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Fizik : deux chaussures gravel qui assurent

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De nouvelles chaussures de gravel chez Fizik

La marque italienne Fizik est un “chausseur” apprécié dans le monde du cyclisme. Avec ses différentes gammes et ses nombreux modèles, il sera difficile de ne pas trouver chaussure à votre pied. Cette année les pratiquants gravel vont être gâtés, puisque nous avons deux nouveaux modèles à vous présenter. Il est loin le temps où on empruntait aux VTTistes leurs “souliers” cramponnés. Les modèles gravel affichent désormais leur identité et on assiste même à une segmentation entre gravel sportif et gravel rando. C’est pour cette raison que Fizik nous propose pour la première catégorie la Vento Ferox Carbone et pour la seconde la Terra Atlas.

De nouvelles chaussures de gravel chez Fizik – photo Patrick

Vento Ferox Carbone

Testées par Patrick

La Fizik Vento Ferox Carbone combine deux systèmes de serrage : scratch et Boa – photo Patrick

Ferox ou féroce ? On retiendra – de cette consonance qui provoque la rime – la qualité de dévoreuse de pistes, que j’ai immédiatement constatée avec ces chaussures, dès ma première sortie. Lorsqu’on ouvre la boîte, en voyant les chaussures par dessus, on peut douter qu’elles sont destinées à une pratique “All Road”. C’est en regardant la semelle que l’on constate alors que ce sont bien des chaussures pour fréquenter les pistes. Leur poids de 297 g, relativement léger, confirme cette apparence.

Au déballage

Qualité de l’emballage et qualité visuelle du produit, comme d’habitude chez Fizik. La tige est constituée de plusieurs matériaux : un tissu en polyuréthane laminé qui présente une trame tissée et résistante. Des renforts placés judicieusement qui protègent la chaussure, si on vient frotter le rocher. La languette est micro perforée, pour laisser l’air circuler à l’intérieur. La semelle carbone X1 (indice 10) supporte une partie cramponnée en caoutchouc d’apparence solide et munie de 2 crampons vissant à l’avant.

En statique

Le chaussant est parfait : 41 1/2, merci pour cette demie pointure qui me permet d’avoir une chaussure ajustée à mon pied. Le 42 a tendance à sortir un peu au niveau du talon, malgré les inserts en silicone du talon et le 41 est trop juste : mes orteils touchent légèrement, mais il faut tenir compte de la dilatation du pied induite par la chaleur en été. Mon pied relativement fin trouve sa place et le serrage du strap le maintient parfaitement.

Sur le terrain

Ces Ferox bien campées sur leur plaque carbone ne rechignent pas à transmettre les watts aux pédales. Le maintien assuré par la sangle scratchée, inspirée du Powerstrap des X4, s’avère particulièrement efficace. J’avais d’ailleurs eu l’occasion de tester les Terra X4 équipées de scratchs. Ce test avait mis fin à mes doutes concernant ce type de serrage. Le seul bémol à l’époque sur les X4 était le manque de ventilation interne. Avec ces Ferox, ce n’est pas le cas. Un seul scratch sur la partie haute est suffisant pour sangler le coup de pied. Le serrage avant est assuré par un Boa. Ce choix permet au mesh de laisser passer l’air pour maintenir une bonne climatisation interne.

Fizik : deux chaussures gravel qui assurent
La semelle

La complémentarité des systèmes de serrage est intéressante. Le scratch verrouille le pied qui se cale bien dans le fond de la chaussure, en laissant une certaine souplesse. Le micro serrage permet de moduler la pression sur la partie avant en cas de dilatation du pied lorsque la chaleur monte. Ce sera appréciable également si on doit marcher ou faire du portage. 

Le bilan

Fizik Vento Ferox
Fizik Vento Ferox

Après quelques sorties sur les DFCI de Provence, j’ai trouvé ces chaussures performantes et confortables. Le gros plus de cette Ferox est la rigidité de sa semelle, associée à son faible poids, le tout permettant une bonne utilisation de la puissance du cycliste. Elle va satisfaire les cyclistes qui aiment appuyer. Elle plaira également aux pratiquants d’ultra biking car elles se portent toute la journée sans problème en permettant la marche si c’est nécessaire. Il faut également souligner la polyvalence d’usage : Cyclocross, XC et bien sûr gravel et Ultra. Pour le bikepacking et le voyage j’aurais tendance à préférer le modèle Atlas. Le seul défaut sera le prix de ces chaussures que l’on pourra comparer aux Shimano RX8 ou aux Specialized Recon.

Caractéristiques

  • Système d’ajustement Li2 BOA®
  • Semelle extérieure X1 Carbon – avec bande de roulement en caoutchouc, indice de rigidité 10
  • Poids : 297 g
  • Tailles : 36-48 (37 à 47 également en demi-pointures)
  • Deux couleurs : noir / lilas 
  • Prix : 299 €

Infos sur le site 

Terra Atlas

Testées par Philippe

Ce modèle porte un nom qui évoque l’aventure et la grande épreuve de bikepacking de l’Atlas Mountain Race entre Marrakech et Agadir… La Terra Atlas est une véritable chaussure tout-terrain, conçue avec un ajustement plus confortable. Elle se destine aux pistes de gravier, aux sentiers de VTT pour des aventures d’une journée ou aux longues escapades à vélo, pour ceux qui dépassent les frontières.

Sur son site, Fizik classe ses productions en “Séries”. Terra est celle qui est conçue pour vous emmener au-delà de vos limites en gravel, All-Mountain et eMTB.

Dans cette série, où se côtoient chaussures, selles et quelques accessoires, la nouvelle chaussure Atlas y est présentée comme “une véritable chaussure de cyclisme tout routes et terrains conçue avec un ajustement plus généreux pour un confort sans fin, des pistes de gravier aux sentiers de VTT, des aventures d’une journée aux longues escapades à vélo, pour les cyclistes qui ne connaissent pas de frontières“.

FiziK Terra Atlas
Outre les coloris classiques noir et vert, on peut remarquer un gris et surtout un rose clair/foncé qui sort avec élégance de l’ordinaire – Photo Philippe Aillaud

Cousine de la Terra X5 et développée en intégrant les retours des utilisateurs, elle propose un chaussant plus confortable en largeur et une semelle redessinée pour être performante.

Au déballage

La tige est très semblable à celle de la X5 : mêmes matériaux, languette, trous d’aération, mais un talon un peu plus bas et moins ‘bloqué’. Exit la sangle velcro sur l’avant pied de la X5, l’Atlas offre toujours un serrage micrométrique Boa L6 mais qui cette fois opère sur toute la longueur de la languette. La semelle en nylon (indice de rigidité 5) avec bande de roulement en caoutchouc, est plus intégrée à la chaussure et fait moins VTT. Si la semelle intérieure est classique et épurée, un adhésif assure l’étanchéité avec la plaque de fixation des cales. La finition est de très bonne facture : pas de fils libres en fin de couture, des petits picots néoprène au niveau du talon d’Achille pour le maintenir en douceur, une boucle de chaussage arrière, une languette bien guidée, la possibilité de visser des crampons (non fournis) pour les terrains gras.

La semelle d’une seule pièce est parfaitement raccordée à l’empeigne par un contrefort qui la ceinture tout en restant discret. L’ensemble donne une chaussure sobre qui n’affiche pas ostensiblement son coté tout terrain, mais plutôt un côté derby de marche. C’est presque une pantoufle de vair !

Outre les coloris classiques noir et vert, on peut remarquer un gris et surtout un rose clair/foncé qui sort avec élégance de l’ordinaire.

En statique

J’ai un pied fin 42 1/2 – 43 de 27,5 cm auquel le chaussant Mavic/Salomon en 43 1/3 est parfaitement adapté, tant en chaussures VTT que running. Si je n’ai jamais eu de chaussures tout terrain italiennes, j’ai eu pendant plusieurs années des chaussures espagnoles de XC. La paire d’Atlas essayée est en 42 1/2, soit d’après le tableau des tailles de Fizik, 27,35 cm, donc une différence de 1,5 mm. Cette petite différence ne se fait pas sentir car la chaussure est un peu plus large. Le Boa permet un serrage rapide et précis et le câble coulisse bien dans les passants. La pose des cales SPD se fait sans problème particulier, aidée par la présence de graduations. Cependant si, comme moi, vous réglez vos cales fortement vers l’avant, la course est limitée vers la proue, comme sur beaucoup de chaussures.

Sur le terrain

FiziK Terra Atlas
photo Philippe Aillaud

J’ai effectué plus de 700 km et 9000 m de D+ avec ces chaussures pour des sorties toutes routes et gravel, de quelques heures à une journée ; ainsi qu’une petite marche d’approche pour rejoindre le pied de voies d’escalade par un cheminement raide avec des marches, des racines et des plaques calcaires. Par contre, mes frontières se sont limitées à des terrains secs entre levé et couché de l’astre solaire. En toute circonstance, les Atlas se sont faites oublier :

  • l’enclenchement des cales est aisé, quelle que soit la situation ;
  • sur le goudron, je n’ai pas noté de baisse de performance par rapport à mes précédentes chaussures de XC à semelle carbone ;
  • en gravel, lorsqu’il faut poser pied à terre quand la montée est trop raide ou caillouteuse, voire les deux, la relative souplesse de la semelle et son adhérence permettent d’avancer sans dérapage et ou gêne intempestifs, qui se rajouteraient à la contrariété d’avoir posé pied à terre ;
  • en marche ‘pure’, la cale bien protégée dans la semelle vous évite de surfer sur les dalles et roches dures.

Le câble du Boa, déroulé de la poulie réceptrice, est suffisamment long pour permettre un chaussage aisé ; il faut juste bien positionner la languette, avant de tourner la couronne du Boa.

FiziK Terra Atlas
En toutes circonstances, l’enclenchement des cales est aisé – photo Philippe Aillaud

Le bilan

Après un douzaine de sorties, les Atlas ne montrent aucun signe de faiblesse.

Les promesses du marketing seraient elles tenues ? Je pense que oui car les Atlas sont à l’image du gravel : efficaces, confortables et sobres ; en bref efficientes.

Compte tenu de mon pied fin, je pense qu’un double Boa permettrait un serrage encore plus précis, mais avec un coût plus élevé.

Caractéristiques

  • Système d’ajustement L6 BOA®
  • Semelle extérieure en nylon X5 – avec bande de roulement en caoutchouc, indice de rigidité 5
  • Poids : 355 g
  • Tailles : 36-48 (37 à 47 également en demi-pointures)
  • Couleurs : noir / rose / gris / vert

    Prix : 199 €
    Infos sur le site 

Salsa Warbird : un oiseau de guerre équipé en Sram XPLR

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Test du Salsa Warbird équipé XPLR
Test du Salsa Warbird équipé XPLR

La marque américaine Salsa a été une des premières à se lancer sur les pistes du gravel. Son ADN est l’aventure et la performance, comme le confirme ce modèle carbone, utilisé durant plusieurs mois sur route, sentiers et lors d’une compétition de 95 km en Suisse : la Grinduro. L’ « oiseau de guerre » que j’ai testé, était monté pour l’occasion avec les nouveaux composants Sram XPLR : transmission, tige de selle télescopique et fourche hydraulique. Un montage exotique et tout à fait détonnant.

Présentation

Test du Salsa Warbird équipé XPLR
Une géométrie très slooping avec un triangle arrière assez court – photo Philippe Aillaud

Ce Warbird étonne par sa géométrie très slooping avec un triangle arrière assez court, qui promet une belle nervosité. À noter la taille originale 54,5 cm (longueur de top tube effective : 545 mm) offrant un stack et reach de 566 et 372 mm, des valeurs assez classiques et similaires (à géométrie égale) à celles du Graxx II d’Origine que j’avais déjà testé.

