Accueil Blog Page 150

T’as changé tes plaquettes ?

5
Plaquette de frein à disque
Plaquette de frein à disque

« T’as changé tes plaquettes ? » Il y a peu de chance d’entendre cette remarque lors de notre sortie dominicale à vélo et pourtant… Le salon Pro Days confirme son ambition de devenir l’événement professionnel français majeur pour le marché du cycle. C’était pour Bike Café l’occasion d’y retrouver quelques exposants qui ont une histoire intéressante. C’est le cas d’Elvedes.

Depuis 1965, cette entreprise équipe, entre autre, la majorité du parc vélo hollandais en patins de freins. À la pointe de la technologie, elle fabrique  aussi des câbles pour la marque américaine de motos Harley Davidson, et bien sûr des plaquettes de frein. Dans son catalogue, c’est sur un poster que sont présentées pas moins de 55 références de plaquettes couvrant 15 marques d’équipementiers de freinage avec plusieurs variantes. Pas facile de s’y retrouver. Notre visite sur le stand nous a donné l’occasion de creuser un peu le sujet.

Plaquette de frein à disque
Le catalogue avec pas moins de 55 références

Le freinage disque a fait ses preuves en VTT. Il a conquis le gravel et le vélo voyage avant de déferler maintenant sur la route. Avec la pratique du gravel, assez proche du cyclo cross, mais différente du VTT, le choix des plaquettes alimente les discussions sur les réseaux sociaux. Nous avons soumis nos questions à Fred d’Elvedes, qui possède une sérieuse expertise dans ce domaine. Pour être complets, nous avons également pris d’autres avis auprès de graveleux confirmés et de vélocistes.

Le freinage sur un vélo

Le freinage d’un vélo consiste tout simplement à dissiper une énergie cinétique sous forme de chaleur. Si la décélération est ressentie, la chaleur dégagée ne se traduit pas uniquement par une diminution de la vitesse, mais aussi par l’usure du système de freinage. Ce qui entraîne le coût du remplacement des patins ou des plaquettes, du disque voire pire de la jante.

L’efficacité du freinage est jugée sur la rapidité d’arrêt en rotation des roues ; on parle de « mordant ». C’est la puissance et la rapidité du pincement lié à l’équipement que l’on va juger. La progressivité de freinage restant une affaire de pilotage : « Vous avez déjà essayé de freiner votre voiture avec le pied gauche ? » nous rappelle Fred. Freinage plus ou moins puissant, sa progressivité doit rester sans surprise à conditions stables.

Le freinage sur disque

Frein à disque
Illustration PDM

Le  freinage sur disque contribue à une meilleure efficacité. Système intégré, le disque remplace la jante de la roue. Côté commande, le levier actionne soit une commande hydraulique, soit mécanique avec câble ou encore hybride câble/hydraulique. Sur nos vélos de gravel équipés de drop bar, le levier est combiné avec la commande de dérailleur, à la différence du VTT. Les plaquettes, logées dans l’étrier suivant la forme imposée par l’équipementier, sont actionnées par le(les) piston(s) : elles coulissent dans l’étrier et viennent serrer par un effet de pince un disque en acier. L’étrier est fixé sur le cadre et le disque sur le moyeu (standard 6 trous ou Center lock).

Le dispositif de freinage sur jante est simple, relativement efficace, léger et économique à fabriquer. Il accuse aujourd’hui quelques limites avec l’évolution des matières et des formes de la jante. Il est désormais concurrencé sur tous ces points par son homologue disques/plaquettes.

C’est quoi une plaquette de frein ?

La plaquette de frein, qui vient remplacer le traditionnel patin, se compose d’une garniture et d’un support métallique. Les plaquettes sont livrées par jeu, avec les ressorts  permettant leur dégagement du disque  hors freinage.

Plaquette de frein à disque
Illustration PDM

Trois grandes familles de garniture constituent l’offre des fabricants. Si ces trois grandes familles ont des qualités propres, en réalité chaque fabricant y va de sa propre  « cuisine »  au gré d’essais et d’expériences. La terminologie reste d’autant plus floue que l’on retrouve sur les catalogues tantôt des termes en anglais tantôt en français.

L’équipementier fournit la première monte de plaquettes. Dans le cas de produits compatibles, le respect des tolérances de forme doit garantir le bon fonctionnement. Attention donc à la provenance de certaines plaquettes « exotiques ».

Résines organiques / Organic/Resin : constituées d’additifs non métalliques  (caoutchouc, fibre de verre, carbone, Kevlar..)

Métalliques / Sintered : constituées de poudres métalliques (aciers, cuivre, …) fortement pressées à chaud avant fusion, process du frittage.

Résine-Metal / Semi metal : résultat d’une association de poudres métalliques et de résines organiques. Lorsque la résine carbone est prédominante elle est baptisée métallique carbone, c’est le cas sur le catalogue d’Elvedes.

On utilise parfois dans la pratique VTT des garnitures différentes entre l’avant et l’arrière  justifiées par des freins différents (diamètre du disque, simple ou doubles pistons) ou par le souhait d’obtenir plus de touché à l’avant et de mordant à l’arrière.

Support

Plaquette de frein à disque
Shimano ventilées – photo Bike Café

Il est soit en acier soit en aluminium. L’aluminium possède les avantages du poids et de la dissipation de chaleur, mais il est moins rigide que l’acier. Shimano a développé des plaquettes ventilées sur lesquelles le support alu porte des ailettes de refroidissement et des disques acier également avec ailettes contribuant à une meilleure dissipation thermique.

Plaquette de frein à disque
Plaquettes ventilées Shimano

Un choix fait de compromis

La plaquette de frein, sans être le maillon faible du dispositif de freinage, reste le premier  élément d’usure, bien avant le disque ou le liquide de frein. Le choix de celles-ci est déterminant dans l’efficacité du freinage quelques soient les conditions. Ce choix reste néanmoins un compromis

Le guide de choix plaquettes de frein Elvedes

Les propositions d’Elvedes en matière de choix, s’établissent en précisant les pratiques appropriées, et suivant trois conditions :

  • conditions humides voir boueuses : plaquettes métalliques.
  • conditions sèches : plaquettes résines organiques.
  • conditions mixtes sèches/humides : plaquettes métal/carbone soit support métal ou aluminium.
  • les pratique route/gravel assez sont proches en terme de freinage pourtant Ils différent du VTT par un moindre fractionnement (on/off) avec des freinages plus longs en descentes pénalisés par un montage de disques plus petits.

Quelques facteurs méritent des précisions

Bike Café
Freiner c’est « enlever » des parties de matière … photo Bike Café

Température de fonctionnement

Chaque type de garniture est prévu de fonctionner entre une température mini et maxi. Une trop forte température va entraîner une destruction plus ou moins rapide pour certaines garnitures, une déformation du disque voire une ébullition du liquide de frein.

Liquide de frein : imposé par le constructeur il peut être minéral ou synthétique (organique). Comme les deux types sont incompatibles, toujours respecter les préconisation du constructeur sous peine  d’endommager les joints et autres composants non métalliques.

Le liquide synthétique supporte une plus forte température que le minéral (DOT 5.1 : 260°). Inconvénients : il est très agressif, se charge facilement d’humidité nécessitant une purge régulière : c’est le choix de SRAM. Le liquide minéral a beaucoup évolué et il est moins contraignant en terme d’équipement mais supporte un peu moins les températures élevées : c’est le choix de Shimano.

Une température trop basse va se traduire par une perte de mordant malgré une pression plus forte avec le levier pour certaines garnitures. La montée en température de la plaquette est d’abord la conséquence du freinage et donc aussi du type de parcours (dénivelé), du style de pilotage, parfois à des conditions extrêmes de météo chaleur ou froid,  pluie,  vent.

La vitesse de déplacement influencera le refroidissement. La garniture résine supportera moins bien une forte température que la garniture métallique.

Usure :

Nous l’avons dit, freiner c’est « enlever » des parties de matière de la garniture mais aussi du disque. Alors que la garniture organique va s’user plus vite en conditions humides en se chargeant de sable et de boue, la garniture métallique durera plus longtemps.

La contrepartie du changement plus fréquent de garniture organique au profit d’une garniture métallique est aussi une affaire de coût. Le surcoût d’un jeu de plaquettes métallique est de 25% par rapport à un jeu de plaquettes organique.

Le remplacement d’un jeu de plaquette est une opération assez simple qui se fait avec un minimum d’expérience. Sur des sorties au long cours il sera prudent de glisser un jeu de plaquettes de rechanges dans le sac pour faire face aux aléas.

Équipement :

Tous les équipements de frein ne se valent pas : suivant le type de commande, la  capacité de refroidissement, d’évacuation de l’eau et de la boue, de la rigidité de l’étrier, de la fixation du disque et au delà de la fourche ou des moyeux, de leurs  axes. Quelque soit sa qualité, il faut aussi s’assurer de l’état du système de freinage global qui pourra entraîner une usure plus rapide, du bruit, une perte d’efficacité. Un contrôle de l’usure des plaquettes et du disque, une vérification de l’alignement de l’étrier, le contrôle du retour du piston, s’imposent régulièrement.

Bruit :

Le serrage des garnitures sur le disque provoque une fréquence sonore plus bruyante avec les plaquettes métalliques. D’autres  facteurs, mauvais alignement disque plaquettes, usure particulière du disque ou des plaquettes, disque trop ajouré, température, présence de gravier ou autres peuvent contribuer à un bruit supplémentaire.

Glaçage :

Le phénomène de glaçage se traduit par une perte d’efficacité totale de freinage. Il est renforcé par un freinage constant. L’une des solutions est a minima un déglaçage à la toile émeri, voire le remplacement des plaquettes. En conditions difficiles cela se produira d’abord avec les plaquettes organiques, cela n’exclue pas le phénomène avec des plaquettes métalliques.

