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Quoi de neuf ? …

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Nouveautés équipements vélo
Nouveautés équipements vélo

Voici quelques nouveautés qui pourront sans doute vous aider dans votre pratique “Allroad”. Les équipements textiles Alpha de UYN seront appréciés par les riders en itinérance. Ils sont aérés et sèchent très vite. Côté pratique les démontes pneus Crankbrothers vont vous faciliter la vie au moment du montage et du démontage de vos pneumatiques. Le sac veste de Camelback sera apprécié lors des sorties gravel. Blackburn propose une pompe pour faciliter le montage de vos pneus tubeless et cette petite trousse bien pratique pour emmener votre petit matériel de réparation de bord de route. Avec les nouveaux Garmin 530 et 830 vous trouverez sans doute la fonction ClimbPro intéressante. Elle permet d’afficher automatiquement et en temps réel le dénivelé et la pente restants jusqu’au sommet …

1 – UYN : une collection biking complète

Alpha Biking est la nouveauté UYN® dans le monde du cyclisme pour le printemps/été 2019. La collection destinée aussi bien aux hommes qu’aux femmes, se distingue par sa conception intégrant les technologies les plus avancées du secteur. Elle utilise des matériaux innovants, tels que la fibre 100% naturelle Natex. Les vêtements UYN® fabriqués avec cette fibre naturelle sont 25% plus légers que les matériaux traditionnels et sèchent 50% plus rapidement.

UYN Alpha Bike Apparel
UYN Alpha

La flexibilité et la respirabilité des tissus permettent à la collection Alpha Biking de garantir le confort ainsi que des performances de haut niveau jamais atteintes auparavant.

La collection UYN® ALPHA BIKING

  • Veste de pluie manches courtes – 199 €
  • Maillot homme manches courtes – 149 €
  • Cuissard homme – 199 €
  • Chaussettes Cycling Light – 14,90 €

Infos sur le site

2 – Crankbrothers réinvente le démonte-pneu

Le nylon de ce démonte-pneu est doux pour vos jantes et ne ternira pas vos cerceaux de carbone bien-aimés, ni vos jantes colorées.

Sur des pneus très serrés, vous aurez toujours besoin d’un deuxième levier pour faire l’ouverture initiale avant de glisser dans le levier de vitesse et de le faire glisser le long du cerceau.

Cranbrothers démonte pneus
Cranbrothers démonte pneus

L’extrémité opposée est conçue pour vous aider à mettre le pneu. Il a une sorte de griffe accrochée qui se clipse sur votre jante et vous la passez autour de votre jante comme si vous retiriez le pneu. Tout ce qu’il faut, c’est l’assise initiale du pneu, puis vous zoomez sur le flanc du pneu et le tout s’abrite sans craindre de pincer la chambre à air. C’est toujours le cauchemar de monter un pneu et à mon avis c’est le meilleur caractéristique de cet outil.

Un poids minimaliste de 26 grammes.

6,99 € TTC

Infos sur le site de Tribe Sport Group

3 – Garmin toujours plus de fonctionnalités

Les nouveaux Edge 530 et 830 intègrent de nouvelles fonctionnalités conçues pour tous les férus de cyclisme. Qu’il s’agisse de rouler sur la route, d’explorer des sentiers inconnus ou de partir dans la jungle urbaine, les Edge 530 et 830 proposent de nouvelles données de parcours et d’orientation, des améliorations en terme de navigation, des fonctionnalités de suivi et de sécurité.

Les Edge 530 et Edge 830 sont compatibles avec toutes les pratiques du vélo. Ils possèdent des fonctionnalités que vont appréciées les cyclistes “Allroad” .. Par exemple   la fonction ClimbPro qui permet d’afficher automatiquement et en temps réel le dénivelé et la pente restants jusqu’au sommet, permettant aux cyclistes d’estimer l’effort requis pour le reste du parcours.

Des spécificités les plus pointues : analyse des données physiologique de l’activité, transmissions de données sur la base d’un plan d’entraînement, utilisation conjointe avec des capteurs compatibles, acclimatation des utilisateurs aux changements de température et d’altitude2, … à l’utilisation de la cartographie Garmin Cycle Map préchargée sur ces 2 modèles ces deux compteurs sont très complets.

Prix public  530 : 299,99 € – 830 : 399,99 €

Infos sur le site

4 – Le sac d’hydratation Camelback Vest

Ce sac adapte à toutes les pratiques cyclistes les traditionnelles. Il s’inspire des vestes d’hydratation utilisées utilisées en trail running. Dans son utilisation pour le vélo, ce sac d’hydratation Chase Bike Vest a pour double objectif de mieux répartir le poids supporté par le cycliste, et de lui faciliter l’accès à son ravitaillement en roulant !

Camelback
Camelback

Plusieurs poches zippées sont intégrées à l’avant et à l’arrière et une dernière est réservée à un bidon Quicks Stow sur la bretelle droite. Un espace de rangement de 2,5 litres est disponible, auquel s’ajoute la poche d’hydratation Crux fournie (1,5 litre).

Prix :  99,99 € (prix conseillé)

Infos sur le site de Probikeshop

5 – Blackburn une pompe pour le tubeless

Si vous avez franchi le pas et que vous êtes passés au tubeless, vous vous demanderez comment vous avez vécu sans cette pompe. Il suffit de pressuriser la chambre et d’un simple appui sur l’interrupteur, tout cet air remplira le pneu, ne lui laissant pas d’autre choix que de claquer en gonflant.

Blackburn une pompe pour le tubeless
Chamber Tubeless Blackburn : une pompe pour le tubeless

Une fois le pneu en place, relevez le commutateur pour contourner la chambre et vous pourrez le gonfler de façon classique avec précision à l’aide de la jauge offrant une bonne lisibilité.

Prix : 149.95 €

Infos sur le site

6 – Blackburn Barrier small seat

Voilà une petite sacoche de selle pour ranger tout son matériel de réparation. Fixée au chariot de selle et maintenue sur la tige de selle elle restera bien stable.

Blackburn Barrier Small Seat Bag
Blackburn Barrier Small Seat Bag

Ses coutures soudées réduisent non seulement l’encombrement, le poids et les matériaux, mais elles améliorent les performances en éliminant le trou d’aiguille, une zone potentielle de saturation et de fuite. Les coutures soudées créent également une finition propre à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du sac.

Prix :  29.95 €

Infos sur le site

Chiru Kegeti une sacrée polyvalence

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Le Chiru Kegeti version XC et Monster gravel
Le Chiru Kegeti version XC et Monster gravel

Si vous êtes un lecteur assidu de Bike Café, vous connaissez tous maintenant Pierre-Arnaud Le Magnan. Nous avons raconté ses aventures sur la difficile Silk Road Mountain Race Road et plus récemment en Australie sur la Hunt 1000. Pierre-Arnaud est, je pense, le seul concepteur et patron d’entreprise dans le domaine du cycle qui s’investit autant physiquement dans la mise au point des produits qu’il commercialise. Alors que certains restent bien au chaud dans leur bureau d’études, lui n’hésite pas à affronter le pire pour valider ses concepts et tout cela fait l’originalité de la marque Chiru ainsi que celle de Carbon Endurance Components (CEC) qui imagine les équipement de demain. Cadres en titane, accessoires et roues mixant carbone et fibre Dyneema, on est sur du “pointu” dans le domaine des matériaux.

La tournée européenne de Pierre-Arnaud

On pourrait, comme cela est le cas pour Tintin, retracer les aventures de P.A. en intitulant les épisodes : P.A. au pays des montagnes célestes, P.A. au pays des Kangourous, … On ne s’en prive pas sur Bike Café. Cette fois encore, après un long échange téléphonique avec lui alors qu’il est rentré chez lui à Hong-Kong, il m’a raconté ses aventures nordistes et nous avons parlé de confort et de ses tests menés tambour battant sur les pavés du nord.

Le “Pierre-Arnaud tour” européen nous conduit cette fois en Belgique et dans les Hauts-de-France … Le Nnnnooooorrrrrrd, comme on dit chez nous en Provence. On s’éloigne un peu de l’exotisme du Kirghizistan et des étendues sauvages et hostiles de l’outback australien, mais Pierre-Arnaud a toujours un tour dans son sac pour rendre moins banale sa petite virée dans nos contrées civilisées. Tout part d’un vélo qu’il a conçu : le Kegeti qu’il a fini de mettre au point sur la Silk Road Mountain Race. Ce vélo a d’ailleurs hérité de son nom de baptême là-bas en souvenir du Kegeti pass, qu’il a franchi sur cette course, à 3700 m d’altitude.

Le Chiru Kegeti version XC et Monster gravel
Le Chiru Kegeti version XC et Monster gravel … un peu sale à l’arrivée.

Ça commence comme une histoire belge lors du Roc Laissagais. Chiru était partenaire de l’événement et avait un stand là bas. Pierre-Annaud décide de s’aligner avec son Kegeti sur l’épreuve de XC sur 50 km au milieu des furieux équipés eux de VTT … Combat honorable, car avec son guidon dropbar, totalement atypique dans le peloton des VTT, et son vélo tout rigide il fini, bien crotté, sur le podium de sa catégorie d’âge.

Le Chiru Kegeti version XC et Monster gravel
Le Chiru Kegeti version XC et Monster gravel … il a bien été crotté dans l’épreuve belge.

Pour des questions de logistique sachant que je ferai la Malteni la semaine suivante je suis venu avec un seul vélo pour faire les deux épreuves. Moyennant des pneus et des équipements différents ça pouvait le faire. Je pensais que le parcours de ce 50 km serait assez roulant, mais en fait c’était un parcours où ça tabassait énormément. J’étais le seul en gravel dans cette course. Dans toutes les montées j’étais bien et je rattrapais des mecs, mais dans les descentes ils me repassaient“, me raconte Pierre-Arnaud.

Le Chiru Kegeti version XC et Monster gravel
Sur la Malteni – photo Malteni Bootleggers

La semaine suivante – à deux bouteilles de bière plus loin au pays des brasseurs – c’était la Malteni Bootleggers. Changement de décor car ce n’était plus un corps à corps dans des sentiers tortueux, mais un départ plus calme par vagues, sur des terrains extrêmement variés mixant les célèbres secteurs pavés des courses flandriennes et du Paris-Roubaix, les montées sur les terrils, les bordures de champs et les sous-bois. “Je suis revenu à des pneus de 42 mm comme l’exigeait le règlement. Mes boudins Gravelking paraissants un peu maigres sur la carcasse de mon monster gravel. Des roues de 29 pouces remplaçaient les habituelles 27,5, et l’ensemble passait bien dans le cadre. J’avais reçu ma potence suspendue et ma tige de selle suspendue également pour tester ces équipements sur les pavés du nord. Le vélo ainsi équipé s’est très bien comporté notamment sur tous les secteurs pavés où je voyais bien que j’avançais plus vite que les autres. Sur les 20% de partie roulante je n’ai pas été réellement désavantagé. La Malteni, c’est comme un Paris-Roubaix, c’est plus violent qu’une course de montagne : tu es tout le temps en train de pousser“, m’explique Pierre-Arnaud.

Le Chiru Kegeti version XC et Monster gravel
Le Chiru Kegeti version bikepacking pour la Malteni.

La potence Flex Ten

La nouvelle potence suspendue que Pierre-Arnaud testait sur la Malteni est une Flex Ten. Elle est dispo au catalogue CEC pour le moment en 90 mm et le sera sera doute en 80. Elle possède un débattement de 25 mm et le réglage de la dureté s’effectue par vissage. Elle existe pour barre en 31.8 mm et son poids est de 280 g.

