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Le nouveau western – Sur la route du Cid

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Les Nouveaux Western - la route du CID
Les Nouveaux Western - la route du CID

Le nouveau western, « Il erre dans les plaines, fier, solitaire son vélo² est son partenaire », un titre de roman, que Mc Solar n’aurait pas renié. Souvenez-vous, c’était en 1993 ! (² le texte original mentionne le cheval, comme partenaire, comme vous êtes sur Bike Café et non pas Equidia, on se permet de modifier le texte original)

https://youtu.be/JSG2qHBm7WM

Avouez, parfois que sur vos vélos d’aventure vous vous prenez pour des garçons vachers ou pour des Calamity Jane des temps modernes. Faut dire qu’il y a de quoi. Comme Clint, vous avez les fesses posées sur une selle. Comme John Wayne, vos sacoches sont posées sur votre monture. Comme Charles Bronson, vous plissez des yeux malgré le couvre-chef posé sur la tête. Comme Lucky Luke, votre plus fidèle compagnon est votre monture. Comme Marylin Monroe dans Rivière sans retour, vous n’êtes jamais bien loin d’un comptoir de bar.

Le cid, c'était un cow-boy?

Marc Fernandez s’est aussi vu comme un cow-boy, il a d’ailleurs baptisé son vélo Tornado (Ne faites pas semblant, vous savez bien que Tornado est le cheval de Zorro). Marc est l’auteur de ce livre “Le nouveau Western” – sur la route du Cid – paru aux éditions Paulsen. D’origine espagnole, un défi lancé à la cantonade à son éditrice et le voilà obligé de se préparer pour aller sur les traces de ses ancêtres. Il va suivre le périple du Cid entre Burgos et Valence, soit un peu plus de 900 km dans la pampa.

Lecture les nouveaux western - sur la route du CID
Sur la route du CID – Direction Valence ? ce n’est pas tout droit

Marc est né en 1973 (un excellent millésime) et ses dernières séances de sport remontent au cross de Saint-Cucufa organisé par son lycée. Au prix d’une soigneuse préparation physique pendant 2 trimestres, Marc part à l’aventure au mois de mai 2019, accompagné par Gontzal Largo, fin connaisseur de la région. De ce voyage il en extrait ce roman qui oscille entre les faits historiques – la vie de Rodrigue et son quotidien – et son voyage à vélo – son histoire personnelle et ses souffrances sur son vélo –

Les Nouveaux Western - la route du CID
Le Cid, c’était un cow-boy ?

En lisant ce livre vous ne découvrirez pas le Cid, sa vie son œuvre sous toutes ces coutures, vous ne partirez pas non plus dans une introspection sur l’éloge de la lenteur ou l’intérêt philosophique du voyage à vélo. Il n’empêche que ce récit vous fera voyager en Espagne, avec des sauts autour des années 1050/1080 ou encore les cicatrices douloureuses de l’Espagne Franquiste. Il vous fera aussi réaliser que partir rouler 950 km à vélo est à la portée de beaucoup. Il suffit d’un peu de préparation en amont, trouver un thème pour donner un peu de sens à ce voyage ; il suffit d’un vélo (pas forcément bon), d’un peu de volonté et souvent un compagnon (ou une compagne) de route pour égayer le quotidien.

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire

Cette célèbre phrase mise dans la bouche de Rodrigue par Corneille pourrait devenir  une maxime pour les voyageurs à vélo :

“À atteindre sans souffrance, on savoure sans joie”

(là, c’est de moi, toute modestie mise à part)

Ce livre est d’une actualité intéressante. Quand Netflix s’intéresse au Cid pour en faire une série, quand en cette période post-covid de plus en plus de questions se posent autour du tourisme et de son impact environnemental*. Marc Fernandez démontre par l’exemple que le vélo reste un formidable moyen de voyager, de découvrir, de vivre.

Dans la même veine, je vous invite à suivre le voyage, à cheval, de Gaspard Koenig**, qui s’est embarqué avec sa jument, la bien-nommée Destinada, sur les traces de Michel de Montaigne, à travers l’Europe, pour un voyage de 2500km, de Bordeaux à Rome, en passant par Paris, notamment.

Ces écrivains voyageurs, finalement, n’inventent pas grand chose, ils sont sur les traces de RL Stevenson, avec son livre chroniqué ici. Il n’empêche que c’est rassurant de constater qu’en 2020, le voyage lent, juché sur une monture a plus que jamais du sens. Si c’est votre programme pour cet été, vous pouvez glisser dans votre baluchon ce récit à côté de votre harmonica. Vous êtes un cow-boy ou pas ?

