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Test du Cannondale Synapse Neo SE, un gravel électrique silencieux et souple

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Cannondale Synapse Neo SE review
Cannondale Synapse Neo SE

J’ai frôlé un anathème gravelistique en me lançant dans ce test du Cannondale Synapse Neo SE. Que n’avais-je pas fait ? Essayer un vélo électrique de nos jours et on vous envoie au bûcher. Les premières images de cet essai ont provoqué des courts circuits sur les réseaux (dit sociaux). En effet, le courant n’est pas passé avec certains de mes camarades cyclistes à qui l’électrique colle des boutons (pas des interrupteurs). Avant d’enfourcher ce vélo, j’ai fait un certain nombre de va-et-vient entre deux positions : soit je reste dans l’ombre en refusant de jouer les cyclistes branchés, soit le courant passe et je m’offre le culot (vissant) d’un test qui va me permettre d’y voir plus clair.

Cannondale Synapse Neo SE review
Cannondale Synapse Neo SE … l’anathème gravelistique pourrait m’attirer la foudre qui viendrait percer mes tubeless – photo Stéphane Pochat

L’électrique est partout et on ne ferait plus grand chose sans cette fée qui fait vivre nos foyers et marcher l’économie. Peut-on aller contre le modernisme et revenir à l’âge des cavernes ? … Peut-on nier les progrès qui nous sont proposés ? Le choix final nous appartient et nous sommes à priori des gens sensés et responsables vis-à-vis des problématiques environnementales. J’ai deux exemples qui plaident en faveur de l’assistance électrique. Le premier est le cas de mon ami Jean-Denis, très bon cycliste, collaborateur du magazine Le Cycle et qui malheureusement a été atteint par un cancer qui progressivement l’a détruit. Jusqu’au dernier moment, malgré les épuisantes séances de chimio-thérapie, il a pu vivre sa passion grâce à un VAE Giant. Le second est le témoignage d’un ami cycliste qui vivait égoïstement ses ballades dans les Alpes. De retour il racontait à sa femme ses aventures. Maintenant il partage avec elle ses montées de col et ensemble en haut ils peuvent admirer les paysages. Il y a sans doute beaucoup d’autres bonnes raisons pour, à contrario, promouvoir l’effort musculaire. Nombreux cyclistes, et j’en fait partie, aiment cet engagement physique qui va avec notre sport.

Les présentations …

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Cannondale Synapse Neo SE – Le gros bidule, que l’on remarque immédiatement au niveau du pédalier, est un moteur électrique Bosch Active plus – photo Bike Café

On est en présence d’un Synapse construit sur la base d’un bon cadre alu et d’une fourche carbone : on peut dire que Cannondale sait concevoir de belles géométries. Avec le Slate et sa lefty, la marque US a été, et reste une marque qui a su créer de l’innovation dans le petit monde du gravel. Le modèle que j’essaie est un Neo SE. Le gros bidule, que l’on remarque immédiatement au niveau du pédalier, est un moteur électrique Bosch Active plus qui produit un couple allant jusqu’à 50 Nm. Ce moteur, qui est l’âme de ce vélo, est remarquablement silencieux et souple : c’est ce que j’ai remarqué en premier dès mes premiers tours de roues. Pourquoi cette motorisation plutôt que le modèle Bosch performance ? … Tout simplement car ce moteur est plus petit, plus léger et moins bruyant. Un gravel ce n’est pas un VTT, sa polyvalence le rend plus proche d’un vélo de route et ne nécessite pas la même puissance …

Cannondale Synapse Neo SE
Cannondale Synapse Neo SE – Le choix de roues de 650 montées avec des pneus de WTB Byway de 47 est judicieux pour offrir du confort à cette machine un peu lourde – photo Bike Café

Les équipements sont du type gravel avec une transmission animée par un mono plateau de 44 dents qui s’accouple à une cassette de 11 vitesses étagées de 11 à 42. Avec l’assistance on passe partout avec de tels braquets. En mode OFF ce sera plus dur sur les pentes trop raides mais ça passe très bien sur des parcours plus roulants. Les freins Sram Apex hydrauliques s’avèrent efficaces pour arrêter ce vélo qui accuse plus de 17 kg sans les accessoires (bidons, outils, …). Je n’ai pas de remarque sur les reste des équipements. Le choix de roues de 650 montées avec des pneus de WTB Byway de 47 est judicieux pour offrir du confort à cette machine un peu lourde. Mon seul reproche sera le choix du cintre trop typé “road”. Je me suis habitué en gravel à des guidons ayant un flare important.

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Cannondale Synapse Neo SE L’écran Purion nous affiche les 5 modes d’assistance – photo Bike Café

L’écran Purion nous affiche les 5 modes d’assistance disponibles que vous pourrez choisir en fonction des circonstances et de notre condition physique : Eco, Tour, Sport, Turbo et Off :

  • Off : Aucune assistance, Purion affiche toutes les informations importantes.
  • Eco : Assistance active, mais légère, permettant une efficacité et une autonomie maximale.
  • Tour : Assistance régulière pour les longs trajets, avec un focus important sur une autonomie élevée.
  • Sport : Assistance immédiate et puissante pour une conduite sportive en ville et à la campagne.
  • Turbo : Un soutien puissant direct et maximal jusqu’à une cadence maximale pour une conduite sportive

 

Prise en main

On est sur un VRAI vélo et pas une mobylette. Ce modèle respecte la législation qui oblige une “coupure de courant” dès que le compteur indiquera que vous êtes à 25 km/h. Quand je dis vrai vélo cela implique que pour le faire avancer il faut appuyer sur les pédales. En manœuvrant le vélo, pour le sortir de mon garage, je suis un peu inquiet par le poids de l’engin … plus de 17 kg. Comment ça va se passer au-delà des 25 à l’heure et si jamais je tombe en panne sèche de watts : ça va être galère ? …

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Cannondale Synapse Neo SE – Agréable en ville dans la circulation – photo Stéphane Pochat

J’enfourche la bête, qui m’accueille confortablement sur ses pneus de 47. Je mets sur le mode ECO pour sortir de ma rue en pente. Je sens l’aide apportée par le moteur, mais il faut que j’appuie quand même. On prend le chemin de la route Cézanne qui mène au Tholonet. Comme sur un vélo normal il faut jouer avec les braquets pour passer les petites montées toujours en ECO. Arrivé au Tholonet la montée vers le lac Zola se présente avec ses passages à 16 – 17 %. Je passe en mode  Sport et ça grimpe facile. Habituellement ici je mets mon 38 x 42 sur mon Caminade. Là en 44 x 42 je reste assis et je suis surpris de mon aisance … c’est bluffant. Pas d’à-coup tout se passe en souplesse, j’essaie les différents modes. Ça se déroule comme du « fondu-enchaîné » en vidéo, aussi bien au niveau du changement de braquet que de celui du mode d’assistance. Je n’ai jamais utilisé le mode Turbo lors de l’essai sauf comme ça pour voir. La plupart du temps sur les pistes je reste en mode ECO ou en TOUR … mais tout dépendra de la condition physique du cycliste et du profil du terrain.

Le poids se fait oublier et il devient presque un ami sur les lignes droites caillouteuses où l’on dépasse le 25 km/h … 26, 27, 28 … je ne sens même pas dans les jambes que le moteur s’est mis sur « OFF », comme la réglementation l’impose. Il n’y a pas eu de coupure nette et brutale. L’inertie du vélo accompagne la cadence de mes coups de pédale et, progressivement, je perçois à la pédale que je ne suis plus aidé. Soit, je n’ai plus l’assistance du moteur, mais mes jambes qui se sont économisées dans les parties dures sont heureuses de pouvoir envoyer à leur tour des watts pour faire avancer le vélo.

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Cannondale Synapse Neo SE – Sur route photo je suis dans mes chronos habituels – Stéphane Pochat

Sur route, assez facilement, je suis dans mes chronos habituels obtenus sur mon vélo qui rend 8 kg à ce Neo SE.

La vidéo

Parlons de l’usage gravel

Cannondale Synapse Neo SE review
Cannondale Synapse Neo SE review

À part le portage et les acrobaties de type cyclo-cross, ce vélo est hyper agréable en mode gravel. Le mono plateau, les roues de 650 avec la monte en 47 le rendent apte à parcourir toutes nos pistes du sud particulièrement rugueuses. On peut, étant donné son autonomie, se projeter dans des projets de voyages type Bikepacking. Il est donné pour 200 kilomètres en mode ECO. Même si il convient de pondérer ces chiffres en fonction du profil du parcours, ça laisse une belle autonomie. Sur certaines pistes roulantes je n’hésite pas à repasser sur OFF : le vélo roule très bien et finalement je me sens capable de le ramener vers une prise de courant en cas de défaillance de la batterie. Ce sera la seule limite à l’itinérance : vous ne pourrez pas faire du voyage bivouac nature loin d’une source électrique à l’étape et il faudra trimbaler le chargeur dans vos sacoches : attention de ne pas l’oublier. Il faut 4 heures pour faire le plein de jus tout neuf avec le chargeur 4 ampères.

Ma conclusion

J’ai fait du vélo, pas de la moto …

Loin des débats stériles, voir ayatollesques, sur la pertinence du VAE, je partais personnellement sans aucune idée préconçue sur le sujet. Ma seule expérience était une traversée de parking sur un VTT : c’est-à-dire rien du tout. Cet essai m’a emballé, et même si perso je vais attendre encore un peu, je ne dis pas qu’un jour je n’y passerai pas à l’électrique. J’ai découvert sur ce vélo le plaisir de rouler mais sans les galères dans les raidards. C’est du sport, le coeur monte les muscles se contractent, mais sans avoir à se mettre dans le dur. Ma grande découverte lors de cet essai c’est d’avoir eu le sentiment en roulant sur ce Synapse SE Neo d’avoir fait du vélo et pas de la moto.

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Cannondale Synapse Neo SE – Il est aussi à l’aise sur route que sur les pistes – photo Stéphane Pochat

Si j’avais un vélo électrique à choisir, j’opterais très certainement pour un modèle e-gravel comme ce Neo SE. Il m’a montré qu’il était aussi à l’aise sur la route que sur les pistes, alors pourquoi se priver de cette polyvalence ? Pour moi c’est évident, j’ai envie de passer partout … ou presque avec mon vélo et de me projeter dans des projets de petits voyages.

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Cannondale Synapse Neo SE – Sa ligne pataude reste acceptable et cette couleur grise le rend discret – photo Stéphane Pochat

Pour revenir à ce Cannondale, je le trouve assez réussi, sa ligne pataude reste acceptable et cette couleur grise le rend discret. Son pilotage est sain : il garde bien la ligne. Dans son combat frontal avec les pierres sur les chemins, il est aidé par son poids et la taille de ses pneus. En descente il faudra tenir compte de son poids qui implique une certaine inertie  dans les virages, on s’y habitue très vite. Mais avec ce type de vélo on ne sera pas à l’attaque ou alors il y a erreur de casting. Pour 3699 € on a un équipement correct et surtout on dispose de ce très bon moteur Bosch Active plus de 250W, qui me fera regarder ma perceuse verte d’un autre oeil. Sa puissante batterie de 500Wh, autorise une autonomie qui permet à ce vélo de cibler les vrais cyclistes qui ne se contentent pas de faire des ronds en ville. Je regrette juste le choix du cintre Cannondale C3, pas assez gravel pour offrir, par une ouverture plus large du bas du cintre, une tenue plus vigoureuse dans les descentes. Le silence de son moteur et la souplesse des transitions en musculaire dès que l’on atteint les 25 km/h sont remarquables. J’ajoute également un très bon freinage, malgré le poids,  pour lequel il conviendra de doser. En effet, le WTB est un pneu mixte lisse en son milieu et je me suis fait quelques dérapages roue arrière en appuyant trop fort dans certaines circonstances limites.

Je dois rendre rapidement le vélo qui doit tourner en démo clientèle, mais finalement ce n’est pas plus mal car je pouvais facilement m’y habituer avec le risque de ne plus pouvoir m’en passer;-)

Cannondale Synapse Neo SE review
Cannondale Synapse Neo SE – Peut-être qu’un jour le Père Noël m’en amènera un dans sa hotte – photo Bike Café

Caractéristiques

Cannondale Synapse Neo SE review
Cannondale Synapse Neo SE caractéristiques

CADRE : ALL-NEW Synapse NEO, SmartForm C1 Alloy, SAVE, Ai, flat mount brake, 142×12 thru-axle
FOURCHE : ALL-NEW Synapse NEO Disc, BallisTec Carbon, 1-1/8″ to 1.5″ tapered steerer, 55mm offset, flat mount, 12×100 thru axle
JANTES : WTB STi29 TCS 2.0, 28h, tubeless ready
MOYEUX : Formula RX-512 12×100 front, DC-142 rear
RAYONS : DT Swiss Champion
PNEUS : WTB Byway TCS, 650b x 47 mm, tubeless ready
PÉDALIER : Bosch Gen3 w/ custom Ai offset spider, 44t
CHAÎNE : SRAM PC-1110, 11-speed
CASSETTE : SRAM PG-1130, 11-42, 11-speed
DÉRAILLEUR ARRIÈRE : SRAM Apex 1, Long cage
MANETTES DE VITESSE : SRAM Apex 1 HRD, 11-speed
CINTRE : Cannondale C3, 6061 Alloy, Compact
POIGNÉES : Cannondale Grip Bar Tape w/Gel, 3.5mm
POTENCE : Cannondale C3, 3D Forged 6061 Alloy, 1-1/8″, 31.8, 7°
JEU DE DIRECTION : Integrated, 1-1/8 to 1.5″, sealed angular contact bearings
FREINS : SRAM Apex 1 HRD, 160/160mm Centerline rotors
LEVIERS DE FREIN : SRAM Apex 1 HRD
SELLE : Fabric Scoop Radius Elite, cro-mo rails
TIGE DE SELLE : Cannondale C3, 6061 Alloy, 25.4X350mm
TAILLES : S, M, L, XL
DISPLAY : Bosch Purion
BATTERY : Bosch PowerTube 500Wh
CHARGER : Bosch 4A
DRIVE UNIT : Bosch Active Line Plus 250W

La France en diagonale

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La France en diagonale
La France en diagonale

La France en diagonaleIl y a des « petits livres » qui nous procurent de grands plaisirs de lecture. Le livre de Gérald Wairy « La France en diagonale » est de cette catégorie d’ouvrages. Gérald nous entraîne dans son pari fou, qui consiste à traverser la France en montant les marches de son vélo-stepper. Il se lance de Menton sur son étrange monture pour rejoindre Porspoder dans le Finistère : une diagonale qui est déjà un exploit en soi pour un cyclotouriste accompli, sur une confortable randonneuse, alors, sur un vélo de fitness vous pouvez imaginer.

