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Bagagerie Bikepacking Riverside Décathlon, le Graal du baroudeur ?

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Riverside bikepacking Décathlon
Le Kona Sutra LTD équipé avec une bonne partie de la bagagerie Riverside Bikepacking, photo Hugues Grenon

J’avais repéré la bagagerie bikepacking Riverside à la première édition du salon Nature is Bike à Angers en juin 2021. Celle-ci m’avait attiré par la conception des différentes sacoches et l’apparente qualité de fabrication d’ensemble, des tissus aux accessoires. Si elle se situe au niveau de la gamme Triban de vélos gravel dont nous avions testés quelques modèles et qui nous avait séduit par leur conception et un excellent rapport qualité/prix, marque de fabrique de l’enseigne nordiste, cette gamme bikepaking risque fort de devenir un best-seller dans un secteur à l’offre pléthorique désormais. Après plusieurs mois de tests d’une grande partie de cette gamme bikepacking, voyons si cette première excellente impression visuelle s’est effectivement confirmée à l’utilisation sur le terrain.

La genèse de la bagagerie Riverside

Il est important de rappeler l’histoire de la création de cette gamme Riverside qui va de pair avec le développement de la gamme de vélo gravel Triban il y a quelques années. En 2016, Décathlon décide de lancer ou relancer sa gamme de vélos voyages, routes et aventures Triban. Afin de proposer une offre globale et cohérente pour les équiper, une équipe de six personnes est créée pour développer la bagagerie. Riverside sera la marque de randonnée à vélo sur route ou chemin de Décathlon. Deux gammes de bagagerie Riverside vont être développées : une gamme orientée cyclotourisme « Touring » et une gamme « Bikepacking ».
De nombreux prototypes seront créés et surtout testés aux quatre coins du monde sur des milliers de kilomètres et dans toutes les conditions météo par des utilisateurs voyageurs à vélos.
Quoi de mieux que des pratiquants et leur retour terrain pour concevoir et améliorer des produits qui seront, au final, commercialisés en 2021.
Riverside a voulu donné trois axes forts à ses produits bikepacking : durabilité, étanchéité et prix abordable. Et a mis en place des aides, vidéos et tutos via sa plate-forme afin d’accompagner les pratiquants.

Nous avions découvert cette gamme sur le salon de Nature is Bike 2021 …



Pour positionner correctement ses sacoches sur le vélo, une vidéo tuto a été réalisée pour chaque sacoche. Vous trouverez en plus sur chaque produit la notice détaillée sur une étiquette à couper. Certes, c’est une étiquette en plus, utile au demeurant, mais cela évite une notice papier et des emballages à n’en plus finir. Un bon point donc.

Riverside bikepacking Décathlon
Une notice présente directement sur la sacoche sous forme d’étiquette, photo Hugues Grenon

Dans cette optique de durabilité, Riverside a également mis l’accent sur le SAV et la réparation des sacoches. Vous trouverez des boucles, sangles, patchs et autres accessoires de réparation afin de prolonger leur durée de vie.

Riverside bikepacking Décathlon
Des pièces détachées pour la réparation de vos sacoches, ici des patchs, une excellente initiative, gage de durabilité.

Amis de l’hyperlight et du moindre gramme économisé, passez votre chemin. Cette gamme bikepacking est conçue pour être résistante, pratique, durable et étanche. Riverside n’a donc pas lésiné sur la qualité et l’épaisseur des tissus avec des coques thermoformées par exemple mais aussi des accessoires tels que des sangles en aluminium, des passants clipés au lieu de simples scratchs, des rigidificateurs à certains endroits si besoin afin que les sacoches ne ballotent pas et tiennent correctement.

J’ai testé ces dernières pendant environ 5 mois. Certaines pratiquement sur chaque sortie comme la top-tube et la food pouch et d’autres sur quelques week-end bikepacking en adaptant l’ensemble en fonction de mes besoins. Elles ont été testées en pratique gravel, route, chemins et singles plus engagés et en pratique VTT pour certaines. A noter que je ne les ai pas testées par temps de pluie, cela fait quelques mois que celle-ci se fait désirer, mais au vu de la conception, des tests réalisés et des retours utilisateurs déjà nombreux, je pense que le niveau d’étanchéité annoncé est au rendez-vous.
En effet, en parallèle des tests terrains, Riverside réalise des tests poussés en laboratoire.

Riverside bikepacking Décathlon
Des tests poussés en laboratoire en plus des tests terrains pour valider l’étanchéité IPX6 des sacoches, photo Décathlon

Pour chaque sacoche, je détaillerais les caractéristiques, ce que j’ai aimé et les évolutions que j’aimerais voir arriver. Et parfois j’émettrais un avis sur certains points utiles à préciser.

La sacoche de top-tube

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La sacoche de top-tube, déjà un best-seller, photo Hugues Grenon

N’y allons pas par quatre chemins. Cette sacoche résume à elle-seule le parcours de conception et de développement qui a duré plusieurs années pour aboutir à un produit unique et au point même si quelques aspects peuvent encore être améliorés en cherchant bien.
De toutes les sacoches de top-tube que j’ai eu l’occasion de tester ou même « bricoler » car cela fait plusieurs années désormais que j’ adapte certaines sacoches moi-même ou avec certains artisans spécialisés du cycle, celle-ci est vraiment mon coup de cœur.
Riverside ne s’est pas contenté de reprendre les idées de la concurrence mais a également apporté sa patte et son lot d’évolutions.

Caractéristiques

Tissu en Polyester 600D et coque rigide formée à chaud.
Sangles en Nylon.
Fermeture du rabat Fidlock.
Volume : 1 L.
Poids : 189 g.
Prix : 35 €

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J’ai aimé

* La tenue exceptionnelle grâce à la coque rigide renforcée, les sangles anti-dérapantes avec serrage ajusté grâce aux clips de serrage ou la possibilité de la visser pour les cadres équipés des inserts de top-tube ce qui est mon cas.
* La fermeture par clapet magnétique Fid-lock efficace qui permet de l’ouvrir et la refermer facilement en roulant.
* Le passage intérieur pour un fil, simple, pratique et étanche.

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Un passage de fil simple, pratique et étanche, photo Hugues Grenon

* La forme et le volume parfait pour y glisser un powerbank avec son fil pour alimentation GPS par exemple, ses papiers et un smartphone.

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Un volume et une forme bien étudiés qui vous permettront par exemple d’embarquer vos papiers, un powerbank et son fil pour recharger le GPS par exemple, votre smartphone et un essui lunette, photo Hugues Grenon

* L’excellent rapport qualité/prix, un constat qui reviendra pour l’ensemble de la gamme sauf une exception.

J’aimerais

* Des passages moins serrés pour les sangles si vous devez les enlever ou les remettre en fonction de votre système d’accroche par sangles ou par vis. Il faut vraiment forcer pour les enlever et pour les remettre et avoir la bonne technique. Soit en les repliant en deux (pas testé, ça me paraissait compliqué) soit en se servant d’une épingle à nourrice comme sur les photos ci-dessous.

La sacoche est annoncée imperméable et non étanche. Comme dit en introduction je n’ai pu tester sous la pluie mais plutôt dans des environnements très poussiéreux. J’ai pu constater qu’un peu de poussière recouvrait le powerbank mais il est vrai que j’ouvre la sacoche très régulièrement en roulant et à l’arrêt. La poussière est certainement rentrée lors des phases d’ouverture/fermeture. Et /ou également par le passage du fil en partie avant. Difficile de se prononcer sur ce point qui n’est absolument pas rédhibitoire. De toute façon, il est bon de prendre l’habitude de mettre ces différents accessoires dans des sacs étanches zippés même si les sacoches sont annoncées étanches. Cela permet de conserver une certaine étanchéité pour ces appareils lorsque nous les sortons des sacoches et également de compartimenter nos différents équipements.

J’ai été emballé pendant tout le test par l’efficacité de la fermeture Fidlock qui, malgré une pratique gravel et même VTT, ne s’est jamais ouverte intempestivement. C’est le risque avec ce type de fermeture par rapport à une classique fermeture éclair. Mais pour être totalement transparent, sur une de mes dernière sortie test en gravel, celle-ci s’est ouverte sans que je ne m’en aperçoive. A coup sûr je l’avais mal refermée ou elle a dû se trouver bloquée par mon essui lunette et n’a pu se refermer correctement. Car la fermeture est normalement très efficace et ergonomique. Sur un saut de racines, le téléphone portable a pris la poudre d’escampette… Heureusement je m’en suis rendu compte rapidement car je vérifie très régulièrement le paquetage après ce type de passages chaotiques. J’ai heureusement pu le retrouver de suite par terre et en bon état en rebroussant chemin. Veillez donc toujours à ce que le clapet soit bien refermé et checkez votre paquetage après ce genre de passages, rares mais engagés. Pour valider mon erreur et par acquis de conscience, j’ai fait un dernière sortie de 100 kms gravel sur mes parcours VTT. Aucun souci d’ouverture à signaler.

La food pouch

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La food pouch, un parfait complément de la sacoche top-tube pour une sortie à la journée par exemple, photo Hugues Grenon

Cette sacoche est le parfait complément de la sacoche de top-tube. Elle permet d’augmenter significativement le volume de chargement avec emport d’une bouteille d’eau supplémentaire par exemple ou emport, comme son nom l’indique, de denrées, tout en étant accessible si besoin en roulant. C’est une sacoche utile et qui ne me quitte plus pour des sorties à la journée.

Caractéristiques

Tissu 100% Polyester, Enduction 100% Polyuréthane
Ouverture et fermeture à une main avec les deux sangles dédiées.
Fixation guidon droite ou gauche avec une sangle à reprendre sur la potence et l’autre sur le guidon.
Troisième point d’accroche au niveau inférieur sur la fourche ou le pivot bas.
Intérieur rembourré.
Passants intégrés pour accrocher un tuyau d’eau.
3 poches filets au pourtour.
Un percement dans le fond pour évacuer l’eau si besoin.
Volume : 1,2 L.
Poids : 100 g.
Prix : 25 €

J’ai aimé

* Le volume généreux augmenté par les 3 poches filets périphériques très pratiques.
* La bonne tenue par les 3 points d’accroche grâce à l’accroche inférieure qui devient désormais la norme sur ces sacoches.

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Un 3ème point d’accroche bien pratique empêchant le ballottement de l’ensemble, photo Hugues Grenon

* L’ouverture / fermeture aisées par les deux liens distincts dédiés.
* L’intérieur rembourré.
* Le tissu réfléchissant.
* Le prix très doux par rapport aux services rendus et la qualité de fabrication.

J’aimerais

* Une sangle de serrage sur la potence plus longue car malgré une potence « classique » le recouvrement par scratch était tout juste. Un point facilement améliorable par Riverside, c’est déjà dans les tuyaux…

En conclusion, une excellente food pouch très abordable et qui ne me quitte plus.

 Les cargos cages et sacs étanches sur fourche

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Les cargos cage et les sacs associés vous permettront de voyager sereinement en augmentant le volume de chargement, photo Hugues Grenon

Les cargos cages et sacs étanches associés permettent d’augmenter le volume de chargement pour des trips plus longs et lointains. Personnellement ce sont des sacoches que je mets en dernière option pour augmenter mon volume de chargement en cas de besoin car elles minimisent l’aérodynamique globale du vélo et peuvent alourdir la direction. C’est un choix personnel et chaque combo sera différent en fonction du trip, de la saison, des préférences et des capacités de la fourche à supporter ce poids supplémentaire. Pas de règles absolues donc.

Caractéristiques des Cargo Cages

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Du costaud, léger et adaptable pour ces cargos cages au prix imbattable de 15 €, photo Hugues Grenon

Aluminium 6061 embouti et anodisé.
Point de soudure au pied du cargo empêchant toute déformation.
Livrées avec visserie, rondelle et rondelle caoutchouc pour protéger la fourche et absorber les vibrations.
Capacité de charge de 4 kgs.
Ergot exclusif en partie haute de mise en place du sac étanche.
Poids : 99 g.
Prix : 15 €

Caractéristiques des sacs étanches

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Un volume appréciable de 4 litres et une excellente tenue en association avec les cargos cages dédiées, photo Hugues Grenon

Tissu principal 100% Polyester, Enduction 100% Polyuréthane thermoplastique, Rabat 100% Polyamide
Fermeture à enroulement roll-top.
Etanchéité IPX6 (forts jets d’eau, 100 L / Min).
Boucles en aluminium.
Deux sangles résistantes en Hypalon.
Passant dédié à l’arrière pour s’accrocher en partie haute au Cargo Cage.
Volume : 4 L.
Poids : 150 g.
Dimensions : 30×14 cm.
NB : compatibilité avec la popotte Forclaz MT500, 1 personne.
Prix : 20 €

J’ai aimé

* La qualité des Cages en aluminium, leurs nombreux percements et l’ergot de maintien du sac en partie supérieure.

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Un ergot supérieur permettant un point d’accroche supplémentaire en partie haute pour un bon maintien, photo Hugues Grenon

* La fermeture roll top et la qualité des tissus des sacs avec des renforts en Hypalon en dessous et à l’arrière.
* Les boucles de serrage en aluminium, gage de durabilité, et faciles à manipuler.

* Le parfait maintien de l’ensemble.
* Les lignes réfléchissantes.

J’aimerais

* Une petite soupape de décompression pour les sacs pour pouvoir les comprimer même si en chassant correctement l’air avant l’enroulement ils se ferment sans souci.
* Un poids plus light pour ces sacs mais on ne peut pas tout avoir. En conclusion, un excellent combo cages+sacs. Les sacs sont d’ailleurs utilisables avec d’autres cages et inversement. A noter que malgré le frein filet mis sur les vis de serrage des cages, il conviendra de vérifier de temps en temps leur bon serrage. Les vibrations peuvent avoir tendance à les desserrer. De toute façon un check régulier des différents serrages est la règle sur plusieurs jours de voyage à vélo.

La sacoche de cadre full frame

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La full frame avec sa fermeture par enroulement, une conception assez rare, photo Hugues Grenon

Cette full frame est assez rare de par sa conception, sa rigidité et son système de fermeture par enroulement.
L’étanchéité et la durabilité ont également été privilégiées, au détriment du poids.

