Accueil Blog Page 128

Cadeaux dans le style rétro chic

0
Cadeaux vélo rétro chic

Tendance ou mode venue du passé, on retrouve le “rétro” dans le vélo. Peut-être un peu plus que dans d’autres univers, car la bicyclette est un objet indémodable qui a traversé le temps. Sa forme moderne ressemble à celle des années 20, notre vélo a toujours 2 roues, une transmission, un guidon, des freins, … Il en est de même pour ses équipements que l’on trouve revisités avec des matériaux modernes. Certaines marques font vivre ou revivre un passé qui reste tellement présent.

Pour ceux qui aiment cette tendance rétro et chic voici quelques produits que nous avons sélectionnés.

matos-unLa Drache, la musette chic de Ravito

La musette qui s’accroche sur le guidon … comme à la bonne époque !

La Drache de Ravito
La Drache de Ravito

Étanche, la musette « La Drache »est réalisée sans collage, uniquement par des soudures pour les assemblages et des coutures de finition. Fabriquée en Valmex, matière utilisée pour les bateaux pneumatiques, elle est indéchirable et imperméable. Pour la fermer, il suffit de l’enrouler et de serrer avec la fermeture sangle cale-pied, fermeture commune à toutes les musettes RAVITO.
Elle est fabriquée en France, dans le Lot, à Souillac, non loin de chez RAVITO.

Prix : 89 €

Infos sur le site

matos-deuxAlé Cycling dans le pur style Eroica

Maillot ALÉ Cycling rétro mérinos
Maillot ALÉ Cycling rétro mérinos

Maillot à manches longues en laine mérinos pour les saisons intermédiaires. Une maille moderne au look rétro. Les couleurs, et le côté chiné de maille confère à ce maillot de fabrication moderne une certaine “patine”. À découvrir sur le site de ALÉ Cycling.

Prix : 112 €

Infos sur le site

matos-troisOrbea version rétro

La gamme Rétro propose trois modèles de T-shirt pour hommes et femmes en coton 100% bio, auxquels s’ajoutent des sacs fourre-tout en deux motifs.

Orbea tendance rétro
Orbea tendance rétro

Les designs sont inspirés de vélos Orbea et de publicités lithographiques, datant des années ’40, donnant un caractère élégant et vintage aux articles.

Prix : 30 € le tee-shirt

Infos sur le site 

matos-quatreRapha le mécano chic

Les mécaniciens sont les héros méconnus de notre sport. Beaucoup travaillent encore plus que les coureurs les plus consciencieux.

Conçue pour les accompagner jusqu’au bout de leur tâche, la Mechanics Shirt est faite d’un coton indéchirable qui reste doux sur la peau tout en étant résistant dans le temps et à l’usage. Même si un outil pointu parvient à percer le tissu, la structure grillagée de celui-ci empêche tout élargissement du trou. Sa coupe qui est légèrement plus ample que celle des chemises la collection City, permet une totale liberté de mouvement tandis que les poignets à bouton pression permettent de se retrousser les manches lorsqu’il s’agit de régler des transmissions pleines de cambouis.

Mechanical Shirt Rapha
Mechanical Shirt Rapha

La poche de poitrine – toute prête à recevoir un smartphone – possède un séparateur d’outils très pratique et un bord renforcé pour empêcher les accrocs. À la fin de la journée, les gros boutons caoutchoutés permettent d’ôter facilement la chemise même avec des mains grasses. Suspendez-la par l’anneau placé dans le cou avant de rentrer chez vous.

Prix : 95 €

Infos sur le site

matos-cinqQuoc Fixed made in England

Faisant preuve de simplicité, d’élégance et d’utilité, les chaussures de cyclisme en cuir rétro de la série Quoc Fixed sont très appréciées des amateurs de cyclisme urbain et de cyclotourisme léger. Ces chaussures de vélo, que l’on peut très bien porter à la ville, sont  fabriquées à la main à Sheffield en Angleterre.

Chaussures de vélo fixed de Quoc
Chaussures de vélo fixed de Quoc

La tige est en cuir pleine fleur de qualité supérieure avec une doublure en cuir de vachette. Les chaussures Fixed England expriment le confort et la qualité du savoir-faire. La semelle est en caoutchouc naturel de qualité supérieure avec un antidérapant bien utile de la pédale au trottoir.

  • Fait à la main à Sheffield, en Angleterre
  • Cuir pleine fleur de première qualité acheté et fini en Angleterre
  • Caoutchouc naturel de qualité supérieure, antidérapant, rembourré de cuir pour plus de confort
  • Semelle intermédiaire durcie équilibrée
  • Doublure Premium en cuir de vache
  • Compatible avec des pédales plates

Prix : 199 £

Infos sur le site

matos-sixSelles Idéale

Peut-on dire en parlant d’une selle qu’elle est Idéale ? … La réponse est oui. La marque et le savoir-faire de ces selles ont été ressuscités par le talent et la volonté de Frédéric et Katia. Elles ont équipé quelques beaux vélos du Concours de Machines et les cyclistes exigeants en matière de confort et d’esthétisme les ont adoptées. Elles s’exportent dans le monde entier et notamment au Japon et aux États-Unis où les nombreux amateurs de vélos classiques apprécient ce renouveau de la selle de qualité à la française.

Bike Café

Frédéric Ducès a reproduit le process de fabrication de ces magnifiques et intemporelles selles. Relisez notre article concernant cette saga et consultez Frédéric et Katia si vous voulez acquérir une selle d’exception.

Prix : Contactez Fred ou Kata coordonnées mail sur leur site

Infos sur le site

 

 

On board, embarquement au cœur de la Transcontinental Race

0
On Board, le documentaire d’Antonin Michaud-Soret sur la Transcontinental Race
On board Trancontinental Race - Photo James Robertson, Design Graphique Matthieu Lifschitz

 

Photo James Robertson, Design Graphique Matthieu Lifschitz

On Board, le documentaire d’Antonin Michaud-Soret sur la Transcontinental Race est à ne manquer sous aucun prétexte !

La Transcontinental Race :

Une course unique à travers l’Europe.

  • 4 000 kms à vélo.
  • 17 jours de course sans assistance et en autonomie.
  • 4 points de contrôle.
  • Navigation libre.
  • 250 personnes au départ.
  • Les premiers mettent moins de 9 jours.
  • 50% ne finissent pas dans le temps imparti.
  • Seulement deux voitures de course suivent les coureurs à bord de l’équipe média.

En 2019, la course est gagnée par une femme pour la première fois, Fiona Kolbinger.

Fondateur : Mike Hall (1981-2017), décédé durant la Indian Pacific Wheel Race, fauché par une voiture sur la route.

Antonin Michaud-Soret, co-fondateur en 2011 de la société de production « ashstudio filmakers », spécialisé en prises de vue en conditions difficiles, réalise, entre autre, des films de montagne et d’expéditions aériennes. Passionné de vélos depuis sa plus tendre enfance, il touche à plusieurs sports nature et extrême tel l’escalade ou le parapente avant de revenir à ses premiers amours et réaliser plusieurs trips et voyages à vélo. Il découvre ensuite le bikepacking et l’ultradistance qui le fascinent.

On Board, le documentaire d’Antonin Michaud-Soret sur la Transcontinental Race
On board Trancontinental Race – Photo James Robertson

En 2016, il propose à Mike Hall de faire un documentaire sur la course (TCR N°4). Mike l’invite à suivre une édition à ses côtés pour se rendre compte de la complexité de la course. Antonin découvre de l’intérieur une aventure hors norme. Après la mort de Mike en 2017, il est évident pour lui de continuer l’aventure à suivre et filmer cette course afin d’en tirer un documentaire. Documentaire non pas orienté vers la performance des premiers mais plutôt sur l’aventure dans laquelle se lancent de « simples cyclistes ».

On Board, le documentaire d’Antonin Michaud-Soret sur la Transcontinental Race
On board Trancontinental Race – Photo James Robertson

Il suivra deux autres éditions (les TCR N°5 et 6 en 2017 et 2018), aux côtés, entre autre, du photographe James Robertson et de Juliana Buhring, première femme la plus rapide à parcourir le monde à vélo.

Le suivi de ces 3 TCR vont permettre à Antonin de capter l’ambiance de cette aventure, sa raison d’être et d’échanger intimement avec des participants qui se livrent en toute franchise. Ses conversations avec Kristof Allegaert, triple vainqueur en 2013, 2014 et 2016, nourriront sa connaissance de cette course mythique

On Board, le documentaire d’Antonin Michaud-Soret sur la Transcontinental Race
On board Trancontinental Race – Photo James Robertson

Synopsis

La TCR n’est pas une course « contre » les autres, ni contre soi-même. Elle est une course « pour » soi-même, et un tout petit peu pour les « autres ».

Rouler une TCR, c’est abandonner au bord d’une route des Alpes ou des Balkans, le sommeil, la lucidité, l’hygiène, toute notion de confort, et toute forme connue d’intelligence alimentaire. C’est rouler seize ou dix-huit heures par jour, dépasser la fatigue pour trouver l’épuisement, et dépasser l’épuisement pour se trouver soi-même.

Mais au-delà de l’épuisement, il y a la confiance, l’endurance, l’abandon aux fortunes de route, la patience infinie, une fraternité hilare. Il y a la capacité à prendre enfin de la distance avec ce qui vous freine et vous retient, à tout surmonter. Il y a tout ce qu’Antonin le réalisateur a recueilli à travers le regard des photographes (James Robertson et Camille Macmillan), de Mike Hall & Anna Haslock organisateurs et de Matthieu, cap 109, cycliste qui se livre à une bataille très personnelle.

Et puis, il y a tout ce qui change la vie de tous ceux qui la roulent.

La TCR est beaucoup plus qu’une course, c’est une expérience totale. Ici filmée

durant trois courses de 2016 à 2018. Onboard vous plongera dans cette expérience

unique qu’est la Transcontinental Race.