Dans ce livre vous ne trouverez pas beaucoup de références aux efforts nécessaires pour faire « marcher » ce curieux vélo. On sent que le sujet n’est pas là, et qu’il n’y a aucune volonté de la part de Gérald à vouloir figurer dans le livre Guiness des records, malgré l’exploit que représente ce déhanchement de 1480 km qui a duré un mois. L’escargot grimpant des marches, qui illustre la couverture de l’ouvrage symbolise la lenteur induite par l’usage du vélo-stepper pour réaliser cette diagonale. Un rythme qui laisse le temps de découvrir la France des départementales, des petites villes et villages dont Gérald à chaque fois cherche à atteindre le coeur : église, mairie, café quand il en reste, …

Ce vélo curieux est souvent le prétexte de nombreux dialogues avec les gens qu’il rencontre. Il doit souvent expliquer qu’il est là pour le goût de l’effort, l’envie de profiter de l’instant, la volonté de quitter le vacarme, la curiosité de découvrir des lieux inconnus, … Pourquoi un vélo-stepper et pas un vélo normal avec une selle et des pédales ? … Gérald trouve qu’à vélo son esprit divague trop, et qu’il loupe des instants de vie du voyage, alors que le stepper nécessite une concentration permanente, qui lui permet de capter chaque instant.

J’ai pris un énorme plaisir à lire ce livre. Presque trop rapidement car j’ai dévoré ses 130 pages sans respecter le rythme lent du « road movie » imaginé par Gérald. « La diagonale est une ligne droite hésitante », nous dit Gérald. J’ai adoré hésiter avec lui en partageant quelques réflexions sur ses rencontres et sur sa découverte d’une France méconnue et en pleine mutation.

La carte de France est un polygone qui inspire d’autres diagonales et je pense que ce premier opus sera suivi d’autres. La remorque du stepper ressortira, j’en suis sûr, bientôt de son garage.

La France en diagonale
La France en diagonale avec ce curieux équipage – Le Verdon – Photo Gérald Wairy

Informations

  • Titre : La France en diagonale
  • Auteur(s) : Gérald Wairy
  • Editeur : Sipayat
  • Site web éditeur : http://www.sipayat.com/france-diagonale.html
  • Nombre de pages : 130
  • ISBN : 978-2-919228-29-4
  • Date de publication : 1er décembre 2018
  • Prix TTC : 15 €

Pitch de l’éditeur

Les hommes aiment à se lancer des défis et pour les relever créent des symboles. Depuis 1930, rallier à vélo dans un temps imparti deux sommets non consécutifs de l’hexagone national en est un. Les cyclistes font alors « une Diagonale » Celle qui relie Menton, dans les Alpes-Maritimes, à Porspoder, dans le Finistère, s’appelle la « Diagonale royale » ; le Compostelle des cyclo-randonneurs.

La France en diagonale
La France en diagonale – photo Gérald Wairy

Gérald Wairy a ajouté une difficulté de taille à ce défi. Il l’a relevé avec un engin de fitness… Un vélo-stepper. Pour lui, pas de record à battre, de chrono à pulvériser ou de moyenne à tenir. Juste l’envie de humer l’air du temps sur les petites routes de France.
L’auteur nous embarque au cœur de la France buissonnière « hors des sentiers battus » pour reprendre la terminologie des tours operator lorsqu’ils veulent nous vendre de l’« authentique ». Dans son sillage, le lecteur croise Napoléon, des morts de la Grande Guerre, un calligraphe et même quelques bisons…

La France en diagonale
La France en diagonale – Arrière pays niçois – Photo Gérald Wairy

Dans sa lente et parfois difficile progression, l’auteur sauve des limaces, assiste au spectacle de la pluie et rejoue le mythe de Sisyphe. Il traverse des villages à vendre, fait escale dans des bars aux allures de comptoirs maritimes. Avec lui, le lecteur se prend à rêver d’Afrique et d’horizons lointains.

La France en diagonale est un récit de voyage drôle, riche en rencontres. Sous un air badin, il nous raconte aussi un pays et esquisse le tableau d’une époque..

À propos de l’auteur

Gérald Wairy
La France en diagonaleNé en 1963, Gérald Wairy a été marin dans la Royale pendant trente-quatre ans. Il sillonne la Méditerranée, la mer Rouge et l’océan Indien, avant de découvrir la Polynésie où il séjourne quinze mois sur un atoll isolé des Tuamotu. Officier supérieur, il sert à plusieurs reprises en Afrique et achève sa carrière au Gabon.
Sportif accompli, il poursuit aujourd’hui ses voyages avec la volonté d’assouvir sa passion pour l’effort et la certitude de ne pas être contraint de partir à l’autre bout du monde pour vivre l’Aventure.
La France en diagonale est son premier ouvrage.

Pneus gravel Schwalbe G-One Bite : du mordant, du répondant

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Pneus gravel Schwalbe G-One Bite
Pneus gravel Schwalbe G-One Bite

La première version du pneu gravel de chez Schwalbe, le G-One “Allround”, a déjà séduit beaucoup de pratiquants de gravel, mais aussi des fabricants de vélo qui proposent ce pneu polyvalent et durable en première monte. Loin de se satisfaire d’un tel succès, Schwalbe a entièrement revu sa copie avec une deuxième version nommée “Bite” (prononcez “baïte”, qui veut dire “mordre” en anglais). Le jeu en valait-il la chandelle ? C’est ce que nous allons voir.

Peinture de façade ou modification en profondeur ?

La marque allemande Schwalbe a déjà montré par le passé qu’elle n’hésitait pas à faire évoluer des produits pourtant tout à fait fiables et validés par les utilisateurs, dans l’objectif de proposer toujours mieux aux cyclistes exigeants. La famille G-One est aisément identifiable à ses petites tétines rondes et fendues qui recouvrent la surface du pneu. Sur le Bite leur agencement est assez complexe : Les plus grosses, fendues longitudinalement et plus espacées, sont situées sur la partie latérale, alors que les plus petites, fendues transversalement et plus serrées, occupent la bande de roulement proprement dite.

Schwalbe G One Bite
À gauche, les tétines du G-One Allround. À droite, celles du G-One Bite – capture d’écran www.cycletyres.fr

C’est la principale différence visuelle avec le modèle précédent, sur lequel les tétines sont toutes identiques et réparties de façon (quasi) uniforme sur la bande roulante du pneu. On peut supposer que cette évolution conceptuelle est destinée à optimiser le rendement et l’accroche du G-One. Et peut-être lui apporter d’autres améliorations aussi… En tout cas, en attendant l’essai de terrain, on ne peut douter que ce pneu, hérissé de ces hybrides entre crampons et ventouses, a été dessiné pour accrocher le terrain partout où il sera piloté.

Est-ce la patte du gecko, capable de tenir à la verticale sur les rochers et sur le verre, qui a inspiré les concepteurs du G One ? Je ne sais… - phot internet libre de droits
Est-ce la patte du gecko, capable de tenir à la verticale sur les rochers et sur le verre, qui a inspiré les concepteurs du G One ? Je ne sais… – photo internet libre de droits

C’est une carcasse haute densité à 127 tpi qui a été choisie ici, comme pour le modèle précédent. Pour les dimensions par contre, ce G-One Bite est proposé dans une seule largeur de 38mm, alors que le Allround existe aussi en 35mm. Il y a donc volonté de proposer un pneu plus large, et au design repensé. On retrouve ici la stratégie de la marque : Créer des variations autours de modèles de référence, qui ont fait leur preuve, en fonction des goûts et des pratiques, en leur faisant profiter de nouveautés techniques, tout en laissant les différentes versions coexister au catalogue. Dans la famille G-One, qui voit aussi apparaitre un modèle “speed” aux tétines plus basses, toute liberté est laissée au cycliste de choisir la version qui conviendra le mieux à sa pratique, son terrain de prédilection ou son style de pilotage.

Montage : un combo 100% Schwalbe avec Doc Blue

Schwalbe G One Bite boxed
Chez Schwalbe, on ne mégote pas sur l’esthétique et la qualité des emballages – photo Dan de Rosilles

Les pneus nous ont été livrés avec du préventif de la marque, le Doc Blue, conditionné en deux flacons de 60ml (chaque flacon permet de monter une roue). Il faut désoperculer le flacon avant usage, ce qui n’a pas été pratique car il n’y a pas de languette pour ce faire. J’ai dû utiliser une lame de cutter… Ceci fait, le flacon se révèle très pratique et facile d’emploi. Avec son bouchon rouge fiable et étanche, on peut avantageusement réutiliser ce flacon pour récupérer le préventif dans un pneu lors d’un démontage, ou pour doser à l’unité si on achète du préventif en grand conditionnement.

Le liquide préventif Doc Blue en action - photos Dan de Rosilles
Le liquide préventif Doc Blue en action – photos Dan de Rosilles

Premier étonnement au sortir de la boîte : Bien qu’il soit livré plié (comme tous les pneus à tringle souple), le G-One Bite se déplie très bien et prend naturellement une forme quasiment prête au montage, galbé dans le bons sens, sans angles, sans mémoire de forme, ce qui laisse présager qu’il va s’ajuster à la jante sans rechigner et donc claquer facilement au premier gonflage à la pompe à pied.

Schwalbe G One Bite Unboxed
Dès sortie de sa boîte, le G One Bite se met en forme tout seul, presque sans mémoire. C’est de bonne augure avant le premier gonflage pour le faire claquer – photo Dan de Rosilles

Notre intuition était bonne : Le pneu claque sans problème sur les jantes Mavic allroad, une fois de plus le standard UST fait ses preuves, pas besoin de recourir à un compresseur. Le pneu tient la pression même sans liquide préventif, voilà une expérience positive de plus en matière de montage tubeless à noter dans mes tablettes…

Schwalbe G One Bite Unboxed
Et hop ! Les pneus claquent sans problème à la pompe à pier sur mes jantes Mavic Allroad – photo Dan de Rosilles

Bien que le pneu semble symétrique, il faut quand même tenir compte d’un sens de montage différent entre la roue avant et la roue arrière, sans doute pour favoriser l’évacuation de l’eau sous le pneu et favoriser un débourrage “centrifuge” lorsqu’on roule dans la boue. Une fois de plus, cela montre que le design de ce pneu est bien plus complexe qu’il n’en a l’air.

Schwalbe G One Bite Unboxed
La répartition et le design des crampons sont bien plus subtils qu’il n’y parait. Il y a par exemple un sens de rotation à respecter pour l’avant et pour l’arrière, sans doute pour permettre un débourrage moins salissant pour le pilote – photo Dan de Rosilles

Une fois montés, les pneus ont belle prestance, avec un look très agressif qui donne à mon Sunn Cycloss de 1996 un look de monster cross. Ça, j’aime bien !

Schwalbe G One Bite vélo entier
Les pneus au look très agressifs donnent à mon Sunn Cycloss un petit air de monster cross – photo Dan de Rosilles

Le pneu est annoncé à 38 mm mais une fois monté je mesure sa largeur à 40 mm. Ce n’est pas pour me déplaire, à mon avis 40mm doit être considéré comme le standard de montage moyen sur les roues de 700 en gravel. Tout ce qui est inférieur tend vers un usage plus cyclocross, ou dirt road, ou vélo de randonnée, ou “spécial boue”, tout ce qui est au dessus vers l’aventure, le tout-terrain caillouteux et le bike packing en hors-piste.

Une fois monté sur mes jantes, je mesure le pneu à 40 mm - photo Dan de Rosilles
Une fois monté sur mes jantes, je mesure le pneu à 40 mm – photo Dan de Rosilles

Normalement mon vélo est à sa limite avec des pneus de 40, mais je constate qu’ici la hauteur du pneu et ses crampons ne sont pas un obstacle au passage  contre mon tube vertical, j’ai même assez de marge pour charger un peu en boue si besoin. Le pneu est un peu plus large que haut, ce qui n’est pas le cas d’autres références de pneus et cela mérite d’être signalé.