Test du Salsa Warbird équipé XPLR
À noter que le cadre en 54,5 cm est recommandé pour un rider entre 162 et 173 cm.- photos Philippe Aillaud

Une fois posé sur le vélo, j’ai facilement trouvé mes marques. J’ai opté pour une potence plus longue (100 au lieu des 90 mm), pour éviter que les genoux ne viennent taper le cintre en danseuse. Signe distinctif de ce modèle, les haubans courbés qui permettent d’ajouter de la flexion verticale, tout comme le diamètre de tige de selle, classique (27,2 mm) qui assure une bonne filtration sur l’arrière. L’angle de direction, très ouvert (70,75°) promet une grande agilité. Le déport de boîtier de pédalier est quant à lui de 70 mm, facilitant le franchissement d’obstacles.

Test du Salsa Warbird équipé XPLR
Malgré mes 1,77 m, je me suis toujours senti bien posé sur le cadre – photo Philippe Aillaud

À noter que le cadre en 54,5 cm est recommandé pour un rider entre 162 et 173 cm. Malgré mes 1,77 m, je me suis toujours senti bien posé sur le cadre. Question compatibilité des pneumatiques, le Warbird accepte des roues de format 700 et 650b, et des sections de pneus de 45 et 51 mm, respectivement.

Test du Salsa Warbird équipé XPLR
Géométrie
Taille49 cm52,5 cm54,5 cm56 cm57,5 cm59 cm61 cm
A. Tube supérieur499525545560575590610
B. Debout670.2714.48744.3770.11785,96808.4830,55
C. Reach360.24368.13371,97381.19390.42399,65407,74
D. Stack517,85547.09565,97584,85603.73622.61641.5
E. Tube de selle390440475510520545570
F. Direction90120140160180200220
G. Angle direction7170,7570,7570,7570,7570,7570,75
H. Angle selle75747373737372,5
I. Chute BB70707070707070
K. Base430430430430430430430
L. Fourche 405405405405405405405
M. Déport 50505050505050
N. Empattement996.141011.961022.391038.211054.031069.851084.54
Manivelle165170170172,5172,5175175
Taille de pilote recommandée142cm–157cm155cm–165cm162cm–173cm170cm–180cm178–188cm185–193 cm190cm–HAUT
 

L’essai terrain

Je suis rentré directement dans le vif du sujet en testant pour la première fois la machine sur le Grinduro, une épreuve gravel de 93 km avec 2 700 m de D+ en Suisse Alémanique (cf. mon reportage dans le magazine Cyclist). Au niveau transmission, le vélo qui m’a été confié était équipé du nouveau groupe XPLR Rival AXS Etap avec un plateau de 42 à l’avant et de la nouvelle cassette 12 vitesses, étagée de 10 à 44 dents.

Test du Salsa Warbird équipé XPLR
L’article relatant mon expérience lors du Grinduro en suisse – Hors Série Gravel Cyclist France

Je l’ai d’abord roulé avec des roues Zipp 303 Firecrest, puis lors de la seconde partie du test avec les roues Zipp 101 XPLR. L’autre nouveauté présente sur le vélo était la tige de selle télescopique Reverb AXS pilotée grâce au Double Tap. Pour compléter cet équipement XPLR, j’avais également la fourche hydraulique RockShox Rudy Ultimate qui offre 30 mm de débattement et qui peut être bloquée complètement.

Test du Salsa Warbird équipé XPLR
Equipé du nouveau groupe XPLR Rival AXS Etap avec un plateau de 42 – photo Philippe Aillaud

Dès les premiers kilomètres sur les sentiers, le vélo se montre très facile à prendre en main et malgré l’importante rigidité des roues (303), il passe bien les différents petits obstacles tels que trous, racines et les marches rencontrés sur le parcours. Les sentiers en gravier roulants et les petites routes bitumées sont le terrain de prédilection de ces 303 qui donnent de la vitesse, sans trop d’efforts. Les relances demeurent faciles avec ce vélo, qui pèse pourtant près de 10 kg, à cause de la fourche.

Test du Salsa Warbird équipé XPLR
Le vélo se montre très facile à prendre en main – photo Philippe Aillaud

Le triangle arrière compact, avec des bases surdimensionnées, contribue à cette nervosité. Les pneus Zipp G40 XPLR se montrent à l’aise sur tous les terrains et, malgré leur structure plutôt typée VTT, ils offrent une résistance au roulement plus qu’honorable sur le bitume. Dans les descentes, le vélo s’avère très maniable, sécurisé par un freinage Sram avec disques, efficace en toutes circonstances. Le cintre Zipp SL70 XPLR sur lequel mes mains trouvent parfaitement leur position basse grâce à son drop important (115 mm) et un flare de 5°, présente une bonne ergonomie.

Test du Salsa Warbird équipé XPLR
Je pars maintenant sur un chemin vraiment cassant proche de la Sainte-Victoire pour tester la machine sur un parcours plus propice à du VTT qu’à du gravel – photo Philippe Aillaud

Sur la route, le vélo se comporte bien et offre un rendement assez important, malgré la section de pneumatiques et son léger embonpoint. Je pars maintenant sur un chemin vraiment cassant proche de la Sainte-Victoire pour tester la machine sur un parcours plus propice à du VTT qu’à du gravel. Selon mon ressenti, la fourche hydraulique n’apporte pas un véritable avantage tandis que la suspension apportée par la tige de selle, en position intermédiaire, est vraiment notable. Le vélo est agile et se joue des obstacles. Il est facile de positionner sa roue où l’on souhaite pour éviter rochers et autres grosses racines. J’ai testé ce même parcours « VTT » en remplaçant les 303 par les Zipp 101 XPLR, le modèle dédié gravel. Quel changement ! Ces roues apportent un gain de confort très sensible sur les chemins défoncés et avalent sans difficulté les petits obstacles, là où les 303 avaient tendance à venir « buter » dessus.

Ce changement est très notable aussi sur route au franchissement de trottoirs. Les roues semblent avaler les bosses en douceur. Dans les montées raides, ces roues sont aussi d’une grande nervosité et grimpent très bien, attention de ne pas vouloir trop donner, sous peine de vous mettre dans le rouge niveau cardio. Au global, ce Warbird, en montage custom XPLR s’est montré très agréable, ludique et confortable. Il est certainement difficile à se procurer par les temps qui courent, mais il vaut la peine d’être essayé si vous cherchez une monture moins commerciale que celles habituellement proposées par les grandes marques !

Les composants XPLR, plutôt bien réussis

Sur les variations de pentes incessantes du Grinduro, je n’ai plus compté les centaines de changements de vitesse. Le dérailleur Sram Rival a toujours bien fonctionné et seuls 2 déraillements m’ont forcé à l’arrêt, un problème résolu grâce à un réglage mécanique. Les changements de vitesse sont instantanés avec ce petit bruit mécanique que les afficionados de Sram apprécieront.

Les 42 dents à l’avant, associées à la cassette XPLR 10-44 à l’arrière, m’ont permis de tout passer sur le vélo, même les pentes à plus de 20 % grâce également à une bonne condition physique. À refaire, je préférerais passer sur un plateau de 40 dents à l’avant (il est possible aussi de descendre à 38 dents sur ce pédalier), pour avoir davantage de marge. Je suis plus mitigé sur la fourche hydraulique RockShox. En mode On (débattement de 30 mm), on sent bien l’amortissement quand on passe de gros trous. En montée sur route bitumée, le pompage vous rappelle aussi de bien bloquer la suspension afin d’éviter cette déperdition d’énergie. Sur les chemins gravel « type », il m’a été difficile d’apprécier l’apport de la fourche. Outre l’aspect esthétique (on aime ou pas), ce type de fourche pourra être intéressante pour les pratiquants sur une French Divide ou tout autre terrain, très engagé. Son achat se discute étant donné le budget (869 € la fourche) et son poids (1200 g), soit près d’un 1 kg de plus qu’une fourche carbone classique.

Le point fort de la gamme XPLR est pour moi, la tige de selle télescopique, testée dans sa version en débattement de 50 mm (une version 75 mm également disponible). Celle-ci peut se commander via une commande spécifique ou via le Double Tap. C’est une fonctionnalité vraiment géniale que de pouvoir baisser instantanément sa selle dès que l’on aborde une grosse descente.

En position haute, la selle est 100 % rigide et en position intermédiaire, la technologie Active Ride permet d’atténuer les vibrations, comme le ferait une fourche hydraulique. Un vrai plus pour augmenter le plaisir au roulage.

Le vélo en détail

Modèle : Salsa Warbird

  • Cadre : Carbone
  • Transmission : Dérailleur Sram Rival XPLR eTap AXS 12 vitesses, cassette 10-44. Monoplateau Sram Rival Wide 42 dents
  • Roues : Zipp 303 Firecrest Carbon/Zipp 101 XPLR
  • Pneus : Zipp G40 XPLR

Périphériques

  • Cintre Zipp SL-70 XPLR
  • Potence Zipp Service Course
  • Tige de selle RockShox Reverb AXS XPLR
  • Selle Ergon SR Pro Men

Poids vélo complet :10 kg (avec pédales Crankbrothers Candy 3 (340 g)

Prix du kit cadre avec fourche : 2299 €

Infos

salsacycles.com

Distribution France : Traffic Distribution (clement.Stawicki@traffic-distribution.com)

Un joyau noir, taillé dans l’acier par le “diamantaire” des Cycles Brevet

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Single speed Brevet Cycles
Le diamant noir arriév sur ses terres à Aix-en-Provence - photo Patrick

Le Concours de Machines révèle chaque année le talent des cadreurs artisanaux français et étrangers. En 2022 ce rendez-vous aura lieu à Roubaix du 23 au 26 juin. Ce concours est la résurgence d’un événement qui avait disparu dans la deuxième partie du 20ème siècle, suite au désamour du beau vélo artisanal. C’était autrefois la vitrine du savoir-faire artisanal du cycle et ce renouveau est un signe fort du regain d’intérêt pour les belles bicyclettes. C’est à Rambouillet que j’avais rencontré Sébastien Klein (Cycles Brevet), un de ces jeunes artisans cadreurs qui produisent de superbes “machines” à pédaler. Cette rencontre a eu une suite, car c’est à lui que je me suis adressé pour réaliser mon nouveau vélo.

Single speed mania

Pourquoi se faire construire un vélo mono vitesse ? … Quelle idée ! … “Tu ne sais pas qu’il existe des dérailleurs ?” … “Achète plutôt un VAE à ton âge !” … J’en ai entendu des belles, lorsque je racontais que je me faisais construire un nouveau vélo, et que ce serait un single speed, ajoutant pour aggraver mon cas, que c’était pour faire de longues sorties sur route. Effectivement, ça peut surprendre de vouloir rouler en mono vitesse, alors que nous vivons une époque inflationniste en matière de pignons sur nos vélos : 11, 12 et maintenant 13.

La single mania m’est tombée dessus par hasard. Dans un lot de vélos à vendre, d’un club de pistards qui fermait ses portes, il y avait un vélo rose, peint à l’aérographe. Vu son look très kitsch, personne n’en voulait. Je l’ai acheté, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Il est passé par plusieurs itérations : d’abord guidon Bull Horn, frein avant pour des balades style “bobo” dans Paris, puis avec 2 freins et une fourche route chromée il a commencé à découvrir les petites routes de la campagne aixoise, campé sur ses vieilles roues à boyaux équipées de moyeux Campa. Étrange destinée pour un vélo qui était né pour ne voir que le sol monotone d’un vélodrome.

Le projet

Les sorties se sont allongées, dépassant souvent 100 km sur des parcours vallonnés. Ma pratique est devenue addictive, et au fil des mois, je sentais que mon coup de pédale devenait plus efficace et que la chorégraphie de la danseuse était redoutable, pour venir à bout des montées les plus difficiles. Petit à petit, voyant le plaisir que m’apportaient ces rides solitaires, je me suis dit que je pourrais mettre ce concept au goût du jour, en imaginant une machine ultime (enfin … pour moi !).

