L’UTMB vient de s’achever et je ne peux pas m’empêcher de faire un parallèle entre l’Ultra trail running et certaines épreuves cyclistes comme les “Divide” qu’elles soient “French”, “Italy”, … ou “Great”… L’Ultra distance, qui se pratique en courant ou à vélo, demande un matériel adapté. Ces disciplines, qui subliment l’endurance humaine, font progresser les technologies et les pratiques. “Il faut pouvoir rouler une vingtaine d’heures par jour et repartir, après un juste repos, dans les meilleures conditions physiques possibles …” précise Pierre-Arnaud Le Magnan, le boss de Chiru bikes, arrivé en tête de la première vague et auteur d’un des meilleur temps de la French Divide. Il a conçu la machine idéale pour pratiquer ce qu’il appelle l’Ultra Biking …
CHIRU … vous connaissez ?
Le logo de CHIRU … l’antilope du Tibet
Née de la passion de Pierre-Arnaud, qui évolue dans le monde du vélo depuis plus de 20 ans, la marque CHIRU produit depuis 2009 des MTB plutôt “pointus” pour des pratiques performantes. Utilisant principalement le carbone et l’alu les cadres CHIRU sont conçus pour la performance et le confort. L’arrivée du titane sur ce modèle Divider annonce une évolution vers d’autres matériaux dans la gamme de CHIRU.
Le nom de cette marque peut paraître curieux pour qui ne connaît pas l’antilope du Tibet. Le Chiru est un animal particulièrement recherché pour sa fourrure. Il vit dans les régions les plus arides, les plus élevées et les plus inhospitalières du monde. C’est ce que cette marque demande à ses vélos : survivre aux conditions les plus difficiles.
Le Divider un vélo pour “L’Ultra Biking”
Pierre-Arnaud donne de sa personne pour tester le Divider sur la French Divide – photo Clément Milo (MILO PIX)
Pour Pierre-Arnaud l’ultra distance est une pratique qu’il interprète par le prisme du Raid Aventure qu’il a beaucoup pratiqué. “Pour l’Ultra biking, c‘est le même genre de distance et de durée que le raid multi-sports, sauf que là c’est uniquement du vélo. L’approche physique et mentale fonctionne à peu près pareil à la différence qu’on n’évolue pas en équipe : on est seul. Pour le matériel on va rechercher le confort et adapter le vélo en fonction des tracés des parcours qui sont connus à l’avance, contrairement au raid …”
Le Divider, qui vient de connaître un beau succès sur le stand CHIRU de l’Eurobike, a démontré sur la French Divide ses qualités de confort et de rusticité. Pierre-Arnaud l’a testé sur ce parcours éprouvant pour démontrer que le concept fonctionne. “L’objectif était de trouver une course, fabriquer un vélo pour la faire, la rouler, … afin de prouver que le concept est bon et le rendre dispo au catalogue de CHIRU.” explique Pierre-Arnaud.
Ici équipé d’une fourche Lauf – photo Chiru
Entre le Gravel et le VTT ce vélo peut très bien recevoir un guidon de Gravel, des roues en 40 – 45 mm, …et ainsi devenir un Gravel engagé. Pas de fixation (1) pour les porte-bagages sur ce vélo comme nous le précise Pierre-Arnaud “Dans notre pratique on est plutôt sur du sac qui est fixé avec des Velcro. Il est plus léger, et si un oeillet casse on aura du mal à le réparer, alors qu’avec une sangle on trouve toujours le moyen de bricoler.” Par contre, si le client veut mettre des oeillets, pas de problème pour en ajouter, c’est un choix optionnel qui ne pose pas de problème.
Dans le même esprit le dérailleur a disparu au profit d’une boîte de vitesses Pinion 12 vitesses (2) pour viser la fiabilité et l’ultra-confort. Sans être le plus performant, sur le papier, un vélo fiable et confortable arrivera devant des vélos moins fiables qui nécessiteront des arrêts plus ou moins prolongés. “L’ultra-confort fait également que tu peux pédaler plus longtemps tous les jours …” affirme Pierre-Arnaud qui l’a démontré en roulant entre 15 et 20 heures par jour sur la French Divide, s’offrant même le plaisir de rouler jusqu’à 2 heures du matin par une nuit de pleine lune sur une partie plutôt roulante du parcours.
Pause fraicheur sur un parcours éprouvant – photo Clément Milo (MILO PIX)
L’utra fiabilité a également été démontrée car Pierre-Arnaud n’a pas sorti une fois son multi-tools pour effectuer une réparation ou resserrer quoi que ce soit. La courroie crantée (3) est super fiable : elle est donnée pour tenir 20 000 kilomètres. La boîte Pinion C12 est donnée pour 300 000 km avec une vidange tous les 10 000 km.
photo Clément Milo (MILO PIX)
La French Divide s’est bien passée pour Pierre-Arnaud : pas de problème mécanique, pas de chute, pas de crevaison, … des douleurs normales aux mains et aux pieds et pas vraiment de souffrances musculaires. “Je compare ce genre de course à la voile que j’ai pratiquée. Il faut anticiper le futur proche, le moyen terme et le long terme. En fonction de ça on prend les décisions tactiques, pour manger, pour pisser, se laver, refaire le plein d’eau, … tout cela en fonction du profil et des sections difficiles. Pour le sommeil il faut voir si il faut pousser ou s’arrêter en fonction du relief qu’il y aura le lendemain matin, la météo, la sécurisation du lieu, … ” explique Pierre-Arnaud.
Le vélo CHIRU a suscité de la curiosité au sein du peloton de la French Divide. Parmi ceux qui ne connaissaient pas les boîtes Pinion, certains pensaient même que c’était un moteur électrique, d’autant que la cadence en course de Pierre-Arnaud pouvait laisser penser qu’il était assisté.
Peut-être un futur client avec cet admirateur du vélo à l’arrivée … photo Clément Milo (MILO PIX)
La géométrie particulière du cadre a également délié les langues au milieu de ce parc vélo très hétérogène. Par rapport à certains vélos performants sur les parties roulantes le choix de CHIRU privilégiait plutôt le franchissement des parties techniques sur lesquelles le vélo s’est montré supérieur. La différence s’est faite là sachant que sur les parties plates la perte n’est pas très importante.
Les idées à venir
Ce premier vélo en titane fabriqué en Chine – en soudure simple passe – donne des idées pour la suite. “On aura un vélo super longue distance avec un sac de cadre spécifique. On aura aussi un vélo titane pour le Gravel avec de la place pour les pneus. Et sur tous ces vélos on proposera une boîte Pinion ou une transmission plus classique : dérailleur ou compatible avec un Rohloff … Pour les sacoches je travaille avec Oveja Negra (USA), pour ce qui est spécifique c’est nous qui le développons avec une société US qui travaille des matériaux ultra légers et résistants à l’abrasion …” précise Pierre-Arnaud.
Le vélo ce n’est pas seulement deux roues, un cadre et une transmission. Pour faciliter son usage, voici quelques matériels pratiques qui peuvent vous rendre service. Il faut admettre que les sociétés qui inventent ces produits sont imaginatives face à nos besoins.
MyPocketsun : faites le plein d’énergie
Le chargeur solaire MyPocketSun est une batterie externe rechargeable hybride qui peut être chargée soit par énergie solaire (panneau solaire monocristallin haut rendement), soit par un port USB.