Schwalbe G One Bite clearance
Malgré les crampons, j’ai assez de marge contre mon tube vertical pour charger un peu en boue si besoin – photo Dan de Rosilles

Sur le terrain

Après montage, passons aux choses sérieuses : C’est dans la région de Montpellier, au bord des salins de Frontignan, dans les chemins de vigne autour de Cournonterral, sur les pentes du massif de la Gardiole mais aussi en cœur de ville, sur les bords du Lez et dans le quartier d’Antigone, que nous avons trouvé la diversité de terrains nécessaires à la réalisation de ce test.

Au cœur de la ville de Montpellier, autour de la Fontaine des Trois Grâces place de l'Horloge, il y a des dalles lisses et des pavés mouillés par la fontaine, deux surfaces intéressantes pour tester l'accroche des G One Bite - photo Dan de Rosilles
C’est au cœur de la ville de Montpellier, autour de la Fontaine des Trois Grâces place de l’Horloge, que débute le test des pneus – photo Dan de Rosilles

Dès le début, sur terrain résolument urbain – pas si incongru que ça pour tester un pneu gravel – révèle des surprises plus ou moins heureuses : sur les galets mouillés qui entourent la Fontaine des Trois Grâces, le pneu décroche assez facilement, sensation quelque peu désagréable qui se reproduira plus loin sur les dalles en bétons humides de la Place de l’Europe que les équipes de nettoyage municipales viennent de laver à haute pression. Manifestement, le pneu n’aime pas les surfaces dures lorsqu’elles sont humides ou mouillées.

il y a des dalles lisses et des pavés mouillés par la fontaine, deux surfaces intéressantes pour tester l'accroche des G One Bite - photo Dan de Rosilles
Sur les dalles lisses humides et les pavés mouillés, le pneu a tendance à décrocher – photo Dan de Rosilles

Autre caractéristique particulière aux pneus cramponnées : un sifflement (pas désagréable par ailleurs) se fait nettement entendre lorsqu’on roule vite sur un sol très lisse. Là par contre, lorsque les dalles sont sèches, l’accroche est excellente. Dans ce quartier d’Antigone déserté le dimanche matin par les piétons, malgré des virages un peu forcés avec pas mal d’angle, impossible de prendre le pneu en défaut. Ce n’est donc pas l’absence de rugosité de la surface qui faisait décrocher le pneu tout à l’heure, mais le fait qu’elle soit mouillée.

Le quartier d’Antigone le dimanche matin offre de dalles de ciment très lisses et désertées par les piétons – photo Nicolas André

Au cœur du quartier d’Antigone commence le parcours au bord du Lez, le fleuve qui traverse Montpellier. Ici, une belle piste gravillonnée permet de rejoindre Palavas et le bord de mer. C’est l’occasion de tester le pneu sur un terrain purement gravel, à pleine vitesse. Avec “tout à droite”, le vélo dépasse les 30 km/h dans la plus parfaite stabilité, avec un très bon rendement. Le pneu commence à montrer ce qu’il a dans le ventre… On se régale.

Test review gravel tires Schwalbe G-One Bite
Dalles lisses et humides ou chemins de gravier, les berges du Lez sont toujours un excellent terrain de jeu pour tester des pneus de gravel – photo Nicolas André

Plus l’Abbaye de Maguelone approche, plus le terrain se diversifie : portions de goudron très dégradé, avec nids-de-poule et gravillons, sable marin, flaques d’eau, boue… Le pneu reste imperturbable, ce qui est étonnant c’est qu’il fait preuve d’une grande régularité de comportement quelle que soit la nature du terrain ; c’est plutôt remarquable, j’ai rarement l’occasion de constater une telle constance. bien sûr, il existe bon nombre de pneus polyvalents, mais ils sont plus versatiles en fonction du terrain rencontré. Avec le G-One, en changeant de surface, on ne change pas de pilotage.

Dans la boue piégeuse au bord du canal du Rhône à Sète, le pneu débourre parfaitement et tient la ligne - photo Dan de Rosilles
Dans la boue piégeuse au bord du canal du Rhône à Sète, le pneu débourre parfaitement et tient la ligne – photo Dan de Rosilles

Dans le sable en bord de mer, le pneu ne se dérobe pas et affiche une belle traction. dans la boue piégeuse au bord du canal du Rhône à Sète, le pneu débourre admirablement et tient la ligne. Dès les premières montées sur les pistes de la Gardiole, je constate avec satisfaction que l’excellente traction et le mordant du pneu dans le gravier permet même des relances en danseuse dans des montées ou, normalement, lever le cul de la selle est immédiatement sanctionné par un patinage.

Dans les pistes montantes de la Gardiole, l'excellente accroche permet même des relances en danseuse - photo Dan de Rosilles
Dans les pistes montantes de la Gardiole, l’excellente accroche permet même des relances en danseuse – photo Dan de Rosilles

Graviers fin, moyens ou gros, cailloux plus ou moins anguleux, rien ici ne prend ce pneu en défaut. En montée, on perd très peu de puissance, le pneu rend parfaitement. En descente, les courbes se négocient sans le moindre décrochage latéral, ce pneu de gravel est très fiable.

Le pneu passe de la boue au gravier sans besoin d'adapter le pilotage - photo Dan de Rosilles
Le pneu passe de la boue au gravier (et réciproquement) sans besoin d’adapter le pilotage – photo Dan de Rosilles

Petit bémol néanmoins : même après avoir baissé la pression des pneus en cours de test, j’ai la nette sensation que, dès que le sol devient pierreux (comme sur des pavés ou des dalles rocheuses affleurantes), le Schwalbe G-One Bite est un peu moins confortable que des pneus concurrents sur les mêmes terrains. Mais cette sensation demanderait à être confirmée après un peu plus d’usure du pneu, et ce n’est pas non plus rédhibitoire, on est bien sur un pneu tubeless qui permet, en terme de confort, d’assurer une sortie de plusieurs heures sans se déboiter épaules et poignets : le pneu est ferme, sans être inconfortable.

La boue des Salins de Frontignan se charge sur les freins, pas sur les pneus - photo Dan de Rosilles
La boue des Salins de Frontignan se charge sur les freins, pas sur les pneus – photo Dan de Rosilles

Bilan

Ces Schwalbe G-One Bite se sont révélés très polyvalents sur les surfaces strictement typées gravel : sable, terre, graviers petits et gros, cailloux… avec une excellente accroche, une traction parfaite et un rendement très appréciable. Leur principale caractéristique réside dans leur constance lors des changements de terrains (changements très courants sur les parcours gravel), ce qui en fait un pneu fiable et très adapté à cette pratique. Ils faut noter cependant qu’ils sont moins confortables que d’autres modèles sur pavés et dalles de rocher affleurantes, qu’ils rendent assez mal sur bitume et qu’ils ont tendance à glisser en virage sur sols durs mouillés ou humides. Se sont des pneus de gravel typés VTT, très mordants (on peut même se mettre en danseuse sans décrocher sur les graviers en montée), parfaits par exemple sur des parcours montagneux et à fort dénivelé. J’aurais aimé aussi les tester sur une mince couche de neige….

Schwalbe G-One Bite test review 01
Les Schwalbe G-One Bite sont très polyvalents sur les surfaces typées gravel – photo Jean-Yves Pouzache

Mais si l’on pratique un gravel très roulant et peu technique, avec beaucoup de pistes blanches, de petites routes et de chemins agricoles, ce pneu est un peu sur-dimensionné, trop dur, pas assez roulant, on lui préfèrera des pneus plus moelleux et/ou moins cramponnés, comme par exemple le G-One Speed, du même fabricant mais avec des crampons beaucoup moins hauts. Reste la résistance à l’usure : au vu des conditions météo déplorables de ces dernières semaines, je n’ai pas pu assez rouler pour mener à bien cette évaluation (seulement 400 km). L’article sera donc complété à ce sujet lorsque j’aurai pu rouler au moins 1200 km avec ce train de pneus.

test review pneu gravel Schwalbe G One Bite
La rencontre aurait pu être plus mondaine si le G-One n’avait pas été autant crotté – photo Dan de Rosilles

Autre élément difficile à évaluer : la différence avec la version précédente, le G-One Allround, pneu que je n’ai pas assez roulé pour être sûr de mon fait. Je dirai quand même que le nouveau profil avec ses “crampons-tétines” plus complexes a sans doute été pensé pour mieux débourrer et évacuer l’eau (même si les pneus restent assez glissants sur terrains humides et mouillés) et assurer un meilleur rendement sur route (même si ce n’est pas leur terrain de prédilection). En tout cas, implanter des tétines plus ou moins grosses de façon moins uniforme sur le pneu et les strier dans des directions différentes pourrait être la traduction visuelle d’une volonté d’améliorer ces deux “défauts” du pneu. Seuls des pratiquants assidus de la “version 1” qui passeraient sur cette “version 2” pourraient avoir un avis tranché sur la question ; leurs commentaires seront les bienvenus à la fin de cet article. Enfin, pour ce qui est du (relatif) manque de confort, je ne suis pas sûr que cette version soit plus moelleuse que la précédente, que j’avais aussi trouvé assez rigide, les caractéristiques de la carcasse (127 tpi) et de la gomme (OneStar) n’ayant pas changé.

Caractéristiques fabriquant
Type : Tubeless Ready
Tringle : souple
Gomme/Shore : OneStar
Trame carcasse : 127 tpi
Terrain : Polyvalent
Conditions : Toutes
Dimensions/poids en 700 : 700X38C (40-622) / 460g
Dimensions/poids en 650B : 27.5X1.50 (40-584) / 420g

Pneus Schwalbe G-One Bite sur Cycletyres (Prix : 57,99 €)

Cycle ! Magazine … Y’a pas de mal à se faire un peu de pub, surtout quand il n’y en pas

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Cycle! Magazine
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LOGOCYCLE

Ceux qui suivent un peu mes billets sur www.bike-cafe.fr savent que j’aime bien lire. J’aime bien écrire aussi, et écrire sur les livres que je lis. Sinon, le billet que vous lisez en ce moment, n’existerait pas.

J’aime tellement écrire (j’en profite pour faire un peu d’auto-promo) que j’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai deux livres en cours d’édition, parutions prévues au printemps 2019. Promis, je ne vous ferais pas de billet sur la lecture de mes ouvrages. J’aurais un peu l’impression d’être comme un candidat aux élections présidentielles, pris en photo juste après avoir glissé son bulletin dans l’urne. Et la question qui est sur toutes les lèvres, mais que personne n’ose poser (la poser serait anti-démocratique) : « Mais, pour qui a-t-il bien pu voter ? »

French presidential election candidate for the En Marche ! movement Emmanuel Macron (L) casts his ballot at a polling station in Le Touquet, northern France, on April 23, 2017, during the first round of the Presidential election. / AFP PHOTO / POOL / Eric FEFERBERG
AFP PHOTO / POOL / Eric FEFERBERG

Dans la même veine, ce billet sur Cycle ! Magazine peut vous paraître un peu incongru, vu que Patrick le rédacteur en chef de Bike Café est aussi un des contributeurs à ce magazine. Vous pouvez donc légitimement vous dire que bike-cafe.fr, en évoquant Cycle ! Magazine, fait sa propre promotion. Je mets donc tout de suite les deux pieds dans le plat :

  • Non, Patrick ne m’a pas sollicité pour écrire un billet sur Cycle ! Magazine.
  • Oui, c’est moi qui lui ai proposé ce billet.
  • Non, Patrick n’est pas rémunéré au pourcentage des ventes dudit magazine.
  • Non, je ne suis pas rémunéré par Patrick pour le brosser dans le sens du poil.

Les choses étant posées, parlons donc de ce Cycle ! Magazine. Commençons par parler publicité, pour une fois. Il faut peut-être tout d’abord essayer de définir ce qu’est un magazine. Je croyais qu’un magazine était un assemblage de publicités entrecoupées par quelques articles. Ces mêmes articles, comme par un heureux hasard, vantant les qualités du produit vu en publicité quelques pages plus loin. Je croyais cela, jusqu’au jour où j’ai découvert des magazines parlant de vélo comme « 200 le vélo autrement » ou « Cycle ! Magazine ».

Sur ce dernier, j’ai cherché, cherché encore … et je n’ai trouvé, en tout et pour tout, qu’une seule page de publicité. Une page, c’est tout ! … Et vu l’annonceur de ce dernier numéro, je doute qu’il dispose d’un budget pub lui permettant d’investir une fortune en échange de cette pleine page. À noter que Cycle ! Magazine, à contrario de 200 le vélo autrement, ne présente même pas une petite sélection de la rédaction du matériel qui va bien, qui pourrait être perçu, par les esprits chagrins, comme du publi-rédactionnel.

Donc soit je revoie ma définition d’un magazine, soit Cycle ! Magazine doit réfléchir à se choisir un autre nom en retirant le qualificatif de magazine … ou pas ! … Mais tout ceci n’est qu’une question d’appellation et ça ne change pas grand-chose au fond, ni à la forme de cette publication. Je le dis haut et fort, Cycle ! Magazine est une formidable proposition culturelle autour du Vélo.

