Lorsque que Christophe Aubonnet m’a contacté pour me parler du projet Whatt For Now, je dois dire que je n’ai pas immédiatement compris le concept. Alors nous nous sommes dit que, plutôt qu’une longue discussion par téléphone, ce serait mieux de se voir pour parler de Whatt For Now devant le vélo. J’en ai même profité pour faire quelques ronds au guidon de cette curieuse machine dans le quartier.
Ce serait mieux de se voir pour parler de Whatt For Now devant le vélo … photo Philippe Aillaud
Le vélo électrique ré-inventé
Le projet a démarré il y a 4 ans, pour l’équipe de passionnés d’outdoor qui sont derrière Whattfornow. “Le vélo électrique, de façon générale, intrigue ou amène des solutions très intéressantes pour pas mal de gens. De notre côté nous avons voulu donner une perspective assez sportive et musculaire à notre projet, qui ne ressemble pas aux autres“, explique Christophe. Je regarde le vélo, et effectivement, il ne ressemble à rien de connu, en dehors du fait qu’il possède 2 roues, un cadre, un guidon, une selle …
On remarque un premier truc bizarre : il a 2 transmissions … photo Philippe Aillaud
Après ce survol général on remarque un premier truc bizarre : il a 2 transmissions … Ce concept vélo “recto / verso” est original : il présente un flanc musculaire et l’autre électrique. Il y a donc aussi 2 roues libres : étonnant !
Le deuxième truc que je trouve bizarre est cet espèce de morceau de mat de bateau qui constitue le tube de selle. On n’est pourtant pas sur le Vendée Globe, mais bien posé avec nos deux roues sur terre. Cette poutre aéro, qui m’avait parue moche sur les photos du site, est finalement (en vrai), agréablement intégrée au cadre.
On n’est pas sur le Vendée Globe, mais bien posé avec nos deux roues sur terre … photo Philippe Aillaud
Elle n’est pas installée là, parce que le designer est fan de voile. Sa présence tient au fait qu’elle dissimule une batterie d’un modèle propriétaire au vélo. Cette batterie d’une capacité de 192Wh, vient se loger là : au-dessus du moteur et du pédalier. Cette disposition constitue l’objet d’un premier brevet déposé par What for now, qui permet de placer le poids au plus près du pédalier afin de garder au vélo un équilibre des masses intéressant pour le comportement du vélo.
La selle est posée sur un chariot qui pivote pour permettre d’accéder à la batterie – photo Philippe Aillaud
Elle cache également le système de selle télescopique que l’on peut régler au guidon. La selle et son chariot se basculent pour introduire la batterie que l’on pourra charger hors du vélo. Tout ça est bien fait et parfaitement intégré.
Sur ce modèle typé gravel la “gâchette” est dans le shifter de gauche – photo Philippe Aillaud
Le dernier petit truc qu’on ne remarque pas immédiatement, est ce que Whatt for now appelle la “gâchette”. Expression parfaitement imagée car dès qu’on grimpe sur le vélo et qu’on l’actionne elle permet de “flnguer” tout le monde au démarrage. Le vélo jaillit pour atteindre ses 25 km/h légaux en 3,5 secondes.
Il y a 3 niveaux d’assistance avec la possibilité de choisir une régulation de la vitesse comme sur les voitures – photo Philippe Aillaud
La double transmission
Une double transmission avec la mise en oeuvre de l’électrique via une gâchette fixée sur le guidon – illustration Whattfornow
Sur les vélos électriques classiques la transmission et la force musculaire et l’apport du moteur électrique sont couplées. Les forces réunies actionnent un seul et même pédalier.
Ce concept vélo “recto / verso” de la Twin Transmission est original – photos Philippe Aillaud
Dans la technologie “Twin Transmission” les transmissions sont dissociées. La première est connue de tous : c’est celle dont on dispose sur les vélo classiques. Ce vélo conserve la possibilité de pédaler naturellement, car la plus grande autonomie sera toujours celle de nos jambes. La seconde est celle qui est commandée par la gâchette et permettra de déclencher le boost du moteur électrique et l’activation de l’hybridation du vélo.
Le cadre a été dessiné par Léo Choisel, avec Antidote Solutions, pour intégrer la technologie Twin Transmission … photo Philippe Aillaud
Pour intégrer ce système il fallait concevoir un cadre. Il a été designé spécifiquement par Léo Choisel, avec Antidote Solutions, pour intégrer la technologie Twin Transmission. Le cadre HTT.1 du WhaTT disponible en 2 tailles (S/M et L/XL) vise maniabilité et efficacité au pédalage ou au Coup de boost.
La géométrie du cadre commun au 3 modèles.
La géométrie du cadre présente un angle avant assez ouvert ce qui devrait rendre ce vélo stable dans les descentes. L’empatement s’en trouve allongé. Le stack indique une position plutôt haute sur le vélo et le reach indique un recul par rapport aux cotes classiques en gravel.
Le poids est relativement contenu (entre 15 et 17 kg selon les montages), même si on espérait mieux lorsqu’on est en musculaire. Ce sera toukours mieux que les VTT élec qui sont entre 20 et 25 kg. Les roues de 27.5+ à l’arrière et 29 à l’avant, optimisent sécurité, confort et rendement.
Côté fiabilité toute cette technologie pourrait effrayer, mais les vélos tournent déjà depuis plus de 2 ans. L’homologation a été obtenue cet été et les ventes ont commencées auprès de distributeurs. “On est basé près d’Annecy et on s’appuie sur la distribution classique. Ce sont eux qui assurent la mise en route et le premier niveau d’assistance et de maintenance. Pour le stade suivant concernant un problème moteur ou batterie c’est Whattfornow qui prend le relais et assure un dépannage en 72 heures garanties“, précise Christophe. Il faut savoir que l’électronique du système, via une connexion bluetooth avec une appli mobile, permet de connaître l’état du sytème. On pourra même envisager un auto-diagnostic à distance dans le futur.
3 versions
Depuis le mois de juillet le vélo est commercialisé et disponibles en 3 versions :
Le TT player … plutôt pour aller jouer sur du tout terrain avec sa fourche ROCKSHOX Revelation RC 29” BOOST™ 15×110 debonair 140.
Le TT Cross Road … plus VTC ce vélo a séduit les femmes et les urbains en quête de confort avec une fourche de 120 de débattement.
Le TT Messenger … c’est celui que je verrais bien en version gravel avec sa fourche rigide en carbone et un drop bar.
Now it’s time to Boost … photo Philippe AIllaud
Vous pouvez découvrir ces vélos sur le site de Whattfornow. Les prix vont de 3600 à 4600 selon les équipements. Le niveau d’équipement est plutôt haut de gamme … Un visite sur le site s’impose et pour nous un essai d’une version du TT Messeger “gravelisé” serait intéressant pour apprécier le comportement sur piste et l’autonomie de ce vélo.
Présentation du LV Bike Louis Vuitton et cycles Tamboite
Sur Bike Café, nous vous parlons habituellement de vélos un peu plus rustiques que ce luxueux LV Bike, mais comme vous le savez on n’hésite pas à faire le “grand écart” entre différents types de vélo : en voici la preuve.
Ce vélo est d’une élégance folle et nous ne pouvions passer à côté de cette nouveauté. Il est l’expression d’une collaboration inédite entre Louis Vuitton et Maison Tamboite Paris, qui fabrique des vélos sur mesure depuis 1912. On y reconnait la “patte” du cadreur Hugo Canivenc le cadreur maison. Le luxe et le vélo … pourquoi pas. Par contre, les clients étrangers, fidèles de la marque, auront du mal à repartir leur achat dans l’avion avec : un vélo c’est plus encombrant qu’un sac.
Imaginez-vous un moment, en balade au coeur de la ville, ou lors d’une promenade sur les chemins de campagne, au guidon de cette superbe machine.
Le vélo
C’est une réinterprétation des modèles classiques de Maison Tamboite Paris qui réunit l’exceptionnel savoir-faire des artisans, maroquiniers et ébénistes des deux Maisons.
Le LV Bike réunit l’exceptionnel savoir-faire des artisans, maroquiniers et ébénistes des deux Maisons : luxe et artisanat à la française – – photo Louis Vuitton
Entièrement réalisé à la main et fidèle au savoir-faire de la Maison Tamboite le cadre est en acier allégé, rehaussé d’une finition émaillée ou chromée. L’ensemble inspire robustesse, élégance et confort.
On retrouve les matières iconiques de Louis Vuitton y compris sur le porte-bagage – photo Louis Vuitton
Le plateau en fleur de Monogram et les lignes du cadre formant l’iconique signature « LV » sont autant de clins d’oeil à l’héritage de Louis Vuitton. Tandis que le cuir noble vient habiller l’assise, le guidon et les câbles, on retrouve les matières iconiques de Louis Vuitton soit sur le porte-bagage – dans sa version avec un cadre fermé – ou sur le panier – dans sa version avec un cadre ouvert.