Le chargeur solaire MyPocketSun a été développé pour fournir une source d’énergie à vos appareils portables lorsque vous êtes éloigné d’une source d’alimentation électrique.
Ce produit est un “baroudeur” : il résiste à l’eau, à la poussière et aux chocs. Il est compatible avec les téléphones, smartphones, tablettes, GPS, caméras et appareils photos, … de toutes marques se rechargeant via un port USB.
Les panneaux solaires photovoltaïques des chargeurs solaires MyPocketSun™ n’utilisent pas uniquement la lumière solaire directe disponible par temps dégagé, mais aussi ce qu’on appelle le rayonnement diffus provenant des nuages pendant les journées pluvieuses ou lorsque le ciel est couvert. Ils se rechargent donc tous les jours de l’année du lever du soleil à son coucher.
Contenu du pack
1 Chargeur solaire hybride (batterie intégrée)
1 Lampe LED solaire (intégrée au chargeur)
1 Mousqueton
1 Cordon USB de chargement universel (triple sorties)
Caractéristiques :
Type de chargeur
Hybride (Solaire et Secteur)
Capacité Batterie
5 000 mAh
Type de Batterie
Li-Polymer (même que smartphone)
Taux de Conversion
Haute : >85%
Durée de vie Batterie
> 800 cycles (puis dégressif)
Type de Panneau solaire
Silicium Monocristalin
Durée de vie Panneau solaire
25 ans
Puissance Solaire
1,2W
Compatibilité
Tous appareils USB et toutes marques
Sorties
2 x 5V/1A (comme sur une prise secteur)
Entrée
5V / 1A (comme sur une prise secteur)
Dimensions
141 x 86 x 13,5mm
Poids
150g
Garantie
2 ans
Testé et approuvé par Bike Café. Accroché par le mousqueton au sac à dos le chargeur refait le plein. Intéressant comme lampe d’appoint ce chargeur produit un éclairage puissant qui aurait été bien utile à Sébastien dans le tunnel du Parpaillon.
Avec sa construction en triple épaisseur, le bidon isotherme Arctica Pro 75 de Zéfal maintient à bonne température votre boisson pendant 2 h 30. Le système Lock-Cap garantie confort d’utilisation grâce à sa tétine en silicone agréable en bouche et une régulation idéale du débit (de boisson) avec la valve intégrée. Le bidon isotherme Arctica vous accompagne lors de vos randonnées ou dans votre sac avec sa fermeture on/off 100% étanche. Il est disponible en plusieurs couleurs. Existe en version 550 ml
La sacoche de selle Premio est le premier accessoire de stockage maintenu par le système de fermeture Boa®. Cette sacoche est conçue à partir d’une toile de coton qui est d’abord fondue à chaud pour la rendre étanche et qui possède un fil réfléchissant pour une meilleure visibilité.
Ce produit s’attache sans effort aux rails de votre selle grâce au système de fermeture Boa® qui permet une attache plus légère, plus durable, plus puissante et plus réglable que les modèles traditionnels. Cette sacoche possède 3 poches de tailles différentes qui peuvent accueillir 2 cartouches de CO2, une chambre à air allant jusqu’à 700 x 45 mm et d’autres accessoires.
Caractéristiques :
Toile cirée avec fil réfléchissant
Système de fermeture Boa®
Trois poches internes
Courroie centrale pour plus de sécurité.
Testée et approuvée par Bike Café. On connaît la simplicité et la progressivité du serrage Boa qui fait merveille avec cette trousse bien compartimentée.
Thule Vital – Sac d’hydratation innovant pour vélo
Thule Vital est une toute nouvelle gamme de sacs à dos d’hydratation VTT, riche en détails innovants. Disponibles en 3 tailles, les sacs Thule Vital offrent aux cyclistes un niveau de confort et de praticité sans précédent avec des solutions malines dans tout le sac.
Thule Vital, dont la sortie vient d’être annoncée lors de l’Eurobike, comprend des solutions pratiques comme le système de tuyau mains libres magnétique “ReTrakt” ou les poches pratiques en mesh pour un accès rapide aux encas, vêtements ou aux outils sans devoir enlever le sac du dos.
Le Thule Vital est complété par des poches à eau “Hydrapak” allant de 1,75 L à 2,5 L de capacité, et 3 L à 8 L de stockage tout en maintenant un centre de gravité bas. En complément, les sacs disposent d’une attache lumière à l’arrière, une sangle sternale pour plus de stabilité et de confort sur tous les terrains et des boucles intérieures conçues pour transporter des pompes pour les pneus ou les amortisseurs.
Prix publics conseillés : 3 L – 99,95 € 6 L – 199,95 € 8 L – 139,95 €
Disponible février 2018
Une pompe “Bluetooth”
Silca innove avec cette pompe “2.0” qui dispose d’une connexion Bluetooth pour dialoguer avec votre smartphone. Cette connexion vous permet de lire sur l’écran la pression que vous mettez dans vos pneus au moment du gonflage. Un capteur sur la pompe permet ce dialogue avec l’appli que vous pouvez télécharger pour Apple ou Androïd.
La pompe Tattico est une mini-pompe dite « tactique », également disponible avec ou sans ce capteur. Par ailleurs sa particularité est de disposer d’un raccord souple entre le corps de la pompe et la valve. C’est la première pompe portable SILCA, depuis les années 1950, à revenir à ce type de raccord qui est intégré à l’intérieur du canon d’où il est capable de glisser hors de l’extrémité de la pompe. Ce raccord se fixe avec un joint de compression actionné par un petit levier en aluminium.
Prix : 62,95 € sans le capteur et 139,95 € pour la version bluetooth.
Garmin vient de dévoiler son nouveau Edge 1030. C’est un modèle haut de gamme de la nouvelle génération de compteurs GPS de vélo. Il réunit, dans un boîtier au design épuré, navigation perfectionnée, performance, connectivité et sécurité.
L’Edge 1030 intègre la fonction Trendline, qui analyse les données issues de l’ensemble des compteurs GPS de vélo Garmin afin de définir et catégoriser les meilleurs itinéraires selon leur popularité. Les cyclistes sont ensuite libres de découvrir ou non ces nombreux parcours sur piste et hors-piste qui leur seront proposés au cours de leurs sorties tandis que les plus exigeants pourront créer leurs propres itinéraires grâce à la fonction Course Creator.
L’écran tactile haute résolution de 8,9 cm (3,5 pouces) s’adapte à toutes les conditions météorologiques et peut être utilisé avec des gants, même sous la pluie. Son capteur de lumière s’ajuste automatiquement à l’éclairage ambiant et assure ainsi une parfaite lisibilité en toutes circonstances ainsi qu’une meilleure gestion de l’alimentation (20 heures max).
Le Edge 1030 sera commercialisé au prix de vente conseillé de 599,99 €. Un pack comprenant une ceinture cardio-fréquencemètre, un capteur de cadence de pédalage et de vitesse, sera proposé en option au prix de vente conseillé de 679,99 €.
