Vous vous arrêtez quelques minutes à la boulangerie ou à la supérette du coin. Vous faites une pause au café dans un bar ou encore aux toilettes publiques, pour le remplissage de votre bidon. Vous posez votre vélo, le temps de vous inscrire à une randonnée … Et hop, pendant ce moment d’inattention très court, qui vous fera perdre de vue votre vélo, celui-ci aura disparu. Que faire pour sécuriser et retarder un vol lors de ces petits instants ? Nous avons testé de petits accessoires, anti-vol « légers » qui peuvent vous aider à le sécuriser contre ces vols opportunistes.
Comment retarder le vol à la sauvette ! … Photo Hugue Grenon avec la complicité d’Olivier
Tout le monde a au moins un ou plusieurs de ses amis, à qui cette mésaventure est arrivée. Quelques secondes ou minutes d’inattention pendant lesquelles le vélo n’est plus à portée de vue de son propriétaire et en deux secondes il s’est envolé … À moins d’emporter un antivol ou U de 3 kg qui, quand bien même, ne résistera que quelques secondes face à des voleurs expérimentés, il est difficile de sécuriser correctement son vélo.
Certains voleurs « professionnels » sont bien équipés, mais une grande partie ne le sont pas et dérobent juste « à la sauvette » des vélos non attachés posés le temps de quelques minutes alors que si ces vélos avaient été attachés, même simplement, ils n’auraient bien souvent pas pu les emporter. Il existe plusieurs solutions pour ce cas de figure. Ces deux petits anti-vols peuvent être bien pratiques et aussi rassurer le propriétaire, c’est déjà ça !
Red Cycling Products Secure Pocket
Pause café sécurisée, photo Hugues Grenon
Le Red Cycling Product est peu encombrant et se glisse très facilement dans la poche du maillot, du cuissard ou d’une sacoche. Son câble a un diamètre de 2,3 mm et il est extensible jusqu’à 1 m de longueur ce qui permet d’accrocher son vélo à un poteau ou autre élément fixe et permet l’accroche de deux vélos ensemble par exemple si besoin.
Arrêt boulangerie, photo Hugues Grenon
Cette belle longueur peut permettre également d’accrocher son casque ou sa selle en plus. Il comporte un code à quatre chiffres personnalisables aisément ce qui est toujours plus pratique qu’une serrure à clef que l’on peut égarer…
Il est également très léger, pesé à 117 g.
Poids de 117 pour une certaine tranquillité d’esprit !, photo Hugues Grenon
Cet anti-vol est vraiment bien conçu, peu encombrant et léger. Il ne me quitte plus et permet de réduire le risque de vol à la sauvette et apporte une certaine tranquillité d’esprit lors des arrêts.
Red Cycling Products Secure Pocket Lock
Le prix est abordable, on le trouve aux environs d’une dizaine d’euros.
SKS Lockcage Porte-Bidon
Photo SKS
Même principe d’anti-vol avec un câble extensible avec ouverture par une combinaison à 3 chiffres. L’intérêt de ce système ingénieux est qu’il est intégré en partie basse au porte-bidon et donc plus besoin de l’emporter avec soi ou de risque de l’oublier.
Un quart de tour et la partie basse qui représente l’antivol se désolidarise.
2 un 1 ! porte-bidon et anti-vol, photo Hugues GRENON
On l’attache ensuite où bon nous semble comme un antivol classique.
Photo SKS
Le câble fait 75 cm de longueur. Le diamètre est d’environ 2 mm également. Ce n’est pas un poids plume puisque l’ensemble pèse 180 g.
La partie haute du porte-bidon se règle en hauteur en fonction de la hauteur des bidons.
Il conviendra de vérifier si le porte-bidon est adéquat à son cadre car plus haut que la moyenne par le dessous et qu’il ne se télescope pas en partie basse avec un porte-bidon de tube de selle ou le cadre.
Au niveau prix on le trouve pour une vingtaine d’euros.
Hormis le vélo, pensez également à sécuriser ou ôter les éléments couteux ou importants à vos yeux : portefeuille, GPS, téléphone, éclairage qui sont très facilement et rapidement subtilisables. Lors d’une pause, on retire souvent le casque et celui-ci peut servir de panier. Ou bien vos nombreuses poches pourront accueillir ces objets ou une pochette ou drybag adéquat.
Le panier « casque » pour entreposer vos trésors lots de la pause, Photo Hugues Grenon.
Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Vous serez peut-être surpris, mais la montagne est également un milieu naturel adapté à la pratique du gravel. Jérôme Furbeyre en a fait sa spécialité, et régulièrement il trace de beaux itinéraires dans les Alpes, qu’il affectionne particulièrement.
« Le vélo de gravel, grâce à son extrême polyvalence, est un véritable outil de pionnier pour rouler sur des reliefs variés », me dit Jérôme. C’est la clé qu’il utilise pour entrer sur des itinéraires, qu’il a imaginé et réalisé, au cœur même du massif. Voilà le récit d’une de ses balades montagnardes, réalisée sur son Bergamont en juin dernier. Un déconfinement particulièrement réussi entre la fonte des neiges et le réveil de la nature de montagne.
Jérôme Furbeyre dans les paysages alpins qu’il aime parcourir sur son gravel Bergamont.
De Bourg à Bourg …
En ce début du mois de juin, j’ai en tête la réalisation d’une boucle très alpine à réaliser en une journée. En partant de Bourg-Saint-Maurice, j’enchainerai la voie Romaine du col du Petit Saint-Bernard (2188m) et les montées successives, par les versants italiens, des cols de Chavannes (2603m) et de la Seigne (2516m) à vélo, dans l’espoir de retrouver les vallons sauvages de Chapieux et d’accrocher au passage une vue imprenable sur le sommet du Mont-Blanc.
Le parcours réalisé sur Strava
Convaincu que la période est propice : la neige a diminué en altitude et les journées sont longues. J’ai proposé à Sébastien Jarrot, alias « Le cycliste tricolore », de m’accompagner sur ce trip sauvage. Le rendez-vous est pris et nous nous retrouvons deux jours plus tard, en tenue assis à la terrasse ombragée d’un café à la sortie de Bourg Saint Maurice pour une dernière mise au point.
Les premiers kilomètres nous permettent de nous habituer à la présence de nos nouvelles sacoches bikepacking.
Les premiers kilomètres en direction de Séez sont euphoriques et nous permettent de nous habituer à la présence de nos nouvelles sacoches bikepacking. Pour ce parcours d’endurance et exigeant nous avons fait le choix de rouler léger : une sacoche de guidon pour moi, une de selle pour Sebastien, afin d’y ranger nos effets les plus réduits (coupe-vent, ravitaillement pour la journée, une mini pompe, deux démonte-pneus et deux chambres à air).
Pour ce parcours d’endurance et exigeant nous avons fait le choix de rouler léger
Au pied du Petit Saint-Bernard, nous préférons prendre l’ancienne voie Romaine, celle qui, à de nombreuses reprises aurait été empruntée par Jules César et ses troupes lors de lors de leurs campagnes militaires. Réalité ou histoire romancée, cette piste est une superbe alternative en Gravel car elle permet d’éviter l’axe routier bitumé beaucoup trop monotone et fréquenté. Les premiers kilomètres, bien raides, ne nous laissent pas le temps de flâner et nous obligent, par un rapide coup de poignet, à placer la chaîne sur le 36 dents de nos cassettes. À présent l’inclinaison s’adoucit, et laisse place à une piste de terre qui décrit des courbes moins radicales.
La vie reprend dans les alpages, la floraison éclate, un troupeau de Tarines déambule à notre hauteur après sa traite du matin. La montagne est vivante, une brise légère souffle par intervalles ; et tranche avec la chaleur du départ. Nous ne sommes pas seuls ce matin, un groupe de randonneurs fréquente aussi les lieux. Une dame, surprise de nous voir ici, s’interroge, une voix plus renseignée lui répond « Ce sont des gravels ! ». Le groupe se range pour nous laisser partir, nous salue et disparait. La voie romaine nous laisse 2km sous le sommet, l’arrivée au Col du Petit Saint-Bernard (2218m) se fait sur le bitume. Nous passons devant l’hospice, où voyageurs et pèlerins venaient se soustraire aux aléas du climat en été comme en hiver. Longtemps abandonné puis rénové en 2014, ce refuge est de nouveau un gite d’étape chaleureux et confortable.