Le Chiru Kegeti version XC et Monster gravel
Le Chiru Kegeti version XC et Monster gravel

Il y a un vrai bon avenir sur cette potence suspendue. En terme de pilotage dans les descentes techniques je constate un vrai gain à côté des autres concurrents. Je prenais largement l’avantage. La ten est rigide latéralement et il n’y a aucun flou latéral venant compromettre la précision. C’est du même ordre de ce que fait Spe avec le petit amortisseur dans la colonne de direction. Dans notre cas l’action est perpendiculaire et il y aura juste une légère plongée du guidon dans les freinages, mais il est bloqué en butée et ce n’est pas un réel problème. La Malteni était la course idéale pour tester ce produit …“, explique Pierre-Arnaud qui nous promet de nous en envoyer une pour la tester sur nos pistes rugueuses de Provence.

La Malteni : tu ne vois pas passer la journée …

Le Chiru Kegeti version XC et Monster gravel
Le Chiru Kegeti version Malteni sur les terrils et les pavés du nord …

Pour la région, tu ne t’attends pas à des paysages exceptionnels mais il faut reconnaître que ce tracé offre une diversité très intéressante d’endroits. On n’arrête pas de faire des transitions entre des sections techniques et des parties plus roulantes. Tu ne vois pas passer la journée. Je n’avais pas de montre et ça faisait 6 heures qu’on roulait et j’avais l’impression d’être parti depuis 2 heures. Le concept de partir par vagues de 5 ou 6 et d’être espacés d’une minute évite les départs rageurs où ça force devant avec des bouchons qui se forment. Et là en fait, on se retrouve à rattraper des gens et à rouler de groupe en groupe qui ne sont pas déséquilibrés. Tu peux rester un moment avec discuter et puis si ça va pas assez vite tu peux remonter dans un autre groupe. Ça donne un côté plus sympa, plus social à la course dans laquelle chacun cherche quand même sa performance personnelle. Je suis parti tout derrière et je suis arrivé 6ème ou 7ème ce qui m’a permis de rencontrer environ 90 personnes. J’ai vu du monde …“, commente Pierre-Arnaud.

Depuis Pierre-Arnaud est retourné chez lui à Hong-Kong et il prépare la participation de Chiru à différentes épreuves du calendrier international avec une “Chiru Brigade” : un team bikepacking. Il y aura donc des vélos Chiru sur plusieurs épreuves : la Baroudeuse en juillet avec un coureur belge Ben, il y aura une autre coureur belge Kim avec qui P.A. avait fait la Silk Road et qui sera sur un Chiru sur la Tour Divide, Ben sera aussi sur la HT 550 et également un vélo sur la TCR … On aura l’occasion d’en reparler prochainement.

Ma transhumance

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Ma Transhumance éditions Arthaud
Ma Transhumance éditions Arthaud

Nos vélos de gravel nous conduisent à la découverte de territoires les plus variés. Certains sont porteurs d’une histoire riche, qui nous fait remonter le temps lorsque qu’en pénétrant  leurs paysages, on y retrouve les traces du passé. Ainsi, il y a peu de temps, j’étais intrigué par des sortes de Menhirs qui se dressaient au bord d’un chemin baptisé “Carraire des arlésiens”, situé au-dessus de Vauvenargues, non loin d’Aix-en-Provence. Sur ce panneau de rando, planté au bord du chemin, le mot “carraire” était déjà pour moi totalement inconnu. Ces deux découvertes : ces pierres levées et ce mot étrange allaient être le point de départ de mon enquête.

Ma Transhumance éditions ArthaudQuand on cherche on fini par trouver … le hasard va m’aider dans mes recherches. Il se trouve que sur Arte, un documentaire de 52 minutes, “Sur la route des bergers”, réalisé par Pascal Cardeilhac et produit par ARTE France / ZED Production a été diffusé début avril. Ce documentaire va dans un premier temps répondre à mes questions et même plus, car il met en scène la marche sur cette piste de transhumance de Antoine de Baecque. Il a rejoint Arles à Vinadio en Italie sur “La routo” qu’empruntait autrefois les moutons dans cette longue migration de 500 km. Il se trouve que ce marcheur avait écrit ce livre “Ma transhumance” que je me suis procuré rapidement. Voilà donc une curieuse synchronisation entre l’objet de ma curiosité sur cette piste que je découvre, ce documentaire et de ce livre ! Parlons du livre puisqu’il s’agit dans cette chronique de le découvrir.

La lecture de ce livre m’a passionnée. Sans doute d’abord puisqu’il répondait à ma quête d’informations concernant “la routo”, mais aussi car l’écriture d’Antoine de Baecque est agréable et on a plaisir à cheminer avec lui sur ce chemin de transhumance. Difficile de séparer l’homme et le mouton dans ce “routo movie”. On suit la piste et les réflexions qui accompagnent cette lente progression. La marche est propice à la réflexion et Giono, qui est souvent cité, accompagne la pensée de notre marcheur. Le carnet des notes journalières est présent dans le texte, mais autour des détails des aléas de la route et des rencontres, l’esprit s’évade et les chapitres du livre cheminent à la vitesse des moutons.

Ce livre, que je referme, me donne envie de lui donner une suite. Ce sera sans doute pour moi aussi suivre la routo en vélo de gravel, avec des sacoches de bikepacking, et d’entraîner sur cette trace des arlésiens, quelques amis pour faire redonner vie à cette histoire de la Transhumance. En 2020, le GR69 qui reprend cet itinéraire sera ouvert aux randonneurs voilà un beau projet et merci à Antoine de nous avoir ouvert cette trace historique et poétique.

Informations

  • Titre : Ma transhumance – Carnets de routo
  • Auteur(s) : Antoine de Baecque
  • Éditeur : Arthaud
  • Site web éditeur : https://www.arthaud.fr/ma-transhumance/9782081390935
  • Nombre de pages : 380
  • ISBN : 9782081390935
  • Date de publication : 27/03/2019
  • Prix TTC : 19,90 €

Pitch de l’éditeur

« Une métamorphose de mon être, soit la vraie expérience de la transhumance. Le fait d’épuiser ma marche, et de demeurer pourtant au coeur du mouvement, me transforme en profondeur. Mes pensées se perdent moins, je surplombe moins les choses. Je me focalise sur le troupeau qui avance devant moi. Je suis porté par sa puissance.»

De juin à octobre, randonner dans les Alpes du Sud signifie marcher en altitude en compagnie des moutons, aujourd’hui encore plus de trois cent mille bêtes se retrouvent chaque année dans les alpages d’estive. Ce moutonnement des troupeaux accompagne le marcheur comme une respiration vivante de la montagne.

Antoine de Baecque est parti sur les traces du parcours millénaire des bêtes et des hommes, cette transhumance traditionnelle disparue dans les années 1950.

Il a cheminé sur les anciens sentiers de la transhumance par des voies oubliées serpentant au milieu d’un paysage que le passage des moutons a façonné.

Il a inauguré la Routo, cet itinéraire de randonnée bientôt homologué GR qui chemine sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les Alpes, entre la plaine de la Crau en Provence jusqu’au Piémont italien.

Ce récit voyageur d’un parcours montagnard, d’une quête de la mémoire millénaire d’une transhumance accompagnant la mémoire intime du marcheur, raisonne comme un hommage au lien entre hommes et bêtes, au bonheur de reprendre le cours d’une vie vécue dans et par la nature.

À propos de l’auteur

Historien et critique de cinéma, Antoine de Baecque a écrit sur la Nouvelle Vague, Truffaut, Godard, Rohmer, Pialat, mais aussi sur Tim Burton ou le cinéma américain contemporain.

Historien et marcheur, Antoine de Baecque a publié La Traversée des Alpes (Gallimard, 2014), Histoire de la marche(Perrin, 2016), Les Godillots. Manifeste pour une histoire marchée (Anamosa, 2017). Il est professeur à l’Ecole normale supérieure.

Sa démarche est au centre d’un documentaire diffusé sur Arte, “Sur la route des bergers“.

Documentaire Sur la route des bergers
Documentaire de 52 minutes, “Sur la route des bergers”, réalisé par Pascal Cardeilhac. ARTE France / ZED Production

Première diffusion sur ARTE mardi 2 avril 2019 à 15h30, puis mercredi 10 avril à 10h20
(disponible pendant 7 jours en replay sur arte.tv)

En savoir plus

La Routo (GR69) sur le site des Alpes de Hautes Provence

Lire quelques pages du livre

Évitez les ornières du sectarisme

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Vélo et sectarisme
Vélo et sectarisme

Je pensais naïvement que nous faisions tous du vélo dans la joie et le bonheur partagé. Je me disais que, rouler le nez au vent en appuyant sur les pédales, nous éloignait de notre quotidien parfois agressif. Je m’aperçois que cette thérapie du bonheur n’a pas atteint tous les cyclistes, et que le sectarisme cycliste gagne du terrain. Certaines réactions, après la parution de nos articles, nous le démontre régulièrement. Heureusement, cette fâcheuse “râlerie” est une expression minoritaire, et en grande majorité, le vélo donne le sourire et peu importe comment on pédale et avec quoi on pédale.

Vélo et sectarisme
Le vélo déclenche parfois des dérapages verbaux

Je me suis livré à un petit profilage des râleurs patentés sur la base de réactions, qui ont suivi nos articles. J’apprends qu’il y a l’élite : ceux qui savent ! Ils sont capables de verser une larme de bonheur devant une soudure, surtout si elle est made in France. Il y a ceux qui font des sorties de 200 minimum et qui regardent de haut les adeptes de l’Ultra Courte Distance. Il y a les exorcistes du vélo qui voient le diable du marketing partout. C’est obsessionnel, ils pensent que nous sommes tous des moutons tondus par la mondialisation. Plus récemment j’ai découvert ceux qui vomissent sur les vélos électriques, qui viennent heurter une sorte de pureté cycliste basée sur la valeur de l’effort. Et puis il y a les autres, les “racers” aux jambes huilées, chevauchant carbone et ne tolérant pas dans leurs roues un vélo en acier de plus de 10 kg, … Il y a ceux qui clament que le gravel c’est une niche (pour quels chiens : on ne sait pas ! …) et que c’est une mode passagère … Pour tous ceux-là, on ne peut que regretter qu’ils ne possèdent pas cette tolérance qui permet de voir les choses avec le regard de l’autre.

Bike Café
André Huret met au point un mécanisme servant à faire passer la chaîne d’une bicyclette d’un pignon sur un autre : le dérailleur. C’est avec ce dispositif que des champions tels que Lucien Weiss, Maurice Archambaud et Georges Speicher vont remporter de belles victoires. Cependant, malgré ces résultats positifs sur le plan sportif, le dérailleur ne s’impose pas sur le plan commercial. (Photo Pierre)

Dans les temps plus anciens, bon nombre d’innovations ont déclenché immédiatement des anathèmes vélocipédiques. L’histoire du dérailleur est sans doute le meilleur exemple. On disait déjà à l’époque, comme on le dit aujourd’hui pour l’électrique,  que ce n’était pas du vélo. Quand les polémiques s’essoufflent, les imprécateurs ressortent les vieux “dossiers” : les relents de dopage, les vieilles anecdotes sarcastiques, les sujets clivants comme les freins à disques, le gravel, les pneus, … il faut qu’ils remettent de l’huile sur le feu de la discorde sinon ce n’est pas drôle.

Mais non : nous ne sommes pas vendus …

Autrefois tous ces débats ne dépassaient pas le cercle des discussions des pelotons du dimanche matin, mais voilà maintenant il existe les réseaux “asociaux”. Facebook vous connaissez ? … C’est là que se déroule régulièrement, et à toute heure, une foire d’empoigne où tout le monde donne des leçons à tout le monde. On y trouve des “trolls”, joyeux lurons, habitants sournois de cette forêt numérique. Ils guettent les publications au coin du bois avec leur humour parfois limite pour en pourrir les échanges. Il y a également ceux qui n’ont rien compris, mais qui l’ouvrent quand même, … Généralement ils ne lisent pas les textes qui dépassent la taille d’un message facebook. Il y a les donneurs de leçons façon “gourous”, ceux qui ont reçu la flamme divine et qui re-cadrent (normal dans le vélo) les pauvres ignares que nous sommes. Enfin il y a ceux qui nous accusent d’être vendus aux marques. Ils n’ont juste pas remarqué que sur notre site il n’y avait aucune pub contrairement à plein d’autres bourrés de Google AdSense et autres bannières.