Cycle ! magazine n’est pas un magazine,
mais un objet culturel

N’ayons pas peur des mots, puisque l’éditeur de ce magazine, Rossolis pour le nommer, est au départ une maison d’éditions. Elle édite des livres qui évoquent le voyage, la nature, la randonnée, le vélo aussi. Cycle ! magazine est initialement une publication Italienne, Rossolis propose la version française. Ce n’est pas un copié-collé mais bien une version singulière qui évoque le vélo transalpin parfois, qui parle du vélo en France beaucoup.

Autour du vélo

La ligne éditoriale de Cycle ! magazine consiste à donner la parole à ceux qui font le Vélo. Qu’ils soient des cyclotouristes, qu’ils soient compétiteurs sur les Crits, qu’ils aiment le gravel, qu’ils soient fabricants, … Peu importe, la parole est donnée à ces acteurs et leur plume semble libre. Chaque auteur s’exprime comme il le souhaite, avec le langage qui lui correspond. À ce titre, le dernier numéro qui m’a accompagné dans un vol transatlantique (Paris-Montréal, puisque vous le demandez) est un pur bonheur à lire.

Pour la diversité des sujets proposés avec par exemple un saut en arrière de 50 ans, sur le thème de mai 1968 et le mouvement protestataire et libertaire hollandais PROVO.

Provo vélos blancs
Le Plan vélo blanc est une action emblématique du mouvement Provo. Cela consiste à mettre à disposition des citoyens des vélos blancs, la police les confisquera sous prétexte qu’ils n’ont pas d’antivol et que cela incite au vol. (source Renversé)

Où en résumé, et pour simplifier, quand en France on balance des pavés en Hollande on préfère peindre des vélos en blanc. C’est beau et ça ne s’invente pas.

Cycle! Magazine
Cycle ! Magazine pages 52 – 53 un article de Fuego

Un peu plus loin, Fuego, c’est comme ça qu’il signe son papier, nous décrit son aventure en tant que média pour couvrir le Tour de France, autrement. Un aperçu de la production vidéo de Fuego sur Vice. Un langage fleuri, une aventure visiblement très Rock’n Roll.

Un peu de fraîcheur et de jeunesse pour dépoussiérer ce monde du vélo de route, tout de même très ancré dans la tradition. Un ton et une aventure très différents du récit de François Paoletti. Qui caresse les pédales et la plume et oublie ses bidons quand il part sur plus de 200 km. C’est ballot !

Cycle! Magazine
Cycle ! Magazine pages 126 – 127 François Paoletti

Si vous êtes « mono-gamme » dans votre pratique du vélo, alors Cycle ! magazine n’est peut-être pas fait pour vous. Par contre, si vous prenez le vélo comme un tout, comme univers à part entière : le vélo est un moyen de locomotion, un objet d’évasion, une affirmation de soi, un moyen de transport, un outil de découverte, un sujet de société alors offrez-vous ce magazine et élargissez votre champ de vision.

À dessein j’utilise le verbe « offrez-vous », car l’absence de publicité induit un coût : 14 € le numéro de 160 pages quand même (dont une seule de pub). C’est relativement cher pour un magazine, mais comme je viens de vous l’expliquer, Cycle ! magazine n’est pas un magazine mais un objet culturel. 14 € c’est le prix d’un livre, sans photos. Donc 14 €, finalement, ça va. (c’est quand même cher). À ce prix-là, une fois que vous l’avez lu, ne le jetez pas, mettez-le dans votre bibliothèque, vous êtes un esthète.

Vous pourriez aussi ajouter ceci dans votre liste au Père Noël : un abonnement pour 1 an, soit 4 numéros à Cycle ! Magazine. Pour ma part, j’aime bien le trouver chez mon vélociste.

Bonne route.

PS : si vous voulez un commentaire sur l’article Gravel écrit par Patrick et Dan de Rosilles, envoyez-moi un MP, je vous dirais en privé tout le mal que j’en ai pensé !

Cycle! Magazine
Cycle ! Magazine page42 – 43 Dan de Rosilles et Patrick Van Den Bossche

Nouveautés gravel

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Nouveautés Gravel Bike
Nouveautés Gravel Bike

Pour ceux qui douteraient encore du succès du gravel bike, il suffit qu’ils suivent le rythme des annonces et sorties de nouveautés pour qu’ils constatent que nous ne sommes pas dans un effet de mode. Le gravel s’installe pour durer et les sociétés du monde du cycle qui proposent des équipements pour le vélo l’ont bien compris. Voici quelques nouveautés pour satisfaire votre appétit de “All Road”. Nous en avons testé certaines les autres le seront prochainement.

matos-unJulbo Outline

L’entreprise française Julbo, qui vient de fêter ses 130 ans d’existence, n’a rien d’une vieille endormie. Pour cette saison 2019, elle nous propose quelques nouveautés et notamment ce modèle de lunettes Outline que nous avons découvert sur leur stand lors du Roc d’Azur et que nous avons eu l’occasion de tester depuis dans les conditions les plus diverses.

Nouveautés Gravel Bike Julbo Outline
Nouveautés Gravel Bike Julbo Outline

Conçue pour l’endurance

Cette lunette est conçue pour l’endurance. Sa légèreté et son look sobre en font une compagne appréciable pour vos sorties à vélo. Les branches se glissent facilement sous le casque et elles sont adaptables aux différentes formes de visage. Le pince-nez est également réglable pour un bon maintien, même sur les parcours gravel ou des sorties VTT. Les verres offrent une belle surface couvrante sans pour autant nous transformer en « cosmonaute ». J’ai apprécié cette ergonomie et ce look discret qui permet de rentrer dans un lieu public sans effrayer les gens qui s’y trouvent.

Soyons transparents

La qualité d’une paire de lunettes sportive repose pour beaucoup sur celle des verres. Ceux des Outline sont d’excellente qualité et avec la technologie photochromique Julbo Reactiv, on bénéficie d’une adaptation instantanée à la luminosité. Ces lunettes sont également adaptables à votre vue en fonction de votre prescription. J’ai utilisé ces lunettes dans différentes situations : soleil, pluie, ciel plombé, … avec toujours une vision très précise et une adaptation rapide aux conditions d’éclairage. En vélo, comme dans beaucoup de disciplines outdoor, c’est effectivement ce que l’on demande à des lunettes. Lors les transitions plein soleil / ombre nous avons trouvé une réelle amélioration de la vue. Petit détail, l’étui pour les ranger, à la fois souple et protecteur, est bien conçu : vide on peut l’aplatir facilement pour le glisser dans une poche de maillot ou dans une sacoche.

Ces lunettes nous ont donné pleinement satisfaction tant pour leur style épuré que pour la qualité des optiques.

Testées :Bike café

Prix : 150 €

»www.julbo.com/fr

matos-deuxOrigine Graxx

« J’ai envie de me mettre au vélo polyvalent : c’est Gravel docteur ? » … Non vous pouvez y aller, c’est bon pour le moral et la santé, et si vous voulez une vélo léger pour sauter sur les chemins allez voir du côté de chez Origine. Les vélos ne sont pas encore vendus sur ordonnance mais ça pourrait venir. C’est intéressant de constater que la marque française Origine, qui était jusqu’à présent traditionnelle dans ses gammes, vienne également sur les sentiers du gravel avec ce Graxx.

Nouveautés Gravel Bike Origine Gravxx
Nouveautés Gravel Bike Origine Graxx

Ce vélo nouveau venu chez Origine est très polyvalent : à l’aise sur des chemins caillouteux comme sur l’ascension d’un col, il peut également être équipés pour le voyage. Ce n’est pas un gravel « radical » et ses gènes routières sont évidentes.

Le Graxx passera sur tous les terrains, par tous les temps. Léger, fiable et confortable il offre un bon niveau de performance pour permettre de partir sans crainte sur des sentiers forestiers, grimper un col, traverser la grande ville où vous lancer dans une expédition en autonomie. Choisissez votre route selon votre inspiration du jour, et ne vous souciez plus que du plaisir de rouler. Aussi à l’aise en montagne qu’en plaine, sur la route ou sur des sentiers caillouteux, le Graxx se présente comme un vélo performant et polyvalent.

Il est moulé à partir de fibres Toray® et bénéficie du nouveau triangle arrière CCT+®,  de moulage EPS, et de fixations de freins Flatmount.

Caractéristiques :

  • Cadre Origine Graxx Carbone F.L.U.D ( 950g )
  • Fourche Origine OGV Disc 12×100
  • Groupe Shimano 105 R7020 Disc
  • Disques Shimano RT70 Ice Tech 160/140
  • Pédalier Shimano 105 R7000 50/34 Compact
  • Cassette Shimano R7000 11-32
  • Roues Mavic Allroad
  • Axes de roue Shimano Thru Axle SM-AX720
  • Pneus Mavic Yksion Allroad 35 Tubeless
  • Selle Selle Italia Novus Flow Noire
  • Tige de Selle Ritchey 1B WCS 27.2
  • Potence Ritchey 4-AXIS
  • Cintre
  • Ritchey Road Ergomax Comp
  • Rubans Origine Confort Noir

Prix : dans cette config de base 2215 € mais comme d’habitude chez Origine il est configurable (couleurs et équipements)

Infos sur le site

matos-troisRodeo Labs

Rodeo Labs est une jeune marque américaine basée à Denver dans le Colorado.

Sa spécialité : le Gravel typé aventure. La marque conçoit des vélos capables de performer aussi bien sur une Dirty Kansa 200 que sur un raid bikepacking en autonomie. Cet esprit singulier et cette vision différente nous on séduit.

Nouveautés Gravel Bike Rodeo Labs
Nouveautés Gravel Bike Rodeo Labs

Chaque cycliste peut se retrouver avec un vélo Rodeo Labs, quelle que soit ses motivations, son style, ses approches, ses préférences, … Le design et le graphisme sont soignés. Les vélos sont disponibles dans plusieurs coloris mariant de multiples teintes parfaitement assorties.

Les géométries sont particulièrement abouties et équilibrées ce qui offrent la possibilité à chaque possesseur d’y mettre sa touche personnelle grâce aux composants.

Les solutions techniques proposées sont fiables et éprouvées. Les vélos Rodeo Labs sont faits pour durer et évoluer, un pari souvent difficile à tenir. L’intégration des différents composants de transmission ou d’éclairage démontre la volonté de la marque de proposer une base polyvalente, esthétique et performante.

La gamme est simple : deux modèles de cadres, une fourche carbone et une paire de roues carbone.

Prix : 1390 € (acier) 2490 € (carbone)

Découvrez la sélection chez Boost Cycles

matos-quatreRapha explore

La gamme « Explore » de Rapha nous propose de partir à l’aventure. Le bikepacking a été le grand succès de l’année, et cette nouvelle façon de voyager à vélo inspire de nombreuses marques sur ce marché de la sacoche légère, considéré jusqu’alors comme une niche. Rapha n’échappe pas à cette nouvelle tendance.

Nouveautés Gravel Bike Rapha Explore
Nouveautés Gravel Bike Rapha Explore

Rapha avait autrefois proposé des sacoches Apidura que les designers de la marque avaient customisées. L’affaire a été vite arrêtée. Cette fois c’est du sérieux, le produit de couleur noir est visuellement neutre, seules les 2 bandes parallèles sur les sacoches et la signature discrète du logo rappellent l’identité visuelle de la marque anglaise. Les scratchs de fixations sont efficaces, les zips de fermeture sont étanches et le tissu enduit, avec lequel elles sont confectionnées, est également étanche. À l’œil, ce produit rassure sur ses capacités à nous faire vivre l’aventure promise.

Sur le vélo

Le bikepacking est un moyen pratique pour emporter sur son vélo tout le nécessaire à la réalisation d’une itinérance légère. Le paquetage Rapha est complet même si aujourd’hui la sacoche de selle n’est pas encore disponible à la vente. Sacoche de cadre, sacoche de guidon, sacoche de selle, petite sacoche top tube , … l‘équipement est complet et qualitativement et esthétiquement cohérent.

J’ai utilisé en test le Frame pack et le Top tube pack. Je peux vous dire pour avoir fait une gravel de 90 km en partie sous la pluie que ces produits sont bien étanches. Pas de souci pour le téléphone et l’appareil photos. Le Frame Pack est compartimenté et offre deux espaces latéraux de chargement. Un profond et un plus plat. Les scratchs n’ont pas bougé malgré que le vélo a été bougrement secoué sur quelques pistes un peu rugueuses. J’ai choisi le Frame Pack médium qui correspondait le mieux à ma taille de cadre et à mon besoin en volume. Ce modèle se décline également en small et large. Les dimensions sont clairement affichées sur le site Rapha. Cette sacoche de cadre ne gêne absolument pas le pédalage car elle est suffisamment rigide pour garder sa forme sans s’avachir si elle est trop ou pas assez remplie. Je l’ai totalement oubliée et je la garde même pour mes petits parcours car je la trouve plus pratique que mes poches pour y glisser ravito, coupe-vent et le reste.

Testée :Bike café

Les différents modèles

Prix :

  • Frame Pack : 95 € (small) – 100 € (medium) – 110 € (large)
  • Bar Pack : 100 €
  • Top Tube Pack : 55 €
    Pour le sac de selle, qui m’intéresse beaucoup, il faudra attendre sa disponibilité prochaine.