Classicisme et modernité
Fidèle au savoir-faire de Louis Vuitton, le bois vient habiller l’élégant garde-boue et les jantes décorées de la signature Louis Vuitton. La selle, quant à elle, se pare d’un cuir emblématique et elle est équipée de ressorts à absorption de chocs, pour le confort. Afin d’assurer la sécurité du vélo et la sérénité de son propriétaire, un traceur intégré permet par ailleurs une localisation en temps réel à l’aide d’une application dédiée pour smartphone.
Et pour les balades nocturnes, un discret éclairage à LED, à l’avant et à l’arrière, peut être actionné d’une simple pression. C’est un deux-roues conjuguant dynamique et élégance, une création reflétant un savoir-faire exceptionnel transmis au fil des générations.
photo Louis Vuitton
Le vélo est disponible sur commande dans les magasins Louis Vuitton à travers le monde. Décliné en quatre modèles, le LV Bike, doté de deux vitesses à changement automatique, est disponible avec un cadre ouvert ou fermé. Le vélo en Monogram se pare de détails en cuir rouge tandis que la selle – rouge également – arbore l’iconique cuir Mahina perforé de Louis Vuitton. Dans un jeu de contrastes, le modèle Damier Graphite associe des teintes de noir et de gris à une bordure d’un jaune éclatant.
La palette de nos pratiques du gravel est large. Certains se contenteront d’une randonneuse ou d’un cyclo-cross pour sillonner quelques chemins alors que d’autres iront sur des terrains plus hostiles, chercher des voies difficiles. Il n’y a pas d’échelle de valeur entre ces extrêmes, mais simplement un matériel différent qui sera adapté à l’idée qu’on se fait du gravel. Certains diront c’est du VTT, nous serions tentés de dire que c’est simplement du vélo, et l’idée d’une fourche à faible débattement a du sens dans certains cas. Voici l’évolution d’un produit, qui dans ce domaine nous apporte une nouvelle dimension à la pratique du Gravel Bike : la fourche FOX Adventure Cross.
Une 4ème génération
La 4ème génération de la fourche Fox AX gravel bike – photo FOX
40 mm de débattement sur un châssis de 32, de quoi augmenter le confort lorsque ça secoue tout en gardant une bonne rigidité pour un pédalage efficace.
La cartouche hydraulique FIT4 offre trois positions de durcissement de la compression – photo FOX
La 4ème génération de la cartouche hydraulique FIT4 offre trois positions de durcissement de la compression – ouvert, moyen et fermé pour s’adapter aux différentes conditions de la piste.
22 clics supplémentaires de réglages de la compression à basse vitesse en mode Open sont également mis à disposition, couplés à un réglage de l’intensité du rebond.
La fourche Fox AX gravel aime les terrains difficiles – photo Tribe Sport Group
Caractéristiques
Compatible avec les roues 700c / 27.5
Débattement : 40 mm
Déport : 44 mm
Axe Kabolt 100
Conçue pour les disques de freins en 160mm compatible avec les 180 mm
Technologie FLOAT EVOL
T-pivot 1.5 Taper
Largeur maximale de pneumatiques autorisée : 700 x 40c
Ayant fait le constat, dans un article précédent, de l’apparition sur le marché de très gros pneus de gravel, allant de 45 à 60 mm, pour des vélos pouvant les accepter, il est temps désormais d’aller sur le terrain juger en situation réelle des avantages et des inconvénients de cette tendance au “XXL”.
Pour ce premier essai, nous nous sommes focalisés sur deux pneus très différents l’un de l’autre : Le Fleecer Ridge de René Herse et le G-One Speed de Schwalbe. Le premier est une nouveauté, le second un vieux de la vieille. le premier est agressivement cramponné, le second quasi lisse. Tout les oppose : leur prix, leur look, leurs caractéristiques techniques, l’usage pour lequel ils ont été conçus … Espérons que ce test croisé nous fera constater des différences et des écarts qui nous aideront à mieux cerner ce qu’apporte l’usage de pneus XXL.
Au premier plan, un Fleecer Ridge de René Herse piaffe d’impatience. Derrière lui, un Schwalbe G-One, tapi dans l’ombre, attend son heure – photo Dan de Rosilles
René Herse Fleecer Ridge : Le nec-plus-ultra du pneu “Continental Divide”
Le jeune Fleecer Ridge a le sang bleu, vraiment : son père René Herse (anciennement Compass), produit depuis longtemps les pneus les plus huppés du marché ; sa mère, Lael Wilcox, championne Alaskaine d’ultra distance, l’a conçu pour répondre aux exigeants besoins du “Tour Divide”, cette course tout-terrain sans assistance qui traverse les États-Unis du Nord au sud, sur près de 4500 km.
Le petit film protecteur qui recouvre la marque trahit son origine japonaise – photo Dan de Rosilles
Autant le dire tout de suite, cette noble origine se paie : À 72 Euros dans sa version standard [il existe aussi deux autres modèles, “Endurance” (renforcé) et Ultralight à plus de 90€], ce pneu haut-de-gamme intéressera surtout les pratiquants intensifs et très exigeants. Mais l’offre de pneus XXL adaptés au gravel, au bike packing et courses d’ultra distance tout terrain n’est pas pléthorique, et puisque la première qualité de ce pneu est d’avoir été spécifiquement conçu pour ces pratiques de plus en plus populaires, nous nous devions de le tester. Il va sans dire que le prix élevé du pneu a aussi tout simplement piqué notre curiosité : cela se justifie-t-il sur le terrain ?
À 72€ pour 636gr, je vous laisse calculer le prix au kilo – photo Dan de Rosilles
Au déballage, la qualité de fabrication de ce pneu rayonne littéralement. Le petit film protecteur qui recouvre la marque, exactement le même que celui que l’on trouve sur les pneus Panaracer, trahit immédiatement son origine de fabrication japonaise. D’ailleurs, le préventif préconisé pour les pneus René Herse est signé Panaracer. Pour l’anecdote, la composition “hypo allergénique” de ce préventif, du caoutchouc naturel, de l’eau et des micro-billes de coquilles de noix, nous a agréablement impressionné. La gomme du pneu est à la fois douce et dense. Le montage en tubeless sur la jante est un jeu d’enfant, au gonflage le pneu claque aussi joliment que les mains d’un chanteur de gospel.
le préventif Panaracer Seal Smart préconisé pour les pneus René Herse contient du latex, de l’eau et des micro-billes de coquilles de noix – photo Dan de Rosilles
Même si globalement je préfère l’esthétique des pneus noirs à celle des bicolores, le rendu entre les haubans bleus clairs de ma “bombera” Salamandre est du plus bel effet. Les crampons sont hauts, la section plus aiguë que ballon (est-ce de là que lui vient son nom de “crête glacée” ? en fait pas du tout, “Fleecer Ridge” est juste la pire montée sur le parcours du “Tour Divide”), mais les crampons ont des angles doux, un peu comme des bombons, genre pastilles Vichy. Ils sont très proches les uns des autres, je suis curieux d’évaluer les qualités – généralement contradictoires – de motricité et de roulant d’un profil aussi cramponné, nouveau pour moi. Bon, ben… allons-y !
Même si je préfère l’esthétique des pneus noirs à celle des bicolores, le rendu contre le bleu clair du cadre de ma « bombera » Salamandre est du plus bel effet – photo Dan de Rosilles
Pour un test grandeur nature, avec pas mal de kilomètres et les terrains les plus variés possibles, j’ai choisi l’événement Arles-Marseille, proposé début octobre par le club Arles Gravel. Le parcours de cette année permet de patauger quelque peu dans des marécages de la Crau irriguée, d’enfiler pas mal de kilomètres de petites routes autour de Salon de Provence, de filer sur des chemins de terre rouge et de graviers dans la garrigue et sur le plateau de Vitrolles, avant d’attaquer les sévères et caillouteuses pistes du massif de l’Étoile (et un passage sous le sommet).
Arles-Marseille 2020, un événement très exigeant signé Arles Gravel – capture d’écran Strava
145 km effectués à vive allure, qui m’offrent déjà une photographie assez précise du Fleecer Ridge : Le pneu le plus polyvalent que je n’ai jamais roulé, avec un adjectif, qui revient, en filigrane : “sérieux”. Sérieux car conçu par une championne, Lael Wilcox, qui ne laisse pas grand chose au hasard, pour des courses ou l’on ne sait pas vraiment si c’est l’endurance ou la vitesse qui prime ; dans une “Divide”, on doit pouvoir se fier à 100% au pneu, quelque soit le terrain ou la météo ; et bien, je peux affirmer que ce pneu est d’une constance incroyable, il roule vite, il accroche parfaitement, et, chose étrange, il est à la fois ferme et confortable. Sérieux, donc, pas drôle, pas fun, sérieux. Terriblement sérieux. Il n’excelle nulle part, mais il est bon absolument partout.
