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Tenues Gravel EKOÏ : confort ou performance ?

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Tenue Ekoi Gravel Performance
Tenue Ekoï Gravel Performance

La marque varoise EKOÏ, très active sur tous les segments du marché vélo, se lance également dans le Gravel. Précédemment, Bike Café vous a présenté comment EKOÏ s’était lancée sur les sentiers du Gravel. Là-dessus, Sabine et Laurent ont voulu évaluer sur le terrain cette nouvelle gamme, déclinée en une tenue Gravel Performance, et une autre baptisée Confort.

Tenue Gravel EKOÏ Performance, testée par Sabine

J’ai pu tester la gamme Ekoï Gravel Performance durant une quinzaine de jours, sous des températures allant de 15° à plus de 30° C, par temps sec mais aussi sous de fortes pluies orageuses, lors de sorties 100% gravel sur les chemins de Touraine, d’une durée allant de 2h30 à 4h.

Tenue Ekoi Gravel Performance
La tenue Ekoï Gravel Performance (photo Olivia Martinez)

Maillot unisexe EKOI GRAVEL PERFORMANCE

Le maillot est proche de ceux que l’on a l’habitude de porter en vélo de route, gamme Performance oblige : il est près du corps, fermé par un zip autobloquant sur toute la longueur devant, et contient 3 grandes poches dans le dos. Par contre, il a la particularité – très appréciable – de présenter 2 petites poches supplémentaires (soit 5 au total), une de chaque côté, d’un format idéal pour contenir son téléphone d’un côté et un paquet de mouchoirs de l’autre, par exemple, ou de la nutrition. J’ai trouvé ce maillot très confortable à rouler, très léger et doux sur la peau. Il ne bouge pas grâce à la bande de silicone à la base.

J’ai suivi la grille des tailles femmes : me trouvant entre 2 tailles, j’ai choisi la taille la plus grande et c’est parfait. Quant à la couleur, je l’ai reçu en jaune : ça change, c’est visible, et le maillot n’est pas transparent, même après un gros orage. Par contre, cette couleur est à éviter par temps orageux car j’ai été victime d’attaques de moucherons ! Il n’a pas bougé après lavage et les traces de projections de boue sont parties sans souci. J’aurais apprécié qu’une des poches arrières soit zippée, pour ranger mes clés et papiers en sécurité, mais ils ont trouvé leur place dans la sacoche top-tube présentée plus bas.

  • Prix : 129,99 €
  • Existe en 4 coloris (jaune, le coloris testé ici, kaki, gris et bleu marine)
  • Fabriqué en Roumanie
  • Infos sur le site d’EKOÏ

Cuissard femme EKOI Gravel Poches Cargo Perf Femme

Je ne porte que des cuissards à bretelles. J’en ai plusieurs avec un système d’ouverture / fermeture magnétique des bretelles dans le dos pour faciliter les pauses techniques, mais des modèles route uniquement, sans poches, et j’en ai plusieurs avec des poches, mais sans ouverture / fermeture magnétique. J’étais donc curieuse de tester celui-ci. Vous l’aurez compris, le cuissard Ekoï Gravel Poches Cargo Perf regroupe tous ces avantages : pour les pauses techniques, on ouvre facilement l’attache dans le dos et on baisse simplement l’arrière du cuissard, il n’est pas nécessaire de se déshabiller complètement. C’est toujours moins rapide que pour les hommes, mais on gagne un temps précieux tout de même. Pour refermer, il faut juste un peu de souplesse dans les épaules pour attraper la partie supérieure de la fermeture qui remonte quand on la détache.

Cuissard Ekoi Gravel Poches Cargo Perf femme ouverture
Le système d’ouverture / fermeture des bretelles (photo Sabine Barrat)

Le cuissard possède 3 poches en mesh : sur le côté de chaque cuisse et une à l’arrière. Elles sont de bonne contenance et très élastiques donc plutôt solides. Quand on enfile le cuissard, il faut quand même veiller à ne pas tirer sur les poches, c’est plus prudent ! J’y ai glissé mes ravitos et l’accès était très facile en roulant. L’insert en gel est conçu spécifiquement pour les femmes. Il est indiqué pour des sorties jusqu’à 6h. J’ai testé le cuissard sur des sorties jusqu’à 4h et l’ai trouvé confortable. Il est gainant mais pas compressif. Enfin, grâce à la bande de silicone à la base de chaque cuisse, le cuissard ne bouge pas.

  • Prix : 169,99 €
  • Existe en 3 coloris (kaki, le coloris testé ici, noir et bleu marine)
  • Fabriqué en Croatie
  • Infos sur le site d’EKOÏ

Gilet coupe-vent unisexe EKOI GRAVEL ULTRALIGHT

J’ai porté le gilet coupe-vent Ekoi Gravel Ultralight en début de mes sorties longues quand la température était encore un peu fraîche. Il m’a aussi tenue au sec sous une pluie fine, mais pas sous l’orage ! Ensuite, une fois replié dans sa poche arrière, on le range dans une poche de maillot et il se fait vite oublier. Le zip à double curseur permet d’ajuster son niveau de protection et d’accéder facilement aux poches arrières du maillot. Par contre, le zip semble assez fragile, il faut notamment faire attention quand il est ouvert des deux côtés et que l’on souhaite ouvrir ou fermer complètement le gilet. Concernant la taille, j’ai pris la même que pour le maillot mais le gilet taille plus large !

  • Prix : 59,99 €
  • Existe en 4 coloris (jaune, le coloris testé ici, kaki, gris et camo)
  • Fabriqué en Chine
  • Infos sur le site d’EKOÏ

Chaussettes unisexe EKOI GRAVEL

Les chaussettes Ekoï Gravel viennent finaliser la tenue. Elles taillent normalement, sont assez hautes, tiennent bien en place mais sans serrer le mollet. Les chaussettes sont confortables, ont l’air solides et possèdent un renfort au niveau de la plante du pied.

Chaussettes Ekoi Gravel
Les chaussettes Ekoï Gravel (photo Sabine Barrat)
  • Prix : 14,99 €
  • Existe en 4 coloris (kaki, le coloris testé ici, gris, marine et noir)
  • Origine de fabrication inconnue
  • Infos sur le site d’EKOÏ

Sacoche de cadre EKOI GRAVEL Kaki

La sacoche top tube comporte un grand compartiment interne, avec une poche filet de chaque côté à l’intérieur permettant d’organiser ses affaires. J’y ai rangé mes papiers, mon téléphone et mes clés. Sa capacité d’1L permet d’y ranger bien plus. Elle a gardé mes affaires au sec sous une grosse pluie d’orage. Enfin, ses dimensions font qu’elle ne gêne absolument pas le pédalage, pas même en danseuse. Elle ne gêne pas non plus à la descente du vélo.

  • Prix : 24,99 €
  • Existe en 3 coloris (kaki, le coloris testé ici, noir et camo)
  • Fabriquée en Chine
  • Infos sur le site d’EKOÏ

Tenue Gravel Ekoï Confort, testée par Laurent

Tout d’abord, il faut dire que j’ai testé les effets qui suivent durant ce mois de juin chaud et très sec en Lorraine, sur une amplitude de températures de 14 à 29°C (un peu plus en plein soleil). Par ailleurs, si j’ai évalué ces produits lors de sorties typiquement Gravel, ils n’ont pas été épargnés non plus par le Vélotaf des campagnes. En somme, un condensé des usages qui rythment ma semaine…

EKOI
La tenue Confort sur le terrain (photo Laurent BIGER)

Gilet matelassé EKOI GRAVEL Confort

Le gilet que j’ai reçu en kaki se montre parfait dans cette taille M, ample mais pas trop pour ma corpulence de 1,79 m pour 72 kg. N’ayant pas pu le rouler en dessous de 14°C, je ne pourrai pas me prononcer sur son isolation à des températures plus froides. En revanche, au dessus de cette température, la partie dorsale, bien plus fine que la partie avant matelassée, démontre de bonnes qualité de respirabilité. Les poches arrières sont vastes, faciles d’accès, et leur texture ajourée participe à la respirabilité du gilet.


La fermeture à double curseur avec zips autobloquants permet plusieurs configurations pour s’aérer efficacement. Si le concept (pas nouveau) est réussi, je suis plus réservé sur la qualité de ces zips, loin d’être aussi fluides que des zips de chez YKK (certes, sur des produits souvent plus onéreux). Enfin, ce gilet, de surcroit léger, se compacte bien, ce qui en facilite grandement le rangement.

Maillot EKOI GRAVEL Confort

D’une coupe droite et ample, ce maillot possède des manches Raglan unies noires sans couture qui sont probablement le point fort de ce maillot. Son tissu s’avère bien respirant et j’ai apprécié qu’il ne sente pas (trop) mauvais si on enchaîne plusieurs sorties avec (oui, je l’ai fait…). Par ailleurs, ce maillot est muni de deux poches arrières dotées chacune d’un rabat à l’intérieur, lequel est censé empêcher aux objets contenus de s’éjecter à la suite de secousses. Là-dessus, une discrète poche latérale zippée permet d’accueillir des clés ou autres précieux objets.

Deux poches, ainsi qu’une autre quasi invisible et zippée, équipent la partie dorsale de ce maillot EKOI (photo Laurent BIGER)


Très agréable au port, j’ai apprécié le compromis réussi de ce maillot : des manches ajustées qui rappellent l’aspect aéro du vélo de route, et une partie centrale plus ample, proche d’un produit VTT. Le zip frontal fait le job, mais j’aurais préféré qu’il descende plus bas pour les sorties les plus chaudes à venir…

Un maillot simple mais bien pensé (photo Laurent BIGER)

En somme, un maillot simple mais bien pensé et adapté à notre pratique. En prime, son look est sobre et polyvalent, ce qui facilite son port une fois le vélo déposé.

Short EKOI GRAVEL Confort

Premièrement, le maintien du short EKOI Gravel au niveau de la taille est crocheté. Système que j’ai trouvé efficace et agréable à l’usage. Deuxièmement, deux scratchs velcro permettent un ajustement de la taille. Enfin, la bande large de 40 mm à l’arrière du short est élastiquée et dotée d’un insert siliconé. Rien à redire sur le maintien, c’est simple et efficace.

Par ailleurs, le short EKOI Gravel est muni de deux poches latérales avec fermetures dotées chacune d’un zip autobloquant étanche (bien que je n’ai pas pu vérifier ce dernier point). Tout comme le gilet, je ne suis pas très convaincu par ces zips, qui manquent de fluidité et de précision. En revanche, les poches latérales sont vastes et bien positionnées. Heureusement, puisque ce short est dépourvu de poches classiques. Dans ces conditions, impossible d’y glisser les mains !


Mais à bien considérer les choses, cette absence de poches classiques permet un pédalage plus naturel. Ainsi, aucune gêne sur le côté des quadriceps comme c’est parfois le cas avec de (mauvais) shorts de VTT. Pareillement, l’ajustement est ample mais reste proche du corps. Là-dessus, la respirabilité est correcte. En somme, un short simple mais réussi puisque adapté à notre pratique.

Sous short EKOI GRAVEL Confort

Enfin, un mot sur le sous-short de la marque varoise, que j’ai utilisé sous le short EKOI. Tout d’abord, il faut dire que c’est un modèle unisexe. Ensuite, j’ai été surpris par l’efficacité de ce sous-short, certes onéreux au regard du reste de la gamme, mais vraiment qualitatif.