Le Synopsis plante le décor de cette course hors norme.

On Board, le documentaire d’Antonin Michaud-Soret sur la Transcontinental Race
On board Trancontinental Race – Photo James Robertson

Le trailer nous donne vraiment envie de découvrir les 52 minutes de ce documentaire :

La première aura lieu en région parisienne à Saint Ouen le 19 décembre en présence du réalisateur et de nombreux intervenants (coureurs, photographes, organisateur) et permettra aussi de découvrir quelques vélos et équipements utilisés.

Inscrivez-vous vite, les places sont limitées. Réservations et modalités sur http://www.onboardtcrfilm.cc/

Un calendrier des autres projections sera disponible très prochainement.

Si vous êtes intéressés ou connaissez un lieu pouvant accueillir du public pour une projection, n’hésitez-pas à contacter Antonin directement pour les modalités.

Et la VOD sera disponible le 01/02/2020.

Contacts : Antonin Michaud-Soret

antonin.michaud.soret@gmail.com

+33(0)6 67 76 74 81

 

 

Photographe : James Robertson

https://www.instagram.com/jprobertson/?hl=fr

 

Hugues GRENONœ

Vélothon … le Téléthon à vélo

0
Velothon Telethon
Velothon Telethon

Les cyclistes sont généreux et chaque année ils le prouvent par des initiatives lors des journées du Téléthon. Organisations d’épreuves, collectes de fonds, vente de gâteaux fabriqués maison lors d’une sortie cycliste, … Les idées ne manquent pas. Cette année une collecte générique baptisée “Vélothon” a été lancée à l’initiative d’Alain Puiseux du magazine 200 et François Paoletti, organisateur des Classics Challenges. L’idée est de réunir sous une seule bannière les dons des cyclistes sur la page de don du Téléthon spécifique au Vélothon.

logo-telethon

Chacun peut individuellement, ou avec son groupe d’amis, son club, sa famille, … faire une sortie demain vendredi ou samedi à vélo pour marquer l’événement et donner symboliquement 1 € du kilomètre … moins ou plus en fait comme vous voulez, mais via la page de don spécifique vélo mise en place pour le Téléthon :.

Nous réunir pour atteindre 384 400 €

C’est quoi, le Vélothon ? C’est le Téléthon, mais sur un vélo, et c’est organisé par la presse vélo et les Classics Challenge. Les 6 et 7 décembre 2019, roulez avec nous, où que vous soyez en France, et versez un euro du kilomètre à l’AFM-Téléthon sur la page spécifique ouverte à l’intention des cyclistes.

Si vous êtes à Paris, rejoignez le Classics Challenge hors série qui sera organisé le 7, en boucle et au départ de la capitale. Si vous êtes dans le centre de la France, rejoignez le 200 km Orléans – Paris — les deux itinéraires se rejoindront, pour une arrivée commune dans le XVIIe, sur le site d’accueil du Téléthon. Si vous êtes ailleurs, pédalez et versez.
Pas d’inscription, pas d’obligations, juste de la bonne humeur et des vêtements chauds.

Bike Café sera de la partie à Aix-en-Provence pour 2 parcours au choix 79 km ou 45 km au départ des Platanes devant le café à 10 h. L’idée est de rouler ensemble au départ d’Aix pour nos nombreux autres lecteurs un peu partout en France réunissez vous dans vos clubs autour de vous pour dédier votre sortie au Vélothon et aidez-nous à atteindre la Lune …

À Montélimar la Brigade du Cycle propose également une participation open à la carte entre12h00, et 24h00. Vous pouvez venir rouler quand vous voulez pendant ce créneau. Participation libre ( mais minimum de 5 Euros ) au profit de AMF Téléthon. Voir le détail ici.

« On ne savait pas quel montant objectif afficher sur la page de dons, alors on a mis 384 400, comme le nombre de km qui séparent la Terre de la Lune. Autant voir loin … », précise Alain Puiseux qui est à l’initiative de cette opération.

Un don de 200 euros revient à 68 euros après déduction d’impôt, merci Coluche. Plus d’informations sur cette page, très bientôt.

 

Virage 7 … pour l’amour de la bière et du vélo

2
Virage Sept Microbrasserie et atelier vélo
Virage Sept Microbrasserie et atelier vélo

On a souvent évoqué le lien qui existe entre une belle sortie à vélo suivi d’une bonne bière. Il n’en fallait pas plus à Pascal et François, pour imaginer un concept de Bike Café qui s’articulerait autour des deux activités que sont le brassage d’une bière et un atelier vélo. Virage Sept vient de naître à Lyon, réunissant ainsi en un lieu unique, une microbrasserie éco-responsable et un atelier-magasin de cycles, pour l’amour de la bière et du vélo !

Une idée un peu folle

Pascal et François sont deux amis originaires des Alpes, et installés depuis plusieurs années à Lyon où ils travaillent : l’un dans le graphisme, et l’autre dans la cuisine et la vente d’articles de sport. Leur rencontre ne date pas d’hier, car ils sont copains depuis le collège. François est de Gap et Pascal est originaire du Champsaur. Depuis leur enfance, ces deux complices partagent une passion pour les sports outdoor.

Virage Sept Microbrasserie et atelier vélo
Vélo et bière … une belle association

François, qui a pas mal voyagé après ses études a ramené d’un de ses voyages au Canada, la culture de la bière craft, riche en saveurs, en plaisirs et moments de partage. Il maîtrise les techniques de brassage et il a suivi une formation de technicien cycle, indispensable pour être totalement opérationnel sur les deux aspects de leur projet.

Pascal lui est resté dans sa belle montagne se forgeant une expérience en station de montagne : cuisinier, vendeur d’articles de sport. Il est arrivé à Lyon il y a 5 ans pour devenir responsable de rayon matériel (Cycles, Montagne ) chez Intersport.

Ils sont tous les deux passionnés de vélo et ils ont décidé de réunir en un seul projet leurs passions à la fois pour la bière et le vélo en créant Virage Sept.

Mais d’où vient ce nom Virage 7 ? …

« Mon papa était un passionné de vélo et du Tour de France avec notamment la mythique montée de l’Alpe d’Huez où il nous entrainait voir passer les coureurs. L’idée du Virage 7 vient de là, car l’image de ces allemands, ces hollandais, … réunis là partageant leur passion pour le vélo et la fête est restée gravée dans ma mémoire. Nous étions tous au bord de la route pour encourager les coureurs au virage 7 de la montée de l’Alpe …», explique Pascal.

Virage Sept Microbrasserie et atelier vélo
Virage Sept Microbrasserie et atelier vélo

Votre projet est très engagé au niveau de l’eco-responsabilité, qu’en est-il ? 

« En effet on aime en parler et agir autour de nous pour faire en sorte que l’usage du vélo se développe. Pour amener ma fille à l’école ou aller la chercher, j’utilise le vélo. Ma chérie se déplace en vélo électrique. Pour nos besoins professionnels on utilise un cargo ou une charrette … », poursuit Pascal. Le fait de promouvoir les déplacements à vélo fait partie du projet. Mais l’objectif est également de faire du local en mettant en avant des productions de proximité. Pour la bière, ils se fournissent dans la Drôme, à la houblonnière de Vincent et Christophe Marconnet. La petite restauration qui sera proposée à Virage 7 sera élaborée à partir de produits de saison, locaux et issus d’une agriculture raisonnée. Un choix qui sera en parfaite harmonie avec leurs bières.

Virage Sept Microbrasserie et atelier vélo
Virage Sept une belle gamme de bières

D’autres projets autour du recyclage sont intégrés au projet : les déchets seront triés, une collecte de des bouteilles de bière usagées sera organisée afin de les ré-utiliser.

La vidéo …

https://youtu.be/1lgBNKWlJ0E

Une tendance vélo plaisir

Pour les vélos il n’y aura pas de sectarisme à Virage Sept … Dans leur jeunesse nos deux compères pratiquaient le VTT en nature dans la région de Gap. Par la suite ils ont pris le virage de la route et maintenant celui du gravel et du vélo plaisir. Cet été il ont fait un road trip familial pour relier Lyon à la Méditerranée. Une expérience qui servira d’exemple, pour promouvoir l’idée du voyage sous sa forme la plus écologique.

Cet état d’esprit, centré sur le vélo plaisir, se retrouvera dans les rayons de Virage sept comme celui consistant toujours à tenter de réparer ce qui peut l’être, avant de proposer une pièce neuve, comme c’est malheureusement bien souvent le cas dans les shops plus classiques. Pascal et François entendent revenir aux bases d’un commerce équilibré où il est nécéssaire de gagner sa vie, mais aussi de conseiller et servir au mieux les clients.

Soutenir leur projet

L’affaire est lancée, la société est en cours de constitution il reste à trouver un local pour rassembler les 2 activités. Si vous avez connaissance d’un super lieu à Lyon n’hésitez pas à les contacter.

Pour développer le projets ils ont besoin d’un soutien financier et pour cela il ont lancé un projet participatif sur la plateforme de crowdfunding‎ Miimosa. L’objectif est de lever 25 000 € pour pouvoir réunir dans un lieu unique brasserie et atelier vélo, l’achat de matériel pour la brasserie et un fond de trésorerie pour lancer le stock. Le projet est plus que sérieux et pour avoir consulté leur plaquette disponible derrière ce lien je vous assure qu’ils ont réfléchi au sujet.

Face aux “big store”, à la vente sur le net et à la grande distrib, la résistance s’installe. Elle passe par des lieux comme Virage Sept où l’on pourra venir parler vélo, boire une bonne bière, manger une nourriture saine et non transformée par l’industrie. Un lieu authentique où l’on prendra plaisir à venir même si on n’y vient pas pour acheter un vélo.

