Une météo parfaite pour le départ de la Gravel of Legend "327km". Photo : Fabien Boukla.
La troisième édition du salon Nature is Bike à Angers a tenu toutes ses promesses : une belle participation sur les 7 épreuves du festival, un salon des exposants et des marques bien animé et riche en nouveautés et l’inauguration d’un nouveau site très nature près du Lac du Maine qui a séduit un large public.
Un festival d’épreuves gravel à Angers
Epreuve phare du festival, la Gravel of Legend Legendre a donné le coup d’envoi du festival angevin.
À 6 du matin, le vendredi 16 juin, 420 participants se sont élancés de plage de Gold Beach à Arromanches-Les-Bains pour rallier, d’une traite (en moins de 21 heures) ou bien en version bikepacking (1 nuit en bivouac en totale autonomie), Angers et le festival du Gravel et de l’Aventure à vélo.
Le départ de la Gravel of Legend Legendre, à l’aube, a lancé cette 3e édition de Nature is Bike. Photo : Kryzalid.
C’est vers 19 h que les premiers aventuriers sont arrivés au coeur du salon, avec un groupe de six coureurs qui se sont donnés l’accolade au moment de franchir la ligne, un beau moment sportif. Parmi ceux-ci, citons la présence de l’ancien cycliste professionnel, Jérôme Cousin, qui a fondé Baroudeur, une agence de voyage pour cyclistes, avec son ancien coéquipier Pierre Rolland ou encore de Mathieu Drujon, chef de produit pour Sidi, Vittoria, Selle San Marco et SP Connect chez Royal Velo France, qui était présent sur le salon pour exposer les marques citées précédemment.
L’arrivée des six premiers sur la Gravel of Legend (327 km) en 12h55. Photo : Matthieu Amielh.
Sur les sept épreuves du week-end, ce sont 1.200 participants qui ont pu s’aventurer sur les différentes épreuves proposées par Nature is Bike, notamment la Race 200 Panaracer et ses sections chronométrées, faisant partie du circuit Gravel Earth Series.
Nature is Bike : un salon des marques riche en nouveautés
Pour cette troisième année, le salon d’exposants du Festival Nature is Bike s’était installé au Lac de Maine à Angers. Dans un cadre nature très agréable, un peu difficile à trouver la première journée en raison de l’absences de panneaux (corrigé le deuxième jour !), il a regroupé les marques de cycles leaders du marché mais aussi des fabricants d’équipements et de textile, des destinations touristiques et d’activités nature.
Tout le long du week-end, le Salon du Gravel et de l’Aventure à vélo a accueilli 5.600 visiteurs. Ces derniers ont pu découvrir les nouveautés des 92 partenaires et exposants (dont des marques leader du marché comme Specialized, Origine, DT Swiss, Look/Corima, Sportful,…).
Le tout nouvel Axxome 3 était présenté sur le stand d’Origine. Avec un cadre pouvant accueillir des pneus de 35 mm, il peut être envisagé sur des parcours gravel “light”. Photo : Matthieu Amielh.
Pour la première fois cette année, une grande zone de test a été mise en place sur le village de l’événement et aux abord du lac ce qui a permis aux pratiquants de tester de nouveaux vélos en vue d’un futur achat. Près de 500 tests vélos ont été réalisés durant le week-end.
Un nouveau gravel chez Commencal
Commencal a lancé le premier gravel de sa gamme, c’était tout chaud puisque la marque l’avait dévoilé le mardi 13 juin. Des photos avaient fuité sur le compte de l’influenceuse Kim Gintrand dès le mois de janvier, mais le vélo a bien été lancé en juin, avec une disponibilité annoncée par la marque d’Andorre entre fin août et début septembre, en vente directe sur le site de Commencal (voir la fiche produit du Commencal 365) et dans les magasins.
Un nouveau modèle gravel chez Commencal, sur la base d’un cadre alu, pour rester fidèle à l’ADN de la marque. Photo : Matthieu Amielh.
Le 365 (prononcez Three Six Five, si vous voulez être dans le coup) est construit sur la base d’un cadre et d’une fourche en aluminium.
Il sera proposé en 3 montages et niveaux de prix :
365 Race, transmission Shimano GRX810/812 – 3 000 euros – 2 coloris “Frozen Brown” – Tige de selle télescopique KS et jantes DT Swiss G1800 Spline ;
365 Signature, transmission Sram Force AXS XPLR – 4 500 euros – Coloris “Signature Pure White” – Tige de selle télescopique RockShox Reverb et jantes DT Swiss GR1600 Spline.
Le modèle haut de gamme, 365 Signature, est équipé d’une transmission Sram Force AXS et de roues spécifiques gravel, les DT Swiss GR1600. Photo : Matthieu Amielh.Ce garde-boue discret est livré avec le 365. Une bonne idée pour éviter les projections de boue. Photo : Matthieu Amielh.Petit rappel du nom du modèle, ici dans sa version haut de gamme et coloris Signature “Pure White”. Photo : Matthieu Amielh.
DMT présente des nouveautés chaussures
Le fabricant italien, distribué en France par Plein Nord, est venu présenter deux nouveautés route : la SH10 (279 euros), une chaussure équipée d’un double serrage Boa L6 (photo) ainsi que la KR30 (239 euros), un modèle doté d’une semelle 100 % carbone et d’un serrage Boa L6. Le point fort du fabricant italien : la tige tricotée dans une seule pièce (le 3D Knit). Patrick avait évoqué cette technologie de tricotage lors de son essai de la chaussure DMT KR3. Une marque avec laquelle le champion Tadej Pogacar roule au quotidien.
Thomas et Julien de Plein Nord sont venus faire essayer le textile Sportul ainsi que les chaussures DMT, fabriquées en Italie. Photo : Matthieu Amielh.
En gravel, DMT propose la GK1 (179 euros), une chaussure à lacets également équipée de la tige en 3D Knit mais aussi d’une semelle développée avec Michelin, dotée d’une gomme assez tendre pour augmenter l’adhérence lors des phases de marche.
Les 3 coloris de la chaussure gravel de DMT, la GK1, vendue 179 euros. Photo : Matthieu Amielh.
Un gravel 100 % configurable chez S1Neo
S1Neo, l’assembleur de vélo français, a également dévoilé un nouveau châssis gravel, le GX1, qui se décline en 8 montages complets et 4 version kit-cadre (à partir de 3 299 euros le vélo complet GX1 OzONE équipé en Shimano 105, jusqu’à 7 399 euros équipé de la nouvelle transmission Sram Force AXS 12 vitesses).
Johanny Delmas, fondateur de la marque S1Neo, pose devant le nouveau gravel de la gamme, le GX1, décliné en plusieurs versions dont une version “suspendue” (tige de selle et fourche). Photo : Matthieu Amielh.
Le point fort de la marque : la personnalisation complète du vélo au niveau de l’équipement grâce au configurateur en ligne S1Neo ainsi que le choix de la peinture.
De nouvelles roues gravel et des développements en cours chez Duke
Le fabricant artisanal de roues, Duke Racing Wheels, a dévoilé lors du salon, sa nouvelle jante World Runner dédiée à la pratique gravel et cyclo-cross. Dotée d’une largeur interne de 22 mm permettant de donner davantage de volume aux pneus, cette jante d’une hauteur de 25 mm en aluminium (465 g la jante seule) est doté d’un profil asymétrique.
“Nous avons dessiné une jante arrière asymétrique qui va donner un parapluie bien supérieur aux jantes symétriques (offset de 2 mm) et va permettre de rééquilibrer les tensions des deux nappes, apportant ainsi plus de rigidité et plus de durabilité” précise le fabricant.
Duke a mis à jour son modèle gravel, la World Runner 25, disponible avec une décoration personnalisée (21 coloris). Photo : Matthieu Amielh.
Entièrement personnalisable (24, 28 ou 32 rayons, type de rayon et choix du moyeu), la World Runner 25 est proposée à partir de 564 euros la paire.
Duke travaille également sur une nouvelle roue de cyclocross tubeless ainsi que des rayons carbone plats et ronds (ces derniers sont en phase de test).
Une gamme complète de vélos avec Leon, Sauvage et Robert Frameworks
Après avoir débuté la commercialisation des vélos Sauvage en 2017, David Robert a progressivement développé son offre de vélos avec 3 marques : Léon88 (décliné en modèles sur-mesure et depuis cette année, en modèles Léon88 titane de série), Sauvage et enfin Robert Frameworks, utilisant des pièces de titane hydroformées (retrouvez le test de Laurent sur le Robert Frameworks RG1 gravel).
David Robert, le créateur des marques Sauvage, Leon et Robert Frameworks, a fait le déplacement pour présenter et faire tester ses 3 marques aux cyclistes. Il pose ici avec le modèle Léon88 Graall. Photo : Matthieu Amielh.
Le vélo phare de chez Léon88 demeure le Graal, un vélo vendu sur-mesure et en géométries de série, un vélo “All-Road”, polyvalent pour la pratique route, gravel et longue distance, en changeant si besoin la paire de roues en fonction de son utilisation. Le cadre du Graall peut accueillir des pneus de 42 mm de section maximum. Il est proposé à partir de 4 500 euros en vélo complet et il faut rajouter 200 euros pour une version sur-mesure.
La galerie des nouveautés vues sur Nature is Bike
Decathlon avait fait le déplacement pour présenter ses gammes Triban et Riverside. Ici le modèle titane de la marque nordiste, le GRVL 900 (3 000 euros). Photo : Matthieu Amielh.Specialized présentait aussi son modèle Sirrus carbone (ici le modèle Sirrus X 5.0), équipé de pneus Pathfinder de 38 mm. Photo : Matthieu Amielh.L’offre Panaracer était bien mise en avant chez RVF avec la gamme Gravel King, déclinée notamment en version édition limitée et coloris flashy. Photo : Matthieu Amielh.Une offre large de pneumatiques, maintenant déclinée en largeur de 50 mm comme ici chez le fabricant français Hutchinson. Photo : Matthieu Amielh.Le Look 765 Gravel RS : pas d’évolution mais l’occasion de voir de près cette collab’ avec la marque de bagagerie anglaise Restrap. Photo : Matthieu Amielh.L’équipe de RVF, avec au milieu Benjamin Bedu, Brand Manager pour Panaracer. Photo : Matthieu Amielh.
Des tables rondes et des rencontres autour du vélo
Comme l’an passé, le salon a fait la part belle aux rencontres avec des présentations, des discussions avec des voyageurs à vélo venus raconter leurs aventures ou encore des retours d’expérience de participants de la Gravel of Legend.
Le Salon du Gravel se décline aussi en tables rondes. Ici Jérôme Cousin, raconte sa nouvelle vie en tant qu’entrepreneur et la création de Baroudeurs. Photo : Matthieu Amielh.
Un atelier animé par Xavier Lebreton, voyageur à vélo, a permis de découvrir les magnifiques photos et rencontres que le Français a réalisées lors de son périple de 25 000 km en 261 jours, entre la France et la Mongolie. L’aventure d’une vie, racontée dans un livre “L’éveil d’un voyageur, de l’océan atlantique aux steppes de Mongolie“.
Autre voyage, en famille cette fois, celui de Lucie et Maxime, avec leur enfant de 3 ans, qu’ils racontent dans leur livre “Et si on pédalait jusqu’à Stockholm ?”
Le vélo était mis à l’honneur avec de jolis récits de voyage. Ici, Lucie Cuadrado et Maxime Courtoison étaient venus présenter leurs dernières aventures à vélo. Photo : Matthieu Amielh.