Cadre en acier haut de gamme, avec un triangle avant réactif à souhait, un arrière rigide, une fourche à l’ancienne souple avec un déport adapté. Ce vélo serait un peu plus long que mon vieux pista, avec un meilleur système de freinage (ce ne sera pas dur à obtenir) et il pourra accepter des pneus de 28 sur des roues modernes au style néo-rétro. J’avais découvert la qualité du travail de Sébastien Klein ainsi que son goût des lignes pures et esthétiques, qui correspondaient à mon envie. C’est au début 2021 que le projet est arrivé à maturité, je lui ai alors commandé ce “diamant noir“.

Une simplicité complexe

Cycles Brevet : un minimalisme classique
Inspiration : j’ai regardé à la loupe les photos de Sébastien sur Instagram et ce triangle arrière, avec ce magnifique pontet, m’a séduit – Cycles Brevet

S’adresser à un artisan n’est pas la voie la plus facile, pour se faire construire un vélo. Chaque “artiste” cadreur possède un style bien à lui, ses habitudes, voire mêmes ses certitudes… Alors autant choisir celui dont la spécialité répondra le mieux à votre projet. J’avais pu apprécier le travail de Sébastien sur des vélos qu’il avait fabriqué et regardé “à la loupe” les photos sur son Instagram. J’ai découvert ses réalisations et particulièrement un cadre simple, pur avec le détail d’un pontet arrière assez sublime, qui faisait le trait d’union d’un magnifique triangle arrière en inox. Nous avons échangé sur la base de mon projet début 2021, et en juillet je suis allé dans son atelier à Cruzille, emportant avec moi mon pista rose “old school qui servira de référence à ce nouveau projet. J’apportais également avec moi la majeure partie des pièces choisies pour le montage, notamment les roues avec leurs moyeux polonais Mack montées de façon artisanale par Franck Le Renard.

Diamant noir Brevet Cycles
Sébastien a pris toutes les mesures de mon ancien vélo – photo Patrick

Nous avons affiné la géométrie du vélo, sur la base de mesures effectuées sur un bâti réglable. Sébastien a relevé toutes les cotes de mon vieux cadre : angles, déport de fourche et bien sûr longueur, hauteur, empattement… Je suis rentré à Aix-en-Provence et la longue attente a commencé. Sébastien était occupé par la construction de son vélo du concours de machines 2021, puis il a enchaîné un événement en Grande-Bretagne et j’ai pris rang dans la liste des clients en attente. Actuellement, Sébastien prend des commandes pour septembre 2023.

Brevet Cycles cadre acier Single Speed
Prise de mesures dans l’atelier des Cycles Brevet à Cruzilles – photo Sébastien Klein

Pour compliquer la chose, les approvisionnements de tubes et autres composants comme les pattes arrières, boîtier de pédalier, tête de fourche, pontet, jeu de direction… ont été difficiles, dans un contexte général de carence des pièces sur le marché du cycle. Cela nous amène à février 2022 où nous avons dû trancher le cas de la longueur des bases, pour le retournement de la roue entre mon pignon de 19 et celui de 22. Sébastien a réalisé une simulation sur ordinateur pour modéliser ce montage, qui devait éviter de dégonfler le pneu pour sortir la chaîne et retourner la roue.

Faire simple… c’est parfois complexe…

Sébastien, qui est plutôt un spécialiste des belles randonneuses, s’est pris au jeu de la conception de ce single et il m’a avoué que finalement, derrière la simplicité apparente de ce type de vélo, se cache une certaine complexité en matière de conception. Nous avons convenu ensemble d’une sorte de “roman photos” de la construction de mon vélo. À chaque étape importante, Sébastien m’a envoyé des points d’avancement, illustrés par des photos… J’ai vu mon vélo prendre forme au travers ce feuilleton.

Le triangle avant

Diamant noir Brevet Cycles
Les éléments du cadre sont “pointés” prêts à être brasés – photo Sébastien Klein

Ça avance, le triangle avant est coupé ajusté. Un renfort a été usiné et brasé pour le tube de selle. Le passage de câble interne sur le tube horizontal est fait, usinage des lumières et brasage des inserts. Deux inserts accueillent la gaine du frein arrière et sont reliés par un petit tube en laiton dans lequel va coulisser le câble du frein arrière. La douille de direction est percée au niveau des jonctions avec les autres tubes, et des des renforts sont brasés aux extrémités. Le logo Brevet en inox, est cintré au diamètre de la douille et brasé ensuite à l’argent.

Cycles Brevet : un minimalisme classique
La brasure des tubes principaux – photo Sébastien Klein

La brasure du triangle avant est effectuée. L’opération est délicate car les tubes Tange Ultimate sont fins (0,35 dans la partie la plus fine) et certaines liaisons, comme celle de la boîte de pédalier où ces tubes fins (0,7 dans les extrémités) rejoignent des parties épaisses, comme cette jonction avec le boîtier de pédalier. L’ajustage avant brasure, est toujours délicat à réaliser. Sébastien a été très attentif à la répartition de la chaleur, pour ne pas trop chauffer et pour obtenir un cordon de brasure régulier.

Cycles Brevet : un minimalisme classique
Les tubes Tange Ultimate

L’entreprise Tange existe depuis plus d’un siècle. Elle a été créée en 1920 par Yasujiro Tange qui lui a donné son nom de famille et l’a rendue célèbre dans le monde entier. Tange a d’abord produit des fourches et des tubes de cadre CrMo. Il est rapidement devenu synonyme de haute qualité japonaise.

Les bases arrières

Pour les bases arrières, le choix de Sébastien s’est porté sur des tubes en acier inox Columbus XCR. L’objectif étant d’obtenir une bonne rigidité sur ce vélo, qui devra s’acquitter régulièrement de relances en danseuse pour basculer les nombreuses bosses de mes parcours méridionaux.

Diamant noir Brevet Cycles
Les bases en inox XCR sont ajustées dans le boîtier de pédalier – photo Sébastien Klein

La fourche

La fourche est en acier également, mais cette fois c’est du côté de Dedacciai que Sébastien s’est approvisionné : c’est du Deda Zero. Les fourreaux sont livrés droits et c’est Sébastien qui les a formé pour obtenir la courbure et le déport souhaités.

Fourche acier Deda Zero
Fourche acier Deda Zero – photos Sébastien Klein

Pourquoi – me direz vous – ne pas avoir choisi du carbone ? En fait, outre le souhait de rester dans un look pur et néo-rétro pour mon vélo, je trouve que l’acier offre un flex qui ajoute un confort que je ne retrouve pas avec le carbone. Souvenez-vous de l’article de Jean-Lin qui avait roulé entre Paris et Tours sur un René Herse pignon fixe et qui louait le confort et l’amorti de sa fourche acier courbée. Je ressens la même chose sur mes vélos anciens avec leur fourche en acier. Le déport choisi est dans la norme des randonneuses et la chasse a été copiée/collée de celle de mon ancien vélo piste équipé d’une fourche route.

Single speed Brevet Cycles
Le résultat dans l’atelier de Sébastien : la fourche courbée dans la partie la plus fine est destinée à gommer les vibrations sur les routes granuleuses – photo Patrick

Premier essai à Cruzille

Single speed Brevet Cycles
L’artisan et son client… il va jusqu’à aller rouler avec moi pour être sûr que le vélo me convient – photo Patrick

Le 2 mai 2022 : c’est le grand jour. Direction Mâcon, en TGV pour aller retrouver Sébastien qui est prêt à me livrer mon vélo. Sébastien vient me chercher à la gare pour me conduire à Cruzille, petit village sympathique de cette campagne mâconnaise, où se trouve sa maison / atelier. Après un rapide repas sur le pouce, on descend à l’atelier où je découvre enfin mon diamant noir “en vrai”. Sans tarder, j’installe mes pédales Look et on se prépare à aller rouler pour un test terrain. Le vélo est réglé à mes cotes, que Sébastien avait notées lors de la séance de prise de mesures en juillet 2021. Je mets mes chaussures, je saute sur le vélo… je me sens immédiatement comme “chez moi”. Le vélo est hyper réactif, le cadre est un vrai ressort et le poids super light contribue à une réactivité impressionnante. Je gagne 2 kilos par rapport à mon pista “old school”, c’est énorme.

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Nous voilà partis sur les petites routes mâconnaises – photo Patrick

Nous voilà partis sur les petites routes mâconnaises en compagnie de Tom, qui est en stage chez Sébastien. Le vélo avance bien, les routes sont vallonnées et avec ma petite forme actuelle, il faudra que je m’emploie pour basculer un petit raidard qui se dresse devant nos roues. C’est donc en bonne compagnie que je découvre les vertus de mon nouveau vélo. Le cahier des charges est respecté, et il est temps de confiner le vélo dans mon sac de transport pour reprendre le TGV pour un retour sur Aix, où ce “diamant noir” va vivre sa vie de vélo atypique sur les parcours des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. Ce sera une autre histoire dont je ne manquerai pas de vous parler.

Single speed Brevet Cycles
Le vélo attend le TGV pour se rendre dans sa nouvelle patrie à Aix-en-Provence, où il va vivre sa vie de single randonneur – photo Patrick

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Diamant noir

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Dans les rues d’Aix-en-Provence – photo Gabriel Refait

Le diamant, une pierre qu’il faut travailler pour en faire jaillir le plus de lumière possible. Finie la forêt de câbles et de durites, adieu fils électriques ou même wifi… Nos vélos actuels sont devenus compliqués et les réglages qui vont avec, sont trop nombreux. J’ai fait le choix radical du minimalisme et de la simplicité. Les solutions choisies ont fait leurs preuves : freins sur jante qui font parfaitement le job pour ce type de vélo. Je n’en dirais pas autant sur un gravel, bien sûr. Boîtier de pédalier classique fileté avec un axe titane de 107 mm avec roulement et emmanchement carré pour obtenir un faible “Q Factor” et une bonne ligne de chaîne.

Caractéristiques

  • Cadre / Fourche : acier Tange / Columbus / Dedacciai
  • Pédalier : Sun XCD – plateau T.A 44 dents
  • Roues libres : 19 et 22 BLB
  • Roues artisanales : moyeux Mack arrière flip/flop – jantes carbone – rayons Sapim
  • Pneus : Veloflex 25 mm
  • Freins Shimano Ultegra
  • Poignée de frein : Tektro
  • Patins : spéciaux jante carbone
  • Chaîne : KMC X9 standard pas 1/2
  • Guidon : 3T
  • Potence : 3T
  • TDS : 3T
  • Selle : Fizik Antares Versus Evo R1 Adaptative
  • Poids : 7,5 kg (sans pédales)
Single speed Brevet Cycles
Sur la pesée sans les pédales

Nature is Bike dévoile les secrets de Ramsar

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Nature is Bike Ramsar
Nature is Bike Ramsar

Nature is Bike est un festival vélo qui s’adresse à tous. Son programme vient de s’étoffer d’une nouvelle animation grand public et découverte. Il s’agit de découvrir les secrets de Ramsar. Pour cela rendez-vous est donné aux participants le dimanche 26 juin 2022, place de la Rochefoucauld pour vivre une aventure inédite qui se déroulera en immersion, au cœur des Basses Vallées angevines. Votre quête sera de percer les mystères de Ramsar, sur 3 parcours à vélo au choix de 16, 20 ou 25 km.

Qui est ce Ramsar ? 

Quel est cet étrange personnage, Ramsar, et quels secrets nous cache t-il ? Pour certains ce nom va évoquer je ne sais quel conte de Fées, pour d’autres, il fera penser à un héros de Manga. En fait, ce n’est pas un personnage, puisqu’il s’agit de la convention de Ramsar, qui est un traité international adopté le 2 février 1971 pour la conservation et l’utilisation durable des zones humides. Ce traité vise à enrayer leur dégradation ou disparition aujourd’hui et demain, en reconnaissant leurs fonctions écologiques, ainsi que leur valeur économique, culturelle, scientifique et récréative.

