Pour sa 3ème saison, le Festival Nature is Bike fait peau neuve. Toujours en quête de plus de nature, le festival déménage en prenant ses quartiers au cœur du Lac de Maine, dans un écrin de verdure à deux pas du centre-ville d’Angers. Avec un salon, un forum, des animations, des soirées mais aussi des zones de test, le Village du Festival Nature is Bike, c’est LE lieu de rencontre et de partage des fans de gravel et d’amateurs de découverte à vélo. Un moment unique à ne pas manquer du 16 au 18 juin à Angers avec de nombreuses nouveautés.
Trois jours consacrés au gravel
L’événement Nature is Bike ouvrira ses portes le vendredi 16 juin à 14h pour se terminer le dimanche 18 juin 2023. Chaque jour, de nombreuses animations vous attendent sur le village et les cyclistes – promeneurs, amateurs de bikepacking, compétiteurs, etc. – pourront participer à de nombreuses épreuves sur des parcours inspirants tracés par des spécialistes locaux.
Un salon
Implanté au cœur du Village du festival Nature is Bike au Lac de Maine à Angers sur 10 000 m2, le 1er salon du Gravel et du vélo d’aventure en France regroupera 80 exposants représentant des marques de cycles leaders du marché mais aussi équipements, matériels, destinations touristiques et activités nature.
Il intéressera les cyclistes, sportifs, ultra traileurs en quête de nouvelles pratiques, compétiteurs… et tous les amateurs de sports outdoor et d’aventures, randonneurs, baroudeurs, voyageurs… Vous pourrez tester de nouveaux produits (zones de tests Gravel, vélo et vélo à assistance électrique) et faire le plein d’inspirations pour votre prochain voyage à vélo.
Un Forum
photo Bike Café
Un Forum, sous l’égide du Crédit Mutuel, permettra des échanges et un partage d’expériences ouvert à tous les festivaliers : expériences de vie ou de voyages, découvertes de nouveaux produits et d’innovations, conseils pour vos aventures à vélos…
Des animations
De nombreuses animations vous seront proposées tout le week-end sur le Village : course de draisienne pour petits et grands, création de votre Gravel à partir d’un vieux VTT, découverte de la faune du Lac, sensibilisation aux bons gestes pour rouler en ville ou dans l’obscurité…
Convivialité
Des apéros & soirées thématiques viendront ponctuer les grands moments de Nature is Bike. Partager un apéro, un déjeuner ou un dîner, échanger : c’est aussi ça l’esprit Gravel !
Les épreuves
Les épreuves et organisations de Nature is Bike
Nature is Bike est également un événement sportif permettant à chacun de découvrir la pratique et pour les compétiteurs de se mesurer sur des courses chronométrées.
En mode race
L’épreuve “Star” : la Gravel of Legend Legendre – photo Fabien Boukla
L’épreuve “Star” : la Gravel of Legend Legendre est reconduite ! Pour sa 3ème édition, elle proposera un nouveau parcours entre Arromanches-les-Bains et Angers avec un passage en Bretagne. L’épreuve, au départ mythique des plages de Normandie, symbolise le débarquement du Gravel en France.
Sur Nature is Bike il y aura des épreuves “race”
En mode bikepacking
Une autre nouveauté pour les amateurs de “gravel race” sera proposée le 18 juin : la Race 200 Panaracer. Cette épreuve de 200 km comportera des sections chronométrées qui donneront lieu à un classement. Cette épreuve a été sélectionnée par Klassmark pour intégrer le circuit international Gravel Earth Series qui réunit plusieurs courses.
Photo Oscar Falagan
Si vous aimez prendre votre temps, la nouvelle épreuve Gravel of Legend Legendre GOLD Bikepacking Specialized vous permettra de vivre cette même expérience que la version “race”, en totale autonomie et sans aucune assistance.
En mode randonnées sportives
photo : Fabien Boukla
Pour la Gravel 100 DT Swiss et la Gravel 50, il s’agit de randos sportives sur ces 2 distances empruntant des parcours aux trois-quarts constitués de chemins de pur gravel et des sentiers en terre.
En mode découverte
Photo Nature is Bike
Les Festive40 et Festive30Cesbron Véloland sont des randonnées cyclistes « à la cool » avec des haltes gourmandes de dégustation, déclinées en deux versions : 40 km d’un parcours « off road » pour riders en Gravel et VTT ou 30 km « on road » pour VAE et tout type de vélo. Ce sont des randos cyclistes gustatives en toute convivialité, entre Maine et Loire, depuis le Lac de Maine jusqu’à l’insolite Ile de Béhuard, le spot idéal pour admirer les coteaux de la Loire avant de traverser le vignoble.
En mode découverte
Les Secrets de Ramsar, saison 2 aura lieu le dimanche 18 juin 2023. C’est une nouvelle aventure ludique à vélo qui vous est proposée, pour vivre une exploration au cœur des basses vallées angevines. L’objectif ? Percer les secrets de Ramsar au travers de nouvelles épopées mêlant observation, réflexion, sport, découverte, expérimentation et créativité.
photo Alexandre Lamoureux
À deux, en famille ou entre amis, vous serez invités à relever les défis de votre kit aventure.
Il ne se passe pas une semaine sans qu’on nous annonce un nouveau matos cochant la case “Gravel”. Cette nouvelle pratique vélo a conquis un large panel d’utilisateurs. Le gravel est polymorphe : week-end aventure, balade touristique, race, bikepacking… Le printemps s’installe et il est temps de vous préparer : protection, navigation, équipements, voici une sélection de produits proposée par l’équipe de rédaction.
Les « Sélections » permettent de découvrir de nouveaux produits selon une thématique précise. Qu’ils aient été simplement repérés lors de leur mise sur le marché ou testés spécifiquement par nos rédacteurs, ils peuvent faire l’objet d’une courte description ou de retours de terrain plus complets.
Avec le PowerDome, ABUS élargit sa gamme de casques de vélo « Made in Italy ». L’Abus Powerdome est décliné dans une version équipée du système MIPS, qui peut réduire le risque de blessures graves à la tête en cas de chute. Aussi, je vous conseille vivement de consulter le site MIPS qui explique de belle façon le procédé. Le PowerDome MIPS est léger (pesé à 267 g en taille L) et s’adapte individuellement au tour de tête grâce au système de réglage Zoom Ace.
Les sangles sont minimalistes mais remplissent parfaitement leurs rôles
10 entrées d’air et 7 sorties d’air assurent la circulation de l’air qui se veut efficace. J’ai apprécié le design réussi et une belle compacité grâce à un volume global réduit, même en grande taille. Par ailleurs, les sangles sont minimalistes mais elles remplissent parfaitement leurs rôles de maintien. Également, je trouve le tarif de 159€ bien placé au regard de l’équipement MIPS et de la finition générale de ce casque fabriqué en Italie.
L’Abus Powerdome MIPS que j’ai testé en conditions hivernales (photo Hugo Herment)
Finalement, rien de révolutionnaire mais la qualité de fabrication perçue, le confort général, et le poids mesuré font de l’Abus Powerdome MIPS un casque à considérer sérieusement pour un usage route et Gravel, et si vous avez un budget autour de 150 €.
EVOC propose ce gilet d’hydratation extra léger qui intègre une poche à eau de 1,5 litre et un espace de chargement de 1,5 litre, d’où le nom du produit HYDRO PRO 1.5 + 1,5l Bladder.
Le principal intérêt de ce produit, à mes yeux, est sa légèreté (seulement 230 grammes, à vide) et le fait qu’une fois enfilé, il permet de vous octroyer une réserver une réserve d’eau de 1,5 litre (poche à eau fournie). Grâce à ses dimensions compactes (2 x 23 x 33 cm), il vous permet d’avoir accès à vos poches de maillot car ce gilet d’hydratation ne repose que sur la partie supérieure du dos.
L’accès à la poche à eau, qui se verrouille via deux zips latéraux. Validé sur le terrain par sa facilité d’utilisation.
J’avais utilisé un gilet de marque concurrente, le Camelbak Chase Bike Vest 1,5 litres, lors de ma participation au Bikingman Portugal 2022 et j’avais beaucoup apprécié le fait de pouvoir me réhydrater facilement, tout en roulant.
Lors de longues sorties, comme ici sur le Bikingman Portugal, les sacs d’hydratation légers sont une option très intéressante pour embarquer 1,5 litre d’eau en plus.
L’avantage du gilet Evoc est qu’il est doté d’un système de fixation magnétique du tuyau sur le côté gauche, pour plus de praticité.
Il possède également deux poches filets, contenant 150 ml de chaque côté, qui conviendront pour stocker des barres, gels et autres produits légers. La marque propose aussi d’y ranger des flasques de liquide supplémentaires. Une poche zippée sur le côté gauche vous permettra de transporter une carte bleue ou un petit smartphone (mon Google Pixel 7 n’y rentre pas).
Poches filets pour les petits objets comme des gels, poche zippée à gauche pour l’essentiel (smartphone, CB), ce sac est minimaliste mais conçu à cet effet.
La maille constituant le panneau dorsal est légère et extrêmement respirant. Le serrage est assuré par un clip au niveau de la partie basse du gilet et de deux straps réglables sur les côtés.
Testé lors de la Border Bash Aragon en Espagne – photo Matthieu Amielh
J’ai pu valider sous la chaleur de l’Espagne ce produit qui s’annonçait prometteur sur le papier. Remplir la poche à eau s’avère très pratique grâce à un système de glissière en plastique qui vient sceller le contenant de manière hermétique. Je n’ai connu aucune fuite d’eau lors de sorties gravel alors que le terrain était particulièrement défoncée à certains endroits.
Le point fort de ce produit est le système d’accroche magnétique du flexible d’arrivée d’eau sur la bretelle gauche grâce à un petit aimant. On peut boire rapidement en lâchant très peu de temps le cintre et en se penchant vers l’avant, j’ai même pu m’hydrater sans décrocher le flexible de son point d’ancrage. Vraiment bien conçue, bravo Evoc pour cette innovation ingénieuse !
Le seul petit bémol à apporter est qu’après 1 à 2 heures, l’eau du réservoir chauffe à cause du rayonnement solaire et peut-être aussi de la chaleur dégagée par le haut du dos. Le liquide est donc parfois tiède mais vous êtes toujours hydraté, c’est l’essentiel. Rappelez-vous que les bédouins dans le désert boivent du thé brûlant pour mieux se désaltérer !
