravel Trophy entre Vence et Valberg – photo Hugo
Contrairement à Jean-Marc (voir son avis plus bas) j’ai trouvé ce pneu adapté à mes pistes rugueuses. Ça a étonné plus d’un participants aux épreuves de gravel auxquelles j’ai pu participer. Sur les pistes de l’arrière pays des Alpes Maritimes certains n’y croyaient pas “Tu vas accrocher avec tes pneus lisse ?“. Oui j’accroche … Bon ceci dit je n’attaque pas comme un fou les courbes sur la caillasse, contrairement à Jean-Marc. Mon pilotage est plus calme dans les descentes. Par contre dans les montées je n’hésite pas à prendre des trajectoires directes et secouantes : les pneus répondent très bien. Il faut parfois jouer la carte de la basse pression sur les sols profonds constitués de granulats ou de sable.
René Herse Switchback Hill sur la carraire des Arlésiens – photo Bike Café
Comme Jean-Marc je trouve que ce pneu aux dimensions énormes assurent très bien sur la route. Certains cyclosportifs que j’ai pu accompagner sur des dizaines de kilomètres avaient les yeux qui sortaient de leurs orbites en regardant ma monte pneumatique … Ils venaient à peine de faire leur révolution culturelle en passant aux pneus de 25 et voilà que ce type sur un vélo de 9kg en acier, chaussé en 48, roulait avec eux … Il y de quoi laisser tomber le vélo et s’inscrire au club de pétanque.
Les plus …
Confort … c’est ce sentiment de rouler sur du “moelleux” qui ressort immédiatement. J’avais apprécié les Terrenne qui sont également des pneus formidables et qui sont une bonne alternative pour les terrains gras grâce aux reliefs de leur bande de roulement. Ils sont à peine plus lourds que ce René Herse.
Motricité … Dans les montées le pneu s’écrase bien par l’effort envoyé sur la roue arrière. Il accroche même sur terrain instable sur des pentes à 18%.
Solidité … J’ose le dire, quitte à faire hurler ceux qui prétendent le contraire, au regard de mon usage. Je précise que je suis un piètre pilote à cause de problème de vue et que souvent la rencontre frontale avec des obstacles est inévitable. Pierres, souches, … sur la reco du Graveltrophy ça a tapé très fort sur une souche, le pneu et la roue n’avaient rien. Une pierre de face sur la gravel Sainte Victoire pareil … un bruit énorme : je m’arrête et rien à peine une trace.
Les moins …
Prix … c’est un fait que le tarif est élevé et on peu le regretter.
Montage … Il faut être patient et sans doute procéder à un pré-montage avec chambre pour mettre en forme le pneu qui est livré plié. C’est également en fonction de la jante. De mon côté j’ai fait appel à mon vélociste qui possède une très grande expérience du montage et qui a quand même souffert pour y arriver. Choisir un bon préventif plus couteux et sans ammoniaque car les pneus ont des flancs très souples et poreux. 2.11 qui commercialise René Herse préconise le produit Orange Seal écologique et efficace.
Jean-Marc a aimé
Jean-Marc (alias Ima Su) esr le modérateur de la page facebook Gravel Bike France. VTTiste connu et reconnu, Jean-Marc s’est lancé sur le sujet gravel avec un regard aiguisé et atypique. Il pratique les pistes du Var et de l’Auvergne et sa curiosité de cycliste lui permet de prendra la parole sur différents sujets et notamment sur les pneumatiques de vélo.
Les vélos d’Ima sont comme lui … originaux. Il a roulé 500km avec des Switchback sur le Victoire guidon plat à droite. photo Ima Su
« Le vélo Victoire de Virginie qui a eu la gentillesse de me le prêter pendant quelques jours était équipé de ces pneus. Après 10 jours de roulage sur pistes et petites routes plus ou moins bien entretenues de montagne je me suis fait un avis », m’explique Ima qui me fait parvenir le compte-rendu de son essai après 500 km.
Ce pneu à vraiment un gros volume et dès les premiers tours de roues on se rend compte de sa légèreté (415 g en moyenne). Sur le bitume le vélo file et accélère au moindre coup de pédale. Le rendement de ce pneu sur la route est impressionnant pour sa section. C’est un plaisir de rouler avec.
Un certaine différence de section – photo Ima Su
Dans les montées j’ai la sensation de rouler presque aussi vite qu’avec un vélo de route en 700 x 25, mais c’est sur les petites routes sinueuses qu’il excelle ! Ce pneu ne survire pas dans les virages (comme les pneus Fat lisses). Le vélo reste hyper maniable et précis dans les trajectoires. On peut mettre de l’angle sans crainte et c’est même amusant de le faire ; c’est un peu comme avec un super motard.
En plus on ne se pose pas de questions sur les mauvaises routes comme on le ferai avec un vrai vélo de route … Peut importe les nids de poules, les changements de revêtements, le plaques d’égouts, … un régal
En utilisation sur les pistes, il est très confortable et sa légèreté le rend très agréable à rouler. Par contre dès que les chemins se dégradent, qu’il y a des portions pentues en montée ou descente, les limites de la motricité et la tenue en virages sont vites atteintes … sur le sec, donc je n’ose pas trop imaginer sur terrains humides …
Bref, j’ai été agréablement surpris par le rendement et le comportement de ces pneus sur mauvaises routes. Pour moi c’est son terrain de prédilection. J’ai adoré. En utilisation gravel, il faut y aller mollo, baisser la pression, mais du coup on perd en rendement … Perso, ce ne serait pas mon choix pour faire plus de chemins que de routes, je préfère des pneus cramponnés. Mais ce n’est que que mon humble avis.
On trouvera peut-être autant de témoignages inverses mais comme d’habitude il convient de pondérer tous les propos que vous entendrez : regardez qui les publie, comment ont été utilisé les produits, sur quel terrain, sur quelle roues, … Pas simple d’en sortir une vérité absolue.
Caractéristiques
Test pneus René Herse Switchback Hill – photo Bike Café
Ce nouveau vélo de Chiru Bikes répond au concept “d’enduroad” pour qui veut voyager loin et déplacer les montagnes. Les montagnes sont celles de la cordillère du Kunlun en Chine. Elles ont inspiré le nom donné à ce vélo, imaginé par le cerveau fertile de Pierre-Arnaud Le Magnan, concepteur et essayeur de ses propres machines. Il sera le vélo anniversaire de la marque Chiru qui fête cette année ses 10 ans d’existence. Ce vélo sera sur la 7ème édition de la Transcontinental Race qui part ce samedi 27 juillet de Burgas, en Bulgarie des bords de la mer noire pour arriver sur l’Atlantique à Brest.
“Whaou … : il est beau ce vélo”
Très apprécié … même par les bourrins – photo Philippe Aillaud
Lorsque j’ai rejoint, avec ce Kunlun, le groupe de mon club de cyclosport à Aix-en-Provence pour partir faire une virée dans le Luberon, les avis ont été unanimes : “Whaou … : il est beau ce vélo”. C’est vrai qu’il a de la gueule, avec ses roues hyper graphiques et sa robe en titane brossé … La catégorie des vélos d’endurance route (enduroad) est en pleine évolution et les technologies actuelles viennent aider les concepteurs qui proposent toujours plus d’améliorations. Ce sont les “randonneuses” des temps modernes, légères, robustes et confortables. Le confort, on le sait maintenant, se traduit par une performance accrue. Il permet de rouler plus longtemps et plus loin en limitant les impacts musculaires et en diminuant les souffrances. Le cycliste engagé sur une épreuve de longue distance récupérera mieux pour pouvoir enchaîner les étapes et avaler toujours plus de kilomètres.
Test du Kunlun de Chiru
Ce vélo Kunlun a été pensé pour ça. Lorsque je demande à Pierre-Arnaud quel a été le point de départ du projet, il me parle de la cordillère du Kunlun, cette région de Chine qu’il aime beaucoup. “C’est un plateau désertique encadré par les sommets montagneux où il y a de nombreux marécages, très peu de chemins et par contre des routes bitumées reliant les quelques villes là-bas et qui nous permettent de traverser cet immense territoire. C’est en pensant à cet endroit que je vais traverser cet été que j’ai conçu ce vélo.”
Cédric est venu à Aix chercher le vélo pour l’emmener par la route dans son fief à Peille afin de le préparare pour la TCR – photo Bike Café
La légende de ce vélo est déjà en route. Le Kunlun sera au départ de la TCR (Transcontinental Race) piloté par Cédric Amand, cycliste sur longues distances et organisateur des événements “La Baroudeuse”. Ce sera le vrai baptême du feu pour cette machine pensée pour avaler les kilomètres. Pour ma part le test sera plus modeste au niveau du kilométrage et mes sorties ne vont pas dépasser les 200 km.
La séduction du titane
Considéré comme le matériau le plus “noble” en matière de construction de cadre, le titane confère par nature au vélo un niveau haut de gamme incontestable. La fabrication de ces cadres est complexe et ne peut pas être industrielle. Les artisans capables de les produire doivent être équipés d’un matériel adapté et posséder un “tour de main” qui dépasse le niveau de la soudure classique. Nous avons quelques très bons soudeurs en France, mais ce Kunlun est soudé en Asie où énormément de marques font fabriquer leurs cadres de vélo. Pierre-Arnaud, basé à Hong Kong est proche des sources de sa production qu’il peut suivre régulièrement. Personnellement j’adore le côté intemporel et éternel de ce métal qui est réputé pour offrir les cadres les plus confortables qui soient.
