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Lunettes connectées EyeWear Engo 2, pour voir plus loin

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S’il est admis que le port de lunettes est fortement recommandé lors de la pratique du vélo – sans parler de la nécessité d’une correction visuelle – utiliser un modèle embarquant de l’électronique peut sembler anecdotique voire carrément superflu.

En effet, les lunettes EyeWear ENGO 2 que je vous présente sont une version connectée. Enrichie pour afficher des données complémentaires, façon affichage tête haute comme on trouve de plus en plus dans nos véhicules. Alors, est-ce un gadget connecté de plus ? Ou ces lunettes peuvent-elles apporter quelque chose à notre pratique vélo ? La réponse dans ce test.

Présentation

La découverte de l’objet révèle un form-factor plutôt classique ; même si la version « large » que j’ai reçue est plus haute que la normale. Sur le masque vu de l’extérieur, on remarque à peine le capteur de luminosité, le capteur pour la détection des gestes et un marquage ActiveLook : il s’agit du fabricant de la technologie, qui se trouve déclinée dans d’autres objets ou domaines, professionnels notamment.

L’envers du décor révèle le système de projection, batterie, module Bluetooth, centré autour du nez. On y trouve aussi le connecteur (aimanté) pour la recharge et l’interrupteur on/off. Ce module électronique est annoncé à 6 g ; les lunettes ont été pesées à 41 g (modèle large). A mettre en parallèle avec les 32 g d’un modèle Ekoï ou les 37 g des Sicon Aeroscope, deux modèles avec un masque de surface comparable. il s’agit donc d’un poids étonnamment raisonnable, au vu de l’électronique embarquée ; le modèle standard étant annoncé à 36 g.

Pour le moment, les lunettes Eyewear Engo 2 sont compatibles avec les appareils Apple, Garmin et Android. Ce test s’est réalisé en conjonction avec le Garmin Solar 1040.

Passons au paramétrage, plus que jamais, le smartphone est indispensable avec :

  • Une App ActiveLook pour des paramètres de base ;
  • Une App Garmin Connect pour gérer le GPS Garmin ;
  • Une App Garmin ConnectIQ qui va servir à configurer l’affichage à partir des données du compteur Garmin.

Cette dernière va permettre de gérer les 6 pages de 6 données chacune (au maximum), sur un Garmin Edge 1030, par exemple. Cette opération n’est pas des plus ergonomiques, il faut bien avouer, car le choix d’un champ de donnée se fait par le code numérique qui lui est attribué : par exemple, il faut saisir 2 pour la distance parcourue, 14 pour la vitesse moyenne, etc. Heureusement la configuration par défaut propose 4 pages de données déjà constituées et le tutoriel proposé sur le site est facile à suivre.

Liste des champs de données disponibles.

L’ajout d’un champ dédié sur le Garmin sera également nécessaire pour faire le pont avec les lunettes. Ce champ est une zone informative : état de charge, page de données affichée sur les lunettes et connexion établie.

La zone informative sur le Garmin
La gestuelle de changement de page (cliquer sur l’image pour l’animation)

En piste !

Dès qu’on chausse les lunettes, on remarque visuellement la forme plus proéminente autour du nez. Mais de la même façon qu’on peut être perturbé par l’accroche des branches sur un masque, pour certains autres modèles. Et cette impression s’estompe au fil du temps, car notre cerveau l’a intégré dans son champ visuel. Le poids ne se ressent pas, rien de notable par rapport à d’autres modèles.

Concernant les données, elles sont situées dans ce qu’on nomme la vision périphérique, moins détaillée que la vision centrale, et nécessitant un mouvement des yeux pour une image nette.

Vision centrale et périphérique – source vienne.gouv.fr

Si vous êtes concernés par une correction visuelle pour la vision de près, aucun souci car les données affichées sont situées à un équivalent de 4 m de distance.

Ainsi, lorsqu’on regarde devant soi, l’affichage se devine, mais ne gêne absolument pas la vision de la route. Si l’on veut consulter les données, il suffit de tourner les yeux vers la zone dédiée. Un geste devant l’écran à quelques centimètres permet de changer de page de données. La dernière page est vide, ce qui met en veille l’affichage ; un autre geste réveillera l’affichage. L’autonomie est annoncée à 12h, ce que mes sorties ont confirmé (41% de consommation de batterie pour 6h30 d’usage lors de ma plus longue sortie).

Alors, au final ?

Nous avons affaire à un bel objet, à la qualité optique certaine, au port agréable. La spécificité de la technologie se fait oublier, bref une belle paire de lunettes. On regrettera cependant l’exclusivité avec Garmin, même si on peut espérer d’autres partenariats à venir avec les acteurs majeurs du secteur.

Mais le plus gros manque est surement coté navigation : aucune donnée liée à ce domaine (annonce du changement de direction, distance de la prochaine intersection, etc.) n’est disponible, alors qu’Engo avait prévu cette fonctionnalité pour la fin 2022.

Moi qui adore rouler le nez au vent à profiter du lieu que je traverse – même si j’y passe chaque semaine – c’est le type de proposition rêvée : pouvoir bénéficier du guidage sans quitter le paysage des yeux.

Bref, un objet séduisant, à la finition parfaite, au fonctionnement maitrisé, mais qui manque hélas de contenu. Ce qui le cantonne – pour l’instant – aux afficionados de la performance ou aux compétiteurs affutés pour suivre vitesse moyenne, puissance développée, etc.

J’ai aimé

  • Le confort ;
  • La qualité optique ;
  • L’affichage se fait oublier, le champ visuel est libre.

J’aimerais

  • Des données de navigation ;
  • La compatibilité avec le radar Varia ;
  • Une ouverture à d’autres fabricants de compteur.

Prix : 329 €

Page produit sur le site EngoEyewear

Nature is Bike : ouverture dans 15 jours !

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Nature is Bike Festival Gravel Angers 2023
Sportivité mais aussi convivialité sur les épreuves gravel du festival Nature is Bike ! Photo : Fabien Boukla.

Nature is Bike, festival du gravel et de l’aventure à vélo, de l’ultra à la découverte, vous donne rendez-vous, pour sa troisième édition, du 16 au 18 juin 2023 à Angers. 

Nature is Bike Festival Gravel Angers 2023

Cet événement vous invite à vivre un week-end à vélo tous publics dans l’esprit gravel et vélo d’aventure : passion, exploration de territoires, partage et reconnexion à la nature avec une bonne dose de convivialité.

Nature is Bike : un festival de 7 épreuves gravel

Sept épreuves & aventures sont au programme avec un point de ralliement unique : le Village, implanté au Lac de Maine à Angers, au plus proche du cœur de ville.

Nature is Bike Festival Gravel Angers 2023
Nature is Bike, 3e édition, change de site cette année. Le village exposants et d’accueil sera présent pendant 3 jours sur le Lac de Maine.

1. La Gravel of Legend Legendre

L’épreuve phare de la manifestation revient avec un nouveau parcours entre Arromanches-les-Bains et Angers avec un passage en Bretagne. L’épreuve, avec son départ mythique des plages de Normandie, symbolise le débarquement du Gravel en France. Distance : 320 km et 2 500 m de D+.

Infos et inscriptions : Gravel of Legend Legendre.

2. La GOLD (Gravel Of LegenD) Specialized

Elle vous permet de prendre part à l’épreuve phare du week-end avec une pause bikepacking. “Vivez l’aventure GOLD BIKEPACKING SPECIALIZED en totale autonomie, sans aucune assistance, avec votre équipement au complet (nourriture, boissons, vêtements cyclistes et équipements de camping, matériel et outils de réparation pour la gestion des pépins mécaniques…).” précise le site Internet de l’épreuve

Infos et inscriptions : GOLD Bikepacking Specialized.

3. La Race 200 Panaracer.

Pour sa 3ème édition, Nature is Bike a été sélectionné par Klassmark parmi les meilleurs événements Gravel mondiaux pour la Gravel Earth Series. La Race 200 en sera la seule épreuve française et la seule course au programme du Festival Nature is Bike. La Race 200 est une épreuve cycliste Gravel sur une distance ultra de 200 km en semi-autonomie incluant des sections « Spéciales » chronométrées donnant lieu à un classement, et reliées entre elles par des liaisons non chronométrées.

Distance : 200 km. 1 400 m de D+

Nature is Bike Festival Gravel Angers 2023
En file indienne sur le départ d’une épreuve Légend… aire ! Photo : Fabien Boukla.

Infos et inscriptions : Race 200 Panaracer.

4. La Gravel 100 DT Swiss

Amateurs de Gravel, la Gravel 100 DT Swiss est une rando sportive de 100 km et 690 m de D+ faite pour vous. Un parcours aux trois-quarts constitué de chemins de pur gravel et de sentiers en terre.

Distance : 100 km. 690 m de D+

Infos et inscriptions (jusqu’au 8 juin) : Gravel 100 DT Swiss.

Bike Café avait participé à cette épreuve en 2022, revivez l’ambiance !

5. La Gravel 50 Ecouter Voir

Il s’agit d’une épreuve réservée aux néo-pratiquants. La Gravel 50 est une rando sportive 100 % Nature is bike, à partager entre amateurs de Gravel et adeptes du VTT. Le parcours est aux trois-quarts constitué de chemins de pur gravel.

Distance : 50 km. 280 m de D+

Le pitch de l’organisation : “Entre Loire et bocage, roulez sur des sentiers où forêts et étangs se succèdent jusqu’à la Possonnière ; puis affrontez les coteaux de la Loire, avant de rejoindre Angers et le Gravel Festival au Lac de Maine. Une halte « ravito » va ponctuer le parcours pour recharger les batteries, et passée la ligne d’arrivée au cœur du Salon du Gravel et de l’aventure à vélo, partagez l’aventure entre riders de la Gravel 50 et de la Gravel 100 autour d’un bon « breuvage » spécial « Nature is bike ».”

Nature is Bike Festival Gravel Angers 2023
Les parcours seront très variés, entre bords de rivière, sentiers forestiers et traversées de terrains champêtres. Photo : Leonard de Serres.

Infos et inscriptions (jusqu’au 8 juin) : Gravel50 Ecouter Voir

6 et 7. Festive40 et 30 Cesbron Véloland

C’est la randonnée cycliste de Nature is bike « à la cool » avec des haltes gourmandes de dégustation, déclinée en deux versions : 40 km d’un parcours « off road » pour riders en Gravel et VTT ou 30 km « on road » pour VAE et tout type de vélo. Une rando cycliste gustative en toute convivialité, entre Maine et Loire, depuis le Lac de Maine jusqu’à l’insolite Ile de Béhuard, le spot idéal pour admirer les coteaux de la Loire avant de traverser le vignoble.

Distance : 40/30 km. 200 m de D+

Infos et inscriptions (jusqu’au 8 juin) : Festive40 Cesbron Véloland et Festive30 Cesbron Véloland.

8. Les secrets de Ramsar

Le dimanche 18 juin 2023, une nouvelle aventure ludique à vélo vous est proposée, pour vivre une exploration au cœur des Basses vallées angevines. Pour cette 2e saison : trois parcours au départ du Lac de Maine, des épreuves et une aventure à vivre en couple, en famille ou entre amis au cœur des Basses vallées angevines, zone classée Natura 2000.

Votre objectif : percer les secrets de Ramsar et découvrir la créature mystérieuse des Basses vallées angevines au travers de nouvelles épopéesmêlant observation, réflexion, sport et expérimentation. 

Infos et inscriptions (jusqu’au 15 juin) : Les secrets de Ramsar.

Un salon du gravel festif et grand public

Au programme : du gravel sous toutes ses formes, de l’ultra distance au bikepacking en passant par la découverte Gravel et VTT, l’initiation au vélo et au vélo à assistance électrique, l’aventure à vélo avec « Les Secrets de Ramsar » à vivre en famille ou entre amis le dimanche, le village en accès gratuit avec forum, ateliers, soirées et le salon du gravel et de l’aventure à vélo réunissant les plus grandes marques d’équipementiers vélo, constructeurs vélo et loisirs outdoor.

Avec un salon, un forum, des animations, des soirées mais aussi des zones de test, le Village du Festival Nature is Bike, c’est LE lieu de rencontre et de partage des fans de gravel et d’amateurs de découverte à vélo.

Accès gratuit au village du vendredi 16 au dimanche 18 juin 2023 – Lac de Maine – Angers

Horaires d’ouverture du Village :

  • Vendredi 16 juin 2023 de 14h à 19h
  • Samedi 17 juin 2023 de 9h à 2h
  • Dimanche 18 juin 2023 de 9h à 19h
Nature is Bike 2022
En 2022, Bike Café avait rencontré le néo-cadreur Aloueta, basé près de Chambéry. Photo : Bike Café.

Le festival s’inscrit pleinement dans la démarche écoresponsable de Destination Angers au cœur du territoire angevin bénéficiant d’un équilibre entre ville et nature.

Bike Café est partenaire de l’événement depuis la première édition, a participé aux tables rondes du gravel chaque année et a été à la rencontre de ses abonnés l’an passé avec un grand stand privilégiant les moments de partage et présentant aussi sa collection de produits dérivés. Revivez l’édition 2022 du festival gravel Nature is Bike !


Angers est aussi la première ville verte de France, notamment pour la biodiversité. Le territoire angevin, reconnu pour sa douceur, est le terrain de jeu idéal pour tous les cyclistes, baroudeurs et amateurs de découverte. Rendez-vous du 16 au 18 juin à Nature is Bike, nous espérons que vous avez noté les dates !