Ne vous laissez pas avoir par leur apparence rétro avec leurs lacets ! Les Recon ADV intègrent à l’intérieur comme à l’extérieur la technologie Body Geometry de Specialized. Grâce au calage Varus de l’avant du pied, au soutien longitudinal de voûte plantaire et au bouton métatarsien, les pieds restent dans une position plus naturelle et efficace lorsque vous pédalez, permettant un meilleur alignement avec vos genoux et vos hanches.
photo Patrick VDB
Specialized lance deux nouvelles versions de sa chaussure Recon. La S-Works Recon SL constitue le super haut de gamme équipée de Boa et l’autre, la Recon ADV avec lacets, que j’ai pu testée. Les lacets ne sont pas pour moi une découverte ;-). En fait j’avais déjà testé les Specialized S-Works Recon Lace en 2021 qui étaient plus rigides que ces ADV. Cette fois, mon pied est plus à l’aise et je ne ressens plus la gêne à la malléole que j’éprouvais avec l’ancien modèle des S-Works. Sur celles-ci, Specialized a pensé à mettre une boucle de maintien des lacets qui manquait également sur le modèle 2021.
Le chaussant est parfait et mes pieds sont bien installés dans un 41,5 qui est ma taille habituelle. Le poids de 305 grammes est correct pour des chaussures que je pense utiliser en gravel mais également sur ma randonneuse en version route. La polyvalence est au rendez-vous car la chaussure s’appuie sur une semelle en carbone ce qui rend le pédalage particulièrement efficace. La technologie STRIDE toe-flex (orteil flexible) permet une souplesse de pliure sur l’avant du pied qu’on appréciera en marchant.
La semelle de contact en caoutchouc est souple et agrippe bien sur le rocher en cas de portage. Dans l’ensemble, voilà une chaussure de gravel / aventure très confortable, dotée d’une tige en microfibre souple et aérée par des perforations ; une protection en TPU protège les parties exposées aux agressions des branches et autres cailloux. Ces chaussures m’accompagneront durant ma saison gravel et au-delà.
Depuis sa création en 1989, l’entreprise américaine a su s’imposer comme une référence absolue dans le domaine des systèmes de navigation par GPS. Ses produits, initialement destinés à l’aviation, se sont rapidement miniaturisés et diversifiés, répondant ainsi aux exigences, toujours plus grandes, des cyclistes, coureurs et sportifs en tout genre. Début avril, Garmin nous a annoncé la sortie de deux nouveaux compteurs de vélo perfectionnés qui intègrent des mesures dynamiques de performance, des fonctions de cartographie avancées, une recharge solaire et de nouvelles fonctionnalités pour aider les cyclistes à mieux rouler et s’entraîner.
Les principaux atouts de ces nouveaux modèles sont les suivants :
La recharge solaire : grâce au verre solaire Power Glass qui permet de prolonger l’autonomie de la batterie jusqu’à 60 heures en mode économie d’énergie, soit un gain de 25 minutes d’autonomie par heure pendant la journée ;
L’analyse du niveau de cyclisme et des exigences du parcours : identification des forces et des faiblesses du cycliste et préparations aux exigences d’un parcours spécifique grâce à un entraînement dans des domaines ciblés2 ;
Programme d’entraînement adaptatif : que ce soit en extérieur ou en intérieur, ces Edge proposent des suggestions d’entrainement quotidiennes pour un coaching personnalisé et adapté en fonction de la charge d’entrainement actuelle du cycliste, de sa récupération et de ses évènements à venir ;
Niveau d’énergie en temps réel (Stamina) : permet de suivre en temps réel le niveau d’énergie et de fatigue, afin de mieux gérer les efforts pendant un entraînement et d’estimer la durée et la capacité à maintenir un rythme spécifique ;
Guide de puissance (Power Guide) : permet de gérer l’intensité de l’effort en définissant des objectifs de puissance tout au long d’une course ;
Planificateur d’ascensions ClimbPro : affiche le dénivelé et le degré des pentes restantes lors d’une ascension ;
GNSS multi-bandes :Offre une précision de positionnement améliorée ce qui permet aux Edge 540/840 de fonctionner même dans des environnements difficiles, tels qu’une forêt dense ou un flanc de falaise.
Prix conseillés : 499,99 € et 599,99 € respectivement pour le 540 et le 840
Edge pour Matthieu et Density pour Patrick, la rédaction de Bike Café a affronté les premiers rayons du soleil printanier à Aix-en-Provence avec des lunettes de la marque française Julbo sur le nez. Ces deux modèles sont polyvalents, gravel et route. Voici nos premières impressions.
Patrick : Pour ma part j’ai testé le modèle Density qui possède un look un peu moins race que le Edge. Pour le choix des lunettes, je vous renvoie au petit guide “afin d’y voir plus clair”, que j’ai écrit précisant les critères qui doivent guider votre choix. Je me suis appliqué à moi-même ces principes, et c’est pour cela que j’ai choisi le modèle Density.
Le détail des couleurs… pour ne rien louper du Printemps – photo Philippe Aillaud
La légèreté (20 grammes) de ces lunettes est remarquable et l’intégration dans mes différents casques est parfaite. Elles ne glissent absolument pas sur le nez, une fois en place elles ne bougent pas, même sur nos pistes locales très cabossées. C’est la 3ème paire de Julbo que je possède et je n’ai jamais été déçu par les optiques. Ici j’ai choisi des verres photochromiques Reactiv qui me permettent de gérer les transitions lumineuses qui sont nombreuses et importantes dans ma région. J’ai préféré les verres “High amplifier” de couleur légèrement marron, qui correspondent mieux à ma vue un peu compliquée par quelques opérations liées à des glaucomes.
J’ai préféré les verres “High amplifier” de couleur légèrement marron – photo agence Grimpette
Leur forme polyvalente me permet de les porter en rando pédestre et lorsque je fais un footing, ce qui fait que le prix – certes élevé, 195 € – sera amorti sur plusieurs pratiques outdoor. À noter que Julbo a créé deux modèles pour l’équipe Groupama-FDJ qui utilise ces lunettes lors des grandes courses du circuit World Tour.
Matthieu : J’ai choisi le modèle Edge que je porte, sur la route et en gravel, depuis 2 mois. Comme sur de précédents modèles de la marque jurassienne, j’ai beaucoup apprécié le confort du modèle. Elle se font oublier en quelques minutes, ce qui est pour moi le point le plus important en termes de critères de jugement. Autre point fort : l’écran panoramique offrant un très large champ de vision, couplé à la technologie photochromique Reactiv de chez Julbo procurent un confort de vue impressionnant. Les couleurs sont bien restituées, les détails et contrastes très nets et on sent que les yeux sont vraiment bien protégés par ce large écran.
Les Julbo Edge, ici en version verres Reactiv (photochromiques), sont légères et confortables, même à l’envers 😉 Photo : Matthieu Amielh.
Les branches fines flexibles sont enveloppantes et offrent un confort et un ajustement optimal. A noter que la face interne de l’optique dispose d’un traitement complémentaire antibuée. Aucun problème pour venir fixer les lunettes à l’envers sur le casque.
Nouveauté sur le modèle Edge, l’écran est magnétique et interchangeable. La technologie Magnefix, exclusive à Julbo, permet en effet de changer l’optique grâce à un écran aimanté.
La technologie Magnefix de Julbo permet un changement de verre rapide si les conditions météo sont changeantes. Photo : Julbo.
MB Wear est une marque italienne originale distribuée en France par Tribe. Sa gamme est constituée de maillots colorés et techniques et sa collection route a failli occulter celle dédiée au gravel qui est tout aussi intéressante. Nous avons particulièrement remarqué le maillot réalisé avec un mélange de 42 % polyester, 40 % polyester recyclé et 18 % laine. Sa coupe confortable et son col en V à la française en font un maillot agréable à porter adouci par l’adjonction de laine dans le tissu. Les coloris unis avec un discret graphisme sur les manches sont bien choisis. J’ai préféré ce marron qui s’intègre bien lorsqu’on est en pleine nature.
Maillot et short MB Wear
Le short technique que j’ai repéré est conçu pour le cyclisme décontracté. Il est confortable, ultra résistant et polyvalent. Sa ligne est fluide et il ne possède pas de pad à l’intérieur. Pour ceux qui le souhaitent, il faudra acquérir un boxer avec pad que vous pourrez utiliser indépendamment sous tous vos shorts pour faire du vélo.
La structure technique de ce short permet un pédalage libre. Il possède deux grandes poches en biais sur le devant qui se prolongent sur le côté. Elles sont fermées par des fermetures éclair moulées sous pression et une fermeture interne pour donner de la stabilité aux objets qui sont placés dedans.
Je vous propose mon retour d’expérience sur le compteur GPS d’une marque qui commence à se faire une belle place sur le marché français de l’outdoor : TwoNav. C’est plus précisément le TwoNav Terra qui a retenu mon attention avec son immense écran, clairement orienté vers un usage Gravel et VTT, et que j’utilise depuis octobre dernier.
La sociétéTwoNav
Pour commencer, rappelons que TwoNav est une société espagnole. Son histoire démarre en 2001 lorsque Ivan Twose, suivi d’un groupe de passionnés, commence à développer un logiciel permettant de vérifier les points de passage pendant les championnats de parapente. C’est ainsi que le premier produit TwoNav a vu le jour : le logiciel Air. Devant le succès rencontré, la version du logiciel pour les sports terrestres voit le jour deux ans plus tard. Baptisé Land, il offre la précision du logiciel précédent tout en permettant de préparer des itinéraires pour toutes les disciplines outdoor. Son activité est l’électronique outdoor, avec une gamme de quatre compteurs, avec capteurs et supports associés. Un logiciel et deux applications complètent l’offre du fabricant que nous avions rencontré sur le salon du dernier Roc d’Azur.
Le hardware du TwoNav Terra
Packaging et finition
En tout premier lieu, le packaging séduit par son emballage minimaliste. TwoNav semble avoir pris en compte la fonction de communication et de séduction exercée par l’emballage écologique d’un produit à l’éthique outdoor. Ensuite, à la prise en main du produit, je constate une réelle différence avec le Cross, que j’utilise également. En effet, le Terra s’inscrit pleinement dans le même design, mais dans des dimensions plus imposantes. Outre cela, et tout comme avec le Cross, j’ai entre les mains un produit bien fini, d’un aspect valorisant mais aussi d’un gabarit plus imposant que ses concurrents.