Une ancienne piste militaire le long du vallon minéral du col de Chavannes.
Le tour reprend sur cette route qui serpente, descendant en direction de l’Italie et du Pont Serrand à 1606 m. Quelques kilomètres avant la station de la Thuile, nous bifurquons à gauche pour s‘élever et remonter d’abord par une route, puis par une ancienne piste militaire le long du vallon minéral du col de Chavannes, bordé de cimes acérées. Alors s’ensuit une longue montée solitaire, qui nous impose plus de maîtrise. La piste, encore fraîchement marquée par les mouvements de l’hiver, nous oblige à contourner : ici un rocher que le gel à fissuré, là-bas un ravinement où s’écoule l’eau d’un névé qui s’épuise au soleil.
Nos vélos chaussés de sections larges collent parfaitement à la trace sur ce terrain en terre battue
Après les chalets de l‘Alpe de Berrio Blanc Inférieur, la piste devient plus roulante, nos vélos chaussés de sections larges collent parfaitement à la trace sur ce terrain en terre battue. Au loin, la vue du col sur la gauche nous stimule.
Au loin, la vue du col sur la gauche nous stimule …
Nous parlons peu, éloignés l‘un de l’autre, pas d’aspiration ni d‘accélération. Le cadre magnifique nous transporte et nous voilà désormais au Col de Chavannes à 2603m.
Gravel alpin
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Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Gravel au carrefour de la Tarentaise, du Mont-Blanc et du Beaufortain
Au col, nous marquons une pause. Imaginez-vous, seuls en altitude, une vue sans précédent qui vous dévoile à bout de bras le sommet du Mont-Blanc versant Italien, lieu d’Histoire et de conquêtes alpines : les piliers du Freney, l’intégrale de Peuterey et bien d’autres escalades vertigineuses qui se dressent sous nos yeux. Sur la gauche, la vue du glacier de Miage, par sa forme nous transporte un bref instant près des reliefs himalayens.
À l’amorce de la descente vers le Val Veny, nous sommes rappelés à la réalité d’un terrain de montagne où les éléments changent et l‘exposition varie.
À l’amorce de la descente vers le Val Veny, nous sommes rappelés à la réalité d’un terrain de montagne où les éléments changent et l‘exposition varie. Ici, le versant est encore couvert de neige. Le portage est de mise sur une grande partie de la descente du col de Chavannes, dans ces conditions précises la présence de neige nous impose la plus grande vigilance. Le vélo sur l’épaule et avec prudence, nous progressons sur cette neige souple de fin de saison. Le pas est sage, et progressivement nous perdons de l’altitude. Sur cette sente, qui remonte en direction du col de la Seigne, les randonneurs sont discrets en ce milieu du mois de juin.
Là encore le relief marqué et la présence de plaques de neige nous imposent d’alterner les phases de portage et de roulage.
Notre dernière montée nous permet d’effectuer la liaison avec le troisième et dernier col de la journée. Là encore, le relief marqué et la présence de plaques de neige, nous imposent d’alterner les phases de portage et de roulage. C’est l’occasion de vérifier la nécessité, pour cette pratique, d’une bonne paire de chaussures qui privilégient tant une semelle confortable et adhérente qu’une bonne rigidité au cours des phases de pédalage.
En passant devant la cabane-frontière en contrebas du col …
En passant devant la cabane-frontière en contrebas du col, nous rejoignons un traileur catalan, parti le matin-même du refuge Bonatti dans le Val Ferret. Ce dernier nous accompagne dans les dernières longueurs. Différents usages, tous deux alimentés par cette même envie d’évasion, de sommets, loin des promiscuités quotidiennes.
Déjà nous arrivons au hameau d’alpagistes de la ville des Glaciers
Arrivés au col de la Seigne à 2516m, la vue s’ouvre sur l’aiguille des Glaciers et le vallon des Fours. Comblés par ce spectacle nous mesurons avec une joie intense notre présence en ces lieux. Nos machines filent à merveille sur les profils descendants du col sur le versant français. Le chemin, réaménagé il y a quelques années, permet une descente complète sur le vélo. Déjà nous arrivons au hameau d’alpagistes de la ville des Glaciers.
Le chemin réaménagé il y a quelques années permet une descente complète sur le vélo.
C’est l’heure de la traite du soir. Le lait servira à produire le Beaufort d’alpage selon la tradition savoyarde. Le soleil est encore bien haut, la descente du Cormet de Roseland est une vraie douceur à l’ombre des feuillus. J’enclenche mon 46 dents dans ce fond de vallée, les relais sont plus vifs, l’instinct de la route est revenu. C’est aussi ça l’esprit Gravel !
Jérôme Furbeyre
Jérôme accompagne en montagne tous ceux qui veulent découvrir ces beaux sentiers alpins en montagne. Vous trouverez dans cette plaquettes un résumé des services qu’il peut offrir à ceux qui veulent venir découvrir ces magnifiques endroits.
Je ne viens pas vous parler musique, mais de l’annonce de la sortie d’un nouveau disque de serrage de la marque BOA Technology. Il s’appelle Li2, et il est plus petit, encore plus solide et sa durabilité est accrue. Li2 présente un design épuré et discret, sans sacrifier la précision du micro-ajustement « clic par clic » qui a fait la réputation de ce système. Il équipera, dans un premier temps, les chaussures haut de gamme de vélo de route, de gravel et de VTT des marques Fizik, Scott, Rapha, Gaerne, Lake et DMT dès cet automne. Les autres partenaires de Boa : Bontrager, Giro, Louis Garneau et Specialized, attendront 2021 pour installer ce nouveau disque sur leurs modèles.
Le nouveau système Li2 de BOA Technology
Un serrage « clic par clic »
Li2 se présente comme étant le nec plus ultra en matière de maintien rapide, facile à utiliser et précis. Le disque, léger et épuré, offre une résistance sans précédent aux chocs, à l’abrasion et à la saleté (boue et autres débris).
La taille très compacte du Li2 présente un gain en épaisseur par rapport au système IP1
De taille compacte mais très puissant, Li2 répond aux différents besoins des cyclistes tout au long d’une sortie à vélo. Le serrage et le relâchement de la tension se font simplement en tournant le disque dans un sens ou dans l’autre (comme avec le disque IP1). Ce qui permet un ajustement clic par clic lorsque les pieds ont tendance à gonfler lors des sorties longues, ou quand on a besoin d’un maintien plus ferme lors des ascensions et des sprints.
En accord avec les initiatives de BOA pour améliorer la durabilité afin de réduire son empreinte carbone en interne et dans ses procédés de fabrication, Li2 a été fabriqué en recyclant des matériaux et en utilisant moins de matière première, ce qui réduit doublement le gaspillage.
Pour les marques partenaires de BOA, Li2 est disponible en trois versions pour mieux répondre aux différentes fonctions et à des esthétiques variées, et pour s’adapter aux configurations avec double ou simple disque. Il sera disponible dans une multitude de couleurs et les marques pourront choisir des teintes en harmonie avec le design de leurs chaussures.
Le nouveau système Li2 de BOA Technology … 3 versions et 2 types de lacets
Autre grande nouveauté, Li2 est compatible aussi bien avec le lacet en textile léger et ultra résistant TX4 (avec Dyneema), qu’avec le lacet classique en acier inoxydable.
La nouvelle plateforme Li2 est un système avec une baïonnette et une cartouche (comme la plateforme L6).
La nouvelle plateforme Li2 est un système avec une baïonnette et une cartouche (comme la plateforme L6). Elle présente une protection maximale contre les chocs, et résiste aux ouvertures accidentelles et à la saleté. En cas de choc important, la cartouche est conçue pour se détacher de la baïonnette. Si cela se produit, l’utilisateur peut insérer à nouveau la cartouche dans la baïonnette.