Infos sur le site

matos-cinqGore Camo

Nous l’avions oubliée dans notre sélection récente des produits Camo. Sans doute parce qu’elle est grise …

Nouveautés Gravel Bike Gore Camo
Nouveautés Gravel Bike Gore Camo

Cette veste polyvalente et coupe-vent peut s’utiliser dans des conditions très variées et constitue l’une des modèles les plus plus apprécié par les cyclistes. Les manches sont amovibles et vous pouvez les retirer lorsque la météo devient plus clémente et garder la veste façon gilet. Elle est pratique avec sa coupe cycliste et se nombreuse poches.

Caractéristiques :

  • Manches raglan amovibles
  • Motif camouflage
  • Bande et imprimé réfléchissants
  • Tissu avec protection thermique modérée et polyvalente
  • Produits GORE® WINDSTOPPER® souples et polyvalents : coupe-vent, résistant à l’eau et hautement respirant
  • Poche Napoléon multimédia sur le devant
  • Poches dorsales à 3 compartiments
  • Poche GORE® WINDSTOPPER® fixée au dos pour protéger des éclaboussures
  • Empiècements en stretch pour une liberté de mouvement optimale

Prix : 189.95 €

Infos sur le site

matos-sixAngi de Specialized

Ça sonne comme un bon vieux tube des Stone. Des “Stone” que vous risquez de heurter avec la tête, mais rassurez-vous votre casque est équipé du système Mips et encore mieux il possède désormais Angi. Ce système peut s’avérer intéressant pour les graveleux aventuriers solitaires qui partent sur des pistes improbables.

Nouveautés Gravel Bike Specialized Angi
Nouveautés Gravel Bike Specialized Angi

Jusqu’à présent, les casques servaient exclusivement à vous protéger lors d’une chute. Grâce à la technologie MIPS et au détecteur innovant ANGi (Angular and G-Force indicator : Capteur d’accélération linéaire et angulaire), les casques Specialized offrent désormais une protection avant, pendant et après la chute.

https://youtu.be/YamAsuCn4Og

ANGi est un capteur breveté qui se fixe sur un casque et qui intègre un accéléromètre et un gyroscope. Plus simplement, ANGi dispose d’un capteur qui mesure les forces transmises à votre casque lors d’un impact. Il mesure également les forces rotationnelles qui peuvent être nocives lors d’une chute, même s’il n’y a pas de réel impact. Plusieurs modèles de casques Specialized Route et VTT sont désormais équipés d’origine avec le capteur ANGi*.
Ce capteur fonctionne avec l’application Specialized Ride (cf. la vidéo). En cas de chute, le capteur se connecte à l’application Ride sur votre smartphone et envoie une alerte à vos contacts d’urgence. L’application leur envoie également vos coordonnées GPS. Vous pouvez aussi choisir de partager votre position en direct avec vos proches via un lien qui leur permettra de suivre votre position grâce au Live Tracking.

Prix du casque selon le modèle choisi

Infos sur le site

Scott Addict Gravel 20, chasseur de KOM

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Scott Addict Gravel banner 02

Marque Suisse réputée pour son sérieux et sa grande expertise dans le domaine du tout-terrain, Scott propose à son catalogue 2019 un vélo de gravier, le Scott Addict Gravel, décliné en trois versions, de 2999 à 5699€. Nous avons pu le tester en avant-première sur nos chemins favoris des Alpilles. Caractéristiques, équipement, pilotage, sensations… Voici notre test complet, sans complaisance ni arrières pensées.

Scott Addict Gravel 20 test review
Nous avons pu tester le modèle intermédiaire, le Gravel 20, vendu 3599 € – capture d’écran site Scott

Un beau vélo, des caractéristiques prometteuses

Dès la sortie du carton, faisons le tour de la machine. Avec gourmandise ma foi : le vélo présente bien. La peinture, un camaïeu de vert, est du plus bel effet, sobre et soignée à la fois. Le verni est brillant mais pas clinquant.

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Un vélo aux lignes pures, sobre et élégant – photo Dan de Rosilles

Sur la balance, en taille 52, prêt à rouler (c’est-à-dire avec mes pédales Crankbrothers Eggbeater 3, un bidon de 550 ml rempli d’eau, mon GPS et la monte de pneus Schwalbe G One fournis avec le vélo) son “vrai poids” est de 9,6 kg. Il faudra aller vers le modèle supérieur, avec des roues et un cintre carbone pour “gagner” 1kg ; mais pour moi, qui utilise habituellement des vélos en acier de plus de 10kg, je comprends déjà que je vais découvrir des sensations de pilotages qui ne me seront pas habituelles.

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Un vélo léger, ici 9,6kg prêt à rouler en taille 52 – photo Dan de Rosilles

La vue d’ensemble offre un vélo aux bases courtes, ramassé, typé cyclocross, fait pour aller vite. La monte en pneus Schwalbe G-One de 35mm (alors que le vélo pourrait accepter sans problème des pneus en 40 mm) renforce ce sentiment. Les accessoires donnent aussi quelques indices. Le cintre est moins ouvert que ceux qui font la tendance actuelle ; l’absence d’insert pour un troisième porte-bidon sous le cadre ne va pas dans le sens d’une monture conçue pour l’aventure ou la longue distance.

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La géométrie indique déjà les caractéristiques d’un vélo nerveux, joueur, typé cyclocross, taillé pour la performance – capture d’écran site Scott

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Le vélo peut accepter sans problème des pneus de 40mm – photo Dan de Rosilles

Des périphériques “maison”

Pour ce qui est des périphériques, selle, tige de selle, potence et cintre sont signés Syncros, une marque de Scott. Dès la prise en main, j’ai adoré le cintre Creston 2.0, typé cyclocross, extrêmement bien dessiné. Les proportions et les dimensions de ce cintre semi-compact me conviennent parfaitement :  420 mm de largeur sur le haut de cintre et 480 en bout, drop (tombée) de 160 mm, reach (portée) de 90 mm.

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Le plat de cintre est légèrement courbé vers l’arrière pour une position de pilotage plus compacte lorsqu’on a les mains en haut – photo Dan de Rosilles

Le plat de cintre est très légèrement courbé vers l’arrière pour une position de pilotage plus ramassée lorsqu’on y pose les mains. Le flare (évasement du bas du cintre) de 3cm de chaque côté est suffisant à mon avis pour bien contrôler le vélo dans les descentes et ne pas être gêné en mode “sprint” – je ne suis pas adepte de la tendance actuelle de cintres gravel extrêmement ouverts, ils me posent plus de problème dans les monotraces étroits, face au vent ou lors des transports, qu’ils ne m’apportent en terme de confort et de pilotage.

Flare Comparaison
Superposition de deux cintres au flare différent sur l’excellent site comparateur de cintres WhatBars.com – capture d’écran

La nouvelle selle Syncros Tofino, qui ressemble beaucoup à ce qui se fait aussi chez Specialized ou chez BBB avec les modèles Echelon, est un belle surprise, très courte et étroite : 250 X 130 mm. Durant le test elle s’est révélée très confortable et parfaitement adaptée à l’usage du gravel.

Scott Addict Gravel 20 selle 01
La selle, étroite et courte, s’est révélée très confortable et parfaitement adaptée à un usage gravel – photo Dan de Rosilles

Ces périphériques sont situés en milieu de gamme, et j’apprécie : ce ne sont pas des accessoires luxueux (et tant mieux, en gravel les périphériques sont mis à rude épreuve) mais ils sont d’excellente qualité, très efficaces, conçus pour durer, élégants et parfaitement adaptés à la pratique du gravel.

Seul point gênant à mon avis : la portée (reach) du poste de pilotage est bien trop longue (25 cm pour un vélo en taille S). Avec des cocottes Ultegra immenses et une potence de 110 mm, je me sens un peu trop déporté au-dessus de la roue avant. Une potence plus courte (90 mm par exemple) aurait donné une position plus ramassée et une direction bien plus joueuse, de circonstance sur les chemins sinueux.

Scott Addict Gravel 20 reach
Avec une portée de 25 cm sur un vélo en 52cm le poste de pilotage est trop long à mon avis, surtout pour du gravel – photo Dan de Rosilles

Focus sur les Roues

Syncros RP 2.0 rims dimensions
Les jantes sont plutôt étroites au vu de la tendance actuelle dans le gravel, mais elles sont en cohérence avec l’ADN cyclocross du vélo – photos Dan de Rosilles

Autre belle surprise sur ce Gravel 20, les roues Syncros RP2.0 Disc aux jantes alu noir mat et que j’ai trouvées très agréables à rouler. Elles ont des axes traversant de 12 mm, des moyeux maison très fluides et de belle facture, un profil de jante qui n’est ni trop haut ni trop bas (24 mm), une largeur de jante est de 24 mm extérieur et 19 mm intérieur. Même si la tendance actuelle en gravel est à des jantes plus larges, on retrouve ici une roue typée cyclocross, en cohérence avec le reste du vélo. Je regrette qu’elles aient été livrées montées en chambre à air, j’aurais vraiment aimé les tester en tubeless car elles sont “tubeless ready”. Mais cela m’a permis de les démonter et les peser plus facilement : Sans pneus, avec disques et cassette à l’arrière, on est à 940 g à l’avant et 1420 g à l’arrière. C’est sans doute en grande partie avec les jantes carbone de la version supérieure du vélo que l’on pourrait gagner du poids ; mais ces roues m’ont tout à fait convenu, je ne leur ai trouvé aucun défaut.

Syncros hubs
Les moyeux Syncros sont comme le reste de l’équipement : sobrement élégants et efficaces – photo Dan de Rosilles

Groupe Ultegra : pertinent… ou pas ?

Scott a choisi pour cette version de l’Addict Gravel, un système freins et transmission Shimano Ultegra complet. Certes, j’ai apprécié le freinage puissant et progressif offert par ce groupe Shimano. Il s’est révélé tout à fait pertinent sur les pentes les plus raides et caillouteuses pendant le test.

Scott Addict Gravel 20 frein avant front brake
Les freins Ultegra se sont révélés puissants et progressifs sur les pentes les plus raides et caillouteuses du test – photo Dan de Rosilles

Pour ce qui est de la transmission par contre, il ne s’agit pas ici de prendre part à l’éternelle querelle entre les aficionados du mono-plateau et les supporters du pédalier double, les deux options ayant des avantages et des inconvénients. Ici, le 2 X 11 Ultegra est un groupe de qualité et léger et la cassette Shimano CS-HG800 11-34 pourrait convenir… Mais à mon avis, le ratio de 1 (34 X 34) comme plus petit développement possible est trop gros. Bien sûr, on passe vite les coups-de-cul, les montées sèches et raides même un peu longues, grâce au poids plume et la bonne rigidité latérale du vélo (si on est affûté, condition minimum pour profiter d’un tel vélo de toute façon) ; par contre (en ce qui me concerne, au vu de ma faible puissance et sur mes terrains habituels qui sont plutôt pentus), pas moyen d’enchaîner très longtemps des montées raides, ou pire, techniques et caillouteuses, ou encore pire, des cols en gravel avec un ratio aussi gros.

pédalier-FSA-SL-K
FSA propose le pédalier SL-K en 48/32 ou en 46/30 – capture d’écran site FSA

Il faudrait un ratio de 0.9 (30X34 par exemple), ce qui est tout à fait possible, mais à condition de changer de pédalier pour un modèle plus compact. Il existe bien une version cyclocross du R-8000, mais le petit plateau est encore plus gros : 36 dents. Il faut alors se tourner vers des tiers : FSA propose par exemple son pédalier SL-K en 48/32 ou en 46/30. Mais cela augmentera nettement le prix du vélo… Il faut noter que dans la version supérieure, le Gravel 10, équipée en Sram Force (mono-plateau), le ratio minimum est aussi de 1, avec le développement de 42 X 42. Là aussi, je m’étonne de ce choix ; à mon avis, dans ce cas l’idéal serait un plateau de 36 pour obtenir un 36X42 passe-partout.

Scott Addict Gravel 20 rear derailleur test review
Le dérailleur de route Shimano Ultegra RD-R8000-GS manque de puissance et de précision dans les conditions les plus “trépidantes” – photo Dan de Rosilles

Autre doute sur la transmission : la puissance de tension du dérailleur arrière Ultegra RD-R8000-GS. En gravel, on est parfois surpris après un virage par une zone plus technique, plus caillouteuse, plus raide, où il faut rapidement “envoyer à gauche” pour mieux passer. Or, pendant cet essai j’ai pu constater qu’en cas de fortes vibrations dues à la vitesse et aux aspérités du sol, le dérailleur, pas assez puissant, passe mal quelquefois et manque de précision. C’est d’ailleurs pour ce genre de situations “gravel” que Shimano vient de développer un nouveau dérailleur plus tendu et réactif, le RX-800, testé et validé par Laurent pour Bike Café. Ce dérailleur aurait été à mon avis un choix plus pertinent. Pour adapter ce vélo à un gravel plus “secoué” que celui des roulantes pistes blanches, il faudra donc faire évoluer la transmission d’origine et rajouter au budget d’achat.

Et si on essayait cette machine ?

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Le groupe Shimano Scott a choisi l’Ultegra R-8000, un groupe de route – photo Anne Fontanesi

J’ai choisi les chemins secs et caillouteux des Alpilles pour le test de terrain. Autour du moulin de Daudet à Fontvieille, le maillage de chemins qui parcourent la garrigue est vaste et le relief est varié.