Tant et si bien que l’insert s’avère de bonne qualité (concept V-LIGHT, développé par Ekoï), et l’ensemble ne bouge pas durant le pédalage, malgré l’absence de bretelles. En somme, c’est une réussite !

Tenue EKOI Gravel Confort (photo Alexis Aubert)

Pour conclure sur les tenues Gravel EKOÏ

Finalement, nous estimons que ces tenues sont globalement une réussite. Certes, il existe mieux sur le marché, mais c’est bien plus onéreux. En point d’amélioration, nous retiendrons notamment des zips peu agréables. Outre ceci, le look est réussi et le compromis entre amplitude et coupe sportive est bien réalisé. Par ailleurs, le prix est plutôt bien placé et certains de ces produits sont fabriqués en Europe. Enfin, nous ne manquerons pas de mettre à jour cet article au fil des lavages et des utilisations les plus variées…
(note : à l’heure de conclure cet article, les produits testés semblent être tous soldés à -50%)

Infos sur le site d’EKOÏ

Nathalie Baillon, une cycliste qui a de l’audace

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Nathalie Baillon tentative de record de la traversée de l'Europe
@PhotoNomades Production

Effectivement, Nathalie Baillon, cycliste bien connue désormais dans le monde de l’Ultra, ne manque pas d’audace. Elle vient de le prouver en s’attaquant au record de la traversée de l’Europe à vélo sur 6.400 km entre Tarifa (Espagne) et le Cap Nord (Norvège). Elle a inscrit le premier temps record féminin sur cette distance, mais les circonstances météo et un passage difficile en Russie ne lui ont pas permis de battre le record du monde actuel de 16 jours, 20 heures et 59 minutes détenu par l’anglais Ian Walker.

Le cyclisme féminin est en plein essor et Nathalie Baillon fait partie de ces femmes qui rivalisent sans complexe avec les hommes sur de longues distances à vélo. Nous avons abordé récemment ce sujet des femmes qui étonnent. Elles sont belles, courageuses, sportives… et surtout elles ne lâchent rien et, comme Nathalie, font preuve d’audace.

Nathalie Baillon est une femme spécialiste du bikepacking, reconnue et récompensée à de nombreuses reprises sur des épreuves de cyclisme longue distance. De 2014 à 2021, elle occupait un poste confortable d’ingénieure en développement d’applications mobiles. Suite à un premier voyage à vélo en Nouvelle-Zélande, elle décide de se consacrer exclusivement à sa passion pour le cyclisme. Son défi, qui consiste à traverser l’Europe, l’a poussée dans ses limites physiques et mentales. “Je savais que ce serait très difficile de battre ce record. Je l’ai tenté pour me donner un objectif et me pousser. Si je le battais, c’était bien, mais déjà terminer, ça me convenait…” déclarait la jeune femme. Au passage Nathalie réalise quand même le record féminin sur cet axe sud – nord et elle boucle ce trajet en bikepacking sur une distance qu’elle n’avait jamais réalisé jusqu’à présent. Quelques jours après son arrivée au Cap Nord, nous avons souhaité recueillir ses impressions sur cette tentative de record de la traversée de l’Europe sud – nord. Elle était partie jeudi 18 mai de Tarifa, au sud de l’Espagne, pour rejoindre le cap Nord, en Norvège le 5 juin. Un périple de 6 400 kilomètres à travers 10 pays dont un passage délicat en Russie dans la conjoncture internationale actuelle.

Le journal de bord

Voilà le résumé que nous a adressé l’équipe de tournage qui l’a suivie. Les obstacles ont été nombreux et malgré ces aléas qui éloignaient la perspective d’établir un nouveau record, Nathalie a tenu jusqu’au bout et n’a pas abandonné.

Jour 1 : Départ de Tarifa à 7 h 25. Première journée très montagneuse avec du soleil, mais aussi des orages. Bonnes sensations malgré une petite chute et une crevaison. « J’ai roulé jusqu’à 3 h du matin avec 390 km au compteur ».

Jour 2 : « Au début c’était très vallonné, je ne m’attendais pas à autant. Ensuite beaucoup de longues lignes droites avec du vent de face, j’ai pris le mauvais chemin plusieurs fois. Je pense que j’arriverai en Espagne demain ».

Jour 3 : « Je suis en forme malgré quelques petites douleurs. Profil plus plat, beau temps malgré le vent de face ».

Nathalie Baillon record de la traversée de l'Europe Sud-Nord
Photo @PhotoNomades Production

Jour 4 : Journée difficile avec quelques douleurs, des petits problèmes mécaniques, un vent de face très fort. « Plusieurs personnes sont venues à ma rencontre et cela m’a remonté le moral, je sais que si je dors 7 heures, je ne finirai jamais dans les temps. Maintenant je dors 3 heures, je me sens en forme, je me sens fatiguée tôt le matin, je fais une sieste et ça va ».

Jour 5 : Journée courte en raison des orages de l’après-midi. Le temps et l’humeur étaient bons, malgré les jambes lourdes et la vitesse lente. Repos au Vélo Gite de Valence l’après-midi.

Jour 6 : Après un départ sous la tempête, le soleil est revenu. « Beaucoup de personnes sont venues m’encourager en France et en Suisse, cela m’a donné un grand coup de pouce. 430 km parcourus aujourd’hui malgré un fort vent de face ».

Jour 7 : Nathalie est en pleine campagne allemande. Davantage fatiguée aujourd’hui. Dure journée, la fatigue commence à se faire sentir, les genoux font mal et la solitude pèse un peu après une journée d’encouragements sur les routes.

Jour 8 : Nathalie vient de passer le cap des 2700 km, la plus longue qu’elle ait jamais réalisée ! « C’est dur, journée plus compliquée avec des hauts et des bas ». Le record sera très difficile à battre mais elle n’abandonne pas.

Jour 9 : « J’ai dormi 4 heures dans un abribus. Les routes sont superbes ici, mais beaucoup sont en travaux, j’ai donc dû faire plusieurs détours. J’ai traversé la frontière polonaise : les routes sont cahoteuses et un peu dangereuses parfois. Le parcours est finalement plat, mais j’ai toujours un fort vent de face depuis des jours presque depuis le départ. j’ai atteint une vitesse moyenne impressionnante de 23 km/h, ça ne m’était plus arrivé depuis longtemps. Je chercherai un hôtel après avoir atteint 400 km pour bien dormir ».

Nathalie Baillon record de la traversée de l'Europe Sud-Nord
Photo @PhotoNomades Production

Jour 10 – 27 mai : D’abord découragée par une nouvelle journée de vent contraire, Nathalie retrouve de l’énergie dans l’après-midi : elle n’abandonnera pas sans combattre.

Jour 11 : Nathalie a enfin du vent dans le dos ! C’est un bon coup de pouce pour son humeur, mais elle doit lutter contre la fatigue maintenant. « J’en ai marre, j’aurais pu faire des kilomètres à vélo et je suis coincée ici sur cette route ne menant nulle part, j’ai été prévenue. Je m’y attendais, et quand un camion me dépasse, ce n’est jamais plaisant ». Si elle se sent bien pendant la journée, elle s’endort dès que le soleil se couche.

Jour 12 : « Les routes sont horribles en Lituanie avec beaucoup de camions, la plupart passent très près de moi c’est vraiment dangereux. Ian m’avait prévenu, mais j’ai mal compris. Je pensais que c’était seulement près de la frontière polonaise. C’était encore bien là-bas, mais maintenant c’est horrible sur des centaines de kilomètres. Je pense que ce sera comme ça pour tout le trajet en Lituanie ».

Jour 13 : Que penses-tu du passage de la frontière russe ? « J’espère juste qu’il ne faudra pas trop de temps pour traverser la frontière. J’ai mon visa, mais je ne sais pas comment ça va se passer en Russie. Je n’aurai plus d’accès à Internet, ce sera un peu plus difficile car les cartes de crédit françaises ne fonctionnent plus là-bas donc ce sera l’inconnu. Je dois prévoir la nourriture et tout ce dont j’ai besoin à l’avance ».

Jour 14 : « Il était plus facile d’entrer en Russie que d’en sortir. Hier, je suis donc arrivé en Russie vers 8 heures du matin. Cela s’est passé assez rapidement. On m’avait dit que cela pouvait prendre beaucoup de temps, surtout pour les voitures. On a rapidement examiné mes affaires. On m’a posé quelques questions. Ensuite, j’ai eu le vent en poupe et j’ai roulé rapidement jusqu’à Saint-Pétersbourg. J’ai bien progressé ».

Mais Saint-Pétersbourg, c’est l’enfer ! Il est très difficile de s’y déplacer à vélo. Il y a de grandes routes sans bas-côtés et les Russes conduisent vite. « Cela m’a demandé beaucoup de concentration. J’avais prévu de dormir en Finlande un peu après la frontière. Mais le passage de la frontière a pris plus de temps que prévu. Les Russes m’ont beaucoup interrogé pour savoir si j’étais un espion. Ensuite, à la frontière finlandaise, ils m’ont simplement demandé comment les choses s’étaient passées en Russie et quelles questions ils m’avaient posées. Je suis finalement arrivé en Finlande à 4 heures du matin ».

Jour 15 : « Il ne reste que 2 pays à traverser sur 12. Rafales de vent et de grêle avec un fort vent de face ».

Nathalie Baillon record de la traversée de l'Europe Sud-Nord
Des conditions météorologiques difficiles : les températures étaient glaciales – Photo @PhotoNomades Production

Jour 16 : Une journée très dure avec des conditions météorologiques difficiles. Les températures étaient glaciales et il a plu presque toute la journée. Il reste moins de 1000 km à parcourir pour atteindre le Cap Nord !

Jour 17 : « Les derniers kilomètres semblent interminables de lassitude. Heureusement, les paysages sont magnifiques et le fait d’apercevoir des rennes sur la route a rendu ma journée passionnante ».

Jour 18 – 4 juin : La ligne d’arrivée se mérite. Nathalie a une nouvelle fois lutté contre les éléments. Mais elle y est arrivée en 18 jours, 15 heures et 27 minutes.

L’équipe de Bike Café adresse toute ses félicitations à Nathalie (carnet de bord tenu par les vidéastes / photograhes de PhotoNomades Production)

Bientôt le film

J’ai appelé Gregory Berger et Julien Delvolgo les deux photographes et vidéastes qui ont suivi Nathalie sur son périple. En dehors de la petite fenêtre de cadrage de leur caméra, ils ont vécu en direct tous les moments de ce périple : aléas mécaniques, chute, pluie, camions, erreurs de parcours, … et les moments de joies aussi quand le vent soufflait dans le bon sens. « Elle nous a étonné par son côté aventurière et sa capacité à gérer les moment difficiles. Elle sait rouler dans des conditions rudes, au milieu du trafic des camions dans certains pays, passer les frontières et faire face à des situations délicates devant lesquelles beaucoup auraient renoncé. Elle place très haut le curseur de la gestion des risques, qu’elle affronte avec optimisme. Son apparente timidité et sa réserve, ne laissent pas soupçonner la force dont elle est capable. Elle est même trop humble par rapport à son niveau », m’ont dit Grégory et Julien.