Rodage :

On rappelle dans les instructions de montage les précautions à prendre pour la phase de rodage. Les plaquettes sont livrées pré-rodées. Les précautions à prendre aux premiers tours de roues ne sont qu’une affaire de bon sens même si le risque de contamination lors du montage (présence de gras notamment) n’est pas à négliger.

En résumé pour une pratique gravel ou cyclo-cross

Plaquettes organiques

Les plus :

  • Bon freinage même à froid
  • N’occasionne pas beaucoup d’usure du disque

Les moins :

  • Perte de freinage à forte température
  • Usure rapide

Plaquettes métalliques

Les plus :

  • Garde un bon freinage à haute température
  • Usure lente même en conditions dégradées

Les moins :

  • Freinage moindre à froid
  • Peuvent être bruyantes
  • Occasionne une usure plus rapide du disque

Plaquettes semi-métalliques

Les plus :

  • Garde un bon freinage à une température supérieure aux plaquettes organiques
  • Peuvent être moins bruyantes que les plaquettes métalliques
  • Freinage acceptable à froid

Les moins :

  • Freinage moins efficace à une température plus basse que pour les plaquettes métalliques
  • Légèrement plus bruyantes que les plaquettes organiques

En conclusion

La plupart des vélos de gravel, quelque soit l’équipementier des freins, sont équipés de base en plaquettes organiques.

L’amélioration de dissipation de chaleur tel que celui proposé par Shimano permet de pallier l’un des points faibles de la garniture organique. Concernant l’autre point faible face aux conditions humides, il suffit d’éviter les sorties vélo lorsque les conditions sont dantesques … ou de ne pas freiner dans ces conditions ! …

 

Quiz : êtes vous vraiment Gravel ?

2
Est-ce que c'est gravel
Est-ce que c'est gravel

“J’ai traversé une rivière à vélo, est-ce que c’est gravel ?”
“Mon cyclocross est équipé de pneus de route, est-ce que c’est gravel ?”
“Mon vélo de route est équipé de pneus 32 de section, est-ce que c’est gravel ?”

Voilà le genre d’interrogations que certains d’entre-vous expriment parfois sur les réseaux sociaux. Êtes-vous comme monsieur Jourdain, qui faisait de la prose sans le savoir et vous feriez-vous du gravel sans vous en rendre véritablement compte ? Ou encore, au contraire, vous croyez faire du gravel, alors que : pas du tout, votre sortie à vélo est autant gravel que les pistes cyclables sont conçues pour les scooters ! …

Évidemment pour vous rassurez, vous pouvez commencer par aller surfer sur Wikipédia France pour avoir une idée un peu plus précise de ce qu’est le gravel. La page est ici, si vous êtes anglophones, vous pouvez aussi aller here (vous allez  être déçus), si vous êtes germanophone, c’est hier, et enfin si vous êtes plutôt japonophone, démerdez-vous. Le plus simple est d’aller, comme ses 150 000 lecteurs, sur notre page « Le « Gravel Bike », un vélo conçu pour arpenter de nouvelles routes » pour découvrir ce qu’est le gravel bike.

Devant les nombreux messages privés que reçoit Bike Café concernant cette pratique, il est temps de mettre tout le monde d’accord. Toute la rédac s’est réunie et nous avons bien réfléchi aux critères qui peuvent définir ce qu’est le “Gravel Bike”. Nos brillants cerveaux ont eu alors l’idée de mettre en place ce quiz qui devrait, une bonne fois pour toute, vous permettre enfin de savoir si vous êtes gravel ou pas.

Le test que nous vous proposons est le fruit de plusieurs années d’études et d’analyses et nous pensons, en toute humilité, qu’il est absolument parfait pour vous aider à définir si vous faites partie de la famille des gravel people.

Ce quiz vous prendra 4 peut-être 5 minutes … Peut-être plus pour les Vététistes 😉 Mais on pense qu’il mérite toute votre concentration. Vous pourrez partager le résultat sur les réseaux sociaux si vous n’avez pas honte.

[wp_quiz id=”44841″]

En conclusion, peu importe dans quelle case ranger votre pratique, gravel, VTT, route, un peu de tout cela… Faites-vous plaisir avec de bons copains ou en solitaire. Pour une heure ou 1 mois. Avec du beau matos ou de belles sorties. Continuez à nous lire, à commenter, à nous poser des questions, à vous poser des questions si le coeur vous en dit. Mais la question essentielle reste quand même : le rendez-vous pour aller rouler demain, c’est 8 h 00 ou 8 h 15 ?

Enfin comme nous aimons le dire ici au Bike Café : le vélo est une aventure et nous sommes heureux de la partager avec vous.

Nouveautés gravel, avant d’aller danser le Roc

0
Nouveautés gravel bike
Nouveautés gravel bike

Cette semaine, en feuilletant les annonces de nouveautés nous avons retenu ces produits qui pourraient très bien vous plaire pour pratiquer le gravel. Ce vélo polyvalent, aux frontières encore floues, attire un public de plus en plus large. Les fabricants d’équipements répondent à cette demande croissante. Nous élargissons notre choix avec produits n’ayant pas forcément le label “gravel”, mais qui peuvent tout à fait convenir à notre pratique. Après tout le gravel : c’est du vélo …

Nous profiterons du Roc d’Azur prochainement pour tester des produits et vous en faire un inventaire plus détaillé.

matos-unTitici Flexy

La marque italienne d’Asola nous propose ce gravel FLEXY aux lignes particulièrement épurées. Le mot « Flexy » laisse imaginer le flex de ce cadre, avec son tube horizontal en forme de lame. Cette marque italienne, créée au début des années 60, possède une solide expérience dans le monde du MTB. Elle a été une des premières à se lancer dans le 29 pouces en 2007. Elle innove encore en 2017, en imaginant ce concept FLEXY basé sur un cadre équipé du PAT (Plate Absorber Technology) : un brevet exclusif permettant d’associer performance et confort.

Ce vélo va nous permettre d’aller n’importe où, sans avoir à se soucier des conditions de route qui vous attendent tout au long de votre sortie. Ce ne sera plus un problème de passer d’une route lisse à un chemin accidenté.

Velo Titici Flexy Gravel
Photo Titici

Nous en saurons plus dans quelques jours sur le Roc d’Azur en faisant l’essai de ce vélo.

  • Matériel : Fibre de carbone
  • Assemblage : PBW
  • Essieu : 12 x 142 mm
  • Tube de siège : Ø 27,2 mm
  • Pédalier : BSA
  • Transmission : Sram Force
  • Câbles : Interne
  • Taille : XS, S, M, L, XL, XXL ou sur-mesure
  • Coloris : sur-mesure

Prix selon la configuration et le choix du sur-mesure.

Infos sur le site

matos-deuxChaussures AllRoad / gravel Pro Mavic

La tige de cette chaussure est ultra-légère. Elle est dotée de la technologie brevetée Matryx® renforcée en Kevlar® très résistante à l’abrasion et qui apporte l’efficacité dans le pédalage en restant confortable. La semelle intérieure Ortholite complète ce confort longue durée.

Chaussures AllRoad Pro Mavic
Photo Mavic AllRoad

Le système Autolocker permet un réglage indépendant entre le haut et le bas des lacets. Un élastique plaque les lacets pour éviter qu’ils aillent se coincer dans la chaîne. La semelle Energy Carbon Comp Allroad garantit une interface pied/pédale parfaite avec une semelle en caoutchouc au profil surbaissé.

La semelle en caoutchouc apporte une accroche antidérapante pour plus de fonctionnalité lorsque vous posez le pied à terre. Les fibres réfléchissantes de la tige dotée de la technologie Matryx® améliorent la visibilité dans les conditions de faible luminosité. Enclenchement et déclenchement faciles, 100 % compatible avec toutes les cales SPD.
Indice de transfert d’énergie : 80

Prix : 250 €

Infos sur le site

matos-troisMaillot AllRoad Thermo

La coupe de ce maillot est particulièrement ergonomique avec son col fermé par un bouton-pression qui enveloppe confortablement votre cou pendant les longues sorties. La forme anatomique et ses manches raglan, la coupe droite apporte une totale liberté de mouvement et évite le volume superflu.

Mavic AllRoad Gravel
Photo Mavic AllRoad -Jérémie-Reuiller

La laine mérinos active, régule la température corporelle et sèche naturellement très vite. Elle dégage une sensation de douce chaleur.

Il est équipé d’une poche poitrine avec fermeture étanche, pratique pour y mettre son téléphone,  et une poche arrière.

Prix : 190 €

Infos sur le site 

Corsaire Ozio

Le corsaire est en gravel notre cuissard préféré. Parfait pour l’inter-saison il nous protège également les genoux lorsqu’il fait un peu froid sur les pistes. Les cuissards Ozio sont réputés pour leur rapport qualité / prix, ce corsaire est dans la même lignée.

Cuissard corsaire Ozio
Photo Ozio

Idéal pour le printemps et l’automne, il est fabriqué avec un lycra compressif, doublé avec une laine polaire pour apporter plus de chaleur. La peau de chamois haut de gamme, prévue pour des sorties pouvant aller jusqu’à 6 heures, est issue du fabricant italien Dolomiti. Sa mousse haute densité offre un confort exceptionnel et ses micro perforations permettent au tissu de respirer.

Ce cuissard 3/4, à la coupe ergonomique, possède des coutures surpiquées à l’extérieur et des coutures plates à l’intérieur afin d’éviter les frottements intempestifs.

Les bretelles sont très souples et très confortables car suffisamment larges. Un élastique avec inserts silicone au bas du corsaire permet de garder celui-ci bien positionné sur le mollet, même avec une fréquence de pédalage élevée. Pour plus de sécurité, une bande de tissu réfléchissant est positionné à l’arrière des cuisses, et le logo Ozio est lui aussi réfléchissant.