Mon propos n’est pas de remettre en cause les débats contradictoires. Mais comme on le sait lorsque l’on fait du vélo il vaut mieux éviter les ornières alors attention à ne pas tomber dans celles des préjugés.

Vélo et sectarisme
Profitons de ces moments de partage

Alors dites-moi chers amis cyclistes … qu’est-ce que ça peut faire que l’on roule sur un carbone, pesant moins lourd que la monture de mes lunettes, ou que l’on roule sur un VAE ou une enclume. Peu importe que l’on ait les moyens de s’offrir un vélo artisanal sur mesure, alors qu’on est d’une morphologie bêtement standard, que l’on soit suffisamment fortuné pour acquérir un vélo de “dentiste” dont le prix d’achat est inversement proportionnel à nos performances cyclistes. Et franchement il n’y a rien de grave, si pour des questions budgétaires, on avale les kilomètres dans la joie sur un prêt à rouler “made in ailleurs” ? …

Regardez plutôt la “banane” de tous ceux qui font du vélo, c’est à mon sens le plus important. Sans être des bisounours béas ou crédules, c’est ce que nous défendons sur Bike Café, site indépendant, non rémunéré et non rémunérateur. Nous continuerons à suivre la route sur laquelle notre curiosité nous entraîne : allant d’un vélo Décathlon à un magnifique vélo artisanal Victoire. Le vélo est une aventure, alors roulons ensemble pour vivre dans la joie et la bonne humeur notre passion commune.

Rouler à blanc …

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Choisir ses équipements vélo
Choisir ses équipements vélo

Est-ce que le blanc est une couleur ? … Le réponse semble-t-il est : non, car le blanc n’est pas une couleur à proprement parler puisqu’il est la “somme” de toutes les couleurs. Curieux me direz-vous, mais tout cela est scientifique puisqu’il s’agit d’une histoire de longueur d’onde de la lumière. Sans jouer les Eddy Barckay, en vous invitant à une fête du vélo tous habillés de blanc sachez que certains fabricants utilisent le blanc pour leurs produits les plus récents. Voici une sélection “Bike Café” pleine de blancheur …

matos-unLe MT4 de 2.11 Cycles

Voilà une vélo de randonnée / voyage  / gravel moderne, basé sur un kit cadre et fourche en acier CrMo conçu par 2;11 Cycles pour être parfaitement polyvalent. Ce kit constitue une base de choix pour un vélo performant et durable.

MT4 2.11 Cycles
Un vélo polyvalent

Sur la base de kit cadre 2-11Cycles MT4 2-11Cycles propose un vélo complet et prêt à rouler avec des composants éprouvés :

  • Roues Hope 20five
  • Pneu Compass standard 700cx35 Bon Jon Pass montage CAA.
  • Guidons Deda gravel 100
  • Groupe Sram APEX 1 Hybride avec étriers Juintech Flat Mount
  • Selle BBB échelon
  • Tige de selle BBB
  • Potence BBB

Sa géométrie exclusive de ce cadre, plus longue et basse qu’habituellement assure un comportement stable et confortable et permet la compatibilité à des morphologies de pilote de 1 m 63 à 1 m 95 avec seulement deux tailles disponibles, SM et ML.

Coloris unique Blanc perle RAL 1013.

Existe en Shimano 105.

Infos sur le site

Prix : 2 110 € et 2 295 € (en Shimano 105)

matos-deuxLe cuissard Gran Fondo 3 Ozio

Ce cuissard a été conçu pour les sorties longues, les sorties d’endurance. Nous sommes quelques uns à l’avoir apprécié, et cette année Ozio nous le propose en plusieurs couleurs, dont ce superbe blanc.

Ozio Gran Fondo 3
Ozio Gran Fondo 3 en blanc

La peau de chamois est issue du plus grand spécialiste italien de peaux haut de gamme, Elastic Interface. Sa mousse à haute densité, son tissu très respirant et rapidement sec, en font un best seller de la marque, unanimement appréciée.

Le short est fabriqué avec un Lycra compressif, très léger, agréable à porter, et qui permet une exceptionnelle liberté de mouvement.

Toutes les coutures extérieures sont surpiquées et celles intérieures sont plates, ce qui prévient les irritations dues aux frottements.

Les bandes de maintien très fines situées sur les cuisses laisseront le short bien en place tout au long de la sortie.

Il existe en gris et en noir également.

Infos sur le site

Prix : 129 €

matos-troisLe maillot Gore C7 Gore-Tex Infinium

Ce maillot est destiné aux cyclistes aguerris ? Un maillot Gore-tex Infinium dans son équipement est indispensable. La coupe ajustée de ce maillot adaptée à la performance est peu encombrante grâce aux empiècements mesh bien positionnés, sous les bras et sur les côtés.

Gore Wear C7
Le maillot porté par Fabian Cancellara

Ce maillot hautement technique est un must pour rouler par tous les temps. Windstopper et résistant à l’eau en cas de pluie ce maillot est conçu en tissu extensible et confortable au niveau de la peau.

Infos sur le site

Prix : 199,95 €

matos-quatreChaussures Quoc Night

Les plus belles matières ont été utilisées pour concevoir ces magnifiques chaussures Night. Leur style est parfait avec ces lacets qui sont de retour sur bon nombre de chaussures de vélo. Les avantages sont nombreux :

  • Le style épuré car les lacets sont moins massifs que des straps velcros ou des réglages micrométriques.
  • Le confort absolu lié à l’absence de points de compression et des possibilités de serrages adaptées à chaque forme de pied.
  • Le système breveté d’emplacement des oeillets et la matière élastiques des lacets renforcent encore ces avantages.
Quoc Night White
Quoc Night White

Un anneau élastique est présent au centre pour y bloquer fermement les lacets une fois noués pour éviter tout contact avec la transmission.

L’empeigne en microfibre et l’intérieur en mesh renforcé sont là pour apporter une parfaite ventilation.
La semelle externe est en composite de carbone pour un maximum de rigidité et une excellente transmission de la puissance de pédalage. Les patins du talon peuvent être remplacés facilement si besoin.
Semelle intérieure en mousse EVA et traitée anti-odeurs.

Infos et vente sur le site de Boost Cycles

Prix : actuellement 179 € au lieu de 249 €

matos-cinqCasque Mojito X Peak

De la sortie à vélo pour aller au marché aux activités sportives les plus exigeantes, mais aussi pour tout ce qui se trouve entre ces deux extrêmes, le Mojito X Peak – casque pour route et gravier avec visière crête amovible – est conçu pour assurer confort, fraîcheur et protection grâce à son système de réglage Up’n’Down, une mentonnière en cuir écologique et sa nouvelle visière amovible. Le casque est disponible dans trois couleurs.

Casque Kask Mojito X Peak
Casque Kask Mojito X Peak

Fabriqué en utilisant le système In-Moulding innovant, le MOJITO X offre une tenue ajustée et confortable grâce à son système de réglage Up’n’Down. Le matériau du rembourrage interne est traité avec le processus antibactérien et antimicrobien Sanitized®. La mentonnière possède une jugulaire en cuir écologique qui est extrêmement confortable et aide à prévenir les irritations de la peau. Le nouveau MOJITO X PEAK est pourvu d’une visière amovible pour vous protéger des éléments.

Petit détail, qui a son importance l’été, un kit mousse + filet anti insectes est disponible en option (Prix 22 €).

  • Poids : 220 g
  • Disponible en noir, blanc et rouge
  • Tailles : S (48-56) / M (52-58) / L (59-62) / XL (63-64)

Prix : 149,90 €

Infos ur le site

Anchorage to Ushuaia Part 2

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De l'Alaska à Ushuaia
De l'Alaska à Ushuaia

Il y a tout juste 2 mois nous vous parlions de l’aventure que préparait Maximilian ; avec son pote Shervin : rallier l’Alaska pour rejoindre Ushuaia, à vélo. Ça y est, ils sont sur la route depuis le 29 mars 2019 exactement, date à laquelle Maximilian et Shervin sont partis, en catimini de Paris. Quelques verres avec les copains, la famille et pas d’autre programme que celui de quitter le bar après le départ du dernier pote. La nuit va être longue, ou courte, c’est selon.

Shervin et Maximilian sont-ils de fieffés menteurs ? Ils me parlent depuis 3 mois de leur projet “Alaska/Argentine”. Ils oublient qu’ils partent de Paris. Quand pour nombre d’entre nous, aligner 500 km en 2 ou 3 jours relève de la gageure, pour eux c’est à peine un apéro. Ils n’ont pas voulu faire simple dès le départ, pourquoi partir simplement d’un aéroport d’Ile-de-France pour rallier l’Alaska, alors qu’un vol magnifique à partir de Francfort, en Allemagne le propose ? C’est vrai ça, pourquoi se poser ce genre de question ? Tout ça pour économiser 200 balles, sur le prix du billet d’avion. Alors oui, pour aller cap à l’Ouest, logiquement, ils sont partis vers l’Est. Logiquement, ils sont partis en pleine nuit. Logiquement, le coeur léger profitant de l’effet euphorisant des 2 ou 3 bières (peut-être 4) consommées ce soir là. Logiquement ils sont partis vivre leur aventure peu commune. Logiquement, ils ne font rien comme tout le monde ces deux là.

Anchorage - Ushaia
Logiquement, ils sont partis en pleine nuit

Comment se prépare-t-on pour un tel périple ? Quelles sont les motivations pour vouloir rouler plus d’un an sur son vélo, tous les jours ou presque ? Quel matériel emporter ? Combien ça coûte un tel voyage ? Voici quelques-unes des questions que je me suis posé en rencontrant Maximilian.

Je passerais assez vite sur la motivation de vivre une telle aventure. J’ai passé un peu de temps avec Maximilian avant son départ, et finalement sa motivation semble être différente de celle de Shervin. Je crois que c’est un sujet très intime, il peut y avoir 1,000 (2,000 ?) bonnes raisons d’avoir envie de se lancer dans un tel périple. Il y a probablement autant de raisons de vouloir y renoncer. Je les laisse dévoiler eux mêmes cette envie (ou pas) sur leur blog.

De l'Alaska à Ushuaia
Le vélo : le plus baroudeur de la gamme Genesis, le Tour de Fer

Aujourd’hui, je vais plutôt évoquer l’aspect matériel. Un an sur un vélo pour traverser 2 continents du nord au sud signifie qu’ils vont rencontrer des amplitudes thermiques GeneGenimportantes : probablement entre -20°c et +50°c. Ils devront bivouaquer dans des endroits ou la nature et le climat est peu accueillant et où l’homme doit se faire tout petit, parce qu’il n’est que de passage. L’homme, habituellement prédateur, peut devenir une proie dans certains territoires hostiles.

Pour un tel voyage à vélo, il me semble que le choix le plus important est : le vélo ! Leur choix c’est porté sur la marque Anglaise Genesis. J’ai cru comprendre que Genesis a choisi de leur faire confiance (et réciproquement donc) en les aidant par la fourniture de matériel. Leur choix s’est porté logiquement sur le plus baroudeur de la gamme le Tour de Fer. Présenté, il semble à juste titre, ainsi par Genesis : “THE BIKE YOU’D TURN TO IF YOU WERE TO QUIT YOUR JOB AND EMBARK ON AN IMPROMPTU PEDAL-POWERED WORLD TOUR!”. Comme si ce vélo leur était pré-destiné !

Vous pouvez les suivre, les encourager, sur leur blog, sur instagram. Max est @maxschnell555.