Il n’est pas facile de trouver le bon réglage de son vélo. Comment faire pour éviter ces petites douleurs qui apparaissent au bout de quelques kilomètres et comment optimiser le rendement homme / machine ? On tâtonne pour chercher la position qui conviendra le mieux à notre morphologie afin d’être en harmonie avec notre machine. Une selle trop basse ou trop haute, un angle d’appui sur les pédales trop ouvert ou trop fermé, un mauvais recul, … le cumul de tous ces petits détails peut contrarier notre plaisir de rouler. L’offre en matière d’études posturales pour régler au mieux notre vélo s’est élargie. Vous trouverez dans votre région de nombreux “services” spécialisés dans ce domaine. Nous allons suivre notre “cobaye” Martial qui a testé l’étude posturale proposée par Avanis – Alltricks et qui est basée sur la solution Trek Precision Fit …
Pourquoi une analyse posturale ?
Souvent la nécessité de cette analyse intervient après l’achat de votre vélo. Ce n’est pas forcément l’ordre idéal mais, une décision tardive peut néanmoins venir réparer quelques erreurs : une potence trop courte ou trop longue par exemple, une largeur de guidon trop étroite pour votre belle carrure, une selle compatible à la largeur de vos ishions, … Si vous passez par un artisan cadreur, qui vous fera du “sur-mesure” vous passerez forcément par la case étude posturale (souvent statique) et un questionnaire style enquête de police. Tous ces éléments lui permettront de réponde exactement à votre besoin au moment de la construction de votre cadre. Si par contre, vous achetez un vélo standard, en taille M par exemple, en vous fiant uniquement au tableau disponible sur le catalogue, il y a de fortes chances que l’étude posturale s’imposera à un moment ou à un autre. Si vous l’effectuez avant (c’est mieux) vous pourrez négocier avec votre vélociste l’adaptation de certains accessoires à votre vélo sans devoir par la suite débourser à nouveau pour l’achat d’une nouvelle potence, d’une selle, … dont le prix pourra dépasser l’investissement d’une étude posturale.
Dans le cas de Martial, c’est un peu particulier. Il vient du VTT et il s’est mis depuis un an au Gravel et au vélo de route. Équipé de deux vélos Caminade – dont il a choisi et monté lui-même les équipements – il a ressenti le besoin d’optimiser ses réglages pour tirer pleinement partie de ses vélos. “J’avais quelques douleurs dans les bras, dans la nuque, une pression au niveau du périnée, … j’essayais de trouver ma position en tâtonnant … Ma selle est correctement avancée ou pas ?… J’avais besoin de savoir …” déclare Martial.
Une étude dynamique
Après avoir recherché une solution, il a choisi celle de Trek proposée par Alltricks. C’est une étude dynamique, qui intègre à la théorie un constat en situation de pédalage. Cette étude se déroule sur un matériel haut de gamme et un système de captation dernier cri. Il faut compter 2 à 3 h pour la mener à son terme et elle a lieu dans une salle spécifique au sein du Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Pour illustrer l’avantage d’une étude dynamique plutôt que statique, Martial nous explique “Si l’on considère l’angle théorique que doit constituer les bras posés sur les cocottes, il est admis qu’il doit se situer entre 90 et 120 degrés. Il y a 30 degrés d’écart possible ce qui est important. On peut par exemple déduire, en tenant compte de la souplesse de l’individu, que l’on arrive par exemple à 105 °, mais en roulant on peut s’apercevoir que le ressenti sera mieux à 95 ° … Entre 95 et 105 c’est peut-être une taille de potence.” L’étude dynamique apporte cette précision en plus. On partira du théorique et, en roulant, on pourra affiner les réglages en fonction du ressenti du cycliste mis dans les conditions d’effort et d’usage.
L’angle théorique pour Martial est de 88,9° qu’il conviendra d’affiner par le ressenti en pédalant.
Comment ça se passe ? …
Rendez-vous est pris une matinée à Saint-Quentin au vélodrome national où Alltricks, partenaire de la FFC, dispose d’une salle. Celle salle peut accueillir les professionnels comme les clients amateurs comme notre “cobaye”. Martial arrive avec son vélo et son équipement. Son vélo servira à la prise des mesures des réglages d’origine qui constituent la base de départ. La première chose est la prise de cotes sur ce vélo qui seront reportées sur la machine de test.
Séance de pliométrie sur la table de massage – photo Alltricks
Il faut alors se mettre en tenue de cycliste sans le maillot. Le technicien va prendre les mensurations complètes du cycliste, mesurer la souplesse des ischios et du dos. Sur la table de massage, il va mesurer la pliométrie au niveau des jambes et des bras. Il remplit sa feuille pour recueillir toutes ces informations qu’il introduira ensuite dans le système.
Ensuite, le cycliste devra répondre à un questionnaire destiné à cerner ce qu’il recherche dans l’étude posturale : performances sur une courte durée, confort et meilleur rendement sur une plus longue distance, …
Les pastilles posées aux articulations permettent d’effectuer les mesures théoriques.
Le technicien pose des petites pastilles auto-collantes aux articulations, chevilles, genoux, hanches, épaules, coudes, … Il apporte une attention particulière à un point appelé BMR situé derrière l’omoplate. Ce point est utilisé pour exprimer la position du centre approximatif de la masse par rapport au boîtier de pédalier. Chaque discipline cycliste a différentes exigences de BMR pour des performances optimales. Ce point devra impérativement se retrouver dans l’axe du pédalier si l’on trace une verticale à partir du boîtier. C’est le point fondamental.
La mesure du positionnement du fameux BMR. Pour Martial la représentation Body Mass était bonne.
Ensuite le cycliste roule une dizaine de minutes sur la base de ses réglages habituels qui ont été reportés sur la machine de test. Il doit tourner à 90 tours minutes avec une résistance modérée. Une caméra est positionnée à droite avec en fond un tableau quadrillé sur la gauche qui servira de grille de repère. Le technicien va enregistrer des captures d’écrans à partir de la caméra.
Photo Alltricks
Après cette séance le technicien va régler les cales des chaussures avec une visée laser en fonction du relevé effectué lors des mesures morphologiques. Ensuite il passe au choix des selles … Il dispose d’une quinzaine de selles Bontrager de taille et de formes différentes. Sans parler de largeur d’ishions, il cherche à savoir celle sur laquelle le cycliste se sent le mieux.
Ensuite le technicien va affiner les réglages en fonction des mesures de souplesse et des données enregistrées dans le système. Il touche progressivement la hauteur de selle, le recul, … jusqu’à tomber dans les valeurs théoriques et la concordance entre le ressenti en pédalant et les réglages issus des données. Il affine en fonction des réactions du cycliste qui continue de pédaler entre ces différents arrêts pour la mise au point.
Le final sera une prise de la puissance pour calculer sur une minute le nombre de watts. A l’issue de ce rush final si tout s’est bien passé, sans l’apparition d’une gêne ou de douleur particulière, l’étude est terminée et il restera au technicien de mesurer toutes les cotes qui seront applicables au vélo du cycliste.
Pour Martial le réglage a été concluant. Bien qu’ayant un BMR qui était bon de base il avait une position trop en arrière sur la selle à cause d’un tige de selle avec recul. Il est reparti avec son vélo réglé en fonction de ces nouvelles cotes qu’il va garder précieusement sur le bilan final et qu’il pourra appliquer à ses futurs vélos. Bilan de l’opération la potence devra être changée en respectant l’angle qui la mettra à la bonne hauteur par rapport au cintre. Il faudra également changer la tige de selle. L’étude posturale dynamique a permis de corriger ces défauts mais c’est dommage qu’elle intervienne à postériori.