Prix : 129 €

Infos sur le site

matos-cinqRapha Brevet un classique qui se renouvelle

Inspiré par le credo « Voyager léger pour aller plus loin » de la collection Brevet, le Brevet Long Sleeve Windblock Jersey ultra-polyvalent de Rapha allie les performances illimitées d’un maillot en laine mérinos à l’effet coupe-vent d’un gilet.

Ce maillot Brevet est un classique chez Rapha qui le renouvelle et l’améliore sans cesse. Je lui trouve un look très gravel dans sa version mono couleur en vert olive foncé. Avec sa technicité, ses nombreuse poches et sa faculté de séchage rapide, ce maillot pourra vous accompagner sur de longues aventures.

Rapha Brevet
Photo Rapha

À partir du tissu composant le Rapha Brevet Gilet, des panneaux chauds et isolants ont été cousus pour couvrir l’avant du maillot et les manches. Grâce à cette couche supplémentaire, vous n’avez plus à vous encombrer d’un maillot de corps ou d’un coupe-vent.

Arborant des bandes Brevet réfléchissantes haute-visibilité à l’avant et dans le dos, ce maillot est d’une polyvalence à toute épreuve. Ses cinq poches offrent une capacité de rangement idéale pour emporter tout ce dont vous avez besoin pour la journée. Lavé, le Brevet Long Sleeve Windblock Jersey sèche en une nuit pour être porté à nouveau le lendemain. Vous ne pouviez rêver meilleur compagnon pour vos aventures sur plusieurs jours.

Prix : 175 €

Infos sur le site 

Histoires de gravier : jusqu’au bout de la piste avec les Terrene Honali Light 700 X 40c

14
photo Anne Fontanesi

Photo d’en-tête : Anne Fontanesi

Présenté comme un pneu ultra polyvalent, dédié aux voyages à vélos et à une pratique urbaine, le Terrene Honali est disponible dans une version “Light”, pour une utilisation plus sportive et plus gravel grâce à un poids inférieur et des flancs plus souples. Réputé pour ses qualités de roulage exceptionnelles, et son incroyable rendement sur asphalte et sols lisses, nous avons poussé ce pneumatique à ses limites, en le testant sur des parcours et des terrains extrêmement variés, parfois très engagés…. Après plusieurs semaines de test sur plus de 1200 km et 16000 mètres de D+, nous avons pu nous faire une idée assez précise de jusqu’où et comment ces pneus pouvaient nous mener.

Le test de ce pneu nous a conduit - entre autres lieux - jusqu'au Cirque de Navacelles - photo Dan de Rosilles
Ce pneu nous a conduit – entre autres lieux – jusqu’au Cirque de Navacelles – photo Dan de Rosilles

Un pneu bien dans sa peau

Ces pneus sont disponibles en exclusivité chez Boost Cycles, un site qui propose à la vente des produits mûrement choisis et triés sur le volet.
Au déballage, je découvre un pneu léger, bien dessiné, la gomme a des reflets froids, un peu bleutés. Il inspire confiance mais paraît étonnamment fin : contrairement à son frangin “Tough” qui affiche une carcasse de 60 tpi (Threads Per Inch), cet Honali “Light” est construit sur une armature de 120 tpi, ce qui signifie que ce sont des fils plus ténus (puisqu’il y en a deux fois plus par pouce) qui constituent son squelette. On aura donc affaire à un pneu sans doute moins robuste, mais plus léger et surtout plus souple, une garantie de confort en gravel bike.

Le pneu est léger, bien dessiné, il inspire confiance - photo Dan de Rosilles
Le pneu est léger, bien dessiné, il inspire confiance – photo Dan de Rosilles

Au niveau de son prix, de son poids et de sa section, le pneu se positionne a priori dans la gamme du Allroad de chez Mavic. Toutefois, son profil moins creusé semble indiquer un pneu plutôt orienté vers les sols secs et la recherche de rendement. Là où Mavic joue la carte de la polyvalence avec un Allroad “à tout faire”, Terrene proposerait un pneu plus spécialisé, laissant le soin à son modèle Elwood d’aller rouler les terrains gras. Tout cela restant à vérifier sur les chemins bien entendu.

En terme de prix, de poids et de section, le Terrene Honali se positionne a priori dans la gamme du Allroad de chez Mavic – photo Dan de Rosilles

Un montage en toute sérénité

Je n’ai pas encore une très grande expérience du montage en tubeless, jugez plutôt : il s’agit seulement de mon deuxième montage sans aucune aide extérieure … je suis donc le cobaye idéal pour savoir si ce pneu est facile à monter. Pour cette réalisation, j’ai choisi, sur les conseils de Sébastien de Boost Cycles, le liquide préventif CEC 1REV et les valves tubeless de la même marque.

Les valves CEC présentent deux caractéristiques intéressantes par rapport aux valves classiques : le joint torique est beaucoup plus imposant que celui des valves courantes, son embase n’est pas rectangulaire mais ronde, ce qui permet de la positionner sans solliciter l’adhésif d’étanchéité dans le creux de la jante. Une astucieuse empreinte de clé Allen permet ensuite de maintenir cette embase ronde en place au fond de la jante pendant qu’on serre le joint torique à l’extérieur.

À gauche une valve classique, avec son embase rectangulaire. À droite, une valve CEC avec son embase ronde et son imposant joint torique – photo Dan de Rosilles

On sait à quel point la qualité de la valve et la minutie de son installation sont prépondérants pour obtenir une bonne étanchéité du pneu tubeless ; manifestement, les principes qui ont prévalu à la conception de cette valve vont dans le bon sens.

Une astucieuse empreinte hexagonale de 4mm permet de positionner et maintenir parfaitement la valve dans le creux de la jante pendant le serrage – photo Dan de Rosilles

Pour ce qui est du liquide préventif CEC 1REV, je constate que le tube applicateur qui permet de verser le préventif dans la valve se bouche… le liquide est trop efficace, je suis obligé de dévisser le bouchon et d’utiliser une seringue de diamètre très supérieur pour introduire le produit dans la valve !

Ce liquide est censé boucher instantanément les perforations jusqu’à 6 mm. Ça doit être vrai, il est vraiment efficace, puisque j’ai dû dévisser le bouchon pour l’utiliser car il obstrue même son embout en plastique – photo Dan de Rosilles

Une petite curiosité, il n’y a qu’à Bike Café qu’on prend de tels risques pour vous révéler d’importants secrets : suite à cette mésaventure, quelques gouttes de préventif sont tombées sur le sol de ma terrasse, une horde de minuscules fourmis se précipitent pour venir flairer ce produit, s’y intéressent un moment, puis s’en écartent. Curieux, je goûte au bout de la langue, il n’y a pas de doute : non seulement, comme indiqué sur la fiche technique, le produit ne contient pas d’ammoniaque, mais en plus il a un goût légèrement sucré. Puisqu’on vous le dit !

les fourmis s’intéressent de près à l’édulcorant sucré contenu dans le liquide préventif CEC 1REV

Malheureusement pour le lecteur, mais heureusement pour le cycliste, pas de suspense à ce stade de l’article. Le pneu se monte aussi facilement qu’un cheval à bascule ; il claque à la seule force de mes petits bras et d’une pompe à pied. Que demander de plus ? Quelques mouvements de “tourné-boulé” pour bien répartir le préventif sur les parois du pneu et de la jante, et me voilà fin prêt pour les premiers tours de roue.

Le pneu se monte aussi facilement qu’un cheval à bascule et claque à la seule impulsion d’une pompe à pied – photo Dan de Rosilles

Les pneus de section 40 passent tout juste à l’arrière de mon Sunn Cycloss dessiné en 1996 par Max Commencal et lui donnent un délicieux look de monster cross dernier cri. Malgré le faible espacement entre le pneu et le tube vertical (5 mm environ), en plus de 1000 km de test je n’ai pas eu de soucis de bourrage ou d’encombrement à cet endroit. Et si nous allions faire un tour ?

Les pneus de section 40 passent tout juste à l’arrière de mon Sunn Cycloss de 1996 et lui donnent un look de monster cross dernier cri – photo Dan de Rosilles

Vacances de gravier, épisode 1 : Arles, Mont Aigoual, Sète, Arles

Pour commencer, cgrgeons le vélo pour un trip de 500 km - photo Dan de Rosilles
Pour commencer, chargeons le vélo pour un trip de 500 km – photo Dan de Rosilles

C’est décidé, en ce mois d’août nous partons avec Anne 5 jours en vacances en bike packing sur les pistes. Une première expérience de raid sur plusieurs jours en Ardèche avec le vélo chargé au mois de mai dernier m’a permis d’affiner le choix du matériel à embarquer et de valider l’harnachement des vélos. Nous nous lançons cette fois-ci sur un parcours plus long, plus engagé, plus montagneux, une boucle de presque 500 km et 6000m de D+ qui, au départ d’Arles, nous verra traverser le Gard via Nîmes, Claret et Saint Hippolyte du Fort jusqu’au sommet du Mont Aigoual, plonger dans l’Hérault en traversant les grands causses via le cirque de Navacelles, contourner l’étang de Thau via Marseillan et Sète, pour rentrer à la maison en longeant le canal du Rhône à Sète et en traversant la Petite Camargue via Aigues Mortes.

La carte de nos vacances de gravier début août 2018 - illustration Dan de Rosilles
La carte de nos vacances de gravier mi-août 2018 – illustration Dan de Rosilles

Ça peut paraître risqué de partir ainsi avec un pneu à peine monté, mais je tente le coup. Un petit ride la veille du départ sur quelques kilomètres de digues autour de la maison avec le vélo à 23 kg n’a révélé aucune faille de comportement, le lendemain matin la pression d’air n’a pas bougé : je me lance. Le début du parcours, sur une “dirt road” bien granuleuse, révèle déjà le très bon pouvoir de traction de ce pneu. Cette impression ne disparaîtra pas tout au long du test, aussi bien sur des montées sur asphalte que dans les chemins à fin gravillon, le pneu rend très bien.