Le cadre en titane de ce Kunlun et la forme particulière de ses haubans assure une filtration maximun sur les routes en mauvais état – Les pneus de 32 Panaracer Gravelking slick, montés sur les roues carbone et Innegra, sont gonflés à 4 bars pour allier confort et performance – photo Philippe Aillaud
Le design du Kunlun révèle son usage « enduroad ». La forme des haubans et leur fixation avancée sur le tube horizontal amènera un confort vertical et une bonne rigidité latérale. Un empattement de 1017 mm et un ratio (Reach to Stack) de 1,49 en taille M, révèlent néanmoins un vélo performant dans sa géométrie. L’idée de Chiru étant d’en faire une machine confortable par le choix du titane, des roues et de pneus de 32, mais néanmoins performante pour obtenir un bon rendement. C’est d’ailleurs l’ADN de la marque Chiru qui l’on retrouve dans ce Kunlun. Cette vision du vélo a fait ses preuves sur les modèles Vagus et Kegeti imaginés, conçus et testés dans les pires conditions par Pierre-Arnaud lui-même.
Des choix assumés
Un choix de rusticité avec des câbles apparents et des freins semi-hydrauliques – photo Philippe Aillaud
On pourrait regretter le passage de gaines à l’extérieur du cadre. C’est un choix de rusticité qui accompagne celui des freins semi-hydrauliques. Il est vrai que sur un parcours aventureux, il ne faut pas dépendre d’un problème de rupture de durite. Le bon câble acier est encore la solution la plus facile à gérer en cas de problème.
Le graphisme obtenu par le tissage des fibres de carbone et d’Innegra est sublime. Il donne une sacrée personnalité à ce vélo – photo Bike Café
Ce choix contraste avec la haute technicité des roues qui utilisent un maillage de fibres de carbone et des fibres Innegra™ HMPP (polypropylène de haut poids moléculaire). Cette fibre, présente l’avantage d’une faible densité (de 0,84 g/cc). Elle offre une bonne résistance au vieillissement, et une réduction des ruptures catastrophiques, ce qui sera intéressant sur des périples un peu longs et éprouvants pour le matériel. Elle réduit également les vibrations, ce qui peut apporter un plus à la filtration des impacts ressentis sur des routes en mauvais état. De plus, ce tissage donne un look qui a séduit immédiatement les nombreux cyclistes que j’ai pu rencontrer.
Le comportement du vélo
Test du Kunlun de Chiru – Le vélo est sur les rails en ligne droite, mais moins manoeuvrant – photo Philippe Aillaud
Sébastien Morin (Boost Cycles), qui revend Chiru en France, me dépose ce vélo d’essai à Aix-en-Provence. Mes premiers tours de roues pour le réglage m’emmènent invariablement sur un parcours de 45 km, où je trouve en résumé tous les profils et nature de route possibles. Petite surprise pour moi au moment d’aborder un enchaînement de virages la direction ne réagit pas comme d’habitude. La chasse de ce vélo proto est un peu extrême avec un angle de direction relativement fermé : 70.5, qui reviendra sans doute à 72° sur les vélos de série. Le vélo est sur les rails en ligne droite, mais moins manoeuvrant. Pour de grands trajets, appuyés sur les prolongateurs ça doit être super, mais sur mes petites routes variées comme ici, ça l’est un peu moins. Pour le reste, le vélo avance bien et dans le petit col de Coudoux il me donne l’impression d’avaler facilement la pente.
Test du Kunlun de Chiru … il me donne l’impression d’avaler facilement la pente – photo Philippe Aillaud
Deuxième sortie le Lubéron donc en sortie club aux côtés de cyclistes “de référence” avec qui je pourrais comparer mon vécu d’une sortie longue sur 135 km. Les réglages sont faits, j’ai apprécié la fameuse selle Gebiomized (une marque choisie par Chris Froome). Elle est ferme et confortable assez courte et ce modèle Area est plutôt destiné aux cyclistes qui se positionnent en appui sur les ischions. Elle devrait majoritairement convenir aux cyclistes pratiquant la longue distance. Les pneus Panaracer Gravelking slick 32, gonflés à 4 bars rendent bien et les roues assez hautes me renvoient le doux bruit du carbone qui siffle sur le bitume. Le hic viendra pour moi des freins semi-hydroliques Juin Tech sur lesquels il faut avoir de la poigne pour obtenir un bon freinage. Il faudra doublement se méfier en descente à cause de la chasse et du freinage. Ceci dit, on s’habitue très bien et ces légers désagréments, qui sont surtout dûs à mon ressenti lié à mes changements permanents de vélos. Ils ont très vite disparus le temps de s’adapter et je n’y pense même plus. L’angle de chasse m’est devenu familier, le vélo reste parfaitement en ligne et à la fin de la sortie, j’aurais même plaisir à mettre les avant-bras sur le cintre pour avaler les lignes droites.
Test du Kunlun de Chiru – les sorties se sont enchaînées avec le même plaisir – photo Bike Café
Depuis les sorties se sont enchaînées avec le même plaisir offrant même une récupération musculaire plus rapide après des sorties avec beaucoup de dénivelé.
Le confort c’est de la performance
Les coquelicots de Lourmarin – les bases arrières, par leur forme, sont conçues pour offrir un maximum de confort- photo Bike Café
C’est incontestablement dans le domaine du confort que le Kunlun va progressivement me séduire. Plus on avale les kilomètres avec ce vélo plus cela devient addictif et on a encore plus envie de rouler. C’est en roulant en groupe que j’ai constaté les bienfaits du confort et de son incidence sur la performance. Dans ces sorties vous savez comment ça se passe, les « gros bras » placent des petits démarrages dans les « coups de culs », ils relancent dans les montées en disant « on s’attend en haut » … On les laisse bien volontiers rouler devant dans le vent. Lors de ma première longue sortie, ne connaissant pas le vélo, mon attitude dans un premier temps a été très sage. Progressivement par comparaison avec mes compagnons j’ai constaté que je « m’effritais » moins, escaladant les dernières difficultés dans la roue et aux côtés des bons grimpeurs.
Les pneus de 32 en tubeless, offrent un meilleur rendement sur les routes granuleuses – photo Bike Café
Dans le vent j’ai même fait de longs relais avec cette sensation d’en avoir toujours sous le pied. Le Kunlun m’offrait progressivement ce qu’il m’avait permis d’économiser grâce à son confort. Comme par ailleurs ce vélo est également performant dans sa conception, il permet d’exploiter cette économie musculaire au profit d’un rendement supérieur à des vélos plus classiques. Cette constatation résume l’intérêt de ce vélo. Les choix qui ont été faits par Chiru bouleversent les vieux poncifs qui vantaient la rigidité, la haute pression de gonflage de pneus étroits, la légèreté impérative du vélo, … C’est fini tout ça. Des pneus de 32 en tubeless, offrent un meilleur rendement sur les routes granuleuses que des boyaux gonflés à blocs, qui ne cessent de faire sauter le vélo. La filtration obtenue, grâce à des matériaux qui gomment l’effet des impacts, va préserver les muscles des cyclistes qui pourront gagner de l’efficacité en endurance.
Un vélo pour naviguer au long cours
Kunlun de Chiru en version Transcontinental Race avec sa sacoche Aeropack de Tailfin – photo Cédric Armand
La navigation au long cours a débuté au milieu du 19ème siècle entraînant les navigateurs de l’époque dans des mers inconnues. Ce Kunlun vous emmènera loin et longtemps il est équipé pour cela d’emports permettant de fixer 3 porte-bidons, de mettre des garde-boue à l’avant comme à l’arrière. Une fixation sur le tube horizontal permet de fixer plus solidement une sacoche. Comme j’ai pu l’apprécier lors de cet essai, ce vélo est néanmoins performant il concilie confort et rendement il pourra donc faire un excellent compagnon pour vos sorties à vélo, même si vous n’ambitionnez pas (enfin pas encore) de faire la Transcontinental Race.
Test du Kunlun de Chiru
J’ai apprécié particulièrement les roues CEC qui équipent ce vélo : elles sont à la fois performantes et confortables. La selle Gebiomized a été également une belle découverte, je crois que je vais craquer et m’en acheter une. Tout cela pour vous dire en conclusion que l’ensemble de ce vélo est cohérent et qu’il donnera satisfaction aux cyclistes les plus exigeants. Les prix se situent dans la norme de ce type de produits : 2290 € cadre seul avec fourche si vous voulez faire le montage, 4990 à 6300 € selon le montage des équipements que vous choisirez. Il sera commercialisé en France par Boost Cycles.