L’heure du bilan
Sur ce tableau avant / après on constate les écarts. Pour Martial le recul de selle n’était pas bon du tout, la hauteur de selle et la hauteur selle / guidon étaient également à revoir. Il y a parfois des centimètres qui ont de l’importance si l’on roule un peu longtemps.
Martial pourra revenir après un mois de pratique avec ces nouveaux réglages pour un feedback si nécessaire avec Alltricks.
Avec ses 1400 exposants l’Eurobike, qui aura lieu du 30 août au 2 septembre 2017, s’annonce comme étant le plus grand rendez-vous vélo en Europe. Cette année 100 nouveaux exposants fêteront leur première venue à l’Eurobike. Cet apport de sang neuf vient dynamiser un événement devenu incontournable pour les professionnels du cycle. Il faudra arpenter les allées de l’énorme “Messe” de Friedrichshafen pour aller à la rencontre des nouveautés d’un marché du vélo en plein essor.
Les tendances
2018 confirment les nouvelles perspectives qui s’ouvrent au sport cycliste – avec et sans « E ». La technologie E-Bike est devenue indissociable du segment du cyclisme sportif, comme le montrera le salon. L’industrie ne s’intéresse pas seulement au segment des VTT électriques, mais également à celui des vélos de course électriques. On découvrira lors de cette 26ème édition du salon-phare de l’industrie de la bicyclette, d’intéressantes nouveautés qui seront présentées dans ces domaines sportifs.
Les vélos de course avec moteur électrique auront-ils le même succès que les VTT électriques ? Pourquoi pas … on observera, sur le stand de Focus Bikes, les vélos de course expérimentaux Project Y, qui permettront aux visiteurs de penser qu’effectivement ce sgement est porteur d’avenir. Le constructeur de cycles de Cloppenburg combine un moteur central compact créé par la start-up munichoise Fazua équipé d’une batterie légère, entièrement intégrée dans le cadre en carbone. Le résultat est un vélo de course électrique au look superbe avec un poids de 12,5 kilogrammes.
Avec la marque Fantic, plus connue par les amateurs de moto-cross, les visiteurs découvriront des modèles qui font un carton sur le marché des VTT électriques. Avec le XF1 Integra, que Fantic présentera à l’Eurobike, cette percée sur ce nouveau marché sera sans aucun doute durable pour Fantic. Ce nouveau sera disponible avec la plus récente technologie de moteur Brose que les vététistes considèrent comme un véritable “Hercule”.
Les nouveaux accus PowerTube Bosch ont ouvert de nouvelles perspectives en matière d’intégration dans le secteur E-Bike. Ces batteries E-Bike sont proposées notamment par le constructeur autrichien KTM et elle peuvent être harmonieusement intégrées dans le cadre du vélo. Ce sera à voir sur le MTB Macina Kapoho qui est un Allmountain-Bike avec un débattement de 160 mm. KTM combine pour la première fois des tailles de roues différentes sur un seul vélo : une roue avant de 29 pouces pour négocier les obstacles, tandis et une roue extra large de 27,5 plus à l’arrière pour la traction et la stabilité.
Granges n’est pas seulement une ville connue pour son activité horlogère, l’entreprise BMC y fabrique et développe également ses vélos de course et ses VTT. Pour la version Premium de son modèle Trailfox AMP 2018, il en coûtera pas moins de 12 000 euros. En contrepartie, les Suisses équipent leur nouveau E-Fully de composants exceptionnels : le cadre en carbone est quasiment fabriqué sur mesure pour y loger les composants d’entraînement E-Bike de Shimano. Accu et moteur disparaissent dans de grandes doubles chambres en carbone qui, si elles restent légères, n’en garantissent pas moins une grande stabilité. Avec sa courte base arrière et le faible angle de chasse, la géométrie promet une grande maniabilité sur les sentiers exigus, mais aussi beaucoup de stabilité de conduite dans les passages rapides.
Quand un constructeur nomme son nouveau modèle « Pride », on peut s’attendre à un vélo inhabituel. Le concepteur de cycles de l’entreprise Simplon, située dans le Vorarlberg, n’est pas en reste : le nouveau modèle 2018 associe construction légère et aérodynamique. Il va convaincre les visiteurs avec quelques particularités innovantes telles que l’axe traversant rapide pour les roues à disques et un concept de cockpit qui intègre tous les câbles et offre ainsi une très faible résistance à l’air. Les prix de ce vélo peu commun commencent à 5 299 euros.
Côté Gravel
L’an dernier, avec la présence sur les stands de nombreux Gravel bike, nous avions constaté la poussée de ce segment qui sera encore en vedette lors de cette édition.
Il faudra aller voir les productions de la société polonaise Rondo qui propose des modèles au look réussi et des solutions techniques intéressantes, comme notamment une géométrie variable, permettant de transformer le vélo de Gravel à stabilité directionnelle en un VTT vivace en quelques gestes seulement.
On observera également la large palette des pneumatiques ciblant cette activité Gravel. L’élargissement du choix que l’on constate est révélateur du dynamisme du segment et de la diversité des terrains sur lesquels on peut pratiquer le Gravel bike. D’autant qu’il rejoint celui des pneus de sections de plus en plus importantes sur les modèles route typés endurance … On le voit chez WTB mais on connaît aussi maintenant les Compass qui ont séduit les gros rouleurs par leur confort et leur légèreté.
La saison 2018 s’annonce riche en nouveautés et la généralisation des freins à disques sur les vélos va doper un marché déjà en plein boum.
La liste des cols mythiques cyclistes est sans fin : Galibier, Izoard, Ventoux, Tourmalet, Aubisque,… Chaque année, ils sont pris d’assaut par des milliers de cyclistes qui ont tous, plus ou moins, à l’esprit quelques souvenirs réels ou imaginaires du Tour de France. Jusque dans les années 50, ces épopées se déroulaient sur des routes que l’on qualifierait facilement aujourd’hui de chemins de Gravel. Et d’ailleurs la pratique du Gravel ne correspond-elle pas aussi à la recherche, un brin nostalgique, du parfum d’aventure de ces courses cyclistes d’anthologie ?
TDF 1937, Bartali sur le Galibier… Gravel et élégance italienne…
Mais alors, quels seraient aujourd’hui les cols mythiques Gravel qui ne bénéficient plus de la vitrine médiatique que sont les grandes épreuves du circuit professionnel ? … Mis à part peut-être le « Colle di Finestre », dans le Piémont italien au-dessus de Susa, dont les 8 derniers kilomètres ne sont pas goudronnés et qui a rapidement obtenu le statut de col « légendaire » après 3 passages du Giro depuis 2005. Il est d’ailleurs au programme du rallye Turin – Nice en Gravel, dont ce sera la deuxième édition en septembre prochain.
En France s’il y en a bien un de ces cols qui réunit tous les attributs c’est le Parpaillon, dans les Hautes-Alpes. Il relie Embrun au nord, à la vallée de l’Ubaye au sud, sur une route militaire achevée en 1901 au moment où l’ennemi pouvait potentiellement venir d’Italie … Il faut d’ailleurs absolument lire cet article sur la construction de cette « route » dans des conditions très difficiles à la fin du 19ème siècle. Le Parpaillon n’a jamais été goudronné (contrairement à son voisin le Col de Vars qui sert désormais à relier les deux vallées) et donne donc un bon aperçu de ce qu’étaient les grands cols alpins avant la 2ème guerre.