Une “dirt road” bien granuleuse, révèle déjà le très bon pouvoir de traction de ce pneu – photo Dan de Rosilles

Le comportement du pneu sur la suite du parcours n’est qu’une succession de bonnes surprises. Le vélo avale sans broncher les chemins blancs dans la garrigue entre Nîmes et Claret, sur les hauteurs de Solorgues, autour de l’oppidum de Nages les “clapas” (cailloux calcaires plats et anguleux) claquent comme des coups de fusil et laissent bien des traces blanches sur les flancs des pneus, mais sans dommage pour ceux-ci. Malgré la charge du vélo, qui devrait plutôt être supportée par un pneu de type touring (le Terrene “Tough” en l’occurrence), cette version “Light”, bien que sur-sollicitée, ne fait montre d’aucune défaillance.

Des traces blanches sur les flancs, laissées par les clapas dans la garrigue - photo Dan de Rosilles
Des traces blanches sur les flancs, laissées par les clapas dans la garrigue – photo Dan de Rosilles

Sur les rudes pentes de l’Aigoual, c’est au tour du granit et du schiste d’éprouver pneumatiques et pilote. Lorsque la pente est trop longue et trop raide et qu’il faut pousser le vélo pendant parfois plusieurs heures, on ressent une certaine solitude : les “marches” de schiste anguleuses ne permettent pas de rouler, il faut parfois porter le vélo sur les sentiers de crête pour avancer sur un parcours infernal, tracé quelques jours plus tôt confortablement installé dans le canapé à la maison… La peine est telle que je n’ai même pas la présence d’esprit de photographier cette partie du voyage. Là encore, les pneus ne bronchent pas malgré des sollicitations assez extrêmes. Arrivés sur les points culminants, les panoramas sublimes qui s’offrent à nous gomment la fatigue et récompensent l’effort.  Quand la pente s’adoucit, on peut de nouveau pédaler sur des pistes DFCI (Défense des Forêts Contre l’Incendie), le pneu gonflé à la bonne pression encaisse bien les chocs et permet au vélo de garder sa ligne, aussi bien en montée qu’en descente.

Malgré la rudesse des pentes de l’Aigoual, la vue depuis les sommets gomme la fatigue et récompense l’effort – photo Anne Fontanesi

L’Aigoual avalé, nous passons au plat suivant. Sur le causse de Blandas et celui du Larzac, les chemins sont plus roulants, la gravette est fine et régulière, mais l’enchaînement des kilomètres valide le bon rendement des Honali et leur confort. Plus de dix heures en selle sans interruption ne seront pas venues à bout de ma patience ni de celle de mes fesses…

Sur le causse la gravette est fine et régulière, j’enchaîne plus de dix heures en selle sans la moindre fatigue – photo Dan de Rosilles

Heureusement, la rupture du Cirque de Navacelles se passe sur de l’asphalte, je ne suis pas sûr qu’avec la chaleur torride en milieu de journée, les forts pourcentages rencontrés ici auraient été autant appréciés sur un chemin pierreux. Dans les lacets de la montée, les pneus font preuve une fois de plus d’une excellente traction.

Dans les forts pourcentages de la montée des gorges de la Vis vers Saint Maurice-Navacelles les pneus font preuve d’une excellente traction – photo Anne Fontanesi

La suite du parcours enchaîne les paysages de vignes vallonnées, jusqu’au bord de l’étang de Thau, où un paysage lacustre et des odeurs marines succèdent à celle des pinèdes. Décidément, jusqu’alors rien n’entrave l’adhérence et le rendement des Terrene Honali. Il aura fallu attendre le dernier jour et les longues lignes droites du canal de Rhône à Sète, coincé entre marais et bord de mer, pour rencontrer ses premières limites.

Au bord de l’Étang de Thau les odeurs salines succèdent à celle des pinèdes – photo Dan de Rosilles

C’est ici, en passant les quelques flaques boueuses épargnées par un été torride au bord du canal que le pneu révèle ses faiblesses : la boue salée et visqueuse encrasse durablement la bande de roulement et les flancs de l’Honali, et le pilotage se révèle hasardeux, bien que les flaques de boue ne soient guère profondes ou étendues. Mais le problème ne perdure pas, puisque aux flaques succèdent de longues portions gravillonnées et bien sèches. La boue se décolle, le pneu reprend son aspect habituel et retrouve ses qualités.

La boue salée et gluante du bord du canal ne plait pas du tout au Terrene honali - photo Dan de Rosilles
La boue salée et gluante du bord du canal ne plait pas du tout au Terrene honali – photo Dan de Rosilles

Après cinq jours en bike packing je peux déjà tirer des conclusions sur le Terrene Honali : le pneu a répondu à ce qu’on attendait de lui, sur terrain plat ou très pentu, sur le calcaire, le schiste et le granit, sur des monotraces, des pistes très roulantes ou sur route, j’ai complètement oublié son existence, pour me consacrer pleinement au plaisir du pilotage, à la contemplation du paysage aux odeurs et aux lumières rencontrées tout au long de ce périple. Un seul regonflage (à mi-parcours) sur 5 jours confirme également la bonne tenue de la pression, à laquelle ont contribué sans doute les valves et le préventif CEC. Cinq cent kilomètres … comme sur des roulettes.

Et si on allait un peu plus loin ?

Le parc naturel de la Garrotxa regorge de pistes forestières humides et fraîches – photo Dan de Rosilles

La suite du mois d’août nous offre une opportunité supplémentaire pour continuer le test du Terrene Honali. Le parc naturel de la Garrotxa au cœur de la catalogne espagnole regorge de pistes forestières humides et fraîches, où, sur un sol à dominante basaltique, les scories sableuses vont constituer un nouveau terrain de jeu pour mon Sunn Cycloss chaussé des Honali. Allons donc rouler autour des volcans, pour voir.

Je me lance sur les pistes sableuses, les sensations sont nouvelles mais le pneu tient la route – photo Dan de Rosilles

Je découvre ici un formidable terrain de jeu, un maillage dense de pistes forestières qui s’entrecroisent et qui me permettent de rouler léger et vite, un peu en mode cyclocross. C’est donc une nouvelle façon de rouler avec l’Honali, sans charge je peux aussi baisser la pression des pneus et le tester sur des couches de feuilles mortes, des branches sèches, des pavés de basaltes en calades, du sable mou, de la terre fraîche ou même mouillée par endroit grâce aux sources affleurantes.

Sur les pistes forestières ombragées feuilles mortes, petites branches et sol meuble ne freinent pas les Terrene Honali – photo Anne Fontanesi

Là encore je me régale, je n’arrive pas à prendre ce pneu en défaut. Tant que les surfaces roulées ne se déposent pas sur le pneu, tant qu’il ne “bourre” pas, impossible de lui faire perdre son adhérence et sa vitesse.

Tant qu’il ne “bourre” pas, impossible de prendre ce pneu en défaut – photo Anne Fontanesi

C’est à la sortie d’un pré d’herbe verte et tendre, en virant pour reprendre la route, que le ciel me tombe sur la tête : soudain le pneu avant s’effondre, l’air fuse dans un bruit désolant de feu de Bengale. Un OLNI (Objet Lacérant Non Identifié) a ouvert le flanc du pneu sur un bon centimètre… j’ai beau chercher longuement l’objet coupable de cet abominable forfait, je ne le trouve pas. Est-ce que l’Honali “Tough”, avec sa carcasse en 60 tpi, aurait mieux résisté à cette agression ? Sans doute, peut-être, je n’en sais rien. Tout ce que je peux dire c’est que depuis le début du test, un nombre incalculable de pierres plus ou moins tranchantes ont tapé dans les flancs des pneus sans la moindre anicroche.

Pas moyen de retrouver l’OLNI (Objet Lacérant Non Identifié) qui a ouvert le pneu sur près d’un centimètre – photo Dan de Rosilles

Me voilà donc obligé d’user d’expédients. Après avoir vérifié du doigt qu’il n’y a pas d’épines fichées dans le pneu (étonnamment après les 500 km dans l’Aigoual il n’y en a aucune !), j’installe une chambre à air et un patch (de ceux que je découpe à l’avance dans des vieux pneus) que j’ai toujours sur moi.

Un de ces patches que je découpe dans des pneus usagés et que j’ai toujours sur moi – photo Dan de Rosilles

La réparation a l’air de tenir la route, le flanc du pneu a presque retrouvé son état d’origine. Je peux reprendre le cours normal de mes activités sur ces belles pistes ombragées. Bien sûr, le pneu avant est plus gonflé et un peu plus lourd avec une chambre à air qu’en tubeless, mais l’objectif est de pouvoir continuer à rouler jusqu’à la fin du séjour, il sera toujours temps de prendre une décision de retour à Arles.

Avec une chambre à air et un patch sous la coupure, le pneu tient la route et je peux continuer à rouler normalement – photo dan de Rosilles

Quand le test est fini, le test continue

Une centaine de kilomètres après avoir réparé le pneu, la zone patchée a une légère tendance à l’embonpoint – photo Dan de Rosilles

Le dilemme est le suivant : Ce navrant accident sonne-t-il la fin du test, ou dois-je continuer ? Bien sûr, avec une chambre à air, plus lourd, plus dur, le pneu avant a beaucoup perdu de son répondant et de son confort. Mais j’ai maintenant assez de vécu avec ces pneus pour pouvoir parler de leur rendement, de leur adhérence, de leur comportement sur des surfaces très variées et dans des conditions d’utilisation plutôt engagées. Il y a un volet du test que je peux continuer :  c’est celui de l’usure. Je décide de changer le pneu avant, car après une centaine de kilomètres supplémentaires, la zone patchée a tendance à prendre de l’embonpoint, mais je continue à tester la résistance du pneu arrière, l’objectif étant de l’amener bien au delà des 1200 km. Pour l’instant, l’état de fraîcheur de sa bande de roulement est tout à fait remarquable …

Au vu de ce qu’elle a subit dans l’Aigoual et en Catalogne, la bande de roulement du pneu arrière après 1200 km est dans un état de fraîcheur tout à fait remarquable – photo Dan de Rosilles

Ça tombe bien, d’importantes échéance m’attendent à l’occasion de l’Oktober Double Shot d’Arles Gravel : les graviers du Ventoux et ARL-MRS #2. Ces deux événements qui lancent la saison de gravel hivernal du club arlésien seront parfaits pour continuer d’éprouver l’endurance du Terrene Honali Light. Il ne s’agit pas de s’arrêter en si bon chemin, le test continue !