Je viens de recevoir le livre d’Henri Sannier qui dresse le portrait de 40 “géants de la route”. C’est ce que nous annonce son éditeur, mais en fait de portraits, je n’y ai vu que des caricatures. Je me faisais une toute autre idée du journaliste Henri Sannier, et, on ne va pas se mentir, cet ouvrage ne m’a pas plu du tout. Le festival commence dans le sommaire par les titres de ces portraits : Bahamontés l’Aigle de Tolède, Anquetil Maître Jacques, Merckx le Cannibale, … Je tourne la première page et je vois Henri Anglade, caricaturé par un montage photo en Napoléon. Le bouquin vire à la blague potache comme du temps où on griffonnait des moustaches, des lunettes et des chapeaux ridicules à nos profs sur le bulletin d’informations du lycée. Tout cela me faisant penser, en moins talentueux, au Canard enchaîné ou à Charlie Hebdo, en mode gentil.
Les Seigneurs de la route – Henri Sannier – Stephen Roche un curieux chapeau
Un moment j’ai espéré que Henri Sannier nous apprenne des choses sur ces grands champions. Le pitch de l’éditeur était prometteur … “le journaliste livre un souvenir personnel qui le lie à chacun de ses héros dont il brosse le portrait …“. En fait je retrouve écrit autrement ce que tout un chacun peut trouver sur Wikipédia. C’est certes mieux écrit, mais on est loin de la promesse de l’éditeur et on attendra vainement le côté personnel dans ces textes. Pour l’écrit passons, ça vaut tout ce qui est opportunément publié au moment du Tour de France, mais franchement, ce qui m’a déplu le plus ce sont ces dessins ridicules qui gâchent les photos de ces “Seigneurs”, qui du coup perdent beaucoup de leur superbe.
Informations
Les Seigneurs de la route – Henri Sannier Eddy Merckx la fusée
40 portraits de géants de la route (Merckx, Anquetil, Indurain, Coppi, Bobet, etc.) qui retracent plus d’un siècle de la vie des pelotons, raconté avec tendresse par celui qui fut l’un des plus sympathiques journalistes de télévision.
Les Seigneurs de la route – Henri Sannier – Le photomontage concernant Contador …El Pistolero
Dans cet ouvrage illustré par des photomontages graphiques, Henri Sannier partage sa passion pour ces hommes au destin hors du commun, qui se surpassent sur la route pour livrer des émotions sans pareilles à tous les amateurs de la Petite Reine et des courses mythiques. Le journaliste livre un souvenir personnel qui le lie à chacun de ces héros dont il brosse le portrait et narre les exploits sur la route. Ainsi, vous revivrez le fabuleux coude-à-coude entre Poulidor et Anquetil dans l’étape du puy de Dôme 1964, mais vous découvrirez aussi comment, enfant, Henri Sannier a parcouru des kilomètres pour apercevoir son idole, Jacques Anquetil.
Cette année, la Grande Boucle part de Nice, aujourd’hui 29 août. Voilà une belle occasion pour les auteurs, André Baudin et Julien Camy de nous entraîner dans une visite historique de la “Terre de cyclisme” qu’est la Côte d’Azur. Ils connaissent tous les deux le sujet à fond, André féru de l’histoire populaire de la Côte, et qui a suivi comme journaliste de nombreux Tours de France, Julien qui vient d’achever une excellent documentaire sur René Vietto qui tourne en ce moment en salle.
J’ai trouvé ce livre passionnant, et particulièrement intéressant, car il m’a éloigné des ouvrages rituels ressassant les mêmes histoires dans des parutions opportunément calées sur le départ du Tour de France. Ce livre m’a permis de revisiter ce qu’était le cyclisme dans cette région idéale pour la pratique du vélo.
Lucien Aimar … excellent ambassadeur du cyclisme azuréen
J’y ai retrouvé, dans une belle galerie de portraits, qui se confond au paysage azuréen, des personnages comme Fermo Camellini, Lucien Teisseire, Nello Lauredi, les frères Lazaridès, José Mirando, Adolphe Deleda, … Tous ces cyclistes dont les noms sont souvent moins cités que ceux de Merck, Anquetil, Poulidor, Hinault, … et qui pourtant ont bâti l’histoire du cyclisme. La valeur historique et documentaire de ce livre est particulièrement intéressante. Ce bouquin est déjà en bonne place dans ma bibliothèque et j’aurais plaisir à en feuilleter quelques pages, le soir, pour en lire et relire ses belles histoires. Sans tomber dans la nostalgie, il faut reconnaître que ces époques étaient plus riches que celle de notre cyclisme actuel, édulcorée par les oreillettes, et le pilotage à distance des courses à étapes où l’on calcule le déroulement seconde par seconde de la course.
La côte d’Azur, qui est chargée de cette histoire, demeure une terre d’accueil pour les champions actuels et les équipes pros qui viennent ici préparer leur saison. Le climat y est très favorable, et le profil des routes est dessiné idéalement pour leur entraînement.
Un ouvrage à offrir à tous les passionnés de l’histoire du cyclisme en France.
En 2020, le Tour de France s’élancera de Nice. La messe cycliste de juillet partira de la capitale de la Côte d’Azur, transportant avec elle une histoire de plus d’un siècle. En 1906, pour sa quatrième édition, le Tour s’arrête sur la promenade des Anglais. René Pottier, futur vainqueur du Tour cette année-là, remporte une étape longue de 345 km qui traversa les Alpes au départ de Grenoble. C’est le début d’une belle et grande histoire d’amour, d’une épopée sportive et humaine qui n’a comme rival que la grandeur des paysages parcourus. Le Tour n’aura de cesse de s’arrêter régulièrement à Nice, Cannes ou Monaco. Nombre de vainqueurs du Tour ou d’étape, se sont illustrés sur ce bord de mer et jusqu’aux sommets de ces cols azuréens d’où l’on aimerait plonger dans l’eau. Le cyclisme touche au sacré sur la Côte d’Azur.
Ce territoire à part, singulier, est taillé pour la légende. Ses stars parcourent ses routes. Louison Bobet ou Jacques Anquetil s’y étaient installés pour s’entraîner. Plus récemment, Lance Armstrong avait fait du col de la Madone au-dessus de Menton son test ultime avant le Tour. Aujourd’hui, on y croise Christopher Froome ou Peter Sagan.
S’organisant joyeusement et chronologiquement avec passion, le livre reviendra sur les liens forts qui unissent la Côte d’Azur avec le Tour de France et avec le cyclisme en général. Des pionniers avec leurs montures rudimentaires jusqu’aux cyclistes suréquipés d’aujourd’hui, l’ouvrage convoquera cette histoire et toutes ces histoires légendaires construites dans la sueur et dans les larmes, d’exploits en tragédie, sur ces routes vertigineuses, dans ses vallées profondes et sombres qui mènent au rivage ensoleillé de la Méditerranée
À propos des auteurs
Né à Nice, André Baudin a été journaliste au Provençal, puis à Nice-Matin jusqu’en 1982. Il a ensuite créé et dirigé une station radio près de Marseille (Radio Maritima) avant de rejoindre Var-Matin où il a occupé le poste de directeur des sports jusqu’en 1998. À ce titre, il a suivi une dizaine de Tours de France… dans la roue de Richard Virenque, écrit Légendes du cyclisme provençal, ainsi qu’un essai sur le dopage intitulé L’Épopée incertaine.
Même si la magie de ce sport populaire a pris un sacré coup de seringue, le vélo reste à ses yeux un sport littéraire qui a également inspiré les peintres, comme l’a souvent mis en valeur la revue Art Sud dont il a été le rédacteur en chef. Écrivain « du sud », il est l’auteur avec Philippe Jérôme de Une histoire populaire de la Côte d’Azur publiée en quatre tomes de 2011 à 2014 aux Amis de la Liberté.
