Le vol de vélos est un phénomène en forte expansion depuis plusieurs années. La dernière étude de l’IFRESI-CNRS-Altermodal montre que 400 000 vélos sont volés chaque année en France. Parmi eux 40% seront retrouvés, car les voleurs ne font souvent « qu’emprunter » un deux-roues. Malheureusement, parmi ces vélos retrouvés, seulement 2% pourront être restitués aux propriétaires parce que les services de Police ne peuvent pas les identifier.
La législation sur le marquage identitaire des vélos va évoluer dans le cadre de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM). Cette loi, votée le 19/11/2019, vient renforcer la lutte contre le vol des deux roues, cible privilégiée des malfrats. À partir du 1er Janvier 2021, tout vélo neuf sortant d’un magasin, devra porter un marquage permettant à la police de l’identifier en cas de vol et le cas échéant, de le restituer à son propriétaire.
Recobike une solution à ce problème.
Un marquage posé par un professionnel du cycle au moment de la vente, une résistance du produit à toute épreuve, un lien vers une base de données centrale consultable par les forces de l’ordre, un message dissuasif directement posé sur le cadre à l’attention des voleurs.
Recobike marquage sécuritaire des vélos
Le marquage est lié au cadre via un procédé de soudure chimique rendant impossible toutes tentatives d’effacement sans laisser de traces évidentes.
Recobike marquage sécuritaire des vélos
Même si ce dernier ne sera plus lisible après destruction, un marqueur U.V déposé au moment de l’installation permettra aux forces de l’ordre de conclure qu’il s’agit d’un vélo volé et elles pourront ainsi retrouver son dossier dans la base de données Recobike via des critères descriptifs tels que la marque du vélo, la couleur, les accessoires, …
Le marquage chimique
Cette technologie offre une protection inviolable et permanente. Une fois soudé chimiquement, le marquage antivol est impossible à retirer*, contrairement à d’autres procédés d’identification. Le dispositif est résistant à l’abrasion, aux produits chimiques et à toute autre forme de vandalisme. En cas de tentative de destruction, les informations contenues dans l’insert de sécurité restent lisibles et efficaces.
Impossible d’arracher le marquage sans laisser de traces évidentes d’effraction et sans endommager fortement le matériel.
Lors de la pose du marquage, l’installateur va utiliser une solution chimique visible sous UV. Les services de Police utilisent fréquemment les lampes UV. Elles permettent de détecter clairement les traces de cet agent chimique sur un vélo volé.
Utilisation de la lampe UV pour retrouver l’identification du marquage
Le prix public conseillé du marquage s’élève à : 26.90 € TTC.
Bien évidemment, un particulier déjà en possession d’un vélo, que ce soit un entrée de gamme ou une bête de course, peut demander à le marquer dans n’importe quel magasin pour le protéger contre le vol. En cas de revente du vélo, la protection antivol est transférable au nouveau propriétaire.
Le marquage est à effectuer sur le triangle avant pour les vélos ‘tout suspendu’ ( le client a le choix de l’emplacement ) et à n’importe quel endroit sur un vélo semi-rigide, route ou autre.
Les marquages Recobike seront disponibles dès le début du mois de février 2020.
Vous trouverez en complément de notre article concernant Recobike, qui vient d’annoncer son nouveau modèle, un très bon comparatif (datant de 2017) sur les 4 systèmes connus sur le site de Velook.
Je vous propose en cette saison hivernale que l’on se penche sur trois produits que j’ai testé depuis octobre dernier. Durant cette période j’ai pu évaluer ces produits dans des conditions assez variées, avec notamment environ deux semaines d’utilisations au Mont Ventoux, plusieurs semaines sur les bords de Loire, notamment lors du « Tout Droit Chambord », le long du canal de Berry et en vélotaf dans le Var. Une large plage d’utilisation avec des températures comprises entre -4°C et 18°C.
Veste RC500 visible
Pour commencer, je vous présente le produit qui m’a le plus convaincu, la « Veste hiver RC500 EN1150 ». En effet, j’ai particulièrement apprécié, avant même de l’essayer, sa très haute visibilité. Rien à voir avec d’autres marques bien plus onéreuses où la gamme « visible » se résume souvent à une bande fluo sur la largeur des épaules, et de maigres bandelettes réfléchissantes. Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi le dos de ces produits restaient noir, alors que c’est bien de derrière que vient souvent le danger…
Visible jour et nuit
À travers ce produit, je rejoins tout à fait le choix assumé de la haute visibilité sans concession. Ici, l’esthétique est secondaire, la sécurité prime. La partie dorsale en est le meilleur exemple avec de larges et copieuses parties réfléchissantes.
Les nombreuses et vastes poches sont pratiques et facile d’accès – photo Laurent Biger
À l’usage, cette veste a brillé également par sa polyvalence. Alors que son look d’employés d’autoroute la prédestine au premier abord au vélotaf, elle s’est montrée suffisamment polyvalente pour une utilisation plus sportive, malgré un poids conséquent. Notamment grâce à une bonne évacuation de la transpiration et une coupe bien ajustée. La finition est également bonne, tout comme la fabrication, robuste.
Les nombreuses et vastes poches sont pratiques et facile d’accès. La poche pectorale est parfaite pour y insérer son smartphone, avec pour conséquence logique en ces temps humides une rapide coloration de la couleur des pistes pratiquées…
Poche pectotale et détail également judicieux : le tour de cou intégré – photo Laurent Biger
Détail également judicieux : le tour de cou intégré (et amovible). On peut l’enfiler facilement après avoir revêtu la veste, ce qui en fait un accessoire auquel on prend très vite goût en ce moment. Dans le même esprit de protection face aux courants d’air d’hiver, les manches sont doublées aux poignets pour empêcher la pénétration d’air et d’eau. En parlant d’eau, la déperlance de la veste semble plutôt efficace, car j’étais toujours au sec après une pluie fine pendant une demi-heure. À relativiser néanmoins car il faudrait évaluer à nouveau cet aspect après bien plus de lavages… Au final une excellente softshell pour un prix sans concurrence. Personnellement j’ai particulièrement apprécié cette visibilité sans concession, rassurante.
Même de jour cette veste est visible – – photo Laurent Biger
Passons à cette veste de la marque Van Rysel, qui est rappelons le, représente le penchant cycliste sportif chez Decathlon. Même si il n’est pas question ici de motifs réfléchissants, on ne peut que louer la volonté de proposer un produit qui est très visible, un gage de sécurité majeur. Cette veste est décrite pour supporter une pluie moyenne, et j’ai pu vérifier ce point courant quelques sorties le long du canal de Berry…
Veste Van Rysel convertible
Question respirabilité, j’ai été en revanche relativement déçu de ses performances, le tissu n’évacuant pas assez la transpiration, alors que sous la bannière « Van Rysel », ce produit se veut par définition « cyclo-sportif ».
Dans les bois et sur les sentiers – – photo Laurent Biger
D’un point de vue pratique, elle est relativement bien pensée puisque l’on peut retirer les manches et les ranger dans les poches aérées noires placées dans le dos. Elles sont superposées aux poches dorsales classiques et facilement accessibles, même en roulant. Cependant, n’espérez pas pouvoir remettre les manches sans vous arrêter, j’ai essayé et c’est malheureusement quasi-impossible. La jupe arrière est très bien pensée pour protéger des inévitables projections humides. La finition est assez décevante, particulièrement à l’extrémité des manches où l’on voit apparaitre des fils issus de la coupure brute et sans bords de celles-ci. À 70 € cette veste, je trouve que c’est malgré tout assez décevant…
Bavette de protection et poches en filet superposées aux poches traditionnelles – photo Laurent Biger
Produit simple dans son apparence, ce cuissard court Van Rysel est pourtant un produit qui mérite que l’on s’y attarde. En effet, bien que court, celui-ci est prévu pour un usage sportif en condition fraiche, ce qui n’est pas courant sur le marché. Une démarche judicieuse quand on envisage certaines randonnées hivernales où la question de porter un cuissard long n’est pas d’une réponse évidente. D’ailleurs, on connait tous au moins un cycliste qui n’envisage le pédalage qu’en culotte courte ?