Tracer sa route

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Tracer sa route
Tracer sa route
Tracer sa route Juliana_Buhring

Juliana Buhring est une femme étonnante. Son histoire personnelle est déjà un roman et son aventure à vélo est un véritable exploit. Dans le milieu du vélo, qui souffre encore d’un certain machisme, cet exploit réalisé en 2012 prouve une nouvelle fois que les femmes ont de réelles aptitudes dans le domaine de l’ultra cyclisme. Les circonstances de son départ, pour ce tour du monde à vélo, sont également rocambolesques et presque improvisées. Elle part de Naples sur un vélo de course offert par un vélociste local. On est loin des schémas habituels où l’on voit, pour de simples diagonales européennes, des néo-aventuriers sponsorisés jusqu’au moindre lacet de leurs chaussures.

Le projet est ambitieux : elle décide de s’attaquer au record Guinness du tour du monde à vélo. Pas simple ! Pour cela elle choisit un vélo léger et un équipement minimaliste. Sur son vélo, qu’elle a baptisé Pégase, elle va se lancer sans véritable expérience dans le monde impitoyable de l’ultra cyclisme. Elle va rouler pour chasser son désespoir d’avoir perdu l’homme qu’elle aimait. “Un chagrin profond vous marque plus que n’importe quelle cicatrice“, dit-elle.

C’est en roulant, qu’elle va acquérir l’expérience mise en doute avant son départ par “Le Professeur” : un coach qui avait accepté de la préparer à son exigeant périple. Elle va connaître les ennuis mécaniques, les aléas météo, les agressions, la faim, la soif,… Elle fera des rencontres et un réseau de soutien lui apportera de l’aide lors de son voyage. On découvrira que c’est en Amérique que l’on crève le plus. Elle surmontera le vent, les rigueurs et les dangers de ces routes. La Desertus road en Nouvelle Zélande, les attaques de pies en Australie et les dangers de l’outback. Le passage en Asie ne sera pas plus de tout repos. La traversée de l’Inde sera redoutable pour ses intestins.

Juliana Buhring conclut le tour du monde à vélo à Naples, sur la Plazza del Plebiscito, le samedi 22 décembre 2012. Partie de Naples le 23 juillet, elle a traversé 18 pays et 4 continents, parcourant une distance de plus de 29 000 km. Cette arrivée mettra un terme à 152 jours passés sur son “vélo Pegasus”, spécialement fabriqué par Mario Schiano, fabricant de vélos basé en Campanie depuis 1923. Elle établit ainsi le record du monde Guinness du tour du monde à vélo.

Juliana Buhring
photo Juliana Buhring – julianabuhring.com

Je l’ai déjà dit : je ne suis pas fan des récits de voyages, qui sont trop souvent du genre rasoir et bien souvent auto-centrés sur leurs auteurs. Après la Ride, dans un tout autre genre, j’ai eu l’effet “Waouh” en lisant ce livre. D’abord par le niveau de l’exploit et ensuite par le style du récit et la façon finalement simple de raconter des faits d’armes cyclistes particulièrement épiques. Ce voyage dans l’ambiance d’une tentative de record est également pour Juliana une excellente façon de rembobiner le film de sa vie. Au départ elle était indifférente devant le risque de mourir lors de ce périlleux voyage, progressivement elle a voulut absolument rester en vie pour le terminer. Comme si cette envie de vivre retrouvée, était associée à la réussite du record. “Cette balade à vélo se fit autant voyage intérieur que périple physique, acte symbolique de libération, de lâcher-prise, de prise de conscience que la vie continue d’avancer, et moi avec“.

Informations

Pitch de l’éditeur

Juliana Buhring

Suite au décès de l’homme qu’elle aime, Juliana Buhring tombe dans les affres de la dépression. Mais à une connaissance qui lui propose d’honorer sa mémoire en traversant le Canada à vélo, elle s’entend répondre : « Le Canada ? Et pourquoi pas le monde ? Et pourquoi pas seule ? »
Elle n’avait jamais fait de vélo sérieusement auparavant, ne possédait aucune expérience sportive solide, mais après seulement huit mois d’entraînement, elle quitte Naples avec pour objectif de devenir la première femme à faire le tour du monde.
En 152 jours, son Pégase lui aura donné des ailes et l’aura emportée sur quatre continents et près de 30 000 kilomètres. La jeune femme a traversé l’Amérique des petites villes et des grandes montagnes, les étendues désertiques de l’Australie, les forêts tropicales et les villages de l’Asie du Sud-Est, les plaines turques. Elle a subi d’innombrables pannes, une grave intoxication alimentaire, des poursuivants hostiles, et le désir inextinguible d’un bon expresso.
Lorsqu’elle franchit la ligne d’arrivée, Juliana Buhring est officiellement la femme la plus rapide à avoir parcouru le globe à vélo (allant jusqu’à battre les précédents records masculins). Portée par l’effusion de soutien de ses amis et des inconnus rencontrés en chemin, elle a prouvé qu’il n’y a pas de personnes extraordinaires. Juste des personnes qui décident de faire des choses extraordinaires.

Traduit de l’anglais par Julien Gilleron.

À propos de l’auteur

Juliana Buhring
Juliana Buhring – Wikipedia

Juliana Buhring, née en 1981, participe régulièrement à des courses d’ultracyclisme sans assistance. Elle a établi le premier record de tour du monde féminin à vélo au Guinness des records en parcourant le globe en 152 jours. En 2007, elle a coécrit Jamais sans mes sœurs, best-seller qui raconte son enfance comme membre de la secte des Enfants de Dieu.

Le site de Juliana

Pneus Vredestein Spotted Cat Superlite : Pump up the volume !

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Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire Cap de Creus Banner
Photo Dan de Rosilles

Profitant du généreux dégagement de ma Salamandre “monster gravel”, qui accepte une largeur de pneus pouvant aller à 60 mm (ou 2.35” en mesure impériale), j’ai déjà eu l’occasion de tester pour un usage gravel des pneus “XXL” : Les Schwalbe G-One Speed (qui étaient en première monte sur mon vélo), puis les Fleecer Ridge de René Herse.
Si les premiers ont été a priori conçus pour les VAE, les seconds ont été développés spécialement pour René Herse par Lael Wilcox, pour un usage raid-VTT-ultradistance, comme pour courir la célèbre Tour Divide par exemple. Aucun donc, n’était prévu pour le gravel ; ils ont pourtant parfaitement convenu à cet usage. Qu’en est-il du Vredestein Spotted Cat Superlite ?

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire unboxing
Dans sa boîte déjà, avant même de frôler les graviers, le Vredestein Spotted Cat a fière allure – photo Dan de Rosilles

Oui, qu’en est-il de ce pneu VTT originellement conçu pour le Cross-Country ? Le “XC” nécessite des pneus légers et rapides, deux qualités qui pourraient bien convenir pour le gravel. Si l’offre de pneus spécifiquement gravel extra-larges reste bien mince, il y a pléthore de pneus XC disponibles, qui pourraient très bien être utilisés sur nos gravel “standard” (qui passent maintenant des pneus de plus en plus larges ) et les fameux “monster cross”, de plus en plus utilisés par les graveleux.
J’ai donc choisi de tester les Spotted Cat Superlite de chez Vredestein, pour vérifier dans quelle mesure cette supposition est valide…

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire competition superlight
Ce pneu clairement destiné à la compétition est annoncé à 485 grammes – photo Dan de Rosilles

Apollo Vredestein B.V.

Vredestein est un fabricant de pneus installé aux Pays-Bas et une filiale du grand fabricant indien de pneus Appolo Tyres. Si ces pneus sont annoncés comme “conçus au Pays-Bas”, ils sont vraisemblablement produits dans des entreprises partenaires du groupe en Asie. L’histoire de Vredestein est donc basée sur un éternel aller-retour entre Asie et Pays-Bas, les colonies hollandaises ayant très tôt fourni le caoutchouc utilisé en Europe.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire bikepacking
Le lettrage bleu sur les flancs des Spotted Cat ne laissera personne indifférent – photo Dan de Rosilles

Pour ma part, cette marque est une découverte et avant ce test, je n’avais jamais entendu parler de ces pneus. Je vais donc en profiter pour me rattraper sur les pistes de gravel, avant de tester sur route un autre pneu de cette marque dans les semaines à venir !

Conditions du test

J’ai utilisé les Spotted Cat Superlite sur déjà plus de mille kilomètres, en “situation standard” d’abord : juste après la monte des pneus, j’ai effectué plusieurs sorties courtes ou moyennes autour de chez moi, dans les Alpilles et dans la Crau.
J’ai ensuite, avec la Salamandre chargée en Bikepacking, rejoint le site catalan du festival gravel Mussara Hunting Dogs (festival au sujet duquel j’ai livré un compte-rendu). J’ai, bien sûr, après avoir délivré le vélo de son matériel de bivouac, roulé les pneus en situation de course sur les parcours de 80 et 130 km proposés par Mussara. À ce jour, les pneus sont encore sur les roues du vélo et, comme nous allons le voir ci-dessous, vont sans doute y rester un bon moment, car j’en suis tout à fait satisfait !

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire Mussara Hunting Dogs race festival
En mode course et face au vent pendant le festival Mussara Hunting Dogs – photo @badambaling

Ciel un chat ocellé s’est lové sur mes DT Swiss

Les deux critères qui m’ont fait choisir ces Vredestein Spotted Cat Superlight, c’est leur faible poids annoncé (485 g) et leur penchant pour les conditions sèches ; les chats n’aiment pas l’eau, n’est-ce-pas ?

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire night camp
Comme tous les chats, Le Spotted Cat Superlite dort dans ma chambre – photo @badambaling

Au déballage, je remarque l’audacieuse couleur bleue-canard-pétrole-trouble du lettrage (on adorera ou on détestera, mais personne n’y sera indifférent), la finesse de la carcasse (fine mais serrée : 120 tpi) et bien sûr, la légèreté surprenante pour un pneu aussi large… même si la balance annonce plus que le constructeur (485 g), 10% de plus quand même et avec une variation de 4% d’un pneu à l’autre (pesés respectivement à 528 et 547 g). Je suppose que c’est la finesse du pneu et sa grande surface qui explique ces variations surprenantes. Cela ne me dérange pas plus que ça, mais je me devais de le signaler.

Les flancs, outre la couleur étrange du lettrage, proposent de subtils motifs de graviers en creux ; on appréciera le clin d’œil au type de pratique à laquelle ils sont dédiés…

La chape est recouverte de crampons très bas, en forme de T fendus au centre, répartis en chevron sur la bande de roulement. Le même motif, plus massif, constitue les “crampons de virage” sur les bords de la chape.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire profile
Les petits “T” fendus du Spotted Cat sont disposés en chevron vers l’avant – photo Dan de Rosilles

L’intérieur du pneu est lui très finement strié, comme beaucoup de pneus tubeless récents, certainement pour favoriser la répartition du préventif pendant le roulage.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire inside
L’intérieur du pneu est finement strié ; la fine couche de matière laisse bien voir la trame – photo Dan de Rosilles

Adoption

Je love le pneu sans difficulté particulière autour de mes jantes DT Swiss XR-391. Tant mieux, une jante Cross-Country se doit d’accueillir convenablement un pneu Cross-Country, non ? Le pneu s’installe d’autant plus facilement que je le trouve un peu lâche. Une fois sur la jante, il me faudra un badigeonnage des tringles avec du préventif et un bon coup de compresseur pour réussir à le faire claquer.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire tubeless mounting
Après montage, la tringle hyper-souple des Spotted Cat ne va pas faciliter le claquage – photo Dan de Rosilles

Je mesure le pneu à 59 mm de large, c’est un écart important avec la largeur de 55 annoncée, une donnée à prendre en compte si vous êtes limités en terme de dégagement sur vos vélos. En ce qui me concerne, cela me laisse encore une petite marge et me convient tout à fait.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire hutchinson Protrct'air Max sealant tubeless wide clearance
Une fois monté, le Spotted Cat affiche un bon 59 mm – photo Dan de Rosilles

Comportement félin

En roulant plusieurs centaines de kilomètres de Arles au site du festival Gravel Mussara Hunting Dogs avec un harnachement de bikepacking, puis en participant aux deux courses proposées à cette occasion avec le vélo débarrassé de son surpoids, j’ai pu me faire une idée assez précise du comportement des pneus sur tous types de terrains, secs ou franchement humides.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire singletrack
Ce pneu est à l’aise partout, si le sol est sec – photo @badambaling

Voici donc une synthèse de mon ressenti selon les surfaces et les conditions. Les Spotted Cat Superlite trouvent leur terrain de prédilection sur surfaces sèches, pourvu qu’elles soient dures (route, terrains sableux ou terreux, gravel fin). La traction et le rendement sont excellents, ainsi que la stabilité et la précision des trajectoires. C’est à ce titre, l’un des meilleurs pneus larges que j’ai pu essayer dans ce genre de situations.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire road
Un pneu de Cross-Country qui bombarde sur route, ce n’est pas rien – photo Dan de Rosilles

Sur terrains plus meubles et/ou un peu humides, les pneus s’en tirent très bien. Les pistes forestières et les prairies leurs conviendront tout à fait, pourvu qu’on accepte que le pneu “charge” un peu après avoir traversé une flaque ou en roulant sur un terrain faiblement visqueux. Même s’il débourrent pas ou peu, les pneus gardent étonnamment sur ces terrains leurs qualités d’accroche et de rendement.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire downhill track
Les descentes rapides des pistes du Cap de Creus méritent tout de même la plus grande attention – photo Dan de Rosilles

Sur terrains gras, boue, sols mouillés et meubles, les pneus chargent tout de suite et débourrent avec difficulté. Cela ne m’a pas empêché de rouler, mais les pneus soudain très alourdis perdent toute vivacité et précision, ce qui s’accompagne forcément d’une perte totale de plaisir.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire mud
Attention, le Spotted Cat aime tellement la boue qu’il la charge très vite et la garde longtemps – photo Dan de Rosilles