Avec Julien Camy sur la terrasse de Mana Espresso à Aix-en-Provence où il m’a présenté le résultat du travail qu’il a effectué avec ANdré Baudin : Côte d’Azur Terre de Cyclisme
Journaliste et cinéaste, Julien Camy, originaire de Cannes, a été rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Patriote Côte d’Azur et continue de collaborer à différents journaux et revues (L’Humanité, La Strada, Carto, Jeune Cinéma), coordonne la collection de livres de cinéma de l’Institut Lumière/Actes Sud, a réalisé plusieurs documentaires : La Boulangerie du coin (2012), L’Art et la manière culturelle à l’école (2014), Le Roi mélancolique, la légende de René Vietto (2020), fait partie de l’équipe du blog « Écrire le sport ».
Je vous propose ce test de pneus gravel peu communs sur nos pistes : les X-Road de chez Mitas. Historiquement implantée en république tchèque, cette firme a changé plusieurs fois de noms : Rubena, Barum (dans les années 90, je me souviens d’ailleurs d’avoir roulé des pneus Barum sur mon VTT), puis Mitas. Détail intéressant, elle n’a pas délocalisé sa production, elle est restée implantée dans ce pays d’Europe centrale.
Aujourd’hui, la marque Mitas est clairement montée en gamme, avec notamment un fort engagement dans le milieu VTT de l’UCI où la marque est partenaire officiel de nombreux événements, comme la célèbre course CAPE EPIC. Elle fournit également une quinzaine de teams professionnels, notamment la formation KROSS où l’on retrouve la ravissante polonaise Maja Wloszczowa, double médaillée olympique et championne du monde UCI 2010 en XCO.
La championne Maja Włoszczowa du team Kross – Mitas
Découverte
Ce niveau de compétition implique d’avoir de bonnes ressources en matière de recherche & développement. C’est donc avec une grande curiosité que j’ai abordé ce test des X-Road, dédiés à l’univers Gravel & Cyclo-cross au sein de la gamme. Commandés en 700 x 38 mm, les X-ROAD accuse 487 grammes sur la balance, et font très précisément 38 mm de largeur sur une jante de 19 mm de largeur interne.
Poids du pneu (sur la balance)
De quoi les loger sans soucis sur mon fidèle GT Grade. Evidemment montés en tubeless, le premier constat est une extrême facilité de montage. Les flancs, très souples, viennent rapidement se loger et claquer. On ne va pas s’en plaindre.
Dimensions et poids
Annoncés pour une pratique sur terrains secs et durs, mon test des X-ROAD s’est déroulé sur 840 km de pistes et routes secondaires, pour la majeure partie dans le Var, puis sur les pistes blanches de Verdun.
Les technologies « maison » Mitas utilisées sur le X-Road sont les suivantes :
WELDEX+
MITAS X-Road WELDEX+
CRX : CARBON RACE EXTREME LIGHT (CRX) C’est un compound contenant du carbone. Grâce à cet additif, ce compound est caractérisé par une très bonne résistance structurelle, une résistance élevée à l’abrasion, une excellente adhérence et une très bonne traction. La résistance de roulement reste très faible. Densité : 1,02 g/cm3 . Grâce à ses qualités, ce compound est adapté aux compétitions (source Mitas).
L’essai
Le profil du X-ROAD se compose d’une bande de roulement composée de crampons très rapprochés, mais pas particulièrement bas. En allant sur l’extérieur du pneu, on retrouve des crampons plus espacés, plus souples et plus imposants, s’inspirant ouvertement des modèles XC de la gamme.
Le orofil du MITAS X-Road
Les premiers kilomètres sur routes dégradées font apparaitre un étonnant confort, qui confirme la souplesse des flancs, comme remarqué au montage. Une fois sur pistes, cette souplesse des flancs m’a néanmoins surpris quelques fois : à la pression minimale, je me suis surpris à toucher la jante à quelques reprises, certes sur des descentes à vives allures et surtout sur des pistes pas toujours très roulantes.
Le MITAS X-Road sur son terrain de prédilection
Cette notion de confort est donc à relativiser puisqu’il ne faut pas hésiter à gonfler un peu plus les X-Road pour préserver ses jantes. Rien de très dérangeant, car le X-Road reste tout à fait confortable à 3 ou même 4 bars. Son adhérence est quasiment impossible à mettre en défaut sur les pistes et routes sèches, où il se montre très rassurant. Sur des terrains plus meubles, il perd de son intérêt, sans pour autant être piégeur, avec notamment de bonnes aptitudes pour se sortir d’ornières, ou ses épaulements latéraux sont précieux…
Les crampons latéraux du Mitas X-Road
Sa gomme, relativement souple, permet une belle aisance sur routes humides. Néanmoins, ce n’est pas non plus un modèle d’efficience sur route, où sa gomme tendre se fait entendre et ressentir. Durant mon test, j’ai eu deux crevaisons, l’une provoquée par une énorme épine, et l’autre durant une descente assez cassante où j’incrimine probablement une pierre plus pointue que les autres… Dans les deux cas le liquide préventif de chez MITAS a fait son travail en quelques centaines de mètres, et après quelques coups de pompes pour remonter en pression, j’ai pu rentrer au bercail …
Le liquide préventif de Mitas
Alors un sans-faute ces X-ROAD ? Presque… Au bout de ces 840 km, majoritairement dans le sud-est de la France, on observe ici et là de belles entailles provoquées par les pierres. Les flancs (absolument pas poreux, c’est à noter) accusent un peu les km dans ces conditions. J’ai notamment testé ces X-Road durant la randonnée More Gravel 2020. En revanche la bande de roulement semble bien mieux résister à l’usure.
Les flancs su MITAS X-Road aorès 840 km de test
Pour conclure
Ce X-Road a démontré une excellente adhérence et une grande polyvalence, notamment dans cette dimension de 700 x 38, qui lui permet d’être à l’aise sur la plupart des surfaces, et pas trop à la traine sur route. Confortable et très rassurant, c’est un pneu qui peut convenir à bien des cyclistes pour peu que vos pistes ne soient pas trop cassantes ni trop caillouteuses, sous peine de voir sa durée de vie raccourcir rapidement …
La marque de pneus italienne Pirelli lance les modèles P ZERO™ Race TLR et P ZERO™ Race TLR SL, des tubeless de route conçus pour le cyclisme professionnel et le cyclisme de haut niveau. Ils constituent le fleuron de la gamme de pneus Pirelli pour vélos de course. Pirelli, comme toutes les marques dont les noms s’affichaient en grand sur les circuits de F1, revient dans le monde du vélo. Nous avons testé les Cinturato, les P Zero Vélo, … j’avais monté en tubeless, sur mon WishOne, des Cinturato Velo en 32. Je viens de les remplacer par les nouveaux PZero Race. Voici un premier retour avant d’en savoir plus sur la longévité.
Développés en collaboration avec deux équipes du World Tour, l’équipe Mitchelton-Scott de la championne du monde sur route en titre Annemiek Van Vleuten et l’équipe Trek-Segafredo du champion du monde en titre Mads Pedersen et de Vincenzo Nibali, les nouveaux P ZERO Race peuvent, indiscutablement, être qualifiés de World Tour Ready. Il est prévu qu’ils fassent leur début officiel dans les courses de la plus grande division UCI dès 2020. Pirelli revient dans la course …
Deux pneus performants
À gauche la version Race SL plus légère à droite la version Race avec une carcasse TLR renforcée grâce à la technologie Pirelli TechWALL+ et des des dessins plus prononcés.
P ZERO Race TLR est un « all-rounder », c’est-à-dire un pneu polyvalent qui sera idéal pour la compétition, comme pour l’entraînement. Il possède une carcasse TLR renforcée grâce à la technologie Pirelli TechWALL+.
La version SL est le pneu le plus léger (230 g en section de 24) et c’est le plus performant jamais réalisé par Pirelli dans sa gamme de pneus pour le vélo. Je me suis contenté de la version renforcée dans une taille 28. Ces nouveaux pneus tubeless-ready de Pirelli ont été réalisés avec SmartEVO, un composé innovant, né de l’évolution du SmartNET d’origine.