Nature is Bike Ramsar
Photos : Léonard de Serres et Alexandre Lamoureux

Les Basses vallées angevines – territoire autour de la Sarthe, du Loir et de l’île Saint-Aubin fait de zones humides inondées une partie de l’année – sont reconnues par la convention de Ramsar. Elles seront le terrain de jeu de cette nouvelle aventure à vélo proposée par Nature is Bike.

Les 3 épopées

Trois épopées, mêlant observation, réflexion, sport, découverte, expérimentation et créativité sont proposées.

Au fil de l’eau, entre bac, écluse, marais et étapes dans des sites emblématiques : Terra Botanica, Giffard, le Château de la Perrière, l’île Saint-Aubin, vivez une journée d’exploration autour de la Mayenne pour découvrir la beauté et les mystères des Basses Vallées Angevines. De la résolution d’énigmes à la découverte, de la balade au dépassement de soi, cette journée à vélo inédite vous invite à devenir des gardiens de la nature. 

À deux, en famille ou entre amis, serez-vous prêts à relever les défis pour rejoindre les initiés de la Communauté de Ramsar ?

L’aventure à vélo « Secrets de Ramsar » s’inscrit pleinement dans la démarche durable de l’événement Nature is Bike et de Destination Angers.

Nature is Bike Ramsar
Nature is Bike les secrets de Ramsar

Les inscriptions sont ouvertes aujourd’hui sur le site de Nature is Bike… Venez découvrir les secrets de Ramsar, mais également toutes les animations proposées lors de l’événement Nature is Bike à Angers.

Le style gravel par Sportful

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Le style gravel par Sportful Giara
Le combo TS et le cuissard cargo de Sportful offre une multitudes de poches - photo Patrick

Ni route, ni VTT : le gravel inspire un style différent. Près du corps sans être serré ; identifiant, mais sans marquage ostentatoire ; créatif également pour correspondre à l’esprit de liberté qui émane de cette pratique cycliste. Le gravel a fait sauter les clivages, en sera t-il de même pour notre garde-robe vélo ? Le look gravel s’affirme et certaines marques jouent le jeu de cette nouvelle tendance, pour satisfaire cet esprit libertaire. Sportful est dans le peloton de tête de ces enseignes imaginatives, grâce à sa gamme Giara. C’est dans celle-ci que j’ai sélectionné 3 produits, particulièrement adaptés à la pratique du gravel.

Le hoodie

Ce sweat à capuche, appelé “hoodie” est apparu aux États-Unis dans les années 1930. Il est d’abord destiné aux ouvriers des entrepôts frigorifiques de New York, avant de devenir l’attribut des boxeurs, comme Mohamed Ali. Issu de ce creuset populaire, ce vêtement a gagné ses lettres de noblesse en s’introduisant dans les collections de grands couturiers. C’est aujourd’hui un accessoire incontournable de la mode urbaine et un des vêtements préférés des sportifs. Ce grand classique, symbole de décontraction et de liberté, échappait curieusement au monde du vélo. Sportful le met en selle, dans une forme adaptée au cyclisme…

Le style gravel par Sportful Giara
Le hoodie est aujourd’hui un accessoire incontournable de la mode urbaine et un des vêtements préférés des sportifs – photo Patrick

Ce hoodie, conçu par Sporful, pourra faire partie de la panoplie vestimentaire du cycliste. Poches latérales zippées, zip d’ouverture complet, poches dorsales, façon maillot de vélo, tissu technique respirant, capuche adaptée au port du casque… tout a été pensé pour partir rouler en mode gravel, urbain, voyage… On pourra même porter ce vêtement à la ville.

Mon avis

Le style gravel par Sportful Giara
Poches, capuche pour se protéger du vent… le hoodie montre sa polyvalence – photo Patrick

J’ai eu envie de dire “enfin”, lorsque j’ai découvert ce hoodie vélo sur le site de Sporful. Nous avons un hoodie Bike Café typé sportwear avec une poche ventrale que je porte de temps en temps pour aller en ville ou pour de petites balades locales. J’adore ce type de vêtement qui exprime une attitude cycliste décontractée et plus intégrée socialement. Cette décontraction vestimentaire est presque un étendard de la pratique du gravel qui se veut libertaire et en harmonie avec les tendances actuelles. Avec ce modèle conçu spécifiquement pour le vélo, je peux envisager de longues sorties “off road” avec un vêtement qui garde tous les atouts vestimentaires expliqués plus haut, associés aux critères techniques que la pratique du vélo imposent.

Le style gravel par Sportful Giara
Les poches arrières sont très pratiques sur ce hoodie vélo – photo Patrick

La coupe est parfaite : choisi en taille M, ce hoodie est près du corps sans être serré. Sa matière un peu rugueuse au touché à l’extérieur exprime un aspect “outdoor” assumé. Les nombreuses poches sont un véritable bonheur pour le cycliste. Les 2 poches latérales zippées sécurisent ce qu’elles contiennent.

La qualité des coutures est très bonne, en bas, des cotes typées blouson sont super chics. La fermeture fonctionne parfaitement. Ce hoodie a déjà une place de choix dans mon équipement. Le tissu aéré le réserve à un usage demi saison. En hiver, il faudra mettre en dessous un bon maillot mérinos et un base layer. Depuis que j’ai reçu ce hoodie je ne le quitte plus, je le porte en ville et à la campagne. Son design épuré, sa couleur unie et l’absence de marquages permettent de le porter partout. Le logo S de Sportful sur la poche arrière et un graphisme en pointillé assurent la visibilité de nuit, dans les phares des voitures. La chaleur s’installant dans le sud je vais devoir à regret le ranger un moment.

J’AI AIMÉ

  • La coupe décontractée et la conception
  • Les poches un peu partout

J’AI MOINS AIMÉ

  • J’ai cherché, mais rien trouvé de négatif…

Détails

  • 100% polyester ;
  • Coupe confortable mais près du corps ;
  • Coupe-vent et respirant ;
  • Prix : 119,90 €

Infos sur le site

Le tee-shirt

Le style gravel par Sportful Giara
Le combo TS et le cuissard cargo de Sportful offre une multitude de poches – photo Patrick

Ce vêtement iconique de la mode vestimentaire échappait également au monde du vélo. Sportful l’a interprété de façon à le rendre pratique et agréable à porter sur le vélo. Le choix de Sportful est, comme pour le hoodie, intéressant avec l’apparition de poches arrières type maillots de vélos. À noter que ce tee-shirt existe en version manches longues pour les sorties en demi-saison.

Mon avis

On a affaire ici à un véritable tee-shirt, plus épais et plus qualitatif qu’un tee-shirt du commerce. La matière est douce et l’apport de 35% de coton dans le mélange textile apporte ce confort. Le design est sobre et là encore pas de marquage ostentatoire. Dans le dos, les 3 poches typées vélo sont d’une bonne profondeur. Une bande silicone est intégrée dans l’ourlet du bas du dos qui est légèrement froncé pour faire en sorte que le tee-shirt ne remonte pas. J’a bien chargé mes poches au maximum. Cela a pour effet de tirer un peu sur la matière plus détendue que celle d’un maillot de vélo classique très près du corps. Rien de gênant cependant.

J’AI AIMÉ

  • Les poches dans un tee-shirt : pari réussi
  • Tissu agréable à porter

J’AI MOINS AIMÉ

  • C’est un tee-shirt donc plus mou : ne pas trop charger les poches arrières

Détails

  • 65% polyester, 35% coton
  • Prix : 59.90 €

Infos sur le site

Le cuissard cargo

Apparu depuis quelques années, le cuissard type “cargo” permet d’embarquer quelques accessoires dans ses poches plaquées. Le modèle proposé par Sportful est intéressant car il propose également des petites poches dorsales. Avec les poches de ce cuissard, associées à celles du tee-shirt, le cycliste pourra loger tous les éléments précieux qu’il voudra garder avec lui en cas d’arrêt. Il aura sous la main en cours de route quelques barres énergétiques, son téléphone, son argent, des clés… Pour ma part, je loge même dans la poche latérale ma GoPro que je peux saisir facilement, dès que la beauté du paysage traversé m’inspire. Étant droitier, j’aurais préféré que la poche unique soit placée sur la cuisse droite pour faciliter la saisie de ma caméra en roulant.

Mon avis

Le style gravel par Sportful Giara
Ma GoPro tient dans la poche latérale du cuissard. Je viens de la placer pour faire mon “auto reportage” en repassant devant l’objectif. Photo Patrick

Il ne faut pas perdre de vue que la qualité première d’un cuissard est surtout son confort. Dans le cas de ce cargo, j’ai validé qu’il est au rendez-vous lors de mes différentes sorties. La coupe est très “fitée” : méfiance, il faudra prendre une taille au dessus. Personnellement, j’ai pris un L, alors qu’habituellement je porte du M. À part ce problème de taille, ce cuissard figure dans ma “top list” des cuissards que j’ai pu essayer. L’ergonomie est parfaite au niveau de la peau de densité progressive. Il est bien long et protège bien les cuisses. Seul bémol à signaler, pour les très grands ou ceux qui ont un grand buste, les bretelles sont justes et du coup ça appuie pas mal sur les épaules. Pour moi 1,77 m – 65 kg en taille L, ça va, mais essayé en M j’ai eu du mal à me glisser dedans et les bretelles étaient trop tendues.

Petite remarque concernant les poches dans le dos du cuissard. Je les trouve intéressantes si on décide de porter une chemisette. Par contre avec un maillot ou ce tee-shirt poches remplies, il faudra se méfier si vous voulez saisir en roulant le contenu de ces poches. La manœuvre que j’ai essayée est délicate, vous risquez en soulevant le maillot, de perdre quelque chose en route. La chaleur dégagée par le corps limite l’usage des poches arrières. Ma barre Holyfat chocolat était bien ramollie lorsque j’ai voulu la consommer.

J’AI AIMÉ

  • Le pad ergonomique et efficace
  • Présence de poches

J’AI MOINS AIMÉ

  • Le sizing trop fit : attention en choisissant sa taille
  • J’aurais souhaité des poches plus profondes et une sur la jambe droite plutôt que la gauche ou alors une de chaque côté.

Caractéristiques

  • Poche cargo en filet sur le côté gauche et 2 poches à l’arrière ;
  • Bandes réfléchissantes dans le bas des jambes ;
  • Design anatomique pour plus de confort et un meilleur passage de l’air ;
  • Composition : 71% polyamide – 29% élasthanne

Prix : 139,90 €

Infos sur le site

La fourche suspendue en gravel : diabolique ou vertueuse ?

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Gravel et fourche suspendue
Gravel et fourche suspendue photo Phillipe Aillaud

Article rédigé par Hugo et Patrick – Photo Philippe Aillaud : Matthieu lors du test du Salsa Warbird équipé de la fourche Rudy

Les fourches suspendues à faible débattement font une percée remarquée dans le monde du gravel et du bikepacking. La fourche, symbole diabolique, est-elle en train de créer la zizanie dans notre univers bienveillant, transformant au passage nos gravels en suppôts de Satan ? Il faut admettre que ces fourches offrent incontestablement un réel avantage dans les descentes sur des pistes caillouteuses, et en matière de confort elles font la différence. Pour les “purs et durs” du gravel, cet appendice à l’avant du vélo sera rédhibitoire. Pour ceux qui aiment engager dans les descentes sur des surfaces rugueuses : ce sera le bonheur. Ces fourches s’imposent également en montée en plaquant la roue avant au sol, apportant ainsi un meilleur grip et une grande précision. Globalement, elles apportent un confort de filtration des petits et plus gros chocs, préservant le pilote.