Lien vers la campagne de financement : www.miimosa.com/fr/projects/virage-sept

Et pour nous les trouver sur les réseaux sociaux c’est ici :
Facebook : @viragesept
Instagram : @virage-sept

Affronter l’hiver, façon Café du Cycliste avec Adèle et Alphonsine

9

La marque Café du Cycliste est née il y a 10 ans sur la Côte d’Azur, dans un café typique niché au cœur des collines de l’arrière pays. C’est dans ce paradis pour cyclistes, et devant une tasse de chocolat chaud que Rémi Clermont et André Stewart, les fondateurs, ont eu la bonne idée. La passion du cyclisme, associée au lieu leur a inspiré le nom : « Café du cycliste ». L’enseigne s’installe à Nice en 2015, en ouvrant un espace de convivialité en plein cœur du vieux port. Depuis deux autres magasins ont été ouverts à Londres et à Majorque et le site internet publie régulièrement la sortie des nouvelles créations.

test maillot Alphonsine
Café du cycliste – Le maillot Alphonsine, bien appréciable au petit matin à Ménerbes dans le Luberon – Photo Bike Café

Café du cycliste c’est un style à part sur le marché du textile vélo. Cette marque innovante et originale qui fait évoluer petit à petit la silhouette des pratiquants. Les maillots étaient jadis bariolés, encombrés des logos de la concession auto ou de la boulangerie du village … Nous sommes aujourd’hui de plus en plus nombreux à préférer des vêtements élégants, aux couleurs harmonieuses, sans pour autant vouloir sacrifier le côté technique. Nos équipements de vélo ne sont plus seulement utiles et pratiques, mais ils répondent aussi à des codes plus “mode”, au point que certains matins, nos conjoints se permettent, un compliment, une remarque ou un avis sur notre tenue du jour.

¨ C’est dans l’air du temps

À ce jeu là, Café du cycliste rivalise d’originalité, pour proposer des vêtements au style différent.

Test du maillot Alphonsine Café du cycliste
La veste Alphonsine Café du cycliste, mise à la sauce rétro lors du Tour du Vaucluse historique – photo Luc Royer

Les premières fraîcheurs arrivées, j’ai pu tester la veste Alphonsine, ainsi que le cuissard d’hiver, Adèle. Ceci sur environ 1000 km lors Tour du Vaucluse historique (175 km) où il a fait froid et pendant mes entraînements de club.

Alphonsine

La marque s’est directement inspirée de l’univers des sports de montagne. On retrouve une poche poitrine bien pratique. Ainsi que trois poches cargo bien larges à l’arrière, dont une est zippée. Des panneaux façon coupe-vent protègent bien le haut du buste.

Mais le vrai plus du modèle, se trouve principalement dans sa composition. Les 38% de mérinos procurent une sensation immédiate de chaleur lorsqu’on l’enfile. Je l’ai testé dans des conditions très hivernales (-1 C°) et avec seulement un sous-vêtement technique en dessous : aucune sensation de froid.

Test du maillot Alphonsine Café du cycliste
Café du Cycliste … Même au départ d’une sortie, quand on met le nez dehors mal réveillé, la laine apporte une sensation de ”cocooning” – photo Luc Royer

Même au départ d’une sortie, quand on met le nez dehors mal réveillé, la laine mérinos apporte une sensation de ”cocooning” vraiment très agréable. Dans l’effort, pas de problème non plus. La matière ventile bien, même a haut régime. Comparativement a une veste d’hiver en acrylique, plus classique, le gain thermique est vraiment appréciable. L’autre avantage du mérinos est la limitation des odeurs. Car même pour les moins odorants d’entre nous, les problèmes liées à la transpiration dans des produits synthétiques, sont presque obligatoires.

J’étais on peu dubitatif avant l’essai, mais je dois avouer avoir était bluffé par la capacités de régulation des odeurs de la laine. Cela me laisse entrevoir des possibilités sur des épreuves de plusieurs jours.

Test du maillot Alphonsine Café du cycliste
Café du Cycliste – Photos @sims_teuteul

La coupe est classique, et dans les standards actuel. J’ai pris le modèle en taille XL pour 1 m 92. Mais j’aurais pu prendre une taille en dessous pour une coupe plus “fit”

¨ Même en ville …

La veste Alphonsine est technique mais n’en a pas l’apparence ? Elle est tellement classe qu’on pourrait presque la porter a la ville. c’est “Un vrai coup de cœur”.

Adèle

En complément de la veste Alphonsine, j’ai pu tester le cuissard d’hiver Adèle. Un cuissard court, mais doublé donc. À porter a la mi-saison, où avec des jambières l’hiver venu. On est là sur un cuissard haut de gamme. Tissu thermique déperlant, peau de chamois Elastic Interface (voir le test de Dan) du fabriquant Italien Cytech, et bretelles en mailles aérées. Rien a dire, sur la qualité de fabrication : c’est bien fini.
La peau est bien placée et très confortable. Je n’ai eu aucune sensation de frottement désagréable.

Test du maillot Alphonsine Café du cycliste
Café du Cycliste – Alphonsine et Adèle version performance – Photo Gabriel Refait

Mon seul bémol porte sur la plage d’utilisation d’un tel produit. Un cuissard court doublé, sera peut être utile dans le sud de la France, mais se révèle limité dans des régions où le froid arrive plus vite dans la saison. Rien ne vaut un cuissard long en terme de confort. Les jambières coupent souvent la circulation au niveau des cuisses et elles sont plus pour moi un élément d’appoint, qu’une tenue complète d’entraînement.

Le cuissard Adèle sera donc parfait pour les plus méridionaux, où les moins frileux d’entre-nous qui souhaitent un produit bien fini au look intemporel.

Le ton est donné, l’hiver 2020 sera placé sous le signe de l’élégance. Même le long d’une départementale venteuse, avec le nez qui coule et les doigts qui piquent, vous aurez la classe.

Test du maillot Alphonsine Café du cycliste
La veste Café du Cycliste fut une précieuse alliée sur les 175 kilomètres du tour du Vaucluse historique 2019 – photo Luc Royer

Et ça, ce n’est pas rien … 

Caractéristiques

Alphonsine

  • Composition : 38% merino | 38% acrylic | 24% polyester
  • laine polaire mérinos
  • panneau avant coupe-vent
  • deux poches cargo
  • poche à zip et poche poitrine
  • thermorégulation naturelle
  • élément réflectif
  • coupe classique
  • fabriqué en Europe
  • Prix : 180 € (promo actuelle 144 € )

Adèle

  • Composition : 49% polyamide | 35% polyester | 16% elastomere
  • intérieur gratté et coupe longue
  • peau de chamois cytech premium
  • traitement hydrofuge
  • bretelles en mailles premium
  • plusieurs panneaux
  • confort et maintien maximums
  • éléments réfléchissants
  • fabriqué en Europe
  • Prix : 195 € (promo actuelle 146,25 € )

Infos sur le site du Café du Cycliste

Pirelli Cinturato Gravel H, retour à la terre

4
Pirelli Cinturato Gravel H Tyre tire pneu

H, c’est la première lettre du mot hippie. Chez Pirelli, c’est plutôt l’abréviation de “Hard Terrain”, la version “terrains durs” du pneu gravel spécifiquement développé par la firme italienne. Pour offrir ma contribution à la communauté des cyclistes, j’ai décidé de me faire un long trip avec ce pneu, jusqu’au bout de la piste, puis de rapporter minutieusement cette expérience. Alors, kif ou pas kif ?

Pirelli Cinturato Gravel H Cycling Tyre tire
De longs rides sur tous types de surfaces avec le Cinturato Gravel H : Y a-t-il matière à kiffer ? – photo Dan de Rosilles

La famille s’agrandit

La famille Cinturato, qui se composait jusqu’alors de l’enfant unique “Velo”, un pneu endurance/Allroad que nous avons testé récemment, s’élargit avec la sortie des deux “Gravel”, le H (pour “Hard Terrain”) et le M (pour “Mixed Terrain”). Mais notez bien que ces deux pneus, développés spécifiquement pour la pratique du gravel ne sont pas les frères, mais plutôt les cousins du Velo : alors que ce dernier est doté de la gomme SmartNet Silica, initialement conçue pour les sports automobiles, ses cousins Gravel sont composés du Speedgrip Compound. Certes, le Velo et les Gravel ont une carcasse de 127 TPI, des renforts anti-crevaison en nylon à haute densité de tringle à tringle, mais Velo dispose aussi d’un renfort en fibres d’aramide dispersées dans la chape (la construction Armour Tech), alors que les Gravel sont équipés d’une carcasse qui favorise la déformation du pneu pour davantage de rendement, d’adhérence et de motricité en situation tout-terrain.

Test des Pirelli Cinturato Gravel H tyre tire pneu
Des crampons latéraux procurent l’accroche nécessaire dans les prises d’angle – photo Dan de Rosilles

Autre différence, bien visible, le Velo est quasi-lisse, alors que le Gravel H possède une bande de roulement constituée de crampons bas et rapprochés qui favorisent la vitesse et des crampons latéraux plus prononcés qui procurent l’accroche nécessaire dans les prises d’angle. Le Gravel M arbore, quant à lui, des crampons nettement plus imposants qui lui donnent un air de pneu VTT. À l’évidence, Pirelli ne s’est donc pas contenté de commercialiser, sous le même nom de famille, des déclinaisons du même pneu, mais l’équipe “Recherche & Développement” a visiblement travaillé sur des pneus très différents, adaptés aux pratiques spécifiques auxquelles ils sont destinés.