Pour le film il est trop tôt pour en parler, mais bien sûr, il y aura un film réalisé par PhotoNomades Production. Il est en cours de montage et sera peut-être présenté lors du prochain festival “Tous en selle » si les conditions de projection sont acceptables.

Des partenaires de qualité

Nathalie Baillon record de la traversée de l'Europe Sud-Nord
Entre la tenue d’été pour le départ en Espagne et celle qui était nécessaire en Norvège, les panoplies Assos ont été testées sous toutes les conditions climatiques – photos @PhotoNomades Production

Nathalie a pu compter sur des partenaires de qualité qui lui ont fourni des équipements qui se sont avérés bien utiles sur ce long trajet. Elle avait des vêtements Assos : une tenue été pour la chaleur du début en Espagne et des vêtements chauds et étanches pour la partie nord : DYORA RS Jersey S9 Targa Coloris interstellar ou ProfVenus Violet et UMA GTC Bib shorts (testé pour Bike Café par Anne) Une veste chaude Trail Winter jacket et une veste de pluie DYORA RS Rain jacket.

Les sacoches de bikepacking on été réalisées sur mesure par notre ami Vincent de Batsoul, le vélo était un modèle de la marque LIV (groupe Giant).

Suivez Nathalie :

Origine Axxome III, une évolution radicale

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le nouvel Axxiome 3 d'Origine Cycles

Depuis une décennie, les Axxome sillonnent les routes et avalent les kilomètres. Ce vélo, qui a participé à établir la réputation de la marque Origine, évolue de façon radicale avec cette nouvelle version. Il ne renie pas son ADN, qui a fait son succès durant toutes ces années. Il conserve les atouts de ses prédécesseurs : performance, légèreté, nervosité, facilité, confort, en ajoutant sur ce nouveau châssis plus de performance et de polyvalence.

le nouvel Axxiome 3 d'Origine Cycles
L’Axxome est fluide et à l’aise sur encore plus de terrains – photo Origine Cycles

Ce nouvel Axxome est avant tout conçu pour les cyclistes à la recherche d’un haut niveau de performances, sans faire de concession sur la facilité d’usage. Son nouveau châssis offre encore plus de polyvalence et de confort. L’Axxome est fluide et à l’aise sur encore plus de terrains, pour filer sur les billards, avaler les cols ou caresser les pavés. Pour l’Axxome, les différences de revêtements ne sont plus un problème, elles sont même un plaisir tant il gomme les imperfections et compose avec le terrain sur lequel il évolue.

Investir dans le produit

La marque nordiste nous explique la vision, faite avant tout de pragmatisme, qui lui permet d’investir majoritairement sur le produit et sa conception. « Chez Origine, nous sommes fiers d’investir directement et massivement dans le produit, notamment dans ces petits détails qui font les grandes différences, cela même sur des éléments très discrets, voire même invisibles comme la qualité des drapages. Nous investissons dans des techniques de moulage très coûteuses. La proportion de notre bureau d’étude est hors norme par rapport à la masse salariale. Cet investissement est possible car nous avons fait le choix de ne pas avoir de dépenses colossales en marketing. Nous sommes par exemple volontairement absents du World Tour. Nous n’avons pas de système de distribution attribuant des marges à chaque intermédiaire. Nous pouvons ainsi concentrer nos investissements dans le produit, en proposant du matériel de pointe sans que le client final n’ait à payer autre chose que le prix de son vélo et de toute la recherche qui va avec. Pourquoi cette vision ? Tout simplement par pragmatisme. L’argent dépensé dans le produit est considéré comme un investissement car il entraîne la satisfaction client, nos clients deviennent nos meilleurs ambassadeurs sur le terrain. Vous avez forcément constaté la puissance de notre communauté. Ce résultat est le fruit de ce travail et cette attention, en respectant le produit, nous respectons nos clients, tout comme en respectant nos clients, nous respectons automatiquement nos produits. L’hyper satisfaction de nos clients est pour nous l’objectif de base. Preuve en est que bon nombre d’entre eux en sont à leur 2ème, 3ème, 4ème vélo Origine, depuis notre création.»

Fabrication Axxome III – Unique Matrix Layup

En 2021, l’Axxome Evo a consacré le carbone UML et les résultats ont tout de suite été impressionnants. Pour mettre au point ce nouvel Axxome, Origine s’est laissé guider par les possibilités offertes par l’UML. Ils ont optimisé la forme des tubes, l’aspect du cadre pour élaborer un moule qui tire le meilleur de l’Unique Matrix Layup.

Contrairement à l’Axxome II Evo, c’est la totalité du moule de l’Axxome III qui a été pensé autour de l’Unique Matrix Layup. Le triangle avant était déjà moulé avec le procédé UML, à présent c’est l’intégralité du cadre (triangle avant et triangle arrière) qui sont moulés UML. Le résultat obtenu n’a pas été commandé par une volonté esthétique, mais bien par l’optimisation de l’UML. L’œil du concepteur s’est laissé guider par ce que dictait la technologie. Les formes des tubes, les encombrements aux endroits clefs, sont les fruits d’une modélisation prenant en compte l’optimisation de l’UML en respectant la mécanique des fluides.

le nouvel Axxiome 3 d'Origine Cycles
Le résultat au roulage est encore plus vif et dynamique… photo Origine

Le résultat au roulage est encore plus vif et dynamique, avec une capacité de filtration encore améliorée. L’aspect sans aucun artifice ou appendice marketing induit un juste poids. Le résultat est un transfert de watts encore plus net avec un Dynamic Response également optimisé. Pour rappel le dynamic response est l’effet de retour du cadre, comme si vous tendiez un arc et que vous le relâchiez, l’énergie est restituée. Le Dynamic Response, c’est la parfaite gestion de la nervosité avec une vitesse de retour contrôlée grâce à la subtilité du sens de drapages des fibres de carbone.

« Dans notre laboratoire, nous avons pu mesurer que l’Axxome III filtre 12% de vibrations en plus ».

Département Conception et Recherche d’Origine Cycles

Le coup de pédale encore plus efficace sur tous les types de revêtements.

“Pour encore plus de confort , l’Axxome III accepte des pneus jusqu’à 35 mm, de quoi élargir son terrain de jeu et réinventer la pratique du vélo de route “.

Origine Cycles
l'Axxome III
L’Axxome III filtre 12 % de vibrations en plus – source Origine

A l’origine : confort et performance

Le Docteur O.TOSTAIN, chirurgien orthopédique consultant santé et ergonomie chez Origine, nous explique : « Si la performance ne se résume pas à la notion de vitesse, de rigidité, elle se rapproche de la définition de l’efficacité : obtenir le meilleur niveau de résultat pour la dépense la plus faible ou la capacité de produire le maximum de résultats avec le minimum d’effort. Parmi les phénomènes responsables de l’inconfort à vélo, les problèmes posturaux et d’ergonomie peuvent être à l’origine de douleurs articulaires, de tendinopathies par hyper-sollicitation ou par étirement. Ils s’ajoutent aux possibles causes intrinsèques d’inconfort liées à la conception d’un cadre, en particulier ses capacités d’absorption, sa capacité de déformation (rigidité/souplesse) et bien sûr sa géométrie. L’inconfort a des répercussions biomécaniques à court et long terme, et se traduit par une baisse des performances objectives : pédaler efficacement et longtemps ne peut s’entendre que sans douleurs. En partant de ce postulat, on peut mathématiquement affirmer que la performance découle du confort. Les recherches en termes d’ergonomie, de biomécanique et l’étude des données anthropométriques appliquées au positionnement du cycliste et au réglage de son vélo nous fournissent de nombreuses données. J’ai trouvé une approche unique chez Origine, car c’est la seule marque à l’échelle industrielle à proposer pour chaque niveau de gamme, pour chaque client un vélo adapté et réglé selon son anatomie, sa forme physique, ses ambitions et ses objectifs, mais aussi ses faiblesses ou pathologies. Déterminer la position idéale en prenant en compte l’ensemble de ces données est essentiel pour la prévention des blessures et permet d’améliorer les performances. »

le nouvel Axxiome 3 d'Origine Cycles
Photo Origine Cycles

Et parce qu’un vélo n’est pas seulement une résultante de graphiques et de chiffres, parce qu’un vélo vit, se pilote, se faufile, tourne, s’arrête, repart, Origine a porté une attention particulière à la maniabilité et à la sécurité. “Trouver le bon équilibre entre stabilité dans une descente de col et maniabilité pour slalomer en ville quand vous rentrez de votre sortie est un véritable exercice que nous appliquons sur chacun de nos vélos, l’Axxome ne déroge pas à cette règle. Toujours sur le plan de la sécurité et de la maniabilité, l’intégration développée avec le Fraxion, n’est pas juste une intégration mais un système ultra fluide. Vous pourrez ainsi lever sereinement les bras pour célébrer vos victoires, lâcher les mains du guidon pour vous ravitailler, sans point dur dans la direction, sans mécanisme lourd et difficile d’entretien”, précise le communiqué de presse Origine.

Deux cadres Origine Axxome, 2 philosophies avec une seule exigence de performance

Le moule ayant été optimisé pour l’UML, Origine a également fait évoluer le moulage EPS. Les 2 procédés étant cousins, le travail autour de l’UML a fait évoluer l’EPS. La performance ne vaut que si le matériel est adapté à une pratique, ainsi les besoins seront différents d’un cycliste à l’autre, la performance attendue ne sera pas la même en fonction des pratiquants et des terrains de jeu. Chez Origine, il n’y a pas de niveau de gamme, mais uniquement des cadres qui correspondent aux besoins. Ils ont mis au point l’Axxome GTO, pensé pour les cyclistes privilégiant l’endurance et souhaitant conserver en toutes circonstances cette facilité, malgré les heures de selles et les revêtements différents. L’Axxome GTR, pour sa part, possède un Dynamic response focalisé sur l’explosivité. Origine conserve le CCT+ qui est ce triangle arrière formé d’un seul tube continu depuis le boîtier de pédalier, qui vient compléter la recette appliquée aux Axxome GTR et GTO.

Géométrie Axxome III

Géométrie de l'Axxome III

Spécifications techniques

  • Poids Cadre Axxome GTR : 854 g
  • Boitier BSA : 68 mm
  • Jeu de direction haut : IS52 / 28.6
  • Jeu de direction bas : IS52 / 40
  • Tige de selle : Ø27.2
  • Section max. pneumatiques : 700×35
  • Disque AV : 180 mm ou 160 mm
  • Disque ARR : 160 mm
  • Serrage de selle intégré
  • Routing interne

Découvrez la nouvelle version de l’Origine Axxome III dans cette vidéo :

Niveau disponibilité, dès le 15 juin à 18h il sera possible de le commander avec une livraison 6 à 8 semaines.

Plus d’informations sur le site d’Origine Cycles.

Les femmes qui font du vélo viennent-elles de Vénus ?