Il ne s’agit pas de s’arrêter en si bon chemin, le test continue ! – photo Dan de Rosilles

Pneus Terrene Honali 49 € en exclusivité chez Boost Cycles
Version Tough ou Light, 700 X 40c ou 700 X 50c

Valves Tubeless CEC 18 €

Liquide préventif CEC 1Rev 6 €

 

 

Des rayons en polyéthylène pour rouler textile

1
Roues CEC rayons Dyneema
Roues CEC rayons Dyneema

photo d’en-tête : Philippe Aillaud

Si on m’avait dit qu’un jour je roulerais sur des roues équipées de rayons textiles, j’aurais sans doute jeté un coup d’oeil sur le calendrier pour vérifier si l’on n’était pas le 1er avril. Ces roues, dont le cercle en carbone est bizarrement reliées à leurs moyeux par des “ficelles” blanches, sont étonnantes. Les rayons en polyéthylène qui les équipent ont joué les vedettes sur l’Eurobike 2018. La marque CEC components de Pierre Arnaud Le Magnan présentait des roues 29er et 650b équipées de ces fameux rayons qui pèsent deux fois moins que des rayons acier haut de gamme. Fort opportunément nous avons pu obtenir le prêt de ces petites merveilles de légèreté (1,090 kg la paire en 650b) pour les tester sur une monte en 650b avec les excellents pneus Terrene Elwood en 47, distribué par Boost Cycles.

Montage AJP Cycles
Le montage par AJP Cycles Aix-en-Provence – photo Bike Café

Pour planer sur les sentiers

Ces rayons tirent parti des qualités du polyéthylène à masse moléculaire très élevée : ils sont flexibles, résistants, insensibles aux UV aux effets de l’humidité et aux chocs. Chaque rayon pèse environ 2,2 g ce qui représente un sérieux gain par rapport aux rayons classiques.

Roues CEC rayons Dyneema
Planer sur les sentiers – photo Bike Café

La parenté entre ces rayons et les cordelettes de suspente des ailes volantes permettrait-elle aux cyclistes de planer au dessus des cailloux comme les pilotes qui flottent dans les airs ? Pas sûr, mais c’est bien l’enjeu de ces roues, car en plus de la légèreté apportée par les rayons textiles, elles offrent un amortissement des vibrations générés par le terrain sur lequel on roule. La filtration sera meilleure, pour un ride plus confortable. Cela aura pour effet de réduire la fatigue musculaire du cycliste, pour lui permettre de rouler plus vite et plus longtemps. Le confort, sur une certaine durée et sur un terrain difficile, est un élément de la performance.

CEC Components rayons polyéthylène
Ces roues, équipées de rayons textiles, permettraient-elle au cycliste de planer au dessus des cailloux ? … photo Bike Café

Les rayons textiles sont moins sensibles aux déformations liées aux chocs que l’acier, ce qui diminue le risque de voile de la roue. Ils peuvent être montés sur des moyeux standards du marché, jauge de rayon de 14 ( filetage 2,0 mm ), diamètre central 1.8 mm. Ils bénéficient d’une enduction spécifique pour réduire les effets de la friction et peuvent être ajustés en tension de la même manière que des rayons standards. Ils résistent aux UV, à l’humidité et à l’abrasion.

CEC Components rayons polyéthylène
Piste sèche Ventabren – photo Bike Café

Pour l’anecdote, le cycliste et vélociste Fred Paulet (Cévènavélo) a dépanné cette année un cycliste de passage dans sa boutique qui était en galère avec un rayon cassé. Il a dévoilé sa roue en tendant sur celle-ci un bout de suspente de parachute car il n’avait pas sous la main le rayon de la bonne dimension. Le cycliste voyageur a pu repartir et il a roulé plusieurs centaines de kilomètres ainsi avec son rayon de dépannage. Le textile ça marche …

Les roues reçues

Roues CEC rayons Dyneema
Les roues reçues avant montage. Ruban fond de jante, le nouveau préventif CEC, les pneus Terrene Elwood et les valves – photo Bike Café

L’essai

L’essai s’est déroulé fin août (conditions très chaudes) et en septembre principalement sur des pistes et des petites routes de Provence. Les roues ont été montées en tubeless par AJP Aix en Provence. Les pneus Elwood s’installent sans difficulté. Les roues ont été équipées de disques flottants Zeno et d’une roue libre Sram 11 – 42. Elles ont été montées sur mon Caminade perso, cadre acier, équipé en Sram Force, plateau de 38.

CEC Components rayons polyéthylène
Un matin sur la Sainte Victoire – photo Bike Café

J’effectue sur route les premiers réglages, avec quelque part un soupçon de méfiance : je n’avais jamais imaginé rouler “textile” un jour. Du coup, je ne vais pas pouvoir aller rouler sur une plage de nudistes, je vais me faire jeter : je suis textile ! …

Roues CEC rayons Dyneema
C’est particulièrement dans les montées que l’on apprécie la motricité de ces roues – Photo Philippe Aillaud

La première sortie a été une totale surprise en matière de confort. Roues et pneus constituent un mariage parfait. Avec une pression 1,5 bar les roues avalent les pentes et collent au revêtement granuleux en assurant une parfaite traction. Je ne vous parle pas du confort … Philippe, un ami VTTiste qui a roulé sur mon vélo m’a dit “Un véritable pullmann …“. Je sortais pour ma part du test des excellentes Mavic AllRoad 650b chaussées des WTB Byway qui m’avaient déjà impressionnées, mais là c’est le summum : du vrai grand confort.

Les roues offrent un bon rendement également sur la route. Les pneus Terrene ne sont pas les plus véloces sur le bitume mais je les trouve relativement silencieux et suffisamment efficaces. La légèreté de l’ensemble roues / pneus, contribue à ce bon comportement. En descente : c’est le rêve, je m’amuse à affronter les racines et les pierres : j’ai presque l’impression de rouler sur un vélo suspendu. Depuis un moment je suis convaincu que le format 650 est pour moi le meilleur sur mes terrains pierreux. Étant un piètre pilote, sans aucun passé de VTTiste, je trouve que cette monte, trapue et rebondie, corrige mes erreurs et m’offre un gain de sécurité. Attention, il ne faut pas généraliser ce jugement et renier le 700 monté en 38 – 40, mais ici dans le sud, sur nos DFCI rugueuses avec des relances permanentes, ce format de roue est un réel avantage.

Roues CEC rayons Dyneema
Une sortie en bikepacking – Photo Bike Café

Une sortie en bikepacking : j’ai chargé le vélo avec les sacoches de Zéfal et j’ai fait une sortie ainsi chargé. Ces roues sont faites aussi pour le voyages : très bonne filtration bonne souplesse et très bon rendement. J’ai juste constaté un peu moins de rigidité latérale lorsque que je pousse un braquet en danseuse (ce qui n’est pas fréquent pour moi). Mais là encore attention à la finesse du réglage de la pression en tubeless : c’est un élément très important. Sur terrain lisse ou route il convient de remettre le l’air dans les pneus.

Le bilan …

Un must … pour lequel il faudra malheureusement débourser 2200 € la paire … Le prix est le principal défaut de ces roues exceptionnelles. Les prix baisseront peut-être lorsque la diffusion sera plus large. Pour l’instant le produit cible une élite cycliste, avec des objectifs à la hauteur de l’investissement.

CEC Components rayons polyéthylène
Des noeuds pour tenir les rayons sur le moyeu – photo Bike Café

On peut tiquer sur le côté visuel des rayons blancs. On peut également regarder bizarrement les noeuds, qui maintiennent les rayons sur le moyeu. Tous ces détails cosmétiques, passent pour moi en arrière-plan, par rapport à l’énorme gain de confort apporté par cette monte très originale.

Caractéristiques : les ficelles du métier

  • Nom : W24SLD version spéciale de la fameuse W24 de CEC Components
  • Dimension : 650B
  • Jante : #24SL Gravel
  • Nombre de rayons : 28 ou 32 (roues testées en 28 à l’arrière 32 à l’avant)
  • Autorisées par l’UCI

Rayons Textile :

  • Poids d’un rayon = 2.2 g contre 4.7 g pour un rayon profilé haut de gamme du marche ( type CXray ), soit environ 50% de gain.
  • Résistance à la traction supérieure à l’acier (> à 300 Kg).

Galerie d’images

Infos et contact sur le site de Carbon Endurance Components (CEC)

Construire – réparer son vélo

0
Construire réparer son vélo
Construire réparer son vélo
Construire réparer son vélo

J’aime les livres. Cela peut paraître un peu décalé dans notre monde numérique actuel, surtout  lorsque le contenu propose de réparer ou de monter à la carte son propre vélo.

Alors que les “tutos” foisonnent sur le net ( Bike Café n’a pas échappé à la tentation ) le pari de publier un livre sur comment construire et réparer son vélo, semble osé. Le livre garde un avantage face à la tablette numérique : il peut rester en permanence disponible sur la table basse du salon. On peut préférer le feuilleter au fur et à mesure de l’évolution d’un projet pour répondre à toutes les questions, plutôt que d’allumer un écran.