Le cuissard
Composé d’un tissu Super Roubaix® à intérieur polaire, le cuissard est particulièrement agréable à porter. J’avoue avoir été séduit par ce produit qui m’a parfaitement convenu sur des sorties « fraîches » où l’on sait que le cuissard long n’est pas totalement justifié. Cela peut être le cas pour envisager de longues ascensions, comme j’ai pu le faire au Mont Ventoux fin octobre avec ce cuissard. Decathlon annonce un confort d’assise « pour rouler 3h et plus par sortie ». Sans totalement être en total désaccord, j’ai pu évaluer que c’est plutôt 3h maximum. Au-delà, la peau qui incorpore des inserts en gel n’est à mon sens pas adaptée pour en faire véritablement un produit d’endurance. La finition est de qualité, et l’esthétique neutre permet de marier facilement ce cuissard avec toutes sortes de vestes et autres softshell. Le prix contenu est évidemment un point positif à souligner ! Lien : https://www.decathlon.fr/p/cuissard-velo-court-hiver/_/R-p-301194 Prix : 50 €
Pente douce : des chaussettes françaises pour les cyclistes
Le logo de Pente Douce
La chaussette fait un retour en force depuis quelques années dans notre quotidien de bipède. Considérée un temps comme un sous-vêtement ringard, elle est devenue un véritable accessoire de mode, assortie à nos vêtements ou autres accessoires, aux motifs originaux ou psychédéliques, et désormais elle se montre volontiers. La chaussette ne se cache plus, comme prônait un fabricant français bien connu.
Mais quand est-il de la chaussette du cycliste ? Y apporte-t-il le même soin que sa tenue du quotidien ? Demande-t-il à ses chaussettes de répondre uniquement à des critères esthétiques ou de mode ou répondent-elles à d’autres critères plus techniques ?
On a tendance un peu à oublier cet accessoire qui n’est finalement pas du tout accessoire. Et on passe souvent bien moins de temps à choisir sa paire de chaussettes que son cuissard, ses chaussures ou ses tenues.
Mais, pour le cycliste comme pour les autres sports, la chaussette est un élément primordial. C’est l’élément en contact direct entre le pied et la chaussure. Et vu les milliers de tours de pédales réalisés et donc les risques de frottements et de gênes, engendrant échauffements et transpiration, il vaut mieux être bien dans ses chaussettes et qu’elles se fassent oublier (dans tous les domaines;-) ) !
Les marques ne mettent pas toujours suffisamment en avant les aspects techniques de leurs produits. Bien souvent nous allons changer de chaussettes selon les saisons, et avec elles composition et hauteur vont varier, mis à part cette temporalité et les critères esthétiques, portons-nous attention à d’autres critères ?
L’histoire de Pente Douce
Partant de ce constat et ces questions, trois amis, Maurane, Paul et Timotée, travaillant alors tous trois dans un magasin de sport de Laval en Mayenne et ayant soif d’entreprendre, décident de lancer leur projet : « Des chaussettes techniques, confortables et designs au service de la performance pour sportifs exigeants ».
Paul, passionné de vélo, a une formation Staps option ergonomie performance motrice, Maurane a une formation de designer aux Beaux Arts et Timotée, passionné de sport également, a une formation agricole et une expérience de projets entrepreneuriaux. Le trio est parfaitement complémentaire et motivé pour lancer leur marque !
L’équipe de Pente Douce : Timotée, Maurane et Paul, photo Ouest France
Ils remarquent que les cyclistes du Tour et des courses locales ont des chaussettes très designs et assez originales parfois mais sont-elles très « techniques » également ?
Ils décortiquent le marché existant et les propositions actuelles et voient qu’il est possible d’amener une touche de technicité supplémentaire en plus du design.
Les bandes de serrage sont enlevées, car elles ont un effet coupe-sang. À leur place, la tige de la chaussette aura une forme d’entonnoir cintrant la cheville pour le maintien. Des renforts sont ajoutés sur le talon, à l’avant du pied et sur l’extérieur de la chaussette afin de protéger les orteils et la voute plantaire ce qui donne la sensation d’un petit coussinet. Pour apporter de la respirabilité et de l’élasticité, de l’élasthanne et du polyamide sont positionnés sur le dessus de la chaussette et aux endroits stratégiques afin que la chaussette moule et maintienne parfaitement la cheville et le pied. Enfin, une languette élégante est positionnée à l’arrière de la chaussette pour la repositionner plus facilement.
Chaussettes de vélo Pente Douce, la conception
La languette est un peu le signe distinctif de la marque avec le petit drapeau bleu blanc rouge positionné dessus. La hauteur de la tige fait tomber les chaussettes juste en-dessous du mollet afin de le mettre en valeur.
Il leur tient à cœur de trouver un savoir-faire français pour garantir une chaussette de qualité.
Ils se tournent alors vers la manufacture Broussaud. La maison Broussaud, créée en 1938, est spécialisée dans le tricotage. Elle est dirigée par la troisième génération de la famille Broussaud. Elle est basée dans un petit village de 630 habitants du limousin près de Limoges. Elle a fait de la qualité sa marque de fabrique. Son savoir-faire est reconnu par le label EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant) et OFG (Origine France Garantie). Evoluant au fil des générations, elle s’est dotée d’un outil de production performant qui, associé à la R&D et aux designers maisons, permettent de proposer des produits hauts de gamme et performants.
Reste le nom de la marque à valider. Les trois compères désiraient trouver un nom en rapport avec le nom d’un col mais sans utiliser le nom d’un col … lourde tâche. L’idée est venue avec la « pente » associée à « douce » qui caractérise le confort de la chaussette « Pente Douce ».
L’équipe doit maintenant financer le projet et le lancement de la gamme. L’idée du financement participatif est une évidence et ce sont les premiers clients cyclistes qui permettent cette impulsion en précommandant leurs chaussettes. Une campagne est ouverte sur la plate-forme Ulule en janvier 2019. En deux mois une centaine de cyclistes jouent le jeu et l’histoire peut commencer.
Les premiers prototypes sortent en février 2019. Après quelques tests et ajustements, la société est créée en avril 2019 et la première collection est lancée, la collection « Vedette ».
La collection “Vedette”
Rose poudrée et Camouflette – Photos Rowson AndrewskovishForêt canadienne et Marinière jaune – Photos Rowson AndrewskovishCubique et Marinière bleue – Photos Rowson Andrewskovish
Les chaussettes sont commercialisées via la boutique en ligne et sont également à la vente dans des points de vente réparties sur l’Ouest de la France à l’heure actuelle.
Débuts prometteurs et projets futurs
La marque a quelques ambassadeurs testeurs de renom qui sont entièrement satisfaits du produit qui tient toutes ses promesses.
Pour les avoir testées également, le contrat est rempli. Très bon maintien du pied et de la cheville, grand confort et excellente respirabilité ce qui fait qu’elles se font oublier ce qui est un atout dans ce cas ! Elles sont utilisables plutôt en mi-saison comme annoncé mais également par temps froid avec une bonne chaussure hiver.
L’équipe ne s’arrête pas là. Elle va sortir au printemps prochain une nouvelle collection, la collection « Light », qui sera complémentaire de la première collection.
Quatre nouvelles paires de chaussettes au design inédit et à la technicité adaptée à la saison et aux températures estivales. Elles seront caractérisées par un dessus de pied encore plus respirant et l’ajout de mesh sur l’ensemble du coup de pied apportant une finesse plus importante. Hâte de voir le design et de les tester.
Parallèlement, le réseau de distributeurs va certainement s’agrandir assez rapidement, tout comme la communication, aidée par le bouche à oreille, puisque déjà de nombreux cyclistes ont été séduits par ce produit.