Autre perte, d’adhérence celle-ci, sur les surfaces lisses et mouillées (dalles urbaines, signalisation routière horizontale les jours de pluie, bois mouillé…), rares il est vrai, mais d’autant plus dangereuses que ponctuelles. Sur ces surfaces, les Spotted Cat se sont aussi mal comporté que les Schwalbe G-One et leurs petits picots peu proéminents. Je suppose que cette “famille” de profils (les picots fendus des G-One et les petits T des Spotted Cat sont finalement assez similaires) ne sont pas indiqués pour ce genre de circonstances.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire road cornering
Sur route, le pneu est rapide est sûr, même en courbe ; mais il faudra se méfier des surfaces lisses et mouillées – photo @badambaling

Chat crevé

Sur les pistes caillouteuses, le comportement et le confort du Vredestein Spotted Cat Superlite sont très bons, mais la traction peut laisser à désirer, quand par exemple on souhaite se mettre en danseuse sur des pentes au delà des 6%. Il faudra toutefois piloter en finesse et éviter les chocs trop frontaux ou les cailloux les plus pointus, au risque de causer des crevaisons. Lors d’une descente trop rapide à la fin du 130 km pendant le festival Mussara Hunting Dogs, un dégonflage brutal du pneu avant dû à un choc de face sur une arrête schisteuse a causé dans la foulée une triple crevaison sur la bande de roulement. Ce n’est pas un événement rare lorsqu’on roule quelques mètres sur un pneu complètement à plat, et j’ai pu rapidement résoudre le problème grâce à des mèches et une mini pompe à pied, mais certains cyclistes peu coutumiers des montages tubeless ou mal équipés en matière de kit de secours auraient pu mal vivre une telle situation…

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire puncture issue
Le schiste du Cap de Creus paraît doux mais n’épargne pas les pneumatiques, Spotted Cat ou autres – photo Dan de Rosilles

Je suppose qu’avec un gonflage situé entre 2,5 et 3 bars j’aurais moins risqué de connaître cette mésaventure, mais je n’aime pas rouler avec des pneus trop gonflés.
Avec le vélo sans chargement, j’ai gonflé à 1,50 bars à l’avant et 1,70 à l’arrière (je pèse 66 kg – pressions vérifiées électroniquement grâce à la Bosch Easy Pump). Bien que Vredestein préconise 2 bars au minimum, j’ai apprécié le confort des pneus à de telles pressions, sans perte de précision dans les trajectoires ou de comportements imprévus d’après ce que j’ai pu éprouver. Par contre, les montées raides en danseuse, particulièrement sur route, ont vu les pneus s’écraser avec un effet de pompe notable à de telles pressions, mais sans pour autant qu’ils ne se dérobent dans les courbes en descente.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire hutchinson Protrct'air Max sealant tubeless
100 ml de liquide préventif me paraissent nécessaires pour chacun des pneus – photo Dan de Rosilles

Chargé de bikepacking, j’ai monté les pressions respectivement à 2 et 2,2 bars, avec les mêmes ressentis que le vélo à vide avec les pressions évoquées précédemment.
En gardant 2 et 2,2 bars avec le vélo à vide, les pneus sont certes plus rapides sur route et sur chemins roulants, mais secouent à mon goût un peu trop le vélo et le pilote dès que le terrain devient caillouteux.
Ceci dit, à part l’incident narré plus haut, je n’ai eu à déplorer aucune autre crevaison, et la réparation faite avec trois mèches remplit parfaitement son rôle, depuis cet incident dont je suis grandement responsable, le pneu ne s’est pas du tout dégonflé.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire tubeless puncture flat
Le méchage d’un pneu tubeless comme le Spotted Cat constitue une excellente réparation, rapide et durable – photo Dan de Rosilles

Le Spotted Cat Superlite en résumé

Plus lourd et plus large qu’annoncé par le fabriquant, le Vredestein Spotted Cat Superlite reste un poids-plume dans sa catégorie et fera profiter de son faible poids et de son large volume tous ceux qui aiment associer confort et relance.
C’est clairement un pneu conçu pour la compétition, même s’il s’adapte parfaitement à des vélos chargés pour des usages plus exploratoires et à des pressions plus basses que celles préconisées par le fabricant.

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire loaded travel bikepacking
En voyage, ce pneu conçu pour la compétition convient parfaitement – photo @badambaling

C’est un pneu très franc, fiable, même en courbe et sur les sections rapides sur route ; il est précis et agréable à guider.
Le Vredestein Spotted Cat Superlite sera par contre cantonné aux surfaces et aux conditions sèches, car il chargera le moindre gramme de boue et aura tendance à fuir sur les surfaces lisses et humides.
Il exigera un pilotage précis et anticipé, sous peine de risquer les crevaisons à répétition. D’ailleurs, ceux qui seraient tentés par ce pneu mais craindraient sa relative fragilité pourront se rabattre sur la version “normale” du Spotted Cat, construite autour d’une carcasse de 120 tpi également, mais annoncée à 575 g.

Pneus Vredestein Spotted Cat Superlite, de 55 à 65€

Vredestein Spotted Cat Superlite XC Cross-country 29er gravel tyre tire dirt roads
À bientôt pour de prochaines aventures… monté en Vredestein bien sûr ! – photo @badambaling

Le Tourmagne, un challenge gravel bikepacking passionnant

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Challenge du Tourmagne
Challenge du Tourmagne

Dans l’univers bouillonnant du gravel bikepacking et de ses épreuves florissantes, le challenge du Tourmagne propose une épopée différente et passionnante. L’aventure du Tourmagne retrace le parcours à « bécane » à travers la France en 1897 de deux amis : Léon Giran-Max et Marie-Antoine Barret. Matthieu Brunet, de la société Zefal, a eu l’idée de faire revivre ce périple sous la forme d’une trace gravel permanente de 950 km et 10 000 m de D+ entre Melun et Nimes. Chaque participant pourra ainsi mettre ses roues dans celles de ces deux précurseurs du cyclotourisme.

L’emploi du terme “épopée” pour qualifier ce challenge donne le ton. Epopée : « Long poème ou récit de style élevé où la légende se mêle à l’histoire pour célébrer un héros ou un grand fait » ou encore « Suite d’évènements historiques de caractère héroïque et sublime ». Ces deux définitions collent parfaitement à l’aventure du Tourmagne qui retraçe ce parcours. Léon et Marie-Antoine ont retranscrit leur voyage dans un manuscrit. L’un écrivait chaque jour le récit des folles aventures vécues sur les routes ou plutôt chemins de l’époque, l’autre croquait ces tranches de vie épiques de la France de la fin du 19ème siècle. Ce manuscrit a été déniché par le père de Matthieu, Patrice Brunet passionné de bicyclette et collectionneur.

Mais d’ailleurs comment se présentait elle, cette France fin 19e, afin de planter le décor de cette belle aventure ?

La France cycliste de la fin du 19ème siècle

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Le vélo a déjà sa « forme » moderne en 1897

La France de la fin de ce siècle est évidemment bien différente de celle d’aujourd’hui. Elle traverse la seconde révolution industrielle qui a débuté en 1870. C’est l’avènement de l’électricité et le début de l’automobile. La France vit la “Belle Époque”, à la charnière des deux siècles, où elle connait ses plus grands bouleversements culturels et techniques dans une ambiance d’insouciance, de gaieté et de foi dans le progrès.

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La classe et l’insouciance de la Belle Epoque… à vélo déjà, photo Tourmagne

Une bicyclette déjà « moderne »

La bicyclette, quant à elle, s’est déjà quelque peu développée depuis 1870. Les bécanes utilisées ressemblaient déjà au vélo d’aujourd’hui, du moins dans leur grande ligne, leur forme et leur usage : un cadre et une fourche en acier, des roues de taille identique à l’avant et à l’arrière, dotées de pneus en caoutchouc (inventés en 1888 par Dunlop) et équipées de chambres à air (inventée par Michelin en 1891) et d’une transmission par chaîne.
La principale différence avec les bicyclettes « modernes » réside dans le fait que la transmission est mono-vitesse : un pédalier doté d’un plateau, un pignon et une chaîne.

Parallèle historique intéressant, notons que la valve Presta a été inventée à Paris par E.Sclaverand en 1880. La société Sclaverand n’est autre que l’ancêtre de la société Zefal, dirigée depuis 5 générations par la famille Brunet qui est à l’origine de ce Challenge, nous le développerons plus loin.

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Les valves Sclaverand, appelées ensuite et encore de nos jours valves Presta, Photo Tourmagne

Les freins commencent à apparaître et on appelle ces vélos « modernes » des vélos dits « de sécurité ». Bien plus sécurisant aussi par leurs roues de dimension raisonnable et égale par rapport au grand-bi qui fait fureur dans la bourgeoisie, mais n’est pas très pratique pour arpenter les chemins !

Des centaines de cadreurs œuvraient dans chaque recoin de la France. Saint-Étienne est à l’époque le centre névralgique du cycle.

Le cyclotourisme, une nouvelle façon de voyager en plein développement

La pratique du vélo « voyage » appelé cyclotourisme se développe peu à peu en France dès les années 1870. Léon et Marie-Antoine font partie du Touring Club de France (TCF). C’est une association française créée en 1890 à Neuilly-sur-Seine sous l’impulsion de Paul de Vivie dit Velocio, le pape du cyclotourisme, accompagné par un groupe d’amis vélocipédistes. Son but était le développement du tourisme à vélo puis sous d’autres formes. Ces fondateurs souhaitaient le développement de la bicyclette comme loisir accessible au plus grand nombre et également comme moyen de déplacement.

L’âge d’or des chemins en graviers !

Des chemins empierrés parfaits pour la randonneuse de l’époque et nos gravels actuels, photo Tourmagne

Sur quel revêtement roulait-on ? La première moitié du XIXe siècle a été une grande époque pour la voirie : l’entretien des routes impériales, puis royales, était déjà bien organisées, avec des cantons et des cantonniers permanents dont les tâches sont précises et le travail surveillé.
Le procédé Mac Adam qui a fait ses preuves en Angleterre commence à être utilisé mais fait l’objet de quelques controverses : il comporte des chaussées moins épaisses, en supprimant l’encaissement et le gros blocage de Trésaguet (du nom d’un ingénieur des ponts et chaussées qui est le premier à avoir appliqué une approche scientifique dans la construction des routes), mais elles sont établies au-dessous du sol naturel, avec des matériaux d’empierrement concassés, bien calibrés et propres, pour rendre leur couche à peu près imperméable.
La technique est encore améliorée avec le développement progressif de l’emploi des rouleaux compresseurs. Parmi les autres progrès on installe des poteaux de signalisation aux carrefours et, à partir de 1844, on procède périodiquement au recensement général de la circulation pour bien connaître les besoins. Puis on n’a plus guère touché aux routes, par suite de l’extension continue du réseau de voies ferrées.

En 1897, les routes hors agglomération étaient donc, pour leur immense majorité, des chemins empierrés, remplaçant le pavé. Un paradis pour le gravel et nos deux amis équipés de randonneuses en acier !

Pour immortaliser ces périples sur ces routes “blanches”, pas tellement d’autres choix que de « croquer » ces tranches de vie et de voyage. Certes la photographie existait déjà, mais elle était réservée à une élite. Il était surtout difficile trimballer ces encombrants et fragiles appareils sur le vélo !

Difficile d’emmener cet appareil photographique dans sa sacoche. Moins pratique que le smartphone !

Un voyage épique et pimenté

Le décor de l’épopée est planté et peut paraître idyllique, mais le voyage était bien différent de ce qu’il est aujourd’hui. Moins confortable, moins sûr et, au final, certainement bien plus pimenté ! Attaques de chien, accueil rustre des habitants des villages traversés, revolver à la ceinture, faune plus développée qui peut à tout moment traverser devant les roues du cycliste… Sans compter la difficulté à se ravitailler en eau et nourriture et trouver de quoi réparer son vélo en cas de besoin.
Traverser la France à bécane était un véritable exploit pour nos deux compères. Surtout sur ces machines sans vitesses et en si peu de temps.

Une véritable aventure que de voyager à vélo en 1897

Mais ils pouvaient se revigorer en prenant un ou plusieurs verres d’alcool ou de vin, dont les bienfaits étaient mis en avant pour « nourrir la force et la vigueur pour parcourir de longues distances ».

Léon et Marie-Antoine faisaient donc vraiment partie des premiers pionniers de la bicyclette. L’esprit du voyage à bicyclette n’a donc jamais disparu au fil du temps grâce au cyclotourisme qui s’est développé et perdure. Le gravel bikepacking est une variante et apporte une touche différente et contemporaine.

Mais revenons-en à nos moutons et au Challenge du Tourmagne.

La genèse du challenge du Tourmagne

Patrice Brunet, passionné de bicyclette et collectionneur, a trouvé ce manuscrit en désuétude chez un libraire parisien. Matthieu Brunet, son fils et actuel dirigeant de la société ZEFAL, aux côtés de son frère Aurélien, vous explique tout dans ce podcast avec Matthieu de Bike Café.

Podcast avec Matthieu Brunet

Comme aime à le rappeler Matthieu, pas question de laisser moisir cette « pépite ». La famille décide de rééditer elle-même ce récit et de redonner vie au manuscrit grâce à Serge Laget. Le récit reprend vie dans un livre « De Paris à la Méditerranée en 1897 à travers l’Auvergne à bécane ». Ce livre n’est pas commercialisé, mais pas de panique, vous aurez un moyen de vous le procurer en participant au Challenge du Tourmagne !

Tourmagne
Le manuscrit réédité que vous gagnerez à une condition : réaliser le parcours des deux compères, photo Tourmagne

Matthieu, entouré des salariés de Zefal et d’une bande de copains, cyclistes évidemment, a décidé de faire revivre cette épopée en proposant ce beau challenge qui vous mènera sur la trace historique des deux compères.
Cette aventure se dresse dans la droite ligne de cette entreprise historique française, basée à Jargeau près d’Orléans dans le Loiret. Matthieu et Aurélien Brunet sont la cinquième génération aux rennes de l’entreprise qui emploie une centaine de salarié, conçoit 100% de ces produits et en fabrique environ 60% sur le territoire national. Zefal, créé il y a plus de 140 ans, n’est autre que l’inventeur de la valve Presta comme évoqué plus haut, de la pompe Solibloc, de la pompe haute pression et de la mini pompe télescopique au début du VTT. Les équipes de Zefal se passionnent pour le gravel et la longue distance depuis quelques années.