Le gravel en mode race rencontre un succès croissant auprès des jeunes cyclistes à la recherche de nouvelles sensations. À Millau, ce week-end c’était la 2ème édition le la manche Gravel UCI française organisée par Wish One et qualificative pour les championnats du monde. Par rapport à la manche 2022 de Gravel UCI World Series de Millau, l’épreuve avait grossi et comprenait quelques têtes de série venant du peloton des cyclistes pros, de jeunes venus tâter de cette nouvelle pratique, mais également de plus anciens avec quelques grands champions dont Alain Prost qui a terminé premier de sa catégorie 65-69 ans et Julien Absalon 3ème de la catégorie 40-44. (photos @lorisvonsiebenthal @mateo__giraud)
« Ça s’est très très bien passé, on est content ! …», me dit François-Xavier Blanc que je dérange au téléphone, en plein démontage des infrastructures du village départ, installé sur Millau Plage. « Nous étions 600 sur la course UCI Gravel World Series, alors qu’on s’attendait à 500, mais nous avons pris beaucoup d’inscriptions à la fin ». La participation a été de qualité et le plateau de coureurs internationaux était de très haut niveau … Il y avait Freddy Ovett, Russel Finsterwald, qui a fini 4ème sur la Unbound, le team Total Energie avec Geoffrey Soupe qui termine 2ème de l’épreuve et beaucoup de coureurs de très haut niveaux.
Chez les femmes, Carolin Schiff, vainqueure à l’Unbound, récidive à Millau. La météo a été bonne et le parcours a énormément plu aux participants. « Nathan Hass nous a dit que c’était le plus beau parcours de gravel sur lequel il avait couru jusqu’à présent », poursuit François-Xavier. Nathan est un ancien coureur pro, qui depuis 2021 écume le circuit gravel international et qui a déjà participé à quelques manches UCI Gravel World Series.
Le site d’arrivée sous le viaduc de Millau devant les locaux de Wish One – À gauche le vainqueur Toby Perry, au centre son dauphin Geoffrey Soupe et à droite Alain Prost heureux d’en avoir fini.
Les podiums
Les vainqueurs de la Wish One Millau Grands Causses ont été sacrés, l’après-midi de l’épreuve, sur la ligne d’arrivée devant les locaux de Wish One, installés sous le viaduc de Millau.
Caroline Schiff est arrivée la première chez les femmes après s’être rapidement extirpée du peloton féminin dès le Causse Noir et avoir réalisé une course d’anthologie. L’Allemande s’impose devant Jade Treiffesen et Rosa Kloser après 146 km parcourus à travers les chemins des Terres de Gravel.
La course World Series Wish One Millau 2023
D’abord, chez les femmes, où les meilleures spécialistes étaient présentes.Dès le pied de la Pouncho d’Agast, nous avons vu l’athlète de longue distance, Virginia Cancielleri, imposer le rythme, rapidement relayée par Carolin Schiff, meilleure cycliste gravel du moment. Leur montée impressionnante de la Pouncho en 22 min 19 s, seulement 4 min de plus que le trio de tête chez les hommes, composé de Freddy Ovett, Aurélien Philibert et Byron Munton,a captivé l’attention.
Les femmes dans la montée de la Pouncho
Ces trois-là n’ont eu que très peu de temps pour eux avant d’être rattrapés par un peloton réduit à une vingtaine de coureurs.
Le regroupement entre les femmes et les hommes, dans les premiers chemins du Causse Noir, a permis à Carolin Schiff et Rosa Klöserde se détacher des autres concurrentes, tandis que le peloton masculin continuait de perdre des éléments dans cette partie éprouvante en gravier.
Carolin Schiff seule en tête sur les pistes du camp militaire du Larzac.
Ils n’étaient déjà plus que 12dans la côte de Pierrefiche, avant d’aborder le camp militaire. Pendant ce temps, chez les femmes, CarolinSchiffavait semé sa dernière concurrente, Rosa Klöser, qui a été rattrapée par Jade Treiffesenpourf former un duo en contre-attaque.
L’éprouvant Camp Militaire a été un défi pour les coureurs qui ont dû lutter contre un vent, particulièrement fortcette année. Les paysages dégagés n’ont pas été une distraction, mais ont plutôt contribué à une sélection plus rigoureuse, réduisant le groupe de tête à 10 coureursà la sortie du Camp d’instruction du Larzac.
UCI Gravel World Serie Millau France
La décision s’est produite dans la nouvelle partie du parcours, dans la cote du Rouquet, au km 87,5. Toby Perry a lancé son offensive et a fait éclater le groupe, qui s’est retrouvé isolé, un à un, dans la spéciale du Rallye Terre des Cardabelles, avec dans l’ordre Geoffrey Soupe, NathanHaas, Russell Finsterwaldet Emeric Turcat.
À La Cavalerie, les trois premiers poursuivants se sont regroupéset ont collaboré dans l’espoir de rattraper le jeune Britannique de 23 ans. Du côté des femmes, Rosa Klösera payé le prix de ses efforts du début de course et a dû laisser Jade Treiffesenseule à la poursuite de Carolin Schiff.
Malgré les efforts de la contre-attaque, Toby Perrya continué d’agrandir l’écart de façon impressionnante, sans jamais montrer de signes de faiblesse, franchissant la ligne d’arrivée chez Wish Onesous le Viaduc de Millau avec plus de 6 minutes d’avancesur son premier poursuivant, Geoffrey Soupedu Team TotalEnergies et Russell Finsterwald.
La performance de Toby Perry a émerveillé tous les spectateurs présents à Millau. La performance du jeune Anglais laisse indéniablement une trace pour l’avenir et un record qu’il faudra battre. « C’était étonnant cette fin de course que je suivais dans la voiture de tête. Malgré le vent et les efforts conjugués de ses poursuivants, il leur prenait du temps. Il nous a fait un vrai numéro en gagnant avec 6′ d’avance », explique François-Xavier.
Cette performance a été suivie d’un récital tout aussi impressionnant chez les femmes : Carolin Schiffa confirmé sa suprématie en terminant ces 145 km avec près de 12 minutes d’avancesur ses compatriotes Jade Treiffesen et RosaKlöser.
Malheureusement dans le team Wish One, Laurent Brochard a chuté et à dû abandonner. « Je prends le départ ce matin malgré la chute de la semaine dernière, qui m’a bien amoché, avec la volonté quand même de me qualifier pour les championnats du monde. Bon, c’était sans compter sur un concurrent qui est tombé juste devant moi, alors que nous étions en file indienne, ça n’a pas pardonné… Je suis retombé sur la même épaule et le même côté … Je suis un peu déçu, mais maintenant je me tourne vers l’avenir afin de décrocher mon pass pour les championnats du monde ».
Un parcours gravel à Millau plébiscité par les coureurs
« Sur la journée du samedi avec nos nouvelles épreuves pour les jeunes et la découverte, nous n’avons pas eu un gros succès, mais on va insister car on y croit pour l’avenir », explique François-Xavier. Le parcours était nouveau et tout le monde voulait le connaître. L’équipe organisatrice n’a pas voulu le divulguer avant l’heure, pour ménager la surprise et pour éviter des tentatives d’invasion en reconnaissance dès les pistes de la légion étrangère sur le plateau du Larzac.
De façon unanime, tout le monde a apprécié cet ajout de belles pistes par rapport à l’édition 2022. Rendez-vous est donné l’an prochain à Millau car l’équipe Wish One a un accord sur 3 ans qui permettra en 2024 d’organiser ici cet événement qui restera sans doute la seule manche française de ce challenge.
La marque varoise EKOÏ, très active sur tous les segments du marché vélo, se lance également dans le Gravel. Précédemment, Bike Café vous a présenté comment EKOÏ s’était lancée sur les sentiers du Gravel. Là-dessus, Sabine et Laurent ont voulu évaluer sur le terrain cette nouvelle gamme, déclinée en une tenueGravel Performance, et une autre baptisée Confort.
Tenue Gravel EKOÏPerformance, testée par Sabine
J’ai pu tester la gamme Ekoï Gravel Performance durant une quinzaine de jours, sous des températures allant de 15° à plus de 30° C, par temps sec mais aussi sous de fortes pluies orageuses, lors de sorties 100% gravel sur les chemins de Touraine, d’une durée allant de 2h30 à 4h.
La tenue Ekoï Gravel Performance (photo Olivia Martinez)
Maillot unisexe EKOI GRAVEL PERFORMANCE
Le maillot est proche de ceux que l’on a l’habitude de porter en vélo de route, gamme Performance oblige : il est près du corps, fermé par un zip autobloquant sur toute la longueur devant, et contient 3 grandes poches dans le dos. Par contre, il a la particularité – très appréciable – de présenter 2 petites poches supplémentaires (soit 5 au total), une de chaque côté, d’un format idéal pour contenir son téléphone d’un côté et un paquet de mouchoirs de l’autre, par exemple, ou de la nutrition. J’ai trouvé ce maillot très confortable à rouler, très léger et doux sur la peau. Il ne bouge pas grâce à la bande de silicone à la base.
J’ai suivi la grille des tailles femmes : me trouvant entre 2 tailles, j’ai choisi la taille la plus grande et c’est parfait. Quant à la couleur, je l’ai reçu en jaune : ça change, c’est visible, et le maillot n’est pas transparent, même après un gros orage. Par contre, cette couleur est à éviter par temps orageux car j’ai été victime d’attaques de moucherons ! Il n’a pas bougé après lavage et les traces de projections de boue sont parties sans souci. J’aurais apprécié qu’une des poches arrières soit zippée, pour ranger mes clés et papiers en sécurité, mais ils ont trouvé leur place dans la sacoche top-tube présentée plus bas.
Le maillot Ekoï Gravel Performance (photos Olivia Martinez)
Prix : 129,99 €
Existe en 4 coloris (jaune, le coloris testé ici, kaki, gris et bleu marine)
Je ne porte que des cuissards à bretelles. J’en ai plusieurs avec un système d’ouverture / fermeture magnétique des bretelles dans le dos pour faciliter les pauses techniques, mais des modèles route uniquement, sans poches, et j’en ai plusieurs avec des poches, mais sans ouverture / fermeture magnétique. J’étais donc curieuse de tester celui-ci. Vous l’aurez compris, le cuissard Ekoï Gravel Poches Cargo Perf regroupe tous ces avantages : pour les pauses techniques, on ouvre facilement l’attache dans le dos et on baisse simplement l’arrière du cuissard, il n’est pas nécessaire de se déshabiller complètement. C’est toujours moins rapide que pour les hommes, mais on gagne un temps précieux tout de même. Pour refermer, il faut juste un peu de souplesse dans les épaules pour attraper la partie supérieure de la fermeture qui remonte quand on la détache.
Le système d’ouverture / fermeture des bretelles (photo Sabine Barrat)
Le cuissard possède 3 poches en mesh : sur le côté de chaque cuisse et une à l’arrière. Elles sont de bonne contenance et très élastiques donc plutôt solides. Quand on enfile le cuissard, il faut quand même veiller à ne pas tirer sur les poches, c’est plus prudent ! J’y ai glissé mes ravitos et l’accès était très facile en roulant. L’insert en gel est conçu spécifiquement pour les femmes. Il est indiqué pour des sorties jusqu’à 6h. J’ai testé le cuissard sur des sorties jusqu’à 4h et l’ai trouvé confortable. Il est gainant mais pas compressif. Enfin, grâce à la bande de silicone à la base de chaque cuisse, le cuissard ne bouge pas.