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Yukon offers amazing views, as Alaska did. But the Canadian weather has been less gentle for now. After a rainy/snowy day, we are now facing the wind since two days. Every kilometer is demanding plenty of efforts. We left the St. Elias Mountains behind us, the highest mountain range of Canada, with magnificent views on Mount Steele (5 080m). We are now progressing towards Whitehorse, with a bunch of head wind to fight against. #adventure #freedom #genesis #genesisbikesuk #madisonclothing #bikepacking #bikeporn #biketravel #biketour #biketrip #ontheroadagain #neverstopexploring #canada #yukon

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Roulez sur la mousse avec Zéro Flats

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Zero Flats
Zero Flats

On connaissait son usage dans le milieu DH, et dans la discipline plus récente mais en pleine expansion qu’est l’Enduro. Cette fois la mousse s’introduit aussi dans les pneus de nos vélos de gravel. C’est encore rare, mais ça vaut le coup de tester et je me suis lancé dans cette expérience.

J’ai pu ainsi tester deux kit CUC de la marque espagnole ZÉRO FLATS. Un premier destiné à mon VTT en 29 pouces et un pour mes roues de gravel, que j’ai monté en l’occurrence sur mon NS BIKE RAG+. Je vais vous parler principalement de ce dernier montage, en 30 mm de section, même si mes remarques s’appliquent au deux, voire se complètent.

Zero Flats
Déballons déjà ce petit emballage – photo Laurent Biger

Pliée en huit, la paire de « mousses » est impressionnante de légèreté. Avec cela, un flacon de liquide préventif, et une paire de valves tubeless classiques sont fournis. Ce kit vous coutera environ 55 euros. Pas vraiment donné donc, même si pour certains le fait de pouvoir finir une course ou tout simplement rentrer à la maison n’a pas de prix…

Zero Flats
Lisons les instructions de montage, en français

Je les applique à la lettre, avec un rendu une fois les mousses de 30 mm montées ici sur une roue carbone de Gravel de l’artisan Storm parfaitement ajusté :

Zero Flats
Zero Flats
Zero Flats
Zero Flats

En appliquant le mode opératoire du fabriquant, je n’arriverai finalement pas à monter correctement le pneu (ici un Panaracer Gravel King en 43 mm). Je change de méthode et monte d’abord le pneu sur un de ses flancs, avant d’y introduire les mousses. Montage nettement plus rapide et plus efficace avec cette méthode, que je conseille donc. L’introduction du liquide préventif par la valve est quelque peu contrarié par la mousse qui occulte en partie l’orifice de la valve. Il ne faut pas hésiter à bouger le pneu à cet endroit pour libérer un peu plus la valve.
J’ai trouvé ce phénomène également sur le montage VTT, et j’en conclue qu’il vaut mieux adopter l’ajout du préventif directement dans le pneu avant le « claquage » de celui-ci, et non pas le tenter par la valve.

Zero Flats
Zero Flats

Une fois le montage terminé, en appliquant une pression d’environ 2,5 bars, les premiers tours de roues ne laissent pas paraître de changement dans le comportement du pneumatique.

En descendant volontairement à une pression anormalement basse, afin de simuler une crevaison non colmatée par le préventif, le comportement est évidemment altéré, mais la mousse limite l’effet. L’ensemble est tout à fait contrôlable, bien qu’il faille revoir sa vitesse largement à la baisse. Le pneu ne sort pas de son logement, même avec une pression quasi nulle.
Les mousses remplissent donc leur premier rôle qui est de pouvoir finir une course ou simplement rentrer chez soi. En pratique VTT engagée, au vue des basses pressions utilisées, l’intérêt des mousses permet également d’éviter les pincements.
Un rôle secondaire peut être aussi évoqué : celui de préserver vos couteuses jantes en cas de chocs particulièrement violents, en particuliers à basse pression.
J’ajouterai également un rôle psychologique, puisqu’en effet, les utilisant depuis en Gravel et VTT, savoir que l’on pourra sûrement rentrer (le fabriquant annonce 20 km) apporte un sentiment de tranquillité et peut se substituer à l’emport d’une chambre à air selon la sortie ou course envisagée.

Le poids est de 50 gramme pour 1 mousse de 40 mm, donc moins de 50 g pour le modèle gravel de 30 mm.

Site du fabriquant : https://zeroflats.com/fr/kit-zero-cuc-30mm.html

Dans la roue de Raoul Taburin

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Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage

Sans le savoir, l’histoire de cette sortie « Dans la roue de Raoul Taburin » commence le 28 septembre 2018, à Florac, dans les Cévennes. À la veille de « La Stevenson » (1), après avoir déposé à la Salle des Fêtes communale, les victuailles pour le ravito et la nuitée-étape du lendemain soir, j’embarque dans le van Chilkoot, au Cri du Papillon, une drôle de monture à la robe bleue Gitane…

Quelques mois plus tard, au début avril 2019, comme dans un film de Claude Sautet, « Les choses de la vie » (2) me conduisent à parcourir le programme cinéma de la semaine à venir (ce que je fais très rarement d’ordinaire) et j’y remarque la séance de projection en avant-première – en présence du Réalisateur – du film Raoul Taburin à La Cigale de Cavaillon. Nous sommes en pleine semaine d’avant la « Reine des Classiques » (3) et alors que « de battre mon cœur » sur les pavés de « L’Enfer du Nord » (3) a déjà commencé, le souvenir d’un certain « Ghislain Lambert » (4) et d’une interprétation magistrale de ce « petit cycliste » par – déjà – l’immense Benoît Poelvoorde me font visionner sans attendre la bande annonce de ce « Raoul Taburin ».

Je ne sais pas faire de vélo …

Raoul Taburin - Sempé
Raoul Taburin – Sempé

« Je ne sais pas faire de vélo ! ». Tel serait donc le terrible secret de ce Raoul Taburin, marchand de cycles et mécanicien hors-pair d’un petit village de Province. Avec cette bande annonce et quelques clics plus tard sur la toile, je découvre que le film est une adaptation d’une bande dessinée de Jean-Jacques Sempé (5). Un peu comme on apprend à faire du vélo, on en apprend donc tous les jours, à moins que ce ne soit chez moi une lacune de culture à l’égard de cet immense dessinateur humoriste à qui l’on doit notamment les illustrations du Petit Nicolas. J’apprends aussi, ou plutôt découvre, que cette adaptation cinématographique de Raoul Taburin par Pierre Godeau (Réalisateur) et Guillaume Laurent a été tourné à portée de quelques tours de manivelles de mon Luberon, en Drôme Provençale et plus précisément à Venterol (pour incarnation du village de Saint-Céron) au Nord de Nyons et à Mollans-sur-Ouvèze (pour les scènes de l’atelier des Cycles Raoul Taburin), à l’entrée de la vallée des Baronnies.

Dès lors, « La bicyclette bleue » (6) Gitane du Cri de Papillon se rappelle à moi, et revient « comme un boomerang » (7). Consécutivement à sa restauration complète chez Road Art à Marseille (8) par Thomas Degert, puis à son exposition au restaurant Le Jardin du Quai (L’Isle-sur-la-Sorgue) à la veille du 4ème Tour du Vaucluse Historique (9), le Gitane Sprint 1978 (re)dort accroché au mur d’une dépendance, désormais aux côtés de mes Victoire, Bianchi, Cannondale et autre BMC…

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
La bicyclette bleue se rappelle à moi – photo Luc Royer

L’idée, ou devrais-je dire plutôt la curiosité d’aller découvrir et ressentir, en amont de la projection, les sites de tournage de ce Raoul Taburin qui s’apprête à débouler dans les salles et sur les écrans, me fait sortir la carte d’une région que je connais certes bien mais au final, après Nyons, « c’est le Nord ! » et je dois reconnaitre que je n’y ai jamais posé les roues…

De la Cigale à Venterol … et retour

Comme toujours devant une carte dépliée, je m’emballe tout d’abord. Choix quasi exclusif de petites routes sauvages et sinueuses, de cols et de panoramas, de détours, de gorges et autres villages perchés, mais très vite je mesure que le compteur kilométrique et le cumul de dénivelé positif s’emballent à leur tour… D’ordinaire, mes itinéraires transposés sur Strava ont pour objectif d’être parcourus au guidon d’un vélo moderne, voire d’un vélo à pignon fixe, aux matériaux et composants contemporains, légers, vifs et précis. Pour ce vendredi 12 (avril), pour cet avant-ride d’avant-première, le vélo sera tout autre. Son cadre est en acier, composé de tubes Reynolds 531. Sa fourche cintrée – en acier elle aussi – semble si frêle. Son cintre Guid est étroit et d’un confort tout relatif avec ses cocottes et leviers de freins Weinmann et ce malgré un ruban de cuir noir flambant neuf. Son pédalier Sugino Super Maxy est équipé de deux – énormes – plateaux respectivement de 52 et de 42 dents alors que la roue-libre/cassette Maillard n’offre que six – tous petits – pignons, de 14 à 21 dents… L’avant-ride doit donc rester raisonnable d’autant qu’un vélo de quarante ans d’âge, vieilli en garage, ne s’emmène et ne se pilote pas comme un vélo contemporain…

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Dans la roue de Raoul Taburin – Le bonheur est dans la trace – photo Luc Royer

Je trace et retrace sur Strava, sur ces routes que je connais si bien au point d’en visualiser chaque courbe, chaque ondulation, chaque paysage. J’abandonne vite toutefois l’idée d’escalader à l’aller la côte – sadique – de Saumane (10) puis, plus au Nord, celle du Col de la Madeleine après Bédoin en retraçant tout droit, plus raisonnablement, par L’Isle-sur-la-Sorgue, Pernes-les-Fontaines, Carpentras et Le Barroux. Après Malaucène, au pied des 21 kilomètres de l’ascension Nord du Ventoux, je trace par la D13, Entrechaux et la D5 pour rejoindre Mollans-sur-Ouvèze et ainsi entrer dans la Drôme. Après viennent naturellement Faucon, Puyméras, Mirabel-aux-Baronnies, Nyons et enfin Venterol, le Saint-Céron du film, le village de Raoul Taburin. Je m’imagine déjà sur place, en terrasse du Café du Centre, pour un déjeuner mérité, le Gitane Sprint 1978 à robe bleue fièrement appuyé contre la fontaine… Quelle que soit la météo, à l’exception d’un rare vent du Sud, le retour devrait être plus facile, plus descendant, voire facilité par un « vent-arrière » en cas de Mistral. Valréas, ou l’Enclave des Papes, sa route touristique (du Tour du Vaucluse Historique 2018 (9)) pour rejoindre Saint-Maurice-sur-Eygues avant de traverser l’Ouvèze. Viendront ensuite Buisson, Roaix, Sablet, Gigondas et Vacqueyras dont les noms sonnent bon les Côtes-du-Rhône, et puis, dans la plaine, Sarrians, Monteux, Velleron et L’Isle avant de boucler la boucle devant La Cigale à Cavaillon. Verdict : 172 kilomètres et un dénivelé positif de 1641 mètres. Cela s’annonce comme une sérieuse solitaire puisque je n’ai pas réussi à enrôler d’autres cyclistes propriétaires de vélos des années 70-80. J’ai bien contacté Lino Lazzerini, ancien coureur et propriétaire d’une collection d’exception à Cavaillon (11) ainsi que Lionel Tartelin dit Ventouman (12) mais, ces derniers ne peuvent être du voyage dans les roues de Raoul Taburin. J’irai donc seul.

Le cliquetis mélodieux, unique, des vélos de mon enfance.

Inspiré, pour ne pas dire habité, par les quelques images de la bande annonce, je multiplie les photos « teaser » sur les réseaux sociaux en y associant divers accessoires d’une panoplie en partance. « Parce que l’on est des grands enfants, pour se sentir vivant, pour donner du sens à l’existence, on se raconte des histoires » (Pierre Gouyou-Beauchamps en voix-off dans le film de la Chilkoot Quest 2018). Maillot de laine Gitane, offert début avril par Lino à l’occasion d’une visite dans son « musée » personnel (qui mériterait tant des locaux et conditions de conservation à la hauteur de la précieuse collection). Paire de gants en tricot et cuir ainsi qu’une casquette Rapha. Une paire de chaussures Pantofola d’Oro L’Eroica, ramenée en octobre dernier par Thomas Degert de Gaiole in Chianti et de l’événement éponyme (L’Eroica) (13) et bien sûr, le Gitane Sprint 1978 aux freins réajustés par mes soins, à la selle ancienne remplacée pour l’occasion par une selle moderne Selle Italia afin d’assurer (au moins) un point de confort essentiel et aux roues Mavic MA contrôlées et retendues dans l’atelier du Culture Vélo de Cavaillon.

