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Vittoria Corsa N.EXT roule sur du nylon

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Les nouveaux pneus Vittoria Corsa N.EXT
Les nouveaux pneus Vittoria Corsa N.EXT

Quand tu lis un communiqué de presse qui t’annonce “Tu l’as fait … Tu as franchi ce nouveau col, traversé cette nouvelle vallée et conquis cette route de campagne sinueuse qui mène on ne sait où… Mais chaque fin est un nouveau commencement et la route à venir est juste derrière l’horizon…” N.EXT ou next ! Tu n’as qu’une idée en tête : vérifier que ce nouveau commencement existe. Ça tombe bien, car l’envoi de ce communiqué est accompagné d’une paire de ces nouveaux pneus Vittoria N.EXT tube type, et de chambres TPU de la même marque. Poids total pneu + chambre : 230 g.

Pas encore prêt de quitter la chambre

Les tendances dans le vélo vont et viennent, et je suis de plus en plus convaincu que le tubeless ne va pas supprimer l’utilisation des chambres à air. L’apparition du TPU (voir mon article précédent) est le signal du renouveau de cette bonne vielle chambre, inventée en 1887 par l’Écossais John Boyd Dunlop. De mon côté, je me suis fait une opinion et je considère que sur des petites sections de pneumatiques, la chambre garde un avantage. La légèreté des nouvelles chambres en TPU permet d’obtenir des “combos” pneus / chambres intéressants et Vittoria, qui possède une solide expérience dans le domaine du pneumatique, nous le prouve en lançant cette nouvelle gamme tube type et tubeless. Vous avez le choix…

Les présentations

Les nouveaux pneus Vittoria Corsa N.EXT
Un packaging d’un rouge éclatant très flatteur livré dans une boîte en carton recyclable : un bon point pour l’environnement – photo Patrick

J’ouvre le colis pour découvrir ce super packaging d’un rouge éclatant.

Dans la famille Corsa je voudrais le N.EXT

Les nouveaux pneus Vittoria Corsa N.EXT
La gamme Corsa de Vittoria

Le Corsa N.EXT est un nouveau venu dans la famille Corsa, dans la catégorie Compétition. Il complète l’offre haut de gamme de Vittoria en comblant l’écart qui existait entre les pneus de la catégorie Pro et ceux de la catégorie Advance Training. Ce pneu cible les cyclistes qui pratiquent le Granfondo ou ceux qui participent aux courses amateurs. De façon générale, il conviendra à tous ceux qui sont soucieux d’obtenir de leur vélo la meilleure performance. Lorsqu’on possède une belle paire de roues, il faut aller jusqu’au bout et offrir à ces roues le meilleur en terme de rendement, confort et résistance aux crevaisons : une alchimie difficile à réaliser… Voyons si Vittoria a réussi le challenge, avec ces nouveaux pneus.

La gomme

Vittoria utilise pour ce nouveau Corsa N.EXT un mélange de gomme unique. La technologie utilisée permet d’associer le graphène à la silice, qui améliore spécifiquement la performance des pneus de vélo de route. Combinée au graphène, elle booste la performance du pneu en lui offrant immanquablement un kilométrage et un grip plus élevés qui ont été prouvés par des tests en laboratoire.

Les nouveaux pneus Vittoria Corsa N.EXT
Une technologie associant graphène et silice permettant d’obtenir des gains notables

La carcasse

Les nouveaux pneus Vittoria Corsa N.EXT
La carcasse du Vittoria Corsa N.EXT

Pour augmenter la protection contre les crevaisons, Vittoria a introduit dans la section centrale de la carcasse 3 couches de nylon ainsi qu’une ceinture protectrice anti-crevaison additionnelle. La résistance du pneu est augmentée au niveau de la tringle grâce à une languette en nylon qui entoure cette tringle. La tringle high-tech a été conçue afin de faciliter le montage et le gonflage des pneus aussi bien tubeless que tube-type. Effectivement, je constate que le montage de ces pneus est facile.

Les nouveaux pneus Vittoria Corsa N.EXT
Un montage eqt facile – photo Patrick

Après la pesée je me suis livré au montage : une douceur. Je confirme que les thermoplastiques élastomères (TPU) possède une douceur de peau qui permet à la chambre de se glisser facilement dans l’enveloppe du pneu. Petit clin d’oeil au passage pour nos anciens cyclos qui imprégnaient leurs chambres de talc pour faciliter le montage. Sachez que ce petit truc n’est plus nécessaire avec le TPU 😉

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Un argument de poids qui rivalise avec l’ajout du préventif qu’il faudra mettre dans la version tubeless… – photo Patrick

En savoir plus

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Le hotpatch du pneu contient un QR code qui donne accès à des informations sur le pneu – photo Patrick

Finies les étiquettes produits que l’on jette régulièrement ; pour les remplacer Vittoria propose une étiquette interactive, imprimée sur le flanc du pneu. Un QR Code imprimé dans le “hotpatch” du pneu donne accès à une mine d’informations utiles concernant le pneu, telles que des tutoriels sur comment le monter correctement, les pressions recommandées, les chambres à air et autres accessoires recommandés ; ainsi que la localisation du revendeur Vittoria le plus proche.

L’objet du test

Ceux qui me connaissent savent que ma quête de légèreté est liée à un passé sportif centré sur le minimalisme. En course à pied j’en avais fait ma spécialité, allant même jusqu’à courir le marathon avec des chaussures de 145 g excluant tous les amortis marketing inventés sans cesse par les marques. Ma recherche de performance me préoccupe moins maintenant, mais j’observe avec intérêt et j’apprécie les petits gains apportés par les nouveautés technologiques. C’est toujours ça de gagné…

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Gonflés à 6 bars : parfait pour mes 65 kg, c’est d’ailleurs la pression recommandée : cf. l’application Vittoria – self photo Patrick

Ces pneus tombent à point nommé pour offrir à mes roues carbone artisanales (montées par Frank Le Renard) équipées de leurs moyeux Mack, une monte pneumatique qui en sera digne. C’est l’idée que j’ai eue en découvrant l’arrivée de ces nouveaux pneus. Je vérifie dans un premier temps les poids et je confirme : 207 g pour l’enveloppe et 29 g pour la chambre à air en TPU : le compte est quasi bon à 6 g près. Je démonte mes Veloflex Corsa de 25 mm que j’appréciais et qui me serviront de base de comparaison. Je constate que malgré plus de 3000 km ils sont encore en très bon état, je vais bien sûr les conserver.

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Les routes de campagne granuleuses de la vallée de la Durance – photo Patrick

Le test va s’effectuer lors de quelques sorties sur mes routes habituelles des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. Elles sont parfois en mauvais état et avec les chaleurs de cet été, le test sera éprouvant pour la gomme. J’aurais pu opter pour des 28 ou des 32 qui auraient été un peu plus confortables, mais je voulais comparer ces nouveaux Vittoria à mes pneus de référence : les excellents Veloflex, qui étaient montés sur le vélo. Mon vélo est un single speed acier : poids du vélo 7,5 kg à vide et je pèse 65 kg.

Pour le gonflage je vais me contenter de rouler entre 5,5 et 6 bars ? La pression max constructeur indiquée sur le pneu est de 8,3 je ne vais pas tenter le coup. Je me fixe des sorties autour de 100 km, avec éventuellement quelques passages sur des chemins blancs.

Premières sensations

Les nouveaux pneus Vittoria Corsa N.EXT
Vers les étangs de la Bonde dans le Luberon sud – self photo Patrick

Direction le Luberon sud, au départ d’Aix-en-Provence. À priori je ne ressens pas de différence avec mes Veloflex. Progressivement je suis plus attentif à la notion de confort en arrivant au delà de Pertuis, sur des segments de routes plus rugueux. J’ai l’impression que mes nouveaux “bas nylon” se montrent plus souples sur ce type de revêtement. Pour le rendement, une fois que les pneus sont chauds, c’est pareil ça file vite et la légèreté se fait sentir dans les relances. Retour par une forte chaleur – 36°C – les pneus résistent mieux que moi à la canicule ambiante. Ce n’est pas aujourd’hui que je pourrai tester la tenue sur sol mouillé. Par contre en virage, descente avec lacets, le pneu avant m’offre de belles trajectoires : c’est précis et c’est net.

Les nouveaux pneus Vittoria Corsa N.EXT
Pas vraiment faits pour ça, les Vittoria Corsa N.EXT passent quand même sur ce chemin blanc… self photo Patrick

Un petit passage sur un chemin blanc histoire de tenter le diable… Le démon est resté dans sa boîte et les pneus passent sans problème, même s’il faut le reconnaître, ils ne sont pas fait pour ça.

Pour conclure

Les nouveaux pneus Vittoria Corsa N.EXT
Vos “belles roues” mériteront d’être bien chaussées si vous voulez en obtenir le meilleur rendement. – self photo Patrick

On s’accorde tous à dire que la partie sur laquelle il faut faire de bons choix en matière d’équipements sur son vélo : ce sont les roues. Effectivement, on sait qu’il vaut mieux un cadre “moyen” avec des supers roues, plutôt que l’inverse. Montage artisanal ou roues haut de gamme toutes montées l’offre est large. Votre choix étant fait, il en sera de même pour les pneus. Vos “belles roues” méritent d’être bien chaussées, si vous voulez en obtenir le meilleur rendement. C’est dans le domaine des pneus que les progrès récents on été les plus intéressants à suivre. D’abord car les grandes marques de pneumatiques, qui étaient sur la F1 comme Pirelli, Michelin, Goodyear… sont revenues dans le vélo avec des pneus performants issus de l’expérience des circuits. Le marché du pneu est devenu très dynamique, grâce à l’évolution des mentalités, le développement du tubeless, l’arrivée des chambres TPU… On ne crève presque plus et les sections larges ont balayé les anciennes croyances : les pneus de 28 et même 32 s’imposent.

Les nouveaux pneus Vittoria Corsa N.EXT
Côté poids, le combo pneu + chambre TPU à 230 g, permet de réduire la masse périphérique tournante et c’est sensible dans les relances – photo Patrick

C’est dans ce contexte que la célèbre marque Vittoria apporte son grain de silice au débat… J’ai eu la chance de pouvoir tester ces pneus avant l’annonce de leur disponibilité. Pour l’instant mon avis sera partiel, car dans ce laps de temps je n’ai pas pu éprouver encore leur durabilité. Par contre, côté rendement : ils m’ont épaté. Face à mes Veloflex, je constate que ce cocktail graphène et silice de Vittoria est redoutable. Côté poids, le combo pneu + chambre TPU pesé à 230 g, permet de réduire la masse périphérique tournante et c’est un avantage dans les relances, comme dans les longues montées. J’ai amélioré quelques segments Strava et je pense que ces Corsa N.EXT m’ont un peu aidé 😉 Pour le confort, en restant gonflé à 6 bars (gonflage conseillé par rapport à mon poids), je pense avoir trouvé le bon compromis. Le nylon apporte de la souplesse à l’enveloppe. Je vais essayer par la suite des chambres en latex, pour voir si je peux gagner encore un peu en confort par rapport au TPU. D’ailleurs le TPU n’est pas conseillé pour le freinage sur jante. C’est une précaution pour prévenir une fonte du thermoplastique à cause de la dissipation de chaleur sur les jantes en carbone lors du freinage. Ceci dit il faudrait que le fond de jante soit mal collé, et que l’on freine pendant un bon moment pour créer une surchauffe. Le risque d’éclatement reste minime.