Caractéristiques
Modèle : Kunlun
Cadre : Titane Grade 9 Axe 12 mm poids : 1,65 kg pneus jusqu’à 34
Roues : Carbone CEC W2238S tubeless ready 1,3 kg la paire
Transmission : Shimano Ultegra R8000 Disc 11v
Pédalier : Shimano Ultegra 50/34 ou 46/36
Cassette : R8000 11-32
Fourche : Carbone CEC axe 12 mm
Pneus : Panaracer Gravelking slick 32
Freins : Shimano R8070 Flamount – Disque 160 mm AV/AR
Depuis plus de 60 ans il collectionne tout ce qui concerne le vélo. De la première casquette qu’il a reçu lorsqu’il avait 13 ans à la centaine de vélos qu’il possède aujourd’hui, tous les objets de sa collection sont autant d’anecdotes. Il a réuni, grâce à des dons, une collection unique en France car elle est avant tout basée sur la passion et les rencontres. La particularité de ce musée privé est qu’il est « vivant ». Lino et sa bande de copains l’utilise pour animer des événements sportifs actuels du Tour de France jusqu’aux courses locales …
Plus de 60 ans de collection dans le musée de Lino – photo Philippe Aillaud
Qu’est-ce qui peut bien pousser un gamin de 13 ans, passionné de vélo, à devenir collectionneur ? … Pour Lino Lazzerini, tout est parti d’une simple casquette offerte par un « coureur » alors qu’il assistait aux exploits des champions sur le vélodrome de Cavaillon, situé à deux pas de chez lui. C’était en 1958 et les courses cyclistes ne manquaient pas alors dans la région. Autour de la piste en ciment de l’anneau Joseph Lombard il régnait une belle ambiance populaire. C’est à la même époque, que le jeune Lino prend sa première licence à l’Étoile Sportive Cavaillonaise. Il aurait bien aimé devenir un champion, comme les fringants sportifs qu’il voyait rouler sur le vélodrome. Son père Giuseppe, venu de Toscane pour travailler la terre, a choisi pour lui une autre destinée et c’est dans le dur travail des champs que Lino s’est forgé un physique qui aujourd’hui lui permet de monter encore le Ventoux sur un vélo ancestral.
Une collection exceptionnelle
Récemment TF1 a consacré un sujet à ce personnage “hors norme”qui n’enferme pas sa collection pour son seul plaisir égoïste, mais qui aime la partager lors d’événements tout au long de l’année.
Lino a donc commencé sa collection à cette époque bénie du vélo … Casquettes, maillots, bidons, livres, revues,… et vélos qui se sont entassés au fil des années dans tous les recoins disponibles des annexes de sa maison. Je découvre en arrivant chez lui une véritable caverne d’Ali-Baba dédiée à la petite Reine.
Au milieu de ce sanctuaire, Lino m’accueille, l’œil malicieux et la moustache frisotante – photo Philippe Aillaud
Les trésors sont là, suspendus à leurs crochets, bien rangés tête-bêche. Au moins une centaine de vélos de toutes les époques. Au milieu de ce sanctuaire, Lino m’accueille, l’œil malicieux et la moustache frisotante : 54 kg tout mouillé, moulé dans son cuissard de vélo, le mollet sec, la casquette de vélo vissée sur la tête. Il me raconte comment tout a commencé. Sa vie est une longue suite d’anecdotes qu’il a collectionnée, comme toutes les reliques que j’admire dans son garage.
Il me raconte ses 60 ans de collection. Il est né en 1945 comme Eddy Merckx. D’ailleurs c’est avec le grand Eddy qu’ils ont fêté ensemble leur 70ème anniversaire à Bédoin lorsqu’il est venu voir Lino. « Eddy m’a dit : je suis parti de Belgique car j’étais assailli de coups de téléphone et je viens me réfugier ici au pied du Ventoux pour échapper à tout ça … », et question échappée il en connaît un bout le « cannibale ». Lino connaît tous ces grands champions qui lui offrent bien volontiers des souvenirs qui leur ont appartenus. Ils savent que Lino n’en fera pas le commerce. « Thomas De Gendt est venu chez moi après avoir gagné au Ventoux. Il m’a dit dès que je rentre en Belgique je t’envoie un maillot … ». Effectivement, dans la galerie de ses nombreux maillots dédicacés il y a celui de ce champion avec la mention « Pour Lino … ».
Une collection qui prend l’air
C’est rare de voir une collection qui prend souvent la clé des champs pour aller vivre ailleurs un moment de récréation. Généralement les collectionneurs gardent jalousement pour eux leurs précieux objets. Il n’y a rien de plus triste qu’une collection de vélos qui s’ennuie entre 4 murs. Le vélo c’est fait pour rouler, et Lino ne s’en prive pas. « Je vais de partout avec mes potes et on fait voir comment c’était le vélo à cette époque. Pour le Tour de France, chaque année, on me demande d’exposer dans le village de départ. Pour le 100ème anniversaire nous sommes restés 3 jours avec eux. Au mois de mars j’étais à Milan San-Remo pour une animation. On fait plein de choses on monte même le Ventoux avec nos vieux vélos », explique Lino. Il a entraîné dans sa passion des amis qui habitent dans son quartier.
La bande à Lino, qui écume les prologues de grandes épreuves en volant souvent la vedette aux vrais champions – photo Philippe Aillaud
Ils font partie de la bande à Lino, qui écume les prologues de grandes épreuves en volant souvent la vedette aux vrais champions. Lorsqu’on les voit arriver, simulant les courses d’époque, avec leurs maillots en laine un peu mités, leurs casquettes d’un autre âge, … pédalant comme des fous sur leurs vieux biclous : c’est le délire. « Quand on a monté le Ventoux en prologue de l’étape du Tour, une heure avant les pros, les gens qui étaient postés sur les rochers au bord de la route sont tous descendus en disant : venez, venez, … c’est les anciens … Ils voulaient qu’on s’arrête pour faire des photos et pour voir de près nos vélos, ils nous demandaient comment on faisait pour grimper avec … On ne réussissait pas à arriver en haut, tant il y avait de monde autour de nous …», raconte Lino, heureux de provoquer à chacune de ces sorties historiques le spectacle. Avec ce bonhomme, toujours prêt à rigoler, la collectionnite n’est pas triste. Leur prestation au Ventoux est passée sur différentes télévisions et même jusqu’en Australie … Animations dans les villes de la région ou lors de grandes courses nationales ou internationales : le calendrier du « Lino Tour » est bien rempli et avec sa bande de copains, ils s’en donnent à cœur joie. Lino est également sollicité pour fournir des vélos d’époque pour des films. C’est une autre façon de faire vivre ou plutôt faire revivre ses vélos qu’il maintient en parfait état de marche. Lino est mécanicien également et il y a même deux ateliers dans la maison. Il faut au moins ça pour réparer et entretenir un tel parc à vélos.
Pour chaque vélo il y a une anecdote
Que ce soit avec les anciens, et même très anciens champions, qui ont préféré léguer leurs reliques en héritage à Lino avant de partir sereinement, ou encore, avec les coureurs plus jeunes et bien vivants, la collection de Lino est avant tout une affaire de cœur et de passion. Ils savent tous qu’il saura mettre en valeur tous ces souvenirs.
Bianchi, Gios,Colnago, Raleigh, Gitane, …
« C’est des cadeaux, je ne peux pas les vendre. Lorsqu’un ancien m’appelait et qu’il m’ouvrait sa valise avec tous ses équipements en me disant : c’est pour toi Lino je sais que tu sauras en faire quelque chose, ça me faisait un sacré pincement au cœur … » m’explique Lino très ému. Ça a été le cas avec Vincent Soler qui lui a donné sa valise de coureur avec ses maillots, ses cuissards et son vélo. Ce champion avait fait le Tour de France en 1951 et 1952. « Le vélo que j’utilise dans les courses vintage, c’est un papet qui me l’a donné … Il m’a dit je suis vieux je vais partir, je te le donne. Ce vélo est de 1920, comme celui de Ottavio Bottecchia qui a gagné, avec un vélo identique, le Tour de France en 1924 et 1925 sous les couleurs d’Automoto … », raconte Lino.
« Je partais avec Patrick Lefevere, le directeur sportif de la Quick Step, pendant une semaine dans sa voiture de directeur sportif, je mangeais avec les coureurs : Museeuw, Tafi, Bettini, … j’étais avec eux ils me disaient : si je te donne quelque chose je sais que tu le feras voir … ». En effet la collection de Lino se balade : en Espagne aux championnats du Monde où les organisateurs l’ont gardé 15 jours. Il a exposé à Paris pour le 100ème anniversaire de Paris-Tour, en Italie où ils ont apprécié ses fameux posters encadrés par des jantes en bois d’époque.
Difficile de raconter dans un seul article tous les morceaux de vie que Lino évoque et qui font partie de sa collection. J’ai le sentiment qu’il a surtout collectionné les rencontres avec les grands champions qu’il a toujours admiré. Il fait revivre dans le récit de ses anecdotes les champions qui ont fait la gloire du vélo dans ce siècle de souvenirs.
Il y a là les maillots des anciens champions locaux : Louis Rostollan, Pierre Gautier, … « Le maillot de Vietto, c’est sa femme qui me l’a donné… », m’explique Lino qui possède également une selle magnifique en cuir ayant appartenu à « l’homme de bronze » comme l’avait baptisé Raphaël Géminiani.
« Ça c’est des vraies plaques cadre qui ont fait le Tour de France … », me dit-il en me montrant ces bouts de plaques métalliques rouillées et peintes à la main.