Un des plus hauts cols de France et d’Europe
Le Parpaillon, c’est d’abord un des plus hauts cols de France et d’Europe – 2645 m, le vrai col géographique étant en fait situé à 2783 m – avec en haut un tunnel de 500 m de long non éclairé qui contribue à renforcer sa légende. Sa construction a débuté en même temps que celui du Galibier, ouvert lui en 1891… Il est devenu et reste encore un des cols les plus mythiques du cyclotourisme. Velocio (Paul de Vivie) « l’inventeur » du cyclotourisme l’a escaladé à deux reprises en 1903 (deux ans après l’ouverture du tunnel) et en 1911.
Montée du Parpaillon en 1930, quelques années avant les premiers freins à disque.
Bien avant l’apparition du VTT, et plus encore de celle du gravel, des centaines de cyclos l’ont donc franchi avec des randonneuses plus ou moins chargées et des pneus de 28 ou 25 (la route s’est semble-t-il bien détériorée depuis) au bout d’un effort intense. Car le Parpaillon est sans aucun doute, un des cols les plus difficiles du massif alpin français : 1800 m de dénivelé, côté nord avec des pentes régulièrement au-dessus des 10% sur un revêtement très … Gravel. Ces cyclos ont peut-être même immortalisé leurs « exploits ou aventures » sur un livre d’or dédié et créé en 1930 par un dirigeant de la Fédération de Cyclotourisme que l’on trouve encore à l’hôtel du Parpaillon à Crévoux. À noter que l’hôtel ne se trouve pas directement sur la route du col ; il faut faire un détour de 500 m par Crévoux pour s’y rendre.
Extrait du Registre Cyclotouriste du col du Parpaillon qui existe depuis 1930… Le dernier en date a été ouvert le 1er août 1983 et se trouve à l’hôtel du Parpaillon dans le village de Crevoux – photo Sébastien
Enfin comment ne pas évoquer le film complètement délirant et loufoque « Le Parpaillon », de Luc Moullet cinéaste étiqueté nouvelle vague, sorti en 1993 et diffusé sur Arte en 1997 (voir quelques extraits ici ou là).
Tenue peu conseillée pour l’ultra-distance
Alors oui, quitte à faire sourire ou irriter (enrager ?) les cyclos qui connaissaient ce col muletier bien avant l’apparition de la mode du Gravel, j’ose affirmer que le Parpaillon est sans doute un vrai col mythique pour Graveleux des temps modernes ; les VVTistes – encore nombreux à l’escalader – trouveront cette route militaire trop roulante, très peu technique, voire ennuyeuse…
Un col qui ne se laisse pas dompter facilement
Autant le dire tout de suite je ne suis ni un spécialiste de ce col (que j’ai escaladé 3 fois… en 25 ans), ni le premier graveleux à m’y frotter (je vous laisse par exemple lire le très bon récit des membres du Paris Chilling Racing déjà cités ici pour leur reportage sur le Turin – Nice justement) et encore moins le premier à écrire à son sujet (voir la petite bibliographie compilée à la fin de cet article).
C’est juste que selon moi il résume parfaitement ce qu’est le Gravel… Et c’est tout simplement une des principales raisons qui m’ont décidé à acquérir un vélo de ce type en février 2016 … Quelques mois de réglage et de mise en forme et ma première reconnaissance du « versant » nord (nord-ouest pour être plus précis) peut enfin avoir lieu fin octobre 2016, par une très belle journée d’automne avec des couleurs incroyables, mélanges de nuances de jaune et d’orange avec au fond des sommets blanchis par les premières neiges. Ce sont d’ailleurs elles qui me pousseront à renoncer à un peu plus de 3 km du sommet ; la neige avait bel et bien fondu ; mais à partir de 2200 m d’altitude la piste ultra-boueuse devenait peu à peu impraticable ; impossible de garder l’équilibre à moins d’être un cyclocross-man confirmé. Déçu j’ai dû me résoudre à faire demi-tour ; j’étais encore trop loin du sommet pour finir à pied et entrevoir le mythique tunnel. Première leçon : le Parpaillon ne se laisse donc pas dompter facilement. Peut-être aurai-je eu plus de chance avec le versant sud (sud-est), sans doute plus ensoleillé ?
Vivement l’automne … photo SébastienNon … Non ce n’est pas le Pamir au Tadjikistan mais bien les Hautes Alpes fin octobre … photo SébastienLa montée se transforme peu à peu en épreuve de cyclocross à plus de 2000 m d’altitude – photo Sébastien
Après 8 mois d’attente, je retrouve une fenêtre d’ouverture le 12 juillet dernier, et prends la voiture direction Embrun, la gare à Baratier, ce qui laisse une dizaine de km d’échauffement par St Sauveur avant d’attaquer le début du col. Les premières pentes, irrégulières, jusqu’à Crevoux se passent bien malgré quelques bons raidards déjà. Le piège serait d’ailleurs de se laisser griser par l’évènement, l’enthousiasme et l’impatience de retrouver les premières portions Gravel en y laissant les forces dont on au aura bien besoin par la suite. Au hameau de la Chalp, on approche, la tension monte … Dernières maisons et dernière fontaine, alors ravitaillement obligatoire avant de rentrer dans le vif du sujet (il y a d’ailleurs un bar bien sympathique à la sortie du hameau) … Un léger replat et c’est le moment de bien mouliner pour parcourir les 2 derniers km de goudron plutôt corsés.
Et puis au détour d’un pont c’est l’aventure qui commence ; on quitte subitement le confort du goudron pour retrouver une piste cabossée sur des pentes à plus de 12% qui ne permettent pas la moindre déconcentration ; il faut toujours garder un œil sur la piste pour éviter les ornières et autres caillasses saillantes et zigzaguer à la recherche de la meilleure trajectoire … C’est d’ailleurs une des difficultés rencontrées par rapport aux cols routiers où on peut un peu plus laisser son regard s’échapper et l’esprit divaguer…
Pont du Réal 1858 m d’altitude, il reste moins de 8,5 km d’ascension 100% Gravel pour 800 m de dénivelé (pas besoin de sortir la calculatrice…) – photo Sébastien
Les 2-3 premiers kms dans la forêt sont sans doute les plus durs ; la pente (2 km successifs à plus de 12% selon l’Atlas des cols des Alpes du Sud) et le revêtement ne permettent aucun répit. Puis peu à peu les arbres se raréfient, l’horizon s’élargit et on arrive dans les alpages. Le revêtement et la pente m’ont paru plus doux mais l’effort reste intense à plus de 2000 m d’altitude et avec déjà presque 1000 m de D+ dans les jambes. Mis à part pour le passage d’une micro-rivière, je n’ai jamais mis pied à terre, ni eu à subir l’une de ces séances de surplace qui m’ont déjà valu quelques chutes sur des pistes trop caillouteuses… Le Parpaillon ne demande donc aucun talent technique de VTTiste. Le décor devient de plus en plus sauvage et minéral ; quelques marmottes semblent surprises. En tout et pour tout sur plus de 15 km j’ai dû croiser 2 ou 3 4×4, 4-5 motos et 1 VTT (0 véhicule motorisé en octobre 2016) …
Puis au détour d’un virage on entrevoit le fameux tunnel, minuscule trou qui transperce littéralement la montagne en dessous du vrai col géographique. C’est le moment de prendre quelques photos et de se lancer sur le vélo dans l’obscurité du tunnel.
