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BMC présente sa gamme Gravel Performance avec le nouveau Kaius 01

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BMC présente sa gamme Gravel Performance avec le nouveau Kaius 01
BMC présente sa gamme Gravel Performance avec le nouveau Kaius 01

Libérez la vitesse maximale…“, c’est le slogan de BMC pour accompagner le lancement de ce nouveau Gravel Kaius 01. La marque Suisse répond à la tendance des épreuves chronos gravel qui se multiplient, à l’instar des manches UCI et de la mise en place progressive de championnats. Ce Kaius est un vélo performant, conçu par BMC pour obtenir de la vitesse sur toutes les surfaces. L’expérience de BMC dans ce domaine est reconnue : attendez-vous à rouler sur une fusée dévoreuse de graviers… BMC n’oublie pas le confort sur ce vélo light qui pourra accepter des pneus jusqu’à 44 en roues de 700.

« Kaius est un vélo de gravel ultraléger créé pour rouler à pleine vitesse lorsque le terrain se fait rugueux et difficile », Conrad Glassey, directeur des produits chez BMC.

BMC présente sa gamme Gravel Performance avec le nouveau Kaius 01
Ce Kaius est un vélo performant, conçu par BMC pour obtenir de la vitesse sur toutes les surfaces. Photo BMC

Un vélo de course pour le gravel

Kaius 01 intègre le meilleur compromis entre poids, rigidité, souplesse et aérodynamisme. Ce vélo associe des capacités remarquables en montée et un transfert de puissance exceptionnel à une solidité redoutable pour rouler sans sourciller sur toutes les surfaces.

BMC présente sa gamme Gravel Performance avec le nouveau Kaius 01
Le poids global est ainsi réduit au minimum – photo BMC

Le tissage en carbone haut de gamme innovant utilise des fibres haut module pour la rigidité tout en conservant un faible poids, contrebalançant ainsi la souplesse et la robustesse recherchées pour la discipline. Le poids global est ainsi réduit au minimum, tandis que le transfert de puissance est au maximum. Les parties du cadre exposées aux aspérités du terrain et aux chocs, telles que celle orientée vers le sol, sont protégées pour que le cycliste puisse garder l’esprit tranquille quelle que soit la surface sur laquelle il roule.

Le résultat est un vélo de course pour le gravel, dont la souplesse se positionne au niveau intermédiaire de la technologie Tuned Compliance Concept Race de BMC.

Géométrie spéciale Gravel

L’objectif de Kaius 01 : amener la vitesse sur les routes de gravel. C’est pourquoi BMC a créé un cadre spécifique avec un reach plus long en avançant la roue avant pour une meilleure stabilité et une adhérence supérieure. Avec sa potence plus courte garante de maniabilité et de réactivité, Kaius 01 arbore une géométrie progressive, taillée pour la compétition et pour un style de pilotage moderne.

BMC présente sa gamme Gravel Performance avec le nouveau Kaius 01
BMC : le nouveau Kaius 01

Stefan Christ, directeur recherche et développement chez BMC, nous donne un aperçu des processus qui ont conduit à la fusion du monde de la compétition sur route et du gravel : « Avec Kaius, nous avons créé un vélo de gravel exploitant la précision et les performances de nos technologies de pointe renommées sur route, bénéficiant d’une partie avant stable à pleine vitesse et d’une adhérence off-road optimale. »

Intégration maximale

Le cockpit ICS exclusif et léger de BMC équipe Kaius 01 pour un niveau de performance éprouvé et une ergonomie appréciable.

BMC présente sa gamme Gravel Performance avec le nouveau Kaius 01
Le cockpit ICS exclusif et léger de BMC équipe Kaius 01

Le tout nouveau cockpit ICS Carbon Aero équipe le Kaius 01 ONE pour apporter le niveau de performance des machines de course BMC, avec une face avant plus étroite. Son cintre d’une largeur de 360 mm crée une position aérodynamique efficace, tandis que l’évasement de 12,5° et la largeur de 420 mm à la base assurent un excellent contrôle à grande vitesse. Les modèles Kaius 01 TWO et THREE sont équipés d’ICS2, le passage de câbles interne de BMC au haut niveau d’ajustabilité et de performance, éprouvé sur le World Tour.

BMC présente sa gamme Gravel Performance avec le nouveau Kaius 01
Le Kaius 01 est doté du design Aerocore de BMC, une solution intégrant les porte-bidons au cadre – photo BMC

Bénéficiant du plus haut niveau d’intégration, Kaius 01 est doté du design Aerocore de BMC, une solution intégrant les porte-bidons au cadre pour optimiser l’aérodynamisme.

Légèreté et polyvalence

S’agissant d’un vélo de gravel pour la course, Kaius 01 ne peut pas se contenter d’être rigide et confortable : il se doit également d’être léger. Le module pèse seulement 1,785 kg, avec un cadre de seulement 910 g, une fourche de 400 g, une tige de selle de 160 g et un cockpit de 315 g (taille 54).

Kaius 01 vous délivre tout ce qu’un cycliste peut exiger d’un vélo de course haut de gamme pour le gravel. Polyvalent par nature, il peut être équipé de transmissions 1x et 2x, de pneus jusqu’à 44 mm, d’une tige de selle télescopique, de la nouvelle potence avec suspension intégrée MTT et de sacoches supplémentaires sur le tube supérieur.

« Pour traverser les déserts brûlants d’Espagne ou les interminables pistes d’Amérique, il sera votre guide, à vos côtés dans chaque aventure », David Heine, directeur marketing chez BMC.

Tailles, disponibilité et prix

Kaius 01 est disponible en six tailles (47, 51, 54, 56, 58 et 61) et trois modèles. Kaius 01 ONE, TWO et THREE, sont disponibles dès septembre 2022, aux prix de 11 499 € (11 999 USD), 8 499 € (8 999 USD) et 5 499 € (5 999 USD) respectivement.

Les infos sont sur le site de BMC Switzerland

L’Euskadi 2022, 6ème étape du championnat d’ultracyclisme, écrit une nouvelle page de l’histoire de l’ultra

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L'Euskadi 2022, 6ème étape du championnat d’ultracyclisme

La saison 2022 BikingMan Origine n’en finit plus de nous proposer des moments historiques. Après la victoire de Laurianne Plaçais sur le BikingMan X, l’enchaînement de toutes les manches par Bertrand Berger, c’est une toute autre page qui s’est écrite ce mercredi 7 septembre à Anglet.

Outre le fait que ce BikingMan Euskadi était la 2ème épreuve la plus difficile du calendrier – derrière le X – avec 64 cols, 23000m de dénivelé pour 980 km, cette édition 2022 était aussi la plus relevée de l’histoire du BikingMan. Au départ : 1 triple vainqueur, 1 double vainqueur et 2 vainqueurs, sans parler de la densité impressionnante sur la ligne de départ ce lundi 5 septembre à 5h.

Une arrivée dantesque

Deux minutes séparent les 2 premiers au bout de 58h d’effort. En 27 éditions, c’est la première fois qu’un final est aussi serré. Au départ, parmi les 110 participants, deux noms ne savent pas encore qu’ils vont écrire l’histoire du BikingMan Origine et de l’ultradistance plus largement. Clément Clisson, élite mondiale de la discipline avec désormais 4 victoires sur BikingMan Origine, 1 victoire sur la Race across France, 1 victoire sur la Transpyrénées et une multitude de victoires de prestige. Laurianne Plaçais, a découvert l’ultradistance sur le BikingMan Origine Corsica 2022 qu’elle termine 5ème, puis gagne le BikingMan Origine X au général.

L'Euskadi 2022, 6ème étape du championnat d’ultracyclisme
Une photo qui illustre la bataille en tête de course pour la gagne entre Clément et Laurianne – photo Bikingman

Laurianne et Clément ne vont pas se lâcher de la course, sans se marquer à la culotte, ils évoluent tout simplement à la même vitesse, seule l’alternance de leurs faibles pauses les font évoluer à quelques kilomètres l’un de l’autre. Ils se regroupent pour ne plus se lâcher au sommet de l’Aubisque au km 700, dans la nuit de mardi à mercredi, et ils ne se quitteront plus jusqu’à l’arrivée. Clément creusant l’écart en descente, Laurianne revenant dans les ascensions. Nous avons assisté en direct via les trackers de la plateforme Owaka à un mano à mano qui a duré près de 15 heures sur ce finish avec pour dénouement une victoire de Clément Clisson seulement 120 secondes devant Laurianne Plaçais, soit 0,06% du temps total de l’épreuve. Un final digne d’une course de vélo, sauf que les protagonistes avaient 980 km dans les jambes. À l’heure de l’arrivée, Clément et Laurianne avaient 170 km d’avance sur le groupe jouant la 3ème place.

L'Euskadi 2022, 6ème étape du championnat d’ultracyclisme
Clément et Laurianne – photo Bikingman

Laurianne Plaçais, une révélation qui confirme

Après son excellente prestation en Corse et sa victoire sur le BikingMan Origine X en juillet dernier, Laurianne confirme son statut d’élite de la discipline, tous sexes confondus, atomisant le concept de genre en faisant voler en éclats toutes les croyances. Nous savions les femmes capables de rivaliser avec les hommes pour jouer les places d’honneur, là on se retrouve avec une femme qui gagne devant les hommes et qui finit dans la roue du vainqueur. Et c’est à la taille de ses adversaires qu’on mesure le poids d’une performance.

L'Euskadi 2022, 6ème étape du championnat d’ultracyclisme
Laurianne Plaçais – photo Bikingman

À titre de comparaison Nathalie Baillon, star de l’ultradistance et référence française, 1ère femme et 7ème au général du BikingMan Euskadi 2021, boucle l’épreuve en plus de 80h, soit 22 de plus que Laurianne Plaçais cette année sur ce même parcours.

Laurianne Plaçais rejoint les légendes de la discipline comme l’Américaine Lael Wilcox et l’Allemande Fiona Kolbinger au panthéon des Femmes capables de dominer toute concurrence, tous genres confondus.

Un classement général de la saison chamboulé

Le championnat du BikingMan Origine se joue sur l’ensemble de la saison, chaque coureur marque un nombre de points selon sa position sur les courses qu’il a terminé, allant de 20 points pour être finisher à 500 points pour une 1ère place, la manche X comptant double. Lundi matin, Bertrand Berger, finisher de toutes les manches 2022, était en tête de ce championnat.

Laurianne vient bousculer la hiérarchie du championnat BikingMan Origine, actuellement divisé en catégories étanches hommes et femmes. Au vu des circonstances un classement mixte s’impose et Laurianne est assurée de finir au minimum 2ème de ce championnat et peut potentiellement le remporter selon la performance de Bertrand Berger sur la dernière manche qui se disputera dans 15 jours au Brésil.

Le suspense de cette saison 2022 va durer jusqu’au dernier kilomètre de la dernière course.