Gravel et fourche suspendue
Gilbert Duclos-Lassalle vainqueur de Paris-Roubais en 1992 avec une fourche suspendue RockShox – photo DR

Pour le clin d’oeil, nous avons voulu placer dans notre article cette photo de Gilbert Duclos-Lassalle, double vainqueur de Paris-Roubaix, qui a osé utiliser une fourche RockShox lors de sa victoire en 1992. Le capitaine de route de l’équipe Z de Greg Lemond, a remis ça l’année suivante, battant sur le fil l’italien Balderini. La fourche RockShox a fait ensuite des émules au sein du peloton de la reine des classiques. En 1994, c’est Andrei Tchmil qui remporte l’épreuve sur son Vitus équipé de cette même fourche. D’autres expériences suivront, notamment chez Bianchi, avec une double suspension avant et arrière. Cannondale apportera son “pavé” (du nord) à l’édifice avec une suspension intégrée au pivot – la Headshok – baptisée Silk Road.

Grâce aux progrès du nappage carbone des cadres et à l’évolution des pneumatiques, les suspensions disparaitront de Paris-Roubaix, sans doute et surtout car ces vélos n’étaient pas commercialisables. Leur esthétique douteuse ne faisait pas particulièrement envie aux cyclistes du dimanche. Le surcoût et le poids n’arrangeaient pas non plus la chose. Par contre, des vélos plus consensuels, comme le Specialized Roubaix et le Trek Domane, qui se comportent bien sur les pavés du Nord, ont trouvé de nombreux acquéreurs à la recherche du confort.

Gravel et fourche suspendue

Au début du gravel, les vélos utilisés étaient souvent des cyclocross détournés. Les premiers pratiquants sont allés à la découverte des pistes, sur des montures rudimentaires. Aux US, où le gravel a pris son essor, les terrains sont plutôt de longues pistes larges et roulantes et les modèles de vélos, alors exportés dans le reste du monde, étaient conçus pour ce type de terrain. Des épreuves de bikepacking engagé ont été créées, et la fourche du “diable” est progressivement réapparue sur les vélos de gravel des baroudeurs. Sofiane Sehili, un cycliste bikepacker qui figure dans les meilleurs mondiaux, regrette de ne pas l’avoir utilisée plus tôt. Après avoir remporté la Silk Road et l’Atlas où il espère récidiver cette année, il exprime un avis intéressant que vous pouvez écouter sur Spotzle.
Est-on en train de découvrir et réinventer le VTT ?

Une fourche oui, mais il faut en avoir l’usage…

Le gravel permet une liberté de choix presque totale, tant les gammes de ces vélos sont larges. Le progrès, des pneus de larges sections, montés en tubeless sur des roues aux largeurs adaptées, permet déjà de régler confort et accroche sur bon nombre de pistes. Des dispositifs de potences amorties existent également pour permettre de diminuer les vibrations transmises par le guidon. Mais, si vous voulez obtenir une vraie accroche terrain de votre roue avant, il faudra passer au cran supérieur et faire appel à une fourche suspendue à faible débattement. “Tout dépend de son usage, de son terrain et de sa pratique”, explique Sébastien Morin (Boost Cycles) qui réalise des montages à la carte de fourches suspendues sur les vélos de ses clients.

Le choix

En gravel on parle de fourche à faible débattement. Le besoin n’est pas le même qu’en VTT. Les fourches dont on parle auront un débattement de 20 à 50 mm et seront dotées en principe d’un dispositif de blocage pour les parties roulantes et les sections routières.

Aujourd’hui, il existe du choix en matière de fourches. Vous trouvez sur les catalogues de nombreuses marques une offre de vélos déjà équipés de fourches suspendues. La plupart de ces fourches sont également vendues séparément pour venir équiper, sous certaines conditions, un vélo qui serait né sans. Il conviendra de surveiller sa compatibilité technique avec votre cadre : le pivot par rapport au jeu de direction (des adaptations peuvent se réaliser bien souvent), la longueur de fourche, le déport, le système de fixation des freins et la compatibilité avec vos roues (tailles et axes). Certains de ces éléments joueront sur la géométrie du vélo donc bien vérifier que la fourche ne fasse pas trop varier celle-ci.

Les conseils de Sébastien :

  • La hauteur des fourches suspendues pourra être plus importante que celle qui est née avec le vélo. Cette différence de hauteur aura une incidence sur la géométrie et donc le comportement. Ce paramètre est à prendre en compte avant de se lancer dans le montage.
  • Les fourches suspendues présentent plusieurs mesures de déport. Il conviendra de rester au plus près de celui de la fourche d’origine.

Chez SRAM

SRAM XPLR une avalanche de nouveautés pour le gravel
Photo SRAM

La fameuse RockShox de Duclos-Lasalle a bien évolué. Elle est de retour en version très aboutie dans la nouvelle gamme XPLR de SRAM. Conçue de A à Z pour le gravel, cette fourche – baptisée Rudy – offre un débattement suffisant (30 ou 40 mm) pour vous apporter confort et contrôle lorsque la curiosité vous emmène hors des sentiers battus.

SRAM XPLR une avalanche de nouveautés pour le gravel
La fourche RUDY XPLR – photo SRAM

La fourche Rudy XPLR est spécialement conçue pour le Gravel. Plus d’adhérence, plus de contrôle et beaucoup plus de plaisir. Que le chemin devienne irrégulier, ou que le goudron se délite devant votre roue, la fourche Rudy brille par ses capacités lorsque la route devient difficile ou que le sentier vous appelle. En limitant les vibrations ressenties par votre corps avec la fourche Rudy, vous roulerez plus vite, plus longtemps et serez moins fatigué. Elle vous permettra même de mieux contrôler votre trajectoire, s’assurant que la roue avant reste collée au sol malgré les bosses.

Caractéristiques de la Rudy Ultimate XPLR

La nouvelle fourche Rudy est adaptée à votre vélo de Gravel. Elle permet d’économiser de l’énergie dans les lignes droites et offre suffisamment de débattement pour vous apporter confort et contrôle lorsque les choses deviennent difficiles. Elles est dotée de nouveaux tubes supérieurs de 30 mm, construits autour de la cartouche d’amortissement Charger Race Day (la plus légère à ce jour) et du ressort SoloAir éprouvé. La fourche Rudy offre une direction précise, une compatibilité avec les garde-boues complets ou courts et un look qui s’accordera avec votre vélo de Gravel.

Caractéristiques

  • Conçue pour les vélos de Gravel musculaires et électriques ;
  • Les plongeurs de 30 mm sont légers et robustes ;
  • Options de débattement : 30 mm ou 40 mm ;
  • Amortisseur Charger Race Day réglé pour les besoins du Gravel avec un blocage très ferme de la compression et une très large plage de réglages de la détente ;
  • Ressort Solo Air parfaitement réglé pour un débattement plus court et une meilleure efficacité sur terrain cassant ;
  • Compatibilité avec le garde-boue court à 3 vis ;
  • Compatibilité totale avec les garde-boues à attaches furtives personnalisés ;
  • Té supérieur léger, usiné et anodisé offrant une finition de qualité et durable ;
  • Le liquide de suspension Maxima Plush réduit les frictions et les bruits parasites de la suspension ;
  • Dégagement du pneu jusqu’à 700 x 50 ;
  • Disponible dans le nouveau coloris signature Kwiqsand ou Noir brillant.

Elle accepte des pneus généreux jusque 700×50 mm. L’axe est de 12×100 mm et elle est proposée en deux déports (47 ou 51 mm). Le prix est de 917 €.

Chez Fox

La fourche gravel 32 Taper Cast joue la rigidité. Elle propose des fourreaux de 32 mm et un arceau inversé qui n’est pas sans rappeler celui que l’on trouve sur les fourches VTT du concurrent Manitou. Ce positionnement de l’arceau, outre la rigidité, apporte selon Fox un plus haut niveau d’aérodynamisme.

La fourche FOX TC 32
Photo Fox

Cette fourche, la plus légère jamais conçue et fabriquée par Fox pèse 1226 g sur la balance. Le débattement est réglable de 40 mm à 50 mm en fonction des modèles. Les réglages fin et précis, marque de fabrique chez Fox, sont présents sur cette fourche. Trois positions d’amortissements à la volée : ouvert, moyen, ferme. En mode ouvert à basse vitesse, 22 clics de compression supplémentaire disponibles et 10 clics de réglage de rebond à basse vitesse. Plusieurs niveaux de préparation (cartouches) et de finition des plongeurs (traitement Kashima) sont proposés qui déterminent les trois séries traditionnelles : Factory, Performance Elite et Performance. L’axe est du standard 12×100. Le prix varie de 1197 € à 1550 € en fonction des configurations.

Factory, cartouche FIT 4, 3 positions : 1550 € TTC

Peformance Elite, cartouche FIT 4, 3 positions : 1379 € TTC 

Performance, cartouche Grip : 1197 € TTC

Infos sur le site de Tribe Sport Group

Chez Suntour

Dotée de plongeurs de 32mm la fourche GVX de Suntour propose des réglages de débattement et d’amortissement. Elle offre avec cette polyvalence : adhérence, confort sur des terrains très différents. Elle s’adapte à une variété de tailles de pneus, de styles de pilotage et de conditions d’usage. Cette fourche a été homologuée pour les vélos électriques et elle sera appréciée en e-gravel

Fourche Suntour GVX32

Dotée de plongeurs de 32 mm et proposant des réglages de débattement et d’amortissement, la GVX32 offre une adhérence, un confort et une polyvalence.

Son poids n’est pas son point fort avec 1670 g sur la balance, mais le prix contenu à 510 € est le moins élevé des fourches présentées ici.

Infos sur le site Suntour

Chez Cannondale

La marque Cannondale a abandonné le système Headshok au profit de sa solution lefty qui existe également en version gravel baptisée Oliver Carbon avec un débattement de 30 mm.

Test du Cannondale Topstone Lefty 1
Test Bike Café du Cannondale Topstone Lefty 1 – photo Philippe Aillaud

Nous venons d’annoncer la sortie de la nouvelle gamme Topstone de Cannondale dans laquelle figure plusieurs modèles équipés de la fameuse Lefty. Il sera plus difficile d’équiper son vélo dans ces conditions avec des cages latérales.

Le nouveau Cannondale Topstone
Photo Cannondale
  • Progression du ressort réglable via Ramp Rings / Amortisseur intégral pour la stabilité du pédalage / 30 mm de débattement
  • Ressort pneumatique, rebond et verrouillage (avec soufflage), réglages / ajustements : freins à montage plat et moyeux Lefty 50
  • Pivot conique 1 1/8″-1 5″ / Taille maxi des pneus : 700c (45 mm), 650b (47 mm) / Poids : 1340g
    Prix : 1750 €

Infos sur le site Cannondale

Chez BMC

BMC a fait appel à la société italienne HiRide pour concevoir une toute nouvelle fourche à suspension MTT qui présente un débattement de 20 mm au niveau du pivot de fourche. Cette fourche est exclusive au modèle URS LT de la gamme gravel du constructeur Suisse.

BMC URS LT
BMC URS LT, ne cherchez pas sa suspension elle est cachée dans le pivot de direction – photo BMC

Avec 20 mm de suspension personnalisable intégrés à la fourche en carbone avec suspension MTT, l’URS LT réalise des performances encore plus polyvalentes. Son amortisseur hydraulique et son ressort à bobine souple appuient les styles de pilotage sportifs et efficaces.

Infos sur le site de BMC

Chez LAUF

La fourche de la société islandaise créée en 2010 fait office d’OVNI dans l’univers des fourches à suspension. Son principe diffère totalement des fourches conventionnelles à amortissement par fourreaux et plongeurs. Ce sont des lames carbone qui font office de suspensions.