Caractéristiques

Tissu principal 100% Polyester, Enduction 100% Polyuréthane thermoplastique, Rabat 100% Polyamide.
Coque rigide formée à chaud.
Une sangle de maintien intérieure pour pompe ou piquets de tente.
Etanchéité IPX6.
Ouverture pour le passage d’un tuyau à eau.
Sangles de maintien nombreuses et n’altérant pas la peinture.
Volume : 8,5 L.
Dimensions : 49 cm top tube x 37 cm tube de selle x 52 cm tube diagonal x 7,5 cm de largeur.
Poids : 560 g.
Prix : 49 €

Riverside bikepacking Décathlon

J’ai aimé

* Le maintien et la solidité de l’ensemble.
* La possibilité de mettre une poche à eau, de sortir le tuyau proprement et de l’accrocher au food pouch pour un maintien et un accès très facile en roulant.

Riverside bikepacking Décathlon
Une sortie de tuyau d’hydratation pratique et accessible, photo Hugues Grenon

* Un prix très accessible comparé à la majorité des full frame concurrentes.

J’aimerais

* Une accessibilité accrue. Il n’a pas toujours été aisé de mettre et enlever la poche à eau.
* Des sangles d’attaches avec boucle de serrage et non des scratchs simples à recouvrement moins pratiques et précis.
* Des compartiments intérieurs différenciés et accessibles de chaque côté.
* Une largeur un peu moins importante. Même bien fermée et compressée mes genoux avaient tendance à frotter un peu parfois.
* La mise à disposition de plusieurs tailles pour s’adapter au mieux à chaque taille de cadre et optimiser l’espace du triangle de cadre. Elle est uniquement compatible avec les cadres M/L/XL Triban ou Riverside.
* Un poids plus light car 654 g même si bien réparti au niveau du centre de gravité, ça commence à peser !

En conclusion, si vous recherchez une full frame indestructible, étanche et abordable financièrement, sans être regardant sur le poids, foncez.

Harnais de selle et sac étanche

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La sacoche de selle est constituée d’un harnais à coque rigide et d’un dry bag, photo Hugues Grenon

Riverside a pris l’option d’une sacoche en deux parties : une coque restant à demeure sur le vélo et un dry bag étanche. Cette conception est très pratique car elle permet d’ôter rapidement le sac sans avoir à retirer tout l’ensemble ce qui est parfois long et fastidieux. A titre personnel c’est une conception que je privilégie car très pratique à l’utilisation. C’est souvent dans cette sacoche que l’on met ses vêtements pour ne pas trop la charger en poids. Ils sont alors facilement accessibles en retirant juste le sac étanche.

Caractéristiques du harnais de selle

Tissus en polyester 600D et 420D et coque rigide formée à chaud.
Cale d’espacement à la tige de selle en TPU.
Crochets en aluminium avec système de blocage pour verrouiller les sangles.
Filet élastique extérieur.
Fermeture s’adaptant à la taille et au volume du sac étanche.
Non compatible avec : les tiges de selle suspendues, ovales ou rectangulaires et les vélos de petite taille XS.
Portabilité : 8 kg.
Poids : 592 g.
Prix : 55 €

Caractéristiques du sac étanche « dry bag »

Tissu principal 100% Polyamide, Enduction 100% Polyuréthane.
Fermeture par enroulement garantissant une étanchéité IPX6 et boucles en aluminium.
Valve de décompression / compression.
Bandes réfléchissantes.
Volume : de 6 à 15 L.
Poids : 257 g.
Dimensions : 56 cm x 23 cm x 20 cm. Forme conique s’adaptant au harnais de selle.
Portabilité : 5 kg.
Prix : 20 €.

J’ai aimé

* La facilité de mise en place du harnais et la conception en deux parties.
* Le maintien et la solidité de l’ensemble grâce à l’embase caoutchouc venant se reprendre sur la tige de selle, aux sangles et crochets alu et systèmes d’attache et de serrage très ergonomiques et rapides à mettre en œuvre. L’ensemble ne ballote pas, c’est un des principaux critères pour une sacoche de selle.

* La coque rigide et le fond rigide qui fait office de garde-boue.
* Le volume variable du sac étanche de 6 à 15 L.
* Les bandes réfléchissantes et la possibilité de cliper un éclairage arrière sur une des sangles.
* La valve de compression sur le sac.

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Une valve de compression bien pratique pour comprimer le sac au volume généreux, photo Hugues Grenon

* Un prix de l’ensemble à 75 € très bien placé.

J’aimerais

* Une variante plus petite et au volume moins important du sac étanche qui est immense. Il sera rare de l’utiliser à plein en 16 L. Charger au maximum une sacoche de selle est rarement une bonne idée pour l’équilibre du vélo. Il vaut mieux privilégier le volume au centre et le plus bas possible sur les autres sacoches.
* Un gain de poids sur l’ensemble, le sac étanche est certainement optimisable et le harnais également. Le poids de l’ensemble avoisine les 850 g, c’est beaucoup.

Harnais de cintre et sac étanche

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Le harnais reçoit le sac étanche de grande capacité, photo Hugues Grenon

Caractéristiques du harnais de cintre

Coque rigide formée à chaud en EVA et renfort en fibre de verre.
Tissu principal en polyester 600D, enduction extérieure PU
Crochets en aluminium avec blocage en plastique POM.
Sangles en nylon.
Cales d’espacement en silicone.
Crochets en aluminium.
Un troisième point d’accroche au niveau du pivot avec une protection intégrée.
Dimensions : 40 x 31 cm.
Portabilité : 8 kg.
Poids : 492 g.
Prix : 50 €

Caractéristiques du sac étanche « dry bag »

Tissu principal 100% Polyamide, Enduction 100% Polyuréthane.
Fermeture par enroulement des deux côtés garantissant une étanchéité IPX6 et boucles en aluminium.
Bandes réfléchissantes et emplacement pour éclairage VIIO Clip.
Volume : de 5 à 15 L.
Poids : 195 g.
Dimensions : 30 cm x 60 cm x 13 cm x 13 cm.
Portabilité : 5 kg.
Prix : 20 €.

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J’ai aimé

* La qualité de l’ensemble avec des sangles, boucles et crochets aluminium.
* L’éloignement du cintre par les deux cales caoutchouc permettant ainsi de se positionner ses mains entre le cintre et le harnais.

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L’éloignement et le maintien est assuré par deux cales caoutchouc, photo Hugues Grenon

* Les bandes réfléchissantes.

J’aimerais

* Une variante plus petite et au volume moins important du sac étanche qui est très grand bien qu’enroulable. Il sera rare de l’utiliser à plein en 15 L sauf éventuellement avec des cintres droits VTT. Cela permettrait de gagner en poids, le surplus enroulé ne servant à rien sur un cintre gravel.
* Un harnais qui comprime moins les gaines et le cadre même si une protection est judicieusement placée.

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Le harnais rigide comprime quelque peu les gaines. Une protection est judicieusement placée mais ne suffira pas à protéger l’intégralité du cadre, photo Hugues Grenon

* Un gain de poids sur l’ensemble, le sac étanche est certainement allégeable pour un modèle dédié aux cintres gravel. Le poids de l’ensemble avoisine les 700 g.


A noter qu’il existe une musette qui s’accroche soit sur le harnais avec trois points d’accroche clipsés soit sur le cintre directement. Son volume de 3,5 L, son poids de 377 g, sa portabilité de 1 kg et son prix de 35 € avec les mêmes caractéristiques de qualité que le reste de la gamme est alléchant. Je n’ai malheureusement pu la tester.

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Une musette de 3,5 L, étanche et au prix de 35 €, une belle affaire, photo Décathlon

La sacoche de cadre Half Frame

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La sacoche half frame, la dernière-née de la gamme bikepacking, photo Hugues Grenon

Je ne pourrais vous faire un retour sur son utilisation car sa longueur ne m’a pas permis de la positionner sur mon cadre.

Caractéristiques de la half frame

Tissu principal 100% Polyester, Enduction 100% Polyuréthane thermoplastique.
Etanchéité IPX6.
Fermeture à glissières TIZIP®.
Sangles à l’intérieur pour une pompe ou des piquets de tente.
Volume de 3 L.
Poids : 150 g.
Dimensions : 47 cm x 12 cm x 7 cm.
Prix : 79 €.

Le prix est plutôt élevé par rapport au reste de la gamme mais s’explique entre autre par la fermeture éclair étanche.

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D’autres sacoches intéressantes

Ces deux sacoches que j’utilise depuis de nombreuses années peuvent compléter avantageusement à moindre frais un combo bikepacking à la journée ou sur un week-end.

Une sacoche de selle de 2,5 L à la conception simple mais efficace à 25 €.

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Une sacoche de 2,5 L, simple, étanche et où vous pourrez positionner un éclairage clip à l’arrière.

Une sacoche food pouch avec un volume moindre de 1 L que celle présentée plus haut mais qui fera l’affaire et viendra la compléter si vous avez besoin d’une food pouch de chaque côté du cintre par exemple, pour un prix de 7 €.

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Une sacoche food pouch basique mais qui complètera celle présentée pour un moindre budget (7 €).

Conclusion

Riverside bikepacking Décathlon
La bagagerie Riverside vous emmènera loin, photo Hugues Grenon

Décathlon, via Riverside, a pris le temps et les moyens de développer et peaufiner sa gamme bikepacking, à l’image de ses vélos gravel. Les équipes en place sont des pratiquants assidus et passionnés, cela se voit et se ressent à l’utilisation des produits. L’écoute des remontées des nombreux testeurs sur le terrain est une excellente formule. Quoi de mieux que l’expérience terrain pour créer et améliorer ses produits tout en répondant aux vrais besoins du pratiquant.
Les critères recherchés sont louables et respectés : durabilité, praticité et rapport qualité/prix. Ces sacoches vont accompagneront de nombreuses années et sont en plus réparables au niveau des tissus et des accessoires, un très bon point.
Comme dit en introduction, le poids n’est pas le critère prépondérant recherché. L’ensemble testé ici pèse 2883 g. Pour un voyageur à vélo au long cours ou même sur des divides, les atouts sont souvent ailleurs. On ne veut surtout pas être embêté par une casse matériel. La formule : “Elles se font oublier, je n’y pense pas, c’est ce qu’on leur demande” prend tout son sens. Aucun tracas, vous pourrez profiter des paysages et vous concentrer sur l’essentiel. On voit d’ailleurs quelques dividers équipés de certaines sacoches de cette gamme.
Pour finir, il sera difficile de trouver meilleur rapport qualité/prix. Ce dernier est pratiquement divisé par deux voire trois sur certaines sacoches par rapport à la moyenne des prix des spécialistes de ce secteur (hors gamme de marque chinoise, moins bien conçue et moins durable au demeurant). L’ensemble complet testé ici revient à 324 €. Pour emmener toute votre “maison” sur le vélo, ça reste abordable ! Et pour ceux pratiquant plus le cyclotourisme ou adeptes des porte-bagages, pensez à jeter un œil sur la gamme Touring.

Toutes les infos sur le site Décathlon

Et Décathlon Support

EVOC développe sa gamme bikepacking

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Nouveautés Bikepacking EVOC
La nouvelle gamme Bikepacking EVOC montée sur un vélo.

EVOC a pensé à tous ceux qui veulent explorer le Monde, qu’il s’agisse d’une micro-aventure à notre porte ou d’une expédition de plusieurs jours dans des pays lointains. Avec sa nouvelle gamme BIKE PACKING, entièrement revue et qui sera prochainement disponible, les cyclistes aventuriers pourront disposer de sacoches complètement étanches dans une grande variété de tailles.

La première gamme de BIKE PACKING EVOC sortie en 2020 ciblait tout type de vélo, mais plus spécifiquement le VTT. L’accent avait été mis sur une fixation ferme sans compromis et un volume minimal, afin de ne pas entraver le plaisir (et la sécurité) tout en roulant même sur les terrains les plus difficiles. Cette vision du marché, émanant d’un leader mondial du marché des sacs à dos protecteurs, était sans doute restrictive à l’époque par rapport au développement du gravel et du voyage à vélo. Il était temps pour EVOC d’évoluer en lançant une nouvelle gamme plus conforme aux besoins des trajets à vélo qui s’allongent et de la nécessaire modularité de la bagagerie vélo. Le résultat en nombre de produits est impressionnant et EVOC nous présente une belle brochette de nouveautés.

Nouveautés Bikepacking EVOC
La nouvelle gamme Bikepacking EVOC montée sur un vélo… faudra penser quand même à l’hydratation… photo EVOC

À partir de la collection printemps/été 2023, la nouvelle gamme offrira un large choix de volumes, notamment un Seat Pack jusqu’à 16 litres. La maniabilité et l’ergonomie ont également fait l’objet d’une sérieuse amélioration. Par exemple, le système de fixation avec le cadran BOA Fit, qui a été développé en collaboration avec EVOC, a été encore optimisé. Il permet d’obtenir une excellente stabilité et sa manipulation est très facile. Des orifices de ventilation cachés, permettent désormais aux sacoches à fermeture enroulable de comprimer le contenu et des passages de câbles améliorés sur les packs Handlebar facilitent leur montage sur différents types de guidons. De plus, toute la gamme est étanche, bénéficiant de coutures soudées et de zips étanches. Les sangles Velcro ont été remplacées par des sangles Velcro hypalon de la plus haute qualité qui sont coupées à la taille. Sur tous les sacs des logos réfléchissants sont imprimés pour améliorer la visibilité des cyclistes dans l’obscurité.

Nouveautés Bikepacking EVOC
Une sacoche de selle rejoindra la gamme des produits pour le printemps 2023 – photo EVOC 

Les produits

Un peu de patience, l’ensemble de la gamme de produits sera disponible dans les couleurs acier et gris carbone et dans différentes tailles à partir de l’automne 2022.

