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Mussara Hunting Dogs, un festival gravel sur la Costa Brava

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Mussara Hunting Dogs gravel festival event Spain Catalunya Costa Brava
Photo Mussara Hunting Dogs

Sur le modèle de ce qui se pratique depuis longtemps aux U.S.A, où les week-ends conviviaux autour d’événements vélo sont légion, des festivals gravel fleurissent dans toute l’Europe. Après le cyclocross et le VTT, il était temps que le gravel devienne lui aussi un alibi pour les aficionados de bières artisanales, concerts et autres food trucks.

Mussara Hunting Dogs gravel festival event Spain Catalunya Costa Brava vineyards sea side
Les paysages autour de Sant Martí d’Empúries sont sublimes – photo Mussara Hunting Dogs

Inutile de vous dire qu’à Bike Café, on suit l’affaire de près ; on a bien sûr noté depuis plusieurs années l’activisme joyeux du très fameux BAM à Mantova (Mantoue), capitale incontestée du gravel en Lombardie. On a même vu passer d’un œil amusé le très branché Gather Festival organisé par des anglais dans l’Ariège. Bien sûr, on peut citer aussi Nature Is Bike, mais qui tient sans doute plus de la grande foire et du salon que du festival à proprement parler.

Mussara Hunting Dogs gravel festival event Spain Catalunya Costa Brava city ride
Le gravel est aussi un excellent moyen de découvrir les cités balnéaires – photo Angel Enguita / Mussara Hunting Dogs

En Espagne, et plus particulièrement sur la Costa Brava en Catalogne, c’est Mussara Hunting Dogs qui nous intéresse particulièrement aujourd’hui. Parce que l’Espagne est sans doute le pays d’Europe le plus agréable à rouler à vélo quand on a un problème avec les automobilistes, parce que la Catalogne propose un réseau de routes et de chemins tout à fait incroyable et parce que la Costa Brava au mois de mai, c’est cool.

Mussara Hunting Dogs gravel festival event Spain Catalunya Costa Brava sun fun
Rouler en Catalogne au mois de mai, c’est cool – photo Mussara Hunting Dogs

Mussara Hunting Dogs

Mussara Hunting Dogs… Drôle de nom pour un festival de vélo ! Julián Velasco, responsable de la communication de l’événement, s’en explique :
” Le nom de l’événement se réfère aux chiens de chasse et leur formidable instinct. Ils ont des sens très développés comme l’ouïe, l’odorat, le toucher, et ils se déplacent avec tellement de naturel que pour nous, ça correspond complètement à notre façon de comprendre le gravel : Un puissant et sensuel lien avec le vélo, en connexion avec le terrain. L’expérience gravel est l’opportunité de faire corps avec le gravier, se concentrer sur la piste et profiter pleinement de la nature, tous les sens en éveil”.

Mussara Hunting Dogs gravel festival event Spain Catalunya Costa Brava Gravel tracks race
Les tracés du week-end offrent un terrain de jeu pour y aller à fond -Photo Angel Enguita / Mussara Hunting Dogs

Voilà une originale mais pertinente vision, sensuelle et intuitive, de ce que le gravel permet et apporte à ses pratiquants. Mais la métaphore animale ne s’arrête pas là, puisque le site du festival est le camping la Ballena Alegre – la baleine joyeuse, tout un programme !

La première édition de ce jeune festival a eu lieu dans l’été 2021, dans un moment difficile à cause des contraintes liées à la pandémie de COVID-19. Mais les choses sont revenues à la normale dès l’année suivante, et cette année sera donc la troisième édition du festival.

Le camping Ballena Alegre à Sant Martí d’Empúries est l’épicentre du festival gravel Mussara Hunting Dogs – capture d’écran Openrunner.com

Un programme à s’en lécher les babines

Le festival se déroule pendant deux jours, sur un Week-end, les 13 et 14 mai prochains, juste à côté de Sant Martí d’Empúries, petite ville médiévale située sur la côte Catalane, entre Figueres et Girona.
Le programme du festival est assez simple à comprendre. Pour la journée du samedi, les participants choisissent entre deux boucles gravel, de 45 ou 78 kilomètres. Une boucle « famille » de 8 kilomètres est également proposée.
Vient ensuite un ride nocturne de 45 km pour ceux qui ne souhaitent pas cesser de rouler, une concert rock et des grillades pour ceux qui préfèrent faire la fête.

Mussara Hunting Dogs gravel festival event Spain Catalunya Costa Brava BBQ evening dinner
Les amateurs de bières artisanales et de grillades s’en donneront à cœur joie – photo Angel Enguita / Mussara Hunting Dogs

Le dimanche, deux boucles sont également proposées, 45 et 130 km. Comme le lieu du festival est un camping, couchage, douches et repas sont facilement accessibles.
Il s’agit donc bien d’un week-end complet autour du vélo, mais avec des moments forts de convivialité et l’occasion de découvrir des espaces naturels d’exception.

Mussara Hunting Dogs gravel festival event Spain Catalunya Costa Brava mass start
Plusieurs boucles sont proposées pendant ces deux jours de festival – photo Angel Enguita / Mussara Hunting Dogs

Le gravel, un mode de vie

Gemma Gerbolés, Directrice de Mussara Hunting Dogs, nous livre sa vision du gravel : « Pour nous, le gravel est plus qu’une discipline cycliste, c’est un mode de vie. C’est l’aventure, la nature et la communauté ». Cette athlète barcelonaise, coureuse à pied et organisatrice d’événements sportifs, a bien compris la dimension conviviale que véhicule le gravel et le potentiel attractif de la côte Catalane.

Mussara Hunting Dogs gravel festival event Spain Catalunya Costa Brava concert music rock
Le soir, après le vélo, y’a concert de rock – photo Angel Enguita / Mussara Hunting Dogs

Car le Gravel est une discipline en plein essor, dans le monde entier, et attire de plus en plus de public, aussi bien chez les amateurs enthousiastes (ce n’est plus à prouver, Bike Café en atteste tous les jours) que chez les professionnels, avec l’apparition de la Coupe du Monde UCI.
Il est donc normal que des événements all inclusive se développent, proposant une offre complémentaire aux seuls aspects cyclistes.

Mussara Hunting Dogs gravel festival event Spain Catalunya Costa Brava beautiful landscapes
La Costa Brava est un espace naturel où il fait bon rouler – photo Mussara Hunting Dogs

Vous l’aurez compris, cet événement mérite l’attention… Ne reculant devant aucun sacrifice, il est fort possible que je me rende sur place pour vous rapporter de la Costa Brava le récit de mon expérience Mussara Hunting Dogs !

MUSSARA HUNTING DOGS
Festival Gravel
13 et 14 mai 2023

Sant Martí d’Empúries, Costa Brava, Espagne
Les inscriptions sont déjà ouvertes, à retrouver ici !

Mussara Hunting Dogs gravel festival event Spain Catalunya Costa Brava finish
Qu’on termine après 45 ou 130 km, on est toujours fier de franchir la ligne d’arrivée – photo Angel Enguita / Mussara Hunting Dogs


Découvrez le Graxx Explore

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Graxx Explore
Graxx Explore - photo Origine

Origine a toujours mis au centre de ses priorités le choix d’un vélo 100% personnalisable, adapté à votre pratique, votre morphologie. C’est dans cette logique que la marque nordiste répond avec le Graxx Explore à une pratique engagée du gravel. L’idée est d’améliorer le confort et la liaison au sol, avec ce Graxx, dans sa version Explore équipée de la fourche suspendue RockShox Rudy Ultimate XPLR.

Graxx Explore
Photos Origine Cycles

Cette fourche suspendue, développée spécifiquement pour la pratique du gravel, offre 40mm de débattement et permet d’absorber les chocs et les vibrations pour offrir un maximum de confort, tout en restant légère et précise au pilotage. Nous avions testé cette fourche lors du test du gravel performance Salsa Warbird équipé full Sram XPLR.

Dès la conception du Graxx (voir notre test de l’Origine Graxx 2), le bureau d’études d’Origine a développé ce cadre pour que sa géométrie puisse s’adapter à une fourche suspendue, en termes de débattement et de déport. Maintenant que l’offre des fourches gravel est stabilisée, cette option sera proposée aux clients. Le Graxx Explore reste ainsi compatible avec des roues de 700 ou de 650, et des sections pneus maximum de respectivement 45 mm et 47 mm. 

Graxx Explore
Photo Origine Cycles

Le Graxx Explore est présenté par Origine comme l’allié idéal des pilotes qui s’engagent sur des terrains difficiles ou qui souhaitent davantage de confort. Pour ceux qui recherchent davantage de fluidité dans leur pratique, Origine propose également le Graxx Explore en version flatbar.

Graxx Explore
Photo Origine Cycles

Rendez-vous sur le configurateur en ligne pour choisir le Graxx qui vous convient

Le Kask Mojito 3 Camo, en avant-première sur notre boutique

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Casque Kask Mojito 3 Camo
Kak Mojito 3 Camo - photo Patrick VDB

Le best-seller de la marque Kask nous en a déjà fait voir de toutes les couleurs. Et bien, ce n’est pas fini, car voici l’arrivée de la nouvelle série “camo” qui se décline en 3 couleurs. Si ce casque vous plaît, comme cela a été le cas pour moi, nous vous le proposons en avant-première sur notre boutique. Soyez les premiers à vous la jouer “Camo” en passant commande de votre casque ici.

Casque Kask Mojito 3 Camo
Un choix de couleurs particulièrement riche

Du “camo” pour ne pas passer inaperçu 

Casque Kask Mojito 3 Camo
Kask Mojito 3 Camo, même Cézanne a remarqué que j’avais changé de casque – photo Patrick VDB

J’avais réalisé le test du Kask Mojito 3 en février 2021 et il m’avait fait une excellente impression. Deux ans plus tard, me voici séduit par le design de ce nouveau coloris original, qui fonctionnera parfaitement en mode gravel ou sur route comme en mode urbain. Il a été baptisé Camo par Kask, mais il épure le camouflage classique évitant de tomber dans le cliché du casque militaire. Les petites rayures brisées lézardent harmonieusement les parties pleines du casque. Son poids léger vous fera oublier que vous portez un casque, seuls les regards attirés par son look se tourneront à votre passage, pour vous rappeler qu’il est sur votre tête.

Casque Kask Mojito 3 Camo
Kak Mojito 3 Camo – photo Patrick VDB

Par ailleurs, ce Mojito 3 conserve bien sûr les qualités que j’avais évoquées en 2021, à savoir : un design aux lignes fluides, l’efficacité du système d’ajustement Octo Fit, la jugulaire que j’avais déjà appréciée sur le modèle précédent. Cette fois j’ai choisi une taille L. Ce n’est pas parce que j’ai attrapé la grosse tête, mais étant à la frontière M/L, une taille plus large me permet de porter des casquettes en-dessous.

Pour contrôler l’efficacité du casque en cas de choc, Kask a mis au point le protocole WG11 qui consiste à mesurer les performances de ses produits contre les impacts de rotation. Le Mojito 3 a passé tous ces tests avec succès pour garantir une bonne protection en cas d’impact. Pour la visibilité, le logo de la marque et des marquages réfléchissants sont placés à l’arrière et sur les côtés.

Bike Café accueille cette série “capsule” sur sa boutique au prix public de 149 €. Il sera proposé en exclusivité sur notre boutique pendant 15 jours !

Disponible en 3 tailles : S/M/L et en 3 couleurs : gris/noir – blanc/noir – vert olive/noir

Tenue vélo femme Shimano Kaede et Beaufort, prête pour affronter l’hiver

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Tenue Shimano femme hiver

SHIMANO : quel cycliste, amateur ou plus aguerri, n’a pas entendu parler de cette marque japonaise spécialisée dans la fabrication de pièces et composants de vélos ?