Comparaison entre le TwoNav Terra et Cross (photo Laurent BIGER)
Poids et dimensions
Quant à son poids, j’ai pesé le TwoNav Terra à 200 g, ce qui constitue une belle surprise au regard du gabarit imposant. Si le poids et la largeur sont plus importants, le Terra accuse une profondeur et une hauteur semblable au Cross.
En cela, il ne faut pas oublier que le Terra est aussi destiné aux randonneurs pédestres, ce qui explique aussi son design élaboré pour une prise en main confortable. La fixation au dos de l’appareil est de type rotatif, d’un standard propriétaire à TwoNav. Un point regrettable pour ceux qui possèdent déjà des supports dans un standard de fixation plus commun. Là-dessus, il faudra donc utiliser les supports de la marque, au demeurant pas très qualitatifs.
Le système de fixation, propre aux produits TwoNav
Enfin, le TwoNav Terra est armé de 7 boutons, 3 boutons frontaux tactiles et 4 latéraux qui complètent (ou remplacent partiellement) les fonctions de l’écran tactile. Bien placés, ceux-ci sont suffisamment gros pour être facilement utilisables avec des gants. Quant au touché, il est vraiment réussi.
Le TwoNav Terra est armé de 7 boutons
Protection, connectiqueet interface
La prise de type USB-C, bien protégée, est située sur la tranche avant. Aussi, contrairement à beaucoup de compteurs GPS du marché, cet emplacement permet d’accéder à cette prise même si le GPS monté sur son support. Malheureusement, je n’ai pas réussi à faire fonctionner le Terra “en charge”. C’est dommage car cela aurait permis de le recharger en roulant (via un moyeux dynamo ou une batterie externe). À noter la présence d’un passage pour une éventuelle dragonne, que je ne peux que conseiller pour sécuriser le montage. Par ailleurs, le TwoNav Terra est construit selon la norme IP67 et la certification militaire MIL-STD-810 (résiste aux chocs, à la pluie et aux températures extrêmes), donc résistant à l’eau, ce que je peux confirmer à travers ce test réalisé au Ventoux et en Lorraine. Quant au froid, je n’ai pas constaté de ralentissement, même lors d’usages jusqu’à -10° C (contrairement à son utilisateur…).
Durant mon test, aucune faiblesse du TwoNav Terra face aux agressions extérieures (photo Laurent BIGER)
Pour information, “cette norme MIL-STD-810 est une norme militaire des États-Unis qui met l’accent sur l’adaptation de la conception environnementale et des limites d’essai d’un équipement aux conditions qu’il connaîtra tout au long de sa durée de vie utile, et l’établissement de méthodes d’essai en chambre qui reproduisent les effets des environnements sur l’équipement plutôt que d’imiter les environnements eux-mêmes. Bien que préparée spécifiquement pour des applications militaires, la norme est souvent utilisée pour les produits commerciaux également” (source : LCIE.fr).
Un produit bien fini et qui se montre fiable (photo Laurent BIGER)
Écran
Le compteur TwoNav Terra dispose d’un confortable écran couleur de 3.7 pouces et d’une résolution de 480×640 pixels. Rétroéclairé, celui-ci adapte sa luminosité à l’éclairage extérieur de façon à économiser la batterie. Lors de mes sorties, j’ai constaté que la luminosité de l’écran reste très correcte, même avec le film de protection. Là-dessus, les couleurs restent vives et les cartes parfaitement lisibles.
La luminosité de l’écran est très correcte, même avec un film de protection (photo Laurent BIGER)
Cet écran est tactile, dit Capacitif multitouch GorillaGlass, pour une utilisation avec des gants (mais tout de même dégradée). Là-dessus, par temps de pluie intense, j’ai dû verrouiller l’écran en guidage de trace, faute de quoi le compteur n’est quasiment plus utilisable à cause de la sensibilité de l’écran tactile aux gouttes. Quoi qu’il en soit, ce magnifique écran, précis et lumineux, est bel et bien le point fort du TwoNav Terra. Tant et si bien que je ne vois pas de concurrent sérieux actuellement sur ce aspect.
Batterie
La batterie interne du TwoNav Terra dispose d’une capacité de 2600 mAh. D’après TwoNav, celle-ci est censé assurer une autonomie de 15h. Lors de mes tests, avec la réception GPS toujours active, j’ai obtenu environ 12h d’autonomie. Cependant, mes tests ont été effectués en conditions hivernales. Ainsi, considérant l’impact du froid sur cette autonomie, les données du fabricant me semblent cohérentes. Lors de mon dernier test sur une température autour de 10 °C, j’ai fini ma sortie de 8h avec 41% d’autonomie restante, en étant en permanence en suivi de trace. La gestion de la luminosité de ce grand écran n’est probablement pas étrangère à cette performance honorable.
Le niveau de batterie restant après 8h d’utilisation en suivi de trace, par 10°C (photo Laurent BIGER)
Stockage et capteurs
Le TwoNav Terra possède une capacité de stockage interne de 32 Go de mémoire (28 Go libre). C’est bien suffisant pour embarquer nativement une cartographie de type OSM, complétée par d’éventuelles cartes optionnelles (j’y reviendrai dans la partie software). Quant à sa réception satellite, TwoNav a équipé son Terra d’une puce du fabricant U-BLOX. Utilisée par d’autres marques premium, celle-ci est une valeur sûre dans le segment des récepteurs GNSS (Géolocalisation et Navigation par un Système de Satellites) à basse consommation. Celle-ci permet au TwoNav Terra de réceptionner 4 systèmes en simultanés : GPS, BeiDou, GLONASS et enfin l’européen GALILEO.
GNSS (Géolocalisation et Navigation par un Système de Satellites)
Globalement, j’ai apprécié la belle précision de cette puce récepteur GNSS. En revanche, j’ai remarqué une acquisition initiale des satellites un peu longue au démarrage du TwoNav Terra. Par ailleurs, le récepteur GNSS du TwoNav Terra est éligible aux systèmes d’augmentation spatial (SBAS). Initialement prévu pour assurer un positionnement très précis à l’industrie de l’aviation, le principe de ces systèmes est de diminuer les erreurs de positionnements dues aux variations dans la ionosphère. Ainsi, des mises à jour de la carte ionosphérique sont envoyées en continu afin de corriger la position de l’utilisateur à mesure que l’ionosphère change, en comparant les coordonnées du récepteur actif, à celles, connues et vérifiées, de points répertoriés (stations de références). Pour l’Europe, ce système est le Complément géostationnaire européen de navigation (EGNOS). D’autres régions de notre planète sont couvertes par des systèmes sensiblement similaires, visibles sur cette cartographie.
Couverture ionosphérique de chaque constellation SBAS (source : GENEQ.inc)
Enfin, le TwoNav Terra peut accueillir les capteurs de cardiofréquencemètres, de cadence, de vitesse ou de puissance compatibles avec la technologie ANT+/BLE. Étrangement, le TwoNav Terra n’est pas équipé de thermomètre, ce qui est curieux pour un produit aussi polyvalent.
Le software du TwoNav Terra
En premier lieu, le démarrage n’est pas des plus rapides : environ 30 secondes avant que le Terra soit opérationnel. Là-dessus, la dernière position connue s’affiche sur le dernier type de carte utilisé.
Le menu principal du TwoNav Terra (photo Laurent BIGER)
Sur le menu principal accessible en bas à gauche, la navigation se fait via les deux touches tactiles « flèches » ou en faisant glisser grâce au contact tactile. Cinq sous-menus s’y trouvent. Tout en reconnaissant que c’est classique, les menus sont clairs et parfaitement traduits.
Navigationavec le TwoNav Terra
Le sous-menu “Routes” va permettre de retrouver les traces (nommées “Routes” dans l’écosystème TwoNav) GPX, ou encore au format IGC, KML, KMZ, PLT, TRK, RTE et préalablement chargées dans le dispositif. Pour cela, trois solutions sont possibles :soit par l’application LINK, soit par la connexion USB à votre PC en les glissant dans le dossier dédié, ou encore en wifi via le logiciel LAND. Là-dessus, après avoir sélectionné la trace, le dispositif propose de rejoindre son point de départ. Une fois dessus, le guidage pour suivre la trace est particulièrement réussi, je dirai même imparable.
L’écran et le suivi de trace, les points forts du Terra (photo Laurent BIGER)
De plus, il peut également être complété par des instructions vocales émises par un puissant haut parleur intégré au Terra (uniquement dans certains modes de fonctionnement). En cela, la taille de l’écran facilite grandement le suivi du parcours prévu. Un écart par rapport à la trace se verra sanctionné par un puissant bip, ainsi que d’un rappel en rouge sur la carte, définissant votre position par rapport à celle-ci. Cependant, le Terra ne recalculera pas d’itinéraire pour la rejoindre.
La trace à suivre en bleu, l’écart à celle-ci “Hors route” en rouge (photo Laurent BIGER)
Bien sûr, la navigation libre reste possible, et se montre agréable grâce au confort visuel procuré par l’écran. Avant de lancer la navigation, il est important de sélectionner le profil correspondant à l’activité que vous êtes sur le point de démarrer. La sélection du profil de navigation est importante pour une configuration optimale du logiciel TwoNav en fonction de notre pratique. Partant du fait que chaque activité a ses propres nécessités, chaque profil est développé pour répondre à celles-ci (restrictions dans le calcul de route, visualisation de carte, configuration d’alarmes automatiques, champs de données affichés, etc.). Par ailleurs, il est tout à fait possible d’éditer les traces directement sur le TwoNav Terra. En cela, le grand écran tactile apporte une ergonomie appréciable.
Les cartes
Notons que, nativement, ce dispositif utilise un fond de carte européen issu de la base de données géographiques libre OSM, comme beaucoup de ses concurrents. Cependant, si la cartographie OSM offre des couleurs et une résolution correcte rendant la navigation simple, l’intérêt de posséder un compteur TwoNav est ailleurs. En effet, TwoNav propose une importante bibliothèque de cartes topographiques, routières, 3D, etc. Parmi elles se trouvent les principaux éditeurs de France, Belgique, Suisse et d’autres pays : IGN France, IGN Belgique, Swiss Topo, TomTom, 4Land, OACI, Alpina, Piolet, SUA, etc.