Et évidemment, le gravel, la randonneuse des temps modernes, est le vélo le plus adapté pour réaliser ce challenge puisque la trace emprunte tantôt des petites routes bitumées, tantôt des pistes et chemins.

Le parcours

Pratiquement 1000 km et 10 000 de D+, un sacré beau challenge du nord au sud !

Pourquoi le Tourmagne ? Car la Tour Magne sera le point d’orgue du parcours à votre arrivée à Nîmes. Et le Crocodile est l’emblème de la ville de Nîmes.

Grâce au travail de Matthieu qui a essayé de coller au maximum à la route originelle en s’appuyant sur les récits et les croquis, la trace ne traverse pas moins de onze départements, de Melun à Nîmes. Elle a été reconnue maintes fois, modifiée et améliorée depuis un an et demi. Elle sillonne des routes et chemins aux paysages et à la géologie changeante. Résultat : pratiquement 1000 km de plaisir pour plus de 10 000 m de D+.

Le départ a lieu de la gare de Melun, de là où nos deux compères sont partis.

Un départ urbain de la gare de Melun, km 0, puis rapidement une entrée dans la forêt de Fontainebleau

A peine 3 km et vous serez déjà hors des sentiers battus avec la traversée de la forêt de Fontainebleau.

La forêt de Fontainebleau vous plonge déjà dans un univers particulier, photo Tourmagne

Vous longerez la Loire avec une petit crochet bienvenu à Sancerre.

Puis Nevers, Moulins, le petit village typique de Charroux. Un bel échauffement déjà de 400 km et apparaîtront alors les premiers contreforts du Massif Central.

L’entrée dans le Massif Central, le début du dénivelé qui vous fera prendre de la hauteur, photo Tourmagne

Arrivée à Clermont-Ferrand, place de Jaude, avec une petite halte au café vélo local, Tempo le repaire cycliste.

Vous entrez alors dans le vif du sujet. Après avoir longé l’Allier, arrive le Cantal avec sa beauté, sa plénitude et sa rudesse ancestrale : Murat, Saint-Flour et l’arrivée au viaduc de Garabit qui enjambe la Truyère et ses gorges aux allures de paysage écossais. Magique.

Mais entre ces villes plus connues vous traverserez nombre de petits villages typiques et accueillants.

Puis vient la Margeride en Lozère avec le passage au point culminant de la trace, le col du cheval mort à 1454 m d’altitude. Il vous ouvrira les portes des Cévennes.

Vous entrerez alors dans le Gard pour vous laisser glisser jusqu’à Nîmes sur les 100 derniers kilomètres. Avec une arrivée à la Tour Magne, point d’orgue de ce voyage historique revisité de 950 km et plus de 10 000 m de dénivelé.

Tourmagne
La Tour Magne à Nîmes, le point d’orgue de ce périple, photo Tourmagne

Les modalités

Le Challenge est gratuit. Et libre : vous partez quand vous voulez, même si la belle saison est évidemment la plus propice (hiver déconseillé!) et vous irez à votre rythme (même si un minimum de 50 km par jour est requis, ça devrait aller !). Seuls impératifs : s’inscrire sur le site pour prévenir de son départ, c’est plus sympa, suivre la trace fournie à 98% minimum et avoir un GPS donc pour l’envoi des traces enregistrées, ce qui attestera de votre participation. Enfin, réaliser un petit texte et envoyer une belle photo de votre aventure.

Toutes les modalités sont sur le site du Challenge du Tourmagne.

Alors, choisissez-bien votre période pour réaliser cette belle aventure et espérons que la météo soit magnanime pour atteindre la Tour Magne à Nîmes !Vous pourrez alors recevoir et vous plonger dans ce livre passionnant et vous remémorer votre périple à travers le regard des deux compères.

Festival Mussara Hunting Dogs 2023 : Gravel en Catalogne

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Mussara Hunting Dogs Gravel Festival Catalunya Spain Cap de Creus
photo Oriol Gonzalvo - Mussara Hunting Dogs

Si vous lisez assidument les articles de Bike Café, vous avez sûrement noté qu’en ce mois de mai 2023 avait lieu un festival gravel en Catalogne, “Mussara Hunting Dogs”, aka “les chiens de chasse à la musaraigne”. Effectivement, nous avions annoncé ce festival, qui apparaissait également dans le calendrier de notre nouvelle rubrique événements.
Mais il ne suffisait pas de l’annoncer, il fallait aussi y participer, pour vivre cette expérience de l’intérieur et rendre-compte à nos lecteurs de la réalité de ce week-end absolument sportif et possiblement festif…

La trace de mon voyage de 5 jours de Arles au site du festival – capture d’écran Openrunner

En route En piste, sur les traces de la musaraigne

En route non, à vélo sur les pistes de gravel oui, pour rejoindre le site du festival !
Effectivement, j’ai eu la chance de pouvoir profiter de cinq belles journées de vélo sur chemins et petites routes pour me rendre sur place au guidon de ma Salamandre, accompagné de joyeux copains qui, comme moi, étaient curieux de s’immerger dans le monde merveilleux du gravel catalan.

Mussara Hunting Dogs Gravel Festival Catalunya Spain Avenue du Velo technical stop bottom bracket issue fixing
Le premier jour de voyage m’amène à Montpellier où je fais une halte technique chez Avenue du Vélo à cause de mon boîtier de pédalier qui craque… Loïc m’a aimablement appris à le démonter et le remonter dans les règles de l’art – photo @badambaling

Nous avons réalisé le trajet en quatre étapes d’une centaine de kilomètres chacune, le cinquième jour étant réservé à “traîner” autour du site pour profiter des pistes qui quadrillent cette belle région de gravel.
Le premier jour, une trace de Arles à Montpellier assez surréaliste dans le Gard nous a permis de frôler l’usine Royal Canin d’Aimargues et d’y humer l’air embaumé par la délicieuse odeur des croquettes pour chien tout justes sorties du four. Tiens, des chiens… c’est dans la thématique !

Voyage jour 1, de Arles à Montpellier – Compte Instagram @dan_de_rosilles

Le lendemain, la trace de Montpellier à Capestang, bordée de coquelicots et surplombée par un ciel gris et finement pluvieux, nous a fait d’autant plus apprécier l’hospitalière halte-ravito du Lidl de Béziers.
La nuit à la belle étoile (enfin !) dans la cour du Château de Capestang a été aussi un moment fort de cette étape. Comme quoi, à vélo, on ne rigole pas qu’en pédalant !

Voyage jour 2, de Montpellier à Capestang – Compte Instagram @dan_de_rosilles

La troisième journée a fait la part belle au Canal du Midi et aux Corbières, pour terminer en beauté dans l’excellente micro-brasserie l’Art de la Joie à Rivesaltes.

Voyage jour 3, de Capestang à Rivesaltes – Compte Instagram @dan_de_rosilles

Enfin, la quatrième journée de voyage nous a fait quitter l’Aude pour entrer en Pays Catalan, encore sur le territoire français mais déjà tellement ailleurs… La traversée des Albères au milieu des chênes-liège et le passage de la frontière par l’Eurovélo 8 est un grand classique, mais toujours un plaisir !

Voyage jour 4, de Rivesaltes à Garriguella – Compte Instagram @dan_de_rosilles

Le cinquième jour, titré “flemme en Catalogne”, nous a permis d’arriver tranquillement après plein de détours inutiles mais très réjouissants au camping “La Ballena Alegre”, épicentre du festival. Ce fut une bien belle trace, la Catalogne espagnole est si proche de chez nous, n’hésitez pas à vous y rendre à vélo lors de vos prochaines vacances !

Voyage jour 5, de Garriguella au Camping La Ballena Alegre – Compte Instagram @dan_de_rosilles

La Ballena Alegre

L’organisation “Mussara” a choisi comme site le camping “La Ballena Alegre” (aka “La Baleine Joyeuse”), l’un des plus réputés campings de la Costa Brava, comme camp de base. Entre chiens de chasse, musaraigne et baleine, c’est un étrange bestiaire qui était convoqué pour l’occasion… On était pas si loin de l’Arche de Noé, puisque la pluie s’est largement invitée pendant ce week-end. Pas le Déluge certes, mais des épisodes pluvieux ponctuels assortis d’une tramontane violente ; pas de quoi profiter de la mer ou des nombreuses piscines du camping, pas de quoi non plus favoriser la convivialité et les rencontres entre cyclistes, ce qui est pourtant le principal enjeu pour un festival réussi !

Mussara Hunting Dogs Gravel Festival Catalunya Spain La Ballena Allegre map
Le camping La Ballena Alegre est l’un des plus importants de la Costa Brava – captures d’écran site web La Ballena Alegre

Une équipe accueillante et bien organisée

C’est Julián Velasco, responsable du Département Marketing de Mussara, qui m’a accueilli tout sourire et m’a donné les informations dont j’avais besoin pour couvrir l’événement. Mussara est un organisateur chevronné d’événements sportifs en Espagne, dont le marathon et le semi-marathon de Barcelone. Ils organisent chaque année plusieurs événements cyclistes, et espèrent créer avec ce festival un moment fort et régulier de convivialité autour du gravel en Catalogne.

Mussara Hunting Dogs Gravel Festival Catalunya Spain Julian Velasco
Julián Velasco, le responsable marketing de Mussara, m’a accueilli avec gentillesse et professionnalisme – photo Mussara


“Nous expérimentons pas mal de choses sur cette deuxième édition” me confie Julián, “car la première s’est déroulée dans les conditions très particulières des restrictions sanitaires dues à la pandémie” poursuit-il. “Nous espérons, avec en particulier un concert, un cours de yoga, une sortie famille pour les débutants et les enfants, un ride nocturne, créer au fil des éditions une véritable communauté gravel ici, un peu à l’image des festivals qui existent aux U.S.A”.

Mussara Hunting Dogs Gravel Festival Catalunya Spain chilling
La pelouse de l’aire d’accueil est parsemée de chaises longues, de poufs et de vélos à même le sol – photo Dan de Rosilles

Située juste en face du camping, la pelouse qui accueille la ligne de départ et d’arrivée des différents circuits proposés est parsemée de chaises longues et de poufs, comme on en voit désormais régulièrement sur les aires conviviales des événements vélo. Des oriflammes publicitaires, deux podiums et quelques stands bâchés, dont un atelier de mécanique, encadrent la scène. Rien d’exceptionnel ou d’inédit donc, mais un cadre de qualité, perturbé par une météo qui alterne éclaircies et petites giboulées. On attend les participants, reste à voir si les objectifs avancés par Julián se confirmeront ou pas.

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L’aire d’accueil du festival, malgré une météo maussade, se remplit peu à peu – photo Dan de Rosilles

Le “tout-voiture”

En début de soirée, les participants commencent à affluer. Après avoir pris leurs quartiers au camping, ils viennent chercher leurs dossards. La plupart d’entre eux arrivent en voiture. C’est ballot, car la ligne de train locale, la R11, qui relie Barcelone à la frontière française, ne passe qu’à une quinzaine de kilomètres du camping. Les (mauvaises) habitudes ont la peau dure, et l’accès au festival par des moyens de déplacements durables est sans doute un enjeu environnemental majeur à valoriser dans la communication du festival pour les prochaines éditions…

Mussara Hunting Dogs Gravel Festival Catalunya Spain goodies
Les goodies remis au participants ne m’ont pas convaincu par leur pertinence et leur qualité éco-responsable – photo Dan de Rosilles

Le “tout-plastique”

Un autre facteur environnemental manifestement négligé par l’organisation est l’omniprésence du plastique. Avec le dossard, sont remis à chaque participant des “goodies”, dont plusieurs sacs en fibre synthétique bleue à l’effigie de la Mussara, assez laids, contenant… un autre sac bleu en synthétique (j’en ai ainsi obtenu quatre en étant inscrit à deux parcours !) et une paire de pantoufles jetables, telles qu’on les trouve dans certains hôtels. J’avoue ne pas bien comprendre l’intérêt de tels “cadeaux”. Si on ajoute les plateaux en plastique et les emballages utilisés lors des deux “pasta parties”, on peut considérer que Mussara Hunting dogs ne remportera pas la palme du festival éco-responsable, alors qu’actuellement des dispositifs gouvernementaux et européens (dont des aides financières) encouragent festivals et manifestations sportives à s’inscrire dans les chartes limitant leur impact écologique.

Mussara Hunting Dogs Gravel Festival Catalunya Spain all plastic
Ce festival aura été à l’origine d’une grande accumulation de déchets plastiques – photo Dan de Rosilles

Trop pâle

Autre déception, l’absence de bonnes bières. La Catalogne est pourtant l’un des plus beaux creuset d’IPA artisanales d’Europe, mais c’est des Heineken qui nous attendaient chaque jour à l’arrivée… Quel dommage ! Heureusement, la “paletilla” (épaule de porc ibérique) découpée à la demande et la “borratxa de vi” (gourde en peau de chèvre qui garde le vin bien frais) à certains ravitos ont redonné un peu de couleur gastronomique locale à cet événement. Une excellente “botifarra” (saucisse de porc grillée) a aussi été servie à l’arrivée du parcours de 130 km, et a, par son authenticité catalane, rehaussé de couleur locale un événement jusque là un peu trop standardisé.