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Lael Wilcox

La lecture du livre de Juliana Buhring “Tracer sa route” m’a fait réfléchir aux réactions des derniers machos des pelotons face aux performances des femmes. Si l’homme d’aujourd’hui admet volontiers que les femmes à vélo c’est super chouette, certains (même parmi les jeunes) pensent encore « à condition qu’elles soient derrière ! ». Les exploits féminins étonnent : c’est pas possible, il y a un truc ! De quelle planète viennent-elles ? Peut-être de Vénus ! Se faire devancer par une “nana” dans une épreuve cycliste ou simplement se faire déposer dans une bosse, est difficilement admissible pour beaucoup d’hommes. (photo de Bikepacking.com) Lael Wilcox sur la Trans-Am parcourt en moyenne 378 kilomètres par jour pendant 18 jours.

Fiona Kolbinger sur la TCR 2019
À 24 ans, et sans véritable expérience en ultra distance, Fiona Kolbinger aura rallié Brest depuis Burgas, en Bulgarie, en 10 jours et 3 heures… alors que beaucoup des 265 participants seront encore à mi-course – photo : James Robertson

Certains ont mal digéré, par exemple, les performances de Lael Wilcox qui a remporté la Trans-Am Bike Race en 2016, puis celle de Fiona Kolbinger, qui termine première de la Transcontinental Race en 2019, ou encore de Laurianne Plaçais sur le Bikingman X en 2022, arrivée largement devant tous les hommes. Juliana Buhring n’était pas en reste, car après un tour du monde record en 152 jours sur près de 30 000 km, elle a réalisé aussi de belles performances sur ces épreuves d’Ultra.

Anny Londonderry
Le 25 juin 1894, Annie Cohen Kopchovsky, alias Annie Londonderry, une Américaine d’une vingtaine d’années, se lançait dans une aventure inédite (source GEO)

Le 25 juin 1894, à Boston devant les marches du palais du gouvernement de l’État du Massachusetts, Annie Cohen Kopchovsky, sans un centime en poche, avec pour tout bagage quelques vêtements de rechange et un revolver à manche de nacre, déclara devant une foule d’environ 500 personnes venues l’encourager, qu’elle est sur le point de partir pour faire le tour du monde sur sa bicyclette Columbia. (source Wikipédia). Au 19ème siècle, cette aventurière qui utilisera le sponsoring avant tout le monde, a mis 15 mois pour accomplir ce que Juliana a fait en 152 jours et sans revolver. À lire sur Geo pour en savoir plus

En danseuse éditions Amphora
Le livre de Vicky sur le cyclisme féminin.

Les temps changent, heureusement, et les femmes sont de plus en plus nombreuses à se mettre à faire du vélo. Le Tour de France féminin, qui s’est déroulé l’an dernier dans la foulée du Tour masculin, est une première étape vers un cyclisme moins genré. Cette année, j’ai suivi les courses flandriennes des femmes et je constate, comme pour le foot et le rugby, que les sportives féminines savent faire le spectacle. Pour ceux qui seraient passés à côté de l’info, Vicky Carbonneau a publié un livre “En danseuse” sur ces héroïnes, nous l’avions présenté en octobre 2022.

Là où il existe encore quelques problèmes, c’est lorsque les compétitions sont mixtes et que certaines femmes dament le pion aux hommes… Pour certains “superman de la pédale”, la pilule est dure à avaler. Ils vont jusqu’au déni total, en propageant même de sournoises allusions. Récemment Laurianne a même reçu un curieux message d’un des mauvais perdants du Bikingman X, l’accusant d’avoir utilisé une roue dynamo électrique pour battre les hommes. Il poussait même le bouchon jusqu’à lui dire “Tant que scientifiquement on ne me prouvera pas que ta performance est clean, je me poserais toujours des questions.” Fabuleux ! … En dirait-il autant de n’importe quel homme qui arrivera devant lui lors d’une course, équipé ou pas d’une roue dynamo …

On se souvient de la phrase de Laurent Fignon qui disait « Une femme sur un vélo, je ne trouve pas ça très esthétique. » ou encore Marc Madiot. qui avait sorti cette phrase hallucinante de son chapeau “Une femme sur un vélo, c’est moche !” Au premier cité, voici la cuisante réponse que lui avait envoyée Jeannie Longo : « Toi non plus, sur un vélo, je ne te trouve pas très esthétique. »

Elle n’avait pas tort ! Qu’en est-il de la misogynie primaire des “cyclards” qui voient arriver dans leurs pelotons des femmes qui ont un sacré coup de pédale ?

Ça vous dérange si je suis devant ?

Lorsque j’étais plus jeune, j’ai connu un couple avec qui je faisais du cyclotourisme dans mon club. La femme était venue au vélo par son mari, pour le suivre dans sa passion. Il aurait été footeux, elle aurait sans doute essayé… Elle a commencé sur les “vieux vélos” que son conjoint lui refilait, lorsque lui, il s’en achetait un nouveau. Elle roulait aussi avec ses anciens maillots… Bref, vous voyez le tableau ! Surtout ne riez pas, c’était fin des années 70 début 80 et la liberté sociale de la femme était loin d’être acquise. Au bout de quelques mois, de sorties assidues, sur les routes du Vexin où nous nous entraînions, son coup de pédale souple et régulier faisait de plus en plus souffrir les plus aguerris du club. La sanction est venue lors d’un Brevet de Montagne dans le Velay-Vivarais. Elle s’est envolée sur les pentes des cols et elle a effacé les 4500 m de D+ de la journée, parfaitement à l’aise. Son mari a fini très loin et plutôt dans le dur. Moralité : l’année suivante il avait fait l’acquisition d’un tandem… peut-être pour être sûr qu’elle reste derrière.

Il y a 4 ans, j’ai croisé Fiona Kolbinger au départ du Paris-Brest-Paris 2019. Elle venait de remporter la Trans-Continental Race. Elle a gentiment répondu à Radio Cyclo qui l’a interviewée. Dans une simplicité extrême, elle explique qu’après son arrivée de la TCR à Brest et son retour à vélo vers Paris, elle a eu envie de refaire un aller-retour en Bretagne. Dans son discours empreint de malice, il n’y avait aucune gloriole, d’ailleurs elle a refusé les autres sollicitations médias cherchant plutôt à rester discrète. On imagine mal un homme refuser ainsi les sollicitations médiatiques.

Lauriane une habituée des podiums sur des distances classiques
Un beau podium pour ce Bikingman X 2022 – photo Bikingman

L’an dernier, j’ai interviewé Laurianne Plaçais qui avait dominé sur le Bikingman X un sacré plateau de mecs bien entraînés. Certains fuyaient son regard à l’arrivée, se détournant même pour ne pas la féliciter. Étonné par ce comportement peu sportif, j’ai demandé à Lauriane comment elle avait vécu ça, elle m’a répondu “Ils ne devaient pas être contents de leur course, un homme aurait gagné, ça aurait été pareil…” Sympa Lauriane, mais je ne pense pas : ils seraient plutôt allés boire une bière avec le vainqueur. La suite l’a prouvée, puisque depuis les ragots vont bon train : tu leur fais peur !

Les pédaleurs viennent de Mars et les pédaleuses de Vénus

Ah les clichés ! Fin des années 2000, j’étais allé voir cette pièce à la mode dans un théâtre parisien : Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus… On était tous morts de rire dans la salle devant ce déballage de clichés sans aucun fondement, qui prévalaient à l’époque pour expliquer et même justifier nos différences. Plusieurs millions de spectateurs ont vu ce spectacle, qui n’a pas bouleversé les quotas dans les sphères politiques, ni au sein des entreprises. Vénus planète de l’amour et Mars la guerrière : une fatalité à l’échelle de l’influence des planètes…

Aujourd’hui, je ne suis pas persuadé que cet humour caricaturant nos particularités soit une bonne méthode pour faire progresser les mentalités, au contraire. Pas sûr d’ailleurs que ce qui différencie les hommes et les femmes soit de nature biologique ou astrale. Les explications sont plutôt à chercher du côté du fonctionnement de la société ou des théories religieuses qui peuvent s’additionner. J’ai constaté dans les quelques groupes cyclistes que j’ai tenté d’intégrer, qu’il reste encore du boulot. Je suis résolument pour la mixité des pelotons, il ne faut pas que le vélo devienne un mouvement féministe ou ne soit qu’une expression virile, basée sur le taux de testostérone. L’apport des femmes dans une sortie dominicale a un impact certain et remet en cause bon nombre de comportements. Les femmes cyclistes ne viennent pas de Vénus et nous les hommes, essayons de ne pas nous comporter en Martiens. Le vélo est aussi un moyen de faire évoluer la société.

Sélection matos gravel

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Sélection de nouveautés gravel
Sélection de nouveautés gravel

L’été arrive et vous allez pouvoir découvrir en gravel de nouveaux territoires. Vous avez sans doute des projets… Comme nous le faisons régulièrement, nous avons sélectionné, parmi les nombreuses annonces que nous recevons, des nouveautés qui nous ont semblé intéressantes. Pneus, roues, guidon, sacoche, cuissard… les produits deviennent de plus en plus gravel. Plus la pratique se développe, plus les équipements proposés répondent à ces nouveaux besoins.

Les « Sélections » permettent de découvrir de nouveaux produits selon une thématique précise. Qu’ils aient été simplement repérés lors de leur mise sur le marché ou testés spécifiquement par nos rédacteurs, ils peuvent faire l’objet d’une courte description ou de retours de terrain plus complets.

Hutchinson Touareg chausse du 50

Testé par Laurent

Les pneus Touareg, Tundra et Overide sont désormais disponibles en version 700×50 mm. Cette gamme ouvre de nouvelles opportunités pour un large éventail de cyclistes, des cyclotouristes aux aventuriers intrépides, orientés performance mais accordant plus d’importance au confort. Cette nouvelle dimension encourage le type d’exploration téméraire auparavant réservée aux VTT. Conçus pour l’aventure et une conduite confortable et fiable, quel que soit le terrain. Les constructions sur cette nouvelle section utilisent la même gomme bi-compound que les modèles existants, et une homothétie a été appliquée lors de la conception du profil afin de conserver les mêmes avantages de performance que leurs homologues de plus petites sections. Cela se traduit par une bande de roulement toujours orientée pour le rendement ainsi qu’une fiabilité en termes d’adhérence et de durabilité. La protection tringle à tringle Hardskin est toujours le concept pour faire face aux crevaisons.

Hutchinson Touareg 700×50 mm

Sachant cela, j’ai souhaité tester le Touareg en 700×50 mm, un pneu que j’avais déjà roulé dans sa dimension 650×47 mm lors de mon test du Gravel MW Cycles et Sensah, à l’occasion du tour du Ventoux de More Gravel. Premièrement, sur la balance j’ai pu vérifié le poids de 657 g (contre 640 g annoncés). Ensuite, le montage Tubeless fut facile, comme souvent chez Hutchinson. Puis, à une pression de 2 bar, j’ai pu mesurer une largeur de quasiment 52 mm sur des roues Alsatrade GRV Wavy de 24 mm de largeur interne.
Sur la route, je ne peux ignorer le caractère légèrement bruyant de ce pneu, ce qui n’est pas une surprise au regard du gabarit. Pour autant, ce pneu affiche sur le bitume un rendement acceptable.