Les nouveaux pneus Vittoria Corsa N.EXT
Malgré ces revêtements de route très rugueux le confort des Corsa N.Ext et des nouvelles chambres TPU Ultra Light Speed est très correct – self photo Patrick

Ce test m’a permis également d’évaluer les nouvelles chambres TPU de la marque Vittoria. Après Tubolito, Pirelli et Schwalbe, voici un nouveau choix avec ces ultra light speed. À noter que Vittoria a eu la bonne idée de fournir dans l’emballage un patch de réparation. À réserver donc à vos roues équipées d’un freinage disque.

Caractéristiques

  • Chambres Ultra Light Speed en TPU
  • Poids indiqué : Corsa N.EXT Fold 26-622 + Vittoria Ultra Light Speed Tube : 230 g
  • Prix : Tubetype 59,95 € – Tubeless 69,95 €
  • Couleur : noir
  • Infos sur le site de Vittoria

Disponibles sur le site de Cyletyres

https://www.cycletyres.fr/pneu-vittoria-corsa-next-graphene-silice-protection-tubeless-ready-7508.html

https://www.cycletyres.fr/pneu-vittoria-corsa-next-graphene-silice-protection-7507.html

Test GPS Bryton S800

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Test du Bryton S800

Bryton étoffe sa gamme et lance un modèle présenté comme son fleuron : le S800. Nouveaux matériaux, grand écran au fort contraste, fonctionnalités inédites chez Bryton, voici le programme pour ce nouvel opus. Voyons ça de plus près.

Présentation statique

On a affaire à un appareil de belle facture avec un écran tactile de 3.4’’ dont la finition et le look s’apparentent à ceux d’un smartphone, les techniques de construction sont d’ailleurs communes aux 2 univers. L’adaptateur pour support quart de tour est démontable et donc remplaçable : un très bon point pour la durée de vie et la maintenabilité. L’appareil présente un port de charge USB-C et est fourni sans chargeur, ce qui est désormais habituel. L’écran est annoncé avec une technologie évitant les reflets ainsi qu’un capteur de luminosité pour s’adapter aux conditions du moment.

Un appareil plus fin que le Karoo2, un brin plus haut – car écran plus grand – et de largeur identique.

A noter l’adaptateur quart de tour démontable – photos Jean-Louis PAUL

Comme d’habitude, on s’intéresse à l’écosystème qui accompagne cet appareil. Car un appareil n’est rien sans les « outils » (logiciels) qui permettent de l’exploiter au mieux. On y retrouve classiquement un espace personnel sur internet (Cloud) et une application mobile (App).

  • L’espace personnel qui permet de :
    • Sauvegarder ses paramètres ;
    • Définir les liens avec les réseaux sociaux (Strava, Komoot et RideWithGPS) ;
    • Analyser – de façon unitaire – des activités effectuées ;
    • Tracer un parcours. Prestation plutôt basique en termes d’outils et d’aide à la trace ; ne conserve pas les tracés créés dès qu’ils ont été transférés vers l’App.
  • Une application mobile :
    • On peut y importer un GPX ; la synchronisation vers l’appareil se fera trace par trace ;
    • Elle permet de configurer les écrans de données (possible aussi depuis l’appareil de façon plus basique) ;
    • Son fonctionnement est satisfaisant, même si la rapidité et l’ergonomie sont perfectibles.

A noter que l’appareil comme l’application mobile prennent en charge le français.

En route !

Si vous souhaitez improviser un parcours sur une distance donnée, la fonctionnalité ‘Explore’ du S800 est faite pour ça. Il suffit de saisir un nombre de kilomètres et trois parcours sont générés autour de la distance désirée ; dommage qu’on ne puisse pas visualiser plus en détails le tracé proposé avant de faire son choix (zoom et déplacement impossibles). Notons que cette fonction s’appuie sur l’App, qui doit être lancée à ce moment-là. Proposition intéressante pour changer ses habitudes.

Proposition de 3 parcours autour de 35 km et vue détaillée de l’un d’eux – photo Jean-Louis PAUL

Cartographie et suivi de traces

Le suivi des traces est parfaitement assuré par le S800 avec une cartographie basée sur OpenStreetMap. Un détail que j’ai particulièrement apprécié : à l’approche d’un changement de direction, plutôt que la classique flèche qui indique où tourner, l’appareil propose une vignette flottante montrant la carte centrée sur la bifurcation avec la direction à prendre. C’est un vrai plus en termes de guidage. Cette vignette – accompagnée de la distance de la prochaine intersection – peut aussi être ajoutée en affichage fixe sur un panneau de données à côté des métriques classiques (vitesses, cadence, etc.).

De g. à d. : Vue “Data”, changement de direction signalé à 125 m, champ “Info Virage” mixé avec des données métriques – photo Jean-Louis PAUL

Un regret, lorsqu’on suit un parcours, la donnée ETA (Estimated Time of Arrival ou heure d’arrivée estimée) n’est pas disponible parmi les champs proposés ; détail non rédhibitoire. Mais là où le S800 est en retrait, c’est lorsqu’on s’écarte du parcours prévu, le recalcul est moyennement rapide – comparé au Karoo2 – et surtout la connexion avec l’App est nécessaire. Ce qui explique aussi cette lenteur, car le calcul s’effectue sur le smartphone.

Ecran

La lisibilité de l’écran est excellente en toutes conditions. Malgré un verre de protection à la finition brillante, la lecture ne souffre d’aucun reflet ; très agréable, avec une bonne gestion automatique de la luminosité. Le tactile s’est montré réactif et l’autonomie est plutôt au-dessus de la moyenne.

Parmi les innovations présentes sur ce S800, il existe la possibilité de créer un groupe de cyclistes – équipés du même appareil – pour échanger des messages. Fonctionnalités Group Ride et Group Chat, à l’instar de ce que Garmin propose avec les sessions GroupTrack.

Climb Challenge

C’est l’appellation choisie par Bryton pour qualifier le profil qui apparait automatiquement lors d’une ascension. On y trouve la coloration des différents pourcentages, les indications de distance au sommet, le dénivelé restant, etc. Informations dont la fiabilité est comparable à ce que j’ai pu constater sur mon Karoo 2. Contrairement à ce dernier, les profils d’ascension ne sont proposés que lors d’un suivi de parcours.

Très bonne précision sur les relevés GPS (comparaison avec le Karoo2). Effectuée ce jour-là sur routes boisées et par temps dégagé.

Conclusion

Bryton nous présente là un appareil à la finition soignée, avec un très bel écran et une autonomie solide. Des fonctionnalités intéressantes comme la discussion de groupe, la vignette détaillée pour le changement de direction et la proposition d’itinéraires autour d’une distance choisie.

Mais on regrette la trop forte dépendance du S800 au smartphone. Tout ce qui est relatif aux capacités de navigation/retraçage est délégué au téléphone. C’est le point le plus gênant pour moi – typiquement lorsqu’on s’écarte du tracé prévu – et dont s’acquittent de façon autonome les concurrents (Hammerhead, Wahoo, etc.).

Ce Bryton S800 est donc un produit à suivre au fil des évolutions de sa partie logicielle, tant sur l’appareil que sur l’application mobile.

Caractéristiques

  • Écran MIP net extra large
  • Capteur de luminosité ambiante
  • Autonomie de la batterie de 36 heures
  • Fonctions Group Ride et Group Chat
  • Recherche vocale (pour le choix de la destination)
  • Cartographie OpenStreetMap
  • Connectivité ANT+ FE-C
  • Fonction Explore
  • Climb Challenge
  • Live Track
  • Compatibilité Radar
  • Largeur x Hauteur x Epaisseur : 58.5 x 105 x 14.2 mm
  • Poids : 106 g

J’AI AIMÉ

  • Suggestion de parcours basés sur une distance
  • Indication de changement de direction avec une vue carte en miniature
  • Qualité et lisibilité de l’écran
  • Autonomie

J’AI MOINS AIMÉ

  • Absence de champ ETA
  • Ergonomie perfectible
  • Forte dépendance au smartphone (re-caclcul de parcours, fonction Explore)

PPGC : 399€

Fiche Produit

Mutsa Gartner, l’incontestable naissance du VTT

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Gérard Gartner VTT MTB France Pantin
image tirée de la couverture du livre - © Ethan Joe Pingault

Et si le VTT, contrairement à ce que veulent nous faire croire les Américains, avait été inventé en France, au début des années 50 ?
C’est la thèse que défend, preuves à l’appui, Gérard “Mutsa” Gartner, auteur de “L’incontestable naissance du VTT”, qui vient de paraître chez Les éditions de tous les Vertiges.
Puisque la canicule estivale nous oblige à rouler tôt le matin ou tard le soir, il est conseillé de passer le reste de la journée calé bien au frais dans une chaise longue. Encore faut-il un bon bouquin pour compléter le tout… Bike Café a donc pris les devants et vous livre (sans jeu de mot) son éclairage sur cet ouvrage. À vos limonades !

Gérard Gartner Mutsa VTT MTB book origins coffetable
Il fait si chaud… et si on restait tranquille à lire au frais ? – photo Dan de Rosilles

Gérard “Mutsa” Gartner, un aventurier du XXème siècle

J’ai rencontré l’auteur de ce livre, Gérard “Mutsa” Gartner, bien avant qu’il ne l’écrive. C’était au début des années 90. À cette époque, Gérard était sculpteur et se distinguait comme l’un des rares artistes plasticiens tsiganes : effectivement, comparé à l’immense cohorte de musiciens, il y avait très peu de peintres, photographes ou écrivains issus des communautés gitanes.
J’ai tout de suite compris l’immense chance que j’avais de côtoyer ce personnage, plus proche d’un héros de roman que d’un simple mortel. Jugez plutôt : tour à tour chaudronnier, boxeur, portraitiste à Montmartre, embaumeur, garde du corps d’André Malraux lorsqu’il était Ministre de la Culture, cette boule de muscle au crâne rasé et à l’œil bleu et perçant, né en 1935, n’en affichait pas moins, à la soixantaine, une vitalité incroyable.
À son annulaire, une énorme bague en or en forme de tête de félin illustrait parfaitement son nom romani : “Mutsa”, le chat, surnom gagné sur les rings de boxe grâce à sa souplesse et sa vitesse de frappe.