J’ai porté le gilet coupe-vent Ekoi Gravel Ultralight en début de mes sorties longues quand la température était encore un peu fraîche. Il m’a aussi tenue au sec sous une pluie fine, mais pas sous l’orage ! Ensuite, une fois replié dans sa poche arrière, on le range dans une poche de maillot et il se fait vite oublier. Le zip à double curseur permet d’ajuster son niveau de protection et d’accéder facilement aux poches arrières du maillot. Par contre, le zip semble assez fragile, il faut notamment faire attention quand il est ouvert des deux côtés et que l’on souhaite ouvrir ou fermer complètement le gilet. Concernant la taille, j’ai pris la même que pour le maillot mais le gilet taille plus large !
Le gilet coupe-vent unisexe EKOI GRAVEL ULTRALIGHT (photos Olivia Martinez et Sabine Barrat)
Prix : 59,99 €
Existe en 4 coloris (jaune, le coloris testé ici, kaki, gris et camo)
Les chaussettes Ekoï Gravel viennent finaliser la tenue. Elles taillent normalement, sont assez hautes, tiennent bien en place mais sans serrer le mollet. Les chaussettes sont confortables, ont l’air solides et possèdent un renfort au niveau de la plante du pied.
Les chaussettes Ekoï Gravel (photo Sabine Barrat)
Prix : 14,99 €
Existe en 4 coloris (kaki, le coloris testé ici, gris, marine et noir)
La sacoche top tube comporte un grand compartiment interne, avec une poche filet de chaque côté à l’intérieur permettant d’organiser ses affaires. J’y ai rangé mes papiers, mon téléphone et mes clés. Sa capacité d’1L permet d’y ranger bien plus. Elle a gardé mes affaires au sec sous une grosse pluie d’orage. Enfin, ses dimensions font qu’elle ne gêne absolument pas le pédalage, pas même en danseuse. Elle ne gêne pas non plus à la descente du vélo.
La sacoche de cadre Ekoï Gravel (photos Sabine Barrat)
Prix : 24,99 €
Existe en 3 coloris (kaki, le coloris testé ici, noir et camo)
Tout d’abord, il faut dire que j’ai testé les effets qui suivent durant ce mois de juin chaud et très sec en Lorraine, sur une amplitude de températures de 14 à 29°C (un peu plus en plein soleil). Par ailleurs, si j’ai évalué ces produits lors de sorties typiquement Gravel, ils n’ont pas été épargnés non plus par le Vélotaf des campagnes. En somme, un condensé des usages qui rythment ma semaine…
La tenue Confort sur le terrain (photo Laurent BIGER)
Gilet matelassé EKOI GRAVEL Confort
Le gilet que j’ai reçu en kaki se montre parfait dans cette taille M, ample mais pas trop pour ma corpulence de 1,79 m pour 72 kg. N’ayant pas pu le rouler en dessous de 14°C, je ne pourrai pas me prononcer sur son isolation à des températures plus froides. En revanche, au dessus de cette température, la partie dorsale, bien plus fine que la partie avant matelassée, démontre de bonnes qualité de respirabilité. Les poches arrières sont vastes, faciles d’accès, et leur texture ajourée participe à la respirabilité du gilet.
La fermeture à double curseur avec zips autobloquants permet plusieurs configurations pour s’aérer efficacement. Si le concept (pas nouveau) est réussi, je suis plus réservé sur la qualité de ces zips, loin d’être aussi fluides que des zips de chez YKK (certes, sur des produits souvent plus onéreux). Enfin, ce gilet, de surcroit léger, se compacte bien, ce qui en facilite grandement le rangement.
D’une coupe droite et ample, ce maillot possède des manches Raglan unies noires sans couture qui sont probablement le point fort de ce maillot. Son tissu s’avère bien respirant et j’ai apprécié qu’il ne sente pas (trop) mauvais si on enchaîne plusieurs sorties avec (oui, je l’ai fait…). Par ailleurs, ce maillot est muni de deux poches arrières dotées chacune d’un rabat à l’intérieur, lequel est censé empêcher aux objets contenus de s’éjecter à la suite de secousses. Là-dessus, une discrète poche latérale zippée permet d’accueillir des clés ou autres précieux objets.
Deux poches, ainsi qu’une autre quasi invisible et zippée, équipent la partie dorsale de ce maillot EKOI (photo Laurent BIGER)
Très agréable au port, j’ai apprécié le compromis réussi de ce maillot : des manches ajustées qui rappellent l’aspect aéro du vélo de route, et une partie centrale plus ample, proche d’un produit VTT. Le zip frontal fait le job, mais j’aurais préféré qu’il descende plus bas pour les sorties les plus chaudes à venir…
Un maillot simple mais bien pensé (photo Laurent BIGER)
En somme, un maillot simple mais bien pensé et adapté à notre pratique. En prime, son look est sobre et polyvalent, ce qui facilite son port une fois le vélo déposé.
Premièrement, le maintien du short EKOI Gravel au niveau de la taille est crocheté. Système que j’ai trouvé efficace et agréable à l’usage. Deuxièmement, deux scratchs velcro permettent un ajustement de la taille. Enfin, la bande large de 40 mm à l’arrière du short est élastiquée et dotée d’un insert siliconé. Rien à redire sur le maintien, c’est simple et efficace.
Short EKOI Gravel (photos Laurent BIGER)
Par ailleurs, le short EKOI Gravel est muni de deux poches latérales avec fermetures dotées chacune d’un zip autobloquant étanche (bien que je n’ai pas pu vérifier ce dernier point). Tout comme le gilet, je ne suis pas très convaincu par ces zips, qui manquent de fluidité et de précision. En revanche, les poches latérales sont vastes et bien positionnées. Heureusement, puisque ce short est dépourvu de poches classiques. Dans ces conditions, impossible d’y glisser les mains !
Des poches latérales vastes (photos Laurent BIGER)
Mais à bien considérer les choses, cette absence de poches classiques permet un pédalage plus naturel. Ainsi, aucune gêne sur le côté des quadriceps comme c’est parfois le cas avec de (mauvais) shorts de VTT. Pareillement, l’ajustement est ample mais reste proche du corps. Là-dessus, la respirabilité est correcte. En somme, un short simple mais réussi puisque adapté à notre pratique.
Enfin, un mot sur le sous-short de la marque varoise, que j’ai utilisé sous le short EKOI. Tout d’abord, il faut dire que c’est un modèle unisexe. Ensuite, j’ai été surpris par l’efficacité de ce sous-short, certes onéreux au regard du reste de la gamme, mais vraiment qualitatif.
Sous-short EKOI (photos EKOI et Laurent BIGER)
Tant et si bien que l’insert s’avère de bonne qualité (concept V-LIGHT, développé par Ekoï), et l’ensemble ne bouge pas durant le pédalage, malgré l’absence de bretelles. En somme, c’est une réussite !
Finalement, nous estimons que ces tenues sont globalement une réussite. Certes, il existe mieux sur le marché, mais c’est bien plus onéreux. En point d’amélioration, nous retiendrons notamment des zips peu agréables. Outre ceci, le look est réussi et le compromis entre amplitude et coupe sportive est bien réalisé. Par ailleurs, le prix est plutôt bien placé et certains de ces produits sont fabriqués en Europe. Enfin, nous ne manquerons pas de mettre à jour cet article au fil des lavages et des utilisations les plus variées… (note : à l’heure de conclure cet article, les produits testés semblent être tous soldés à -50%)
Effectivement, Nathalie Baillon, cycliste bien connue désormais dans le monde de l’Ultra, ne manque pas d’audace. Elle vient de le prouver en s’attaquant au record de la traversée de l’Europe à vélo sur 6.400 km entre Tarifa (Espagne) et le Cap Nord (Norvège). Elle a inscrit le premier temps record féminin sur cette distance, mais les circonstances météo et un passage difficile en Russie ne lui ont pas permis de battre le record du monde actuel de 16 jours, 20 heures et 59 minutes détenu par l’anglais Ian Walker.
Le cyclisme féminin est en plein essor et Nathalie Baillon fait partie de ces femmes qui rivalisent sans complexe avec les hommes sur de longues distances à vélo. Nous avons abordé récemment ce sujet des femmes qui étonnent. Elles sont belles, courageuses, sportives… et surtout elles ne lâchent rien et, comme Nathalie, font preuve d’audace.
Nathalie Baillon est une femme spécialiste du bikepacking, reconnue et récompensée à de nombreuses reprises sur des épreuves de cyclisme longue distance. De 2014 à 2021, elle occupait un poste confortable d’ingénieure en développement d’applications mobiles. Suite à un premier voyage à vélo en Nouvelle-Zélande, elle décide de se consacrer exclusivement à sa passion pour le cyclisme. Son défi, qui consiste à traverser l’Europe, l’a poussée dans ses limites physiques et mentales. “Je savais que ce serait très difficile de battre ce record. Je l’ai tenté pour me donner un objectif et me pousser. Si je le battais, c’était bien, mais déjàterminer, ça me convenait…” déclarait la jeune femme. Au passage Nathalie réalise quand même le record féminin sur cet axe sud – nord et elle boucle ce trajet en bikepacking sur une distance qu’elle n’avait jamais réalisé jusqu’à présent. Quelques jours après son arrivée au Cap Nord, nous avons souhaité recueillir ses impressions sur cette tentative de record de la traversée de l’Europe sud – nord. Elle était partie jeudi 18 mai de Tarifa, au sud de l’Espagne, pour rejoindre le cap Nord, en Norvège le 5 juin. Un périple de 6 400 kilomètres à travers 10 pays dont un passage délicat en Russie dans la conjoncture internationale actuelle.
Voilà le résumé que nous a adressé l’équipe de tournage qui l’a suivie. Les obstacles ont été nombreux et malgré ces aléas qui éloignaient la perspective d’établir un nouveau record, Nathalie a tenu jusqu’au bout et n’a pas abandonné.
Jour 1 : Départ de Tarifa à 7 h 25. Première journée très montagneuse avec du soleil, mais aussi des orages. Bonnes sensations malgré une petite chute et une crevaison. « J’ai roulé jusqu’à 3 h du matin avec 390 km au compteur ».
Jour 2 : « Au début c’était très vallonné, je ne m’attendais pas à autant. Ensuite beaucoup de longues lignes droites avec du vent de face, j’ai pris le mauvais chemin plusieurs fois. Je pense que j’arriverai en Espagne demain ».
Jour 3 : « Je suis en forme malgré quelques petites douleurs. Profil plus plat, beau temps malgré le vent de face ».
Photo @PhotoNomades Production
Jour 4 : Journée difficile avec quelques douleurs, des petits problèmes mécaniques, un vent de face très fort. « Plusieurs personnes sont venues à ma rencontre et cela m’a remonté le moral, je sais que si je dors 7 heures, je ne finirai jamais dans les temps. Maintenant je dors 3 heures, je me sens en forme, je me sens fatiguée tôt le matin, je fais une sieste et ça va ».
Jour 5 : Journée courte en raison des orages de l’après-midi. Le temps et l’humeur étaient bons, malgré les jambes lourdes et la vitesse lente. Repos au Vélo Gite de Valence l’après-midi.
Jour 6 : Après un départ sous la tempête, le soleil est revenu. « Beaucoup de personnes sont venues m’encourager en France et en Suisse, cela m’a donné un grand coup de pouce. 430 km parcourus aujourd’hui malgré un fort vent de face ».