*si pourquoi et comment réinventer les vacances vous titille, je vous recommande la lecture de ce numéro de le 1 hebdo.

**Pour suivre le voyage de Gaspard Koenig, c’est ici

Informations

  • Titre : Le Nouveau Western – Sur la route du CID
  • Auteur(s) : Marc Fernandez
  • Editeur : Éditions Paulsen
  • Site web éditeur : Voir le site
  • Nombre de pages : 192
  • ISBN : 978237502-0746
  • Date de publication : 19 mars 2020
  • Prix TTC : 19,50 € – 11,99 € en version numérique

Pitch de l’éditeur

900 kilomètres à vélo dans un décor de western pour retracer la vie d’un chevalier mythique : le Cid, figure espagnole légendaire aux résonances actuelles et digne d’un personnage de polar.
Si le Cid voyageait à cheval, c’est sur son VTT – baptisé Tornado – que Marc Fernandez suit sa route de Burgos, ville natale du chevalier, jusqu’à Valence, où il mourut en 1099. Une épreuve et un défi pour l’auteur, à la découverte d’une partie méconnue de l’Espagne, médiévale, immensément vide. 900 kilomètres à vélo, 11 302 mètres de dénivelé positif dans un décor de western, pour retracer la vie extraordinaire d’une figure mythique digne d’un personnage de polar.

Le Tour de France 1903 de TSL : un exploit pour rien

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Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger

Le Tour de France inspire les auteurs de bouquins qui, chaque année, réécrivent son histoire. Il a récemment inspiré Jean-Lin et Arnaud qui l’ont effectué façon randonneur. Cette fois, Thierry Saint-Léger (TSL), le plus grand des « Chevaliers » du Pignon Fixe français, s’est réincarné en coureur de 1903, date du tout premier Tour de France. Il a effectué sur ce parcours les mêmes 6 étapes qu’à l’époque, dans un remake hors du commun. Faire 2453 km en pignon fixe 42 x 17 et en totale autonomie relève de l’exploit, vous en conviendrez.

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Le dossard 48 est parti de Marseille à 22h48 … Maillot blanc à brassard noir, comme celui de Maurice Garin – photo Luc Royer

L’exploit

« Le lundi 20 juillet 2020 à 07H48, au bas de la Montée de Borel, un longiligne et solide cycliste rallie Saint-Antoine et les quartiers Nord de Marseille. Il est allé seul à vélo via Toulouse, Bordeaux, Nantes, Paris, Lyon pour boucler ce périple ici à Marseille. Les six étapes du Tour de France 1903 ne l’ont pas effrayé. Il a voyagé d’une traite, dormant dans un bivvy, souvent sur le bord de la route, accompagné sur certains secteurs par quelques courageux cyclistes venus l’encourager », raconte sur sa page facebook Luc Royer, admirateur de ce cycliste hors norme.

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger - photo Luc Royer
Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger – photo Luc Royer

Pas de chiffre, pas de moyenne horaire, pas de classement, pas de médaille, pas de selfie … Ce Tour de France en pignon fixe, sur les traces des pionniers de juillet 1903, est un « exploit pour rien », comme on les aime sur Bike Café. Thierry nous a habitué à des défis toujours plus audacieux les uns que les autres, à chaque fois en pignon fixe, dans la plus grande discrétion, sans l’oeil des caméras ni le regard des médias.

Il part sur la route avec très peu. Il ne se sert pas de son GPS, il dort comme il mange de façon frugale. Équipé d’un minimum avec un bivvy, offert par Sport 2000 Mende, sans duvet ni veste chaude, sans produit énergétique, avec sa seule gourde dont il fait le plein aux robinets des cimetières. Il croit aux chiffres et aux symboles : 42×17 son seul et unique braquet est celui qu’utilisait Terront, son dossard 48 et ses horaires de départ 22h48 et d’arrivée 7h48 lui évoquent son cher département de Lozère. Thierry est un cycliste à part dans l’univers du vélo, presque mystique par moment. Il possède une culture vélo énorme, étant capable de dire en passant à un endroit qu’ici en telle année c’est tel ou tel cycliste qui a remporté un sprint que tout le monde aura oublié.