La force de TwoNav : un immense catalogue de cartes
Un immense catalogue où les cartes vont de “gratuites” à des packs de plusieurs centaines d’euros. Ce choix pléthorique se justifie par l’orientation outdoor des dispositifs TwoNav, destinés à une multitude de sports de plein air, comme évoqué dans le chapitre précédent. Là-dessus, j’ai vraiment apprécié de pouvoir bénéficier de la richesse des cartes IGN TOP25, certes onéreuses.
La précision des dalles IGN TOP25 (photos Laurent BIGER)
Tout en reconnaissant que je suis habitué à ces cartes, la précision de celles-ci associée à l’écran de 3.7 pouces apporte un confort de lecture inégalé. Par ailleurs, la fonction 3D apporte des fonctions intéressantes selon les sports pratiqués. En somme, une fois chargées dans le dispositif, les cartes sont regroupées en trois grandes catégories :
Raster : cartes digitales calibrées, basées sur des images bitmap (un fort zoom sur celle-ci entrainera une baisse de la qualité de visualisation de la carte).
Vectorielles : cartes digitales calibrées, basées sur l’utilisation de vecteurs (la qualité de la carte ne sera pas affectée lors d’un changement d’échelle).
Reliefs 3D : cartes digitales calibrées contenant des informations de relief (altitude au sol des points la composant). Ces cartes vous permettront un affichage en 3D de vos cartographies.
L’écran de 3.7 pouces apporte un confort de lecture impressionnant (photo Laurent BIGER)
Le TwoNav Terra charge par défaut la meilleure carte pour la position actuelle (que vous pouvez modifier). De plus, le dispositif vous permet de charger plus d’une carte en même temps. Si vous disposez de deux cartes et vous les chargez en même temps, une des deux se superposera à l’autre. Là-dessus, l’option “Multi-cartes” vous permet de configurer cette superposition de cartes, en sélectionnant la carte qui sera en dessous et celle qui sera au-dessus. Volontairement, je n’aborderai pas ici les méthodes pour importer les cartes à bord du TwoNav Terra, nombreuses, et bien détaillées dans le manuel traduit en français.
Les fonctions de « Grimpeur »
En plus de la cartographie évoquée supra, le profil altimétrique permet d’informer sur le profil de pente à l’instant et à venir.Pour cela, il suffit d’afficher la représentation graphique d’une route (trace). Pour autant, le TwoNav Terra n’apporte pas de fonctions spécifiquement destinées aux grimpeurs, comme certains dispositifs concurrents spécialisés pour usage “cyclisme”. Néanmoins, le TwoNav Terra nous donne toutes les informations habituelles d’altitudes et de dénivelés, toujours aussi valorisantes pour notre ego !
La représentation graphique des “difficultés” actuelles et à venir… (photo Laurent BIGER)
TwoNav Land
Enfin, je vais aborder le logiciel Land. Au fil des mises à jour, celui-ci a bien évolué depuis que je l’avais découvert avec le Cross. Ce n’est toujours pas un modèle d’ergonomie mais on dispose d’outils permettant de préparer ses parcours dans les moindres détails. Pour autant, les outils sont tributaires de votre abonnement. En effet, une fois la période d’essai de six mois terminée, Land passe en mode Basic, limité à l’essentiel. Si vous souhaitez continuer à utiliser son potentiel, vous devrez passer à la caisse.
LAND, un logiciel extrêmement complet, à défaut d’être le plus ergonomique (photo Laurent BIGER)
En fonction du catalogue de cartes que vous possédez, vous pouvez tracer vos parcours avant de les envoyer vers le Terra. Cela peut se faire par câble USB, ou directement par Wifi. A l’usage, Land s’avère un soft impressionnant, mais aussi un peu déroutant. Ce n’est clairement pas le type de soft que l’on maitrise en quelques heures. Mais une fois ce cap d’apprentissage passé, on découvre un potentiel quasiment illimité. Bien sûr, vous pouvez vous passer de Land et utiliser votre soft habituel. C’est ce que j’ai fait par intermittence, et le Terra exploitera tout aussi bien la trace élaborée.
TwoNav Cloud Go, SeeMe et Link
Go est un cloud où vos activités sont synchronisées et stockées pour les rendre disponibles aussi bien sur Land, que sur l’ensemble des GPS TwoNav, l’éventuelle application TwoNav (navigation smartphone non abordée dans cet article) et l’application Link. Cette dernière est nécessaire pour appairer un compteur TwoNav à un smartphone via le protocole Bluetooth. Ceci afin de recevoir les notifications habituelles, tout en permettant le suivi en temps réel SeeMe. Ce dispositif permet d’ajouter jusqu’à 20 contacts pour que vos proches puissent suivre votre parcours et contrôler les données les plus importantes en direct (distance, altitude, fréquence cardiaque, puissance, etc.). Mais surtout, en cas d’urgence, vous pourrez envoyer une alerte à deux contacts pré-enregistrés. Après avoir appuyé sur le bouton dédié, le TwoNav Terra leur envoie un SMS et un e-mail indiquant votre position exacte. Cependant, c’est un service optionnel facturé 29€ par an une fois l’offre incluse de trois ans expirée.
L’écosystème TwoNav
Pour conclure sur le TwoNav Terra
Pour conclure, j’estime que le TwoNav Terra est une belle réussite. Les points forts du Terra sont clairement son écran, au dessus de la moyenne et le catalogue de cartes, notamment IGN en TOP25. Fort bien construit et riche de fonctions cartographiques très poussées, comme la 3D, le Terra permet véritablement à TwoNav de se positionner au dessus de la mêlée sur ces points. En cela, il faudra composer avec un écosystème tout aussi complet, mais pas forcément le plus simple ni le plus abordable. En fin de compte, le TwoNav Terra est sans réelle concurrence sur l’aspect cartographique. Une aisance visuelle terriblement confortable, dont il est difficile de se passer une fois adoptée. Finalement, c’est le GPS idéal pour les “explorateurs” sans cesse en quête de nouvelles pistes, qui trouveront là un outil adapté à la découverte.
Depuis quelques temps, j’ai le plaisir de rouler équipée du casque KASK Sintesi et des Lunettes KOO Cosmo. Dans le milieu du vélo, on ne présente plus la marque KASK. Bien qu’étant une jeune entreprise, la marque a rapidement su imposer ses produits grâce à des technologies innovantes, des matériaux de haute qualité et un design novateur. KASK c’est aussi des casques pour les sports comme l’équitation, le ski, l’alpinisme, l’escalade, le sauvetage en mer et la sécurité au travail. Et oui, la marque est présente sur les chantiers et les produits s’imposent notamment par leur technologie mais aussi parce que les EPI – Equipements de Protection Individuelle – tels que les masques ou lunettes sont adaptables sur tous les modèles. Italienne également, la Marque KOO est une filiale de KASK. J’ai choisi la couleur Sahara pour le casque et Blonde Mat pour les lunettes. Chez KOO, on fait aussi dans la polyvalence puisque la marque est également présente pour les masques de ski et de VTT.
Je vais vous présenter dans un premier temps le casque puis les lunettes, testés tous deux dans différentes conditions de roulage en fin d’hiver et début de printemps.
Le casque Sintesi
Le casque Sintesi est déclinable en 11 coloris et affiche (en taille M) 234 g sur la balance. Un poids vraiment record ! Il existe en deux tailles M (52/58 cm) et L (59/62 cm).
Un très large choix de coloris !
Composé d’une coque intérieure en PSE et d’une coque extérieure en polycarbonate, le casque est respirant, léger et confortable. Une fois sur la tête, il se fait complètement oublier.
Le rembourrage Blue Tech est agréable, doux, antistatique et antibactérien. Il s’enlève par scratch et se nettoie à l’eau.
Les protections sont facilement amovibles par scratch, photo Séverine Taquet
Le design offert par ce modèle est plutôt flatteur et sort de l’ordinaire. De face, il pourrait nous rappeler une calandre de voiture tant il est profilé. On voit aussi les nombreuses aérations qui le rendent léger et respirant. Les oreilles sont bien dégagées et ajouter des lunettes n’est absolument pas un problème. Par temps dégagé, la coupe rase au front peut cependant poser un petit problème d’éblouissement si vous roulez sans lunettes ! Mais vous pourrez toujours rajouter la fameuse casquette du cycliste si besoin.
Les aérations rendent le casque Sintesi respirant et lui procurent un côté futuriste vu de l’avant, photo Séverine Taquet
Le réglage du casque est simplissime mais hyper efficace. Il ne bouge pas une fois réglé même sur des terrains accidentés. Le système ERGO FIT permet un ajustement idéal que ce soit au niveau du tour de tête ou de la jugulaire. Notons également une grande bande réfléchissante pour encore plus de sécurité lors des déplacements vélotafs du soir ou du matin. Pas de concession non plus sur la sécurité active, ce Sintesi est, comme ses homologues plus haut de gamme, équipé du système Kask WG11, le système de protection pour la tête Rotational Impact.
A mon sens, un petit éclairage par LED aurait été un plus, notamment pour les déplacements quotidiens en ville ou sur petites routes.
Le système de réglage Ergofit, facile, pratique et fiable à régler et un large insert réfléchissant pour la sécurité, photo Hugues Grenon
Testé en mode Gravel sur un brevet de 200 km notamment, par temps frais, ce casque n’a pas été un « poids » bien au contraire, sa légèreté et son confort m’ont été très précieux dans les moments difficiles.
En mode vélotaf, ce casque est tout aussi fonctionnel, sécurisant et confortable.
Enfin, sur des sorties route, il sait s’adapter à toutes les pratiques. Par temps froid, avec un bonnet en dessous, il se règle vite et bien. C’est vraiment l’idéal pour aller rouler dans de bonnes conditions. Quand la température monte, on ne souffre pas de la chaleur tant il est respirant.
Ce casque est pour moi un excellent produit, proposé à un prix plutôt raisonnable de 100 € pour un produit Kask, habituellement dans une fourchette de prix supérieure. Kask a voulu mettre ses technologies au service du plus grand nombre même si cela reste quand même un beau budget. Mais la sécurité n’a pas de prix et avoir un casque léger, confortable et design incite à le porter car il se fait oublier.
Juste le petit bémol de l’éclairage qui n’est pas présent sur ce modèle… dommage, de nos jours tous les casques devraient en être équipés à mon sens.
Des lunettes Cosmo assorties au casque Sintesi, photo Hugues Grenon
Les lunettes KOO, modèles Cosmo, en coloris Blonde Mat sont bien assorties à la couleur du casque. J’avais cependant le choix avec 6 autres couleurs.