Jour 7 : Nathalie est en pleine campagne allemande. Davantage fatiguée aujourd’hui. Dure journée, la fatigue commence à se faire sentir, les genoux font mal et la solitude pèse un peu après une journée d’encouragements sur les routes.
Photonomades (agence de prod ayant suivi tout le voyage de Nathalie) : Nathalie roule tout le temps, on ne l’a encore jamais vu assise… à part ses siestes, c’est une vraie machine et ne s’arrête jamais.
Jour 8 : Nathalie vient de passer le cap des 2700 km, la plus longue qu’elle ait jamais réalisée ! « C’est dur, journée plus compliquée avec des hauts et des bas ». Le record sera très difficile à battre mais elle n’abandonne pas.
Jour 9 : « J’ai dormi 4 heures dans un abribus. Les routes sont superbes ici, mais beaucoup sont en travaux, j’ai donc dû faire plusieurs détours. J’ai traversé la frontière polonaise : les routes sont cahoteuses et un peu dangereuses parfois. Le parcours est finalement plat, mais j’ai toujours un fort vent de face depuis des jours presque depuis le départ. j’ai atteint une vitesse moyenne impressionnante de 23 km/h, ça ne m’était plus arrivé depuis longtemps. Je chercherai un hôtel après avoir atteint 400 km pour bien dormir ».
Photo @PhotoNomades Production
Jour 10 – 27 mai : D’abord découragée par une nouvelle journée de vent contraire, Nathalie retrouve de l’énergie dans l’après-midi : elle n’abandonnera pas sans combattre.
Jour 11 : Nathalie a enfin du vent dans le dos ! C’est un bon coup de pouce pour son humeur, mais elle doit lutter contre la fatigue maintenant. « J’en ai marre, j’aurais pu faire des kilomètres à vélo et je suis coincée ici sur cette route ne menant nulle part, j’ai été prévenue. Je m’y attendais, et quand un camion me dépasse, ce n’est jamais plaisant ». Si elle se sent bien pendant la journée, elle s’endort dès que le soleil se couche.
Jour 12 : « Les routes sont horribles en Lituanie avec beaucoup de camions, la plupart passent très près de moi c’est vraiment dangereux. Ian m’avait prévenu, mais j’ai mal compris. Je pensais que c’était seulement près de la frontière polonaise. C’était encore bien là-bas, mais maintenant c’est horrible sur des centaines de kilomètres. Je pense que ce sera comme ça pour tout le trajet en Lituanie ».
Jour 13 : Que penses-tu du passage de la frontière russe ? « J’espère juste qu’il ne faudra pas trop de temps pour traverser la frontière. J’ai mon visa, mais je ne sais pas comment ça va se passer en Russie. Je n’aurai plus d’accès à Internet, ce sera un peu plus difficile car les cartes de crédit françaises ne fonctionnent plus là-bas donc ce sera l’inconnu. Je dois prévoir la nourriture et tout ce dont j’ai besoin à l’avance ».
Jour 14 : « Il était plus facile d’entrer en Russie que d’en sortir. Hier, je suis donc arrivé en Russie vers 8 heures du matin. Cela s’est passé assez rapidement. On m’avait dit que cela pouvait prendre beaucoup de temps, surtout pour les voitures. On a rapidement examiné mes affaires. On m’a posé quelques questions. Ensuite, j’ai eu le vent en poupe et j’ai roulé rapidement jusqu’à Saint-Pétersbourg. J’ai bien progressé ».
Mais Saint-Pétersbourg, c’est l’enfer ! Il est très difficile de s’y déplacer à vélo. Il y a de grandes routes sans bas-côtés et les Russes conduisent vite. « Cela m’a demandé beaucoup de concentration. J’avais prévu de dormir en Finlande un peu après la frontière. Mais le passage de la frontière a pris plus de temps que prévu. Les Russes m’ont beaucoup interrogé pour savoir si j’étais un espion. Ensuite, à la frontière finlandaise, ils m’ont simplement demandé comment les choses s’étaient passées en Russie et quelles questions ils m’avaient posées. Je suis finalement arrivé en Finlande à 4 heures du matin ».
Jour 15 : « Il ne reste que 2 pays à traverser sur 12. Rafales de vent et de grêle avec un fort vent de face ».
Des conditions météorologiques difficiles : les températures étaient glaciales – Photo @PhotoNomades Production
Jour 16 : Une journée très dure avec des conditions météorologiques difficiles. Les températures étaient glaciales et il a plu presque toute la journée. Il reste moins de 1000 km à parcourir pour atteindre le Cap Nord !
Jour 17 : « Les derniers kilomètres semblent interminables de lassitude. Heureusement, les paysages sont magnifiques et le fait d’apercevoir des rennes sur la route a rendu ma journée passionnante ».
Jour 18 – 4 juin : La ligne d’arrivée se mérite. Nathalie a une nouvelle fois lutté contre les éléments. Mais elle y est arrivée en 18 jours, 15 heures et 27 minutes.
L’équipe de Bike Café adresse toute ses félicitations à Nathalie (carnet de bord tenu par les vidéastes / photograhes de PhotoNomades Production)
Bientôt le film
J’ai appelé Gregory Berger et Julien Delvolgo les deux photographes et vidéastes qui ont suivi Nathalie sur son périple. En dehors de la petite fenêtre de cadrage de leur caméra, ils ont vécu en direct tous les moments de ce périple : aléas mécaniques, chute, pluie, camions, erreurs de parcours, … et les moments de joies aussi quand le vent soufflait dans le bon sens. « Elle nous a étonné par son côté aventurière et sa capacité à gérer les moment difficiles. Elle sait rouler dans des conditions rudes, au milieu du trafic des camions dans certains pays, passer les frontières et faire face à des situations délicates devant lesquelles beaucoup auraient renoncé. Elle place très haut le curseur de la gestion des risques, qu’elle affronte avec optimisme. Son apparente timidité et sa réserve, ne laissent pas soupçonner la force dont elle est capable. Elle est même trop humble par rapport à son niveau», m’ont dit Grégory et Julien.
Pour le film il est trop tôt pour en parler, mais bien sûr, il y aura un film réalisé par PhotoNomades Production. Il est en cours de montage et sera peut-être présenté lors du prochain festival “Tous en selle » si les conditions de projection sont acceptables.
Des partenaires de qualité
Entre la tenue d’été pour le départ en Espagne et celle qui était nécessaire en Norvège, les panoplies Assos ont été testées sous toutes les conditions climatiques – photos @PhotoNomades Production
Nathalie a pu compter sur des partenaires de qualité qui lui ont fourni des équipements qui se sont avérés bien utiles sur ce long trajet. Elle avait des vêtements Assos : une tenue été pour la chaleur du début en Espagne et des vêtements chauds et étanches pour la partie nord : DYORA RS Jersey S9 Targa Coloris interstellar ou ProfVenus Violet et UMA GTC Bib shorts (testé pour Bike Café par Anne) Une veste chaude Trail Winter jacket et une veste de pluie DYORA RS Rain jacket.
Les sacoches de bikepacking on été réalisées sur mesure par notre ami Vincent de Batsoul, le vélo était un modèle de la marque LIV (groupe Giant).
Depuis une décennie, les Axxome sillonnent les routes et avalent les kilomètres. Ce vélo, qui a participé à établir la réputation de la marque Origine, évolue de façon radicale avec cette nouvelle version. Il ne renie pas son ADN, qui a fait son succès durant toutes ces années. Il conserve les atouts de ses prédécesseurs : performance, légèreté, nervosité, facilité, confort, en ajoutant sur ce nouveau châssis plus de performance et de polyvalence.
L’Axxome est fluide et à l’aise sur encore plus de terrains – photo Origine Cycles
Ce nouvel Axxome est avant tout conçu pour les cyclistes à la recherche d’un haut niveau de performances, sans faire de concession sur la facilité d’usage. Son nouveau châssis offre encore plus de polyvalence et de confort. L’Axxome est fluide et à l’aise sur encore plus de terrains, pour filer sur les billards, avaler les cols ou caresser les pavés. Pour l’Axxome, les différences de revêtements ne sont plus un problème, elles sont même un plaisir tant il gomme les imperfections et compose avec le terrain sur lequel il évolue.
L’Axxome III est à l’aise sur toutes les surfaces : pavés, pistes blanches… “L’inconfort est lié à la conception d’un cadre, en particulier ses capacités d’absorption, sa capacité de déformation (rigidité/souplesse) et bien sûr sa géométrie“.“, explique le Dr O. Tostain
Investir dans le produit
La marque nordiste nous explique la vision, faite avant tout de pragmatisme, qui lui permet d’investir majoritairement sur le produit et sa conception. « Chez Origine, nous sommes fiers d’investir directement et massivement dans le produit, notamment dans ces petits détails qui font les grandes différences, cela même sur des éléments très discrets, voire même invisibles comme la qualité des drapages. Nous investissons dans des techniques de moulage très coûteuses. La proportion de notre bureau d’étude est hors norme par rapport à la masse salariale. Cet investissement est possible car nous avons fait le choix de ne pas avoir de dépenses colossales en marketing. Nous sommes par exemple volontairement absents du World Tour. Nous n’avons pas de système de distribution attribuant des marges à chaque intermédiaire. Nous pouvons ainsi concentrer nos investissements dans le produit, en proposant du matériel de pointe sans que le client final n’ait à payer autre chose que le prix de son vélo et de toute la recherche qui va avec. Pourquoi cette vision ? Tout simplement par pragmatisme. L’argent dépensé dans le produit est considéré comme un investissement car il entraîne la satisfaction client, nos clients deviennent nos meilleurs ambassadeurs sur le terrain. Vous avez forcément constaté la puissance de notre communauté. Ce résultat est le fruit de ce travail et cette attention, en respectant le produit, nous respectons nos clients, tout comme en respectant nos clients, nous respectons automatiquement nos produits. L’hyper satisfaction de nos clients est pour nous l’objectif de base. Preuve en est que bon nombre d’entre eux en sont à leur 2ème, 3ème, 4ème vélo Origine, depuis notre création.»
Fabrication Axxome III – Unique Matrix Layup
En 2021, l’Axxome Evo a consacré le carbone UML et les résultats ont tout de suite été impressionnants. Pour mettre au point ce nouvel Axxome, Origine s’est laissé guider par les possibilités offertes par l’UML. Ils ont optimisé la forme des tubes, l’aspect du cadre pour élaborer un moule qui tire le meilleur de l’Unique Matrix Layup.
Contrairement à l’Axxome II Evo, c’est la totalité du moule de l’Axxome III qui a été pensé autour de l’Unique Matrix Layup. Le triangle avant était déjà moulé avec le procédé UML, à présent c’est l’intégralité du cadre (triangle avant et triangle arrière) qui sont moulés UML. Le résultat obtenu n’a pas été commandé par une volonté esthétique, mais bien par l’optimisation de l’UML. L’œil du concepteur s’est laissé guider par ce que dictait la technologie. Les formes des tubes, les encombrements aux endroits clefs, sont les fruits d’une modélisation prenant en compte l’optimisation de l’UML en respectant la mécanique des fluides.