Gérard Mutsa Gartner boxing scluptor gipsy artist
Sculpteur, boxeur, embaumeur, garde du corps… Gérard Gartner est un aventurier du XXème siècle – captures d’écran site officiel Gérard Gartner

Les gamins de Pantin

Parmi les nombreuses anecdotes que Gérard m’a raconté au gré de nos retrouvailles annuelles à Arles ou aux Saintes-Maries-de-la-Mer, il y eut celle, particulièrement captivante, concernant son enfance sur les terrains de motocross du nord-est parisien, où les obus et les bombes de la seconde guerre mondiale avaient “massacré le sol, le préparant à nos besoins” écrit-il. Imitant les aînés sur leurs motos, les gamins dévalaient les pentes raides des fortifications et enchaînaient les acrobaties au guidon de machines qu’ils bricolaient à base de vieux vélomoteurs.
Plus actif avec son chalumeau qu’au guidon, Gérard, fils de Rom Kalderash (la caste des chaudronniers chez les tsiganes), réparait les cadres et les fourches brisées. C’est plus tard, en tant que boxeur professionnel, qu’il se tailla une renommée dans le monde du sport. Mais ceci est une autre histoire…

Vive le VCCP, le Vélo Cross Club Parisien

La banlieue nord-est de Paris, ouvrière, populaire et métissée, a toujours été un vivier de cultures underground et alternatives. Aujourd’hui, c’est le hip hop, le skate, le graff et autres expressions de la culture urbaine qui y font leur nid. Après la seconde guerre mondiale, les no man’s lands détruits par les bombes deviennent l’endroit des moto-cross et des spectacles de cascades en tout genre. Construisant peu à peu leur savoir-faire, leurs vélos et leur réputation, la bande de jeunes cyclistes-acrobates créent le Vélo Cross Club Parisien, qui connaîtra un certain succès pendant une petite décennie. Courses et exhibitions s’enchaînent tous les week-ends, souvent en ouverture de rideau des moto-cross, très en vogue à cette époque. Mais qui dit pratiques alternatives et marginales dit souvent pratiques transitoires… Les gamins grandissent et changent de vie, quoi qu’il advienne. Et le VCCP disparaîtra aussi vite qu’il était apparu.
Que reste-t-il aujourd’hui de cette aventure ? Quelques photographies, et peut-être des survivants, qui pourraient témoigner : Vingt ans avant les hippies blonds californiens, des ados banlieusards ont inventé le free-style, le dirt, le BMX, le DH, le XC et que sais-je encore…

Gérard Mutsa Gartner VTT MTB origins DH BMX dirt
Wheeling, DH, dirt… Les gamins de Pantin auraient-ils tout inventé ? – photos DR

Gartner vs.Trek

Les Américains contestent-ils vraiment la paternité du vélo tout-terrain à Gérard et ses camarades de Pantin ? D’après eux, le “mountain bike” aurait été inventé à la fin des années 70 sur les collines autour de Marin, une petite ville Californienne…
Ils ne peuvent pourtant nier l’antériorité française. D’ailleurs, sur le site du Marin Museum Of Bicycling, la bible du MTB aux États Unis, on trouve bel et bien une évocation et quelques images d’archive du Vélo Cross Club Parisien.
Mais peu importe en fait : Ce qui fait loi aux USA, quelque soit le sujet, c’est moins la paternité que le “Copyright”, le “Registered” et le “Trade Mark”. Dans la culture étasunienne construite sur des valeurs commerciales inaliénables, peu importe qui est le premier : tout s’achète, la propriété est souveraine et le brevet fait loi. À partir du moment où rien ni personne n’empêchera les grandes marques de MTB de développer le marché florissant du vélo de montagne, autant rendre hommage comme il se doit à ces petits frenchies “so authentic”.

Gérard Mutsa Gartner VTT MTB XC start
Un groupe de cyclistes téméraires et déterminés à en découdre en lever de rideau avant une course de motocross – photo DR

Cowboys et indiens

Au fond, Gérard Gartner non plus ne se préoccupe pas tant que cela de la primauté. Plutôt que d’invention, il préfère subtilement parler de naissance. “On invente rien, on ne fait que reprendre” déclare cet artiste sculpteur, soudeur, peintre, boxeur, éternel manipulateur et transformateur de matériaux et de matières. En fait, plus qu’un simple récit autobiographique et historique, on peut lire entre les lignes de “L’incontestable naissance du VTT” le cri de révolte d’un tsigane qui rejette toute tentative d’assimilation culturelle. Parce qu’il est issu d’une minorité de culture orale et longtemps opprimée, Gérard “Mutsa” Gartner a d’autant plus conscience de la toute puissance du “soft power” américain, et du discours dominant véhiculé par l’internet, qui choisit ses champions en faisant disparaître les perdants dans les oubliettes de l’histoire.
Mais là encore, la réalité est bien plus subtile. Car internet contribue à perpétuer le souvenir de la singulière aventure du VCCP. Par exemple, bien avant que Gérard publie son livre et que nous nous en faisions écho, d’autres avaient déjà contribué sur la toile à la postérité de cette histoire, à l’image de ce sujet retrouvé sur le forum tontonvelo.com.
Certes, les indiens sont voués à disparaître, mais ils sont tellement magnifiques qu’ils survivront pour toujours dans nos souvenirs et dans l’imaginaire collectif, comme les figures allégoriques de toutes les libertés.

Gérard Mutsa Gartner VTT naissance MTB
Gérard “Mutsa” Gartner, sur un vélo qui aurait toute sa place aux plus récents Concours de Machines… – photo DR

Mutsa Gartner, L’incontestable naissance du VTT, Les Éditions de tous les Vertiges, 2022 – 16€

Gérard Mutsa Gartner VTT MTB origins book cofeetable
L’incontestable naissance du VTT, un livre à découvrir au plus vite – couvertures Les Éditions de tous les Vertiges

Assos UMA GTV C2 : du haut-de-gamme typé “endurance” pour les femmes

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Assos UMA GTV C2 cycling apparel road cycling women
Les tissus du jersey C2 sont hyper techniques - photo Dan de Rosilles

La marque Assos Of Switzerland est une grande référence dans le milieu du cyclisme. Élégants, techniques, confortables, les qualificatifs ne manquent pas pour évoquer les vêtements proposés par cette entreprise Suisse de renommée internationale.
Chez Assos, les noms des vêtements sont un peu compliqués, avec des acronymes qui s’enchaînent et s’accumulent. Dans la collection “UMA” (entendre “Woman” ?), dédiée à la gente féminine, j’ai testé un ensemble de la gamme GTV : le cuissard UMA GTV Bib Shorts C2 et le UMA GTV Jersey C2. Pour compléter ce kit, j’ai rajouté le sous-vêtement Women’s summer NS Skin Layer et les Chaussettes GT Socks C2.
C’est au mois de juin dans les Cévennes, aux confins de l’Ardèche, du Gard et de la Lozère, sur des routes étroites et ludiques, avec des températures variant de 6 à 34 degrés selon l’horaire et l’altitude, que j’ai eu la chance de tester cette tenue de route mi-aéro mi-endurance.

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Test du kit, cuissard et Jersey UMA GTV C2 sur les routes Cévenoles – photo Dan de Rosilles

Bonnard, le cuissard !

Le pad du cuissard GTV C2 est sans coutures, doux et feutré, caractéristique des peaux conçues par Assos. Les fesses reposent paisiblement sur les différentes couches et trouvent naturellement leur siège. À l’usage, assise ou en danseuse, les mains en bas du cintre ou sur les cocottes, chaque retour sur la selle est un véritable plaisir. Le pad est accueillant, quelle que soit la position de la cycliste. Cela donne envie de rester sur la selle pendant des heures. En roulant, on ne ressent aucune gêne ni frottement, mais plutôt un sentiment de stabilité et d’enveloppement extrêmement rassurant.

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Le pad du cuissard GTV C2 est une composante emblématique de la marque Assos pour des sorties typées endurance – photo Dan de Rosilles

Smart, le Click !

Sur son site web, Assos écrit que le cuissard GTV C2 “aide à surpasser tous les obstacles”. De quelle aide aurions-nous donc besoin, nous les femmes, pour faire face à tant de difficultés ?
C’est le système Bisiclick, breveté par Assos, qui nous tire d’affaire ! D’une conception ingénieuse, ces deux boucles très fiables qui relient les bretelles au cuissard sont détachables d’une seule main grâce à leurs fermoirs magnétiques. Lors des pauses express, comme elles sont positionnées très bas sur le haut des fesses, on les décroche plus facilement que si elles étaient placées au niveau des reins.

Assos UMA GTV C2 cycling apparel road cycling women bisiclik
L’ingénieux fermoir Bisiclick permet de déclipser rapidement les bretelles – photo Dan de Rosilles


Pas besoin de regarder, c’est très intuitif. Il suffit ensuite de baisser son cuissard sans avoir besoin de quitter son jersey ! Les bretelles restent en place et ne remontent pas dans le dos. On peut facilement se reculotter.
Les crochets aimantés émettent un petit “clic” très audible qui garantit la bonne tenue des bretelles… Pas besoin de se contorsionner non plus, ni de tout vérifier avant de remonter à vélo, sereine… et allégée !
Autre avantage d’avoir les bretelles implantées très bas sur le cuissard : le pad reste toujours en contact étroit avec les fesses, mais nous y reviendrons plus loin.

Assos UMA GTV C2 cycling apparel road cycling women
Lors des pauses express, les bretelles ne remontent pas dans le dos et on peut facilement se reculotter – photo Dan de Rosilles

Cross, les bretelles !

Les bretelles “X Frame” en Elastane, larges de 3 cm, se croisent dans le dos, ce qui évite qu’elles ne remontent au niveau des épaules (lors de la pause-pipi évoquée ci-dessus). Au toucher, elles sont assez épaisses et la qualité du tissu serré ne met aucun doute sur leur capacité de résistance aux lavages répétés. Non, elles ne gondoleront pas sur les bords, en faisant des vaguelettes !

Assos UMA GTV C2 cycling apparel road cycling women Cévennes
L’amplitude de température me permet d’apprécier la technicité des textiles, absolument confortables dans l’effort – photo Dan de Rosilles


Lorsque j’enfile le cuissard, je suis surprise par l’effet d’enveloppement anatomique, particulier aux cuissards Assos : sa coupe et l’implantation des bretelles sur le cuissard contribuent à son ajustement parfait lorsqu’on se met dans la position “de la cycliste” : On se courbe naturellement, avec la furieuse envie de sauter en selle !

Assos UMA GTV C2 cycling apparel road cycling women Cévennes
La coupe du cuissard et l’implantation des bretelles contribuent à son ajustement parfait – photo Dan de Rosilles

UMA, Woman !

Pour terminer avec le cuissard de la gamme UMA, deux détails de conception me sont apparus importants pour illustrer l’attention que la marque Assos consacre aux morphologies féminines.
D’abord, les bretelles ne frottent pas sur les tétons. Ce n’est pas un détail anodin car nous sommes nombreuses à avoir expérimenté des passages de bretelles ou des tissus qui gênent, grattent ou rendent inconfortable le port du vêtement lorsque le corps est en plein effort.
Ensuite, la ceinture abdominale composée d’une résille hautement élastique “Tech Sheen Mesh” douce et soyeuse, permet à toutes les femmes, quelle que soit leur physionomie, de se sentir à l’aise et mobiles.

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Les bretelles en Elastane sont épaisses et la qualité du tissu ne met aucun doute sur leur résistance aux lavages répétés – photo Dan de Rosilles

Cut, le jersey !

Le jersey GTV est une pièce ultra légère ! Sa coupe, au plus près du corps, est sobre et épurée. Il se caractérise par des innovations textiles avancées qui contribuent à améliorer les performances. Le panneau dorsal est particulièrement respirant, conçu avec une maille alvéolée très fine qui tisse un voile opaque doux et permet de se sentir ventilée dans l’effort. Deux panneaux latéraux extensibles et encore plus respirants renforcent la sensation “seconde peau” et permettent de se déhancher en danseuse sans se sentir oppressée. La coupe “laser” des manches est très élégante, sans élastiques ni coutures. Le tissu glisse sur la peau, ne rebique pas et plonge jusqu’à l’avant-bras. Le jersey GTV C2 est aussi particulièrement adapté pour rouler de nuit avec ses fines – mais très visibles – bandes réfléchissantes le long des poches dorsales.