Hutchinson Touareg 700×50 mm, ici en test sur un Giant Revolt (photo Laurent BIGER)

Sur un terrain plus instable, je constate un confort de bon niveau, et conforme à un pneu tressé en 127 TPI et au gabarit si généreux. En dessous des 2 bars (ce qui est d’ailleurs impératif), la carcasse travaille très bien et permet d’enrouler aisément la plupart des obstacles. Quelques passages encore boueux démontrent un Touareg jamais piégeur, même si ce n’est pas son terrain de prédilection. Sur des terrains plus durs et plus secs, j’ai beaucoup apprécié ce volumineux pneu, y compris sur des sorties excédant les 100 km. En revanche, la démultiplication de la transmission s’en ressent fortement, au détriment du dynamisme (diamètre total de la roue arrière bien supérieur comparé à un 700×40 mm).

7Mesh RK2 Cargo Bib Short

Testé par Patrick

J’ai testé le nouveau cuissard gravel de type “cargo” proposé par 7Mesh dans cette collection Printemps / Été. Un cuissard cargo léger pour la route et le gravier, avec la technologie coldblack. Une véritable seconde peau conçue pour rouler pendant les sorties les plus longues de la saison. J’apprécie cette marque canadienne que j’ai déjà pu évaluer sur d’autres produits, notamment l’an dernier le short Farside et les “sous-shorts” Foundation. Cette fois, changement de registre : ce cuissard cargo est un modèle “race” dans lequel je retrouve une peau Elastic Interface que j’adore, fine et dense, qui ne transforme pas mon fond de cuissard en “couches pour bébé”. C’est le même modèle de peau que celui récemment testé sur le cuissard Distance de GORE Wear. Me voilà en terrain connu.

Test cuissard 7Mesh RK2
Une sortie de 100 km avec le téléphone dans la poche cargo qui s’est fait totalement oublié – Photo Patrick VDB

Pour commencer, un petit détail sur les tailles. 7Mesh est une marque canadienne, plutôt inspirée du sizing à l’américaine. En gros, ça voulait dire qu’il fallait diminuer d’une taille votre choix, comparativement à des marques européennes. Pour ma part, habituellement habillé en M, je prenais du S chez 7Mesh. Je pense qu’une correction a été opérée car cette fois je suis un peu juste dans le S. De toute façon, avant d’acheter, vérifiez votre taille sur le tableau de correspondance que vous trouverez sur le site.

Poches plaquées

C’est le principe du cuissard cargo. Depuis que j’ai testé les tous premiers modèles du genre chez Rapha à l’époque, j’apprécie ces 2 poches latérales dans lesquelles je glisse ce qui peut m’être nécessaire en roulant. Lors de ma sortie sur les Causses du Larzac, c’est dans cette poche droite que je glissais ma GoPro entre 2 prises de vues en roulant. Une fois calé dans la poche, la caméra et son mini manche ne bougent absolument pas. Pour cela, il faut que le tissu des poches latérales soit fermement élastique pour assurer un bon maintien de leur contenu. C’est le cas ici : le volume et la facilité d’accès sont parfaitement adaptés à l’usage.

Le seul handicap de ce cuissard sera le prix, mais la qualité et la durabilité sont au rendez-vous.

Prix : 250 €

Infos sur le site

Au guidon du Cadex GX

Testé par Laurent

Cadex a récemment dévoilé le cintre GX, doté de formes adaptées au Gravel, avec un flare de 16 degrés, un outsweep de 5 degrés et une partie basse rallongée de 40 mm pour un contrôle accru. La section supérieure est en forme de D, associée à un backsweep de 5 degrés, censé amené plus de confort. Le reach est de 70 mm et le drop de 115 mm. Ceci afin de basculer rapidement dans une position plus basse lorsque la situation l’exige. La construction est faite d’une seule pièce (au lieu d’un assemblage de trois parties habituellement), ce qui augmente ainsi la résistance, tout en gagnant un peu de poids. Là-dessus, la superposition de fibres de carbone T800 et T1100 qui composent ce cintre permet d’arriver à un poids de 190 grammes pour une taille de 420 mm.

CADEX
Cintre Cadex GX et guidoline Cadex AR

A l’usage, j’ai pu tester ce cintre dans sa version 440 mm, associé à la guidoline CADEX AR, spécifique elle aussi au Gravel. Ergonomiquement, c’est une réussite. Les changements de positions sont faciles et rapides. En cela, il faut remercier les valeurs de reach et de drop de ce cintre. Probablement encore plus que le flare, les caractéristiques de reach et drop sont essentielles sur un cintre dédié au Gravel. Le flex, bien réel sur ce cintre GX, permet de filtrer efficacement les vibrations spécifiques à notre pratique.

Cintre Gravel
Le CADEX GX, ici sur un Giant Revolt (photo Laurent Biger)

Enfin, la partie basse rallongée de 40 mm permet d’avoir plus d’aisance dans la préhension dans cette zone, notamment dans les descentes sur terrains accidentés. A noter que la guidoline CADEX AR se démarque par une épaisseur inhabituelle (difficile à monter d’ailleurs), la rendant agréable pour un usage off-road. Pas franchement bon marché, le cintre CADEX GX est malgré tout dans les prix de ses concurrents directs, et pourra ainsi trouver sa place sur des montages haut de gamme.

Roues Crankbrothers Synthesis Gravel

Repérées par Patrick

Nous connaissons tous la marque américaine Crankbrothers pour ses fabuleuses pédales que l’on peut qualifier de “durables” car elles font partie des rares pédales pour lesquelles on trouve des kit de réparation et d’entretien. Cette fois, parlons des roues produites par cette marque et notamment de cette nouvelle gamme gravel disponible en Alu et en carbone inspirée des roues VTT de la marque.

Les nouvelles roues Synthesis Gravel vont cibler les longues distances et les trips aventureux difficiles. Elles sont disponibles en deux options de matériaux : carbone ou alliage. Elles arrivent sur un marché où désormais les marques se bousculent. Pour rivaliser et se démarquer de la concurrence, Crankbrothers s’est inspiré de ses roues de VTT et l’idée derrière le concept utilisé est que les roues avant et arrière ont des exigences spécifiques imposées par le pilotage. La roue avant doit être plus souple pour améliorer la maniabilité en permettant à la roue de se déformer davantage et garder une meilleure adhérence au sol. La roue arrière doit être plus rigide pour supporter les relances et améliorer la stabilité.

Roues Crankbrothers Synthesis Gravel
Photo Crankbrothers

Les modèles en carbone et en alliage sont disponibles en 700c ou en 650b. La largeur de jante intérieure est importante : 26,5 mm pour permettre le montage d’une large gamme de tailles de pneus et un meilleur placement des pneus larges. Crankbrothers recommande officiellement des pneus de 30 à 55 mm, ce qui devrait couvrir le maximum des besoins.

Les moyeux sont dotés du nouveau système d’entraînement à cliquet de Crankbrothers qui a 10 degrés d’engagement et qui est disponible en options de roue libre HG ou XDR. Enfin, les roues avant et arrière sont équipées de 28 rayons Sapim D-Light.

La paire de roues Synthesis Gravel Carbon arrive à un poids très raisonnable de 1544 g (700c). Les versions en alliage sont nettement plus lourdes à 1917 g (700c).

Roues Crankbrothers Synthesis Gravel
Illustration Crankbrothers

Les jantes des roues carbone ont une garantie à vie, tandis que les jantes en alliage sont garanties deux ans.

Tarifs

  • Roue avant carbone : 599,99 €
  • Roue arrière carbone : 899,99 €
  • Roue avant alu : 239,99 €
  • Roue arrière alu : 359,99 €

Infos sur le site de Crankbrothers

Sacoche Missgrape Big Node

Repérée par Matthieu

La sacoche de top tube grand volume Missgrape Big Node est plus longue et offre plus de volume que sa petite sœur la Node Road que nous avions testée lors d’un reportage dans le Luberon. Elle est disponible en 2 versions : avec fixation par vis (convient uniquement aux cadres munis de vis sur le top tube) et fixation par velcro. Elle est idéale pour la pratique de l’ultra distance. Elle conviendra à toutes les formes de cadres et particulièrement à ceux qui ont un design slooping. Le modèle avec fixation par vis offre une grande plage de fixation grâce à 7 positions de trous.

La fabrication est artisanale et réalisée en Italie. Cette Big Node sera idéale pour ranger téléphone, barres alimentaires, batteries, appareil photo.

la sacoche de top tube Big Node de Miss Grappe
photo Miss Grappe

Fabrication légère et ultra durable. Le compartiment intérieur est modulable avec la possibilité de ne faire qu’un compartiment si vous le souhaitez. La matière anti dérapante sous la sacoche évite qu’elle bouge. Sa structure latérale assure sa tenue pour éviter qu’elle se déforme. Le logo réfléchissant apporte une visibilité supplémentaire la nuit.

Caractéristiques

  • Nylon 420 polyester 300 fabric with water-repellent polyurethane resin coating 10,000 water column, tear-resistant with very high mechanical strength.
  • Personalized polypropylene ribbons.
  • Nylon plastic accessories.
  • La Big Node Road bag est fabriquée en Italie et certifiée suivant la norme Reach EC No. 1097/2006. 1097/2006. Longueur : 40 cm
  • Hauteur : 9 cm
  • Largeur : 4,5 cm
  • Volume : 1,8 litres
  • Poids : 186 grammes

Prix : 96 € (fixation par vis) et 99 € (fixation velcro)

Infos sur le site de Missgrape

 Le ROX 12.1 EVO de SIGMA SPORT 

Repéré par Matthieu

SIGMA présente le ROX 12.1 EVO, un nouveau compteur GPS qui permet de profiter pleinement de toutes vos sorties sur route, gravel, city/trekking, VTT ou en VAE. Grâce à ses nombreuses fonctions de navigation sur carte, le ROX 12 .1 EVO vous conduira sur le meilleur itinéraire pour vous mener à destination en toute sécurité. Il enregistre de nombreuses données, pour vous permettre d’analyser votre sortie en détails à tout moment. “Le ROX 12.1 EVO est l’EVOlution de notre compteur ROX 12.0, maintes fois primé”, rapporte Daniel Conka, Senior Product Manager chez SIGMA.

Compteur Sigma ROX 12.1 EVO
Photo Sigma

Navigation

Que vous souhaitiez aller faire du VTT dans la colline ou prévoir un périple de plusieurs jours en gravel dans la montagne, le ROX 12.1 EVO vous propose de multiples fonctions de navigation pour vous guider de manière fiable jusqu’à votre destination. La cartographie, au style propre à SIGMA, met en évidence les voies cyclables et les pistes et vous dirigera toujours sur le meilleur itinéraire, quelles que soient votre position, votre pratique et vos préférences de parcours. Des cartes du monde entier et des mises à jour régulières peuvent être téléchargées gratuitement via WiFi. 

Compteur Sigma ROX 12.1 EVO
Photo Sigma

Avec le ROX 12.1 EVO, la planification des tours est facilitée. Le choix vous est offert entre trois itinéraires différents (itinéraire recommandé, le plus simple et le plus court) et vous pouvez même définir individuellement vos préférences de parcours. Pendant le trajet, le ROX 12.1 EVO affiche clairement l’itinéraire et les indications virage par virage sur son écran transflectif de 3 pouces et prévient du changement de direction imminent par une fenêtre pop-up et un signal sonore. Les tracés peuvent être facilement créés directement depuis le ROX 12.1 EVO, le SIGMA DATA CENTER ou l’application SIGMA RIDE. Ils peuvent également être importés depuis des portails tiers tels que Strava et Komoot ou téléchargés en tant que fichier .gpx dans l’application SIGMA RIDE. Les tracés peuvent alors y être consultés à tout moment de manière claire, synchronisés avec le ROX 12.1 EVO et lancés. 