Le résultat au roulage est encore plus vif et dynamique… photo Origine
Le résultat au roulage est encore plus vif et dynamique, avec une capacité de filtration encore améliorée. L’aspect sans aucun artifice ou appendice marketing induit un juste poids. Le résultat est un transfert de watts encore plus net avec un Dynamic Response également optimisé. Pour rappel le dynamic response est l’effet de retour du cadre, comme si vous tendiez un arc et que vous le relâchiez, l’énergie est restituée. Le Dynamic Response, c’est la parfaite gestion de la nervosité avec une vitesse de retour contrôlée grâce à la subtilité du sens de drapages des fibres de carbone.
« Dans notre laboratoire, nous avons pu mesurer que l’Axxome III filtre 12% de vibrations en plus ».
Département Conception et Recherche d’Origine Cycles
Le coup de pédale encore plus efficace sur tous les types de revêtements.
“Pour encore plus de confort , l’Axxome III accepte des pneus jusqu’à 35 mm, de quoi élargir son terrain de jeu et réinventer la pratique du vélo de route “.
Origine Cycles
L’Axxome III filtre 12 % de vibrations en plus – source Origine
A l’origine : confort et performance
Photos Origine
Le Docteur O.TOSTAIN, chirurgien orthopédique consultant santé et ergonomie chez Origine, nous explique : « Si la performance ne se résume pas à la notion de vitesse, de rigidité, elle se rapproche de la définition de l’efficacité : obtenir le meilleur niveau de résultat pour la dépense la plus faible ou la capacité de produire le maximum de résultats avec le minimum d’effort. Parmi les phénomènes responsables de l’inconfort à vélo, les problèmes posturaux et d’ergonomie peuvent être à l’origine de douleurs articulaires, de tendinopathies par hyper-sollicitation ou par étirement. Ils s’ajoutent aux possibles causes intrinsèques d’inconfort liées à la conception d’un cadre, en particulier ses capacités d’absorption, sa capacité de déformation (rigidité/souplesse) et bien sûr sa géométrie. L’inconfort a des répercussions biomécaniques à court et long terme, et se traduit par une baisse des performances objectives : pédaler efficacement et longtemps ne peut s’entendre que sans douleurs. En partant de ce postulat, on peut mathématiquement affirmer que la performance découle du confort. Les recherches en termes d’ergonomie, de biomécanique et l’étude des données anthropométriques appliquées au positionnement du cycliste et au réglage de son vélo nous fournissent de nombreuses données. J’ai trouvé une approche unique chez Origine, car c’est la seule marque à l’échelle industrielle à proposer pour chaque niveau de gamme, pour chaque client un vélo adapté et réglé selon son anatomie, sa forme physique, ses ambitions et ses objectifs, mais aussi ses faiblesses ou pathologies. Déterminer la position idéale en prenant en compte l’ensemble de ces données est essentiel pour la prévention des blessures et permet d’améliorer les performances. »
Photo Origine Cycles
Et parce qu’un vélo n’est pas seulement une résultante de graphiques et de chiffres, parce qu’un vélo vit, se pilote, se faufile, tourne, s’arrête, repart, Origine a porté une attention particulière à la maniabilité et à la sécurité. “Trouver le bon équilibre entre stabilité dans une descente de col et maniabilité pour slalomer en ville quand vous rentrez de votre sortie est un véritable exercice que nous appliquons sur chacun de nos vélos, l’Axxome ne déroge pas à cette règle. Toujours sur le plan de la sécurité et de la maniabilité, l’intégration développée avec le Fraxion, n’est pas juste une intégration mais un système ultra fluide. Vous pourrez ainsi lever sereinement les bras pour célébrer vos victoires, lâcher les mains du guidon pour vous ravitailler, sans point dur dans la direction, sans mécanisme lourd et difficile d’entretien”, précise le communiqué de presse Origine.
Deux cadres Origine Axxome, 2 philosophies avec une seule exigence de performance
Photos Origone Cycles
Le moule ayant été optimisé pour l’UML, Origine a également fait évoluer le moulage EPS. Les 2 procédés étant cousins, le travail autour de l’UML a fait évoluer l’EPS. La performance ne vaut que si le matériel est adapté à une pratique, ainsi les besoins seront différents d’un cycliste à l’autre, la performance attendue ne sera pas la même en fonction des pratiquants et des terrains de jeu. Chez Origine, il n’y a pas de niveau de gamme, mais uniquement des cadres qui correspondent aux besoins. Ils ont mis au point l’Axxome GTO, pensé pour les cyclistes privilégiant l’endurance et souhaitant conserver en toutes circonstances cette facilité, malgré les heures de selles et les revêtements différents. L’Axxome GTR, pour sa part, possède un Dynamic response focalisé sur l’explosivité. Origine conserve le CCT+ qui est ce triangle arrière formé d’un seul tube continu depuis le boîtier de pédalier, qui vient compléter la recette appliquée aux Axxome GTR et GTO.
Géométrie Axxome III
Spécifications techniques
Poids Cadre Axxome GTR : 854 g
Boitier BSA : 68 mm
Jeu de direction haut : IS52 / 28.6
Jeu de direction bas : IS52 / 40
Tige de selle : Ø27.2
Section max. pneumatiques : 700×35
Disque AV : 180 mm ou 160 mm
Disque ARR : 160 mm
Serrage de selle intégré
Routing interne
Découvrez la nouvelle version de l’Origine Axxome III dans cette vidéo :
Niveau disponibilité, dès le 15 juin à 18h il sera possible de le commander avec une livraison 6 à 8 semaines.
La lecture du livre de Juliana Buhring “Tracer sa route” m’a fait réfléchir aux réactions des derniers machos des pelotons face aux performances des femmes. Si l’homme d’aujourd’hui admet volontiers que les femmes à vélo c’est super chouette, certains (même parmi les jeunes) pensent encore « à condition qu’elles soient derrière ! ». Les exploits féminins étonnent : c’est pas possible, il y a un truc ! De quelle planète viennent-elles ? Peut-être de Vénus ! Se faire devancer par une “nana” dans une épreuve cycliste ou simplement se faire déposer dans une bosse, est difficilement admissible pour beaucoup d’hommes. (photo de Bikepacking.com) Lael Wilcox sur la Trans-Am parcourt en moyenne 378 kilomètres par jour pendant 18 jours.
À 24 ans, et sans véritable expérience en ultra distance, Fiona Kolbinger aura rallié Brest depuis Burgas, en Bulgarie, en 10 jours et 3 heures… alors que beaucoup des 265 participants seront encore à mi-course – photo : James Robertson
Certains ont mal digéré, par exemple, les performances de Lael Wilcox qui a remporté la Trans-Am Bike Race en 2016, puis celle de Fiona Kolbinger, qui termine première de la Transcontinental Race en 2019, ou encore de Laurianne Plaçais sur le Bikingman X en 2022, arrivée largement devant tous les hommes. Juliana Buhring n’était pas en reste, car après un tour du monde record en 152 jours sur près de 30 000 km, elle a réalisé aussi de belles performances sur ces épreuves d’Ultra.
Le 25 juin 1894, Annie Cohen Kopchovsky, alias Annie Londonderry, une Américaine d’une vingtaine d’années, se lançait dans une aventure inédite (source GEO)
Le 25 juin 1894, à Boston devant les marches du palais du gouvernement de l’État du Massachusetts, Annie Cohen Kopchovsky, sans un centime en poche, avec pour tout bagage quelques vêtements de rechange et un revolver à manche de nacre, déclara devant une foule d’environ 500 personnes venues l’encourager, qu’elle est sur le point de partir pour faire le tour du monde sur sa bicyclette Columbia. (source Wikipédia). Au 19ème siècle, cette aventurière qui utilisera le sponsoring avant tout le monde, a mis 15 mois pour accomplir ce que Juliana a fait en 152 jours et sans revolver. À lire sur Geo pour en savoir plus…
Le livre de Vicky sur le cyclisme féminin.
Les temps changent, heureusement, et les femmes sont de plus en plus nombreuses à se mettre à faire du vélo. Le Tour de France féminin, qui s’est déroulé l’an dernier dans la foulée du Tour masculin, est une première étape vers un cyclisme moins genré. Cette année, j’ai suivi les courses flandriennes des femmes et je constate, comme pour le foot et le rugby, que les sportives féminines savent faire le spectacle. Pour ceux qui seraient passés à côté de l’info, Vicky Carbonneau a publié un livre “En danseuse” sur ces héroïnes, nous l’avions présenté en octobre 2022.
Là où il existe encore quelques problèmes, c’est lorsque les compétitions sont mixtes et que certaines femmes dament le pion aux hommes… Pour certains “superman de la pédale”, la pilule est dure à avaler. Ils vont jusqu’au déni total, en propageant même de sournoises allusions. Récemment Laurianne a même reçu un curieux message d’un des mauvais perdants du Bikingman X, l’accusant d’avoir utilisé une roue dynamo électrique pour battre les hommes. Il poussait même le bouchon jusqu’à lui dire “Tant que scientifiquement on ne me prouvera pas que ta performance est clean, je me poserais toujours des questions.” Fabuleux ! … En dirait-il autant de n’importe quel homme qui arrivera devant lui lors d’une course, équipé ou pas d’une roue dynamo …
On se souvient de la phrase de Laurent Fignon qui disait « Une femme sur un vélo, je ne trouve pas ça très esthétique. » ou encore Marc Madiot. qui avait sorti cette phrase hallucinante de son chapeau “Une femme sur un vélo, c’est moche !” Au premier cité, voici la cuisante réponse que lui avait envoyée Jeannie Longo : « Toi non plus, sur un vélo, je ne te trouve pas très esthétique. »
Elle n’avait pas tort ! Qu’en est-il de la misogynie primaire des “cyclards” qui voient arriver dans leurs pelotons des femmes qui ont un sacré coup de pédale ?
Ça vous dérange si je suis devant ?
Lorsque j’étais plus jeune, j’ai connu un couple avec qui je faisais du cyclotourisme dans mon club. La femme était venue au vélo par son mari, pour le suivre dans sa passion. Il aurait été footeux, elle aurait sans doute essayé… Elle a commencé sur les “vieux vélos” que son conjoint lui refilait, lorsque lui, il s’en achetait un nouveau. Elle roulait aussi avec ses anciens maillots… Bref, vous voyez le tableau ! Surtout ne riez pas, c’était fin des années 70 début 80 et la liberté sociale de la femme était loin d’être acquise. Au bout de quelques mois, de sorties assidues, sur les routes du Vexin où nous nous entraînions, son coup de pédale souple et régulier faisait de plus en plus souffrir les plus aguerris du club. La sanction est venue lors d’un Brevet de Montagne dans le Velay-Vivarais. Elle s’est envolée sur les pentes des cols et elle a effacé les 4500 m de D+ de la journée, parfaitement à l’aise. Son mari a fini très loin et plutôt dans le dur. Moralité : l’année suivante il avait fait l’acquisition d’un tandem… peut-être pour être sûr qu’elle reste derrière.
Il y a 4 ans, j’ai croisé Fiona Kolbinger au départ du Paris-Brest-Paris 2019. Elle venait de remporter la Trans-Continental Race. Elle a gentiment répondu à Radio Cyclo qui l’a interviewée. Dans une simplicité extrême, elle explique qu’après son arrivée de la TCR à Brest et son retour à vélo vers Paris, elle a eu envie de refaire un aller-retour en Bretagne. Dans son discours empreint de malice, il n’y avait aucune gloriole, d’ailleurs elle a refusé les autres sollicitations médias cherchant plutôt à rester discrète. On imagine mal un homme refuser ainsi les sollicitations médiatiques.