Les vélos sont restés dans leur jus, les griffures, les éclats, les points de rouille, sont autant de rides qui témoignent du vécu de ces vélos anciens. Mais rassurez-vous un coup de pompe à pied dans les boyaux et les vélos reprennent la route comme à la grande époque. Il faudra juste avoir le coup pédale vigoureux, comme celui de Lino, pour tirer les braquets des anciens, qu’Albert Londres appelait « les forçats de la route ».
Le musée de Bédoin
En 2015 la collection de Lino était venue s’installer à Bédoin dans l’ancienne caserne des pompiers. C’est là qu’Eddy Merckx est passé, comme plein d’autres cyclistes anciens professionnels, amateurs, passionnés ou simplement curieux, pour découvrir dans ce lieu 100 ans de l’histoire du vélo. Le musée a été fermé pour cause de travaux, et la collection est revenue chez Lino en attendant peut-être un jour de trouver un espace qui saura la mettre en valeur. La crainte que l’on peut légitimement avoir avec ces grandes collections privées c’est d’assurer leur pérennité dans leur intégralité. Espérons qu’un jour Lino trouvera un endroit digne d’accueillir ses nombreuses merveilles. Si des mécènes passionnés de vélo lisent ces quelques lignes, il faudrait qu’ils se manifestent car c’est une partie de notre patrimoine vélo qui est entassé chez Lino.
Quelques bijoux de la collection
Ce Sauvage-Lejeune a appartenu à l’entraîneur de Lino à Cavaillon lorsqu’il avait 14 ans – photo Patrick Bike Café
Ce Sauvage-Lejeune piste possède un cadre soudé par Bernard Carré dans le début des années 1960. On reconnaît le montage caractéristique de ce cadreur avec les haubans noués autour du haut du tube de selle. La fourche est inversée pour que le vélo soit le plus près possible du rouleau, à l’abri de la moto pour rouler à 80 km/h. Il est équipé d’un braquet énorme : 68 x 14. Pour renforcer la fourche et la selle, des tiges en métal les relient au cadre. Ce Sauvage-Lejeune a appartenu à l’entraîneur de Lino à Cavaillon lorsqu’il avait 14 ans. Ce n’était autre que Louis Delpiano, qui a gagné plus de 200 courses et battu Bobet, Darrigade dans les critériums de l’époque. Il a offert plusieurs de ses vélos à Lino.
Collectionneur Lino Lazzerini
Derny est le nom d’une marque créée par un ancien constructeur français de motos légères qui s’appelait Roger Derny. Comme celui de Frigidaire, le nom du créateur du produit est devenu un nom commun ; plus tard les mêmes engins, fabriqués pourtant par Burdin, ont également été baptisés Derny. La fameuse course Bordeaux – Paris était partiellement courue derrière « Derny » et le talent du pilote de l’engin avait une part très importante dans la performance du duo avec son cycliste. Le Derny de Lino est le vélo d’entraînement de Georges Chappe, le « rouleur » marseillais champion du monde de contre-la-montre sur 100 km par équipes en 1963. Il appartenait à René Bertrand qui organisait les Gentlemen de l’Amitié et du Souvenir avec les anciennes gloires du vélo qui l’a cédé à Lino.
Le vélo de Lino
Le vélo de Lino. Il était endormi dans le grenier d’un « papet » et maintenant il grimpe toujours le Ventoux, animé par le jarret vif de Lino. Il l’utilise régulièrement pour les animations « vintage ». C’est un Automoto avec ses 2 bidons fixés au cintre et une superbe selle Idéale qui semble aussi confortable qu’un vieux Chesterfield. Équipé d’un plateau de 44 dents, d’un braquet de 18 dents et d’un 22 lorsqu’il retourne la roue pour faire monter les 13 kg du vélo en haut des bosses.
Le vélo de Louison Bobet avec son cadre orange et son logo Stella – phpto Philippe Aillaud
Le vélo de Louison Bobet avec son cadre orange et son logo Stella écrit en lettres gothiques, ce vélo est caractéristique de la marque nantaise qui a accompagné les premiers succès de Louison Bobet. En fin de saison les vélos des pros étaient vendus à des particuliers qui les avaient réservés. Celui-ci a été acheté par Guy Leydet qui l’a offert ensuite à Lino. Il a appartenu à Louison en 1950 et son dérailleur Huret porte la signature du champion. Remarquez les doubles manettes de changement de vitesses : un câble pour monter un autre pour descendre la chaîne sur la roue libre.
Les vélos de Merckx, Poulidor, Thévenet, Saroni, … sont présents dans ce musée.
Les vélos de Merckx, Poulidor, Thévenet, Saroni, … sont présents dans ce musée. Ce ne sont pas toujours les vélos personnels de ces champions mais des vélos ayant appartenus à l’époque à des co-équipiers ou des coureurs nationaux. Celui de « Poupou » est marqué de son nom, on peut imaginer qu’il a roulé avec. Le Colnago de Saroni était un cadre bien à lui, récupéré par le magasin Colnago de Cavaillon. Ces vélos illustrent cette fabuleuse époque du « tout Campa » monté sur des cadres acier en 5 dixièmes d’épaisseur. Le vélo Peugeot jouait la carte du « tout français » avec son groupe « gold » Simplex et son pédalier Stronglight.
Ce vélo, équipé « full Mavic » illustre le dernier baroud des marques françaises face à la montée en puissance de la concurrence étrangère.
Éric Caritoux, né à Carpentras, non loin de Cavaillon, a été un généreux donateur pour Lino. Ce très bon grimpeur, vainqueur du Tour d’Espagne et double champion de France, a légué au musée de Lino quelques belles pièces comme ce vélo RMO Gitane avec lequel il a couru en 1992. Ce vélo, équipé « full Mavic » illustre le dernier baroud des marques françaises face à la montée en puissance de la concurrence étrangère. Lino possède également l’un des maillots de champion de France de Caritoux qui a remporté par deux fois le championnat en 1988 et 1989.
Les maillots
Les maillots … un vrai magasin
Il y a chez Lino un véritable « magasin » de maillots de vélo de toutes les époques. Les plus vieux, en laine, ont été appréciés par les mites mais Lino les garde dans leur jus comme ses vélos. La plupart ne sont pas anonymes car ils portent la dédicace de grands champions : le maillot à pois de Virenque, le Molteni d’Eddy, le Peugeot de Thévenet, Saroni, Caritoux, Hinault, De Vlaeminck, … la liste est longue .
Le cabinet de curiosité de Lino
Le dérailleur modèle Paris – Roubaix de Campagnolo au début des années 50
Le dérailleur modèle Paris – Roubaix de Campagnolo au début des années 50. Il était fixé sur le hauban arrière et associé au serrage de la roue … Le coureur devait basculer la manette pour faire glisser la chaîne sur un autre pignon.
Entraînement par arbre et engrenage … un antique montage car à l’époque on rêvait, comme maintenant, de se passer d’une chaîne toujours pleine de graisse.
Avant l’électricité on montait des lanternes sur les vélos qu’il fallait allumer pour rouler la nuit.
Ce vélo Hirondelle de Manufrance est équipé du système « retrodirect »
Un vélo qui avance même quand vous pédalez en arrière … Avec ce vélo Hirondelle de Manufrance, équipé du système « retrodirect », Lino épate les gens sur le marché de Cavaillon.
En 1937 certains vélos ne pesaient que 10 kg comme ce Diamant qui semble éternel.
Plaques de cadre
Les plaques de cadres anciennes sont de véritables œuvres d’art. Les noms de ces marques, pour la plupart disparues, font rêver.
L’apparition d’une nouvelle pratique cycliste entraîne forcément une adaptation des équipements. Nous avons connu ce phénomène avec le VTT, qui a dû inventer sa garde robe, le gravel n’échappe pas à cette règle. Ce qui n’est pas, comme le prétendent certains, un effet de mode car la polyvalence de ce vélo demande une bonne liberté de mouvement. On a envie de respirer de bouger, d’être à l’aise.
Le cuissard de vélo a été visité, revisité par les différentes marques. Nous avons tous appris, et souvent à nos dépends, que la qualité d’un cuissard est stratégique, dès lors que l’on veut pédaler longtemps. En gravel, il est plus naturel d’utiliser les produits issus de la route. La raison n’est pas seulement liée au fait que nos vélos gravel ressemblent plus à des vélos de route qu’à des VTT. Le cuissard moulant, doté d’une bonne peau sera à privilégier, pour rouler des heures posé sur la selle, et éviter les frottements éventuels sur une sacoche de cadre. Les shorts de VTT sont adaptés à des distances plus courtes et une pratique qui nous fait passer moins de temps assis sur la selle. Dans ce cas un baggy peut souvent faire l’affaire.
L’affaire est dans la poche
Depuis quelque temps nous avons vu apparaître sur nos cuissards des petites poches latérales plaquées. C’est Rapha qui a lancé la tendance des poches sur les cuissards avec son “Cargo”. J’avais fait un article sur le sujet après un test réalisé lors de différentes sorties.
Le plaisir de tomber le tee-shirt au moment d’une pause en gardant sur soi tout ce qui est précieux … photo Bike Café
L’idée initiale était de déporter sur le cuissard les contenants du maillot afin de pouvoir rouler en Tee-shirt ou en chemisette. C’est plus fun et plus décontracté, en gardant néanmoins l’aspect rangement permettant de garder sur soi son téléphone, son porte-monnaie, ses clés, … On oublie les contraintes d’aérodynamisme que pourraient poser des poches latérale bien remplies : on s’en fout un peu quand on roule gravel. Par contre gaffe à ce que le contenu de ces poches ne se vide pas en roulant avec les cahots sur les chemins.