Ce pneu, c’est du sérieux – photo Dan de Rosilles
N’ayant pu réussir à le prendre en défaut sur ce Arles-Marseille, je décide de continuer le test de façon plus ciblée. D’abord en me concentrant sur des terrains spécifiques, ensuite en chargeant lourdement le vélo, puisque les Divide sont aussi des épreuves de bikepacking. Je reviens sur cette histoire d’opposition entre motricité (accroche) et roulant (rendement) et je m’amuse, sur des parcours très courts, à pousser le pneu dans ses limites. Sur les bords herbeux et humides de la digue du Grand Rhône, le vélo passe, malgré des pentes très raides, sans que la roue arrière ne décroche.
Sur les digues herbeuses et glissantes du Rhône, je teste l’excellente accroche du Fleecer Ridge – photo Anne Fontanesi
Dans la foulée, sur des portions de départementales face au vent, j’arrive à tenir des vitesses au delà des 30km/h sans vibrations ou bruits intempestifs. L’alchimie est complexe, mais René Herse a réussi le bon mix. D’après la communication du fabricant, cela serait dû à “une ingénierie parfaite et un positionnement des crampons selon une logique d’annulation des fréquences révolutionnaire”. J’avoue que je veux bien les croire…
Sur route, le Fleecer Ridge est très roulant malgré ses gros crampons – photo Dan de Rosilles
Cette alchimie existe aussi en matière de confort/appui. Avec un gonflage “moyen”, le pneu paraît plus rigide que d’autres modèles, il tient admirablement en courbes malgré ses crampons ; en même temps, il n’est pas raide, le confort est là même sur de longues journées en selle. Il absorbe et recrache les cailloux, sans pour autant trop se déformer en courbe. La encore, pas de sensations de pilotage extravagantes, de la constance, de la sûreté, du sérieux. Il y a sans doute des spécificités qui échappent à ma compétence quant à la gomme et la structure du pneu. Je n’ai pas de nano caméra pour espionner dans la structure du Fleecer Ridge, je ne suis pas non plus ingénieur en pneumatique, je ne peux donc parler que de mon ressenti de cycliste et de pilote, et j’avoue que j’ai été bluffé.
Le Fleecer Ridge absorbe et recrache les cailloux, sans pour autant trop se déformer en courbe – photo Anne Fontanesi
Certes, comparé au Schwalbe G-One (dont nous allons parler plus bas) et auquel il rend plus de 100 g, le Fleecer Ridge paraît lourd, et les relances sont assez laborieuses : ce n’est pas un pneu pour sprinter ou s’en aller chasser les KOM, ses hauts crampons y sont aussi sans doute pour quelque chose. N’oublions pas que le pneu est quand même conçu pour des pratiques de longue distance. Chargeons donc la Salamandre comme une mule, et vérifions le comportement du Fleecer Ridge en configuration Bikepacking/aventure.
Chargeons donc la Salamandre comme une mule, et vérifions le comportement du Fleecer Ridge en configuration Bikepacking – photo Dan de Rosilles
Avec une pleine sacoche de cadre, une autre pour la selle, deux “cages” lourdement chargées sur la fourche et une sacoche de cintre conséquente, la Salamandre est à l’aise, car elle a été pensée pour ça. Mais vais-je retrouver la constance, le rendement et la fiabilité des Fleecer Ridge avec 15 kg supplémentaires sur le vélo ? C’est sur les DFCI et les single tracks caillouteux des Alpilles que j’ai cherché (et obtenu) la réponse. Avec quelques dixièmes de bars de plus dans les flancs, eut égard à l’augmentation de poids sur le vélo, le pneu est encore à la hauteur de mon premier jugement. Avec stupéfaction, non seulement je n’arrive pas à le prendre en défaut, mais il se comporte exactement de la même façon que lors de mes premiers tests en configuration “légère”.
Vais-je retrouver la constance, le rendement et la fiabilité des Fleecer Ridge avec 15 kg de plus sur le vélo ? – photo Anne Fontanesi
Ce pneu a une très grande réserve, dans le sens où il reste sérieux dans une très grande plage de chargement du vélo. Bien sûr, comme tout tubeless, à une charge donnée les petites variations de pression vont avoir, dans un sens ou dans l’autre, un impact sur son rendement, son accroche… mais contrairement à d’autres modèles de pneus, on va pouvoir retrouver le bon “réglage” avec des charges très importantes sur le vélo. C’est comme si le pneu était extrêmement costaud, tout en étant capable de se comporter avec beaucoup de délicatesse, en toute situation.
Le Fleecer Ridge de René Herse est extrêmement costaud, tout en étant capable de se comporter avec beaucoup de délicatesse, en toute situation – photo Anne Fontanesi
Schwalbe G-One Speed 29 X 2.35, le fun et la patate
2,35 pouces, soit 60mm… La première fois que j’ai vu ces G One Speed sur un vélo Salamandre conçu par Yann Thomas, je suis resté scotché. Certes, j’avais déjà longuement testé plusieurs versions du G-One, mais dans des sections standard. Là on était dans l’excès, la démesure… et c’est ce pneu et son look ravageur (limite provocateur quand on sait qu’il s’agissait d’aller le rouler dans les cailloux) qui m’a donné envie d’acquérir une “Bombera”, un monster gravel Salamandre spécial DFCI, pour y monter ces pneus.
La première fois que j’ai vu ces pneus sur un 29+ Salamandre, je suis resté scotché – photo Dan de Rosilles
C’est en G-One Speed que j’ai commencé à rouler en monstercross, et j’ai utilisé avec plaisir ces pneus longtemps, plusieurs mois et plus de 2000 kilomètres en fait. Pourtant, ils sont initialement prévus pour un tout autre usage que les galipettes dans les DFCI du Gard, d’Ardèche ou de Lozère : Pour les vélos électriques bien sûr, en milieu urbain, sur route et sur le sable. Mais pourquoi donc les amener dans cette galère caillouteuse ?
Les Schwalbe G-One m’ont accompagné sans la moindre anicroche dans des raids de plusieurs jours autour de l’Aigoual – illustration Dan de Rosilles, photos flux Instagram @annefontanesi & @dan_de_rosilles
D’abord, parce qu’ils sont légers et réactifs. Sur route, légèrement sur-gonflés, ils vont très vite, et je me suis souvent amusé de la tronche que faisaient certains routiers en pneus de 23 quand je les doublais avec mon char d’assaut. Aussi parce que légèrement sous-gonflés, ils sont très confortables, surtout avec un vélo chargé, et ils m’ont accompagné sans la moindre anicroche dans des raids de plusieurs jours autour de l’Aigoual, dans les Cévennes …
Sur les cailloux, les Schwalbe G-One sont vifs, réactifs, légers et confortables – photo Dan de Rosilles
Bien sûr, ces pneus atypiques et décalés ont aussi de grosses lacunes : sur la moindre petite flaque de boue, votre espérance d’équilibre ne dépassera pas la milli seconde. Ils ne supportent pas non plus les dévers ; dénués de crampons latéraux, ils décrochent brièvement pour se recaler au fond des ornières côté roue arrière, et côté roue avant il faut négocier les virages serrés dans le gravier comme un traité de paix avec un chef indien : dans le calme, avec sagesse.
Dans la boue, votre espérance d’équilibre ne dépassera pas la milliseconde – photo Dan de Rosilles
Une dernière et étrange particularité découragera sans doute certains cyclistes. À cause de sa bande de roulement très plate lorsque le pneu est peu gonflé, on ressent dans la direction une dynamique gyroscopique, qui remet naturellement le pneu avant dans l’axe après les virages ou lorsqu’on pilote dans une zone en “rigole” (passage étroit et creusé, qui remonte sur les côtés). Cette altération comportementale, fortement perceptible à chaque reprise en main du vélo, s’estompe bien sûr au bout de quelques minutes et peut même être agréable car cela ajoute de la sécurité dans les zones un peu techniques.
La largeur et la capacité de déformation du G-One Speed peut créer des aberrations de comportement – photo Dan de Rosilles
Je suppose que les plus puristes parmi les pilotes de VTT ne s’accommoderont pas de cette étrange spécificité, mais en ce qui me concerne, j’y ai tout à fait trouvé mon compte. Associée aux légères glissades latérales de la roue arrière, cette grande stabilité du train avant m’a beaucoup amusé et m’a aussi permis de progresser, en prenant confiance dans les passages les plus techniques tout en vivant des moments très ludiques.
Finalement, ce qui fait les limites du G-One Speed fait aussi ses qualités – photo Dan de Rosilles
Finalement, ce qui fait les limites de ce pneu bon marché (et en promo en ce moment chez notre partenaire CycleTyres) fait aussi ses qualités. À l’opposée du Fleecer Ridge dont nous parlons plus haut, on a ici affaire à un pneu détourné de son usage initial, limité dans le contexte où on l’utilise, moins polyvalent, mais qui, du coup, offre des espaces un peu imprévus (mais pas trop), où le plaisir dispute au raisonnable. Au delà de la performance pure, du rendement absolu et pragmatique, la pratique du vélo doit aussi rester une affaire de liberté et de ludique ; dans ce domaine, le Schwalbe G-One Speed, a priori utilisé ici à contre-emploi, comblera toutes vos attentes.