Pratiquant régulièrement le vélo depuis quelques années maintenant, je connaissais évidemment la marque, les composants qu’elle fabrique et commercialise partout dans le monde. Par contre, je ne m’étais pas encore intéressée à sa production textile. Je connaissais les chaussures, puisque je roule depuis toujours avec les chaussures, pédales auto et cales Shimano. J’ai cette fois consulté le catalogue pour composer et tester une tenue complète hiver femme.

J’ai donc choisi une sous-couche, une veste et un collant long car au mois de novembre en Sarthe les conditions commençaient à être un peu fraîches, humides et venteuses. Shimano propose 6 catégories de classe de températures extérieures, de gel à très chaud.

Tenue Shimano femme hiver
6 catégories de classe de température

La veste est dans la catégorie frais (5/10°C) et le cuissard et la sous-couche sont dans la catégorie gel et froid (-5/5°C).

Le test s’est déroulé lors de différents types de déplacements, à savoir : vélotaf, sortie Gravel de 2-3 heures ou à la journée et dans des conditions météorologiques différentes allant de -4°C sur une journée de 80 km de ride à des sorties plus courtes mais plus humides et avec du vent.

Le sous-vêtement à manches longues BEAUFORT

Tenue Shimano femme hiver
Ce sous-vêtement porte bien son nom, chaud et efficace contre le vent – photo Hugues Grenon

Ce sous-vêtement manches Longues Beaufort s’est vite révélé hyper efficace dans le maintien au chaud et le côté respirant. Sa coupe ajustée près du corps le rend incroyablement confortable et agréable. Taille M commandée, taille M adoptée.

Ayant tendance à transpirer, la présence de laine le rend chaud et le polyester lui assure un côté respirant pour évacuer la transpiration rapidement, le dos reste au sec en permanence. Le sous-vêtement est composé de 2 matières : l’avant et les épaules sont en polyester et élasthanne qui assurent un effet coupe-vent et empêchent d’avoir froid. Le dos est en laine, donc léger, respirant et assurant un maintien à bonne température du corps.

Les coutures, entre ces deux parties, sont extrêmement bien finies et plates donc elles ne génèrent aucun frottement ou gêne quelconque.

Détail très important par temps hivernal, le col montant permet d’avoir le cou protégé des courants d’air.

Tenue Shimano femme hiver
Les coutures plates et le col montant rendent ce Beaufort confortable – photo Hugues Grenon

Testé en mode Vélotaf ou sortie Gravel par -4°C, ce maillot est efficace, que l’on roule 1h ou 5h. Il permet un maintien constant de la température corporelle. Fini les frissons en fin de sortie avec le dos trempé.

S’il y avait un point négatif à lui trouver, ce serait le manque de choix au niveau de la couleur. Du noir et c’est tout !

Prix public : 100 €, mais vous le trouverez bien moins cher en fouillant un peu.

Page Produit : Sous-vêtement manches longues Beaufort.

La veste KAEDE WIND Isolant

Tenue Shimano femme hiver
La veste Kaede Wind Isolant, parfaite pour ces températures hivernales – photo Hugues Grenon

Elle a connu des débuts plus difficiles : en effet, taille M commandée, mais aussitôt renvoyée car cette veste taille vraiment petit. Il faut donc bien prendre ses mensurations et se reporter au tableau des tailles.

Une fois la veste reçue en taille L donc, couleur Bleu Océan Profond avec des motifs blancs sur les manches (qui s’avèrent être aussi réfléchissants) me voilà partie en mode Vélotaf par des températures fraîches (5/6°C) et un peu de vent.

Tout de suite quand on enfile cette veste on se sent au chaud. En roulant on ne sent pas le vent venir vous piquer les bras ou les épaules. Le tissu déperlant isole parfaitement du vent et de l’humidité.

Le col montant, doux et chaud, est parfait pour protéger le cou des courants d’air et un rabat évite les frottements du menton sur la fermeture éclair.

La bande en silicone dans le bas du dos permet un maintien optimum de la veste qui ne glisse pas sur la matière du dessous et permet de garder le dos couvert et au sec.

Tenue Shimano femme hiver
La bande silicone en partie basse permet un parfait maintien – photo Hugues Grenon

La veste est légère et agréable à porter, les 3 poches arrières (toutes de même taille) permettent d’emporter quelques encas, clés et autres ustensiles que vous jugerez utiles. La poche centrale est agrémentée d’une petite bande réfléchissante discrète et plutôt jolie.

Sur chaque manche, au niveau des bras, le tissu est imprimé avec des demi-cercles réfléchissants qui s’avèrent esthétiques, pratiques et relativement efficaces quand on roule entre chien et loup.

Tenue Shimano femme hiver
Une bande en demi-cercles réfléchissants, design et sécuritaire – photo Hugues Grenon

Enfin, la fermeture éclair est épaisse mais se fond très bien dans l’ensemble.

Vous l’aurez compris, hormis le problème de taille au départ, vite résolu par un service client réactif et efficace, cette veste m’a conquise, tant par son côté esthétique que par son efficacité face aux conditions hivernales. Testée entre -4° et 8/9°C, par temps sec, venteux, humide et souvent sans soleil pour nous réchauffer, je n’ai pas eu froid. Combinée avec le sous-vêtement Beaufort, ces deux seules couches suffisent dans la plupart des sorties.

Proposée en 5 couleurs, cette veste à la coupe féminine, trouvera sans problème sa place dans les pelotons féminins.

Juste une petite frayeur à la sortie de la machine à laver, le tissu semblait être taché de partout… Pas de panique, une fois sec tout à disparu.

Prix public : 150 € mais vous la trouverez moins chère en fouillant un peu.

Page Produit : Maillot Kaede Wind isolant

Le collant à bretelles KAEDE

Tenue Shimano femme hiver
Un collant à bretelles de saison – photo Hugues Grenon

Ce collant à bretelles Kaede présente les mêmes avantages que la veste de la gamme. Hormis un seul coloris (noir) les tailles correspondent mieux à la stature (bien vérifier dans le tableau des tailles avant de commander).

Ce collant à bretelles se présente avec une partie basse en tissu recyclé, agréable à porter, chaud mais pas trop et qui protège de la pluie et du vent. Pas de poche latérale pour la version femme mais une bande de tissu qui suit le cours de la cuisse et qui lui donne un côté bien fini. Les coutures plates sont bien faites et ne provoquent pas de frottements.

Le collant pose bien sur le bas des jambes grâce à une bande en silicone à l’intérieur.

Tenue Shimano femme hiver
Une bande silicone efficace qui maintiendra parfaitement le collant en partie basse – photo Séverine Taquet

Pas de zip mais, comme la veste, le tissu est imprimé avec les demi-cercles réfléchissants sur les mollets ce qui permet de trancher un peu avec la couleur noire, unique couleur malheureusement proposée pour ce collant Kaede.

Tenue Shimano femme hiver
Un motif réfléchissant qui apporte un peu d’originalité à ce collant noir – photo Hugues Grenon

La partie haute du collant est en matière mesh, les bretelles sont assez larges pour bien se poser à plat sur les épaules et ne plus bouger lors de mouvements du haut du corps. Le dos est entièrement couvert. Seules les omoplates ne le sont pas. À l’avant, le ventre est aussi bien couvert et protégé des courants d’air. La jonction des deux tissus est faite par une couture qui ne procure aucun frottement.

Tenue Shimano femme hiver
Des empiècements bien conçus composés de différentes matières – photo Hugues Grenon

Là où le bât blesse, c’est au niveau de la peau de chamois qui se révèle être un peu trop « consistante » sur la partie arrière et pas assez sur l’avant de la selle. Après à peine 2h, un inconfort s’installe et des irritations se font sentir. Utilisé sur une journée complète à -4°C, ce collant m’a bien protégé du froid, du vent et de l’humidité mais m’a procuré quelques petites gênes, désagréables et inconfortables, au niveau de l’avant de la selle.

Tenue Shimano femme hiver
La répartition des appuis de la peau de chamois n’a pas été idéale pour ma morphologie – photo Séverine Taquet

Prix public : 140 € mais à prix plus doux également en fouillant un peu.

Page Produit : Collant à bretelles Kaede

Conclusion

Tenue Shimano femme hiver
Une tenue complète hiver qui remplit bien son rôle – photo Hugues Grenon

Globalement, je suis très satisfaite de cette tenue SHIMANO qui propose des vêtements de qualité et utilise des matières recyclées pour élaborer des gammes de vêtements sobres mais efficaces et durables dans le temps.

Malgré quelques détails à améliorer, comme la variété des couleurs ou la peau de chamois pour le collant, le confort, la qualité des matériaux et un savoir-faire bien présent rendent ces trois éléments performants, confortables et durables.

Le prix total public de la tenue est de 390 € ce qui n’est pas une paille. En fouillant sur le net vous pourrez faire baisser la note d’une centaine d’euros.

Toutes les infos sur Shimano

Les vélos en bois : branchés et efficaces …

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Cadre de vélo en bois

Depuis ma première rencontre en 2017 sur le Paris Bike Festival avec un menuisier constructeur de cadre de vélo, je constate que le vélo fait feu de tout bois. Le choix des cadres en bois s’élargit : frêne, noyer, acajou, chêne… le bois va t-il remplacer le carbone, l’acier, le titane ? Va t-on ranger le chalumeau pour se lancer dans l’assemblage tenon et mortaise de nos cadres ? Après les cadres en bambou, qui ne nous surprennent plus, voici les cadres en bois qui apportent un nouveau choix de matériau dans une forêt de possibilités.

Je suis étonné par cette nouvelle offre “branchée” qui s’affirme chaque année un peu plus. Les formes, les géométries audacieuses montrent une faisabilité que je ne soupçonnais pas. Les vélos sont beaux et la matière naturelle apporte un style à part, qui fera assurément tourner les têtes. J’ai fait un tour de l’offre actuelle… Quelques noms de constructeurs sont rapidement apparus. J’ai peur de ne pas être exhaustif : et si j’en ai oublié n’hésitez pas à réagir en commentaire. L’arbre de ma sélection a peut-être caché la forêt de tous les autres constructeurs que je n’aurais pas trouvés 😉

On avait coutume de dire, en parlant des vélos trop rigides : “Ce vélo est une vraie planche !“. Et bien, après cette série d’entretiens, je raye définitivement cette expression de mon vocabulaire cycliste …

De quel bois êtes-vous fait ?

Le bois est utilisé depuis longtemps dans le domaine du sport. Le ski et la luge en montagne et surtout aujourd’hui le skateboard tirent profit des qualités techniques et mécaniques de ce matériau naturel. On en fait également des arcs et des raquettes de tennis. En raison de sa composition cellulaire, le bois amortirait beaucoup plus les vibrations que les autres matériaux. Cette propriété le rend intéressant pour le vélo, sur lequel on recherche toujours à réaliser cette difficile alchimie permettant d’associer rigidité et confort.

Pour tous les cadreurs que j’ai pu interviewer, il est évident que le bois provient d’une ressource locale. Beaucoup de ces entreprises se sont créées dans la période Covid qui a engagé une réflexion sur les circuits courts. Ces constructeurs sont installés à proximités de forêts où ils peuvent trouver leur matière première. Les essences utilisées sont le frêne, le noyer, le chêne et le hêtre pour Axalko, qui associe ce bois moins résistant à un montage composite.

Le frêne

Cadre de vélo en bois

Le frêne est une essence claire qui fonce en séchant. Il est symbole de solidité. Avec son fil droit et sa faible quantité de nœuds, il a longtemps été utilisé pour fabriquer des manches de haches, de marteaux et de pelles. Sa flexibilité et sa résilience élevée en font un bois idéal pour le cintrage (pliage du bois). Vu ses propriétés mécaniques très intéressantes, les fabricants de raquettes, d’arcs et de skis s’y intéressent aussi.