Interface utilisateur intuitive

Compteur Sigma ROX 12.1 EVO
Photo Sigma

Ses cinq boutons, son écran tactile et son design moderne et épuré rendent l’utilisation du ROX 12.1 EVO simple et intuitive. La typographie optimisée assure une très bonne lisibilité. Le menu bref et le menu des favoris sont rapidement accessibles d’un simple balayage de l’écran. La performance de l’appareil rend l’affichage de la cartographie très fluide et agréable. Le changement d’affichage, le zoom avant et arrière, ou encore le calcul et le re-calcul d’itinéraire sont très réactifs et fluides. Si la connexion avec le Smartphone est établie, les smart notifications s’affichent sur le ROX 12.1 EVO pendant le trajet. Les appels, messages et e-mails entrants sont automatiquement indiqués à l’écran. Les messages peuvent même être lus directement sur le ROX 12.1 EVO, et si vos amis et votre famille vous envoient des emojis pour vous motiver, ils s’afficheront également à l’écran. 

Statistiques et Live Segments Strava 

L’analyse des données s’effectue au choix sur le ROX 12.1 EVO ou sur le Smartphone. Grâce à une connexion Bluetooth, vous pouvez transférer vos données du ROX 12.1 EVO vers l’application SIGMA RIDE et ainsi les analyser en détails et garder un oeil sur vos statistiques des dernières semaines, des derniers mois ou même des dernières années. L’application SIGMA RIDE, compagnon intelligent du ROX 12.1 EVO, vous permet en plus de personnaliser votre compteur encore plus facilement, de gérer vos tracés importés de différentes plateformes et de les transférer sur le ROX 12.1 EVO. En plus des profils graphiques par valeur, par exemple pour la puissance ou la fréquence cardiaque, une carte thermique affiche en différentes couleurs vos performances sur le parcours. Vous pouvez rapidement partager vos données sur vos réseaux sociaux ou communautés sportives favoris.

Tarifs

ROX 12.1 EVO – Night Gray – Basic : 379,95 €
ROX 12.1 EVO – White – Basic : 379,95 €
ROX 12.1 EVO – Night Gray – Set : 479,95 €
ROX 12.1 EVO – White – Set : 479,95 €

Infos sur le site de SIGMA

Café du Cycliste Bikepacking

Repérées par Patrick

La marque niçoise, bien connue pour ses idées avant gardistes dans le domaine de l’équipement du cycliste, lance sa collection de bikepacking. Cette gamme de sacoches, conçues pour explorer, sera disponible dès le 23 juin pour un tarif allant de 45 à 170 euros. Elles pourraient bien vous donner envie de rouler un peu plus loin et un peu plus longtemps. Vous voulez vous lancer dans une expédition à vélo, mais vous ne savez pas par où commencer ? Cette gamme de sacoches de bikepacking fera naître en vous une envie d’aventure.

Café du Cycliste bikepacking
photo Café du Cycliste

L’amour des voyages à vélo, des aventures à travers le monde et des expéditions dans nos montagnes de l’arrière-pays niçois inspirent cette collection complète et polyvalente. Imaginée pour les longues sorties de plusieurs jours ou les plus courtes à la journée, Café du Cycliste répond à vos besoins en proposant un kit complet de sacoches robustes et spacieuses au design épuré.

Sur les chemins ou routes, tout se simplifie et se réduit à l’essentiel, à ce qui est important et à ce dont vous ne pouvez pas vous passer. Le nécessaire dont un cycliste voyageur peut avoir besoin tient en effet en quelques litres. C’est ainsi qu’a été conçue cette ligne voyage.

Café du Cycliste bikepacking
Visuels Café du Cycliste

Tarifs

  • Bikepacking saddle bag 170 €
  • Frame bag 100 €
  • Handlebar bag black 60 €
  • Tool saddle bag 45 €
  • Top tube bag 75 €

Disponibles le 23 juin sur le site de Café du Cycliste.

Le Team AMANI : un “espoir” pour le cyclisme africain

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Rencontres avec le Team Amani à Milau
photo Philippe Aillaud

Le projet AMANI est destiné à promouvoir l’inclusion du vélo en Afrique de l’Est. Le mot AMANI, qui est devenu le nom du team, voudrait dire “espoir” dans la langue kiswahili parlée au Kenya et en Tanzanie. C’est également un prénom apprécié dans la partie orientale de l’Afrique et en swahili il signifie “paix”. Les coureurs africains qui portent ce maillot, commencent à se faire connaitre à l’international. Nous avons rencontré quelques membres de l’équipe Gravel à Millau, où ils étaient en stage dans le fief du Team WishOne pour découvrir les terrains de gravel des “Grands Causses”. (photo de couverture Philippe Aillaud)

Le projet AMANI

Rencontres avec le Team Amani à Milau
Dans les locaux de Wish One à Millau – photo Philippe Aillaud

L’Afrique est un vivier sportif en devenir. L’exemple de la course à pied, avec les succès mondiaux des athlètes Kéynians, Éthiopiens… que tout le monde connaît, peut inspirer les cyclistes africains. Ils pourraient accéder eux aussi au meilleur niveau mondial, mais la marche à franchir pour eux est haute. Dans le contexte africain, le cyclisme est moins accessible pour les jeunes que la course. Il faut des vélos, des routes, des structures d’encadrement. C’est pour cette raison que l’on voit très peu de coureurs d’Afrique sur les circuits professionnels, même s’il y a de belles exceptions comme Biniam Girmay, le premier coureur africain à avoir gagné une classique flamande, en mars 2022. Le projet AMANI s’attache à réduire cette injustice en proposant 3 niveaux d’actions définis ainsi :

  • Développer la présence de coureurs africains dans les compétitions internationales ;
  • Organiser des épreuves en Afrique (Migration Gravel Race et Evolution Race) pour faire connaître et développer le cyclisme africain ;
  • Ride on line : un programme de développement d’épreuves en ligne, pour favoriser les échanges entre les cyclistes africains et le reste du monde.
Rencontres avec le Team Amani à Milau
L’inclusivité des coureurs africains dans le monde du vélo passe par les échanges. Ici avec Laurent Brochard du Team Wish One – photo Philippe Aillaud

L’un des principaux objectifs du projet Amani est la sensibilisation. En s’associant à des équipes du Kenya, du Rwanda et d’ailleurs, le projet aide les cyclistes à faire l’expérience de la vie d’un coureur, en s’entraînant et en participant à des courses en Europe, tout en se mesurant aux meilleurs talents internationaux. Unis par l’esprit “Timu Moja”, qui signifie “Une seule et même équipe” en swahili. C’est dans le cadre de ces échanges que nous avons croisé ici à Millau ces coureurs africains. 

Entretien avec Hubert, le Team manager et Evan Wangai, coureur kényan du Team.

Matthieu Amielh a interviewé Hubert, le Team Manager de la Team AMANI et Evan, un des coureurs de la Team dans les locaux de Wish One à Millau.

Migration Gravel Race et l’Evolution Race

Le fait d’organiser également en Afrique de grandes épreuves de gravel participe à ces échanges qui permettront aux cyclistes africains de se confronter à d’autres cyclistes. Ce brassage culturel et sportif est important pour favoriser l’inclusion du vélo en Afrique. Cette année, la Migration Gravel Race aura lieu le 23 juin et la nouvelle épreuve lancée en 2022, l’Evolution Gravel Race, proposée par le projet AMANI suivra en Tanzanie. Cette course démarre le 27 juin 2023 et part du cratère du Ngorongoro situé sur la côte swahili. Il y aura 850 km à parcourir, principalement des pistes, avec 10 000 m de D+.

Rencontres avec le Team Amani à Milau
Victor Bosoni de la Team Wish One qui sera avec les coureurs d’AMANI sur l’Evolution Race – photo Philippe AIllaud

Le jeune Victor Bosoni, du Team Wish One, sera au départ de l’épreuve, il en parle au micro de Matthieu Amielh. “C’est la toute première fois que j’irai en Afrique, ce sera une nouvelle expérience avec le Team Amani“.

Rencontres avec le Team Amani à Milau
LLa puissance des symboles, avec la tête de Lion imprimée ici sur le maillot de la coureuse rwandaise Xaverine Nirere et ce crâne de gnou, logo de la course Migration – photos Philippe Aillaud

Notre rencontre à Millau

Nous avons passé une bonne demi-journée avec les représentants du Team AMANI. Hubert, leur Team manager qui parle français, nous a expliqué le projet. Nous sommes allés ensuite sur le terrain du Causse noir pour rouler ensemble une partie du parcours de la prochaine épreuve du challenge UCI Gravel World Series de la Wish One Millau Grands Causses. Les cyclistes africains ont apprécié les pistes aveyronnaises qui ressemblent, à une échelle plus réduite, aux pistes kenyanes. Pour la faune, ça n’a rien à voir par contre : ici on ne risque pas de rencontrer des fauves à chaque virage 😉 Matthieu a dû s’accrocher dans les roues de ces cyclistes que l’on verra sur des épreuves en Europe et que l’on retrouvera sur l’Evolution Race en Tanzanie.

Soutenu par de belles marques

Le projet AMANI est soutenu par de belles marques. Il était important que les cyclistes africains bénéficient, comme les teams européens et U.S., des meilleurs équipements 2023. Disposer des mêmes matériels que leurs adversaires, permettra aux athlètes de l’équipe de lutter à armes égales lors des épreuves. Focus, Pedaled, Fizik, Vittoria, POC…

Il y a quelques jours, la Team AMANI a annoncé un nouveau sponsor avec Nix Biosensors, une société américaine basée à Boston et fabricant des biocapteurs permettant de surveiller en temps réel son hydratation. Preuve que ce Team attire des marques internationales et rayonne bien au-delà du continent africain.

Infos sur le projet AMANI

L’aventure à vélo selon Deuter

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Nouveauté gravel sacoche deuter Cabezon
photo deuter

Deuter, la marque allemande spécialiste du sac à dos depuis 1898, transpose son expertise au terrain de jeu des cyclistes et dévoile une toute nouvelle gamme de sacoches. Conçues pour être montées sur le cadre, le guidon ou la tige de selle, ces sacoches pour vélo permettent de répartir uniformément le poids pour ne rien perdre ni en équilibre, ni en souplesse sur le pilotage. Imperméables, résistantes…nous vous proposons un coup de projecteur sur le set qui pourrait être parfait pour des aventures sur deux roues, hors des sentiers battus !

Nouveauté gravel sacoche deuter Cabezon
Sortir des sentiers battus – photo deuter

Bien répartir les masses

Pour faire un bon choix de vos sacoche de bikepacking, il faut connaître quelques règles. Si vous débutez, ou si vous voulez en savoir plus, nous vous conseillons de consulter notre petit guide pour bien choisir son équipement de bikepacking afin de vous aider dans vos choix. Une des règles importantes sera de bien répartir les charges sur votre vélo. Tout d’abord il vaut mieux vaut utiliser plusieurs sacs, ce qui permet une répartition équilibrée du poids, plutôt qu’un seul sac qui perturbera l’équilibre du vélo et rendra le pilotage complexe sur les chemins techniques. La série Cabezon répond à cette problématique en proposant trois sacoches : une qui s’insère dans le triangle de cadre, une qui s’accroche sur le guidon et une qui se fixe sur la tige de selle.