Trop fort

Pour en finir avec les aspects qui m’ont déçu, je dois parler de la désastreuse ambiance sonore. Effectivement, la ligne d’arrivée était équipée d’une sono criarde et d’un speaker qui ne l’était pas moins, les décibels ne permettant pas d’apprécier la quiétude du lieu et de discuter convenablement avec les autres participants. J’attribue cet univers sonore contre-productif à la culture “course à pieds – événements sportifs de masse” qui est l’ADN de Mussara ; si on ajoute à ce tableau sonore le concert du samedi soir, animé par ce qui est sans doute le pire groupe de hard-rock/baloche que la Catalogne n’ait jamais commis, je dirais sans hésiter que le registre sonore de ce festival était complètement raté et inapproprié, du moins dans l’idée que je me fais de ce que doit être une ambiance sonore propice à la détente et à la rencontre, telle que je me l’imagine être dans un festival digne de ce nom.

Les belles personnes

Malgré ces quelques désagréments, le week-end s’annonçait néanmoins prometteur… Plusieurs centaines de cyclistes étaient présents, tous souriants et sympathiques et le camping proposait une logistique parfaite pour braver la météo de demi-saison. On a noté parmi les participants la présence d’une quinzaine de français (dont plusieurs lecteurs de Bike Café !), beaucoup de femmes en comparaison de ce qu’on peut observer dans la plupart des événements en France et de très beaux vélos, majoritairement en carbone, principalement typés “gravel race” avec des pneus plutôt fins (35-40 mm). L’ambiance fut sympathique, même si la barrière de la langue ne nous a pas permis de converser avec tout le monde, nous nous sommes sentis à l’aise au sein des cyclistes présents.

Les belles traces

J’ai roulé le 80 km du samedi et le 130 du dimanche. À chaque fois, les parcours étaient parfaitement tracés, très roulants, avec une bonne alternances de surfaces : petites routes, chemins agricoles, digues, pistes forestières, zones urbaines et même quelques monotraces. Les vues étaient superbes et les points de ravitaillement, situés dans des villages charmants ou à des points-de-vue surplombants, avaient été habilement choisis et répartis sur les différents parcours.

Mussara Hunting Dogs Gravel Festival Catalunya Spain ravito pit stop Verges
Le village de Verges a été judicieusement choisi par l’organisation pour la pause repas du 80 km – photo Dan de Rosilles

Le 80 km du samedi se déroulait dans la venteuse plaine d’Empúries que je connais déjà bien. Ce vaste territoire est plat, mais balayé ce jour-là par un fort vent de nord-ouest, ce qui a renforcé le pittoresque des paysages et a donné un relief plus sportif à un parcours soudain devenu exigeant.

Le 130 km du dimanche a été pour moi l’occasion de découvrir le Cap de Creus, un endroit magnifique où je retournerai absolument. Les pistes typées DFCI surplombent Cadaques et Roses et offrent des panoramas grandioses sur la mer. C’est sur ce parcours que les plus compétiteurs se sont donnés à fond, il y avait visiblement des costauds et des costaudes venu(e)s pour en découdre !
Vous pouvez télécharger les traces qui nous ont été proposées pendant ce week-end de gravel intensif sur mon compte Openrunner, ici pour le 80 km du samedi matin, ici pour le ride nocturne du samedi soir et pour le 130 du dimanche.

Un bilan positif

Si l’état d’esprit de cet événement catalan ne correspondait pas complètement à l’idée que je me fais de ce que peut (pourrait) être un festival gravel, et les petits détails qui peuvent transformer un beau week-end sportif en festival communautaire et inoubliable, je tire un bilan globalement positif de cette expérience, grâce à l’accueil et au professionnalisme de l’équipe organisatrice, la qualité des parcours, le potentiel de la région et la diversité des propositions. On peut par exemple souligner le succès du cours de yoga, du parcours nocturne et surtout celui du “family ride”, finalement beaucoup plus original et inattendu qu’il n’y paraît.

Mussara Hunting Dogs Gravel Festival Catalunya Spain yoga course
Le cours de yoga a remporté un franc succès – photo Mussara


La qualité de ces propositions cyclistes, la trop brève mais bien réelle présence de produits locaux aux ravitaillements, le choix des villages pour les pauses, le professionnalisme de l’organisation, l’affluence de plusieurs centaines de participants (et de leurs familles pour certains d’entre eux), laissent présager d’un bel avenir pour cet événement qui trouve toute sa place dans le calendrier des week-ends à cocher pour l’année prochaine.

Mussara Hunting Dogs Gravel Festival Catalunya Spain night ride pit stop ravito
Le ravito de nuit a bénéficié aux cyclistes qui se couchent tard – photo Oriol Gonzalvo

Mais de mon point de vue, on peut aller plus loin et améliorer ce week-end mi-sportif, mi-festif. Nul doute qu’une double IPA Quer Circus à la tireuse et un concert de Coetus le samedi soir auraient été pour moi un souvenir inoubliable, mais je ne peux préjuger des préférences alcooliques et musicales de l’immense majorité de cyclistes espagnols pour qui cet événement a été prioritairement conçu…

Mussara Hunting Dogs Gravel Festival Catalunya Spain La Ballena Allegre Swimming Pool
La baleine joyeuse, au final, c’est moi ! – photo Anne Fontanesi


Toujours est-il que ce projet “Mussara Hunting Dogs” est en bonne voie et mérite vraiment le détour, je ne peux que vous conseiller de vous y rendre l’année prochaine… Reste que, pour qu’il devienne véritablement un “festival”, il faudra qu’il s’ancre plus encore dans le territoire et s’appuie sur des acteurs locaux, pour souligner les atouts de la région catalane et ses particularismes culturels. Cela permettrait à l’organisation de proposer une prestation tout aussi professionnelle, mais moins formatée, plus authentique, plus originale, pour créer chez les participants la surprise et l’émotion, deux sentiments propices à l’échange, la rencontre, la convivialité.
Allez, un peu de Coetus pour finir !

EKOÏ se lance sur les sentiers du gravel

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Collection Gravel Ekoï
Collection Gravel Ekoï

La marque varoise EKOÏ, très active sur tous les segments de marché vélo, se lance également dans le gravel. Enfin ! dira-t-on, car nous en avions parlé avec eux en octobre sur le Roc d’Azur. Le nombre de nouveaux produits proposés et la diversité des choix expliquent sans doute ce délai entre cette annonce et la disponibilité des 2 gammes : confort et performance.

Collection Gravel Ekoï
Pour marquer le lancement de ce nouvel univers, EKOÏ a décidé d’adopter une nouvelle identité visuelle. Ce logo inspiré des panneaux de signalisation australiens démontre qu’il est particulièrement dans son élément dans la diversité des revêtements que cette pratique hybride offre.

En effet, EKOÏ qui a pris le temps d’observer l’évolution de la discipline, a constaté qu’il n’existe pas une seule façon d’apprécier le gravel. C’est pour cette raison que la marque a conçu deux gammes distinctes unisexes : confort et performance. Nouveau logo, nouvel univers de pratique, nouveaux produits, mais l’ADN d’EKOÏ reste identique, quels que soient les terrains de jeu. Les concepteurs EKOÏ ont tenu compte des spécificités des deux pratiques et des tendances actuelles. Le choix des matières et des coupes a donc été étudié avec attention, pour garantir un haut niveau de plaisir à chacun(e). Grâce à la nouvelle collection EKOÏ Gravel, les afficionados de l’engagement chronométré sur les pistes terreuses roulantes et les hédonistes contemplatifs adeptes d’évasion trouveront les produits correspondants à leurs attentes dès le 26 mai. 

La gamme confort

La gamme confort : de l’amplitude pour les grands espaces

EKOÏ se lance sur les sentiers du gravel
photo Bastien Lemaire

À mi-chemin entre les produits VTT et route, la gamme confort se destine aux pratiquant(e)s pour lesquel(le)s gravel rime avec exploration, découverte et évasion. Avec ses coupes décontractées et ses tissus en élasthanne particulièrement agréables à porter durant de longs périples, la gamme sera particulièrement appréciée par les pratiquants explorateurs et bikepackers. Ils pourront rouler sur route comme sur des chemins profitant d’un confort et d’un bien-être constant au fil des kilomètres, tout en arborant un look stylé !

Focus

EKOÏ se lance sur les sentiers du gravel
Pour illustrer l’esprit de cette gamme, voici un focus sur le gilet coupe-vent matelassé.

Avec sa partie avant matelassée, ce coupe-vent offre au torse une efficace isolation thermique tout en étant léger et respirant. Fin, il se glisse facilement dans une sacoche de selle ou de guidon. Autre point fort majeur du produit : sa fermeture étanche à double curseur qui permet notamment la ventilation tout en évitant l’effet “parachute”(= tissu qui se gonfle, accentuant la résistance à l’air). A l’instar de l’ensemble des maillots et coupe-vents de la collection gravel, il est disponible en plusieurs coloris très tendance : kaki, jaune, stone ou camou. De quoi être branché en toutes circonstances.

Prix : 69,99 euros

La gamme performance

La gamme performance : une seconde peau pour fendre les pistes

EKOÏ se lance sur les sentiers du gravel

Avec la gamme performance, Ekoï s’adresse aux cyclistes engagés qui trouvent dans le gravel un nouveau défi sportif. Que ce soit sur asphalte ou pistes gravillonneuses, la sensation de vitesse se fera ressentir grâce aux coupes fittées des différents produits. Une véritable réflexion a été menée par les concepteurs avec des poches biseautées anti-éjection et des renforcements astucieux, notamment au niveaux des manches, afin de protéger les cyclistes de la végétation jouxtant les chemins. Une attention particulière a également été réservée aux pratiquantes avec le cuissard poches cargo à bretelles femmes doté d’une fermeture magnétique facilitant grandement l’enfilage. 

Focus

EKOÏ se lance sur les sentiers du gravel
Pour illustrer l’esprit de cette gamme, voici un focus sur le maillot manches courtes.

Grâce à sa coupe fittée et à son tissu effet seconde peau, le maillot manches courtes gravel perf s’ajuste parfaitement à la silhouette. Sa fibre stretch garantit une liberté de mouvements optimale, quelle que soit la posture sur la machine. Ventilé et respirant, le maillot répond durablement aux besoins d’évacuation de la chaleur générée pendant les efforts intenses. Point particulier : les manches ont été confectionnées à partir du tissu anti-abrasion Cordura®. Elles offrent en conséquence une résistance renforcée en cas de chute et permettent de parer les agressions d’un environnement naturel parfois hostile (végétation…)

Prix : 99,99 euros

Des accessoires

Qui dit gravel, dit également accessoires. EKOÏ a pensé à la fameuse casquette bien utile à porter sous le casque, aux petites sacoches de guidon et de tube ainsi qu’aux chaussettes.

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La marque varoise EKOÏ, très active sur tous les segments de marché vélo, se lance également dans le gravel. Enfin dira t-on, car nous en avions parlé avec eux en octobre sur le Roc d'Azur. Le nombre de nouveaux produits proposés et la diversité des choix explique sans doute ce délai entre cette annonce et la disponibilité des 2 gammes : confort et performance.  Collection Gravel Ekoï
Pour marquer le lancement de ce nouvel univers, EKOÏ a décidé d'adopter une nouvelle identité visuelle. Ce logo inspiré des panneaux de signalisation australiens démontre qu'il est particulièrement dans son élément dans la diversité des revêtements que cette pratique hybride offre. 
En effet, EKOÏ qui a pris le temps d'observer l'évolution de la discipline, a constaté qu’il n’existe pas une seule façon d’apprécier le gravel. C'est pour cette raison que la marque a conçu deux gammes distinctes unisexes : confort et performance. Nouveau logo, nouvel univers de pratique, nouveaux produits, mais l’ADN d’EKOÏ reste identique, quels que soient les terrains de jeu. Les concepteurs EKOÏ ont tenu compte des spécificités des deux pratiques et des tendances actuelles. Le choix des matières et des coupes a donc été étudié avec attention, pour garantir un haut niveau de plaisir à chacun(e). Grâce à la nouvelle collection EKOÏ Gravel, les afficionados de l'engagement chronométré sur les pistes terreuses roulantes et les hédonistes contemplatifs adeptes d’évasion trouveront les produits correspondants à leurs attentes dès le 26 mai.  La gamme confort
La gamme confort : de l’amplitude pour les grands espaces  À mi-chemin entre les produits VTT et route, la gamme confort se destine aux pratiquant(e)s pour lesquel(le)s gravel rime avec exploration, découverte et évasion. Avec ses coupes décontractées et ses tissus en élasthanne particulièrement agréables à porter durant de longs périples la gamme sera particulièrement appréciée par les pratiquants explorateurs et bikepackers. Ils pourront rouler sur route comme sur des chemins profitant d’un confort et d’un bien-être constant au fil des kilomètres, tout en arborant un look stylé !  Focus
Collection Gravel Ekoï
photo Bastien Lemaire
Avec sa partie avant matelassée, ce coupe-vent offre au torse une efficace isolation thermique tout en étant léger et respirant. Fin, il se glisse facilement dans une sacoche de selle ou de guidon. Autre point fort majeur du produit : sa fermeture étanche à double curseur qui permet notamment la ventilation tout en évitant l’effet “parachute”(= tissu qui se gonfle, accentuant la résistance à l’air). A l’instar de l’ensemble des maillots et coupe-vent de la collection gravel, il est disponible en plusieurs coloris très tendance : kaki, jaune, stone ou camou. De quoi être branché en toutes circonstances.  Prix : 69,99 euros  La gamme performance 
La gamme performance :  une seconde peau pour fendre les pistes
Avec la gamme performance, Ekoï s’adresse aux cyclistes engagés qui trouvent dans le gravel un nouveau défi sportif. Que ce soit sur asphalte ou pistes gravillonneuses, la sensation de vitesse se fera ressentir grâce aux coupes fittées des différents produits. Une véritable réflexion a été menée par les concepteurs avec des poches biseautées anti-éjection et des renforcements astucieux, notamment au niveaux des manches, afin de protéger les cyclistes de la végétation jouxtant les chemins. Une attention particulière a également été réservée aux pratiquantes avec le cuissard poches cargo à bretelles femmes doté d’une fermeture magnétique facilitant grandement l’enfilage.  Focus
Pour illustrer l'esprit de cette gamme, voici un focus sur le maillot manches courtes.  Collection Gravel Ekoï
photo Bastien Lemaire
Grâce à sa coupe fittée et à son tissu effet seconde peau, le maillot manches courtes gravel perf s’ajuste parfaitement à la silhouette. Sa fibre stretch garantit une liberté de mouvements optimale, quelle que soit la posture sur la machine. Ventilé et respirant, le maillot répond durablement aux besoins d’évacuation de la chaleur générée pendant les efforts intenses. Point particulier : les manches ont été confectionnées à partir du tissu anti-abrasion Cordura®. Elles offrent en conséquence une résistance renforcée en cas de chute et permet de parer les agressions d’un environnement naturel parfois hostile (végétation…)  Prix : 99,99 euros  Des accessoires  Qui dit gravel dit également accessoires. EKOÏ a pensé à la fameuse casquette bien utile à porter sous le casque, aux sacoches de guidon et tube ainsi qu(aux chaussettes.  Image
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«  J’apprécie la pratique du gravel car elle est totalement différente de ce que j’ai pu vivre en VTT ou à ce qui existe sur la route. Ici l’objectif n’est pas de m’entraîner, mais bien de découvrir de nouveaux horizons, de parcourir des chemins inaccessibles en vélo de route. Lorsque j’ai découvert et testé les produits d’EKOÏ, j’ai été sensible à leur sobriété et à leur élégance. En effet, on a le sentiment de se fondre dans la masse et de ne pas être habillé comme un « vrai cycliste ». Ainsi, je pouvais partir de longues journées entières sans avoir le sentiment d’être déguisé, tout en profitant d’un réel confort, grâce au choix des matières très douces et souples et à leur coupe plus ample. Quel bonheur de pouvoir rouler et s’arrêter visiter un lieu intéressant ou faire une pause déjeuner sans devoir se changer ! »
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22 mai 2023
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Julien Absalon en parle