Le noyer

Cadre de vélo en bois

Le noyer est un bois veiné qui possède une grande variété de couleurs ; de teintes brun-chocolat à brun-violet. Cette essence élégante possède un grain fin et un fil relativement droit. Il est résistant aux chocs et est stable dans le temps. Les cadres en noyer sont un peu plus légers que les cadres en frêne. Ceci est dû à la masse volumique plus élevée de ce dernier.

Le chêne

Cadre de vélo en bois

Le chêne est connu pour sa durabilité naturelle. Il est utilisé en charpente et en ameublement. Sa densité et le bon rapport entre la souplesse et la dureté en font un bois intéressant pour la fabrication d’un cadre.

L’acajou

Cadre de vélo en bois

L’appellation bois d’acajou peut être utilisée pour englober différentes espèces d’arbres d’origine tropicale. C’est un bois tendre qui se révèle résistant. Facile à découper, à usiner et à travailler, il présente ainsi autant de qualités qui font tout son succès chez les ébénistes. Ses couleurs offriront un atout esthétique indéniable.

Quelques bonnes adresses

Constructeurs, artisans, créateurs, artistes… je ne sais pas comment les qualifier. Ils se sont lancés dans la production de vélo en bois avec conviction et ils rencontrent actuellement un vrai succès auprès d’une clientèle en quête de confort. Le phénomène gravel a servi sans doute ce développement du bois dans le monde du vélo. Le cycliste moderne est devenu plus curieux. Il s’est éloigné des anciennes “légendes” véhiculées depuis des années dans le monde un peu conventionnel du vélo : l’alu c’est ceci, l’acier c’est cela, le titane c’est encore autre chose… Et le bois alors : c’est quoi ? Curieux de connaître ces nouveaux artisans, j’ai pris mon téléphone et j’ai appelé ces cadreurs, pour en savoir plus. Je peux vous affirmer que je ne suis pas tombé sur des hurluberlus. Ces “menuisiers” du cycle savent ce qu’ils font et pourquoi ils le font.

Ces artisans, avec lesquels j’ai pu échanger, partagent l’amour du bois. Ils l’expriment de façon différente entre l’artisanat de l’ébéniste – illustré par le travail d’Eddy Jeantet (Gastaboy) – et la conception d’ingénieurs comme pour Vène, Zafi, Axalko… Finalement les résultats convergent vers une belle solution, pour ceux qui recherchent des vélos d’exception qui leur apporteront confort et rigidité.

Sila, le canadien

Sila Cycles
L’émotion est intense lorsque le gravel retrouve son milieu naturel. Le gravel en frêne testé par Hugo – photo Hugues Grenon

J’ai rencontré, lors du Festival Nature is Bike 2022, Loïc Dehoux le patron de la marque canadienne Sila qui s’appelait précédemment Picolo. Par ailleurs, notre chroniqueur Hugo a pu tester pour Bike Café leur modèle gravel.

Produire un cadre Sila c’est 50 à 60 heures de travail, il y a encore beaucoup de travail manuel. Toute la découpe se fait avec des machines à commandes numériques, mais l’assemblage se fait à la main : ces cadres sont des pièces uniques. La finition aspect bois est protégée par 5 couches de vernis pour assurer une bonne protection contre l’humidité.

Infos sur le site

Gastaboy, le gaspilleur de bois

Ce nom Gastaboy, prend son origine de “Gastaboï”, mot issu du patois languedocien signifiant « Gaspilleur de Bois ». C’est ce surnom qui a été donné amicalement à Eddy, créateur de vélo en bois, magicien pratiquant la fusion improbable de la tradition et de la modernité. Comme Sila, Gastaboy n’est pas inconnu des lecteurs de Bike Café. Jean-Yves Couput possesseur d’un Gastaboy en noyer, nous avait livré cet article élogieux.

Cadre de vélo en bois
photo Gastaboy

L’atelier d’Eddy Jeantet est situé sur la propriété familiale. C’est dans cet atelier que sa passion pour le bois est née, en regardant travailler son grand-père avec ses yeux de gamin. Eddy a grandi dans une famille d’ébénistes : son grand-père, son père et son oncle étaient tous menuisiers ébénistes. Eddy a suivi la tradition familiale en passant un CAP, puis un bac Pro dans l’ébénisterie d’art. Par ailleurs, sportif il pratique le vélo et finalement il a réuni son savoir-faire manuel et la recherche d’améliorations dans son sport en imaginant et en fabriquant des cadres de vélo en bois. 

Cadre de vélo en bois
L’atelier de l’artiste – photo Gastaboy

En 2018, il décide de lâcher son travail dans une entreprise viticole, pour se consacrer uniquement à la construction de ses vélos. La présentation de son projet professionnel va surprendre son banquier, mais Eddy va le convaincre en lui apportant une de ses premières productions. Gastaboy venait de naître et aujourd’hui Eddy travaille dans la grande tradition de l’artisanat, en transformant manuellement, la matière brute qu’est le bois, en œuvre d’art cycliste.

Attention le bois ce n’est pas pour faire joli, mais bien pour rouler et même performer. Le bois possède des qualités qui associent de façon intéressante ce que l’on recherche pour un vélo, à savoir la rigidité et le confort. Ces deux qualités sont difficilement compatibles, mais il se trouve que les fibres du bois répondent bien à ces critères antagonistes. Il faut 200 heures de travail à Eddy pour produire un vélo. Il travaille le bois avec des outils conventionnels et se passe de machines à commande numériques. C’est pas son truc… Sa production est de 1 vélo par mois. Il utilise généralement le frêne et le noyer, mais il a également travaillé le chêne et l’acajou. 
Ses vélos sont magnifiques et surtout pensés pour chaque client, on peut parler véritablement de sur-mesure. Je vous laisse découvrir Eddy, dans cet échange que j’ai trouvé passionnant.

Pour découvrir l’univers de cet artiste du bois écoutez l’entretien en podcast que j’ai réalisé avec lui.

Infos sur le site

Vène, le bois du Vercors

Dans la Drôme, au pied du massif du Vercors, Baptiste Orard a posé ses bagages pour concevoir de magnifiques cycles en matériau organique. Passionné par le bois depuis la tendre enfance, il nous raconte comment il a monté sa marque de vélo : Cycles Vène.

Cadre de vélo en bois
Le vélo de gravel interprété par Vène Cycles

Vène, ce nom choisi par Baptiste pour sa marque est un clin d’oeil qui vient de l’appellation du Palissandre du Sénégal. 

Dans notre série des cadreurs sur bois, je vous entraîne dans la forêt du Vercors. Baptiste, est un jeune ingénieur amoureux du bois depuis l’enfance. Il voyait son père apiculteur construire ses propres ruches et cette odeur de copeaux, imprimée dans sa mémoire, comme une Madeleine de Proust, l’a ramené à ses origines dans le Vercors et au bois. Il s’est lancé dans la construction de cadres en bois, inspiré par de belles réalisations découvertes sur internet comme celles de Renovo aux US.

Cadre de vélo en bois
Photos Vène

Baptiste a commencé par construire des géométries gravel et il aime associer le frêne et le noyer pour des raisons esthétiques mais également pour tirer parti des vertus complémentaires de ces 2 essences. Bien équipé de matériel à commande numérique et d’un outil de conception en 3D, il modélise ses cadres dans son atelier. Sa production actuelle est de 1 vélo et demi par mois, mais il envisage de monter en cadence et peut-être de recruter en 2023 pour développer de nouveaux modèles.

Je vous laisse écouter notre échange très intéressant qui conforte les précédents témoignages que m’apportent ces cadreurs, qui sortent du bois.

Infos sur le site

Zafi, le bruxellois

Le nom de ma marque Zafi vient de Madagascar. Les Zafimaniry sont une communauté dépositaire d’une culture originale de travail du bois, autrefois très répandue dans toute l’île“, m’explique Simon Malvaux, qui a créé sa marque en 2020. Ce jeune ingénieur, après avoir terminé ses études en biologie du vivant, s’est lancé dans l’aventure de la construction de cadres en bois. La production a réellement démarrée en janvier 2021 dans l’atelier où Zafi est maintenant installé, non loin de la forêt de Soignes au sud-est de Bruxelles.

Cadre de vélo en bois
photo Zafi

La prise de conscience de Simon et son intérêt pour le bois, un matériau local, est née pendant la période du Covid. Le frêne qu’il utilise vient de la forêt voisine de Soignes. Il utilise également le noyer d’Amérique qui pousse en Belgique aussi et un peu de chêne. “Ce qui est génial avec le bois c’est que ça laisse énormément de liberté pour le design. Ce que je voulais sur ce vélo-là, c’est avoir une courbe qui descend du tube de direction jusqu’au moyeu de la roue arrière. Je voulais supprimer les angles droits pour répartir les forces sur l’ensemble du cadre“, me dit Simon. Les cadres sont dessinés sur un logiciel 3D qui pilote ensuite une machine à commande numérique. La fraiseuse permet d’usiner le tube de direction, le tube de selle et le boitier de direction. Le reste du travail demeure manuel, assemblage, ponçage… Les cadres pèsent environ 2 kg ce qui permet d’obtenir un gravel au alentours de 9 kg si on choisit des équipements légers. “Avec des matériaux durables on peut faire des belles choses, mais également des vélos qui sont fonctionnels et qui roulent très bien“, affirme Simon en guise de conclusion.

Cadre de vélo en bois
La galerie de Zafi

Infos sur le site

Axalko, créé dans la forêt basque

C’est au coeur du pays basque qu’est installé Axalko. Cette entreprise existe depuis plusieurs années mais c’est en 2020 à la suite d’une campagne de crowdfunding que la société a investi pour se développer grâce à un nouveau site internet, une possibilité de custom en ligne de son vélo. La technologie d’Axalko est sensiblement différente de celle des autres constructeurs. Elle fait appel à un composite de hêtre et de fibre de lin. J’ai appelé Iban Lizarralde, un des 4 associés de cette entreprise.

Cadre de vélo en bois
Un gravel Axalko équipé de la fourche lefty Oliver – photo Axalko

On a fait un choix un peu différent du bois brut. On a choisi le composite à base de fibre de bois en lamelle et de fibre de lin pour constituer un lamellé / collé très très fin. On oriente ces fibres de lin comme on le souhaite en utilisant des moules en bois. Le principe est le même que pour les cadres en carbone, le tout est assemblé par de la résine. Grâce à cette technologie, on obtient des cadres qui font moins de 2 kg”, m’explique Iban. Les cadres étant moulés il y aura des tailles et des angles standards, comme pour les cadres en carbone.

Par contre, chaque cadre pourra être customisé ou personnalisé, comme ce vélo équipé de la fourche Lefty Oliver. Le design pourra être agrémenté d’inclusion de bois de couleur avec du merisier par exemple et la fibre de lin pourra apparaitre. Les cadres pourront être peints et “tatoués” selon le désir du client. La personnalisation de la fabrication sera établie après une étude faite par des kinés experts en bio mécanique. La conception tiendra compte de cette analyse spécifique des paramètres physiques du client.

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Atelier Suji, fabriqué en Isère

L’atelier Suji a été créé en 2013 par Edouard Delbove qui était autrefois graphiste web designer et aujourd’hui, ébéniste créateur. Ce mordu de vélo, de skate et d’à peu près tout ce qui roule ou qui glisse a été très tôt attiré par le bois.

Edouard a démarré son aventure avec le bois à Lille dans un garage en créant un premier skateboard. Le bois est pour lui une histoire de famille venant de ses souvenirs d’enfance et de son grand-père. Il se forme à l’ébénisterie en Belgique, et concrétise ce qu’il a appris en donnant vie aux produits qu’il utilise lui même pour glisser et rouler.  

Cadre de vélo en bois
photos Atelier Suji

Suji propose plusieurs modèles de vélo : VTT, Urbain, Draisiène… le gravel est venu récemment compléter cette gamme.

