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Les choix d’Hugo pour rouler l’hiver et la nuit

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Sélection de produits vélo pour rouler la nuit et l'hiver
Sélection de produits vélo pour rouler la nuit et l'hiver

C’est la pleine saison hivernale et ses températures sont plutôt fraîches, parfois négatives, son humidité et ses jours aussi courts qu’un sprint au panneau nous obligent à rouler de nuit. Mais est-ce vraiment une obligation de rouler par ses températures et de nuit ? C’est même plutôt un plaisir, une aventure même ! Quelles sensations ! Avoir l’impression de rouler deux fois plus vite en voyant défiler, à la lumière de la lampe, les ombres des bas-côtés alors que le compteur est sans appel : tu te traînes péniblement, comme en plein jour ! Entrapercevoir des formes ou ombres floues qui te font psychoter et penser à des monstres ou des animaux qui viendraient traverser juste devant toi et te sauter dessus. Avoir l’impression de ressembler à un sapin de Noël pour prévenir les automobilistes. Ces sensations sont accentuées par le froid ou le vent glacial qui cinglent le visage et engourdissent un peu le cerveau et la pensée qui divague alors.

Rouler l'hiver bine équipé
Rouler l’hiver bien équipé – photo Pascal

Bref, une ambiance très particulière, hors du temps, terriblement agréable. Il convient donc d’être vigilant et de s’équiper en conséquence pour en profiter au maximum afin que la sortie ne soit pas écourtée en devenant trop pénible. Bien que le solstice soit passé et que s’annonce enfin le rallongement progressif des journées, voici une sélection de quelques équipements testés et approuvés pour ces rides hivernaux.

matos-unChaussures Northwave X-Cross GTX

Chaussures Northwave
Photo Perrine Grenon

Voilà quelques années que j’utilise exclusivement les chaussures Northwave aussi bien les modèles été qu’hiver, et j’en suis totalement satisfait. Northwave est une marque généralement réputée pour son confort, sa technicité et sa solidité. Pour les deux premiers points ces chaussures confirment cette réputation, pour le dernier je verrais avec le temps. Elles ont remplacé mes anciennes GTX Goretex, qui m’ont fait 4 saisons hivernales aussi bien en VTT, route ou gravel puisque j’utilise la même paire de chaussure quelque soit la pratique et le type de vélo avec des pédales et cales automatiques VTT Time.

Le confort est au rendez-vous en grande partie lié à la bonne largeur de la chaussure. Ça tombe bien j’ai les pieds larges et un peu plats ! Par contre à voir si cela convient aux pieds plus fins qui risquent de trouver que ça flotte un peu. Pour la taille, je prends comme ma taille de chaussures de ville. Même avec des chaussettes mi-montantes épaisses et après quelques heures de roulage alors que le pied est censé gonfler un peu, cela n’occasionne aucune gêne.

Ces chaussures sont constituées d’une membrane Gore-tex respirante et imperméable. Elle fait vraiment la différence en maintenant le pied bien au chaud, elle est respirante, et son imperméabilité permet d’affronter l’humidité sans problème. On peut même rincer au jet les chaussures et elles restent sèches intérieurement. Associées à une paire de chaussette en Mérinos, on est pas loin du combo parfait. Autre avantage, cela permet de se passer des sur-chaussures souvent pénibles à enfiler, pas toujours très efficaces et relativement fragiles.

La semelle Michelin, large et cramponnée, est assez rigide et permet une marche sécurisée avec une bonne accroche. La sensation de sécurité est renforcée par le fait que la chaussure est montante. On ne risque pas de glissades sur le carrelage de la boulangerie en cas d’arrêt ravito ou lors de portages sur des pentes escarpées.

La fermeture est constituée d’un laçage fin avec « tirette ». C’est pratique, rapide et efficace, mais le rangement par enroulage du surplus de lacets se fait comme on peut, à « l’expérience » sans que cela gêne à l’intérieur de la chaussure. Ensuite, deux parties néoprène à scratch viennent se refermer pour assurer l’étanchéité du tout.

Le confort au pédalage est comme à la marche, c’est-à-dire très bon et rien ne gêne le coup de pédale. La rigidité est bien présente, ce ne sont pas des chaussures destinées à la compétition de toute façon. À noter la présence de nombreux inserts réfléchissants très bien placés, un vrai plus la nuit. Le prix de ces chaussures est assez élevé, certes, mais c’est le prix de la tranquillité et encore une fois, pas besoin de sur-chaussure qui rajoute au final un budget à la chaussure en elle-même. Affichées à 200 euros, on les trouve à 169 euros aisément. Si ce budget est trop élevé, les modèles Husky Noir Northwave sont également une très bonne alternative moins onéreuse ou les Shimano MW5 aux alentours de 120 euros. La différence sera l’absence de membrane Gore-tex mais la tenue de la chaleur sera bien présente aussi.

LES + :

  • Confort à la marche et au pédalage.
  • Membrane Gore-tex assurant respirabilité, imperméabilité et coupe-vent.
  • Qualité de fabrication, durabilité à voir dans le temps.

LES – :

  • Surplus de lacet.
  • Budget.
  • Largeur pour les pieds fins.

Prix public : 200 €

Prix constaté : 169 €

Infos sur le site 

matos-deuxCuissard Ozio Granfondo 2

Cuissard Ozio Granfondo 2
Cuissard Ozio Granfondo 2 – Photo Ozio

Ozio commence à se tailler une belle réputation auprès des cyclistes. La marque est vendue exclusivement sur internet et elle a été créée par un passionné. Elle propose des vêtements techniques, confortables, au design et look contemporains et enfin elle est bien positionnée au niveau du rapport qualité/prix.

Voyons si ce cuissard est fidèle à ces critères. Ayant roulé tout le printemps/été 2019 avec le même cuissard version été, j’étais curieux d’essayer la version hiver. Réception et ouverture du colis dans un petit sac à lanière : au touché le tissu est très agréable et à l’œil l’ensemble semble technique avec de nombreux empiècements de tissus de matière différente selon l’endroit et la fonctionnalité. Premier essayage, un confort absolu, une seconde peau.

Cuissard Ozio Granfondo 2
Cuissard Ozio Granfondo 2 : la peau Elastic Interface est la pièce maîtresse de ce cuissard conçu pour les longues distances

La pièce maîtresse, la peau intérieure, est pensée pour les longues distances et provient du renommé fournisseur Elastic Interface. Elle équipe également la version été, pas de surprise donc pour moi, c’est du éprouvé sur de longues distances (200, 300, 400 km …) et sur plusieurs heures de pédalages consécutives. Les coutures sont solides et la peau respire parfaitement ce qui est vraiment un plus en longue distance.

Cuissard Ozio Granfondo
Coutures plates pour éviter les frottements, photo Hugues Grenon

L’ensemble est en tissu Mititech Thermal, compressif mais pas trop, et élastique, avec une face interne molletonnée pour l’isolation thermique et le touché moelleux sur la peau. Divers empiècements élastiques (haut de genou, derrière des cuisses) assurent une élasticité et un support aux endroits stratégiques. Les différentes pièces sont assemblées par des coutures plates afin d’éviter les frottements.

Les bretelles sont larges et élastiques assurant confort et bon maintien (évolution bienvenue par rapport à la version été qui était équipée de bretelles plus étroites et moins élastiques). Dans le dos un empiècement en mesh permet de mieux évacuer l’humidité due à la transpiration. Le bas des jambes est équipé d’un zip pour enfiler plus facilement le cuissard. Celui-ci a l’air robuste (c’est souvent le point faible qui lâche en premier…), à voir dans le temps donc. Au niveau sécurité, tissu réfléchissant à l’arrière des cuisses, logo et zips réfléchissants.

Après quelques sorties et heures de selles, même conclusion que pour la version été : du très bon, technique, confortable et bien pensé. Un peu moins compressif que la version été mais c’est normal au vu du tissu et des fonctionnalités et spécificités différentes d’un cuissard long hiver. Au niveau chaleur ressentie, on est dans la bonne moyenne, sans être un cuissard température « extrême » dont il ne se revendique pas d’ailleurs.

En conclusion, difficile de lui trouver un défaut. Il n’est effectivement pas à la portée de toutes les bourses mais son rapport qualité/prix est excellent face à la concurrence. Notons qu’il est important de bien respecter les consignes de lavage pour ne pas l’endommager et ce sera gage de longévité. Annoncé à 139 €, vous pouvez faire tourner la roue de la chance sur le site d’Ozio pour obtenir une éventuelle réduction !

LES + :

  • Confort, une véritable seconde peau
  • Conception globale
  • Inserts réfléchissant

LES – :

  • Budget mais guettez les promotions
  • Juste pour température très froide (<0°C).

Prix public : 139 euros

Infos sur le site

matos-trois Frontale Trail Running Onnight 250 Decathlon

Frontale Trail Running Onnight 250 Decathlon
Frontale Trail Running Onnight 250 Decathlon

Rouler de nuit nécessite d’avoir un éclairage performant et endurant. Que ce soit en vtt dans les chemins et forêts ou en vélo de route, un double éclairage est gage de sécurité et de bonne visibilité. Tout d’abord un éclairage fixe de forte puissance et autonomie sur le vélo est indispensable (fixé au guidon, au porte-bagage, à la roue, aux prolongateurs…). Mais il est fortement recommandé, voire indispensable, de l’associer à un éclairage frontal qui assure plusieurs fonctions : pallier à une panne de la lampe principale et inversement, avoir si besoin une vision sur les côtés en tournant la tête, visualiser les changements de direction et les panneaux dans les virages, être mieux vu par les automobilistes car positionnée en hauteur, éclairer les endroits à atteindre et à visualiser sur le vélo en roulant (bidon, gps, cartes, sacoches, etc…), et enfin permettre à l’arrêt d’éclairer les tâches à réaliser : réparations, installations du bivouac, retrait CB, prendre des choses dans les sacoches etc…

La frontale Décathlon cumule pas mal d’avantages, pour un prix vraiment intéressant : elle est relativement légère (110 g) sachant que tout gramme porté sur la tête aura un impact en longue distance. Son poids est bien réparti entre la lampe led située à l’avant et la batterie déportée à l’arrière. Elle possède trois niveaux d’éclairage et autonomie :

  • 160 lumens, 6 h, portée 75 m
  • 55 lumens, 22 h, portée 30 m
  • Mode flash, autonomie de 10 h
  • Temps de charge 2h30

La lampe led est montée sur un pivot plastique solide pour l’orientation à la carte. Pratique et précis. L’allumage et la sélection des modes successifs se réalisent avec le même bouton situé au-dessus de la lampe. Bouton qui s’actionne assez aisément même avec un paire de gants. L’arrêt se fait par une nouvelle pression après le mode flash et ne nécessite pas d’appui appuyé ce qui est plus pratique. Les sangles élastiques permettent des réglages et serrages multiples et aisés. La batterie arrière, Li-ion de 2400 mAh, se recharge via une prise micro usb. Elle peut être rechargée par powerbank sans aucun souci. Le temps de charge de 2h30 est relativement rapide. Etanchéité IPX4 soit une protection contre les éclaboussements et projection d’eau.

Il faut voir maintenant si la lampe peut s’adapter à votre casque et tenir correctement. Pour ma part, pas de souci particulier mais par précaution j’ajoute deux sangles velcro “maison” en partie avant qui tiennent la sangle élastique en repassant à l’intérieur du casque. On ne sait jamais, un soubresaut ou une mauvaise fixation et la lampe pourrait partir en roulant.

Frontale Trail Running Onnight 250 Decathlon
Fixation sur le casque et velcro supplémentaire « maison » par sécurité, photo Hugues Grenon

Voilà deux années que je l’utilise sur mes trips nocturnes et brevets plutôt en mode éco 55 lumens en complément de mon éclairage fixe puissant. Elle est parfaite en complément d’une lampe fixe plus puissante. Son autonomie permet de passer la nuit sans souci. En ville ou pour des sorties route urbaines, le mode clignotant est très voyant.

LES + :

  • Autonomie
  • Poids répartit
  • Complémentarité avec une lampe fixe plus puissante
  • Rapport qualité / prix

LES – :

  • Puissance intrinsèque moyenne mais permettrait de continuer un trip si défaillance de la lampe principale.

Prix public : 25 €

Existe en 2 couleurs : orange ou jaune fluo.

Infos sur le site

À noter qu’il existe une autre version moins puissante (100 lumens max) à 16 euros qui peut être un bon compromis en terme de puissance et d’autonomie (10 h à 100 lumens).

matos-quatre Éclairage vélo LED CL 900 Decathlon avant/arrière

Lampe
Éclairage vélo LED CL 900 Decathlon avant et arrière

Cette lampe a uniquement vocation à être vue. C’est plutôt très réussi car elle allie une puissance importante, selon les modes, à une autonomie très respectable en fonction des modes également.

Personnellement, je l’utilise en mode arrière rouge clignotant en trip nocturne solo. Même si sur le papier la puissance sur ce mode peut paraître assez faible (17 lumens), il en est tout autre en réalité grâce à la conception « loupe » et bombée de la lentille transparente protégeant la led. Cette conception permet un rayonnement à spectre très large annoncé à 180°.

Avec une autonomie de 9 h, ce mode permet de tenir toute une nuit sereinement. En groupe, le mode clignotant arrière rouge peut même être gênant et aveuglant pour la personne se trouvant derrière. Le mode fixe sera alors plus approprié et moins gênant mais l’autonomie sera moindre.

Les systèmes de fixation fournis sont multiples : clip pour accrocher à une sacoche type bikepacking équipée de crans, élastique et fixation autocollante 3M. Par contre, ces systèmes de fixation ne se trouvent pas à l’unité et c’est bien dommage car ce serait pratique pour adapter la lampe d’un vélo ou d’un endroit à l’autre où les fixations ne sont pas toujours les mêmes. Une idée à soumettre.

Lampe
Fixation par clip et fixation par élastique, Photo Décathlon

Puissance et autonomie :

  • Mode blanc fort 55 lumens, 3 h
  • Mode blanc éco 22 lumens, 9 h
  • Mode blanc flash 55 lumens, 8h30
  • Mode rouge fix 17 lumens, 5h30
  • Mode rouge flash 17 lumens, 9 h
  • Visible à 180°
  • Etanchéité IPX4
  • Poids léger : 57 g
  • Batterie de 450 mAh
  • Temps de recharge : 2 h
  • Elle se recharge par micro-usb plutôt rapidement (2 h) et est rechargeable par powerbank.