« J’apprécie la pratique du gravel car elle est totalement différente de ce que j’ai pu vivre en VTT ou à ce qui existe sur la route. Ici l’objectif n’est pas de m’entraîner, mais bien de découvrir de nouveaux horizons, de parcourir des chemins inaccessibles en vélo de route. Lorsque j’ai découvert et testé les produits d’EKOÏ, j’ai été sensible à leur sobriété et à leur élégance. En effet, on a le sentiment de se fondre dans la masse et de ne pas être habillé comme un « vrai cycliste ». Ainsi, je pouvais partir de longues journées entières sans avoir le sentiment d’être déguisé, tout en profitant d’un réel confort, grâce au choix des matières très douces et souples et à leur coupe plus ample. Quel bonheur de pouvoir rouler et s’arrêter visiter un lieu intéressant ou faire une pause déjeuner sans devoir se changer ! »

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Tendance : et si on cassait les codes

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Bike Café Tendances - Et si on cassait les codes

L’habit ne fait pas le moine, dit-on ! La langue française est riche en expressions imagées et celle-ci peut très bien s’appliquer au monde du vélo si on change habit par maillot et moine par cycliste. L’équipement pour pratiquer le vélo a été longtemps inspiré par la compétition. Ce mimétisme a donné lieu à des scènes parfois ridicules, dans lesquelles on voyait quelques “plagiaires” de champions, un peu boudinés dans leurs Lycras maculés de publicités, s’échiner péniblement sur leur vélo.

La marque Rapha, fondée à Londres en 2004 par Simon Mottram et Luke Scheybeler, a lancé un sacré pavé dans la mare en proposant des tenues sobres et classieuses, taillées dans des tissus de qualité. Le virage était pris et depuis, de nombreuses marques s’inspirent des modes et des tendances, en laissant plus de place à la créativité. Voici une sélection d’équipements textiles qui nous ont tapé dans l’œil de Colin et de Patrick.

Casser les codes

Tendance vélo
On casse les codes…

Enfin libres de s’habiller comme on veut… On peut laisser libre court à nos envies vestimentaires, se laisser tenter par la diversité des couleurs et trouver des équipements conçus pour le vélo, qui nous démarquent de la meute. Les femmes trouvent désormais des vêtements coupés pour leur morphologie : elle ne sont plus obligées de porter des fringues de mecs, ni être cantonnées à des tenues caricaturales façon “Barbies”.

Les marqueurs de cette évolution sont dans les grandes lignes :

  • Les cuissards qui prennent de la couleur : fini l’éternel cuissard noir, nos “bib” ont pris des couleurs pour s’harmoniser avec l’ensemble de la tenue cycliste.
  • Les chemises : Ce sont les nouveaux drapeaux de notre liberté cycliste : elles flottent insolemment au vent. Image d’un cyclisme décontracté et anti-conformiste, la chemise devient le symbole de cette libération vestimentaire. Nous étions un peu en avance en 2019 lorsque nous évoquions ce sujet.
  • Les shorts : Rouler en short apaise le cycliste. Nous l’avons constaté : il suffit de l’enfiler pour devenir un ou une cycliste plus contemplatif (ve). Votre regard sur les paysages va changer et le regard des autres sur vous, sera également différent.
  • Les tee-shirts : Comme pour les shorts, voilà un vêtement qui rend le cycliste paisible et non belliqueux. Cet ancien maillot de corps en forme de T est devenu en quelques décennies, grâce au sport et au cinéma, le vêtement universel. Arrivé dans nos armoires depuis les années 30, il a été longtemps exclu du monde du vélo ; il arrive désormais en force dans le cyclisme de voyage et de loisir.
  • Les femmes s’habillent en cyclistes : Fini le règne machiste qui prévalait dans le monde des vêtements de sports et notamment dans le vélo. Dans le monde de la course à pied, les lignes féminines ont ouvert une brèche. Souvenez-vous : le marathon était interdit aux femmes, depuis elles peuplent les pelotons de coureurs. Dans le monde du vélo, c’était pareil : les femmes pouvaient rouler en robe sur des vélo “col de cygne” et on ne les imaginait certainement pas dans un cuissard, posées sur un vélo de course.

MAAP : une collection Alternative

Repéré par Colin

Profil cycliste : Cycliste sur route et hors route, quand la route s’arrête, il (ou elle) a envie de continuer sur le chemin. Il (ou elle) aime rouler confortablement.

Collection Alt Road Maap
photo Maap


Chez Maap, le principe est de créer des “collections”. Elles ciblent chacune une catégorie de cyclistes. On a choisi la série Alt_Road pour Alternative car on aime bien rouler sur toutes les surfaces. Les vêtements sont techniques et les collections homme et femme se distinguent par des coloris différents.

Nous avons choisi cet ensemble féminin. Nous aimons également un tee-shirt manches longues en tissu Polartec particulièrement réussi. Les accessoires qui viennent compléter cette collection sont également très inspirants.

Voir la collection sur le site


La collection japonisante Shibori du Café du Cycliste

Repéré par Patrick

Profil cycliste : Le Café du Cycliste aime l’entre deux… Comme le logo de sa marque qui représente un poisson volant. Ses créations plairont aux cyclistes hybrides, femmes ou hommes, qui rouleront sur route et s’échapperont par moment sur des sentiers.

Maillot Christine CAfé du Cycliste
Quand Christine et Marinette vont en ballade ça donne de belles images – photo Café du Cycliste

Produite en édition spéciale, cette collection Shibori est inspirée de la technique ancienne de teinture japonaise. Elle utilise des teintes organiques et terreuses pour exprimer une esthétique libre et spirituelle. Ce motif est décliné sur différents styles dans les collections classic, race et outlands.

Christine est un maillot de cyclisme sur route pensé pour la performance et fabriqué à partir d’un tissu stretch et léger. Sa coupe « race » offre le confort d’une seconde peau associé à des propriétés d’absorption et de séchage rapide exceptionnelles.

La silhouette course comprend un col bas, des manches découpées au laser et une finition contrecollée à la taille. Pour faciliter le contrôle de la température corporelle, le maillot comporte un panneau en mesh à l’arrière afin d’absorber la sueur tout en améliorant la respirabilité.

Voir toute la collection Café du Cycliste Shibori ici

Cascada, aventure dans le Trentin

Repéré par Colin

Profil cycliste : Le cycliste baroudeur qui aime le grand air et rouler entre chiens et loups… Loups qu’il portera imprimés sur sa chemisette qui flottera au vent de la liberté de rouler en pleine nature.

Cascada tenues vélo homme et femme
Photo Cascada

La marque Cascada fondée par Carlo Bonetti et Maurizio Tranquillini conçoit ses produits dans la région du Trentin (nord de l’Italie). C’est là que les concepteurs les utilisent quotidiennement dans leurs aventures entre lacs, bois et montagnes. Ils peuvent ainsi imaginer leurs créations en s’inspirant de l’environnement qui nous entoure. Les produits sont polyvalents et utilisables pour toutes les activités de plein air pour répondre à de multiples usages.

Habillé ainsi, on s’imagine rouler en bikepacking traversant forêts et campagnes en s’arrêtant par moment, pour un bivouac au milieu de nulle part.

Découvrir la marque Cascada

Gobik sans Lycra sur les sentiers

Repéré par Colin

Profil cycliste : Pour les cyclistes anticonformistes qui aiment avaler les kilomètres. L’ultracycling ne se pratique plus avec des voitures suiveuses : l’aventure est sans limite.

Gobik Volt
photo Gobik

Chez Gobik quand on parle de “Volt” on parle d’un maillot et pas d’un jersey. Ce T-shirt cycliste a marqué le saut de Gobik sur un terrain nouveau, en dehors du Lycra et de la performance. Volt est un “rebelle” qui vise plutôt des terrains de gravel. Manches resserrées pour éviter d’accrocher une branche, matière aérée et séchage rapide, poches dorsales, ce maillot est taillé pour l’aventure.

Volt se décline sous différentes versions et teintes au masculin ou au féminin. Cette série limitée que nous présentons a été créée par l’ex-pro Juan-Antonio Flecha. Elle exprime l’envie d’aller vers un cyclisme aventureux, non compétitif et connecté avec la nature. C’est une édition limitée rebelle, née du mélange de gravier, de sentiers et de routes.

Voir la collection Mestizo

Rapha, so British

Repéré par Colin

Profil cycliste : Un cycliste curieux qui “Explore” le monde façon british en mode glamping (glamour camping). Cette tenue nous rappelle sur Bike Café, les cahiers de cyclisme du britannique Fred Wright : The Rough Stuff édité chez Isola Press.

Une envie de sommets enneigés
Photo Rapha

Avant que la marque anglaise Rapha ne s’empare du sujet, la tenue cycliste avait une fâcheuse tendance à la totale ringardise. Lorsqu’on montait sur son vélo, on rentrait forcément dans le mauvais goût qui allait de pair. Avec le développement exponentiel de la pratique et du coût des montures, un public exigeant à fait connaître son désir de sobriété et de chic, sans sacrifier un pouce de technique. Rapha s’est ainsi hissé en tête de peloton.

Poursuivant son développement, la marque a décidé de s’appuyer sur d’ambitieuses collaborations dont celle avec le Japonais Snow Peak qui en est le dernier exemple. Moins que la course, le sujet ici est de s’adresser aux nouveaux nomades, amateurs d’aventure et de glamping. Une mode faite de tissus techniques et de couleurs toniques qui marient les deux univers avec pertinence. À noter également une série d’équipements ménagers en titane dont la légèreté laisse pantois !

Une collection étonnante et “so british”…

Voir la collection explore sur le site

Sportful Sky Rider

Repéré par Patrick

Profil cycliste : Anticonformiste et prêt à rouler partout et sur un vélo atypique : VTT 26 pouces recyclé en gravel, randonneuse vintage ou magnifique titane. Peu importe le vélo, pourvu qu’on ait l’ivresse

Sportful Sky Rider
Photo Sportful

La collection Sky Rider est très inspirante. La profondeur du ciel avec ses milliards de points lumineux est la toile dans laquelle trouver l’équilibre et la motivation pour continuer et chercher plus. La capsule Sky Rider est faite pour ceux qui savent de quoi nous parlons et qui planifient déjà leur prochaine grande balade. Peu importe jusqu’où cela ira, quand le soleil se couchera, une nouvelle dimension se débloquera et le plaisir continuera. Il est temps de chevaucher le ciel. 

Sportful - Sky Rider
Collection Sportfull Sky Rider

Découvrir la collection capsule Sky Rider de Sportful

Fjällräven The Great Nearby”

Repéré par Patrick

Fjällräven la collection The Great Nearby

Vous ne connaissez pas sans doute la petite ville d’Örnsjöldsvik en Suède. Elle est située dans une région où les montagnes et la forêt rejoignent la mer et c’est là que la marque Fjällräven conçoit des vêtements et des équipements de plein air pour rendre la nature plus accessible. Elle s’est rapprochée de la marque de vélo Specialized pour adapter son style parfaitement suédois au vélo. Cela donne un résultat étonnant et inclassable. Le renard polaire, qui est une espèce menacée, est devenu le symbole de la marque qui affiche ainsi son engagement sur le chemin de la préservation de la nature.

Bike Café avait également testé la nouvelle gamme de bikepacking Fjällräven.

Fjällräven la collection The Great Nearby
photo Fjällräven

La nouvelle collaboration entre les experts suédois de la randonnée de Fjällräven et les magiciens californiens du vélo de Specialized, fonctionne très bien. Elle donne lieu à la création d’un assortiment de produits conçus pour le bikepacking et au-delà, à une collection de vêtements cyclistes fusionnant les deux univers : rando et vélo. Cette notion de “Great Nearby” est au cœur de cette collection.

Découvrez la collection Fjällräven x Specialized The Great Nearby.