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Monas, le rookie

Thomas Monasteirio est le rookie de la bande de cadreurs que j’ai rencontré. Pour tout dire, il se lance tout juste et dans son garage de 10m2, près d’Arcachon, il fabrique ses premiers vélos. Il a déjà produit 5 exemplaires, dont un pour son oncle que je connais et qui m’a passé l’info. Le profil de Thomas ressemble singulièrement à celui d’autres cadreurs rencontrés : ingénieur ayant une attirance prononcée pour le bois et cycliste.

Cadre de vélo en bois
Le vélo Monas monté – photo Thomas Monastério

Thomas a fait ses débuts de cadreur sur bois alors qu’il était en Bretagne et il a construit son proto lors du premier confinement avec des outils qu’on lui avait prêté. “C’est un vélo qui n’a pas très bien tenu car il avait trop de pièces métalliques issues d’un vieux cadre en acier. Le vélo était massif j’avais tout sur-dimensionné pour être sûr que ça tienne. Ça m’a permis de comprendre qu’il suffit de faire de beaux assemblages bois solides …“, me dit Thomas en évoquant sa première expérience. Malgré sa formation d’ingénieur, Thomas n’a pas adopté la modélisation 3 D, ni l’usinage numérique. Il dessine ses gabarits à la main et utilise des outils conventionnels pour tailler le frêne.

Cadre de vélo en bois
L’atelier garage de Thomas – photo Thomas Monastério

Pour l’instant Thomas n’a pas de site internet, ni de pages sur les réseaux sociaux. Il veut se donner le temps de maîtriser son processus de création. Il veut rester dans un coût de cadre nu à 3000 € et pour cela il faut maîtriser la production. Il cherche également un atelier dans sa région, pour y être plus à l’aise que dans le garage qu’il occupe.

L’Échappée Bois, un pionnier

J’ai bien sûr retrouvé Amauryn Longuere, que j’avais rencontré en 2017. À l’époque il travaillait dans la construction navale et c’est dans son appartement à Bordeaux qu’il avait fabriqué ses premiers vélos : un piste et un vélo urbain. Après ce festival parisien, où il était venu tester le concept auprès d’une potentielle clientèle, il avait mesuré la difficulté de percer sur le marché du vélo. Depuis, il est devenu artisan menuisier à son compte et il réalise des agencements pour ses clients. Le projet vélo est resté en jachère. “C’est toujours une passion, mais me relancer dans cette activité prendrait du temps. Il faudrait reprendre le processus : ça fait longtemps que j’en ai pas fait.

Cadre de vélo en bois
Le vélo d’Amaury que j’avais découvert en 2017 – photo Amaury Longuere

Le vélo que j’avais vu à l’époque était un piste, fabriqué en frêne. Amaury l’a toujours “Il est plus en décor dans mon salon en ce moment. Je l’utilise toujours mais j’hésite à le prendre pour aller en ville, sauf quand je vais chez des amis où je sais qu’il sera à l’abri des convoitises.” Amaury aime bien le ressortir de temps en temps pour rouler à Bordeaux en pignon fixe. Il possède deux autres vélos : un alu et un carbone.

Cadre de vélo en bois
Amaury (à droite sur la photo) sur son stand du Paris Bike Festival avait reçu la visite de François Pervis, multiple champion du monde et médaillé olympique de cyclisme sur piste. photo Amaury Longuere

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En 2017 c’était trop tôt pour Amaury. Il apprécie la rigidité de son vélo taille 61, qui fait 10kg. Il est plus lourd que son carbone ou son alu, mais il est plus confortable.

Twmpa, le gallois

Andy est cycliste depuis longtemps et il n’a jamais vraiment choisi entre la montagne et la route. L’arrivée des vélos de gravel qui ouvrent cela lui ont montré qu’il n’a plus à faire de choix.

Cadre de vélo en bois
photo Twmpa

Andy a une formation en génie mécanique et dirige sa propre entreprise de fabrication de meubles depuis vingt ans. Sa compréhension du bois et sa familiarité avec la conception et la fabrication numérique modernes lui ont donné les compétences nécessaires pour créer des vélos en bois performants.

Il a des idées de création plein la tête pour les futurs vélos et accessoires et est convaincu que pour le cyclisme, le bois et la durabilité sont une combinaison gagnante.

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Renovo US

C’est Baptiste – le créateur de Vène – qui m’a cité cette marque qui a été pour lui une source d’inspiration. Renovo appartient à Christo Mroz, également propriétaire de Pure Timber LLC. Canadien, mais basé à Gig Harbor Washington, États-Unis, Christo produit des fabrications en bois de haute qualité à grande échelle depuis 20 ans.

Cadre de vélo en bois
photo Renovo

Il se concentre sur le travail du bois cintré. Tout ce qui est courbé peut être fabriqué en bois. Cela comprend de grandes fabrications architecturales, la production d’instruments de musique, des pièces de meubles incurvées et un produit en bois d’ingénierie très unique appelé bois compressé que Mroz fabrique exclusivement et utilise pour plier le bois à l’extrême. C’est ce bois qui crée une partie de la magie des cadres de vélo Renovo.

Pour en savoir plus sur le travail architectural de Christo, rendez-vous sur www.puretimber.com 

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Hannibal Rider, un merveilleux voyage

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Hannibal Rider
Hannibal Rider
Hannibal Rider
Hannibal Rider

J’ai commencé la lecture de l’ouvrage d’Olivier Januario avec prudence, à la fois tenté par la découverte de cette épreuve d’ultra distance, mais avec également un à priori négatif, lié aux récits d’exploits vélos que je trouve souvent ennuyeux à lire. Je vous rassure, concernant cet ouvrage, ce n’est pas le cas. C’est sans doute à cause du style choisi par Olivier qui nous livre une histoire, qu’il ne raconte pas à la première personne.

Hannibal Rider est un Superbrevet qui doit être parcouru en 300 heures maximum. Il s’agit de 40 000 mètres de dénivelé positif de 2 500 km agrémentés de 160 km de gravier. Les participants franchiront 52 cols, dont quinze culminent à plus de 2 000 m d’altitude et un à plus de 3 000 m. Voilà pour la toile de fond du récit d’Olivier, qui après Paris-Brest-Paris en 2019 et le Tour de France Randonneur en 2021 se lance dans cette nouvelle aventure…

Dès le début de ma lecture, je découvre dans ce récit un personnage : Olivier qui aborde avec ses doutes cette épreuve cycliste, au départ d’une commune de la banlieue nord de Rouen : Pavilly. Mais que vient faire Hannibal dans cette région de la Seine Maritime ? Quel contraste entre ce point de départ anonyme pour la plupart des cyclistes et la promesse d’atteindre, à un moment donné sur le parcours, le col du Sommelier à plus de 3000 mètres d’altitude. Olivier a choisi de se placer comme un acteur du récit de cette aventure, qui du coup devient un roman.

Ce roman devient rapidement l’histoire d’une tribu “Oui c’est là que c’est magique !“, me dit Olivier “On ne se connaissait pas, on s’est rencontré, on est parti ensemble et nous sommes restés tous les 4 jusqu’au bout“. L’histoire prend alors une autre dimension et ce récit nous sort de l’aventure auto-centrée avec ces nouveaux personnages aux caractères différents qui pour chacun apporteront leur complémentarité à ce groupe soudé et déterminé à atteindre les Alpes. Philippe le roi de la mécanique, va aider le groupe en prodiguant ses conseils et apportant son support notamment quand il faudra à Olivier revoir son ratio de braquet et passer de 32 x 25 à 32 x 28, pour franchir les pentes les plus raides. “Charles est le super compagnon de vélo. Avec lui on peut discuter de tous les sujets sans jamais se prendre la tête“, me confie Olivier. Eric, ancien militaire sera, grâce à ses talents logistiques, l’organisateur des bivouacs.

Écoutez le podcast avec l’auteur

Olivier, que j’ai appelé, et avec qui j’ai fait un podcast que vous pouvez écouter ici, a revécu cette aventure en écrivant ce livre. Il n’est pas parti d’un journal de bord et ce sont ses souvenirs qui sont remontés lorsqu’il a repris ses traces ; survolé avec Google Earth les paysages qu’il avait traversés avec ses compagnons de route. C’est sans doute cette vision aérienne de la trace qui a fait qu’il est devenu un des personnages de ce cycling trip.

Je vous conseille ce livre qui m’a fait revoir mon opinion sur les récits d’aventures vélos. C’est bien écrit et jamais ennuyeux et par moment on se met à rouler avec cette fine équipe sur les pentes de ces fameux cols des Alpes.

Hannibal Rider est le 3ème ouvrage d’Olivier qui, n’ayant pas trouvé d’éditeur “classique”, a choisi de se charger lui-même de l’édition. “Le récit fait souvent partie de l’aventure vélo. Les publications servent à ceux qui veulent tenter eux aussi l’aventure, de bénéficier de l’expérience. Dans le cyclotourisme il n’y a pratiquement pas d’éditeurs. Pour la partie édition je fais comme lorsque je prépare mes équipements, je gère ça tout seul. Il y a des systèmes qui éditent comme Amazon, il suffit d’écrire son livre, de faire la couverture, Amazon se charge de la diffusion“, précise Olivier qui peut ainsi sortir un ouvrage tous les 6 mois, alors qu’en passant par le canal de l’édition classique, ça pourrait prendre plus d’un an.

Hannibal Rider
Quelques passages off-road sur Hannibal Rider – photo Olivier

Informations

Pitch de l’éditeur

2 500 km de randonnée à vélo, des sommets dans les Alpes italiennes, des pistes poussiéreuses, un col au-dessus de 3 000 m d’altitude, telle est la description du brevet de longue distance dans lequel Olivier s’engage. De retour d’un périple à vélo et en autonomie autour de la France, il se dit préparé voire rompu à ce type d’effort, même en solitaire.
La randonnée, dont le départ se situe en Seine-Maritime, traverse la France via des petites routes et des grands cols Alpins. L’Oisans, le Dévoluy ou le Vercors recèlent de merveilleuses difficultés que les randonneurs découvriront, tout comme les 160 km inédits en gravel sur les pistes des spectaculaires cimes italiennes.
Ah tu roules avec des cales de route ! remarque un des participants la veille du brevet.
Certain de sa préparation et de son vélo de route, Olivier prend tout de même le départ. Va-t-il seulement apercevoir le massif du Mont-Blanc ou parviendra-t-il, tel qu’il s’y attend, à vaincre toutes les difficultés de cette première édition de l’Hannibal Rider ?

Hannibal Rider
Olivier dans la montée du Sommelier – photo Olivier

À propos de l’auteur

Olivier Januario est un auteur franco-canadien. Passionné de longue distance à vélo et en course à pied, il aime préparer de belles aventures et conter ses périples avec entrain. Il est heureux lorsqu’il a des projets en tête et de belles pages à partager. Après s’être essayé à la course à pied sur route allant jusqu’au marathon et tentant même les 100 km, Olivier commence à pédaler dans la région de Marseille où il réside alors. Progressivement les distances augmentent pour l’amener sur Paris-Brest-Paris. C’est cette approche progressive de la longue distance qui va inspirer son premier ouvrage.

 

Q36.5 Woolf 2.0, un tissage d’intuitions dans des vêtements cyclistes techniques

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Test Q36;5 Woolf 2.0
Test Q36;5 Woolf 2.0

Q36.5 enchaîne les innovations en matière d’équipements techniques pour les cyclistes exigeants. Dans ma quête de produits légers et performants, j’ai immédiatement repéré, à l’approche de l’hiver, la série Woolf 2.0. La marque italienne bouleverse les codes des vêtements cyclistes imaginant une “seconde peau”, qui utilise une alchimie de textiles techniques. J’ai voulu instinctivement me glisser dans celle de cet ensemble Woolf 2.0…

Test de la tenue Woolf 2.00 Q36.5
L’arrivée d’une livraison de produits Q36.5 est toujours synonyme de cadeau – photo Patrick VDB

Le mot “Woolf” qui se rapproche à une lettre près de wolf, m’a fait penser au loup. Cet animal totem, symbole de liberté possède une intuition sans faille et je trouve que cette symbolique s’accorde bien aux vêtements que je viens de recevoir. Lorsqu’on choisit un équipement sur un catalogue en ligne, on ne peut pas le toucher et parfois, à l’arrivée, c’est la surprise. Ayant déjà utilisé des équipements Q36.5 mon a priori sur la qualité était plutôt favorable. En dehors du packaging, toujours soigné comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, les finitions sont cette fois encore remarquables.