L’allumage des différents modes se fait par le bouton caoutchouc central. Il n’est pas facile à manipuler avec des gants.

LES + :

  • Puissance.
  • Autonomie en mode flash.
  • Temps de charge.
  • Rapport qualité/prix.

LES – :

  • Activation peu facile avec des gants des différents modes via le bouton de commande.
  • Différentes fixations non vendues à l’unité.

Prix public : 20 euros

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Frontale Trail Running Onnight 250 Decathlon combo éclairage
Combo lampe frontale et éclairage arrière avec support 3M collé sur batterie, Photo Perrine Grenon

Cet éclairage peut être fixé par le support 3M à la batterie arrière de la lampe frontale testée. Ceci fait alors un combo parfait pour voir et être vu de façon  efficace avec une très bonne autonomie, pour un poids total rajouté de  167 g et pour un budget  total tout à fait raisonnable (45 euros).

Ce combo reste sur mon casque à demeure pour utilisation de jour et de nuit car j’utilise aussi ces éclairages en lumière de jour mode flash pour être mieux vu de loin et au niveau des endroits sombres, principalement sur route.

matos-cinqSous-vêtement haut 900X-WARM Decathlon

Sous-vêtement haut 900X-WARM Decathlon
Sous-vêtement haut 900X-WARM Decathlon – photos Decathlon

Ce sous-vêtement est destiné à la base pour la pratique du ski par temps très froid. Il est utilisé en première couche et sera associé, en fonction des températures, à une veste directement ou à un maillot puis une veste en cas de température très basse ou d’humidité. Il permet de respecter la technique des trois couches : une première couche technique respirante afin d’évacuer au mieux la transpiration en restant au chaud, une seconde couche intermédiaire, d’isolation ou de chaleur qui retient la chaleur du corps et enfin une troisième couche dite externe ou de protection qui a pour but de protéger du vent et de l’humidité.

Ce maillot est constitué à 54% de laine Mérinos, le restant étant du Polyester, Polyamide, Polypropylène et Elasthanne. Ces matières sont tricotées 3D afin de créer des chambres isolantes emprisonnant la chaleur selon Décathlon. L’avantage de la laine Mérinos qui, rappelons-le, provient de moutons élevés pour leur laine, est une finesse assurant légèreté, isolation, séchage rapide, ne grattant pas et infroissable. Elle régule la température aussi bien par temps chaud que par temps froid. Étant hydrophile et capable d’absorber 30% de son poids en eau sans paraître mouillée et à faible pouvoir d’évaporation. Pour contrer cet effet, Décathlon a apporté d’autres fibres et une technique de tissage, pour assurer le processus de séchage et d’évacuation de l’humidité.

Ce maillot existe en 3 tailles et a une coupe Slim pour être porté très près du corps. Il taille plutôt grand donc prendre une taille inférieure si besoin afin qu’il soit porté véritablement près du corps. Il est très agréable au touché et à porter.

Après plusieurs tests par temps froid et/ou venteux avec des températures ressenties très froides (aux alentours de 0°) et en utilisation route avec une couche ou deux couches supplémentaires voici les conclusions.

Le maillot fait le job au niveau chaleur. On sent cette sensation de retenue de la chaleur par la technique de tissage et par les tissus employés. Mes couches supplémentaires n’étant pas très « techniques », le maillot à l’arrivée de la sortie est cependant ressorti un peu humide. Il est vrai que je transpire beaucoup, même par temps froid. Par contre, cette relative humidité n’est pas ressentie en roulant et cela été une surprise à l’arrivée, car je ne l’ai pas sentie en roulant. Point positif, le maillot sèche très vite une fois enlevé et la laine Mérinos fait qu’il n’y a pas d’odeur de transpiration ! C’est bien pratique pour faire un petit café-stop sans embaumer tout le monde !

LES + :

  • Confortable et agréable à porter.
  • Merinos retenant la chaleur et empêchant les odeurs.
  • Séchage rapide.

LES – :

  • Humidité mais toute relative.
  • Prix public : 50 €.

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matos-sixVeste de ski 900 WEDZE Decathlon

Vest de Ski Wedze 900 Decathlon
Photo Décathlon

Comme expliqué plus haut, l’utilisation de trois couches permet de garder la chaleur corporelle, en évitant au maximum l’humidité intérieure tout en se protégeant du vent ou de la pluie. Cette doudoune légère peut faire office de seconde couche, c’est-à-dire retenir la chaleur du corps. Elle n’est pas imperméable donc utilisable par temps sec mais peut-être associée à une veste pluie en cas d’humidité. La partie centrale est garnie de 85° de duvet et 15° de plume de canard garantissant une très bonne chaleur. Les manches et la structure sont en polaire stretch respirant ce qui confère une liberté de mouvement et une bonne respirabilité à ce niveau.

Coupe slim et près du corps. Elle est très légère (environ 950 g) et compressible ce qui permet, par exemple, de l’emmener en trip en cas de besoin d’apport de chaleur supplémentaire ou lors de roulage de nuit par exemple lorsque la température tombe.  À noter que le sac compressible n’est pas fourni, ça aurait été une bonne idée.

Veste de Ski Wedze 900 Decathlon
Doudoune légère et compressible (sac non fourni), Photo Hugues Grenon

Attention, c’est une seconde couche, donc pas imperméable mais tout de même honnête en terme d’effet coupe-vent.

Associée à la première couche Mérinos testée plus haut, ce combo est tout à fait efficace par temps froid (jusque 4/5° même avec un peu de vent). La chaleur est très bien conservée y compris sur les bras. L’évacuation de la transpiration n’est pas parfaite mais dans la bonne moyenne. Ce n’est pas gênant car la chaleur reste. Elle sèche très vite une fois hottée. Attention à respecter à la lettre les consignes de lavage sous peine de sanction immédiate.

LES + :

  • Chaleur.
  • Légèreté et compressibilité.
  • Liberté de mouvement.

LES – :

  • Respirabilité moyenne au niveau du corps mais non rédhibitoire.

Prix public : 45 €, trouvée en promotion à 30 €.

Infos sur le site 

 

Gravel Epic de fabuleux spots de gravel à découvrir

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Gravel Epic
Gravel Epic

Gravel Epic est une série d’épreuves de gravel non stop, proposées sur des parcours époustouflants dans des endroits spectaculaires. Ce nouveau concept, cyclosportif touristique, qui mélange des épreuves sportives à la découverte de lieux touristiques étonnants, vient de naître avec 4 destinations possibles : Marrakech au Maroc, l’Etna en Sicile, Bled en Slovénie, Gérone en Espagne.

Notre famille gravel est large et foisonne d’idées et Bike Café est heureux de vous en faire découvrir toutes les facettes. Cette fois nous abordons une forme très sportive de notre pratique préférée, bonne découverte.

Courses et exploration

Les épreuves Gravel Epic sont des compétitions qui se déclinent sur deux distances : la première est intitulée « Epic Course » et la deuxième, « Exploration Course ». L’Epic course est, bien entendu, la course principale. Elle est destinée aux férus des courses Gravel, elle a été conçue pour être réalisée en dix heures. L’Exploration Course est destinée à tous les athlètes qui souhaitent faire leurs premiers pas dans la discipline. La distance est raccourcie et le niveau technique moins important, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un grand défi à relever.

Gravel Epic
Gravel Epic

Cette série de courses s’adresse aux cyclistes sur gravier ayant un sérieux niveau et pour la rendre plus intéressante, tous les participants gagneront des points. Les trois premiers finalistes et meilleurs athlètes de chaque groupe d’âge seront couronnés “Reine et Roi” Gravel Epic. Toutes les Reines et les Rois Gravel Epic seront invités gratuitement à toutes les courses l’année suivante, pour défendre leur couronne.

Les course du Gravel Epic vont bien au-delà de simples compétitions ou cyclosportives. Il s’agit d’établir des connexions entre des athlètes ayant les mêmes affinités, de créer des souvenirs intenses et inoubliables et de partager des expériences uniques. Que les coureurs aspirent à se dépasser, souhaitent challenger leurs amis ou espèrent lever les bras à l’arrivée … Avant tout, l’idée est de s’amuser et de prendre du plaisir au guidon de son vélo ! Le voyage est la destination, le défi est la récompense.

Le calendrier

Gravel Epic
Gravel Epic Marrakech

La première épreuve se déroulera au Maroc

Les participants traverseront des plaines arides pour arriver aux majestueuses montagnes de l’Atlas, la plus haute chaîne de montagnes d’Afrique du Nord culminant à plus de 4 000 mètres d’altitude. Après avoir gravi toutes ces superbes et ardues ascensions, ils descendront dans des vallées verdoyantes. Enfin, ils quitteront les montagnes et se dirigeront vers le désert d’Agafay, le parcourant peu avant le coucher de soleil et clôturer cette aventure en apothéose.

  • Epic Course : 175 Km – 3500 m de D+
  • Exploration : 138 Km – 2700 m de D+
Gravel Epic
Gravel Epic Etna

La seconde sera sur les pentes de l’Etna en Sicile

Après 15 km d’ascensions incessantes, les coursiers vont devoir emprunter une série de petites descentes pour gravir à nouveau des côtes. Ce parcours extrêmement exigent traversera de belles forêts anciennes qui ont été marquées par des coulées de lave. Pas loin du sommet, à 1800 m d’altitude, les participants pourront entendre les grondements de l’Etna. Une course réservée aux amoureux du gravel les plus aguerris !

  • Epic Course : 146 Km – 3500 m de D+
  • Exploration : 103 Km – 3000 m de D+
Gravel Epic
Gravel Epic Bled en Slovénie

La troisième épreuve vous conduira à Bled en Slovénie

Près de deux cents kilomètres de vues spectaculaires, de splendides ascensions et des descentes raides ; le combo parfait entre asphalte et chemins forestiers. Les bruits du traffic routier ainsi que ceux de la vie urbaine vont très vite s’estomper et les coureurs n’entendront plus que les frottement des bandes de roulement de leurs pneumatiques sur le sol, leurs chaînes qui tournoient et leur rythme cardiaque qui s’accélère. Une partie de défi consiste à éviter de se laisser distraire par les paysages époustouflants que les graveleurs jalonneront.

  • Epic Course : 185 Km – 4300 m de D+
  • Exploration : 107 Km – 2600 m de D+
Gravel Epic
Gravel Epic Gérone

Et enfin la 4ème épreuve d’Epic Gravel se déroulera à Gérone en Espagne

Après une courte virée sur le macadam au départ de Gérone, les coureurs traverseront des villes historiques et des ruines médiévales et avaleront plusieurs dizaines de kilomètres de routes de campagne désertes. La première zone de ravitaillement, nichée près d’une église ibérique permettra aux coursiers de reprendre leurs esprits après la première longue ascension de la journée ; les coureurs vont refaire le plein en admirant la vue imprenable qui s’offre à eux avec les montagnes du nord de la Catalogne en toile de fond.

  • Epic Course : 158 Km – 3500 m de D+
  • Exploration : 96 Km – 2335 m de D+

Les fondateurs

Gravel Epic
Gravel Epic les fondateurs : de gauche à droite Pascal Jorritsma, Ralph Birke et Tim Kremer

Le projet Gravel Epic a démarré en 2019 lorsque Tim, Ralph et Pascal ont uni leurs forces pour développer un événement international dédié à la pratique du vélo de gravel reflétant ainsi leur passion pour le cyclisme tout en l’associant à leur envie de concourir dans des lieux au charme pittoresque.

Pour eux, c’est un mode de vie, une occasion d’explorer de nouveaux itinéraires et de nouer des liens forts avec des cyclistes du monde entier. Défis, découverte de soi, amitié, nature… Ce sont les valeurs qui définissent Gravel Epic.

Infos et contacts

Site-Web : https://fr.gravelepic.com/

 

Pour Noël, j’ai commandé une Salamandre !

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Gravel Monster cross cycling bicycle
Salamandre Cycles

Cher Papa Noël,

Je m’appelle Dan, je suis cycliste, et aussi un peu blogueur. Pas blagueur, hein, j’ai bien dit blogueur. Je vis à Arles, mais je vais aussi souvent faire du vélo en Ardèche, qui est le pays des Salamandres. J’ai eu la chance d’en croiser plusieurs là-bas, sur les DFCI (qui sont des pistes forestières, pentues et caillouteuses) et j’ai été conquis par leurs formes arrondies, leurs couleurs gaies, leur caractère doux et avenant et leur étonnante mobilité sur ces terrains ardus.

Brooks saddle gravel cycling

Moi aussi je suis doux et avenant, demande à Patrick, il te confirmera que je suis très gentil. J’œuvre à l’année pour le développement du vélo et le bonheur des cyclistes, comme par exemple en écrivant des articles sur Bike café, et aussi en administrant plusieurs clubs Strava très rigolos, et aussi en dessinant de jolis parcours que je partage volontiers avec mes petits camarades.

Son 28 dynamo hub cycling gravel offroad

Tu sais Papa Noël, c’est important de se rencontrer entre cyclistes, de croiser les expériences et les connaissances, car le cyclisme alternatif s’invente et se réinvente en permanence, entre nouvelles pratiques, apports techniques et technologiques. Il faut aussi inventer de belles histoires et des concepts originaux, il faut être créatif, à mon avis c’est aussi important dans le cyclisme que dans les disciplines artistiques : ça tire les pratiques vers le haut, séduit de nouveaux adeptes, entretien la motivation et évite la routine.

TRP Spyre brakes cycling gravel monster cross hybrid bike

Donc, comme j’ai été gentil, partageur, créatif et original, je sollicite auprès de ta bienveillance un cadeau de Noël. Il se trouve que j’ai commencé le vélo tardivement et que je roule essentiellement sur route, je suis donc un bien médiocre pilote en tout-terrain, mais bon, j’aime quand même rouler sur les chemins, pédaler dans le gravier, partir à l’aventure plusieurs jours en bikepacking avec Anne, ma compagne, qui est très gentille aussi et partage avec moi la passion du vélo.