Vélo bière en Belgique

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Vélo Bière en Belgique éditions Helvetiq
Vélo Bière en Belgique éditions Helvetiq
Vélo Bière en Belgique éditions Helvetiq

Si vous êtes cycliste, vous connaissez et appréciez sans doute cette relation particulière qui existe entre le vélo et la bière. Quand elle s’exprime sous la forme de parcours au cœur même du Pays de la bière, elle prend la forme de pèlerinages, façon “chemins de Compostelle de la mousse houblonnée”.

Pierre Pauquay, journaliste qui écrit entre autres pour le magazine Vojo, est cycliste et amateur de bière. Il a subtilement conçu cet ouvrage pour vous inviter à visiter la Belgique en suivant le fil des brasseries. Son guide fait un petit inventaire de toutes celles qui se situent à proximité des 40 balades qu’il nous propose. Cette thématique ne doit pas occulter la beauté des paysages qui nous sont proposés sur des traces VTT, route ou gravel selon les parcours.

J’avais autrefois écrit un sujet sur les bières cyclistes, mais cette fois on aborde plus largement la diversité des types de bières produites dans ces nombreuses brasseries artisanales. J’ai retrouvé la brasserie Dupont du côté de Tournai, qu’un ami (qui s’appelle Dupont) m’avait fait découvrir et du coup ça me donne envie d’aller faire la rando là-bas à Tourpes pour boire une Moinette.

La poésie de la bière est présente à toute les pages. Elle semble une évidence inspirée par ces paysages et la convivialité qui règne dans les estaminets et rend les Belges si sympathiques.

Un guide malin

Ce guide est parfaitement organisé et structuré pour nous aider à choisir une randonnée. Une fiche descriptive de la rando nous aide à en connaitre le niveau de difficulté, le kilométrage, le dénivelé, la durée (qui sera variable en fonction du temps que vous passerez à visiter les brasseries), le type de vélo recommandé. Bien sûr le choix fait, on pourra télécharger le fichier GPX de la rando sur dropbox pour nous guider sur la trace proposée par Pierre.

Vélo Bière en Belgique éditions Helvetiq
Une présentation bien structurée et claire pour vous aider à choisir votre balade.

Informations

  • Titre : Vélo Bière en Belgique
  • Auteur(s) : Pierre Pauquay
  • Editeur : Éditions Helvetiq
  • Site web éditeur : https://helvetiq.com/fr/velo-biere-en-belgique
  • Nombre de pages : 272 
  • ISBN : 9782940673841
  • Date de publication : 12 avril 2023
  • Prix TTC : 22 €

Pitch de l’éditeur

Vélo Bière en Belgique éditions Helvetiq
photo Patrick VDB

Vous avez déjà sillonné le pays de la bière à pied grâce à notre guide Randos Bière en Belgique ? Voici une autre façon de découvrir le merveilleux patrimoine brassicole de la Belgique : à vélo ! Pierre Pauquay, grand amateur de vélo et de sports d’extérieur, vous emmène sur les petites routes et les chemins creux pour vous faire découvrir, en 40 itinéraires, la magnifique nature et le riche patrimoine de son pays. Pour chaque parcours, il met en avant, dans des textes vibrants de passion et de poésie, les beautés et curiosités à découvrir. Des tracés GPX accompagnent chaque itinéraire ainsi que, selon les routes, les indications à suivre sur le terrain. Le type de vélo le plus adéquat (VTT, gravel, route…) est précisé pour chaque circuit.

• Des randonnées pour tous niveaux
• La découverte du pays de la bière à un autre rythme
• Des parcours en terrains variés
• Des bières locales et artisanales, sélectionnées par un amateur

À propos de l’auteur

Pierre Pauquay est un passionné de nature et de vélo. Il travaille comme journaliste dans le milieu de la randonnée depuis plus de trente ans. Amateur de longues virées en autonomie et de raids solitaires sur plusieurs jours dans la montagne, il aime partager ses récits et contribue à plusieurs médias vélos et outdoor.

Sélection matos vélo de route

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Sélections équipements vélo pour la route
Sélections équipements vélo pour la route

Est-il encore possible d’inventer de nouveaux produits pour offrir encore plus de plaisir à rouler aux cyclistes ? La réponse est oui, même si parfois l’amélioration semble mince, il y a toujours un “plus”. Ces casques Bell et Lazer pouvant recevoir un éclairage à l’arrière apportent plus de sécurité. Ce cuissard Gore et cette selle Fizik, qui sont des produits reconnus pour l’endurance, sont encore améliorés. Ces pneus Pirelli, ces roues Fulcrum et ces chaussures Vittoria efficaces, permettent de hisser la performance à un niveau supérieur. Voilà une nouvelle sélection de produits récents effectuée par l’équipe de Bike Café.

Les « Sélections » permettent de découvrir de nouveaux produits selon une thématique précise. Qu’ils aient été simplement repérés lors de leur mise sur le marché ou testés spécifiquement par nos rédacteurs, ils peuvent faire l’objet d’une courte description ou de retours de terrain plus complets.

Pneus Pirelli P Zero Race 4S

Testés par Matthieu

J’ai souhaité tester ces pneus car leur appellation 4S pour “4 Saisons” m’a paru intéressante pour rouler durant l’hiver et le printemps, 2 saisons durant lesquelles il ne pleut pas forcément beaucoup dans le Sud-Est mais où les routes sont froides, parfois à la limite du gel, et de temps en temps mouillées quand cette couche de givre vient à fondre. Les pneus ont été testés du 31 décembre 2022 au 15 mai 2023, la plupart du temps sur routes sèches mais aussi lors d’une sortie de 3 heures sous la pluie, pour un total de 1 500 kilomètres.

Je n’ai pas mesuré le poids de ce pneu avant de le monter, un oubli fâcheux que je tenterai de réparer en l’indiquant dans quelques semaines quand je les enlèverai du vélo. Pour cette information, il faut donc se fier à l’indication de la fiche produit du fabricant, à savoir 240 grammes en 26 mm de section.

pneu route Pirelli PZero Race 4S endurant et performant
En termes de rendement, ce Pirelli “4 Seasons” est assez bluffant.

Montage des pneus

Pas de problème pour monter les pneus sur des jantes Mavic carbone SLR 32 disques. Il faut penser bien appuyer sur la circonférence déjà installée dans la gorge de la route pour récupérer les quelques millimètres supplémentaires nécessaires pour finir le montage.

Construction

Le pneu 4 Seasons utilise deux matières développées par Pirelli dans sa fabrication. La première est le SmartEVO, une gomme obtenue à partir d’un mélange de trois polymères différents, pour optimiser l’adhérence tout en gardant une faible résistance au roulement. Deuxième matière : le TechBELT Road est une carcasse de 120 tpi et un brise-lames en nylon.

pneu route Pirelli PZero Race 4S endurant et performant

Le pneu présente également un nouveau design : des lamelles profondes spéciales sont associées à une bande de roulement plus épaisse, ce qui améliore l’adhérence par temps froid, promet un plus grand kilométrage et une meilleure protection contre les crevaisons.

Roulage

Ce P Zero Race 4S a été gonflé entre 5,5 et 6 bars, pour un ratio confort/performance optimal selon moi autour de 5,8 bars. Globalement, ce pneu m’a offert de très bonnes sensations sur le bitume. Son accroche sur le bitume est excellente et le pneu n’a jamais été pris à défaut dans des descentes rapides ou plus techniques où des freinages importants étaient nécessaires.

Testé également 3 heures sous la pluie, le Pirelli s’est montré vaillant, conservant une bonne adhérence au sol grâce notamment aux rainurages sur les flancs du pneu qui doivent contribuer à évacuer l’humidité.

En 1 800 km de tests, je n’ai eu aucune crevaison. Le renfort TechBelt avec ses bandes de nylon semble effectivement bien fonctionner. Ma seule crainte était d’avoir un pneu endurant MAIS pas assez performant. Sur le terrain, le P Zero Race 4S a été très performant, comme l’atteste cette longue sortie rapide en groupe, entre Aix-en-Provence et Les Saintes-Marie-de-La-Mer, bouclée à près de 36 km/h !

Je continue de rouler avec ce pneu, qui m’a donné entière satisfaction jusqu’à présent. Le témoin d’usure présent sur la bande de roulement semble ne pas avoir bougé.

Seul hic, son prix public conseillé de 69,90 € (vous le trouverez moins cher sur certains sites spécialisés bien connus) mais de nos jours, tous les pneumatiques route haut de gamme sont chers. Le modèle équivalent chez Continental affiche également ce même niveau de prix. Mais, il faut aussi garder en tête que l’énergie, ainsi que les matières premières comme le caoutchouc ont augmenté et que ce pneu est fabriqué en Italie, donc au niveau impact écologique, c’est bien mieux qu’un pneu asiatique !

Pour information, ce pneu vient d’être présenté en version Tubeless Ready, le P ZERO Race 4S TLR, qui viendra rejoindre notre série de tests de pneus route-endurance de 32 mm de section.

Également fabriqué dans l’usine rénovée de Milano-Bollate, ce pneu tubeless possède une bande de roulement réalisée avec le mélange SmartNET Silica, plusieurs fois récompensé. “SmartNET est une molécule à base de silice, dont la structure diffère des molécules de silice traditionnelles : sa forme allongée, en bâtonnets, a tendance à s’auto-aligner naturellement, ce qui lui confère de nombreux avantages. L’un des plus appréciés est sa naturelle affinité chimique avec l’eau et, de manière plus générale, avec les basses températures, une caractéristique qui en fait un produit “particulièrement performant sur sols mouillés et/ou soumis aux conditions propres à la saison froide”, précise le communiqué de presse Pirelli.

Conjointement au SmartNET Silica employé pour l’extérieur du pneu, la structure interne du P ZERO Race 4S TLR est dotée de l’innovante technologie SPEEDCORE, qui met en œuvre une couche composée d’un mélange contenant des particules d’aramide. La technologie SPEEDCORE possède une faible résistance au roulement et offre une protection élevée contre les crevaisons.

Le P ZERO Race 4S TLR est déjà disponible dans les dimensions 28-622, 30-622 et bientôt dans la taille 32-622.

Prix public conseillé : 84,90 €

Page produit Pirelli P Zero Race 4S.

Gore Wear Cuissard Distance +2.0

Testé par Patrick

Le choix d’un cuissard est toujours délicat, nous n’avons pas tous le même séant ! D’ailleurs peut-on impliquer uniquement son cuissard dans l’inconfort ressenti sur le vélo ? Le cuissard est certes un élément fondamental (c’est le cas de le dire) de notre confort, mais dans cette équation du confort il y a également la selle, la position du cycliste et l’inclinaison de son bassin… et aussi le vélo, le type de pneus, etc. Vous voyez le problème n’est pas si manichéen que ça.

Néanmoins, il y a deux options dans le choix d’un cuissard qui se caractérisent par l’épaisseur de son pad. Une épaisseur importante sera rassurante, mais ne satisfera pas tous les cyclistes. Je fais partie de cette catégorie qui aime les pads fins, bien plaqués à la peau, évitant tout pincement et frottement que malheureusement je ressens avec des fonds trop épais et mous. Je possède depuis 5 ans ce modèle GORE Distance que j’adore avec cette peau produite par Elastic Interface, que l’on trouve également sur les cuissards de la marque canadienne 7Mesh. Même après plusieurs années de bons et loyaux services, ce cuissard que j’ai même porté en gravel sous un short, est toujours opérationnel. Je voulais m’assurer que son successeur dans cette version +2.0 était tout aussi performant et qu’il pourrait prendre la relève le moment venu.

Test du cuissard Gore Wear + Distance 2.0
Un cuissard qui agit comme une seconde peau – photo Patrick VDB

Après 3 sorties je suis rassuré… Cette version 2.0 améliore le modèle précédent par une coupe plus remontante sur le bas-ventre. Le nouveau positionnement des bretelles et leur croisement dorsal qui les soude entre elles les maintient bien en place. Le pad, toujours aussi ergonomique, enveloppe parfaitement la morphologie masculine. Quelques améliorations comme : les éléments en silicone antidérapants au niveau des cuisses, une doublure au niveau du bas-ventre pour éviter les frottements, des bretelles plus larges et plus fermes sont les bienvenues. Tous ces petits détails, ajoutés aux qualités natives de ce modèle en font une réussite.

Personnellement, je ne suis pas un grand “fondeur”, je me base sur l’utilisation que j’en fais en single speed où souvent il faut envoyer des tours/minute, source d’échauffements potentiels. Je sollicite également mes cuissards avec cette pratique qui me fait beaucoup bouger sur la selle du fond de la selle au bec de celle-ci. Pour cela j’utilise une 3D selle relativement longue – Fizik adaptative – et le mariage de ces 2 éléments (cuissard et selle) me convient parfaitement.

Je sais que ce cuissard est utilisé par de plus gros rouleurs que moi comme Jean-Lin Spriet avec lequel je suis souvent d’accord sur le choix des équipements.

Caractéristiques

  • Matières séchant rapidement
  • Central torso architecture
  • Doux au niveau de la taille
  • Coutures limitées et éléments silicone antidérapants améliorés au niveau de l’ourlet
  • Éléments réfléchissants
  • Poids : 178 grammes
  • Prix : 199,95 €

Infos à consulter sur le site de Gore Wear

Casque BELL Falcon XR LED Mips

Testé par Jean-Louis

La marque BELL n’a peut-être pas une grande notoriété dans le mode du vélo, mais elle a un riche passé historique depuis sa création en 1923 en Californie sous le nom de « Bell Auto Parts ». D’abord centrée sur la compétition automobile, ce n’est qu’en 1956 que la division « Bell Helmet Company » est créée pour œuvrer à la sécurité des pilotes, un domaine encore peu exploré à cette époque.

Bell sera l’inventeur du casque intégral et viendra sur le marché du vélo dans les années 70.