Suivre les infos de Bikingman Origine

La sacoche banane Poc Lamina Hip Pack, petit format simple et bien pratique

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Test de la sacoche banane Poc Lamina Hip Pack
photo Laurent Belando

Quand on pense à la marque Poc, on a en tête les vêtements, les lunettes et les casques mais elle propose également une belle gamme de sac-à-dos dédiés au VTT et plus récemment un nouveau produit bien pratique, la sacoche en forme de banane, la Lamina Hip Pack. Calée sur les hanches, la sacoche “Hip Pack” est tendance en gravel et donne la possibilité de rouler sans sac à dos tout en ayant avec soi tous les essentiels pour une journée sur le vélo : nécessaire de réparation, en-cas, clés et papiers. Photo de couve Laurent Belando

Test de la sacoche banane Poc Lamina Hip Pack
Photo Jeanne Lepoix

Caractéristiques

  • Tissu principal : 100% polyamide recyclé     
  • Dos : 92 % polyester, 8% élasthanne.
  • Doublure : 100% polyamide recyclé
  • Poche intérieure : 85% polyamide recyclé, 15% élasthanne.
  • Poids : 310 g
  • Prix : 80€
  • Plus d’informations sur le produit Poc Lamina Hip Pack

Design

La version testée arbore un très chouette colori camel / beige (Aragonite Brown) mais elle existe également en vert kaki (Epidote Green) et en noir. Bien que ce soit très joli, c’est plus facilement salissant. Néanmoins, le nettoyage est aisé et le passage en machine est tout à fait possible.

Le look est très simple mais fonctionne à merveille. Pas de fioritures, des petits détails réfléchissants, on n’en demande pas plus. Le logo est présent en imprimé blanc sur le devant et gravé dans la mousse protectrice à l’arrière.

Test de la sacoche banane Poc Lamina Hip Pack
Look épuré et joli colori – Photo Jeanne Lepoix

Les matériaux utilisés respirent la bonne qualité de fabrication. Poc annonce utiliser en grande partie des tissus recyclés. C’est un détail, mais pour une pratique durable comme le vélo, c’est un positionnement plutôt malin auquel je suis sensible.

Volume et compartiments

Le volume total de 2 litres est amplement suffisant. Cela permet de ne pas trop charger la sacoche et d’avoir un poids contenu à porter. Les compartiments sont nombreux, bien pensés. Ils permettent de garder ses affaires en sécurité et surtout, on ne passe pas son temps à les chercher.

Tout est fait pour que chaque chose ait sa place. Les clés ont même leur petit crochet pour éviter de transformer la sortie en galère à la fin.

Test de la sacoche banane Poc Lamina Hip Pack
Un crochet pour ne pas perdre ses clés – Photo Jeanne Lepoix

La sangle interne de compression avec fermeture que l’on peut clipser est judicieuse car elle maintient toutes les affaires bien en place dans la poche principale. De plus, elle est ajustable.

Test de la sacoche banane Poc Lamina Hip Pack
Sangle de compression pour ne pas que les affaires ne bougent à l’intérieur de la sacoche – Photo Jeanne Lepoix

Une poche séparée, équipée d’une fermeture zippée étanche, permet de conserver son smartphone en sécurité (même de très grande taille), sans risque de rayures par vos outils ou vos clés.

Test de la sacoche banane Poc Lamina Hip Pack
Poche arrière avec fermeture éclair étanchéifiée – Photo Jeanne Lepoix

Les poches latérales sur les deux hanches sont particulièrement petites. Elles peuvent paraître superflues mais je les ai trouvées adaptées pour ranger les cartes SD de mon appareil photo ou de petits éléments comme une carte bancaire ou des patchs réparants.

Test de la sacoche banane Poc Lamina Hip Pack
Des poches partout même sur les parties latérales – Photo Jeanne Lepoix

Les possibilités de rangement sont nombreuses mais ne permettent pas le stockage d’éléments plus importants comme un sandwich ou une banane par exemple. Je regrette l’absence de filet qui aurait permis ce genre d’ajout sur le dessus de la sacoche.

À l’usage

La sangle réglable est large et confortable. Elle permet un ajustement optimal pour que la sacoche soit la plus stable possible : d’autant plus appréciable lorsque l’on se met en danseuse ou que l’on descend des portions au revêtement accidenté. Une fois portée, on l’oublie totalement. La ceinture enveloppe une circonférence jusqu’à environ 115 cm mais convient également sans problème aux petites tailles.

Test de la sacoche banane Poc Lamina Hip Pack
Une sangle bien large pour plus de confort – Photo Jeanne Lepoix

L’arrière de la sacoche (côté dos du cycliste) dispose d’une protection mousse VPD afin de protéger le corps du contenu du sac en cas de chute. Les ingénieurs ont bien pensé à la sécurité du cycliste en reprenant la technologie qu’ils utilisent sur leurs protections dorsales, entre autres. Ce rembourrage est épais mais particulièrement léger. Hautement flexible et parfaitement ventilé, aucune gêne à relever.

Test de la sacoche banane Poc Lamina Hip Pack
Mousse de protection généreuse dans le dos et sur les hanches – Photo Jeanne Lepoix

Après une heure sous la pluie, mes effets personnels étaient bien humides, sauf dans l’unique poche arrière où la fermeture est étanchéifiée. C’est bien dommage de ne pas trouver une housse de protection amovible.

Les tirettes des fermetures éclair sont longues et donc facile à utiliser en roulant ou avec des gants. Il y en a dans les deux sens sur la poche principale, ce qui également est très bien pensé.

Test de la sacoche banane Poc Lamina Hip Pack
Tirettes des fermetures à double sens et faciles à prendre en main – Photo Jeanne Lepoix

Les +

●      Pratique

●      Compact

●      Durable

●      Confortable

●      Nombreux compartiments

●      Fermetures éclair robustes

●      Joli design sobre et efficace

●      Majorité des tissus utilisés recyclés

Les –

●      Joli colori mais salissant

●      Pas totalement étanche

●      Poches légèrement étroites

Si vous êtes à la recherche d’une petite sacoche discrète et dans laquelle vous pourrez ranger tout ce dont vous avez besoin sur le chemin, la banane POC Lamina pourrait bien répondre à vos besoins. Même en pratique bikepacking avec de nombreuses sacoches sur le vélo, je l’ai souvent emportée car j’appréciais le fait de ne plus avoir besoin de rechercher et réunir tout ce qui a de valeur lorsque l’on s’éloigne du vélo, pour faire des emplettes par exemple.

Nouveautés gravel septembre

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Nouveautés Gravel septembre 2022
Nouveautés Gravel septembre 2022

Quelques trouvailles dénichées par l’équipe du Bike Café. Petits détails ou grandes découvertes, on a surveillé la sortie de nouveautés pour partager nos trouvailles avec vous.

Bouchon de valve aimanté Schwalbe

Testé par Philippe

Comme j’utilise un compteur GPS avec un capteur de vitesse/cadence déporté sur la base, mes roues sont équipées d’un classique aimant positionné sur un rayon. Les rayons plats équipant mes 2 paires de roues 700/650b, les aimants en ma possession n’étaient pas, selon moi, fixés de manière efficiente sur ces rayons. J’ai découvert sur le net le capuchon de valve aimanté Schwalbe. Vu le prix prohibitif du produit ( 4,90 € pour une valve avec aimant accompagné d’une assortie), j’ai franchi le pas et en ai commandé DEUX paires !

Bouchon de valve magnétique Schwalbe
Le bouchon – photo Philippe Aillaud

Le site Cyclable.com proposant la livraison gratuite dans leurs boutiques physiques, j’ai choisi la livraison dans le très beau magasin d’Aix-en-Provence.

Si la plaquette support des valves montre un montage avec un capteur sur la fourche, la valve aimantée placée sur la roue arrière fonctionne parfaitement avec un capteur de cadence sur la base. Pour preuve, ayant enlevé le capteur de cadence, je n’avais plus d’info vitesse.

Ces valves sont un petit accessoire qui remplace efficacement les aimants sur rayon, apporte un allégement visuel de votre monture, le tout pour un prix équivalent à moindre coût qu’un aimant classique.

Pour être parfaites, la valve simple capuchon pourrait avoir une empreinte permettant de serrer les obus de valve.

Eyewear Café du Cycliste

Repérées par Patrick

Gabin, Fabius et Maurice ? 3 modèles unisexes déclinés en 3 teintes, créés pour le cyclisme et les activités sportives à haute intensité. Ces lunettes solaires performantes offrent, grâce à leur verre photochromique unique, protection et clarté quel que soit le terrain.

Eyewear Café du Cycliste
photo Café du Cycliste

Le verre est également traité avec un revêtement à la fois hydrophobe et oléophobe pour une clarté visuelle optimale dans les conditions les plus exigeantes. L’eau est repoussée, ce qui permet une vision claire par temps humide ! Fabriquées en Italie, de 220 à 240 euros.

Eyewear Café du Cycliste
Sur le terrain – photo Café du Cycliste

Fabriquées en bio-nylon renouvelable, elles sont équipées d’une monture légère, flexible et incassable. Le fil métallique à l’intérieur des branches permet également un réglage pouvant aller jusqu’à 2 cm afin d’épouser la forme de votre tête sans effort pour un ajustement optimal et sûr. Les branches renforcées de manchons en silicone et une plaquette de nez réglable en silicone assurent une adhérence et un confort optimaux.

Infos sur le site

Pédales GIANT XC PRO

Testées par Laurent Biger

Giant a récemment introduit dans sa vaste gamme d’équipements de nouvelles pédales automatiques destinées au VTT XC et au Gravel : les XC PRO.

GIANT XC PRO

Celles-ci sont fait d’un corps en aluminium, traversé d’un axe en acier Cr-Mo. La plate-forme est compacte et ajourée afin de permettre plus facilement l’évacuation de la boue et autres corps étrangers du terrain… Concernant le terrain justement, j’ai apprécié avant toute chose le poids très contenu de ces pédales que j’ai pesé à exactement 150 g l’unité. Ce qui fait, avec leurs 300 g, une des paires de pédales parmi les plus légères du marché (plus légères que des Shimano XTR par exemple), le tout pour un prix très bien placé. Chose rare : les cales SPD sont inclus dans le package, ce qui rend leur prix encore plus attractif.

GIANT XC PRO : les cales SPD sont incluses dans le package

A l’usage, ces XC PRO sont conformes à des pédales haut de gammes. A noter que le ressort de tension est très ferme, si bien que j’ai dû le ramener quasiment dans son réglage initial au minimum. D’autre part, comme la grande majorité des pédales automatiques du marché, le déport de ces pédales est de 55 mm.

GIANT XC PRO (photo Laurent BIGER)

Je regrette d’ailleurs que Giant ne propose pas plusieurs longueurs d’axes afin de pouvoir adopter celui qui correspond le mieux à chacun (pour ma part, autour de 52/53mm selon le Q-factor du pédalier monté). Hormis cela, comme souvent chez Giant, le rapport qualité prix semble imbattable, bien que je ne puisse pas (encore) me prononcer sur la longévité et la facilité d’entretien (démontage, etc.).