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C’est parti pour un test sur nos chemins secs, durs et caillouteux – photo Anne Fontanesi

Première bonne surprise : malgré des pneus fins, montés avec chambre et légèrement sur-gonflés pour l’occasion, le cadre et la fourche en carbone filtrent admirablement les aspérités du terrain.

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La filtration du cadre et de la fourche en carbone est exceptionnelle – photo Anne Fontanesi

On peut ainsi s’assurer une grande maniabilité et une bonne vitesse même dans les zones très caillouteuses. Forcément, ça donne envie de jouer, d’autant plus que le vélo, rigide latéralement et poids-plume, ne rend très exactement que ce qu’on lui donne. Aucune inertie caractéristique des machines en acier ou en titane qui continuent à glisser quelque peu après le coup de pédale.

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Le vélo est léger, rigide latéralement et réactif, mais il ne rend que ce qu’on lui donne – il est fait pour être à fond – photo Anne Fontanesi

Avec ce Scott Addict Gravel 20 par contre, il faut être en forme et vouloir en découdre pour que le vélo réagisse. Au moindre signe de contemplation du paysage, au moindre arrêt d’appui sur les pédales, le vélo s’éteint, morceau de carbone froid et sans âme. mais, à l’inverse, dès qu’on lui “rentre dedans”, il bondit, fougueux et véloce. la mission devient très claire : foncer, le plus vite possible, d’un segment Strava à un autre…

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Le vélo bondit, fougueux et véloce – photo Anne Fontanesi

Par contre l’excès de déport sur l’avant du poste de pilotage se confirme : dans les monotraces, il faut exagérer le pilotage pour bien louvoyer ; moi qui ne suis pas un as du pilotage et de l’anticipation, je perds du temps et je dois me concentrer plus que de coutume pour manœuvrer le vélo convenablement.

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Le vélo est sécurisant et pardonne les petites erreurs, mais on aurait aimé un poste de pilotage plus court pour plus de maniabilité – photo Anne de Rosilles

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En montée, son poids plume et sa rigidité font merveille, Record Personnel (ou KOM si afinités) assuré – photo Anne Fontanesi

En résumé, ce Scott Addict Gravel 20 conviendra parfaitement à des cyclistes affûtés, qui aiment foncer même s’ils n’ont pas un haut niveau de pilotage et qui recherchent un vélo sobre, efficace, typé sport/performance, très proche d’un cyclocross mais très confortable et sécurisant, avec des périphériques de qualité et non ostentatoires. Il sera adapté pour des sorties courtes ou moyennes (jusqu’à 80 km) sur terrain plat ou vallonné, sur pistes rapides et sur “dirt roads”, avec des pneus de maximum 40 mm.

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Globalement on a beaucoup aimé rouler avec ce vélo rapide, léger, confortable, sûr et ludique – photo Anne Fontanesi

On a aimé :
• Le look sobre et élégant, la ligne simple et pure,
• Le répondant du vélo, la rigidité latérale,
• Le confort, le sentiment de sécurité dus à l’excellente filtration du cadre et de la fourche,
• La selle, les roues et le cintre “maison”, sobres et efficaces.

On a moins aimé :
• Le choix du groupe Ultegra, trop typé route et au ratio trop gros,
• La trop longue portée (reach) du poste de pilotage,
• L’absence d’inserts pour un troisième porte-bidon sous le cadre.

Riding the Scott Addict Gravel 20 test review
Scott Addict Gravel 20

Caractéristiques

  • CADRE Addict Gravel Disc HMF / IMP Carbon technology Gravel Race geometry / Replaceable Dropout
  • FOURCHE Addict Gravel Disc HMF Flatmount 1 1/8”-1 1/4” tapered Carbon steerer Alloy Dropout
  • JEU DE DIRECTION Syncros Integrated
  • DÉRAILLEUR ARRIÈRE Shimano Ultegra RD-R8000-GS 22 Speed
  • DÉRAILLEUR AVANT Shimano Ultegra FD-R8000
  • SHIFTER Shimano ST-R8020 Disc Dual control 22 Speed
  • FREINS Shimano BR-R8070 Hyd Disc 160/F and 160/Rmm SM-RT800 CL Rotor
  • PÉDALIER Shimano Ultegra FC-R8000 Hollowtech II 50×34 T
  • BOÎTIER Ultegra SM-BB71-41B
  • CINTRE Syncros Creston 2.0 Flare Alloy 31.8mm
  • POTENCE Syncros RR2.0 1 1/8” / four Bolt 31.8mm
  • TIGE DE SELLE Syncros Carbon FL1.0 27.2/350mm
  • SELLE Syncros Tofino T-Cutout 2.0
  • CHAÎNE Shimano CN-HG701-11
  • CASSETTE Shimano CS-HG800 11-34
  • PNEUS Schwalbe G-ONE Allround FOLD 700x35C
  • ROUES Syncros RP2.0 Disc Syncros RWS
  • Prix du modèle : 3599 €

Le Scott Addict Gravel 20 sur le site du fabricant

 

Vera cycling : la gapette made in Hauts-de-France

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Céline Oberlé - Vera Cycling
Céline Oberlé - Vera Cycling

La casquette de vélo a suivi au cours du temps l’évolution de la bicyclette. Au départ, elle était nécessaire pour absorber la sueur qui coulait sur le front des forçats de la route, et les elle protégeait du soleil et de la pluie. Elle est devenue, au fil du temps, un objet culte. Certains les collectionnent, d’autres la remette au goût du jour pour la porter en ville, marquer un événement vélo ou simplement l’utiliser sous le casque pour se protéger.

Le monde professionnel du vélo, qui avait bien exploité ses qualités publicitaires dans les années 70 – 80, l’a abandonné lorsque, en 2003, le port du casque est devenu obligatoire en compétition. Les professionnels ont même poussé l’affront, jusqu’à remplacer notre chère gapette par des affreuses casquettes de base-ball pour venir prendre une pose victorieuse sur les podiums. On ne respecte  plus rien, ma pauvre dame ! ...

Vera Cycling
Je la porte sous mon casque où elle assure une rôle intermédiaire et protecteur. Une ballade avec ma casquette Vera Cycling de la Cyclerie Café – photo Bike Café

Ils n’y connaissent rien, car aujourd’hui la casquette de vélo est redevenue tendance. On l’a vue, façon chicos, apparaître dans des défilés de mode, on l’a remarquée sur la tête de jeunes branchés hors d’un contexte vélo et encore portée par de nombreux cyclistes dont je fais partie. Je la porte sous mon casque où elle assure une rôle intermédiaire et protecteur. Je baisse sa visière pour me faire un pare-soleil et moins souvent (habitant dans le sud), pour éviter que la pluie mouille mes lunettes. Je redresse sa visière lorsque je veux élargir mon champ de vision. Je n’hésite pas à la garder sur la tête lorsque je retire le casque, lors d’une pause en terrasse. Je ne suis pas un amateur de chrono et cette casquette, au CX provocateur pour les écoulements de flux, l’atteste.

Wesch casquette … et alors ! …

La gapette de Céline Oberlé

Vera Cycling
Image – Vera Cycling

La casquette inspire de jeunes créateurs et Cécile Oberlé, qui a créé Vera Cycling, en a fait sa spécialité. « Je me rappelle de ma première casquette comme de mon premier vélo bleu avec lequel je me suis vautrée maintes fois. Heureusement je ne me suis jamais dallée avec ma première casquette. Et d’ailleurs ce ne sera plus possible vu, qu’elle a été complètement décousue, mais ça c’est une autre histoire … », raconte Céline sur son site pour se présenter. En effet, elle l’a décousue pour faire son autopsie et pour comprendre comment était fait le un patron d’une gapette.

En fait Céline se lance il y a deux ans en ouvrant son site « Vera Cycling ». L’idée de cette activité est née alors qu’elle participe aux rides urbains à vélo organisés dans Paris, le soir en semaine. Elle découvre ce milieu « Je suis tombé là-dedans et ce nouveau milieu a un peu bouleversé le cours de ma vie. C’est là que j’ai découvert la gapette et j’ai vu, avec mon regard de graphiste, que les mecs qui venaient rouler le soir étaient toujours un peu habillés pareil, mais l’accessoire qu’ils changeaient régulièrement en fonction de l’humeur du moment, du vélo utilisé, de la météo, … c’était cette casquette cycliste », explique Céline qui découvre alors ce qui allait devenir plus tard son activité.

https://youtu.be/9zufwI2fG1E

Céline est graphiste et web designer depuis une dizaine d’années. Originaire de la région de Strasbourg, elle a beaucoup bougé : pour ses études sur Paris, puis 4 ans en Amérique du nord avant de revenir sur Paris pour bosser dans une agence web. Au hasard d’un super week-end à Lille elle découvre les charmes du nord. « Je suis tombé amoureuse de cette ville : la brique, l’architecture, … j’ai tout adoré pendant ce week-end qui me ramenait dans un décor qui ressemblait beaucoup à Brooklyn où j’avais vécu pendant 2 ans », déclare Céline, qui au passage me rappelle l’origine néerlandaise (Breuckelen) du nom de ce quartier de New-York et cette similitude entre ses constructions et celles que l’on trouve en Flandres et à Lille.

Cette découverte arrive à une période charnière de sa vie : Céline avait fait le tour de son job dans son agence, elle avait découvert le vélo et elle avait trouvé le lieu qui pourrait être le nouveau berceau de sa créativité.

Le démarrage de l’activité

Vera Cycling
La French Divide 2016 … le point de départ de Vera Cycling

« En fait le démarrage s’est fait au moment du lancement de la French Divide. J’étais à fond avec Samuel Becuwe dans le projet de cette première édition pour les aspects graphiques. Il voulait s’inspirer des casquettes numérotées de la Transcontinental Race. Je me suis dit on pouvait faire mieux en mettant le prénom du cycliste sur la visière …» C’est ainsi qu’est né le premier projet important de réalisation de casquettes.

Ensuite tout s’est enchaîné, d’autres événements vélos ont été demandeurs, des marques, des cafés cyclistes comme la Cyclerie à Poitiers, … Le bouche à oreille a fonctionné les clients sont venus à elle naturellement, sans pub, ni démarchage. « Il faudrait d’ailleurs que j’en fasse pour développer encore plus mon activité …» dit-elle, mais pour l’instant Céline est bien occupée par ses créations et les nombreux salons vélos, sur lesquels elle est présente. « J’ai eu un bon accueil au salon de Berlin, je vais aller aussi à Dusseldorf, … car le made in France a du sens en Allemagne et les petits créateurs y sont bien accueillis, avec des prix du m2 décents ».

Vera Cycling
Image – Vera Cycling

« Mes gapettes sont 100% made in Hauts-de-France … », me dit Céline avec humour. Effectivement lorsqu’elle a débuté sur ce créneau elle a cherché à faire fabriquer ses créations chez les spécialistes. Elle a sonné à la porte d’une quinzaine d’entreprises et à chaque fois c’était les mêmes contraintes : 100 pièces minimum, 5 couleurs maximum, … Tout cela étant lié au sourcing, car tous ces produits arrivent finalement en fabrication dans les mêmes unités de production en Italie.

Céline réfléchit alors aux différents postes du processus de production : le design pas de soucis : elle maîtrise, le patron : elle trouve les formes, elle cherche comment faire de l’impression sur textile qu’elle trouve auprès d’un imprimeur à Tourcoing. Reste la partie purement couture, qui est quand même très importante. Le nord, avec Roubaix et ses anciennes activités textiles, aurait pu permettre à notre entrepreneuse de trouver la solution : mais non, car même en cherchant bien il ne reste plus rien, l’activité a été détruite par la mondialisation. C’est au moment où elle pensait abandonner le projet, que Céline trouve la piste des ateliers de réinsertions pour les personnes handicapées. Après quelques tests elle en trouve un qui prendra en charge la partie fabrication. La casquette Vera Cycling est donc née pour le plus grand plaisir de ses clients de plus en plus nombreux.

Céline Oberlé - Vera Cycling
Céline Oberlé – Vera Cycling

La clientèle est large il y a la gamme sport et la gamme « mode » qui est également demandée. D’ailleurs Céline, quand elle sort le soir, met du rouge sur ses lèvres et coiffe la gapette et ça passe super bien. Des stylistes modes prennent contact avec elle pour accessoiriser des tenues présentées lors de défilés. Les cyclistes les vrais, ceux qui ont un peu de notoriété porte une casquette. On voit revenir chez les pros, car cet accessoire est vraiment évocateur de l’univers vélo. Le papa de Céline a été parmi ses premiers clients. Ce boulanger, maintenant à la retraite qui fait aussi du vélo, utilisait sa toque sous son casque. Céline lui a offert une de ses premières casquettes avec une visière cette fois. Il a dit à sa fille “C’est bien, c’est la même chose, mais en mieux …“.

Infos sur le site 

Une vraie casquette “Made in Hauts-de-France” coûte 32 € chez Vera Cycling, et si vous en voulez une qui aura du sens pour vous, inscrivez-vous à la French Divide ou à la Gravel Tro Breizh …

Une invitation Festive lancée par Rapha

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Rapha Festive 500
Rapha Festive 500

Ça va faire 9 ans, qu’en cette période “festive” de fin d’année, la marque Rapha vous propose un challenge baptisé le Rapha Festive 500. C’est une invitation, lancée aux cyclistes du monde entier, à parcourir 500 kilomètres entre le réveillon de Noël et celui du nouvel an. Le Festive 500 a commencé en 2010 lorsque Graeme Raeburn, designer chez Rapha, s’est lancé le défi de continuer à rouler pendant les vacances.