Mon éclairage de fortune est franchement insuffisant – photo Sébastien
Mon éclairage de fortune est franchement insuffisant alors je profite d’une moto devant moi pour me repérer. Cette traversée sur le vélo m’a nettement moins impressionné que lors de ma première montée en VTT du versant sud-est… en 1992. L’obscurité et l’humidité m’avaient alors presque poussé à faire à demi-tour.
Me voilà côté Ubaye ; il me reste du temps et je décide donc de pousser jusqu’à la cabane du Parpaillon, 7 km en contre-bas, histoire de ravitailler les bidons à une cabane de berger (l’espèce de gargote en contre-bas étant visiblement fermée). Ces 7 km sont encore plus difficiles ; le revêtement est parfois limite pour un Gravel et la pente toujours aussi sévère. Tout à gauche (34 x 32), le compteur oscille entre 8 et… 5 km/h, j’ai même dû mettre pied à terre à 3 ou 4 reprises.
Mieux vaut pas se louper et regarder où l’on va … photo Sébastien
Cela laisse le temps de prendre des photos de ces incroyables lacets …
Parpaillon : effort et solitude – photo Sébastien
Cette sensation d’isolement dans ce décor minéral m’accompagnera pendant toute la descente effectuée à allure modérée, histoire de continuer sain et sauf l’aventure.
Le Parpaillon mérite donc bien l’appellation de col Gravel mythique (CQFD…). On peut le monter sans mettre pied à terre, sans réaliser un numéro d’équilibriste ni talent technique particulier.
Si on en croit le registre du col du Parpaillon de Crevoux, les témoignages et petit mots de cyclistes semblent se raréfier au fil des années (une dizaine seulement depuis 2014). Est-ce parce que l’hôtel se trouve légèrement à l’écart de la route ? Ou est-ce parce que le col n’est plus praticable avec un vélo de route classique comme cela semblait être le cas dans les années 80 ? En tous cas les vélos de type Gravel ouvrent le champ des possibles et permettent justement de raviver cette légende cyclotouriste…
En 2018 il faudrait sans doute lancer l’idée une sortie un peu plus collective avec quelques graveleux intéressés (et faire revivre les sorties cyclotouristes organisées par le club de Gap dans les années 70-80)… Surtout que le col peut être intégré à plusieurs circuits sur 1 ou 2 jours mêlant portions goudronnées (ex. col de Vars) et gravel (ex. col de Valbelle entre Embrun et Risoul) que je prévois d’ailleurs de découvrir prochainement.
Quelques notes pratiques
Versant Sud-est (depuis la Condamine Chatelard) L : 18 km D+ : 1360 m, Gravel : 11 derniers km.
Versant Nord-ouest (depuis le Pont Neuf au-dessus d’Embrun) L : 25 km, D+ : 1850 m, Gravel : 8.5 derniers km (il y a même moyen d’allonger la portion gravel de 2 km en prenant une piste partant du village de Crevoux sans passer par la Chalp).
Le Parpaillon est donc bel et bien un mastodonte qui n’a rien à envier au Galibier ou à l’Izoard plus au nord. Les chiffres parlent d’eux-mêmes … Comme tout grand col, il vaut mieux l’aborder avec beaucoup d’humilité, en en gardant toujours sous la pédale. Côté nord, il est préférable de veiller à ne pas s’épuiser dans la forêt en bas où la pente est la plus sévère ; côté sud ce sont les derniers kilomètres qui m’ont paru les plus difficiles.
Pour le choix du braquet, avoir un 34 x 30 ou même 34 x 32, semble le plus sûr pour ne pas rester scotché à la pente.
Prévoir bien sûr de bons pneus ; pour ma part j’avais des G-One de 35 mm ; éventuellement des 32 pourraient sans doute faire l’affaire.
Attention aussi à la météo ; d’abord le col est haut ; ensuite mieux vaut éviter les lendemains d’orage (ou de chutes de neige…), la piste pouvant vite devenir boueuse. Côté sud, elle est sans doute plus caillouteuse.
Penser aussi à bien se ravitailler à La Chalp côté nord ou à la Chapelle St Anne, côté sud.
Dernier point : pour le tunnel, prévoir un éclairage-avant assez puissant. Penser aussi que les portes ne sont ouvertes qu’en début d’été (fin juin / début juillet).
Les « spécialistes » ou habitués de ce col pourront sans doute compléter. En espérant donc avoir l’opportunité de pouvoir le partager avec quelques graveleux en 2018…
A lire aussi…
D’abord comment ne pas évoquer le registre cyclotouriste (crée en 1930 !) disponible à l’hôtel du Parpaillon de Crevoux où chaque année des « cyclo-muletiers » laissent un petit mot. Celui en cours en ce moment a été ouvert en 1983 ; de quoi passer plusieurs heures à parcourir ces dizaines de témoignages de cyclistes…
Dans les pelotons des cyclistes amateurs, les jambes velues sont plutôt rares. Comme les grands champions, qui se rasent les pattes, les cyclistes du dimanche sont devenus des aficionados du rasoir. Faire ressortir le relief des muscles de leurs jambes est l’objectif de ces “demis” culturistes. Il est vrai que le vélo développe sérieusement les mollets … Plus sérieusement, l’absence de poil permettrait surtout un massage des muscles – sans l’arrachage douloureux que vous devinez – et faciliterait les soins en cas de blessures.
Pas mal de mes copains ont laissé tombé le débroussaillage … ça repousse plus dru et ça pique les jambes de madame dans le lit … Retour au naturel, c’est la tendance : on s’oriente vers le cycliste “bio” et “éthique” et tant pis s’il a du poil aux guiboles.
Depuis l’époque des pionniers du début du 20ème siècle – qui portaient de superbes moustaches ayant la même forme que leurs guidons – le poil avait progressivement quitté les visages et même les crânes pour des raisons plus obscures. S’agissait-il de la recherche du CX parfait ? … Le cycliste, devenu un champion du rasoir, était glabre, ne laissant aucune chance à ses poils de connaître les joies de la vitesse dans les descentes de cols ou sur les épreuves de contre la montre.
L’allemand Simon Geschke, vainqueur à Pra-Loup sur le Tour 2015
Les temps changent et les modes aussi. Certains champions comme Bradley Wiggins et Peter Sagan ont ouvert la brèche ou plutôt la mèche … L’allemand Simon Geschke – étonnant vainqueur à Pra-Loup sur le Tour 2015 – avait étonné les téléspectateurs avec sa barbe noire sur le gros plan télévisuel de son arrivée victorieuse. En constatant ce phénomène j’ai même pensé qu’il pouvait s’agir d’un “dopage naturel” inspiré par la légende de Samson qui puisait sa force dans sa remarquable pilosité. La ressemblance avec Sébastien Chabal me venait à l’esprit mais là, il ne s’agissait pas d’aplatir un essai derrière la ligne d’arrivée.
Les jeunes coureurs, inspirés par la mode actuelle du poil au menton, ne sont pas en reste. Chez Cofidis on roule au poil : Geoffrey Soupe, Loïc Chetout, Nasser Bouhani, … arborent de superbes pilosités. J’ai pu voir Loïc et Nasser lors de la dernière Ronde d’Aix et je trouve que le poil leur va plutôt bien ; ils sont jeunes et ils vivent dans leur époque.