Le montage
Nous avons montés ces pneus de 28 en tubelees sur des roues CEC W2244S (Carbon Endurance Componant) en Carbone et Innegra. Ces roues légères (1,3 kg / la paire) étaient montées précédemment en tubeless avec des Pirelli P ZERO Cinturato de section 32. Nous allons donc gagner du poids, on verra si le confort est au rendez-vous.
Le montage avec 2 méthodes à gauche on met le produit dans le pneu et on ferme, à droite on ferme et on injecte le produit par la valve.
Le montage tubeless se passe bien, un pneu claque bien tout de suite, pour l’autre il faudra y revenir à plusieurs fois en re-positionnant correctement le pneu qui ne voulait pas s’écarter du sillon central de l’intérieur de la jante. Pour le préventif Michelin que nous avons utilisé nous avons essayé les 2 méthodes : remplissage direct dans le pneu avant de finir de le monter et montage du pneu et remplissage après claquage par la valve après avoir dévissé l’obus. La 2 ème méthode s’est avérée plus efficace.
Un bel ensemble roues légères et pneus Race. Ces Pirelli s’accordent très bien aux Roues CEC W2244S (Carbon Endurance Componant) en Carbone et Innegra.
Gonflage à la pression préconisée en 28 : 5,5 bars. Mes jantes de 22 intérieur n’ont pas modifié la section annoncée.
L’essai
Ce pneu est une nouveauté importante sur un marché où les spécialistes de la Formule 1 : Pirelli, Googyear, Michelin, … se retrouvent maintenant dans les “paddocks” des équipes cyclistes. Il était important de vous livrer rapidement ce premier essai en choisissant un parcours de rêve : la montée du Ventoux par Bédoin, la descente sur Sault et les gorges de la Nesque pour finir. Des revêtements très différents et des profils très variés.
Un beau couple les roues CEC avec les Pirelli P ZER Race
Des pneus peuvent changer le comportement d’un vélo. C’est ce je me suis dit dès les premiers tours de roues en quittant Ville-sur-Auzon pour prendre la direction de Bédoin. Le gain de poids se ressent immédiatement et mon gravel sportif WishOne Sub devient encore plus sportif. La route s’élève sérieusement à partir du virage de St-Estève et lors des relances en danseuse je sens que le pneu accroche bien, l’attaque est incisive. Il y a un gain réel par rapport aux Cinturato conçus pour les routes défoncées et les conditions plus hivernales. Le poids en montée reste un critère à considérer.
Même les ânes du Ventoux n’en reviennent pas …
Après la montée de Bédoin, faite en partie sous l’ombre des arbres, on attaque le Col des Tempêtes et la température monte. J’ai l’impression de mettre une dent de moins derrière, le vélo avance bien. La partie bitume est très bonne et je monte facile. Après avoir savouré en haut cette belle montée, c’est le moment de descendre pour juger les capacités de ces pneus en descente. Direction Sault, je prends progressivement confiance dans les belles courbes de cette descente. Le bitume devient de plus en plus chaud, il est 12h30 il fait 34°C et les pneus ne collent pas à la route, bien au contraire, merci SmartEvo.
La descente ludique avec ses tunnels creusés dans le rocher … Le revêtement est rugueux.
Je monte vers Monieux et j’attaque les gorges de la Nesque. Revêtement granuleux, forte chaleur, … le vélo file bien. Dans les descente vers Ville-sur-Auzon je pars à l’attaque dans les virages et l’adhérence est parfaite, les trajectoires sont propres. Main en bas j’appuie et sur cette route loin d’être parfaite le tubeless joue son rôle de filtration. Après ces 90 km et presque 2000 m de D+ je ne suis pas détruit. Performance et confort, c’est le cocktail réussi de ce Race. Ce mot « Race » qui m’effrayait une peu, n’étant pas compétiteur, ne m’effraie plus du tout et je vais poursuivre le test sur des distances plus longues pour valider un peu plus cette notion de confort ressentie à l’échelle de cette unique sortie avec ces nouveaux pneus. Affaire à suivre donc.
Il m’a semblé intéressant, s’agissant d’un produit nouveau, de vous confier ces premières impressions. Ce test est court et représentatif d’un usage sur routes sèches et chaudes. Il faudra voir comment ça se passe sur routes humiques et plus froides. Le prix de ces pneus va les réserver à une clientèle exigeante. Ils sont compatibles avec mes roues CEC Carbone Innegra qui ont ce même ADN : performance et confort.
La musette, utilisée autrefois par les cyclistes du quotidien, est aujourd’hui un accessoire un peu désuet et connoté rétro. Dans le monde du cyclisme elle est toujours utilisée comme « garde manger » par les cyclistes pros. Sur les longues étapes, ils y puisent leur ravito et les bazarde aussitôt vidées sur le bord des routes après avoir rempli les poches de leurs maillots. Bike Café a fourré son nez dans la musette pour en découvrir d’autres usages moins éphémères.
Le garde manger des pros … elles seront jetées sur le bard des route.
Un usage ciblé
Les cyclistes ont adopté depuis quelques années le bikepacking avec des sacoches qui se scratchent facilement sur le cadre d’un vélo. Ils apprécient également, surtout dans le monde du VTT, les sacs à dos comme le sac veste de Camelbak que nous avons testé récemment.
La musette aura un usage plus urbain … sorte de tote bag du cycliste
La musette aura un usage plus urbain et quotidien que ces portages plutôt destinés à l’aventure. Une fois descendu du vélo, cette musette deviendra votre sac fourre-tout, genre tote bag, pour faire quelques emplettes ou transporter ce qui serait trop lourd pour vos poches. C’est un moyen alternatif aux maillots de vélo multi-poches si vous souhaitez rouler décontracté en chemisette ou en “Marcel”. Sinon pliée rangée dans une poche de maillot ou fixée sur votre cadre dans une petite pochette scratchée elle peut vous permettre de ramener en toute sécurité à la maison un objet qui ne rentrerait pas dans vos poches.
25 km Musette bien chargée … ça le fait.
Je l’ai utilisée sur la route avec mon single speed … Une petite livraison à Pélissanne : 25 km avec la musette Apidura bourrée à mort : 1 paire de chaussures de gravel, une paire de pédale et une tenue cuissard + maillot pour donner tout ça à Dan, venu d’Arles pour récupérer le matos. Et bien ça le fait. Franchement je n’ai pas été gêné pour pédaler.
La musette était bourrée …
La musette est restée stable même en montée en danseuse. J’étais content quand même de m’en séparer à l’arrivée car la boîte en carton, contenant les pédales, commençait à me labourer le dos au travers du nylon très fin. Au retour j’ai compacté la musette que j’ai glissée dans ma poche de maillot et hop : pratique …
La Musette Ravito qui a fait le Tour de France du déconfinement.
D’autres usages, plus osés et parfois symboliques, sont possibles. Chacun pourra les imaginer. Ravito en a même fait une sorte de bâton de relais lors du déconfinement à l’annonce des 100 km maximum autorisés. Cet événement spontanément organisé s’est appelé « Liberté 100km Relais Ravito ».
Le Tour de France Liberté organisé par Ravito
« Tu as raison, effectivement elle a servi de bâton de relais, les relayeurs qui ont réalisé ce Tour de France du déconfinement, chacun dans le périmètre des 100 km se transmettaient la musette pour boucler un Tour de France. C’était un moment où nous avions besoin de retrouver un peu de liberté. Elle nous est revenue chargée de petits souvenirs … », m’explique Romuald. En effet, cette chaîne de reconnexion entre les cyclistes a mobilisé près d’une centaines de pratiquants heureux de se retrouver. Une casquette Ravito blanche mise au départ dans la musette s’est remplie de signatures au fur et à mesure du périple de la musette. Céline et Romuald ont retrouvé au retour une sacoche remplie de souvenirs : cartes postales, petites fioles d’alcool local de la prune de l’est, du calva de Normandie, coquillage de Pornic, … La musette a pris du poids lors de ce voyage et le dernier relayeur a eut plus de mérite à la porter.