Sans jeu de mot, le sujet de ce livre est parfaitement cadré. Il s’agit de redonner vie à un vélo, qui mérite mieux que la déchèterie, pour en faire un objet utile et personnalisé. Après cette renaissance, ce sera l’occasion d’aller prendre l’air un bel après-midi de printemps, de chercher son pain chez le boulanger ou encore d’aller travailler avec. La lecture de ce livre nous entraîne à comprendre la base de la  mécanique vélo, sa mise en pratique avec pour résultat un objet parfaitement fonctionnel. Le contenu n’abordera pas les mécaniques complexes des vélos actuels. Pas de freins hydrauliques, ni de suspensions, … on y défend même la simplicité du mono-vitesse.

L’auteure, Jenni Gwiazdowski est californienne. Elle a roulé sa bosse avant de venir s’installer à Londres où elle a ouvert son propre atelier participatif. Ses références sont solides, pour exemple l’incontournable Sheldon Brown est cité dans l’ouvrage.

Construire réparer son vélo
Pourquoi fabriquer un vélo ?

Il y a du vécu dans ce livre. Il permet de garder l’équilibre entre la théorie et la pratique. On passe en revue le  “vocabulaire du vélo”. La liste de l’outillage essentiel au chapitre  “outils et matériels” est pesée.  Le suivant “choix du cadre” permet d’éviter les grosses erreurs. La partie “démonter le vélo” est suffisamment imagée pour arriver au bout sans grosse difficulté. On ne vous cache pas que parfois l’aide d’un mécano vélo confirmé est nécessaire avant que l’irréparable ne se produise.

Construire réparer son vélo
Les outils

Jenni informe le lecteur : “À première vue, un vélo peut sembler simple, mais comme beaucoup de choses simples : c’est compliqué“. C’est un chapitre qui pourrai être l’objet à lui seul d’un livre. Difficile de traiter le sujet surtout lorsque l’on passe d’un vélo multi-vitesses à un mono-vitesse. Les nombreux paramètres, ligne de chaîne, boîtier de pédalier, pédalier, … sont trop nombreux pour passer en revue toutes les situations.

Jenni en créant son atelier participatif l’a bien compris. Cela ne doit pas freiner les enthousiasmes, mais nécessite d’anticiper. C’est d’autres aspects rappelés par Jenni : acheter ses pièces en jouant la proximité, participer au renouveau d’une activité locale en déclin, bénéficier du conseil au bon moment, du prêt d’un outillage spécifique, rencontrer d’autres passionnés.

Le chapitre  “Réassembler le tout” sera une  vraie partie de plaisir après toutes ces difficultés. On poursuit avec  “Les accessoires” qui va vous guider et vous aider à trouver l’accessoire idéal pour votre usage. “Entretien de base”, est le dernier chapitre en rappel de ce qui ne faut pas oublier de faire sur votre vélo pour éviter les déconvenues au roulage.

J’ai bien aimé ce livre, pour son format, ses photos, ses dessins, celui de la double page en jaquette de couverture est vraiment réussi. L’ouvrage est  complet en regard du faible nombre de pages (176 ), il est parfaitement organisé.

Quelques idées maîtresses sont bien là : éviter un aller sans retour de vélos à la déchetterie, reprendre goût a l’usage du vélo – on a tous roulé sur des vélos en étant jeunes – se faire de nouveaux amis, participer à un renouveau basé sur le social.

Ce livre édité par Terre vivante, a été traduit de l’ouvrage original “How to build a bike, a simple guide to making your own ride ” de Jenni Gwiazdowski .

La traduction entraîne toujours quelques distorsions ainsi les marques de lubrifiants qui sont anglaises et les adresses utiles sont à Londres. La bibliographie française reste succincte, certains livres français de référence comme “Le pouvoir de la pédale” aurait pu y figurer… dommage.

https://youtu.be/D_RmliwV8Lg

Informations

  • Titre : Construire – Réparer son vélo
  • Auteur(s) :
  • Editeur : Terre vivante
  • Site web éditeur : https://boutique.terrevivante.org/librairie/livres/4125/sans-collection/458-construire—reparer-son-velo.htm
  • Nombre de pages : 176
  • ISBN : 9782360983919
  • Date de publication : septembre 2018
  • Prix TTC : 19,00 €

Pitch de l’éditeur

Le compagnon indispensable pour le cycliste novice ou confirmé
De plus en plus populaire, le vélo gagne chaque année de nombreux adeptes. Que ce soit pour une balade dominicale ou pour se déplacer au quotidien à vélo, il s’agit d’un moyen de transport écologique qui a tout pour plaire.

Pour être encore plus autonome, il est bon de connaître les bases de la mécanique du vélo.

Comment l’entretenir ? Comment l’adapter à sa morphologie et à sa pratique ? Comment construire son vélo de toutes pièces à partir d’un vieux vélo récupéré ?

Voici un manuel d’instruction très détaillé dans lequel on apprendra à identifier les différentes pièces composant un vélo et les outils nécessaires. De nombreux pas à pas illustrés en photos très précises accompagnent le lecteur dans le choix des pièces et les bons gestes à effectuer pour leur assemblage, afin de réparer ou créer le vélo de ses rêves.

Tout pour être autonome dans la création et la réparation de son vélo, pour obtenir au final un vélo unique et totalement sur mesure !

À propos de l’auteure

Choisir et réparer son vélo
L’auteure Jenni

Jenni est une activiste de la réparation vélo. Elle est membre de l’atelier participatif London Bike Kitchen.

Avenue Du Vélo : du cool, du gravel et du people à Montpellier

4

Ce samedi à Montpellier ouvrait Avenue Du Vélo. Nous avons enfourché nos pignons fixes et avons fait l’aller-retour depuis Arles pour assister à l’inauguration de ce nouveau lieu, en rencontrer les concepteurs, toucher en vrai plein de nouveaux vélos et boire quelques bières. Compte-rendu.

Nous avons enfourché nos pignons fixes pour aller assister à l’inauguration de ce nouveau lieu consacré aux “grandes roues”

C’est au bord du Lez, au sud de Montpellier, le long de la piste cyclable qui mène à Palavas et aux plages que Pascal Ujivari, François Vernus et Olivier Mazouin, les fondateurs du déjà très implanté BMX Avenue, ont voulu créer ce nouvel espace dédié aux “grandes roues” (comprenez route, pignon fixe, gravel, par oppositions aux “petites roues” qui équipent VTT et BMX). Ce nouveau lieu s’inscrit dans un ensemble plus vaste nommé Le Marché du Lez. On y trouve une brocante, de la restauration (food trucks), une piste de skate, un terrain de boules, du street art, dans une ambiance tout autant conviviale, familiale, jeune et bon-enfant, à situer entre guinguette méditerranéenne et food street à Portland.

Le Marché du Lez est un lieu convivial entre guinguette méditerranéenne et food street à Portland

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Olivier Mazouin nous renvoie la balle : “C’est à vous, cyclistes, de décider ! C’est à la fois un magasin, un café, un lieu de détente, de rencontres et d’échanges. C’est un point de rendez-vous pour des sorties en gravel ou en route, c’est un endroit ou on peut essayer de nouveaux vélos, des cargo-bikes… C’est tout neuf, il faut contribuer à faire naître et évoluer ce concept”.

François Vernus nous fait faire le tour de l’étalage.

François Vernus nous fait faire le tour de l’étalage : “On a décidé de prendre le contre-pied des vélocistes traditionnels et s’affranchir des distributeurs et des fabricants qui fournissent 90% des articles de 90% des magasins. On mène un gros travail de “sourcing” (comprenez : recherche de fournisseurs et de fabricants originaux et/ou non conventionnels en direct, ndr) pour proposer des exclusivités en terme de textile, de pièces détachées, de marques de vélos… On a en magasin la nouvelle gamme gravel de chez Genesis, on propose des vélos très accessibles comme Fuji et aussi du haut de gamme comme 3T ou Open. Les marques nord-américaines comme Surly ou Kona ont un ADN gravel, ils ont 20 ans d’avance dans ce domaine sur les marques européennes. On veut que nos clients puissent avoir accès à ces vélos.”

Avenue-10
Les objets des vitrines sont choisis avec soin

Ainsi, les vitrines et les portants du magasin sont très “édités”. On y trouvera les rubans de cintre Arundel, les luxueux moyeux et jeux de direction de chez Chris King, et même des pièces plutôt rares en France comme les poids-plume étriers de frein EE Cycleworks qui allègent autant le vélo que le porte-monnaie. Côté textile, les jerseys Tactic ou “brandés” ADV (Avenue Du Vélo) attirent toutes les curiosités et convoitises.

Les jersey Tactic et ADV attirent toutes les curiosités et les convoitises

Côté vélos, La dominante d’exposition est nettement gravel et acier : En dehors de quelques très beaux cadres Look typés TT et piste plutôt exposés en hauteur et sur les murs, le centre de la boutique et la barre à vélos en extérieur sont occupés par les derniers modèles de chez All City, Genesis, Kona, Fuji, Breezer, Ridgeback Rondo, Fuji…

Le centre de la boutique est occupé par les derniers modèles de chez Genesis, Kona…

Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses, les connaisseurs s’attroupent et profitent de l’échantillonnage “In Real Life” pour toucher, soupeser, comparer… chose bien entendu impossible à réaliser “en ligne”.

Les vélos cargo sont exposés devant le terrain de pétanque.

Sur les côtés du magasin, devant le terrain de pétanque, sont exposés des vélos-cargo de chez Riese & Müller, Kona, Omnium… On trouve aussi dans la boutique des pièces uniques, comme un Open UP customisé par un membre de La Nuit Noire, un collectif de pignon fixe montpelliérain.