Fourche Lauf
Fourche Lauf

Les avantages de cette fourche gravel dénommée Grit SL : absence de frictions donc une sensibilité optimum, pas d’entretien, un poids inégalable (850 grammes), pas de réglage, un prix de 840 € en deçà de la concurrence à suspension traditionnelle. Les inconvénients : pas de réglage justement ni en débattement ni en rebond et un look disons “spécial”. Elle est proposée en deux types d’axes 15 et 12×100 mm, pour roues de 700 (conseillées) ou 650, freins flatmount 160 mm, offset 47 mm, pivot conique.

Infos sur le site de Lauf.

Chez MRP

MRP est une PME américaine basée dans le Colorado spécialisée dans les suspensions VTT. Son modèle de fourche gravel, la Baxter, est sorti fin d’année dernière.

La fourche Baxter de MRP
La fourche Baxter de MRP

Ses particularités : de multiples options et une personnalisation poussée en terme de couleurs et stickers. En effet, la fourche est disponible en deux débattements : 40 ou 60 mm, deux déports par débattement, dégagement pour pneus de 45 mm max ou 50 mm max, axes de 12×100 ou 12×110 (boost), pivot conique, freins flatmount pour disque de 160 à 180 mm, réglage de la compression à trois positions (ouvert, moyen, ferme) et du rebond à 20 positions.
Au niveau customisation, vous pouvez choisir la couleur du Té de fourche parmi 16 couleurs, celle des fourreaux et de l’arceau parmi également 16 couleurs et les stickers parmi 6 couleurs ! Ce concept est très novateur concernant une fourche à suspension et parfait pour l’assortir au mieux à votre monture. Voici deux exemples configurés sur le site :

Le prix de base est à 990 $. Malheureusement MRP n’est pour le moment pas distribué en France mais au vu de ses nombreuses qualités et options il ne serait pas étonnant qu’un distributeur s’y intéresse prochainement.

Voir les infos sur le site

Pour conclure

Entre le vélo et le terrain sur lequel il roule, il se passe des choses : vibrations, secousses, chocs… la masse du vélo et celle du cycliste additionnées vont se confronter aux irrégularités des pistes, sentiers, routes… Les solutions pour réduire les réactions induites par les impacts sont nombreuses, reste à trouver celle qui vous conviendra le mieux. Certains sont allés aux extrémités de la taille des pneumatiques, pensant qu’en ajoutant du ballon cela pourrait tout résoudre. Le gain de confort obtenu risque pourtant de donner de la mollesse à l’ensemble, et finalement ce gain de confort deviendra un handicap sur les parties roulantes. D’autres sont partis sur des “flex-ten”, des tresses de guidon façon tapis de yoga, des élastomères… ces petits conforts sont intéressants, mais ils n’interviennent pas au niveau de l’accroche et du contact roue / sol, qui est la principale source de ces inconforts.

Gravels suspendus
Quelques Gravels suspendus

Les suspensions s’imposent, comme sur nos voitures, pour jouer les “entremetteurs” entre les roues et la masse du vélo et sa charge. Comme toujours il est question de compromis. Un gravel n’est pas un VTT. C’est un vélo qui aime jongler entre les différentes surfaces et il faut lui donner toutes les chances de mettre son nez partout. Certains, dont je fais partie, résisteront à poser une fourche suspendue sur leur vélo. Question de principe, d’esthétique, de recherche de simplicité… ça peut se comprendre. D’autres adopteront ces fourches qui pourront, avec leur faible débattement et un poids acceptable, leur ouvrir un domaine d’usage plus aventureux. Ce qui est sûr c’est que ça marche et que l’alternative existe désormais. Alors à vous de voir en espérant que ce rapide panorama puisse déjà vous aider à débroussailler les solutions disponibles aujourd’hui.

Panaracer GravelKing EXT+ : un pneu pour tous les terrains

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Panaracer GravelKing Ext+ (photo Laurent BIGER)

À travers la gamme GravelKing, Panaracer fut un des premiers fabricants à proposer des pneus dédiés au Gravel. Depuis, la gamme s’est progressivement étoffée, avec pas loin de 10 modèles différents, aussi bien à chambres à air que Tubeless. Bike Café vous avait fait un focus sur le SK. Aujourd’hui je vous propose mon retour d’expérience sur le GravelKing EXT+. Mais avant cela, 2022 étant le soixante-dixième anniversaire de cette marque, je vous propose un peu d’histoire sur ce passionnant fleuron japonais.

La gamme Gravelking
La gamme Panaracer GravelKing (déclinée pour chacun des modèles en plusieurs dimensions, tubeless et chambres)

Panasonic Cycle Technology

Initialement nommée Matsushita, du nom de son fondateur, la firme japonaise créée en 1918 a commencé par produire des lampes de vélos. En 1952, Matsushita change de nom et devient, pour le segment vélo, Panasonic Cycle. Cependant, pour la clientèle internationale, Panasonic est surtout synonyme de produits électroniques, souvent d’excellentes qualités. D’ailleurs, une subdivision spécifique pour l’audio, Technics, s’ajoute depuis 1965. Puis, pour l’export et mieux segmenter son offre, Panaracer est créé. Egalement DJ sur ces platines légendaires, je postais en 2019 la photo ci-dessous pour mettre en relation une de mes platines (Technics Sl-1210 MK2) et ce pneu en passe de devenir lui aussi légendaire.

Technics Panasonic Panaracer
La légendaire Technics SL-1210 MK2 et le Panaracer GravelKing, bel et bien de la même famille ! (photo Laurent Biger)

Panaracer GravelKing EXT+

Maintenant penchons-nous sur le GravelKing EXT+ que je découvre ici dans sa dimension de 700x38c et en coloris “flancs beiges”. Ce pneu est décrit ainsi par le fabricant : “La structure très agressive du GravelKing EXT est conçue pour une efficacité optimale dans les conditions les plus extrêmes de la pratique Gravel.”

GravelKing Range
La gamme Panaracer GravelKing et ses usages conseillés.

Technologies

En conséquence, Panaracer a concentré trois de ses technologies pour concevoir ce pneu. En l’occurrence, la carcasse ProTite Shield Plus protège l’ensemble du pneu grâce à des matériaux censés être ultra-résistants qui apportent une protection supplémentaire contre les crevaisons et les coupures latérales. Les autres technologies sont communes aux Gravelking, avec une bande de roulement censée être durable et roulante, ainsi qu’une gomme aux composés éco-responsables et durables. Enfin, la structure est tressée en 120 tpi.

Poids et dimension

Ensuite, j’ai pu mesurer et peser ce pneu gravel Panaracer GravelKing EXT+ respectivement à 38,2 mm (sur une jante de 25mm de largeur interne et à pression de 2,5 bar) et à 468 g. En cela, pas de remarque particulière, ces valeurs sont plutôt classiques avec un poids légèrement supérieur à la moyenne dans cette dimension.

Test terrain du Panaracer GravelKing EXT+

Montage

J’ai monté ces pneus Gravel Panaracer GravelKing EXT+ sur mon Giant Revolt. Premièrement, je n’ai rencontré aucun problème pour monter ces pneus. De plus, les flancs sont parfaitement étanches car je n’ai constaté aucune porosité de liquide préventif au premier montage. En cela, j’estime que c’est un gage de qualité de fabrication, dont d’autres fabricants de pneumatiques devraient s’inspirer !

Giant Revolt
Les GravelKing sur mon Giant Revolt (photo Laurent BIGER)

Et au roulage ?

Sur route

J’ai commencé mon test avec une pression de 2,4 bars à l’avant et 2,8 bars à l’arrière. Pour rejoindre les pistes, j’emprunte quelques kilomètres de route qui font ressortir le caractère légèrement bruyant de ce pneu Panaracer. Cela étant, ce n’est clairement pas une surprise pour un pneu au dessin assez cramponné. Pour autant, ce pneu affiche sur route un rendement et un comportement plutôt satisfaisants.

Panaracer GravelKing
Panaracer GravelKing en version flancs beiges (photo Laurent BIGER)

Sur les pistes

Une fois sur les pistes, ce pneu exprime son potentiel et dévoile ainsi son caractère. Les grandes pistes de Verdun très roulantes ont l’avantage de mettre en exergue le bon rendement de ce pneu gravel Panaracer GravelKing EXT+. Cependant, je suis surpris de constater un confort en retrait, du moins pour un pneu tressé en 120 TPI. Je pense que cela est la conséquence logique des flancs renforcés de cette carcasse ProTite Shield Plus. Même à basse pression, il fait partie de ces pneus qui restent plutôt fermes. Le prix de la robustesse ?

Panaracer GravelKing EXT+ sur les pistes (Photo Laurent BIGER)

Volontairement, je m’écarte des pistes les plus propres pour aller sur des secteurs plus “compliqués”. Une fois engagé sur des terrains bien plus meubles, je ne peux que constater la bonne efficacité de ce pneu. En effet, je le trouve plutôt rassurant dans la boue et sa section de 38 mm est un bon compromis pour ce type de terrain. Également, la motricité est très bonne et le débourrage correct. Aucune crevaison n’est venu perturber mon essai de ce pneu gravel Panaracer GravelKing EXT+, ce qui est un très bon point ! Dans les singles tracks en forêt où le terrain alterne entre secteurs humides et secs, la polyvalence de ce pneu fait merveille et limite les mauvaises surprises.

Panaracer GravelKing
Panaracer GravelKing EXT+ en terrain meuble (photo Laurent BIGER)

Pour conclure

Finalement, j’ai trouvé ces pneus gravel Panaracer GravelKing EXT+ d’une grande polyvalence. D’ailleurs, c’est ce que pense aussi Virginie qui les utilise intensément dans le Lot sur son Gravel :

“j’étais à la recherche d’un pneu bien adapté à ma pratique locale. et bien franchement, j’ai été bluffée par son accroche. Que ce soit sur les cailloux ou SUR les racines mouillées, ce pneu PASSE PARTOUT.”

Virginie Munte (département du Lot)


Cet avis de Virginie résume assez bien ce que je pense de ce pneu : il passe partout. Seul le confort est en retrait, mais c’est souvent le prix à payer pour obtenir la robustesse et la protection nécessaire pour ce type d’utilisation. En somme, ce pneu gravel Panaracer GravelKing EXT+ est un digne membre de la famille GravelKing, que je conseille pour les régions aux terrains contrastés. Ailleurs, je le conseille en pneu avant uniquement où son accroche sécurisera efficacement le pilotage, avec un GravelKing SK plus roulant à l’arrière par exemple !

Caractéristiques du Panaracer GravelKing EXT+ :

  • Tubeless Ready
  • Couleur des flancs : noir ou marron
  • TPI : 120, tringles souples
  • Gomme : composé naturel ZSG
  • Dimensions proposées (ETRTO) : 700x33c (33-622) / 700x35c (35-622) / 700x38c (40-622)
  • Poids annoncés : 370 g (700×33) / 420 g (700×35) / 480 g (700×38)
  • Poids vérifié du 700x38c (40-622): 468 g
  • Info fabricant : Panaracer Corporation パナレーサー株式会社
  • Distributeur français : GRAVELKING EXT + TLC (royalvelofrance.fr)
  • Prix public : de 35€ à 45€

The Vintage Bike Factory : la chaîne YouTube du vélo ancien

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The Vintage Bike Factory
photo Fred Guibal

Mettons tout de suite les choses au point : nous allons parler de chaîne de vélo, mais au sens vidéo et non pas transmission, même si dans les tutos de Fred Guibal vous trouverez des explications pour les démonter ou les entretenir. Frédéric est caméraman/journaliste pour France 3, et sa passion est le vélo vintage l’a conduit en 2019 à créer sur YouTube “The Vintage Bike Factory“. Il partage sur sa chaîne vidéo ses connaissances de la mécanique des vélos anciens avec ceux qui sont un peu perdus devant ces biclous d’un autre âge… Fred nous raconte comment cette chaîne est née et comment il la fait vivre régulièrement.