Sacoche de guidon BOA WP 2,5 / 5

Pour un usage quotidien, une excursion d’une journée ou une grande aventure à vélo, le HANDLEBAR PACK BOA WP offre un espace de rangement supplémentaire. Grâce au système breveté BOAFit System, il est très facile à monter et s’adapte parfaitement à des terrains accidentés et à une utilisation sportive hors route. Le design du sac a été optimisé pour s’adapter à tous les types de guidon (du VTT au vélo de route). Tous les câbles ont de la place, même lorsque vous saisissez le haut du guidon. Le HANDLEBAR PACK BOA WP est traité anti-salissures, résistant à l’abrasion et il est étanche grâce à ses coutures soudées. Il est disponible avec un volume de 2,5 litres ou 5 litres. Il dispose de cordons élastiques pour fixer des équipements, comme un coupe-vent par exemple, à l’extérieur du sac.

  • 2,5 L ​: 120 € ​
  • 5 L : 140 €

Sacoche de selle WP 6 / 8 / 12 / 16 

En gravel comme sur route ou en VTT : la sacoche de selle est une solution facile à monter qui offre un espace de rangement intéressant. Avec le système de fixation BOA Fit System, elle est installée rapidement sur n’importe quelle tige de selle en un clin d’œil. Elle offre également une fixation plus ferme sans compromis permettant de parcourir les sentiers accidentés ou les pavés. Comme le pack de guidon la matière et les coutures soudées rendent cette sacoche de selle absolument étanche. Une grande ouverture enroulable permet un accès rapide au contenu et des équipements supplémentaires peuvent être attachés à l’extérieur avec des cordons élastiques. Cette sacoche de selle est disponible en quatre tailles différentes : avec 6 ou 8 litres de volume pour les excursions d’une journée et les micro-aventures ; avec 12 ou 16 litres pour les circuits et expéditions de plusieurs jours.

  • 6 litres : 120 €
  • 8 litres : 140 €
  • 12 litres ​: 160 €
  • 16 litres : 180 €

Sacoche de selle WP 2 / 4

Cette sacoche plus compacte se monte très rapidement avec des sangles velcro et. Elle s’adapte à pratiquement n’importe quelle tige de selle et offre un volume de rangement pour les outils, un imperméable et des provisions. La grande ouverture enroulable offre un accès facile et, en combinaison avec les sangles de compression, permet une compression optimale de votre équipement. Cela garantit que tout reste bien en place sans balloter, même lorsque vous pédalez à fond.

  • 2 litres : 50 €
  • 4 litres : 60 €

Sacoche MULTI Frame WP S / M

Nouveautés Bikepacking EVOC
Multi frame

Le nom de cette sacoche exprime bien son usage passe-partout. Cette petit format est intelligemment coupé et il est super facile à monter sur toutes sortes de cadres. Ce sac compact permet de transporter des outils, des chambres à air, etc. à portée de main tout en étant parfaitement protégés de la saleté et de l’eau. Les sangles de fixation Velcro peuvent être coupées à la taille et les multiples options de montage vous permettent de le fixer pratiquement n’importe où sur votre cadre, que ce soit verticalement ou horizontalement ; des bandes transparentes de protection du cadre sont incluses pour protéger vos peintures. Pour ceux qui préfèrent apporter une tablette de chocolat supplémentaire, il existe une taille M.

  • S ​:​ 50 €
  • M : 60 €

Sacoche de cadre WP S / M

Idéale pour ranger votre veste imperméable, votre nourriture… Cette sacoche est légère, facile à fixer sur toutes formes de cadre. Comme les autres produits de la gamme elle est étanche. Son atout sont ses fermetures éclair faciles à manœuvrer et la large ouverture qui permet d’accéder facilement au contenu, même pendant que vous roulez ! Pour éviter les rayures sur la peinture, des bandes de protection de cadre transparentes sont incluses et les bandes Velcro peuvent être coupées individuellement. Cette sacoche est disponible en taille S avec un volume de rangement de 1,5 litre et en taille M avec un volume de 3,5 litres.

  • S : 80 € 
  • M : 90 € 

Sacoche de Top Tube WP

Nouveautés Bikepacking EVOC

Le TOP TUBE PACK WP présente un espace de rangement pratique et facilement accessible pour tous vos “essentiels”. Ravito, outils, crème solaire, téléphone… tout est à portée de main et protégé en toute sécurité de la pluie et de la saleté. Le zip peut être ouvert d’une seule main, ce qui le rend facile à utiliser même en roulant. Le sac se monte directement derrière la potence sur le tube supérieur. Vous pouvez soit le fixer sur un emport, si votre vélo a des points de montage, soit l’attacher au tube supérieur avec les sangles Velcro coupées à la taille. Et pour éviter que la peinture ou le carbone ne se raye, des bandes de protection de cadre transparentes sont incluses.

Prix : 40 €

Trousse à outils de selle

Nouveautés Bikepacking EVOC
Une belle trousse à outils qui se plie en 3 volets – Photo EVOC

Cette trousse qui se roule est compacte et robuste. Elle permet d’organiser parfaitement et de transporter en toute sécurité les outils essentiels lors de vos sorties. L’agencement en trois compartiments facilite le rangement de votre chambre à air, multitool… et protège le tout des projections de la roue arrière. Elle est facile à nettoyer, pratique à fixe sous n’importe quelle selle au moyen de bandes velcro.

Prix : 35 €

Mon avis 

Nous n’avons pas encore eu le plaisir des tester cette nouvelle gamme que nous présente EVOC. Pour ma part j’avais pu apprécier les modèles précédents : la sacoche de guidon et la petite sacoche de selle de couleur sable. J’avais apprécié notamment la solidité de la toile et surtout, ce qui était alors une première, le très efficace serrage Boa. C’était en 2019 et EVOC n’avait pas encore, à cette époque mesuré ce que serait le “boom” du bikepacking. Ces 2 sacoches étaient une approche de ce marché et elles pouvaient convenir pour une sortie à la journée. 

Nouveautés Bikepacking EVOC
Cette nouvelle gamme proposée par EVOC est une totale prise de conscience du besoin – photo EVOC

Cette nouvelle gamme proposée par EVOC est une totale prise de conscience du besoin en matière de bikepacking allant de la micro-aventure à vélo aux voyages plus ambitieux. À force d’être en retard on peut parfaitement être en avance en évitant les embuches des défricheurs. Les produits que nous découvrons respirent la solidité et le fait que toutes ces sacoches soient étanches est une bonne chose. L’usage du serrage Boa que j’avais pu apprécier est reconduit. Le design est sobre et réussi, l’étanchéité et la solidité des matériaux sont au rendez-vous. Petit truc en plus : des protections transparentes pour protéger la peinture des cadres de l’abrasion des velcro. Reste le positionnement prix relativement élevé, le coût du Boa se faisant sentir sur les sacoches qui en sont équipées. 

Heureux de voir EVOC réagir sur ce segment Bikepacking où de nombreuses marques se bousculent, sans compter les nombreux artisans qui font du sur-mesure. À suivre par un test pour voir l’usage terrain. Ces nouveautés ne sont pas encore toutes présentes sur le site, patience…

Infos sur le site

Briko-Bike, le shop en ligne du vélo ancien

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Briko-Bike site de vente en ligne de pièces et vélos vintage
Briko-Bike site de vente en ligne de pièces et vélos vintage

Les collectionneurs ou les amateurs de vieux vélos ne fréquentent pas les magasins de vélos classiques, car ils savent que ce n’est pas là qu’ils trouveront la pièce de remplacement pour remettre en état leurs ancêtres. Patrick Moutaud, qui était lui même collectionneur, a transformé sa passion pour les vélos anciens en commerce en ligne. Aujourd’hui c’est son boulot à temps complet sur Briko-Bike.

Ceux qui aiment les vieux vélos savent combien il est difficile de trouver la pièce manquante. Des cocottes de freins pour remplacer les vôtres bien craquelées, des patins de frein Mafac pour changer ceux qui sont usés sur votre vélo, des leviers de freins, des roues, une roue libre 5 vitesses Maillard… tout ça n’existe pas sur les sites de vente en ligne de pièces détachées de vélo. Pour trouver son bonheur on peut essayer de fouiner sur les forums ou sur le Bon Coin et la chance vous permettra peut-être un jour de trouver ce que vous cherchez. Sinon essayez chez Briko-Bike, ce sera sans doute plus rapide…

Briko-Bike story

Patrick est cycliste depuis l’enfance. Il a toujours aimé le vélo sous toutes ses formes : tout terrain ou route. Il s’est mis à collectionner les vieux vélos et cette passion est devenue au fil du temps prenante en temps et un peu encombrante en mètres carrés. Pour développer sa collection et acquérir des pièces de remplacement pour sa propre collection, Patrick achetait d’autres vélos et de fil en aiguille le stock grossissait. Il revendait, achetait… sans l’avoir initialement imaginé le nouveau boulot de Patrick prenait forme. “Je me retrouvais avec des pièces en double, en triple… et j’ai commencé à les vendre sur des forums spécialisés et naturellement ça m’a donné l’idée de créer un site pour les présenter“, me dit Patrick. À l’origine il s’agissait plus d’un blog qu’un site marchand, qui naturellement est venu ensuite. Le “bricolage vélo” allait devenir Briko-Bike, et Patrick allait transformer sa passion en véritable travail à temps complet. Aujourd’hui cela fait 14 ans que Briko-Bike fonctionne et Patrick ne regrette pas son ancien métier de surveillant de travaux dans le bâtiment.

Le Bla-Bla #48 avec Patrick

Un marché qui a évolué 

Les gens restaurent de plus en plus les vélos et depuis l’époque où Patrick a commencé à s’intéresser au sujet le contexte a changé. On en trouve moins sur le marché de l’occasion et une certaine inflation des prix est apparue avec des vendeurs qui souvent sur-estiment le prix de leurs vieux biclous. L’avantage de Patrick dans ce commerce, est qu’il est connu depuis plusieurs années et maintenant ce sont les vendeurs qui s’adressent directement à lui lorsqu’ils ont un vélo à vendre. “L’avantage c’est que je suis connu et ce sont les gens qui viennent à moi, soit des magasins qui ferment et qui veulent vendre leurs anciens stocks, soit des particuliers. Récemment j’ai récupéré un stock qui vient d’Alger, issu d’un très vieux magasin qui fermait. Je l’ai fait rapatrier par bateau, c’est assez peu commun…“, m’explique Patrick.

Briko-Bike site de vente en ligne de pièces et vélos vintage
Un beau Masi remis en état et en vente sur Briko-Bike

Briko-Bike travaille à 70% à l’export car le marché du vieux vélo est international. La crise Covid a également touché ce marché comme beaucoup d’autres. Le pouvoir d’achat et l’intérêt pour les vieux vélos est plus important dans les pays d’Asie et aux U.S. où on apprécie le vieux vélo français. Patrick travaille à l’export, beaucoup sur Ebay où il poste ses annonces, mais il est connu aussi par son site, régulièrement visité par des collectionneurs du Monde entier.

Le plaisir de la découverte

Cette activité, autour du vélo ancien, pourrait laisser croire qu’on vivote sur le passé, sans connaître l’enthousiasme prometteur vendu par le marketing qui sévit en permanence dans nos vies de consommateurs. En fait, l’activité du vieux vélo réserve bien plus d’intérêts que le marché du toujours plus. Un peu comme les antiquaires qui dénichent dans un grenier une toile de maître, Patrick découvre parfois dans un lot de pièces des pépites auxquelles sont rattachées une histoire.

Briko-Bike site de vente en ligne de pièces et vélos vintage
De superbes pièces Campa 50ème anniversaire – photo Briko-Bike

C’est un paradoxe, mais ce métier de l’ancien est vivant, car il faut rechercher les origines des pièces et c’est parfois un boulot d’historien qui s’ajoute à celui du vendeur. Dans les meilleurs souvenirs de découvertes de collection qu’il a pu faire, Patrick me cite celui du seul vélo de collection qu’il a gardé : son René Herse. “Je l’ai découvert dans un garage à 4 km de chez moi, c’était très peu probable. C’est un ami qui faisait des travaux pour le propriétaire du lieu qui lui a dit qu’il souhaitait se débarrasser des vieux vélos de son papa, stockés dans le garage. Mon ami lui a parlé de moi et le soir j’y suis allé et j’ai découvert au milieu de ces vieux vélos ce René Herse…” explique Patrick avec l’émotion encore présente de cette découverte. 

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La mythique boutique de René Herse d’où est sorti en son temps le vélo de Patrick

Ce René Herse est le seul vélo que Patrick a conservé de sa collection personnelle. En effet, lorsqu’il a décidé de transformer sa passion en vrai métier il a fallu investir : local, matériel… et pour cela l’apport financier est venu de la vente de cette collection, sauf ce René Herse.

Un boutique en ligne, mais pas que !

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Une restauration réalisée par Patrick d’un Banesto pour un client

Patrick vend essentiellement sur Internet, mais sa porte est ouverte à Toulon sur rendez-vous. Le local est super bien rangé : on est loin de l’idée de la brocante. Les pièces détachées sont étiquetées sous des pochettes transparentes. Les cadres, les roues sont suspendus côte à côte par taille. L’atelier est bien rangé, les machines bien nettoyées. Patrick restaure les cadres, les pièces et pour cela il dispose d’un vrai matériel qui lui permet de sabler, souder, polir… Il effectue pour quelques clients la restauration complète de leur vélo. Ce travail “à la carte” s’ajoute à toutes les facettes de son activité.

Le côté militant

Briko-Bike site de vente en ligne de pièces et vélos vintage
Le GT de Patrick un VTT devenu gravel après quelques “Briko-lages” … dans le magasin de Briko-Bike où vous pouvez voir le nombre de cadres : un stock pour de nombreuses années encore – photo Patrick Mouraud

Récemment nous avons fait un sujet sur les gravel “low cost” et nous avons parlé d’une page Facebook “Gravel it Yourself” qui met en relation les “bricoleurs” qui veulent transformer de vieux VTT rigides en gravel. Patrick est un des membres fondateurs de cette page et a lui même démontré la faisabilité à moindre coût de ces possibilités de re-usage. Cette activité dépasse le monde de la collection du vélo ancien, car Patrick est aussi un “apôtre” de la réutilisation des vieux vélos. Dans ce domaine ses conseils et son expérience sont précieux au sein de cette communauté. 