Le vélo est une affaire de liberté et de ludique ; dans ce domaine, le Schwalbe G-One Speed comblera toutes vos attentes – photo Dan de Rosilles
D’autant plus que ce pneu ludique est tout à fait fiable. Malgré son poids-plume, sa “SnakeSkin” est solide (Schwalbe est passé maître en la matière) et vous pourrez sans crainte partir loin avec ce pneu, même sur les cailloux les plus acérés. Je n’ai jamais eu la moindre crevaison à réparer sur ce pneu malgré plus de 2000km de gravel engagé, et ce n’est qu’au démontage que j’ai découvert… une épine fichée dans le pneu avant !
Après 2000 km, aucun incident à déplorer, sauf une épine solitaire, découverte au démontage – photo Dan de Rosilles
Le tout et son contraire : la synthèse
René Herse Fleecer Ridge, Schwalbe G-One, nous avons eu la chance de tester deux pneus si singuliers et tellement différents… En fait, cela est très utile, car nous pouvons en tirer des conclusions intéressantes, qui éclairent globalement la question de l’usage de “gros pneus” :
Comme pour les pneus de gravel de taille conventionnelle, les gros pneus répondent à des usages différents selon leurs caractéristiques techniques. Le poids, le type de profil, de gomme… d’un gros pneu sont des critères objectifs qui permettent de choisir sans hésiter tel ou tel modèle selon son (ou ses) usage(s) prioritaire(s).
Quelque soient leurs caractéristiques propres, (tous) les gros pneus sont bien adaptés à un usage longue distance, raid/aventure, aux terrains les plus accidentés et aux vélos chargés. Ils optimisent le confort du cycliste sur la durée sans trop handicaper vitesse et rendement dans le cadre de ce type de pratique.
Le prix globalement assez élevé de ces pneus s’explique par la qualité de fabrication, les investissements en terme de recherche et développement, mais aussi le marché de niche qu’ils occupent et l’engouement actuel du public pour les pratiques et les événements raid/aventure – bikepacking.
L’usage de pneus de grosses sections est un vrai plus en terme de confort bien sûr, mais aussi en terme de performance et de sécurité – photo Dan de Rosilles
En ce qui me concerne, pour ma pratique de gravel sur terrains globalement secs, pierreux et pentus, comme dans garrigue autour d’Arles, mais aussi sur les flancs du Ventoux, de l’Aigoual, dans les Cévennes… l’usage de pneus de grosses sections est un vrai plus en terme de confort bien sûr, mais aussi en terme de performance et de sécurité, car on compense grâce à eux et leur faible pression pas mal d’erreurs de pilotage et les passages techniques sont plus faciles à entreprendre. En ce qui concerne mes raids de plusieurs jours en bikepacking, il n’y a pas d’hésitation possible : j’ai définitivement élargi mes sections de pneus, je refuserais s’il fallait revenir en arrière !
La roue libre BLB Supérieure ... un fonctionnement éphémère
Quelle idée j’ai eue d’aller monter des boyaux sur mon vélo single speed ? … Coluche, m’aurait dit “T’as une maladie des boyaux de la tête …” 😉 C’est pour moi un sacré retour arrière. À la fin des années 70 et début 80, je roulais uniquement sur des boyaux, même en cyclo lors des brevets montagnards. J’ai voulu tester à nouveau ce que çà donne avec des boyaux “nouvelle génération”, costauds et conçus pour la longue distance … Voici le bilan.
Quelle idée ?
Pourquoi ce retour arrière, alors que tout le monde vante aujourd’hui le confort et la résistance des pneus modernes, l’intérêt du tubeless, … ? En fait, et comme toujours c’est la curiosité et l’opportunité, qui m’ont guidé. Et puis, on est sur Bike Café, lieu médiatique où on peut se permettre des articles décalés, qui ne sont pas fabriqués sur la base d’une opération marketing … Alors, quand on se torture les fameux boyaux de la tête autour de l’usage de roues “mono speed”, et que l’on dispose de vieilles roues piste montées sur de superbes moyeux Campa old school, on se lance.
Les roues
Attention c’est du pur rétro … J’ai ressorti la paire de roues piste montées à l’origine sur ce vélo Bernard Carré 80’s. Les boyaux encore présents dessus étaient en partie décollés de leurs tresses de fond de jante et ne pouvaient plus servir. J’ai commandé chez Cycle Tyres une paire de Continental Gatorskin en taille 25. Ce boyau renforcé est destiné à rouler l’hiver sur les routes pas très propres où on rencontre souvent de débris déposés par les intempéries.
Opération de grattage, pour retirer plusieurs générations de colle à boyaux durcies par le temps – photo Bike Café
Avant de passer au montage il faudra réaliser le grattage … Ce n’est pas comme sur un billet de loterie, et après avoir décollé les vieux boyaux, qui ne tenaient plus guère, je découvre des pâtés de colle durcis qui doivent dater de plusieurs dizaines d’années. Muni d’un grattoir et d’une brosse métallique, j’attaque les 2 circonférences.
Les roues, débarrassées de leurs croutes de colle sédimentées, retrouvent une belle allure. Je les fais tourner en maintenant l’axe à deux mains, elles filent comme au premiers jours. Les moyeux Campagnolo étaient à l’époque une référence, avant que leur suprématie soit contestée par les premiers moyeux Mavic équipés de roulements à billes. Pas de voile, pas de saut, … on va pouvoir coller les Gatorskin. Pour cela je fais appel à mon ami Gabriel, de Dynamo Cycles Repairs. Il a sa méthode “à l’ancienne”, me dit-il … Pour finir et pour ajouter un peu de sécurité à mes futures sorties sur nos petites routes pas toujours bien entretenues, j’ajoute dans chaque boyaux une dose de préventif.
Démontage de l’obus et utilisation d’une fiole de remplissage pour introduire du préventif – photo Bike Café
Démontage de l’obus, comme sur des pneus tubeless, et à l’aide d’une dosette avec un embout fin, j’introduis un peu de préventif pour parer les crevaisons.
Voilà le montage est fait allons rouler …
Néo Rétro boyaux …
Drôles de sensations pour mes premiers tours de roues. Mon ensemble roulant : roues + boyaux me fait gagner 700 g par rapport aux roues de “charrettes” Gipiemme Pista qui étaient montées sur ce vélo. Elles pesaient 2,5 kg la paire sans les pneus. Je ressens cette légèreté immédiatement mais aussi je perçois aussi toutes les irrégularités du bitume.
7 bars on le sent sur les pavés lors de ma première balade en ville – photo Bike Café
Mes boyaux sont gonflés à 7 bars, alors que mes pneus Maxxis sur les roues Gipiemme étaient gonflées à 5 bars. Par ailleurs, sur les Gipiemme j’avais une roue libre de 18 et sur les Campa j’ai laissé la 17 dents que j’avais montée dessus il y a 8 ans (la dernière fois que j’avais roulé avec ces roues).
Direction une cote de référence au dessus du village de Coudoux – photo Bike Café
Cette modification du braquet 42 x 17 contre 42 x 18 faisait partie du challenge et de la motivation de cet essai. Est-ce que des roues plus légères me permettraient d’être plus performant et surtout de basculer les bosses qui sont nombreuses dans ma région ? … Direction une cote de référence au dessus du village de Coudoux. L’attaque en bas est raide, debout sur les pédales ça passe très bien et la montée s’avale parfaitement malgré un Mistral de face en haut de la bosse. J’ai l’impression de rouler sur des lames, tellement la prise au sol est faible par rapport à mes autres roues. Je en vous parle pas de mes roues de gravel en 650 chaussée de pneus de 47 … J’attaque prudemment les descentes.
Dans les descentes : prudence – photo Bike Café
Des images d’autrefois, avec des boyaux qui se décollent dans les virages trop serrés, me traversent un moment l’esprit. Je serre les fesses, mais je suis tranquille : avec la dose de colle que Gabriel a mis, je risque juste d’être ennuyé pour changer mon boyaux au bord de la route en cas de crevaison.
Conclusion
Boyaux ou pneus … Quels avantages et quels inconvénients. Je dirais qu’aujourd’hui les différences sont subtiles et que les deux types de pneus se sont rapprochés. Les boyaux sont devenus résistants aux crevaisons. Du temps où je les utilisais (70 – 80), on crevait souvent, on devait faire “sécher” nos boyaux neufs avant de pouvoir les utiliser. On avait des petits grattoirs en alu montés sur les axes de frein qui étaient censés retirer les petits silex plantés dans le boyau au premier tour de roue.
Un petit passage genre cyclocross dans un chemin de vignes – photo Bike Café
Les boyaux avec leur chambre en butyl sont souples, mais nécessitent un gonflage plus important et c’est du côté confort que l’on sera perdant. Les amateurs de performance leur garderont une préférence, même si aujourd’hui les pneus notamment tubeless sont de plus en plus utilisés par les pros.