Salamandre cycles monster gravel hybrid bike bicycle cycling

Je voudrais donc te demander une sorte de bicyclette hybride, conçue et fabriquée spécialement pour moi, pour mes pratiques étranges de cycliste sur route qui aime en sortir (de la route), et j’ai pensé à une Salamandre. C’est Yann qui les fabrique, il habite en Ardèche justement, tout près de l’endroit où tu mets tes rennes en pension pour l’été. Les Salamandre sont des fat bikes, c’est-à-dire des sortes de VTT avec d’énormes pneus, mais je pense qu’il pourrait fabriquer, dans cet état d’esprit, le vélo que je te demande.

Salamandre cycles monster gravel bike hybrid

Je voudrais une Salamandre avec un top-tube bifide, un guidon de course et des pneus surdimensionnés. Je voudrais une Salamandre à la fois douce et agressive, qui soit confortable pour les chemins caillouteux des Alpilles et des Cévennes, mais sur laquelle je puisse avoir la position “en bas du cintre” du cycliste de route. Je voudrais une Salamandre qui me rassure dans les singletracks techniques, mais je voudrais aussi pouvoir envoyer sur les parties roulantes. Je voudrais aussi, de temps en temps, charger la Salamandre comme Stevenson chargeait sa mule pour ses raids en bikepacking, et en même temps je voudrais que cette Salamandre soit légère, réactive et joueuse.

monster cross gravel schwalbe g one cycling tyre tire

J’espère ne pas être trop exigeant et que tu accèderas à ma demande. Et que Yann réussira cette alchimie. Bien sûr, ça sera compliqué : que de Salamandre aux profils différents à croiser dans une seule ! En plus, la combinaison de pneus très larges et de bases très courtes, l’obligera sans doute à créer une Salamandre offset, c’est-à-dire asymétrique entre son côté droit et son côté gauche. Il y aura donc des bases décalées de 7,5 mm vers la droite pour permettre d’avoir une roue rayonnée symétriquement, donc plus robuste, et de décaler la ligne de chaîne vers l’extérieur, libérant beaucoup de place pour le pneu. Autant dire qu’on aura affaire à un animal unique, une chimère, une utopie devenue réalité, une sorte de monstre certes, mais un monstre au bon sens du terme !

Salamandre cycles monster gravel cycling hybrid bike big tires balloon

Puisque je te sollicite, autant aller au bout de mes envies. Je voudrais que tu fasses équiper ma Salamandre par Frédéric de Cévènavélo, qui n’a pas son pareil pour les montages de roues offset et pour choisir les équipements les plus appropriés. Comme je désire un vélo rustique et fiable, pour éviter les pannes et pouvoir effectuer moi-même des réglages et des réparations d’urgence lorsque je suis loin de la civilisation, il faudrait un freinage-disque entièrement à câbles TRP Spyre, car c’est facile à réparer et à entretenir. On peut même régler indépendamment l’écartement de chacune des plaquettes par rapport au disque !

Offset bespoke frame Salamandre cycles

Ce qui serait bien aussi, c’est un pédalier monoplateau White Industry de 34 dents monté sur un boîtier de pédalier au standard T47, des pédales Eggbeater de chez Crankbrothers ainsi qu’une cassette Sunrace 11-46, un dérailleur Shimano M6000 avec une  chape longue Garbaruk. cela donnerait une transmission efficace et polyvalente, avec une large plage d’utilisation et une bonne rusticité. On pourrait la manœuvrer avec ce sélecteur un peu bizarre qui vient de Portland dans l’Oregon, le Gevenalle, conçu au départ pour le cyclocross. C’est un système super simple, super fiable et super agréable à utiliser !

Gevenalle shifter gravel cycling monster cross

Comme jeu de direction et comme moyeux arrière, on pourrait mettre du Hope, c’est d’un excellent rapport qualité/prix. Il pourrait y avoir d’élégantes pattes de roue avant et arrière Paragon. Pour les parcours longue distance, il faudrait installer à l’avant un moyeu dynamo Son 28 qui alimenterait une lampe Sinewave Beacon qui rechargerait tous mes appareils sans prise de tête. Pour les roues, j’aimerais des jantes Crest MK3 29″ et des pneus Schwalbe G-One en 60mm. Pour terminer, en matière de poste de pilotage et d’assise, tant qu’à faire je préfèrerais Genesis pour le cintre, Thomson pour la potence et la tige de selle et une Brooks Cambium C13 Carved pour accueillir mon postérieur.

White Industry bottom bracket gravel monster cross hybrid bicycle cycling

Voilà, j’espère que c’est clair, que tu as tout noté et surtout j’espère ne pas avoir été trop long, car tu as certainement beaucoup d’autres demandes de cyclistes pour Noël, mais je ne te sollicite pas si souvent que ça et comme je te l’ai déjà dit, j’ai été gentil, partageur et créatif etc, etc…

Bon, cher Papa Noël, je te laisse, je pars rouler, on m’attend. Bon ride à toi, et à bientôt sur les pistes !

Dan de Rosilles

Cycles Salamandre bespoke bicycle bike gravel cycling monster cross hybrid

Cycles Salamandre

Le casque BERN FL-1 PAVE, confort et polyvalence

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Test du casque BERN FL-1 PAVE
Test du casque BERN FL-1 PAVE

La Marque américaine BERN a développé une large gamme de casques, pour des univers gravitant autour des sports de glisses et du vélo en général. Une gamme d’ailleurs très étoffée en ce qui concerne le milieu du vélo urbain, avec pour leitmotiv un design poussé. Quelques modèles sont néanmoins dédiés à un usage plus sportif, notamment un modèle VTT XC, et un modèle pour la route et le gravel, en l’occurrence le FL-1 PAVE qui nous intéresse aujourd’hui.

Test du casque BERN FL-1 PAVE
Le casque BERN FL-1 PAVE

La visière, un détail important

Le modèle qui m’a été proposé en test est la version disposant d’une visière de type casquette de cyclisme. En revanche, il ne disposait pas du système de protection additionnel MIPS, qui est proposé en option. Un système que l’on retrouve sur des casques haut de gamme, plus onéreux pour la plupart que ce FL-1 PAVE, même avec le surcout de l’option MIPS. Si le sujet sur ce dispositif vous intéresse, voici le site MIPS, plutôt bien réalisé pour en savoir plus :  https://mipsprotection.com/.

Rassurez-vous, il existe dans d’autres coloris que dans cette livrée noire, qui a l’avantage de se marier aisément avec n’importe quelle tenue, mais qui n’est clairement pas un avantage d’un point de vue « sécurité » sur nos routes !

J’ai pu tester ce casque durant environ 3 mois, où il a protégé ma tête quasi-chauve sur des sorties de durées variables allant de 1 heure à 8 heures. J’ai pu notamment l’utiliser pendant plusieurs ascensions du Mont Ventoux, dans des conditions météo encore estivales, ainsi qu’autour de la Loire, dans des conditions bien plus humides et fraîches … Cependant, sur cette période je n’ai pas eu l’occasion de chuter. Vous m’excuserez donc de ne pas pouvoir me prononcer sur ce point, bien que le casque soit bien évidemment conforme aux normes de sécurité en vigueur chez nous.

Présentation

Au déballage, la première impression est la belle finition du produit. Confirmé à l’usage, on est en présence d’un casque de qualité. Visuellement, c’est vrai que la petite visière en textile apporte un supplément d’âme non négligeable, qui valorise le produit.

Pour l’ajuster, on retrouve le fameux système BOA au serrage très efficace. À noter que l’ensemble d’ajustement peut se déplacer également verticalement, grâce à un choix de deux positions. Toujours à l’arrière du casque, vous trouverez deux petits trous destinés à recevoir un feu rouge à LED, optionnel.

Test du casque BERN FL-1 PAVE
Sur le casque BERN FL-1 PAVE on retrouve le fameux système BOA – photo Laurent Biger

Dès les premiers kilomètres, mais surtout tout au long des différentes sorties, j’ai réellement apprécié le confort de ce casque. Même au bout d’une journée complète sur le vélo, celui-ci ne m’a jamais gêné, et s’est fait agréablement oublier. En cela, le faible poids d’environ 300 gr n’est certainement pas étranger à cette performance.

Test du casque BERN FL-1 PAVE
Le casque BERN FL-1 PAVE est confortable, au bout d’une journée complète sur le vélo, celui-ci ne m’a jamais gêné, et s’est fait agréablement oublier – photo Laurent Biger

Sur le Mont Ventoux, j’ai pu noter que les coussinets, incluant celui de la visière, se sont montrés efficace pour absorber la transpiration, et la partie frontale n’est pas pour autant trop épaisse comme j’ai pu déjà le constater sur d’autres casques, bien trop chaud pour ce type d’efforts. La visière, hormis son rôle esthétique, est agréable courant les journées ensoleillées, et également face à la pluie en protégeant bien les lunettes.

Test du casque BERN FL-1 PAVE
Sur le casque BERN FL-1 PAVE les coussinets, incluant celui de la visière, se sont montrés efficace pour absorber la transpiration – photo Laurent Biger

En revanche, cette visière peut devenir gênante selon votre monture. Je m’explique, si vous êtes sur un vélo avec une position très relevé, vous ne serez pas concerné, mais si votre monture est plutôt sportive, avec une selle légèrement plus haute que votre cintre, alors vous serez gêné dans les descentes par cette visière. Celle-ci vous obligera à devoir relever encore plus votre tête, de quelques degrés, afin de voir votre route. Un détail loin d’être anodin sur de longues descentes en montagnes. Malheureusement le système n’est pas conçu pour incliner efficacement la visière vers le haut. Courant mes sorties sur le Mont Ventoux, j’ai d’ailleurs voulu l’enlever, mais on se retrouve alors sans coussinet sur la partie frontale. Il faut donc bel et bien repasser par la généreuse collection d’accessoires de BERN pour avoir un coussinet sans visière… Ou le bien sûr choisir la version sans visière.  A noter également que ce casque ne dispose pas de filet anti-insectes.

Test du casque BERN FL-1 PAVE
Avec le casque BERN FL-1 PAVE la visière peut devenir gênante dans certaines conditions de descentes en montagne – photo Laurent Biger

Conclusion

Pour conclure, hormis le fait de devoir disposer ou de choisir d’un autre coussinet frontal que la visière et si vous avez une position relativement sportive, ce BERN FL-1 PAVE est une réussite. Tant au niveau confort qu’esthétique, j’ai trouvé qu’au milieu des casques du commerce, qui se ressemble tous bien souvent, celui-ci possède une personnalité plus marquée. Il pourra d’ailleurs devenir un casque « unique » pour ceux qui roulent « Vélotaf » la semaine, et de façon plus sportive le week-end. Presque un sans-faute si ce n’est l’absence de filet anti-insectes. Doté d’un bon rapport qualité/prix, ce casque américain est très bien placé face à la concurrence.

  • Prix public de la version essayé : 105 €
  • Poids de la version essayée (L) sans système MIPS, avec visière : 300 g
  • Tailles disponibles :
    • Small- 52-55.5cm
    • Medium- 55.5-59cm
    • Large- 59-62cm

Lien du fabriquant : https://www.bernhelmets.com/products/fl-1-pave

Distributeur français : https://www.triangle-sarl.com/

Explication du système MIPS : https://mipsprotection.com/

 

Pieds et mains, les cyclistes allumés se chauffent à l’électrique

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E-cover de Racer et Feelwarm de Tucano
E-cover de Racer et Feelwarm de Tucano

L’hiver est là et c’est une plaie pour les cyclistes qui ont très rapidement les mains et les pieds gelés. On cherche par tous les moyens à se protéger des morsures du froid. Gants épais, chaussures d’hiver ou couvre-chaussures. Différentes solutions existent et depuis quelques temps, grâce aux solutions développées pour les motards, certains produits “chauffants” sont disponibles pour les cyclistes qui doivent affronter le froid.

Pieds et mains au chaud, on se chauffe à l'électrique
Préparation de la sortie vélo … on allume les feux – photo Bike Café

J’ai testé deux solutions basées sur le même principe : elles utilisent des résistances chauffantes alimentées par des batteries lithium rechargeables …

Une solution pour des cyclistes allumés … „

Pour les mains

La marque Tucano Urbano est née en 1989 à Milan, l’une des capitales mondiales de la mode. La marque Italienne va accompagner le développement de l’usage du deux roues pour les déplacements quotidiens, en proposant des solutions de protection contre le froid et la pluie. Le retour du scooter dans les déplacements urbains va doper ce marché et Tucano Urbano (le Toucan urbain) au bec démesuré a flairé le besoin. Sa production ne manque pas d’ingéniosité en matière de création de produits pour rendre l’usage du deux roues plus confortable. C’est tout naturellement que Tucano Urbano décline désormais ses produits vers le marché du vélo avec ces gants pouvant parfaitement convenir aux motards et aux cyclistes. Elle est distribuée en France par SEMC Distribution.

Gants Tucano Feelwarm SEMC Distribution
Gants Tucano Feelwarm

Présentation

Le produit est technique et léger. C’est important pour le vélo. On notera que si on ne souhaite pas utiliser le chauffage, ces gants peuvent être portés sans la batterie si les températures sont supérieures à 0°C. Ils sont déperlants et l’eau glisse sur leur surface. Ils ne sont pas étanches totalement, mais ils protègent efficacement de l’eau de pluie. Les doigts sont souples et facilite la manipulation des manettes de changement de vitesses et des leviers de frein.

Gants Tucano Feelwarm SEMC Distribution
Gants Tucano Feelwarm – L’intérieur de la paume possède des inserts en silicone pour assurer une meilleure tenue du guidon. Un renfort de paume apporte du confort pour filtrer les vibrations – photo Bike Café

L’intérieur de la paume possède des inserts en silicone pour assurer une meilleure tenue du guidon. Un renfort de paume apporte du confort pour filtrer les vibrations sur les passages où le revêtement de la chaussée n’est pas lisse. Ce renfort est également une garantie de protection en cas de chute. Le poignet est bien protégé par la coupe assez longue de ces gants.