L’équipe est plutôt sur une pente ascendante et pas si douce que ça !
Le prix de ces chaussettes est de 20 € ce qui les place plutôt dans la fourchette haute, mais il est tout a fait cohérent et justifié au regard de la technicité, la qualité et la durabilité du produit, qui plus est fabriqué en France.
Nantes est réputée pour ses biscuits et notamment pour celui que les enfants adorent : le choco BN. Ce biscuit, qui a 70 ans, est menacé de disparaître dans le contexte actuel du « sugar bashing ». Pas question de disparition, bien au contraire pour la BN 200 : Boucle Nantaise gravel en autonomie sur 200 km, sa deuxième édition aura lieu le 13 juin 2020 et les inscriptions démarreront le 31 janvier pour les femmes et le 1er février pour les hommes.
Un staff heureux de la première édition de la BN 200 en 2019 – photo BN 200
Rappelez-vous, nous avions présenté cette épreuve l’an dernier. La première édition a été un succès, Bastien un des instigateur de l’aventure, m’en parle et il présente à Bike Café les nouveautés de l’édition 2020.
Une première édition réussie
BN 200 rando gravel dans le pays nantais
« Nous étions 50 participants à cette première édition, il y a eu une super ambiance et la météo a été avec nous », me dit Bastien. Le nombre de participants sur ce 200 kilomètre était idéal pour que tout le monde puisse faire connaissance. On est sur une rando et les participants viennent pour se faire plaisir et découvrir.« Il y avait néanmoins une poignée de cyclistes très affutés qui ont réalisé la boucle en 9h, malgré les passages difficiles dans les vignes », me confie Bastien qui précise que BN 200 met surtout en avant la convivialité. D’ailleurs les participants étaient attendus à l’arrivée avec des frites et une tireuse à bière pour accueillir comme il se doit et dans la bonne humeur, les finishers de cette première Boucle Nantaise. « C’est la formule que nous allons reprendre pour l’édition 2020 », précise Bastien.
Quoi de neuf en 2020 ?
BN 200 rando gravel dans le pays nantais – bocage, sentiers de campagne à travers champs – photo BN 200
Pour 2020 il y aura deux fois plus de participants. La BN 200 pourra accueillir 99 cyclistes. Un questionnaire distribué aux participants de l’édition 2019 a permis de recueillir leur ressenti et remarques pour bâtir cette 2ème édition. Globalement la diversité des paysages a été très bien appréciée. Le parcours très vallonnés dans les vignobles, les bords de Loire plus plats pour récupérer, le bocage et les champs avec la boue qui colle un peu aux pneus, … tous ces éléments ont été bien dosés.
BN 200 rando gravel dans le pays nantais – chemins de vignes
Dans les améliorations souhaitées il y a notamment la disparition de ces gros raidards de fin de parcours qui empêche de profiter joyeusement du final. Le ratio 60% pistes et chemins pour 40% de route restera sensiblement le même. « Nous n’avons pas voulu aller au-delà de 99 participants pour des questions d’assurances qui au-delà de 100 deviennent plus couteuses, et surtout nous ne voulons pas grossir trop tout de suite, pour garder l’esprit convivial de l’événement », précise Bastien.
Mesdames à vous l’honneur …
Les inscriptions seront ouvertes le 1er février pour les hommes et les femmes auront la priorité en pouvant s’inscrire le 31 janvier. « L’idée est d’avoir plus de femmes sur cette BN2020. L’an dernier nous en avions 2, ce qui était très peu et pour éviter que les inscriptions féminines passent à la trappe, nous avons offert cette avantage aux féminines. L’an dernier tout était parti en 1h …», précise Bastien.
Les recos … une partie de plaisir
Nous l’avons souvent dit : “le bonheur est dans la trace” et l’équipe de BN 200 travaille actuellement l’élaboration du tracé 2020. « Le parcours est renouvelé totalement, ça fait partie du plaisir pour nous d’aller à la découverte de nouveaux endroits pour ensuite les partager avec les participants », explique Bastien.
BN 200 rando gravel dans le pays nantais
L’enjeu de l’équipe est également de faire vivre les sorties gravel locales avec ceux qui viennent rouler en ce moment avec l’équipe organisatrice. Dans les grandes lignes l’édition 2020 ira un peu plus vers le sud de la métropole nantaise en entrainant les participants vers un tour du lac de Granlieu.
BN 200 rando gravel dans le pays nantais … les reconnaissances vont bon train
En attendant
BN 200 rando gravel dans le pays nantais – photo BN200
On vous donne rendez-vous pour une soirée spéciale gravel à la veille de l’ouverture des inscriptions de la BN200 ! Venez nous rencontrer, parler vélo et tenter de gagner une des 5 inscriptions qui seront tirées au sort parmi les personnes présentes. ça se passe le 31 janvier, à partir de 18h30 chez le partenaire de la BN200 OBO Bike Nantes – au 384 route de Vannes 44700 Orvault.
On espère vous y voir nombreux pour pouvoir bien finir la semaine ensemble.
BN 200 rando gravel dans le pays nantais … regardez les photos et vous aurez envie d’y aller – photo BN200
Et n’hésitez pas à découvrir la superbe galerie des photos de l’édition 2019 pour vous donner une idée de l’ambiance de cette BN. Un grand merci aux photographes : Simon Papon, Alexandre Grignon et Claude Kerjean.
Inscriptions
Le 31/12/2020 à 12h pour les femmes et le 1er février à 12h pour les hommes.
Depuis trois ans, Julien Camy interroge à travers la France d’anciens coureurs professionnels, journalistes, historiens et écrivains pour retracer la vie d’un coureur star des années 30-40 : René Vietto. Ce travail vient de s’achever pour donner vie à un formidable documentaire dont la première projection publique aura lieu à Lyon à l’Institut Lumière le samedi 1er février à 15h.
Le Roi mélancolique, la légende de René Vietto, symbole d’une génération aux rêves brisés par la deuxième guerre mondiale.
Cyclistes ou passionnés de l’histoire du vélo vous avez rendez-vous avec ce grand champion qui a ouvert la voie au cyclisme moderne. On disait de lui qu’il parlait comme Pagnol et grimpait comme personne. Cycliste, symbole d’une génération aux rêves brisés par la deuxième guerre mondiale, René Vietto a marqué l’histoire du Tour et de France par ces épopées flamboyantes dans les montagnes, par ses larmes versées après son sacrifice de 1934.
Le Roi mélancolique, la légende de René Vietto, un homme à part.
Il était un homme à part, singulier, un inventeur, un artiste du vélo, guidé dans sa vie par »une mélancolie personnelle. Vietto a fait rêver des millions de personnes et il continue. Il est le Roi René.
Avec la voix de Jacques Gamblin
Jacques Gamblin est le narrateur de ce documentaire de 63 minutes. Comédien et dramaturge reconnu, il fait partie des voix du cinéma français. Dans sa filmographie on ne peut que remarquer l’aspect sportif des personnages qu’il a incarné. Entre Paul Amblard dans De toutes nos forces (Nils Tavernier, 2014), et Ferdinand Cheval dans L’incroyable Histoire du facteur Cheval (Nils Tavernier 2018).
Jacques Gamblin sur le vélo dans dans “Laissez-passer” film de Bertrand Tavernier (2002)
N’oublions pas non plus sa longue cavalcade à bicyclette pour rejoindre la zone libre pendant la guerre dans « Laissez-passer » de Bertrand Tavernier (2002), qui n’est pas sans rappeler l’histoire d’un certain René Vietto.
Entre les témoignages recueillis par Julien Camy et la voix émouvante de ce formidable acteur nous sommes plongés dans la légende René Vietton, Le Roi mélancolique…
Un travail de recherche énorme
Julien Camy s’est livré a une véritable enquête pour retrouver les témoins de la vie de Vietto. A.S.O. la société organisatrice du Tour de France, lui a fourni des entretiens exclusifs qui n’ont jamais été diffusés. On retrouvera les témoignages réels de coureurs de l’époque d’après guerre comme Antonin Rolland, Émile Idée, Jean Bobet, Raphaël Géminiani, … et de nombreux autres. Des acteurs passionnés de vélo comme Jean-Paul Belmondo, Charles Gérard, … Des journalistes et historiens.