La surprise est le poids ! Je savais que le cuissard était light (180 g en taille S), mais c’est en le prenant en main que j’ai vraiment mesuré cette extrême légèreté. Il devrait me faire oublier mes anciens cuissards en tissu Roubaix, car (sur le papier), malgré cette apparente finesse, il permet de supporter les mêmes fraîcheurs. Comme mon cuissard Gregarius, ce cuissard à bretelles Woolf 2.0 est garni d’un pad Elastic Interface anatomique.

Test Q36;5 Woolf 2.0
Ce cuissard devrait me faire oublier mes anciens cuissards en tissu Roubaix… photo Patrick VDB

Le maillot est également surprenant. Il est bourré de technologies et pour un maillot de demi-saison il est lui aussi particulièrement léger. Le tissu UF Active possède une double couche : lisse et doux à l’extérieur, légèrement granité à l’intérieur.

L’ensemble Woolf 2.0

Le maillot

Une couche d’isolation légère pour les conditions de mi-saison, le maillot de vélo à manches longues Woolf X offre la meilleure thermorégulation de sa catégorie pour un entraînement actif, lors de sorties fraîches en automne et au printemps. Doux au toucher et ajusté grâce à une coupe près du corps, des poignets extensibles et un col haut hermétique, le maillot s’adapte au corps du cycliste, comme une seconde peau, offrant une très bonne liberté de mouvement lorsqu’on est en selle.

Créé en utilisant UF Active, un tissu à double couche qui combine des fils super fins de mérinos et de polyamide, le maillot à manches longues Woolf X s’adapte à l’intensité de pédalage pour garder une régulation à tout moment. À l’intérieur, l’élément mérinos du tissu UF absorbe la transpiration et retient la chaleur, même dans des conditions humides, alors que le tissu extérieur en polyamide aide à expulser l’humidité. A seulement 175g/m2, le tissu UF Active offre plus d’efficacité thermique que les tissus tricotés traditionnels de densité beaucoup plus élevée. Tout cela contribue à rendre le faible poids de 195 g du Woolf encore plus impressionnant.

Au dos du maillot, trois poches intégrées offrent suffisamment d’espace pour les collations et les accessoires, tandis qu’une quatrième poche zippée offre un espace de rangement pour les objets de valeur. Une réflectivité bien placée sur les poignets, les poches et le dos complète le vêtement.

Test de la tenue Woolf 2.00 Q36.5
Poids du maillot taille M, 213 g vs. 195 annoncés pour la taille S – photo Patrick VDB

Composition : 44% Polyamide – 28% Wool – 28% Elastane

Poids : 195 g

Prix : 206 €

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Le cuissard

Il vous gardera au chaud lors de températures entre 5 et 15° C, il vous protégera de la pluie et pèse 180 g.

Le cuissard à bretelles, la Salopette Woolf 2.0 est la version améliorée du précédent modèle conçu pour augmenter le confort sur le vélo. Q36.5 a intégré une nouvelle construction des bretelles. L’introduction d’un “panneau anti-stress” à l’avant de la zone de l’entrejambe, réduit la pression à cet endroit et augmente la mobilité.

La construction de type salopette est de plus en plus appréciée pour les sorties hivernales et envoie les collants trois quarts au placard. Pour les coureurs très compétitifs, toutes les saisons, à l’exception de la saison de course, restent la saison des prévisions. Les pros roulent la plupart du temps en cuissard avec jambières ou genouillères.

Le nouveau pad, le Super Moulded, est un chamois extrêmement performant conçu pour une sensation ferme et enveloppante. Sa forme conviendra aux cyclistes « amateurs » plus droits sur la selle dans les montées à la position « route » qui place plus de pression sur la zone périnéale, jusqu’aux angles extrêmes d’une position contre la montre plus en bec de selle.

Test de la tenue Woolf 2.00 Q36.5
Poids du cuissard taille M, 194 g vs. 180 annoncés pour la taille S – photo Patrick VDB

Composition : 62% Polyamide – 35% Elastane – 2% Silver – 1% Carbon Fibre (PAC)

Poids : 180 g

Prix : 216 €

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Les jambières

Pour les sorties un peu fraîches qui pourraient se réchauffer plus tard, ou pour tous ceux qui préfèrent porter des jambières au lieu de collants complets, les jambières Woolf se marient parfaitement avec le cuissard à bretelles Woolf 2.0.

Fabriquées à partir du tissu exclusif UF Active avec un mélange de laine mérinos, ces jambières ont la technologie pour garder vos jambes au chaud et au sec pendant les sorties hivernales.

Ces jambières Woolf combinent les qualités de la laine mérinos et celle du polyamide dans un seul tissu conçu pour la performance. Légères mais chaudes, ces jambières tissées offrent néanmoins une efficacité thermique supérieure à celle d’un matériau tricoté beaucoup plus épais, surtout lorsqu’il est humide.

Elles sont conçues avec une coupe ergonomique préformée, des ourlets coupés bruts et des pinces qui maintiennent sans serrer. Elles restent bien en place et offrent la meilleure isolation de leur catégorie.

Matière : 44% polyamide / 28% wool / 28% elastane

Poids : 195 g

Prix : 83 €

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Les gants

Créé à la base comme un gant de pluie, il est également devenu notre gant d’hiver préféré en raison de ses propriétés de thermorégulation et de sa coupe seconde peau ; celle-ci est créée par une construction sans couture qui maintient également un taux de respirabilité élevé.

Conçu avec un tissu à trois couches qui comprend une membrane imperméable, entre deux couches de polyamide, ce gant de pluie est de ce fait plus respirant et empêche le processus de condensation près de la peau qui pourrait se produire avec un matériau néoprène.

Dans la collection Q36.5 c’est le seul produit qui n’est pas fabriqué en Italie. Ces gants de pluie d’hiver ont été développés en collaboration avec un partenaire taïwanais qui est le principal fabricant de cette technologie.

Composition : extérieur : 78% Nylon – 11% Polyester – 9% Spandex – 2% Conductive fiber / intérieur : 77% Acrylic – 20% Polyester – 3% Spandex

Poids : 69 g

Prix : 59 €

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Sur la route en mode Woolf

Le cuissard est une véritable réussite. À l’instar de ma fameuse selle 3D Fizik, le pad offre un rembourrage différencié entre la position au niveau des ischions ou du périnée. Dès qu’on bascule le buste en position plus verticale, mains en haut du cintre, la partie arrière mise en contact avec la selle est plus amortie. À l’inverse lorsqu’on est en fond de cintre, plus à plat sur la machine, on vient en appui sur le périnée et à cet endroit le pad est plus ferme et galbe bien cette partie, afin d’accompagner le mouvement alternatif des jambes. J’aime vraiment la coupe salopette avec ses bretelles bien larges qui ne cisaillent pas les épaules.

Les jambières sont parfaitement isolantes et leur pouvoir calorique est étonnant par rapport à la finesse du textile. Elles surpassent largement d’autre produits hivernaux que je possède. Par contre, l’élastique de serrage à la cheville est trop serré. L’avantage est que ces jambières sont bien maintenues, mais j’aurais préféré un serrage plus large et plus plat.

Le maillot est bien coupé et il possède quelques détails raffinés comme le placement d’un insert de visibilité sur le bas de la manche. Vers les poignets, un biseautage du tissu habille une partie de la main. Les poches sont accessibles et leur contenance suffisante pour y glisser un coupe-vent, un téléphone et ma mini pompe. Une poche zippée assez large permet de ranger ce qui est le plus précieux. Le seul souci a été la fermeture éclair difficile à positionner, problème de montage je pense. Comme le cuissard, son isolation est remarquable pour ce maillot hyper light.

J’ai été bluffé par ma technicité de cette tenue qui fait appel à des textiles très techniques. Le cuissard est au dessus du lot. Je pourrai l’utiliser sur une grande partie de la saison car il est léger, mais également très protecteur. Pour les jambières, il faut repérer la jambe droite et la gauche afin de placer la partie réfléchissante à l’extérieur pour assurer une bonne visibilité latérale. L’insert luminescent que l’on trouve sur la manche du maillot se retrouve sur la partie arrière des 2 jambières.

J’ai adoré les gants bien isolants et confortables grâce à la matière tissée curieusement étanche. Les inserts graphiques sur le dos des gants contribuent à la visibilité dans le pinceau des phares des voitures.

Gravel BAAM Argh ! Le cri de l’acier

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Gravel BAAM Argh

Le Gravel que je vous présente aujourd’hui s’appelle ARGH, qui signifie : All Road Gravel History. Il est l’œuvre de la marque française BAAM. Ce Gravel BAAM Argh est fait d’acier et, plus précisément, de tubes Reynolds 853. Un vélo attachant à plus d’un titre que j’ai eu l’honneur de pouvoir essayer durant plusieurs semaines.

BAAM Argh

BAAM Argh, une histoire de passionnés

Mohawk’s qui jusqu’à présent se contentait de distribuer les marques des autres, se lance dans l’arène de la concurrence sous sa propre marque : BAAM, traduisez Bike Across A Mountain. Cette marque est le fruit de l’imagination de l’équipe de Mohawk’s qui œuvre depuis plus de dix ans dans ce domaine. « Il était temps de marquer un tournant et d’écrire un nouveau chapitre de notre histoire, ensemble” , nous dit-on chez Mohawk’s. Pour ce projet Argh que Bike Café vous a dévoilé dés l’année dernière, BAAM a choisi l’acier. Et pas n’importe lequel, puisque les tubes proviennent de chez Reynolds, bien connu des passionnés et de Bike Café puisque nous avons déjà testé des vélos utilisant de tels tubes, comme le Niner ou encore ce Sobre.

BAAM, une histoire de passionnés (photo Laurent BIGER)

Les tubes Reynolds

Récemment, en 2018, la société Reynolds fêtait ses 120 ans ! Alors que l’histoire de Reynolds Technology remonte à la première moitié du XIXe siècle, The Patent Butted Tubing Co. Ltd. a été officiellement créée à Birmingham (Royaume-Uni) le 20 décembre 1898. La société a publié son premier catalogue de tubes de vélo en 1902. Cependant, lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté, l’entreprise s’est tournée vers la production de tubes pour vélos et motos militaires. Puis, en 1923, ils ont changé leur nom en Reynolds Tube Co. Ltd, tout en introduisant des tubes à haute teneur en manganèse dès l’année suivante.

L’avènement du Reynolds 531

Puis, c’est en 1935 qu’Austyn Reynolds et Max Bigford ont présenté le Reynolds 531, ainsi nommé pour le rapport 5-3-1 des éléments clés composant cet alliage d’acier au manganèse. Ce tube allait être connu par des cyclistes du monde entier, y compris les vainqueurs du Tour de France comme Charly Gaul en 1958, Jacques Anquetil sur un Gitane en 1964 ou encore Eddy Merckx sur DeRosa en 1969.

Reynolds, Aciers et titanes


Puis, en 1976, l’entreprise a introduit le premier tube traité thermiquement dans l’industrie : le 753. D’ailleurs, les fabricants devaient obtenir une accréditation avant d’être autorisés à travailler avec ce tube, en envoyant à Reynolds un exemplaire de cadre pour un contrôle qualité.