Test des Pirelli Cinturato Gravel H tyre tire pneu
Le Gravel H est vraiment cool à monter, rien à déclarer – photo Dan de Rosilles

Goûtons au H

Mes chemins de prédilection, les DFCI dans la garrigue autour d’Arles ou les pistes forestières des Cévennes sont essentiellement caillouteux, donc je me suis attaché à tester la version H en 40 mm. Le pneu existe en plusieurs diamètres, tous tirant vers le gros : 35, 40 et surtout un 45 mm, qui illustre bien la tendance actuelle des “Monster Cross”. Mais mon vélo ne permet pas de passer des pneus plus gros que 40 mm, et c’est dommage, car j’aurais bien essayé la plus grosse section, cinq millimètres de plus… par curiosité. Notez que le pneu existe aussi en 650b, avec un 50 et un 55 mm. Bravo aux concepteurs de Pirelli qui ont su s’adapter à la tendance actuelle des vélos à gros pneus, fort intéressants à rouler en gravel.

Test des Pirelli Cinturato Gravel H tyre tire pneu
Sur les cailloux, comme ici sur les pistes pentues des flancs du Mont Ventoux, le Gravel H est vraiment à sa place et à son aise – photo Dan de Rosilles

Initiation, détente

Je choisis pour débuter ce test mon “parcours base”, au départ d’Arles, sur un circuit qui alterne pistes en terre battue, single tracks en forêt, bords de canaux et chemins dans la garrigue. Ce premier contact est plutôt sympa : j’ai l’impression que je connais le pneu depuis longtemps, il est rassurant, régulier quelque soit la surface et la vitesse. Très vite, j’ai envie de le dégonfler, surtout à l’avant, et de passer un demi-bar en dessous des valeurs recommandées par Pirelli. Le pneu se détend, il est beaucoup plus confortable et accrocheur mais reste extrêmement franc dans les descentes et lors de virages serrés.

Pirelli Cinturato Gravel H cycling tyre tire pneu
Mes chemins secrets dans les bois de l’Ilon, avec, leur terre lisse et un tapis de feuilles mortes m’accueillent dans leur intimité, toutes branches ouvertes, pour un premier test des pneus fraîchement montés – photo Dan de Rosilles

Ici les flancs “ceinturés” font le job, les Cinturato n’usurpent pas leur nom de baptême. Mon programme gravel d’automne, dans les semaines à venir, est riche et varié : Alpilles, Mont Ventoux, Lozère, Ardèche, Camargue… ces pneus vont m’accompagner partout, et je sens qu’on va faire la paire, tous les trois.

Easy rider

Lors des deux premières semaines de test, la météo a été ensoleillée, il n’a pas du tout plu cet été et en ce début d’automne et où que j’amène les Cinturato, les terrains sont très secs. J’essaie de varier au maximum les surfaces très vite, je constate son excellent rendement sur terre battue, tapis de feuilles, graviers de tous calibres. Je me fais cependant quelques frayeurs sur de courts passages de limon, sable meuble, flaques de boue un peu profondes. Ce n’est pas que le pneu ne peut y passer, mais je dois m’astreindre à réduire ma vitesse et à raffermir ma tenue de cintre.

Pirelli Cinturato Gravel H tyre tire pneu cycling
Ce pneu “easy rider” est à l’aise partout – photo Dan de Rosilles

Mais globalement, ce pneu est “easy rider” : le sourire aux lèvres, on se sent ultra-stable, sur un train de pneus franc et réactif. Même si ce n’est pas le meilleur en traction dans les pourcentages sévères, il est à l’aise partout.

Speed

Le Cinturato Gravel possède une bande de roulement constituée de crampons bas et rapprochés qui priorisent la vitesse. C’est le moment d’appuyer sur les pédales et d’aller tester le rendement – photo Dan de Rosilles

C’est le moment d’appuyer un peu plus sur les pédales et d’évaluer le rendement du Cinturato H sur surfaces rapides. Sur terre dure, gravier tassé, sols compressés de toute sorte, ce rendement est excellent. Sur le goudron par contre, par exemple dans les épingles à cheveux que j’ai essayé d’enchaîner au plus serré et au plus vite dans la descente du Mas de La Barque, entre Gard et Lozère, le pneu se révèle un peu décevant. Sensation confirmée dans la descente sur tarmac plus large et plus lisse, comme sur les routes du Ventoux en descendant vers Malaucène. En fait, plus le revêtement est lisse et rapide, plus le pneu me déçoit, avec le sifflement caractéristique des pneus cramponnés. Malgré ses crampons très bas et sa presque-bande de roulement, ce pneu reste, pour ce qui est des surfaces goudronnées, à ranger dans la catégorie des pneus “à crampons”. Ici, Pirelli n’a pas réussi de miracle, non, le pneu absolument polyvalent n’existe pas encore…

Pirelli Cinturato Gravel H Snaky road tyre tire cycling
Dans les épingles de la descente du Mas de la Barque, entre Gard et Lozère, le rendement sur goudron se révèle quelque peu décevant – photo Dan de Rosilles

Suivre sa voie

Pirelli Cinturato Gravel H Tyre tire pneu
Le Cinturato Gravel est bluffant de précision, le pilote décide, le pneu s’exécute – photo Dan de Rosilles

Mais réduisons la largeur de notre point de vue, quittons les autoroutes à vélo pour nous faufiler dans des passages plus étroits. Les singletracks des Alpilles ou des forêts ardéchoises nous ont permis d’en savoir un peu plus sur les capacités manœuvrantes du Cinturato H. En se faufilant entre les arbres, sur des sols forestiers entre terre et cailloux, on découvre un pneu bluffant de précision, aidé en cela par sa capacité à rester réactif et rigide-mais-pas-trop des flancs malgré de basses pressions. Épaulé par ses crampons latéraux petits et serrés mais plutôt agressifs, on peut attaquer franchement et choisir des trajectoires que le pneu respecte à la lettre.

Pirelli Cinturato Gravel H
Les dalles calcaires un peu humides ne gênent en rien la précision du pilotage – photo Dan de Rosilles

Ce n’est pas une terre plus meuble qui perturbe le plaisir du pilotage, au contraire, le changement de surface, comme le passage en montée sur des dalles calcaires un peu humides près de la chapelle Saint-Gabriel à Saint-Étienne du Grès ne change pas la donne. En descente, sur terre battue ou meuble, dans les graviers, sur les petits cailloux qu’ils soient calcaires, granit ou schiste, ce pneu est un régal pour piloter en finesse.

Pirelli Cinturato Gravel H Tyre tire pneu singletrack monotrace
Sur terre, battue ou juste meuble, ce pneu est un régal – photo Dan de Rosilles

Expériences alternatives

Il y a aussi les exceptions, les moments où on ne peut pas faire autrement, les situations imprévues sur un secteur que l’on connait pourtant bien. Inondations de la piste due au débordement d’un canal d’irrigation, dépôt de ruines de travaux du bâtiment pour remblayer une piste agricole un peu trop creusée, tas de lisier chut d’une benne agricole et qui barre complètement le passage, labour intense de la piste par des sangliers au détour d’un virage, un bon pneu de gravel doit pouvoir aussi répondre à des situations où ce n’est pas la beauté du geste de pilotage qui compte, mais l’efficacité et le pragmatisme pour passer l’épreuve et reprendre le cours normal de son activité cycliste. Je peux dire que, lors du test, en ses occasions “accidentelles” aussi rares qu’impromptues, le Cinturato H ne m’a pas laissé tomber et m’a bien aidé à me sortir d’affaire.

Pirelli Cinturato Gravel H Tyre tire pneu
La spécialisation “Hard Terrain” n’interdit visiblement pas un excellent comportement en zones inondées – photo Dan de Rosilles

Vivre sans temps-mort et jouir sans entraves

On a coutume de voir des images des grands festivals où, comme à Woodstock, la pluie a transformé la prairie qui accueillait le public en un immense champ de boue. Parfois, on s’habille pour un Summer Of Love, mais la météo nous précipite à Waterloo… Quid du Cinturato Hard Terrain si la pluie s’en mêle et que nos terrains de jeux favoris changent brusquement de nature ? Honnêtement, je n’aurais pas de moi-même poussé l’expérience aussi loin si la météo durant ce test ne m’y avait pas obligé. Mais une semaine de pluie intense ne m’a pas vraiment laissé le choix, si ce n’est de changer le train de pneus pour écrire un article sur les pneus de cyclocross, ou continuer avec celui-ci, quitte à piloter avec des pneus pas ou peu adaptés à la situation. Les a priori ont la peau dure, et si Pirelli a dit “Hard terrain”, est-ce-que la spécificité de ce pneu ne lui permet pas d’autre usage ?

Pirelli Cinturato Gravel H tyre tire pneu tubeless
Dans la boue, le Gravel H ne s’en tire pas si mal. Les crampons bas ne font pas de miracle, mais ils chargent très peu et finalement le pilotage reste sain – photo Dan de Rosilles

Aussi, quelle ne fut pas ma surprise de me régaler dans la boue, sur les feuilles, les pierres  et les racines mouillées… avec ces pneus Hard terrain. Bien sûr, j’ai dégonflé un peu plus, j’ai roulé plus prudemment ; bien sûr, le pneu n’est pas au top comparé aux situations sèches et dures, et j’ai évité les zones de boue pure et vraiment collante, mais globalement le pneu a dépassé mes attentes. Les crampons bas chargent vite, mais sur une couche assez fine qui n’alourdit pas vraiment le pneu et ne crée pas de glissades rédhibitoires. De plus, les crampons bas débourrent aussi vite qu’ils ont chargé dès qu’on sort de la boue et qu’on passe dans une flaque ou sur des végétaux. En particulier, je ne constate aucun “bouchon” au niveau des bases du vélo ou sous les câbles de mes mini V-brakes, ce qui aurait rendu ces pneus inutilisables dans la boue.