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Hommage … à chaque exploit de Thierry le nom de Charles Terront y est associé
On se souvient de ses plus belles épopées comme Paris – Marseille, Rome – Paris, Évian – Nice dans une incroyable traversée des Alpes, son 1000 Km sur le vélodrome en ciment de Cavaillon, … En attendant la prochaine aventure, sans doute un Saint-Pétersbourg – Paris « en suivant Charles Terront », il invite tous les pratiquants du pignon fixe à un autre incroyable défi : 11h48 de vélo sur le Causse Méjean ce dimanche …
Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger - photo Luc Royer
Avec Denis Moreno au départ “On s’en fout de la distance et des chiffres. Ce qui compte c’est l’intensité et l’histoire que l’on raconte” – photo Luc Royer
« On s’en fout de la distance et des chiffres. Ce qui compte c’est l’intensité et l’histoire que l’on raconte » a-t-il murmuré à l’oreille de Denis Morino au soir du départ. Denis, lui-même en pignon fixe l’avait accompagné sur ce premier tronçon de 300 km.  L’histoire, Thierry ne la raconte pas souvent avec des mots : il est du genre taiseux et discret. Il a choisi un autre mode d’expression : celui du rythme incessant des rotations de son pédalier de 42 dents qui ne s’arrête jamais.

Inspiration

Tous ceux qui connaissent Thierry savent son immense admiration pour Charles Terront, considéré comme le premier champion cycliste français de l’histoire après son succès dans le premier Paris-Brest-Paris en 1891. En 1903 ce grand cycliste félicitait ainsi le vainqueur Maurice Garin : « Vous, les coureurs du Tour, vous êtes des Géants, tu es le premier vainqueur du Tour de France, le pionnier de l’épopée cycliste, tu entres dans l’Histoire. Je t’admire. » Partant de cette déclaration, et de cette simple phrase, Thierry a imaginé ce vagabondage sur les traces des forçats de la route, que son idole Charles Terrot avait ainsi salué en 1903. Un superbe prologue à la Grande Boucle qui aura lieu en septembre au départ de Nice. Thierry n’écrit pas des livres d’histoires : il vit dans l’histoire.

6 étapes

Départ de Marseille le 10 juillet
1- Marseille –>  Villefranche-Lauragais
2- Toulouse –> Langon
3- Bordeaux –> Rocheservière
4 – Nantes –> Ville d’Avray (Paris)
5 – Paris (Montgeron) –> L’Arbresle
6 – Lyon –> Saint Antoine (Marseille)
Arrivée le 20 juillet …

Ils ont fait un bout de route avec lui …

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Denis Morino est resté avec Thierry de Marseille à Carcassonne et de Lyon à Éguilles …

Denis Morino a fait plus qu’un bout de route … « C’est assez déstabilisant, en roulant avec Thierry, de voir que les kilomètres et les heures de selle ne comptent pas pour lui, il appelle ça son fil d’histoire. J’ai vécu de grandes aventures avec lui, et là encore j’étais là juste comme soutien et notamment lorsqu’il s’est endormi dans la descente du col de la République je lui ai dit : là il faut qu’on dorme. C’est compliqué de rouler avec lui : il peut rouler pendant des heures à 30 km/h puis pendant un autre moment à 15 km/h car le rythme lui est dicté par quelque chose qu’il appelle son histoire … ».

Denis a fait 2 gros morceaux avec lui : Marseille – Carcassonne. On s’est arrêté boire un café à Arles chez Dan de Rosilles, qui a roulé avec nous jusqu’à Nîmes. Le final entre Béziers et Carcassonne a été dur avec 70 km/h de vent contraire. Et puis les routes ont bien changé depuis 1903, ce sont maintenant des nationales. La deuxième partie que Denis a faite avec lui à partir de Lyon jusqu’à Aix-en-Provence a été plus dure. Thierry a plus de 2000 km dans les jambes et il rentre dans les 400 derniers kilomètres. « Arrivé à Saint Étienne dans la nuit, il me dit : tu as à manger mon petit Denis ? … Oui bien sûr … Et bien moi je vais m’arrêter pour manger quelque chose. Mais Thierry il est une heure du matin ! … Il me dit : on va trouver. Finalement ça s’est fini dans un Kebab, une rencontre complètement lunaire avec le patron et Thierry ( végétarien depuis 1975) qui est reparti avec une barquette de riz … Voilà c’est Thierry », poursuit Denis. Il fait 4 degrés dans la montée du col de la République, le premier vrai col et le seul de plus de 1000 m que le tour 1903 franchira.