Le Roi mélancolique, la légende de René Vietto. Il savait déclencher la ferveur populaire.
L’ensemble de ces intervenants racontent Vietto. Ils parlent d’une légende faite de souvenirs et d’anecdotes, comme la ferveur populaire l’a créé à l’époque.
Illustré par Lax
Le dessinateur et auteur de bandes dessinées Lax a accepté de participer au documentaire. Auteur notamment de L’Aigle sans orteils (Dupuis), de Pain d’alouette (Futuropolis) sur ces pionniers du vélo, il a montré un sens inégalable pour peindre ces héros sur deux roues et ces épopées extraordinaires.
Les textes d’époques, les commentaires radio utilisés sont associés à son imaginaire. C’est ainsi que les 6 dessins de LAX, réalisés spécialement pour le film donnent une puissance poétique et évocatrice supplémentaire et essentielle au film.
Illustrations de LAX auteur de plusieurs BD sur le vélo.
Une première à Lyon
Le documentaire « Le Roi mélancolique, la légende de René Vietto » va vivre sa vie de documentaire et la première projection aura lieu à l’Institut Lumière à Lyon à 15h le samedi 1er février.
Les frimas arrivent, même dans le Sud, il faut, pour y faire face dignement songer à s’habiller plus chaudement. L’équipement « réglementaire » du cycliste est en général composé de trois couches : une sous-couche manches courtes chargée de l’évacuation de la transpiration loin de la peau, une intermédiaire chaude et une extérieure plus ou moins chaude et surtout coupe-vent, permettant éventuellement une protection contre la pluie.
Lorsque je roule ainsi équipé, je ressens souvent un peu le frais au départ, puis j’arrive à la bonne température lors de l’effort, mais la sensation de fraîcheur revient sur le plat et en descente. J’ai donc un ressenti chaud/frais pas très agréable à même le corps.
La solution de SIXS
La marque SixS ou Six2, selon la façon de l’écrire, est italienne et elle revendique très fortement ses origines, dont on retrouve les couleurs dans son logo. Les produits présentés au catalogue sont conçus et fabriqués avec soin en Italie. La marque SIXS est présente dans les sports motocyclistes, le ski et la course à pied, mais aussi dans le vélo. Elle est distribuée en France par SEMC Distribution. Les solutions de thermorégulation proposées par cette marque se déclinent en différents produits underwear ; nous en avons découvert une partie.
SIXS, aucun doute, le logo indique bien la provenance italienne de ces produits
Les maillots Underwear sont présentés par SixS comme « Les sous-vêtements de sport les plus performants de tous les temps ». Alors il est bien tentant de faire appel à cette performance pour gommer cet effet chaud/frais désagréable qui gâche mes sorties hivernales. Le test que j’ai effectué porte sur trois produits :
SIXS le maillot ras-du-cou manches courtes Carbon Underwear TS1 black carbon
Le maillot ras-du-cou manches courtes Carbon Underwear TS1 black carbon en taille M, (« … la peau restera toujours au sec et vous ne souffrirez plus de l’excès de transpiration durant les montées, ni du refroidissement excessif durant les descentes. » : pile ce que je recherche),
SIXS le maillot manches longues Carbon Underwear TS6 black
Le maillot ras-du-cou manches longues Carbon Underwear TS6 black en taille S, caractérisé par la présence d’une protection avant coupe-vent dotée d’un système exclusif sans membrane.(« Cette protection est extrêmement efficace et maintient un degré très élevé d’évacuation de la transpiration en évitant le défaut classique des membranes : la transpiration qui stagne sur le corps. »),
SIXS le maillot manches longues Carbon Mérinos Wool TS13 – photo Bike Café
Le maillot col montant avec fermeture éclair et manches longues Carbon Mérinos Wool TS13 whool grey en taille S/M.
Le configurateur de taille disponible sur le site de SixS étant peu sensible à mon 1,80 m et mes 60 kg, m’a orienté par défaut vers une taille S/M plus classique pour 1,70/60 . C’est le distributeur français SEMC qui, connaissant bien les produits, m’a orienté sur le choix des tailles. Nous avons ajouté à ces équipements un tour de cou en mérinos et une paire de chaussettes faites de la laine, venant de ce célèbre mouton.
À la réception, chaque pièce est dans un emballage en carton fin : simple boîte pour le TS6 et à tiroir pour les deux autres, le tout sans matière plastique (coup de chapeau écolo pour ce packaging). Si les consignes de lavage sont classiquement indiquées sur une étiquette pour le maillot en mérinos, les deux autres maillots techniques, portés au plus près du corps, sont sans étiquette et les instructions sont inscrites sur le tissu à l’intérieur du revers inférieur.
SIXS, les instructions sont inscrites sur le tissu à l’intérieur du revers inférieur.
Les maillots sont réalisées avec un minimum de coutures internes pour éviter les inconvénients liés au frottement. Au déballage il s’en dégage une odeur forte mais relativement agréable. En effet, les produits sont lavés avant la mise en boîte pour éventuellement détecter des défauts pouvant apparaître après le lavage. En examinant de près les produits je ne trouve rien à redire en ce qui concerne la finition.
Le test
L’idée de départ est de remplacer ma première couche habituelle par le TS1, et de s’affranchir de la troisième couche (sauf par temps de pluie) avec le TS6 en deuxième et une troisième de type maillot chaud, et de comparer les deux à la solution mérinos.
Pas facile en ce moment de tester des vêtements pour conditions fraîches à froides, le thermomètre restant entre 10 et 14° par ici. J’ai effectué plusieurs sorties route (avec un peu de gravel dedans) en portant le TS6 en première couche et de fines polaires en 2 et 3. L’effet coupe-vent étant très efficace, une couche externe coupe-vent n’est plus, à mon sens, nécessaire. Cependant l’air se fait un peu sentir au niveau des bras. Dans la gamme SixS, il existe le TS4, qui protège aussi les bras, mais avec un col montant sans fermeture éclair. Comme j’aime bien m’aérer au niveau du cou, je ne l’ai pas retenu pour ce test.
Avec un Mistral présent, j’ai aussi testé la combinaison TS1 en 1, TS13 (mérinos) en 2 et une veste coupe vent Ozio doublée d’une fine polaire en 3. Là aussi bonne pioche : à la fois chaleur « douce » et aucune sensation de chaud/froid entre des montées raides ( parfois du 16%) et en température et descente fraîche.
Pour conclure
En conclusion, après plus d’un mois d’utilisation, les modèles Sisx testés remplissent parfaitement leurs fonctions de première ou seconde couche. Ils sont très agréables à porter car près du corps. J’apprécie particulièrement la sensation de seconde peau qu’ils procurent, avec un zeste de compression. J’ai obtenu les résultat souhaité en gommant cette sensation désagréable de chaud/froid que je ressentais auparavant entre effort et vitesse. En ce qui concerne le TS6 : son effet coupe-vent est véritablement bluffant. À l’aune des conditions climatiques froides qui approchent, et de ma faible propension à transpirer, mon retour d’expérience sur leur faculté à éviter les mauvaises odeurs n’est pas représentatif ; cependant je n’ai constaté aucune captation des dites odeurs, bien au contraire. Paradoxalement, le mérinos me semble retenir un peu plus les odeurs …
Je sais que je porterai au printemps et en été le maillot manches courtes TS1 sous des conditions plus clémentes avec juste une couche par dessus, en gravel, route et même vtt tellement je le trouve particulièrement agréable à porter.
Le TS6 serait à mon sens idéal en couche externe dans sa version TS4Plus avec un col plus bas, voire idéalement doté d’une ouverture réglable pour faciliter l’aération lors de l’effort.