Pirelli Cinturato Gravel H cycling tyre tire
Pierres et végétaux mouillés, racines… Sur sols mouillés, n’en déplaise aux étiquettes, je me suis régalé avec ce pneu – photo Dan de Rosilles

Au fur et à mesure, je réalise qu’il ne faut pas se méprendre sur le terme “Hard Terrain” : Le pneu est bon sur terrains durs, qu’ils soient secs ou mouillés. “Hard” ne veut pas dire sec… Et les qualités du Cinturato Gravel H sur terrains durs ne lui interdisent pas d’être plus qu’honorable sur terrains meubles !

Et l’herbe ?

Pirelli Cinturato Gravel H tyre tire pneu cycling
Ok c’est interdit de rouler sur les greens de golf, mais j’ai fait la photo uniquement pour illustrer le fait que ce pneu, c’est de la bombe sur l’herbe – photo Dan de Rosilles

Herbe, ça commence aussi par un H, et les coïncidences sont les bienvenues en ce qui concerne cette version du Cinturato Gravel, car l’une de bonnes surprises de ce test c’est l’excellent rendement du pneu sur cette surface qui pourtant est généralement pénible à rouler. Dans les Cévennes, entre Ardèche, Gard et Lozère, j’accompagne mes amis Lucie et Fred lors d’un week-end mi-sec mi-humide de début octobre. Sur la plaine du Tarn, un plateau tourbeux à plus de 1300 m d’altitude, l’herbe est dense, avec par endroits de lisses rochers de granit affleurant au beau milieu du singletrack. Ici on fonce, même si par endroit l’herbe est assez haute, drue et mouillée. On passe les petites mares d’eau retenue par la tourbe avec une assurance déconcertante. Sur ce terrain atypique, a priori pas inscrit dans le cahier des charges du pneu, le Gravel H tient son rang.

Pirelli Cointurato Gravel H pneu tyre tire cycling
Sur la Plaine du Tarn, entre les genêts, les touffes d’herbe drue des tourbières et les plaques de granit affleurant, le Cinturato Gravel H tient son rang – photo Dan de Rosilles

Méditation

Vraiment, le pneu Cinturato Gravel H de chez Pirelli est cool. C’est un pneu polyvalent et fiable, qui sera à l’aise sur tous les terrains durs et secs, particulièrement sur terre, où il se révèlera rapide, très rapide, et dans les singletracks où il excellera par la précision qu’il donne au pilotage. Supportant des pressions particulièrement basses (bien en dessous des valeurs préconisées par Pirelli) grâce à ses renforts latéraux, il est indécrochable en courbe, et saura vous étonner même sur terrains humides et mouillés : dalles, racines, gravier… qui ne lui poseront aucun problème. Il se révèlera d’ailleurs surprenant sur l’herbe, même grasse. Attention toutefois à éviter les terrains meubles : sable, boue… mais son cousin “M”, fortement cramponné, est fait pour ça. Petit bémol cependant : ce pneu n’est pas le plus rapide sur la route et manque de traction dans les montées sèches sur gravier. Mais ces petits défauts seront compensés par son prix contenu et sa résistance quasi indéfectible face aux risques de crevaisons.

Le Pirelli Cinturato Gravel H chez notre partenaire Cycletyres

Méditation, juché sur des Gravel H… photo Dan de Rosilles
Méditation gravel, juché sur des Pirelli Cinturato… photo Dan de Rosilles

Les cadeaux que l’on aimerait recevoir

1
Idées cadeaux pour cyclistes
Idées cadeaux pour cyclistes

La fin d’année approche et c’est traditionnellement l’époque des cadeaux : pour en faire ou pour en recevoir. Voici une petite sélection d’idées que j’aimerais bien personnellement soumettre à mon Père Noël (ceci est un message). Le vélo est une aventure, on peut également rouler avec des équipements beaucoup moins cher, mais il est bon parfois de rêver et qui sait le rêve peut devenir réalité e ces périodes de fêtes …

matos-unRapha bien au chaud

Doudoune Rapha Explore
Doudoune Rapha Explore

L’Explore Down Jacket est une veste doudoune polyvalente dont la coupe fonctionne aussi bien à vélo qu’à pied. Elle est confectionnée avec un tissu extérieur en nylon tissé léger et dotée d’une isolation en duvet de 850 cuin à haut pouvoir gonflant pour créer une couche isolante. Elle offre une chaleur exceptionnelle par temps très froid tout en ne pesant que 238 grammes en taille M. Le duvet bénéficie d’un traitement déperlant DWR afin de conserver son gonflant et de conserver la chaleur même lorsqu’il est mouillé. Rapha travaille en étroite collaboration avec Allied Feather, un partenaire de premier plan qui garantit un duvet entièrement traçable et responsable. Chaque veste est accompagnée d’un numéro de lot, ce qui vous permet de suivre son origine. La chaleur est conservée grâce à des ouvertures élastiques au niveau de la capuche et des poignets, ainsi que par une ceinture élastique qui s’ajuste à l’aide de sangles cachées dans les poches avant.

Doudoune Rapha Explore
Doudoune Rapha Explore une compacité étonnante

Sur la poitrine, les coutures contrastantes caractéristiques de la ligne ajoutent de la visibilité sans compromettre le poids ni la compressibilité. La capuche est dotée d’une fixation élastique légère et peut être retirée complètement pour les personnes qui partent encore plus légers. Des logos réfléchissants sont placés sur le dos et la poitrine pour une visibilité accrue.

J’adore … je l’avais déjà mise sur ma liste l’an dernier, j’essaie à nouveau.

Prix : 260 €

Voir sur le site 

matos-deuxTailfin, portage pratique et aéro

Ça n’a rien à voir avec la pub d’une crème dessert faible en calorie, il s’agit d’un système de portage pour vélo particulièrement aérodynamique et très pratique.

Cédric Amand du Team Baroudeur Ultra Cycling Team
Cédric Amand du Baroudeur Ultra Cycling Team … Il est utilisateur de  Tailfin notamment sur Transcontinental Race – photo Cédric Amand

À priori ça surprend, et la première fois que j’ai entendu parler du système AeroPack de Tailfin, j’avais quelques doutes. C’est Jean-Yves Couput qui avait adopté ce système sur une épreuve en Corse. Il s’agissait à l’époque de sacoches profilées qui s’accrochaient latéralement à l’arceau en carbone.  Depuis Cédric Armand, du team Baroudeur Ultra Cycling organisateur de la Baroudeuse, a utilisé Tailfin pour la Transcontinental Race dans sa version AeroPack et il en a été comme Jean-Yves pleinement satisfait de cet investissement.

Cédric Amand du Team Baroudeur Ultra Cycling Team
Le choix de Cédric un modèle S notez que sur le sac on peut accrocher sa veste pour pouvoir l’enfiler à tous moments si le temps change – photo Cédric Amand

Il existe 2 modèles : S et X. Le premier permettant uniquement de poser le sac de 20 litres horizontal. Le second permet d’ajouter en plus du sac, des sacoches latérales pour les grands voyageurs.

Il faut aller sur le site pour configurer son système en fonction du type d’axe de votre roue arrière (QR ou traversant) et choisir le modèle S ou X et les sacs. Le pris est élevé certes mais la qualité, l’esthétique et l’usage rendent ce sytème remarquablement efficace.

Allez sur le site pour configurer votre système …

Le sac est étanche et bourré d’astuce. Il se charge par le haut et facilite l’accès à son contenu. On peut fixer une veste ou autre au-dessus sans compromettre la prise au vent qui est minimale avec ce système.

  • Contenance du sac : 20 litres
  • Poids 430 g
  • Type de couture Soudée Haute Fréquence
  • Matière Nylon Stratifié & Hypalon
  • Charge max 9 kg
  • Poche pour ordinateur portable13 ″
  • Temps de fixation 10 secondes ou moins

Exemple de prix le système S : 290 €  et le sac AeroPack Trunk Top  : 185 €

Infos sur le site

matos-troisMérinos au Café du Cycliste

Le Café du Cycliste nous présente Alphonsine. Ce maillot hivernal s’est inspiré des montagnes et l’histoire inhérente aux sports outdoor. Alphonsine utilise une laine polaire mérinos conçue pour retenir efficacement l’air contre le corps et assurer ainsi une couche naturelle d’isolation dans les conditions de sortie les plus froides.

Café du cycliste Alphonsine sur le Tour du Vaucluse Historique
Café du cycliste Alphonsine lors du Tour du Vaucluse Historique au domaine de Marie – photo Luc Royer

Parallèlement, le mélange bénéficie de la thermorégulation naturelle et des propriétés de gestion de l’humidité du mérinos produisant un maillot entièrement respirant, très isolant et anti-odeurs.

Café du cycliste Alphonsine sur le Tour du Vaucluse Historique
Alphonsine sur le Tour du Vaucluse Historique … Gabriel en plein effort lors de cette balade de 175 km ) photo Luc Royer

Gabriel a testé ce produit, looké pour la circonstance en randonneur rapide sur son Motobécane rétro. Il l’utilise aussi en mode race sur son carbone Origine. Pour les départs frisquets le matin, et la montée progressive de la température dans la journée, la polaire mérinos est parfaite. Vous pourrez lire prochainement le détail de son test. Voilà un beau cadeau à faire pour un cycliste éclectique qui roule par tous les temps.

Caractéristiques

  • Composition : 38% mérinos | 38% acrylic | 24% polyester
  • laine polaire mérinos panneau avant coupe-vent
  • Deux poches cargo
  • Poche à zip et poche poitrine
  • Thermorégulation naturelle
  • Élément réflectif
  • Coupe classique
  • Fabriqué en Europe

Prix : 180 €

Infos sur le site 

matos-quatreIngrid POP star

Servi pour Noël sur un plateau, le pédalier italien Ingrid arrive chez Boost Cycles.

Ingrid est une entreprise italienne qui conçoit des pièces de transmission (pédaliers, plateaux, cassettes et bientôt un dérailleur VTT) absolument sublimes. L’usinage est précis, un grand choix de coloris est disponible ne fonction des références.