Un beau podium pour ce Bikingman X 2022 – photo Bikingman
L’an dernier, j’ai interviewé Laurianne Plaçais qui avait dominé sur le Bikingman X un sacré plateau de mecs bien entraînés. Certains fuyaient son regard à l’arrivée, se détournant même pour ne pas la féliciter. Étonné par ce comportement peu sportif, j’ai demandé à Lauriane comment elle avait vécu ça, elle m’a répondu “Ils ne devaient pas être contents de leur course, un homme aurait gagné, ça aurait été pareil…” Sympa Lauriane, mais je ne pense pas : ils seraient plutôt allés boire une bière avec le vainqueur. La suite l’a prouvée, puisque depuis les ragots vont bon train : tu leur fais peur !
Les pédaleurs viennent de Mars et les pédaleuses de Vénus
Ah les clichés ! Fin des années 2000, j’étais allé voir cette pièce à la mode dans un théâtre parisien : Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus… On était tous morts de rire dans la salle devant ce déballage de clichés sans aucun fondement, qui prévalaient à l’époque pour expliquer et même justifier nos différences. Plusieurs millions de spectateurs ont vu ce spectacle, qui n’a pas bouleversé les quotas dans les sphères politiques, ni au sein des entreprises. Vénus planète de l’amour et Mars la guerrière : une fatalité à l’échelle de l’influence des planètes…
Aujourd’hui, je ne suis pas persuadé que cet humour caricaturant nos particularités soit une bonne méthode pour faire progresser les mentalités, au contraire. Pas sûr d’ailleurs que ce qui différencie les hommes et les femmes soit de nature biologique ou astrale. Les explications sont plutôt à chercher du côté du fonctionnement de la société ou des théories religieuses qui peuvent s’additionner. J’ai constaté dans les quelques groupes cyclistes que j’ai tenté d’intégrer, qu’il reste encore du boulot. Je suis résolument pour la mixité des pelotons, il ne faut pas que le vélo devienne un mouvement féministe ou ne soit qu’une expression virile, basée sur le taux de testostérone. L’apport des femmes dans une sortie dominicale a un impact certain et remet en cause bon nombre de comportements. Les femmes cyclistes ne viennent pas de Vénus et nous les hommes, essayons de ne pas nous comporter en Martiens. Le vélo est aussi un moyen de faire évoluer la société.
L’été arrive et vous allez pouvoir découvrir en gravel de nouveaux territoires. Vous avez sans doute des projets… Comme nous le faisons régulièrement, nous avons sélectionné, parmi les nombreuses annonces que nous recevons, des nouveautés qui nous ont semblé intéressantes. Pneus, roues, guidon, sacoche, cuissard… les produits deviennent de plus en plus gravel. Plus la pratique se développe, plus les équipements proposés répondent à ces nouveaux besoins.
Les « Sélections » permettent de découvrir de nouveaux produits selon une thématique précise. Qu’ils aient été simplement repérés lors de leur mise sur le marché ou testés spécifiquement par nos rédacteurs, ils peuvent faire l’objet d’une courte description ou de retours de terrain plus complets.
Les pneus Touareg, Tundra et Overide sont désormais disponibles en version 700×50 mm. Cette gamme ouvre de nouvelles opportunités pour un large éventail de cyclistes, des cyclotouristes aux aventuriers intrépides, orientés performance mais accordant plus d’importance au confort. Cette nouvelle dimension encourage le type d’exploration téméraire auparavant réservée aux VTT. Conçus pour l’aventure et une conduite confortable et fiable, quel que soit le terrain. Les constructions sur cette nouvelle section utilisent la même gomme bi-compound que les modèles existants, et une homothétie a été appliquée lors de la conception du profil afin de conserver les mêmes avantages de performance que leurs homologues de plus petites sections. Cela se traduit par une bande de roulement toujours orientée pour le rendement ainsi qu’une fiabilité en termes d’adhérence et de durabilité. La protection tringle à tringle Hardskin est toujours le concept pour faire face aux crevaisons.
Hutchinson Touareg 700×50 mm
Sachant cela, j’ai souhaité tester le Touareg en 700×50 mm, un pneu que j’avais déjà roulé dans sa dimension 650×47 mm lors de mon test du Gravel MW Cycles et Sensah, à l’occasion du tour du Ventoux de More Gravel. Premièrement, sur la balance j’ai pu vérifié le poids de 657 g (contre 640 g annoncés). Ensuite, le montage Tubeless fut facile, comme souvent chez Hutchinson. Puis, à une pression de 2 bar, j’ai pu mesurer une largeur de quasiment 52 mm sur des roues Alsatrade GRV Wavy de 24 mm de largeur interne. Sur la route, je ne peux ignorer le caractère légèrement bruyant de ce pneu, ce qui n’est pas une surprise au regard du gabarit. Pour autant, ce pneu affiche sur le bitume un rendement acceptable.
Hutchinson Touareg 700×50 mm, ici en test sur un Giant Revolt (photo Laurent BIGER)
Sur un terrain plus instable, je constate un confort de bon niveau, et conforme à un pneu tressé en 127 TPI et au gabarit si généreux. En dessous des 2 bars (ce qui est d’ailleurs impératif), la carcasse travaille très bien et permet d’enrouler aisément la plupart des obstacles. Quelques passages encore boueux démontrent un Touareg jamais piégeur, même si ce n’est pas son terrain de prédilection. Sur des terrains plus durs et plus secs, j’ai beaucoup apprécié ce volumineux pneu, y compris sur des sorties excédant les 100 km. En revanche, la démultiplication de la transmission s’en ressent fortement, au détriment du dynamisme (diamètre total de la roue arrière bien supérieur comparé à un 700×40 mm).
J’ai testé le nouveau cuissard gravel de type “cargo” proposé par 7Mesh dans cette collection Printemps / Été. Un cuissard cargo léger pour la route et le gravier, avec la technologie coldblack. Une véritable seconde peau conçue pour rouler pendant les sorties les plus longues de la saison. J’apprécie cette marque canadienne que j’ai déjà pu évaluer sur d’autres produits, notamment l’an dernier le short Farside et les “sous-shorts” Foundation. Cette fois, changement de registre : ce cuissard cargo est un modèle “race” dans lequel je retrouve une peau Elastic Interface que j’adore, fine et dense, qui ne transforme pas mon fond de cuissard en “couches pour bébé”. C’est le même modèle de peau que celui récemment testé sur le cuissard Distance de GORE Wear. Me voilà en terrain connu.
Une sortie de 100 km avec le téléphone dans la poche cargo qui s’est fait totalement oublié – Photo Patrick VDB
Pour commencer, un petit détail sur les tailles. 7Mesh est une marque canadienne, plutôt inspirée du sizing à l’américaine. En gros, ça voulait dire qu’il fallait diminuer d’une taille votre choix, comparativement à des marques européennes. Pour ma part, habituellement habillé en M, je prenais du S chez 7Mesh. Je pense qu’une correction a été opérée car cette fois je suis un peu juste dans le S. De toute façon, avant d’acheter, vérifiez votre taille sur le tableau de correspondance que vous trouverez sur le site.
Poches plaquées
Un niveau de fabrication et de finition irréprochable – photo Patrick VDB
C’est le principe du cuissard cargo. Depuis que j’ai testé les tous premiers modèles du genre chez Rapha à l’époque, j’apprécie ces 2 poches latérales dans lesquelles je glisse ce qui peut m’être nécessaire en roulant. Lors de ma sortie sur les Causses du Larzac, c’est dans cette poche droite que je glissais ma GoPro entre 2 prises de vues en roulant. Une fois calé dans la poche, la caméra et son mini manche ne bougent absolument pas. Pour cela, il faut que le tissu des poches latérales soit fermement élastique pour assurer un bon maintien de leur contenu. C’est le cas ici : le volume et la facilité d’accès sont parfaitement adaptés à l’usage.
Le seul handicap de ce cuissard sera le prix, mais la qualité et la durabilité sont au rendez-vous.
Cadex a récemment dévoilé le cintre GX, doté de formes adaptées au Gravel, avec un flare de 16 degrés, un outsweep de 5 degrés et une partie basse rallongée de 40 mm pour un contrôle accru. La section supérieure est en forme de D, associée à un backsweep de 5 degrés, censé amené plus de confort. Le reach est de 70 mm et le drop de 115 mm. Ceci afin de basculer rapidement dans une position plus basse lorsque la situation l’exige. La construction est faite d’une seule pièce (au lieu d’un assemblage de trois parties habituellement), ce qui augmente ainsi la résistance, tout en gagnant un peu de poids. Là-dessus, la superposition de fibres de carbone T800 et T1100 qui composent ce cintre permet d’arriver à un poids de 190 grammes pour une taille de 420 mm.
Cintre Cadex GX et guidoline Cadex AR
A l’usage, j’ai pu tester ce cintre dans sa version 440 mm, associé à la guidoline CADEX AR, spécifique elle aussi au Gravel. Ergonomiquement, c’est une réussite. Les changements de positions sont faciles et rapides. En cela, il faut remercier les valeurs de reach et de drop de ce cintre.Probablement encore plus que le flare, les caractéristiques de reach et drop sont essentielles sur un cintre dédié au Gravel. Le flex, bien réel sur ce cintre GX, permet de filtrer efficacement les vibrations spécifiques à notre pratique.
Le CADEX GX, ici sur un Giant Revolt (photo Laurent Biger)
Enfin, la partie basse rallongée de 40 mm permet d’avoir plus d’aisance dans la préhension dans cette zone, notamment dans les descentes sur terrains accidentés. A noter que la guidoline CADEX AR se démarque par une épaisseur inhabituelle (difficile à monter d’ailleurs), la rendant agréable pour un usage off-road. Pas franchement bon marché, le cintre CADEX GX est malgré tout dans les prix de ses concurrents directs, et pourra ainsi trouver sa place sur des montages haut de gamme.
Nous connaissons tous la marque américaine Crankbrothers pour ses fabuleuses pédales que l’on peut qualifier de “durables” car elles font partie des rares pédales pour lesquelles on trouve des kit de réparation et d’entretien. Cette fois, parlons des roues produites par cette marque et notamment de cette nouvelle gamme gravel disponible en Alu et en carbone inspirée des roues VTT de la marque.
Les nouvelles roues Synthesis Gravel vont cibler les longues distances et les trips aventureux difficiles. Elles sont disponibles en deux options de matériaux : carbone ou alliage. Elles arrivent sur un marché où désormais les marques se bousculent. Pour rivaliser et se démarquer de la concurrence, Crankbrothers s’est inspiré de ses roues de VTT et l’idée derrière le concept utilisé est que les roues avant et arrière ont des exigences spécifiques imposées par le pilotage. La roue avant doit être plus souple pour améliorer la maniabilité en permettant à la roue de se déformer davantage et garder une meilleure adhérence au sol. La roue arrière doit être plus rigide pour supporter les relances et améliorer la stabilité.
Photo Crankbrothers
Les modèles en carbone et en alliage sont disponibles en 700c ou en 650b. La largeur de jante intérieure est importante : 26,5 mm pour permettre le montage d’une large gamme de tailles de pneus et un meilleur placement des pneus larges. Crankbrothers recommande officiellement des pneus de 30 à 55 mm, ce qui devrait couvrir le maximum des besoins.
Les moyeux sont dotés du nouveau système d’entraînement à cliquet de Crankbrothers qui a 10 degrés d’engagement et qui est disponible en options de roue libre HG ou XDR. Enfin, les roues avant et arrière sont équipées de 28 rayons Sapim D-Light.