Reynolds et le succès

Là-dessus, d’autres victoires sur des vélos utilisant des tubes Reynolds suivirent, par les icônes du Tour de France tel que Bernard Hinault, Greg LeMond et Miguel Indurain. Parallèlement Reynolds lance en 1995 le premier acier “commercial” et polyvalent : le Reynolds 853. Ainsi, ce tube devient rapidement populaire, notamment dans le milieu du VTT en plein essor à cette époque.

Reynolds
Guide Reynolds à l’usage des cadreurs

Premièrement, l’acier Reynolds 853 se durcit à l’air. Contrairement à d’autres alliages, la résistance de celui-ci augmente après un refroidissement à l’air immédiatement après le soudage, de sorte qu’elle devient ainsi plus forte dans la zone de soudure. Cela en fait une caractéristique forcément intéressante pour des zones sous fortes contraintes mécaniques, notamment la zone du boitier de pédalier.

Données d’élasticité et de résistance (modifiées par Laurent BIGER)

Selon Reynolds, l’interaction entre les composants métalliques se traduit par l’élaboration d’une structure qui se forme durant le refroidissement à l’air, sans la traditionnelle trempe (refroidissement dans de l’eau ou de l’huile). Puis, le traitement thermique selon la spécification 853 augmente la limite d’élasticité de l’ensemble du tube, ce qui se traduit par une plus haute résistance aux chocs. Par ailleurs, ce traitement thermique permet d’utiliser des parois minces, mais réellement résistantes à la fatigue mécanique. De par ses caractéristiques, l’acier Reynold 853 est prisé par de nombreux fabricants, qui vantent ses qualités dynamiques et sa grande robustesse. Enfin, cet acier est décliné en plusieurs versions : 853 “Pro Team” (mentionné dans le logo, en dessous du chiffre) et 853 “DZB” (Double Zone Butted).

Reynolds 853
Logo Reynolds 853

BAAM Argh : présentation de la bête

Le Cadre du BAAM Argh

Comme expliqué ci-dessus, le cadre de ce Gravel BAAM Argh est fait d’acier Reynolds 853. Par ailleurs, BAAM précise que ce cadre bénéficie d’un traitement dit de cataphorèse. La cataphorèse est une technique de peinture qui consiste à immerger la pièce dans un bain de peinture hydrosoluble, en mettant la pièce en cathode, reliée au pôle -, (d’où le nom de cataphorèse), et en faisant migrer les particules de résines et de peinture (chargées positivement) en suspension dans le bain électrolytique au moyen d’un courant électrique. Une cuisson entre 180 et 200°C termine le traitement. Cette dernière étape aboutit à l’obtention d’une couche organique inerte qui, grâce à sa passivité chimique, permet de protéger le cadre contre la corrosion, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, y compris les alésages et filetages.

BAAM Argh
Kit cadre du BAAM Argh

Là-dessus, fabriqué à Taïwan, le résultat est un cadre particulièrement bien fini, simple et pourtant classe. Sans fioritures ni véritables innovations quant à sa géométrie, il n’en demeure pas moins que le cadre du BAAM Argh dégage une évidente élégance, grâce notamment à un bel équilibre des formes et volumes de ses tubes.

Géométrie du Gravel BAAM Argh

Le Stack est relativement important, permettant d’envisager autre chose qu’une pratique uniquement sportive. Les autres données de la géométrie sont classiques, avec des bases de 425 mm et un empattement de 1015 mm en taille M.

BAAM Argh
Géométrie BAAM Argh (corrigée pour la valeur des bases)

Les inserts sont nombreux puisque, hormis les deux emplacements classiques pour les portes bidons, je note deux inserts sur le Top-tube, et deux autres sous le tube oblique. Là-dessus, d’autres inserts plus spécifiques permettent la fixation d’un porte bagages et de garde-boue.

format T47
Boite de pédalier format T47 (photo Laurent BIGER)

La boite de pédalier est au format T47. Une solution technique de filetage à M47x1.0mm imaginée par Chris King qui se retrouve de plus en plus puisqu’elle réunit le meilleur des deux mondes : un boitier de pédalier fileté qui peut accueillir sans sourciller les plus gros axes de pédalier. En somme, une sorte de super BSA, dans un but ultime de fiabilité et de rigidité (et de silence…).

La fourche ENVE G-Serie

C’est une fourche de la série Gravel de chez Enve qui trouve sa place sur le BAAM Argh. Intégralement en carbone, elle dispose d’un déport de 50 mm et peut accueillir un pneumatique de 50 mm en roue de 700 et jusqu’à 2″25 pour une roue de 27″5 (650B). Remarquablement finie, elle accueille un étrier de frein au format flat-mount et un axe de 12×100 mm la traverse.

Le groupe Campagnolo EKAR

Ce Gravel BAAM Argh que j’ai pu essayer est équipé d’un groupe complet (transmission et freinage) EKAR de Campagnolo. Celui-ci se compose d’un pédalier de 40 dents dont les manivelles sont réalisées en fibre de carbone UD (équipées de protection amovibles) et dotées de demi-axes en acier AISI 630. Le plateau est en aluminium 7075. Les quatre branches, disposées de manière asymétrique, présentent un BCD de 123 mm. Comme souvent sur un vélo en taille M, les manivelles sont en 172,5 mm. Enfin, le Q-factor de ce pédalier est de 145,5 mm.

BAAM ARGH
Pédalier Campagnolo EKAR de 40 dents (photo Laurent BIGER)

Le système hydraulique de freinage ampagnolo Ekar utilise de l’huile minérale. Là-dessus, on retrouve des leviers très bien finis et à l’ergonomie si particulière et bien connue des aficionados de la marque italienne.

Etrier Flat Mount et disque Campagnolo EKAR. Notez la belle finition du cadre (photo Laurent BIGER)

Il me semble intéressant de préciser que la cassette démarre à 9 dents, gage de belle polyvalence ! Son étagement de 9-42 dents (9-10-11-12-13-14-16-18-21-25-30-36-42) ne l’empêche pas d’être vraiment légère pour une telle cassette de 13 vitesses : seulement 390 g.

La vaste cassette 13 vitesses de 9 à 42 dents (photo Laurent BIGER)

Les roues DT Swiss et pneus WTB

Équipées d’un corps de roue libre Campagnolo N3W et de moyeux DT 350, ces roues DT SWISS GR 1600 trouvent naturellement leur place sur ce BAAM Argh. D’une largeur interne de 24 mm, elles sont chaussées de généreux pneus WTB RIDDLER en 700×45 mm montés en tubeless.

Roues DT SWISS GR 1600 chaussées de WTB RIDDLER en 700×45 mm. Notez la confortable Clearance de la fourche (photo Laurent BIGER)

Les périphériques

USE Ultimate fournit potence et tige de selle. Cette société anglaise propose des périphériques résolument haut de gamme, comme le prouve l’exceptionnelle finition de la potence Race faite en aluminium 7075.

Potence Ultimate Race (photo Laurent BIGER)

La tige de selle Duro Carbon possède un déport de 10 mm et s’intègre bien avec la ligne de ce Gravel BAAM Argh, classique et moderne à la fois. Le cintre est une production BAAM, d’un dessin cohérent avec un usage Gravel, sans flare exagéré (9°) et un drop de 125 mm favorisant une position basse des mains. En revanche, la finition est bien en dessous des périphériques USE Ultimate précités. Enfin, une confortable selle WTB Koda surplombe le tout.

Cintre Gravel BAAM (photo Laurent BIGER)

Le Gravel BAAM Argh sur le terrain

Pour commencer, le dernier Gravel en acier haut de gamme que j’ai pu tester était l’excellent Cadence l’Orée. La comparaison s’arrêtera là, puisqu’il serait assez hasardeux de les comparer, tant leurs caractères diffèrent. Une fois en selle, j’ai apprécié immédiatement l’excellente ergonomie du poste de pilotage, notamment la dimension parfaite du cintre BAAM. À l’usage, celui-ci se révèle adapté à notre usage axé sur la polyvalence entre la route et les pistes.

Fruit d’une conception rigoureuse, la position idéale se trouve rapidement sur le BAAM Argh (photo Laurent BIGER)

De l’énergie à revendre

La zone du boîtier de pédalier affiche une excellente rigidité. Le résultat est un comportement rigoureux et surtout des plus efficaces en terme de rendement. C’est même plutôt surprenant car les bases ne sont pas spécialement courtes. Ainsi, le BAAM Argh est capable de faire jeu égal avec certains cadres en carbone en terme d’efficience.

Un comportement des plus efficaces en terme de rendement (photo Laurent BIGER)

Là-dessus, le poids maîtrisé (10 kg) est un atout pour emmener à bon rythme le BAAM Argh. En cela, les roues DT SWISS GR 1600 participent pleinement aux belles aptitudes dynamiques de ce vélo en acier REYNOLDS 853. D’ailleurs, même sur route, les larges pneus WTB en 45 mm ne viennent pas trop perturber cette énergie. Enfin, tout comme la fourche, le cadre apporte un dégagement largement suffisant, où même en condition hivernale, la monte en 700 x 45 mm est à son aise.

Un confort enviable

Quoique classique, l’angle de direction de 71° degrés, associé à un déport de 50 mm, apporte un bon compromis entre stabilité sur les pistes et vivacité dans les sentiers. La bonne combinaison du stack conséquent et du reach bien pensé me fait aborder tout en confiance de rapides pistes en descente. La fourche ENVE affiche un excellent compromis entre rigidité et filtration des aspérités, parfaitement en adéquation avec le cadre qu’elle équipe. Un cadre qui se défend très bien en terme de filtration verticale, mais aussi pour dissiper les vibrations. Je constate que le triangle arrière, grâce aux qualités intrinsèques de l’acier utilisé et à une géométrie bien pensée, exprime des capacités de filtration verticale tout à fait remarquables. Outre cela, la tige de selle en carbone de chez Ultimate n’est probablement pas étrangère non plus à cette performante filtration.

BAAM ARGH
Dynamique, le BAAM sait aussi se montrer confortable (photo Laurent BIGER)

Le groupe Campagnolo EKAR sur le terrain

Enfin, un mot sur le groupe Campagnolo EKAR qui équipe ce Gravel BAAM Argh. Le groupe italien brille par une amplitude peu habituelle grâce à une vaste cassette de 9 à 42 dents. De plus, échelonnée sur 13 vitesses. Là-dessus, il faut admettre que Campagnolo a frappé fort pour son premier groupe dédié à notre pratique favorite. Si le freinage n’appelle aucun reproche, l’ergonomie des leviers reste particulière : on aime ou pas… Par ailleurs, je trouve tout de même que l’unique levier pour actionner le dérailleur manque un peu de précision. Selon moi, son jeu mécanique latéral est trop important pour s’avérer précis en toutes circonstances. Le groupe EKAR regroupe de belles pièces, à l’image du pédalier, et constitue une alternative aux géants japonais et américains !