Quelle Musette ?
Créateurs, designers, marques d’équipement de vélo, grande distribution, … ont chacun leur déclinaison de cet objet à priori simple, mais pas simpliste. Le mot musette a fait son chemin : son origine remonte à celle d’un ancien instrument à vent, analogue à la cornemuse. On retrouve sa trace dans le fameux refrain d’un chant de Noël « Jouez, hautbois, résonnez, musettes » … Le son nasillard de cet instrument a inspiré le nom des bals devenus musettes, car ils étaient animés par un orchestre avec un accordéon produisant un son identique. Le terme musette a été repris pour décrire le sac, porté en bandoulière pour les ouvriers, les soldats et les écoliers, dans lequel ils rangeaient leur casse-croûte. Après le langage populaire et imagé s’est emparé du mot. Les cyclistes disaient par exemple « C’est dans la musette » pour dire que c’est gagné d’avance. On en trouvera plein d’autres …
Alors quelle musette choisir pour rouler à vélo ?
Apidura
La musette Apidura
La célèbre marque anglaise Apidura, pionnière dans le monde du Bikepacking, propose sur son catalogue une petite musette très compacte qui peut devenir un élément de rangement flexible pour des objets encombrants. Lorsque les poches du maillot débordent, et si l’on ne souhaite pas accrocher de sacoche cette sacoche, comme autrefois, pourra emporter les cassse-croûte et ensuite disparaître dans sa petite pochette.
La musette compactable d’Apidura pratique pour voyager.
À l’inverse vous pourrez la déplier si comme moi vous l’utiliser pour acheter votre pot de miel au marché avec 2 ou 3 bricoles. La contenance est modeste : 7 litres. Son usage est simple. Elle est minimaliste avec sa simple poche. Elle est adaptée au vélo avec sa sangle stabilisatrice évitant que la sacoche roule du dos vers le ventre lorsque vous roulez. Elle se ferme par 2 scratchs et, petit détail important pour la sécurité, elle possède des insertions réfléchissantes qui reflètent la lumières des phares. Son prix est de 25 €.
La création avec un choix de matières et de coloris pour Tangente Atelier
Clément, est un des premiers jeunes créateurs de sacoches de Bikepacking en France. Il a lancé sa marque “Type Deux Manufacture” dont nous vous avions déjà parlé qui est devenue depuis Tangente atelier. « Ah la musette … c’est vrai que c’est pratique ! C’est un peu le tote bag du cycliste, t’en as toujours une avec toi, ça dépanne et si elle est assez bien faite, elle peut être utilisée tous les jours. J’en ai fait des comme ça pour Chilkoot lors d’un évènement, plus dans l’idée d’une musette utilisable au quotidien, en coton enduit, un peu plus lourde donc. Je m’en suis fait une pour moi en nylon ultra-léger qui tient dans la paume de la main une fois repliée », m’explique Clément. Il propose la musette avec sangle stabilisatrice à partir de 35 € (+5 € avec une boucle magnétique Fidlock par exemple) Les dimensions sont les suivantes : 38 x 30 x 1cm. Il existe une version à rabat, plus travaillée avec doublure, … à partir de 45 € avec un grand choix de matières possibles, nylon, coton, toiles recyclées militaires ou uniformes …
Les musettes de Tangente Atelier
Là c’est du sur-mesure et du design réalisé par Clément. Vous pouvez tout choisir : couleur, matériaux, rabat ou pas, …
Avec un tel nom de marque : Ravito, on pense immédiatement musette. « C’est le tout premier produit que nous avons réalisé sous la marque Ravito. C’est aussi celui qui a été à l’origine du nom Ravito … Musette et ravito vont ensemble. On avait envie de redonner ses lettre de noblesse à cette musette, sauvagement jetée par les coureurs et qui ne méritait pas ça … », me dit Romuald. La musette iconique et historique de la marque Ravito s’appelle l’indémodable ! C’est tout dire. Cela a été le premier produit de la gamme du même nom. Cette musette est la réincarnation des musettes des coureurs, mais celle-ci vous n’aurez pas envie de la jeter. C’est une musette pérenne, durable en tissu coton 100% fermée par un lien type courroie de cale-pied. Prix 25 €.
Le modèle qui a été créé il y a 10 ans est déposé avec sa fermeture réalisée avec une courroie de cale-pied. C’est la société Zéfal, qui a remis en marche une unité de production de ces courroies, qui fournit Ravito. Les musettes Ravito sont 100% françaises. Prochainement elles recevront également la petite sangle stabilisatrice, pour l’instant les protos sont en cours de test.
La Drache de Ravito
Nous adorons le modèle baptisé La Drache en toile enduite qui peut s’accrocher sur le guidon… comme à la bonne époque ! Elle est étanche, et réalisée sans collage, uniquement des soudures pour les assemblages et des coutures de finition. Fabriquée en VALMEX, matière utilisée pour les bateaux pneumatiques, elle est indéchirable, imperméable. Pour la fermer, il suffit de l’enrouler et de serrer avec la fermeture sangle cale-pied, fermeture commune à toutes les musettes RAVITO. Dimensions intérieures : de 22 à 26cm (hauteur intérieure) x 29cm (largeur intérieure).Fabriquée en France, dans le Lot, à Souillac, non loin de chez RAVITO. Prix : 89 €
La besace Forclaz de Quechua avec ses multi-poches est compactable dans ce petit sac de rangement..
Chez Decathlon, on l’appelle cette musette une “Besace”. C’est une version “king size” pour ceux qui aurait beaucoup de choses à transporter. Ce modèle Forclaz, que m’a montré Dan de Rosilles est plus généreux en volume que ma petite musette Apidura. Avec ses 15 litres et ses multiples compartiments elle ne pèse que 100 g et se compacte dans un tout petit sac nylon. La sangle de portage est large, mais étant conçue initialement pour la rando, cette sacoche ne possède pas de sangle stabilisatrice. Pour 8 € on va lui pardonner.
Elle peut être intéressante pour le transport de gros volume. Aux extrémités 2 poches verticales permettent de loger des bidons. Une poche zippée extérieure et une autre poche intérieure permettent d’organiser le rangement.
La position idéale pour que cette musette de taille importante ne bascule pas est de la positionner en haut de l’omoplate et de la faire reposer sur e haut de l’épaule et l’avant bras.
Dan a une technique particulière pour stabiliser cette maxi musette, dénuée de sangle stabilisatrice, sur son épaule. Il faut la remonter le plus haut possible sur l’omoplate en étant penché en avant. Le sac trouvera sa place sur l’épaule et l’avant bras. Il suffit de se redresser pour que la besace pivote et redescende de son perchoir.
Livre de vélo sur Darrigade Le sprinteur du Tour de France
par Christian Laborde
Il fut un temps où le Tour de France était une énorme fête populaire et nous y retrouvions régulièrement nos “héros”, Darrigade avec ses nombreuses victoires obtenues au sprint en faisait partie. J’ai pris un énorme plaisir à lire cet ouvrage qui retrace la vie et la carrière du dernier grand champion français encore vivant et témoin de la grande époque où les Coppi, Kübler, Lapébie, Koblet, Robic, Bobet, Van Looy, Van Steenbergen, Anquetil, … animaient la course hexagonale. Darrigade est si célèbre qu’il en a perdu son prénom : André. Son nom à lui seul sonne et nous rappelle les annonces enflammées des speakers qui animaient les lignes d’arrivées des courses sur route ou des épreuves sur piste.
Le livre de Christian Laborde est un véritable roman. C’est l’histoire d’une vie bien remplie d’un champion qui a aujourd’hui 91 ans. Il nous entraîne dans le bouillonnant sillage d’un enfant surdoué sur son petit vélo rouge. Parti en bas de l’échelle il commence par gagner des courses avec son 1/2 course équipé de garde-boues et d’un éclairage dynamo. Ce serait inconcevable maintenant. Sa grand-mère Maria qui l’a soutenu verra son premier maillot de champion du Monde. Son palmarès ne s’arrêtera pas là.