7 coloris au choix avec équipés de différents types de verre
Des lunettes extraordinaires ! Tout simplement.
En taille unique, les plaquettes de nez et les branches adhérentes procurent un maintien absolu même en gravel sur des chemins cahoteux, secs et rocailleux.
La monture est légère, flexible et hyper design. Moi qui ai l’habitude de lunettes plutôt typées « Sport », j’avoue avoir été séduite par ce modèle.
Des lunettes design, dans l’air du temps et passe partout, photo Séverine TAQUET
D’abord, citons le poids : seulement 24 g ! On peut difficilement faire moins.
Ensuite, la vision : très large et qui apporte une belle protection des projections, branches, etc. Les verres polarisés procurent une vision parfaite que ce soit en pleine lumière ou lorsque le soleil se cache ou encore en sous-bois, zones plus sombres et ombragées. A noter que les verres choisis sont les Classic Green dotés d’une catégorie de filtre 2 (luminosité moyenne) et d’une VLT (Transmission de la Lumière Visible) de 24%.
Les lentilles sont en polycarbonate pour une vision exceptionnelle et les verres polarisés évitent les reflets.
Autre particularité des lunettes Cosmo, et pas des moindres, les verres sont résistants aux rayures. Autrement dit, si elles sont abandonnées dans une poche ou traînant dans une sacoche, il y a de grandes chances qu’elles soient intactes ce qui n’est pas négligeable pour les baroudeurs que nous sommes.
Niveau design, j’aime autant porter ces lunettes pour faire du vélo que pour boire un café en terrasse.
En pleine lumière ou en sous-bois la vision reste large et nette, photo Hugues GRENON.
Annoncées comme polyvalentes pour les sports de plein air, j’aurai l’occasion dans quelques semaines de les porter en pleine mer lors d’une expédition maritime. On verra bien si elles sont aussi confortables sur terre qu’en mer.
Belle surprise pour moi avec cette monture de chez KOO, marque Italienne, filiale de KASK, fabriquée en Italie. Avec un prix de 120 €, ces lunettes sont d’un bon rapport qualité/prix.
Un design polyvalent, arrondi et plus “Street Wear” à gauche versus un design plus typé sport et anguleux à droite, photo Hugues Grenon
En photo, Hugues porte le modèle Koo Spectro, que Bike Café avait testé durant l’été 2021.
Ces deux produits m’ont réellement surprise par leur confort, leur légèreté et la qualité des matériaux. Très satisfaite à l’issue de ce test, je suis également contente de voir que les produits deviennent de plus en plus polyvalents et s’adaptent à différentes pratiques pour les sportives comme moi qui multiplient les activités.
Figure emblématique du Tour de France, Pierre Rolland a récemment mis fin à sa carrière de cycliste professionnel, mais il ne compte pas s’éloigner pour autant du monde du vélo. Grimpeur, baroudeur, attaquant… Pierre Rolland s’est toujours distingué par son style engagé et enthousiasmant, qui a fait de lui un des favoris du public. Aujourd’hui, il donne un nouveau sens à sa carrière qui va se poursuivre dans le vélo. Avec son ami Jérôme Cousin, ancien pro également, ils viennent de créer l’agence de voyages pour cyclistes “Baroudeur”. C’est sur des vélos Giant que l’on pourra suivre leurs aventures, puisqu’ils deviennent tous les deux des ambassadeurs de la marque ! (photo de couve Pierre et Jérôme les baroudeurs – photo Christophe Rousseau / Audax Aperture)
Pierre Rolland avec son nouveau maillot – photo : Christophe Rousseau / Audax Aperture
Baroudeur : un nom bien trouvé
Après l’annonce de l’arrêt de l’équipe Vital Concept B&B Hôtels, dans laquelle Pierre devait faire la saison World Tour 2023, il a décidé de mettre fin à sa carrière pro à 37 ans. “Oui ça m’ennuie que ça s’arrête comme ça, mais j’ai pris cette annonce avec philosophie. C’est un signe du destin, le vélo c’est un sport dangereux. Lors de ma carrière, je n’ai jamais eu de gros accident et je n’allais pas faire une année pour faire une année », me dit Pierre, qui finalement a rebondi positivement face à la situation. Vu son niveau, il aurait bien sûr pu trouver une équipe pour repartir dans un autre projet sportif, mais ces circonstances ont accéléré le projet qu’il murissait déjà depuis un moment et il a décidé de créer la société de voyages à vélo Baroudeur avec son ami Jérôme Cousin.
Avec Jérôme on se connait depuis longtemps, je l’ai vu arriver pro chez Europcar … photo : Christophe Rousseau / Audax Aperture
“Avec Jérôme on se connait depuis longtemps, je l’ai vu arriver pro chez Europcar. On a fait un Tour de France et une Vuelta ensemble dans cette équipe et on s’entendait très bien et on partageait les mêmes valeurs. Ensuite, nous avons été séparés par les circonstances de nos carrières respectives, il est allé chez Cofidis et moi je suis allé à l’étranger ». Les voilà à nouveau réunis, toujours dans le partage des idées qu’ils ont développées : Jérôme au Portugal où il s’est adonné à la découverte de ce pays en bikepacking et Pierre qui a également pratiqué le gravel qu’il a intégré depuis 2019 dans son entraînement de cycliste professionnel.
Pierre et le gravel
Ce jeune retraité va avoir une nouvelle vie active puisqu’en plus de Baroudeur, il sera consultant pour la chaîne l’Équipe et ambassadeur pour 4 marques d’équipements : Giant, Bollé, Noret et Sport’n connect.
Pierre Rolland et son Giant Revolt X – Photo : Christophe Rousseau / Audax Aperture
Le gravel n’est pas pour Pierre une découverte. En fait, il avait déjà utilisé ce type de vélo dans sa préparation lorsqu’il était pro. Il avait fait l’acquisition d’un Cannondale Topstone avec lequel il effectuait ses longues sorties en endurance pendant la période de préparation hivernale. “Je suivais sur leur chaîne Youtube mes anciens camarades de l’équipe EF Education First Drapac avec lesquels j’avais couru en 2018. Ils faisaient des raids de 300 miles aux US dans des endroits superbes. Ça m’a donné envie et je me suis acheté un vélo ». Pendant tout un hiver il privilégie le gravel pour ses sorties en endurance profitant ainsi des paysages moins monotones que la route et du côté sécurisant du “off-road”. L’aspect ludique et sympa du gravel a très vite séduit Pierre et il s’est fait des traces de plus de 200 km, découvrant le plaisir de l’exploration.
Une agence de voyages originale
Baroudeur sera une agence de voyages originale. Qui n’a pas rêvé de rouler avec des cyclistes pro ? Pierre orientera ses propositions vers un encadrement qu’il qualifie “like a pro”, dans lequel il transmettra aux participants ses connaissances dans l’entraînement et la préparation des objectifs. Pour Jérôme, l’orientation sera un peu différente avec plutôt des circuits exploration en bikepacking sur des traces qu’il aura préparées. “Baroudeur proposera des stages 50% route – 50% gravel. Il y aura du self-guiding sur la base de traces certifiées par Jérôme et moi. Il y aura du bikepacking pour les nuls : ça c’est moi ! », me dit Pierre en riant. En effet, Jérôme a plus l’habitude des expéditions, il en a déjà fait pas mal et il aime ça, Pierre apprécie plus l’itinérance encadrée et sur ces sujets ils sont parfaitement complémentaires.
Tous les deux seront équipés de vélos Giant – Christophe Rousseau / Audax Aperture
Tous les deux seront équipés de vélos Giant et Pierre roulera notamment avec le Revolt X que nous avons présenté sur Bike Café ; il sera équipé de roues Cadex. Pour la route, il disposera du TCR, qu’il découvre après avoir roulé sur Colnago, Cannondale, Orbea et KTM lors de sa carrière pro.
Pour l’instant le site internet est en cours de mise en place et il ouvrira en mai. Les deux compères préparent des itinéraires et Pierre sera présent sur Nature is Bike et quelques cyclos. Les premiers séjours seront commercialisés en septembre/octobre.
Par ailleurs, Pierre est également parrain de la cyclo PLB Muco, épreuve organisée au profit de la lutte contre la mucoviscidose.
La progression du VAE sur les différents segments de marché est remarquable sur l’urbain, le VTT, le gravel ; mais pour la route ça patine un peu : vélos trop lourds, rayon d’action et dénivelé limités, plaisir de rouler au dessus de 25 km/h discutable. La réponse de Mavic à cette problématique est le moteur X-Tend, fruit d’une recherche lancée dès 2016 et poursuivie en partenariat avec BMC qui a conçu le cadre. Aujourd’hui, 120.000 km de tests sur le terrain ont été réalisés. La révolution du VAE typé route est annoncée avec potentiellement des vélos qui afficheront moins de 10 kg sur la balance.
Depuis la reprise de l’entreprise par les frères Bourellier, la marque jaune remonte la pente et s’éloigne un peu de la compétition pour s’intéresser à des marchés plus larges. Mavic a toujours été dans le peloton de tête des entreprises innovantes, ce n’est pas une surprise, mais là, ils nous étonnent carrément avec l’annonce de ce “petit” moteur révolutionnaire. Actuellement, je roule sur un Trek Domane, version électrique, un vélo équipé du moteur TQ-HPR50, qui était annoncé comme le plus léger et le plus silencieux du segment VAE route : 1,85 kg. Du coup avec ses 1,2 kg et sa technologie zéro frottement, Mavic renvoie tout le monde vers une cure d’amaigrissement.
Le boîtier de pédalier de 89 mm du BMC reste discret, côté pédalier on ne le voit même plus. Manivelle et pédalier standard pour ce prototype – photo Mavic
Bravo pour le coup de maître, d’autant que le vélo conçu avec BMC pour recevoir cette petite merveille ressemble vraiment cette fois-ci à un vélo normal : pas boursouflé du cadre, avec un boîtier de pédalier accueillant le moteur qui reste discret. Le “sub” 10 kg est atteint et l’argument de vente va faire mouche dans le monde de la route, même s’il faudra attendre que les candidats constructeurs créent des machines pour recevoir ce moteur. Je pense qu’ils vont aimer, car un moteur de 87 mm de diamètre semble très facile à intégrer dans un cadre carbone. Le “Q-factor” de 146 annoncé est tout à fait acceptable.