Le groupe 13 vitesses Campagnolo EKAR apporte une amplitude rare sur une transmission mono plateau (photo Laurent BIGER)

Pour conclure sur le Gravel BAAM Argh

Pour conclure, j’ai pris beaucoup de plaisir à piloter ce vélo de Gravel. Pas tant que ce BAAM Argh est beau (même si c’est important), mais surtout parce que j’ai été surpris d’une telle polyvalence. A vrai dire, au regard de la géométrie et du choix de l’acier, je m’attendais à trouver un vélo avant tout confortable. Et c’est effectivement le cas. Mais la vraie bonne surprise fut de constater que ce BAAM Argh était également performant, et pas qu’un peu ! A la fois souple et prévisible dans son comportement, le BAAM Argh sait aussi se montrer incisif pour aller chercher les émotions en descentes ou encore les KOM dans les ascensions. Finalement, c’est un vélo que j’aurais bien voulu garder encore un peu…

BAAM Argh équipé en Campagnolo EKAR (photo Laurent BIGER)

Caractéristiques du Gravel BAAM Argh

  • Cadre : Tubes Acier Reynolds 853
  • Boitier de pédalier : format T47
  • Tube de selle : 27,2 mm, USE-Ultimate Duro carbon
  • Selle : WTB KODA Cromo BAAM
  • Potence : USE-Ultimate Race
  • 2 inserts sur le top tube
  • Possibilité de monter des gardes boues et porte bagage arrière
  • Compatible mono et double plateaux
  • Câbles et durites hydrauliques partiellement internes
  • 3 coloris disponibles : Bleu Turquoise, gris anthracite métallique et violet
  • Trois tailles : S, M et L
  • Poids du cadre : 1890g en taille Medium
  • Poids du vélo testé (vérifié) : 10 kg
  • Fixation des étriers de freins : format Flat Mount
  • Axes traversants 12×100 mm à l’avant et 12×142 mm à l’arrière
  • Dégagement offert pour les pneus (clearance) : 50 mm à l’avant et 45 mm à l’arrière en roues de 700c. 2.25’’ à l’avant et 2.1’’ (53 mm) à l’arrière en roues de 650b
  • Fourche Enve G-Series (déport de 50 mm)
  • Jeu de direction ChrisKing ZS44/EC44
  • Groupe complet : Campagnolo EKAR 1×13 vitesses (pédalier 40 dents, cassette 9-42 dents)
  • Cintre : BAAM Gravel en Alu A6061-T6, Reach de 75 mm, Drop de 125 mm, Flare de 9°, 44 cm
  • Porte bidon : Arundel Stainless
  • Pneus : WTB Riddler 700×45 mm
  • Roues : DT SWISS GR 1600 SPLINE

Info fabricant : BAAM Cycle | Gravel Bikes

Prix du kit cadre avec fourche et jeu de direction Chris King : 2 299€

Etxeondo, bien au chaud sur le vélo

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Veste 76 et casquette Kapelu, des vêtements en Gore-Tex Infinium signés Etxeondo - photo Anne Fontanesi

Etxeondo (prononcez « ètchéhondo ») est une marque de vêtements de cyclisme du Pays Basque, installée de l’autre côté des Pyrénées à Villabona, près de Saint-Sébastien.
Francisco Rodrigo Belaza, le fondateur d’Etxeondo, a commencé à travailler pour des marques de designers de haute couture comme Dior ou Balenciaga avant de se consacrer à la création de vêtements de cyclisme, par passion pour ce sport.

Spanish Basque cycling apparel
Francisco Rodrigo Belaza, le créateur de la marque Etxeondo – photo site web Etxeondo

Même si Etxeondo est une marque encore relativement peu connue en France, elle a collaboré, depuis sa création en 1976, avec des équipes professionnelles comme Kas, Once, Reynolds, Banesto… et beaucoup des coureurs prestigieux comme Delgado, Indurain, Kelly, Olano, Ullrich ou Contador.

Une “Etxe”, la maison Basque traditionnelle – photo Dan de Rosilles

Curieux de mieux connaître leurs produits, j’ai profité de la saison hivernale pour tester une tenue complète : Cuissard long, baselayer, jersey long, veste de pluie, gants, casquette et casquette belge, chaussettes.
Après presque un millier de kilomètres sur deux mois de cyclisme hivernal (dont une festive 500), je suis en mesure de vous livrer mes impressions sur ces vêtements originaux et surprenants.

Se couler dans le baselayer Iluna

La première chose que j’enfile lorsque je m’habille pour aller rouler, c’est le baselayer. Vous connaissez sans doute l’importance que j’attache à ce vêtement essentiel pour mon confort et mon moral de cycliste, été comme hiver !
À première vue, ce maillot de corps nommé Iluna, assez épais et doux, laisse penser qu’il sera trop chaud dans l’effort, s’imbibera de sueur et sentira mauvais au bout de quelques heures ; en fait, cette impression est trompeuse !
D’abord, il est intelligemment dessiné, en proposant un col assez ouvert, ce qui évite la sensation d’étouffement lorsqu’on roule à haute intensité. En ce qui me concerne, je suis très sensible à ce détail, il faut que ma chaleur corporelle puisse s’échapper au niveau du cou, sinon je me transforme en cocotte minute !

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Le textile du sous-vêtement Iluna est très technique et performant – photo Dan de Rosilles

Ensuite, il est fabriqué dans un tissu très technique. Nommé Thermosystem Termika, ce textile ressemble à première vue à une matière quelconque, utilisée pour des vêtements basiques. Mais très vite, on réalise que sa surface extérieure est étrange, un peu caoutchouteuse d’aspect. À l’intérieur, on remarque un polaire très fin et très doux. Les fibres creuses du Thermosystem Termika maintiennent le corps à bonne température, même dans les conditions les plus froides., il évacue parfaitement la transpiration. Que ce soit sous un jersey bien fermé lors de matinées glaciales ou en roulant jersey grand ouvert quand le soleil d’après-midi réchauffe la route, je me suis senti toujours au chaud, au sec et au doux avec ce baselayer. La technique du tissage, la coupe ajustée mais pas compressive et les coutures plates apportent un grand confort.

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Le col ouvert du baselayer Iluna me convient parfaitement, et le confort est optimum – photo Dan de Rosilles

Enfin, je l’ai porté sans lavage plusieurs jours d’affilée, pendant cinq jours par exemple pour la festive 500 et je peux dire que la qualité du tissu et le traitement anti-bactérien sont très efficaces. Reste à voir, bien sûr, si cette caractéristique perdurera au fil du temps. En attendant, je considère que ce baselayer d’hiver est l’un des tous meilleurs que j’ai pu tester ces dernières années.

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Le baselayer Iluna et le cuissard Exo Thermo Adventure sont les premières couches à enfiler avant la suite… – photo Anne Fontanesi

Enfiler le cuissard Exo Thermo Adventure

Après le baselayer, j’enfile mon cuissard. Ce « Exo Thermo Adventure » ne manque pas d’atouts : le chamois est doux et fin, de très bonne qualité. La capacité de stockage est incroyable, avec multitude de poches : les fameuses « cargo » sur le côté des cuisses (comme de plus en plus de marques le proposent désormais), mais aussi deux généreuses poches secrètes au niveau des reins et même deux petites poches « barres de céréales » sur le devant des bretelles au niveau de la poitrine. Cette grande capacité de stockage ravira sans doute les cyclistes de longue distance et tous ceux qui préfèrent, par choix ou par contrainte, charger le cycliste plutôt que le vélo.

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La peau du Exo Thermo Adventure est irréprochable, même après plusieurs jours successifs en selle – photo Dan de Rosilles

Le cuissard Exo Thermo Adventure est clairement conçu pour offrir un confort exceptionnel : Il est doux, léger, protège très bien du froid… mais moins de la pluie. J’ai pu néanmoins le tester plusieurs fois pendant des averses, je n’ai pas eu froid, mais notez bien que le tissu n’est pas hydrofuge. J’avais opté pour ce modèle au vu de la météo d’hiver dominée par un vent sec et froid dans ma région d’Arles. Pour ceux qui roulent dans des conditions plus humides, il existe dans la gamme endurance d’Etxeondo le Exo Thermodry, qui sera sans doute plus adapté à la pluie.

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Les poches cargo du cuissard Exo Thermo Adventure sont bien pratiques – photo Anne Fontanesi

L’Exo Thermo Adventure est fabriqué avec le tissu Thermosystem Ketaren, qui sèche très rapidement et évacue très bien la sueur. Mais si la coupe garantit un grand confort sur la durée, la compression est vraiment modérée, insuffisante à mon goût. Je préfère les cuissards plus compressifs, qui permettent un maintient parfait et précis du chamois, particulièrement lorsqu’on revient d’un passage en danseuse.

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Deux poches dorsales larges et accessibles équipent l’arrière du cuissard – photo Anne Fontanesi

La technologie « Etxeondo Precision & Movement » qui, d’après les concepteurs, permet de « donner la forme anatomique parfaite au chamois afin que son adaptation avec le cycliste et le positionnement dans le cuissard soit imbattable » ne m’a pas convaincue. Ce cuissard, extrêmement versatile et pratique grâce à ces nombreuses poches, très confortable et chaud grâce à la qualité de son tissu, parfaitement adapté à de longues journées de selle et une utilisation de plusieurs journées de vélo sans lavage, conviendra à ceux qui privilégient à tout prix le confort, pas à ceux qui aiment être moulés et contenus par le cuissard.

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Un cuissard qui ravira ceux qui privilégient le confort, moins ceux qui aiment la compression – photo Anne Fontanesi

Endosser le jersey la veste 76

Vient le moment, dans mon rituel d’habillage, de mettre le jersey. Avec « la 76 », on a affaire ici à un vêtement hybride, que je situerais entre jersey et veste. Bien qu’il soit fabriqué intégralement en Gore-Tex Infinium Windstopper, un textile résolument contemporain, ce vêtement a un aspect qui me fait un peu penser, par sa coupe, le choix des teintes et l’aspect extérieur du textile, à un vêtement de cyclisme d’il y a plusieurs dizaines d’années… Années 80 ? 90 ? 2000 ?

Etxeondo 76 jacket Gore-Tex Infinium Windstopper cycling apparel road cycling gravel endurance colors range
La Veste 76 se décline, toujours en tricolore – captures d’écran site web Etxeondo

J’ai demandé une petite expertise historique à mon ami Frédéric Ferrand, cycliste arlésien, spécialiste des vêtements de sport vintage, qui propose des pièces de seconde main dans sa boutique en ligne Gabba Vintage. Il m’éclaire sur le sujet : ” La grise me fait plutôt penser à la production Decathlon Y2K (années 2000, ndr), époque Série R. Les plus colorées, surtout la bleu/vert/noir, font effectivement très fin 80-début 90 ; la structuration et la coupe peuvent aussi y faire penser”.
Certains adoreront ce look résolument vintage, d’autres moins… En tout cas, personne ne restera indifférent et cette Veste 76 pourrait très rapidement devenir culte !

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La veste 76 pourrait très vite devenir culte – photo Anne Fontanesi

Mais cessons-là ces considérations historiques. À l’usage, je dois dire que la Veste 76 est un excellent vêtement. Tout d’abord, parce que cette coupe modérément ajustée permettra à toutes les physionomies d’y prendre place, ce qui est parfait pour une veste polyvalente, adaptée autant à la route qu’au gravel, tant aux sorties intenses qu’à la longue distance.

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Le textile Gore-Tex Infinium Windstopper et les détails de la 76 sont splendides – photo Dan de Rosilles

Ensuite, le Goretex Infinium Windstopper est un tissus très technique qui s’adaptera à une large plage de températures, à des conditions météo variées et à toutes les intensités de pédalage. Il est coupe-vent, déperlant, respirant… D’autant plus polyvalent que la coupe de la veste permet même de l’utiliser en couche 3, en portant par exemple un jersey mérinos en sandwich entre le baselayer et la veste !

Enfin, pour terminer la description des caractéristiques de cette excellente veste, on peut citer les traditionnelles trois poches dorsales suffisamment spacieuses et les éléments réfléchissants tout à fait convainquants pour la sécurité quand la lumière se fait rare.

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La veste 76 convient pour une large plage de températures – photo Anne Fontanesi

Se protéger avec la veste de pluie / coupe-vent Shake Dry

Si la veste 76 est déperlante, elle n’est pas non plus adaptée à une sortie sous la pluie. Il y a aussi des matins où, avec des températures autour des 4 ou 5°C, le baselayer et la veste n’ont pas réussi, à eux seuls, à m’empêcher de grelotter.
C’est pour ces raisons que j’ai tenu à compléter la panoplie Etxeondo avec leur version de la fameuse Shake Dry en Gore-Tex. Avec seulement 155 grammes, elle garantit 100% d’imperméabilité, quelle que soit l’intensité de la pluie.