Cet ouvrage est bien plus qu’un nième bouquin sur le vélo sorti opportunément à la veille du Tour de France. De page en page Christian Laborde, qui possède un vrai talent de conteur, nous entraîne dans une époque qui était magique pour le vélo : pas d’oreillette, pas de technologie, … Un récit très humain sur un coureur plein de talent et de gentillesse. Une lecture qui fait du bien. Je regrette juste le titre de l’ouvrage un peu réducteur, car Darrigade n’a pas été que le sprinter du Tour de France.
Quelques photos pour nous plonger dans l’ambiance de l’époque
Informations
Titre : Darrigade – Le sprinteur du Tour de France
Tout commence en 1929, à Narrosse, minuscule village des Landes, où les parents d’André Darrigade sont métayers. Pour échapper à ce labeur, André prend le vélo par les cornes et devient champion cycliste, sur la piste et sur la route.
Christian Laborde raconte, avec lyrisme et précision, l’épopée de Darrigade, le sprinteur des Trente glorieuses, champion de France, champion du monde, vainqueur des Six Jours de Paris, héros magnifique du Tour de France qu’il dispute de 1953 à 1966, remportant 22 étapes, s’emparant tantôt du maillot jaune tantôt du maillot vert.
Et l’on croise, dans ce livre, Fausto Coppi, Ferdi Kübler, Guy et Roger Lapébie, Hugo Koblet, Jean Robic, Louison Bobet, Rik Van Looy, Rik Van Steenbergen… Et l’on entend, dans ce livre, Luis Mariano, Les Soeurs Étienne, Les Frères Jacques, Charles Trenet, Dario Moreno et, bien sûr, l’accordéon d’Yvette Horner.
À propos de l’auteur
Poète, romancier, pamphlétaire, auteur du roman culte L’Os de Dionysos censuré en 1987 pour « pornographie, abus de mots baroques et trouble à l’ordre public », Christian Laborde monte volontiers sur les planches avec Nougaro by Laborde et Poulidor by Laborde, one-man-shows.
La tendance « Néo rétro » connaît un certain succès en décoration intérieure. C’est le grand retour de nos vieux meubles oubliés, à condition de les revisiter pour leur donner une touche contemporaine. Pareil pour la moto : des motards passionnés, amoureux des « vieux cubes », mixent des pièces anciennes à des éléments récents en gardant le look rétro des vieilles bécanes. Cette tendance inspire également les designers des marques de motos et d’automobiles, qui ressortent des modèles récents en s’inspirant des lignes de leurs modèles célèbres d’autrefois.
Chez BMW on fait dans le néo-rétro chic … selle Vuitton …
Entre les délires du marketing, et la volonté de réutiliser des objets durables, notre coeur peut balancer et il faudra faire le tri. La réussite d’un projet néo-rétro n’est pas toujours au rendez-vous. Pour ma part, je suis plus attiré par la vision d’un néo-rétro consistant au ré-emploi qui évitera de “poubelliser” des objets, dont l’usage est toujours possible.
Le vélo, entre le revamping et la restauration
Cette tendance, qui consiste à « revamper » des objets du passé, ne pouvait pas échapper au monde du vélo. On a souvent utilisé abusivement du terme « vintage » qui ne signifie absolument pas ancien. En effet, ce mot nous vient de l’anglais, et on peut le traduire par « millésimé ». Ce terme étant lui-même emprunté aux mot « vendange », qui est bien un mot français. Choisissons donc de parler plutôt de rétro, pour évoquer ce retour en arrière qui nous transporte à l’époque où nos vélos possédaient des lignes pures et intemporelles.
Je voulais un vélo pour rouler, et pas seulement pour frimer ( enfin un peu quand même). Ce bike me permet de faire des sorties jusqu’à 100 km et 1200 m de D+ … Lui il pourrait faire plus, après c’est moi qui vais renoncer – photo Bike Café
Les progrès technologiques ont apporté de véritables progrès à nos vélos en matière de confort, de sécurité, de facilité d’usage. Prenons par exemple l’éclairage. Nous disposions autrefois d’une archaïque et lourde dynamo, qui venait frotter le pneu et freiner le rendement, pour finalement ne produire qu’un maigre pinceau lumineux blafard. Aujourd’hui une petite lampe rechargeable en USB qui se fixe par une sangle extensible sera une solution élégante et légère pour nous éclairer. Les systèmes de roulement avec des petites billes figées dans la graisse ont disparus, remplacés par des roulements en cages, fluides et étanches. Les pédales avec cales-pieds sont entrées au musée du vélo depuis l’invention des pédales auto, … La liste de ces progrès est longue.
Tout cela nous amène à considérer qu’un vieux vélo, sur lequel on aura apporté un part de modernité, peut devenir, après quelques adaptations, un excellent compagnon de route. Il convient de respecter quelques règles pour ne pas être iconoclaste en déguisant une bête de course en « promène bo bo ». Il est important de respecter l’esprit du vélo, et de garder les pièces anciennes que vous aurez démontées, pour un éventuel retour arrière … on ne sait jamais.
Gardons le meilleur du passé …
Le cadre
L’histoire de mon vélo est singulière et faite de hasards. Avec mon copain Pierre nous avions rencontré quelqu’un qui vendait un stock de vélos « pista », détenus par un Club qui arrêtait son activité. Dans le lot il y avait un cadre, avec son pédalier piste (plateau de 46) et sa tige de selle. La signature de Bernard Carré m’a tout de suite attirée car c’était mon cadreur fétiche des années 70-80 et surtout celui qui m’avait construit mon premier vélo de course, à ma mesure. Personne ne voulait de ce cadre rose, peint à l’aérographe. Les acheteurs ne se précipitaient pas autour de ce vélo de « cirque ». Moi il m’inspirait l’ambiance colorée des 6 jours d’autrefois. J’imaginais des cyclistes habillés de maillots en soie colorés, qui bataillaient avec de telles machines, sur un anneau dans le odeurs de fritures, poussés dans ce combat haut en couleurs, par le son nasillard du micro d’un speaker énervé.
Il est passé par la “case bo bo” lorsque j’étais en région parisienne. Guidon Bull Horn, frein avant unique, roues à boyaux, 46 x 17, … C’était en 2013 sur la passerelle des Arts à Paris, à l’époque surchargée de cadenas – photo Bike Café
Ce pista rose, taillé comme un vélo de poursuite avec ses cotes presque carrées (56×55,5) me faisait de l’oeil. Je l’ai acheté. Il est passé par la case “bo bo” lorsque j’étais en région parisienne, équipé d’un guidon Bull Horn, des roues de piste moyeux Campa à boyaux, j’ai fait quelques rides à Paris avec. Il a 6 ans il a suivi mon déménagement à Aix et il se morfondait, suspendu au clou, dans mon local vélo. Un jour je l’ai même mis en vente sur LBC … personne n’en a voulu, et tant mieux.
Géométrie
A
B
C
D
E
F
G
H
560
575
550
400
600
75°
74°
160
Grâce à Pierre qui m’a trouvé une fourche Vitus chromée neuve et des roues Gipiemme Pista à pneus, et grâce à Gabriel de Dynamo Cycle Repairs qui a fait le montage, nous avons transformé ce pista en routier mono-speed dans le pur esprit “néo-rétro” et pas “bo bo”. L’idée étant de rouler, éventuellement en pignon fixe, grâce à sa roue arrière “flip flop”.
La base d’un montage néo-rétro est un savant dosage entre esthétique et efficacité : la forme et le fond. Sa forme exprimera l’aspect rétro que l’on recherche, le fond lui permettra de rouler correctement et aussi bien qu’un vélo moderne. Si vous cherchez un cadre pour un projet fiez-vous aux décalques Reynolds, Vitus, Columbus, … qui vous indiqueront un cadre de qualité.