Immergé dans le vélo

Comme Obélix, Fredéric Guibal est tombé tout petit dans un chaudron, mais le sien était celui du vélo. “J’ai 54 ans aujourd’hui et j’ai toujours fait du vélo. Je suis né dans une famille de cyclistes, mon père courait dans sa jeunesse et à 82 ans il roule encore, ma mère faisait elle aussi du vélo. Quand j’étais gamin je bricolais mes vélos, je n’arrêtais pas de les démonter, je transformais des Solex en VTT. J’ai pratiqué le cyclotourisme, j’ai fait un peu de compétition et à la fin des années 80 je suis passé dès le début au VTT. J’ai même couru en enduro et le vélo ancien est arrivé plus tard et par hasard…

C’est là que j’ai mis le doigt dans l’engrenage et depuis je ne cesse de restaurer des vélos

En effet, c’est un copain, revenu enthousiasmé d’un rassemblement de vélos “vintage” qui lui montre des photos. Fred y voit un superbe vélo Mercier dans le style de celui dont il rêvait lorsqu’il était jeune. Il cherche et trouve un Mercier, rose comme il se doit, qu’il achète et qu’il restaure. Ce sera le premier vélo de sa collection. “C’est là que j’ai mis le doigt dans l’engrenage et depuis je ne cesse de restaurer des vélos“.

The Vintage Bike Factory
Fred dans son atelier avec le fameux vélo Mercier qui l’a conduit à monter sa chaîne – photo Fred Guibal

Le succès de The Vintage Bike Factory

J’ai conçu Vintage Bike Factory comme une chaîne de télévision, pour pouvoir offrir différents types de programmes… “, me dit Fred. Sachant que dans la vie Fred est journaliste / caméraman pour France 3, on comprend pourquoi sa production sur YouTube c’est du sérieux. Mais la forme ne suffit pas, il faut aussi fournir du contenu de qualité, et là aussi Fred a du répondant. “Au départ je filmais mes remontages de vélos et petit à petit des abonnés m’ont posé des questions techniques et j’ai commencé à réaliser des tutos…” Ces vidéos ont eu un grand succès auprès des “mécaniciens” du dimanche et même de ceux plus chevronnés qui ne connaissaient pas la mécanique et les outils des époques anciennes. Après les tutos, Fred, dont c’est un peu le métier quand même, réalise des reportages allant à la rencontre de personnalités qui ont fait le vélo : Bernard Hinault, Thévenet, Daniel Mangeas…

The Vintage Bike Factory
La chaîne YouTube de Fred

En 2020, la chaîne de Fred décolle passant de 3000 abonnés en avril à 15 000 en fin d’année. Effet confinement sans doute : “Les gens s’ennuyaient car ils étaient confinés et ils m’écrivaient… j’ai un vieux vélo dans le garage… la demande a explosé.“, explique Fred, qui se met à produire des tutos pour répondre aux questions de ses abonnés.

The Vintage Bike Factory
Fred avec son super Gios Torino – photo Fred Guibal

Formé par son métier de journaliste/caméraman qui réalise régulièrement pour France3 des sujets sur le terrain, Fred a le talent pour expliquer les choses et ses vidéos sont parfaitement didactiques.

CUBE NUROAD C:62 SLT, un gravel très performant et confortable

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Cube Nuroad

La marque allemande Cube a lancé sa gamme gravel Nuroad il y a quelques années, avec un cadre en aluminium. En 2021, elle dévoile son Nuroad en carbone dénommé C:62 et décliné en différentes versions. Le cru 2022 du modèle C:62 s’enrichit d’un nouveau modèle au sommet de la gamme, le Nuroad C:62 SLT, un gravel faisant la part belle au carbone aussi bien au niveau du cadre que des périphériques et avec un programme orienté performance. Grâce à Cube France, j’ai eu l’occasion de le tester durant environ deux mois sur des parcours variés, tantôt roulants, tantôt techniques. Voyons si ce Nuroad très performant sur le papier l’est en conditions réelles et si Cube a réussi à allier performance et confort comme cela devient de plus en plus la norme dans l’univers du gravel moderne y compris en carbone. Rappelons que Cube Bike est une marque allemande qui va bientôt fêter ses 30 ans et qui commercialise principalement ses vélos via un réseau de 450 revendeurs en France.

Un véritable poids plume

Cube Nuroad
Le Nuroad C:62 SLT est un vrai poids plume fait pour rouler vite, photo Hugues Grenon

Le Nuroad C:62 SLT ne fait pas dans la demi-mesure niveau poids. Moins de 8 kg sur la balance, c’est assez rare pour un gravel. 7,8 kg exactement annoncés et vérifiés à réception sur cette taille 53. Pesé ici à 8 kg mais vous aurez l’explication dans la partie test terrain. Tout a été réfléchi pour optimiser le poids du vélo. Le montage proposé est très cohérent et ne souffre aucun reproche pour le programme annoncé.

Cube Nuroad
7,8 kg en configuration initiale, ici un poil plus, mais petit surplus expliqué plus bas dans la partie test ! photo Hugues Grenon

Des lignes modernes, élancées et épurées

Cube Nuroad
Un design travaillé aux lignes élancées et acérées

La dénomination C:62 s’explique par un cadre en carbone composé de 62% de fibres haut module et d’une résine à nanoparticules. Le procédé Advanced Twin Mold permet de réaliser des formes originales et modernes comme la douille de direction ou bien la jonction hauban/tube de selle/top-tube. Les formes des tubes donnent à ce gravel un aspect très sportif et moderne. Le top-tube est assez fin et s’intègre jusque dans le haut de la douille de direction ce qui donne un aspect élancé. Le serrage de selle intégré amplifie cette ligne acérée.

La fourche carbone n’est pas en reste avec un galbe original et utile également car permettant la monte de pneus généreux de 45 mm maximum tout comme à l’arrière. Sur ce montage, ils sont en 40 mm de largeur.

Cube Nuroad
Une fourche made in Cube, épurée et esthétique, s’intégrant parfaitement à la ligne du Nuroad, photo Hugues Grenon

Le boîtier de pédalier est généreux et très travaillé avec une jonction avec les bases très réussie.

Cube Nuroad
Un boitier de pédalier généreux et travaillé, photo Hugues Grenon

La ligne épurée est amplifiée par les passages de gaines en interne. Enfin, uniquement les deux gaines de freins, puisqu’exit les gaines de dérailleurs grâce au groupe sans fil Sram Force eTap AXS qui équipe ce Nuroad.

Cube Nuroad
Une ligne épurée avec des passages de durites de freins en interne, pas de gaines de dérailleurs avec le groupe Sram Force eTap AXS sans fil, photo Hugues Grenon

Pour finir, la couleur peut paraître austère mais la peinture pailletée flatprizmblack´n´black (à vos souhaits !) varie en fonction de l’angle de vue et de l’ensoleillement. L’effet est très réussi. Et le mélange des différents gris et noir pailletés et brillants est harmonieux. Sobre mais classe. Si vous êtes adepte des couleurs plus prononcées ou plus gaies, regardez les autres modèles de la gamme Nuroad.

Cube Nuroad
Une couleur pailletée avec des reflets variant selon l’ensoleillement et les angles de vue, photo Hugues Grenon

Des équipements cohérents et très performants

Pour rester dans une cohérence globale avec le cadre et la fourche, chaque composant a été sélectionné minutieusement.
Tout d’abord des excellents trains roulants équipent ce gravel et participent à la performance du vélo. Ce poste est souvent un peu négligé sur les montages complets pour faire baisser le prix global. Cube n’a rien sacrifié sur ce composant ô combien primordial. Les roues sont des Newmen, société allemande qui s’est lancée assez récemment dans les composants et les roues complètes avec un rapport poids/prix/performance intéressant.

Cube Nuroad
Les excellentes roues Newmen Advanced SL XR25 en parfaite cohérence avec ce Nuroad, photo Hugues Grenon

Ces modèles Advanced SL XR25 en cercle carbone et moyeux maison à 28 rayons droits Sapim Laser double épaisseur matchent parfaitement avec le Cube. La hauteur de jante de 18,5 mm est parfaite et très polyvalente. Le poids est très maîtrisé à 1260 g la paire. La largeur interne de 25 mm permet de monter des pneus généreux.

D’ailleurs, ces derniers sont les nouveaux Schwalbe G One R Kevlar en 40 mm de large. Des pneus légers faits pour aller vite sur des terrains plutôt secs et roulants. Ils sont montés de série sur ce Nuroad avec des chambres à air ultralight Schwalbe Aerothan pesant 41 g unitairement. Un gain d’une bonne centaine de grammes au global sur le vélo par rapport à un montage tubeless (valves+scotch+liquide préventif) mais nous le verrons dans la partie test, le montage tubeless est une bonne idée au final.

Le groupe Sram Force eTap AXS 12 V mono

La transmission est assurée par l’excellent groupe Sram Force eTap AXS XPLR 12 V et convient à merveille à ce Nuroad. La transmission monoplateau est pilotée par bluetooth. La palette de droite fait descendre les vitesses qui se remontent avec la palette de gauche. Un jeu d’enfant. La batterie sur le dérailleur arrière est donnée pour 1000 km environ avant recharge. Le chargeur fourni est très compact. Les manettes sont équipées de simples piles rondes plates CR2032 standards que l’on trouve partout en cas de besoin. Le pédalier est de toute beauté et équipé d’un plateau de 40 dents couplé à une cassette 12 vitesses 10/44. La plage est donc large et en rapport avec la cible du vélo : rouler vite, mais pas que, comme nous le verrons. Les freins et disques de freins en 160 mm sont ceux du groupe. Le boitier de pédalier est un Sram Dub Road Pressfit en 86 mm.
Nous reviendrons plus en détail dans la partie test sur ce groupe et cette transmission.

Des périphériques gravel légers et confortables

Pour parfaire ce tableau, les périphériques sur cette taille S sont composés d’une potence aluminium Cube Performance de 80 mm de long, d’un cintre Easton Gravel de 42 cm en carbone assez peu évasé, d’une tige de selle Newmen Advanced en 27,2 mm et d’une selle à rails carbone Cube SLT Road assez courte.

A noter que des inserts sont présents sur la fourche et le cadre pour monter des garde-boues et un porte-bagage arrière. Et même une béquille sous la base arrière. Ces accessoires sont proposés en option par Cube.
Par contre, service minimum pour les inserts porte-bidon avec un traditionnel porte-bidon sur le tube de selle et l’autre sur le tube diagonal.

Une géométrie moderne

Le Nuroad est proposé en 5 tailles du XS (50 cm) au XL (61 cm).

Cube Nuroad

La géométrie est dans l’air du temps avec un top-tube assez long compensé par une potence de 80 mm. Le tube de selle est assez court pour donner un certain sloping. La douille de direction est plutôt courte. En découle un Stack assez court et un Reach plutôt élevé qui correspond au programme sportif de ce gravel. Les bases sont plutôt longues ce qui confèrera de la stabilité, la nervosité étant ramenée par des haubans qui viennent se reprendre sous le top-tube.

Connaissant mes côtes, je suis parti sur une taille S alors que le configurateur très simplifié me donnait une taille XS. Ce point sera à valider avec votre revendeur selon votre morphologie.

Après ces présentations techniques, place aux tests terrains.

Les tests terrains

La vidéo

Les tests se sont déroulés pendant deux mois sur différents types de terrains, secs, boueux, sablonneux, routes, roulants, techniques… et sur plus de 600 kms environ.
Tout d’abord, j’ai tout de suite trouvé ma position sur ce vélo. Passés les réglages et serrages habituels des composants, principalement l’inclinaison du cintre, je ne toucherai plus à aucun réglage. Les vitesses avaient été parfaitement paramétrées par Cube France avant envoi du vélo et ne se dérègleront pas d’un poil durant tout le test, un très bon point.