Infos : Pédales automatiques Giant XC Pro pour le VTT | Giant Bicycles FR (giant-bicycles.com)

Bouchons de cintre personnalisés Alsace 3D Concept

Repérés et testés par Hugo

Alsace 3D Concept
Une touche de personnalisation originale pour un accessoire parfois austère, photo Hugues Grenon

La personnalisation du vélo est dans l’air du temps : peintures personnalisées, montages à la carte, couleurs des pneus… Pour aller encore plus loin, chacun peut réfléchir à la personnalisation des petits accessoires ou équipements qui représentent souvent la touche finale du puzzle.

Dans cette optique, une petite société alsacienne, Alsace 3D Concept, s’est lancée récemment dans la personnalisation des bouchons de cintre. Le créateur, Yannick, est devenu fan de gravel assez récemment.
Il est gérant d’une entreprise de serrurerie métallerie et travaille donc sur divers logiciels de CAO/DAO pour réaliser ses plans et modéliser ses projets. Passionné de modélisation et d’impression 3D, il lance en parallèle sa structure Alsace 3D Concept. Ce qui l’anime c’est de pouvoir répondre à la demande du client, dessiner puis réaliser en impression 3D tous types d’objets sur mesure qui n’existent pas en série. Son slogan : « Vous avez une idée ? Nous allons la modéliser ».
Il y a deux ans, Yannick retrouve sa passion de jeunesse, le vélo, grâce à la chaîne You Tube de Monsieur Phal et il se met au gravel.
Lors de sa première sortie en pédales automatiques, il chute (comme tout le monde lors d’une première sortie en pédales autos !) et casse un de ses bouchons de cintre.

Il fouille sur le Net pour le remplacer mais trouve que les bouchons existants dans le commerce ne sont ni très sexy ni très solides. Il va donc les fabriquer lui-même et en profiter pour les personnaliser grâce à l’impression 3D. Voici pour la chute de l’histoire et celle de Yannick !

Aimant personnaliser mes montures, je lui ai demandé de réaliser des bouchons de cintre Bike Café. Je lui ai donc envoyé le fichier du logo à reproduire. Yannick s’est d’abord chargé de modéliser les bouchons.

Une fois le plan validé, vient la phase d’impression 3D. La réalisation dure environ 1 h pour imprimer les deux bouchons.
En fonction du nombre de couleurs, il faut changer les bobines de fil et donc rester à proximité de l’imprimante.

La réalisation est d’excellente qualité. Que ce soit au niveau de la finition, de la finesse du logo, des couleurs et au niveau de la solidité. Le plastique est cossu et n’est pas trop souple comme certains bouchons qui ne font pas long feu. Ils s’adapteront parfaitement et uniquement si votre guidoline est rentrée dans votre cintre, ce qui se fait dans l’immense majorité des cas, certains préférant cependant une pose affleurante.

Vous pouvez donc solliciter Alsace 3D Concept pour étudier votre demande de personnalisation : initiales, logos, dessin… Il vous dira si le motif est réalisable. Le nombre de couleurs étant limité évidemment.
Concernant la reproduction de logos de marques de vélos ou autres marques, cela dépendra de l’accord de la marque. Origine a déjà dit oui. Donc les possesseurs de vélos Origine pourrons pousser la personnalisation jusqu’au bout du cintre !

Alsace 3D Concept
Des bouchons avec le logo d’Origine qui a donné son accord à Alsace 3D Concept, photo Alsace 3D Concept

Les couleurs standards sont : noir, bleu, rouge, jaune, gris, blanc, vert, or, gris pailleté. Pour les autres couleurs, possibilité sur demande.
Prix de la paire personnalisée bicolore + 1 couleur : 10 € TTC hors frais de port qui s’élèvent à 5 € environ.
Frais de port gratuit à partir de 50 €.

Toutes les infos sur Alsace 3D Concept
Et sur la page Facebook Alsace 3D Concept

Chaussettes françaises Le Colibri Frenchy

Chaussées par Hugo

Le Colibri Frenchy
Une chaussette 100% française, de la conception à la fabrication, photo Hugues Grenon

J’ai rencontré Nicolas, le créateur du Colibri Frenchy, un peu (beaucoup) par hasard. Je reconnaissais en gravel une trace bikepacking dans le Cantal et, lors d’un stop à Saint-Flour, où avait lieu la Sanfloraine, une belle cyclosportive, un orage dantesque s’est d’un coup abattu sur l’aire d’arrivée où je passais. Je me suis réfugié sous son stand. L’occasion de faire connaissance et de papoter. La pluie a du bon parfois non ?
Nicolas est ancien sportif de haut niveau. Il était dans l’équipe de France de saut à la perche en cadet et junior. Il est originaire du Massif Central, de Clermont-Ferrand, comme un certain Renaud Lavillenie. Il a donc été à bonne école. Mais une blessure le stoppe dans son élan vers le haut niveau. Il continue ses études de Staps et devient alors entraîneur d’athlétisme auprès d’athlètes de haut niveau également.
Son idée entrepreneuriale va émerger lors d’une discussion sur la piste avec ses athlètes. Depuis toutes ces années de pratique, Nicolas constate que ce sont toujours les deux / trois mêmes « grosses » marques incontournables qui sont utilisées par les athlètes en termes d’équipements : chaussettes, chaussures, textiles… N’existe-t-il pas d’autres alternatives à ces mastodontes qui font la loi ? Comment sont fabriqués ces produits, dans quelles conditions ? N’y a-t-il pas de propositions plus locales ? De fil en aiguille, il décide de construire son projet avec l’aide et les retours de ses athlètes et amis. Début 2020, il est prêt à lancer sa marque de vêtements de sport, conçus et fabriqués en France. Avec une gamme de chaussettes et t-shirts pour commencer. Le Colibri Frenchy était né.
Pour l’explication du nom, je vous renvoie au livre de Pierre Rabhi « La part du colibri ». Nicolas veut et va faire sa part en se lançant dans cette nouvelle aventure. Tout comme ses clients et sa communauté qui le suit.
Le Covid repoussera le lancement de la marque. Le Colibri Frenchy prend véritablement son envol en juillet 2021.

Les différentes phases, de la conception à la production sont réalisées intégralement sur le territoire français.

Le Colibri Frenchy
Les différents lieux de production dont 80% est réalisée en Auvergne – Rhône Alpes

Les matières et textiles biologiques sont sourcés et labellisés pour être respectueux de l’environnement et des conditions de travail des salariés les produisant.
La confection est réalisée par des manufactures françaises, dans le Limousin pour les chaussettes et en Rhône-Alpes pour les t-shirts. Ces entreprises sont labellisées Entreprise du Patrimoine Vivant. Le packaging est réalisé en Franche-Comté.
Nicolas a mis également en place une démarche de co-création. Des sondages sont mis en place avec sa communauté puis des tests. Dans les cartons : un short, une veste et un legging.

J’ai eu l’occasion de tester la paire de chaussette adaptée pour le trail mais aussi pour le vélo.

Le Colibri Frenchy
Une chaussette à tige plutôt haute, bien dans l’air du temps, photos Hugues Grenon

La qualité de fabrication se ressent tout de suite au touché du textile. Niveau confort, elles sont composées de 96% de Polyamide et 4% d’Elasthane. Un renfort textile à peine visible est judicieusement placé au niveau de la malléole. Les chaussettes sont donc différenciées gauche/droite avec un point rouge et bleu.

La tige est haute, bien dans l’air du temps. Elles ne sont pas trop épaisses et le confort est excellent. Grâce à l’Elasthanne la tenue est très bonne sur l’ensemble de la chaussette qui est très respirante grâce à ses nombreuses alvéoles permettant la régulation de la température.
Des renforts sont positionnés au niveau du talon et de la pointe du pied. Ceux-ci ne gênent pas et restent assez fins ce qui est parfait pour le cycliste. Des coutures spécifiques permettent d’éviter les irritations.
Cette chaussette est entièrement recyclable et son packaging carton en matière recyclée.

Pour conclure, d’excellents produits, conçus et fabriqués localement. Certainement durables car de qualité. Le test sur une plus longue période le validera.
Prix de la paire testée : 20 €.
Le Colibri Frenchy propose également des socquettes à tige plus basses, des t-shirt, un sweat-shirt et également des accessoires.

Toutes les infos sur Le Colibri Frenchy

Bagagerie bikepacking Specialized x Fjällräven

Repérée par Matthieu

Cette “collab” est le fruit du travail entre les ingénieurs produits de Fjällräven, société suédoise spécialisée dans les vêtements et les équipements de plein air, et ceux du célèbre fabricant californien. Cette gamme est conçue pour les expéditions à la journée ou sur plusieurs jours à vélo et présente des produits de bagagerie de bikepacking robustes et polyvalents ainsi qu’une gamme de vêtements adaptés pour le vélo. Nous nous concentrons ici sur la partie bagagerie sportive.

Ensemble support et sacoche de selle

Le support de selle avec armatures en aluminium s’accroche à la fois sur la tige et le chariot de selle pour conférer un maximum de stabilité une fois la sacoche chargée. Promesse de gain de temps à chaque pause un peu longue ou lors d’un bivouac, car plus besoin de décrocher la sacoche complète, simplement décrocher le Dry Bag. 3 jeux de serrage permettent de sécuriser une sacoche ou une tente. Le support de selle est compatible avec la majorité des tiges de selles et rails que l’on trouve sur le marché. La structure tissu du support est fabriquée en Vinylon F, fibre synthétique très résistante qui a fait la renommée des sacs à dos Fjällräven.

bikepacking Specialized Fjällräven
La sacoche de selle glissé dans son support, lui-même fixé fermement sur les rails et la tige de selle.

La sacoche “Roll Top”, réalisée en nylon recyclé, est imperméable et disponible en 2 volumes (10 et 16 litres). Elle possède aussi une valve permettant de vider efficacement l’air et de compresser l’équipement une fois enroulée.

bikepacking Specialized Fjällräven
Il est également possible de glisser une tente dans le support de selle.

Prix : 140 € (support de sacoche) et 50-60 € (sacoche 10-16 litres).

Ensemble support et sacoche de cintre

Même concept que pour la sacoche de selle, avec un rack en aluminium à fixer directement sur un cintre de 31,8 mm de diamètre.

Dimensions du rack : 20 x 8 x 13 cm. Capacité maximale : 5 kgs.

Le rabat du sac n’est pas scellé sur le dessus, ni sur les côtés mais la doublure est étanche.

La sacoche (d’un volume d’environ 5 litres) est réalisée en nylon 100 % recyclé. Elle se glisse sur la structure métallique et reste en position sur le rack grâce aux straps permettant de fermer la sacoche. Cette dernière peut aussi s’enlever rapidement et se porter sur l’épaule grâce à sa sangle fournie. Question rangement, cette sacoche est équipée de 2 poches mesh sur le côté et de poches zippées internes.