Afin de m’imprégner pleinement de l’histoire de Raoul Taburin, j’ai commandé le samedi précédent le livre originel de Sempé, dans une version livre-album, réédité (dans le cadre de la sortie du film) chez Denoël en mars 2019. Je réceptionne le mercredi précédent l’avant-ride, le précieux ouvrage à couverture et reliure bleue toilée à la Librairie de l’Étoile, au bout de ma rue. La lecture peut commencer et le dessin en double-page 48-49 me parle immédiatement tant il illustre le petit cycliste que je suis, doux rêveur et si souvent décroché à l’arrière des pelotons… Comme j’ai aimé Ghislain Lambert, je vais aimer ce Raoul Taburin.

Nous sommes mercredi 10 avril au soir, l’avant-ride est pour après-demain et j’entrevois par la fenêtre de ma chambre un ciel « bleu pétrole » (14). « L’orage a passé sur le village encore vide » (15). Quel temps fera-t-il vendredi ? Sur l’écran de mon iPhone, Météo France annonce une belle journée ensoleillée mais un Mistral de 20 à 50 km/h en rafales. L’aller, jusqu’à Venterol risque donc d’être à vent contraire…

Jeudi 11 avril. Une nouvelle journée d’attente, d’impatience mais aussi de trouille en regard du Mistral annoncé et bel bien levé. Toute la journée, il n’a cessé de commencer à boxer, crescendo, telle « La boxeuse amoureuse » (16). En tout début de soirée, le Mistral cale et un SMS de mon ami Loïc change la donne. Ce dernier m’exprime – photo de son superbe Peugeot Service Course vert à l’appui – son envie de participer à cette sortie vintage baptisée « Raoul Taburin Ride ». Un peu plus tard on s’appelle et convient de se retrouver le lendemain à 08 h 00 au Café de France, celui immortalisé par un cliché de Willy Ronis, à L’Isle-sur-la-Sorgue. Tard dans la nuit, Loïc a prévu de finaliser « son Taburin » en l’équipant notamment de porte-bidons qui lui font défaut.

Mon radio réveil marque 22:00. Nous ne sommes pas dimanche soir mais jeudi soir et j’entrevoie à travers les volets de ma chambre, les « Lumières dans la nuit » (17). En ce début de veillée d’armes, ce ne sont pas les envolées lyriques d’Édouard Baer mais bel et bien mon esprit qui tourne à plein régime. Itinéraire, liste des équipements à ne pas oublier, quelle sera demain la force du vent, arriverai-je à emmener les développements pour « costauds » du vélo jusqu’à cette Drôme si loin et si proche ? Serai-je suffisamment frais à mon retour pour profiter pleinement de la projection du film ? Comme à chaque veille de grosse sortie, cela surchauffe à l’étage et je peine à trouver le sommeil. Je pense à ce petit cycliste de Sempé, décroché, distancé, seul à l’arrière d’un peloton qui s’apprête à disparaitre à l’avant, aux confins de la feuille de papier. Je me rassure en me disant qu’au moins, à deux, il nous sera plus facile de lutter à l’aller contre un « Mistral gagnant » (18)…

Vendredi 12 avril. C’est le grand jour, celui auquel je pense depuis samedi dernier.

07:15. Me voilà avec mon Gitane sous l’affiche du film Raoul Taburin qui annonce l’avant-première de ce soir à 21 h  00. Il parait qu’on en parle dans le journal local, dans Vaucluse Matin… D’ici à cette projection, je m’offre le luxe d’un aller-retour de quelques 172 kilomètres en tenue d’époque (ou presque) au guidon d’un vélo de 40 ans. 40 ans, l’âge où en 2010, chassé de mon statut de « cadre sup » de la communication par une crise économique prétexte à toutes les restructurations (de primes pour les restants), j’ai commencé à renouer progressivement avec le vélo.

Après un premier « 200 » (19) à l’âge de 11 ans de Châtenay-Malabry (20) à Flée via la Beauce, après des années de « gravel » avant l’heure en Forêt de Verrières dans les années 80, après mes années « Vélo Vert » (21) en tant que stagiaire parmi les pionniers du VTT du tout début des années 90, après des années d’oubli aussi, j’étais certes revenu au vélo courant 2006 en faisant l’acquisition chez Cyclix à Cavaillon d’un Lapierre Scandium et en gravissant, quelques mois plus tard, à 36 ans et deux enfants, mon premier Ventoux, du poil aux jambes. S’en suivent quelques sorties du dimanche, quelques sorties aussi avec des collègues du bureau, mais rien de plus. Dix ans plus tard, à la fin février 2016, au soir d’une énième cérémonie protocolaire en Mairie de ma petite bourgade de province, je comprends qu’est venu le crépuscule de ma vie d’avant. J’ai touché le fond en tant que Pro, et il me faut trouver le rebond en tant qu’amateur. Ce rebond pour plus exactement ce second souffle viendra du vélo et des cathédrales, celles de la première « BTR » officielle, organisée début juin 2016 par Chilkoot de Vézelay à Barcelone…

En ce matin du 12 avril 2019, je n’ai plus de poil aux jambes et pourtant la transmission à douze vitesses de mon Gitane a le cliquetis mélodieux, unique, des vélos de mon enfance et de mon adolescence. Elle déroule « son même thème, sa chanson vide et têtue » (22), celle d’une chaîne qui roule sur les galets d’un dérailleur de la fin des années 70. Bien calé sur ma selle, une main sur le haut du guidon, je manœuvre régulièrement de l’autre main la manette du dérailleur arrière et l’ajuste à l’oreille, tout comme celle du dérailleur avant afin d’éviter tout frottement de chaîne. Filant droit et à bonne allure sur le plat le long de la ligne de chemin de fer en direction de L’Isle, la mélodie de la transmission agit telle une « madeleine de Proust ». Me revoilà, roue dans roue, avec mon grand frère, nos Peugeot demi-course lancés à pleine vitesse en Vallée de Chevreuse, parfois jusqu’à la fringale parce que nous ne pouvions nous empêcher de vouloir déposer un à un nos ainés du haut de l’impertinence et de la fougue de notre jeunesse…

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Au café de France – photo Luc Royer

Au Café de France, à L’Isle-sur-la-Sorgue, c’est dans un concert strident de patins de freins secs que je retrouve Loïc, non pas au guidon du Peugeot annoncé mais à celui d’une superbe randonneuse Motobécane à robe vert clair. Alors que nous prenons la direction de Pernes, franchissant la Sorgue, nous assistons impuissants à l’agonie d’une canne qui vient probablement d’être percutée par une voiture. Son cou semble brisé et son compagnon à col vert suit la scène, paniqué, depuis le trottoir d’en face. Le cœur lourd, je pense à « Amour », (24) cette nouvelle d’une triste partie de chasse de Maupassant. Après la traversée de Carpentras, au sortir du hameau du Serres, nous attaquons « La longue Route » (23) ascendante vers Le Barroux et Malaucène et alors que je n’ai qu’une trentaine de kilomètres dans les jambes, je comprends que la journée sera longue. Je n’ai plus quinze ans, ni même vingt ans et le tout à gauche m’offre au mieux un 42/21… Difficile d’en garder sous la pédale surtout que Loïc est un cycliste bien plus « costaud » que moi.

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Dans la roue de Raoul Taburin – Loïc est un cycliste bien plus « costaud » que moi – photo Luc Royer

J’appuie avec fermeté sur les pédales Kyokuto et peine à garder les chaussures bien calées à l’avant des cale-pieds à lanières de cuir (je ne cesse de penser à ces maudites cales que j’ai attendues toute la semaine en vain en provenance d’Allemagne et que je trouverai certainement ce soir dans ma boîte aux lettres…). La prochaine fois, j’équiperai les semelles de mes chaussures Pantofola d’Oro de ces cales rainurées pour pédales plates afin d’éviter cette perte d’énergie liée à de régulières et désagréables glissades des pieds vers l’arrière, hors des cale-pieds à lanières. Définitivement, nos pédales automatiques modernes ont du bon…

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Dans la roue de Raoul Taburin – Mollans-sur-Ouvèze, vers l’atelier de Raoul Taburin Cycles… – photo Luc Royer

Viennent enfin la bascule et le village de Malaucène. Souvenirs sur place de départs du très estival et convivial Tour du Ventoux de Nuit (25). La poursuite se fait en descente, entre les platanes, avant de prendre à droite la D13 vers Entrechaux et Mollans-sur-Ouvèze, vers l’atelier de Raoul Taburin Cycles…

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Dans la roue de Raoul Taburin – Le tournage dans ce village a été un grand moment – photo Luc Royer

Il est 10 h 15 quand nous faisons notre entrée dans Mollans-sur-Ouvèze. Après le pont de l’Ouvèze, Loïc ravitaille en eau à la fontaine. Nous trouvons facilement le vieux garage ayant servi pour le tournage des scènes de l’atelier du film Raoul Taburin. Quelques photos sur place et l’on se remet en route en direction de Mirabel-les-Baronnies via Faucon et Puyméras.

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Dans la roue de Raoul Taburin – Le père Forton lui cédera son fonds de commerce – photo Luc Royer

Face à nous, nous découvrons la splendeur des terres et collines du vignoble de Vinsobres. André, un ancien collègue du Syndicat des Eaux nous offre le café à Mirabel. La route jusqu’à Venterol n’est plus longue, tout au plus une dizaine de kilomètres. Nous y serons donc, comme prévu, pour le déjeuner. Nyons derrière nous, Loïc s’élève sur « la plaque » (le dérailleur avant étant grippé par la rouille, il fera l’aller-retour sur le plateau de 48 dents) en direction de Venterol, splendide village tout en rondeur de la Drôme provençale.

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Dans la roue de Raoul Taburin – Quelques photos devant une façade à la superbe glycine en fleurs – photo Luc Royer

Nous nous hissons jusqu’à la place et son Café, théâtres de très nombreuses scènes du film. Quelques photos devant une façade à la superbe glycine en fleurs et nous redescendons jusqu’au Café de la Poste pour un frugal déjeuner.

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Dans la roue de Raoul Taburin – Une bière locale “Mange soif” et un repas frugal – photo Luc Royer

Alors que 14 h sonne au clocher de l’église de Venterol, après avoir pris la pose pour quelques « figougnes » au même endroit que différentes scènes du film Raoul Taburin, nous quittons Venterol pour notre trajet retour vers L’Isle et Cavaillon.

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Dans la roue de Raoul Taburin – Vélo vintage

La D619 s’élève tout d’abord en direction de la Chapelle Sainte-Perpétue puis ondule et enfin descend jusqu’à Vinsobres. Nous voilà soudainement en pleine Eroica (13) tant les paysages nous font penser ici à la Toscane et à ses Strade Bianche bordées de vignes et de cyprès. Cette route des vins, entre Drôme et Vaucluse est une splendeur. Les villages de Villedieu puis de Roaix traversés, nous poursuivons notre dégustation à vive allure, bénéficiant d’un puissant vent arrière. Ce sont désormais les villages de Séguret, de Sablet, de Gigondas et de Vacqueyras, célèbres « Côtes-du-Rhône », qui nous offrent la saveur de leurs paysages. Les derniers kilomètres s’annoncent et nous offrent moins de saveurs. C’est plat. Sarrians, Monteux et puis Pernes. Vers 16H15, nous sommes à quai, en terrasse du Grand Café de la Sorgue à L’Isle-sur-la-Sorgue. Loïc s’en retourne en voiture vers Céreste et moi j’en termine avec les dix derniers kilomètres jusqu’à Cavaillon et le cinéma La Cigale.