Découvrez le site de Briko-Bike 

OpenRunner web fait peau neuve

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Nouveau Openrunner
Nouveau Openrunner

Ne vous fiez pas au nom de cette application, qui pourrait faire penser qu’elle s’adresse exclusivement au running. En effet, OpenRunner est un éditeur de parcours qui possède un spectre plus large, puisqu’il est utile à différentes pratiques sportives. Les cyclistes, et non pas les runners, constituent d’ailleurs le gros du peloton des utilisateurs de ce logiciel. L’outil se présente sur la forme d’une application web et d’une version “App” sur smartphones. Vous trouverez sur OpenRunner 6 millions de parcours multi-activités, créés par une communauté d’utilisateurs passionnés.

Grâce à des fonds de cartes détaillés et riches, vous pourrez affiner vos parcours et commencer déjà à les vivre derrière votre écran. Créée en 2006, au coeur des Alpes par son fondateur Eric Thouvenin, cette application bien française n’a cessé d’évoluer. Une nouvelle version web, particulièrement aboutie vient de naître, saluons cette arrivée dans le monde concurrentiel des applications de tracés.

Nouveau Openrunner
OpenRunner s’adresse à tous les sports outdoor…

“Des mois durant, nous avons remodelé et modernisé le site. Un travail de fond qui était nécessaire pour pouvoir répondre aux nombreuses attentes de notre communauté“, l’équipe OpenRunner nous offre une nouvelle version qui se veut à la fois ludique et performante.

Un site désormais sans publicité, toujours accessible gratuitement et avec une offre d’abonnement simplifiée, découvrez rapidement les nouveautés…

Ergonomie et design repensés

Ce n’est pas toujours simple de s’attaquer aux habitudes des utilisateurs. Dans cette nouvelle version le challenge a été de moderniser le site, sans affecter la souplesse offerte par la version précédente : rechercher, afficher, comparer et travailler sur plusieurs parcours à la fois. L’axe majeur a été d’améliorer la navigation entre les pages du site et de repenser les fonctionnalités de l’éditeur de parcours afin de rendre leur utilisation plus facile.

Traçage des parcours amélioré

Nouvelle version web d'Openrunner
Des outils de tracés appréciés

L’éditeur de parcours d’OpenRunner est l’un des plus appréciés des utilisateurs parmi les différents logiciels existants. Il a été encore amélioré ! Les types de voies font leur apparition : route, piste cyclable, piste forestière, agricole et DFCI, chemin et sentier. Vous pourrez visualiser leur répartition le long du parcours et du profil altimétrique, des informations précieuses pour affiner vos choix.
Des onglets vous permettront une meilleure gestion des parcours affichés dans l’éditeur. La fusion des parcours qui est une fonctionnalité avancée, facilite grandement l’assemblage de parcours et des traces GPX.

Recherches approfondies

Nouvelle version web d'Openrunner
La recherche à partir d’une carte avec affichage en vignette des parcours et des profils

La recherche de parcours et l’affichage des résultats ont été totalement repensés. Cette fonction permettra de trouver votre prochain terrain de jeu grâce à une sélection multi-critères. Vous pourrez utiliser une carte pour chercher rapidement des parcours dans une zone géographique précise. Les résultats s’affichent sur une carte en accédant à une toute nouvelle fiche parcours.

Support via le centre d’aide

Pour réaliser une transition en douceur entre l’ancienne et la nouvelle version, OpenRunner a mis en place un tout nouveau centre d’aide, avec les principales questions que vous pourriez vous poser et des tutoriels simples et courts qui vous aideront à utiliser OpenRunner de façon optimale. Le support est toujours à votre écoute si vous avez d’autres questions !

Une offre claire et complète

OpenRunner, est une petite équipe de passionnés qui grandit et se développe au fil des années grâce à la confiance et au soutien de ses abonnés. Dans cette nouvelle version, l’offre gratuite limitée dans ses fonctionnalités est désormais ouverte au choix des cartes. Une conséquence de la suppression de la publicité, qui était présente sur le site internet. L’offre EXPLORER, destinée aux utilisateurs réguliers, inclut l’intégralité des fonctionnalités avancées et des cartes topographiques(IGN France, IGN Belgique, SwissTopo, etc.). Les cartes sont utilisables sur le site et sur l’App. Il existe également une offre PRO, pour les clubs ou les organisations.

Mon avis

Le fait que je connaisse très bien Eric le créateur d’OpenRunner, n’influence pas totalement mon jugement. Cet outil de trace est mon préféré, et pas uniquement pour cette raison amicale. Je connais effectivement le créateur et je sais les difficultés qu’il a dû affronter pour poursuivre son projet d’entreprise. Depuis 2006, cette application résiste face aux applications comme Strava ou Komoot, qui sont arrivées sur ce créneau avec de gros moyens financiers et humains. Sans être en opposition frontale avec ces applications, OpenRunner est toujours là, et innove ce qui indique qu’il garde un certain nombre d’atouts, grâce à son agilité d’adaptation que ne possède pas les “majors” du secteur.

Ses nombreuses utilisations par les organisateurs d’événements, par les équipes de cyclisme (y compris chez les pros), dans d’autres applis en marque blanche (intégration sans que la marque s’affiche) ne sont pas suffisamment mises en lumière. La taille de l’équipe ne permettant pas de disposer des mêmes moyens de promotion que ses concurrents… David contre Goliath 😉 Mais OpenRunner, comme David sait bien manipuler sa fronde, la petite “french appli” sait faire la différence sur certains critères…

Retrouvez ici le sujet consacré aux équipes pro qui utilisent cet outils, notamment la FDJ en 2015…

Le résultat est là, et malgré le manque de soutien de nombreux acteurs du monde du sport outdoor, qui trouvent que l’herbe est plus verte ailleurs, OpenRunner existe toujours et continue d’innover. Certains organismes (je ne donnerais pas de nom) utilisent des fonds venant de subventions et de cotisations pour financer des développements propriétaires (parfois multiples) alors que OpenRunner, en marque blanche, eut été plus opportun et économique… J’arrête là ma plaidoirie “made in France” 😉 mais parfois ça me met en rogne je l’avoue. Et vous qu’en pensez-vous ?

Certaines applications comme “OnPiste” ont intégré OpenRunner dans leur App pour la partie tracés des parcours …

Certes, beaucoup d’outils sont bons et pour tracer si on veut être “fin” on en utilise éventuellement plusieurs. Parmi les outils que j’utilise par ailleurs il y a Strava : plutôt pour enregistrer mes sorties, et pour suivre mes copains dans leurs aventures. C’est mon réseau social préféré, sur lequel je retrouve également les organisations de “sorties partage” gratuites. J’utilise aussi Komoot qui a fait une percée remarquée dans le monde des éditeurs de parcours et qui est plébiscitée par les organisateurs, grâce à une présence commerciale très active. Le défaut avec cet outil est qu’il ne me fait pas rêver. Pour aller d’un point A à un point B il vous donnera souvent la même recette que celle qui est servie par d’autres : une aventure un peu convenue du coup et quelques galères sur des parcours étiquetés gravel.

Dans ce contexte de choix pléthorique, cette nouvelle version web d’OpenRunner apporte une certaine fraîcheur et place la barre très haut en matière d’ergonomie. La petite équipe française trace sa route (sans jeu de mots) et les outils mis à la disposition des utilisateurs sont très intéressants. J’apprécie la possibilité de mixer sur une trace la fonction auto et trace manuelle. L’analyse de terrain, lorsque les données le permettent, des types de revêtements rencontrés. La capacité de superposer plusieurs traces. Je suis fan depuis le début de la justesse du calcul de D+. Je l’avais en son temps comparée à des résultats obtenus avec des montres barométriques assez précises. L’algorithme d’OpenRunner est à mon sens celui qui est le plus fidèle, sachant que la précision dans ce domaine reste difficile à obtenir. Je suis également un grand rêveur sur les traces : celles que j’élabore pour moi, mais également celles obtenues par des GPX que je récupère.

Les fonds IGN sont une source documentaire précieuse, dont je ne peux pas me passer : voir la présence d’un oratoire, d’un château, les points d’eau, les toponymes qui révèlent plein de choses… tous ces éléments contribuent à l’invitation au voyage et à la découverte. Une fois mon parcours tracé, j’utilise l’appli sur smartphone pour un export GPX que je transfère sur mon Wahoo. 

Je peux ainsi partir sur ma trace en connaissant toutes ces informations. L’offre Explorer à découvrir sur le site est à 2,49 €/mois soit en paiement annuel à 29,99 €.

Voir détail de l’offre

Nouveautés gravel août

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Nouveautés gravel août 2022
Nouveautés gravel août 2022

Pas de répit pendant les vacances en ce qui concerne les nouveautés. Voici les équipements que notre équipe a repérés ou essayés.

Gravels Edelbikes Asperatus et Mutatus

Repéré par Hugo

Edelbikes Gravel
Edelbikes Asperatus, un magnifique gravel artisanal soudé Tig en petite série, ici présenté au Concours de Machines, photo François Cau

François Cau est une référence dans le monde de l’artisanat du cycle en ce qui concerne la réalisation de vélos en acier avec plusieurs participations au Concours des Machines. Il officie depuis une bonne dizaine d’année pour concevoir puis souder tout type de vélo : VTT, gravel, fatbike, tandem… selon les désirs et besoins du client avec souvent possibilité de répondre à des demandes de type « moutons à cinq pattes » comme il aime le rappeler. Les avantages de l’artisanat et du sur-mesure.

Edelbikes Gravel
Le tandem de et réalisé par François, photo François Cau

Mais pour pouvoir avoir accès à des vélos soudés artisanalement, plus « standards » et abordables, François a travaillé sur une proposition de vélos en petites séries et lance sa gamme gravel et monstercross.

Plusieurs éléments ont permis le lancement de ces séries et deux principalement. Tout d’abord le doublement de l’équipe ! Puisque maintenant François est épaulé depuis un an et demi environ par Morgan. Morgane encadre également avec François les stages permettant de réaliser son cadre en une semaine. Nous vous en reparlerons prochainement dans Bike Café puisque nous avons vécu l’expérience de l’intérieur.

Edelbikes Gravel
L’équipe Edelbikes, François à la soudure et Morgan, qui a rejoint François l’an dernier, photo Hugues Grenon

Second élément pour ces petites séries, le soudage est réalisé par le procédé TIG qui permet de gagner du temps et ne plus passer par la phase polissage des soudures.
Deux modèles sont au catalogue : l’Asperatus, un gravel « classique » et le Mutatus, un « grovel » orienté monstercross.
6 tailles sont disponibles ce qui permettra de répondre à l’immense majorité des morphologies, chapeau ! Trois couleurs unies seront proposées.

Caractéristiques de l’ASPERATUS :

  • Tubes : Dedaccai Zero et Zero Uno.
  • Géométrie : bases à 425 mm, angle de direction 72°, angle de tube de selle 73°.
  • Fourches : axe traversant 100×12 mm, au choix acier 5 segments avec inserts triples, plate-forme et low-rider ou fourche carbone Deda Carbone ou équivalent.
  • Boitier de pédalier BSA 68 mm.
  • Axe arrière traversant : 142×12 mm.
  • Passage de pneus : 622-47 ou 584-54.
  • 3 porte-bidons, fixation porte-bagage.
  • Serrage de selle intégré.
  • Diamètre tds de 27,2 mm
  • Fixation frein flatmount.
  • Passage interne du frein arrière.
  • Passage externe des vitesses.
  • JDD Hope fourni, douille 44 mm.
  • Peinture Epoxi 2 couches et décors.

Tarifs : Kit cadre / fourche / JDD Hope : 2150 €.
Option Stack et Reach sur mesure : 100 €.
Vélo complet à partir de 4400 €.

Délai : environ 3 mois.

Caractéristiques du MUTATUS  :

Un vrai baroudeur, vélo de voyage aventure, parfait pour une divide engagée. Transmission VTT possible ou boîte de vitesse Effigear.

  • Tubes : Dedaccai Zero Uno.
  • Géométrie : bases à 445 mm, angle de direction 69°, angle de tube de selle 73°.
  • Fourches : axe traversant boost 110×15 mm, au choix acier 5 segments avec inserts triples, plate-forme et low-rider ou fourche carbone Deda Carbone ou équivalent.
  • Boitier de pédalier BSA 73 mm ou support pour boîte Effigear.
  • Axe arrière traversant Boost : 148×12 mm.
  • Passage de pneus : 622-62 ou 584-75.
  • 3 porte-bidons, fixation porte-bagage.
  • Diamètre tds de 27,2 mm, entrée de commande pour tds téléscopique.
  • Fixation frein IS.
  • Passage externe freins et vitesses.
  • JDD Hope fourni, douille 44 mm renforcée.
  • Peinture Epoxi 2 couches et décors.

Tarifs : Kit cadre / fourche / JDD hope : 2150 €.

Ensemble cadre/fourche/JDD/ boîte Effigear : 3350 €.
Option Stack et Reach sur mesure : 100 €.
Vélo complet transmission VTT à partir de 4400 €.

Délai : environ 3 mois.

Toutes les informations sur le site Edelbikes

Une selle 3D chez Selle Italia

Repérée par Patrick

Après Specialized et Fizik, selle Italia nous propose également un revêtement 3D sur une base de SLR Boost.

L’entreprise italienne de Trévise lance sa première selle avec revêtement en 3D. Il s’agit d’une version de la SLR Boost, l’un des modèles de pointe de la marque, réalisée avec un revêtement imprimé en 3D avec un motif dédié et propriétaire. Le revêtement, développé avec la technologie Carbon DLSTM, est caractérisé par des zones de rembourrage différencié qui permettent une suspension progressive sur toute la surface, et de répondre aux exigences de confort et de soutien du cycliste durant le pédalage.

Selle Italia SLR Boost 3D
Selle Italia SLR Boost 3D – photo Selle Italia

La nouvelle SLR Boost 3D est réalisée avec un orifice Superflow – pour réduire la pression dans la zone du périnée – dans les tailles idmatch S3 ou L3 et est disponible avec un rail en carbone ou en TI316.

La selle SLR Boost 3D sera disponible dans les magasins dès la fin septembre. Nous vous donnerons plus de détail lors d’un test à venir.