Prix : 100 € (rack aluminium), 100 € (sacoche)

Sacoche de cadre et de top tube

Pour compléter cette gamme, vous trouverez aussi une sacoche de cadre réalisée en Vinylon et dotée de renforts en mousse sur les côtés et de poches intérieures en mesh pour transporter tout votre petit équipement. Cette sacoche est disponible en tailles S (41 x 12 x 7 cm) et M (47 x 13 x 7 cm) et sa doublure est étanche. Elle s’attache solidement grâce à ses 7 sangles velcros venant se prendre sur le cadre.

Le “Top Tube Bag” (photo ci-dessous, à droite) est disponible dans une taille unique (25 x 9 x 5 cm) mais en 4 coloris (rouge, noir, kaki et jaune-ocre). Elle s’attache à l’aide de 3 velcros ou de vis si le vélo dispose d’inserts sur le tube horizontal. Poches en mesh et double zip, comme sur son homologue de cadre, complètent sa description.

Prix : sacoche de cadre : 80-90-100 € (S-M-L), sacoche top tube : 55 €.

Plus d’informations sur cette collab Fjällräven/Specialized.

Roues Prymalh Vega Wide

Repérées par Patrick

Après deux ans d’existence, et des milliers de kilomètres sur route, sur les chemins roulants ou cassants en montagne, le fleuron de la gamme gravel Prymahl s’offre une déclinaison plus musclée, encore plus endurante et toujours aussi performante : la Vega Wide. J’avais testé la version Pro au moment de leur sortie et j’avais relevé le côté sportif de ces roues. Les Wide vont élargir leur usage pour ceux qui adorent les sentiers.

Les nouvelles roues Prymalh Vega Wide
Elle a été utilisée en course gravel dans le désert d’Atacama… photo Origine

La Vega a fortement brillé par son rendement sur route avec un comportement très proche d’une roue de route et en même temps elle a été utilisée en course gravel dans le désert d’Atacama. La Vega a exploré le Sri Lanka, roulé sur des vélos chargés à 25 kg sur les routes de Corse, subi des descentes vertigineuses dans les Alpes, participé et fini sur les podiums de Bikingman, le tout dans la poussière, la boue ou le bitume roulant.

Avec la Vega C35 Pro et C35 Pro Wide deux types de pratiques s’offrent à vous :

  • Vous roulez plus de 40% sur la route : alors la roue qui vous conviendra le mieux est la Vega C35 Pro.
  • Vous roulez plus de 60% sur des chemins : il vous faut la Vega C35 Pro Wide.

Les Wide sont une déclinaison musclée et plus large de la Vega pour une utilisation dans des conditions encore plus radicales. Votre pneu aura plus de ballon qu’avec une Vega C35 Pro classiques, ce qui facilitera les enchaînements de pierres, racines et autres passages techniques.

Caractéristiques


° Profil – 35 mm
° Largeur entre crochets – 24 mm
° Moyeux – Straight Pull 12/100 avant 12/142 arrière
° Rayons – Inox Aero
° Rayonnage – 24/24t croisement par 2
° Corps de cassette Shimano/Sram ou Campagnolo
° Jantes compatibles Tubeless
° Roues livrées avec fonds de jante
° Fixation disque type centerlock 
° Poids max système : 120 kg

Prix : 1 830 €

Infos sur le site

Gravel Tour du Mont-Blanc : ils l’ont fait !

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Gravel Tour du Mont-Blanc
Gravel Tour du Mont-Blanc

À peine les sentiers du Tour du Mont-Blanc délaissés par les trailers de l’UTMB, les cyclistes du GTMB (Gravel Tour du Mont-Blanc) se sont lancés à leur tour à l’assaut des pentes mythiques du massif Alpin. Ce haut lieu des sports outdoor, n’avait jamais inspiré un organisateur capable de proposer un Tour complet en mode race : 234 km avec un dénivelé positif de 8500 m : Wish One l’a fait et l’épreuve s’est déroulée récemment du 3 au 4 septembre. Le vainqueur : Emeric Turcat a bouclé l’épreuve en un temps canon de 12h15… (photos de cet article : Loris Von Siebenthal)

Gravel Tour du Mont-Blanc
À peine les traileurs de l’UTMB partis, les cyclistes du GTMB les remplacent sur les sentiers du Tour du Mont-Blanc : le départ à 5h du matin de Megève.

Le gravel en montagne

Peu de cyclistes pensaient la chose possible. Rien que oser accoler les mots Gravel et Haute montagne : ça fait peur. À plus de 2000 m d’altitude, cela change tout… Le gravel, on le sait, est un vélo qui peut rouler à peu près partout, mais ceux qui connaissent l’endroit n’imaginaient pas y voir un jour rouler ce type de vélo en mode race. Comment vaincre ces sentiers montagnards sur des vélos non suspendus, chaussés de pneus de 40 ?

Gravel Tour du Mont-Blanc
Le gravel en montagne : c’est possible

On avait suivi, grâce à Jérôme Furbeyre, cette pratique en montagne qu’il effectue en tant que guide. Luc Royer, de Chilkoot, a également proposé sur son catalogue d’événements des épreuves montagnardes… mais une épreuve en mode course, sur une telle distance : c’est nouveau. Le gravel en montagne n’est plus un rêve que l’on ne peut pas atteindre. Il y a un dicton qui dit “On ne déplace pas les montagnes…” Est-ce que notre vélo de gravel n’est pas en train de tenter le coup en suivant la parole de Confucius qui lui disait “Celui qui déplace la montagne, c’est celui qui commence à enlever les petites pierres…” : il faut reconnaître que Wish One a fait bouger quelques grosses pierres avec ce GTMB.

La course

Ils sont partis de Megève le samedi 3 septembre à 5h du matin comme des “Pionniers”, ils sont revenus en “Héros” après avoir bouclé le Tour du Mont-Blanc en gravel et les 234 km – 8500m D+ du parcours, imaginé par Nicolas Roux (co-organisateur de la course avec FX Blanc et Maxime Poisson de Wish One).

Ils sont au bord des larmes tellement ils sont émus

FX Blanc était sur le terrain “C’est beaucoup plus riche de voir ce qui se passe dans le milieu du peloton et chez les derniers. Les gars, ils ont vécu un gros truc, ils sont au bord des larmes tellement ils sont émus. Pour les premiers, ce n’est pas une même aventure. Ils s’engagent physiquement mais à l’arrivée ils ne sont pas au bout de leur vie...”, me déclare François-Xavier Blanc qui a suivi le déroulement de l’épreuve, veillant à ce que tout se passe bien. Il me raconte l’histoire du coureur italien qui même en étant hors délai avait tenu à finir. “Le gars il a dormi à la Fouly et il est arrivé le lendemain au moment de la remise des prix. Du coup il a eu son heure de gloire, célébré presque comme un vainqueur..

La météo a été limite avec quelques averses, surtout pour ceux qui sont arrivés dans la nuit, mais heureusement pas de nature à perturber le déroulement de la course.

Gravel Tour du Mont-Blanc
Emeric Turcat et Christoph Sauser se sont livrés en tête de course à un sacré duel au sommet.

Cette première édition du GTMB a vécu en tête un duel incroyable pour la victoire chez les hommes, entre Emeric Turcat et la légende suisse du VTT Christoph Sauser. C’est dans la dernière partie de la course qu’Emeric Turcat a fait la différence, pour inscrire son nom au palmarès du GTMB 2022 avec un temps canon de 12h15 !

Chez les femmes, Ali Gibb (Wish One Racing), seule femme au départ, a quant à elle repoussé ses limites pour vaincre les 8 cols du parcours, dont 2 à plus de 2500 m d’altitude avec Le Col de la Seigne et le Grand Col Ferret, pour arriver à Megève au bout de 20h56 d’effort.

Un format HALF (140km – 5000m D+) était aussi au programme avec un départ depuis Courmayeur en Italie. C’est le français Sébastien Jarrot (Assos) qui s’est imposé en 8h19.

Le dimanche, une rando sportive de 75km 2500m D+, le Gravel Tour du Mont Joly parrainé par le Crédit Agricole des 2 Savoies a offert à un public plus large et plus féminin, une expérience gravel avec des vues imprenables sur le Mont-Blanc tout au long du parcours.

Une femme dans la course

 Le plus dur pour moi a été le col de Voza sur la fin, en poussant mon vélo bien chargé

Gravel Tour du Mont-Blanc
L’arrivée sous la pluie d’Ali à Megèvre dans la nuit.

Ali Gibb était la seule femme dans la course. Elle a terminé en 20h56 dans la nuit sous la pluie. “J’avais déjà fait le tour du Mont-Blanc en vélo de route, ça me plaît, j’aime bien rouler en montagne. J’ai commencé le gravel en 2020 : j’adore, et quand j’ai su que Wish One organisait le tour en gravel j’ai décidé de le faire. Ce n’était pas pour faire la course, mais simplement pour aller au bout et finir“, me dit Ali. Comme pour les autres concurrents, rien n’a été facile. Elle a grimpé pratiquement entièrement le col de la Seigne sur le vélo, rattrapant au passage quelques hommes, il lui a juste manqué les derniers 200 mètres.

Gravel Tour du Mont-Blanc
Ali Gibb, seule femme présente et finisher du Gravel Tour du Mont-Blanc !

Le plus dur pour moi a été le col de Voza sur la fin, en poussant mon vélo bien chargé, dans la tempête et dans la nuit. Il a beaucoup plu la dernière heure. J’ai fait une chute aussi, juste avant la descente sur Megève, à cause de la boue”, poursuit Ali. Elle utilisait sur son Wish One Sub un mono plateau de 38 avec un 42 derrière. Elle avait opté pour des roues de 650 montées avec des pneus Vittoria de 47. Elle avait également ajouté des rubans de gel sur son guidon pour amortir les chocs sur ces pistes rocailleuses.

Un champion sur les pentes

Un parcours magnifique mais très très exigeant avec ses 8500 de D+

Les passionnés de vélo connaissent Laurent Brochard qui a été champion du Monde sur route en 1997. Laurent a eut une longévité sportive remarquable dans le peloton pro qu’il a quitté à 39 ans. Il a ensuite basculé avec talent dans la course à pied : marathon puis trail running. Ce grand sportif découvre à plus de 50 ans le Gravel et le moins qu’in puisse dire, c’est que ça lui plait. Ça fait un moment qu’il suit les épreuves proposées par Wish One et c’est sa femme qui a voulu lui faire plaisir en l’inscrivant sur ce GTMB. Il a eut effectivement du plaisir pour sa première participation sur une telle distance.

Gravel Tour du Mont-Blanc
Laurent Brochard découvre avec plaisir le Gravel

Officiellement c’était 234 km, mais en réalité c’était plutôt 250 km pour moi… Tout ça à cause d’un GPS obsolète qui a fait du zèle, et des détours “parce que c’est joli “… Un parcours magnifique mais très très exigeant de 8500 D+, qui fait de cette course gravel une des plus difficiles au monde. Je n’ai pas fait ma traditionnelle fringale et j’ai plutôt bien géré tous ces kilomètres. Je suis assez satisfait de moi pour cette première expérience aussi longue en gravel… Je n’avais pas roulé autant depuis probablement 2007 à la fin de ma carrière pro. L’entraînement reste la base de la réussite et revenir en forme n’est pas chose aisée après un arrêt si long. Chaque gravel me permet de me remettre dans le bain, perfectionner mes choix quant au matériel… je regarde le calendrier et je zieute déjà les prochains objectifs. Merci et bravo à l’organisation pour son accueil et son travail, Nicolas, Maxime, FX et les autres. À ma femme et mon bébé, qui m’ont assisté et encouragé tous ces kilomètres ce qui contribue à faire de cette journée une réussite . Je boucle cet événement en environ 16 h40…”, déclare Laurent sur sa page Facebook.