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Jean-Lin Spriet d’Ancenis à Orléans et Pascal Paineau (de Villandry à Blois)

Jean-Lin Spriet a accompagné Thierry sur la partie Val de Loire « La base des exploits de Thierry est de revivre ce que Charles Terront a réalisé. L’admiration pour cet ancien champion l’amènera sans doute à faire un jour le Saint Petersbourg – Paris, que Terront avait fait en 1893… Il a plein d’idées en tête, et pour retracer cet itinéraire il a dû se pencher sur les archives de la BNF pour trouver dans les archives du magazine l’Auto, tous les détails de ce Tour 1903. C’est passionnant de rouler avec lui, on s’est retrouvé du côté d’Angers on a roulé ensemble sur les bords de Loire en passant par Saumur, Tours, … On a roulé de nuit jusqu’à Orléans. J’ai fait 250 km avec Thierry et Pascal Paineau qui nous a rejoint au château de Villandry et qui nous  a quitté après Chambord. » 

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Swanee Ravonison et Stéphane Lange de Nevers à Moulins

Swanee Ravonison (Fée du vélo) en compagnie de Stéphane Lange « Rouler jusqu’à l’aube, puis continuer pour accompagner Thierry 60 km sur les traces des pionniers a été un bon moment qui a permis à Stéphane d’entrer dans une nouvelle décennie. Bon anniversaire Stéphane ». Les histoires se croisent et s’entre-croisent.

On referme la valise

Les anciens coureurs rangeaient leurs équipements dans une valise, lorsqu’ils venaient sur une épreuve. Le sac de sport n’existait pas, pas plus que les bagages spécialisés pour ranger et protéger les vélos. Comme les coureurs de 1903, Thierry a rangé sa tenue du Tour de France 1903 de TSL dans sa valise.

Il faudra remercier tous ceux qui l’ont aidé, ou fait un geste pour soutenir son exploit presque utopique. Merci à ceux qui ont apporté ce soutien à Thierry en sachant qu’ils n’allaient pas tirer profit de cette « réclame », comme on disait autrefois, mais simplement et symboliquement aider cet homme courageux, tirant son braquet dans les bosses, luttant dans les descentes contre l’emballement que sa roue arrière demandait à ses jambes.

La 4L Chilkoot avec à son volant l’infatigable organisateur et compteur d’histoires Luc Royer. Les sièges de cette 4 L ont permis à Thierry de dormir un peu avant son arrivée à Marseille.

Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger
Tour de France 1903 avec Thierry Saint Léger

Sport 2000 Mende lui a fourni quelques éléments de bivouac dont un bivvy, Ravito lui a offert une musette, l’Atelier Tuffery lui a brodé la musette (TDF 1903 TSL) et puis Chilkoot a dessiné et offert le maillot blanc et noir exclusif « Héritage Hexagone 1903 » puis donné de son temps pour le relais « live » de communication via Facebook et Instagram, ainsi qu’un support logistique (avec la Renault 4L Chilkoot) de Marseille à Arles et de Lyon à Marseille.

Comme le dit Thierry pour conclure « L’aventure s’achève par le clap d’une valise garnie de rencontres et de partages lors de ce magnifique vagabondage, qui a juste laissé un peu de gomme sur notre hexagone qu’est la France. Allez zou ! » Fixivement…

The Climb … gagnez des places de cinéma

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The Climb le film
The Climb le film

La sortie en salle du film The Climb était initialement prévue en mars … Pour les raisons que vous connaissez, elle se fera finalement sur les écrans des cinémas à partir du 29 juillet.

À cette occasion Bike Café (en association avec Weelz et Menschagency) a eu envie de vous faire gagner quelques places de cinéma, et si vous avez un peu de bol, un bidon Café du Cycliste, spécialement dessiné pour ce film. Pour participer c’est très simple, cliquez sur ce lien pour enregistrer votre adresse email. Nous contacterons les gagnants après le tirage au sort, pour l’expédition des lots.

The Climb le film
The Climb le film

Quelques mots sur ce film.

Dans toutes les salles, dès le 29 juillet 2020, ce film Américain multi-primé (Coup de coeur du jury un certain regard au festival de Cannes, Prix du jury au festival de Deauville), met à l’honneur le vélo et les routes de l’arrière pays Niçois. La scène d’entrée n’est pas bien loin de la première étape du Tour de France 2020, qui va (normalement on l’espère) s’élancer à Nice début septembre. L’affiche présente deux cyclistes affrontant les côtes du col de Vence, c’est aussi la scène d’introduction du film. Une longue scène qui permet de poser les personnages et la relation qui lie Kyle et Mike.

The Climb est un joli film sur l’amitié entre deux hommes, une amitié mise à mal par les difficultés du temps. Quelques hauts et beaucoup de bas, quelques coups bas aussi pas loin de la traitrise. D’aucuns diront que le scénario est aussi palpitant qu’une étape de montagne du Tour de France. D’autres trouveront que la façon dont le vélo est traité est parfois un peu cliché. Est-ce bien grave ?