Sur une route rendue boueuse par les pluies matinales – photo Bike Café
Les Gatorskin, sont costauds, j’ai roulé sur des bouts de pistes empierrés, pour voir : ils n’ont pas bronché et le n’ai pas percé. Leur rendement n’est pas formidable mais ce sont des boyaux d’entraînement pour l’hiver. Il faudra que j’essaie un jour des modèles course pour voir la différence.
Côté roues c’est surprenant. Ces roues, qui ont une quarantaine d’années filent super bien. Elles n’ont connu que la piste et les billes n’ont pas été encrassées par la poussière et la boue des routes. Je n’ai rien fait dessus, il faudrait quand même les démonter et les regraisser, mais franchement ces moyeux valent certaines productions de série actuelles.
Avec 20 cm de braquet en plus, à cause du 42 X 17 ça passe bien, – photo Bike Café
Dans les montées avec 20 cm de braquet en plus, à cause du 42 X 17 ça passe bien, par contre dans les descentes, l’inertie de mes roues lourdes me manque ainsi que le confort sécurisant des pneus Maxxis. Voilà un essai néo rétro qui permet de relativiser les progrès des éléments principaux sur une vélo que sont les roues et les pneumatiques. Sur ce même vélo minimaliste, c’est flagrant.
Je n’ai pas parlé du freinage, mais là aussi des jantes modernes avec une piste de freinage plus large seraient plus sécurisantes. À l’occasion de ce test boyaux je me suis rendu compte que finalement je freinais peu. Par contre je ne me serais pas amusé à rouler en peloton avec des cyclistes équipés de freins à disque … on n’a pas les mêmes valeurs en matière de distance de freinage.
Les Gatorskin sont des valeurs sures – photo Bike Café
Je garde ces roues anciennes pour mes sorties “vintage”. J’adore leur style, même si ce rétro pédalage n’est pas la solution idéale que je pourrais conseiller à tous. Les Gatorskin sont des valeurs sures, j’ai déjà fait 500 km avec et même roulé sur route mouillée et boueuse. Ils sont parfaits pour l’usage que j’en fait en single speed sur ce vélo un peu daté. Ils conviendront aussi à vos roues modernes pour boyaux en vous apportant une sécurité anti-crevaison importante. Si vous avez de belles roues anciennes tentez le coup, ça marche toujours et vous ferrez un petit tour dans le passé au milieu du peloton de nos champions de l’époque. Je me souviens de la course épique de Bernard Hinault sur le Paris – Roubaix 1981 : 3 crevaisons (il n’avait pas des Gatorskin) et une chute, il revient néanmoins et gagne la course.
Maintenant il me reste à me mettre en quête de roues modernes avec des moyeux au look classique … J’ai repéré des produits et je pense me faire monter de nouvelles roues pour pneus, légères et performantes et sans doute avec des cercles carbone. Les moyeux mono vitesse de 120 sont rares sur le marché, mais ça se trouve : affaire à suivre.
Caractéristiques
Rouler rétro en boyaux Continental Gatorskin – photo Bike Café
La protection anti-crevaison Gatorskin combine un breaker en nylon sous la bande de roulement (SafetySystem) et des flancs renforcés par un tissu polyamide (Duraskin).
Nous avons le temps ces derniers temps de passer un peu de temps sur Internet pour regarder les nouveautés en matière d’équipements pour le vélo. Le marché n’a jamais été aussi foisonnant. Voilà encore quelques produits qui plairont à certains en tous les cas ils nous plaisent à la rédac de Bike Café.
Singing in the Rain avec Specialized
La pluie ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable en vélo. Avec la nouvelle veste de pluie Race-Series Rain, nous avons des chances de rendre notre sortie plus plaisante. La veste est dotée de la dernière technologie en matière d’imperméabilisation, Polartec® Neoshell®, elle est extrêmement respirante et extensible, tout en étant complètement imperméable, ce qui rend tout de suite les choses plus faciles.
Veste de pluie Specialized
La membrane Polartec Neoshell est la norme dans l’industrie concernant les solutions de tissus imperméables et respirants. Neoshell offre une véritable respirabilité dynamique permettant à l’air de traverser sans accumulation de pression thermique à l’intérieur de la veste, lui permettant ainsi de respirer dès que vous en avez besoin. Associée à une membrane entièrement extensible, elle permet une grande liberté de mouvement sans compromis.
Les coutures entièrement scellées empêchent l’intrusion d’eau, vous gardant au sec et protégé pour les années à venir. Les fermetures étanches YKK AquaGuard® empêchent les infiltrations d’eau indésirables. La membrane Neoshell extensible dans les quatre sens nous permet d’en faire une véritable veste Route ajustée, proche du corps, éliminant tous les plis, poches et évitant l’effet drapeau.
Testée au Bike Café, cette veste qui paraîtra chère au regard de son aspect minimaliste, cache bien son jeu. Elle est fabriquée en Polartec Neoshell et elle est vraiment efficace contre la pluie, le vent, … Tout en restant confortable, aéro compatible avec le vélo. Nous avons énormément apprécié la fermeture éclair à double sens permettant d’accéder en roulant aux poches arrières du maillot.
Pour les amateurs d’ultra-distances cette sacoche de cadre fera le bonheur de ceux qui ont de petits cadres ou de ceux qui veulent simplement plus de rangement à portée de main. J’aurais bien aimé l’avoir lorsque j’avais mon Caminade très slooping. Elle possède une fermeture à glissière bidirectionnelle entièrement étanche et des sangles renforcées pour une meilleure stabilité ? Cette sacoche étanche de 2 litres sera idéale pour ranger les batteries, les téléphones portables, un coupe-vent et ce qui sera essentiel en cours de course.
Apidura
Construit à partir d’un stratifié ultraléger développé pour Apidura, ce sac se fixe solidement au tube supérieur, à la tige et à la tige de selle et fonctionne avec une large gamme de sacs de cadre. Un séparateur interne réglable et la fermeture à glissière bidirectionnelle entièrement étanche facilitent le rangement et l’accès aux effets personnels, tout en gardant tout au sec.
Une structure de rembourrage en mousse à cellules fermées protège votre cadre et vos appareils électroniques contre les dommages et pour plus de commodité, un port de câble protégé permet de charger les appareils en roulant. Les caractéristiques réfléchissantes à contraste élevé spécialement conçues améliorent la visibilité latérale dans toutes les conditions d’éclairage.
Fabric nous propose un multi-tools avec avec clé à cliquet. Excellente prise en main et cet outil permet de se faufiler plus facilement dans les endroits les plus inaccessibles.
Embouts en acier inoxydable
Embouts plus longs pour réduire le risque de perte
Le tout nouveau Helios™Spherical est un casque compact et léger qui est exceptionnellement aéré, confortable et doté de fonctions de performance avancées.
Le nouveau casque Hélios de Giro
La technologie Spherical est au cœur du casque Helios, qui utilise une conception sphérique à l’ergonomie parfaite façon “rotule”, associée au système MIPS® qui optimise la redirection des forces encas d’impact. Au delà de la protection avancée de la tête, les 15 aérations Wind Tunnel du Helios offrent une capacité de refroidissement exceptionnelle, renforcée par un maintien occipital RocLoc 5 Airfite un rembourrage Ionic+ anti-microbien en mousse pour une absorption exceptionnelle de la sueur.
C’est le compagnon idéal des cyclistes qui vont plus loin et plus vite à la recherche de plaisir, que vous soyez sur les routes, les pavés ou des aventures gravel.
Giro, cette marque était celle de mon premier casque quand j’ai repris le vélo. Je l’ai changé à regret, je l’adorais. Je renoue avec ce modèle Hélios parfait pour route et gravel. Doté du Mips, ce casque assure un très bon maintien. Bien ventilé il épouse bien la forme de mon crâne.
Fizik présente sa toute nouvelle solution de rangement sous la selle : la Fizik Saddle Bag..
Chaque cycliste expérimenté sait que la préparation est la clé d’une randonnée réussie. Et cela signifie être prêt pour parer à toute éventualité sur la route. Apporter avec soi l’essentiel est la clé, et le tout nouveau sac de selle Fizik est conçu pour un usage quotidien.
Fizik Saddle bag Terra
Cette sacoche de selle est conçue pour ajouter un rangement pratique et étanche que l’on peut facilement adapter à n’importe quelle selle. Fixé simplement aux rails, le sacoche est composée d’un tissu de fibres de polyester durable enduit de PU avec une fermeture à glissière étanche permettant un accès facile au contenu.
Sous son apparence minimaliste, la sacoche permet de loger une chambre à air de rechange, une cartouche de CO2, des démonte-pneus et un outil multi-fonctions – avec de plus de la place pour de l’argent, un gel d’urgence, … Cette petite sacoche de selle comprend également une poche interne en filet pour garder son contenu bien maintenu en évitant les cliquetis.
Rapha laisse encore une fois aller son imagination créative en nous proposant cette collection limitée Futuro. On aime bien cette interprétation du néo-rétro avec ces produits qui rendent hommage à une ère durant laquelle le cyclisme pro a commencé à se tourner vers l’avenir en osant de nouvelles technologies qui nous ont projetés dans une transformation qui va bouleverser le cyclisme.