Bidons Elite Syssa inox et Deboyo inox thermique

Testés par Hugo

Elite Sissa Deboyo
Une version inox classique Syssa et une version thermique inox Deboyo équipées avec un nouveau système de bouchon, photo Hugues Grenon

Elite revisite son bidon Sissa en inox, un des rares de sa catégorie dans ce métal et – excellente nouvelle – sort également une variante thermique, le Deboyo.

Ayant utilisé le prédécesseur du Syssa, j’ai investi dans ce nouvel opus car la tétine de l’ancien était endommagée après quelques années de bons et loyaux services, même si pouvoir changer juste la tétine aurait été une bonne idée mais pas elle n’était pas disponible en pièce détachée.
Le bidon Sissa évolue surtout par un nouveau bouchon assurant un jet rapide et plus abondant que l’ancien, le tout sans comprimer le bidon évidemment.
L’évolution est vraiment bienvenue à plusieurs niveaux. Le jet est effectivement très suffisant juste en aspirant. La technique a été de positionner un tube plastique coudé côté intérieur.

Elite Sissa Deboyo
La conception du nouveau bouchon avec un tube recourbé, photo Hugues Grenon

La partie supérieure rouge est aussi revisitée et se manipule très aisément lors de l’opération pour être en position ouverte ou fermée.
Autre point très positif, le nettoyage qui est grandement facilité par rapport à l’ancienne version car il y a moins de recoins et endroits difficilement accessibles.

La protection plastique transparente est toujours présente. Je l’ai de suite enlevée car je n’y vois pas une grande utilité à titre personnel et surtout sa manipulation n’est pas très aisée en roulant. Mais en la conservant elle protègera avantageusement le dessus du bidon s’il est positionné à des endroits exposés.

Elite Sissa Deboyo
La protection plastique transparente sur le dessus a été ôtée, photo Hugues Grenon

La contenance est inchangée et généreuse à 750 ml.
Il est très agréable de boire dans ce bidon inox Bpa Free. Préférez un porte-bidon en plastique ou carbone à un porte-bidon alu, la préhension en sera d’autant améliorée et la bidon marquera moins.
Deux couleurs sont disponibles : inox et noir. Le poids est de 171 g.

Le prix est également bien placé à 12 €.

Autre belle nouveauté et véritable coup de cœur pour ma part, ce bidon existe également en version isotherme.
A ma connaissance, c’est le seul existant dans ce métal, thermique et adapté aux cyclistes  (hormis les traditionnels thermos sans bouchon adapté pour cyclistes ou les bidons thermiques plastiques mais à la thermicité plus limitée).
Il permet de maintenir des liquides chauds pendant 12 heures et des liquides froids pendant 24 h grâce à la Vacuum Technology : deux récipients sont soudés entre eux avec un vide d’air permettant d’obtenir une isolation thermique.
Pour l’avoir utilisé sur plusieurs jours d’itinérance lors de la canicule, ce bidon a tenu toutes ces promesses et a été salvateur par rapport aux bidons plastiques dont l’eau devenait chaude en moins d’une heure…

Elite Sissa Deboyo
Un bidon thermique salvateur sous des températures caniculaires, photo Hugues Grenon

Ce Deboyo est livré avec deux bouchons : le bouchon cycliste et un bouchon à visser pour les randonneurs, bien vu.

Elite Sissa Deboyo
Deux bouchons pour le Deboyo, un pour cycliste et un traditionnel, bien vu !, photo Hugues Grenon

La capacité est de 550 ml pour un poids de 267 g.
Le prix est de 29 €.

Toues les infos sur le site Elite

Un cintre gravel qui a du flare chez Shimano

Repéré par Matthieu

Le nouveau cintre PRO Discover Gravel Alu présente un flare généreux de 30°. Il ajoute un choix d’inclinaison à ceux qui existaient déjà sur ce guidon ciblé gravel.
Cintre gravel Shimano Discover 30
Cintre gravel Shimano Discover 30

Conçu pour le gravel et les sorties au long cours en mode bikepacking, le cintre PRO Discover Alu 30 est doté d’un évasement (flare) de 30°, pour offrir une stabilité et un contrôle accru sur terrains accidentés. La partie supérieure dispose d’un diamètre surdimensionné pour améliorer l’ergonomie et d’une courbure compacte, ce qui permet de changer facilement la position des mains entre le haut du cintre, les repose-mains et le creux du cintre.

Ce cintre est disponible en version d’inclinaisons 12, 20 et 30°, et en largeurs 42, 44, 46 et 48 cm.

  • Flare de 30°
  • Matériau : Alliage d’Aluminium 6066.
  • Diamètre : 31.8 mm.
  • Dimensions : axe/axe.
  • Compatible Di2.
  • Finition mat.
  • Graduation de pose des commandes de vitesses.
  • Reach : 73 mm.
  • Drop : 110 mm.
  • Poids : 280 g.

Prix conseillé : 67,99 € constaté à 29,99 € sur Probike shop

Plus d’infos sur le site de PRO Bikegear

Casque Urge Nimbus City enfant et Strail Reflecto adulte

Testés par Perrine et Hugo

Urge Nimbus Strail
Nimbus City et Strail Reflecto, parfaits pour un ride ensoleillé avec la visière intégrée, photo Séverine Taquet

Urge, la marque française de casques est initiée par Jean-Pierre Garnier alias Zoobab, le designer de la planète VTT, Philippe Garcia et Fred Glo de Tribe Sports Groupe au début des années 2000. Fabien Barel, Christophe Gallo et Laurent Cornec de Tribe les rejoignent pour fonder l’entreprise en 2008. La marque de casques de ski et snowboard se diversifie alors dans les casques de VTT avec des modèles iconiques comme L’Endur-O-matic ou le Supatrail. Dès le lancement, ce qui va différencier Urge, ce sont d’une part des designs affirmés et reconnaissables (la fameuse « pastille » ronde en particulier), mais aussi un cahier des charges basé sur l’éco-conception et l’éco-responsabilité, une démarche sur le long terme à souligner que nous détaillerons quelque peu.
En 2021, l’intégralité de la gamme est réalisée en matériaux recyclés. Urge est présent dans tous les domaines du vélo y compris route/gravel et urbain. Nous avons eu l’occasion de tester deux modèles, le Nimbus City pour enfant et le Strail Reflecto qui mettent l’accent sur la sécurité et sont utilisables en pratique urbaine et gravel.

Une démarche globale éco-responsable

Une réduction de l’empreinte carbone est planifiée avec une neutralité carbone par casque prévue en 2028.
A ce jour les casques In Mold, dont font partie nos deux casques testés, sont en PVC recyclé et avec une peinture à base d’eau. L’intérieur est en EPS recyclé. Les pièces en plastique non fonctionnelles sont 100% en matériaux recyclés issus de plastiques collectés dans l’océan. Les sangles sont en PET recyclé à partir de bouteilles d’eau usagées. Les mousses sont en Nylon ECO (nylon recyclé). Tous les emballages sont en carton labellisé FSC, les notices imprimées à base d’encre d’origine végétale et les sacs de transport en maïs biodégradable et compostable.
Pour conclure, une démarche intéressante et responsable sachant qu’un casque a une durée de vie limitée et qu’il convient de le changer pour des raisons de sécurité selon les préconisations de la notice d’utilisation du constructeur (en général entre 4 et 5 ans de durée de vie).

Le Nimbus City enfant

Urge Nimbus Strail
Un casque enfant digne d’un modèle adulte qui vous accompagnera partout, photo Hugues Grenon

Ce casque reprend toutes les fonctionnalités des modèles adultes. C’est assez rare pour le souligner, les casques enfants étant bien souvent très « simples », lourds et assez peu évolués. Le serrage occipital est équipé d’une lampe LED à l’étanchéité IP33 permettant de se signaler à plus de 60 mètres.

Urge Nimbus Strail
Un éclairage arrière bien pratique et sécurisant, photo Séverine Taquet

La visière est réfléchissante et permet également de ne pas être ébloui par le soleil l’été. Le Nimbus comporte 15 aérations. Son serrage occipital précis couvre les tours de tête de 51 à 55 cm. Cela peut donc convenir à des enfants, ados ou même à des adultes au petit tour de tête. Mais attention il risque d’y avoir des conflits pour se le partager dans la famille tant il est agréable à porter !
Le poids est de 242 g ce qui est très léger. Trois couleurs sont au catalogue.

Le prix est de 89 €. C’est certes un investissement mais un vrai investissement sécurité pour votre enfant. Quand un casque est confortable et bien conçu on le porte à coup sûr tout le temps et avec plaisir. Et vous pourrez le passer à la petite sœur ou petit frère après.

https://www.youtube.com/watch?v=FqP2Gv0ucCY

Perrine a aimé :
* Le confort
* Le design et la couleur
* La visière réfléchissante et l’éclairage arrière intégré

Elle aurait aimé :
* Un filet antisecte
* La visière amovible et remplaçable par une mousse si besoin

Le Strail Reflecto

Urge Nimbus Strail
Le Strail Reflecto dont la surface est à 99% réfléchissante grâce à une peinture spéciale Reflecto, photo Urge

Le Strail Reflecto est le pendant adulte du Nimbus. Il comporte 17 aérations. Son serrage occipital est doté également d’un feu de position arrière. La visière est réfléchissante ainsi que l’ensemble du casque grâce à une peinture sablée réfléchissante d’où son nom « Reflecto ».
Il pèse 312 g ce qui n’est pas léger mais pas non plus une enclume. Il peut donc être utilisé en Gravel et vous apportera une sécurité supplémentaire de nuit.
Deux tailles sont proposées S/M couvrant 55/59 cm de tour de tête ou L/XL couvrant 59/63 cm et 4 couleurs non réfléchissantes complètent ce modèle Reflecto.

Le Reflecto est au prix de de 109 € et en couleur standard à 99 €.

J’ai aimé
* Le principe de la peinture réfléchissante totale
* Les aérations
* La démarche éco-responsable.

J’aurais aimé
* Un filet anti-insectes
* Une molette de serrage occipital manipulable plus facilement, cette dernière étant un peu haute et rentré quelque peu à l’intérieur du casque.

Toutes les infos sur le site Urge

Repente Corium

Repéré par Patrick

Repente propose Corium qui est une guidoline de qualité qui s’inspire de la couleur du cuir (“corium” en latin). Elle cible ceux qui veulent équiper leur vélo d’un style classique ou orienté vers les couleurs de la nature.

En combinaison avec la selle Artax GLM ou avec Quasar dans les versions “marron”, il représente une touche de raffinement et d’originalité, notamment dans l’esprit gravel . Les deux bouchons de guidon expanseurs sont résistants avec leur finition extérieure en résine et les adhésifs de fixation sur l’extrémité supérieure des rubans sont également assortis.

Repente Corium
Repente Corium – photo Repente

Corium est le résultat de la combinaison de trois types de matériaux, sélectionnés pour leurs caractéristiques techniques particulières : l’adhérence du polyuréthane à base d’eau s’associe à la résistance de la microfibre et au haut pouvoir d’amortissement de l’EVA.

La couche de surface du ruban est lavable et résistante à l’abrasion .

Le graphisme de l’emballage, en carton recyclable, reprend l’empreinte essentielle et “à l’ancienne” dont Repente s’est inspiré pour concevoir cette guidoline, conçue pour les amoureux du “bon vélo”.

Corium est produit sans l’utilisation de solvants et avec des matériaux non allergènes.

Chaque pack contient :
2 guidolines de 216 cm de long
2 bouchons d’expansion
2 bandes de fixation adhésives
2 bandes de ruban de 8,5 cm de long

Prix de la guidoline : 49 €

Selles : Quasar : 119 € – Artax : 179 €

Distribué par Alternativ Sports

Porte-vélos Yakima FoldClick, le compagnon des vacances

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Yakima FoldClick 2, vélos installés prêt pour la route

Nous sommes de plus en plus nombreux à faire le choix de partir en vacances avec notre monture favorite. L’envie de découvrir de nouveaux terrains de jeux est sans doute la raison de ce phénomène. Il nous faut alors choisir le bon compagnon qui saura porter notre vélo durant le voyage en nous offrant sécurité, facilité d’utilisation et encombrement minimal. L’offre en matière de porte-vélos est très large, tant par le choix du type d’attache (galerie de toit, attelage, hayon, embarqué…) que par la gamme de prix (à partir de 50 € jusqu’à 1200 € pour un porte-vélos élévateur électrique). J’ai testé le modèle d’attelage Yakima FoldClick 2 (pouvant transporter deux vélos) lors d’un roadtrip de 2500 km, des Bouches-du-Rhône au Finistère et retour par les Alpes. Contrat rempli pour ce porte-vélos qui saura vous apporter tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un porte-vélos, avec en prime quelques bonus.

Montage et Installation.

J’ai été séduit, dès la réception du carton, par le sérieux et le professionnalisme affichés par Yakima. En effet, le packaging est très bien pensé. Le porte-vélos arrive déjà monté dans un écrin conçu sur mesure, les pièces sensibles sont protégées, les accessoires et la notice d’installations sont placés dans un second carton inclus dans le premier. Ainsi, il ne peut pas être abimé durant le transport.

Yakima FoldClick 2, le carton reçu puis ouvert.
Un packaging très bien conçu dans lequel le porte vélo est déjà monté, prêt à être posé.

Le porte-vélos étant déjà monté, l’inventaire du colis est très simple : Le porte-vélos, les deux bras de maintien et l’adaptateur de prise 7 broches vers 13 broches (très utile dans mon cas).

L’installation est très simple et s’effectue en une poignée de secondes. Il suffit de déposer le porte-vélos sur la boule d’attelage (celle-ci doit être assez profonde), de le maintenir de manière parallèle au véhicule tout en le dépliant. Il vous reste alors à déplier les supports de roue, fixer les bras de maintien et connecter la prise électrique. Vous n’avez plus qu’à installer vos vélos ! Le Yakima FoldClick 2 est équipé d’une prise à 13 plots, comme tous les porte-vélos récents. Si votre véhicule est équipé d’un faisceau d’attelage à 7 broches, ce qui est également mon cas, pas d’inquiétudes, Yakima vous fournit d’office un adaptateur 13 plots vers 7 plots. Notez par ailleurs qu’un faisceau d’attelage à 7 broches vous offrira les mêmes fonctions d’éclairage qu’un faisceau 13 broches, qui aura lui la capacité de fournir un courant continu de 12 volts. C’est utile dans le cas d’une caravane, nettement moins pour un porte-vélos. Enfin, l’installation de la plaque d’immatriculation est très simple. Le support de plaque d’immatriculation convient à toutes les tailles de plaques européennes.