On charge et on y va

Classique et simple le chargeur charge simultanément les deux batteries au lithium. La durée annoncée de tenue de la charge pour une mise en température de 65°C est de 4 heures. Le temps de charge est d’environ 3 heures, constaté sur mes gants d’essai. Il y a 3 positions de chauffe que l’on peut moduler par un appui sur le bouton marche. Blanc, bleu, rouge … le drapeau français dans le désordre. Peut importe, ces gants ne seront pas à porter le 14 juillet de toute façon. La manipulation du bouton en roulant se fait facilement pour diminuer le chauffage quand la température extérieure va monter dans la journée.

À l’usage j’ai trouvé ces gants plutôt confortables. Utilisés avec ou sans la batterie ils sont protecteurs et bien isolés et ils sont ergonomiques pour toutes les actions (freinage, changement des vitesses, …) liées au pilotage du vélo.

Pieds et mains au chaud, on se chauffe à l'électrique
Les gants Feelwarm de Tucano urbano restent ergonomiques pour le pilotage d’un vélo – photo Bike Café

Conclusion

Très bon produit utile en plein hiver même par temps humide. Le rapport qualité / prix est très correct et ces gants peuvent être utilisés sans la batterie si les températures ne descendent pas trop bas : ils restent de bons gants de vélo. La batterie se fait oublier et son poids n’est pas celui d’un boulet à votre poignet. Une bonne solution donc pour passer tout l’hiver les mains au chaud. A noter que ces gants permettent de manipuler les écrans tactiles type compteur ou smartphone, avec les réserves liées à l’épaisseur de votre doigt couvert du gant …

Caractéristiques

  • Gants étanches chauffants sur la paume et les doigts pour une diffusion de la chaleur plus efficace
  • Alimentation avec pile au lithium de 7,4 V/2200 mAh incluse et rechargeable
  • Bouton d’allumage On/Off
  • Paume en tissu chamoisé synthétique
  • Dessus en tissu technique effet néoprène, avec inserts en cuir de chèvre
  • Doublure en microfibre
  • Rembourrage thermique PRIMALOFT®
  • HYDROSCUD® : membrane interne 100% étanche et respirante
  • Protection souple homologuée sur les articulations
  • Insert souple en D3O® sur la paume
  • Motif en silicone sur la paume pour augmenter la prise
  • Coupe longue sur le poignet
  • Réglage élastique de maintien avec fermeture pression sur le poignet
  • Compatible écran tactile
  • Certification moto EN 13594:2015–CE

Infos sur le site

Prix : 171,00 €

Pour les pieds

Pour les pieds nous nous sommes tournés vers la marque française Racer, installée à Salon-de-Provence qui propose un nouveau système de sur-chaussures chauffantes : le modèle E-COVER.

Ces nouvelles sur-chaussures chauffantes, E-COVER, ont été récompensées par un DESIGN & INNOVATION AWARD, décerné par les magazines Enduro Mountainbike Magazine, E-Mountain Bike, et Gran Fondo – Cycling Magazine. Trois ans après avoir remporté un Eurobike Awards pour ses gants chauffants E-GLOVE 2, Racer complète sa gamme chauffante et continue de collectionner les récompenses.

Présentation

La E-COVER est la première sur-chaussure chauffante destinée exclusivement au cyclisme. Elle possède le dernier système chauffant irwarm® piloté par un microprocesseur qui permet de thermo-réguler la température et augmenter l’autonomie. De nombreux tests ont été effectués avec l’IRBA afin d’éprouver et de valider ce système.

Le bouton intègre un témoin de batterie pour vous aider à mieux gérer l’utilisation des 3 niveaux de chauffe des deux batteries Li-on Polymer de 7.4v dont la puissance atteint 2200Mah.

Pieds et mains au chaud, on se chauffe à l'électrique
E-cover de Racer – photo Bike Café

Outre son système chauffant, la E-COVER associe le NEOPRENE et le SOFTSHELL pour offrir un haut niveau de confort et de chaleur. Ces sur-chaussures sont dotées de logos réfléchissants et d’un zip waterproof permettant une chausse aisée. Elles sont compatibles avec 99% des chaussures route du marché. Attention si vous utilisez des chaussures type VTT il faudra peut-être choisir une taille au-dessus.

La sur-chaussure utilise un système chauffant alimenté par une batterie rechargeable. Ce système est piloté par un micro processeur qui va réguler la chaleur. Cela permet d’adapter la température pour que ce soit ni trop chaud ou trp froid. Cela permet également d’optimiser la consommation et augmenter l’autonomie. Il existe 3 modes différents :

  • 6 heures en mode basse puissance
  • 4 h 30 en mode modéré
  • 3 h en mode pleine puissante si la température est très basse.

Pour choisir le niveau de chauffe que vous souhaitez, il suffit d’exercer une pression sur le bouton à l’extérieur de la sur-chaussure.
Les batteries s’insèrent dans un logement dans la doublure des sur-chaussures et elles s’enlèvent pour être rechargées sur une prise secteur avec un chargeur double. Le temps de recharge sera  de quatre à cinq heures. Le chargeur spécifique est livré avec.

On chausse et on y va …

E-Cover Racer sur-chaussures chauffantes pour le vélo
E-Cover Racer sur-chaussures chauffantes pour le vélo – La sur-chaussure procure une sensation de chaleur immédiate – photo Bike Café

La sur-chaussure procure une sensation de chaleur immédiate. Elle est adaptée à la pratique du vélo par temps d’hiver froid et humide. Les matériaux softshell et clarino qui la constituent procure confort et élasticité sans entraver le pédalage. La fermeture éclair fonctionne bien et permet un chaussage facile, ce qui n’est pas toujours le cas avec des sur-chaissures. Comme les gants testés plus haut cette sur-chaussure pourra, lorsque le temps n’est pas trop froid, être utilisée sans la batterie elle reste un très bon produit adapté au vélo. Un scratch de serrage permet d’ajuster le haut de la sur-chaussure pour éviter en cas de pluie à l’eau de couler à l’intéreur. Comme les produits du même type ces sur-chaussures, ouvertes en dessous du pied ; ne sont pas totalement étanches.

Conclusion

Là aussi nous avons un très bon produit qui saura vous aider à rouler l’hiver. J’ai trouvé que le bouton qui permet à la fois la mise en marche et le changement de niveau de chauffe était moins ergonomique que celui des gants Tucano.

Pieds et mains au chaud, on se chauffe à l'électrique
Il est préférable de s’arrêter au bord de la route pour régler le niveau du chauffage – photo Bike Café

Ceci est lié au fait qu’avec les gros gants et qu’en roulant ce n’est pas facile de le manipuler. On ne peut pas voir en roulant les voyants lumineux indiquant le niveau de chauffe du système. Je conseille de s’arrêter pour régler la température, c’est plus prudent et on peut mieux voir le repère lumineux indiquant les 3 niveaux de puissance.

Les aspects couture et matériau sont très soignés. Effectivement les sur-chaussures souffrent plus que des gants : projections, marche, frottements. Les coutures sont solides, la fermeture éclair robuste, … le produit est fait pour résister.

Attention au moment de l’achat à bien choisir la taille en fonction de votre pointure :

  • S : 37 / 38 / 39
  • M : 40 / 41 / 42 : longueur de la sur chaussure : 24,5 cm (extensible jusqu’à 26,5 cm)
  • L : 43 / 44 / 45 : longueur de la sur chaussure : 28 cm (extensible jusqu’à 30 cm)

Prix : 219,99 €

Infos et vente sur le site de Racer

Autres solutions …

Nous avons utilisé ces produits que nous avons pu nous procurer, mais dans le même genre gants et couvre chaussures chauffants existent ailleurs :

Chez Racer

La marque française Racer, installée à Salon-de-Provence, propose des gants chauffants :

Gants chauffants Racer E-GLOVE 3
Gants chauffants Racer E-GLOVE 3

Le E-GLOVE 3 est notre troisième génération de gant chauffant destiné au cyclisme. Cette nouvelle version est désormais étanche via une membrane waterproof Polymax®. Le cheminement de son fil chauffant a été revu pour passer sous les doigts afin de conférer une meilleure chauffe. La manchette à été allongée et élargie et son zip renforcé. Le circuit chauffant iR-WARM®, piloté par un microprocesseur permet de thermoréguler la température à l’intérieur du gant et de gagner en autonomie. De nombreux tests ont été effectués avec l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées afin d’éprouver et de valider l’intégration du système. Le E-GLOVE 3 intègre un témoin de batterie pour vous aider à mieux gérer l’utilisation des 3 niveaux de chauffe des 2 batteries Li-on Polymer de 7.4v, dont la puissance atteint 2200Ma. Outre son système chauffant, le E-GLOVE 3 associe le softshell et le clarino pour offrir un confort exceptionnel. Il est doté de logos réfléchissants, de bandes en silicone et tous les doigts sont tactiles.

Prix : 179 €

Voir infos sur le site

Chez Ekoi

Ekoi possède également une gamme de produits chauffants : gants et couvre chaussures

Les gants

https://youtu.be/-qw_9QgUdys

Gants : 139,99 €

Infos sur le site 

Couvre Chaussures chauffants

COUVRE CHAUSSURES CHAUFFANTS EKOI HEAT CONCEPT
Couvre chaussures Ekoi

Prix : 149,99 €

Infos sur le site

Sarto, un gravel « Haute couture » à l’italienne

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Test du SARTO Gravel TA
Dans les bois - Test du SARTO Gravel TA - photo Laurent Biger

Comme le titre de cet article le suggère, nous allons parler d’un vélo dédié à notre pratique favorite, le gravel, mais dans un registre non seulement haut de gamme, mais également artisanal. Rappelez-vous : si vous avez été attentifs, je précisais dans mon test du Scrapper Spego Gravel à 699 € que je testais parallèlement un gravel haut de gamme, environ 10 fois plus couteux. Nous y sommes, c’est le moment de vous dévoiler mon test au guidon du SARTO Gravel TA.

Photo - Laurent Biger
Photo – Laurent Biger

Je vous invite donc, via cette introduction, à quitter cette page si vous ne souhaitez pas lire l’essai d’un vélo bien trop onéreux pour beaucoup d’entre nous. Pour les autres, je vais tâcher de vous retranscrire le plus fidèlement possible mes sensations au guidon de cet étalon italien, que j’ai eu le privilège de chevaucher durant environ 500 km, quasi exclusivement sur des pistes et routes au Mont Ventoux, au départ de Malaucène.

Test du SARTO Gravel TA
Malaucène – Test du SARTO Gravel TA – photo Gaétan Sorbier

La « Haute couture » est synonyme de sur-mesure, et c’est donc fort logiquement que l’on retrouve ce principe au sein de l’entreprise familiale SARTO. Une entreprise traditionnelle, mais non passéiste, puisque bien qu’experte en matière de nobles métaux, elle a engagé assez tôt un virage vers le carbone, toujours sur-mesure et construit intégralement dans ses ateliers situés à Mellaredo di Pianiga.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les processus de fabrication employés, je vous invite à visiter d’une part l’excellent reportage de Salvatore Lombardo visible sur l’Acheteur Cycliste : http://www.lacheteurcycliste.com/sarto-clefs-paradis/ et d’autre part à vous rendre sur le site de la marque : https://www.sartobikes.com/en/art_of_frames  de façon à percevoir l’univers de SARTO dans son autodéfinition de « Frames Tailor », littéralement « Tailleur de cadres ».

Test du SARTO Gravel TA
SARTO se définit comme un « Frames Tailor », littéralement « Tailleur de cadres » – photo SARTO

En relation avec Manuel, celui-ci m’expédie un modèle d’essai au plus proche de mes mensurations. Livré presque entièrement démonté, c’est pour moi une belle occasion de faire connaissance au fil du montage. Je suis en admiration devant l’aspect du cadre. Le tressage des fibres de carbone est sublimé de la plus belle des façons. La finition est exemplaire, et le rendu esthétique sans comparaison avec d’autres cadres en carbone de grandes marques que j’ai pu rouler ces dernières années. D’après le fabriquant, la stratification des tubes est désormais réalisée à l’aide de KRAIBON®, un nouveau matériau inséré à l’intérieur du tube pour offrir une meilleure protection face aux chocs et une meilleure filtration des vibrations. Nous y reviendrons ultérieurement …

Test du SARTO Gravel TA
Fait main – Test du SARTO Gravel TA – photo Laurent Biger

Lors du montage, je reconnais la fourche 3T Lureus II Team, même si SARTO ne le mentionne pas. Une fourche que l’on retrouve sur quelques gravel et cyclo-cross haut de gammes. Très appréciable d’ailleurs de constater que sur cette fourche, l’axe traversant trouve son filetage dans un écrou dédié, et non pas via un insert dans la fourche. Un gage de longévité.

Test du SARTO Gravel TA
La fourche : l’axe traversant trouve son filetage dans un écrou dédié – Test du SARTO Gravel TA – photo Laurent Biger

Tous les périphériques, ainsi que les roues, sont issus du fabriquant 3T. Un choix cohérent pour les périphériques, très bien finis également, jusqu’à ce double collier de selle fait d’un seul bloc par la marque italienne Thecno. Une référence que j’ai retrouvé sur internet, et dont j’ai mis le lien en fin de page, pour vos éventuels projets de montages perso… Un soin du détail que l’on retrouve partout où les yeux se posent.

Test du SARTO Gravel TA
Double collier de selle, fait d’un seul bloc par la marque italienne Thecno – Test du SARTO Gravel TA – photo Laurent Biger

Les haubans et le tupe supérieur évidé rendent l’ensemble visuellement élégant, même si ce n’est évidemment pas l’unique but recherché, comme nous le verrons par la suite. Un design exclusif, en parfaite harmonie avec la philosophie de ce vélo d’exception.

Test du SARTO Gravel TA
Les haubans et le “Top Tube”: un design exclusif, en parfaite harmonie avec la philosophie de ce vélo – Test du SARTO Gravel TA – photo Laurent Biger

Le routage des gaines et bien évidemment en interne, et comme vous pouvez le constater, c’est à la célèbre marque Chris King que l’on doit le très beau jeu de direction.