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La coupe “laser” des manches du jersey et les alvéoles respirantes des panneaux latéraux contribuent à améliorer les performances – photo Dan de Rosilles

Tech, les matières !

Une multitude de textiles innovants aux noms complexes et savants composent le kit cuissard et jersey : coton, fibres ultrafines, métal, résille, carbone, polypropylène, Elastane, plastique aimanté, soie, mesh… Chacun de ces matériaux valorise l’ergonomie et le confort “premium” dans une esthétique très (trop ?) sobre, pour une performance optimum.
À la différence d’autres kits que j’ai pu tester auparavant, celui-ci se caractérise par un effet “combinaison” : la sensation de porter un vêtement intégral, fabriqué d’une seule pièce. Je me sens équipée, installée, appareillée, prête à rouler. Cette gamme UMA GTV, bien que parfaitement conçue pour de longues heures en selle, car très confortable, est aussi parfaitement adaptée à une pratique “performance-aéro”, moins pensée pour frimer au café en terrasse que pour rouler en donnant son maximum.

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Les textiles valorisent l’ergonomie et le confort “premium” – photo Dan de Rosilles

Go le vélo !

Ce ressenti est validé lors de mon séjour cévenol. Au départ de la jolie petite ville des Vans, j’enchaîne les coups-de-cul et les étroites routes en lacets entre Montselgues, Petit-Paris, Loubaresse et Saint-Mélany… jusqu’au Col de Meyrand au sommet du Tanargue.
Dans l’effort continu, je baisse la tête par moment, et j’aperçois à chaque mouvement de ma cuisse gauche le logo Assos, habituellement noir et blanc, ici décliné en couleur Gold, sur sa pastille proéminente, comme une cétoine attirée par les mailles du textile légèrement scintillant.

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Le logo doré proéminent de la marque s’accroche sur la jambe comme une cétoine – photo Dan de Rosilles


Mais il ne s’agit pas d’un délire dû au manque d’oxygène. Je me sens fluide, vive, en forme, sur cette sortie de 90 km, entre 230 et 1400 m d’altitude, avec un fort dénivelé et une grande amplitude de température qui me permettent d’apprécier la technicité des textiles, absolument confortables dans l’effort.

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Dans les Cévennes, aux confins de l’Ardèche, du Gard et de la Lozère, les textiles, extrêmement polyvalents, se sont particulièrement adaptés à de grosses variations de températures – photo Dan de Rosilles

Bim, la météo !

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Le lendemain, en haut du Col de Finiels à 1500 m d’altitude, il fait six degrés, mais c’est supportable (tout juste, mais sans s’arrêter au sommet ça passe !) avec le kit GTV C2 et juste un petit coupe-vent dans la descente. Si les textiles sont légers a priori peu adaptés au froid, ils n’en restent pas moins extrêmement polyvalents et adaptés à de grosses variations de températures. C’est troublant, on a du mal à y croire quand on voit la finesse et l’aération des tissus. Mais les panneaux à l’avant sont tissés très serrés et coupent bien le vent. Et bien sûr, le baselayer NS skin est extrêmement efficace car il ne se charge pas de transpiration pendant la montée et joue son rôle d’isolant à 100% dans la descente grâce à son mélange de fibres de carbone et de polypropylène.

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Lorsque les températures montent à 36 degrés, le baselayer joue pleinement son rôle isolant – photo Dan de Rosilles

Chaud, le Chassezac !

Lorsque le soleil tape, je redoute toujours la descente vers Les Vans par la magnifique et sinueuse route de Pied-de-Borne. C’est le genre de faux-plat descendant dans lequel il faut pédaler dur face à un vent thermique puissant et chaud qui vous déshydrate et vous épuise. Les 32 degrés qui m’y attendent procurent un véritable choc thermique après le Mont Lozère ! Ici encore, le kit GTV C2, complété par la sous-couche NS, prouve son excellente polyvalence face aux changements de température.

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En mouvement, la tenue se caractérise par un effet “combinaison”, comme fabriquée d’une seule pièce – photo Dan de Rosilles


Malgré le noir du cuissard et du dos du jersey, les rayons du soleil ne traversent pas et la chaleur est bien contenue. La transpiration s’évacue facilement grâce aux bandes latérales alvéolées.
Les fibres ultra-fines et hautement élastiques du cuissard enveloppent les muscles des jambes et offrent une compression efficace. C’est autant pendant que après l’effort qu’on ressent les effets bénéfiques de la compression au niveau de la circulation sanguine, avec un effet notable de légèreté et de moindre fatigue.

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Le cuissard compresse la jambe ce qui amoindrit la fatigue et favorise la circulation sanguine – photo Dan de Rosilles

Bof, les socks !

Les chaussettes GT SOCKS C2 par contre m’ont déçue. Je les trouve moins ajustées au pied que d’autres modèles de la marque plus anciens que j’utilise depuis des années et qui ont comme particularité d’enrober parfaitement le pied. Elles sont aussi très fragiles : après seulement deux ou trois sorties, les zones exposées aux contacts et aux frottements, que ce soit hors ou dans la chaussure, montrent déjà des signes d’usure, avec des fils tirés qui ne présagent rien de bon en terme de durabilité.

Assos UMA GTV C2 cycling apparel road cycling women Cévennes
Après quelques kilomètres, les chaussettes montrent déjà quelques signes de faiblesse sur les zones exposées au contact et au frottement – photo Dan de Rosilles

Paf, la fin !

L’ensemble UMA GTV C2 est indéniablement à classer parmi ce qu’on peut trouver de mieux pour satisfaire la cycliste exigeante, voire pointilleuse. Fabriqué avec l’aide des technologies les plus récentes, il répond à toutes les attentes : confort sur la durée, technicité dans la vélocité, fonctionnalité dans la diversité des pratiques. Les tarifs sont élevés, mais ils sont à la hauteur de la qualité d’invention, de conception et de fabrication. Soyons franche : ce kit s’adresse à celles qui ne rigolent ni avec leur porte-monnaie, ni sur leur vélo. Cet ensemble sobre, à la limite de l’austère et qui assume son luxe, défend une philosophie du cyclisme dans laquelle le plaisir de rouler est associé à l’idée de performance et d’excellence. De ce point de vue, Assos Of Switzerland réussit, à sa manière, le pari de la parité : L’exigence de qualité, la sobriété faite sport et la revendication d’un haut-de-gamme assumé se partagent avec équité entre la collection homme et la collection femme, sans distinction de genre.

Assos UMA GTV C2 cycling apparel road cycling women baselayer
La gamme répond à toutes les morphologies féminines avec élégance et exigence – photo Dan de Rosilles

Quant à moi, je ne me sens, pas toujours une “Assos Woman” lorsque je pars rouler. Parfois, j’aime sortir des sentiers trop balisés, faire primer l’insouciance et oublier la performance. Bien sûr, c’est possible en Assos, mais c’est plus pour tout donner que pour rêvasser que l’ensemble UMA GTV C2 a été conçu !

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Partir sur les routes en Assos, c’est plutôt tout donner que rêvasser – photo Dan de Rosilles

Références des produits Assos testés

Cuissard UMA GTV Bib Shorts C2 – 240€
Maillot UMA GTV Jersey C2 – 190€
Sous-vêtement Women’s Summer NS Skin Layer – 60€
Chaussettes GT Socks C2 – 17€

3T Exploro… le Nec plus Ultra

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Test 3T Exploro Ultra
Test 3T Exploro Ultra - photo Etienne Plouze

Dans la famille 3T, demandez l’Ultra. C’est le nouveau né de 3T. Après le Strada, l’Exploro et l’Exploro Racemax, voici l’Exploro Ultra. La marque 3T est connue pour ses innovations et ses partis pris. Le modèle route, le Strada avait défrayé la chronique lorsque l’équipe de route Aquablue était équipée en mono-plateau. La seule équipe du peloton en mono et – seconde révolution – le cadre est optimisé pour des pneus de 28 mm. Quelque temps plus tard, c’est au tour de l’Exploro d’ouvrir plusieurs brèches : gros pneus, vélo à tout faire, jantes larges, « single drop seatstay », position route. Bref, les innovations ne manquent pas du côté de 3T. Ces vélos ont littéralement donné des ailes dans leur segment de marché. Voici la suite de la série : l’ULTRA. Va-t-il lui aussi faire perdurer la tradition ?

Test 3T Exploro Ultra
Photo Etienne Plouze

La marque 3T

Au début, 3T était une marque de périphériques de belle facture. Ensuite, est venu le Strada qui donna l’ADN de la marque. Elle est aujourd’hui synonyme d’innovation. Pour en citer quelques-unes : gravel aéro, gros pneus, jantes larges, largeur du tube de direction réduit, montage des étriers de freins sans adaptateurs. Bref, toute une série d’innovations qui ont ouvert la voie vers une autre pratique du vélo : le gravel.

Le jeune homme derrière 3T est bien connu : Gérard Vroomen. Un temps chez Cervélo mais aussi fondateur de la marque Open, rien que ça. Il n’en est pas à son premier coup d’essai. Il y a longtemps il répétait à qui voulait l’entendre que « Aero is everything ». Le fait est qu’un peu plus de dix années après, nous y sommes toujours. Et il en a profité pour casser beaucoup de codes de bonne conduite. Et chez Bike Café on aime bien ça : « sortir des sentiers battus ».

Les gros pneus sont bons pour la santé. À commencer sur la route : si mon vélo est confortable je roulerai plus vite. Le Strada est optimisé pour des pneus de 28 mm sur route. Pas très courant à l’époque. L’Exploro : un vélo rapide sur route et gravel qui me permet de tout faire. Le vélo conquit beaucoup de monde aussi. On le retrouve sur les cyclo-sportives de route comme en gravel et comme également sur les longues distances (gravel ou pas). L’Exploro Racemax est dédié au gravel : il remet au centre du jeu les roues en 27.5”, apportant beaucoup de réactivité avec une largeur de pneu augmentée.

Et maintenant avec le 3T UTLRA, le gravel franchit une nouvelle étape. Il est possible de mettre des pneus de 45 mm de large sur une roue de 700 ou 61 mm en 27.5”. Vous avez bien lu 61 mm ou 6,1 cm. Prenez votre double décimètre et posez le au-dessus de vos pneus actuels. C’est fait ? voilà ! C’est TRÈS large. La promesse de la marque est « The most extreme gravel bike ». Ca marche ?

L’ULTRA

Petit tour du bonhomme. Donc les pneus c’est du costaud et du large. Oui et 45 mm en mode racing devient une bonne chose. Je ne peux que valider le fait que des pneus larges en gravel apportent du confort et donc de la vitesse. Le groupe SRAM Force Eagle vient compléter l’ensemble avec beaucoup de cohérence par l’amplitude qu’il apporte avec cette taille de pneu. Les roues 3T carbone complètent l’ensemble pour apporter suffisamment de solidité et de rigidité à l’ensemble. Point trop n’en faut car le cadre lui-même apporte déjà de la nervosité. Juste avant de passer au cadre, parlons de deux périphériques importants : la selle Italia x-flow et le cintre 3T qui tombe parfaitement sous la main.