Un open customisé par un membre du collectif La Nuit Noire

Dehors, la nuit tombe, un DJ assure le tempo, le public s’amasse entre les food trucks et dans le magasin. Côté bar, Olivier Mazouin nous parle de sa collaboration avec un torréfacteur Montpelliérain et, non sans fierté, nous fait découvrir son percolateur Rocket, une marque qui sponsorise une équipe cycliste de criterium.

La machine à café Rocket trône fièrement sur le bar.

Je m’étonne de l’absence au comptoir de bières artisanales. Pas la moindre IPA à déguster ici… Olivier régit : “Là aussi on va faire du sourcing (rires), mais on n’a pas encore eu le temps”. Pourquoi ne pas imaginer aussi une micro-brasserie associée au magasin ? Avec le café, les vélos américains, les food trucks et l’ambiance détendue du lieu, on se rapprocherait alors vraiment du “Portland way of life”…

Dehors un DJ assure le tempo, il ne manque plus que de la bière artisanale pour se rapprocher du “Portland way of life”.

Les discussions s’animent, les gens se croisent, se rencontrent, des projets naissent, le lieu fait déjà preuve de sa capacité à créer du lien entre les cyclistes. Jean-Yves du tout nouveau club Strava “Original Montpellier Gravel” discute avec Thierry, fin connaisseur des chemins gravel autour de Béziers et de la vallée de l’Orb et Roch, le traceur de l’épique “Gardon Gravel” proposé par Arles Gravel en avril dernier. Je rencontre Jocelyn Costanzo d’ApeSud Cycling qui distribue les GPS Lezyne que nous allons bientôt tester à Bike Café.

Thierry le bitérrois (à g.), Roch le nîmois (au c.) et Jean-Yves le Montpelliérain (à dr.) inventent des projets d’événements gravel

Mais l’heure tourne, il est temps de repartir sur nos pignons fixes pour un night ride de 90 km entre Montpellier et Arles. La lune est belle, la nuit est claire et douce, incroyablement chaude pour cette fin de septembre, et sans vent : la promesse d’une virée suave le long des canaux et des étangs de Camargue, via Palavas, Carnon, La Grande Motte, Aigues-Mortes et Saint-Gilles. Let’s go !

Pour couronner cette soirée réussie : une suave virée nocturne de 90 km en pignon fixe pour rentrer à Arles…

Photographies : Dan de Rosilles

Suivre Avenue Du Vélo sur facebook : https://www.facebook.com/avenueduvelo/

Café Cycles Avenue Du Vélo

1348 avenue Raymond Dugrand

34000 Montpellier

Tel : 04 67 73 22 36

Encore du nouveau côté gravel

3
Nouveautés gravel
Nouveautés gravel

Le gravel est un univers en mouvement permanent et l’annonce régulière de nouveaux produits en témoigne. Le hold up actuel de l’électrique, dans le monde du vélo, cache un peu l’effervescence actuelle autour de ce vélo polyvalent, pourtant ça bouge pas mal sur le gravier.

Cet article présente quelques produits qui proposent d’améliorer votre pratique. Pour ceux qui continuent à mettre des chambres à air, voici un produit autrichien : Tubolito, qui résistera mieux aux crevaisons et aux pincements. BLB, présente ce guidon avec 26 degrés de flare qui annonce une bonne tenue sur le sentier. Deux nouveaux vélos arrivent en boutique les jours prochains : le Levarg (gravel à l’envers) de Saracen marque anglaise dans le même groupe que Genesis ; et le Jena des italiens de Wilier … Le gravel pousse bien en Europe on va suivre tout ça. Côté confort : Cane Creek propose cette tige de selle avec débattement réglable en fonction du poids du pilote et la marque anglaise Quoc propose de vous chausser pour aller rouler sur les sentiers parfois un peu sales.

Bonne découverte.

matos-unTubolito une chambre ultra light

Pourquoi personne n’y avait pensé avant ? Tubolito révolutionne le segment de la chambre à air avec un produit unique, quasi-increvable fabriqué en Elastomère de Polyuréthane Thermoplastique.

Chambres à air Tubolito
Avantage de volume

Un phénomène « Made in Europe » destiné à l’univers route et gravel à 25 g seulement ainsi que pour le VTT, disponible dans tous les formats de roues allant de 75 g pour le format 26″ à seulement 115 g pour le format 29″ +.

Chambres à air Tubolito
Et de poids

Pour Fred Glo, de Tribe Sport Group, qui distribue cette chambre révolutionnaire « Un de nos rôles de distributeur est aussi de dénicher les produits vraiment novateurs. Cette marque autrichienne n’a pas seulement attiré notre regard par la couleur orange “flashy” de ses produits et la cosmétique soignée de son packaging. Le matériau est vraiment révolutionnaire. Ultra-light et plus résistantes, ces chambres à air “premium” vont rapidement trouver leur clientèle, aussi bien dans le vtt que sur la route. »

Tous les produits TUBOLITO seront disponibles sur le marché début octobre 2018.

Tarifs publics :

  • Chambre à air Tubo – City/Tour – 700c / 28″ : 19,90 € TTC
  • Chambre à air Tubo –  BMX, 26″, 27.5″, 27.5″ +, 29″, Route & Gravel : 29,90 € TTC
  • Chambre à air S-Tubo – 26″, 27.5″, 29″, Route  : 32,90 € TTC
  • Kit réparation Tubo Flix Kit : 3,90 € TTC

Distribué par Tribe Sport Group disponible chez les revendeurs.

matos-deuxPlein Flare sur le guidon BLB

Le guidon BLB Flare répond aux besoins du segment croissant de l’aventure et du gravel. La position plus large offre plus de contrôle sur les terrains accidentés et les longues randonnées en gravel.
Nouveautés gravel
BLB handlebars

Fabriqué en aluminium 6061 double épaisseur il est particulièrement léger.

• Diamètre de 31,8 mm
• 110 mm de drop
• 80 mm de reach
• 420 mm de large
• Flare de 26º
• 270 g

Prix 45 £

Infos sur le site

matos-troisLe libre choix, selon Jena

Jena est un nouveau vélo en carbone dédié au gravel, il a été créé pour vous donner le plus polyvalence possible à vos sorties. Qu’il s’agisse de pures performances sur les routes, les chemins escarpés, les parcours aventureux ou des découvertes en mode bikepacking, Jena peut répondre à toutes ces exigences.

Jena est un vélo léger, réactif, maniable, doté de lignes racing-comfort, capable de s’adapter aux nombreuses utilisations d’un vélo gravel.

Vélo de gravel Jena Wilier
Le gravel Jena de Wilier – photo Wilier

Le châssis en carbone monocoque 60TON du Jena est réalisé en 5 tailles (du XS au XL) à la géométrie offrant un niveau de confort élevé, sans renoncer à la réactivité et aux performances similaires à celles des vélos de compétition de la société Wilier. Le tube de direction caractérisé par un angle plus ouvert garantit qualité et stabilité de conduite même sur les terrains les plus exigeants. Le triangle arrière, quant à lui, a été conçu pour donner une réponse forte aux sollicitations verticales, en absorbant la majeure partie des vibrations générées par les aspérités du terrain.

Jena accepte différentes monte de roues 700C avec des pneus jusqu’à 44 mm et du 650B en 48 mm. De nombreux supports sont disponibles pour vous permettre d’installer un porte-bidon, des sacoches, des porte-bagages ou des garde-boues. Il est par exemple possible d’installer sur la fourche avant deux bidons ou un porte-bagages « lowrider » pour y accrocher des sacoches.

https://vimeo.com/wiliertriestina/jena

Prix : de 2200 à 4600 (Di2) € suivant le modèle

Infos sur le site

Cane Creek : le “débat” tement est ouvert

La tige de selle eeSilk est une déclinaison premium et light de la célèbre Thudbuster, pour un usage plus sportif. Elle offre 20 mm de débattement. Son poids, de seulement 295 g, est très proche d’une tige de selle classique, ce qui permet d’avoir plus de confort sans trop alourdir le vélo.

Tige de selle Cane Creek
Tige de selle Cane Creek

La finition est exemplaire et chaque pivot est monté sur bague auto lubrifiée pour une fiabilité accrue. Son excellent rapport poids / débattement lui permet d’être utilisé sur un hardtail VTT, en gravel ou vélo de route.

Les élastomères se changent très facilement à l’aide de clés allen de 4 et 6 mm, ainsi que de l’outil ee Silk – Bullet fourni.

Livrée avec 3 élastomères de dureté différente :

  • 45-73 kg : dans la boîte
  • 68-95 kg : installé sur la tige de selle
  • 90-118 kg : dans la boîte

Des élastomères pour un poids du pilote < à 50 kg ou > à 113 kg sont disponibles sur commande.

Compatible avec les batteries Di2.

Caractéristiques :

  • Alu usiné CNC
  • Diamètre : 27,2 mm
  • Visserie : Titane
  • Débattement : 20 mm
  • Longueur : 350 mm
  • Poids : 295g

Prix : 289 €

Infos sur le site de Boost Cycles

matos-cinqLevarg … l’anacyclique de Saracen

Rassurez-vous, Saracen ne nous la fait pas à l’envers, le Levarg (gravel à l’envers) est bien un vélo de gravel. En voyant le modèle haut de gamme équipé de sa fourche Fox AX à débattement de 40 mm et de sa tige de selle télescopique on pourrait en douter.

Trois modèles sont déclinés sur la même base de cadre en alu. Ils seront disponibles en novembre 2018. Cette nouvelle gamme chez Saracen a été conçue autour de ce nouveau cadre qui acceptera des roues de 650b comme des roues de 700c avec des pneus supérieurs à 42 en largeur.