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Dans la roue de Raoul Taburin – Vélo vintage

Plus tard dans la nuit, au sortir de l’avant-première du film et alors que je marche vers chez moi à côté de mon « Taburin » (exposé avec deux autres dans la salle de La Cigale le temps de la projection), je repense à cette canne ensanglantée et forcément morte ce matin. Elle est morte comme est morte mon enfance, cette période de ma vie à laquelle je levais insouciant les bras au ciel, victorieux de courses imaginaires, champion d’un jour au guidon tour à tour d’un vélo vert à trois vitesses, puis d’un vélo blanc à 10 vitesses et aujourd’hui encore, alors que j’entrais dans Cavaillon au guidon de ce Gitane bleu à 12 vitesses.  Et pourtant, depuis la vision le matin même de cette canne mortellement blessée, j’avais roulé tout le jour avec « ce sentiment affreux que tout était mort » (26).

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Dans la roue de Raoul Taburin – Un livre dédicacé par le réalisateur et un ticket de cinéma rejoindront les souvenirs de cette belle journée – photo Luc Royer

J’avais rêvé de prendre la roue de Raoul Taburin pour percer son secret et je mesurais soudainement, à l’aube de la cinquantaine, alors que « personne, absolument personne ne sait ce qui va échoir à tel ou tel, sinon les guenilles solitaires de la vieillesse qui vient » (26), que je n’avais rien fait d’autre aujourd’hui que de prendre la roue de mes propres secrets et regrets…

Luc Royer

RAOUL TABURIN RIDE
CAVAILLON – VENTEROL – CAVAILLON : 176 KM / D+ 1598 M – le vendredi 12 avril 2019

https://www.strava.com/routes/17971340

RAOUL TABURIN A UN SECRET
Un film de Pierre Godeau (Sortie en salles aujourd’hui : le 17 avril 2019)
Avec Benoit Poelvoorde, Édouard Baer et Suzanne Clément
La bande-annonce officielle HD du film RAOUL TABURIN

Nos vélos en détail :

Gitane Sprint 1978 – Coloris Bleu Gitane

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Gitane Sprint 1978 – Coloris Bleu Gitane
  • Cadre : Gitane en acier Reynolds 531 – Taille 56
  • Pédalier : Sugino (avec manivelles Super Maxy 170 mm) 52-42
  • Roue libre : Maillard 6 vitesses 12-21
  • Pédales : Kyokuto Pro VIC II Made in Japan
  • Cale-pieds : Christophe avec sangles de cuir Christophe
  • Leviers de Freins : Weinmann
  • Freins : Weimann
  • Guidon : Guid
  • Dérailleurs : Huret
  • Roues : Mavic MA 36 rayons
  • Pneus : Michelin Select Sport 700x20C
  • Tige de selle : SR Laprade
  • Selle : Selle Italia SLR Max Flow/

Motobécane – Coloris Vert

Dans la roue de Raoul Taburin - Vélo vintage
Motobécane – Coloris Vert
  • Cadre : Motobécane en acier – Taille 56
  • Pédalier : RFQ plateaux Simplex 48-36
  • Roue libre : 5 vitesses 16-21
  • Freins : MAFAC Racer
  • Potence : Pivo
  • Dérailleur AV : Huret
    Dérailleur AR : Svelto
  • Roues : Jantes SUPER CHAMPION 36 rayons / Moyeux Normandy
  • Pneus : Panaracer Gravel King 700×28
  • Garde-boues : Bluemels Club Special
  • Selle : Lampough Waterproof
  • Dynamo : Soubitez 6V 3W

(1) La Stevenson 2018 – LE PUY > ALÈS – À vélo sur les traces de Robert Louis Stevenson et de son ânesse Modestine (29-30 septembre 2018) – Un événement CHILKOOT
(2) Les choses de la vie – Un film de Claude Sautet avec Michel Piccoli et Romy Schneider (1970)
(3)PARIS-ROUBAIX – « La Reine des Classiques » cyclistes depuis 1896
(4) Le vélo de Ghislain Lambert – Un film de Philippe Harel avec Benoit Poelvoorde, José Garcia et Daniel Ceccaldi (2001)
(5)RAOUL TABURIN – Un livre illustré de Jean-Jacques Sempé (1995) – Nouvelle édition « album » chez Denoël (Mars 2019)
(6)LA BICYCLETTE BLEUE – Un livre roman de Régine Deforges (1981) et une série de trois téléfilms de Thierry Binisti (2000)
(7)COMME UN BOOMERANG – Une chanson de Serge Gainsbourg (1975)
(8)ROAD ART – www.road-art-13.com
(9)TOUR DU VAUCLUSE HISTORIQUE – Un événement CHILKOOT (chaque début Novembre)
(10) SAUMANE – Village et Château du Vaucluse où le Marquis de Sade passa une partie de son enfance
(11) LINO LAZZERINI – un article de Patrick Van Den Bossche publié dans le magazine Cyclist N°13 (Juillet/Août 2018)
(12) SUR LES PENTES DU MONT CHAUVE AVEC VENTOUMAN – Un article de Patrick Van Den Bossche publié dans le magazine Cyclist N°8 (Sept./Oct. 2017)
(13) L’EROICA – une série annuelle d’événements de vélo vintage créée par Giancarlo Brocci www.eroica.it
(14)  BLEU PÉTROLE – Un album d’Alain Bashung (2008)
(15) NICOLAS – Une chanson de William Sheller (1993)
(16)  LA BOXEUSE AMOUREUSE – Une chanson d’Arthur H (2018)
(17) LUMIÈRES DANS LA NUIT – Une émission hebdomadaire d’Édouard Baer sur France Inter (Chaque dimanche soir à 22H)
(18) MISTRAL GAGNANT – Une chanson de Renaud (1986)
(19) 200 – Le Vélo de Route Autrement (comme 200 kilomètres) – Un magazine trimestriel édité par l’Agence Cinquième Colonne
(20) CHÂTENAY-MALABRY – Une chanson de Vincent Delerme (2002)
(21)VÉLO VERT – un magazine mensuel créé en 1989 et édité par Riverside Publications
(22)  HORS-SAISON – extrait d’une chanson de Francis Cabrel (1999)
(23) LA LONGUE ROUTE – un livre de Bernard Moitessier (1971)
(24)  AMOUR – une nouvelle de Guy de Maupassant – LE HORLA (1887)
(25) TOUR DU VENTOUX DE NUIT – Un événement CHILKOOT
(26) SUR LA ROUTE – Un livre de Jack Kerouac (1957)

 

Smith joue la sécurité

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Casque Smith 2019
Casque Smith 2019

Au chapitre des nombreuses nouveautés de l’année, Smith nous annonce entre autres 2 nouveaux casques : le Forefront 2, évolution du modèle précédent et le Trace … C’est du VTT pour le Forefront et de la route pour le Trace : logique non !

Pour ceux qui comme nous aiment le gravel, ces 2 modèles peuvent très bien convenir pour notre pratique, l’essentiel pour un casque étant de nous protéger dans toutes les circonstances. On a testé ces 2 modèles : Philippe pour le ForeFront II, il est enduriste et pratique le gravel et moi ayant un profil plus routier, pour le Trace.

Un casque à suivre à la Trace

Trace, voilà un beau nom pour un casque de vélo ! … Smith, nous invite donc à suivre les cyclistes qui tracent la route, bien protégés par ce nouveau casque. Avec le beau soleil qui est revenu, j’ai eu envie de mettre de la couleur dans ma tête et sur ma tête. Le look de ce nouveau casque Smith Trace est parfait pour rouler en harmonie avec les genêts en fleurs, bordant les routes de Provence.

Casque Smith Trace
Casque Smith Trace en mode gravel – photo Bike Café

De la sécurité avant tout

On ne me demande jamais de pousser le test d’un casque jusqu’à son extrémité … heureusement. Ne comptez pas sur moi pour aller volontairement jusqu’au crash test pour vérifier la complète efficacité du produit. On va donc croire sur parole les concepteurs qui ont intégré les meilleures technologies pour sécuriser nos sorties vélo.  Trace est doté du système de protection à l’impact multidirectionnel (MIPS®), qui réduit les forces de rotation appliquées sur le cerveau lors d’un choc transversal. Associée à la technologie MIPS, la doublure du casque est séparée de la tête grâce à un plan de glissement à faible frottement qui permet à la coque de coulisser par rapport au crâne lors de l’impact, réduisant ainsi les dommages potentiels sur le cerveau.

Confort et ergonomie

En escaladant le col de l’Espigoulier sous les premières chaleurs de printemps, j’ai pu  apprécier le système AirEvacTM (exclusif à Smith) qui permet de libérer la chaleur et empêcher la formation de buée sur les lunettes.

Gore Bike Wear test nouveautés
Col de l’Espigoulier – Smith Trace en mode route – photo Bike Café

Côté performance ce casque confirme qu’il peut améliorer votre trace aérodynamique. Lors de tests comparatifs indépendants en soufflerie il est sorti vainqueur face aux casques les plus performants de sa catégorie en 2018. C’est celui qui a généré le moins de résistance à l’air confirmant qu’il possède de belles qualités aérodynamiques, facteurs de performance.

Côté confort Smith a pensé à tout : canaux de fixation latéraux pour les lunettes, réglage de la doublure haute performance antimicrobienne, compatibilité avec les systèmes de fixation pour éclairage.

Casque Smith 2019
Casque Smith Trace

J’ai apprécié le confort de ce casque, son faible poids (280 g en taille M) et son look à la fois décontracté et hyper technique avec ce ceinturage entier en Koroyd.

Prix : 250 € avec MIPS

Disponible chez les revendeurs spécialisés et en ligne sur smithoptics.com.

Le ForeFront 2

Casque Smith Forefront 2 - photo Bike Café
Casque Smith Forefront 2 – photo Philippe Aillaud

Possédant depuis plusieurs années un Smith ForeFront première version, j’ai eu la chance de pouvoir tester la version II. Le ForeFront a été le premier casque Smith de vélo utilisant l’Aerocore©. L’Aerocore est une structure en nid d’abeille composée de tubes de polymères soudés les uns aux autres. Cette structure, développée par Koroyd, absorbe 30% de chocs en plus ; et étant creuse, elle favorise la ventilation en canalisant le flux d’air vers le crâne.

Casque Smith Forefront 2
Casque Smith Forefront 2 – photo Philippe Aillaud

Pour l’avoir utilisé plusieurs étés, la différence avec un casque classique est sensible. Mais sans une aération bien pensée, la structure ne serait pas suffisante. Et les aérations sont bien présentes, judicieusement placées, le tout avec un design propre à la marque. Pour cette nouvelle version, l’aération est assurée par 7 entrées d’air (5 étant protégées par des inserts Koroyd, ce qui réduit légèrement le débit d’air). Un flux d’air est dirigée vers le bas de l’avant de la coque afin de créer une ventilation vers les lunettes pour lutter contre la buée. Ensuite l’air réchauffé sort par les 13 évents latéraux et arrières, dont un sans insert Koroyd expulsant ainsi plus d’air sommital.

Le ForeFront première génération

Ses plus : ventilation, confort, réglages.

Ses moins : visière montée sur ergots en plastique, sangles à l’arrière nécessitant un bon placement avant de mettre le casque, support pour masque rajouté (je dois dire que je j’utilise épisodiquement un masque en vtt).

Le ForeFront II

Casque Smith Forefront 2
Casque Smith Forefront 2 – Smith a complètement redessiné son Forefront – photo Philippe Aillaud

Tout en gardant le même style, Smith a complètement redessiné son Forefront.