Le cadre donc. Plusieurs nouveautés. La largeur maximale des pneus a été augmentée. Pour garder un avantage aéro, 3T a augmenté la largeur du tube diagonal de 10 mm. Au plus large celui-ci fait 75 mm et au plus étroit 60 mm. L’Exploro Racemax, lui n’a « que » 50 mm au plus étroit. Dernière modification en date, la possibilité d’installer une tige de selle télescopique ronde en 27,2 mm de diamètre. C’est d’ailleurs probablement ce dernier point qui va intéresser davantage les plus aventuriers d’entre nous. Oui le vélo est un gravel d’aventure pour les terrains les plus escarpés. C’est une évidence. Et cette possibilité de rajouter une suspension fait de lui le plus confortable des 3T à date.

La géométrie est très légèrement différente du précédent modèle. Avec des bases rallongées de 4 mm (419 mm au lieu de 415), le reach (la distance projetée à l’horizontale entre le boitier de pédalier et le milieu de la douille de direction) a été raccourci pour garder un certain équilibre. Il a été enlevé entre 3 et 4 mm en fonction des tailles.

3T Exploro Ultra
Géométrie du 3T Exploro Ultra
TailleXXS5154565861
Taille du cycliste* (cm)145- 160157- 171168- 180176- 186183- 195192 et plus
Taille du cycliste* (pouces)4’9″- 5’3″5’2″- 5’7″5’6″- 5’11”5’9″- 6’1″6’0″- 6’5″6’3″ et plus
Stack520542564584604632
Reach351362373381388393
Fourche axe-couronne370370370370370370
Douille de direction “route”**125147161180201232
Angle de tête68,569,571,072,072,572,5
goutte BB797977777575
Angle d’assise74,574,073,573,072,572,5
Longueur du tube de selle436463490520549576
Longueur du tube supérieur506526546566586606
Empattement100310081012101410241044
Centre avant597608609611621641
Base arrière419419419419419419

Pour celles et ceux qui cherchent une machine efficace avec une capacité à parcourir des terrains très compliqués, ils y trouveront aussi leur bonheur avec une position route et une machine bien réactive grâce au carbone utilisé. Les cadres sont réalisés à Taiwan contrairement à la série « Italy » disponible chez 3T.

Test 3T Exploro Ultra
Les cadres sont réalisés à Taiwan contrairement à la série « Italy » disponible chez 3T – photo Etienne Plouze

Sur les chemins et la route.

Fidèle à mon idée qu’un vélo de gravel est un vélo à tout faire, j’ai roulé 290 km avec ce modèle. J’ai roulé autour de la Normandie entre plages du débarquement et chemins du val de Saire et le Nez de Jobourg. Du chemin roulant, au vrai single track en passant par la boue et un bon bitume, des montées dignes de ce nom, des descentes techniques en passant par des murs ; il me semble avoir roulé avec ce vélo dans des conditions pour le moins variées.

Test 3T Exploro Ultra
J’ai roulé autour de la Normandie, entre les plages du débarquement, les chemins du val de Saire et le Nez de Jobourg – Photo Jean-Lin Spriet

Ma première crainte avec la largeur des Vittoria était de ressentir une direction lourde… Il n’en est rien. Merci aux roues en 27.5” qui redonnent de l’agilité au vélo. Clairement dans cette largeur de pneu et un angle de direction de 71 degré en taille 54 et une chasse de 50 mm (le site ne le donne pas mais y ressemble fort). Le second point qui contribue à la fluidité de ce vélo est la longueur de fourche : elle fait la longueur d’un vélo de route ou presque. Elle est donc 25 mm plus courte en moyenne par rapport à une fourche de gravel. Cela ne semble rien mais permet d’avoir un cadre qui répond un peu plus vite aux sollicitions du pilote en matière de direction.

Test 3T Exploro Ultra
Ma première crainte avec la largeur des Vittoria était de ressentir une direction lourde : il n’en est rien ! photo Etienne Plouze

Un des arguments de 3T est de produire un cadre de gravel aéro. Je ne suis pas complètement convaincu du gain réel en watts obtenu grâce à la largeur du downtube. En revanche j’ai bien vu la cohérence et l’utilité d’un si massif downtube avec ces pneus : les bouteilles sont complètement à « l’abri » et les pneus ne dépassent pas de la largeur de celui-ci. Donc oui, il y a un bénéfice et seul une soufflerie donnerait une valeur précise en watts gagnés. Un des points qui m’avait marqué lors de la sortie du Exploro, était les tests réalisés en soufflerie. D’abord ils étaient fait à une vitesse entre 28 et 32 km/h et non 45. Ensuite ils avaient aussi été réalisés avec des bouteilles d’eau des pneus larges et même de la boue ! De vraies conditions !! Et cette attitude là il faut la mettre au crédit de 3T. Trop peu de marques font des tests en conditions réelles. Il faut quand même imaginer qu’avec la naissance des courses de gravel UCI, les facteurs aéro et poids vont revenir au devant de la scène. Je ne serais pas étonné aussi de voir des géométries évoluées vers une version un peu plus course. À suivre…

Ce qui m’a séduit sur ce vélo c’est sa réactivité. Voire vivacité en roue de 27.5”. C’est clairement un gravel d’aventure ou pour des courses techniques. Sa légèreté vous aidera à franchir les obstacles à pied, et avec ses pneus sur le vélo. Une paire de roue en 700 devient en revanche assez indispensable pour le rendre plus polyvalent. Clairement, sur la route il ne faut pas attendre de miracle. La largeur des pneus n’aide pas : plus de résistance au vent dans ce cas, et le format de roue est tout de même un peu moins roulant à mon goût. Très confort dans une optique balade, mais pas dans une optique course.

Test 3T Exploro Ultra
Ce qui m’a séduit sur ce vélo c’est sa réactivité. Voire vivacité en roue de 27’5 – photo Etienne Plouze

Les chemins revenus au devant, le vélo retrouve toute sa fluidité. Vous les avalez comme votre café au petit déjeuner : en deux gorgées. La première pour éviter de vous brûler, la seconde pour profiter. C’est pareil ici ! Vous découvrez que les mêmes chemins, se prennent tout aussi bien voire mieux, et au second virage vous accélérez car il vous avez compris que le vélo vous accompagnera loin dans vos explorations. Le spectre d’utilisation du vélo est large, ce qui étendra dans un sens (voyage ou course) sera probablement la transmission. C’est de ce côté là que je prendrais du temps pour bien la choisir. Typée VTT ou gravel racing à vous de choisir !

Test 3T Exploro Ultra
Les chemins revenus sous ses roues, le vélo retrouve toute sa fluidité – photo Jean-Lin Spriet

Sur les chemins plats, le vélo enchaîne les kilomètres sans broncher avec une bonne transmission de puissance grâce notamment à une boîte de pédalier à faire pâlir un pavé de Roubaix ! C’est anguleux et rigide. Ce n’est pas le cadre le plus rigide que j’ai testé, mais sincèrement les watts sont tout de même bien utilisés. Pas de doute, j’ai ressenti une vraie réactivité quand vous relancez et que vous montez sur les pédales pour franchir un mur. Dans une configuration voyage, l’Ultra possède ce qu’il faut de réactivité pour éviter de se trainer, mais aussi suffisamment de confort pour ne pas être cassé. Rajoutez une tige de selle télescopique et pas de doute vous élargirez fortement sa plage d’utilisation vers l’aventure. Enlevez la, installez des roues plus typées race et vous aurez un vélo prêt pour la Traka ou l’Unbound ! Rien de moins.

Test 3T Exploro Ultra
Un vélo d’aventure avec la fluidité d’un vélo de route. Voilà comment je résume les caractéristiques de ce vélo – photo Jean-Lin Spriet

Un vélo d’aventure avec la fluidité d’un vélo de route. Voilà comment je résumerai ce vélo. C’est dire la plage d’utilisation de ce vélo. Je ne serais pas surpris de voir d’autres marques suivre le mouvement. Deux questions à résoudre pour les marques : comment jouer avec les géométries pour adapter le vélo vers une utilisation race ou aventure ? Et quelle transmission : mono wide ou narrow ou double plateau ? C’est probablement aux clients de choisir le type d’utilisation, et aux marques de dessiner un cadre qui permet au client de faire son choix en fonction de sa pratique.

Test 3T Exploro Ultra
Les bouteilles sont complètement à « l’abri » et les pneus ne dépassent pas de la largeur de celui-ci – photo Jean-Lin Spriet

Pour celles et ceux qui cherchent une machine efficace, avec une capacité parcourir des terrains très compliqués, ils y trouveront aussi leur bonheur avec une position route et une machine bien réactive grâce au carbone utilisé. Les cadres sont réalisés à Taiwan, contrairement à la série « Italy » disponible chez 3T.

La marque continue de proposer un boîtier de pédalier en BB386EVO, qui reste selon 3T la meilleure solution durable pour éviter les phénomènes de corrosion galvanique. Il recommande donc d’installer un pressfit qui se visse au milieu (ou en anglais les threaded bottom bracket).

Test 3T Exploro Ultra
Deux questions restent à résoudre pour les marques : comment jouer avec les géométries pour adapter le vélo vers une utilisation race ou aventure ? et quelle transmission : mono wide ou narrow ou double plateau ? photos Jean-Lin Spriet

Le vélo est disponible avec plusieurs type de transmission : Campagnolo ou SRAM à vous de choisir. Je n’oublie pas de préciser que le kit cadre est disponible pour y installer une transmission à double plateau si vous le préférez. Tous les points de fixation vous permettrons d’y installer sacoches et 3 bidons sans difficultés. Prenez garde de bien vérifier l’espace entre votre sacoche de tube supérieur et vos bidons. L’espace peut y être contenu avec de grands bidons.

Infos sur le site

Distribué par Mohawk

Des produits signés Bike Café

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Produits dérivés Bike Café
Produits dérivés Bike Café

On les appelle “collab”, si on est branché ou encore “produits dérivés”, si on est plutôt consommateur … Nous avons travaillé avec des marques avec lesquelles nous avons quelques affinités, pour vous proposer des produits à notre image. Textiles avec un tee-shirt et une casquette, accessoire vélo avec ce bidon, lecture avec ce premier livre vélo écrit par 2 membres de notre équipe. Ces produits seront disponibles à la vente en ligne et également sur notre stand lorsque nous serons présents sur des événements. Nous espérons que vous ferez un bon accueil à cette démarche qui, sans nous enrichir, contribuera à faire vivre notre média.

Nous sommes des “entremêleurs” de tendance vélo

Graphisme Bike Café
Créé par Colin

Nous cherchons tous notre côté identitaire. C’est une façon de s’identifier, d’appartenir à une communauté ou a une “meute”… La première démarche d’une équipe cycliste est généralement de créer son maillot, pour le porter comme un étendard. Nous avons suivi, dans un premier temps une autre piste avec cette mini-collection, et nous réfléchissons à l’étoffer par la suite : les idées ne manquent pas. Colin – – notre webmaster/designer – s’est lancé dans la créa de ces premiers visuels qui évoquent l’entremêlement des pratiques cyclistes que aimons tous. Dan et Patrick ont entremêlé leurs plumes également, pour écrire ce petit livre “Week End aventure à vélo”… Finalement nous sommes des “entremêleurs” de tendance vélo, et nous voulons aussi, au travers de cette “boutique”, partager notre vision du cyclisme.