Boost Cycles pédalier Ingrid POP
Pédalier mono Ingrid POP

Leur modèle emblématique reste les pédaliers Rasta et Mondrian dispo sur leurs pédaliers R et L2. Le modèle CRS-POP est aussi une vraie réussite et sera parfaitement adapté à la pratique du gravel.  Chaque pédalier est compatible avec des plateaux VTT ou gravel en mono.

Caractéristiques

  • Matériau : Aluminium 2024 (leviers) et Aluminium 7075 (essieu)
  • Poids : 520g (avec axe L131, leviers de 170mm et sans couronne)
  • Longueur de levier : 170mm et 175mm
  • Essieu : compatible BSA de 30 mm , PF92 et BB30 en 2 longueurs, L131 (facteur K 91,5) et L136 ( facteurs K et 96,5)
  • Facteur Q : 163mm (avec axe L131) , 168mm (avec axe L136)
  • Chaîne : 49.5mm (avec axe L131), 52mm (avec axe L136).
  • Couleurs : Noir et Titane
  • Utilisation : CX, gravel, marathon, XC et trail
  • Compatible avec toutes les couronnes et araignées INGRID

Prix : 350 €

Bientôt en France sur le site de Boost : renseignez-vous

matos-cinqDynaplug Air

Le kit de réparation quand chaque seconde compte…

Avec les kits de réparation Dynaplug, fini les galères sur le terrain ou à l’atelier lorsque la limite du liquide préventif a été atteinte et qu’il faut réparer un pneu Tubeless. C’est ultra simple et rapide. A ne jamais oublier dans le sac ou la poche du maillot !

Dynaplug Air
Dynaplug Air réparation rapide de pneus tubeless

Le nouveau kit Air vous permet de réparer et de regonfler le pneu en même temps ! Un gain de temps crucial en course. Vous insérer la pointe et vous libérez le gaz de la cartouche CO². Rien de plus simple.


Le Dynaplug Air Kit est fabriqué en aluminium 6061 avec une magnifique finition Black anodisée.

Le Kit est composé de :
– 1 Dynaplug Air
– 3 mèches standard Soft Tip
– 1 brosse de nettoyage
– 1 cartouche CO² 16g

Pesé sans cartouche CO²
CARACTÉRISTIQUES :
CORPS : Alu 6061 anodisé
POIDS : 76g

Prix : 75 €

Infos sur le site de Boost Cycles

matos-sixMécanique vélo avec ParkTool

Voila un cadeau pour les mécanos. On oublie souvent le côté mécanique qui rime pourtant avec nos belles machines sur lesquelles il faut intervenir.

Parcktools propose cet ensemble d’outils de niveau professionnel, conçu et construit pour la portabilité. Idéal pour les mécaniciens sur le terrain comme à domicile qui veulent la trousse à outils portable ultime.

Un kit idéal pour Bike Café pour régler et intervenir sur nos vélos en test. Les outils sont soigneusement organisés dans la célèbre boîte à outils Blue Box BX-2.2 de ParkTool. Elle contient 56 outils pour effectuer de nombreuses tâches de réparation et de maintenance. La Blue Box qui est super costaud comprend des poches, des pochettes, des courroies et un espace ouvert pour ajouter plus d’outils et de pièces.

Prix : 800 €

Infos sur le site

matos-septK-Lite et la lumière fut

KLite éclairage vélo
KLite éclairage vélo

K-Lite est une petite marque australienne inconnue du grand public mais qui a les faveurs des pointures du bikepacking longue distance dans le monde entier.

KLite éclairage vélo
KLite le kit d’éclairage vélo

Le modèle Bikepacker V2 arrive en France chez Boost Cycles. À noter, la possibilité de choisir le type de faisceau à la commande en fonction de sa pratique (+/- large). Le système complet K-Lite avec Lampe, régulateur USB et interrupteur au cintre est un must ! C’est relativement cher mais le matériel est ultra fiable et performant.

Nous le testerons prochainement sur Bike Café.

Caractéristiques

  • Modèle de faisceau MED (idéal pour tous les types de conduite)
  • Unité de tête super compacte
  • LED Cree
  • 1300lm de sortie
  • Standlite
  • 100% étanche
  • 135 g

Prix : 315 €

Bientôt en France sur le site de Boost : renseignez-vous

Des livres à lire pour bien finir l’année

0
Livres sur le vélo
Livres sur le vélo

Je viens de lire 3 bouquins sur le vélo. Le premier, honneur au plus petit, est “Miguel” : récit de Romuald Marie, illustré par Céline Dayes, d’une Born to Ride 2019 dantesque. Les deux autres m’ont fait remonter le temps, avec le livre de Bernard Morlino “Vintage Velo Club” et celui de François Supié “Le Tour de France au temps des forçats et des ténébreux“.

Un grand écart entre les époques et les genres. L’univers du cyclisme moderne et aventureux scénarisé par Chilkoot pour Miguel et l’histoire glorieuse ou moins glorieuse de ceux qui ont laissé leurs noms au Panthéon du cyclisme pour les deux autres.

MIGUEL

Miguel éditions RavitoJe me souviens d’une publicité qui disait “Petit mais maousse costaud” … C’est le cas ce “petit” livre format 8 x 15 cm (pour tenir dans la poche du maillot) qui effectivement contient un récit “maousse” costaud. Une sorte de road movie, retraçant l’aventure de Romuald lors une longue randonnée à vélo imaginée par Luc Royer de Chilkoot. La BTR (Born To Ride) c’était 1200 km entre Montmédy et Ramatuelle en totale auto-suffisance. Les récits de rando à vélo sont généralement très chiants, et sont traités souvent à la première personne.

Là je peux vous dire que ce n’est pas le cas : j’ai dévoré ce petit livre sans ennui, en me pressant, avide de tourner la page suivante pour voir si Romuald allait pouvoir rejoindre Ramatuelle. Je ne vais pas dévoiler le suspens de ce récit, mais j’ai bien souffert pour lui par moment, tout en savourant la qualité de l’écriture de cette aventure.

Miguel, le titre de l’ouvrage n’a pas été inspiré par Indurain ni par un autre coureur hispanique, c’était le nom de la fameuse tempête, qui de façon totalement inhabituelle est intervenue en juin 2019.

À noter que ce livre existe en édition “augmentée” avec des illustrations coloriées en plus grand format avec plus de pages. Renseignez vous auprès de Ravito. À noter également le clin d’oeil de l’obtention du prix Chilkoot 2019, obtenu lors d’une réunion amicale après le dernier Tour du Vaucluse Historique.

Miguel éditions Ravito

Informations

  • Titre : Miguel
  • Auteur(s) : Romuald Marie illustrations par Céline Dayes
  • Editeur : les Échappées RAVITO éditions
  • Site web éditeur : www.ravito.fr
  • Nombre de pages : 150
  • ISBN : 978-2-9567345-1-2
  • Date de publication : octobre 2019
  • Prix TTC : 12 €

Pitch de l’éditeur

150 pages écrites et illustrées pour raconter la BORN TO RIDE 2019, c’est peu… c’est un peu de notre aventure. Romuald a roulé à vélo, a écrit. Céline a roulé sans vélo, a illustré ! le fruit de cette expérience, la découverte de cette famille de BTRistes dans ce livre.

Toujours dans la collection pocket jersey (se glisse dans la poche arrière d’un maillot !), les Echappées RAVITO éditions.

Vintage Vélo Club

Vintage Velo ClubEn ouvrant ce bouquin j’ai effectivement l’impression d’entrer dans un club. Le décor est là, effectivement un peu vintage, les cartes à jouer avec le portrait de nos reines est étalé sur la table. Des portraits, des histoires, des affiches, … l’ambiance d’un vrai club de Champions dans lequel Bernard Morlino nous invite.

Ce bouquin se parcoure sans séquence : on va à droite à gauche dans ce lieu familier. Tantôt lire un portrait, tantôt aborder une thématique. On y retrouve notre regretté Poupou qui nous a quitté récemment, mais qui sourit toujours comme avant. Ce livre, très graphique, aux pages volontairement jaunies est une mine d’informations. Une belle idée de cadeau en cette période de fêtes et qui fera faire plaisir à un(e) passionné(e) de l’histoire du cyclisme.

Informations

Pitch de l’éditeur

Voici l’album de famille du cyclisme mondial avec des visages connus et d’autres oubliés. Il y a Merckx et Indurain mais aussi une kyrielle de « forçats de la route » enfouies dans l’Histoire : de Jean Stablinski à André Darrigade en passant par Federico Bahamontes et Felice Gimondi. La machine à remonter le temps c’est l’enfance retrouvée à chaque page.

Qui a réalisé le plus grand exploit en cyclisme ?
Pourquoi le maillot jaune est-il jaune ?
Qui a dit : « J’ai graissé ma chaîne avec ma sueur » ?
Quels sont les cinq plus grands grimpeurs de l’Histoire ?
Que veut dire « becqueter de l’aile » ?
Qui a fait le premier doublé Tour de France-Giro ?
Quel était le cycliste préféré du général de Gaulle ?
Qui a porté le maillot jaune toute la course en 1961 ?
Qui était surnommé « L’Ange de la montagne » ?
Quel champion a raflé le premier cinq Tours de France ?
Qui a gagné le plus de courses ?
Qui a écrit « Mes Rayons de soleil » hymne au cyclisme ?

Et la galerie des fous de vélo, d’Emile Zola à Michel Audiard.
Depuis 1903, la Grande Boucle fascine tout le monde, des enfants aux grands-parents. Chacun a son préféré : Bobet ou Robic ? Kübler ou Koblet ? Anquetil ou Poulidor ? Hinault ou Fignon ? Les coureurs sont des exemples de courage qui bravent le danger à chaque compétition.