Gravel Tour du Mont-Blanc
C’était plutôt 250 km pour l’ex-cycliste professionnel Laurent Brochard qui a bouclé l’épreuve en 16h40 !

Palmarès


GTMB 2022 Femmes
1 – Ali Gibb (Wish One Racing)

GTMB 2022 Hommes

Gravel Tour du Mont-Blanc
Une fois le combat terminé, une bonne poignée de mains entre les 2 animateurs de la course, Emericat Turcat et Christoph Sauser


1 – Emeric Turcat (Tribe Sport Group)
2 – Christoph Sauser (SPECIALIZED – HORIZONTE COFFEE)
3 – David KOECHLI (Go Fast) / Nicolas Hartmann (Go Fast)

HALF GTMB 2022 Hommes

Gravel Tour du Mont-Blanc
Sébastien Jarrot, le vainqueur de la Half


1 – Sébastien Jarrot (Assos)
2 – Ignacio Morales
3 – Blaise Raybaud

Les résultats complets sont ici : https://my.raceresult.com/216942/

La Bonne Mère Cyclo Classic… pas si classique que ça !

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La Bonne Mère Cyclo Classic 2022
La Bonne Mère Cyclo Classic 2022

Dimanche 4 septembre vers 9h, dans les petites rues d’Aix-en-Provence, on pouvait voir une étrange bande de cyclistes, “déguisés” façon vintage, juchés sur des vélos “préhistoriques”. Ils convergeaient vers le point de départ de la 4ème édition de la Bonne Mère Cyclo Classic. Drôle de nom pour une balade à vélo qui n’a justement rien de classique. Nous le découvrions tout au long de cette sortie mémorable ! …(photos d’un peu tout le monde)

La Bonne Mère Cyclo Classic 2022
Au départ

Cette fois c’est officiel

Après 3 éditions “off”, un peu entre potes, la Bonne Mère Cyclo Classic est devenue “officielle” cette année. Gabriel Refait de Dynamo Cycles Repairs, l’instigateur de l’événement, a décidé de sauter le pas en proposant une organisation structurée. Il s’est entouré de quelques partenaires sérieux ;-), dont Bike Café, Mana Café, Le Cyclo.com, Selles Idéale, Dilecta Cycles… La première preuve de ce changement est la présence de dossards… Non, ce n’est pas une course, mais avoir un numéro sur le vélo, c’est déjà une preuve qu’il ne s’agit pas d’un ride sauvage.

La Bonne Mère Cyclo Classic 2022
Briefing du directeur de course

Le café Mana est le fournisseur officiel de ma “came” caféinée hebdomadaire. Je viens chercher ici mes grains dans ce lieu branché à Aix, où l’on trouve plein de bonnes choses. Voiture suiveuse avec du matos de dépannage et du ravito, photographe, lots… cette 4ème édition sent l’orga bien huilée, même si tout cela reste bon enfant.

La Bonne Mère Cyclo Classic 2022
La Panda d’assistance… pourvu qu’elle tienne jusqu’à Marseille

Une des voitures suiveuses n’est autre que la Panda de Gabriel, aussi âgée que certains vélos du peloton.

Je vous parle d’un temps…

Avec Matthieu, qui a sorti pour l’occasion le vélo de son grand-père, on fait le tour ensemble du “Parc vélo”. Il y a de tout : du qualitatif et du plus ordinaire. Parmi les vieux vélos on remarque immédiatement un René Herse sublime. Son propriétaire, qui est venu de l’Oise, est un collectionneur qui possède 35 vélos. On voit un Levacon incroyable, un Mercian très british, quelques randonneuses, un tandem… Ces vélos sont tout aussi hétéroclites que les accoutrements de leur propriétaire.

La Bonne Mère Cyclo Classic 2022
Le “grand prix” de la chemisette la plus colorée est attribué à Julien Camy… avec en plus le petit détail du Leica d’époque… faudra attendre les tirages papier pour voir les photos.

Entre les chemisettes colorées et les maillots vintage, vous avez le choix. Rien à voir avec le peloton “Lycra moulé” d’une cyclosportive, ici les jambes ne sont pas rasées. Enfin celles des hommes, pour les femmes je n’ai pas osé poser la question ;-). Ce qui frappe aussi, en observant ce panel rigolard de cyclistes au look d’un autre âge, c’est la moyenne d’âge. Plein de jeunes trentenaires très heureux de monter dans la machine à remonter le temps. Je vous parle d’un temps, que les moins de 40 ne pouvait pas connaître à priori… et bien si : ils connaissent !

La Bonne Mère Cyclo Classic 2022
Les maillots racontent les époques

On n’est pas ici dans une rigueur totale vélo / vêtements comme sur l’Eroica. On verra quelques baskets plates appuyer sur des vieilles pédales et l’inverse : des pédales auto sur de vieux pédaliers. On constatera quelques anachronismes vestimentaires et techniques, mais peu importe : les sourires eux sont bien d’époque, celle du bonheur de rigoler à vélo et d’aller voir la Bonne Mère.

Il est temps d’y aller : 85 km entre Aix et Marseille avec, pour ceux qui ne connaissent pas la région, quelques bosses à grimper sur ce matériel d’une autre époque. Nos aînés avaient le mollet puissant, si on en juge les braquets installés sur leurs vélos. Certains se posent déjà des questions sur leur capacité à se hisser en haut de la Bonne Mère sachant qu’un raidard à 20% les attend pour finir. La bière, qui sera servie aux participants en haut sera méritée. En guise de mise en bouche à une bonne dizaine de kilomètres d’Aix on va se heurter à la côte de Saint-Antonin.

La Bonne Mère Cyclo Classic 2022
La Bonne Mère Cyclo Classic 2022… Il faut la grimper celle là, n’est-ce pas Ernest ?

Ma chaîne déraille dans le premier lacet. J’entends le grincement d’autres vélos, on se dresse sur les pédales pour nous regrouper tous en haut afin d’attendre les derniers. Une autre pause plus loin pour admirer au loin le massif de la Sainte-Baume avant de filer dans la vallée pour remonter ensuite vers Fuveau où un ravito est prévu.

Le Pastis de l’Estaque… ça tombe bien on y va !
Route joyeuse, route heureuse… la sandalette cyclo c’est pas mal non plus d’avoir les pieds à l’air.

Boissons fraîches, café… il y a même du Pastis ! J’en prendrais un fond bien noyé d’eau pour me désaltérer. On reprend la route : Gardanne, Bouc Bel Air, Cabriès… c’est là que je laisse le groupe pour rentrer sur Aix. Le peloton continuera et Matthieu fera encore un bout de chemin avec eux, jusqu’aux Pennes Mirabeau. Jean-Pascal, me vantera la petite route sublime dénichée par Gabriel pour franchir le Rove et descendre sur l’Estaque. Il faudra traverser Marseille sur la piste cyclable pour atteindre le Vieux Port et se rendre dans la rampe qui mènera en file indienne le petit groupe coloré sur la terrasse de la Bonne Mère, pour admirer la ville et déguster une bonne bière. Ainsi s’achève la Bonne Mère qui décidément n’a rien de classique…

Les gagnant des lots tirés au sort… c’est à ça que servaient les dossards 😉

Vous avez pu le voir cette Cyclo n’était en rien classique. Elle a mélangé fun, passion, convivialité, humour, découverte, décalage… un cocktail délicieux dont nous allons attendre avec impatience la prochaine tournée !

Organisation Dynamo Cycles repairs

Chef de File en version gravel

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Test tenue gravel Chef de File
Test tenue gravel Chef de File Photo Patrick

Sur le salon gravel de Nature is Bike, en juin dernier, nous avons repéré les nouveautés gravel de Chef de File… La chemise, le cuissard cargo et le polo. Des tenues décontractées et vraiment typées gravel. Nous allons pouvoir cultiver notre différence en adoptant des fringues cool pour rouler “off road”. La marque Chef de File, qui s’est forgée une belle réputation dans le monde de la route, apporte son savoir-faire et son design innovant à cette nouvelle collection.

Test tenue gravel Chef de File
Alexandre Gaspari,co-fondateur de Chef de File, nous présente sa nouvelle collection gravel sur le salon de Nature is Bike – photo Patrick

Chez Bike Café, nous connaissons bien l’équipe de Chef de File, à qui nous avons confié la création de notre tenue (maillot/cuissard) “team“. Tous les membres de notre équipe utilisent ces équipements lors de leurs participations aux épreuves et aux tests. Chef de File équipe également le team Look Gravel de ces mêmes tenues. Elles sont très “cyclistes” : maillot léger et respirant près du corps et cuissard cargo avec 4 poches.

La gamme gravel que présente Chef de File aujourd’hui s’oriente plus vers le gravel aventure avec des coupes décontractées et un cuissard cargo équipé de 4 poches. Le design et les couleurs affirment la tendance du “rouler cool” sans penser à l’aérodynamisme des vêtements. Cette nouvelle gamme a été conçue en France et fabriquée en Italie.

Test tenue gravel Chef de File
Les tenues Chef de File de Bike Café. A gauche je porte le nouveau cuissard à droite Philippe porte l’ancien – photo Matthieu Amielh

Le test

Le point important pour moi était le cuissard cargo. J’étais un peu déçu par celui de la tenue “officielle” Bike Café réalisée par Chef de File (voir image ci-dessus). En fait, depuis ma chute cet hiver et mon opération du fémur, j’éprouve une certaine sensibilité au pli de la jambe au niveau de la hanche. Le montage des poches latérales venait apporter une contrainte juste à cet endroit et au fil des kilomètres, j’éprouvais une gêne. L’autre petit défaut était le positionnement trop haut des poches dorsales. Une sortie de 120 km en bikepacking dans le Luberon nord m’a rassuré sur la coupe très réussie de ce nouveau cargo. L’emplacement des poches a été modifié et avec un cargo chargé poche droite de mon smartphone, poche gauche de mon porte-monnaie, poches arrières avec 2 jeux de clés, je valide ce cuissard. De plus, la peau Elastic Interface s’est montrée particulièrement confortable lors de cette sortie, pendant laquelle nous avons dû affronter des températures jusqu’à 33°C.