L’idée de Rapha est bonne, et en dehors du prix très élevé du produit (230 €), il y avait de quoi donner des idées aux équipementiers. Depuis ce premier produit d’autres sont arrivés avec Mavic qui vient de sortir un excellent cuissard doté d’une peau équipée d’une mousse en Ortholite et Decathlon Triban qui comme a son habitude démocratise la chose avec un cuissard au rapport qualité / prix imbattable. Rapha qui garde au catalogue le modèle Cargo a enrichi sa gamme avec un modèle Core Cargo plus abordable.
Rapha … le best, mais cher
Poches arrières du Cargo … Téléphone, porte-monnaie, pompe et clés … pas mal
Innovant et hyper pratique avec 2 poches latérales, mais également 2 poches dans le creux des reins. Je le porte avec un tee-shirt ou une chemisette (Rapha également …c’est plus chic). Par contre la peau me pince l’arrière train et la matière déperlante est raide et peu agréable au toucher.
La matière déperlante est intéressante en cas de pluie mais elle est raide et plisse pas mal. La petite caméra Garmin Virb ne me quitte pas et reste accessible lorsque je pédale.
Autre solution un peu plus accessible chez Rapha : le modèle Core Cargo qui ne coutera que 135 €. Je n’ai pas testé ce produit dont la matière me parait plus souple que le Cargo que je possède.
Ce Core Cargo Bib Shorts possède deux poches en mesh sur les jambes et deux autres dans le dos (comme son grand frère), pour y mettre tout ce qui tient habituellement dans les poches d’un maillot de cyclisme traditionnel. Il est doté de l’insert Classic pour garantir un confort correct tout au long d’une journée de vélo.
Deux jours de vélo avec ce super cuissard … Caméra d’un côté et appareil photo de l’autre … photo Mavic
Dans la famille Allroad de Mavic je voudrais le cuissard avec ses 2 poches latérales. Il y a moins de rangement que dans le “Cargo” mais c’est pas mal. On peut garder avec soi l’essentiel si on veut rouler en tee-shirt.
Ce cuissard est excellent avec ses bretelles qui se dédoublent pour un meilleur maintien. Je l’ai adopté pour son confort, car c’est ce qui est malgré tout le plus important pour un cuissard … Je l’associe au maillot / chemisette Mavic Allroad.
Avec seulement une poche contre 4 pour Rapha et 2 pour Mavic le cuissard Triban 500 est le plus minimaliste du groupe. Du coup on garde juste son téléphone et sa carte bleue. Le reste ira dans une petite sacoche de cadre si on veut rouler “fun”. Par contre le rapport qualité / prix est imbattable comme d’hab avec Decathlon : 50 € … Sans compter que ce cuissard est très fit avec ses bandes de maintien au niveau des cuisses et qu’il est très bien pour effectuer des heures de selle. Testé et approuvé au Bike Café. Associé au maillot Triban très agréable à porter l’ensemble constitue un bon équipement cyclo / gravel.
Texte rédigé par Fabian Tilquin pour le Comptoir du gravel et publié avec son accord sur Bike Café.
J’ai découvert Alexendera cette année sur la Dirty Kanza XL, bien que déjà en 2018, elle s’était distinguée en remportant le Tour Divide. Ce qui a attiré mon œil cette année, est le fait qu’elle ait décidé de rouler en singlespeed. À l’heure de la sophistication, de l’électronique et de l’avènement des vélos électriques, la simplicité d’un vélo à deux pignons (un devant, un derrière) m’émeut de plus en plus. D’autant plus lorsque ces vélos permettent des performances, qui sont très loin d’être à des années-lumière des vélos équipés avec les évolutions les plus à la pointe.
Un personnage hors norme
Ce qui frappe en premier chez Alexendera est son physique ; bien loin des athlètes affutées au moindre gramme près, elle a des formes un peu partout. À 18 ans (elle en a aujourd’hui 29), elle pesait près de 140 kilos. Aujourd’hui encore, son docteur la trouve obèse, lui enjoignant de perdre une bonne dizaine de kilos (elle en déjà perdu près de 60). Elle refuse de se soumettre à ces chiffres ; elle ne se laissera pas réduire, même si avec ses 178cm et ses plus de 80 kilos, elle en impose.
Alexendera roule avec ses incroyables chaussures montantes
Ce ne sont ni ses mensurations, ni même le sang indien qui coule dans ces veines, qui vont la définir, la circonscrire. Alexendera est une punk, qui n’accepte pour seule limite la liberté que dame Nature met à sa disposition. Il faut voir ce qu’elle emmène dans ses bagages pour comprendre que ce ne sont pas que de jolis mots. Pas de tente, pas de bivy, pas de matelas, mais un simple sac de couchage d’été (18°). Elle ne s’inquiète pas trop des intempéries (pluie ou neige qu’importe) ; elle se fait confiance, se disant qu’elle trouvera toujours bien quelque chose (un pont, une cabane…) sur son chemin. Et puis, quand on a roulé 20 heures, on s’endort n’importe où, dit-elle avec son énorme sourire. Dame Nature est son amie ; il n’y a pas lieu de s’inquiéter.
Malgré des performances remarquables, elle peine à trouver des sponsors ; son physique ne l’aide pas ; certains ont peur des réactions du type « Si c’est pour faire autant de sport et toujours ressembler à ça, non merci ». Elle ne ressemble pas assez à un cycliste. Bienvenue dans le monde fabuleux du paraître et des apparences. Et puis Alexendera, elle n’est pas trop « Réseaux Sociaux ». Facebook, Instagram, Twitter, très peu pour elle. Son vieux téléphone à clapet lui convient à merveille. Elle tient malgré tout un petit blog, où elle couche ses réflexions et ses expériences ; c’est beau à en pleurer, et si vous maîtrisez suffisamment la langue de Shakespeare, je vous invite chaleureusement à vous y attarder.
Elle arrive à dégotter 2 sponsors : Chumba, une petite société qui fabrique artisanalement des cadres en acier et titane, et Broken Spoke Bike Studio, un vélociste très actif. Deux acteurs très modestes du monde du vélo donc, mais qui ont l’avantage de ne rien lui imposer. Avec Alexendera, la liberté ne se monnaye pas.
Son histoire
Elle commence le vélo pour vélotafer ; un jour, son vieux Schwinn qu’elle a repeint en violet lui est volé. Alexendera est fauchée (la vie est rarement facile quand vous êtes issue d’un tribu d’indiens d’Amérique) ; elle achète le vélo le moins onéreux du premier magasin venu pour pouvoir rentrer. Il se fait que c’est un pignon fixe sans freins. Elle s’en aperçoit après coup ; le mal est fait ; elle devra se débrouiller avec pour effectuer les 2 fois 15 kilomètres de son trajet quotidien. Un ami cycliste est vite impressionné par ses prouesses ; elle quitte son job à l’hôpital universitaire pour un job de coursier à vélo, qui sied plus à son besoin de liberté. Elle enchaîne ensuite les petits boulots, le plus souvent en lien avec le vélo. Son premier amour de vélo s’appelle Kathleen, un Surly Krampus. Grâce à lui, elle renoue avec son corps, si longtemps objet de sa haine et du dégout des autres. Elle retrouve l’amour de soi.
Elle découvre naturellement les courses ultra. Et après quelques années de vélo, elle a une idée très précise de ce qu’elle veut ! Devenir une athlète, elle, la fille obèse, elle sera un jour une athlète. Elle le dit, le revendique. Cela prendra du temps mais elle y arrivera. Lorsqu’elle doute, lorsqu’elle a l’impression de stagner ou pire de reculer, elle se rappelle d’où elle vient, elle repense à sa tribu du « Fond Du Lac Band of Lake Superior Chippewa », qui a résisté à travers les siècles par sa faculté à ne jamais abandonner. Il reste très peu de tribus, mais celles qui ont survécu ont toutes un point commun : dans les pires adversités, elles ne se sont jamais permises de lâcher prise, d’abandonner. Après un premier échec sur le Tour Divide, elle en vient finalement à bout après 45 jours avec Kathleen, son Krampus.
Enfiler les « miles », seule avec elle-même, puisant toujours plus loin dans ses ressources, la réconcilie non seulement avec son corps, mais également avec sa tête. Elle avoue avoir rater un nombre incalculable d’examens lorsqu’elle était à l’école. Le raisonnement est simple ; si malgré avoir un jour pesé 140 kilos, elle peut maintenant enchaîner les kilomètres à vélo et même à pied (elle a terminé un marathon), il n’y a aucune raison pour qu’elle ne réussisse pas l’école.
Les cheveux sont également libres la plupart du temps ; le casque est souvent en option !
Aujourd’hui, Alexendera vient de gagner pour la deuxième année consécutive le Tour Divide dans sa catégorie, ce qui est une première.