Le Tour de France au temps des forçats et des ténébreux

Le Tour de France au temps des forçats de la routeTout commence quand on retrouve page 11 la fameuse photo des frères Pélissier attablés avec Albert Londres au café de la gare de Coutances. Les forçats sont là pour planter le décor du livre consacré à la légende du Tour dans les années 20. Une époque très dure pour ces cyclistes qui ont participé à cette époque aux éditions les plus difficiles du Tour de France. Pas de droit de changer de maillot : si on partait avec 1 maillot pas question d’arriver avec 2 et inversement. Ils ont affrontés le froid, les routes chaotiques, des étapes interminables, … le tout avec des vélos au braquet unique. Aujourd’hui on fait du fixie par plaisir : imaginez franchir des cols et les descendre avec leurs vélos en pignon fixe avec un freinage approximatif. Aujourd’hui c’est impensable.

J’ai adoré ce livre, ses illustrations et admiré le travail de recherche de l’auteur. L’ensemble est une parfaite reconstitution de ce qu’était le cyclisme de l’après guerre mondiale de 14 – 18. On attend la suite … J’espère que Amphora demandera à l’auteur de poursuivre avec les autres décennies. L’arrivée du dérailleur dans le Tour, les équipes nationales, … Il y a tellement de choses à raconter sur le vélo et notamment à propos de ce grand théâtre qu’est le Tour de France.

Voilà encore une belle idée de cadeau pour un(e) passionné(e) de l’histoire du vélo. Ce livre figurera en bonne place dans ma bibliothèque.

Informations

Titre : Le Tour de France au temps des forçats et des ténébreux
Auteur(s) : Jean-François Supié
Editeur : Amphora
Site web éditeur : https://ed-amphora.fr/produit/cyclisme/le-tour-de-france-au-temps-des-forcats-et-des-tenebreux
Nombre de pages :
ISBN :
Date de publication :
Prix TTC : 29,95 €

Pitch de l’éditeur

Revivez les années 1920 du Tour de France et vibrez auprès de ses premiers héros légendaires : Pélissier, Bottecchia, Frantz et beaucoup d’autres ! Véritable marathon, vous découvrirez comment se courait le Tour à l’époque des forçats : routes d’un autre âge, nombre de kilomètres qui affole les compteurs et anecdotes savoureuses sur ces « touristes-routiers » qui ont enflammé le coeur des Français… Un contraste fort avec le Tour d’aujourd’hui et un livre de référence sur cette période.

Prenez le sillage et voyagez dans le temps grâce aux coureurs-pionniers et à leurs prouesses sans pareil !

Brompton explore le monde du gravel

11
Test du Brompton explore
Test du Brompton explore

On vous entend d’ici pouffer de rire. Vous pensez sans doute que nous avons pété un plomb au Bike Café, en nous voyant rouler sur un Brompton. « Voilà qu’ils nous proposent le test du vélo roi de la ville, pour l’emmener au rayon du vélo d’aventure et du gravel ! » Que nenni, ne riez pas, le monde appartient aux audacieux, aux intrépides : après tout, pour nous, le vélo est une aventure.

Dès lors, que la vénérable marque Brompton a sorti la version « Explore » de son célèbre vélo pliant, notre première pensée fut d’être flatté de constater que Brompton propose à son catalogue une version ayant l’ADN du Bike Café : un vélo d’aventure, pour explorer nos arrières pays et pourquoi pas le Monde. Puis nous avons rapidement déchanté, voyant que la robe choisie pour ce vélo est très loin de nos couleurs et que nous avons constaté qu’il n’est point question de café. Il n’empêche, nous avons testé ce vélo pendant une quinzaine de jours, pour nous faire une idée. Le roi de la ville peut-il être également être le roi des vertes prairies du Wyomming ?

Petit tour d’horizon en statique du vélo

Test du Brompton explore
Quelques détail du Brompton Explore

Une tenue de chasse ?

Vert et orange, une bien belle livrée. Vert « forest Drab » pour passer furtivement dans les chemins noirs chers à Sylvain Tesson, orange comme un élément de sécurité, pour ne pas être pris pour du gibier par les chasseurs tête en l’air. La sécurité n’a pas de prix.

Test du Brompton explore
Le Brompton Explore

En le sortant du carton on remarque les flancs clairs des pneus Schwalbe Marathon Racer Tanwall (5) qui contribuent à donner un bel éclat à ce vélo. Le sens du détail peut avoir son importance, la selle Brooks Cambium C17 (1) All Weather se marie très bien à l’ensemble, tout comme les sacoches kaki qui viennent de série sur cette édition spéciale. La sacoche avant (4) (qui est plus un sac d’ailleurs), est bien conçue, d’une grande contenance, avec des poches intelligemment disposées. Le système d’attache est lui aussi malin et très ergonomique. Sa contenance est bien plus que raisonnable, j’ai pu y mettre tout ce dont j’ai besoin quand je pars à l’aventure. Vite verrouillée sur le vélo elle est aussi vite mise en bandoulière si besoin.

Test du Brompton explore
La contenance de la sacoche du Brompton Explore est remarquable

La sacoche de selle (3) est plus décevante. Arrimée par deux lanières velcro, ces dernières semblent bien fragiles pour un usage intensif et sur chemins secouants.

Test du Brompton explore
La sacoche de selle

D’autant que Brompton annonce la présence d’un aimant, permettant d’éviter un ballotage défavorable, ce dernier s’avérera complètement inutile. Comme quoi quand l’idée est bonne mais mal exécutée …

Test du Brompton explore
La sacoche de selle

Pour vous mettre dans la confidence, je l’ai enlevée après mon premier trajet, trop peur de la perdre. Cette sacoche de selle est tout simplement indigne de la marque.

Pour le reste une transmission avec un plateau de 44 dents (6) anime une cassettes 6 vitesses. Le guidon est disponible en 2 versions : femme / homme.

Rouler en 16 pouces

Ce vélo ne renie pas ces origines urbaines, avec des déflecteurs sur les pédales, sa petite sonnette. Par contre il ne s’embarrasse pas de garde-boues, ni même d’éclairages avant ou arrière. Besoin peut-être de conserver un look sportif ? Oubli ? L’explication rationnelle se situe probablement plus du côté économique, l’absence de ces éléments permet de maintenir le vélo sous le tarif symbolique des 2500 € TTC en prix public.

Test du Brompton explore
Test du Brompton explore

Évidemment décrire un Brompton à l’arrêt, en partant du principe qu’ici au Bike Café tout le monde ne connaît pas ce vélo, signifie qu’il faut le décrire plié, à moitié plié, déplié. Parce que quelques photos valent mieux qu’un long discours, voilà à quoi il ressemble lorsqu’il fait sa gymnastique.

Test du Brompton explore
Le train arrière replié …

Oui ce vélo est super ingénieux, super compact une fois plié (56,5 x 54,5 x 25 cm), mais est-il performant sous la selle ? Sommes-nous en présence d’un avion de chasse ?

Test du Brompton explore
Brompton Explore : une fois plié (56,5 x 54,5 x 25 cm)

En ville ce vélo est vraiment bluffant d’efficacité. Ces petites roues de 16 pouces lui confèrent une nervosité très étonnante. Ce vélo est vraiment un as pour se faufiler dans la jungle urbaine, il est ultra maniable. Le tour de force de Brompton est néanmoins de proposer un vélo, qui sous ses airs de gadget, réagit comme un vrai vélo, robuste et conçu pour rouler. Évidemment, et ce même s’il propose 6 vitesses, le vélo n’est pas ce qui se fait de mieux, si vous êtes à la recherche d’un engin roulant sur de longues lignes droites planes. Ces 6 vitesses lui permettent de se déjouer quasiment de toutes les situations rencontrées en ville mais nous qui sommes habitués à rouler avec 12 jusqu’à 27 vitesses, nous regretterons un étagement parfois limité (Le Brompton est génial, il n’est pas miraculeux non plus).

Dans l’arrière-pays, ce Brompton est-il un digne cousin du Land Defender ? Je spoile d’entrée, la réponse est non. Quand les roues de 16 pouces sont un atout indéniable pour se loger sous votre bureau, elles sont un handicap sur chemins accidentés. C’est peu de le dire tant il faut être concentré sur des chemins bosselés. Il s’agit de rester concentré, le regard posé à quelques mètres devant le vélo, pour choisir soigneusement sa ligne et anticiper les trous et autres irrégularités du terrain. Le risque est de planter lamentablement la roue avant dans l’ornière, et partir dans un soleil, sous la pluie.

Test du Brompton explore
Elles sont un handicap sur chemins accidentés

Le travail des pneumatiques est honorable, ils font le boulot sans trop rechigner. Le test a eu lieu au milieu de l’automne, en Ile-de-France et les chemins de traverses sont de véritables bourbiers à cette époque. On recherche quand même souvent l’adhérence, le grip, j’aurais peut-être dû monter les pneus du vtt de ma fille avant de partir.

Reconnaissons que, vu les conditions du test, un vélo de cyclocross aurait été plus adapté. Ceci étant dit, le propre d’un vélo de gravel ou pour reprendre le positionnement de cette série limitée : un vélo pour explorer son monde, c’est bien d’être adapté à presque toutes les conditions, toutes les envies, toutes les destinations et donc tous les itinéraires.

En dynamique, en ville, je ne vais pas revenir dessus, le vélo est nerveux, bien équilibré et efficace. Dans les chemins, c’est un peu plus sport. Par sa conception, le vélo possède un empattement très court. Est-ce moi et mon mètre quatre-vingt-dix ou est-ce le vélo ? Toujours est-il que je n’ai pas trouvé de position confortable pour pédaler en danseuse, ou simplement me mettre debout sur les pédales. J’ai la fâcheuse impression d’avoir ma tête qui passe au-devant de la ligne de la roue avant, rendant ma position debout inconfortable, hasardeuse même. Condamné à rester assis, en facteur, sur la selle, chaque irrégularité du terrain vient cogner dans mes reins. Il y a bien un petit amortisseur, il donne le sentiment, d’accentuer le coup de cul, au cul, plutôt que l’absorber. Est-ce mon quintal qui maltraite le vélo et mon dos ? Peut-être mais n’ayant aucune velléité de perdre du poids, c’est le vélo qui devra s’adapter !