Rapha Festive 500
Rapha Festive 500

Aujourd’hui, des milliers de personnes du monde entier prennent leur vélo et tentent d’aller au bout de ce qui est devenu un rite de passage pour les initiés et peut être aussi une façon d’éliminer les conséquences des festins de fin d’année.

Rapha Festive 500
Rapha Festive 500

Prouvez vos km : Prouvez que vous avez effectué la distance requise en vous inscrivant au défi sur Strava et en enregistrant vos kilomètres sur votre GPS. Sur Strava, vous recevrez des badges numériques (ci-dessus) pour chaque étape franchie tout au long du défi. Une fois que vous avez parcouru toute la distance, visitez rapha.cc/festive500 pour vous inscrire et obtenir votre écusson. Dans l’esprit des fêtes de fin d’année, vous pouvez également renoncer à votre écusson afin que Rapha fasse un don de valeur égale au World Bicycle Relief en votre nom.

Roulez avec Rapha : Au mois de décembre, le Rapha Clubhouse aura un programme chargé de sorties et d’événements pour vous préparer et vous aider à relever le défi. Tout le monde sait que rouler avec des amis permet de raccourcir la distance. Pour qu’un groupe vous aide à atteindre votre but, inscrivez-vous pour une sortie avec votre Rapha Clubhouse local. Les membres du RCC peuvent rechercher des sorties postées sur l’application RCC.

Rapha Festive 500
Rapha Festive 500

La collection Festive 500 : Pour la deuxième année consécutive, les participants du Festive 500 peuvent témoigner de leurs exploits avec une collection dessinées pour l’occasion. Comportant une casquette, un bonnet Winter Hat, des chaussettes, une musette, une pochette Essentials Case, un Ass Saver et des t-shirts pour hommes et pour femmes, le design de la collection est fait de motifs géométriques inspirés par ceux de la route et des surfaces croisés au cours du défi.

Rapha Festive 500
Rapha Festive 500

Remportez un Canyon #Festive500 et d’autres prix : Suivez @rapha et utilisez le #Festive500 pour nous montrer la progression de vos sorties. Chaque jour, un prix sera attribué au meilleur post sur les réseaux sociaux, avec des lots issus de la collection à gagner. Une fois le défi terminé, racontez-nous les meilleures histoires de votre #Festive500 pour les Festive 500 Awards annuels qui incluent des catégories comme Best Story (meilleur histoire), Most Adventurous Ride (sortie la plus aventureuse), Most Epic Fail (échec le plus épique) et Best Group Entry (meilleure participation en groupe). Les prix comprennent un Canyon Ultimate en édition spéciale avec des stickers Festive 500, un Wahoo Bolt Bundle et une tenue Rapha Custom pour vous et quatre amis.

Infos sur le site

NS Bikes RAG+ un gravel au comportement épatant

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NS Bikes RAG + gravel bike
NS Bikes RAG + gravel bike

L’offre en matière de « Gravel Bike » s’étoffe de façon importante. Rares sont les fabricants qui n’ont pas encore intégré ce type vélo à leurs catalogues ou à minima adapté à moindre coût un de leur modèle cyclo-cross existant. Cependant, venant de NS BIKES, cela reste une surprise de taille, bien plus connue pour ses modèles de DIRT ou encore de DH, où la marque possède une solide réputation grâce à sa présence au niveau mondial, que ce soit en UCI ou lors des “Red Bull Rampage”.

Mais revenons un peu en arrière… NS BIKES a été fondé par Szymon Kobylinski, ancien leader du groupe de rock les « Blenders », qui sévissait dans les 90’s avec un certain succès.

Szymon Kobylinski
Szymon Kobylinski Crédits NC

Outre la scène, Szymon Kobylinski a été un des précurseurs du DH en Pologne. Désireux de mettre un nom sur les machines que ses amis et lui assemblaient, NS BIKES était né. Si vous désirez en savoir plus sur cet atypique dirigeant, je vous conseille cet interview récent et très complet.
Depuis, Szymon Kobylinski est directement à l’origine de deux autres marques, CREME et RONDO. Cette dernière étant bien plus connue dans le milieu du gravel (voir le test du Rondo Ruut). D’ailleurs, le cadre de ce RAG+ ne vous rappelle-t-il pas cet autre vélo polonais ?

Ne cherchez plus, il partage les mêmes gênes que le Rondo Ruut Al. Seul le cheminement des gaines a été revu sur le Rondo, avec une intégration plus poussée. Revenons à ce RAG+. L’ADN de la marque se sent dans l’esthétique, plutôt urbaine et branchée. Qui s’en plaindra ? Certainement pas moi, fatigué par l’esthétique « BIO » de beaucoup de gravel aux couleurs pastel. Couleurs tranchées, sérigraphie soignée et détails cosmétiques assumés : ce RAG+ a de la gueule.

NS Bikes RAG + gravel bike
L’ADN de la marque se sent dans l’esthétique – photos Laurent

Le gravel de NS BIKES n’est pas uniquement actuel dans le look, puisqu’il se pare des derniers standards, avec notamment des axes traversant aussi bien à l’avant (15 x 100) qu’à l’arrière (en 142 x 12), les fixations d’étriers de freins au standard « Flatmount », et la compatibilité avec des roues de 27’5.

NS Bikes RAG + gravel bike
RAG + les fixations d’étriers de freins au standard « Flatmount » – photo Laurent

La fourche n’est pas en reste, intégralement en carbone et dont la « clearance » est généreuse… Le fabriquant annonce 43 mm en roues de 700 et jusqu’à 2.2 en 27’5, ce qui correspond à des pneus VTT de XC ! Livré avec les excellents Panaracer Gravelking en 43 mm, nul doute que même en 700 on peut envisager un peu plus en conditions sèches…

NS Bikes RAG + gravel bike
Le RAG + est livré avec les excellents Panaracer Gravelking en 43 mm – photo Laurent

La géométrie du cadre n’est pas aussi simple que l’on pourrait le penser au premier regard : bases courtes et asymétriques, tube de selle creusé… Le RAG+ a un postérieur compact et complexe.

NS Bikes RAG + gravel bike
La géométrie du cadre n’est pas aussi simple que l’on pourrait le penser – Photo Laurent

Question équipement, on est en terrain connu avec le groupe mono APEX de chez SRAM.  Groupe presque complet, puisque la (grosse) cassette de 11-42 vient de la firme Sunrace. NS Bikes distribue ses propres moyeux et c’est logiquement qu’on les retrouve ici, avec des jantes Alex Rims. Là aussi, nous sommes dans les tendances actuelles, avec l’élargissement avec une cote interne de 21 mm, évidemment « Tubeless Ready ». Le tout est donc cohérent avec la généreuse monte pneumatique.

Pour les voyageurs et autres « vélotafeurs », il est à noter que le cadre et la fourche disposent d’inserts pour la fixation de garde-boues et de porte bagage à l’arrière. Le cintre est typé gravel, avec un flare de 16 degrés. Comme les autres périphériques, c’est un Octane One, autre acteur du cycle polonais, qui réalise bon nombres de cadres et équipements dans le milieu du freestyle. C’est donc un design cohérent avec l’esprit du vélo, résolument branché, et plutôt bien fini.

Avant de passer en selle, je jette un œil sur les données du fabriquant concernant la géométrie. L’impression visuelle est confirmée : les bases sont courtes (420 mm), tout comme l’empattement général (1007 mm en taille M).

NS Bikes RAG + gravel bike
NS Bikes RAG+ gravel bike

Avant de vous donner mon ressenti sur ce gravel polonais, quelques données sur les conditions de ce test. Celui-ci a totalisé 850 km, en utilisation vélotaf en semaine, et gravel le weekend, avec en prime une épreuve en relais destinée aux VTT à l’occasion du dernier Téléthon.

Ce qui frappe en premier lieu est avant tout la grande agilité du RAG+. La géométrie le présageait, la pratique l’a confirmé : ce vélo est un régal dans les « single track », ou encore pour éviter les pièges de la jungle urbaine.
La plus grande surprise a été son comportement dans les descentes. Alors que je m’attendais à une certaine instabilité, au regard de son agilité surprenante ; je découvre une impressionnante stabilité. Au point d’améliorer certains temps de références que j’ai sur de larges pistes rapides que l’on peut dévaler facilement à plus de 45 km/h.

NS Bikes RAG + gravel bike
1er vétathlon du Château des Bormettes

Alors oui, l’excellente monte pneumatique (que j’ai  bien sûr monté en tubeless) n’est pas étrangère à cette sérénité, mais pas que. À l’instar de l’évolution des VTT actuels, un cadre à l’arrière compact, permet d’avoir une partie avant plus longue, à l’angle de direction plus ouvert, ces points apportant facilité et stabilité dans le « technique ». La fourche, intégralement en carbone, n’est jamais mise en défaut et affiche une belle rigidité. Sur le plat, les relances sont franches et conformes à ce que je m’attendais avec des bases si courtes. En côte, une certaine inertie dans les relances me laisse à penser que ces roues ne sont pas si légères…  Je reviendrai sur ce point.

NS Bikes RAG + gravel bike
Photo Laurent

Côté freinage, comme souvent chez SRAM, c’est très progressif tout en apportant la puissance nécessaire si besoin. Le confort est au rendez-vous, bien que là aussi la monte pneumatique pardonne beaucoup. Cependant, la position relativement sportive peut nécessiter certains ajustements au niveau de la potence ou du déport de la tige de selle pour ceux qui envisageraient pratiquer de « l’endurance » avec ce RAG+.

Je n’ai pas eu l’occasion de pouvoir le tester avec des roues de 27’5. À n’en pas douter, chaussé de cette façon avec de grosses sections, ce RAG+ doit être impérial sur les pistes très dégradées. Au vue de ses performances déjà étonnantes dans ce domaine avec la monte en 43 mm, avec des pneus en 2.1 et 27’5, on doit clairement se rapprocher d’un comportement d’un VTT de XC. Chacun l’adaptera en fonction de ses besoins, et c’est bien là le point fort de ce RAG+ que de pouvoir offrir tant de configurations différentes.

NS Bikes RAG + gravel bike
La transmission APEX a le mérite d’être très fonctionnelle – Photo Laurent

La transmission APEX a le mérite d’être très fonctionnelle, à défaut d’être rapide. Normal me direz-vous, c’est l’entrée de gamme de chez SRAM. Le plateau de 42 dents est à mon sens le bon compromis. Avec la cassette en 11-42, on peut donc opter pour un rapport de 1, ce qui permet déjà l’ascension de beaux murs ! Comme j’aime à le rappeler, la transmission idéale n’existe pas : elle est la conséquence de la géographie environnante et surtout de la puissance développée du cycliste, extrêmement variable dans notre pratique gravel, où les prétendants viennent d’horizons très divers, d’anciens coureurs  de cyclo-cross « Elites » au randonneur du dimanche en passant par le cycliste urbain branché bien plus efficace pour le choix de ses tenues que pour descendre rapidement une piste boueuse… Ces deux points essentiels admis, cela évite ainsi bien des débats stériles. La transmission de ce RAG+ conviendra donc à 90% des cyclistes. Les 10% restants étant les compétiteurs qui pourraient envisager eux un plateau de 44 dents, mais aussi une montée en gamme afin d’avoir des changements de rapports plus rapides.

Revenons aux roues. J’ai participé avec ce RAG+ à une épreuve de VTT en relais, et c’était l’occasion de monter sur ce gravel la paire de roues en carbone artisanales STORM que j’utilise habituellement pour les cyclo-cross et autres épreuves Gravel, comme la Mavic Gravel Race du Roc d’Azur. Ainsi équipé, le RAG+ dévoile vraiment son potentiel. Cet ensemble cadre/fourche est décidément efficace. Toujours impérial en descente, il est maintenant redoutable en côte, où les relances sont maintenant bien plus vives.

NS Bikes RAG + gravel bike
1er vétathlon du Château des Bormettes sur le RAG+

Poussé dans ses retranchements dans cette épreuve destinée avant tout aux VTT, le RAG+ ne se désunit pas dans les descentes, même chaussé pour l’occasion de frêles pneus en 34 mm (conditions boueuses). La position sportive oblige à bien déporter le poids du corps vers l’arrière dans les descentes les plus engagés. Nous avons obtenu une 8 éme place sur 25 équipes, sur un parcours typé XC relativement varié, alternant pistes roulantes, singles en côte techniques, le tout le plus souvent dans la boue. Si dans certaines descentes le RAG+ n’a pas pu évidemment tenir le rythme de certains concurrents, sa motricité et son agilité ont permis de jouer de belles passes d’armes face aux VTT durant cette course. Relativisons toutefois, nous sommes dans ces conditions bien au-delà du domaine d’utilisation prévu pour ce NS BIKES ! Mais qui peut le plus peut le moins, et en cela le RAG+ est un digne membre de la famille NS BIKES, qui rappelons-le, est issue d’une lignée de « Mountain Bikes » plutôt engagés à l’ADN freeride affirmé. Son look a d’ailleurs séduit bon nombres de VTTistes présents à cet évènement…

NS Bikes RAG + gravel bike
Photo Laurent

En conclusion, pas facile de trouver des points négatifs à ce Gravel, même si j’ai identifié quelques points qui selon moi sont à revoir : le routage des gaines n’est pas forcément très fonctionnel, occasionnant des frottements excessifs à certains points du cadre. D’autres parts j’ai trouvé le collier de selle, de type classique à levier, bas de gamme et incohérent avec les autres périphériques qui sont plutôt valorisants. Pour le reste, c’est un vélo bien fun, au comportement épatant et assorti d’un look sympa qui tranche avec le reste du marché.