Côté pédalier qui pourrait imaginer que c’est un e-road ? photo Mavic
Un projet de longue haleine
L’âme de ce projet c’est Jean-Pierre Mercat – photo Mavic
Mavic travaille sur le sujet depuis 2016…Ce temps semble long mais il faut considérer la période de Covid et surtout les remous qui ont agité cette entreprise en perdition, sauvée in-extremis par des entrepreneurs français. Aujourd’hui, on peut être fier de voir qu’en France on sait concevoir et fabriquer des produits innovants. L’âme de ce projet c’est Jean-Pierre Mercat, un ingénieur auteur d’un nombre d’innovations considérables dans le domaine du vélo. Je vous invite, si vous ne connaissez pas le personnage a découvrir l’interview donnée à Guillaume Robert de Matos vélo en 2014.
Le moteur est intégré à un châssis BMC – photo Mavic
BMC a rejoint le projet dans la plus grande discrétion pour construire le châssis. Les protos ont tourné sur 120.000 km d’essais et de nombreux points d’améliorations sont en cours de résolution. Nous allons surveiller de près ce moteur qui arrive dans un marché déjà bien fourni et doté de solutions qui ont fait leurs preuves. X-Tend a plein d’atouts et Mavic n’a pas fait une copie de ce qui existait. Le mécanisme sans frottement, la compacité du moteur, le fait de disposer d’un pédalier standard feront la différence. Nous avons hâte de tester une de ces machines dès qu’on le pourra.
Les avantages
Efficacité : peu de friction – pas de friction en mode off – autonomie ;
Sensation : pédalage naturel comme sur un vélo normal ;
Poids et intégration : moteur permettant de construite des vélos de moins de 10 kg.
Il reste à faire
Convaincre : rassurer et prendre sa place en OEM sur un marché déjà installé ;
Investir et industrialiser : poursuivre la recherche et organiser cette nouvelle filière chez Mavic.
Un test effectué par Road.cc
Je vous invite à visionner cette excellente vidéo (en anglais) de Dave Atkinson Road.cc. Interview sur le vélo avec Maxime Brunand, chef de produit chez Mavic.
Café du Cycliste, la marque de vêtement azuréenne installée sur le Port de Nice, se fait très régulièrement remarquer pour la qualité et l’originalité de ses vêtements de vélo. Et voilà maintenant que Rémi Clermont, son iconoclaste et inspiré créateur, après avoir inventé le jersey-marinière, osé les vêtements de vélo unisexe et financé une équipe féminine de gravel-race, lance des chaussures de gravel, nommées Outlands ! Je ne pouvais que m’intéresser de près à cet événement, d’autant plus que le look de ladite chaussure a de quoi en interloquer plus d’un… Voici mes retours, après avoir testé ces “Outlands” dans de lointains et variés territoires d’Occitanie et de Provence.
La semelle intérieure en Solestar sera particulièrement appréciée par ceux qui sont sensibles de la plante des pieds – photo Dan de Rosilles
Naissance d’une chaussure
Autant vous le dire tout de suite, avant même que vous me posiez la question : Nous ne saurons pas exactement où ces chaussures sont fabriquées, secret industriel oblige… Rémi Clermont nous dira juste qu’elles proviennent d’ “Asie, dans l’usine qui fait les plus belles marques”. Il faudra donc se satisfaire de cette origine peu précise, mais quand on connaît Café du Cycliste et le soin apporté à la conception et à la réalisation de ses produits, nul doute de la véracité de cette information. Ceci étant dit, reste à se préoccuper des chaussures elles-même. Sortons-les de la boîte !
Sur l’avant et les côtés des Outlands, le cuir tendre et souple est protégé par une bande anti-abrasion – photo Dan de Rosilles
De n’importe quelle couleur, pourvu qu’elles soient blanches
J’avoue que la première chose qui m’a étonné est le choix d’une couleur aussi claire. Personnellement, je porte toujours des chaussures noires, qui me paraissent plus assorties à n’importe quelles chaussettes et vêtements, moins salissantes… Mais mes recherches préparatoires à cet article m’ont permis de constater que beaucoup de gens ne sont pas de mon avis. Il suffit par exemple de regarder une classique flandrienne ou une étape du Tour de France pour se rendre compte qu’une écrasante majorité de cyclistes pros préfèrent les chaussures blanches. Il est vrai que cela détache bien la jambe du vélo, et c’est peut être un critère de visibilité intéressant sur la route. Mais qu’en est-il en gravel ?
Un passant élastique permettra d’éviter que les lacets s’entortillent dans la transmission – photo Dan de Rosilles
Là encore, j’ai posé la question à Rémi Clermont. Voici sa réponse : “La couleur, ça a été LA grande question tout de suite car lorsqu’on lance une chaussure on ne peut pas commencer avec plusieurs couleurs. Alors, on s’est demandé : claire, foncée, funky ? À titre personnel, je mets toujours des chaussures blanches, et je me suis rendu compte qu’autour de moi (pour les hardcore du bureau je veux dire) ça a été : Ah ouais, du blanc ! Donc je suis parti de ce qui me plaît : des chaussures blanches, on a juste rajouté une touche de marron pour le clin d’œil au cuir des chaussures de marche, et ça a donné du beige.”
Les Outlands ne sont pas blanches, leur nuance brune fait référence au cuir des chaussures de montagne – photo Anne Fontanesi
Jouer avec les codes
“Le clin d’œil aux chaussures de marche” : oui, le choix de la couleur contribue à illustrer la première caractéristique de ces chaussures : la référence aux codes de la montagne. Tous ceux qui connaissent et apprécient les vêtements du Café du Cycliste savent l’appétence de la marque pour jouer (se jouer ?) des codes de la haute couture ou des sports “outdoor” : Les rayures genre “marinière” du fameux maillot Mona, un clin d’œil à Jean-Paul Gauthier, les carreaux du jersey d’hiver Solange en référence aux bûcherons américains et leurs célèbres “flanelles”, les citations ne manquent pas chez Café du Cycliste !
Le laçage mixte terminé par des crochets évoque beaucoup de chaussures mythiques, comme par exemple ces Puma Dassler – photo Dan de Rosilles
Avec les chaussures Outlands, c’est l’univers de la montagne et de la chaussure de marche qui est convoqué. Le cuir blanc finement teinté de brun donc, mais aussi les crochets qui parachèvent le laçage, les renforts anti-abrasion en caoutchouc, les crampons des semelles, autant d’ingrédients savamment dosés pour donner un look unique à une chaussure de vélo. Reste à voir si l’aspect visuel est en phase avec l’usage…
La semelle extérieure en caoutchouc tendre et antidérapant évoque des reliefs montagnards – photo Dan de Rosilles
Des caractéristiques alléchantes
Rassurons-nous, au sortir de la boîte, les Outlands montrent déjà des signes extérieur de cyclisme sérieux. Un poids très contenu pour des chaussures de gravel (370 g en pointure 43), une semelle ultra-rigide en carbone, la possibilité d’ajouter des crampons de cyclo-cross, une tige souple, des coutures et des finitions parfaites, comme toujours chez CDC.
Les Outlands sont polyvalentes et permettent l’installation de crampons de cyclocross pour éviter de glisser dans la boue – photo Dan de Rosilles
Les Outlands sont polyvalentes et permettent l’installation de crampons de cyclocross pour éviter de glisser dans la boue – photo Dan de Rosilles
Les Outlands sont polyvalentes et permettent l’installation de crampons de cyclocross pour éviter de glisser dans la boue – photo Dan de Rosilles
Des détails de conceptions assez classieux attirent le regard : le dessous des semelles ressemble à une carte 3D des sommets des Alpes, le chaussant est facilité par des tirettes cousues au col du talon, les languettes sont découpées astucieusement pour épouser parfaitement le cou-de-pied. Le laçage est assuré par des anneaux métalliques puis des crochets pour le dernier croisement. Un passant élastique permet de tenir les boucles des lacets éloignées de la chaîne et des plateaux. Voilà qui donne envie d’aller les essayer… à vélo bien sûr !
Les semelles en carbone permettent une transmission optimale de la puissance – photo Dan de Rosilles
Le mariage de la carpe et du lapin
Pour commencer, j’ai testé les chaussures sur une longue sortie en route, histoire de vérifier certaines caractéristiques qui me préoccupent lorsque je choisis des chaussures : le confort, le transfert de puissance, la marche à pied.
Un test sur route sur 200 km confirme le caractère confortable des Outlands, particulièrement bien adaptées à la longue distance – capture d’écran compte Strava Dan de Rosilles
En ce qui me concerne, j’utilise très rarement les chaussures route à 3 points, car j’aime pouvoir marcher avec mes chaussures de vélo. Que ce soit pour entrer me ravitailler dans des épiceries, boire un café en terrasse, sauter dans un train, les cas de figure où la marche s’impose au pédalage ne sont pas rares. Dans ces cas-là, il vaut mieux être à l’aise avec des chaussures un tant soi peu adaptées, ne pas risquer de glisser, éviter les ampoules et la fâcheuse démarche d’un pingouin qui fait “clic-clac”, qui ferait que tout le monde se retourne sur votre passage…
Pour protéger les semelles en carbone, j’utilise toujours des platines de protection sous les cales automatiques – photo Dan de Rosilles
Pour protéger les semelles en carbone, j’utilise toujours des platines de protection sous les cales automatiques – photo Dan de Rosilles
Pour protéger les semelles en carbone, j’utilise toujours des platines de protection sous les cales automatiques – photo Dan de Rosilles
Je choisis donc toujours des chaussures qui accrochent bien au sol, avec des cales suffisamment en retrait de la semelle et un peu de souplesse. C’est un compromis difficile, car c’est une semelle rigide qui assurera un bon transfert de puissance, au détriment du confort de marche. Café du Cycliste a opté ici pour une semelle très rigide, mais les plaques de carbone sont recouvertes d’une semelle extérieure en caoutchouc qui, si elle n’assure pas une marche naturelle, garantit au moins une excellente adhérence sur toutes les surfaces. Ce compromis me paraît tout à fait judicieux et adapté pour des chaussures de cyclisme polyvalentes. Un bon point donc pour ces chaussures, le compromis semelle est réussi : confortable à l’intérieur (une semelle interne signée Solestar tout à fait opérante et accueillante), rigidité au cœur, adhérence à l’extérieur.