Et le maillot mérinos TS13 peut se porter seul en mode sportswear.
SIXS le tour de cou et les chaussettes sont parfaits pour compléter ma panoplie hivernale – photo Bike Café
Par ailleurs tour de cou et chaussettes mérinos sont parfaits pour compléter ma panoplie hivernale. Pour les chaussettes le confort et la souplesse de la maille les rendent parfaitement confortables et chaudes. Elles résistent également très bien à l’usure ce qui n’est pas le cas de toutes les chaussettes réalisées en mérinos.
Évidemment les prix publics conseillés paraitront chers. On peut sans doute les trouver moins cher auprès de certaines enseignes. Le prix est une chose, mais il faut considérer ces vêtements techniques comme un investissement pour le long terme et un usage toute l’année (pour le TS1) et pour l’efficacité qu’ils représentent.
Caractéristiques
La nouvelle technologie SIXS CARBON UNDERWEAR présente une solution efficace pour évacuer la transpiration et permettre une thermorégulation optimale. Les produits SIXS offrent l’avantage de pouvoir s’utiliser lors de toutes les saisons pour vous protéger aussi bien du froid que du chaud.
Certains produits comme le TS6 que nous avons testé sont caractérisés par la présence d’une protection avant coupe-vent dotée du système exclusif TEXTLE INTERFERENCE, sans membrane. Cette protection est extrêmement efficace pour maintenir un degré très élevé d’évacuation de la transpiration en évitant le défaut classique des membranes : la transpiration qui stagne sur le corps et qui apporte en hiver cette sensation de chaud/frais.
Prix public conseillés :
MERSOCKS-RD-II Chaussettes SIXS Mérinos, Red Stripes : 22,95 €
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L’année 2020 sera assurément une année gravel au point d’inspirer les régions les plus vertes de France qui organisent de vrais événements autour de cette nouvelle façon de pratiquer le vélo qui attire de plus en plus d’adeptes. Ce n’est pas Bike Café, média impliqué depuis 5 ans dans le développement du gravel, qui dira le contraire : ce vélo est un instrument de découvertes, de rencontres et de liberté qui accompagne un mouvement sociologique profond de retour vers une nature authentique.
Nature is Bike Festival du gravel à Angers – photo Specialized
Angers, qui a été désignée comme étant la ville la plus verte de France, va organiser en juin prochain le premier « Festival Gravel ». Nous avons rencontré Thierry Gintrand, l’instigateur de ce projet « Nature is Bike ». Thierry n’est pas un inconnu dans le monde du vélo. D’abord il a été lui-même cycliste et champion sur piste et a participé à des épreuves de haut niveau. Il a en temps qu’organisateur créé, il y a 10 ans déjà, dans sa région, « Anjou Vintage », un événement dédié aux vélos anciens.
Nature is Bike Festival du gravel à Angers
Nous voyons naître un certain nombre d’épreuves gravel qui viennent compléter des événements VTT ou route, il y a le Roc d’Azur, le Vélo Vert Festival, … et quelques autres. Il y a des événements dédiés gravel ou bikepacking, mais il n’existait pas encore un Festival regroupant différents acteurs autour de la thématique gravel. « C’est vrai qu’il existe un peu partout des épreuves autour de cette pratique, mais je me suis dit qu’il n’y avait pas de lieu où la communauté gravel peut se rassembler. On va se retrouver pour aller rouler, mais également pour se rencontrer tout simplement, qu’on soit organisateur, une marque, un amoureux du gravel, ou simplement un cycliste curieux de venir découvrir ce qu’est cette nouvelle pratique dont on parle tant …», explique Thierry Gintrand.
Le projet
L’originalité de ce projet est, comme le dit Thierry qui est également surfeur, de créer une sorte de « spot » pour démocratiser, vulgariser et faire connaître le gravel à un plus grand nombre.« Le gravel existe depuis plusieurs années mais il n’est pas démocratisé et Nature is Bike est une façon de le faire sortir de la confidentialité », précise Thierry. La région d’Angers permet d’inviter à la « table du gravel » tous ceux qui veulent s’y essayer. Nous ne sommes pas dans une région de montagne, ce qui rend les parcours plus accessibles même si les initiés trouveront là de quoi faire sur les sentiers, les sous-bois et les petites routes en pleine nature. La région est un beau domaine cyclable, irrigué par 3 vélos routes : la Loire à vélo, la vélo francette et la vallée du Loir à vélo. « Les caractéristiques de cette région légitiment d’autant plus l’organisation de cet événement ici à Angers », précise Thierry. La présence de ces vélos routes donnera sans doute des idées à ceux qui voudront se rendre à Nature is Bike à vélo.
2 jours d’animations
Nature is Bike Festival du gravel à Angers
Il y aura plein de choses à découvrir sur Nature is Bike avec notamment une épreuve en nocturne et semi-nocturne qui animera la soirée du samedi 27 en passant dans des lieux secrets de la ville d’Angers et dans le village Nature is Bike. « On associera des entreprises qui ont trouvé l’angle nature intéressant, il y aura une ambiance musicale et ceux qui veulent découvrir ce qu’est le gravel pourront venir s’initier en trouvant ici des animations ludiques autour de ce vélo », explique Thierry. Le village sera installé en coeur de ville et son accès sera facile grâce au circuit des boucles vertes qui existe autour d’Angers. Le programme est déjà établi. Il y aura un salon, qui sera le premier du genre, entièrement dédié au gravel, avec des marques qui ont déjà répondu présentes. Il y aura des conférences et des débats sur le sujet, des orchestres, … Le dimanche il y aura une randonnée de 100 km avec, pour ceux qui souhaitent appuyer un peu plus sur les pédales, des segments Strava. Le dimanche après-midi sera dédié aux familles « On a voulu également associer les familles à cet événement, ce ne sera pas du gravel mais plutôt une opération pour les reconnecter à la nature en leur proposant, tous vélos confondus à venir sur les boucles vertes. Il y aura des ateliers nature et différentes animations. Ceux qui ont fait 100 bornes le matin pourront participer, avec leurs familles, à cette balade détente pour récupérer de leurs efforts du matin », explique Thierry.
Le programme de Nature is Bike – Festival du gravel à Angers
Le salon situé au coeur du village Nature is Bike sera le point de rencontre entre les passionnés, les amateurs et les curieux. Un lieu où chacun pourra échanger, découvrir les dernières innovations et évolutions grâce à la présence des professionnels du gravel.
Un événement éco-responsable
Nature is Bike s’inscrit dans une démarche éco-responsable, autour de différents axes comme l’alimentation ou les transports en visant un impact neutre pour l’environnement.
Nature is Bike Festival du gravel à Angers
Début 2019, Angers s’est doté d’un schéma directeur des paysages angevins qui a pour ambition de conforter l’identité paysagère de la ville et de compléter la trame verte en privilégiant la gestion durable des espaces naturels sensibles. D’ici 2025, 100 000 arbres seront plantés. Angers est aussi un territoire sur lequel le vélo occupe une place prépondérante.
Réservez votre week-end gravel
Nature is Bike Festival du gravel à Angers
Les inscriptions aux différentes épreuves pourront se faire sur le site à partir du 29 janvier. L’accès du village sera libre et vous pourrez venir passer un super week-end vélo dans la région où la douceur de vivre et de rouler à vélo est bien connue.
On connaît tous la réputation des pneus Continental. Cette marque qui s’est imposée sur la route avec ses séries 4000 et maintenant 5000, arrive elle aussi sur les sentiers du gravel avec la gamme Terra. Lors du Roc d’Azur nous avons découvert les Terra Trail que nous avons reçu à l’essai.
La gamme Terra de Continental a été développée spécifiquement pour le gravel. Il existe 2 versions de ces pneus : Speed et Trail. Ils ont été conçus comme des pneus de route adaptés au tout-terrain et au gravel. Le Trail possède des dessins hexagonaux allongés sur sa bande de roulement qui sont étroitement espacés pour un bon rendement. Ces dessins s’écartent davantage avec des lamelles moulées les épaulements pour une adhérence en virage sur des surfaces meubles. Le Speed, comme son nom l’indique, possède des dessins moins marqués et il est destiné à être plus performant pour obtenir plus rapidité sur des surfaces plus dures.