Maillots Rapha Futuro
Le Futuroscope, parc à thème futuriste planté au beau milieu de la campagne française, à l’esthétique aujourd’hui un peu surannée, était la toile de fond idéale pour l’émergence de la technologie dans le cyclisme pro de la fin des années 80. Les maillots flashy, les vélos fluos et les logos de sponsors bien voyants collaient parfaitement dans le paysage de science-fiction du parc. Lors du Tour 1990, le Futuroscope n’a pas seulement accueilli le prologue de la course : il a été le théâtre d’un Grand Départ en deux étapes, avec une course en ligne de 138 kilomètres le matin et un contre-la-montre par équipe de 45 kilomètres l’après-midi.
La collection Futuro comporte des éléments de style qui rendent hommage à ces folles journées, avec un motif sublimé par des touches iridescentes rappelant les logos criards qui étaient la norme du cyclisme de l’époque. La partie avant du maillot est réalisée dans un tissu non perforé et à l’arrière, on retrouve le même tissu de 155 g / m² que sur la version manches courtes. Sa coupe est adaptée à une position offensive à vélo et il conserve l’esthétique chère à la gamme Pro Team, avec les rayures au dos, les ourlets élastiqués et les manches rapportées. Les poches ont été conçues pour s’élargir afin d’emporter davantage d’équipement et de ravitaillement lors de vos sorties.
Le fabricant français n’a pas chômé durant le confinement. Lors d’une présentation presse qui s’est tenue cette semaine, il a présenté sa nouvelle gamme 2021, offrant moins de modèles qu’à l’accoutumée, mais plus lisible et misant sur des technologies prometteuses. Le fabricant annécien mise aussi sur le Gravel avec 3 modèles, dont 2 nouveautés.
Mavic présente ses nouveautés Gravel – photo Mavic
Un nouveau naming
Pour que les consommateurs s’y retrouvent plus facilement entre les deux familles de produits, Mavic instaure un nouveau naming sur ses produits de la collection 2021. A partir de l’an prochain, tous les produits Ksyrium désigneront une jante à base d’aluminium et Cosmic, une jante carbone.
Deuxième changement, le niveau de performance de la roue est affiché via 4 lettres : S, SL, SLR et Ultimate. S étant l’entrée de gamme et Ultimate étant le top de gamme intégrant les meilleures technologies, avec une progression croissante entre ces deux extrêmes avec SL et SLR.
Dernière modification, la hauteur de jante est désormais indiquée systématiquement dans le nom du modèles. 4 hauteurs sont proposées : 32, 40, 45 et 65 mm.
Ainsi, la Cosmic SLR 65 Disc désigne une roue carbone conçue pour la compétition (SLR) dotée d’un profil de 65 mm, à disques.
De nouvelles technos
Mavic a toujours placé la technologie au coeur du développement produit. Sur cette nouvelle collection, c’est encore le cas avec des développements techniques issus de leur centre R&D qui s’appliquent à la fois sur leurs gammes carbone et aluminium.
Fore Carbon/Alu
Présentée il y a quelques mois, la technologie Fore Carbon consiste à percer le pont inférieur de la jante pour venir y visser le rayon dans un insert aluminium. Fore Carbon offre plusieurs avantages : l’allégement du poids de la jante (Mavic estime le gain à 10 %), une meilleure accroche entre le rayon et la jante et surtout un pont supérieur dénué de perçage. Ce dernier point permet de s’affranchir d’un fond de jante si vous roulez en tubeless et donc de gagner une trentaine de grammes au passage. Moins de poids signifie donc une meilleure inertie et une accélération plus rapide de la roue.
Grâce au Fore (ici sur une jante alu), un pneu tubeless peut être montée sans fond de jante – photo Mavic
Cette technologie est maintenant aussi proposée sur la gamme aluminium. Sur ce matériau, Mavic annonce un doublement de la rigidité latérale et une résistance à la fatigue multipliée par 4, par rapport à une jante alu « classique ».
Usinage ISM
Proposée sur les jantes aluminium, l’ISM consiste à venir usiner la surface de la jante entre les trous de rayon pour gagner en poids (17 % selon Mavic).
On voit bien sur ce gros plan l’évidement de matière entre les zones d’attache des rayons (ISM) – photo Mavic
Nouveau moyeu Infinity et Instant Drive 360
Le moyeu arrière a été complètement revu au niveau de sa conception. Plus de contact entre les rayons pour éviter le bruit lors de la mise en tension. Le moyeu arrière utilise également un mécanisme à double rochets, avec un engagement rapide (9°), permettant des reprises de pédalage très vives. L’axe du moyeu devient aussi plus épais (2,5 mm contre 1,5 mm sur un axe classique), offrant ainsi plus de rigidité à la roue. Petit bonus : on peut aussi choisir d’avoir un corps de roue libre qui fait du bruit ou pas, selon ses préférences, en enlevant facilement un petit élastomère, présent dans le mécanisme. Simplification également de la maintenance avec une seule longueur de rayon, identique entre roue avant et arrière et la possibilité de changer le rayon, sans avoir avoir à démonter le pneu sur les roues dotées de la techno Fore.
Le nouveau moyeu Infinity peut se démonter sans outils – photo Mavic
Le moyeu Instant Drive 360 est compatible avec les corps de roue libre Shimano, Sram, Sram XD-R, Campagnolo 9/12 et Campagnolo N3W (Groupe Ekar 13v).
Gamme Gravel
Les deux nouveaux modèles sont l’Allroad S et l’Allroad SL.
Allroad S (alu)
L’entrée de gamme Gravel est dotée de la technologie Fore et du nouveau moyeu Infinity ainsi que des rayons plats. Les axes de roues sont conçus pour les montages disques (12x 100 avant et 12 x 142 arrière), avec possibilité de les convertir en serrage rapide.
Hauteur : 20 mm.
Largeur interne : 22 mm, externe : 25 mm.
Poids : 1 765 g la paire
PPC : 400 euros
La nouvelle ALLROAD S – photo Mavic
Allroad SL (alu)
L’Allroad SL reprend les spécificités du modèle Allroad avec en plus, des rayons elliptiques et l’usinage ISM permettant un gain de poids. Elle est aussi proposée en diamètre 650B. Un modèle bien placé en prix pour un poids relativement contenu.
Largeur interne : 22 mm, externe : 25 mm (25 et 28 mm, respectivement en 650B)
Poids : 1 590 g la paire (700 mm), 1 555 g (650B)
PPC : 650 €
L’ALLROAD SL est déclinée en 700 mm et 650B
Ces deux modèles sont proposés en finition anodisée noir mat et disponibles chez les détaillants et le site web de Mavic.
Sur le haut de gamme, l’Allroad Pro Carbon SL (carbone) est reconduite et proposée en diamètres de 700 mm ou 650B (SL+).
À noter que toutes les jantes aluminium sont fabriquées à la main à 100 % dans l’usine Mavic de Saint-Trivier-sur-Moignans.
Photo Mavic
Programme Mavic Care
À compter de la prochaine collection, Mavic propose d’étendre la garantie vice et défauts cachés de deux ans (classique) à 3 ans. Un simple enregistrement du numéro de série de la roue sur le site web dédié de Mavic (mavic.com/care), à faire dans les 2 mois suivant la date d’achat, permet d’étendre la garantie à vie sur les roues carbone et à 3 ans pour les roues aluminium.
En cas de chute et de dégâts sur les roues, Mavic propose aussi un programme de remise commerciale sur l’achat d’une nouvelle paire de roues, jusqu’à 50 %, si vous êtes enregistré Mavic Care.
Nous traiterons les nouveautés route dans un billet séparé.
Sorties il y a peu de temps les roues Pymahl concues et montées en France par Origine cycles se déclinent en plusieurs modèles pour la route et le gravel. Sur le catalogue il existe 2 modèles Allroad baptisés Vega.
Profitant de roues Vega C35 Pro, montées sur un Graxx de prêt, qui a fait l’Ultra du Vélo Verts Festival, j’en ai profité pour faire un test “espresso” de ces Vega. Le vélo Graxx sur lesquelles elles étaient montées étant trop grand pour moi, j’ai piqué les roues pour les monter sur mon gravel WisOne Sub. Le test sera court, car avec le confinement V2 qui nous est tombé dessus au même moment, j’ai dû revoir à la baisse mes sorties gravel. Par ailleurs ce Graxx devait repartir chez Origine et si possible, avec ses roues.
Les roues
Ces roues affichent un poids relativement light : 1,5 kg la paire
Ces Vega D C35 Pro constituent le modèle gravel haut de gamme de Prymalh. Le profil de 35 devient tendance dans le monde du gravel, il procure un aspect “race” à ces roues qui affichent un poids relativement léger de 1,5 kg la paire. Le cercle carbone présente une superbe finition. Le montage est réalisé manuellement à Somain, dans l’atelier d’Origine cycles. Elles possèdent 24 rayons aéro avant et arrière, croisés par 2, sur des moyeux à roulements brevetés FBC (Fluid Bearing Cartridge) avec un montage rayons droits (straight pull).
