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Test Maxxis High Road Gen3 sur la RAF 500KM

Chez Bike Café, comme vous le savez, nous apprécions mettre à l’épreuve le matériel. Qu’il s’agisse de sorties quotidiennes comme d’aventures plus exceptionnelles. Et c’est justement dans des conditions assez particulières qu’il m’a été donné de tester les pneus route Maxxis High Road Gen3 TR, à l’occasion de ma participation à la Race Across France 500 km à la fin du mois de juin 2026. En parallèle de celle de mon collègue Yann, engagé sur la RAF 300 avec le Cannondale Synapse Carbon 1.
La trace (magnifique) de cette RAF 500 proposait une traversée complète des Alpes. Avec un départ d’Albertville pour rejoindre la côte méditerranéenne et Mandelieu-la-Napoule. Il me fallait donc une paire de pneus capables de tenir le choc, et d’endurer un parcours aussi exigeant.

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Présentation et montage des Maxxis High Road Gen3

Je dois reconnaître, humblement, que Maxxis n’était certainement pas la première marque qui me venait à l’esprit pour le choix d’un pneu route. Au-delà de ses activités dans l’automobile, dans le domaine des deux roues, la marque taïwanaise s’est davantage taillé une solide réputation dans les pratiques VTT et gravel notamment. Moins sur route.

J’ai donc jeté mon dévolu sur le récent pneu route Maxxis High Road Gen3 TR dans sa version 30 mm. En sortie de boîte, le pneu du fabricant taïwanais affiche 315 g. C’est plus que mes habituels Continental GP5000 S TR (300 g), et plus proche des Hutchinson Blackbird Racing que j’utilise également en parallèle (310 g). Notez que le pneu existe aussi en tailles 25, 28 et 32 mm.

En termes de construction, cette troisième génération du High Road introduit une nouvelle structure Turn-Up. L’architecture repose sur des plis superposés et le passage à une carcasse 150 TPI. La résistance au roulement a d’ailleurs été améliorée par rapport à la deuxième génération. Ceci grâce à une reformulation de la gomme silice HYPR. Le pneu est également muni d’une sous-couche de protection K2 en kevlar, allégée pour l’occasion.
Passons maintenant au montage, et de ce côté-là c’est un sans-faute. Le pneu est extrêmement facile à monter, le passage à une tringle souple (carbone) en comparaison de mes pneus habituels est agréable. Le pneu claque bien et sans forcer sur mes roues Newmen Advanced A.50, et l’étanchéité sur ce premier montage est rassurante.

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Les Maxxis High Road Gen3 à l’épreuve des Alpes

Pour être totalement honnête, j’ai monté les pneus sur mon Cube Attain une petite vingtaine de jours avant le départ. Assez tardivement, je le concède, mais cela m’a tout de même laissé le temps de parcourir environ 700 km entre la région aixoise, le Luberon et le Verdon. C’est amplement suffisant pour commencer à les rouler et assouplir la gomme. Le vrai test, néanmoins, s’est déroulé lors de cette RAF 500 le 26 juin 2026. Une édition marquée par la seconde vague de canicule, avec un départ anticipé à 4h du matin. Ceci afin de nous permettre d’avancer au maximum, aux heures les plus clémentes de la journée.

Au regard du profil du parcours, le dénivelé dépassant les 8000 m, nous n’avons eu que très peu de plat. Néanmoins la première partie, plutôt vallonnée et roulante entre Albertville et Saint-Jean-de-Maurienne, permet de constater le très bon rendement des High Road. Ils filent vite, et la réactivité sur les relances est bien présente. Mais là où ces pneus Maxxis m’ont davantage impressionné, c’est dans leur excellente capacité de filtration lors des nombreuses ascensions. J’ai notamment en mémoire celle du col du Télégraphe, suivie du mythique col du Galibier. Une ascension particulièrement longue, d’environ 30 km, simplement entrecoupée d’une portion de 4 km pour redescendre vers Valloire.

Une douceur et un confort indéniables

Le revêtement est propre, mais je sens clairement les capacités de filtration de la gomme HYPR sur certaines aspérités de la route. Notamment sur la dernière partie, plus pentue, où la moindre inflexion de la chaussée se fait sentir. Le plus notable pour mettre en avant cette qualité reste néanmoins le col d’Allos. Un col accrocheur et sinueux, avec un enrobé granuleux typique des Alpes du Sud. Après plus de 240 km, j’ai apprécié le potentiel d’absorption des Maxxis sur ce revêtement abîmé et granuleux. Le rendement sur les relances n’est peut-être pas équivalent au GP5000 S TR par exemple, qui est plus en prise directe. À contrario, ce qu’il perd légèrement en rendement, il le gagne nettement en confort. Et, c’est pour moi la grande force de ces pneus Maxxis.
L’autre qualité du High Road Gen3, c’est sa résistance. Qu’il s’agisse de s’accommoder de petits trous dans la chaussée, à l’instar de ceux rencontrés dans la descente très caoteuse du Val d’Allos, ou plus couramment de petits débris de roches provoqués par des éboulements récents dans le col d’Izoard. La résistance de ces pneus s’avère des plus convaincantes. Je ne peux même pas déplorer la moindre microcoupure, ni de problème particulier. Preuve s’il en était de la résistance de la protection et de la gomme. Du moins sur cette version tubeless. La bande de protection de la version chambre à air semble plus fine, et donc plus sensible aux crevaisons.

La dernière partie de l’ascension, les pourcentages augmentent, mais la douceur des Maxxis réconforte – photo Paul Jover

Un grip sécurisant

L’adhérence est également au rendez-vous. L’accroche est bonne dans les descentes techniques, qu’il s’agisse de celle du Galibier en direction du Lautaret, ou mieux encore de celle du col de Vars en direction de la vallée de l’Ubaye, où un orage s’est invité à la fête. Avec une baisse brutale des températures à la clé. Si j’avoue avoir hésité dans un premier temps à resserrer mes virages, je n’ai pas mis longtemps à y aller plus franchement dans les courbes. Je n’ai certes pas retrouvé le dynamisme ni l’incisivité d’un GP5000 S TR dans l’attaque des virages, à l’opposé le grip s’avère plus sécurisant. Y compris sur les freinages d’urgence ; j’ai encore en mémoire celui déclenché à quelques kilomètres de l’arrivée, dans le massif du Tanneron.

Le verdict

Après cette RAF 500 et plus de 2000 km passés en leur compagnie, les pneus Maxxis High Road Gen3 m’ont convaincu. Injustement méconnus, ils constituent pourtant un challenger de poids face aux alternatives chez Continental et Hutchinson notamment. Les quelques watts perdus se retrouvent allègrement sur le confort de roulage. Tandis que ses qualités en termes d’adhérence et de résistance aux crevaisons sont indéniables.

J’ai tellement été séduit par ses qualités que je vous avouerais en avoir acheté pour équiper ma seconde paire de roues Stevan11 en 35 mm.

  • Site du fabricant : Maxxis
  • Prix indicatif : 59,90 €
Pierre Dubarry
Pierre Dubarry
Au-delà d’une passion, le vélo est pour lui un véritable mode de vie. Cet ancien journaliste tech (ITR News, AudioVideoHD, AVCesar, FRAndroid) pratique le vélo route à haute dose entre la région Aixoise, le Luberon et ses Gorges du Verdon natales. Il se découvre un véritable amour pour l’ultra-distance et enchaîne depuis, diverses courses et BRM tout au long de l’année. Passionné par les vélos route au profil endurance, il aime la technologie ainsi que les tenues, et les équipements qui peuvent l’amener à concilier confort, performance et plaisir.

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