Nous avons choisi de tester le Trail en section 40 qui nous semblait être le plus polyvalent des deux. Le test s’est déroulé de novembre à décembre dans le Var sur des terrains très variés.
Découverte
Découverte des pneus de gravel Continental Terra Trail – photo Bike Café
J’ai reçu ces Continental Terra Trail en 700 x 40. Visuellement la forme et la disposition des crampons me plait bien : 3 rangées centrales formant une bande de roulement et des crampons plus hauts et plus espacés sur les flancs. Ils pèsent 460 g ce qui les place dans la moyenne des pneus de cette catégorie au niveau poids, pour cette dimension .
Pneus Continental Terra Trail : 3 rangées centrales, formant une bande de roulement et des crampons plus hauts et plus espacés sur les flancs. photo Bike Café
Le montage avec chambre à air est très facile. Une fois monté je mesure la largeur réelle de 38 mm donc certainement vraiment 40 en montage tubeless sur des jantes un peu plus larges que les miennes.
L’essai
J’ai fait environ 1000 kilomètres avec ces pneus sur toutes les surfaces : des petites routes, pistes cyclables, un peu de ville et des pistes DFCI plus ou moins ravinées et quelques passages sur des monotraces plus ou moins caillouteux .
Sur petites routes en plus ou moins bon état, ces pneus se comportent bien. On n’a pas l’impression d’être scotché. La bande de roulement joue bien son rôle, le rendement et très correct et ces pneus sont silencieux sur l’asphalte. En descente, dans les virages serrés, la tenue est bonne on ne sent pas de différence quand on passe de la bande de roulement aux crampons latéraux quand on met un peu d’angle.
Test des pneus de gravel Continental Terra Trail – on ne sent pas de différence quand on passe de la bande de roulement aux crampons latéraux quand on met un peu d’angle – photo JM Peuch
Sur les pistes DFCI, en utilisation dans des conditions plutôt sèches avec ponctuellement quelques passages plus humides, ces pneus se comportent très bien. Bon rendement sur le roulant et bonne accroche, que cela soit au niveau de la motricité assis ou en relance en danseuse. On appuie sur les pédales et ça passe, même en allant chercher quelques passages légèrement boueux pour tester l’accroche qui s’avère bonne avec ces pneus.
Test des pneus de gravel Continental Terra Trail
En descente, dans les virages, ils sont sécurisants, les crampons latéraux plus hauts et qui descendent bien sur flancs, assurent une bonne tenue de route. Quand on flirte avec les limites, ils glissent progressivement sans décrocher d’un coup. C’est rassurant, voir plaisant au niveau du pilotage .
Dans des secteurs plus caillouteux rocailleux, on se rend compte que la largeur d’un pneu de gravel freine rapidement les ardeurs surtout quand on est déjà passé au même endroit avec un VTT (même tout rigide). Par contre, que se soit dans les cailloux ou ailleurs, j’ai trouvé ces pneus particulièrement solides et résistants aux impacts. L’usure est très correcte au regard des 1000 km parcourus.
Pour conclure
Test des pneus de gravel Continental Terra Trail – photo JM Peuch
J’ai bien aimé ces pneus. À la fois relativement roulant tout en possédant un bon cramponnage/ Ils permettent de rouler sereinement sur tous les types de terrains en conditions plus ou moins humides, du printemps à l’automne. On pourra même les garder en été sur le sec à l’avant, pour son comportement rassurant en virages, couplé à un pneu avec moins de crampons à l’arrière et pourquoi pas un Speed de la même marque.
Le Continental Trail peut sembler un peu étroit pour un 40 à ceux qui aiment les pneus ayant un gros volume. Parmi tous les pneus CX/gravel que j’ai pu tester je le situerais dans les 2 meilleurs pour sa polyvalence.
Caractéristiques
Caractéristiques des pneus de gravel Continental Terra Trail
Les nouvelles carcasses Continental ProTection n’ont jamais eu aussi belle allure. La bande de protection supplémentaire contre la crevaison la rend particulièrement résistante en insensible aux lésions ou à la pénétration de corps étrangers.
Bande de roulement et flancs sont protégés de la même manière. Elles sont pourtant plus légères de 25% et assurent une protection anti-crevaison supérieure de 30% par rapport à leurs prédécesseurs armés de Duraskin®. Par ailleurs, elles améliorent une fois de plus la résistance au roulement et l’amortissement.
La nouvelle technologie “made in Germany” leur permet même de résister aux “trails” les plus durs du monde. Et elles ont encore un atout en poche : d’usage universel, elles séduisent de surcroît par le BlackChili Compound et le design attrayant des flancs. Le nouveau talon Revolution Tubeless Ready facilite l’utilisation en pneu Tubeless Ready.
Canyon a marqué mes débuts dans le domaine du gravel. Sur les conseils de mon regretté ami Jean-Denis Gely, j’avais fait l’acquisition d’un Canyon Inflite en 2015. Rétrospectivement je mesure le côté héroïque de mes chevauchées sur les DFCI des Bouches-du-Rhône, chaussé à l’époque en pneus Continental de 28. Depuis les pneus de mes vélos de gravel ont pris du ballon, et le nouveau Grail que je viens de recevoir pour un test est chaussé en 40.
Un OVNI (Objet Vélo Non Identifiable)
Les choses ont bien changé depuis 2015 lorsque j’ai commencé à rouler sur mon Inflite perso. Depuis j’ai testé en 2017 le CF SLX 8.0, qui possédait déjà de sérieux arguments pour séduire les amateurs de gravel performants. Il a d’ailleurs à sa sortie reçu un Red Dot Design Award qui récompensait le côté innovant apporté par Canyon dans ce segment où les marques ne se bousculaient pas à l’époque. Depuis, le dessin original du cadre de ce vélo a été copié par d’autres. En 2018, Canyon remet ça en présentant le Grail avec ce fameux guidon révolutionnaire, qui a fait faire des “glups …” à bon nombre de cyclistes. On déteste ou on adore, mais le design de ce Grail ne laisse personne indifférent. Une vrai OVNI dans le monde du cyclisme conventionnel. L’élément le plus caractéristique de ce vélo est son guidon, mais pas seulement.
On déteste ou on adore, mais le design de ce Grail ne laisse personne indifférent – photo Philippe Aillaud
Sa géométrie évoque des gênes plutôt cyclocross. Par rapport au Graax d’Origine, GT Grade, WishOne, … les bases sont plus courtes de 5 mm mais l’angle de direction +1° (72°5 et les autres 71°5) ce qui se ressent en terme de direction que l’on trouve plus vive. Cela lui donne un esprit plus route/gravel, que gravel/gravel comme à l’opposé le BMC URS qui est à 70°.
Certains esprits moqueurs ou rétrogrades ont brocardé ce Grail en 2018 sur les réseaux sociaux, lorsqu’il a été présenté. Les « trolls » du net se sont alors défoulés et depuis, ce vélo plein d’astuces a tracé sa route, ou plutôt son chemin. Entre des mains expertes, je peux vous dire que c’est une sacrée machine de guerre. J’ai eu l’occasion de rouler avec Stève Chainel qui sait lui donner vie sur les chemins.
Un guidon révolutionnaire
Un guidon comme celui du Grail c’est du jamais vu, avec cette fameuse double barre. La partie supérieure est reliée en son centre par une jonction flexible destinée à absorber les vibrations. L’ergonomie est étudiée pour avoir bien en main les poignées de freins mains en bas du guidon. L’appui sur les bases légèrement évasées permet un pilotage précis. Ce guidon est révolutionnaire par sa forme et la présence de cette double barre permet d’envisager différentes positions de mains.