Un gravel très performant…

Cube Nuroad
Un gravel très performant, autant que ses homologues allemandes à quatre roues ? Ça dépendra du pilote aussi ! photo Hugues Grenon

On sent d’entrée que ce gravel est fait pour aller vite et envoyer du kilomètre à très bonne allure. Vu le poids plume et les composants, la logique est respectée. Le vélo est très performant et réactif. Il se met en mouvement très facilement et il est aisé de garder une très bonne allure sur terrain roulant, chemins ou bitume. C’est un plaisir en montée où il facilite grandement la tâche, aussi bien au train qu’en danseuse.

L’ensemble est très cohérent et contribue à cette performance : le cadre, la fourche et les excellentes roues Newmen chaussées des pneus Schwalbe G One R qui collent parfaitement au programme. A noter une crevaison lente lors de la première sortie, crevaison découverte le lendemain. Un micro-trou sur la chambre à air Schwalbe Aerothan que j’ai remplacée par des chambres à air traditionnelles plus lourdes ce qui explique le poids un peu plus élevé lors de la pesée. Ces chambres à air Aerothan nécessitent des patchs spéciaux de réparation que je n’avais pas sous la main. A noter que les pneus ont eu des difficultés à refaire « le rond » lors du remontage. Est-ce dû aux pneus, aux jantes, aux deux ? Difficile de savoir. Je conseillerais de toute façon de les passer en tubeless de suite. Ce micro-trou aurait été bouché sans difficulté et je ne m’en serais même pas aperçu. Mais les constructeurs livrent les vélos en chambre à air pour le stockage avant la vente. A voir avec votre vélociste donc ou à faire par vous-même.


Pour finir sur les pneus, ceux-ci sont très roulants et destiné plutôt aux terrains secs. Sur terrain un peu meuble, cela pourra passer avec un peu de « pilotage » mais ce sera difficile sur terrains gras ou boueux auxquels ils ne sont pas destinés. Une monte à l’arrière peut être une option avec un pneu plus cramponné pour l’avant sur ce type de terrain.

Cube Nuroad
Un gravel à l’aise sur les chemins et petites routes bitumées, photo Hugues Grenon

Le vélo est sur des rails (merci les bases assez longues, entre autres) et la direction est très saine et équilibrée, ni trop réactive ni trop pataude. Parfait également pour jouer dans les singles forestiers à vive allure. Le groupe Sram est parfaitement à sa place sur ce vélo : rapide, précis et fiable. Il est extrêmement aisé de changer de vitesse. On peut d’ailleurs passer plusieurs pignons à la volée en restant appuyer sur une des deux palettes. Le groupe a été sans reproche et ne s’est pas du tout déréglé malgré bien des conditions boueuses. Notons juste que dans ces conditions humides, la transmission a tendance à émettre des bruits de « craquements » sur certains pignons ce qui n’altère en rien son fonctionnement fluide. Les galets ont tendance à accumuler un peu de matière et il faudra être attentif lors de leur nettoyage pour optimiser la durée de vie de l’ensemble. La transmission était huilée. Je pense qu’un dégraissage complet et l’application d’une cire peut-être une bonne option.

Le freinage est très efficace après un rodage dans les règles de l’art. Sur certains freinages prolongés et appuyés, le frein avant a un peu crissé mais le bruit disparaissait rapidement. A confirmer en zone montagneuse avec des freinages encore plus appuyés. L’ergonomie des manettes est très réussie et permet une prise en main efficace et confortable.

Cube Nuroad
Le freinage est efficace, photo Hugues Grenon

Le cintre est confortable mais ne dispose pas d’un flare (évasement) très prononcé. Il reste plus traditionnel mais est en rapport avec le programme du vélo.

…mais également très confortable et maniable

Cube Nuroad
Pas le temps de papillonner, le Nuroad vous emmènera loin et vite dans un excellent confort, photo Hugues Grenon

Il y a toujours une crainte avec les vélos carbone légers et dit « performants » que le confort ne soit pas au niveau. Les caractéristiques modernes recherchées, performance et confort, ont bien évolué ces dernières années sur les vélos carbone. Cube a réussi son coup avec ce Nuroad qui est très confortable. Mon premier critère est le confort et je suis habitué à rouler sur des vélos en acier réputés pour cela. Je dois avouer que ce Cube est au niveau. Et ce, malgré une monte relativement étroite (40 mm) pour mes habitudes, mais standard pour ce type de gravel performant. Le Nuroad a été un plaisir à rouler y compris sur des sorties longues avec de bonnes parties plus typées VTT.
Le cintre en carbone, la tige de selle carbone en 27,2 mm, la selle aux rails carbone et les roues font également partie de cette belle équation. La selle m’a d’ailleurs parfaitement convenue même si c’est un élément très personnel.

La maniabilité est au rendez-vous également. Pas de surprise, l’équilibre est très bon, le comportement très sain.

Cube Nuroad
Une belle maniabilité complète un tableau général flatteur, photo Hugues Grenon

Vous pourrez donc emmener ce gravel sur de très longues sorties rythmées. Et même s’il n’est pas équipé de nombreux inserts, vous pourrez partir dans un bon confort sur plusieurs jours de roulage en trip bikepacking. Il faudra juste sélectionner les sacoches adaptées et adéquates mais rien de bien sorcier avec l’offre de bagagerie bikepacking existante actuelle. Et gérer aussi la partie batterie si vous partez sur un très long périple.

Le poids plume sera un plus également en cas de portage ou poussage comme cela arrive parfois en fonction du terrain, du chargement et de l’état de forme !

Cube Nuroad
Un poids plume au portage ce C:62 SLT ! photo Hugues Grenon

Le prix du Nuroad C:62 SLT est haut de gamme à 3969 €. Cependant, vu les caractéristiques du vélo, les équipements et les qualités intrinsèques du vélo, ce prix est bien placé dans ce segment des gravels performants, confortables, équipés de la sorte et à moins de 8 kg. Rien que le groupe complet et les roues représentent les trois quarts environ du prix du vélo, je vous laisse faire le calcul pour le reste…Difficile de trouver un gravel à moins de 4000 € avec ces caractéristiques.

La gamme Nuroad

Le Nuroad C:62 existe en plusieurs déclinaisons décrites succinctement ci-dessous.
Le cadre reste le même et globalement la légèreté sera de mise ainsi que le bon rapport qualité/prix/équipements, la marque de fabrique de Cube.

Cube Nuroad

C/62 SL, 3469 € PVC

Cube Nuroad

C:62 RACE, 2969 € PVC

Cube Nuroad

C:62 PRO, 2369 € PVC

Pour conclure

Cube Nuroad
Un gravel qui vous emmènera loin, photo Hugues Grenon

Avec ce Nuroad C:62 SLT, Cube propose un gravel très performant et cohérent sans sacrifier le confort qui est de très bon niveau. Ce gravel est très bon partout, sain et agréable à piloter grâce à une excellente géométrie et des équipements de haut niveau.

Il sera parfait pour envoyer du kilomètre à vive allure tout en vous ménageant comme pour une Gravel Of Legend par exemple. Au niveau performances, on se rapproche clairement d’un vélo de route. Ce peut être d’ailleurs une bonne idée de l’équiper d’une seconde paire de roues typées route même si la transmission monoplateau sur ce modèle sera un frein pour certains. Mais la plage est importante et l’étagement intéressant. A méditer pour ceux qui ne roulent pas à de hautes moyennes sur route car avec un plateau de 40 et un premier pignon de 10 on atteint déjà des vitesses très raisonnables ! En utilisation gravel, bien que la configuration initiale m’ait séduit, je le passerais en tubeless sans hésitation et pourquoi pas en pneus de 45 mm pour gagner encore plus en confort. C’est un choix personnel. Pour l’orienter un peu plus bikepacking, Cube pourrait lui rajouter quelques inserts supplémentaires sous le tube diagonal et sur le top-tube par exemple. Mais cela ne vous empêchera pas de partir vadrouiller au long cours. Le prix est certes intrinsèquement élevé mais bien placé au vu de cet ensemble de qualité.

Toutes les infos sur le site de Cube France et Cube

Un guide pour un week-end aventure à vélo réussi

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Week-end aventure à vélo éditions Vagnon
Week-end aventure à vélo éditions Vagnon

Les micro-aventures sont dans l’air du temps et bien entendu le vélo est un des instruments parfait pour s’évader le temps d’un week-end ou plus. Avec ce guide, paru aux éditions Vagnon Aventures, Patrick Van den Bossche et Dan de Rosilles, livrent les clés pour préparer votre week-end à vélo. 

Week-end aventure à vélo éditions Vagnon

Le livre est avant tout un guide pratique qui réunit d’excellents conseils pour ceux qui veulent se lancer. L’ouvrage est construit sur un plan logique qui donne les bons conseils dans l’ordre, des préliminaires (avec quel vélo partir ?) à la réalisation sur le terrain de la micro-aventure. 

Outre les aspects pratiques liés au vélo et à l’art de pédaler (mécanique de base, équipement, position sur le vélo), les éléments de conception du voyage et du tracé sont bien renseignés. Guidage, code de la route, transports multi-modaux sont également abordés. 

On note aussi une bonne attention apportée aux conseils de gestion de l’effort, de l’eau, de la nourriture, où l’on sent que le vécu personnel des auteurs est réel. Enfin, la nuit et l’art du bivouac ne sont pas oubliés. 

Avec ce guide, vous trouverez vraiment les bonnes bases pour préparer n’importe quelle aventure à vélo. On salue des informations claires, précises et bien ordonnées. 

Plutôt réussi sur le plan visuel, avec une typographie agréable et des photos de bonne qualité, il reste avant tout un outil plus qu’un livre d’inspiration. La partie la plus faible de l’ouvrage étant, à notre sens, le chapitre “quelques idées de micro-aventures” qui si elle peut donner effectivement quelques pistes reste trop brève et trop parcellaire. Mais la somme de bons conseils généraux balance largement ce petit bémol pour se lancer dans l’aventure sur deux roues.

Week-end aventure à vélo éditions Vagnon
Un week-end aventure à vélo est l’occasion rêvée de s’évader du quotidien

Texte de Sylvain Bazin. Les auteurs étant des collaborateurs de Bike Café, nous avons sollicité Sylvain Bazin pour cette fiche de lecture. Sylvain est journaliste et grand voyageur il est également le rédacteur en chef du magazine Wider.

Informations

Pitch de l’éditeur

Un week-end aventure à vélo est l’occasion rêvée de s’évader du quotidien, de vivre une expérience humaine respectueuse de l’environnement et de se constituer une magnifique collection de souvenirs et d’itinéraires.

Week-end aventure à vélo éditions Vagnon
Week-end aventure à vélo éditions Vagnon

Si une balade de quelques kilomètres peut tout à fait s’improviser, un week-end loin de chez vous sera toujours plus intéressant et jouissif lorsqu’il sera bien préparé. Votre vélo doit fonctionner le mieux possible, votre équipement, être adapté aux situations que vous rencontrerez. Vous devez être capable de vous orienter comme de savoir vous perdre, de gagner en confiance sans vous mettre en danger, de sortir de votre zone de confort mais de ne pas dépasser vos limites.

Ce guide, nourri de la riche expérience de deux cyclistes passionnés, vous permettra de mettre tous les atouts de votre côté pour partir sereinement et profiter au maximum des plaisirs intenses et inoubliables que procure une micro-aventure à vélo !

Week-end aventure ) vélo éditions Vagnon
Dan de Rosilles

À propos des auteurs

Patrick Van Den Bossche et Dan de Rosilles collaborent avec la presse spécialisée, tout en partageant leur vision d’un cyclisme alternatif sur le blog Bike Café. Leur credo : donner au plus grand nombre l’envie de s’essayer à la pratique du vélo, formidable vecteur de bonne humeur.