Test du SARTO Gravel TA
Jeu de direction Chris King – Test du SARTO Gravel TA – photo Laurent Biger

Ce n’est pas le seul équipement américain qui habille notre sujet italien, puisque c’est le groupe SRAM Force qui équipe cet exemplaire de test. Rappelons que chez SARTO tout est configurable, jusqu’à la peinture, où SARTO excelle en convoquant les artistes nécessaires pour la réalisation de certaines demandes très spécifique. Ce groupe Force, mécanique ici, est presque à mon gout « trop viril » pour se marier visuellement avec le SARTO. Personnellement, je l’aurai plutôt habillé d’un groupe RED, plus élégant, et associé à un autre pédalier que SRAM. Mais ce ne sont là que doux rêves, la facture de ce vélo d’essai ainsi équipé dépassant déjà les 6000 €.
Agréable de trouver des disques de la marque TRP, sûrement les plus esthétiques que l’on puisse trouver sur le marché, en rappelant discrètement le noir du cadre.

Test du SARTO Gravel TA
Agréable de trouver des disques de la marque TRP,- Test du SARTO Gravel TA – photo Laurent Biger

Du côté des trains roulants, nous trouvons des roues 3T Discus Plus C25 Pro. Ce sont des jantes en 650b, en aluminium, imposantes par leurs largeurs externes de 30 mm et de 24 mm internes. D’un design très sobre, noires mat, elles ne dénotent pas avec le montage. Mon exemplaire n’était pas monté en tubeless, et ce sont des WTB Horizon en 650b x 47 qui ont été choisi comme pneumatiques. Un choix cohérent avec la philosophie de ce gravel, j’en reparlerai plus tard. Sachez que bien sûr, une monte en 700, jusqu’à 42 mm, est également possible.

Hormis quelques sorties dans le Var, mon terrain de test principal de ce SARTO Gravel TA sera le Mont Ventoux, où je séjourne régulièrement pour sortir en Gravel, et également en VTT. Un « hot spot » du cyclisme mondialement connu, malheureusement pris d’assaut par des dizaines de milliers de cyclistes routiers chaque année (environ 140 000 ascensions annuelle de cyclistes, par les trois accès routiers). Une raison de plus d’exploiter les alternatives existantes pour gravir le « Géant de Provence » de façon moins industrielle.

Test du SARTO Gravel TA
Mon terrain de test principal de ce SARTO Gravel TA sera le Mont Ventoux – Test du SARTO Gravel TA – photo Laurent Biger

Livré en montage à chambres à air, je gonfle à une valeur moyenne d’environ 2,5 bars les gros WTB en 650b x 47, afin de faire une première sortie de réglages de position, le soir de mon arrivée sur Malaucène. Une pression que j’adapterai tout au long de mon séjour. Les premiers kilomètres sont primordiaux pour ressentir les grandes lignes du caractère d’un nouveau vélo, car nous ne sommes pas encore habitués à lui. C’est donc un moment privilégié, où il ne faut pas se fier aux apparences, mais où néanmoins les premières impressions sont généralement les bonnes. La nuit tombe vite mais j’ai pu régler hauteur et chariot de selle, avec un ajustement de la potence.

Test du SARTO Gravel TA
Brumes, la nuit tombe vite mais j’ai pu régler hauteur et chariot de selle – Test du SARTO Gravel TA – photo Laurent Biger

Sur ces premiers kilomètres, faits sur de petites routes dégradées, agricoles et étroites, je suis assez surpris de la fermeté de l’ensemble. J’avoue que je m’attendais à une filtration verticale plus poussée, surtout chaussé de roues en 650b. Le train avant est ultra incisif, la fourche d’une rigidité implacable. Peut-être même un peu trop, tant elle ne se déforme pas lors de petits chocs frontaux… Les relances me paraissent déjà particulièrement efficace, le cadre offrant un dynamisme impressionnant. Le groupe Force, ici en mono plateau de 42 et en cassette de 11-42 remplit bien son rôle. Je suis en terrain connu, c’est le groupe avec lequel j’ai probablement fait le plus de km cette année. Un groupe relativement précis, pour peu que la chaine soit en excellente condition, ce qui est heureusement le cas cette fois.

Les sorties sur le Ventoux vont s’enchaîner les jours qui suivront, la météo ayant été clémente. Hormis quelques sorties plus techniques sur des traces au nord du Ventoux, je ferai deux ascensions complètes, en empruntant des itinéraires mixtes pistes & routes, aussi bien par le versant sud que nord. Des sorties d’une durée variant entre 1 h 00 et 5 h 00.

Test du SARTO Gravel TA
Col du Comte : quelques sorties plus techniques sur des traces au nord du Ventoux, – Test du SARTO Gravel TA – photo Laurent Biger

Rapide, le SARTO Gravel TA l’est sans aucun doute. Chaque mouvement est efficacement retransmis en puissance mécanique, avec à la clé des sensations d’accélérations particulièrement réjouissantes. En ce sens on peut même le qualifier de ludique, tant on se prend au jeu, surtout sur route jusqu’à se mettre « dans la rouge ». Même ainsi chaussé, ce gravel italien est une arme redoutable. Si ses 8,5 kg n’ont bien sûr rien d’exceptionnel face aux vélos de course en carbone, cela m’a permis de jouer de belles passe d’armes avec des routiers. Cette rencontre fortuite, voire cette découverte pour eux, avec un vélo chaussé généreusement de 47 mm et d’un mono plateau, a dû être psychologiquement particulière à (di)gérer pour certains d’entre eux…

Test du SARTO Gravel TA
En route vers le sommet – Test du SARTO Gravel TA – photo Laurent Biger

Les portions sur les pistes m’ont malheureusement permis de confirmer ma première impression : c’est ferme. Le triangle arrière ne filtre pas assez verticalement, la motricité s’en trouve mise à mal dans certaines conditions particulières.

Test du SARTO Gravel TA
Motricité : les portions sur les pistes – Test du SARTO Gravel TA – photo Gaétan Sorbier

Sur pistes bien plus roulantes, où le vieux bitume se mêlent fréquemment aux portions de pistes, le Gravel TA s’en sort bien mieux. Cependant, sa rigidité verticale oblige à être particulièrement vigilant, tant le triangle arrière ne tolère que très peu les fautes de trajectoires. Toujours rapide dans ces « Gravels Sectors », pour reprendre l’appellation lors des Strade Bianche, il n’en demeure pas moins toujours exigeant. Les WTB Horizon, bien que très résistants aux pierres, ne vous sauverons pas sur les pistes, leurs savoir faire est ailleurs.

Test du SARTO Gravel TA
Sur pistes bien plus roulantes le Gravel TA s’en sort bien mieux – Test du SARTO Gravel TA – photo Laurent Biger

Le train avant est décidément très précis, même si également très rigide, il met en confiance dans les prises d’angles, aussi bien sur routes que sur pistes roulantes. J’aurais néanmoins apprécié un cintre avec un flare plus typé “gravel”, pour être encore plus en confiance dans les descentes sur pistes, ce cintre 3 T étant très routier dans son dessin. Même si relativement exigeant, les kilomètres s’enchainent vite au guidon de ce SARTO, que je ne me lasse pas de regarder sous tous les angles..

Test du SARTO Gravel TA
j’aurais néanmoins apprécié un cintre avec un flare – Test du SARTO Gravel TA – photo Laurent Biger

J’ai profité de quelques raccourcis que je connais relativement bien en VTT pour tenter quelques passages avec ce SARTO, qui s’est montré agile dans les changements de directions, notamment grâce à la grande précision de l’ensemble fourche et pivot de direction, déjà évoqué plus haut. La position, relativement sportive et portée sur l’avant, freinera néanmoins mes ardeurs…

Test du SARTO Gravel TA
Passage technique : ce SARTO s’est montré agile dans les changements de directions – Test du SARTO Gravel TA – photo Gaétan Sorbier

Il m’a finalement fallu plusieurs longues sorties pour arriver à discerner la personnalité, complexe, de ce Gravel TA. Une personnalité attachante, exclusive, mais aussi exigeante. Son domaine d’emploi de prédilection est finalement défini par le terme, certes un peu trop à la mode, de “AllRoad”. J’entends par là, que ce n’est pas un vélo taillé pour des affronter des pistes divers et variées, mais bien un vélo dédié avant tout à affronter tous types de routes, à l’image de ses pneus WTB HORIZON. Mauvaises routes et belles pistes roulantes sont les terrains de jeu de ce beau gravel italien. Un vélo que je conseillerai donc en premier lieu à des routiers fortunés, voulant s’ouvrir sur d’autres horizons, d’autres alternatives à leurs itinéraires bien souvent formatés par le réseau routier. Ce GRAVEL TA sera probablement aussi performant que leurs vélos de course, tout en leurs ouvrant bien plus de possibilité d’entrainements, et surtout d’évasions.

Lien du fabriquant : https://www.sartobikes.com/en/products/gravel_ta_176.html

Prix indicatif du kit cadre GRAVEL TA sur mesure : environ 3800 € (Hors Taxe)

Collier de selle : https://www.thecnoline.it/store/prodotto.php?id_prodotto=4522

Test du SARTO Gravel TA
Évasion : un vélo dédié avant tout à affronter tous types de routes, à l’image de ses pneus WTB Horizon – Test du SARTO Gravel TA – photo Gaétan Sorbier

 

10 conseils pour bien réussir votre Rapha Festive 500

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Rapha Festive 500
Rapha Festive 500

Inventée il y a vingt ans par Graeme Raeburn, designer en chef chez Rapha, la Festive consiste à rouler 500 kilomètres entre les deux réveillons, celui de Noël et celui de fin d’année. Désormais extrêmement populaire chez les cyclistes du monde entier et véritable institution sur Strava, ce défi peut se révéler une épreuve très difficile, voire insurmontable, si une météo défavorable transforme vos parcours habituels en véritables champs de bataille. Raison de plus pour bien préparer votre Festive, vous équiper convenablement et rouler avec l’état d’esprit qui convient.

Que vous ayez décidé de faire 500 kilomètres en un, deux ou huit jours, voici mes conseils (et par la même occasion, ma sélection des meilleurs produits de l’année) pour mettre tous les éléments (même les plus déchaînés !) de votre côté.

1) Enfilez des hauts résille

Brynje Super Thermo shirt cycling apparel intensive motion
En blanc ou en noir, avec ou sans manches, il y a des résilles pour tous les goûts – photo Dan de Rosilles

Tout cycliste sait le confort que procure une bonne première couche (“a good baselayer” dans la langue de Christopher Froome), mais seuls les initiés savent que l’on peut nettement améliorer (“definitely improve” dans la langue de Lance Armstrong) les qualités isolantes de son ensemble en commençant, à même la peau, par une résille qui viendra donc se situer sous votre première couche habituelle (que je préconise en mérinos, mais c’est l’objet du conseil n°2 !).

Une résille, c’est un tissus épais mais ajouré, à larges mailles, qui viendra créer une lame d’air entre votre peau et la première couche de vêtements. D’où une excellente isolation, aussi bien par temps froid qu’en période de canicule (n’oublions pas que certains font la Festive dans l’hémisphère sud). Cette résille permettra aussi une meilleure évacuation de votre humidité corporelle et évitera l’effet, très désagréable, des vêtements mouillés et collants à même la peau, vecteur supplémentaire d’inconfort et de refroidissement en hiver. J’ai personnellement opté pour les résilles Super Thermo de la marque norvégienne Brynje (prononcez “brunieuh” si possible avec deux quartiers de pomme dans la bouche), une magnifique découverte que je dois à Frédéric Paulet, vélociste aux Vans et infatigable découvreur de produits de qualité. Ces résilles à manches courtes ou longues se portent blanches ou noires, mais pour choisir, tenez compte de la libido de votre (vos) partenaire(s) bien sûr.

Tiens, au fait, comment dit-on libido dans la langue de Greg Lemond ?

2) Préférez les moutons d’Arles

Rapha Festive 500
La laine du mouton Mérinos permet de produire des vêtements particulièrement adaptés aux longues distances en vélo – image libre pixnio.com

N’en déplaise aux néo-zélandais, j’affirme que le Mérinos a été inventé à Arles. La laine qu’on lui tond fait le bonheur des cyclistes et autres sportifs de longue distance, car cette fine et soyeuse fibre dépourvue de jarre ne gratte pas, et le suif qui l’oint (il a longtemps que je voulais l’écrire ça, mais je ne pensait pas pouvoir un jour le publier sur Bike Café : “le suif qui l’oint”) empêche les bactéries de s’installer, donc le textile ne pue pas, même après plusieurs jours en selle. Sous-gants, bonnets, jerseys, baselayers, chaussettes produites en circuit court… la plupart des marques de vêtements de vélo (dont Rapha !) proposent aujourd’hui des articles en mérinos. Ils ont des propriétés isolantes exceptionnelles (qu’il fasse froid ou chaud, il existe des articles en mérinos de différentes épaisseurs, adaptés à toutes les situations climatiques) et ont la rare qualité de garder une certaine capacité isolante, même mouillés. On n’est pas loin du vêtement ultime, à l’image de mon jersey d’hiver préféré, le Allroad Thermo de chez Mavic, que je porterai encore cette année entre les deux réveillons.

3) Mettez les bonnes chaussures sur le vélo, pas sous le sapin

Sidi Zero Gore cycling shoes
La Sidi Zero Goretex, une chaussure ultime pour des sorties extrêmes – capture d’écran site Sidi Cycling

Pour se préserver du froid il faut bichonner ses extrémités ; tête, mains et surtout pieds qui, au plus près du sol, sont en prise directe avec l’humidité, voire les projection de pluie ou de neige. Ne mégotons donc point sur les chaussures et optons pour ce qui se fait de mieux en la matière. Personnellement, j’ai cassé ma tirelire pour les Sidi Zero Gore, une chaussure ultime pour des sorties extrêmes : semelles carbone pour un poids contenu et un transfert de puissance optimum, revêtement Gore-Tex respirant mais quasi-étanche, laçage micrométrique, éléments réfléchissants hautement visibles (voir conseil suivant), semelle intérieure en doudou…

On pensera à les compléter par des chaussettes d’hiver en mérinos (voir conseil n°2) et éviter tout point de compression qui entraverait la circulation sanguine. Comme l’explique très bien mon ami cycliste François Deladerrière, spécialiste du vélo d’hiver, le froid fait refluer le sang loin des extrémités pour irriguer et réchauffer en priorité les zones vitales, donc il ne faut pas favoriser cette tendance en gênant, même de façon minime, son déplacement en direction de nos chers petons.