Il convient de bien connaître le vélo pour tirer le meilleur parti de la transmission. Les vitesses ne passent de l’une à l’autre alors que les jambes tournent, mais sans pression sur les pédales. Il faut donc anticiper tôt le petit raidillon qui viendra se mettre en travers de votre chemin, au risque de rester tanqué sur un rapport qui ne convient pas et donc fatalement poser le pied à terre. L’étagement des 6 vitesses est, on l’a déjà mentionné, un peu limite. Tout à droite, ça tire un peu long, monter un rapport, et ça mouline déjà trop. Comme déjà évoqué, Brompton ne peut pas faire de miracle avec ce choix de transmission disposant uniquement 6 rapports. Bonne nouvelle, tout à gauche, vous grimpez aux arbres.

Le freinage n’est jamais pris à défaut. Bon évidemment le vélo est comme neuf, et les freins sont réglés aux petits oignons, il faudrait tester la machine plus longuement pour se faire une idée sur la durée. Avant que je n’oublie, les freins sont à patins, faciles à régler, faciles à changer. Ceci dit, en 2019, bientôt 2020, sur un vélo qui s’appelle Explore, on peut déplorer l’absence de freins à disques. Le sujet des disques avait été abordé ici, ils ont leurs détracteurs et leurs aficionados. Je suis plutôt dans la deuxième catégorie. Est-ce si compliqué de concevoir une Brompton à disques ?

Pour conclure

Test du Brompton explore
C’est l’époque les champignons Brompton poussent dans la forêt

Ce Brompton Explore est une jolie édition limitée. Il vient livré avec un ensemble de pièces de rechanges. Je ne vais pas vous en faire une liste exhaustive ici, puisque vous trouverez tout là. https://fr.brompton.com/, de quoi partir autour du monde serein et être en mesure de pallier à tout souci mécanique en autonomie, que vous soyez au milieu de l’Ouganda ou du Bois de Vincennes. Cette édition limitée reprend tout ce qui fait le succès de ce vélo par contre, il ne doit pas cacher l’absence d’innovation de la marque. Brompton a mis beaucoup de temps et d’énergie (et d’argent probablement) pour développer une version électrique de leur vélo. À mon sens ils seraient bien avisés de travailler sur les quelques défauts persistants de ce vélo :

  • La transmission : il y a moyen de faire mieux. On la souhaiterait mieux étagée, plus simple, plus standard.
  • Le freinage : mettez-nous des disques. Au fait, si vous craquez pour ce vélo, il faut savoir que le freinage est monté à l’anglaise. Le frein arrière à gauche, l’avant à droite. Serait-t-il compliqué de modifier ce montage dès l’usine à la commande ?
  • Le réglage de la hauteur de selle : ce vélo que l’on plie et déplie en moins de 10 secondes pour les meilleurs, que l’on plie et déplie potentiellement 4 fois par jour, la selle que l’on monte/descend autant de fois dans la journée, n’a toujours pas de marquage sur la tige de selle. On règle donc la hauteur de la selle, tous les jours, au pif à moins d’avoir un mètre ruban dans la poche ou de peindre une marque. C’est ce genre de petit détail qui vous ennuie, au quotidien.

Test du Brompton explore
Le Brompton Explore surfe sur la tendance gravel

Ce vélo reste un super vélo. Selon moi, l’expression, « L’essayer c’est l’adopter » prend tout son sens avec le Brompton. Vélo au design particulier, pas particulièrement beau d’ailleurs (selon moi), le Brompton est l’outil parfait pour tout « daily commuter ». Cette version explore est plutôt bien équipée. Brompton surfe sur la tendance gravel, sans complètement réussir à me convaincre que ce vélo est fait pour partir explorer le monde par les chemins de traverses. Par contre, si votre traversée de l’Europe doit se faire à bord du train de l’Orient Express, vous avez là le vélo qu’il vous faut pour faire des escales, dans chacune des gares traversées et profiter des alentours en attendant le train suivant.

Infos sur le site de Brompton

Un film pour rêver d’aventures

La Blue Train Historic Race : un défi vélos électriques contre vélos musculaires

0
Chilkoot Blue Train Historic Race
Chilkoot Blue Train Historic Race - Photo Luc Royer

En couverture une expérience menée sur Bike Café en mars 2019 sur le e-Xelius de Lapierre sur 175km – photo Luc Royer

Il fallait que ça arrive un jour … Mettre en concurrence sur un long trajet des vélos équipés d’une assistance électrique face aux vélos musculaires. En 2020 ce sera fait et encore une fois c’est l’inventif Luc Royer de Chilkoot qui a eu cette idée. Luc nous a habitué depuis les débuts de l’aventure Chilkoot à des scénarios cyclistes toujours plus recherchés et travaillés dans les détails. Avec la Blue Train Historic Race les participants à cette première épreuve d’un nouveau genre vont ouvrir une nouvelle voie de l’aventure à vélo. Ils seront les pionniers d’une nouvelle pratique d’Ultra distance en vélo équipé d’une assistance électrique.

Cette épreuve risque de devenir un banc d’essai pour les marques de vélos, qui pourront se challenger sur l’efficacité de leurs solutions techniques, dans un esprit sportif et aventureux.

La Blue Train Historic Race, c’est quoi ?

Luc adore puiser dans l’histoire (la vraie) la trame des événements cyclistes que son esprit fertile invente. La Blue Train Historic Race n’échappe pas à sa démarche d’organisateur, car c’est le mercredi 12 mars 1930 que Woolf Barnato, fort de ses trois victoires consécutives aux 24 Heures du Mans au volant d’une Bentley décide de se lancer dans un pari un eu fou : battre le Train Bleu en atteignant l’Angletterre avant que le train arrive lui même à Calais.

Chilkoot Blue Train Historic Race
Le tableau de Terence Cuneo qui décrit ce duel entre la Bentley et le Train Bleu.

Woolf Barnato agacé par les récits des exploits un mois plus tôt de Dudley Noble au volant d’une Rover Light Six et de E.J.P. Eugster au volant d’une Alvis Silver Eagle, qui avaient devancé le train en ralliant Calais depuis Cannes par la route, respectivement vingt minutes et trois heures avant, voulait faire mieux. Barnato, qui était propriétaire de la marque Bentley, propose alors de renchérir à la mise du pari : il compte atteindre l’Angleterre avant que le Train Bleu n’arrive à Calais au volant de sa Bentley Speed Six Saloon carrossée par H.J. Mulliner et disposant de 140 ch sous le capot.

Barnato et son copilote Bourne ont atteint le Conservative Club à Londres, quatre minutes avant que le Train Bleu n’atteigne Calais … Pari gagné.

90 ans plus tard

Luc Royer nous annonce qu’il a imaginé que cet itinéraire entre Cannes et Londres, du Carlton à Little Ben via les ravitaillements et contrôles de passage d’Aix-en- Provence, de Lyon, d’Auxerre, de Paris (villes de ravitaillement en essence choisies en mars 1930 par Woolf Barnato pour sa Bentley noire) et des ports de Calais et de Douvres (1350 km environ) puisse (re)devenir le théâtre d’une course officieuse, dans la plus pure tradition des Blue Train Races illégales de la fin des années vingt – début des années trente, non plus en auto mais à vélo, pour marques et « Gentlemen bikepackers ».

La BLUE TRAIN HISTORIC RACE sera une course de Grand Cyclisme qui verra se challenger côte à côte, sur routes ouvertes non balisées (itinéraire à la décision, tracé et discrétion de chacun(e)), des cyclistes d’ultra distance sur des vélos musculaires et sur des vélos à assistance électrique, qui appliqueront leurs stratégies associées respectives.

Les conditions de participation

Le montant de l’inscription est fixé à 200 euros pour chacun(e) des challengers auxquels s’ajoutent le coût de la fabrication de leur maillot officiel numéroté d’un chiffre blanc (catégorie MBCL Muscle Bike Cannes London) ou d’un chiffre rouge (catégorie EBCL Electric Bike Cannes London) sur la double poche poitrine ainsi que sur la poche arrière gauche (réfléchissantes).

Chilkoot Blue Train Historic Race
Les maillots BTHR 2020 officiels seront confectionnés avec soins, à la main, pour chacun des cyclistes d’ultra-distance, dans l’atelier des Vêtements GAUTIER (13 Le Puy-Sainte-Réparade).

Une seule batterie sera autorisée pour les vélos à assistance électrique. Elle sera marquée/estampillée BTHR par l’organisation lors des vérifications techniques du vendredi 13 mars 2020 à Cannes et le débridage de la limite d’assistance des 25 km/h sera interdit.Toutes les solutions d’optimisations techniques des vélos tant musculaires qu’électriques sont envisageables, à l’image des différentes motorisations et des choix de cylindrée et de carrosserie des Rover, Alvis et autre Bentley du tout début des années 30, l’objectif de cette course étant de s’imposer comme la plateforme privilégiée de recherche & développement du cyclisme sur route et comme forum de débat relatif à l’arrivée de l’assistance électrique sur ce segment.

Les candidats challengers pré-déclarés ainsi que les cadreurs et marques constructeurs recevront par voie postale, à l’ancienne, d’ici à la fin de ce mois de novembre, une invitation à se préparer puis à s’aligner au départ (à la confrontation) de « la BTHR 2020 ».

Le départ de cette première Blue Train Historic Race (depuis la Croisette – devant l’InterContinental Carlton de Cannes) est programmé vendredi 13 mars 2020, à 18H00…

« Who will be the first among the challengers at Little Ben in London ? »

Les infos sur le site de Chilkoot