Cette double barre sur le Canyon Grail CF SL 8.0 ETAP permet d’envisager différentes positions de mains – photo Bike Café
Le combo cintre/potence est une sacrée innovation technologique, mais il faut reconnaître qu’il induit à priori d’importantes contraintes ergonomiques, avec moins de souplesse d’adaptation, notamment pour l’inversion de la potence qui devient impossible, le changement de longueur de potence et de largeur de cintre, l’inclinaison du cintre et une adaptation sera nécessaire à la prise en main de ce cintre. À chacun de faire le bilan entre les plus et le moins : l’essai nous permettra d’exprimer notre avis. Aux yeux des VTTistes que l’on croise sur les DFCI, on passe déjà pour des mecs bizarres avec nos guidons “tordus”, mais là pour le coup ils vont croire qu’on s’est échappé de l’asile.
Le modèle reçu
Présentation du Canyon Grail CF SL 8.0 ETAP
Chez Canyon le Grail constitue une gamme avec des modèles ayant des niveaux d’équipements différents. Celui qui a retenu mon attention est le Grail CF SL 8.0 ETAP. Je l’avais repéré lors du Roc d’Azur et j’étais très attiré par la transmission SRAM avec le nouveau dérailleur X01 Eagle AXS électrique (A) qui balade sa chaîne sur une cassette 12 vitesses XG-1275 Eagle 10-50 (B). Le pédalier Force en 42 laisse imaginer des escalades sur des pentes incroyables grâce au 42 x 50.
Le pédalier Force en 42 laisse imaginer des escalades sur des pentes incroyables en 42 x 50 – photo Philippe Aillaud
La couleur bleue est superbe et c’est une sacrée évolution du côté des couleurs chez Canyon qui nous avait habitué à des harmonies teutonnes plus austères. Mon ancien Inflite était vert “army” et le CF SLX testé en 2017 était couleur charbon.
La fameuse selle du Test du Canyon Grail – photo Philippe Aillaud
Pour le reste les freins sont des Sram et les roues sont les nouvelles DT Swiss G1800 Spline db de 25 (C) chaussées des Schwalbe G-One Bite 40 mm que nous avons testé en 2018 sur Bike Café. La selle est une Fizik Aliante R5 et nous avons le droit à la super tige de selle Canyon S15 VCLS 2.0 CF (D). On reviendra sur cette tige de selle en carbone de 220 g car elle apporte, grâce à son flex exceptionnel, une excellente filtration lorsqu’on roule sur des surfaces irrégulières. Toujours pour le flex le serrage de la tige se fait à l’intérieur du tube …
Un sacré guidon sur le Canyon Grail CF SL 8.0 ETAP – Le fameux guidon double barres qui a tant fait parlé – photo Philippe Aillaud
La cerise sur ce beau gâteau bleu étant bien sûr ce fameux guidon (E) double barres dont on m’a tant parlé, et que je n’avais pas encore eu l’occasion de prendre en main sur des pistes.
Un petit mot sur la sortie de boîte
Canyon est le roi du commerce de vélos sur le net. On commande sur le site et on reçoit le vélo en boîte. L’aspect livraison et emballage est donc une priorité pour la marque, car ce sera finalement notre première rencontre avec notre vélo. Le transporteur est de niveau +++ : un appel pour fixer le rendez-vous et un chauffeur qui vous aide à réceptionner votre colis. Ça change de certains qui vous jettent le carton et qui partent comme des voleurs. Après on ouvre le carton et là tout est rangé, calé, … nickel. La conception de l’intérieur du carton a été étudiée pour que votre précieux vélo ne souffre pas du voyage. On a tout dedans y compris les clés nécessaires au montage avec un outil possédant une poignée dynamométrique pour respecter les couples de serrages.
Je ne vous dirais pas que le montage du guidon est simple. Il nous a fallut comprendre le truc nous n’étions pas habitués, Philippe et moi, à ce type de cockpit intégré. Restait à mettre en charge la petite batterie du Eagle AXS et hop le vélo était prêt à rouler. Tout fonctionne nickel côté dérailleur, et les freins ne “lèchent” pas les disques. Les roues tubeless ready sont montées avec des chambres pour mieux voyager. Nous allons les garder ainsi pour l’essai, mais je vous conseille de passer vite fait en tubeless, c’est quand même plus confort de rouler en basse pression.
Essai : objectif filtration
Test du Canyon Grail CF SL 8.0 ETAP sur les pistes de la Sainte Victoire – photo Bike Café
La grande qualité d’un gravel est de faire cohabiter le confort vertical avec une certaine rigidité latérale. Du côté vertical Canyon offre avec le guidon / potence une réponse côté bras et pour l’arrière les haubans et la tige de selle seront là pour filtrer. La rigidité latérale et obtenue par une base boitier de pédalier fortement dimensionnée.
Sur le Canyon Grail CF SL 8.0 ETAP le superbe design du cadre, efface le côté imposant du généreux dimensionnement de la jonction des tubes au niveau du pédalier – photo Philippe Aillaud
Le superbe design du cadre, efface le côté imposant de ce généreux dimensionnement. C’est gros mais superbement bien traité. Le vélo reste bien en ligne et les relances en danseuse ne partent pas dans une « godille » de la base du vélo.
Lors du test du Canyon Grail CF SL 8.0 ETAP nous sommes passés sur nos pistes habituelles – photo Bike Café
Nous sommes passés sur nos pistes habituelles. Beaucoup de DFCI, du sentier en sous-bois et de la route. Le comportement du vélo est bien dans tous ces domaines. J’ai moins aimé le côté un peu trop joueur et sportif du pilotage sans doute lié à l’angle de direction plus typé cyclo-cross de ce vélo. Cela évidemment concerne ma façon plus “pépère” de piloter un gravel, et cette sensibilité de pilotage conviendra à beaucoup. Il ne faut pas oublier que ce vélo cible plutôt des pratiquants sportifs que des “contemplatifs” cherchant confort et sécurité. J’ai adoré le flex arrière de ce vélo. La tige de selle y est pour beaucoup, mais également le serrage bas de cette tige dans le tube qui est breveté par Canyon.
Test du Canyon Grail CF SL 8.0 ETAP … Pour le guidon je dirais qu’il y a des avantages et des inconvénients – photo Bike Café
Pour le guidon je dirais qu’il y a des avantages et des inconvénients. Ce n’est pas une réponse de normand, mais dans chaque vélo il y a du pour ou du contre ! … Pour les avantages : le flex de ce guidon est intéressant, le débattement d’environ 1 cm permet d’effacer les impacts sur les pierres et procure une filtration douce sur les pistes bosselées. Le fait de pouvoir plonger un peu plus fond de cintre, offre une position plus basse intéressante en descente. Le maintien avec le pouce coincé entre les deux barres permet de bien serrer le guidon dans les passages difficiles. J’ai aimé aussi la position mains en bas posées sur la forme ovoïde des bouts de guidon. Côté inconvénients, celui qui m’a plus gêné est la transition difficile entre la position des mains en fond de cintre, pouces engagés entre les 2 barres, à celle de la montée sur le haut des cocotes. Le pouce est coincé et cette transition s’avère moins facile que sur un cintre conventionnel. Ensuite les autres inconvénients sont plutôt liés aux réglages fins impossible de la longueur de potence et de la hauteur pour laquelle il faudra des bagues spéciales. La fixation de supports de guidons peut également poser des problèmes à cause de la forme. Pour la fixation du GPS l’accessoire proposé au catalogue Canyon semble être la meilleure solution.
Fixer son GPS
Support de GPS Garmin pour le guidon du Canyon Grail – photo Canyon
C’est bien joli ce guidon mais comment je fais pour y accrocher mon support de GPS ? … On peut comme je l’ai fait utiliser une fixation avec les élastiques. C’est moyen, car le guidon est en forme de lame, mais ça marche quand même. Sinon on peut faire l’acquisition du support spécifique vendu sur le site de Canyon. C’est plus propre.