Il en résulte un gravel à l’identité affirmé, presque exclusif par sa diffusion plutôt confidentielle dans l’hexagone, qui le rend attachant à rouler et même à regarder. Distribué en France par SDG DISTRIBUTION (https://www.sdgdistribution.fr/fr/ns-bikes-3/ ) le RAG+ est également proposé en kit cadre, dans une nuance de couleurs sombres plus facile à harmoniser.

Pour 2019, des coloris différents apparaissent et une version plus accessible sera proposée. Elle diffère par des freins à disques mécaniques TRP et une monte pneumatique moins prestigieuse.

Lien site international : http://www.ns-bikes.com/rag,109,pl.html

Lien du site français avec sa boutique en ligne.

Je suis bien dans mes pompes : je fais du gravel

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Chaussures pour le gravel bike
Chaussures pour le gravel bike

Pour rouler en mode gravel, nous détournons volontiers de leur usage d’origine des chaussures de MTB. Les chaussures route, avec une semelle carbone raide comme du bois, équipées de cales proéminentes, sont disqualifiées d’office par les graveleux.

Une nouvelle tendance se dessine avec la croissance du segment de marché gravel : des chaussures spécifiques apparaissent sur les catalogues. C’est le cas de la nouvelle Quoc Gran Tourer (photo en entête de cet article) et de la Mavic AllRoad Pro. Je suis persuadé que d’autres marques travaillent sur le sujet … mais faut-il des chaussures spéciales pour notre pratique ? Pourquoi pas ; mais aujourd’hui on se débrouille bien avec de nombreux modèles MTB.

Chaussures pour le gravel bike
Quoc Gran Tourer : cuir et revêtement imperméable. Des chaussures qui préfigurent une nouvelle tendance gravel.

En gravel il sera souvent nécessaire de marcher parfois plus de 50 mètres. Pas seulement dans les pentes trop raides ou les passages trop techniques, mais parfois pour visiter un endroit ou s’arrêter prendre le temps de boire une petite bière et manger un peu … Pas question alors de ressembler à de vilains canards boiteux ou de se retrouver par terre, après avoir glissé sur des pierres humides à cause de chaussures inadaptées.

Les critères à retenir pour choisir de bonnes chaussures pour pratiquer le gravel sont : le confort, l’adéquation avec des pédales faciles à enclencher et la protection du pied en environnement naturel. Pour certains, plus soucieux de la performances la notion de transmission de puissance aura son importance et elle orientera leur choix vers de semelles plus rigides. Nous avons essayé, utilisé ou repéré quelques modèles qui ont inspiré cet article sous forme d’inventaire.

Ils ont dit …

Quand on pose la question aux amis  facebook du groupe Gravel Bike France “Quelles sont vos chaussures préférées pour le gravel ?” les réponses sont tout aussi diverses que nos vélos et nos usages sont polyvalents. Elles confirment, comme étant un standard de fait, la suprématie des cales SPD qui s’effacent dans le creux des semelles de chaussures de MTB. Comme le remarque Jean-Yves Couput, on ne peut pas dissocier chaussures et pédales au moment du choix. Il a lui même opté pour une formule qui correspond à sa pratique sportive et qui est le contre-pied de ce que je viens de dire. En effet, il utilise des Giro knit route avec des cales Look. Il reste sur la selle et sort des tongs de sa sacoche si il a de la marche à faire.

Pour “Papi Pablo” la solution chaussures est à géométrie variable et adaptable. « Five Ten Freerider. Parce que je roule sans cales en VTT et rando. Et que ces chaussures sont de très bonne qualité, super durables et assez rigides. En “route/chemin” je roule avec des Mavic Crossride SL Elite et pédales Crankbro. Pareil, très durable, super qualité, bon maintien et agréable à marcher. J’ai changé un serrage en 3 ans d’utilisation intensive (gravelotaf) ». Papi a d’ailleurs développé le sujet sur son blog : allez voir c’est ici.

Il y a les fans de la marque Giro comme Gyom, Julien et Cyrus (qui a aussi des Republic) qui aiment les Terraduro, Baruk, Matthieu, Michel qui possèdent des Rambler VR avec des semelles en Vibram, … Jérôme fait partie du club des pro “Giro” « Pour moi c’est soit Giro Republic Reflective en SPD / soit Giro Rumble en SPD aussi d’abord par souci d’économie. Ces chaussures étaient utilisées au quotidien en vélotaf et n’avais pas envie d’en rajouter une paire dans mon stock. Elles font très bien le job sauf quand la sortie gravel ressemble plus à une sortie Cyclocross… L’accroche en portage dans la boue est proche de 0… Avec les Republic, je fusille très vite les “crampons”… Bref faute de grives aux pieds, je chausse des merles. »

Chaussures pour le gravel bike
Giro apporte du sang neuf dans la chaussure de vélo avec ses modèles Knit … après le laçage voici le tricotage … C’est le choix de Clément, Benoît,… et d’autres.

Clément a opté pour les Giro Empire VR70 Knit « Ce qui m’a fait choisir ces chaussures c’est déjà le textile qui les constitue, léger et aéré en été, sans pour autant être trop froid en hiver (sinon j’utilise couvre chaussures + chaussettes mérinos). Le serrage à lacets me convient bien aussi, cela permet de bien repartir la pression sur le pied. À la marche elle sont vraiment bien, je les est couplées à des pédales Time atac et c’est parfait pour moi. On a vraiment la sensation que toute la puissance passe bien.»

Il y a les supporters des chaussures Mavic marque incontournable dans la chaussure vélo de qualité. Stéphane en Mavic XA Pro, Denis, Fabian, …

Chaussures pour le gravel bike
Pierre et Aurélien utilisent les Northwave Rebel “Confortable pied large, agrippante en marche, résiste à l’eau, se nettoient facilement, bon maintien du pied …”

Il y a les options économiques du côté de Décathlon et Nakamura qui proposent des produits abordables et souvent suffisants, il faut bien l’avouer. Côté économie des VTTistes reconvertis au gravel feront l’impasse sur la recherche de nouvelles chaussures étant bien habitués à leurs pantoufles d’antan comme Sergio (qui a modifié ses Spé à l’Opinel).

Ils y a les pros … utilisateurs « pointus » et prescripteurs comme David Robert (Cycles Leon) qui utilise des Gaerne Sincro : « Absolument fan de la marque, chaussant ultra confortable …»,  Pierre-Arnaud La Magnan (Chiru bikes) apprécie les Luck. « Pour les gravel plus courts, Luck carbone, full leather, sur mesure (1/2 pointure différente entre mon pied droit et gauche) … Ces chaussures ne sèchent pas très vite, mais j’ai 2 – 3 astuces qui me permettent de ne plus avoir froid aux pieds malgré neige et passage de rivière…» , Christian Stolz ( Hangar du Cycle ) aime les Lake MX 237 Supercross et les Lake MX331 … , Matthieu Chollet (Pechtregon) « J’utilse des Dromarti cuir au standard SPD depuis 2 ans.»

Chaussures pour le gravel bike
Gaerne Sincro les préféres de David …

 

Chaussures pour le gravel bike
Pierre-Arnaud aime Luck

 

Chaussures pour le gravel bike
Christian a choisi les Lake comme ce modèle

Chaussures pour le gravel bike
Très chic les anglaises en cuir de Dromarti la marque préférée de Matthieu

Un choix intéressant également pour Laurent de Maures Gravel qui pratique également le cyclo-cross « Diadora “X-Vortex Pro” pour ma part : rigidité pour le rendement qu’il faut en gravel, avec les deux inserts pour mettre les pointes à l’avant, indispensables en CX pour les portages boueux ;-). Et système de serrage BOA pour les ajuster en roulant, même dessous des couvres chaussures …»

Chaussures pour le gravel bike
Diadora “X-Vortex Pro” pour Laurent

Au rayon nouveautés

Fizik Vento Overcurve X3.

William du Café du Cycliste et possesseur d’un Leon La Rage nous les fait découvrir.

Elles sont apparues sur le blog de Bikerumor courant octobre 2018, mais Fizik n’a pas fait énormément de promo sur sa nouvelle chaussure de MTB/ Gravel. Elles sont cependant déjà disponibles à l’achat chez les revendeurs Fizik ou les Webmarchands.

J’avais déjà une paire de Fizik “route”, les R5, blanche, semelle carbone. Lorsque j’ai vu les Vento Overcurve X3, je me suis dit que Fizik avait simplement collé des crampons sous ses R5 pour les vendre aux “graveleux”… Cette ressemblance m’a convaincu et il ne m’en fallait pas plus pour les acheter…

Chaussures pour le gravel bike
Ces Overcurve ont un nouveau design de la tige – photo William

En fait c’est bien plus que ça ! …

Ces Overcurve ont un nouveau design de la tige qui se conforme mieux aux courbes du coup de pied (ils ont appelé ca asymetric). Elles ont également un maintien plus prononcé, partant de la voûte plantaire vers le haut du coup de pied et celui-ci est maintenu avec la languette par un scratch. J’y vois surtout 2 avantages. Le 1er est que la languette ne “tourne” pas et reste bien plaquée au coup de pied. La seconde est que lorsque l’on tire sur la languette vers l’extérieur, on vient plaquer ce renfort partant de la voûte plantaire vers le coup de pied. Le résultat est de permettre un super maintien avec seul serrage BOA  IP1.

En utilisation, on remarque le confort de cette chaussure. La tige en matière synthétique “microtex” est aerée et très souple. Les renfort avant / arrière laissent présager une bonne durée de vie de celle-ci. La semelle en carbone moulé offre une bonne rigidité pour transmettre l’énergie à chaque coup de pédale. On sent que ces chaussures sont plus destinées à appuyer sur les pédales qu’à marcher à coté du vélo… La semelle extérieure est bien cramponné et on peut y ajouter 2 crampons à l’avant pour améliorer la marche dans les chemins.

Chaussures pour le gravel bike
Cool au soleil de Nice – photo William

Dans mon usage, j’utilises ses chaussures pour la route et le gravel (j’ai un seul vélo et 2 paires de roues), associé à des pédales Crank Brothers (Candy), je retrouve “presque” le rendement que j’avais avec mes anciennes Fizik “route” R5. En terme de design, c’est subjectif mais je dirai qu’elles sont comme j’aime : simples et efficaces.

Pour conclure, je trouve que c’est une bonne paire de chaussures pour un budget de 200 €. Du confort avec la tige Microtex et le serrage BOA IP1, du rendement avec la semelle moulée carbone, pas trop lourde, discrète (sauf le blanc)… De mon avis, c’est un bon rapport qualité-prix…

Mavic

Mavic s’est lancé de façon volontariste sur le segment du “All Road” traduisez : gravel en français … Dans l’importante collection d’équipements dédiés à cette pratique il y avait les chaussures AllRoad Pro.

Chaussures pour le gravel bike
Les Mavic AllRoad Pro – photo Mavic

Bien avant la sortie en magasin de ces produits, les chaussures ont été testées par des pratiquants légitimes dans le monde du gravel. C’est ainsi que Brice Epailly (Caminade) a reçu sa paire qu’il a bien utilisé notamment tout l’été lors d’un grand périple en bike packing dans les Pyrénées. « Surprenantes : légères, rigides et confortables… le nouveau tissu utilisé y est pour quelque chose. Il est tissé en France je pense avec des fibres de Kevlar incorporées qui les rendent très résistantes à l’abrasion… j’ai juste mis dedans une semelle en laine pour l’hiver… je les ai customisées avec des lacets oranges qui s’accordent aux chaussettes Mavic en mérinos : la classe quand j’arrive au bar !», précise Brice.

Chaussures pour le gravel bike
Photo Mavic

Quoc Gran Tourer Gravel … c’est nouveau ça vient de sortir

C’est Sébastien Morin de Boost Cycles qui nous parle de cette nouvelle anglaise.

« La finition de ces chaussures est à tomber. C’est du gros niveau. Le plaisir débute dès l’ouverture de la boîte, un véritable écrin. On sent qu’on va découvrir un produit d’exception. Quoc a encore plus soigné cet aspect qu’avec la Night, le modèle route. Les chaussures sont livrées avec une housse en tissu. C’est assez rare dans le milieu des chaussures vélo. » 

Chaussures pour le gravel bike
Qualité du cuir, ligne innovante des chaussures vraiment orientées gravel.

À noter : le cuir dispose d’un revêtement imperméable parfaitement adapté à la pratique du gravel. On se demande pourquoi les fabricants de chaussures VTT n’en font pas de même, hormis sur les chaussures hiver. La gomme de la semelle est très souple. De bonne augure pour l’accroche lorsqu’il faut marcher.

Tarif Quoc : 219 £
Tarif Boost Cycles : 239 €. (Disponibles début janvier chez Boost Cycles, Quoc s’est réservé la primeur des ventes sur son propre site pour le lancement.)