Collection gravel Chef de File
La chemise de la collection gravel Chef de File en mode bikepacking – photo Philippe Aillaud

Avoir de “grosses cuisses” ne me dérange pas du tout au niveau du pédalage. Certains cyclistes qui roulent avec moi sont étonnés que je charge ainsi les poches latérales de mon cargo. En fait, cela ne perturbe absolument pas mon pédalage et à la limite je trouve même que le transfert du poids le long de mes fémurs est moins gênant que la même charge posée sur les reins. Après je reconnais que ça n’affine pas la jambe. Ainsi chargé, mon image de “racer” en prend un sacré coup 😉 … En gravel et bikepacking, les mentalités sont différentes et le côté esthétique sera apprécié différemment.

Test tenue gravel Chef de File
En gravel et bikepacking, les mentalités son différentes et le côté esthétique sera apprécié différemment – Photo Patrick

La chemise que j’ai testée (plutôt le matin de bonne heure) est un produit demi-saison. Elle n’est pas excessivement chaude, mais en cette fin août dans le Sud, je ne vous la conseille pas. Pour une départ le matin, c’était parfait ! Ensuite, je l’ai rangée dans une sacoche pour enfiler un maillot léger. La coupe est ample et finalement, avec mes 65 kg, j’aurais dû opter pour un taille S plutôt que M, je suis entre les deux tailles. J’ai apprécié la douceur du tissu à même la peau. L’apport de laine mérinos joue son rôle de régulateur thermique. Je pense que l’automne arrivant cette liquette sera un must de ma garde-robe.

La chemise en vélo, est un anachronisme qui me plaît…

J’aime ce look “aventurier” qu’elle me procure, même si je suis plus flâneur que baroudeur. En étant ainsi vêtu, j’aime de temps en temps (c’est pas fréquent, mais ça arrive) créer la surprise sur route en doublant des cyclistes boudinés dans leurs Lycra au point de plus pouvoir respirer. J’aime aussi surprendre quelques VTTistes que je rattrape sur les DFCI roulantes et qui pensent que je suis un garde de l’ONF avec mon petit écusson sur la manche de ma chemise 😉 La chemise en vélo, vous l’avez compris est un anachronisme qui me plaît. Avec ce modèle, en dehors de son prix relativement élevé, je suis pleinement satisfait.

Test tenue gravel Chef de File
Des couleurs en harmonie avec la nature environnante – Photo Patrick

Le polo est dans la même philosophie que la chemise. J’aime bien l’harmonie des couleurs proposées (5 coloris possibles). Même remarque que précédemment au niveau sizing, la taille S m’aurait mieux convenu. Regardez bien les conseils des tailles sur le site de Chef de File avant de commander. La petite poche arrière sera pratique pour vos clés / téléphone par exemple. Les manches assez larges peuvent se retrousser pour dégager les bras. Elles seront maintenues par une patte, qui se fixera en haut de l’épaule par un bouton pression.

Test tenue gravel Chef de File
Chaussettes Chef de File – Photo Patrick

J’ai également utilisé les chaussettes : noires classiques, qui apportent à l’ensemble une touche neutre dans l’esprit du cuissard. Par grosse chaleur, pas de soucis de transpiration, elles sont confortables et respirantes.

Mon avis

Je valide totalement le cuissard et son rapport qualité/prix. J’ai apprécié la taille généreuse des poches permettant de loger tout mon bazar. Avec ce cuissard, je peux porter chemise, chemisette ou polo sans poche. Pour la chemise j’ai aimé le look et la qualité du tissu, que j’apprécierai sans doute encore mieux cet automne, avec même un tee-shirt en dessous. Par contre, le prix est un peu élevé, je trouve.

Test tenue gravel Chef de File
Chemise avec un tee-shirt Bike Café en dessous – Photo Patrick

Ceci dit, je pourrais amortir l’investissement en la portant aussi à la ville associée à un jean. Certains se moquent du look un peu convenu de la chemise à carreaux et des tatouages qui présentent un look caricatural et sur-utilisé dans les campagnes de pub gravel. Il n’est pas nécessaire d’être hipster pour pratiquer le gravel. La chemise et le polo de cette collection sont de parfaits “entre-deux” entre la mode outdoor, apparue lors du confinement et l’usage vélo non exclusif… Après, on peut tout aussi bien avoir recours aux friperies, lire notre sujet sur ce thème ici.

Pour le polo : bonne idée pour le zip, par contre l’idée des languettes pour accrocher les manches en haut des épaules est vraiment “too much”… Ce dispositif me semble inutile et sa suppression permettrait de diminuer le coût de fabrication, donc le prix qui est également un peu élevé.

La chemise

Pas moins de 5 coloris pour cette chemise : rouge géranium, ocre, vert d’eau, chocolat et bleu pétrole. La coupe est celle d’une chemise type prêt à porter classique, elle se porte décontractée : pas question de CX, elle donne envie de se balader sans ambition chronométrique.

Test tenue gravel Chef de File
Petit détail : une encoche dans la poche permet de glisser la branche de vos lunettes – Photo Patrick

Elle est constituée de 72% de polyester recyclé et de 28% de laine mérinos. Le confort du tissu et sa technicité permettent d’utiliser la chemise par tous les temps. Le tissu est étudié pour évacuer la transpiration, mais également pour maintenir une bonne régulation de la  température. Elle possède deux poches sur l’avant dont une où vous pourrez accrocher vos lunettes. Le boutonnage se fait avec des boutons à pression.

Prix : 149 €

Le cuissard cargo

Le cuissard type “cargo” s’est imposé dans le monde du gravel. Avec ses 2 poches latérales et ses 2 poches en filet dorsales, il permet justement de placer ce que l’on mettait dans les poches du maillot, permettant du coup de porter chemises ou polos. C’est très pratique, et ce modèle offre une belle capacité d’emport pour l’essentiel : téléphone, porte-monnaie, clés, casquette…  La peau est d’origine Elastic Interface, reconnue pour la qualité de ses produits. Elle est adaptée à la longue distance et 6 heures voire plus de selle ne lui feront pas peur. Pour un maintien parfait, le cuissard intègre à sa base, une bande siliconée avec un grip intérieur de 5 centimètres.

Prix : 129 €

Le polo

Test tenue gravel Chef de File
Photo Patrick

Comme pour la chemise, on retrouvera 5 coloris différents pour ce polo : vert d’eau-beige, sapin-vert de gris, sable-jaune ocre, bleu pétrole-gris, beige-chocolat. La coupe est celle d’un vêtement type prêt à porter, tenez en compte au moment de l’achat. Ce polo inspire la décontraction est les rides contemplatifs en backpacking. Des petits détails font la différence, comme ces pattes permettant de retrousser les manches pour rouler les bras à l’air et la poche zipée dans le bas du dos. Le tissu est agréable à porter.

Prix : 99 €

Toutes les infos sur le site de Chef de File 

Interview d’Alexandre Gaspari lors de Nature is Bike 2022

ULTRADYNAMICO Rosé Race : le pneu Gravel des fétichistes

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Ultradynamico, voilà une marque qui sera inconnue pour la plupart d’entre vous. A vrai dire, de moi aussi. Jusqu’à ce que David Robert, créateur des cycles Léon, m’ouvre les yeux sur celle-ci. Contact est pris avec la marque américaine, qui m’expédie une magnifique paire de pneus ROSE RACE. Une fois la taxe d’importation acquittée (plutôt douloureuse), et surtout derrière la hype qui entoure cette marque, qu’en est-il réellement sur les pistes ? 

“ULTRADYNAMICO founders and tire fetishists : Ron and Pat” (source : Ultradynamico)

ULTRADYNAMICO :

Tout d’abord, revenons un peu sur cette entité Ultradynamico, entourée d’une certaine aura dans la hype du cycle. Fondé par Ronnie Romance (alias Ultraromance) et son ami Patrick, Ultradynamico se démarque sans peine de l’industrie, trop souvent austère, du pneu cycle.

Ultradynamico Ronnie Romance
Ronnie Romance alias ultraromance (Photo Ultradynamico)

Décalée et colorée, la gamme de pneus n’est semblable à aucune autre. Une gamme où l’on trouve des variantes « JFF » (Just For Fun) moins recherchées mais revêtant les mêmes profils que les modèles huppés et plus couteux. Quant à la fabrication, celle-ci se fait désormais au Japon, chez PANARACER. Qui s’en plaindra quand on connait la culture d’excellence de ce grand nom de l’industrie japonaise ? Pas moi en tout cas, et je vous invite à relire son histoire passionnante que j’avais détaillée dans cet article

Panaracer
Les pneus Ultradynamico sont désormais fabriqués par Panaracer, au Japon. Qui s’en plaindra ? (photo Laurent BIGER)

Présentation de l’Ultradynamico Rosé Race 

Premièrement, je vous propose de laisser Ultradynamico himself présenter son modèle Rosé Race avec ses propres mots, précis mais aussi décalés que leur image (que j’ai essayé de traduire le plus fidèlement possible) : 

-” Gère aussi bien la route que la piste, comme un bon musicien gère un Stradivarius ; 

– Conçu pour la course avec une adhérence supérieure dans toutes les conditions ; 

– Structure luxueuse, à TPI élevé, provenant d’un bazar de rue marocain dont la teinte peut varier ; 

– Aucune protection latérale, pour préserver la vitesse pure ; 

– Le composé, exotique, se révèle réellement après environ 1000 km d’utilisation (contrairement à vous, ce pneu devient plus rapide avec l’âge) ; 

– Compatible Tubeless ; 

– Bande de roulement centrale continue pour une propulsion optimale ; 

– Crampons en forme de delta, de conception aéronautique, pour un freinage supérieur ; 

– Utilisable à l’avant et à l’arrière pour un grip maximal, ou à associer avec le CAVA à l’arrière pour plus de rendement. “

Ultradynamico
Ultradynamico
Un coloris original et plutôt classe (photo Laurent BIGER)

Cela étant dit, voici quelques données supplémentaires importantes : 

Dimensions : 650b x 47,99 mm ou 700c x 42 mm (version testée) 

Poids vérifié du 700c x 42 mm : 460 g

460 g : c’est light pour un 700 x 42 mm ! (photo Laurent BIGER)

Le Rosé Race sur nos pistes

J’ai pu tester cette paire de pneus au printemps, où je les ai montés sur mon Giant Revolt. Là-dessus, rien à signaler, le montage fut simple et finalement conforme aux excellents produits fabriqués par PANARACER. J’ai mesuré la largeur du Rosé Race à 42 mm à une pression de 3 bars. Le tout sur des jantes ayant une largeur interne de 25 mm.

Un “petit” 42 mm pour ce pneu de 700c (photo Laurent BIGER)

Le toucher est intéressant, presque déroutant. Il n’est semblable à aucun autre pneu que j’ai pu avoir dans les mains (et ils sont nombreux). C’est doux, et d’une souplesse qui interroge forcément sur la robustesse et la tenue de ce pneu sur le terrain.

Le toucher est inhabituel, c’est souple et doux (photo Laurent BIGER)

A première vue fort cramponné, le Rosé Race se fait bien entendre sur la route où il s’avère bruyant et pas franchement performant. Rien de bien surprenant au regard de la bande de roulement central, sculptée par les “Crampons en forme de delta, de conception aéronautique“.