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Une pluie battante n’arrête pas le cycliste lorsqu’il porte une Shake Dry – photo Dan de Rosilles

Nous avons maintes fois chanté, à Bike Café, les louanges de cette pièce indispensable à tout cycliste 4 saisons qui souhaite transporter avec lui, dans un encombrement le plus réduit possible, une veste capable de le protéger par une froide descente de col, un orage violent, ou même un matin brumeux quand il n’a rien d’autre sur le dos qu’un fin jersey d’été.

La version basque de la Shake Dry est tout simplement… luxueuse. Aucun détail n’a été oublié : empiècements de manche étirables pour un ajustement parfait et éviter les claquements d’air type « sac poubelle », d’élégantes fronces à la taille pour une coupe ajustée et élégante, un dos bien long qui protège les reins de la pluie, une fermeture à glissière hydrofuge…

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Une bande corail très visible longe le dos de la Shake Dry Etxeondo – photo Anne Fontanesi

Pour couronner le tout, Etxeondo a personnalisé « sa » Shake Dry par une bande verticale orange corail sur toute la longueur du dos, qui rompt avec le traditionnel aspect brun-noir du tissu Gore-Tex Active Shake Dry et offre une belle visibilité la nuit dans le faisceau des phares.
En couche 3, en complément du baselayer et de la veste 76, la Shake Dry complète parfaitement la panoplie hivernale Etxeondo.

Mouler ses pieds dans les chaussettes Bero

Certains vont penser : « Mais pourquoi les a-t-il choisies orange fluo ? »
La réponse est simple : Comme les pieds sont en perpétuel mouvement, les chaussettes sont un signal visuel fort pour les automobilistes.
Ce qui m’a vraiment plus avec ces chaussettes, c’est que le rapport finesse/isolation est très bon. Encore un bénéfice dû à l’usage d’une fibre très technique, le « Thermosystem Termika » dont Etxeondo use et abuse pour le plus grand bonheur du cycliste frileux que je suis.

Sortir avec la casquette Kapelu WS

Cette casquette, bien profonde et élégante, est composée de pas moins de sept panneaux différents ! Comme elle est en Gore-Tex Infinium Windstopper, la casquette Kapelu est à la fois chaude et respirante et s’adapte parfaitement aux conditions hivernales. Elle se porte sous le casque sans aucun problème et représente une excellente alternative au bonnet fin, la visière en plus. Je n’ai rien contre le bonnet, bien au contraire, mais la visière de la casquette est un avantage certain en hiver, quand les lumières sont rasantes la plupart du temps.
Cette casquette est d’un rapport qualité/prix tout à fait étonnant ; c’est un must pour l’hiver.

Mettre les gants Esku

C’est encore le Gore-Tex Infinium Windstopper qui a été utilisé pour fabriquer ces gants d’hiver Esku. Cela leur offre des qualités de légèreté et d’élasticité très intéressantes. Ils sont à la fois beaux (j’adore la déclinaison du logo Etxeondo sur les reliefs antidérapants à l’intérieur de la main) et sécurisants (l’inscription Etxeondo sur le dessus est hautement réfléchissante la nuit).
Décidément, Etxeondo se fait remarquer par la haute qualité de ses équipements d’extrémités : Chaussettes, casquette et gants sont de grandes réussites et ont d’ores et déjà rejoint ma sélection de produits de l’année 2022.

Profiter de la casquette belge Buru

Figurez-vous que j’ai aussi testé Buru, la casquette belge d’Etxeondo ! Je ne la mets pas sous le casque, car comme je suis entre deux tailles pour les casques, mon réglage de tour-de-tête ouvert au maximum ne me permet pas cette coquetterie. Mais je porte la casquette belge hors du vélo (avant et après la sortie, en terrasse au café, pour aller prendre le train) et lorsque je roule sans casque, car, n’en déplaise à certains, c’est tout à fait autorisé et bien agréable !

Résumer le test Etxeondo

Période et durée du test : Novembre 2022 – Janvier 2023 / plus de 900 km (route et gravel)
Type d’équipement : Tenue complète demi-saison et hiver
Usage : Route, gravel, longue distance, bikepacking
Plage d’utilisation : 5 – 15°C

Les points forts : Fabrication en Espagne, confort, polyvalence, qualité/prix, technicité et performance des textiles, look 90’s

Les points faibles : cuissard peu compressif, look 90’s

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Belle découverte que cette tenue Etxeondo ! – photo Anne Fontanesi

Baselayer Iluna 89€
Cuissard Exo Thermo Adventure 169€
Veste 76 229€
Veste de pluie /coupe vent Shake Dry 299€
Chaussettes Bero 18€
Casquette Kapelu WS 25€
Gants Esku 69€
Casquette belge Buru 59€

Casque Giro Aries Spherical, légèreté et sécurité

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Test du casque Giro Aries
Test du casque Giro Aries

La marque californienne Giro Sport Design, est bien connue dans le monde du cyclisme. Elle se distingue notamment par la production d’une gamme de casques de vélo particulièrement riche, dans laquelle il sera difficile de ne pas trouver votre bonheur. Elle annonce aujourd’hui le lancement de son nouveau casque : Aries™ Spherical. Il est plus léger et plus aéré que son prédécesseur le Giro Aether Spherical, qui était la référence en matière de casques de route. Nous avons eu la chance de recevoir un produit avant l’annonce de sa commercialisation, voici le résultat de notre test.

Test du casque Giro Aries
Le nouveau casque Aries Spherical – photo Giro

Tête à casque

Pourquoi existe t-il autant de choix de casques vélo ? Les raisons sont multiples : en premier lieu, il y a la diversité des usages (route, VTT, urbain) et en second il y a l’adaptation du “bol” à la forme de votre crâne. Ces 2 critères de choix vous permettent d’approcher, faute de sur-mesure, le casque qui vous conviendra. Il faut savoir que ce n’est pas votre crâne qui se conformera au casque, ni d’ailleurs l’inverse. Il ne doit pas y avoir de pression trop forte ou une gêne sous peine de transformer votre sortie vélo en séance de torture. Alors un casque s’essaie, un peu comme une paire de chaussures. Il y a des tailles – généralement S, M, L – avec heureusement un serrage micro-métrique pour l’ajuster à votre tour de tête. Si vous aimer porter une casquette, essayez votre casque avec. Pensez également à l’essayer avec vos lunettes préférées, pour valider que les branches se positionnent bien, lorsque vous avez le casque sur la tête.

Nous sommes à la pointe de la technologie du casque depuis près de 40 ans

L’annonce d’un nouveau casque de route haut-de-gamme de Giro est toujours très attendue, mais l’Aries™ Spherical est une évolution majeure” , déclare Peter Nicholson, Brand Manager chez Giro. “Les ingénieurs de Giro font vraiment la différence avec toutes les ressources à leur disposition ici à Scotts Valley dans notre centre de Recherche & Développement, appelé le DOME. Le DOME est sans égal : que ce soit grâce à notre soufflerie interne (« Wind Tunnel ») ou à notre « Therminator » : notre machine (en forme de tête) thermosensible unique en son genre, plus de 50 machines de tests sont accessibles quotidiennement par nos ingénieurs. Nous sommes à la pointe de la technologie du casque depuis près de 40 ans, et tout cela a abouti à un casque que l’on semble oublier dès les premiers kilomètres, tout en parvenant à obtenir le meilleur score jamais attribué par Virginia Tech dans son classement des casques qui réduisent au mieux les risques de blessures“.

Une double sécurité

Giro a pensé à tout en offrant sur ce casque la double sécurité Spherical + Mips déjà présente sur plusieurs de ses modèles. En décembre 2020, j’avais réalise le test du casque Hélios qui avait été le premier à en bénéficier. En déballant le colis reçu, j’ai été surpris par la légèreté du produit que j’ai immédiatement vérifié sur la balance. Sur le marché du casque de vélo on trouvera sans doute plus léger, mais ces produits “lights” sont dépourvus de cette fameuse double sécurité présente ici. Giro aime bien pousser les contrôles et les mesures pour valider l’efficacité de sa technologie Spherical. L’organisation indépendante Virginia Tech (Institut polytechnique et université d’État de Virginie) qui a testé le produit va classer ce casque en tête de tous les casques testés.

Rappel : la technologie Spherical associe 2 couches d’EPS de densité et nature différente reliées par une rotule, porte le drôle de nom de « Ball & Socket ». Ce dispositif permet, en cas d’impact, aux deux éléments de glisser indépendamment l’un de l’autre pour réduire les effets néfastes de la rotation de la tête.

Présentation

Test du casque Giro Aries
Détails du casque Giro Aries – photos Giro

L’Aries présente également le nouveau système de gestion de la transpiration DryCore™ de Giro, qui utilise une gouttière en silicone, intégrée dans la mousse frontale, pour rediriger la sueur loin du front du cycliste. Ainsi, plus d’irritations des yeux à cause de la sueur. 

La forme du casque est plus compacte et son poids plus léger : 268 g en taille M. La superposition des couches « Progressive Layering » à double densité de mousse EPS Nanobead, vient compléter l’attirail de protection. Les 24 aérations Wind Tunnel sont maximisées par l’arche de renfort AURA II et associées à un réseau de canaux internes profonds, qui améliorent la circulation de l’air. La mousse frontale DryCore™ gère, elle, la sueur. Le système de réglage Roc Loc® 5+ Air offre une bonne fiabilité. Par ailleurs, la couverture complète de la partie inférieure du casque améliore sa durabilité. 

Le test terrain

Test du casque Giro Aries
Un casque qui se fait oublier – photo Patrick VDB

Je constate en le posant sur ma tête, sans le serrer, que mon crâne est assurément un crâne Giro. La circonférence du casque correspond parfaitement à la forme de mon crâne. Tout comme le Hélios, que je possède déjà, je retrouve sur ce Aries le “chaussant” de la marque. C’est un point important car certains ont des crânes plutôt ronds, d’autres seront plus allongés et étroits. Je fais 58 de tour de tête et ce casque taille M couvre du 55 au 59, le réglage se faisant par le système d’ajustement Roc Loc 5+ Air facile à manoeuvrer à l’arrière du casque, même avec des gants d’hiver.

Test du casque Giro Aries
Avec ma casquette belge qui me tient chaud et qui m’offre une petite visière pour me protéger du soleil rasant hivernal – photo Patrick VDB

Je l’ai porté avec différentes casquettes. Avec ma casquette belge doublée Café du Cycliste relativement épaisse, c’est un peu juste mais ça passe. Une taille L aurait été trop grande pour un usage tête nue. Mes branches de lunettes se placent bien. Vu la température actuelle et le temps que j’avais pour faire ce test, je n’ai pas pu tester le nouveau système de gestion de la transpiration.

On apprécie un casque dans la mesure où il se fait oublier. C’est le cas de ce Aries grâce à son chaussant et sa légèreté. On peut rouler l’esprit tranquille avec le sentiment d’être bien protégé par la double protection : Spherical et Mips. Je ne suis pas fan de la couleur du casque que j’ai reçu… mais rassurez-vous, il y a le choix.

Test du casque Giro Aries
Les couleurs : vous avez le choix – photos Giro

J’ai aimé 

  • Options pour la sécurité
  • Confort / poids

J’ai moins aimé

  • La couleur
  • Le prix, mais l’apport de sécurité a un coût

Le casque Giro Aries™ Spherical est disponible dès maintenant chez les détaillants Giro agréés au prix de 319,95 €.

Distribution Royal Velo France

Caractéristiques

  • Spherical Technology™
  • Mips® Brain Protection System
  • Progressive Layering avec mousses EPS Nanobead double-densité
  • Arche de renfort AURA II
  • 24 aérations avec larges canaux internes
  • Mousse frontale anti-sueur DryCore™
  • Construction In-Mold
  • Coque enveloppante notamment sur la partie basse du casque.
  • Mousses antimicrobiennes Ionic+™