En allant voir ce film vous saurez si l’amitié peut être plus forte que l’amour.

Notez que The Climb n’est pas un film sur le cyclisme, disons plutôt que le vélo sert de fil narratif au réalisateur. Vous devriez passer un bon moment de détente, calé dans votre fauteuil. Et si vous ne connaissez pas la marque Café du Cycliste, en sortant de ce film, ce point sera corrigé. À croire que cette jolie marque, qui a ses quartiers sur le port de Nice, est co-productrice du film.

Envie de lire une interview des deux acteurs principaux ? c’est sur le site café du cycliste

Le titre du film : The Climb

  • La date de sortie : le 29 juillet 2020
  • Réalisé par Michael Angelo Covino

COUP DE CŒUR DU JURY UN CERTAIN REGARD AU FESTIVAL DE CANNES
PRIX DU JURY AU FESTIVAL DE DEAUVILLE

La bande-annonce

 

Consultez le réglement du jeu.

Ça roule avec Sportful

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Test équipements Sportful
Test équipements Sportful photo Philippe Aillaud

La marque italienne, des Dolomites est une référence dans le monde de l’équipement sportif, et particulièrement dans celui du vélo. Son représentant le plus célèbre est Peter Sagan, une référence. Pour cette saison Sportful nous a concocté une gamme complète avec des choix de couleurs, des matières et des lignes pour tous univers cyclistes.

Test équipements Sportful
Je teste depuis plus d’un mois sur les routes ensoleillée des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. Ce jour là au lac de Sainte Croix il faisait très chaud sur mon WishOne version road – photo Bike Café

Je connaissais Sportful pour avoir déjà dans ma garde-robe vélo, une excellente veste d’hiver hyper efficace et bien coupée, doublée en fibre Alpha de Polartec. Au Bike Café nous avons fait une dégustation en « diagonale » de la cuvée des équipements 2020, avec dans un premier temps les nouvelles tenues Giara et Super Giara. De mon côté je me suis collé au test d’une tenue complète pour la route, avec laquelle je roule régulièrement depuis plus d’un mois sur les routes ensoleillée des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse.

Les produits

Le maillot Monocrom

Test équipements Sportful
Le maillot Monocrom … Fit – photo Philippe Aillaud

Comme son nom l’indique ce maillot est monochrome, ce qui ne veut pas dire monotone.  Sa couleur unie est traitée avec une résine, il est passé ensuite dans un autre bain de couleur. Il en résulte un rendu original, grâce aux absorptions toujours différentes des teintures. C’est ce qui rend ce maillot Monocrom unique dans son genre. J’ai flashé sur la teinte « Sea Moss » … une mousse de mer qui donne envie de plonger la tête la première dans l’univers de Sportful. J’ai longtemps hésité avec la couleur « Coconut » qui me plaisait beaucoup également. Les manches sont longues dans la tendance du moment, maintenues aux extrémités par une bande stretch.

Le cuissard Total Comfort

Pour le cuissard j’ai choisi le modèle « Total Comfort » me disant qu’avec un tel nom, je ne pouvais pas me tromper. La promesse de ce cuissard est d’offrir ce confort, effectivement, mais également un bon maintien. La nouvelle bretelle s’adapte au corps dans les quatre directions, tandis que le bas de la jambe est réalisé en silicone appliqué à chaud, avec une adhérence encore meilleure sur la peau.

Test équipements Sportful
Mes 64 kg dans cette tenue très fittée – photo Philippe Aillaud

Le reste

Une casquette Sea Moss assortie à mettre sous le casque pour la visière et la protection anti-insectes, pour s’harmoniser avec le maillot et des chaussettes noires modèle Ride.

Ces produits déballés je constate l’excellente finition de l’ensemble. Ceci dit on est sur des  produits haut de gamme avec un maillot à 99,90 € et un cuissard à 159,90 € une casquette à 29,90 € et des chaussettes Ride 15 à 18,90 €.

L’essayage

Cette ligne est très fittée. On ne va pas se mentir, ce sont des produits « race » conçus pour ceux qui ne veulent pas de prise au vent et qui ont un IMC de sportifs affutés. J’ai une première déconvenue avec le cuissard que j’avais commandé en S, me fiant au tableau des tailles du site. L’échange a été fait et je suis revenu au M qui est ma taille habituelle. Malgré tout, et comparativement à d’autres marques, je constate que Sportful taille petit. Je mesure 1m78 pour 64 kg et les produits sont très près du corps, particulièrement le cuissard. Je le sais ce genre de produits s’enfile doucement, progressivement. Une fois bien en place ils constituent une seconde peau. C’est d’ailleurs un avantage pour un cuissard qui doit être très moulant pour ne pas créer de plis qui pourraient agresser la peau avec les frottements prolongés sur la selle.