En revanche, sur les pistes, ce pneu est un régal de rendement et de sécurité. Son grip est excellent, aussi bien au freinage que sur l’angle, ou encore en motricité. La gomme, tendre, épouse littéralement les aspérités du terrain : c’est beau et efficace. D’ailleurs, la qualité de cette gomme se confirme sur terrain gras où le Rosé Race reste rassurant et plutôt efficient.

Ultradynamico préconise les Rosé Race pour la “vitesse pure” et les déconseille à ceux qui crèvent souvent. Pourtant, sur mes 500 km de test dont la Verdun More Gravel de 110 km où les descentes rapides sont nombreuses, je n’ai constaté qu’une seule perforation sur mon pneu arrière. Preuve est qu’en restant précis dans ses trajectoires, ce Rosé Race sait aussi se montrer robuste. Quant à l’usure, rien d’anormal pour 500 km mais il faudra bien sûr que je roule encore pour confirmer ou infirmer ce qu’avance fièrement la marque “Le composé, exotique, se révèle réellement après environ 1000 km d’utilisation (contrairement à vous, ce pneu devient plus rapide avec l’âge)”. Le confort est conforme à la souplesse des flancs, c’est à dire de haut niveau !

Ultradynamico Rosé Race : un dessin aussi exclusif que la marque (photo Laurent BIGER)

Pour conclure

Finalement, j’ai surtout voulu à travers cet article vous faire découvrir une alternative aux pneus si répandus, et malheureusement, si austères qui peuplent le milieu du cycle. Volontiers provocateur, Ultradynamico apporte un semblant de romantisme sur nos vélos Gravel, tout en étant d’une fabrication rigoureuse. Le bien nommé Rosé Race est décidément un pneu attachant, aussi souple que rapide, et finalement pas si fragile. Le prix est lui un peu élevé, et là aussi, conforme à l’exclusivité…

Toutes les infos sur le site Ultradynamico.

Découverte du Luberon nord avec Miss Grape

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Test des sacoches de Bikepacking Miss Grape
Nous avons un peu serré les fesses sur les passages gravel avec nos pneus de 26 et 28 mm respectivement mais au final, c'est passé ! Photo : Philippe Aillaud.

Les Grands reportages sont des commandes passées à l’équipe rédactionnelle de Bike Café par des marques qui souhaitent présenter leurs produits (vélos, équipements, vêtements ou accessoires) dans un contexte original. Ce grand reportage a été réalisé avec le soutien de Miss Grappe.

En quelques années, le bikepacking a révolutionné et modernisé le voyage à vélo. La simplicité et la modularité de cette nouvelle bagagerie, l’envie d’aventures et l’émergence du gravel, ont dynamisé ce marché. Certaines marques, dont Miss Grape, ont senti venir très tôt cette tendance du voyage léger à vélo. Aujourd’hui, beaucoup ont suivi les traces de cette marque pionnière, sur un marché du bikepacking en pleine effervescence. Lorsque nous avons décidé d’aller explorer le Luberon nord, nous avons immédiatement pensé à nous équiper avec des sacoches Miss Grape. Patrick les avaient utilisées il y a longtemps (en 2016) sur un trip de 2 jours entre Aix-en-Provence et Fréjus et plus récemment, Jeanne Lepoix avait réalisé un test très complet de la gamme Miss Grape lors d’un long périple en France.

Le Luberon est un territoire vaste qui s’étend de Cavaillon jusqu’à Banon. Il se trouve dans le Sud de la France, au coeur de la Provence. On évoque souvent son massif qui divise le grand et le petit Luberon, séparés par la combe de Lourmarin.

Autrefois, il existait dans cette région un chemin de fer reliant Cavaillon à Volx. Cette voie avait été construite sous le Second Empire pour desservir le nord du Luberon.

Comme beaucoup d’anciennes lignes en France, elle a été sacrifiée au profit du transport routier. Il fallait 3 h 30 pour relier les deux terminus distants de 78 kms. Deux trains dans chaque sens assuraient les mouvements de voyageurs. En 1933, seul le service marchandises persiste entre Apt et Volx, les trajets voyageurs étant assurés par des autocars. Toute l’activité ferroviaire sur cette ligne sera définitivement arrêtée en 1989.

Miss Grape balade dans le Luberon
Les horaires des trains à l’époque. Essayons de voir si on fait mieux avec nos vélos – images d’archives du site de Marc-André Dubout

Pour nous, ces anciennes voies constituent des terrains de jeux cyclables intéressants à découvrir. Quoi de mieux que nos vélos pour revisiter les paysages, que les voyageurs de l’époque voyaient au travers de la vitre de leur wagon.

8 h 25, gare d’Aix-en-Provence

Pour rejoindre le point de départ de notre micro-aventure, nous avons choisi le train, normal vu le thème de la balade. Il existe une fabuleuse ligne TER qui permet de relier Marseille à Briançon. Emprunter cette ligne est en soi une sortie touristique intéressante. Elle emprunte des passages incroyables et traverse des paysages fabuleux, pour aller déposer ses voyageurs partis de la Méditerranée jusqu’aux Alpes. Pour nous, le trajet s’arrêtera à Manosque après avoir récupéré Philippe, notre photographe, à Meyrargues. Nos vélos suspendus aux crochets du TER piaffent déjà d’impatience à l’idée de partir à la découverte de cette partie nord que l’on va aborder par le Pays de Forcalquier.

Test des sacoches de Bikepacking Miss Grape
Au départ d’Aix Centre, mon vélo est prêt pour une longue journée de roulage ! Photo : Matthieu Amielh.
Test des sacoches de Bikepacking Miss Grape
Pour cette balade dans le Luberon, nous avons équipé un vélo de route (Cervélo S3 disc) et un vélo de gravel (Wish One Sub) avec 7 sacoches Miss Grape différentes au total ! Photo : Matthieu Amielh

Ce versant Est du Luberon, qui démarre de la montagne de Lure, a été raconté maintes fois par Jean Giono. Il est délimité au Sud par les villages de Niozelles, Saint-Maime et Dauphin, à l’Est par Sigonce, au Nord par Forcalquier et à l’Ouest par Saint-Michel l’Obervatoire. Nous nous dirigerons ensuite vers le Pays d’Apt, constitué d’une cuvette immense irriguée par le Calavon, entre Luberon et Monts de Vaucluse. Nous bifurquerons ensuite à Castellet-en-Luberon attirés par la superbe route qui grimpe jusqu’à Auribeau. Arrivés après une belle montée à 620 m d’altitude, nous plongerons sur Buoux, la Mecque de la grimpe française, pour rejoindre ensuite la combe de Lourmarin, ligne de partage du massif. Retour en vélo sur Aix-en-Provence dans la campagne aixoise après avoir franchi la Durance par le pont de Cadenet.

Notre balade vélo dans le Nord Luberon

Après que Philippe nous ait rejoint à Meyrargues, nous arrivons en seulement 40 minutes de voyage à Manosque. Nos 3 vélos sont prêts et nous démarrons nos GPS pour rejoindre Volx, situé à 9 kilomètres et véritable point de départ et d’arrivée de la voie ferroviaire de l’époque.

Nous ne trouverons pas l’ancienne gare, fermée en 1979, mais par contre nous passons aux bord de champs dans lesquels les pommiers ont déjà commencé à donner leurs fruits, l’occasion de faire une micro-pause diététique !

Test des sacoches de Bikepacking Miss Grape
Petite pause pour déguster une pomme, que nous avons ramassée par terre près d’un grand champ. Les Alpes de Haute Provence sont connues pour la culture de ce fruit. Photo : Philippe Aillaud.

Prochaine “gare” sur notre itinéraire, celle de Saint-Maime (KM 18) où nous passons rapidement. Ce village a eu son heure de gloire pendant près de 80 ans pour l’exploitation de son bassin lignitifère. Si vous prêtez attention avant d’y arriver, vous remarquerez comme sur une sorte de chevalet accroché sur l’éperon rocheux côté gauche de la route. Un musée de la Mémoire Ouvrière et de la Mine, est d’ailleurs ouvert à l’année, pour rappeler cet ancien passé industriel. Nous quittons la “Route de la Mine” pour rejoindre un axe un peu plus grand, la Route d’Avignon.

À la recherche de la gare perdue…

Nous passons sur un très bel ouvrage d’art que devaient emprunter les voyageurs de l’époque et sommes surpris par le nombre de voitures qui empruntent cette petite route, alors qu’il est près de 10 h du matin.

La route d’Avignon se transforme ensuite en route de Forcalquier puis route d’Apt, nous sommes dans la bonne direction. Nous quittons cette route pour retrouver l’ancienne trace ferroviaire, confirmée par la présence d’un bâtiment typique (photo ci-dessous, à gauche) et surtout par les deux noms de voies “Route de la gare” et “Chemin de l’ancienne voie ferrée”.

Nous empruntons ce chemin qui est revenu à l’état naturel, sous la forme d’une belle piste. Ca sera l’une des deux sections gravel de la journée et malgré les secousses, nos sacoches tiennent bien le coup et rien ne se décroche.

Test des sacoches de Bikepacking Miss Grape
Nous avons un peu serré les fesses sur les passages gravel avec nos pneus de 26 et 28 mm respectivement mais au final, c’est passé ! Photo : Philippe Aillaud.

Après ce petit passage nature, retour sur le bitume puisque nous reprenons la route d’Apt. Nous croisons l’ancienne Voie Domitia, qui semble bien se prêter à une pratique Gravel. Nous approchons maintenant de Céreste et il est temps de reprendre des forces, car la seconde partie du parcours sera la plus difficile. Philippe nous a déniché une arrivée dans la ville par un passage sur un pont qui enjambe l’Encrême, complètement à sec en raison des canicules qui ont frappé le Sud-Est cet été.

Test des sacoches de Bikepacking Miss Grape
Petite pause en bord de route avant Céreste pour admirer un vestige de la Via Domitia, l’ancienne voie romaine qui reliait l’Italie à l’Espagne.
Test des sacoches de Bikepacking Miss Grape
Traversée d’un joli pont juste avant d’entrer dans Céreste. Photo : Philippe Aillaud.

Chaleur, belles bosses et raisin… pour franchir le Luberon

Après un repas régénérateur et la rencontre très sympathique avec Loïc Mallegol, un lecteur de Bike Café, nous refaisons le plein des bidons et remontons en selle pour attaquer la partie la plus difficile de la journée, mais certainement la plus belle. Nous continuons notre progression sur la route d’Apt, sur une partie roulante, souvent en descente et relativement peu fréquentée. Kilomètre 51, à La Bégude, direction à gauche toute pour attaquer la montée longue de 9 km pour rallier Castellet-en-Luberon puis Auribeau. Nous laissons derrière nous l’ancienne voie ferrée, qui nous a fait passer un agréable moment et qui continuait alors son chemin vers Apt.