T-Shirt Bike café vs Le French Cyclard

Le principe est simple : nous ne sommes pas des commerçants, ce n’est pas notre métier. Sous l’onglet Shop de notre site, vous verrez un descriptif, un prix et un lien qui vous dirigera vers notre partenaire “Le French Cyclard” qui gère la vente en ligne et assure le lien commercial avec vous. Pour le livre, c’est pareil : il est disponible en librairie et sur les principaux sites de diffusion (Amazon, FNAC, …) et nous proposons le lien vers le site de notre éditeur, qui fait également la vente en ligne de l’ouvrage.

En espérant que ces premiers produits vous plairont ; nous sommes bien sûr à l’écoute de vos remarques.

Tenue Gravel UYN : l’innovation dans chaque fibre

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UYN GRAVEL
UYN GRAVEL

S’il y a un bien un secteur où il est difficile de se renouveler, c’est bien celui du textile. Pourtant, UYN (Unleash Your Nature) a fait de l’innovation son leitmotiv permanent. D’ailleurs, dès 2019, Dan vous avait présenté dans ces pages une tenue résolument inhabituelle. Aussi, il était fort logique que la marque italienne ne reste pas insensible à l’avènement du Gravel. C’est ainsi que UYN a développé une tenue Gravel aussi complète qu’innovante, fabriquée en Europe, que je vous propose de découvrir aujourd’hui.

Chaussures UYN NAKED MTB Gravel

Après avoir lancé les chaussures NAKED pour le cyclisme sur route, UYN a introduit la version pour le VTT et le Gravel. Le principe est le même : partir de la chaussette pour créer une chaussure en tricot, totalement sans couture. Mais pour cet usage offroad, la solution des ingénieurs UYN a été d’introduire des protections spécifiques en caoutchouc liquide pour permettre à la chaussure d’être utilisée dans un environnement bien plus abrasif que la route.

UYN Naked MTB Gravel

Pour cela, UYN a utilisé un fil HI-FORCE avec un revêtement en TPU pour la couche extérieure. Les zones les plus exposées de la pointe et du talon sont protégées par des renforts en caoutchouc liquide.

Renfort en caoutchouc liquide sur l’avant du pied (photo Laurent BIGER)

L’Exoframe s’enroule autour du pied pour plus de stabilité et de maintien. Cette structure à haute résistance est fabriquée en recyclant l’intercalaire utilisé pour créer le verre feuilleté de l’industrie automobile. Ainsi, la fermeture UYN MICRO-TUNE est connectée à l’Exoframe.
Elle se compose d’un seul rotor pour un serrage rapide et de la technologie Click-To-Fit pour régler la fermeture avec précision.

Le “chassis” EXOFRAME (photo Laurent BIGER)

L’intérieur est fabriqué en fibre NATEX, un fil végétal à base de graines de ricin censé être 25 % plus léger et sèchant 50 % plus vite que le nylon. La semelle intérieure est en chanvre, afin d’aider à garder le pied sec. La semelle extérieure est en nylon renforcée avec du carbone, complétée de deux crampons amovibles à l’avant. Quant au poids, c’est plutôt très bon avec 348 g unitaire en taille 44.

Un poids de 348 g en taille 44 (photo Laurent BIGER)

A l’usage

Après une sortie en vélotaf, j’ai directement testé ces chaussures UYN durant mes reconnaissances pour tracer la Verdun More Gravel. D’ailleurs, ce fut l’occasion de les confronter à un environnement parfois humide. Le verdict est rapide et implacable : j’ai les pieds mouillés immédiatement. Je n’ose pas imaginer l’hiver, même si je dois reconnaitre qu’elles sèchent très vite aussi…

L’humidité : un environnement incompatible avec ces chaussures (photo Laurent BIGER)

Le jour J de la Verdun More Gravel fut un weekend de canicule, où ces chaussures UYN ont cette fois pu être confrontées aux fortes chaleurs. Le verdict est là aussi rapide et implacable : elles sont parfaites dans ces conditions ! A vrai dire, je crois que je n’ai jamais eu de chaussures aussi respirantes que celles-ci. Le confort procuré par cette sorte de chaussette est réel, tout en assurant un très bon maintien.

Des chaussures qui excellent par fortes chaleurs (Photo Hugo Herment)

Cependant, la protection reste minimale. Aussi, je conseille ces chaussures avant tout pour un usage Gravel et non pas VTT, même si la marque suggère le contraire avec l’appellation MTB & Gravel.

UYN GRAVEL
Une semelle qui ne manque ni de rendement, ni de grip (photo Laurent BIGER)

Pourtant, la semelle ne manque ni de rendement ni de grip. Mais je pense que de trop fréquents portages finiront par mettre à mal cette fibre. Finalement, ces chaussures UYN sont vraiment adaptées au Gravel pur et dur et de préférence dans un environnement sec et chaud, où elles excellent. Quant au système de serrage, unique, il est à la hauteur de la qualité de l’ensemble : précis et lui aussi innovant dans sa conception.

Prix et infos sur le site UYN

Cuissard Gravel UYN Adventur Cargo

Le nouveau cuissard Adventur Cargo est équipé de quatre poches latérales en filet qui offrent un espace supplémentaire pour ranger ce que vous pouvez juger utile.

Quatre poches latérales superposées par deux (photo Hugo HERMENT)

Le tissu utilise la technologie RE-SHAPE, structure fine censée s’adapter à la forme du corps, tout en étant résistante à l’abrasion. Certaines zones sont plus aérées (technologie Flowtunnels), notamment en bas de l’abdomen, ainsi que dans le dos la zone entre les bretelles.

UYN GRAVEL
Cuissard UYN Adventur Cargo (photo Hugo Herment)

La peau de chamois AIR-LR110 complète ce cuissard plutôt innovant et au look bien en phase avec notre pratique Gravel. Celle-ci est d’une densité de 110 kg/m3 et se compose de trois éléments superposés. A noter qu’il est assez rare qu’une marque conçoive elle-même ses peaux de chamois, un segment technique souvent sous-traité, comme l’expliquait Dan dans cet article. UYN pousse donc assez loin l’innovation et la prise de risque. Je pense que l’on ne peut qu’encourager cet esprit d’innovation.

A l’usage

Néanmoins, derrière un design frais et résolument outdoor, ce cuissard est un produit digne des meilleurs produits routiers. D’ailleurs, je retrouve rapidement la qualité des chaussures précitées, à savoir une excellente respirabilité et un séchage rapide. Les poches latérales sont ergonomiques et bien pensées dans leur conception. Néanmoins, je n’ai personnellement pas pour habitude de “charger” mes jambes. Peut-être vieux jeu, j’ai gardé mes habitudes et ma gestuelle de compétiteur, centrée sur l’utilisation des poches dorsales de mon maillot. Quoi qu’il en soit, ce cuissard s’est montré aussi endurant que certaines grandes marques “historiques” du secteur, tout en étant différent dans l’aspect et même le confort, où je trouve ce UYN Cargo supérieur à la moyenne. Pas donné au premier regard sur le prix, mais finalement cohérent vis à vis de la concurrence, avec une certaine exclusivité au bénéfice d’UYN.

Prix et infos sur le site UYN

Maillot Gravel UYN Lightspeed

Le maillot UYN Lightspeed est composé d’une zone avant et de manches dotées de la technologie FLOWTUNNELS, semblable au cuissard. Le panneau arrière est réalisé avec un tissu AERNET PLUS, conçu pour une dispersion rapide de la chaleur. Les inserts haute visibilité à l’arrière recouvrent trois poches dorsales classiques, sans zip. Ce maillot est plutôt léger, avec une densité moyenne de 90 g / m2. A noter une protection contre le soleil classée UV20+.

A l’usage

Immédiatement, en enfilant ce maillot UYN Lightspeed, je fais le parallèle avec le tissu si spécifique des chaussures Naked. Dans une version ici logiquement plus fine, je retrouve ce même aspect, un peu déroutant, mais terriblement confortable. Egalement, au même titre que les chaussures, ce maillot se veut très respirant et sèche extrêmement vite. De plus, le panneau dorsal, spécifique (AERNET PLUS), est bien ajouré, comme le montre la photo ci-dessous où l’on remarque sans peine les bretelles du cuissard.

UYN GRAVEL
Un tissu déroutant, mais terriblement confortable (photo Hugo Herment)

J’ai trouvé original l’ajout de cette zone fluo sur les poches arrières. Qui plus est, sur un maillot aussi technique sur lequel on n’imagine pas ce type d’équipement sécuritaire, plus souvent rencontré sur des produits typés “vélotaf”. Pourtant, je trouve la démarche pertinente d’associer look et sécurité passive pour les liaisons routières, inhérentes à notre pratique Gravel.

Prix et infos sur le site UYN

Gilet sans manche UYN ULTRALIGHT WIND 

Pour finir sur ces produits Gravel de chez UYN, voici le gilet sans manche Ultralight Wind. Celui-ci se compose d’un tissu coupe-vent ultra-léger sur le devant, censé offrir une protection efficace et fendu d’un classique zip intégral.

Gilet UYN Ultralight Wind (photo Hugo HERMENT)

Dans le dos, je retrouve le tissu en tricot 3D avec la technologie FLOWTUNNELS qui offre respirabilité et élasticité, qui est presque le même que celui évoqué sur les chaussures et le maillot. La taille est plus longue à l’arrière pour une protection supplémentaire et intègre deux poches classiques.

A l’usage

Si la période de test de cette tenue fut chaude, ce gilet fut néanmoins le bienvenu aux heures matinales. De plus, il se plie aisément dans sa poche et peut ainsi se ranger facilement dans une sacoche ou même une poche dorsale de maillot. La structure semi élastique sur la partie dorsale permet un ajustement correct. Les poches dorsales sont bien assez vastes. Cependant, je regrette que UYN n’ait pas appliqué le même panneau fluo que le maillot évoqué précédemment. Surtout pour un gilet, souvent mis en début et fin de journée et donc dans des conditions de luminosité moindre.

Vastes poches dorsales du gilet UYN Ultralight Wind (photo Hugo HERMENT)

Prix et infos sur le site UYN

Pour conclure sur cette tenue Gravel UYN

Finalement, UYN réussi le pari de se démarquer de la concurrence, nombreuse, qui anime le secteur du textile cycle. Mieux, la marque italienne innove grâce à l’emploi de tissus exclusifs qui offrent un ressenti résolument différent des produits techniques rencontrés habituellement. Fabriqués en Europe (Italie et Bosnie), UYN se pose en une sérieuse alternative pour bousculer les codes d’un secteur, qui est, avouons le, pas toujours excitant et peinant à se renouveler. Pour ma part, j’ai été conquis. Aussi bien par les chaussures, que par le cuissard et le maillot. Un peu moins par le gilet, pas aussi innovant que ses confrères. A vrai dire, il me tarde déjà de découvrir la prochaine gamme hivernale…

UYN GRAVEL
Tenue UYN GRAVEL (photo Hugo Herment)

Partir à vélo, que l’aventure commence …

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Aventure à vélo photo Dan de Rosilles
Aventure à vélo photo Dan de Rosilles

Pourquoi partir à l’aventure à vélo ? Plusieurs raisons peuvent motiver ce choix. Vous pourriez préférer randonner à pied, mais il faudrait une belle journée de marche pour parcourir 20 kilomètres, alors que la même distance à vélo peut se franchir en une heure. À vélo, vous irez plus vite, plus loin. Avec un peu d’entraînement, vous atteindrez des destinations qu’un piéton n’oserait même pas envisager. Vous pourriez aussi partir en week-end en voiture ou en train. Mais le vélo est sans doute le moyen de déplacement le plus économique, le plus doux, le plus écologique. Mû par la seule force de vos jambes, le vélo est le véhicule de votre liberté. Il est, à ce titre, immersif et émancipateur. Vous irez de découvertes en découvertes, avec le sentiment puissant d’être intégré au paysage. Autonome, vous gagnerez peu à peu en assurance et en hardiesse.