Le constructeur a laissé sa trace dans l’acier : B. CARRÉ … la signature de l’artisan cadreur traditionnelle sur la naissance des haubans arrières – photo Bike Café
Souvent le constructeur a laissé sa trace sur le cadre. On la retrouve, gravée dans l’acier. Ce cadre ancien va apporter des contraintes qui font partie du plaisir de ce genre de montage : montage de freins sur un vélo qui en était dépourvu, passage de pneus de plus grosse dimension que des boyaux, porte-bidon, … Elles fixeront les limites de l’actualisation du vélo, surtout si vous souhaitez éviter, par de nouvelles brasures, de dégrader la peinture, … L’acier ou l’alu seront forcément privilégiés. Mais pourquoi pas monter sur un cadre carbone de première génération des roues avec des cercles en alu brossé avec des moyeux grandes flasques. Tout est permis … enfin presque.
Le pédalier
Pédalier Pista Gipiemme manivelles de 165 mm – photo Bike Café
Pour moi le pédalier à privilégier sera un modèle du passé. Il m’a semblé évident de garder sur ce montage fixie « Néo-rétro » ce pédalier Gipiemme pista, et ses manivelles de 165 mm qui étaient sur le vélo quand je l’ai acheté. L’axe sur cages à billes à emmanchements carrés a été changé pour une axe du même type mais équipé de roulements. J’ai mis un plateau de 42 dents à la place du 46, pour attaquer les bosses parfois raides et longues par ici. Les anciennes « étoiles » du passé donneront une allure d’enfer à votre projet. Je vous invite à lire ici notre article sur les pédaliers en alu. Campa, T.A., Sronglight, … Ces 3 marques existent toujours. Vous trouverez d’ailleurs sur le catalogue T.A des pièces neuves au standard des années passées.
Les freins
Freins Campagnolo – photo Bike Café
Les freins du coup seront sur jante. Rien de plus beau qu’un Mafac, ébavuré et poli proprement. D’accord ça ne freine pas comme des disques, mais c’est tellement chouette et bien réglés ces freins ne sont pas si mal que ça. Pour ma part ce sont des Campa Mirage achetés sur Le Bon Coin, qui gèrent mon freinage avant et arrière. J’ai mis des patins neufs achetés sur le Cyclo.com.
Un Garmin sur une ancienne potence Cinelli – photo Bike Café
Pour les manettes, rien de tel que des modèles avec de belles cocottes pour une bonne prise en main. On aime bien dans ce cas monter un modèle récent comme les manettes 520 de Tektro. Elles assurent une excellente prise de main et on va gagner en confort dans les longues montées effectuées en danseuse.
Les roues
Pneus Maxxis de 25 ça passe – photo Bike Café
C’est là que le progrès a été le plus important. Les moyeux actuels, dotés de bons roulements, les jantes assez larges pour monter des pneus de 25 … ou plus. Après, pour le clin d’oeil rétro, on pourra choisir des grandes flasques. Sur ce fixie des roues Gipiemme (marque créée en 1962) Pista assurent un très bon rendement avec un moyeu “flip/flop” à l’arrière qui permet de passer du pignon fixe à la roue libre de 18 dents. Les pneus Maxxis de 25 mm offrent une excellente qualité de roulage. Les roues ne sont pas light 1,2 kg / pièce. Une seule roue est déjà plus lourde qu’une paire de roues carbone / Dyneema que je possède pour le gravel. Peu importe, elles ont de l’inertie et avec les excellents Maxxis ça file pas trop mal.
Les pédales
Des pédales Crank Brothers Candy faciles à chausser et faciles à déchausser – photo Bike Café
Je suis passé au Crank Brothers Candy : chaussage facile et déchaussage rapide. Avec une bonne surface d’appui cette pédale est facile d’entretien et on trouve facilement de quoi la rénover dès que les roulements jettent l’éponge. Avec mes chaussures Mavic AllRoad Pro ou mes Fizik “Les Classiques” équipées d’un convertisseur 3 / 2 trous, c’est parfait je peux même marcher sans ressembler à un canard.
Les équipements
Attention le risque avec les équipements est de faire la faute de goût fatale. Un petit détail qui cloche et c’est fichu.
Une valeur sure avec le couple potence et guidon de Cinelli. Le Garmin a trouvé sa place fixé sur la potence – photo Bike Café
Pour le guidon et la potence j’ai joué la valeur sure : Cinelli d’époque. Fini le Bull Horn et le guidon de piste aux épaules tombantes que j’ai eu un moment et qui était inadapté à la pratique routière. J’ai gardé ma potence en montant un vieux cintre Cinelli route taille 42 conforme au diamètre de la potence.
Selle Fizik “The Cobbles” sacoche Silca Seat Roll Premio – photo Bike Café
Pour la selle, j’ai joué la carte de la modernité en montant la selle Fizik Tempo Argo R3 de la série limitée “Les Classiques” que j’ai testée. Avec sa guidoline assortie, cette selle est parfaite pour mes sorties longues. Moderne dans sa conception, elle repose sur une tige se selle “No name” ancienne de type Campa dont j’ai hérité en achetant ce vélo.
Un Boa sous la selle avec la sacoche pour les outils Silca Seat Roll Premio – photo Bike Café
La trousse à outils Silca … Très chic, et plutôt chère, mais parfaitement dans l’esprit néo-rétro, avec son aspect tissu et son serrage Boa. Cette trousse personnalisée m’a été offerte par Boa et elle me permet de ranger ma clé de 15 (obligatoire pour dévisser les boulons de roues), mon kit crevaison et un multi-outils CrankBrothers muni d’un dérive chaîne. Prévoir d’emmener dans la trousse un bout de chaîne en cas de rupture cela pourra être nécessaire.
Améliorations
Un porte-bidon qui dénote et qui a été monté de façon provisoire – photo Bike Café
Je vous parlais de faute de goût à éviter. Pour moi elle est flagrante sur mon vélo à propos de son porte-bidon. J’attends une petite intervention pour faire poser deux rivets filetés afin de mettre un beau porte bidon vissé sur ce cadre piste, qui n’était pas vraiment destiné à recevoir un tel accessoire. Alors je m’excuse auprès des puristes, mais j’en ai eu marre de faire la chasse aux fontaines cet été sur les chaudes routes de la région et pour l’instant ça me dépanne.
Pour conclure
Gérer la rotation des jambes … on appelle ça mouliner
Ce vélo, dans cette version, roule parfaitement bien. La chasse avant a été améliorée grâce au remplacement de la fourche. Je fais des sorties jusqu’à 100 km et 1200 m de D+ et l’esprit de ces sorties est complément différent de celles que je fais en version “déraillée”. Le côté amusant avec ce vélo est d’avoir à gérer une vitesse de rotation de jambes pas trop épuisante pour garder une bonne allure et de savoir comment attaquer les pentes d’un petit col avec des relances fréquentes en danseuse.
Petite route vers Ventabren
Ça m’amuse d’emmener mon “Pinkie” sur des routes qu’il n’aurait jamais connues, si il était resté dans son emploi d’origine. Je roule en silence, ma pratique est minimaliste et assumée. Les moyennes de mes sorties sont loin d’être ridicules et souvent très proches de ce que je fais avec mon WishOne avec dérailleurs.
Ce Pink Fixie découvre les vignes de la campagne aixoise … complètement inattendu pour lui …
J’ai essayé de rouler en pignon fixe, mais ça n’a pas été une réussite. Cela constitue une “prise de tête” qui me gâche le plaisir. C’est épouvantable dans les descentes, sur le plat je n’avance pas plus vite et je me prive des moments de rêveries lorsque je laisse filer en roue libre dans les descentes, l’esprit libre et le nez au vent.
Je suis assez heureux du nouvel emploi de ce vélo de piste. Sa géométrie assez classique convient bien à son nouvel usage route, la nouvelle fourche a tout changé. La marge d’amélioration éventuelle de ce vélo se situe au niveau des roues, qui gagneraient à être plus légères. Mon rêve serait de trouver des roues pista en carbone pour un montage pneus. Pour l’instant je profite pleinement de mon “Pink Fixie” et je savoure l’étonnement qu’il suscite quand je roule avec dans un peloton.
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