La chaleur est écrasante (33°C) et il n’y a pas un brin d’air, mais nous avons la route pour nous seuls, quel bonheur ! Nous profitons d’un brin d’ombre à Castellet pour nous hydrater et nous servir directement en raisin (blanc) sur la vigne, petit clin d’oeil au passage à Miss Grape ! L’occasion aussi de sortir la crème solaire de la sacoche de cintre “Bud” et de s’en mettre une bonne couche afin d’éviter les coups de soleil !

Test des sacoches de Bikepacking Miss Grape
La sacoche de cadre de Patrick, l’Internode 3, offre 3 litres de contenance et permet aussi sur son cadre de loger 2 grands bidons. Photo : Philippe Aillaud.

Nous avons passé le plus dur et nous sommes maintenant sur un plateau, à près de 600 m d’altitude avec une vue de carte postale à droite sur la face Sud du Mont Ventoux. Nous nous laissons glisser sur les petites routes, sans aucune circulation, pour redescendre sur le magnifique village de Buoux, bien connu des grimpeurs ! Philippe nous fait mettre le clignotant dans la descente vers Lourmarin, pour nous faire découvrir le pont en Coquille, construit au 17ème siècle pour franchir l’Aiguebrun.

Arrivés ensuite à Lourmarin, avec de nouveau une pause ravitaillement pour remplir nos bidons bien vides. L’occasion aussi de manger une barre et de reconstituer une boisson énergétique, afin d’éviter les crampes de fin de parcours.

Test des sacoches de Bikepacking Miss Grape
En plus de barres et poudres énergétiques, cette petite sacoche m’a aussi permis de transporter une GoPro en toute sécurité. Photo : Philippe Aillaud.

Après avoir salué Philippe qui a pris le chemin de Meyrargues et nous franchissons la Durance, limite naturelle des départements du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône à Cadenet. C’est parti pour un retour direct vers Aix-en-Provence en en passant par les villages de Rognes et Éguilles. Une dernière pause dans le premier village sera nécessaire pour prendre une boisson fraîche qui va nous aider à conclure cet itinéraire de plus de 120 km avec près de 1 200 m de D+.

Les sacoches Miss Grape dans le détail

Tout au long de notre journée, comme vous avez pu le constater, nous avons pu testé plusieurs produits de la marque Miss Grape. Voici les référence, dimension et litrages des produits utilisés sur chaque vélo, appartenant à la gamme de sacoches Route, Aventure et Commuting de Miss Grape :

Sacoches Matthieu (sur son Cervélo)

  • Sacoche de selle Cluster 13 Adventure Waterproof 13 litres 419 g
  • Sacoche de cadre Internode 3 Road Waterproof 3 litres 179 g
  • Sacoche de cintre Moon Commuting Water Resistant 2 litres 155 g
  • Sacoche top tube Node Road Water Resistant 20 x 5 x 8 cm 98 g
Test des sacoches de Bikepacking Miss Grape
Le contenu de la sacoche Moon, très pratique, et offrant un volume plus grand qu’il n’y paraît. À noter que le système d’attache fonctionne aussi avec un cintre aéro (large), comme c’est le cas sur mon Cervélo.

Sacoches Patrick (sur son Wish One)

  • Sacoche de cintre Bud Aventure Water Resistant 1 litre 88 g
  • Sacoche de cintre Moon Commuting Water Resistant 2 litres 155 g
  • Sacoche de selle Mini Cluster Road Water Resistant 0,5 litre 89 g
  • Sacoche de cadre Internode 3 Road Waterproof 3 litres 179 g
  • Sacoche de top tube Node Aventure Water Resistant 25 x 7 x 12 cm 125 g
Test des sacoches de Bikepacking Miss Grape
Patrick avait opté pour une sacoche Node Adventure sur le top tube, qui se décline aussi en version “2H” (Holes) pour les top tubes avec inserts. Photo : Philippe Aillaud.

Miss Grape, des sacoches éco-responsables et réparables

Patrick et moi avons été globalement très satisfaits de notre utilisation des sacoches Miss Grape. Le matériau utilisé : le nylon 420 est réputé pour être indéchirable, léger (c’est vérifié !) et extrêmement durable dans le temps. Petit bémol sur la sacoche de selle Mini Cluster dont le rabat avec fixation magnétique Fidlock avait tendance à s’ouvrir. L’attache magnétique de la fixation sous la selle a tendance à se détacher facilement lorsque que l’on manipule la sacoche. Par contre en roulant, une fois le disque de serrage bien serré, elle ne bouge pas et son contenu est bien rangé dans les 3 plis et parfaitement accessible pour une réparation éventuelle en bord de route.

Les conditions clémentes ne nous ont pas permis de juger de la qualité “Waterproof” ou “Water Resistance” de la gamme. La marque rend ses produits imperméables en insérant dans les sacoches un sac transparent étanche qui est collé à l’intérieur. Ce travail est fait à la main, sacoche par sacoche et laisse quelques traces irrégulières ou “fingerprints” à l’intérieur des sacoches qui caractérisent la production artisanale. 

Sachez aussi que Miss Grape est une marque italienne, fondée en 2012, qui fabrique toutes ses sacoches artisanalement dans son atelier transalpin. Les produits sont conçus avec des procédés eco-responsables et Miss Grape possède la certification européenne REACH, attestant que les produits ne sont pas conçus avec des substances chimiques interdites ou polluantes.

D’autre part, toutes les sacoches sont cousues à la main et la marque n’utilise pas de procédé de thermo-soudage (réalisé sur machine), allongeant considérablement la durabilité des produits ainsi que leur réparabilité.

Enfin, les sacoches Miss Grape sont garanties à vie, ce qui est un vrai plus, dans notre économie d’obsolescence programmée.

Plus d’informations et tous les tarifs sont accessibles sur le site web de Miss Grape et celui du distributeur exclusif pour la France, Spad Channel.

Une nouvelle épreuve d’Ultra “un Poco Loco”

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Poco Loco ultra cyclisme route et gravel

L’ultra-cyclisme est une discipline en plein essor. La preuve avec l’apparition de nouvelles épreuves pratiquement toutes les semaines, en France mais aussi en Europe et dans le monde. D’ailleurs, une des richesses du vélo longue distance est souvent sa capacité à vous faire voyager, sur un seul territoire ou à traverser plusieurs pays comme l’illustre particulièrement la Transcontinental Race (TCR).

Bike Café souhaitait aujourd’hui relayer une nouvelle épreuve d’ultra-cyclisme, créé par Harald Lenuld-Pic (fondateur du site ultracyclisme.fr) et son équipe (Caroline, Constance et Guillaume) de passionnés de vélo.

Une course d’ultra en version route ou gravel

La Poco Loco est une course d’ultra-cyclisme (gravel ou route) qui rassemblera environ 130 participants pour cette première édition. Les cyclistes s’élanceront le 8 Octobre 2022 de Montpellier pour rallier Barcelone, sur deux formats d’épreuve : 700 et 1 700 km.

Le concept de la Poco Loco, c’est la belle aventure. L’organisateur se donne pour mission de proposer de “Belles Traces” en mettant à disposition 3 traces obligatoires au choix :

  • 700 km gravel avec 15 000 m de D+
  • 700 km route avec 13 000 m de D+
  • 1 700 km route avec 20 000 m de D+

Les 3 traces passeront par les plus beaux villages de France, parcs naturels régionaux, cascades et torrents, lacs somptueux.

“Nous avons reconnu intégralement les 2 parcours de 700 km, route et gravel. Pour la version 1 700 km, nous nous sommes appuyés sur des conseils d’amis et avons utilisé de la cartographie pour trouver le meilleur itinéraire possible. Les traces seront envoyées un mois avant l’épreuve à chacun des participants”, précise l’organisateur.

La Poco Loco 700 traversera le Haut-Languedoc, les plus belles gorges de l’Hérault et ses villages classés plus beaux Villages de France et d’Espagne, mais aussi le Col de Creu. La version 700 km possède un check-point à la ville de Prades (Pyrénées Ariégeoises, 1 250 m d’altitude, NDLR) pour se ravitailler, marquer la moitié du parcours et potentiellement se reposer avant le Col de Creu et celui de la Collada de Toses (1 800 m) qui est le point culminant du parcours. Minerve, Olargues, Tossa de Mar ou encore Santa Pau font partie des villages uniques, surprises de l’itinéraire.

La Poco 1700 passe par de nombreux sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi qu’une grande diversité des paysages : Cévennes, vallées du Tarn et du Lot, Aubrac, Landes, Pyrénées, désert des Bardenas Reales (que notre chroniqueur Dan a traversé sur son Chiru Kunlun lors de la Desertus Bikus), plaines d’Aragon et de Navarre, vallée de l’Ebre et le célèbre Camino del Cid, les montagnes de Prades et les bosses de l’arrière-pays catalan.

Une épreuve qui veut mettre en avant des valeurs

La Poco Loco porte également des valeurs fortes de partage, de convivialité et d’inclusivité, comme l’explique Harald :

“Nous souhaitons un partage d’expérience avec la présence d’ambassadeurs et d’ambassadrices. Nous souhaitons également encourager les débutant(e)s à s’inscrire en leur proposant de rouler avec des plus expérimentés, au moins un bout de route, dans nos PocoLoco Gangs”, explique Harald. Sur la Poco Loco, il est donc possible de rouler à plusieurs, pour rassurer ceux qui seraient au départ de leur premier événement d’ultra-distance, ou aimeraient rouler avec d’autres personnes la nuit, par exemple…

“Nous mettons en place les Poco Loco Gangs pour rouler ensemble en groupe d’allure, nous tolérons donc le drafting. Le principal sur cette dernière épreuve de l’année, c’est l’aventure”, ajoute t-il.

Au niveau de la parité, il est intéressant de noter qu’à date, il y a 125 participants sur les 3 épreuves dont 35 % de femmes au total et 50 % de cyclistes engagés en duo. Un pourcentage de femmes élevé qu’Harald aimerait voir arriver à 50 % le jour J. “Nous souhaitons accueillir le plus de femmes possible et nous leur proposerons des dossards, même en dernière minute”, ajoute t-il.

Retrouvez le podcast de Bike Café avec la présentation complète de la Poco Loco 2022.

Parmi les autres initiatives proposées :

  • Invitation de clubs de handisport et de handi-participants.
  • Inclusion sociale.
  • Réduction de -20 % sur le tarif de l’inscription si la ou le cycliste est chômeur, RSA, retraité ou étudiant.
  • Réduction des émissions des gaz à effet de serre.
  • Interdiction de faire plus de 1 000 km en voiture pour se rendre au départ.
  • Départ et arrivée à des gares TGV.

Tarifs proposés : 180 euros (700 km, solo), 240 euros (120 euros par personne) en formule Duo, 240 euros (1 700 km). Incluant la balise GPS et de nombreux cadeaux offerts par les partenaires de l’organisation.

Attention, les inscriptions clôturent ce soir (31 août) pour les dossards homme et le 7 septembre pour les femmes.

Une nouvelle épreuve Un Poco Loco mais qui semble avoir les pieds sur terre puisque l’équipe planche déjà sur la version 2023 qui partira de Dijon et ralliera Stuttgart…

Retrouvez toutes les infos sur pocoloco.cc