Le Test

Avec cette chaleur revenue dans le sud j’ai pu tester ces produits lors de différentes occasions et sur différents vélos : mon WishOne Sub perso, le route Meral Louison carbone en test, mon fixie et même, pour le cuissard, une sortie longue de 150 km en vélo vintage (et selle vintage).

Une sortie longue de 150 km en vélo vintage avec une arrivée difficile en haut de la Bonne Mère - photo La Bonne Mère Classic
Une sortie longue de 150 km en vélo vintage avec une arrivée difficile en haut de la Bonne Mère – photo La Bonne Mère Classic. Le maillot en laine vintage (pour être raccord avec le vélo) est bien moins fitté que mon cuissard Total Comfort

Comme je l’ai évoqué plus haut il faut prendre son temps pour enfiler cette tenue et glisser correctement sa morphologie dans le cuissard et le maillot. Après ajustement aucune crainte que ça bouge. Je sens que les bretelles, peu élastiques, sont très (trop) tendues : elles pèsent sur mes épaules.

Test équipements Sportful
Sur mon fixie. Ce jour là j’avais oublié le casque … je ne veux pas faire l’apologie du sans casque mais 70 km la tête bien ventilée c’est vraiment très agréable surtout avec la casquette aérée de Sportful – photo Bike Café

Cet inconvénient sera particulièrement désagréable au moment où fatalement je dois m’arrêter pour uriner … Recherche, contorsions, … en me penchant et me recroquevillant pour relâcher la tension des brettelles, j’arrive enfin à sortir l’objet, luttant contre le cuissard qui fait pression sur le canal de l’urètre. Sur les 150 km entre Aix et Marseille j’aurais à faire cet exercice deux fois.

Heureusement, sur cette même sortie, je n’aurais qu’à me louer de ce cuissard en terme de confort. Malgré une moyenne honorable (24 km/h) sur mon vieux vélo 70’s en acier équipé d’une selle Idéale d’époque un peu détendue, une chaleur élevée, je suis arrivé sans aucun échauffement ni blessure. Le plus gros danger aura été de traverser Marseille de l’Estaque à la Pointe Rouge un dimanche après-midi. Les bretelles par contre devront subir une opération couture. Ma femme m’a réparé 2 déchirures partielles au niveau de l’attache de celles ci sur le dos du cuissard. Depuis la réalisation de ces solides sutures : plus de problème.

Test équipements Sportful
Sportful joue la transparence … le tissu utilisé est particulièrement aéré – photo Philippe Aillaud

Une autre sortie de plus de 100 km celle vers le plateau de Valensole et le lac de Sainte Croix dans le Verdon m’a permis de rouler plusieurs heures par fortes chaleurs. J’ai apprécié la facilité de manœuvre de la fermeture éclair. Le col très échancré dégage bien le cou. Les manches bien plaquées ne bougent absolument pas sur les bras plutôt fins.

Test équipements Sportful
Des poches bien remplies. Je ne m’appelle pas Sagan je dois avoir tout ça avec moi – photo Philippe Aillaud

Dans les détails les poches ne sont pas immenses mais largement suffisantes pour recevoir à gauche téléphone et porte monnaie, au centre petite pompe et ravito, à droite clés et ma caméra d’action Virb de Garmin. Vu de dos je ne ressemble plus à Peter Sagan mais à un randonneur. L’important étant d’être autonome car je n’ai pas de voiture suiveuse.

Test équipements Sportful
La casquette accessoire que j’adore pour éviter les éblouissements – photo Bike Café

J’ai adoré la casquette. Je suis adepte de cet accessoire qui me permet de jouer avec la visière en fonction du soleil et qui me protège les yeux en cas de pluie. Pour la pluie ça n’a pas été utile : pas une goutte en juin et en juillet.

Test équipements Sportful
Des chaussettes solides en mailles aérées – photo Philippe Aillaud

Cette casquette est aussi aérée que la maillot, y compris pour sa visière. Les chaussettes sont solides et aérées également.

Test équipements Sportful
Une tenue très fittée pas de prise au vent, je me faufile face au Mistral – photo Bike Café

Voilà pour ce test qui me permet de retrouver la qualité des produits Sporful. Reste à la marque de revoir l’ergonomie du cuissard, de rallonger ou de donner plus d’élasticité aux bretelles et le tout sera parfait.