Ce casque BELL Falcon XR LED Mips offre deux caractéristiques notables : sa conception Mips – que je vous invite à (re)découvrir sur le Site officiel – et la présence d’un feu LED à l’arrière. Si la technologie Mips est désormais présente sur de nombreux casques, l’intégration d’un feu LED quant à elle, est hélas trop peu considérée par les fabricants.

Alors que positionner une LED à l’arrière du casque est non seulement une idée lumineuse (!), mais surtout ça tombe sous le sens, vu que c’est le point le plus haut du cycliste. Ca permet de gagner en visibilité, donc d’être vu de plus loin, plus tôt, par les véhicules qui vont nous dépasser. Une LED intégrée au casque permet de s’éviter une fixation de feu plus ou moins aisée sur le vélo, selon la forme du cadre, la présence de sacoches, etc. Bref une très bonne idée que l’on souhaite voir se généraliser.

Cette lumière LED de 30 lumens – amovible – comprend 4 modes différents, dont le mode Eco pour une autonomie jusqu’à 15 heures.

Les mousses internes, facilement amovibles en 2 parties, sont bien positionnées sur la partie avant du casque en contact avec le front, ce qui constitue une barrière anti sueur. Ces mousses ont reçu un traitement anti-microbien à base de sels d’argent.

A noter également, un réglage intérieur qui permet d’ajuster finement la sangle passant au niveau de la nuque, près de l’os occipital, en fonction de sa morphologie.

La boucle de verrouillage de la sangle est magnétique, ce qui permet des fermetures-ouvertures rapides et faciles tout en étant sécurisées.

Enfin, on remarque la présence de 2 pads silicone, sur les côtés externes du casque à l’avant : ils servent à caler les lunettes lorsqu’on les range. 18 aérations – dont 10 entrées d’air – complètent les caractéristiques de ce casque.

À l’essai, ce casque BELL s’est avéré très confortable, aidé en cela par sa conception Mips qui permet, de par son principe-même, d’isoler le crâne des vibrations générées par le terrain. Des détails bien pensés comme le réglage occipital ou les pads pour les lunettes sont appréciés lors de son usage. Enfin, la LED est un élément fort pour la sécurité active.

BELL s’est comporté pour la réalisation de ce casque comme un intégrateur de technologies : Mips bien entendu, mais sur les détails également en s’adressant à différents spécialistes : Fidlock pour la boucle magnétique (bien connu pour ses porte-bidons) et Blackburn pour la LED (accessoiriste). Pourquoi tenter de réinventer des solutions quand d’autres maitrisent le sujet ?

Difficile de révolutionner cet élément de sécurité que constitue le casque, mais force est de constater que BELL produit là un modèle riche en détails bien pensés et dont le prix reste compétitif, pour un modèle Mips.

Page produit chez Royal Vélo France.

Prix public conseillé : 149,95€

Chaussures Vittoria Revolve

Testées par Patrick

Depuis sa fondation en 1976, Vittoria (ne pas confondre avec la marque de pneumatiques) est synonyme de chaussures fabriquées en Italie de haute qualité, hautement techniques et confortables, internationalement reconnues et choisies par bon nombre des meilleurs cyclistes. 
Au cours des 45 dernières années, Vittoria a constamment investi dans la recherche et le développement et aujourd’hui comme hier, leurs chaussures sont entièrement créées, conçues et fabriquées en Italie en utilisant les meilleures technologies.

Cela fait un moment que je “lorgne” sur cette marque que j’avais découverte sur un salon du cycle parisien en 2016. En rendant visite au distributeur français de la marque – Tribe Sport Group – j’ai pu voir et toucher dans leur show-room cette magnifique Revolve.

Chaussures de vélo Vittoria Revolve
Cette chaussure s’appuie sur nouveau concept dédié à la performance. Elle est 100% fabriquée à Biella, en Italie – photo Patrick VDB

Cette chaussure s’appuie sur nouveau concept dédié à la performance. Elle est 100% fabriquée à Biella, en Italie. Avec un look élégant et compétitif, le mesh est fabriqué en microfibre de soie mate, un insert carré en microfibre avec une maille en nylon haute densité s’enroule autour du pied. La respirabilité de ces chaussures est garantie par des micro-perforations réalisées au laser.

La fermeture est assurée par le Wraparound Closure System combiné à un double roue BOA en aluminium anodisé qui offre une finition premium et une meilleure adhérence pour régler le serrage quelques soient les conditions météorologiques. Le serrage et le desserrage multidirectionnels ajustent la tension quand et où nécessaire rapidement et sans effort.

Chaussures de vélo Vittoria Revolve
Confortables et efficaces, testées en mono-speed où la rigidité de la semelle est importante et où la souplesse du mesh l’est également – photo Patrick VDB

La semelle est en carbone FCT, avec une épaisseur mettant seulement 3,5 mm entre le pied et la pédale. Ces Revolve possèdent une nouvelle semelle anatomique thermoformable, que l’on peut mouler à son pied.

Testées sur mon single

En ouvrant la boîte je ne suis pas déçu par cette version noire “Mat soie” : Bellissima ! Elles sont superbes, avec leurs 2 serrages Boa Li2. Je n’ai pas encore passer au four la semelle intérieure thermomoulable, mais je vais le faire. Déjà cette semelle m’offre un bon soutien d’arche, qui procure une bonne stabilité du pied dans la chaussure. L’avant pied est assez large pour permettre aux os métatarsiens de bien se placer au moment des appuis.

Le pied glisse confortablement dans l’enveloppe que ferme le système bidirectionnel SFS (Surround Fit System) actionné par le double serrage Boa Li2. La semelle extérieure, particulièrement fine, est réalisée en carbone FCT, une technologie issue de l’industrie aéronautique.

Après une sortie réglage de mes cales Look sur 35 km, je me lance sur 85 km avec quelques belles séances en danseuse. J’utilise des cales Look 0° afin d’avoir le pied bien maintenu. Le résultat est probant : j’apprécie le maintien du pied assuré par le système SFS, la facilité de réglage en roulant grâce aux molettes crantées des Boa. Aucun échauffement : une aération sous la semelle permet de ventiler l’intérieur.

Le premier jour de test il avait plu fortement la veille et le passage dans les flaques a sali mes belles chaussures en “soie”. Pas de soucis : un petit coup d’éponge avec de l’eau claire, elle sont revenues comme neuves.

Ces chaussures n’ont qu’un défaut : le prix, mais on est sur un produit haut de gamme destiné à des cyclistes exigeants.

Prix : 399 €

Couleurs : blanc/rose – rouge/noir – bleu/vert – blanc/gris – Irisé – noir mat soie

Infos sur le site de marque

Je vous invite à regarder cette video de Vittoria qui présente la fabrication du modèle Revolve

Casque Lazer Strada KinetiCore

Repéré par Patrick

Le nouveau Strada KinetiCore a obtenu a obtenu 5 étoiles par le Virginia Tech Helmet Rating pour la protection lors d’essais d’impact avec mise en rotation. Il offre une protection renforcée pour tous les catégories de cyclistes à un prix raisonnable. Doté de la technologie de protection intégrée KinetiCore qui s’appuie sur ses zones de déformation contrôlée, le Strada propose un usage polyvalent.

Casque Laze Sport
Photo Lazer Sport

Ce casque garantit un confort supérieur sur 360° grâce au système d’ajustement ScrollSys simple à utiliser. De son côté, la mousse frontale espacée contribue à la ventilation et vous aide à rester au frais pendant l’effort. L’ancrage TPU pour lunettes permet de ranger les lunettes en lieu sûr quand vous ne les utilisez pas. La lumière Led universelle en option se fixe sur le casque pour que vous soyez mieux vu. Pour compléter le tout, vous pouvez ajouter un Aeroshell breveté pour vous aider à rouler plus vite et à vous protéger du mauvais temps.

  • Système d’ajustement : ScrollSys
  • Tailles : S/52-56 cm, M/55-59 cm, L/58-61 cm, XL/61-64 cm
  • Poids : 290 g (Taille M CE)
  • Évents : 23 aérations

Roues Fulcrum 42 & 57, une nouvelle ère commence

Repérées par Matthieu

Avec les nouvelles Fulcrum Speed 42 et 57, Fulcrum nous promet une nouvelle ère avec une dimension inédite, où la forme et la fonction constituent les concepts fondamentaux : Form Function Fulcrum. Les roues Speed 42 et 57 représentent l’aboutissement d’un processus qui a nécessité plus de 4 000 heures d’essais en soufflerie, en laboratoire et sur la route, au cours desquelles sept versions de la jante ont été testées dans de multiples configurations. L’objectif était d’atteindre les meilleures performances d’aérodynamisme, de résistance au roulement, de légèreté et de maniabilité, sans aucun compromis en matière de sécurité.
Une évolution sans demi-mesure : les nouvelles jantes (plus hautes, plus larges, plus légères et plus aérodynamiques), les nouveaux moyeux et les nouveaux rayons composent un système roue parfait qui ne pèse que 1 410 g pour la version de 42 mm et 1 495 g pour la version de 57 mm. Le graphisme a lui aussi été entièrement repensé pour interpréter la nouvelle identité Form Function Fulcrum, avec un design à la fois épuré et raffiné qui intègre toutes les informations techniques du produit grâce à une nouvelle charte iconographique.

Roues Fulcrum Speed 42-57
photo ©pocispix

L’absence de trous sur le fond de jante permet de conserver la même rigidité sur tout le périmètre et d’offrir une plus grande résistance aux chocs. Les logements des écrous, réalisés dans le moule, sans devoir percer la jante, y contribuent également. Il s’agit en effet d’une opération qui, dans les jantes traditionnelles, affaiblit la structure en raison de la coupe de la fibre de carbone.
La jante est réalisée avec des résines et des fibres traitées selon la spécification Fulcrum où, contrairement aux versions précédentes, un nouveau mélange composite de fibres unidirectionnelles à haut module FF100 est utilisé pour les Speed 42 et 57. Grâce aux nombreuses
expériences réalisées, nous avons obtenu le mélange parfait de fibres, qui, associé au positionnement correct des fibres et à un contrôle extrêmement précis de la résine, permet de réaliser un produit qui fonctionne dans le champ d’élasticité correct, en assurant les meilleures performances de la catégorie et une sensation de conduite optimale.

Caractéristiques

Roues Fulcrum Speed 42-57
photo ©pocispix

Les nouvelles Speed sont disponibles en deux hauteurs : 42 mm et 57 mm. Elles remplacent les profils précédents de 40 mm et 55 mm, tandis que la largeur du fond de jante passe de 19 à 23 mm. Le profil de la jante est également élargi avec un radius de 9,5 mm.
Les nouvelles jantes plus larges, associées à des pneus de 28 mm, permettent de garantir une combinaison performante, sans compromis, dans laquelle la pénétration aérodynamique, la résistance au roulement et le confort sont optimisés. En effet, l’avantage aérodynamique moyen, mesuré dans la soufflerie en vent de face, est supérieur de 10 % à celui d’une jante de 19 mm interne.

  • Profil aéro tout carbone : 42/57 mm
  • 2-Way FITTM sans chambre – fond de jante non percé
  • 23 mm largeur intérieure
  • USBTM – roulements en céramique ultra fluides
  • Conçues en Italie, fabriquées en UE
  • 1 410 g SPEED 42
  • 1 495 g SPEED 57
  • 1 460 g SPEED COMBO

Fiche produit roues Fulcrum Speed 42 et 57.

SPEED 42 (disponibles)
265,00 € (HG11), 2 264,00 € (XDR), 2 265,00 € (N3W)

SPEED 57 (disponible à partir de juin 2023)
2 265,00 € (HG11), 2 264,00 € (XDR), 2 265,00 € (N3W)

Infos complètes sur le site de Fulcrum.

Fizik Tempo Aliante R1

Repérée par Patrick

Lancée il y a exactement deux décennies, la selle Tempo Aliante a conquis le monde du cyclisme en 2003 avec son design innovant qui accordait la priorité au confort du cycliste. Elle a même été surnommée par les cyclistes longue distance “le canapé“. Pour marquer le vingtième anniversaire d’Aliante, Fizik présente la dernière version de cette selle au design intemporel.

Fizik Tempo Aliante R1
Photo Fizik


Le confort c’est de la performance

Ceux qui pourront rouler longtemps de façon confortable iront plus loin… Aliante est une selle ondulée, qui offre une transition progressive avec sa forme effilée de l’arrière jusqu’au bec. Avec une plate-forme légèrement plus large permet de soutenir les ischions en améliorant la stabilité et la répartition du poids pour les sorties à la journée. En mettant l’accent sur le confort, la nouvelle Aliante redessinée a une surface plus plate pour permettre une pression uniformément répartie et une sensation équilibrée, particulièrement utile pour les sorties d’endurance prolongées.

Fizik Tempo Aliante R1
Photo Fizik

Aliante possède une découpe ergonomique qui a été développée sur la base d’analyses détaillées avec la contribution d’experts médicaux. Cette forme aide à soulager la pression et facilite la circulation sanguine. Le rembourrage généreux a été conçu avec une mousse à double densité, plus ferme sur les os ischiatiques, plus douce sur le nez, pour fournir à chaque cycliste le bon soutien, quelle que soit la position de conduite, sans créer de pression excessive. L’Aliante R1 gagne du poids grâce à un nouveau rail en carbone 7×9 mm.

Fizik Tempo Aliante R1
Photo Fizik

Existe en 2 Tailles :

  • 145 mm : Longueur : 277 mm – Largeur : 145 mm – poids 180 g
  • 155 mm : poids 186 g

Pour les deux : hauteur 75 mm, largeur : 45 mm

Il existe également les modèles R3 (coque en nylon renforcé de carbone et d’un rail creux Kium) et R5 ( coque en nylon renforcé de carbone et d’un rail S-Alloy)

Tarifs : R5 : 109 € – R3 : 149 € – R1 : 199 €

Voir les infos sur le site concernant les selles Aliante