4) Illuminez la route

Sinewave Beacon front light tail light cycling long distance MTB
Je préconise, pour tous ceux qui roulent de nuit, l’excellente lampe Beacon produite avec passion par Sinewave Cycles – capture d’écran site Sinewave Cycles

On a tous dans notre mémoire d’enfant le souvenir d’un sapin de Noël illuminé qui scintille dans la pénombre. En cette veille de Festive, notre préoccupation n’est pas la beauté ou la mélancolie, mais la sécurité. En hiver, les jours sont courts, et si vous voulez enchaîner les kilomètres, il vous faudra sans doute rouler plusieurs heures de nuit, que ce soit le matin, le soir, ou les deux. Même en plein jour, la pluie et le brouillard peuvent rendre votre présence trop furtive pour des automobilistes pressés de retrouver leur dinde ou déjà un peu émoussés par l’apéro.

Prudence donc, et ne mettez pas un siècle pour arborer toutes les lumières nécessaires : les bâtonnets réfléchissants à fixer sur les rayons de vélo et des chaussures très visibles sont intéressants car, en mouvement permanent, ils attirent bien l’attention et produisent des signaux latéraux. Beaucoup de vêtements et de casques sont équipés d’éléments réfléchissants : choisissez-les en priorité.

Enfin et surtout, un éclairage avant et arrière sont indispensables. Je préconise, pour tous ceux qui aiment rouler longtemps, tant en été qu’en hiver, l’option du moyeux dynamo, qui va alimenter sans fin l’éclairage bien sûr, mais aussi recharger batterie-relais, GPS, téléphone, caméra, lampe frontale… différents appareils qui se déchargent d’autant plus rapidement qu’il fait froid. Personnellement, pour l’éclairage avant, j’ai opté pour l’excellente lampe Beacon produite avec passion par l’entreprise étasunienne Sinewave Cycles : elle présente les multiples avantages d’avoir un faisceau large et puissant et d’éclairer même à basse vitesse, ce qui est primordial en gravel et sur route dans les ascensions, mais elle propose aussi et surtout un condensateur et une prise USB intégrés qui permettent, grâce à un ingénieux interrupteur à trois position, d’orienter le courant produit par le moyeux dynamo uniquement vers le phare, uniquement vers la recharge USB ou un peu les deux. Le Beacon est également équipé d’un connecteur qui permet d’alimenter la lampe via une batterie externe lorsqu’on est à l’arrêt… on a affaire ici à une lampe tout simplement extraordinaire.

5) Changez de  ̶p̶a̶r̶a̶d̶i̶g̶m̶e̶s̶ pneumatiques

Pirelli Cinturato Velo cycling tyres tires winter allroad 4 seasons
Les pneus “allroads” de grosse section sont bien adaptés aux conditions hivernales – photo Dan de Rosilles

Si vous ne vivez pas sur la Côte d’Azur (il paraît qu’il y fait beau et bon toute l’année disent les autochtones) et que le passage de roue au niveau de votre fourche et de vos bases arrières le permettent, augmentez sensiblement le diamètre de vos pneumatiques pour les routes mouillées, boueuses, verglacées, tout simplement piégeuses qui vous attendent à l’occasion de cette Festive.

Si votre vélo n’est pas trop “aero”, vous pourrez remplacer vos habituels 23 ou 25 mm par du 28 ; si vous roulez avec un vélo de gravel (même sur route !) ou un vélo typé “endurance”, vous pourrez sans doute aller jusqu’au 32 mm, qui tient la route en conditions hivernales. Ainsi, vous gagnerez en confort (grâce aux plus larges sections) et en sécurité (grâce aux qualités hivernales du pneu). Toutes les marques proposent des pneus dits “quatre saison”, “entraînement”, “allroads” ou “hiver”. Récemment, j’ai pu tester les formidables Pirelli Cinturato Velo qui auront ma préférence pour cette Festive sur mon Cinelli Tutto “mi-fixe mi-gravel”, en section de 32 bien sûr et en tubeless, s’il vous plait !

6) Mangez gras, (et seulement) à l’heure des repas

Rapha Festive 500
La pouytrol, cette spécialité ardéchoise qui vous donnera la force de repartir rouler dans le froid – photo Dan de Rosilles

Quand on souhaite accumuler un maximum de kilomètres dans la journée, il faut tenir de bonnes moyennes, et donc limiter au maximum les arrêts. C’est pour cela qu’une alimentation “en pointillé” à base de produits sucrés est absolument à proscrire. Les “arrêts minutes” dans les boulangeries s’accumulent, et au final on perd du temps et on fait jouer les montagnes russes à sa glycémie, au détriment de l’efficacité et du bien-être corporel, surtout s’il fait froid. Le gras “transporte”, à poids égal, huit fois plus d’énergie que le sucre, et permet à votre foie de diffuser l’énergie dont votre corps a besoin dans l’effort de façon progressive, sur de longues périodes.

Je conseille donc de faire “seulement” trois vrais repas pendant ces jours de Festive (dont un petit déjeuner plus que sérieux, basé lui aussi sur des produits gras et non pas sucrés). Pour ce faire, je préconise par exemple deux excellentes spécialités ardéchoises qui contribuent chaque année à la réussite de ma Festive 500 : La pouytrol (panse de porc farcie) de la charcuterie Trouillas/Carrès à Saint Genest de Beauzon et les caillettes d’herbe du GAEC Les Caions à Saint Mélany. Le fait même d’aller acheter sur place en vélo ses délicieuses charcuteries à poêler et manger chaudes accompagnées de pommes de terre vapeur ou de polenta frite vous garantit déjà un bon paquet de kilomètres et de dénivelé au compteur…

7) Buvez chaud, buvez froid, mais buvez (de l’eau)

Camelbak Podium Insulated water bottle cycling
j’utilise les bidons Camelbak Dirt Series Insulated qui ont pour avantage une bonne capacité isolante et qui sont équipés d’un capuchon qui protège la tétine des projections de boue et de sable – capture d’écran site Camelbak

Lorsqu’on fait du sport, l’hydratation est primordiale, mais plus encore quand il fait froid car paradoxalement on oublie de boire, alors que cela favorise la circulation sanguine, donc aide à lutter contre le froid et favorise aussi la performance et la récupération. Il ne s’agit pas de boire du champagne ou de la bière (un peu quand même, mais le soir venu, après l’effort !) mais tout simplement de l’eau, qu’on peut boire chaude le matin (oui j’ai bien dit de l’eau chaude, pas du thé, au risque de s’arrêter pisser tous les quarts d’heure) puis froide lorsqu’on ne peut plus faire autrement. Je préconise donc, pour les sorties d’hiver, des bidons isolés, qui vont maintenir l’eau chaude plus longtemps, puis éviter que l’eau gèle en cas de températures négatives.

Pour ma part, j’utilise les bidons Camelbak Dirt Series Insulated, qui ont pour avantage, outre leur assez bonne capacité isolante, d’être équipés d’un capuchon qui protège la tétine des projections de boue et de sable. de plus, ils sont constitués d’un matériau inodore qui ne donne pas de goût désagréable à l’eau chaude. De l’eau chaude, sans rien d’autre dedans… oui oui, à la vôtre !

8 ) Soyez inventifs, soyez créatifs

Festive Rapha 500 badges
À l’instar des designers de chez Rapha, qui, depuis 2010, créent des écussons pour la Festive 500, inventez des parcours et des moments de vélo riches de sens et d’émotion – captures d’écran Rapha

Sortir rouler quand il fait froid, ce n’est pas vraiment motivant, et se retrouver dans la mélasse pour toute une journée de vélo peut être un grand moment de solitude, démoralisant et rédhibitoire pour le succès de notre festive. L’inventivité viendra alors à notre secours : on peut inviter d’autre cyclistes à partager cette folie (à plusieurs il fait toujours moins froid et les kilomètres paraissent moins longs), à condition que la proposition soit motivante. Tracez donc des itinéraires originaux, sur route ou en gravel, avec comme récompense un arrêt-repas dans un restaurant sympathique.

Donnez du piquant à votre parcours en inventant un circuit thématique : Gran Fondo en pignon fixe, gravel dans les vignes avec visite de cave(s), tour des micro-brasseries de la région… Même si vous roulez seul, profitez-en pour faire vos parcours habituels à l’envers, expérimentez des routes ou des régions où vous n’allez jamais, partez en train pour revenir en vélo (ou inversement)… La Rapha Festive 500, c’est l’opportunité de sortir de ses habitudes, sortir de soi-même, vivre une expérience nouvelle et unique.

9) Documentez et partagez votre aventure

Rapha Festive 500 snow winter cycling
Ce n’est pas commun de rouler dans la neige ou dans le brouillard, les paysages et les lumières sont uniques – capture d’écran site Rapha

Lorsqu’on tente un challenge aussi fou que la Rapha Festive 500, il est judicieux d’en garder trace. Ce n’est pas commun de rouler dans la neige ou dans le brouillard, les paysages et les lumières sont uniques. Vous pouvez prendre des photos, filmer, écrire, enregistrer des sons… avant, pendant ou après la sortie. Conscient du fort potentiel poétique et narratif de la Festive, Rapha propose un concours doté de prix pour ceux qui racontent leur festive avec talent.

Il y a plusieurs catégories dotées : le meilleur récit et la meilleure photo bien sûr, mais aussi la pire météo, et même un prix qui récompense l’échec le plus épique. Que l’on finisse ou pas sa Festive, c’est toujours intéressant de la documenter, de partager sur les réseaux sociaux et de garder trace de ce défi aussi peu raisonnable qu’il est mémorable.

10) Amusez-vous !

Rapha Festive 500 cycling small gifts
Faites de petits cadeaux à vos camarades de route : quoi de plus normal en période de Noël ? – capture d’écran site Rapha

Invitez des amis à partager ce défi, car à plusieurs, un moment de galère peut se transformer en franche rigolade. Chaque soirée d’après-ride peut être suivi d’un apéro convivial et/ou d’un repas chaleureux (l’occasion de déguster du pouytrol, voir le conseil n°6). Dans “Rapha Festive 500”, il y a quand même le mot “festive” ! Faites de petits cadeaux à vos camarades de route : quoi de plus normal en période de Noël ? Rapha l’a bien compris, qui propose une page spécifique de son site à une sélection de cadeaux pour cyclistes.

Tant pis si vous ne finissez pas ce challenge, après tout, vous aurez mis le vélo dehors à une période où vous ne le faites jamais d’habitude et vous vous serez bien amusé. Plus encore, vous serez sorti de vous-même, et ça, ça n’a pas de prix ! Si vous arrivez au bout de l’épreuve, que vous validez cinq cent kilomètres de vélo entre le 25 décembre et le 1er janvier, une récompense somptueuse vous attend : vous gagnerez le droit de porter, cousu sur votre jersey préféré, le classieux écusson que Rapha offre à tous les finisseurs (compte Strava faisant foi). Il faut en profiter, car, suite à cette vingtième édition, Rapha annonce que désormais cette tradition de l’écusson s’arrête… Alors, tous à vélo pour cette édition de la Rapha Festive 500 !

Rapha Festive 500 cycling adventure
Que vous terminiez ou pas cette Festive 2019, tentez l’aventure ! – capture d’écran site Rapha

La collection Rapha Festive 500 2019

WishOne SUB, un gravel champion de la polyvalence

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WishOne SUB vélo unique gravel road
WishOne SUB vélo unique gravel road

WishOne est une jeune marque française qui pour l’instant ne possède que 2 modèles à son mince catalogue. La valeur n’attendant pas le reste des années, ces deux modèles connaissent déjà un certain succès auprès d’une clientèle exigeante. J’ai eu la chance de pouvoir tester en juin dernier le modèle SUB, un gravel polyvalent, sur les routes et chemins de l’Aveyron. Un test tellement probant que j’ai passé commande de ce vélo pour en faire mon seul et unique vélo perso, que je viens de recevoir.

L’histoire de la marque WishOne est un véritable roman. Maxime Poisson, le créateur de la marque, n’a pas toujours été dans le vélo. En fait, il était footballeur professionnel, un sport dans lequel les carrières sportives sont relativement courtes. En 2006, ayant arrêté le foot, il créé sa société de marketing sportif à Dijon : Sportunit. Il se met alors au vélo pour garder la forme. Son nouveau sport sera également son mode de déplacement, car n’ayant plus que 2 points sur son permis, il décide de se déplacer uniquement en vélo. Le vélo devient son mode de vie au point de l’amener à créer à Dijon, avec une bande de copains, le National Moutarde Crit, qui est devenu la référence en France en matière de critérium en pignon fixe.

Naissance de WishOne

Wish One
Wish One, tout a commencé par ce vélo de CRIT … un souhait personnel de Maxime qui a séduit autour de lui d’autres cyclistes amoureux de la qualité et du savoir-faire français.

Le projet Wish One correspond au départ à une envie très personnelle. Maxime souhaite ardemment créer son propre vélo, et cela vire même à l’idée fixe. Lorsqu’il rencontre il y a 3 ans Alexandre Guiral, le fondateur d’Antidote Solutions, le projet prend corps. Entre ces deux cyclistes aveyronnais, le courant passe.

Alex, spécialiste du VTT, ne connaît pas trop le pignon fixe mais il se met au travail et après de nombreuses recherches sur le sujet, il créé le design du vélo. Le souhait de Maxime (wish) de posséder son vélo (one) à lui, conçu pour la performance et sa participation aux critériums de pignons fixes internationaux allait se réaliser. Pour la fabrication, il fait appel à Cyfac, les plans peinture sont faits par le graphiste de Sportunit.  La marque était née … Aymeric Lebrun, le patron de Cyfac, voyant le projet, dit à Maxime : pourquoi pas une petite série de 10 … De « one » la production passe à « ten », et c’est parti pour une série de 10 vélos.