Aventure à vélo photo Dan de Rosilles
photo Dan de Rosilles

En plein air, le nez au vent, vous vous évaderez de votre quotidien, en toute liberté et en osmose avec les éléments. L’air qui caresse le visage, les odeurs qui se révèlent, les sons et les silences plus précis et plus brillants exaltent et rendent heureux. Le vélo est une clé qui ouvre des portes et vous connecte avec le monde qui vous entoure. Il vous déplace, vous dépayse, il permet de découvrir de nouveaux endroits et de s’immerger véritablement dans les territoires et les terroirs.

L’aventure à vélo est aussi une aventure humaine …

La pratique du vélo facilite aussi le contact avec les gens que vous croiserez sur votre itinéraire : il suffit d’arriver quelque part pour susciter rapidement les commentaires, enclencher une discussion. Le vélo, source partagée de souvenirs et d’expériences, provoque naturellement la sympathie. Rouler en groupe renforce aussi les liens entre cyclistes.

Aventure à vélo
Partager une aventure à plusieurs est un sentiment exaltant… photo Sportful

Partager une aventure à plusieurs est un sentiment exaltant… L’aventure à vélo est aussi une aventure humaine. Enfin, l’aventure à vélo est un bon moyen pour gagner en confiance en soi. Vous partirez rarement au hasard, il faudra donc prévoir votre destination, votre itinéraire. Il s’agit en fait de concevoir un projet pour le week-end. En maîtrisant votre monture, en affrontant des difficultés, en faisant face à des imprévus météorologiques ou techniques, vous réaliserez votre projet. Vous ne pourrez alors qu’être fier de vous et de ceux qui y ont participé.

Aventure à vélo
Savoir sortir de sa zone de confort – photo BH Cycles

L’aventure commencera quand vous sortirez, chacun à votre niveau, de votre « zone de confort »

Aventure à vélo
Mais quand et comment une aventure à vélo commence-t-elle ?photo Dan de Rosilles

Mais quand et comment une aventure à vélo commence-t-elle ? La plupart d’entre vous ont déjà fait du vélo, ou l’utilisent régulièrement pour aller au travail, se déplacer en ville, aller faire des courses… Le vélo est une pratique démocratique, économique, durable et inclusive, qui fait fi des races, des sexes, des classes sociales. Toutes celles et ceux qui le souhaitent peuvent facilement acquérir un vélo et s’élancer sur les routes et les chemins, quels que soient leur lieu de vie, leur âge et leurs moyens financiers. L’aventure commencera quand vous sortirez, chacun à votre niveau, de votre « zone de confort » pour affronter une situation nouvelle : parcourir une distance plus longue que d’habitude, rouler dans un endroit où vous n’êtes jamais allé, tenter de gravir une côte qui jusqu’alors vous paraissait infranchissable, rouler sous la pluie, un jour de grand vent ou lorsqu’il fait froid, pédaler la nuit… toute situation nouvelle vous fait entrer dans l’aventure.

Aventure à vélo photo Dan de Rosilles
Il est toujours possible de franchir le pas … photo Dan de Rosilles

Et pour ceux qui n’ont jamais fait de vélo ? Eh bien, il est toujours possible de franchir le pas ! En prenant garde à s’équiper d’un matériel sûr et en bon état (vous pouvez d’ailleurs débuter en empruntant ou en louant un vélo), en se faisant conseiller et aider par un ami plus expérimenté ou un professionnel, votre aventure commencera dès la première recherche d’équilibre, dès les premiers tours de pédale …

Un petit guide pour vous aider à sauter le pas 

Week-end aventure à vélo éditions Vagnon

Si une balade de quelques kilomètres peut tout à fait s’improviser, un voyage à vélo même pour un week-end, se prépare. Il sera toujours plus intéressant et jouissif lorsqu’il sera bien préparé. Votre vélo doit fonctionner  le mieux possible, votre équipement, être adapté aux situations que vous rencontrerez. Vous devez être capable de vous orienter comme de savoir vous perdre, de gagner en confiance sans vous mettre en danger, de sortir de votre zone de confort mais de ne pas dépasser vos limites.

Ce guide, écrit par deux contributeurs de Bike Café : Dan de Rosilles et Patrick Van Den Bossche, vous apportera l’expérience de ces deux cyclistes passionnés, et vous permettra de mettre tous les atouts de votre côté pour partir sereinement et profiter au maximum des plaisirs intenses et inoubliables que procure une aventure à vélo !

13,50 € -15 x 21 cm –128 page

Disponible à la vente sur le site des éditions Vagnon 

Gravel Racing féminin : Maria Gudmundsdottir, pistes noires et chemins blancs

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Café Du Cycliste cycling apparel gravel French Riviera
Maria Gudmundsdottir pendant l'Unbound 2022 - photo café Du Cycliste

Maria Gudmundsdottir a grandi à Ísafjörður, sur les rives du fjord de Skutulsfjörður, à l’ouest de l’Islande. C’est sans doute en contemplant le fjord glacé et les montagnes aux sommets enneigés qu’elle s’est prise de passion pour la nature et les éléments.
Enfant, elle avait donc décidé de devenir météorologiste. Comme notre rendez-vous téléphonique a été pris en heure GMT, soit deux heures de décalage avec l’heure de Paris, elle s’inquiète de savoir si nous avons changé d’heure récemment, et s’amuse de cette particularité française. Elle en est au café, moi plus. Maria descend tout juste de l’avion. Cette globe-trotteuse court désormais pour la toute jeune équipe féminine de gravel racing de Café Du Cycliste, la CDC GT (Café Du Cycliste Gravel Team) et vient d’enchaîner The Traka en Catalogne et la plus célèbre course gravel des U.S.A., l’Unbound, au Kansas.

Du Kansas à la Catalogne, Maria Gudmundsdottir court cette année pour Café Du Cycliste – captures d’écran Instagram Maria Gudmundsdottir

Pleine nature

Maria est cycliste depuis douze ans, mais avant ça, elle était skieuse et l’est toujours. La passion de la trace, la trajectoire, et celle des tempêtes, le respect de la nature, l’amour de l’outdoor fondent sa pratique sportive. En premier, vint le VTT Cross Country, où l’action et les virages sur les pistes résonnent naturellement avec le ski. Puis, vint le vélo de route et en 2018 son premier gravel, “parce qu’il vous faut toujours un nouveau vélo” rigole-t-elle ; et aussi parce que, même en Islande, dès qu’il fait beau, il y a trop de voitures sur la route. Comme en VTT, le gravel lui permet de rouler en pleine nature, sur les “unpaved roads”, c’est tout ce qu’elle aime, il ne lui en faut pas plus pour verser dans cette nouvelle discipline qui prend son essor partout en Europe à ce moment-là.

En Islande, difficile de rouler sans prendre en compte la météo et respecter la Nature – Instagram Maria Gudmundsdottir

Madame l’ambassadrice

Plutôt que d’acheter un modèle de grande série, elle se tourne vers Lauf, un fabricant islandais et crée elle-même la décoration peinte sur le cadre. Manifestement, Maria est une esthète qui se délecte autant de la beauté de la nature que de motifs sur un vélo ou sur des vêtements. Attentive à ses tenues, elle repère le site de Café Du Cycliste. “Je suis hyper fan”, nous confie-t-elle. Enthousiaste, elle ajoute “et la marque colle si bien aux valeurs Islandaises”… Tout va alors très vite. Deux ans à peine après avoir acheté son premier jersey, elle est repérée pour son parcours de skieuse de haut niveau et son énergie débordante à l’occasion d’un shooting pour Café du Cycliste en Islande. Rémi Clermont, le fondateur du Café Du Cycliste, lui propose alors de continuer à poser pour la marque et d’en devenir ambassadrice.

Aux USA pendant un shooting pour Café Du Cycliste – photo Café Du Cycliste

“Maria, elle roule vraiment fort”

Dans le Bike Café Blabla que nous lui avons consacré, Rémi Clermont parle d’elle avec des étoiles dans la voix :
“Si tout le monde pouvait être aussi heureux que cette fille quand elle part faire du vélo, le monde irait beaucoup mieux. Sur un shooting, quand ça fait plusieurs jours qu’on se lève à cinq heures du matin pour aller faire des photos au lever du soleil, tout le monde tire un peu la tronche et elle, elle arrive au petit déjeuner avec son plus gros sourire, aussi heureuse que si elle venait d’avoir un enfant”.
Mais l’état d’esprit s’accompagne aussi d’un haut niveau de vélo et d’une détermination farouche. Rémi Clermont ne cache pas son admiration : “Maria, elle roule vraiment fort. On lui envoie nos tenues d’hiver en Islande pour savoir si c’est bien, elle nous les teste par moins cinq degrés pendant des heures”.

L’équipe CDC GT au grand complet – photos site Café Du Cycliste

Bande de filles

C’est tout naturellement qu’elle devient le pivot central de l’équipe féminine de gravel créée cette année par Café Du Cycliste. Le recrutement international (Islande, USA, Suisse, Espagne) ne permet pas aux filles de se voir souvent ou de s’entraîner ensemble. À la création de l’équipe, elles ont eu longuement l’occasion de discuter en ligne et désormais, c’est uniquement à la veille des courses qu’elles se retrouvent, toujours dans la complicité et la bonne humeur. Mais les courses de gravel ne permettent guère de stratégie d’équipe, comme le permettrait une course sur route. Comme en VTT Cross Country, on court surtout de façon individuelle, même en faisant partie d’une équipe. D’abord parce que les aléas sont plus fréquents que sur la route et qu’il est difficile, voire impossible, de se protéger en roulant dans la roue. C’est plutôt l’avant et l’après-course qui permettent de créer et entretenir un vrai esprit d’équipe.

La CDC GT à la remise des dossards de La Traka – photo Café Du Cycliste

Mixité plus-plus

Une autre caractéristique notable des courses de gravel, c’est qu’elle sont mixtes “plus-plus”, puisque hommes, femmes, pros, amateurs et débutants se retrouvent sur la même ligne de départ. Nous en venons tout naturellement à causer cyclisme féminin. Lorsqu’elle était coach de cyclisme en Islande il y a quelques années, Maria ne voyait pas – ou très peu – de femmes rouler. Pourtant, lorsqu’elle organisait des évènements et des cours réservés uniquement aux femmes, beaucoup venaient… Elle a alors réalisé que les disciplines cyclistes, dominées par la présence masculine, ne permettaient pas à ces femmes de trouver leur place. Souvent moins puissantes ou moins techniques, elles s’effaçaient. “En groupe non mixtes, elles donnent plus” affirme-t-elle.
Mais comme toutes les femmes compétitrices dans l’âme et qui ont appris à rouler avec les hommes, Maria n’est pas faite du même bois. La mixité des épreuves de gravel lui convient parfaitement, au point qu’elle avoue même que les épreuves réservées aux femmes qu’elle a couru en Islande, comme en cyclisme sur route par exemple, alignent trop peu de participantes et sont un peu ennuyeuses.