Aujourd’hui le poil pousse et connaît une nouvelle vague de liberté. La mode “hispster” est devenue “l’engrais” de cette repousse et on trouve des “poilus” même dans les rangs des tri-athlètes, qui étaient pourtant les plus grands adeptes du culte du corps lisse et des visages rasés de près …
Ils ont rangé leurs rasoirs
Il suffit de regarder autour de nous pour voir que de nombreux cyclistes ont rangé leurs rasoirs …
Stéphane Roch – photo Tri-Mag
Stéphane Roch de Montpellier est un triathlète doublement original. Il arbore une barbe touffue, qui pousse en toute liberté, qui “fait tâche” dans les épreuves de triathlon où habituellement on voit des athlètes plutôt lisses. Double anachronisme pour Stéphane car, outre l’originalité de son poil en bataille, il utilise, pour la partie vélo de sa triple discipline, un vélo en pignon fixe avec un braquet de 53 x 17 : du jamais vu dans la triple discipline.
Les vélocistes et cyclistes de la “nouvelle vague” que l’on aime au “Bike Café” … Frédéric de Cévènavélo. Nous l’avons rencontré récemment à l’occasion de sa participation à la Born to Ride … Patrick de l’Échappée Belle, Matthieu du Café du cycliste et du magazine 200, l’équipe de Get Lost à Lille avec Julien et ses copains, Gregory de Help my bike, …
Voici une petite sélection de nouveautés maillots à choisir selon votre vision du vélo … compet, vintage, fans de vélo, …
Gore : pour le graphisme
Un maillot graphique “Optika” chez Gore Bike wear
Mention spéciale pour ce maillot hautement fonctionnel au motif contemporain et à l’ajustement parfait. Son col montant a été spécialement conçu pour répondre aux besoins des cyclistes amateurs. Pratique : la poche dorsale en trois parties qui offre un bon espace de rangement pour les provisions et les petits ustensiles.
Caractéristiques
Passepoils réfléchissants à l’arrière
Logo réfléchissant sur la manche
Logo réfléchissant sur le dos
Bordure d’ourlet élastique
Col droit ajusté
Zip en sous-patte et garage à zip
Zip à curseur autobloquant sur toute la longueur
Poche de sécurité intégrée, à droite
Poche latérale à l’arrière en 3 parties légèrement inclinée pour un meilleur accès
Jusqu’où Ozzoront-ils chez Ozio ? … Il ne s’agit pas ici de mouiller le maillot mais plutôt de se protéger de la pluie. Après une série de maillots très graphiques cet été (dont notre maillot Bike Café), Ozio nous propose cette veste baptisée “Ozze”. Elle est idéale pour les sorties menacées par le vent et la pluie, mais également pour les départs à la fraîche, sans oublier les longues descentes de cols. Très légère, elle trouve facilement sa place dans une poche arrière du maillot (Ozio bien sûr …), prête à être sortie en cas de météo changeante !
La matière qui compose cette veste est imperméable, et ses coutures sont entièrement thermocollées, ce qui assure une imperméabilité optimale.
La coupe, près du corps pour éviter les claquements, est adaptée à la position du cycliste, avec la partie arrière allongée et la partie avant plus courte.
Attention, afin de conserver l’efficacité du matériau et des coutures thermocollées, le lavage de cette veste se fait exclusivement à la main.
Le maillot Officiel Eroica est fabriqué en Italie par Santini. Ce maillot de laine (50% laine – 50% acrylique) affiche la broderie L’Eroica à l’avant et à l’arrière, une fermeture à glissière en métal et des boutons ferment la poche arrière. Il est accompagné du cuissard parfaitement raccord avec le maillot.
La Vuelta 2017 partira de Nîmes demain avec un prologue qui sera un contre-la-montre par équipes. C’est le moment de vous mettre dans l’ambiance en vous procurant un des maillots des différents classements de l’épreuve ibérique.
Le maillot rouge qui ne l’a pas toujours été : orange en 1935 et surtout amarillo (jaune) pendant 44 ans. Les organisateurs ont voulu se démarquer du Tour de France et il est désormais rouge depuis l’édition 2010.
Réalisés par SMS Santini et disponible à la vente sur Deporvillage.
Ambiance tourniquets en ville avec cette série limitée
Rapha Nocturne transporte la course cycliste au cœur de la ville. À Londres et à Copenhague, allez voir se mesurer les meilleures équipes d’amateurs et de professionnels sur un circuit entièrement urbain, dans une ambiance festive faite de musique, de stands de nourriture et d’expositions autour du monde du cyclisme.
Ce maillot, en édition limitée, s’inspire du Rapha Pro Team Jersey et il est composé principalement de deux matières : un tissu respirant et perforé à l’avant pour vous garder au frais, un tissu en polyester extensible à l’arrière pour vous protéger du soleil. La coupe Pro Team convient parfaitement à la position d’un coureur roulant les mains en bas du cintre et le design du maillot reste fidèle à l’esthétique épurée et à la fonctionnalité Pro Team : ourlets thermocollés, manches repliées et moins de coutures pour gagner en style et en vitesse. Tout ce qu’il vous faut pour prendre part à la course ou pour encourager la Rapha Nocturne.
Cipale 46, est un maillot qui rend hommage au titre de champion de France amateur obtenu par Louison Bobet au sprint à la Cipale. C’est un maillot haute performance utilisant un tissu bi-stretch réalisé en France, spécifiquement conçu pour celles et ceux qui recherchent ce qui se fait de mieux pour la pratique du sport en compétition.
Caractéristiques
Une coupe sobre qui souligne la carrure en redessinant la ligne d’épaules.
Des bandes de maintien larges, présentant une texture en néoprène sur leur face interne.
Des coloris originaux (bleu, rouge, gris), unis, rehaussés par des transferts métalliques et réfléchissants, qui apportent un jeu coloré et une indéniable touche de style contemporain.
J’ai failli louper la sortie fin juin du “magbook” belge Bahamontes, dont la version française est éditée par les dynamiques éditions Pressmaker. C’est le premier numéro en français qui n’est autre que l’adaptation de la déjà 18ème parution de ce magazine flamand. Je me suis empressé de l’acheter attiré par sa réputation et par la petite pastille de couleur jaune figurant sur la “couve” : “Nouveau 100% culture vélo”. Le thème principal de ce numéro est celui des sprinteurs. Rien à voir avec Federico Martín Bahamontes – qui a inspiré le titre du mag – surnommé « l’Aigle de Tolède » et qui a été l’un des meilleurs grimpeurs de l’histoire du cyclisme. Professionnel de 1954 à 1965 il a notamment remporté le Tour de France 1959.
La couverture de cette première version en français
Je viens de terminer la lecture de ce premier numéro et j’ai l’impression d’avoir lu un vrai recueil de nouvelles avec des récits qui, à chaque fois, m’ont entraîné dans des tranches de vies de l’histoire du vélo. Darrigade, Greipel, Nelissen, Van Loy,… un vrai travail journalistique illustré par des photos sépia qui ne volent pas la vedette à l’écrit. Quand on aime le vélo, ça nous change de l’actu cycliste centrée sur le Tour de France et déjà servie et resservie sur tous les supports de communication de masse.