Le Levarg SL de Saracen
Le Levarg SL de Saracen

Par rapport au Hack que nous connaissons chez Saracen, les changements portent sur la géométrie du cadre : top tube plus long, direction plus haute, bases plus courtes. Mais également sur quelques équipements comme les axes traversants de 12 mm des guidons 42 ou 44 et le routage interne prévu pour installer une tige de selle télescopique.

Pour les fans des pistes défoncées on pourra avoir une fourche avec suspension : Fox AX Step Cast 40 mm. 

Le Levarg sera dispo en 4 tailles 

Les différents modèles

Levarg :

2×9 Sora transmission, freins TRP Spyre dual piston mécaniques, 6061 Alloy custom butted, hydroformed frame, fourche carbone et alu, roues Araya Double wall rims et pneus WTB Byway 47.

Prix : 1230 € 

Levarg SL :

Le Levarg SL de Saracen
Une bell allure ce Levarg

Comme le modèle de base mais avec 1 x 11 SRAM Apex et des freisn TRP HY/RD et une fourche full carbon.

Prix : : 1510 €

Levarg OR 

Identique au SL mais avec des freins hydrauliques Apex, la fourche Fox 32 Step Cast AX 40 mm travel fork, les pneus WTB Resolute en 42 and une tige de selle télescopique. 

Prix : 2575 €

Infos sur le site

matos-sixDu fixie au gravier : Quoc Gran Tourer

Quoc, la marque anglaise qui s’était fait connaître grâce à ses superbes chaussures au style rétro, élargit sa gamme et nous propose des chaussures pour le gravel. Les chaussures Gran Tourer sont conçues pour les randonnées par tous les temps en nature. Imperméables depuis la semelle compatible SPD jusqu’en haut de la bordure  résistante à l’abrasion, vos pieds resteront secs et bien au sec, quel que soit le nombre de flaques à traverser.

Nouveautés gravel bike
Des pieds bien protégés sur les pistes de gravel

L’adhérence sous les pieds est assurée par une semelle extérieure en caoutchouc spécialement conçue pour être durable et résistante aux terrains difficiles. Fabriquée avec une semelle en composite de carbone, la GT est suffisamment rigide pour permettre un pédalage efficace, tout en étant suffisamment souple pour permettre une marche facile et confortable à côté du vélo. Vous pouvez également courir avec, bien que nous espérons que vous n’aurez jamais à le faire dans les bois.

https://youtu.be/VHkM36QJRFg

Prix : 219 £ (prix en € non communiqué)

Ces chaussures seront bientôt disponibles chez Boost Cycles

 

Le “prêt à rouler” selon Gilles Berthoud

1
Paris Brest Paris Gilles Berthoud
Paris Brest Paris Gilles Berthoud

Je ne peux pas m’en empêcher : dès que j’aperçois la silhouette d’un beau vélo je deviens curieux comme un chat. C’est sur facebook que j’ai repéré ce nouveau vélo Gilles Berthoud. Clément, qui l’essaie en ce moment sur les routes de Bourgogne nous a fait cadeau d’une série de photos dévoilant un projet qui devrait voir son aboutissement à temps pour Paris – Brest – Paris. Cette randonneuse, dans laquelle on retrouve la “patte” de Gilles Berthoud  est à la fois classique et moderne. La fourche droite, les roues équipées d’axes traversants, la couleur du cadre, les équipements, … rajeunissent le concept de la randonneuse sans trahir sa finalité.

Paris Brest Paris Gilles Berthoud
Paris Brest Paris Gilles Berthoud – photo Clément Karibouski

« Nous avons rattrapé le retard des commandes et des mails reçus pendant les vacances, et nous sommes fiers d’annoncer ce vélo que nous avions dévoilé à la semaine fédérale. Il constitue la première pièce d’un programme « prêt-à-rouler » que nous lançons. Il sera disponible uniquement via un système de pré-commandes que nous ouvrirons dès que possible et qui prendra fin le 31/12/2018 à 00h00. La livraison sera assurée pour Avril 2019, quelques mois avant Paris-Brest-Paris, pour ceux qui souhaiteraient y participer avec ce vélo », précise Clément.

Paris Brest Paris Gilles Berthoud
Prêt à rouler sur le Paris Brest Paris par exemple – photo Clément Karibouski

Le « prêt à rouler » est un vélo conçu pour un usage précis. Dans ce cas il s’agit de longue distance comme l’épreuve de Paris-Brest-Paris. Dans ce vélo on retrouve l’ADN des Berthoud interprété dans un aspect plus moderne. Les cadres en acier (Dedaccial Zero Uno – Reynolds 853 pour la fourche) sont faits maison dans des taille standard allant de 51 à 59, les bases sont de 430. Le choix des équipements identiques est cohérent pour cet usage comme les disques mécaniques pour la fiabilité. « Tout est une histoire de compromis, on va communiquer en expliquant nos choix. Le but est de pouvoir proposer une solution en taille standard avec les mêmes équipements …  les composants restent figés en dehors de quelques options », explique Clément.

Paris Brest Paris Gilles Berthoud
La randonneuse “prêt-à-rouler” selon Berthoud

Caractéristiques

Cadre

  • Tubes en acier Dedaccial Zero Uno
  • Fourche en acier Reynolds 853 – pivot 1″1/8
  • Oeillets pour porte sacoches latérales
  • Axes traversants de 12 mm
  • Entraxes Avant/Arrière : 100 mm/14 2mm
  • 2 porte bidons
  • Boîtier de pédalier BSA 68 mm / 73 mm
  • Passages de gaines externes
  • Peinture liquide rouge candy

Retrouvez les détails des équipements et des options sur le site.

Consultez  les infos sur le site internet

Summit is the limit

2
Summit is the limit
Summit is the limit

“Summit is the limit” ! C’est beau ! … Ça résonne comme un course d’Ultra-distance, comme une TCR à la sauce Aconcagua. Sauf que la promesse de Summit Cycle n’est pas de vous emmener pédaler aux confins de l’Argentine. Bien au contraire, en vous inscrivant chez Summit, vous pédalerez bien au chaud, bien à l’abri du vent et des embruns, bien à l’abri des crevaisons et autres feux tricolores. Et oui, Summit Cycle est un studio, tout nouveau tout beau, situé non loin de la Bourse à Paris. Là, motivés par un coach sur des musiques entraînantes, on va vous proposer de pédaler en indoor.

Summit is the limit
Impressionnant le parc vélo

Si à vélo, nous parlons de “sortie”, ce n’est pas par hasard. Personnellement j’ai toujours préféré privilégier une sortie, sur route, à l’air libre, quelle que soit la météo, quel que soit le temps dont je dispose. Me promener, être dehors fait partie intégrante de mon plaisir. Idem en course à pied. Le tapis de course ou le spinning très peu pour moi.

Mais, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et je dois reconnaître que mes petits principes sont parfois bafoués. Je me retrouve donc, plus souvent qu’à mon tour, à ne pas me lever, ne pas sortir par flemme et manque de motivation.

Aussi, les jours où je me mets un coup de pied où je pense pour aller me dépenser rapidement, l’efficacité de l’entraînement est rarement au rendez-vous. À vélo, ou en course à pied, tout seul ou même avec des compagnons de route, sortir de sa zone de confort demande aussi un sacré moral, surtout quand le temps que l’on peut y consacrer est limité à une heure maximum.

C’est ici, je pense, que l’offre de Summit Cycle prends tout son sens. après 45 minutes chrono, on ne demande qu’une chose, descendre de la machine. Motivé par un coach qui vous pousse dans vos retranchements, le coeur monte vite et fort. Les watts lâchés et les calories dépensées sur ce court laps de temps sont incomparables avec une sortie non coachée.

Summit is the limit
l

Summit Cycle est un jeune studio d’entraînement, ouvert depuis le mois de juin 2018 par deux soeurs, Camille et Antoinette. La passion du vélo les a réuni dans leur reconversion professionnelle. Elles sont épaulées par le solide Régis qui pourra vous concocter un programme de fitness ad-hoc dans la mezzanine. Camille et Antoinette ont assurément bon goût ou tout du moins le goût du propre. Aucune fausse note dans les vestiaires, ni même dans l’espace d’accueil. Les lectures proposées (Miroir du Tour, de François Paoletti -par hasard – chroniqué ici si vous l’avez raté) sont dans l’ère du temps.

Summit is the limit
Camille et Antoinette

L’offre de Summit Cycle viendra en complément parfait de votre programme sportif habituel. Elle se compose aujourd’hui de 3 types de séances différentes – Sprint / Endurance / Cross – et si votre entreprise est dans le coin, faites du forcing auprès de votre DRH pour des sessions corporate. Un salarié en bonne santé est un salarié efficace, même le gouvernement nous le dit.

Pour ma part, j’ai participé à une séance “ENDURANCE”, emmenée par David. Moi qui croyais en avoir sous le pied, fort de mes « Granfondo » hebdomadaires, je peux vous garantir, que j’ai souffert… et que j’ai aimé ça.

Summit is the limit
Résumé de ma session

Suis-je maso ? probablement un peu, comme vous tous. Si vous pensez l’être un peu moins que moi, votre coach vous invitera à lever un peu le pied, parce que chez Summit Cycle ils ont a cœur de respecter votre motivation et vos capacités. Enfin pas de panique, les coachs sont là pour vous aidez à atteindre votre Sommet. Que ce soit l’Aconcagua ou Montmartre.

Pour les horaires, les tarifs, l’adresse, … Infos sur le site.

Aussi, parce que Régis ou Marion ou Hans ou David ou Emeric n’attendent plus que vous, Summit Cycle vous offre 15% de ristourne sur toutes leurs offres CYCLING (offre de bienvenue, session unique, pack de sessions valable qu’une fois jusqu’au 31 octobre 2018) avec le code promotionnel spécial Bike Café : BKCFSC15.

Le reste, ne dépend plus que de vous. Alors, vous vous y mettez quand ?