Avant de parler des chiffres qui sont très impressionnants, il me faut d’abord vous parler de son vélo et de son équipement. Comme déjà évoqué, il s’agit d’un Chumba monté en Singlespeed ; plus précisément, c’est un cadre titane, fourche carbone avec un pédalier de 36 dents monté avec une cassette de 19 dents. Alexendera roule en pédales plates, chaussée de grosses « boots », qui ne sont absolument pas destinées au vélo, et encore moins à de l’ultra.
Le vélo d’Alexendera
La liberté est un leitmotiv ; hors de question pour elle d’être attachée, fut-ce par les pieds. Les cheveux sont également libres la plupart du temps ; le casque est souvent en option ! Alexendera ne veut pas être un exemple, un modèle. Alexendera n’est pas une icône, mais un personnage naturel, au sens premier du terme. Elle ne veut pas se « déguiser » pour monter sur un vélo. Pas de cuissard, pas de textile technique, pas de mérinos.
« Je ne veux pas me changer à chaque fois que je monte sur un vélo ; je préfère dépenser mon argent pour acheter de la nourriture. Je suis une étudiante fauchée … »
Les chiffres à présent : 4340 kilomètres pour plus de 45,000 m de D+ avec un passage à plus de 3,600m d’altitude (
Les chiffres à présent : 4340 kilomètres pour plus de 45,000 m de D+ avec un passage à plus de 3,600m d’altitude (bikepacking.com), le tout en moins de 19 jours (18 jours, 20 heures et 26 minutes pour être précis). Cette année, elle a établi le record de l’épreuve dans la catégorie « Woman Singlespeed », se classant 2ème dans la catégorie « Singlespeed » et 16ème au général.
), le tout en moins de 19 jours (18 jours, 20 heures et 26 minutes pour être précis). Cette année, elle a établi le record de l’épreuve dans la catégorie « Woman Singlespeed », se classant 2ème dans la catégorie « Singlespeed » et 16ème au général.
Alexendera a réussi, elle qui a passé la majeure partie de sa vie à échouer (école, boulot, amour), elle a réussi ; elle est enfin douée dans quelque chose.
Mais ce n’est qu’un début, et son prochain défi est plus beau encore ; aller à l’université pour devenir dentiste. Dans les réserves indiennes, les dentistes sont une denrée rare.
Bonne chance Alexendera !
Et merci pour l’inspiration ; je crois que je vais rebaptiser mon Dad et ses belles pédales plates rouges 😊
Quelques mots volés sur son blog pour terminer :
« Je ne garde rien pour plus tard. Quand plus tard arrive, j’ai toujours quelque chose à lui donner. Je ne planifie rien ! Je me dis que je trouverai bien quelque chose quand j’y serai. Où que ce soit ! »
Est-ce vraiment dans l’esprit Gravel ? On a le droit de se poser la question ..
Certains se moquent de Patrick, dès qu’il évoque le fameux “Esprit Gravel”. Consciencieux jusqu’au bout et amateur du “fact checking“, j’ai mené l’enquête … Sur Bike Café, dans la barre de recherche si vous entrez le mot “esprit”, pas moins de 14 pages sortent dans les résultats. Évidemment, je vous invite à lire cet article fondateur pour la rédaction. L’esprit est un concept important pour Bike Café. Pas toujours bien compris par les lecteurs, pas toujours bien utilisé non plus par la rédaction, “L’esprit gravel” devient une expression valise, que l’on vous sert parfois trop facilement (entre nous hein, ne le répétez pas à Patrick). C’est aussi une façon rapide de s’identifier à une communauté. Il y a #ceuxquisavent ce que sous-entend l’expression “Esprit Gravel“, et les autres.
Les tables tournent … les roues aussi
Entre nous toujours, je peux vous révéler que parfois Patrick ne fait pas qu’évoquer “l’Esprit Gravel”, il l’invoque. Les comités de rédaction peuvent ressembler à cela (Patrick est celui qui a un noeud papillon avec l’air grave(l) (on ne le refait pas).
Esprit es-tu là ? …
« C’est pas dans l’esprit ! …»
C’est la phrase que l’Esprit m’a rétorqué, lorsque j’ai proposé un sujet sur Zwift ou Peloton en comité de rédaction. Puisque nous en sommes aux confidences :
je soupçonne Patrick d’influencer l’Esprit (le corrompre ?)
voici en quelque-sortes la réaction unanime des rédacteurs, une levée de boucliers :
D’après Astérix
Tel Obélix, j’ai foncé dans le tas, avec finesse, j’ai rappelé que Zwift et Peloton levaient des fonds plus vite que nous nos boucliers, qu’il me semblait important de faire preuve d’esprit d’ouverture, que l’esprit d’entreprise n’est pas mort et que les amateurs de home trainer du XXIème siècle méritaient un billet dans Bike Café, parce qu’après tout, ils pédalent eux aussi.
J’ai enfin compris la différence entre Zwift et Swiffer
À propos de levées de fonds, deux articles, parus coup sur coup, m’ont alerté. L’excellent magazine, outsideonline, a publié ce billet le 19 juin 2019 et le vénérable Bloomberg en a parlé ici avec une interview du CEO début mai 2019. Bon par contre, faut dire à la dame qui pédale derrière, que ça ne fait pas aller plus vite de dodeliner sur la selle, Mike Myers aurait osé…
… pas moi.
Si vous faites partie des lecteurs de Bike Café, on peut penser que vous êtes plus ou moins accroc à votre vélo. Vous appréciez votre vélo comme outil d’évasion, outil pour prendre l’air, pour découvrir votre région, voir le monde. Qu’il soit gravel, vtt, route ou fixie, vous aimez poser vos fesses sur votre spad pour sentir le vent dans les cheveux, l’air frais de la rosée dans vos narines, la douce chaleur d’un rayon de soleil sur votre peau au petit matin. Vous aimez aussi probablement la notion d’effort que ce mode de déplacement induit. Atteindre le sommet et son panorama n’est que magnifié par les tours de pédales consentis pour y parvenir.
Le vélo est aussi un formidable moyen de se couper du monde, de laisser derrière soi les tracas du quotidien pour se concentrer à 100% sur sa trajectoire, sa sortie, son itinéraire. Se concentrer sur soi également. Ses sensations, sa respiration, écouter son corps, ses jambes. Souvent, le mot vélo se conjugue aussi avec la bande de potes. Se retrouver, discuter, se tirer la bourre, s’attendre, se filer un coup de main, crever, galérer, cela fait également parti de l’expérience vélo.
À propos de potes, avez-vous déjà tenté d’en inviter un(e) pour une sortie rapide, un matin d’hiver, pour rouler 1h/1h30 avant d’aller au bureau ? N’avez-vous jamais reçu comme réponse « C’eut été avec plaisir, mais là, le froid, la nuit, je vais me faire un coup de Zwift » ?
Confidences toujours, à prime abord, je ne comprenais pas la réponse. Quand on me disait Zwift, dans ma tête j’imaginais :
Main d’oeuvre as chère pour ramasser la poussière … Ce n’est pas Zwitf ni Swiffer
Je me disais donc, « ha ok », voilà un homme moderne, qui fait sa part du boulot à la maison, il va s’occuper du parquet et du carrelage avant d’aller bosser. Je ne vais pas le blâmer, ni même faire le gros lourd avec une réponse du genre “Allez, viens, on s’en balek du parquet, tu t’en occuperas plus tard »…
Quand j’ai compris (18 mois après donc), la différence entre Zwift et Swiffer, j’ai trouvé cette réponse « rouler chez moi » plutôt triste. Triste parce que le vélo pour moi c’est me dépenser dehors avec mes potes. “dépenser dehors” pouvant être remplacé par “promener”, “découvrir”, “explorer”… les potes jamais bien loin, dehors toujours.
Les enfants sont une bonne solution de repli
Et oui, en bon père de famille égoïste, je me suis tourné vers mon fils, ado de 13 ans. Je lui ai offert un vélo plus que correct pour aller rouler, avec moi. Moi qui suis régulièrement et lâchement abandonné par mes potes qui s’entrainent sur Zwift. L’achat fut même une décision collégiale de couple. “Si on peut lui sortir le nez de sa PS4, ça ne lui fera pas de mal. »
Après quelques concessions mutuelles (“On ne part pas avant 9h00” étant la demande de mon fils. “On ne part pas après 9h30 alors …» fut ma concession) Nous voilà donc partis régulièrement sur les routes et les sous-bois d’Ile-de-France. Pour 50/75/100km en fonction de ses envies, sa forme. Kilomètres avalés à son rythme, avec souvent une pause chocolat chaud/croissants au milieu de la sortie. Nous passons de bons moments. Parfois, il ne veut pas venir, il a, me dit-il “Un rendez-vous avec ses copains pour jouer ». Évidemment, je suis fier et heureux de voir que mon fils a une vie sociale, il a des copains, dans ce cas je n’insiste pas. J’ai mis du temps à comprendre (18 mois à peu près) pourquoi quand je revenais de ma sortie vélo matinale, il était encore en caleçon, vautré devant sa PS4.
Moi : “T’avais pas rendez-vous avec des potes ce matin pour jouer ?»
Lui : “Si pourquoi ?»
Moi : “Bah t’es en caleçon devant ta PS4, c’est déjà fini ?»
Lui : “Bah, si je joue avec mes potes, la partie est en cours. »
Moi :
Rouler indoor, est-ce rouler solo ?