La paire de roues Synthesis Gravel Carbon arrive à un poids très raisonnable de 1544 g (700c). Les versions en alliage sont nettement plus lourdes à 1917 g (700c).
Illustration Crankbrothers
Les jantes des roues carbone ont une garantie à vie, tandis que les jantes en alliage sont garanties deux ans.
La sacoche de top tube grand volume Missgrape Big Node est plus longue et offre plus de volume que sa petite sœur la Node Road que nous avions testée lors d’un reportage dans le Luberon. Elle est disponible en 2 versions : avec fixation par vis (convient uniquement aux cadres munis de vis sur le top tube) et fixation par velcro. Elle est idéale pour la pratique de l’ultra distance. Elle conviendra à toutes les formes de cadres et particulièrement à ceux qui ont un design slooping. Le modèle avec fixation par vis offre une grande plage de fixation grâce à 7 positions de trous.
La fabrication est artisanale et réalisée en Italie. Cette Big Node sera idéale pour ranger téléphone, barres alimentaires, batteries, appareil photo.
photo Miss Grappe
Fabrication légère et ultra durable. Le compartiment intérieur est modulable avec la possibilité de ne faire qu’un compartiment si vous le souhaitez. La matière anti dérapante sous la sacoche évite qu’elle bouge. Sa structure latérale assure sa tenue pour éviter qu’elle se déforme. Le logo réfléchissant apporte une visibilité supplémentaire la nuit.
Caractéristiques
Nylon 420 polyester 300 fabric with water-repellent polyurethane resin coating 10,000 water column, tear-resistant with very high mechanical strength.
Personalized polypropylene ribbons.
Nylon plastic accessories.
La Big Node Road bag est fabriquée en Italie et certifiée suivant la norme Reach EC No. 1097/2006. 1097/2006. Longueur : 40 cm
Hauteur : 9 cm
Largeur : 4,5 cm
Volume : 1,8 litres
Poids : 186 grammes
Prix : 96 € (fixation par vis) et 99 € (fixation velcro)
SIGMA présente le ROX 12.1 EVO, un nouveau compteur GPS qui permet de profiter pleinement de toutes vos sorties sur route, gravel, city/trekking, VTT ou en VAE. Grâce à ses nombreuses fonctions de navigation sur carte, le ROX 12 .1 EVO vous conduira sur le meilleur itinéraire pour vous mener à destination en toute sécurité. Il enregistre de nombreuses données, pour vous permettre d’analyser votre sortie en détails à tout moment. “Le ROX 12.1 EVO est l’EVOlution de notre compteur ROX 12.0, maintes fois primé”, rapporte Daniel Conka, Senior Product Manager chez SIGMA.
Photo Sigma
Navigation
Que vous souhaitiez aller faire du VTT dans la colline ou prévoir un périple de plusieurs jours en gravel dans la montagne, le ROX 12.1 EVO vous propose de multiples fonctions de navigation pour vous guider de manière fiable jusqu’à votre destination. La cartographie, au style propre à SIGMA, met en évidence les voies cyclables et les pistes et vous dirigera toujours sur le meilleur itinéraire, quelles que soient votre position, votre pratique et vos préférences de parcours. Des cartes du monde entier et des mises à jour régulières peuvent être téléchargées gratuitement via WiFi.
Photo Sigma
Avec le ROX 12.1 EVO, la planification des tours est facilitée. Le choix vous est offert entre trois itinéraires différents (itinéraire recommandé, le plus simple et le plus court) et vous pouvez même définir individuellement vos préférences de parcours. Pendant le trajet, le ROX 12.1 EVO affiche clairement l’itinéraire et les indications virage par virage sur son écran transflectif de 3 pouces et prévient du changement de direction imminent par une fenêtre pop-up et un signal sonore. Les tracés peuvent être facilement créés directement depuis le ROX 12.1 EVO, le SIGMA DATA CENTER ou l’application SIGMA RIDE. Ils peuvent également être importés depuis des portails tiers tels que Strava et Komoot ou téléchargés en tant que fichier .gpx dans l’application SIGMA RIDE. Les tracés peuvent alors y être consultés à tout moment de manière claire, synchronisés avec le ROX 12.1 EVO et lancés.
Interface utilisateur intuitive
Photo Sigma
Ses cinq boutons, son écran tactile et son design moderne et épuré rendent l’utilisation du ROX 12.1 EVO simple et intuitive. La typographie optimisée assure une très bonne lisibilité. Le menu bref et le menu des favoris sont rapidement accessibles d’un simple balayage de l’écran. La performance de l’appareil rend l’affichage de la cartographie très fluide et agréable. Le changement d’affichage, le zoom avant et arrière, ou encore le calcul et le re-calcul d’itinéraire sont très réactifs et fluides. Si la connexion avec le Smartphone est établie, les smart notifications s’affichent sur le ROX 12.1 EVO pendant le trajet. Les appels, messages et e-mails entrants sont automatiquement indiqués à l’écran. Les messages peuvent même être lus directement sur le ROX 12.1 EVO, et si vos amis et votre famille vous envoient des emojis pour vous motiver, ils s’afficheront également à l’écran.
Statistiques et Live Segments Strava
L’analyse des données s’effectue au choix sur le ROX 12.1 EVO ou sur le Smartphone. Grâce à une connexion Bluetooth, vous pouvez transférer vos données du ROX 12.1 EVO vers l’application SIGMA RIDE et ainsi les analyser en détails et garder un oeil sur vos statistiques des dernières semaines, des derniers mois ou même des dernières années. L’application SIGMA RIDE, compagnon intelligent du ROX 12.1 EVO, vous permet en plus de personnaliser votre compteur encore plus facilement, de gérer vos tracés importés de différentes plateformes et de les transférer sur le ROX 12.1 EVO. En plus des profils graphiques par valeur, par exemple pour la puissance ou la fréquence cardiaque, une carte thermique affiche en différentes couleurs vos performances sur le parcours. Vous pouvez rapidement partager vos données sur vos réseaux sociaux ou communautés sportives favoris.
Tarifs
ROX 12.1 EVO – Night Gray – Basic : 379,95 € ROX 12.1 EVO – White – Basic : 379,95 € ROX 12.1 EVO – Night Gray – Set : 479,95 € ROX 12.1 EVO – White – Set : 479,95 €
La marque niçoise, bien connue pour ses idées avant gardistes dans le domaine de l’équipement du cycliste, lance sa collection de bikepacking. Cette gamme de sacoches, conçues pour explorer, sera disponible dès le 23 juin pour un tarif allant de 45 à 170 euros. Elles pourraient bien vous donner envie de rouler un peu plus loin et un peu plus longtemps. Vous voulez vous lancer dans une expédition à vélo, mais vous ne savez pas par où commencer ? Cette gamme de sacoches de bikepacking fera naître en vous une envie d’aventure.
photo Café du Cycliste
L’amour des voyages à vélo, des aventures à travers le monde et des expéditions dans nos montagnes de l’arrière-pays niçois inspirent cette collection complète et polyvalente. Imaginée pour les longues sorties de plusieurs jours ou les plus courtes à la journée, Café du Cycliste répond à vos besoins en proposant un kit complet de sacoches robustes et spacieuses au design épuré.
Photos Café du Cycliste
Sur les chemins ou routes, tout se simplifie et se réduit à l’essentiel, à ce qui est important et à ce dont vous ne pouvez pas vous passer. Le nécessaire dont un cycliste voyageur peut avoir besoin tient en effet en quelques litres. C’est ainsi qu’a été conçue cette ligne voyage.
Le projet AMANI est destiné à promouvoir l’inclusion du vélo en Afrique de l’Est. Le mot AMANI, qui est devenu le nom du team, voudrait dire “espoir” dans la langue kiswahili parlée au Kenya et en Tanzanie. C’est également un prénom apprécié dans la partie orientale de l’Afrique et en swahili il signifie “paix”. Les coureurs africains qui portent ce maillot, commencent à se faire connaitre à l’international. Nous avons rencontré quelques membres de l’équipe Gravel à Millau, où ils étaient en stage dans le fief du Team WishOne pour découvrir les terrains de gravel des “Grands Causses”. (photo de couverture Philippe Aillaud)
Le projet AMANI
Dans les locaux de Wish One à Millau – photo Philippe Aillaud
L’Afrique est un vivier sportif en devenir. L’exemple de la course à pied, avec les succès mondiaux des athlètes Kéynians, Éthiopiens… que tout le monde connaît, peut inspirer les cyclistes africains. Ils pourraient accéder eux aussi au meilleur niveau mondial, mais la marche à franchir pour eux est haute. Dans le contexte africain, le cyclisme est moins accessible pour les jeunes que la course. Il faut des vélos, des routes, des structures d’encadrement. C’est pour cette raison que l’on voit très peu de coureurs d’Afrique sur les circuits professionnels, même s’il y a de belles exceptions comme Biniam Girmay, le premier coureur africain à avoir gagné une classique flamande, en mars 2022. Le projet AMANI s’attache à réduire cette injustice en proposant 3 niveaux d’actions définis ainsi :
Développer la présence de coureurs africains dans les compétitions internationales ;
Organiser des épreuves en Afrique (Migration Gravel Race et Evolution Race) pour faire connaître et développer le cyclisme africain ;
Ride on line : un programme de développement d’épreuves en ligne, pour favoriser les échanges entre les cyclistes africains et le reste du monde.
L’inclusivité des coureurs africains dans le monde du vélo passe par les échanges. Ici avec Laurent Brochard du Team Wish One – photo Philippe Aillaud
L’un des principaux objectifs du projet Amani est la sensibilisation. En s’associant à des équipes du Kenya, du Rwanda et d’ailleurs, le projet aide les cyclistes à faire l’expérience de la vie d’un coureur, en s’entraînant et en participant à des courses en Europe, tout en se mesurant aux meilleurs talents internationaux. Unis par l’esprit “Timu Moja”, qui signifie “Une seule et même équipe” en swahili. C’est dans le cadre de ces échanges que nous avons croisé ici à Millau ces coureurs africains.
Entretien avec Hubert, le Team manager et Evan Wangai, coureur kényan du Team.
Matthieu Amielh a interviewé Hubert, le Team Manager de la Team AMANI et Evan, un des coureurs de la Team dans les locaux de Wish One à Millau.
Migration Gravel Race et l’Evolution Race
Le fait d’organiser également en Afrique de grandes épreuves de gravel participe à ces échanges qui permettront aux cyclistes africains de se confronter à d’autres cyclistes. Ce brassage culturel et sportif est important pour favoriser l’inclusion du vélo en Afrique. Cette année, la Migration Gravel Race aura lieu le 23 juin et la nouvelle épreuve lancée en 2022, l’Evolution Gravel Race, proposée par le projet AMANI suivra en Tanzanie. Cette course démarre le 27 juin 2023 et part du cratère du Ngorongoro situé sur la côte swahili. Il y aura 850 km à parcourir, principalement des pistes, avec 10 000 m de D+.
Victor Bosoni de la Team Wish One qui sera avec les coureurs d’AMANI sur l’Evolution Race – photo Philippe AIllaud
Le jeune Victor Bosoni, du Team Wish One, sera au départ de l’épreuve, il en parle au micro de Matthieu Amielh. “C’est la toute première fois que j’irai en Afrique, ce sera une nouvelle expérience avec le Team Amani“.