Ses plus : les mêmes que la version I, avec en plus une meilleure protection de l’arrière du crâne et du rocher (plus descendante et structure nid d’abeille), un enveloppement du crâne plus prononcé. La version testée est dotée de l’option Mips qui augmente encore la sécurité de vos chers neurones.

Casque Smith Forefront 2
Casque Smith Forefront 2 – La visière montée sur vis propose 3 positions – photos Philippe Aillaud

Et les points négatifs ont été revus et corrigés ! La visière montée sur vis propose 3 positions permettant de rouler entre autres avec un masque haut sur le casque, chose très peu habituelle sur un gravel, une encoche calant la sangle du masque.

Un insert métallique, obturé par une cache en temps normal, permet de visser un support de caméra d’action (vendu séparément) sur le sommet de la coque. Ce support sécurisé est conçu pour se séparer du casque en cas de choc important…

À origine, un jeu de mousses supplémentaire était fournies, remplacées sur le II par une pochette souple de protection du casque. Même si les mousses sont disponibles auprès des revendeurs Smith, je préférais la première option.

Les améliorations possibles :

Fournir de base un jeu de mousses supplémentaires et des caches pour ceux qui souhaiteraient l’utiliser sans visière.

Ce casque clairement orienté vtt conviendra en gravel plutôt dans une environnement « hostile » :

  • Sur terrain technique où la chute est plus présente et risquée, dans les sentes à végétation foisonnante (visière).
  • Si vous êtes sensible au design spécifique de ce casque et sans sacrifier la technicité et la protection d’un couvre-chef,
  • Si vous voulez une protection maximale couvrant bien la base du crâne (partie la plus sensible aux traumatismes) et appréciez la présence d’une visière, ce casque est fait pour vous.

Prix : 230 € avec MIPS

Disponible chez les revendeurs spécialisés et en ligne sur smithoptics.com.

 

 

 

 

Triban RC520 Gravel un vélo passe-partout

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Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel

Nous somme heureux enfin de donner une suite à l’essai du Triban 100 que nous avions publié il y a 2 ans. Ce test nous avait enthousiasmé car le vélo avait montré une polyvalence intéressante. Il ouvrait une voie vers un gravel accessible et nous avions perçu un signal fort d’ouverture du marché d’entrée de gamme dans un segment plutôt élitiste.

Une belle opportunité dans un marché qui se cherche

Chaque année nous voyons les responsables de la R&D de l’activité vélo de Decathlon pour savoir si le Triban 100 serait suivi d’un autre vélo plus abouti … Les 43 000 vues de notre article de 2017 sur ce vélo nous avaient convaincu qu’il existait de la part de nos lecteurs une véritable attente.

Triban 520 Gravel
Salon du Roc d’Azur un mpment de rencontres et d’échanges – photo Bike Café

J’échange souvent avec des responsables commerciaux de grandes marques de vélo et ce qui est certain c’est qu’ils ont du mal à quantifier précisément le marché du gravel en France. Certains semblent encore traumatisés par le “soufflé” du Fat Bike qui est retombé à peine levé. Les segments atypiques sont déstabilisants, sur un marché français basé sur une dichotomie très nette entre la route et le VTT. Comme pour chahuter un peu plus  le monde du vélo actuel, le VAE est venu apporter son grain de sel électrifié. Par ailleurs, une grosse partie des efforts commerciaux se mobilise pour faire passer la pilule des disques sur les vélos de route. Alors dans tout ça, le gravel présente peu d’intérêt … Et pourtant ! …

La réalité est que les stocks de vélos de gravel sont “secs”, et que le commerce de détail ne répond pas à la demande. Les artisans fabricants français, qui produisent ces vélos sont débordés et les délais s’allongent. Alors l’arrivée de ce Triban 520 Gravel est une formidable opportunité pour apporter un ballon d’oxygène au développement du gravel : Decathlon propose un vélo abordable … et adapté à la pratique.

Enfin …

La stratégie commerciale de Decathlon, concernant ce marché particulier, est atypique pour une enseigne de la grande distribution. Après être passé par la Grande Bretagne pour attaquer ce segment avec le Triban, Decathlon utilise plutôt les réseaux sociaux et s’appuie sur les témoignages d’expériences vécues publiés sur des blogs. B’Twin, marque créée par Decathlon en 1986, a été enterrée sans cérémonie et la marque Triban est née côté “Road”. Le gravel appartiendra à cette famille Triban road.

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – Decathlon nous confirme que la marque s’engage de façon volontariste et durable sur le segment du gravel – photo Bike Café

Les réseaux sociaux avaient depuis plusieurs mois contribué à faire fuiter l’info : Decathlon allait commercialiser un vélo de gravel. Après notre expérience sur le Triban 100 on ne pouvait que se réjouir de cette bonne nouvelle. Entrevus sur plusieurs épreuves la Gravel Origins du Roc d’Azur, la gravelxinoise en région parisienne, … les Triban 520 aux mains de l’équipe projet se débrouillaient plutôt pas mal sur nos pistes françaises.

Eric Goussen, chef de produits de la gamme road chez Decathlon nous confirme que la marque s’engage de façon volontariste et durable sur le segment du gravel. Ce vélo est une première étape mais déjà du côté Villeneuve d’Ascq on pense à la suite.

Les présentations

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – Decathlon se jette à l’eau avec son Triban 520 Gravel – photo Bike Café

L’esprit gravel habite le Triban 520 gravel que nous avons reçu … Quelques marqueurs indique sa vocation : son cintre large et évasé à 16°, ses roues 700 chaussées de pneus Tubeless Ready en 35, le Shimano 105 R7000 et le compact 50/34 …

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – En accord avec le paysage après le vallon du marbre aux pieds de la Sainte Victoire – Photo Bike Café

Sobre, serait le qualificatif qui pourrait venir au premier coup d’œil. Habillé de noir et d’un brossé métal verni qui trompe son monde, si on en croit la réflexion de l’un des participants de la Gravel Sainte Victoire où nous avons fait rouler ce vélo : “Il existe un vélo titane chez Décathlon ? “. La finition ne prête pas vraiment à la critique. Un logo spécifique Triban 520 Gravel affiche et assume la vocation du vélo même si la cassette allant seulement à 32 dents max et les pneus de 35 laissent imaginer quelques limites à son usage gravel. On verra, dans notre essai, que cela n’est pas bloquant. En regardant de plus près les larges cordons de soudure du cadre alu respirent la santé : du simple et solide. C’est bien le credo qui revient à la lecture des informations techniques, ainsi que son prix… calculé au plus juste. Côté transmission un Shimano 7000, s’il vous plait.

Triban Route versus Gravel

Dans la famille Triban 520 je voudrais le .... à gauche le cyclotourisme à droite la version gravel
Dans la famille Triban 520 je voudrais le …. à gauche le cyclotourisme à droite la version gravel

Un Triban 520 peut en cacher un autre … En effet la base de cette version gravel que nous avons essayée est le Triban route endurance (traduisez cyclotouriste) qui est déjà en vente. Le cadre est le même mais : roues, pneus, guidon, … diffèrent, pour que ce vélo devienne gravel. Pas de secret donc il fallait ce tronc commun pour répondre à une nécessité de volume de production dans cette première approche commerciale.

Le cadre

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – Le cadre en alu soudé. Les câbles apparents sont habillés de protections contre les frottements. Le câble du frein avant pourrait être mieux fixé sur la fourche – photo Bike Café

Le cadre est soudé à partir de l’alu classique 6061-T6. Il est largement équipé d’œillets qui permettent le montage des équipements de voyage et des gardes-boue, la taille des pneus acceptée reste limitée toutefois à 36 mm sans le garde-boue. La géométrie du cadre est annoncée « slooping orientée confort ». En taille M, on mesure 185 mm de tube de direction et 56,4 cm du tube horizontal, base de 425 mm et 385 mm de reach.

Pas d’axes traversants pour les roues, mais la solution simple et éprouvée des “quick release” qui fonctionne très bien. On retrouve le montage d’étriers hydrauliques sont du type “post mount”. Sur la balance, le poids de 1,780 kg le positionne dans la moyenne de cette gamme. Au passage rappelons que le cadre, cintre et potence sont garantis à vie par Decathlon.

La fourche

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – Cette fourche autorise un passage de pneu maximum théorique de 36 … On a roulé avec des 38 sans problème – photo Bike Café

La fourche Triban Evo propre à la marque a pour particularité d’associer le carbone pour les fourreaux et l’aluminium pour le jeu de direction en 1″1/8. Rigidité latérale, filtration des vibrations frontales et légèreté sont les objectifs visés par cette réalisation. Cette fourche autorise un passage de pneu maximum de 36 mm. Elle est équipée d’œillets pour l’installation d’un garde-boue et d’un porte bagage, elle est annoncée pour supporter 8 kg.

La tentation de montage d’un pneu trop large pourrait être fatale aux fourreaux de carbone sur le long terme en raison de l’abrasion qui en résulte à cause de l’accumulation de boue et le frottement qui se produira. Les câbles sont extérieurs au cadre, la simplicité a été privilégiée par rapport à l’entretien et l’esthétique.

Les équipements

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – Pédalier Shimano FC-RS510 2 x 11 vitesses 50-34 – photo Bike Café

C’est le dernier groupe 105 R 7000 de Shimano qui à été en partie retenu (leviers et dérailleurs). Ce nouveau groupe inspiré de l’ancien Ultegra est un choix premium en regard des proches concurrents de ce vélo. Le nouveau dérailleur arrière dit “Shadow” possède l’avantage de rester protégé derrière les haubans par la cassette pour éviter les arrachements.

Le pédalier est un Shimano FC-RS510 2 x 11 vitesses (autorisant 50-34 dents) et la longueur des manivelles est différente en fonction de la taille du vélo. La cassette installée est une Microshift CS H110 11/32 dents.

Les freins

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – Les freins à disque à disque TRP HY/RD 160 mm – photo Bike Café

Les freins à disque à disque TRP HY/RD 160 mm ont remplacés ceux sur jante de la version 100 que nous avions testé. La commande est à câble, c’est un compromis, mais avec  gaines (et câbles) renforcées et incompressibles de chez Jagwire. Les plaquettes d’étriers TRP sont semi-métalliques.

Les roues

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – Les roues sont équipées de pneus Hutchinson Overide 35 tubeless ready tyre 35c-622/700 en standard, nous avons monté des 38 pour nos pistes un peu sèches du sud – photo Bike Café

Les jantes sont des Triban tubeless Ready 6106-T6 dimensions 700x17c, hauteur 24  avec 28 rayons avant et arrière. Le  poids annoncé de la paire est de 2000 g. Elles sont équipées de base avec des pneus Hutchinson Overide 35 tubeless ready tyre 35c-622/700

Les périphériques

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel Très bon guidon Triban apprécié des 3 testeurs et potence de 100 en taille de vélo M … c’est marqué dessus – photo Bike Café

Les autres équipements restent ceux de la marque Triban  : selle New Triban Ergofit, tige de selle alu Triban dia 27.2 mm … Potence Triban  et cintre Triban  alu évasé a 16°, en taille M : longueur de potence 100 mm, largeur de cintre 440 mm cintre. Le poids du vélo est donné pour 10,3 kg en taille M sans les pédales.