La vidéo d’installation réalisée par Yakima

Size Matters

Dans mon cas, l’installation du porte-vélos a nécessité quelques ajustements au niveau de mon attelage. En effet, mon véhicule est équipé d’un attelage avec une rotule en équerre qui n’offrait pas une profondeur suffisante pour permettre l’installation du porte-vélos. La base du Yakima butait contre celle de ma rotule d’attelage et empêchait ainsi le verrouillage. Le remplacement de cette rotule par une autre plus profonde (8 cm de profondeur pour la nouvelle rotule contre 6,5 cm pour celle d’origine) a suffit à régler ce problème. Il m’en a couté seulement un vingtaine d’euros. Si votre voiture est équipée d’un attelage col de cygne standard, vous n’aurez pas ce problème.

Utilisation

Ce modèle de porte-vélos se démarque notamment par sa facilité d’utilisation. L’installation se fait en un clin d’œil et la fixation des vélos se limite à trois points d’accroche, qui suffisent à eux seuls à maintenir fermement les vélos. Vous trouverez donc au niveau des roues deux sangles (ou straps) avec crochets de serrage (à la manières des fixations de snowboard) et un bras de maintien au niveau du cadre. Vous pouvez fixer ce bras soit au niveau du tube horizontal, soit au niveau du tube de selle. Les mâchoires qui s’accrochent au cadre sont équipées de supports en caoutchouc pour ne pas abîmer la peinture de votre cadre.

Notez que Yakima commercialise une barre horizontale à adapter sur les vélos proposants une géométrie de cadre inhabituelle, afin de proposer un point d’accroche haut. Pour ma part, lors de la première utilisation, j’ai observé en conduisant à vive allure un léger roulis au niveau des vélos, à peine perceptible. J’ai réglé ce problème en trouvant des points d’accroches plus haut, qui offrent donc une meilleure stabilité.

En ce qui concerne la sécurité, rien n’est laissé au hasard. Le porte-vélos est équipé d’un indicateur de verrouillage qui vous garantit que celui-ci est correctement installé. Une paire de clés permet de verrouiller à la fois l’insert de la boule d’attelage et également les accroches sur les bras des vélos. Ce système de sécurité sera suffisant pour vos petites haltes sur votre parcours mais peut-être pas pour laisser vos vélos toute une nuit sans surveillance…

Ce modèle Yakima est équipé d’un système de basculement afin de rendre possible l’accès au coffre. Si vous êtes comme moi et que vous voyagez chargés, ça vous sera très utile. Ce système fonctionne de manière très fluide, il s’actionne à l’aide du pied et en maintenant les vélos pour les accompagner. Après avoir mis la main sur votre carte bancaire qui se trouve être dans la poche d’un jean, dans la dernière valise de votre coffre 😅, il suffit de remonter les vélos jusqu’à entendre un clic de verrouillage.

Yakima FoldClick 2, les vélos sont basculés pour permettre l'accès au coffre du véhicule.
Le dispositif basculé offre une place conséquente pour accéder au coffre du véhicule.

Un encombrement minimal

Une des plus-value de ce modèle réside dans le fait qu’il est pliable. Cela permet par exemple de le ranger dans son coffre lorsqu’on part pour la journée, et ainsi éviter le risque qu’il soit endommagé sur un parking. Après votre sortie, vous pourrez également profiter de sa taille réduite pour le stocker facilement dans votre garage.

Plié, le porte-vélo peut facilement être rangé dans le coffre de votre voiture.

Conclusion

J’avais en ligne de mire trois facteurs d’évaluation : sécurité, facilité d’utilisation et encombrement minimal. Sur ces trois points, le porte-vélos Yakima FoldClick fait largement le job. J’ai particulièrement apprécié la rapidité d’installation / désinstallation (moins de deux minutes pour l’installer avec les vélos). Ce sera donc un bon choix si vous prévoyez un voyage avec de nombreuses haltes ou une sortie à la journée. Le petit bonus qu’offre ce porte-vélos réside dans le fait qu’il soit pliable, et donc qu’on puisse le ranger à la manière d’une valise, sur une étagère. Chez moi, la gestion de l’espace est une question critique 😅.

Caractéristiques (pour le modèle 2 vélos)

Prix public constaté595 €
Poids du porte vélo seul14,50 kg
Dimensions ouvertL. 128,5 cm / l. 64,5 cm / h. 67 cm
Dimensions ferméL. 74 cm / l. 68 cm / H. 30 cm
Poids max. des vélos45,50 kg
Largeur max. des pneus100 mm
Longueur max. par vélo2100 mm
Options disponiblesRampe d’accès pour vélos électriques
Bras de tube supérieur
Housse de protection

Notice d’installation

Consulter le produit sur le site Yakima

PS : Vous l’aurez peut-être constaté, ma voiture n’a pas été lavée pour les séances photos. N’y voyez pas un manque de respect de ma part, mais cet article ayant été réalisé en plein mois d’août, j’ai préféré m’abstenir de laver ma voiture en solidarité avec ceux qui sont privés d’eau. Les temps sont durs.

Hard’n Gravel : une nouvelle épreuve en Belgique

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Voici une nouvelle épreuve à ajouter à votre calendrier, surtout si vous êtes prôche de la Belgique, pays qui fait preuve d’un éternel dynamisme quand il s’agit de vélo. Si rien ne s’y oppose, je devrai pouvoir y participer et ne manquerai donc pas de vous livrer sur Bike Café cette expérience. En attendant, voici l’annonce de cette nouvelle épreuve.

Hard’N Gravel Challenge

Pour commencer, Lionel Syne, ancien coureur cycliste professionnel originaire de Stavelot et surnommé Le globe-trotter du cyclisme belge, a découvert le Gravel il y a plusieurs années grâce à l’insistance de son frère Nicolas à troquer ses pneus de 23 mm contre des boudins aux crampons plus prononcés… la sauce prend tout de suite. Ensuite, rapidement rejoint par Benoît, ils sillonnent la région avec un nouveau regard. 

Les Hautes Fagnes, terre de Gravel (photo : SYNE)

Ainsi, le trio composé de Lio, le baroudeur/compétiteur, sportif de haut niveau en quête de performance et de vitesse, Nico, sportif touche-à-tout et Beno, organisateur avide de nouvelles sensations, se rend rapidement compte que leur région natale, les Hautes Fagnes, est un véritable paradis pour le Gravel. Une nature préservée, un immense réseau de chemins et routes forestières, du dénivelé, bref tout y est !

Un immense réseau de chemins et routes forestières (photo SYNE)

Ainsi, la Hard’n Gravel Challenge propose de découvrir cette belle région avec un profil sélectif, mais ouvert à tout cycliste un tant soit peu préparé. Que ce soit en mode chrono pour celui qui vise le dépassement de soi en faisant abstraction des autres, ou en mode challenge pour celui qui se fixe un objectif sur une distance et un dénivelé conséquents.

Hard’n Gravel Challenge (photo SYNE)

Finalement, cela sera donc un départ de masse, mêlant compétiteurs de haut niveau et cyclos du dimanche sur un parcours réfléchi afin de découvrir les joyaux de cette région et, cerise sur le gâteau, le circuit de Spa-Francorchamps comme infrastructure de départ et d’arrivée ! La date est en accord avec l’agenda bien chargé du réputé circuit automobile : le dimanche 4 septembre 2022

Hard’n Gravel Challenge (photo SYNE)

Deux distances sont au programme : 

  • 110km/2000m D+ 

Le parcours exigeant de cette épreuve cumulera au total plus de 2 000m de dénivelé positif. 

Après 110km d’un parcours épique, l’arrivée se jouera sur le circuit de Spa-Francorchamps.

  • 60km/800m D+ 

Aussi, un parcours de 60km, ouvert aussi aux moins de 18 ans accompagnés, est également proposé. Celui-ci évite les difficultés les plus imposantes de la fin du long parcours. 

Lieu de départ : Circuit de Spa-Francorchamps 

Date : Dimanche 4 septembre 

Le Starter-pack contient :  

Trace GPX et fléchage, système de chronométrage, ravitaillements, vestiaires avec douches, bike-wash et bike-parking, 1 boisson après course. 

Heures de départ :  

  • 110km : 8h30 (départ de masse) 
  • 60km : 8h40 (départ de masse) et libre jusqu’à 9h20 

Tarifs : 

  • 110km : 40€ licencié, (+5€ non-licencié) 
  • 60km : 35€ (rando) 

Ravitaillements :  

  • Petit parcours : 1 ravito au au km35 
  • Grand parcours : 3 ravitos au km35, 60 et 85 

Bike wash à disposition des participants.

Bike parking sécurisé et gardé.

Parking auto à proximité. 

Comment s’y rendre ?  

En voiture : 

E42 sortie Francorchamps, suivre les panneaux HARD’N GRVL .

En train : 

Jusque la gare de Trois-Ponts ou SPA… puis via le Ravel depuis Trois-Ponts ou Spa. 

Catégories (hommes et femmes) : 

  • 18 – 34 ans 
  • 35 – 39 ans 
  • 40 – 44 ans 
  • 45 – 49 ans 
  • 50 ans & + 

Programme*  Hard’n Gravel : 

Samedi 3 septembre : 

  • 17h-19h : retrait des dossards  
  • 16h-19h : possibilité de tester les vélos CANNONDALE de notre partenaire Bike1.

Dimanche 4 septembre : 

  • 6h30-8h15 : retrait des dossards « last minute » 
  • 8h30 : départ HRD’N GRVL Challenge 110km 
  • 8h40 : départ HRD’N GRVL Challenge 60km (rando départ de masse) 
  • 8h40-9h20 : départ libre HRD’N GRVL Challenge 60km  
  • 15h : podium 
  • 6h30-15h : possibilité de tester les vélos CANNONDALE de notre partenaire Bike1

*Le programme est susceptible d’être modifié  

Toutes les infos sur : www.hardngravel.be 

Non : le gravel n’est pas un vélo de riches

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Test du Triban GRVL 120
Test du Decathlon Triban GRVL 120 - photo Philippe Aillaud

Vélo marketing, vélo cher, vélo de plus… j’en ai entendu des vertes et des pas mûres à propos du gravel… C’est pas faux, mais si on cherche un peu, on peut trouver des solutions bon marché pour se lancer dans la découverte cette nouvelle pratique. Conversion d’anciens vélos (VTT ou cyclocross), vélos d’occasion ou vélos de la grande distrib… L’esprit “custom” est le bienvenu dans l’univers gravel où, contrairement à d’autres disciplines, un vélo “low cost” sympa, peut faire la pige à un vélo de “dentiste” affiché à 10 K€. (Valensole en Triban 120 GRVL – Photo Philippe Aillaud)

Trek UCI Gravel World Series, Millau capitale française du Gravel
Le Triban GRVL 900 en titane sur le Trek UCI Gravel Grands Causses à Millau… un vélo haut de gamme low cost (2700 €) que malheureusement nous n’avons jamais pu tester – photo Philippe Aillaud

Nos lecteurs réagissent à propos du prix de nos vélos d’essais. C’est un sujet récurrent, qui tient au fait que les marques qui nous les prêtent pour les tests nous confient les plus beaux modèles : question d’image et de fierté… C’est en train d’évoluer, à cause du réalisme économique qu’il convient d’avoir par les temps actuels. D’ailleurs, si on explore en profondeur les gammes, on constate qu’il existe des modèles moins chers, qui sont également intéressants, dotés des mêmes géométries. L’aluminium revient dans les gammes de produits gravel et permet de faire baisser les coûts par rapport au carbone et à l’acier.

L’esprit custom est le bienvenu dans l’univers gravel

Pour rouler confortablement sur des sentiers, faire du bikepacking et avancer sur route, il n’est pas forcément nécessaire de casser votre livret A, d’autant que son taux vient d’augmenter ;-). Une machine d’occase ou venant de la grande distrib ou encore un ancien VTT 26 pouces rigide, dégoté en brocante pourra faire le job… Quelques éléments de personnalisation bien choisis, et vous verrez autour de vous des cyclistes qui vous diront “Il est cool ton vélo ! …”. Souvent 9 ou 10 vitesses suffisent, les bons vieux V-brakes ou cantilevers marchent toujours et donneront un look vintage branché à votre bécane. Si vous êtes un peu bricoleur, vous aurez une grande satisfaction en voyant ce que vous avez réalisé pour une poignée d’euros. Votre machine sera apte à rouler fièrement aux côtés de beaux vélos de gravel issus des catalogues des grandes marques.

Gravel low cost de récup
Un Spé Stumpjumper avec une fourche carbone. Un custom particulièrement réussi sur la base de ce VTT – photo Gravel it yourself

La grande distrib

Le succès du gravel est tel que ce vélo commence à sortir de la niche des “Geeks” qui se sont jetés sur la nouveauté débarquant des US. Le succès d’un sport suscite de la demande, cette demande déclenche une production, et le volume produit qui va suivre, tire les prix vers le bas : c’est mécanique. Les grandes enseignes ont intégré progressivement le besoin de vélos de gravel. Elles ont fait quelques essais pour tâter le terrain, comme par exemple le Triban 100 dont nous avions été les seuls à tester les qualités en 2017… il y a plus de 5 ans. Nous l’avions surnommé le passe-partout…

Les enseignes comme Decathlon, GoSport ou Intersport, démocratisent les pratiques sportives. Elles permettent de découvrir de nouvelles disciplines sans se ruiner. Pour le gravel, c’est le cas avec des vélos à moins de 1000 € qui font très bien le job. Pour l’affirmer, nous les avons testés, et franchement ils nous ont étonnés.

Après le modèle 100, qui était clairement un coup d’essai, Decathlon a développé sa gamme Triban GRVL et le premier chiffre de cette gamme commence par 120… 20 de plus que le 100 du départ, mais cette fois un produit plus abouti avec des pneus Hutchinson Overide, un guidon et une selle de bonne facture… Ce modèle est affiché à 750 € et pour ce prix c’est très correct.