LLa puissance des symboles, avec la tête de Lion imprimée ici sur le maillot de la coureuse rwandaise Xaverine Nirere et ce crâne de gnou, logo de la course Migration – photos Philippe Aillaud
Notre rencontre à Millau
Nous avons passé une bonne demi-journée avec les représentants du Team AMANI. Hubert, leur Team manager qui parle français, nous a expliqué le projet. Nous sommes allés ensuite sur le terrain du Causse noir pour rouler ensemble une partie du parcours de la prochaine épreuve du challenge UCI Gravel World Series de la Wish One Millau Grands Causses. Les cyclistes africains ont apprécié les pistes aveyronnaises qui ressemblent, à une échelle plus réduite, aux pistes kenyanes. Pour la faune, ça n’a rien à voir par contre : ici on ne risque pas de rencontrer des fauves à chaque virage 😉 Matthieu a dû s’accrocher dans les roues de ces cyclistes que l’on verra sur des épreuves en Europe et que l’on retrouvera sur l’Evolution Race en Tanzanie.
Sur le Causse Noir avec les deux Teams mélangés et Laurent Brochard en capitaine de route… Matthieu va devoir suivre le rythme – photos Philippe Aillaud
Soutenu par de belles marques
Les vélos du Team Amani sont des Factor très bien équipés – photos Philippe Aillaud
Le projet AMANI est soutenu par de belles marques. Il était important que les cyclistes africains bénéficient, comme les teams européens et U.S., des meilleurs équipements 2023. Disposer des mêmes matériels que leurs adversaires, permettra aux athlètes de l’équipe de lutter à armes égales lors des épreuves. Focus, Pedaled, Fizik, Vittoria, POC…
Il y a quelques jours, la Team AMANI a annoncé un nouveau sponsor avec Nix Biosensors, une société américaine basée à Boston et fabricant des biocapteurs permettant de surveiller en temps réel son hydratation. Preuve que ce Team attire des marques internationales et rayonne bien au-delà du continent africain.
Deuter, la marque allemande spécialiste du sac à dos depuis 1898, transpose son expertise au terrain de jeu des cyclistes et dévoile une toute nouvelle gamme de sacoches. Conçues pour être montées sur le cadre, le guidon ou la tige de selle, ces sacoches pour vélo permettent de répartir uniformément le poids pour ne rien perdre ni en équilibre, ni en souplesse sur le pilotage. Imperméables, résistantes…nous vous proposons un coup de projecteur sur le set qui pourrait être parfait pour des aventures sur deux roues, hors des sentiers battus !
Sortir des sentiers battus – photo deuter
Bien répartir les masses
Pour faire un bon choix de vos sacoche de bikepacking, il faut connaître quelques règles. Si vous débutez, ou si vous voulez en savoir plus, nous vous conseillons de consulter notre petit guidepour bien choisir son équipement de bikepacking afin de vous aider dans vos choix. Une des règles importantes sera de bien répartir les charges sur votre vélo. Tout d’abord il vaut mieux vaut utiliser plusieurs sacs, ce qui permet une répartition équilibrée du poids, plutôt qu’un seul sac qui perturbera l’équilibre du vélo et rendra le pilotage complexe sur les chemins techniques. La série Cabezon répond à cette problématique en proposant trois sacoches : une qui s’insère dans le triangle de cadre, une qui s’accroche sur le guidon et une qui se fixe sur la tige de selle.
La série Cabezon : trois sacoches : une qui s’insère dans le triangle de cadre, une qui s’accroche sur le guidon et une qui se fixe sur la tige de selle.
Ensemble, elles assurent une répartition équilibrée de la charge. Les sangles résistantes de ces sacs à vélo sont dotées de fermetures Velcro pour un réglage rapide et un maintien sécurisé. La sacoche de guidon est livrée avec des entretoises qui permettent de la monter sur tous les types de guidon. Fabriquées à partir de matériaux légers, ces sacoches répondent à la nécessité de gestion du poids de ces équipements. De plus, la construction en deux parties distinctes : support et contenant, permet un montage et démontage rapides lors des étapes.
Les sacoches
La sacoche de cintre (d’une contenance de 14 litres pour un poids de 600 g) et la sacoche de selle (16 litres pour 580 g) offrent un rangement spacieux avec suffisamment de place pour des équipements tels qu’un sac de couchage léger ou un tapis de sol. Lorsqu’elles ne sont pas entièrement chargées, les sacoches peuvent être comprimées grâce à la fermeture à enroulement et une valve de dégagement d’air.
Le set Cabezon – photo deuter
La sacoche de cadre, quant à elle, est faite pour contenir les objets plus lourds, en plaçant la charge au centre on conserve le centre de gravité du vélo, un point clef pour garder un bon équilibre. Disponible en version 4 litres ou 6 litres, elle pèse respectivement 145 g et 170 g.
Sur tous les terrains
photo Deuter
Qui dit gravel, dit poussière et humidité. Pour répondre à ces soucis d’étanchéité, la nouvelle série Cabezon est fabriquée dans un matériau résistant et imperméable, avec des coutures étanches et soudées. Les fermetures éclair sont recouvertes de TPU pour une protection supplémentaire contre la pluie. L’équipe de conception Deuter a également pris en compte la sécurité. Toutes les sacoches de la série Cabezon sont équipées de détails réfléchissants pour une meilleure visibilité par faible luminosité. Et comme tous les nouveaux produits de Deuter depuis 2020, la série Cabezon est sans PFC.
Voici une petite vidéo présentant la nouvelle ligne de sacoches de bikepacking signées Deuter :
hoto Philippe Aillaud - version 700 avec roues Ican Aero
Il est rare que nous fassions un retour d’expérience portant sur une aussi longue durée. L’idée est venue de Philippe, notre photographe, qui collabore à Bike Café depuis le début. Il était “amoureux” de son GT Grade, qu’il avait du mal à quitter. Lorsque Matthieu a testé en avant-première cette nouvelle version du Graxx, Philippe a pu rouler un peu sur le vélo de test qu’il photographiait et lui a trouvé les qualités qu’il recherchait pour se décider enfin à changer de monture. Voici, racontée dans cet article, cette belle et grande année d’expérience.
C’est difficile de choisir
J’ai commencé le gravel sur un GT Grade carbon en août 2016. Grâce aux tests réalisés pour Bike Café, j’ai pu rouler sur plusieurs vélos de gravel bien plus modernes, mais aucun n’avait une géométrie et un comportement pouvant le détrôner, ou du moins l’égaler. Ce Grade était un précurseur en la matière et j’avais du mal à lui trouver un remplaçant. Ce ressenti était sans doute lié à mon expérience, beaucoup plus teintée VTT que route.
Néanmoins, ce Grade pêchait par ses dégagements pneumatiques limités et son axe arrière à serrage rapide de 9 mm. Après avoir photographié et testé le Graxx II en mars 2021, l’idée a germé de remplacer mon fidèle compagnon, par ce beau gravel au goût du jour. Le nouveau venu, configuré et commandé en novembre 2021, m’a été livré en avril 2022, le Covid ayant, entre autres, largement perturbé la production mondiale des composants de nos montures.
Configuration
Un des gros avantages de la société Origine, outre les vertus de ses vélos et le rapport qualité/prix, est d’offrir à ses clients la possibilité de configurer leurs futures bicyclettes, tant en esthétique (couleurs, décor), qu’en équipements. On a l’impression de devenir le designer et le mécanicien monteur de son propre vélo.
Mes choix ont été :
une couleur unique Zanzibar avec un décor Soft Evo gris ;
un groupe GRX810 2x11v avec une cassette 11/32, cintre Richey Venturemax, potence Ritchey WCS et selle Italia SLR Boost Superflow.
Comme j’avais déjà de superbes roues Mavic Allroad Pro Carbon SL en 650b, j’ai obtenu exceptionnellement de les fournir à Origine pour le montage final (la loi ne permettant pas de livrer un vélo incomplet).
Version 650b avec roues Mavic Allroad – photo Philippe Aillaud
Version 700 avec roues Ican Aero – photo Philippe Aillaud
Modifications ultérieures
Du Grade, j’ai conservé la tige de selle Canyon S13 VCLS CF qui était une des améliorations que j’avais apportées au GT, pour ajouter un bonus à son confort. Une seconde paire de roues, en 700, est arrivée avec des Hutchinson Overide 38 montés en tubeless sur des Ican Aero 35 carbone (21,5 entre crochets et 1360 g). Lorsque j’ai fait tourné mon compteur des dizaines, j’ai ajouté 2 dents à la cassette : les Ican sont en 11/36 et les Mavic 650 en 11/34. Récemment, suite à un test convainquant, une selle Fizik Vento Argo adaptative accueille mon séant. Des Michelin Power 40, qui sont actuellement en test, figurent sur les photos.
Ce Graxx 2 a vécu une vie intense faite de sorties sur différentes surfaces et différents type de dénivelés… Luberon, Vaucluse, cols Alpins… il s’est montré à l’aise sur tous ces terrains – photos Bike Café
En 13 mois j’ai parcouru 4530 km et gravi 53 500 m avec mon Graxx 2, allant du bon goudron à la piste caillouteuse, avec une préférence pour les petites routes peu entretenues. Eh bien rien ! Aucune crevaison, ni chute (chance ?), aucun réglage, aucune panne. Mon Graxx II m’a toujours ramené à la maison, souvent avec une euphorie certaine, quelquefois dans le tourment, sans pour autant me planter en étant trop exigeant.
Mon avis
Le cadre à l’usage : rendement, confort, polyvalence, peinture résistante, bref : du tout bon. Relire le test réalisé par Matthieu en mars 2021 pour se convaincre de ses qualités.
Le groupe à l’usage : changement de vitesses précis et constant, aucun saut de chaîne et je n’utilise pas la fonction de stabilisation de la tension de chaîne du dérailleur. Les freins sont puissants, tout en étant modulables. En gravel, je préfère les freins Shimano aux SRAM : ils apportent mordant et modularité. En VTT, c’est l’inverse, je trouve les Shimano trop on/off. Dans les deux activités, je suis un adepte convaincu des disques Shimano IceTech, mais je trouve que les modèles Freeza, dotés d’importantes ailettes, offrent trop de prise au vent latéral.
Améliorations
On ne peut s’empêcher de chercher les petites choses qui pourraient encore améliorer ce vélo. Peut-être que la version 3 nous en réservera d’autres.
Une évolution – qui risque d’être importante à cause de son impact sur la fabrication – concerne l’angle de direction qui pourrait être légèrement plus fermé, avec un peu plus de slooping lui permettant d’être encore plus à l’aise et sécurisant sur les terrains rugueux que je pratique dans la région d’Aix-en-Provence et du Vaucluse.
Et pourquoi ne pas le doter de deux vis d’emport pour fixer une sacoche sur le dessus du tube horizontal ?
Étant sensible à la “proue” d’un vélo (je pense à Yeti et à Chiru), pourquoi ne pas traiter le logo “O” d’Origine en impression 3D, bien sûr assorti à la couleur du décor ? Outre l’esthétique, le logo serait toujours visible en cas de nouvelle peinture. Et Origine pourrait commercialiser le logo afin que chaque propriétaire puisse mettre à jour son vélo.
Prix : à partir de 2 352 € + 60 € d’emballage et transport. À propos de transport, le prestataire choisi par Origine est fiable et le colis, super bien préparé par l’atelier, arrive en parfait état. C’est un élément à considérer, car c’est le premier contact que l’on a avec son nouveau vélo : c’est important.
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