Adaptations réalisées

Pour affronter les terrains difficiles sur lesquels nous roulons dans le sud de la France : DFCI rocailleuses, forts dénivelés, … Nous avons apporté deux modifications au modèle standard :

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – Les deux modifications apportées par rapport au modèle standard : cassette Sram avec un 36 dents et pneus Overide de 39 montés en tubeless – photo Bike Café
  • les pneus : nous avons montés des Overide 38 en tubeless … Ce faisant nous avons outrepassé la limité de 36 annoncée. En fait ça le fait très bien et cela démontre une possibilité d’évolution pneumatique par rapport au modèle de base. Nous avons roulé néanmoins avec les 35 et ça marche très bien aussi. Notre conseil est de passer en tubeless pour abaisser la pression et mieux accrocher dans les montées pierreuses. Pendant l’essai nous n’avons pas crevé une seule fois.
  • la cassette : 34 dents sur le plateau à l’avant et 32 sur la cassette ça ne le fait pas sur nos pistes avec des passages à 18% sur sol instable. Shimano annonce 34 maxi pour son 105 7000 équipé pourtant d’une chape longue. Nous avions déjà fait le montage d’une cassette Sram avec un 36 sur une configuration identique et c’est ce que nous avons fait sur ce vélo d’essai. Ça marche très bien et cela nous a permis ne ne pas mettre pied à terre dans les passages les plus durs.
Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – L’overide 38 passe très bien dans le cadre – photos Bike Café

Nos tests

Ce vélo a été confié à 3 pilotes : Pierre qui avait réalisé le test du Triban 100. Venu de Paris pour participer à la Gravel Sainte Victoire il a roulé avec le Triban pour nous livrer ses impressions. Patrick de Bike Café a également roulé avec le Triban sur plusieurs sorties sur les pistes du Massif de la Sainte Victoire et sur la gravel du Tour de l’Etang de Berre Gravel (90 km). Philippe a pu également faire une sortie avec le vélo pour donner son avis.

Pierre

Convaincu que le Triban 100 aurait une suite, j’étais très curieux de pouvoir essayer cette nouvelle mouture. D’abord conquis par les évolutions du modèle, je ne suis pas déçu aux premiers tours de roue : ce n’est pas le même vélo.

Gravel Sainte Victoire
Gravel Sainte Victoire – Pierre en maillot bleu casque bleu sur le Triban 520 Gravel – photo Luc Royer

Facile à rouler, la position est immédiatement agréable, confirmée par un bon rapport stack & reach. La forme de la selle reste conventionnelle (sans évidemment), plate et confortable. Le cintre (qui existe au détail sur le site Decathlon) vaut largement quelques confrères bien plus coûteux.

J’ai pris possession du vélo la veille de la Gravel Sainte Victoire, après le changement de cassette. Cette modification était un soulagement pour moi qui vient de la banlieue ouest de Paris où les pentes sont moins raides, moins rocailleuses et surtout moins longues. Le parcours qui nous attendait autour de cette Sainte Victoire est une suite de pistes roulantes avec parfois de fortes montées sèches pouvant atteindre 18%, des descentes tout aussi pentues et très caillouteuses. Ce tracé présente relativement peu de difficultés techniques avec une alternance pour moitié de pistes et de petites routes goudronnées c’est un bon exemple de terrain pour la pratique du gravel. .

Je n’ai pas eu de mauvaise surprise avec ce vélo. Le passage des vitesses est resté parfaitement fluide tout au long du parcours sans un seul saut de chaîne. La montée et la descente sur le 36 dents s’est très bien passée. On peut recommander ce montage pour ceux qui en auraient la nécessité. Le freinage reste précis, endurant. Il est progressif tout aussi puissant que l’hydraulique malgré la nécessité d’une action plus forte sur le levier .

J’ai été étonné par la stabilité du vélo en descente et sa capacité d’absorption des chocs. On lui pardonne d’être un peu paresseux en relance au regard du plaisir qu’il nous offre en roulant sur les longues pistes du sud.

La limite de l’exercice pour certains avec ce vélo restera la taille des pneus admissibles. Le rapport de l’offre en regard du prix en est indiscutablement son point fort.

Patrick

J’ai sorti du carton ce Triban 520 que l’on attendait depuis un moment. Montage rapide : hauteur de selle, guidon, … direction la Sainte Victoire pour plusieurs séances de reconnaissance. Dans un premier temps je roule en pneus de 35. Je connais bien les Overide et leurs qualités route / piste. Le vélo file sur la route, le comportement est sain, les vitesses passent bien et j’apprécie le freinage des TRP semi hydro. Avec le 32 dents j’arrive à franchir une des mes pistes test que je passais difficilement en mono 42 x 42 : un bon point pour ce Triban qui montre une belle motricité de son train arrière.

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – La transmission a été d’une fidélité sans faille … photo Dan de Rosilles

J’ai immédiatement apprécié le poste de pilotage avec ce guidon de 44 et le flare de 16°. Le drop est plus important que mon habituel guidon Ritchey Venture Max mais les mains tombent bien sur les bases et l’ensemble est confortable. J’ai également aimé la selle. N’étant pas fan des selles curved celle là : plate et légèrement creusée, m’a apporté un appui parfait lorsque calé sur le fond il faut pousser le braquet. On bouge bien dessus entre le position avancée dans les montées raides et le fond lorsque l’on envoie sur piste ou sur route. La transmission a été d’une fidélité sans faille, même lorsque qu’il a fallut face à une pente surprise grimper sur le 32. Sur le parcours mixte de l’Étang de Berre le 32 dents a été bien suffisant. Le rapport 34 x 32 conviendra aux cyclistes entraînés et effectivement pour des trajets un peu longs avec un profils montagneux surtout en bikepacking ce sera intéressant de passer à un ratio inférieur à 1 avec un 34 x 36.

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – 90 km en gravel autour de l’Étang de Berre – photo Dan de Rosilles

Lors de ma sortie sur l’étang de Berre le vélo a fait sensation auprès des autres participants. Tout le monde s’est réjouit de l’arrivée de Decathlon dans le monde du gravel. Chacun y voyait des possibilités de custom et l’équation équipements + qualités de roulage / prix a été largement appréciée. Lors de cette sortie les performances du vélo sur la route m’ont permis de faire des passages efficaces devant le groupe face au vent.

En conclusion, j’aurais vraiment du mal à dire du mal de ce vélo. Decathlon a pris son temps pour le proposer, mais il fallait sans doute attendre la maturité commerciale de ce marché. Ce vélo est né est bien né, et même si c’est une adaptation d’un modèle “road”, je salue le signal fort que sa prochaine sortie va donner à la pratique du gravel. Si Decathlon, qui accompagne le développement de tous les sports, propose un gravel c’est bien que le marché existe … Le produit est “malin” car pour bénéficier d’un coût mesuré la mutualisation des éléments majeurs avec le 520 Road permet de fournir un vélo gravel sans trop prendre de risque sur ce marché difficilement quantifiable.

Philippe

Je roule sur une monte identique de pneus (Hutchinson Overide 38 tubless). Ce point commun entre mon vélo habituel (GT Grade Carbon 105) et ce Triban me permet d’éliminer le facteur pneumatique dans ce bref comparatif. Dès que j’ai chevauché le Triban, je me suis senti bien sachant que, à part la hauteur de selle, la taille et les réglages étaient adaptés pour Patrick. J’aurais été mieux sur un taille L mais je pense que j’aurais conservé une potence de 100.

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel … Va t-il oser à passer ? … Le Triban passe partout, mais il y a des limites, et le débit de l’Arc était un peu fort pour tenter la traversée – photo Bike Café

Après un temps d’adaptation réduit à sa plus simple expression, je découvre des vitesses et plateaux passent sans soucis ; normal car l’ensemble manettes/dérailleurs/pédalier est en Shimano 105.

Pour se frotter aux pistes raides, il a été équipé spécialement d’une cassette vtt 11/36 Sram. Aucun frottement ni bruit lors de l’utilisation du grand pignon avec le grand plateau (je sais ce n’est pas bien de croiser …). J’ai senti une différence normale à l’accélération avec ma monture habituelle. Avantage du carbone sur l’alu  pour le cadre comme pour les roues. J’ai perçu une différence dans le comportement de la direction, qui est légèrement plus vive à l’amorce de la rotation du cintre. Est-ce du au cintre plus large, à la potence plus longue ou à la taille du cadre, ou à la géométrie différente ?

La direction est stable, le vélo se dirige aussi facilement avec le bassin. Le freinage est puissant et dosable, même s’il faut un peu plus forcer sur les leviers, freinage mixte câble/hydraulique oblige. Le confort sur les irrégularités du goudron et les pistes est de même niveau que sur le GT (je pense que c’est le job des pneus) même si le ressenti est différent : le Triban renvoie un peu moins vite l’impact mais en l’amortissant moins (pour être plus factuel, il faudrait se doter d’accéléromètres et d’outils de télémétrie embarquée pour le mesurer …). Au début j’ai trouvé la selle dure, puis je l’ai oubliée.

En résumé : un très bon gravel polyvalent avec un excellent rapport qualité/prix avec une belle finition et des périphériques à la hauteur du cadre et du groupe. Je serais curieux de le tester avec des roues plus légères.

Un vélo qui aime le baroud

La plus grande qualité d’un gravel est sa polyvalence. Entre un usage permettant d’aller au marché pour acheter ses légumes et faire une rando bikepacking de 500 km pendant le week-end, en imaginant entre ces deux extrêmes tous les usages possibles d’une bicyclette : le gravel est le vélo parfait.

Pour évoquer l’extrême, je peux citer 2 expériences. Une menée par l’équipe projet de Decathlon qui a roulé sur la bikepacking de plus de 300 km “Gravel Origins” : un aller retour entre Fréjus et le Verdon pendant le Roc d’Azur 2018. C’était en octobre dernier.

L’équipe de projet a testé également sur les routes du nord …

La reco de la Malteni Bootleggers

L’autre aventure que je vous invite à lire est celle de Alex Voisine organisateur de la Malteni Bootleggers. Il a fait son ultime reco avec un Triban 520 … Lire son récit  https://triban.exposure.co/lultime-reco

Extraits de son récit :

« C’est une bonne idée de tester le TRIBAN RC520 Gravel sur ce tracé afin de le pousser en dehors de ses limites. Je lui ai apporté 2 modifications (une potence de 90 mm au lieu de 110 mm afin d’avoir une position moins allongée sur une si longue distance et pour être plus à l’aise sur les drops) et le changement pour mes pneus favoris (Compass Steilacoom 700X38c, un peu au dessus de la compatibilité normative de 36c) mais bien plus adaptés pour la boue que les Hutchinson Overide 35 mm », explique Alex.

Test Triban RC520 gravel
Test Triban RC520 gravel

« Partir sur un vélo qu’on ne connaît pas sur une épreuve pareille est risqué, mais je me suis tout de suite trouvé à l’aise à son guidon, je l’ai senti bien équilibré, stable et agile dans les zones techniques pour lequel il n’a pas été pensé en priorité. Je le place où je veux et c’est important quand on roule vite sur un chemin jonché de cailloux à la seule lueur de sa frontale ! », poursuit Alex.

La famille va s’agrandir

Triban 520 Gravel
Triban 520 Gravel – La famille s’agrandit : à gauche le modèle que nous avons testé en roues de 700 et double plateau à droite le modèle en roues de 650 section 23 et pneus de 42 équipé en mono plateau

Début avril, arrivée comme un poisson, j’ai découvert l’annonce pour juin / juillet d’un petit nouveau dans la famille Triban : un gravel monté sur des roues 650 x 23 sur lesquelles il y aura des pneus WTB Resolute en 42. Côté groupe il possédera un mono Apex 44 avec une cassette 11/42 … On aurait préféré un 42 à l’avant mais les hommes du nord oublient que dans d’autres régions c’est bien d’avoir un braquet plus court 😉  Les freins à disques resteront hydro-mécaniques. Les deux vélos seront commercialisés au tarif de : 999 €.

La calendrier des dispos est le suivant : mi-mai pour le vélo que nous venons d’essayer. Et juillet pour le modèle équipé en 650 / mono. Mais Eric Goussen, a qui je laisse le mot de la fin, nous promet dans les années qui viennent un bel avenir pour le gravel chez Decathlon. Il y aura un modèle encore plus accessible en terme de prix et dans le futur on verra arriver une conception de cadre plus gravel permettant de monter des sections de pneumatiques plus larges. L’histoire du gravel chez Decathlon ne fait que commencer.

Voir les infos sur le site

Depuis ce test réalisé la famille 520 a évolué, nous vous conseillons de consulter le site de Decathlon. Le vélo ne sera pas vendu en magasin.