Les semelles en caoutchouc tendre des Outlands adhèrent sur tous les supports – photo Anne Fontanesi
Le mariage de la carpe et du lapin (suite)
Le système de laçage et la souplesse du cuir complètent la “garantie confort” de ces chaussures, que mes pieds ont adoptées dès la première (et longue) sortie. Mais il fallait aussi bien sûr tester les Outlands sur les pistes DFCI si caractéristiques du territoire méditerranéen. Comment ces “Outlands” se sont-elles comportées dans des contextes plus âpres ?
Que vont donner ces Outlands dans des conditions plus âpres ? – photo Anne Fontanesi
En gravel donc, les Outlands font tout aussi bien que sur la route, le transfert de puissance est un vrai plus, leur poids contenu et leur confort aussi. Pour la marche, la semelle très rigide ne conviendra pas pour plusieurs kilomètres, mais je n’ai pas pu prendre en défaut l’adhérence et la mollesse des crampons de caoutchouc de la semelle extérieure. Les conditions très sèches ne m’ont pas permis de tester les chaussures dans la boue, mais la possibilité d’ajouter des crampons enlève tout doute sur leur capacité à s’adapter à des conditions belges.
Les lacets restent définitivement mon système favori pour les chaussures – photo Anne Fontanesi
C’est en marchant dans les cailloux que j’ai pu néanmoins constater les limites des Outlands : la finesse de la bande de protection en caoutchouc et la souplesse du cuir font que les cailloux les plus tranchants marquent les chaussures. Le calcaires des Alpilles est cruel et sans merci. Dès la première sortie, les chaussures ont été marquées de minuscules mais bien visibles stigmates.
Au contact des pierres les plus agressives, des micro-blessures apparaissent sur les renforts anti-abrasion en caoutchouc – photo Dan de Rosilles
Talon d’Achille
La (relative) fragilité des renforts latéraux en caoutchouc et la souplesse du cuir en cas de marche et au contact des pierres est tout à fait assumée par Rémi Clermont. Face à mes réserves sur un usage “engagé” de la chaussure dans les contextes les plus pierreux, il justifie les choix qui ont été faits lors de la conception des Outlands : “Nous avions deux options pour cette bande de protection : une bande en caoutchouc beaucoup plus protectrice et plus lourde (comme pour des chaussures de montagne) ou une application de “liquid rubber” plus fine et légère. Nous avons opté pour cette seconde option qui protège contre les abrasions légères mais pas contre des impacts de type marche en montagne dans les rochers. Le cuir permet d’obtenir une bonne résistance à l’usure mais il sera en effet marqué”.
On utilisera les Outlands sur les terrains les plus accidentés, à condition de ne pas trop descendre de vélo – photo Anne Fontanesi
Cela a des répercussions sur les champs d’utilisation de ces chaussures, parfaitement adaptées à la route longue distance, au gravel race et au gravel sur tous terrains… pourvu qu’on ne descende pas de vélo ! Là encore, Rémi Clermont assume et développe : “ Pour moi, le but était d’avoir une chaussure très polyvalente qu’un rider “nouvelle tendance” peut considérer comme la chaussure à tout faire pour ne pas avoir à acheter une chaussure route et une vtt, mais qui reste très performante en transmission. Pour le voyage engagé avec beaucoup de marche, au delà de la protection du cuir, la semelle carbone très rigide (typé race/cross-country/vtt) sera aussi peut être perçue comme un peu limitée en confort… Il faudra peut être une semelle un peu moins “rigide et performante” mais plus versatile pour ce type de pratique.”
Les Outlands dans un singletrack des Alpilles – photo Anne Fontanesi
Outlands, pourvu qu’iels soient fluides
Les chaussures Outlands de Café du Cycliste sont indubitablement élégantes, confortables et performantes. Grâce à ces qualités, elles conviendront parfaitement aux cyclistes sportifs, ou décontractés, ou les deux, tant qu’ils choisiront des terrains de jeu roulants et des pratiques qui ne nécessitent pas la marche à pied. La promesse de territoires lointains (“outlands” en anglais) est, pour le coup, soumise à conditions… Alors que les cyclistes de route longue distance et de gravel light adoreront les Outlands, les explorateurs en VTT, vélo de montagne et vélo de voyage sur terrain accidenté opteront sans doute pour des chaussures plus rustiques.
Doit-on détourner la tête, lorsqu’au détour d’une piste de gravel, on se retrouve subitement face à un pylône de ligne à haute tension ou à une carcasse rouillée de véhicule ? … Doit-on cadrer différemment la photo d’un beau panorama, en évitant soigneusement d’y intégrer le toit hideux d’un bâtiment de ferme industrielle ou cette cheminée anachronique dans le paysage ? Doit-on faire demi-tour dès que l’on tombe sur une décharge sauvage ? Plus globalement, doit-on occulter les coups de canifs infligés par l’homme à la nature. Nos vélos de gravel, qui nous ouvrent les portes de tous les territoires, nous obligent à ouvrir les yeux devant une réalité qui nous éloigne du fantasme d’une nature idéale. (photo de couverture François Deladerrière)
Est-ce une bonne chose ?
Une quête de nature
Depuis l’antique Babylone, la nature est un matériau urbain
Si vous tapez sur votre moteur de recherche préféré “quête de nature” vous obtiendrez un nombre considérable d’occurrences les plus diverses. La quête de nature semble être une préoccupation majeure, sans doute et surtout pour les citadins. On le constate dans nos villes en quête de “renaturation” et dans l’ouvrage déjà ancien de Guy Mercier et Jacques Bethemont (publié en 1998), on lit que depuis l’antique Babylone la nature est un matériau urbain. L’exemple de Central Park à New-York et les visions urbanistiques actuelles confirment ce fantasme du milieu naturel. Elle est renforcée et justifiée par la nécessité aujourd’hui, de faire face à l’évolution du climat.
Into the ride ou into the wild… le cycliste aventurier ne suivra pas l’exemple du jeune Christopher du film de Sean Penn – photo Into the wild
Encouragé par de belles images, le cycliste néo-aventurier va s’élancer dans une nature plus “réelle”, que celle qui lui a été présentée dans les belles vidéos scénarisées par les marques de vélos. Va-t-il se contenter de ce qu’il découvre ou va-t-il, au retour de sa première virée, rendre son vélo au magasin en menaçant de porter plainte pour publicité mensongère ?
Into the ride
Cette nature transformée par l’homme a bien plus d’intérêts que le fantasme du naturel – photo François Deladerrière
Heureusement, ce cycliste, qui a découvert sa nouvelle pratique exploratoire, ne le fera pas, car le vélo dans cette nature transformée par l’homme, a bien a plus d’intérêts que le fantasme du naturel. Il va découvrir avec son vélo de gravel des traces de vie, des morceaux d’histoires, des lieux mystérieux, des horizons différents. Allant de surprise en surprise, il va s’ouvrir à la réalité d’un monde qui évolue et cette prise de conscience va l’engager à se muer en gardien de cette nature, devenue son terrain de jeu favori.
Et puis, il voudra partager ses découvertes avec des amis, car le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé. Loin du scénario du film “Into the Wild”, il ne partira pas seul affronter cette nature, trop fier de montrer ses découvertes.
Lorsqu’on se faufile dans les zones périurbaines où nature et bétonisation ne font pas bon ménage – photo Patrick VDB
Sur notre petit territoire français, on ne peut pas nier la présence de l’homme qui est le plus grand prédateur de la “nature”. Nos vélos de gravel nous conduisent partout et les yeux grands ouverts, nous voyons partout son empreinte. Sur nos vélos libertaires et effrontés, nous sautons sur des routes où la pollution visuelle s’affiche en 4 par 3, nous nous enfonçons sur des chemins où nous découvrons des décharges. Nous découvrons une réalité qui nous donne envie de dire STOP et d’agir.
Soyons “nature”
Montons sur nos vélos pour « chasser le naturel », on pourra peut-être le trouver…
Il n’est pas étonnant que l’on trouve ce mot “nature” un peu partout (et pas que sur le pot de yaourt), car il est à la fois un nom féminin et un adjectif invariable. C’est presque une définition et son omniprésence dans notre vocabulaire pourrait nous faire penser qu’il finit par ressembler à son contraire : “artificiel”, comme ces espaces urbains dit “nature” qui ne sont certainement pas naturels.
Alors montons sur nos vélos pour “chasser le naturel”
Alors montons sur nos vélos pour “chasser ce naturel”, on pourra peut-être le trouver, puis on rentrera vite le soir, en revenant au galop. Et puisque Nature et Bike font si bon ménage, allons tous à Nature is Bike à Angers du 16 au 18 juin. L’événement s’installe pour sa 3ème édition dans un espace plus “nature” que les éditions précédentes, au bord du Maine.
L’événement Nature is Bike révèle ce que nous cherchons tous à faire : trouver des endroits plus authentiques. Cette quête d’une nature vierge est-elle aujourd’hui illusoire ? La nature serait-elle une sorte d’état fantasmé, dans lequel l’humain souhaite retourner ?
Attention : la lecture de cette BD est dangereuse ! Elle peut vous donner l’idée de sauter sur votre biclou pour partir sur la route pour un “Ride” de folie. Vous risquez fort, une fois sa lecture achevée, de tout plaquer pour partir sur les routes à votre tour, en quête de grand air et de retour aux sources.
La Ride nous propose de faire un pas de côté pour réfléchir et s’interroger sur les limites de notre vie quotidienne, son stress et sa vacuité. Vivre le nez dans le guidon, au sens figuré, ça finit par lasser. Vivre avec les mains sur le guidon et la tête dans les nuages, c’est tout de même autre chose !
La Ride, c′est le meilleur moyen que Simon et Florent ont trouvé pour tromper la routine parisienne. Le premier est livreur à vélo, l’autre bosse dans la pub. Les deux ont bien besoin de changer d’air. C’est décidé, ils partiront ensemble à l’aventure.
Je me suis laissé emporter par “La Ride”, autant par le projet cycliste et par le projet “littéraire”. Le 9ème art est un moyen puissant pour réveiller notre imaginaire. En ce début de printemps, cette lecture a rencontré mes propres projets cyclistes. Dans la La Ride, il y a un coté “Tintin” dans l’illustration simple et expressive. Le trait raconte autant que le texte et je retrouve le vécu du cycliste dans ce bike road movie. À lire absolument… parution le 21 avril 2023.