Dans cette gamme Triban il y a également le 520, que nous avons également testé. Un peu plus cher mais dans différentes versions il est à 1100 € au prix catalogue. On trouvera même un Triban gravel titane à 2700 €.

Toujours pour moins de 1000 €, Laurent vient de tester le Nakamura 250… L’article est encore tout chaud sur notre site et si vous l’avez loupé, c’est par là :

Ré-usage ou récup…

Gravel low cost de récup
Notre ami Jean-Pascal alias Pouf le cascadeur est un adepte de la récup et de la transformation de vieux vélos pour en faire des gravels… Ici sur un ancien VTT rigide de Cannondale.

Sur Bike Café on aime bien le ré-usage… On a pratiqué dans le monde du fixie et du single ayant pour base d’anciens vélos 70’s. Il n’y a pas que la notion économique qui peut motiver ceux qui se lancent dans la conversion d’anciens vélos, le côté “c’est moi qui l’ai fait” joue également pour beaucoup dans ces reconversions. Attention bien sûr à ne pas vous faire embarquer dans un projet irréaliste, qui pourrait s’avérer plus couteux qu’un achat de vélo neuf. En effet, le prix des pièces détachées est relativement cher, et mis bout à bout la note peut grimper allègrement. 

Cette voie est néanmoins intéressante. Comme cela fut le cas dans le VTT. Le ré-usage créé une dynamique et une créativité intéressantes. D’ailleurs je vous renvoie à l’ouvrage de Mutsa Gartner que nous vous avons présenté sur Bike Café, qui illustre ce phénomène créatif et culturel, qui devance parfois les tendances. 

Dans cet univers nous suivons notamment les échanges très riches d’un groupe facebook Gravel it yourself administré par Samuel Moret et Patrick Moutaud. Ils partagent dans ce groupe leurs conseils avisés sur les adaptations possibles de vélos anciens à cette nouvelle pratique qu’est le gravel.

Bikepacking Sunn gravel cyclocross Cycloss CX
En bikepacking le vélo de Dan : un ancien cyclo-cross a plutôt fière allure – photo Dan de Rosilles

Sur Bike Café nous avons également une expérience dans ce domaine avec Dan de Rosilles qui a défriché ce qu’est le gravel avec un ancien Sunn cyclo-cross qu’il a converti progressivement à son usage que l’on sait plutôt intense et même poussé sur le versant du bikepacking. Jean-Louis Paul, notre contributeur spécialiste des produits électroniques, a également pour la bonne cause transformé un ancien Sunn en vélo de gravel, apte à affronter les difficiles DFCI des Bouches-du-Rhône. Jean-Louis a investit 250 € (stickers de cadre compris) pour effectuer cette transformation. 

Gravel low cost de récup
Le VTT Sunn de Jean-Louis transformé pour une pratique gravel. Les V-Brakes ont été depuis remplacés par des cantilevers – photo Jean-Louis Paul

Nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet dans de prochains articles, en attendant voici une galerie d’images qui illustrent de belles transformations. 

Cannondale Topstone Carbon, un très beau regard sur le gravel

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Topstone Carbon Cannondale
Regard braqué sur le nouveau Topstone, photo Hugues Grenon

La sortie du nouveau Topstone Carbon était attendue. Il faut avouer que Cannondale est une marque un peu à part, dotée d’un esprit novateur et original, et développant des solutions techniques différenciantes. Patrick avait déjà eu l’occasion de tester les versions précédentes et sa conclusion était sans appel en 2019 : « Un des meilleurs gravels que j’ai pu rouler jusqu’alors avec le sentiment que ce Topstone peut nous emmener partout grâce à sa polyvalence ».
En trois ans, l’univers du gravel et ses « standards » et caractéristiques ont quelque peu évolué. Voyons si les évolutions du Topstone 2022 et le test réalisé le classent toujours dans les tops de la catégorie.

J’ai eu l’occasion de tester le Topstone Carbon 2L équipé d’une partie du système SmartSense, système « intelligent » intégré développé avec Garmin et dont nous dirons un mot à la suite des tests terrain.

Les évolutions et les caractéristiques

Topstone Carbon Cannondale
De belles évolutions pour ce Topstone Carbon, photo Hugues Grenon

On retrouve toujours le fameux système Kingpin qui permet une flexibilité à l’arrière de 30 mm grâce à une conception spécifique du triangle arrière et du tube de selle.

Topstone Carbon Cannondale
Le système Kingpin apportant 30 mm de flexibilité à l’arrière, photo Hugues Grenon

Ce Kingpin, rappelons-le, n’est pas une suspension, mais apporte un flex pour plus de confort et d’adhérence sur la partie arrière, en jouant uniquement sur la flexibilité de la matière combinée à l’unique point de pivot à roulements. La conception a encore été améliorée afin de réduire encore plus les frictions et obtenir une plus grande sensibilité tout en gagnant 100 g au passage. On croit Cannondale sur parole, difficile de vérifier n’ayant pas testé la version précédente pour ma part. En tout cas, comparé à l’entretien d’une vraie suspension (qu’il ne remplace pas), ce système la réduit à sa plus simple expression avec cet axe traversant et c’est tant mieux !

Autre évolution majeure que certains attendaient – en particulier ceux pour qui le gravel rime avec Offroad et qui ont une pratique plus singles et chemins que bitume – c’est la possibilité de monter des pneus plus généreux. De 38/40 mm par 700 sur l’ancienne version, Cannondale annonce une monte possible jusqu’à 45 mm en 700 et 2.1 en 27,5. Dans la réalité vous pourrez monter au-delà. L’ayant reçu avec des pneus de 38 mm, je l’ai très rapidement passé avec les Hutchinson Tundra mesurés à 49 mm aux crampons sur ces jantes WTB de 23 mm de largeur interne. Des 47 mm passeront donc sans souci et sans risquer d’abimer le cadre.

Topstone Carbon Cannondale
Donné pour 45 mm, vous pourrez monter un peu en taille de pneu (ici 49 mm aux crampons) sans jouer non plus aux apprentis sorciers et prendre des risques pour le cadre, photo Hugues Grenon

La géométrie, déjà très au point, évolue par petites touches. La douille de direction est un poil plus courte et les bases 5 mm plus longues et asymétriques pour pouvoir accueillir les gros pneus restent tout de même dans une moyenne très basse à 420 mm. Le top tube est un poil plus haut, et sa longueur effective généreuse inchangée est bien dans la tendance avec une potence assez courte de 80 mm pour cette taille SM. Le tube de selle est court, ce qui confère au Topstone un sloping assez prononcé, ce qui n’est pas pour me déplaire venant du VTT. L’angle de direction est plutôt prononcé ce qui devrait jouer sur la stabilité de l’ensemble. Toujours 5 tailles sont proposées au catalogue.

Topstone Carbon Cannondale
Une géométrie moderne annonçant un vélo stable mais cependant joueur.

Notons que Cannondale travaille spécifiquement chaque taille de vélo, afin que les sensations de pilotage soient les plus similaires possibles quelle que soit la taille du vélo. C’est la technologie Proportional Response.

La fourche en carbone est également très réussie avec tout ce qu’il faut comme inserts et perçages pour partir voyager sereinement avec un passage interne de la durite.

Topstone Carbon Cannondale
Une fourche très réussie avec inserts et passages de câbles en interne, photo Hugues Grenon

Le cadre est également doté de très nombreux inserts et vous permettra de fixer des garde-boues.

Niveau couleur et design, Cannondale a la bonne idée de proposer quelques modèles en deux coloris différents : un modèle à coloris uni plus classique et un modèle plus original, avec plusieurs teintes comme celui-ci. Personnellement je trouve ce design très réussi avec ce panaché de verts. La peinture et finition sont très qualitatives.

Topstone Carbon Cannondale
Un dégradé de vert et un design général très réussi avec une peinture d’excellente qualité, photo Hugues Grenon

Les passages des câbles et gaines se font en interne ou semi-interne. Et des câbles il y en a beaucoup avec ce système SmartSense, nous y reviendrons plus tard.

Sa batterie trouve son logement dans le cadre. L’ensemble est évidemment étanche, vous pourrez laver le vélo au jet sans souci.

Les équipements

Pas moins de 11 versions sont disponibles à des niveaux d’équipements très variables, différenciées également par les options SmartSense, la fourche à suspension Lefty Oliver, des roues de 650B et une tige de selle télescopique.
Chacun trouvera donc Topstone à son pied normalement.

En ce qui concerne ce modèle Carbon 2L, on retrouve l’excellent groupe Shimano GRX en version haut de gamme 800 11V double plateaux. Une référence désormais et une valeur sûre.
Des roues WTB KOM Light en 23 mm de largeur interne avec un moyeu Formula.
Bonne pioche pour l’entretien avec l’utilisation d’un boitier BSA 68 mm
Niveaux périphériques, Cannondale fait appel à ses produits maisons : tige de selle carbone en 27,2 mm pour amener encore plus de confort, potence et cintre alu Cannondale et à une selle Fizik Terra Argo X5 déjà testée sur Bike Café avec succès mais cet élément reste très personnel…

Topstone Carbon Cannondale
Des équipements de qualité basé sur le groupe GRX 800 et des périphériques maison, photo Hugues Grenon

Le capteur de roue Wheel Sensor vient compléter ce tableau.

Topstone Carbon Cannondale
Le capteur de roue Wheel Sensor à appairer à l’application Cannondale, photo Hugues Grenon

Au niveau du poids, Cannondale ne communique historiquement pas le poids de ses vélos. Le comportement d’un vélo n’est avant tout pas dicté par son poids mais par sa conception, sa géométrie et la répartition des masses. En caricaturant un peu, un vélo très léger peut sembler lourd et pataud et un vélo plus lourd excellent et aérien. Avant de parler de poids, la sensation et l’expérience sont prépondérantes sur ce vélo un peu à part. Allez, pour les aficionados de la balance, ce n’est tout de même pas secret de polichinelle car très facilement vérifiable, j’ai pesé ce Topstone en taille S sans pédales et avec les pneus montés d’origine en tubeless à 9,375 kg, pesée réalisée à la fin du test donc n’influençant en rien mon avis durant le test. Sachant que la batterie pèse à elle seule 180 g, et sans les éclairages et câblerie, nous sommes en dessous des 9 kg.

Au niveau tarif ce modèle est proposé à 5199 €, un sacré budget donc. La gamme Carbon s’étend de 2949 € à 8999 € pour le très haut de gamme.
Après ces présentations de circonstances, voyons si ce Topstone roule au-dessus des pierres comme son nom le laisse supposer.

Le retour terrain

Topstone Carbon Cannondale
Le Topstone va-t-il voler au-dessus des pierres et graviers, réponse un peu plus bas… photo Hugues Grenon

Tout d’abord, je scinderais le retour terrain de la présentation du système SmartSense qui n’influe en rien sur le comportement du vélo qui existe d’ailleurs sans cette option comme dit plus haut.

Ce Topstone a été roulé sur environ 800 km, comme de coutume sur tout type de terrain. Majoritairement tout de même sur chemins et singles puisque c’est plus ma pratique gravel sur mes terrains de jeux.

Topstone Carbon Cannondale
Des tests sur tout type de terrain y compris meuble et un peu humide ! photo Marc Planchenault

D’emblée la position est trouvée et je ne toucherai à aucun réglage sur le vélo durant tout le test.
Effectivement, aux premiers roulages, les sensations sont tout de suite différentes des autres gravels testés. Une sensation d’extrême confort à l’arrière mais sans perte de rendement pour autant avec d’excellentes relances et un maintien aisé de la vitesse de croisière. La rigidité latérale est au rendez-vous avec un boitier généreux. Le vélo répond instantanément. Le système Kingpin produit son effet ! Et il est bienvenu pour soulager mon dos plutôt fragile.

Comme annoncé par Cannondale ce n’est pas une suspension mais un flex qui apporte confort et je dirais même un certain renvoi d’énergie.

Topstone Carbon Cannondale
Un excellent confort doublé d’un très bon rendement, photo Marc Planchenault

En montée, le système apporte également une adhérence supplémentaire. J’aurais juste préféré une cassette un poil plus généreuse pour passer les “montées impossibles” plus sereinement.

Du coup, en comparaison de l’arrière, la partie avant semble bien raide avec la fourche carbone et les pneus de 38 mm peu cramponnés. Pour équilibrer un peu l’ensemble, je monte des pneus bien plus larges afin d’apporter une touche de confort supplémentaire à l’avant. Tant qu’à faire je monte des pneus cramponnés, les Tundra de chez Hutchinson testés récemment, pour aller jouer un peu plus dans les singles et parties techniques et le pousser un peu dans ses retranchements.

Topstone Carbon Cannondale
Changement de train roulant avec des Tundra de 45 mm pour apporter plus de confort et de grip dans les parties techniques, photo Marc Planchenault

Ce changement, couplé à une baisse de pression à 2 bars environ, m’apporte vraiment une touche de confort supplémentaire sans être trop collé dans les parties caillouteuses ou lisses. Sur route, le vélo reste encore très performant mais évidemment un peu plus difficile à emmener. Chacun fera ses choix en fonction de sa pratique et son terrain de jeux. Un pneu plus roulant à 45/47 mm pourrait être un très bon compromis.

Direction la forêt et les parties techniques. Le système Kingpin jouant sur la flexibilité du carbone (30 mm ce n’est pas rien), je demande quand même par précaution à Cannondale si je peux engager un peu sans risque de casse. Le feu vert est donné, aucune question à se poser.

Le vélo est très stable et rassurant. Il permet de ne pas trop se poser de question en descente. C’est simple, je n’ai jamais été autant à l’aise ni en confiance avec un gravel. Les vitesses de passage approchent celles d’un VTT. Du tout bon. Du coup, malgré des pneumatiques plus généreux apportant une touche de confort, on en vient à rêver pour ma part à un système de flex avant ou même une suspension pour être au niveau de l’arrière. Ça tombe bien, le Topstone est aussi proposé avec la fourche gravel Oliver. Patrick l’avait testée dans cette configuration et l’avait appréciée pour une pratique ludique et engagée. J’entends déjà certains dire, autant prendre un VTT. Chacun ses choix et convictions, mais un VTT ne sera pas aussi rapide sur les parties roulantes, chemins et routes et vous fatiguera plus.