Les roues dont je dispose sont équipées de pneus de gravel Hutchinson Touareg en 40 mm.
Avec une dimension entre crochets de 19 mm, on pourra envisager de monter des pneus de larges sections. Les roues dont je dispose sont équipées de pneus de gravel Hutchinson Touareg en 40 mm.
Les roues portent encore les traces de la météo pourrie du Vélo Vert.
Un peu de bricolage pour changer le disque arrière en remplaçant le 140 par un 160 compatible avec mon WishOne : montage facile en mode center lock. Changement de cassette également, le vélo était monté en Shimano mono et mon XT n’aurait pas aimé grimper sur le pignon de 42. Voilà enfin le montage réalisé avec les roues encore maculées, souvenir d’une météo pourrie au Vélo Vert. Désolé pour les photos, mais ça fait plus baroudeur …
L’essai
Je vous ai prévenu ce sera un test espresso, type Bike Café bien serré. 4 sorties pour évaluer ces roues. Dés le premier roulage on sent qu’on a affaire à des “sportives”. Les roues sont nerveuses et répondent bien. Ça faisait un bail que je n’avait pas roulé en 700 sur mon gravel. Je possède deux paires de roues en 650, dont une hyper light avec des rayons Dyneema. Changement de registre avec ces roues qui sont nettement plus rigides que mes “chamallow” chaussées en 47. Au passage je redécouvre l’intérêt du 700 en matière de franchissements sur les chemins pierreux.
Je trouve que le couple roues / pneus n’est pas idéal. Les Touareg sont d’excellents pneus d’endurance, Gabriel qui a piloté le vélo sur l’Ultra du VVF l’a démontré, mais je trouve qu’ils collent moins dans l’esprit performance des roues. J’aimerais bien voir ce que ça donne avec des pneus plus proches des 400 g.
Une petite pause pour admirer
Finalement je me suis bien amusé et ça a été plaisant de rouler en 700 sur des roues aussi vives. Dans les sorties de courbes la roue répond super bien. Sur route ça file, mais là encore les pneus ne rendent pas assez pour en mesurer totalement l’efficacité. J’avoue également que mes watts disponibles en ce moment ne sont pas non plus à la hauteur de ces roues sportives. Je manque de pêche en relance, et les roues me le rappellent. Elles sont moins tolérantes à mon manque de forme, que mes petites roues de 650 qui pèsent à peine 1,100 kg.
Prymahl C35 Pro, je suis passé voir mon parcours test sur la Sainte Victoire.
Question motricité et confort, je suis passé voir mon parcours test sur la Sainte Victoire. La motricité, assis sur des pentes instables à 18% est excellente : ça enroule bien. En passage en force en danseuse la rigidité latérale est parfaite, pas de tangage et d’imprécision. Côté confort je suis perdant par rapport à mes 650 / 47, mais je survole les cailloux un peu plus facilement grâce au diamètre de 700. En descente ça file bien et elle franchissent bien les obstacles. J’ai tapé deux fois des grosses pierres, les roues n’ont pas bronché.
Conclusion
Prymahl C35 Pro, roues sportives au look élégant – photo Bike Café
Très bonnes roues sportives au look élégant. C’est un très bon produit efficace qui, compte-tenu de son niveau de fabrication, présente un très bon rapport qualité / prix. Je salue l’initiative d’Origine, qui ajoute cette nouvelle corde à son arc. Ses ingénieurs ont conçu ces produits grâce aux connaissances acquises sur l’ingénierie des cadres. Les essais ont été longs et poussés à l’extrême avant la commercialisation de cette gamme très complète. On n’est pas sur un banal assemblage de cercles “chinois”, achetés sur catalogue. Le montage à la main, réalisé au tensiomètre dans les ateliers de la marque, est un gage de qualité. À noter qu’à cette occasion Origine a pu créer de nouveaux emplois en France, saluons l’initiative.
Prymahl est une gamme complète : gravel, route, VTT. Dans le domaine gravel il existe un modèle plus accessible.
Nous vous avions présenté avec enthousiasme en tout début d’année cette jeune marque mayennaise, qui conçoit et fait fabriquer en France des chaussettes pour sportifs exigeants. Depuis, les projets et collections s’enchaînent : une collection été, plus légère, pour cyclistes et une collection pour les coureurs à pied.
Les promesses annoncées sont parfaitement tenues quant aux caractéristiques voulues par les trois jeunes créateurs : technicité, confort et durabilité. Les retours sont excellents, le confort de haut niveau et la durabilité est au rendez-vous.
Pour ma part, ma paire de chaussettes n’a pas bougé, malgré un an d’utilisation et de lavages intensifs. Rien à dire tant au niveau de la tenue dans le temps (aucune distension), qu’au niveau de l’intégrité de la matière (pas d’usure). Idem pour le modèle été.
Une démarche vertueuse
Décidément les créateurs de Pente Douce ne manquent pas d’idées et ils veulent aller encore plus loin dans leurs convictions. Dans la lignée de leur démarche vertueuse (fabrication dans le Limousin dans une manufacture française labellisée EPV, Entreprise du Patrimoine Vivant), Pente Douce lance une chaussette constituée en majorité de fils en polyamide recyclés.
Les chaussettes de vélo Pente Douce – Pente Douce Verte, Photo Mael Gonnet
En règle générale, les chaussettes pour sportifs sont constituées en majorité de polyamide, dérivé du pétrole. Les Pente Douce sont composées à environ 90% de Polyamide dont plus de 50% seront en polyamide recyclés sur cette chaussette verte mais blanche !
L’idée a germé et fait son chemin : utiliser une matière première recyclée dans la fabrication des chaussettes. Pourquoi ne pas essayer de réutiliser les nombreux déchets plastiques pour fabriquer du fil puis des chaussettes à l’instar de ce qui se fait dans le vêtement avec le coton recyclé par exemple ou certaines chaussures en matières recyclés.
L’équipe étudie le projet, prend des contacts et trouve enfin un fournisseur de fils, ECONYL, en Italie, qui réalise des bobines de fils à partir de filets de pêche recyclés provenant de la mer Méditerranée.
Les filets de pêche abandonnés sont repêchés.
Le projet fait sens et est tout à fait complémentaire au constat fait sur le marché de la chaussette : 300 millions de paires sont vendues en France, 95% de la production provient de l’étranger, et l’immense majorité n’est pas recyclée. L’industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante sur Terre. Parallèlement, 6,5 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversés dans les océans, les filets en représentent 10%.
Les filets de pêche abandonnés sont repêchés. Ils sont ensuite broyés, transformés en granulés puis en fils et enfin mis en bobines qui sont envoyées à la manufacture Broussaud dans le Limousin pour le tissage des chaussettes.
Voici le film de présentation du projet :
Soutenez le projet sur Ulule
Les premiers prototypes sont lancés. Le critère incontournable pour espérer lancer la production était de ne pas déroger aux caractéristiques de la chaussette originelle à savoir confort, technicité et durabilité. Et bonne surprise, les prototypes et tests effectués le confirment totalement.
Pente Douce décide donc de passer à la phase de commercialisation et calque le lancement de sa chaussette verte mais blanche sur le modèle de la première collection, lancée voici plus d’un an : une campagne participative de précommande Ulule qui a été lancée mardi 17 novembre et qui se terminera le 6 décembre.
Deux modèles sont proposés : un modèle cycle à la tige longue et un modèle course à pied à la tige plus courte. Trois tailles, du 35 au 46.
Pente Douce Verte, la languette arrière distinctive de la marque est toujours présente, Photo Mael Gonnet
Prix : 18 euros pour les 75 premières précommandes, mais à l’heure où vous lirez ces lignes, elles seront largement dépassées puisque l’objectif a été atteint en quelques heures le jour du lancement. 20 euros pour les commandes suivantes (le même prix qu’une paire Pente Douce habituelle).
Est inclus la participation à un don à l’association Wings Of The Ocean qui est une association à but non lucratif créée en France en 2018 avec pour but de dépolluer les océans et de sensibiliser sur les conséquences des déchets plastiques en mer. Ce don permettra de nettoyer 1 m2 de plage polluée par paire commandée.
Vous pouvez également soutenir uniquement l’association.
La fabrication doit être réalisée en janvier 2021 pour une livraison début février 2021.
Si la campagne est une réussite et les objectifs largement dépassés (ce qui sera certainement le cas), Pente Douce continuera dans cette voie en essayant encore d’optimiser le pourcentage de matière recyclée dans sa chaussette verte et cherchera à développer une gamme « verte » de couleur, le blanc étant le plus simple à réaliser dans un premier temps. Il faudra alors trouver des teintures respectueuses de l’environnement pour rester dans cette démarche.
Les collections actuelles restent évidemment au catalogue et deux nouvelles collections devraient sortir au premier trimestre 2021 : une nouvelle collection classique « légère » cycliste et une autre course à pied avec de nouveaux coloris. Elles sont disponibles via le site internet mais également via un réseau de revendeurs qui s’agrandit petit à petit. Nous vous en reparlerons.