Les produits testés

Mon avis …

J’aime

  • La qualité et le design
  • la respirabilité du maillot et de la casquette
  • le fond du cuissard

Moins

  • Le sizing des produits qui ne correspond pas à la grille des tailles du site
  • L’ergonomie du cuissard
  • Le prix

 

Je m’équipe fraîcheur pour l’été

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Un été aéré en vélo
Un été aéré en vélo

L’été rime avec chaleur, et cet été nous sommes gâtés dans le sud. Le thermomètre monte facilement à 36°C et il faut s’adapter pour supporter ces températures et les variations entre les 13°C lors de départs très tôt le matin, et les plus de 30°C atteints plus tard.

J’ai choisi et expérimenté quelques produits pour affronter ces températures. Hydratation et aération sont les deux ingrédients d’une sortie estivale réussie.

La gourde isotherme Camelbak Podium Chill

L’hydratation en vélo est stratégique. Un bidon isotherme peut s’avérer être très utile lorsque la balade dure plusieurs heures. Depuis le début de l’été l’utilise ce bidon Camelbak Podium Chill … Chill veut dire refroidissement, n’exagérons pas quand même, l’eau ne sera pas refroidie toute la journée. Il faut quand même reconnaître que ça marche et que l’eau reste plus fraîche, en tout cas plus longtemps, que dans un bidon classique.

Bidon de vélo isotherme Camelbak Podium Ice
Bidon de vélo isotherme Camelbak Podium Chill … On refait le plein à la fontaine de Saint Antonin aux pieds de la Sainte Victoire – Photo Philippe Aillaud

L’isolation thermique ne donne pas de goût particulier au liquide contenu dans la gourde. Étant, par principe, opposé aux “poudres” énergétiques, je n’ai pas testé le bidon avec ces mélanges parfois agressifs. Je roule « naturel » emportant fruits secs, bananes, barres bio, … et je me contente d’eau claire. À part une bonne bière éventuellement à l’arrivée, mais je ne la verse pas dans mon bidon de vélo.

Le très bon débit permet par une pression sur le corps de la gourde d’avoir une bonne lampée d’eau à chaque fois. Si vous renversez la gourde bouchon ouvert l’eau de coule pas.

Bidon de vélo isotherme Camelbak Podium Ice
Bidon de vélo isotherme Camelbak Podium Ice sur le cadre du nouveau Méral Louison lors d’un test route sous la chaleur. C’est le modèle 24OZ – 0,7L … il faut ça  – Photo Philippe Aillaud

Caractéristiques

  • Isolation en aérogel : garde l’eau froide 4 fois plus longtemps que les autres bouteilles
  • Ajustement optimisé de la cage : conçu pour s’adapter en toute sécurité à une variété de cages à bouteilles
  • Easy Squeeze : obtenez plus de fluidité avec moins d’effort
  • Capuchon auto-obturant à haut débit : maximise le débit tout en éliminant les éclaboussures et les déversements
  • 100% sans BPA, BPS et BPF : Ride clean, drink clean
  • Facile à nettoyer : les pièces peuvent être séparées pour un nettoyage en profondeur
  • Verrouillage pour un transport étanche
  • Polypropylène TrutasteTM avec HydroguardTM : Goûtez votre eau et rien d’autre, maintes et maintes fois.
  • Contenance : 0,7 l

Infos sur le site 

Prix : 19 €

La première couche Pas Normal Studios

Même en été pour le confort et l’isolation, l’utilisation d’un maillot première couche est intéressante. J’ai découvert cette petite merveille d’isolation qui fonctionne parfaitement grâce à une nouvelle fibre créée par  Polartec.

Test produits été
Les tissus Power Wool sont conçus pour garder votre corps confortablement au sec lorsque vous transpirez. C’était le cas sur la Maures gravel avec 36°C dans la plaine des Maures.

Les tissus Polartec® Power Wool sont conçus pour garder le corps au sec lorsque vous transpirez. Tous les tissus de la série bénéficient d’une structure en maille bi-composant utilisant des fils différents pour chaque face du tissu. Deux surfaces distinctes sont ainsi créées : une pour évacuer l’humidité de la peau, l’autre pour sécher rapidement. Le maillot parait chaud à l’oeil du fait de son épaisseur, mais à l’usage il n’en est rien. Pour moi le prix sera le seul obstacle.

Un été aéré en vélo
Pas Normal Studios adopte le tissu Polartec® Power Wool pour ses premières couches conçus pour garder le corps au sec lorsque vous transpirez … photo Bike Café

Pour bien gérer l’humidité, il faut :

  • Évacuer de la transpiration,
  • Offrir de la respirabilité,
  • Sècher rapidement.