Conclusion
A la fin des tests, une toilette s’impose avant le retour du vélo – photo Bike Café
Vous l’avez compris ce Canyon Grail est un vélo de gravel sportif. Il est la synthèse de ce que j’aime chez Canyon qui ose, qui innove et qui propose des vélos de qualité, bien équipés à des prix raisonnables. La transmission électrique du Sram Etap est une vrai bonheur : pas de fils, une ergonomie “gauche/droite” sur les manettes manœuvrables facilement même avec des gros gants : génial. Avoir 12 vitesses c’est un plus même si je n’ai pas sorti souvent le 50 dents. C’est bien pour l’esprit de savoir qu’on là au cas où. Je n’ai pas chargé en bikepacking le vélo mais effectivement si on charge la mule le 50 évitera peut-être de mettre pied à terre dans les montées.
Test du Canyon Grail CF SL 8.0 ETAP
Ce vélo est un gravel sportif qui apporte des solutions innovantes à la filtration sur les terrains rugueux. Il faudra savoir maîtriser la fougue de ce vélo qui peut s’apprivoiser sans crainte. Ce n’est pas un vélo de raid conçu pour la longue distance, il n’y a que 2 emports pour les bidons. Il est relativement polyvalent route / gravel et pourra, pour beaucoup de cyclistes, être le vélo unique performant sur sentier et sur le bitume.
Canyon offre des produits qualitatifs et bien équipés et ce Grail en est l’exemple avec en bonus les bénéfices d’une recherche d’innovations qu’il convient de saluer.
Cette selle Tioga m’a transporté dans l’imaginaire des films d’aventures. Cela fesait 15 jours qu’elle était posée sur le coin de mon bureau, en attente de son test. RaceCompany, qui les distribue en France, m’en avait parvenir une début décembre. Je l’observait, trouvant sa ligne à la fois belle et mystérieuse. Sa base est faite d’un matériau composite baptisé « carbonite ». Rien que ce mot ajoute une dimension fantastique au produit, rappelant aux fans de la saga Starwar le gaz qui a servi à congeler Han Solo. En poussant plus loin dans cette voie, on observera le design de sa structure « Spyder » qui évoque Spiderman, l’homme araignée. Mais revenons à la réalité, nous sommes bien en présence d’une selle de vélo esthétique, légère et qui me semble confortable. Direction le terrain de test pour valider ses qualités.
Découverte
Pour ceux qui ont pratiqué le BMX dans les années 80 ou encore ceux qui suivaient les exploits en VTT de John Tomac, la marque Tioga ne leur est pas inconnue. Pour moi ; qui à l’époque était sur des vélos de route, je dois avouer mon manque de culture sur ce qu’a apporté Tioga à l’histoire du vélo.
Selle Tioga Undercover Stratum
La selle Tioga Undercover Stratum que je découvre, peut convenir à différentes pratiques : VTT, Gravel, Route, … Elle affiche une allure plutôt sportive, qui je pense cache bien son jeu !
Le design de la structure composite évoquant une toile d’araignée qui est bien visible sur la selle Tioga VTT qui n’est pas recouverte.
La réputation des selles Tioga est basée sur le design de leur structure composite en forme de toile d’araignée, qui agit comme une « suspension » filtrant les chocs grâce à sa souplesse. Il existe de nombreux modèles et celui que nous avons en test : Undercover Stratum est basé sur le même principe, sauf qu’il possède en plus une dose de confort supplémentaire apportée par son revêtement souple.
Selle Tioga Undercover Stratum montée sur une tige de selle CEC. Sa largeur intermédiaire de 140 mm, plutôt étroite donc, convient à la plupart des cyclistes sans gêner le pédalage – photo Bike Café
Un des atouts principaux de ce modèle réside dans sa forme anatomique. On évoque souvent la largeur et la présence de canaux centraux pour assurer la décharge périnéale, lorsqu’on veut définir le confort d’une selle, mais la forme de son assise est également un facteur important de confort. De ce côté là, le modèle Stratum est doté d’un profil plutôt plat orienté vers la performance, mais il est complété par une forme anatomique latérale qui permet un excellent appui des ischions et un léger creux pour minimiser la surface d’appui centrale. Sa largeur intermédiaire de 140 mm, plutôt étroite donc, convient à la plupart des cyclistes sans gêner le pédalage. Au centre, un creux au niveau du revêtement, laissant apparaître uniquement la coque en carbonite, réduit les points de pressions au niveau de la zone du périnée.
Une sylphide avec ses 147 g sur la balance – photo Bike Café
Le revêtement spécifique, la forme anatomique et la coque qui absorbe les chocs, confèrent un excellent confort à cette selle pour un poids très compétitif. Nous avons vérifié sur la balance : 147 g pour les 150 annoncé par le constructeur.
L’essai
Selle Tioga Undercover Stratum – photo Bike Café
Pour le montage de ce modèle équipé de rails en carbone il faut respecter la consigne et la monter sur un chariot ovale. J’ai monté la selle sur une tige de selle CEC Carbone en 31.2 sur mon WishOne Sub. Mes selles habituelles récentes ont été la Brooks C13 non curved sur un gravel Caminade, la WTB SR8 rails titane et la Selle Italia SLR Boost Carbonio Superflow (122g). Avec cette Tioga je me retrouve en terre inconnue, car sa forme ne ressemble pas vraiment à ce sur quoi mon postérieur à l’habitude de s’assoir. Je n’ai généralement pas de problème avec les selles, et heureusement car pour les différents vélos que je teste, je garde toujours la selle montée de base sur le vélo.
Côté sentier la selle selle Tioga Undercover Stratum filtre bien les chocs des pistes qui ne sont pas lisses – photo Bike Café
Donc lors de cette première sortie je n’ai pas eu de problème particulier au niveau ergonomique. La largeur de 140 est parfaite pour mes ischions. La forme plate me convient. En général les premières impressions sont les bonnes. Je ne ressens aucun point de pression gênant. Je sens bien le soulagement périnéal apporté par le creux central. La longueur est intéressante, car elle permet de changer les angles d’appui assis en montée. Je peux faire un peu plus de “bec” qu’avec ma selle Italia plus courte. La forme de cette selle me semble assez consensuelle et devrait convenir à beaucoup de cyclistes.
Sur les sentiers la filtration espérée est bien présente. Sur route, pareil, mais en cette période hivernale je n’ai pas dépassé les 4 heures de selle. Il faudra confirmer sur de la longue distance. J’ai confiance car l’inadaptation ergonomique se ressent très vite. Pour la durée c’est aussi une affaire de cuissard et de crème à cuissard.
Pour les routiers ou amateurs de chrono qui aiment les selles “bout de bois” pour caler des appuis permettant d’exprimer toute leur puissance ce ne sera pas le bon produit. Sa souplesse pourra les surprendre. Par contre pour ceux qui recherche le confort et la polyvalence route / gravel cette selle sera parfaite. Essayez-là vous ne serez pas déçu.
Caractéristiques
Ce sont les mots qui décrivent le mieux cette nouvelle selle. La Tioga undercover combine l’excellence en matière d’absorption de chocs des selles Spyder avec le confort d’une selle avec revêtement et coussin en mousse. Le meilleur des deux mondes pour un confort d’assise exceptionnel.
Selle Tioga Undercover Stratum
Base Carbonite toile d’araignée : un châssis au design en toile d’araignée avec des propriétés de résistance aux impacts dessiné pour pour être flexible et absorber les chocs et vibrations.
Bio X-pad, Mousse à épaisseur variable, haute densité et design en X pour un meilleur support du bassin lors du pédalage.
Revêtement synthétique thermo-formé, un revêtement durable et compatible avec toutes les conditions d’utilisation, moulé sur la selle pour une finition précise et impeccable.
Existe en rails carbon : 150 g et rails Crmo évidés : 210 g
ATTENTION : les rails carbone sont uniquement compatibles avec les tiges de selle à chariot ovale prévus pour les rails carbones.
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