Je vous épargne la question qui vous vient à l’esprit, bande de graveleux, en tout cas, sucer une roue n’a jamais signifié ni tromper, ni tricher. C’est même l’un des joli plaisir du cyclisme outdoor. N’ayant jamais essayé Zwift, ni Peloton je ne peux pas vous dire si rouler en peloton sur Zwift (vous suivez ?) permet de sauver des Watts. Par contre, comme la PS4, ces plateformes réunissent d’énormes communautés. Elles permettent de rouler virtuellement partout dans le monde, avec virtuellement n’importe quel partenaire. À en croire John Foley (CEO Peloton), ses abonnés inter-agissent sur la plateforme, il arrive aussi qu’ils se rencontrent dans la vraie vie “They act like sisters, they met on the plateform 2 years ago, and at Peloton we bring people together […] and that community element is something I did not anticipate ».
Rouler indoor est-ce pour mieux rouler ?
Il convient aussi d’admettre que le home-trainer, quel que soit la forme, Zwift ou Peloton, le bon vieux vélo d’appart ou même une expérience en salle du type Summit, relatée ici est une solution hyper pratique et efficace pour s’entraîner. Une séance d’une heure chez Summit (pour ce que je connais), est bien plus efficace qu’une sortie de 2 heures dehors sans coach. Comme le mentionne l’article d’outdoor online “Tim “Bacon” Searle, an amateur cyclist based in New South Wales, Australia, reached a considerable milestone : he became the first person to ride more than 100,000 kilometers (62,000 miles) using Zwift, the online cycling platform. That’s one and a half times around the earth, without ever leaving his home, since October 2015, when he was laid up after a bad crash. Searle now rides on Zwift so much—around 24 hours a week, often early in the morning »
24h/semaine, c’est environ 3,5h/jour. En cherchant bien, on a tous 2 ou 3 heures/jour pendant lesquelles on pourrait pédaler (au diable la poussière sous le canapé dans ce cas). Dans le cas d’une pratique outdoor, ces 3 heures par jour deviendraient 2,5 heures maximum effectives sur le vélo, 2 heures maximum d’entrainement utile.
Évolution de la société
La Play Station de mes 20 ans, était aussi sociale que le nombre de manettes de jeu que la console pouvait accueillir, on y jouait à 2 (parfois 4, mais chacun son tour). Aujourd’hui la PS4, casque vissé sur les oreilles, se joue en bande et en réseau. Chacun chez soi, chacun sa pizza.
Évidemment, à l’heure du tout, tout de suite, où je veux, comme je veux, aucune raison que le fitness ne soit pas impacté. D’ailleurs ces plateformes sont au fitness ce qu’est Netflix à la télé. Eric Min, le fondateur de Zwift, le dit très bien dans cet article :
“I want the same thing from fitness that I get from other services, whether it’s packages from Amazon, movies from Netflix, or music from Spotify. I want it available 24/7, conveniently delivered to my home. » Aussi comme le dit Eric Min dans cet article, le vélo est l’activité sportive qui se prête le mieux à une conversion digitale :
“I can’t think of another sport that has been so viably recreated in digital form. Wii tennis ? Nah. Virtual golf ? Meh. »
On pourrait penser que l’aviron par exemple s’y prête pas mal. Probablement ! Sauf que l’aviron se pratique sur un plan d’eau plat, sans dénivelé et c’est tout de même moins populaire que le vélo.
Le Home trainer, une solution parfaite ?
Non évidemment. Sauf à préférer respirer une odeur de pieds plutôt que celle de la terre humide à l’automne. Non, parce que le sens de la trajectoire, du terrain, le “toucher de route” ne s’acquiert que dans la vraie vie. Le vélo est silencieux et furtif. Quand un peloton passe devant une terrasse bondée, les discussions ne s’interrompent pas, couvertes par le bruit des rayons qui fendent l’air. Le Home trainer, le galet, qui tourne fait un bruit de machine à laver. Installez votre système au-dessus de la chambre de vos voisins, je parie qu’avant d’avoir parcouru 20 km virtuels, vous aurez un texto des voisins demandant de déplacer la machine à laver.
Enfin un autre point non négligeable, c’est l’aspect financier. Sous couvert de “c’est pas cher” quand on y regarde de plus près, ces services et abonnements coûtent une fortune. Le fameux hashtag sur instagram #oustideisfree deviendrait quoi avec Peloton ou Zwift #hometrainingisfuckingexpensive ?
À en croire ces articles proposés par Bloomberg et outside magazine (et ce billet dans une certaine mesure, toute modestie mise de côté) les réponses négatives à mes invitations de sorties hivernales et matinales risquent d’être encore plus fréquentes. Pour ma part, je n’ai pas encore franchi le pas de rester au chaud. J’ai adoré mon expérience chez Summit, pour l’efficacité de l’entraînement notamment, la présence du coach qui encourage, motive, pousse, aussi, mais je préfère encore être dehors, voir et sentir mon environnement, prendre l’air donc.
Par contre, avant d’écrire ce billet, je considérais ces solutions de home training avec un certain dédain, je vous propose d’en reparler dans 5 ans, le temps que je mette quelques $$ de côté.
Finalement, encore une fois ce qui est différent n’est pas forcément moins bien, ce n’est non plus pas forcément mieux, ces pratiques sont complémentaires. Dans le même esprit (j’étais obligé) ce n’est pas la peine de se précipiter aveuglément sur tout ce qui est nouveau, à l’inverse, refuser le changement et les évolutions risque de vous laisser sur la bas côté, on disait tout ceci ici aussi.
Pour conclure ce billet, si l’on considère que rouler sur home-trainer c’est rouler, alors je vais simplement remettre ici la conclusion du billet “Esprit es-tu là ?» dixit Laurent « Finalement c’est ça l’esprit gravel, chacun y met ce qu’il veut, c’est la liberté de rouler partout tout le temps. Je vous kiffe … »
Je vous laisse, mon fils à faim, je vais lui chercher une pizza sur mon vélo.
PS1 : l’interview de John Foley, à 4 min 26sec, ce qui se passe en arrière-plan est tout de même très gênant
PS2 : pour les bilingues, ou très bon en Anglais, vous pouvez écouter ce podcast, toujours sur Bloomberg “The Strange world of virtual bike races » – tout un programme- ; des points intéressants sont mentionnés à propos de Zwift ou Peloton, comme étant aux portes du marché du e-sport qui pèse des Milliards de $$, comme une façon de promouvoir le sport féminin, entre autres.
Il n’y a pas de PS3 et pour le PS4 demandez à mon fils …
Vous connaissez tous j’imagine la petite marque 2.11 Cycles (prononcer « To Eleven Cycles ») qui a eu le culot de sa lancer dans la production de cadres et de vélos montés sur un créneau situé entre le sur-mesure et la grande série. Nous vous avons maintes fois parlé de nos expériences vécues sur les MR4 dont le point d’orgue a été l’an dernier le MR4 Tour avec à la clé une totale réussite sur les épreuves majeures du calendrier 2018 : Malteni Bootlegger, Gravel Tro Breizh, French Divide, TCR … Pilotés par des cyclistes chevronnés qui ont osé (sans les à priori que malheureusement on entend trop souvent) tester ces vélos dans les conditions les plus dures. Le MR4 a prouvé, lors de cette expérience en vraie grandeur, son efficacité. Cette fois 2.11 nous propose une nouveau vélo orienté route à l’esprit endurance le 1 4 6 5 … décidément chez 2.11 on aime bien les chiffres.
Le 1 4 6 5, nouveau modèle de vélo de route
Distributeur exclusif des marques René Herse / Compass et Silca, 2-11 Cycles est aussi une marque de vélos. Lancée il y a 14 mois, la gamme de vélos en acier, d’abord centrée sur une offre All-Road avec les MR4 et MT4, s’enrichit désormais d’un vélo de route équipés de freins à disques, le 1 4 6 5.
“Nous avons voulu rester sur un vélo de route mais avec une géométrie confort et endurance. C’est un vélo qui peut s’aligner sur un Paris-Brest-Paris, une Born to Ride. Cela reste un vélo sportif et confortable qui sera très bien également pour les sorties dominicales en club », m’explique Jean-Philippe Feirreira le patron de 2.11 Cycles. Les bases sont courtes, la géométrie est sportive mais avec du confort.
Développé en Auvergne pour proposer un kit cadre conforme à la vision maison d’un vélo de route moderne en acier, le 1 4 6 5 est produit à la main par un artisan à Taiwan. Comme l’ensemble de la gamme le cadre fait usage de soudure TIG et fait l’objet d’un traitement anti-corrosion intérieur/extérieur par cataphorèse. Des choix techniques résolument orientés vers la fiabilité et la durabilité des tubes haut de gamme de faible épaisseurs qui composent l’offre.
1 4 6 5 de 2.11 Cycles … La finesse des haubans arrières est la signature des cadres 2.11 Cycles
« La finesse de nos haubans arrières devient un peu la signature de nos vélo. Je travaille la géométrie pour rester sur mes 2 tailles pour ne pas avoir 5 ou 6 tailles qui pour moi n’ont pas beaucoup de sens. Pour l’anecdote je répondais à une appel l’autre fois d’un cycliste qui me disait qu’il ne prendrait pas un MR4 car il n’y avait que 2 tailles. En fait ses mensurations étaient pil poil sur la taille S/M d’un MR4, mais comme il n’y avait que 2 tailles c’était pas bien …», explique Jean-Philippe qui continue à lutter contre ces préjugés concernant la taille des vélos. Il y a aujourd’hui 50 vélos 2.11 qui roulent avec des gens mesurant entre 1 m 60 et 1 m 93 et tout le monde est bien posé sur sa machine. Et cette affirmation a été prouvé lors du MR4 Tour avec des coureurs de tailles très différentes.