Topstone Carbon Cannondale
Pas de questions à se poser en descente technique avec ce Topstone, photo Marc Planchenault

Le Topstone enroule également parfaitement dans les singles grâce à une géométrie bien pensée, une potence assez courte et des bases réduites parfaites pour les relances.

J’aurais bien aimé un cintre avec encore un poil plus de flare et une largeur plus généreuse pour une prise en main plus ferme sur ce terrain de jeu. Mais ce choix reste très personnel et le flare de 12° est déjà très appréciable et plus adapté pour ceux qui roulent sur route et chemin. Ce cintre est en tout cas très confortable et la position est trouvée de suite.

Topstone Carbon Cannondale
Une belle stabilité et agilité dans les singles, photo Marc Planchenault

Rien à redire sur les roues qui n’ont pas bougé et qui contribuent à la cohérence et la performance de l’ensemble. Pas de remarque sur l’excellente transmission GRX. J’aurais aimé cependant une cassette plus grande que la 34 d’origine couplé au petit plateau de 31, mais cela reste très personnel. Le freinage GRX800 est toujours sans reproche, très puissant et endurant. Bref, un test terrain très concluant.

L’Ecosystème SmartSense : fait-il sens sur le Topstone ?

Le système SmartSense est un système intelligent connecté, destiné à renforcer la visibilité et la sécurité du cycliste.
Il est composé d’un éclairage avant et arrière dont l’intensité s’ajuste à la décélération, d’un radar Varia (en option), du capteur de vitesse et de l’application Cannondale App. Un vélo 2.0 en quelque sorte.
Tout ce beau monde est alimenté par une batterie intégrée au cadre et amovible rechargeable avec un câble USB-C. Pratique, car cela permet de n’avoir qu’une source de puissance, qui gère plusieurs fonctionnalités. L’éclairage a été développé avec Lezyne et le radar avec Garmin sur la base du Radar Varia.


Topstone Carbon Cannondale
Une visibilité avant et arrière accrue avec le Radar Varia et l’éclairage arrière indiquant les décélérations


Concernant le capteur Cannondale / Garmin, il vous permettra d’enregistrer toutes vos sorties via l’application My Cannondale téléchargée sur votre Smartphone, GPS Garmin ou Wahoo. L’appairage est très simple et rapide.

L’application, grâce à l’enregistrement de l’historique, et à la manière d’une voiture, vous donnera également les intervalles de révisions ou vérifications de chaque pièce sur le vélo.

Vous pourrez également enregistrer tous vos réglages et ajustements.

Topstone Carbon Cannondale
Enregistrement de vos réglages, utile pour vous ou pour le mécanicien pour vous restituer un vélo réglé parfaitement

L’application est vraiment intuitive et très bien réalisée. Moi qui ne suis ni un geek, ni un utilisateur régulier de ce genre d’équipements, puisque je roule l’immense majorité du temps sans équipement électronique, j’ai pu aisément connecter puis utiliser et enfin naviguer dans l’application. Elle permet également de piloter le système SmartSense, les éclairages et le radar.

Au niveau de l’écosytème SmartSense, je n’ai pas pu tester l’ensemble complet avec radar Varia, puisque le vélo était équipé uniquement du système d’éclairage sans le radar. Mais j’avais déjà eu l’occasion de tester ce radar, qui apporte un vrai plus pour la sécurité. L’intention de Cannondale est donc très louable concernant les aspects sécurité. Et le fait d’avoir une seule batterie pour tout alimenter peut vous simplifier la vie, plutôt que d’avoir X batteries à recharger pour chaque éclairage.
Mais ce Smartsense dans sa configuration actuelle n’intéressera selon moi qu’un certain type de vélo et de cycliste. Je m’explique.

L’autonomie de la batterie est restreinte à 3,5 h environ si on utilise les deux éclairages simultanément ce qui est l’objectif du système en terme de sécurité.

Topstone Carbon Cannondale
Autonomie des éclairages en fonction des modes d’utilisations

Le système pourra intéresser les cyclistes qui réalisent des sorties « courtes ». Au-delà de ce temps, les éclairages s’éteindront et donc vous ne bénéficierez plus des avantages du système. Vous pourrez économiser un peu en éteignant l’avant qui se rallumera cependant dans les zones sombres car il est doté d’un capteur de lumière. Et gérer l’utilisation ou pas de vos éclairages selon les terrains pratiqués via l’application. L’éclairage avant fabriqué par Lezyne délivre en permanence 350 lumens non réglable ce qui est suffisant de jour tout comme celui de l’arrière de 25 lumens qui est doté d’une forme très large et visible. Mais de nuit cette puissance de 350 lumens à l’avant reste tout juste correcte en utilisation route et clairement insuffisant en éclairage et pratique gravel sur chemins et singles en forêt. Surtout en comparaison avec ce qui se fait en terme de puissance et d’autonomie sur les éclairages actuels.

L’utilisation concerne donc selon moi des cyclistes réalisant des sorties de moins de 3,5 h ou qui calculeraient précisément leur retour de sortie de nuit pour bénéficier du reste de batterie disponible. Ou qui joueraient en permanence avec les différents modes avant/arrière via l’appli. Ce ne serait plus en accord dans ce cas avec les objectifs du système censé vous faciliter la vie et vous protéger aussi bien à l’avant qu’à l’arrière.
Il pourrait peut-être intéresser les vélotaffeurs, la batterie étant facilement amovible et rechargeable.
Rajouter un éclairage supplémentaire de secours n’aurait que peu de sens. Une seconde batterie dans la poche, pourquoi pas ? Pour atteindre les 7 h et passer la nuit. Mais cela rajoute du poids et un coût supplémentaire.

Ce Topstone est clairement orienté longues et belles sorties grâce à son excellent confort et est parfait pour des trips bikepacking avec ces nombreux inserts. Donc un éclairage à la grande autonomie serait selon moi plus en accord avec ce Topstone.
Erreur de casting ou plutôt progrès à réaliser pour améliorer et adapter ce système intéressant au Topstone ? Le système est en constante évolution et devrait progresser sur ces points. L’éclairage classique au choix du cycliste me semble encore la meilleure solution en termes d’autonomie, de versatilité et d’entretien. D’autant que le choix de positionnement des éclairages (cintre, potence, prolongateurs, sacoches, tige de selle, fourche, etc…) varie en fonction de plusieurs critères.
La multitude de câbles intégrant le cadre ainsi que le positionnement des éclairages captifs du vélo figent leur emplacement. Et en bikepacking, l’éclairage est un élément qui doit être placé en fonction du combo utilisé, qui peut être différent à chaque trip.

Topstone Carbon Cannondale
De (trop) nombreux câbles sur cette version équipée du SmartSense, même si très proprement réalisé, photo Hugues Grenon

Il sera donc difficile de positionner des sacoches bikepacking, les câbles étant gênants. Cannondale essaie de corriger le tir en attendant et propose des extensions pour déplacer les éclairages plus bas et libérer de la place pour la bagagerie. Précisons que les éclairages sont fixés sur des supports de type GoPro, un très bon point.

A l’arrière, même principe, avec des supports à positionner plus bas sur la tige de selle, Cannondale ayant laissé du « mou dans le câblage.
 

Ces déports représentent une solution qui peut être testée, mais qui ne pourra pas tout de même systématiquement faire accepter l’accroche des sacoches de selle, tout dépendra de leur taille, leur encombrement et de la sortie de selle disponible. De plus, je trouve que cela casse la belle esthétique du vélo en rajoutant des supports supplémentaires.

Conclusion

Topstone Carbon Cannondale
Le Topstone vole au-dessus des cailloux mais file aussi comme le vent, photo Hugues Grenon

Le Topstone évolue encore de façon notable. Le fait de pouvoir désormais monter de plus gros pneus est tout à fait en rapport avec son programme et ses objectifs de confort mais aussi de performance. C’est un gravel un peu à part de par sa technologie Kingpin très réussie amenant un vrai plus niveau confort sans sacrifier le rendement. On aimerait qu’un tel système de flex soit développé pour l’avant afin d’avoir un équilibre de confort avant/arrière mais sans l’équiper d’une fourche à suspension apportant d’autres contraintes. Une monte pneumatique généreuse permettra de s’approcher de ce souhait.
Le Topstone est équipé de nombreux inserts et sera parfait pour partir sur de belles sorties ou Divide au long cours.
Préférez alors pour ces pratiques les versions sans le système SmartSense qui reste à faire évoluer pour ces usages.
Au niveau prix, ce modèle est positionné dans une fourchette haute mais, par exemple, la version Apex à 3099 € vous permettra de goûter à l’expérience unique de ce Topstone Carbon. C’est un des gravels qui m’a le plus séduit également et que j’ai eu du mal à quitter !

Toutes les informations sur le site Cannondale

ENVE… au dessus de la mêlée

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Enve Melee
Enve Melee - photo jussioksanen

Ce titre est un clin d’oeil… vous allez comprendre. En fait, il m’a été inspiré par la sortie d’un vélo, conçu par le célèbre facturier d’équipements carbone ENVE : le Melee (prononcez et traduisez Mêlée). Cette prononciation et la découverte des magnifiques photos accompagnant le communiqué, m’ont immédiatement fait penser au titre de l’ouvrage pacifiste de Romain Rolland. Rien de comparable entre ce Melee et le contexte guerrier de 1914… juste l’idée d’élever très haut la réflexion sur ce que peut être une approche holistique de la performance dans le monde du vélo.

Bien sûr vous allez tous tomber de votre siège en prenant connaissance des tarifs, mais je ne pouvais passer à côté de cette info qui pour certains restera un rêve et qui pour un nombre plus restreint, pourrait devenir une réalité. Ce vélo est à voir comme une belle voiture ou autre concept-car, sauf qu’il est bien réaliste et qu’il intègre des notions de polyvalence qui permettront par exemple de placer dans ce châssis sublime, des pneus de 35 mm.

La marque ENVE

ENVE Composites est un fabricant de cadres, de jantes et de composants de vélo en fibre de carbone fabriqués à la main. ENVE conçoit et fabrique 100% de ses jantes et cadres Custom Road dans son usine d’Ogden, Utah, USA. « Lorsque nous avons décidé que le moment était venu pour ENVE de se développer dans le domaine des cadres de vélo, nous savions que nous devions fabriquer notre premier vélo : le Custom Road ici à Ogden, et que nous voulions qu’il soit personnalisé. Dans le même temps, nous avons compris qu’en raison des contraintes du sur-mesure, la disponibilité du ce vélo serait limitée. Notre usine de fabrication aux États-Unis nous offre l’opportunité unique de concevoir, de prototyper à un rythme beaucoup plus rapide qu’à l’étranger, en particulier au cours de ces dernières années. Le Custom Road est le résultat de ce processus, il a établi une base solide sur laquelle nous avons pu créer le Melee », déclare Jake Pantone, chef produit.

ENVE Melee
Un vélo de route performant et polyvalent pour des cyclistes d’aujourd’hui – photo ENVE-jussioksanen

ENVE présente le Melee, un vélo de route performant et polyvalent pour des cyclistes d’aujourd’hui. En 2021, ENVE a lancé son premier vélo complet, le Custom Road fabriqué à Ogden, dans l’Utah, prouvant son intention de faire évoluer la marque, spécialiste des roues et des composants vers une marque de vélos complets. Contrairement au Custom Road fabriqué aux États-Unis, qui a une géométrie sur-mesure, le Melee est proposé en sept tailles de 47 à 60 cm et il est fabriqué à l’étranger dans l’usine d’ENVE.

Le Melee

Le Melee est un vélo de course moderne sans limite…

Le Melee présente une construction monocoque qui a permis d’affiner les formes des tubes, de réduire le poids et d’augmenter l’efficacité aéro du vélo. Alors que les surfaces mixtes ont presque toujours été présentes dans les courses sur route, ce n’est que récemment qu’elles sont abordables avec un seul vélo. La polyvalence est devenue la définition même du vélo de course moderne. Le Melee d’ENVE présente un généreux dégagement pour des pneus en 35 mm avec une géométrie et des caractéristiques de maniabilité optimisées pour les pneus entre 27 et 32 ​​mm.

En plus de ce grand dégagement, les performances aérodynamiques et l’intégration sont des attentes incontournables aujourd’hui de la part des cyclistes exigeants. En pratique, le Melee présente tous les éléments aérodynamiques attendus pour atteindre une efficacité de premier ordre – surface frontale minimale, des formes de tube Kamm tail et une intégration frontale complète. De plus, ENVE a conçu les formes du Melee pour se compléter avec les profils de jante SES. En conséquence, le flux d’air passe des roues aux surfaces du cadre en harmonie pour assurer une expérience de conduite calme et stable dans des conditions de vent variables.

Un régal pour les yeux …

Le Melee est disponible en une seule couleur : Gris Damascus. ENVE offre une possibilité de personnalisation grâce à des kits de stickers destinés à couvrir les logos d’origine. Le Melee est disponible dès maintenant en France, dans toutes les tailles, et il le sera en septembre pour les tailles 47 et 60 cm. Le châssis ENVE Melee (cadre, fourche, jeu de direction, potence, guidon, tige de selle) coûte 5499 €, le Melee complet s’affiche à partir de 9599 € en Sram Rival AXS.

Distribué en France par Mohawk’s

Quelques arguments de poids

Les poids détaillés pesés et vérifiés sur un cadre en stock chez Mohawk’s

  • Cadre 56 : 850 g nu
  • Cadre 56 : 940 g avec axe arr. et l’accastillage
  • Système de serrage de la tige de selle : 28 g
  • Fourche : 430 g avec axe av.
  • Expandeur : 24 g
  • Jdd : 84 g
  • Tds : 180 g
  • Potence : 184 g
  • Cintre : 250 g
  • Poids complet avec roues Enve SES 2.3 et groupe Sram Red AXS : 6.650 kg
  • Poids complet avec roues Enve SES 3.4 et groupe Sram Red AXS : 6.940 kg
  • Poids complet avec roues Enve SES 4.5 et groupe Sram Red AXS : 7 kg
  • Poids complet avec roues Enve SES 6.7 et groupe Sram Red AXS : 7.1 kg