Cette année le modèle critérium a été rejoint par le modèle SUB (Sport Utility Bicycle), un vélo, éminemment polyvalent et sportif qui nous propose de rouler sur tous les types de routes : asphalte bien lisse ou route dégradée, chemin ou section Gravel, …

WishOne SUB vélo unique gravel road
Le Wish One SUB un vélo qui a vocation à devenir unique – photo WishOne

Le SUB sera conçu et fabriqué de la même manière que le critérium : on ne change pas une équipe qui gagne. Alexandre Guiral, que j’ai pu rencontrer, me dit « Pour créer le WisOne Crit j’ai dû rudement potasser le sujet et regarder plein de films afin d’étudier la position des cyclistes qui participent aux « CRIT ». Pour le SUB ça a été plus facile … Ce vélo est plus proche de ce que nous savons faire chez Antidote. »

Ma découverte du SUB

Invité en Aveyron avec quelques journalistes de la presse vélo au Presscamp Allroad de Mavic, je retrouve là-bas Maxime. J’avais déjà vu le proto du SUB, lors de la reconnaissance du Gravel Trophy, entre Vence et Valberg, que nous avions faite ensemble dans les Alpes-Maritimes au mois de mai. J’avais remarqué la géométrie sportive de ce vélo, sa superbe finition et j’avais pu apprécier de loin le pilotage de Maxime, qui se jouait sur son vélo des embuches des pistes rugueuses de l’arrière pays azuréen.

WishOne SUB vélo unique gravel road
Comment le Wish de Maxime a commencé à devenir également mon Wish … le voir rouler la Gravel Trophy avec ce vélo m’a donné envie – Photo Gravel Trophy

Cette fois, en Aveyron, j’allais pouvoir rouler avec. Nous avions à notre disposition 10 vélos de pré-série de différentes tailles qui pouvaient être essayés par les journalistes présents. Je récupère un vélo de taille M.  Le cadre n’est pas très slooping, ce qui dans le monde du gravel, peut sembler étrange. Les haubans ne viennent pas s’agripper sur le tube horizontal ou à mi-chemin du tube de selle, c’est troublant … On ne retrouve pas sur ce vélo les « marqueurs » habituels des vélos de gravel. Ce vélo paraît « classique ». Ce classicisme n’est pas fait pour me déplaire,  il cache en fait une belle modernité que je vais découvrir. Cette sobriété dans le design est vraiment classe, un peu comme celle du Versus Victoire que j’ai essayé également cette année. Je trouve le dessin de ce WishOne SUB d’une extrême pureté. Les raccords du cadre en acier Columbus Spirit HSS, soudés au laiton et repris à la lime, sont lisses (qualité Cyfac) et les tubes semblent être nés ainsi, reliés intimement ensemble. Rien ne heurte le regard, lorsque l’on se penche sur les détails de ce cadre. J’adresse au passage un coup de chapeau à nos artisans français, qui savent fabriquer ces produits haut de gamme en France. Côté look et finition, ce SUB figure dans le haut du tableau des vélos disponibles sur le marché.

WishOne SUB vélo unique gravel road
En Aveyron le plaisir de passer une matinée entière sur le WishOne SUB a fini par me convaincre … Ce sera mon vélo unique – photo Mavic

La configuration du vélo que je vais tester, correspond à un choix client. Il est équipé en double plateau avec un pédalier Rotor 48 – 33. La transmission électrique Sram Red, anime une cassette allant jusqu’à 32, qui me posera par deux fois un problème de franchissement sur des rampes difficiles en terrain instable. Les roues sont les nouvelles Mavic Allroad carbone, équipées de pneus allroad XL de 40 montés en tubeless. Ces roues étaient d’ailleurs les vedettes du presscamp Mavic, qui a servi de cadre à cet essai.

Les pistes aveyronnaises

Le terrain sur lequel va se dérouler l’essai a été choisi minutieusement par Maxime et des amis cyclistes locaux. Il se déroulera en partie sur le terrain de jeu de la future épreuve gravel “Des Causses à l’Aubrac” qui figurera au calendrier gravel 2020 (inscriptions fin janvier). Ce terrain est parfaitement représentatif de ce que l’on peut trouver sur des parcours gravel. Petites routes de campagne, pistes empierrées, chemins, … sur un profil vallonné sur lequel il faut relancer sans cesse.

Ça commence par un bout de route. Le rythme du groupe est déjà fort, et je sens dans les premières montées que ce sera dur de prendre les roues du groupe, malgré le bijou que j’ai entre les jambes. Il faut dire que je suis en bonne compagnie : Frank Schelck, un coureur pro qui a arrêté sa carrière il y a deux ans, Stève Chainel, ancien coureur pro devenu champion de France de cyclocross en 2018, alors qu’il était redevenu amateur. Les autres journalistes présents étant également de bons cyclistes il va falloir que j’oublie ma date de naissance pour essayer de suivre ce petit monde.

WishOne SUB vélo unique gravel road
Le WishOne SUB fonctionne bien également au féminin … Quand je vous dit que c’est le vélo unique – photo Mavic

Petit chemin à droite c’est parti pour une première piste relativement roulante. Le vélo se place très bien sur les traces que je choisis pour lui, évitant les premiers cailloux un peu saillants du chemin.

Dans les montées le faible poids du vélo, 8,6 kg environ, m’aide bien. La rigidité latérale du cadre et des roues me permettent de basculer facilement les raidillons … L’acier est un matériau vivant et les tubes Columbus HSS Spirit m’offrent un confort et surtout une restitution à l’effort remarquable. Avec les pneus Allroad de 40, et les roues légères en carbone, ça filtre plutôt bien.

Je vais moins vite que mes collègues, mais là c’est à cause de ma puissance en watts plus modeste. À l’occasion d’un arrêt j’en profite pour retirer de l’air de mes tubeless qui ont été trop gonflés par les mécanos. Je pèse 65 kg pour 1m78, ils ont dû me voir plus lourd ! … Le vélo sautait beaucoup trop sur les cailloux, avec moins d’air ça va nettement mieux. En diminuant la pression j’ai encore amélioré la motricité dans les montées et le confort dans les descentes. Cette matinée passée sur ce SUB a été un vrai moment de bonheur. Le paysage sublime de l’Aveyron, la qualité du vélo, la qualité des nouvelles roues Allroad Carbon, … tout cela conjugué restera un très bon souvenir.  Je suis néanmoins content d’arriver au terme de ce parcours avec 800 m de D+ qui a été quand même bien cassant par endroits.

SUB, ou pourquoi pas un vélo unique

À l’heure de l’hyper spécialisation dans le monde du vélo, qui segmente en permanence, SUB est un concept qui va correspondre à la tendance inverse : celle du vélo unique. Imaginez votre garage débarrassé de tous ses biclous qui se ringardisent très vite, au profit d’un vélo permettant de tout faire. Dans un coin du garage, une autre paire de roues, et selon votre envie du jour et vos idées de parcours, ce vélo « Sport Utility Bicycle », pourra vous emmener partout.

WishOne SUB vélo unique gravel road
WishOne SUB vélo unique gravel road – photo Philippe Aillaud

J’entends déjà quelques réactions du type : un vélo à tout faire est forcément moyen partout. C’est un peu vrai, et ce SUB ne sera jamais un vélo de chrono ou un pur grimpeur performant, mais quels sont ceux qui possèdent les watts pour faire tourner à plein régime des vélos de moins de 7 kg ? Il ne sera pas non plus un tout terrain capable d’affronter les pistes les plus dures, mais un gravel n’est pas un VTT ! …  Le domaine d’utilisation du SUB est néanmoins très  large et  il correspond aux besoins d’un important panel de cyclistes. Le vélo est beau, il roule bien, la géométrie révèle un bon compromis entre sport et endurance. Son niveau « haut de gamme » et la qualité de fabrication française en fera un produit valorisant et pas un espèce d’entre deux, fabriqué pour satisfaire à la mode du gravel. Pas de marquage ostentatoire sur le cadre, juste le logo sur le head tube et un plan de peinture original répliqué sur tous les vélos. Ce vélo m’a séduit à tel point que j’en ai commandé un à titre personnel.

WishOne SUB vélo unique gravel road
WishOne SUB vélo unique gravel road … l’envie très personnelle de Maxime est devenu la mienne.

Je valide ainsi personnellement ce concept de vélo unique, en l’utilisant pour mes sorties en mode cyclosport et les montées de cols et bien sûr en mode gravel sur les pistes du sud de la France.

Un vélo route / gravel

Avec une géométrie présentant un angle de 71,5° pour le « head tube »  la direction offre un bon compromis route / gravel. Avec 73°, l’angle de tube de selle est plus classique, c’est ce que l’on retrouve généralement sur les gravel. L’empattement  de 1025 cm (en taille M) est relativement long pour assurer une bonne stabilité. Le stack de 571 et le reach de 385 (en taille M) révèlent l’ADN de ce SUB qui est plutôt un « route / gravel », qu’un « VTT / gravel » de part la position de pilotage relativement basse. Le dessin du  cadre a été voulu « sportif », il garde une sorte de filiation avec le modèle CRIT. Fabriqué en petite série, de façon artisanale, le vélo est disponible en 3 tailles : S, M et L. La peinture réalisée également dans les ateliers Cyfac est faite par émaillage traditionnel. Les plans de peinture réalisés par WishOne permettent aux clients une personnalisation de leurs vélos. Le SUB est un « prêt à rouler » qualité haute couture, sans être un « sur mesure », il en possède néanmoins les mêmes qualités au niveau de la conception et de la fabrication.

Diaporama des détails du choix des équipements

(cliquez sur une photo pour visualiser en mode diaporama) 

Une simplicité complexe

La fabrication du cadre a été confiée à Cyfac qui réalise de superbes vélos sur-mesure et qui produit également les vélos Meral dont nous avons testés les modèles gravel. « Le WishOne est plus un Cyfac qu’un Meral au niveau de la fabrication … », m’explique Aymeric Lebrun, qui confirme la qualité “haute couture” du WishOne que j’évoquais plus haut. Cela signifie que ce SUB est fabriqué dans l’esprit d’un sur-mesure plutôt que dans celui d’un vélo de série. « Le cahier des charges de Maxime, et la conception d’Alex, ne rendaient pas la fabrication facile. Dans le process de fabrication nous avons dû nous faire appel à tout notre savoir-faire pour respecter le design du cadre. C’est Damien, notre expert en soudure qui a fait le premier cadre dont la fabrication était complexe. Son expérience a été ensuite documentée pour permettre à nos 2 autres soudeurs de fabriquer également des WisOne. » Pour l’instant 25 cadres ont été produits et visiblement le vélo plait et ce n’est pas fini.

« Nous avons choisi ce qu’il y a de mieux en acier haut de gamme pour le triangle : du Columbus Spirit HSS. Les tubes de large section sont intérieurement renforcés pour correspondre à l’usage gravel. Les bases sont en tube Zona et pour les haubans nous avons choisi du Cromor toujours dans un objectif de solidité. Les pattes sont des Paragon et la fourche est une fourche Columbus Futura gravel standard. Les passages de câbles internes sont en inox. Le tube horizontal est retravaillé dans notre atelier pour obtenir cette forme légèrement aplatie. Les soudures des tubes sont faites au laiton pour les tubes et à l’argent pour les passages et butées de gaines », m’explique Aymeric en me précisant qu’un WishOne représente environ 35 heures de travail avec la peinture.

Justement pour la peinture, Dimitri le peintre maison doit préparer ses teintes et poser les masques avec la cataphorèse et la couche de base. Il passera au pistolet et à l’aérographe pour les détails, les différente couches du cadre, qui peut recevoir 3 teintes différentes. Ensuite il y aura le vernis spécial et suffisamment dur pour ce cadre qui sera exposé aux risques de griffures sur les sentiers de gravel. La phase peinture représente environ 6 heures dans le temps total de la fabrication.

WishOne SUB vélo unique gravel road
WishOne SUB vélo unique gravel road … I kiffe you

Caractéristiques

Le vélo existe en kit cadre (2900 €) ou en 2 versions : V1 en Sram Rival (4900 €) et V2 en Sram Force ou Shimano GRX périphériques Enve (7900 €). En ce qui me concerne j’ai choisi sur la base du kit cadre de choisir mes équipements et de récupérer ceux que j’avais et qui me convenaient comme les roues CEC Carbone Dyneema équipées de pneus René Herse Switchback Hill.

  • Roues : Mavic Allroad Pro Carbon 650 / CEC M2244 en 700
  • Cadre : acier Columbus 3 tubes HSS Spirit – bases Zona – haubans Cromor
  • Emports : 3
  • Fourche : Columbus Futura Gravel
  • Transmission : Shimano Ultegra
  • Pédalier : Praxis 48/32
  • Cassette 11-32 (roues route 700) ou 11-36 (roues de 650)
  • Freins : Shimano Ultegra
  • Pneus : Pirelli Cinturato 32 (700) – René Herse Switchback Hill 48 (650) –
  • Potence : Enve 90
  • Guidon : Enve Gravel de 420
  • Tige de selle : Enve
  • Selle : Italia SLR Boost Kit Carbonio Superflow, avec rail en CarboKeramic 122 g
  • Pédades : LOOK édition spéciale gravel
  • Portes-Bidons : Zéfal
  • Poids : 8,6 kg
  • Tailles : M

Renseignements sur le site de WisOne cycles

Tu crois au Père Noël avec ton gravel ?