J’ai adoré cette phrase pleine de sens “Le vélo est le moyen de transport le plus rapide du monde : à peine les fesses posées sur la selle, on est déjà ailleurs.” Effectivement, à l’opposé de la vitesse, rapidement on se sent bouger et voyager dans une autre dimension.
Informations
Titre : La Ride
Auteur(s) : Simon Boileau (pour le scénario) et Florent Pierre (pour les dessins)
Une « ride » – à prononcer (“raïde”), bien sûr ! – c’est une balade en vélo.
Simon et Florent racontent la première impulsion, celle qui donne envie de larguer les amarres (pour une durée déterminée) et expérimentent qu’ « on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui nous fait », comme l’a écrit l’immense écrivain voyageur Nicolas Bouvier. Un voyage en vélo façon buddy movie et pieds nickelés, de Paris à la Bourgogne, le tout en 5 jours, c’est aussi une manière d’aborder le territoire différemment, et de se retrouver un peu au bout du chemin !
Bande Dessinée La Ride Dargaud Editions
À propos des auteurs
Simon Boileau
Simon Boileau – photo Rita Scaglia
Né en 1990, Simon grandit au plus profond de la diagonale du vide. Quand il ne fait pas assez beau pour jouer dehors, il trompe l’ennui le nez dans les bandes dessinées. Entre le dessin et les belles histoires, son coeur balance : il entame des études de graphisme à Lyon, mais finit par bifurquer vers la création audiovisuelle et numérique. Pour autant, la passion des bulles ne le quitte pas.
De ses années en école d’art, il garde une poignée de compagnons de route qui l’accompagnent encore aujourd’hui au quotidien. Avec eux, il fonde le collectif d’artistes CHÂTEAU à Paris. On peut enlever l’enfant des grands espaces, mais les grands espaces de l’enfant, ça non : dès qu’il en a l’occasion, Simon enfourche un biclou et déserte la capitale en compagnie de son acolyte Florent Pierre. Ensemble, ils trouvent dans le voyage à vélo un exutoire, un point de vue neuf sur la France dite “périphérique” ainsi qu’un véritable catalyseur d’aventures. Bien vite, le tandem décide de partager quelques tranches de route sous forme de strips publiés sur les réseaux sociaux. “La Ride” est née.
Florent Pierre – photo Rita Scaglia
Florent Pierre
Florent Pierre est né en 1991 en Bourgogne. Si ses parents espéraient le voir reprendre les vignes familiales, il se passionne très tôt pour le dessin et entame un cursus en design graphique qui le mènera à Nevers puis à Lyon.
Diplôme des Beaux Arts en poche, il “monte” à la capitale pour fonder son propre studio (Atelier Pierre Pierre) ainsi que le collectif d’artistes CHÂTEAU avec ses camarades de promotion. Aussi trépidante soit la vie parisienne, l’enfant du pays a la nostalgie des grands espaces. Avec Simon Boileau, il sillonne l’hexagone à vélo. Convaincus que la selle d’une bicyclette offre une expérience unique de la France et du voyage, les deux compères se mettent en tête de raconter leurs aventures sous forme de strips publiés sur les réseaux sociaux. “La Ride” est née.
En 2020, le duo remporte le premier prix de BD numérique au Festival d’Angoulême. Ces adeptes de la longue distance se lancent alors, tête dans le guidon, dans une épreuve d’endurance d’un autre type, l’écriture d’un album. Ligne d’arrivée : mars/avril 2023 (Dargaud).
Ekoï est une marque très connue des cyclistes licenciés, car elle s’est spécialisée dans la personnalisation des vêtements. Aussi, beaucoup de clubs proposent à leurs adhérents des cuissards et des maillots Ekoï marqués à leurs couleurs. J’avoue, par contre, avoir découvert depuis peu que la marque de Fréjus propose aussi des casques, et surtout des lunettes de vélo, personnalisables elles aussi, avec même des options de verres correcteurs. J’ai donc décidé d’aller visiter leur configurateur de lunettes, et de me commander une paire adaptée à ma vue, afin de les tester sur la route et les chemins.
Parmi les modèles proposés, il y a ces étonnantes lunettes audio – capture d’écran site web Ekoï
Des lunettes pour tous les goûts et pour toute la journée
S’il fallait décrire rapidement les modèles de lunettes proposés par Ekoï, je dirais qu’ils se répartissent dans deux grandes familles : les lunettes typées “sport aéro” et une gamme plus “lifestyle”. Les modèles “aéro” sont de larges masques aérodynamiques, comme ceux qu’on peut voir dans les pelotons sur route. Parmi les nombreux modèles proposés, on remarquera des lunettes avec casque audio à résonance osseuse intégré, et d’autres avec des verres LCD qui foncent ou s’éclaircissent en un clin d’œil en fonction de la luminosité. On peut clipser sur l’intérieur de plusieurs modèles proposés dans cette gamme des inserts optiques, et l’un d’entre eux permet même la monte directe de verres correcteurs. Bien entendu, quelque soit le modèle aéro choisi, les cyclistes qui roulent de nuit ou en basse luminosité pourront opter pour des verres photochromiques (qui foncent ou s’éclaircissent progressivement en fonction de l’intensité lumineuse).
Quelques exemples de lunettes Ekoï de la gamme aéro et des configurations possibles – captures d’écran site web Ekoï
La gamme qu’Ekoï nomme “après courses” rassemble des lunettes qui restent sport, mais ont une forme plus classique, et des verres plats. C’est pourquoi, parmi les trois modèles proposés, deux permettent la monte de verres avec correction optique. Ces lunettes pourront bien sûr aussi être portées à vélo, mais donneront un look plus décontracté avant, pendant et après la sortie. C’est d’ailleurs vers l’un des modèles de cette gamme que je me suis orienté, n’étant pas un adepte des records de vitesse sur la route, et aimant porter mes lunettes aussi bien en gravel, au bar et au bivouac.
Le modèle Sport Fashion SF que j’ai choisi peut se décliner de multiples façons – captures d’écran site web Ekoï
Le modèle Ekoï SF Sport Fashion
J’ai pour ma part choisi le modèle Sport Fashion, en me disant qu’il pourrait convenir pour toutes mes pratiques, et que son look s’adapterait à toutes mes tenues ! J’ai commandé une version avec verres photochromiques adaptés à ma vue, et avec une personnalisation plutôt sobre…
Les montures des Sport Fashion SF sont légères et bien dessinées – photo Dan de Rosilles
Car comme toujours chez Ekoï, les possibilités de personnalisation sont… vertigineuses. Sur le modèle Sport Fashion, on peut choisir la couleur des verres (qu’ils soient photochromiques ou non), la couleur des montures, des branches et du logo. Cela permet une infinité de combinaisons, on pourrait même commander plusieurs paires de lunettes, assorties à ses tenues et à ses différents vélos… Ah bon, vous n’avez qu’un seul vélo, vous ? Menteur !
Le principe de charnières sans vis est ingénieux et fiable – photo Dan de Rosilles
Le pontet des Sport Fashion est réglable pour s’adapter à tous les nez – photo Dan de Rosilles
Au bout des branches des Sport Fashion, il y a possibilité de passer une lanière de sécurité – photo Dan de Rosilles
La personnalisation selon Ekoï
Sur d’autres modèles, la personnalisation va encore plus loin dans le détail. Par exemple, sur le modèle Premium 2023, on choisira d’abord le type d’écran (4 possibilités), sa couleur (dont option photochromique). Ensuite, on pourra composer avec un grand choix de couleurs la monture (en trois parties) et le pont de nez. Enfin, vous pourrez inscrire si vous le souhaitez votre prénom sur la branche gauche et vos initiales en bas de l’écran.
Les verres des lunettes Ekoï reçoivent un traitement anti-gouttes – capture d’écran site web Ekoï
Le configurateur permet aussi, pour les modèles qui acceptent la correction optique, de saisir en ligne vous données de correction et de prendre contact avec l’opticien d’Ekoï. À noter que Ekoï ne propose pas de verres progressifs, car la courbure des verres est trop importante. La vidéo ci-dessous explique la démarche à suivre.
Vidéo tutorielle verres correcteurs :
Mes lunettes à moi
Quinze jours ont passé après ma commande et j’ai enfin reçu mes lunettes. La boîte est sobre et chic, noire, avec un fermoir aimanté. Les lunettes que j’y découvre sont une bonne surprise : leur look correspond exactement à ce que j’attendais, les illustrations du configurateur correspondent parfaitement à la réalité. Autres bons points : elles sont super légères et les charnières sans vis ont l’air solide. Reste maintenant à tester la qualité des verres sur le vélo.
Les Sport Fashion SF me conviennent, quel que soit mon look – photos Anne Fontanesi
On the road, au soleil et au vent
Je ne suis pas spécialiste d’optique, voici donc mes sentiments, sans référence aucune, de la qualité des verres fournis. Le contraste est bon, la correction optique parfaitement réalisée selon l’ordonnance que j’ai fournie, la photochromie est efficace. Pour ce qui est des montures, elles sont légères, le pontet est réglable, un astucieux système d’aération situé au centre de la monture évite la buée sur les verres pendant l’effort.
Malgré un mistral soutenu l’effet masquant des Sport Fashion est excellent – photo Dan de Rosilles
La bonne surface des verres et le design de la monture évitent les courants d’air, que ce soit en descente à grande vitesse ou par fort mistral. Les branches garantissent une excellente tenue sur le visage (malgré les secousses en gravel sur les terrains les plus torturés) et leur forme ne rentre pas en conflit avec le port du casque.
En plein effort en montée, j’ai pu constater l’aération parfaite des lunettes et l’absence de buée – photo Dan de Rosilles
Un produit bien vu, et bien venu
Les problématiques du cycliste en matière de lunettes sont multiples : protéger les yeux du vent et des insectes, assurer une bonne vision par toutes les météos, de jour comme de nuit et, pour les vieux cyclistes comme moi, garantir une correction optique de qualité. De ce point de vue là, je n’ai rien trouvé à redire de ces lunettes, au rapport qualité-prix excellent. Notez que le tarif des lunettes à verre correcteurs indiqué sur le site inclut la correction optique ! J’ajoute que la gamme est suffisamment large pour que chacun trouve un style de lunettes qui lui convienne. Reste ensuite à voir dans quelle mesure les produits sont suivis, j’ai l’impression que les modèles se succèdent assez rapidement sur le site d’Ekoï.
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