Les couvertures des anciens numéros parus en langue flamande donnent des regrets …
Les articles intemporels de Bahamontes se lisent tranquillement. Ils nous rapprochent de la vraie vie de ces champions en associant souvent la famille et l’entourage. Darrigade se confie en compagnie de sa femme, on est plongé au coeur du drame vécu par la famille de Stig Broeckx qui se trouve dans le coma après un accident, de même avec Wilfried Nelissen et André Greipel : les proches sont associés aux récits … C’est superbement bien écrit et on savoure ce magazine qui effectivement apporte beaucoup à la culture vélo. Sa maquette est superbe et à chaque page tournée on n’est pas interrompu par une pub agressive pendant sa lecture.
Darrigade et sa femme au milieu de ses souvenirs – photo Bahamontes
Bahamontes s’inscrit dans une nouvelle forme de publication baptisée “Mook“, qui mélange magazine, revue et livre. Comme Pédale, Cycle magazine, Cyclist, 200, … Bahamontes apporte du fond et de la valeur à cette culture vélo tellement riche. Le prix de 12,50 € est certes plus élevé que la plupart des mags vélo, mais c’est le coût de la qualité et le prix à payer pour une publicité quasi inexistante. Dans le contexte d’une presse en pleine difficulté, c’est courageux d’avancer sur cette route culturelle. Espérons que le nombre de ses lecteurs grimpe aussi bien que le cycliste qui a donné son nom au magazine. J’espère que Bahamontes rencontrera un lectorat francophone suffisant pour que l’aventure continue. J’attends avec impatience le N° 2 consacré aux “porteurs d’eau” qui paraîtra en octobre.
On attend le prochain numéro sur cette ligne d’arrivée … photo Bahamontes
Si un jour vous passez par Turin, arrêtez-vous au 18 via Cagliari au PΔI Bikery (ou PAI Bikery) … Le nom de cet endroit est une promesse : “pʌɪ” est la transcription phonétique du gâteau « pie » prononcé à l’italienne, mais aussi de « pi » π (pi grec) constante mathématique qui indique le rapport entre la circonférence et le diamètre d’un cercle (3,14159 …). Le cercle est celui de la roue symbole du vélo et vous pourrez manger à cette adresse de délicieux gâteaux …
Une pause café et restauration
L’atelier avec tous les outils nécessaires – photo BC
A l’écart du “centro”, sans en être très loin puisque j’y suis allé à pied, PAI Bikery regroupe un lieu de restauration avec quelques tables dehors, comme c’est souvent le cas à Turin et un atelier boutique de vélo. Les tables dedans sont peut-être plus intéressantes car vous êtes immergés dans un lieu qui mélange décor et boutique de vélo.
Dès que l’on passe le pas de la porte, on est transporté dans une ambiance vélo. On ne remarque pas tout de suite le coin atelier super bien équipé où Daniel répare et restaure les vélos. La spécialité du lieu est le “vintage” mono vitesse et les cadres en acier … J’ai été un peu déçu car je n’ai pas vu sur place un seul “GIOS Torino” mais, par contre , accrochés au plafond et suspendus aux murs j’ai admiré quelques beaux spécimens issus de la production artisanale italienne.
Arianna s’affaire dans la cuisine ouverte et Andrea s’occupe du café et gère le superbe site internet. Chacun a sa spécialité dans cette petite bande d’associés. C’est un lieu unique à Turin, où vous pouvez venir prendre un petit déjeuner, un déjeuner ou une collation. Si vous lisez l’italien, il y a une pile de livres et de magazines de quoi passer des heures pour attendre que son vélo qui est à l’atelier soit prêt. Des accessoires dans l’esprit vintage sont éparpillés dans l’enfilade des pièces du lieu, et vous pouvez bien sûr faire vos emplettes en finissant votre brunch.
Le prix des vélos, certes superbement restaurés, m’a un peu refroidi. Je me suis contenté de boire une petite bière en terrasse et de faire quelques photos déçu de ne pas trouver un GIOS dans la boutique. Pour cela il aurait fallu que j’aille à Volpiano au nord de Turin où la marque continue de produire des répliques plus vraies que nature des vélos qui ont accompagné les succès de l’équipe Brooklin avec Roger De Vlaminck et Patrick Sercu.
La formule de l’exorcisme utilisée pour éloigner les démons pourrait très bien devenir celle des cyclistes qui doivent se protéger du “mal” venant de l’arrière. Les récentes statistiques publiées montre un accroissement des accidents et parmi ceux-ci les impacts arrières sont encore trop nombreux et souvent mortels.
Avec mon “rétro” je vois le mal venir et j’anticipe …
L’usage du rétroviseur se développe chez les cyclistes. Très utile en voiture le rétroviseur l’est également sur le vélo. Il permet de voir ce qui arrive de l’arrière et il évite d’avoir à se retourner dangereusement en risquant de faire un écart quand on roule en peloton.
Les solutions
Les équipements rétroviseurs sont nombreux. De forme et de taille différentes vous trouverez par exemple chez Zéfal, équipementier français, une gamme complète de produits. Cette vidéo les présente à vous de choisir celui qui correspond le mieux à votre besoin.
Le Z-Eye … sortant comme un oeil télescopique du casque ; c’est le choix d’un cycliste suédois avec lequel je roule parfois sur Aix. Son équipement m’a toujours intrigué mais, selon lui c’est vraiment efficace et il me dit qu’il ne pourrait plus s’en passer. Le principe est simple : la base se fixe par un “velcro” à l’intérieur du casque et ensuite il suffit de régler manuellement le rétro …
Les bouts de guidon.
photo Philippe
Les cyclos et particulièrement ceux qui effectuent de longues distances sur route comme “Paris-Brest-Paris”, affectionnent ce type de rétro qui leur permet de surveiller leurs arrières sur les parties de routes nationales où ils doivent cohabiter avec les automobilistes et les camions.
Là encore Zéfal propose une gamme assez large de produits réversibles (gauche / droite) – si vous allez rouler dans un pays où la conduite est à gauche – et pliables.
Si vous ne souhaitez pas fixer un rétro en bout de guidon le modèle Spy de Zéfal pourra trouver sa place n’importe où sur le cadre du vélo. Il se fixe simplement à l’aide d’un collier élastique sur la fourche par exemple.
On dirait un gadget mais ce rétro bracelet peut s’avérer utile pour les déplacements courts en ville. Super pratique par exemple pour l’utilisation de vélos urbains type “Vélib” il suffit d’avoir son bracelet avec soi.
Ajustable à la taille de votre poignet, ce rétroviseur se porte aussi bien à gauche qu’à droite. Il permet une surveillance arrière sans l’encombrement d’un rétroviseur de vélo.
Rien à voir avec les classiques rétros … Avec Varia on rentre dans le domaine du “hight tech”. Pas de miroir pour ce Varia qui protège vos arrières en “scannant” à une distance de 140 mètres avec son radar les véhicules en approche. Il envoie un signal d’approche sur la console de guidon. On voit le nombre de véhicules qui arrivent dans le périmètre et il émet une alerte si il détecte une approche dangereuse. Par ailleurs les leds intégrées au radar arrière clignotent à l’approche d’un véhicule pour signaler au conducteur votre présence ce qui représente une sécurité supplémentaire.
Varia fonctionne indépendamment ou s’intègre facilement à un compteur de vélo Edge compatible. L’ordinateur Edge ou l’afficheur Varia peuvent afficher plusieurs véhicules en approche et indique la vitesse relative d’approche ainsi que le niveau de menace.
La vidéo du test que j’avais réalisé
Reste le prix de 299 € qui est élevé mais sa technicité et son intégration justifient le montant de la facture.
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