Conçu autour de pneus de section 700cx28 et de freins à disques au standard flat mount
En acier Italien Columbus Spirit, le 1 4 6 5 propose une géométrie sportive sans pour autant délaisser le confort et permettre l’utilisation du vélo sur des brevets ou de la longue distance.
Conçu autour de pneus de section 700cx28 et de freins à disques au standard flat mount, le 1 4 6 5 recevra au choix des groupes mécaniques, électriques (Etap AXS, Di2 ou EPS) ou hydrauliques. Avec un peu plus de 1700g sur la balance, le kit cadre affublé des 400 g de sa fourche carbone autorise des montages complets pesant entre 7 et 8,5kg en fonction des composants choisis/
Tarif TTC comprenant un jeu de direction Chris King, les axes traversants et le collier de selle : 1477 euros.
Montages complets à partie de 3390 euros.
Modèle présenté 8390 euros :
Groupe Sram Force Etap AXS. Pédalier 46/33 cassette 10/33
Roues carbone Tune Airways 41, pneus Compass Chinook Pass extra light 700cx28, chambres à air Silca en Latex + Silca Speed Balance (dispositif d’équilibrage des roues)
Specialized lance un pavé dans la marre en plein Tour de France en annonçant la sortie de son vélo électrique “light” pour la route le Turbo Creo SL. Pendant la journée de repos les coureurs pros des équipes Deceuninck – Quick-Step et BORA-Hansgrohe ont pu tester ces nouveaux vélos. « Le vélo est vraiment beau. Je pense que pour tous ceux qui ont envie de rouler et de grimper, cela fait une grande différence. Particulièrement pour nous, le jour de repos au Tour, c’est agréable de pédaler librement », déclarait hier Julian Alaphilippe.
Specialized Turbo Creo SL – Julian Alaphilippe
Le Turbo Creo SL est ce qui se fait de plus léger léger aujourd’hui en matière de VAE. Avec 12,2 kg pour la version S-Works Creo SL il devient le champion toutes catégories. Le cadre est fabriqué en carbone FACT 11r et il a été conçu comme le Tarmac, facile en danseuse debout sur les pédales, il s’inscrit aussi facilement dans les virages. La Future Shock 2.0 dotée de son amortisseur réglable suspend le cycliste pour offrir plus de contrôle, de confiance et de confort.
Specialized Turbo Creo SL
Un système intégré
Specialized Turbo Creo SL
Spé ne trouvait pas sur le marché le moteur qui pourrait convenir à un vélo de route. La marque s’est alors lancée depuis 7 ans dans la recherche elle a fini par développer le sien. Conçu en Californie et développé en Suisse, le nouveau Specialized SL 1.1 (3) est un moteur ultraléger et silencieux, idéal pour un vélo de route électrique performant. Il délivre une puissance souple qui donne l’impression de venir directement des jambes du cycliste. Il offre une puissance allant jusqu’à 240 watts qui est synchronisée avec la cadence de pédalage. Sans assistance, le poids de l’ensemble permet d’entraîner le vélo sans aucune difficulté … sauf d’appuyer sur les pédales comme un vélo normal.
Specialized Turbo Creo SL – le nouveau Specialized SL 1.1
L’autonomie peut vous emmener jusqu’à 130 kilomètres avec la seule batterie interne (2), le Creo SL vous permet de profiter de la puissance sans vous soucier de la distance. Une batterie auxiliaire (Range Extender) (4), incluse dans la version S-Works et en option sur les autres modèles, fournit jusqu’à 65 kilomètres de puissance supplémentaire. La batterie interne offre 320 Wh, la batterie auxiliaire 160 Wh. La batterie interne de Creo SL peut être chargée en 2 heures et 35 minutes seulement.
Specialized Turbo Creo SL – l’ensemble avec la batterie auxiliaire (Range Extender)
Le Turbo Connect Unit (1) situé sur le tube supérieur vous offre tout le contrôle dont vous avez besoin.
Specialized Turbo Creo SL – Le Turbo Connect Unit
L’application Mission Control offre un moyen intuitif et transparent de gérer les trois modes d’assistance moteur qui peuvent être réglés pour une puissance adaptée à vos besoins. L’application peut gérer automatiquement l’alimentation de la batterie avec Smart Control. Il suffit de lui donner la distance à parcourir ou combien de temps vous souhaitez rouler, et l’application vous indiquera si vous avez la puissance nécessaire au niveau de la batterie pour y parvenir. L’appli peut enregistrer votre trajet, l’envoyer à des applications tierces et dispose même d’un capteur de puissance intégré qui peut envoyer vos données à une unité principale ANT+. Le Creo SL est livré avec la possibilité d’être connecté, mais fonctionne de manière autonome. La connexion à Mission Control est facultative.
Specialized Turbo Creo SL – L’application Mission Control
Une version gravel
Specialized Turbo Creo SL – Le cintre Gravel Adventure évasé et rehaussé
Ce vélo est proposé en plusieurs versions et évidemment celle qui nous a attiré est la version plutôt gravel. Le modèle Turbo Creo SL EVO exploite les performances du vélo à assistance électrique en créant de nouvelles opportunités incroyables pour l’aventure et l’exploration. Cette construction polyvalente comprend des pneus Pathfinder de 38 mm, un cintre Gravel Adventure évasé et rehaussé et une tige de selle télescopique. Toutes ces options vont permettent la réalisation de longues sorties gravel, en mode bikepacking léger car le cadre n’est pas équipé de pods de fixation pour un chargement sérieux.
Specialized Turbo Creo SL – Un groupe monoplateau Shimano Ultegra Di2 et un dérailleur arrière XT et d’une cassette 11-42t
Sur la base du même châssis carbone Fact 11r et la cartouche Future Shock 2.0 ce modèle montage prêt pour l’aventure. Un groupe monoplateau Shimano Ultegra Di2 et un dérailleur arrière XT et d’une cassette 11-42t équipe également le vélo. Le Creo SL EVO possède des des roues à disque Roval C 38 équipées de pneus Pathfinder Pro 2Bliss Ready de 38 mm. Le cintre Specialized Adventure Gear avec une inclinaison de 12 degrés, la potence Future et la selle Power Sport Body Geometry offrent un meilleur contrôle à cet ensemble polyvalent.
Specialized Turbo Creo SL
A noter que le cadre (commun aux différents modèles) permet de recevoir des sections de pneus de 42 mm avec jantes 700C (38 avec garde-boues) et qu’il est compatible avec les roues 650b et les pneus allant jusqu’à 47 mm de section. Les moyeux sont à avant de 12×110 mm et à l’arrière de 12×148 mm.
Les autres modèles
S-works Turbo CREO SL
Specialized Turbo Creo SL
Comme tous les vélos S-Works, le S-Works Turbo Creo SL est l’apogée de la gamme. Le châssis FACT 11r est équipé d’une cartouche Future Shock 2.0 avec amortisseur, d’un groupe mono-plateau Shimano Dura-Ace Di2 avec un dérailleur arrière XTR et une cassette 11-42t pour une large plage de développement. Il possède des roues en carbone Roval CLX 50 Disc et des pneus S-Works Turbo de 28 mm. Il est équipé d’un cintre S-Works Carbon Hover, d’une potence S-Works Future et d’une selle S-Works Power Body Geometry. La batterie auxiliaire (Range Extender) est intégrée.
Turbo CREO SL EXPERT
Specialized Turbo Creo SL
Le Turbo Creo SL Expert est doté du châssis en carbone Fact 11r et de la cartouche Future Shock 2.0. Un groupe mono-plateau Shimano Ultegra Di2 est couplé à un dérailleur arrière XT et une cassette 11- 42t. Les roues sont des Roval en carbone C 38 Disc et les pneus Turbo Pro 28 mm. Il possède une potence Specialized Future Pro, un cintre Expert Hover et une selle Power Sport Body Geometry
S-works Turbo CREO SL FOUNDER’S EDITION
Le Turbo Creo SL Founder’s Edition est conçu sur la base de la version S-Works, mais le poids total descend à 11,9 kg avec des composants légers : un cintre S-Works Shallow, des pneus S-Works Turbo Cotton 28 mm, une cassette 11-40t XTR, et des roulements Ceramic Speed surdimensionnés. Les logos dorés s’associent avec les axes de roues traversants anodisés or, le support GPS, les galets de dérailleurs et une selle S-Works Power Body Geometry rehaussée de reflets dorés. Pour compléter ce vélo exclusif, Spé inclue un kit personnalisé SL Founder’s Edition Specialized. Seulement 250 Turbo Creo SL Founder’s Edition seront produits.
Des prix qui s’envolent
Pour le haut de gamme : 12 499,90 € de 12,2 kg
Le modèle Turbo Creo SL Expert EVO à 13,3 kg : 8 499,90 €
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