Ensemble, elles assurent une répartition équilibrée de la charge. Les sangles résistantes de ces sacs à vélo sont dotées de fermetures Velcro pour un réglage rapide et un maintien sécurisé. La sacoche de guidon est livrée avec des entretoises qui permettent de la monter sur tous les types de guidon. Fabriquées à partir de matériaux légers, ces sacoches répondent à la nécessité de gestion du poids de ces équipements. De plus, la construction en deux parties distinctes : support et contenant, permet un montage et démontage rapides lors des étapes.

Les sacoches

La sacoche de cintre (d’une contenance de 14 litres pour un poids de 600 g) et la sacoche de selle (16 litres pour 580 g) offrent un rangement spacieux avec suffisamment de place pour des équipements tels qu’un sac de couchage léger ou un tapis de sol. Lorsqu’elles ne sont pas entièrement chargées, les sacoches peuvent être comprimées grâce à la fermeture à enroulement et une valve de dégagement d’air.

Nouveauté gravel sacoche deuter Cabezon
Le set Cabezon – photo deuter

La sacoche de cadre, quant à elle, est faite pour contenir les objets plus lourds, en plaçant la charge au centre on conserve le centre de gravité du vélo, un point clef pour garder un bon équilibre. Disponible en version 4 litres ou 6 litres, elle pèse respectivement 145 g et 170 g.

Sur tous les terrains

Nouveauté gravel sacoche deuter
photo Deuter

Qui dit gravel, dit poussière et humidité. Pour répondre à ces soucis d’étanchéité, la nouvelle série Cabezon est fabriquée dans un matériau résistant et imperméable, avec des coutures étanches et soudées. Les fermetures éclair sont recouvertes de TPU pour une protection supplémentaire contre la pluie. L’équipe de conception Deuter a également pris en compte la sécurité. Toutes les sacoches de la série Cabezon sont équipées de détails réfléchissants pour une meilleure visibilité par faible luminosité. Et comme tous les nouveaux produits de Deuter depuis 2020, la série Cabezon est sans PFC.

Voici une petite vidéo présentant la nouvelle ligne de sacoches de bikepacking signées Deuter :

Tarifs :

  • Sacoche de selle 130 €,
  • Sacoche de cintre 100 €,
  • Sacoche de cadre 6L 85 €,
  • Sacoche de cadre 4L 80 €.

Plus d’infos sur le site du fabricant : Gamme bagagerie sacoches et bikepacking Deuter.

Une année complète sur mon Origine Graxx 2 et un 13ème mois en prime

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Un an à rouler sur le Graxx 2 d'Origine Cycles
hoto Philippe Aillaud - version 700 avec roues Ican Aero

Il est rare que nous fassions un retour d’expérience portant sur une aussi longue durée. L’idée est venue de Philippe, notre photographe, qui collabore à Bike Café depuis le début. Il était “amoureux” de son GT Grade, qu’il avait du mal à quitter. Lorsque Matthieu a testé en avant-première cette nouvelle version du Graxx, Philippe a pu rouler un peu sur le vélo de test qu’il photographiait et lui a trouvé les qualités qu’il recherchait pour se décider enfin à changer de monture. Voici, racontée dans cet article, cette belle et grande année d’expérience.

C’est difficile de choisir

J’ai commencé le gravel sur un GT Grade carbon en août 2016. Grâce aux tests réalisés pour Bike Café, j’ai pu rouler sur plusieurs vélos de gravel bien plus modernes, mais aucun n’avait une géométrie et un comportement pouvant le détrôner, ou du moins l’égaler. Ce Grade était un précurseur en la matière et j’avais du mal à lui trouver un remplaçant. Ce ressenti était sans doute lié à mon expérience, beaucoup plus teintée VTT que route.

Néanmoins, ce Grade pêchait par ses dégagements pneumatiques limités et son axe arrière à serrage rapide de 9 mm. Après avoir photographié et testé le Graxx II en mars 2021, l’idée a germé de remplacer mon fidèle compagnon, par ce beau gravel au goût du jour. Le nouveau venu, configuré et commandé en novembre 2021, m’a été livré en avril 2022, le Covid ayant, entre autres, largement perturbé la production mondiale des composants de nos montures.

Configuration

Un des gros avantages de la société Origine, outre les vertus de ses vélos et le rapport qualité/prix, est d’offrir à ses clients la possibilité de configurer leurs futures bicyclettes, tant en esthétique (couleurs, décor), qu’en équipements. On a l’impression de devenir le designer et le mécanicien monteur de son propre vélo.

Mes choix ont été :

  • une couleur unique Zanzibar avec un décor Soft Evo gris ;
  • un groupe GRX810 2x11v avec une cassette 11/32, cintre Richey Venturemax, potence Ritchey WCS et selle Italia SLR Boost Superflow.

Comme j’avais déjà de superbes roues Mavic Allroad Pro Carbon SL en 650b, j’ai obtenu exceptionnellement de les fournir à Origine pour le montage final (la loi ne permettant pas de livrer un vélo incomplet).

Modifications ultérieures

Du Grade, j’ai conservé la tige de selle Canyon S13 VCLS CF qui était une des améliorations que j’avais apportées au GT, pour ajouter un bonus à son confort. Une seconde paire de roues, en 700, est arrivée avec des Hutchinson Overide 38 montés en tubeless sur des Ican Aero 35 carbone (21,5 entre crochets et 1360 g). Lorsque j’ai fait tourné mon compteur des dizaines, j’ai ajouté 2 dents à la cassette : les Ican sont en 11/36 et les Mavic 650 en 11/34. Récemment, suite à un test convainquant, une selle Fizik Vento Argo adaptative accueille mon séant. Des Michelin Power 40, qui sont actuellement en test, figurent sur les photos.

Ce vélo est également une base de tests pour certains produits. J’ai notamment monté la potence suspendue eeSilk de Cane Creek qui a fait l’objet de cet essai. Tout comme la selle Fizik Vento Argo adaptative que j’a définitivement adoptée.

Au compteur

En 13 mois j’ai parcouru 4530 km et gravi 53 500 m avec mon Graxx 2, allant du bon goudron à la piste caillouteuse, avec une préférence pour les petites routes peu entretenues. Eh bien rien ! Aucune crevaison, ni chute (chance ?), aucun réglage, aucune panne. Mon Graxx II m’a toujours ramené à la maison, souvent avec une euphorie certaine, quelquefois dans le tourment, sans pour autant me planter en étant trop exigeant.

Mon avis

Un an à rouler sur le Graxx 2 d'Origine Cycles

Le cadre à l’usage : rendement, confort, polyvalence, peinture résistante, bref : du tout bon. Relire le test réalisé par Matthieu en mars 2021 pour se convaincre de ses qualités.

Le groupe à l’usage : changement de vitesses précis et constant, aucun saut de chaîne et je n’utilise pas la fonction de stabilisation de la tension de chaîne du dérailleur. Les freins sont puissants, tout en étant modulables. En gravel, je préfère les freins Shimano aux SRAM : ils apportent mordant et modularité. En VTT, c’est l’inverse, je trouve les Shimano trop on/off. Dans les deux activités, je suis un adepte convaincu des disques Shimano IceTech, mais je trouve que les modèles Freeza, dotés d’importantes ailettes, offrent trop de prise au vent latéral.

Améliorations

On ne peut s’empêcher de chercher les petites choses qui pourraient encore améliorer ce vélo. Peut-être que la version 3 nous en réservera d’autres.

Une évolution – qui risque d’être importante à cause de son impact sur la fabrication – concerne l’angle de direction qui pourrait être légèrement plus fermé, avec un peu plus de slooping lui permettant d’être encore plus à l’aise et sécurisant sur les terrains rugueux que je pratique dans la région d’Aix-en-Provence et du Vaucluse.

Et pourquoi ne pas le doter de deux vis d’emport pour fixer une sacoche sur le dessus du tube horizontal ?

Étant sensible à la “proue” d’un vélo (je pense à Yeti et à Chiru), pourquoi ne pas traiter le logo “O” d’Origine en impression 3D, bien sûr assorti à la couleur du décor ? Outre l’esthétique, le logo serait toujours visible en cas de nouvelle peinture. Et Origine pourrait commercialiser le logo afin que chaque propriétaire puisse mettre à jour son vélo.

Lien de configuration du Graxx II : https://www.origine-cycles.com/fr-FR/configurateur/velo-route-disque-1742032.html

Prix : à partir de 2 352 € + 60 € d’emballage et transport. À propos de transport, le prestataire choisi par Origine est fiable et le colis, super bien préparé par l’atelier, arrive en parfait état. C’est un élément à considérer, car c’est le premier contact que l’on a avec son nouveau vélo : c’est important.

Lunettes connectées EyeWear Engo 2, pour voir plus loin

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S’il est admis que le port de lunettes est fortement recommandé lors de la pratique du vélo – sans parler de la nécessité d’une correction visuelle – utiliser un modèle embarquant de l’électronique peut sembler anecdotique voire carrément superflu.

En effet, les lunettes EyeWear ENGO 2 que je vous présente sont une version connectée. Enrichie pour afficher des données complémentaires, façon affichage tête haute comme on trouve de plus en plus dans nos véhicules. Alors, est-ce un gadget connecté de plus ? Ou ces lunettes peuvent-elles apporter quelque chose à notre pratique vélo ? La réponse dans ce test.

Présentation

La découverte de l’objet révèle un form-factor plutôt classique ; même si la version « large » que j’ai reçue est plus haute que la normale. Sur le masque vu de l’extérieur, on remarque à peine le capteur de luminosité, le capteur pour la détection des gestes et un marquage ActiveLook : il s’agit du fabricant de la technologie, qui se trouve déclinée dans d’autres objets ou domaines, professionnels notamment.

L’envers du décor révèle le système de projection, batterie, module Bluetooth, centré autour du nez. On y trouve aussi le connecteur (aimanté) pour la recharge et l’interrupteur on/off. Ce module électronique est annoncé à 6 g ; les lunettes ont été pesées à 41 g (modèle large). A mettre en parallèle avec les 32 g d’un modèle Ekoï ou les 37 g des Sicon Aeroscope, deux modèles avec un masque de surface comparable. il s’agit donc d’un poids étonnamment raisonnable, au vu de l’électronique embarquée ; le modèle standard étant annoncé à 36 g.

Pour le moment, les lunettes Eyewear Engo 2 sont compatibles avec les appareils Apple, Garmin et Android. Ce test s’est réalisé en conjonction avec le Garmin Solar 1040.

Passons au paramétrage, plus que jamais, le smartphone est indispensable avec :

  • Une App ActiveLook pour des paramètres de base ;
  • Une App Garmin Connect pour gérer le GPS Garmin ;
  • Une App Garmin ConnectIQ qui va servir à configurer l’affichage à partir des données du compteur Garmin.