La pente gravit par Pente Douce n’est pas si douce que ça, et elle se gravit à vitesse grand V !
C’est un nouveau produit que présente aujourd’hui le fabricant français, avec le tout nouveau 765 Gravel, décliné en 3 versions : RS (haut de gamme), non-RS et électrique. Avec un cadre haut de gamme de seulement 1,1 kg et une fourche pesant 390 g, le 765 Gravel promet un maximum de sensations sur vos prochaines aventures.
Le 765 Gravel promet un maximum de sensations sur vos prochaines aventures.
Spécialiste dans le travail du carbone : choix des matières spécifiques, lay-up (empilement des couches) et fabrication, Look utilise dans ce nouveau vélo un assemblage complexe de différentes fibres de carbone : 35 % HM (Haut Module), 40 % IM (Module Intermédiaire), 10 % de HR (haute résistance) et 15 % de fibres spécifiques.
Les points forts du nouveau 765 Gravel :
Les points forts du nouveau Look 765 Gravel
Redesign complet des haubans (3D Wave)
Les haubans sont conçus sur le principe de deux vagues fonctionnant comme deux points de flexion. Ils permettent d’augmenter de 15 % la flexion du carbone, selon les calculs de Look. En aplatissant le tube, la flexibilité verticale est augmentée, tout en augmentant la rigidité latérale. En résumé, plus de confort sur le triangle arrière grâce à un meilleure absorption des vibrations tout en gardant un côté nerveux quand vous vous mettez en danseuse.
En aplatissant le tube, la flexibilité verticale est augmentée, tout en augmentant la rigidité latérale.
Compatibilité roues de 700 et 650b
Ce nouveau modèle est équipé de série en roues de 700 chaussées de pneumatiques de 40 mm. Des pneus larges et légèrement cramponnés, permettant une utilisation mixte entre bitume et chemins. Le vélo a été également conçu pour pouvoir accueillir des roues de 650B, pouvant être chaussées de pneus jusqu’à 54 mm de section (2.1’’), si votre utilisation est essentiellement sur pistes et sentiers.
Un passage de roues permettant de passer des pneus larges.
Potence 100 % intégrée
Look a choisi l’aluminium pour dessiner cette nouvelle potence intégrée, rigide et légère. « Le concept Direct Drive permet un développement en simultané des composants de direction (fourche, pivot de fourche, douille de direction, potence et cintre) pour s’assurer que les rigidités sont compatibles », précise Look.
Taillé pour l’aventure
Idéal aussi pour une pratique longue distance.
Le 765 Gravel a été conçu avec 12 inserts porte-bidons, permettant à tout un chacun de trouver ses emplacements idéaux. Idéal aussi pour une pratique longue distance.
Une version électrique légère
Un bloc moteur et batterie qui ne dépasse pas les 4,6 kg.
Le nouveau 765 est disponible dans une version électrique, équipée de la motorisation Fazua qui délivre un couple de 55 N.m et une puissance de 250 watts en moyenne (400 watts puissance maximale). L’E-765 Gravel affiche sur la balance un poids de 13,9 kg en moyenne, pour un bloc moteur et batterie qui ne dépasse pas les 4,6 kg.
Un vélo connecté
Fazua a développé une application gratuite permettant de transformer le 765 Gravel en véritable vélo connecté. Sur cette application, vous pourrez suivre en temps réel l’état de vie et de charge, ainsi que la température de la batterie. L’application est aussi capable de proposer plusieurs parcours en fonction de la destination choisie.
La gamme
La géométrie commune aux différents modèles
Géométrie du Look gravel 765Le vélo est disponible en 5 tailles de cadre : XS, S, M, L et XL.
Six modèles musculaires et une version électrique
Le 765 Gravel est disponible en 4 montages différents (vélos complets), deux versions kit-cadre + fourche et une version électrique.
Voici les spécifications (composants et coloris) et prix publics conseillés des modèles complets et kit-cadres :
765 Gravel RS – Force Etap
Le modèle gravel RS 765 2021 version Sram
Coloris Carbon Champagne Glossy
Fourche et cadre carbone
Groupe complet Sram Force eTAP AXS 2 x 12
Tige de selle Look LS1 Carbon Superlight 27.2 x 350 mm
Selle Look by San Marco Sort Fit Carbon FX Narrow open Fit
Potence Look LDS
Cintre : Look LS2 Alloy Gravel 12’’ Flare
Cassette : 10/36
Pédalier : Sram Force Wide Carbon 43 x 30 T Gloss
Roues : Mavic AllRoad Disc CL Tubeless
Pneus : Hutchinson Touareg 700 x 40 Tan Tubeless Ready (livrés avec chambres à air)
Axe avant 12 x 100 Thru-axle
Axe arrière 12 x 142 Thru-axle
Poids estimé : 8,5 kg en taille M (sans pédales)
Prix : 6.499 euros
765 Gravel RS – Shimano GRX 810
Le modèle gravel RS 765 2021 version Shimano
Coloris : Black Red Glossy
Fourche et cadre carbone
Groupe complet Shimano GRX 810 2 x 11
Tige de selle Look LS2 Carbon
Selle Look by San Marco Sort Fit Carbon FX Narrow open Fit
Potence Look LDS
Cintre : Look LS2 Alloy Gravel 12’’ Flare
Pédalier : Shimano GRX 810 48 x 41
Cassette : 11/34
Roues : Shimano RX 570 Disc CL Tubeless
Pneus : Hutchinson Touareg 700 x 40 Tan Tubeless Ready (livrés avec chambres à air)
Axe avant 12 x 100 Thru-axle
Axe arrière 12 x 142 Thru-axle
Poids estimé : 8,9 kg en taille M (sans pédales)
Coloris Carbon Champagne Glossy
Prix : 3.999 euros
765 Gravel GRX 600
Le modèle gravel 765 2021 GRX 600
Coloris : Green Mat
Fourche et cadre carbone
Groupe complet Shimano GRX 600/810 2 x 11
Tige de selle Look LS3 Alloy (alu)
Selle Look by San Marco Sort Fit Dynamic Narrow Open Fit
Potence Look LS2
Cintre : Look LS2 Alloy Gravel 12’’ Flare
Pédalier : Shimano GRX 600 46 x 30
Cassette : 11/34
Roues : Shimano RS 370 Disc CL Tubeless
Pneus : Hutchinson Overide 700 x 38 Tan Tube Type (livrés avec chambres à air)
Axe avant 12 x 100 Thru-axle
Axe arrière 12 x 142 Thru-axle
Poids estimé : 9,7 kg en taille M (sans pédales)
Prix : 3.199 euros
765 Gravel Shimano 105
Le modèle gravel 765 2021 Shimano 105
Coloris : Black Glossy Mat
Fourche et cadre carbone
Groupe complet Shimano 105 2×11
Tige de selle Look LS3 Alloy (alu)
Selle San Marco Monza Full Fit
Potence Look LS2
Cintre : Look LS2 Alloy Gravel 12’’ Flare
Pédalier : Shimano RS 510 50 x 34
Cassette : 11/34
Roues : Shimano RS 170 Disc CL
Pneus : Hutchinson Overide 700 x 38 Tan Tube Type (livrés avec chambres à air)
Axe avant 12 x 100 Thru-axle
Axe arrière 12 x 142 Thru-axle
Poids estimé : 10,0 kg en taille M (sans pédales)
Prix : 2.699 euros
Kit-cadre
Coloris black red glossy ou carbon champagne glossy.
765 Gravel RS à 2.299 euros
E-765 Gravel Sram Force 1×11
Le modèle gravel E-765 2021 version Sram Force
Coloris : Dark Bronze Glossy
E-765 Gravel Sram Force 1×11
Fourche et cadre carbone
Groupe Complet Sram Force 1×11
Tige de selle Look LS2 Carbon
Cintre : Look LS2 Alloy Gravel 12’’ Flare
Pédalier : FSA Alloy 42 dents
Cassette : : 11/36
Roues : Shimano RS 370 Tubeless
Pneus : WTB Riddler 700 x 37 Tan Sidewall Tubeless Ready (livrés avec chambres à air)
Axe avant 12 x 100 Thru-axle
Axe arrière 12 x 142 Thru-axle
Poids estimé : 13,9 kg en taille M (sans pédales)
Prix : 5.199 euros
E-765 Gravel Sram Rival 1×11
Le modèle gravel E-765 2021 version Sram Rival
Coloris : Full Black Reflect Glossy
Fourche et cadre carbone
Groupe Complet Sram Rival 1×11
Tige de selle Look LS2 Carbon
Cintre : Look LS2 Alloy Gravel 12’’ Flare
Pédalier : FSA Alloy 42 dents
Cassette : : 11/36
Roues : Shimano RS 171
Pneus : Hutchinson Touareg 700 x 40 Tan Tubeless Ready (livrés avec chambres à air)
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