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Le gravel du Père Noël
Le gravel du Père Noël

Chaque année, je me pose la question « Est-ce que le Père Noël existe vraiment ? » Mon côté rationnel me dit que non : c’est une blague inventée par les commerçants. Comment un mec plutôt gras, habillé tout en rouge peut se glisser dans les conduits de cheminée avec sa hotte sur le dos ? On me la fait pas ! … Et puis on en voit partout dans les magasins, trônant dans une mise en scène à deux balles, devant un appareil photo numérique pour prendre la pose avec des enfants sur ses genoux, devant le regard adorateur des parents. Mais comme on a toujours envie de croire en quelque chose, moi je crois par contre beaucoup au gravel, et certains du coup me disent « Tu crois au Père Noël avec ton gravel : le gravel ça n’existe pas c’est une invention marketing …»

Nous étions l’autre jour dans un centre commercial avec ma petite fille Margot (5 ans) … Elle voit un de ces “copycat” de Père Noël habillé de rouge. C’était un imitateur “haut de gamme”, habillé classe, une vraie barbe blanche des petites lunettes métalliques ; on se serait cru sur le tournage d’un téléfilm américain, avec un Santa Clauss venu tout droit d’Hollywood. Elle se dirige vers lui … Il lui décoche un gros sourire en voyant s’approcher une future “cliente”, et commence à dérouler son discours à propos de la lettre au Père Noël qu’elle lui aurait soi disant adressée … Il doit répéter la formule des centaines de fois par jour. Margot lui touche la main, le regarde bizarrement et subitement se retourne vers nous faisant une volte-face effrontée, en s’écriant « C’est un faux ! …» … Laissant au passage supposer, qu’il en existe un vrai. Alors moi, qui ramène tout au vélo, comme le dit souvent ma femme, je me dis en gravel c’est pareil il y a certainement du faux. D’autant que maintenant la mode est là et que certains seront tentés de tout appeler gravel, simplement en collant une étiquette sur un vélo ou un équipement ou en baptisant une organisation vélo “La gravel tartempion”.

Oui j’y crois …

Ce n’est pas parce que je viens de passer une année à tester des vélos de gravel avec mes petits camarades du Bike Café, ce n’est pas parce que je vois naître des centaines d’organisations, petites ou grandes, baptisées “gravel”, ce n’est pas parce que je suis branché tendance, ce n’est pas non plus parce que le grand méchant loup du marketing américain me l’a dit …  que je me suis mis à croire au gravel. On s’est moqué de moi lorsque j’avais évoqué dans un billet précédent “L’esprit gravel” … mais je persiste à croire que ce vélo c’est autre chose que de la techno et de l’habillage commercial, il fait souffler un autre vent que celui du business même si forcément il y en a sans doute.

Cette croyance que je me suis forgée sur cette nouvelle façon de rouler à vélo, échappe encore à certains. Le négationnisme existe. Il  est moins grave en matière de vélo qu’en histoire politique. Évidemment ce vélo peut déstabiliser les plus rationnels d’entre-nous, ceux qui aiment ranger les choses dans des cases bien précises. C’est pourtant facile d’expliquer ce phénomène que l’on pourrait résumer en 3 mots, qui seraient ceux de la république du gravel : “liberté – plaisir – découverte”.

Test du Look RS765 Gravel
Liberté d’aller où bon nous semble …

Liberté : se sentir libre d’aller où bon nous semble. Emprunter un chemin ou rouler sur une nationale (pourquoi pas si on veut). Traverser une friche industrielle, rouler sur une piste. Rien n’est interdit (ou presque) à ce vélo liberté. Se coller 2 ou 3 sacoches pour partir en virée quelques jours. Liberté toujours car il n’y a pas de “fédé” du gravel et notre famille, pour l’instant, reste bordélique et indisciplinée. Cette liberté implique néanmoins le respect de l’autre, qui va avec les valeurs de ce mot. Ce n’est pas toujours évident sur les groupes facebook, mais globalement c’est quand même plus vrai chez nous qu’ailleurs.

Test des roues gravel Duke
Plaisir de préparer les traces …

Plaisir : de concevoir son vélo en choisissant des équipements en fonction de leur usage et non pas parce qu’il faut avoir tel guidon ou telles roues pour faire partie de la “chapelle”. Plaisir de partir sans être sûr que l’on suivra le chemin prévu, sachant qu’en cours de route tout est possible et qu’on pourra bifurquer à tout moment. Plaisir de préparer des tracés sur un fond IGN sans se poser de questions existentielles sur la nature des terrains. Plaisir tout simplement de rouler sans contrainte.

Test des roues Mavic Allroad Pro Carbon SL +
Découvrir les anciennes pistes de la Transhumance

Découverte : ce vélo rend curieux. Il nous pousse même à chercher des prétextes pour aller rouler dans des lieux du passé qui ont été abandonnés comme les anciennes pistes de transhumance, des petits villages perdus, d’emprunter le sentier oublié qui menait au moulin qui ne tourne plus, de grimper en haut de la colline que l’on a toujours regardée d’en bas.

Une envie d’évasion

Alors va-t-on, comme avec ces faux Père-Noël, bousiller notre croyance en se disant que cette avalanche de produits gravel qui nous tombe dessus c’est du commerce ? Je réponds non ! … Personne me fera croire que l’esprit et notre façon de rouler sont comme les autres. Notre vision du vélo est différente, elle nous vient principalement de l’évolution de notre société. Peut-être que les plus jeunes n’ont pas en mémoire l’engouement pour le vélo, né à l’époque où les congés payés ont été accordés aux français. Des hordes de cyclistes sont partis alors sur les routes vers la campagne, la mer, la montagne pour les pédaleurs les plus courageux. Tandems, sacoches, bivouac, randonneuses, … sont apparus à cette époque dans un marché dopé par ce mouvement social. La bagnole a balayé tout ça reléguant le vélo à un simple sport. À part quelques cyclostouristes convaincus, l’aventure à vélo et la liberté qui l’accompagnait a progressivement disparu.

La voiture n’a plus aujourd’hui les mêmes attraits, l’hyper connexion de notre monde stressant est devenue pesante, la centralisation du travail et des modes de vie nous fait vivre les uns sur les autres, les organismes en tous genres sont devenus des carcans réglementaires … On en a marre : on a envie d’évasion.

C’est ce que commence à penser les cyclistes routiers stimulés par le mimétisme avec les champions, entretenu par les marques et motivés par les grammes qu’ils vont gagner sur leurs vélos. Tout cela devient “has been” … On n’a plus envie de se glisser dans un Lycra moulant conçu pour les sylphides coureurs et maculés de logos, on n’a plus envie de se dépouiller sur la route au milieu des voitures pour afficher des Kom sur Strava, on n’a plus envie de s’acharner à faire avancer un vélo carbone ultra light, que seuls les watts d’un champion sont capables de propulser. Les VTTistes sont eux même en pleine réflexion. L’hyper technologie de leurs montures rend la compréhension de cette pratique difficile. Au départ l’idée était quand même pure : il s’agissait de conquête de la nature. C’est devenu au fil du temps un arsenal de technos qui gâchent un peu le plaisir. D’ailleurs certains VTTistes, reconvertis au gravel, me disent y retrouver le plaisir qu’ils avaient connu au début de la discipline sur leurs vélos non suspendus. Ils reviennent à l’esprit d’origine qui les avait attiré.

C’est toujours bon de croire

Sans devenir un bisounours, il est toujours bon de croire, surtout lorsque cette croyance s’articule autour des mots liberté, plaisir et découverte. La liberté est un droit fondamental, le plaisir est hédoniste et constitue un des buts de notre existence et enfin la découverte est la sublime récompense de notre curiosité. Dans le gravel, je retrouve tout ça, ce qui me fait croire d’une certaine façon un peu utopique que le Père Noël existe pour ceux qui comme moi ont découvert les joies qu’apportent ce vélo.

Le gravel du Père Noël
Chaque année mon club organise cette sortie de l’amitié … le Père Noël tire une charrette avec une bonbonne de vin chaud

Si vous voyez passer un mec en rouge portant une barbe blanche sur un vélo harnaché de sacoches de Bike Packing remplies de cadeaux, faites lui un signe d’amitié et demandez lui pour moi sa trace gpx, elle me permettra peut-être de remonter le chemin de l’enfance.

Bonne fêtes à tous …

Tout droit Chambord !

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Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel

Le Château de Chambord fête cette année ses 500 ans, événement magnifié dernièrement par le film de Laurent Charbonnier, sorti en septembre. C’était l’occasion, ou plutôt un prétexte idéal, pour tenter de proposer une randonnée gravel à travers la Sologne et sur les bords de la Loire. La rencontre avec Pierre et Yannick, deux cyclistes locaux aussi passionnés que dévoués, a été déterminante pour faire aboutir ce projet.

L’inscription à une randonnée VTT locale, organisé par Yannick et son club ASV VTT, me confirme le potentiel de la pratique du Gravel en Sologne.
Ne restant dans la région que 9 semaines, et qui plus est à Bourges, pas vraiment dans le secteur immédiat, il ne fallait pas trainer pour présenter un parcours cohérent. L’idée globale était une boucle au départ de la gare de « Les Aubrais », au nord d’Orléans, afin que les cyclistes puissent arriver par les rails.

Yannick a été le premier à esquisser une trace et à me la proposer. Malgré que mes deux camarades locaux étaient indisponibles, je profite d’une fenêtre dans mon emploi du temps pour tenter cette première reconnaissance, seul, un samedi. Pas possible de remettre au lendemain, le dimanche étant réservé au test du gravel de chez LOOK dans le sancerrois. La chance est néanmoins avec moi car une projection est faite au cinéma du film de Laurent Charbonnier ce vendredi soir. En 1 h 30, je rattrape globalement mon retard sur l’historique de ce  « monument » de l’histoire de France.

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Affiche du film de Laurent Charbonnier

Cette première reco fut non seulement l’occasion de valider la trace, mais aussi de m’immerger dans ce parcours, jusqu’à que ce dévoile l’imposant château, au bout d’une piste.

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – La piste vers le château

J’en profite pour prendre bien évidemment quelques photos, l’une d’elles deviendra naturellement la future affiche de l’événement.

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – Le flyer

Après cette première rencontre avec le château, il est temps de continuer à « tracer », car il faut trouver des passages cohérents et intéressants pour rejoindre la Loire. De légitimes tâtonnements, quelques demi-tours, et enfin une solution viable. La pratique du Gravel impose un tracé précis. Là où le VTT peut s’accommoder de quelques errements, le Gravel nécessite un fin dosage, et d’inévitables compromis.

Une deuxième reconnaissance, en compagnie de Pierre, sera nécessaire pour la partie urbaine (ne connaissant que trop peu le centre-ville) et pour lui faire connaitre cette trace « mise à jour ».

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – Notre reco avec Pierre

Après quelques ajustements, le parcours est confirmé définitivement. Le nom est trouvé naturellement par Yannick, lorsqu’il m’explique l’expression locale “Tout droit Chambord !”.

Samedi 7 décembre, jour J

Les aléas du calendrier font que nous nous trouvons en pleine grève interprofessionnelles contre la réforme des retraites. Conséquence logique et malheureuse : aucun train ne desservira notre point de départ ce jour-là. Triste nouvelle, confirmée par les nombreux messages privés de désistements reçus…

Finalement, nous sommes tout de même une quarantaine, certains nous rejoindront et/ou quitteront en cours de parcours. La météo incertaine et la grève n’ont donc pas découragé ces cyclistes aux sourires déjà francs. Je m’aperçois une nouvelle fois que dans ces régions le pratiquant résonne à l’inverse que dans le sud : s’il y a l’espoir d’une éclaircie dans la journée, il vient. A l’inverse, plus au sud, s’il y a le risque d’une averse, il ne vient pas. Une philosophie différente, qui je l’avoue me séduit de plus en plus et un jugement sévère que j’assume pleinement, étant moi même du sud.

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – À la gare des Aubrais

Cette humeur optimiste teintera toute notre journée, où le terrain souvent gras et recouvert de feuilles sera parfois piégeur, parfois roulant, mais surtout d’une esthétique rare.

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – Les feuilles remplissent les chemins

Signe des temps et du succés grandissant du Gravel, la pratique se segmente naturellement des autres, avec seulement deux VTT sur la quarantaine de cyclistes présents, et aucun VAE.
Le parcours et la distance de 120 km étaient propices à nos montures aux couleurs et géométries néanmoins très variées.

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – Yveline

La pause déjeuner à la Ferté-Saint-Cyr sera une pause salutaire avant de filer vers le Château, annoncé à environ 18 km. Une arrivée par l’Est, qui nous laissera le temps de s’en approcher le long du canal. Le joyau se rapproche et les sourires se détendent à nouveau.

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – Avec le sourire

Sans être particulièrement exigeant, le parcours à travers la Sologne a nécessité malgré tout une certaine concentration pour éviter les pièges habituels du terrain gras de campagne, et c’est avec un certain relâchement que nous abordons le canal, afin d’en saisir l’instant, quasi solennel pour certain(e)s d’entre nous.

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – Une autre face du château

Un petit groupe souhaite aller de l’autre côté du château, celui de l’entrée principale (photo de l’affiche) et je ne suis pas contre, sachant que personnellement je ne le reverrai pas avant un moment. L’attraction de l’emblématique château est bien réelle, mais il convient à présent de reprendre notre itinéraire qui doit nous amener sur les bords de la Loire.
Un charmant sentier nous maintient au sud de la Loire jusqu’à Muides-sur-Loire, avant de basculer au Nord et rattraper le GR3.

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – Yannick

Première averse sérieuse de la journée, qui aurait pu changer la tournure de celle-ci, mais c’est finalement pour laisser place à une belle éclaircie, qui met en valeur ce GR3 décidément très varié.

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – Bord de Loire

De longue portion sur des digues permettent de resserrer les rangs et d’échanger sur notre pratique favorite. Si la fatigue commence à faire son effet sur certains organismes, les esprits sont toujours vifs et les dialogues enjoués !

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – La digue

Le GR3 nous emmène autour de plusieurs petits étangs, empruntés par « La Loire à vélo ». Ils sont autant d’endroits paisibles, à la beauté simple mais réelle.

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – Des étangs

Au fil des discussions, on connait de mieux en mieux nos compagnons de voyages. Beaucoup sont finalement liés de prés ou de loin à l’univers du cycle : certains employés chez Cyfac, d’autres chez Zéfal, ou sont fortement impliqués dans le milieu associatif. Il faudrait finalement bien plus que 120 km pour finir toutes les conversations !

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – Beaugency

Orléans est en vue, « ça sent l’écurie » et même les plus fatigués, dans un dernier sursaut, se laissent emporter dans des accélérations euphoriques jusqu’à la gare. On peine à se séparer, mais certains ont plus de 2h00 de route pour rentrer.

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – Un pont

Une très belle journée passé ensemble sur nos Gravel où gestes d’entraide, sourires et sueurs … ont rythmé ces 120 km autour de ce magnifique château.

Plus de photos visibles sur https://www.facebook.com/moregravel/

Tout droit Chambord gravel - Organisée par More Gravel
Tout droit Chambord gravel – More Gravel