Cette dernière va permettre de gérer les 6 pages de 6 données chacune (au maximum), sur un Garmin Edge 1030, par exemple. Cette opération n’est pas des plus ergonomiques, il faut bien avouer, car le choix d’un champ de donnée se fait par le code numérique qui lui est attribué : par exemple, il faut saisir 2 pour la distance parcourue, 14 pour la vitesse moyenne, etc. Heureusement la configuration par défaut propose 4 pages de données déjà constituées et le tutoriel proposé sur le site est facile à suivre.

Liste des champs de données disponibles.

L’ajout d’un champ dédié sur le Garmin sera également nécessaire pour faire le pont avec les lunettes. Ce champ est une zone informative : état de charge, page de données affichée sur les lunettes et connexion établie.

La zone informative sur le Garmin
La gestuelle de changement de page (cliquer sur l’image pour l’animation)

En piste !

Dès qu’on chausse les lunettes, on remarque visuellement la forme plus proéminente autour du nez. Mais de la même façon qu’on peut être perturbé par l’accroche des branches sur un masque, pour certains autres modèles. Et cette impression s’estompe au fil du temps, car notre cerveau l’a intégré dans son champ visuel. Le poids ne se ressent pas, rien de notable par rapport à d’autres modèles.

Concernant les données, elles sont situées dans ce qu’on nomme la vision périphérique, moins détaillée que la vision centrale, et nécessitant un mouvement des yeux pour une image nette.

Vision centrale et périphérique – source vienne.gouv.fr

Si vous êtes concernés par une correction visuelle pour la vision de près, aucun souci car les données affichées sont situées à un équivalent de 4 m de distance.

Ainsi, lorsqu’on regarde devant soi, l’affichage se devine, mais ne gêne absolument pas la vision de la route. Si l’on veut consulter les données, il suffit de tourner les yeux vers la zone dédiée. Un geste devant l’écran à quelques centimètres permet de changer de page de données. La dernière page est vide, ce qui met en veille l’affichage ; un autre geste réveillera l’affichage. L’autonomie est annoncée à 12h, ce que mes sorties ont confirmé (41% de consommation de batterie pour 6h30 d’usage lors de ma plus longue sortie).

Alors, au final ?

Nous avons affaire à un bel objet, à la qualité optique certaine, au port agréable. La spécificité de la technologie se fait oublier, bref une belle paire de lunettes. On regrettera cependant l’exclusivité avec Garmin, même si on peut espérer d’autres partenariats à venir avec les acteurs majeurs du secteur.

Mais le plus gros manque est surement coté navigation : aucune donnée liée à ce domaine (annonce du changement de direction, distance de la prochaine intersection, etc.) n’est disponible, alors qu’Engo avait prévu cette fonctionnalité pour la fin 2022.

Moi qui adore rouler le nez au vent à profiter du lieu que je traverse – même si j’y passe chaque semaine – c’est le type de proposition rêvée : pouvoir bénéficier du guidage sans quitter le paysage des yeux.

Bref, un objet séduisant, à la finition parfaite, au fonctionnement maitrisé, mais qui manque hélas de contenu. Ce qui le cantonne – pour l’instant – aux afficionados de la performance ou aux compétiteurs affutés pour suivre vitesse moyenne, puissance développée, etc.

J’ai aimé

  • Le confort ;
  • La qualité optique ;
  • L’affichage se fait oublier, le champ visuel est libre.

J’aimerais

  • Des données de navigation ;
  • La compatibilité avec le radar Varia ;
  • Une ouverture à d’autres fabricants de compteur.

Prix : 329 €

Page produit sur le site EngoEyewear

Nature is Bike : ouverture dans 15 jours !

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Nature is Bike Festival Gravel Angers 2023
Sportivité mais aussi convivialité sur les épreuves gravel du festival Nature is Bike ! Photo : Fabien Boukla.

Nature is Bike, festival du gravel et de l’aventure à vélo, de l’ultra à la découverte, vous donne rendez-vous, pour sa troisième édition, du 16 au 18 juin 2023 à Angers. 

Nature is Bike Festival Gravel Angers 2023

Cet événement vous invite à vivre un week-end à vélo tous publics dans l’esprit gravel et vélo d’aventure : passion, exploration de territoires, partage et reconnexion à la nature avec une bonne dose de convivialité.

Nature is Bike : un festival de 7 épreuves gravel

Sept épreuves & aventures sont au programme avec un point de ralliement unique : le Village, implanté au Lac de Maine à Angers, au plus proche du cœur de ville.

Nature is Bike Festival Gravel Angers 2023
Nature is Bike, 3e édition, change de site cette année. Le village exposants et d’accueil sera présent pendant 3 jours sur le Lac de Maine.

1. La Gravel of Legend Legendre

L’épreuve phare de la manifestation revient avec un nouveau parcours entre Arromanches-les-Bains et Angers avec un passage en Bretagne. L’épreuve, avec son départ mythique des plages de Normandie, symbolise le débarquement du Gravel en France. Distance : 320 km et 2 500 m de D+.

Infos et inscriptions : Gravel of Legend Legendre.

2. La GOLD (Gravel Of LegenD) Specialized

Elle vous permet de prendre part à l’épreuve phare du week-end avec une pause bikepacking. “Vivez l’aventure GOLD BIKEPACKING SPECIALIZED en totale autonomie, sans aucune assistance, avec votre équipement au complet (nourriture, boissons, vêtements cyclistes et équipements de camping, matériel et outils de réparation pour la gestion des pépins mécaniques…).” précise le site Internet de l’épreuve

Infos et inscriptions : GOLD Bikepacking Specialized.

3. La Race 200 Panaracer.

Pour sa 3ème édition, Nature is Bike a été sélectionné par Klassmark parmi les meilleurs événements Gravel mondiaux pour la Gravel Earth Series. La Race 200 en sera la seule épreuve française et la seule course au programme du Festival Nature is Bike. La Race 200 est une épreuve cycliste Gravel sur une distance ultra de 200 km en semi-autonomie incluant des sections « Spéciales » chronométrées donnant lieu à un classement, et reliées entre elles par des liaisons non chronométrées.

Distance : 200 km. 1 400 m de D+

Nature is Bike Festival Gravel Angers 2023
En file indienne sur le départ d’une épreuve Légend… aire ! Photo : Fabien Boukla.

Infos et inscriptions : Race 200 Panaracer.

4. La Gravel 100 DT Swiss

Amateurs de Gravel, la Gravel 100 DT Swiss est une rando sportive de 100 km et 690 m de D+ faite pour vous. Un parcours aux trois-quarts constitué de chemins de pur gravel et de sentiers en terre.

Distance : 100 km. 690 m de D+

Infos et inscriptions (jusqu’au 8 juin) : Gravel 100 DT Swiss.

Bike Café avait participé à cette épreuve en 2022, revivez l’ambiance !

5. La Gravel 50 Ecouter Voir

Il s’agit d’une épreuve réservée aux néo-pratiquants. La Gravel 50 est une rando sportive 100 % Nature is bike, à partager entre amateurs de Gravel et adeptes du VTT. Le parcours est aux trois-quarts constitué de chemins de pur gravel.

Distance : 50 km. 280 m de D+

Le pitch de l’organisation : “Entre Loire et bocage, roulez sur des sentiers où forêts et étangs se succèdent jusqu’à la Possonnière ; puis affrontez les coteaux de la Loire, avant de rejoindre Angers et le Gravel Festival au Lac de Maine. Une halte « ravito » va ponctuer le parcours pour recharger les batteries, et passée la ligne d’arrivée au cœur du Salon du Gravel et de l’aventure à vélo, partagez l’aventure entre riders de la Gravel 50 et de la Gravel 100 autour d’un bon « breuvage » spécial « Nature is bike ».”

Nature is Bike Festival Gravel Angers 2023
Les parcours seront très variés, entre bords de rivière, sentiers forestiers et traversées de terrains champêtres. Photo : Leonard de Serres.

Infos et inscriptions (jusqu’au 8 juin) : Gravel50 Ecouter Voir

6 et 7. Festive40 et 30 Cesbron Véloland

C’est la randonnée cycliste de Nature is bike « à la cool » avec des haltes gourmandes de dégustation, déclinée en deux versions : 40 km d’un parcours « off road » pour riders en Gravel et VTT ou 30 km « on road » pour VAE et tout type de vélo. Une rando cycliste gustative en toute convivialité, entre Maine et Loire, depuis le Lac de Maine jusqu’à l’insolite Ile de Béhuard, le spot idéal pour admirer les coteaux de la Loire avant de traverser le vignoble.

Distance : 40/30 km. 200 m de D+

Infos et inscriptions (jusqu’au 8 juin) : Festive40 Cesbron Véloland et Festive30 Cesbron Véloland.

8. Les secrets de Ramsar

Le dimanche 18 juin 2023, une nouvelle aventure ludique à vélo vous est proposée, pour vivre une exploration au cœur des Basses vallées angevines. Pour cette 2e saison : trois parcours au départ du Lac de Maine, des épreuves et une aventure à vivre en couple, en famille ou entre amis au cœur des Basses vallées angevines, zone classée Natura 2000.

Votre objectif : percer les secrets de Ramsar et découvrir la créature mystérieuse des Basses vallées angevines au travers de nouvelles épopéesmêlant observation, réflexion, sport et expérimentation. 

Infos et inscriptions (jusqu’au 15 juin) : Les secrets de Ramsar.

Un salon du gravel festif et grand public

Au programme : du gravel sous toutes ses formes, de l’ultra distance au bikepacking en passant par la découverte Gravel et VTT, l’initiation au vélo et au vélo à assistance électrique, l’aventure à vélo avec « Les Secrets de Ramsar » à vivre en famille ou entre amis le dimanche, le village en accès gratuit avec forum, ateliers, soirées et le salon du gravel et de l’aventure à vélo réunissant les plus grandes marques d’équipementiers vélo, constructeurs vélo et loisirs outdoor.

Avec un salon, un forum, des animations, des soirées mais aussi des zones de test, le Village du Festival Nature is Bike, c’est LE lieu de rencontre et de partage des fans de gravel et d’amateurs de découverte à vélo.

Accès gratuit au village du vendredi 16 au dimanche 18 juin 2023 – Lac de Maine – Angers

Horaires d’ouverture du Village :

  • Vendredi 16 juin 2023 de 14h à 19h
  • Samedi 17 juin 2023 de 9h à 2h
  • Dimanche 18 juin 2023 de 9h à 19h
Nature is Bike 2022
En 2022, Bike Café avait rencontré le néo-cadreur Aloueta, basé près de Chambéry. Photo : Bike Café.

Le festival s’inscrit pleinement dans la démarche écoresponsable de Destination Angers au cœur du territoire angevin bénéficiant d’un équilibre entre ville et nature.

Bike Café est partenaire de l’événement depuis la première édition, a participé aux tables rondes du gravel chaque année et a été à la rencontre de ses abonnés l’an passé avec un grand stand privilégiant les moments de partage et présentant aussi sa collection de produits dérivés. Revivez l’édition 2022 du festival gravel Nature is Bike !


Angers est aussi la première ville verte de France, notamment pour la biodiversité. Le territoire angevin, reconnu pour sa douceur, est le terrain de jeu idéal pour tous les cyclistes, baroudeurs et amateurs de découverte. Rendez-vous du 16 au 18 juin à Nature is Bike, nous espérons que vous avez noté les dates !