Comme toutes les compétitrices habituées à rouler avec les hommes, la mixité du gravel racing convient parfaitement à la CDC GT – photo Café Du Cycliste

Un motif unique pour un projet unique

Place donc à “l’éclate” au cœur de la mêlée. Pour cette première saison de gravel racing, Maria et ses consœurs portent fièrement la tenue de la Gravel Team conçue par Rémi Clermont, à base d’un motif à damier qui rappelle non sans humour les drapeaux de départ utilisés pendant les courses automobiles. Elle ne tarit pas d’éloge sur les tenues Café Du Cycliste. “Tous ceux qui suivent cette marque depuis longtemps”, dit-elle, “savent à quel point les modèles sont créatifs. Et ce motif en damier illustre aussi le fait de se demander qu’est-ce-que le gravel exactement. Nous participons à des courses gravel, nous sommes des femmes, les gens nous remarquent, c’est différent, ça questionne beaucoup autour de nous, au bon sens du terme. C’est un ensemble unique, pour un projet unique”.

Le poisson volant, symbole de la ligne gravel chez Café Du Cycliste, orne fièrement le jersey “racing” de la CDC GT – photo Café Du Cycliste

“Si tu n’es pas fun avec toi-même, c’est trop dur”

Course ou pas, en équipe ou pas, l’heure GMT tourne et il va falloir que je laisse Maria en paix face à son café.
Pour terminer cet entretien, je lui pose une question plus personnelle pour qu’elle évoque sa pratique “intime” du vélo. Sans la moindre hésitation, Maria me confie : “Lorsque je part rouler, j’essaye avant tout d’être de bonne compagnie pour moi-même. Parce qu’en course ou pendant de longues heures à l’entrainement, il y a toujours un moment où on roule seul, on doit affronter seul l’effort, le froid ou les problèmes techniques. Si tu n’es pas fun avec toi-même, c’est trop dur. À chaque sortie, je me dois donc d’être la meilleure pom-pom girl que je puisse avoir”.

“Chapeau”, Maria Gudmundsdottir !

Retrouvez Maria Gudmundsdottir sur son Instagram.

Et le podcast de Rémi Clermont, fondateur et styliste du Café Du Cycliste sur notre Bike Café Bla-bla

Calendrier des courses 2022 pour la CDC GT :

01/05 La Traka, Gérone, Espagne
05/05 Unbound, Kansas, USA
23/07 Le Rift, Islande
03/09 La Monsterrato, Italie

Gastaboy PGC-1Alpha … un vélo en bois de noyer

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Gastaboy le vélo en bois de Jean-Yves Couput
Gastaboy le vélo en bois de Jean-Yves Couput

Derrière le titre étrange de cet article se cachent deux histoires. Gastaboy, à l’origine Gastaboï, mot issu du patois languedocien signifiant « Gaspilleur de Bois », surnom donné amicalement à Eddy, créateur de ce vélo unique, symbole d’une fusion improbable de tradition et de modernité. PGC-1Alpha, plus scientifiquement est le petit nom d’une protéine qui active la genèse de la mitochondrie, responsable de la production d’énergie par le corps humain. (photo de une : Jean-Yves Couput sur son Gastaboy en noyer avec le maillot de l’Omomarto une épreuve d’ultra qu’il a inventée)

Le point commun ?

Sans arbre, pas de vie, sans énergie, pas de mouvement… Serait-ce la raison pour laquelle ce Gastaboy semble être une extension naturelle de mon corps ? Serait-on dans une dimension quantique du vélo où atomes du cycliste se mélangent avec atomes du vélo, créant harmonie, émotion, spiritualité ?

Peut-être…

C’est en tout cas ma conclusion après un petit millier de kilomètres au guidon de ce qui au départ était caprice et s’est rapidement transformé en évidence. En plus de 50 ans de carrière cycliste, j’ai enfourché quelques vélos, beaucoup de vélos, et parcouru quelques kilomètres, beaucoup de kilomètres…

Fut un temps, désormais assez lointain, durant lequel pendant près d’une décennie, tester des vélos était mon métier. Oui, oui, tester et être payé pour cela, j’en vois déjà certains se dire que la vie est dégueulasse, que nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Rapidement, j’ai su faire évoluer une approche scolaire, rationnelle en une démarche plus holistique, plus centrée sur le ressenti, sur les sensations. Ce Gastaboy est l’essence de ce que j’ai toujours recherché dans l’objet vélo.

Délicat, subtil mélange de style et de performance. Encore faut-il définir la performance. Pour moi, c’est clair, elle ne se mesure plus, elle se vit.

« Comfort is Performance »

Prolonger le plaisir de pédaler, toucher du doigt l’idée de l’éternité cycliste parce que le grain de la route devient velours, parce que 100 kilomètres paraissent 10, parce que l’on maudit la nuit qui tombe quand on en voudrait encore et encore, c’est ma définition de la performance.

« Comfort is Performance », une expression que j’ai faite mienne le jour où je me suis tourné vers l’Ultracycling… et le Gravel, désormais convaincu que gros pneus et vélo moins rigide, permettaient d’aller plus vite, plus loin, avec moins de fatigue. Si vous acquiescez, préparez vous à partir en croisade, car vous n’êtes que minorité.

Art… formance

Ce Gastaboy est une proposition à part dans l’industrie du vélo. Un objet d’art qui ne fait aucun compromis à la performance. Il porte fièrement l’étendard d’Art formance. Pensé par un cycliste ébéniste de métier, mais surtout de talent – Eddy Jeantet – ce cadre est fabriqué à partir de la technique de lamellé-collé, ce qui réduit quasi à néant sa sensibilité aux variations météorologiques, chaleur et humidité.

Oui, il est plus lourd qu’un cadre carbone de même niveau de gamme ! Quelle importance ! Qui va me dire que l’on ressent combien la différence entre un bidon plein et un bidon vide est importante ?

Que les adeptes du calcul fassent le calcul, je l’ai fait… Entre temps perdu sur une ascension d’une heure (qui se chiffre en secondes) et plaisir gagné (qui se chiffre en rides d’expression sur le visage), mon cœur bat pour quoi vous savez !

Je sens que mon budget de crèmes anti-vieillissement va exploser !

Gastaboy le vélo en bois de Jean-Yves Couput
8.5 kg, tel qu’il est équipé, il peut facilement descendre symboliquement sous la barre des 8 kg – photo JY Couput

8.5 kg, tel qu’il est équipé, il peut facilement descendre symboliquement sous la barre des 8 kg si l’on est dans cette croyance que cela va faire de moi (de vous ?), mulet, un cheval de course.

Gastaboy le vélo en bois de Jean-Yves Couput
Les « lames » sont extraites d’un noyer, jeune de 100 ans

Ce cadre n’est pas que pièce d’art, il est aussi d’une sophistication mécanique extrême. Les « lames » sont extraites d’un noyer, jeune de 100 ans, et découpées dans la périphérie du tronc, là même où la courbure des strates est la plus faible. Quand le bois travaille, c’est parce que naturellement il veut se redresser. Moins ses veines seront courbées, moins il cherchera la ligne droite.

Ensuite, chaque lame, lors de l’assemblage doit trouver à côté d’elle son âme sœur pour garantir continuité dans le cheminement et l’absorption de l’onde vibratoire. La technique qu’a développé Eddy, consiste donc à retourner la lame voisine pour créer ce flow et garantir cette continuité.

Au moment du choix, s’est posée la question de l’essence. Chêne, Frêne, Noyer ?

J’ai opté pour ce dernier et je ne suis pas déçu. Trop rigide, le chêne m’aurait malmené, il convient cependant à Lionel Jourdan, meilleur Ultra-Triathlète français et détenteur du record de l’Ultraman, entre Londres et Paris. Alors, Frêne ou Noyer ? J’ai quelques relations, connaisseurs de la fibre cellulosique qui m’ont tout de suite orienté vers le précieux, noble, Noyer.

Gastaboy le vélo en bois de Jean-Yves Couput
Je profite… comme si j’entrais en résonance avec la machine

Et puis sa souplesse me séduisait. Bien m’en a pris… Jamais un cadre de vélo ne m’a donné cette impression de communion, comme si j’entrais en résonance avec la machine. Une machine qu’il faut accepter d’apprivoiser, trouver la bonne cadence, la bonne position, ne pas se battre avec elle, et elle vous rendra ce que vous lui donnez.

Je voulais me rassurer, alors, bien entendu, j’ai mesuré mes performances… une fois.

Rassuré, maintenant, je profite !

Équipement

L’équipement ? Quelques particularités qui me tiennent à cœur.

Parmi lesquelles, au centre du poste de pilotage, un cintre exotique mais tellement ergonomique, le Wavebar RR de Coefficient Cycling. Autre particularité qui me tient à cœur, des manivelles de 165 mm qui me permettent de pédaler plus rond en attaquant plus précocement la phase d’appui, qui occasionnent moins de fatigue musculaire et améliorent mon rendement général.

La transmission et le freinage sont confiés au groupe SRAM Red AXS avec une technologie sans fil particulièrement adaptée à ce concept qui rend l’intégration des câbles compliquée. Cela tombe bien, je n’en suis pas fan pour des raisons de facilité d’entretien.

Viennent enfin les roues : choix Cornélien…

Il est essentiel selon moi de considérer la cohérence du mariage cadre/roues, j’ai jusque-là trouvé deux associations qui fonctionnaient à merveille, les Roval Rapide CLX chaussées de pneus Specialized Turbo Cotton, qui confèrent au vélo une belle nervosité, et plus « rustiques », les ENVE 4.5 AR chaussées de Specialized Rapid’Air Tubeless en 30 mm.

J’ai très envie d’essayer, par curiosité, une monte en 650 avec des Asterion chaussées de Continentaux GP 5000 en 28 mm, ainsi que les Black Inc à bâtons, même si d’un point de vue cohérence esthétique ces dernières conviennent moins au concept… quoique.

Enfin, on ne peut pas parler du Gastaboy sans parler d’Eddy, un pur, un dur aussi…

Gastaboy le vélo en bois de Jean-Yves Couput
Eddy Jeantet le créateur de Gastaboy

Champion régional, il a à son actif une traversée des Pyrénées en « Gastaboy packing » et quelques top ten dans des cyclosportives au guidon de ses créations, dont une 6ème place à la Jalabert.

L’artiste sait pédaler…

Écoutez notre podcast avec Eddy qui explique son travail

“Entre 150 et 200 heures passées à 50cm l’un de l’autre. Chaque cadre est un projet singulier qui sort de l’atelier avec un peu de moi pour créer sa propre histoire”, déclare Eddy

Mon Gastaboy porte le numéro 17 dans la lignée généalogique, mon Gastaboy, c’est un Stradivarius !

Ce cadre a requis 180 heures de travail entre le sourcing de la matière et la finition…

Les prix :

  • Kit Modèle D-SEG (Fourche, cintre, potence, tige de selle) Prix : 5520 €
  • Kit Modèle S-PER (Fourche, cintre, potence, tige de selle) prix : 4 560 € (uniquement en frêne)

Infos sur le site de Gastaboy

Jean-Yves Couput