Pour être complet le produit doit :

  • Protéger des mauvaises odeurs,
  • Garder une mémoire de forme,
  • Être lavable en machine.

La couche extérieure en fibre synthétique évacue l’humidité et permet son évaporation. La couche intérieure en laine naturelle se charge de la respirabilité, de l’absorption et de la régulation thermique. La laine évacue l’humidité à l’état de vapeur. Les points de contact sur la surface intérieure du tissu absorbent la transpiration. La transpiration, ainsi évacuée, se disperse rapidement sur la surface extérieure du tissu favorisant l’évaporation. Lorsque la transpiration atteint la face extérieure du tissu, elle s’étale sur une surface plusieurs fois supérieure à sa surface d’origine, permettant un séchage ultra rapide.

Consulter la technologie Polartec® Power Wool

Caractéristiques

  • 51% polyester, 42% laine, 7% élasthanne
  • Polartec® Power Wool ™
  • Action de mèche supérieure
  • Séchage rapide
  • Très respirant
  • Naturellement résistant aux odeurs

Infos sur le site

Prix : 80 €

Les chaussures Giro Empire EC70 Knit

Ce n’est pas vraiment une découverte pour moi car j’utilise ces chaussures depuis 2 ans, principalement en été. J’apprécie toujours leur respirabilité et l’aération que le tissage “knit” apporte à mes pieds par fortes chaleurs. J’avais d’ailleurs à l’époque consacré un test complet de ces chaussures que vous pouvez retrouver ici.

Comme vous pouvez le voir ci-dessous en 2 ans le tricot n’est pas abîmé, les lacets plats sont très confortables et maintenus par un serrage élastique, ils ne flottent pas au vent.

Chaussures de vélo Giro Knit
Chaussures Giro Empire EC70 Knit – photo Philippe Aillaud

Le thème de ce billet étant consacré à la panoplie d’équipements pour l’été, j’en profite pour reparler de ce modèle. Pour l’instant je n’ai pas trouvé mieux comme compromis entre l’aération et l’efficacité de pédalage. J’ai donc ressorti mes Knit, et franchement l’air qui s’introduit à l’intérieur procure une sensation de fraîcheur appréciable en ce moment. Dans les descentes mes pieds reçoivent avec plaisir cette ventilation et sur des distance longues par grosse chaleur, c’est franchement appréciable.

Infos sur le site

Prix : 200 €

Le maillot ALE Cycling off Road Joshua

La marque italienne nous a habitué à des graphismes originaux et une très bonne qualité de ses équipements textiles. Je suis fan de cette marque depuis que j’ai testé la collection Klimatik cet hiver. Reçue en même  temps que le casque Smith Network, pendant le confinement il m’a fallut attendre pour lpouvoir l’apprécier correctement. Cette tenue comprenant un maillot gravel et un cuissard avec poches que j’ai pu utiliser sur mes pistes favorites.

Maillot Joshua de ALÉ Cycling
Maillot Joshua de ALÉ Cycling … très aéré dans le dos, on peut voir les plantes derrière par transparence – photo Bike Café

Vraiment dans l’esprit gravel

ALE Cycling a parfaitement intégré la nécessité d’offrir aux pratiquants de gravel un très bon confort et un produit léger (250 g). On est maintenu, mais pas serré. Le maillot épouse bien les formes, les poches arrières sont profondes, … Petit détail : la protection de fermeture en bas pour ne pas l’accrocher. Côté aération, deux larges bandes de tissu aéré partent des omoplates jusqu’au bas du dos. Seul bémol la manipulation en roulant de la fermeture éclair n’est pas hyper facile. Le tissu très souple et léger ne maintient pas assez le maillot, il faut lâcher les 2 mains.

En terme de ressenti et grâce à sa légèreté, on est avec ce maillot entre chemisette et maillot de vélo.

Le cuissard est également d’excellente qualité. Je le mets souvent lors de mes sorties gravel. Les poches maintiennent bien ce qu’elles contiennent et la peau est de très bonne qualité. Je le porte également lorsque je me déplace en urbain ou péri-urbain avec en haut un t-shirt ou une chemisette et j’utilise les poches dorsales et latérales pour caser clés, téléphone, porte-monnaie, petite pompe, caméra, …

Le maillot Joshua : voir sur le site

Prix : 117,90 €

Le cuissard : voir sur le site

Prix : 138,90 €

 

 

Ma tête dans un Network

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Test du casque Smith Network
Test du casque Smith Network

En mettant ce casque Smith sur ma tête, je m’installe dans un réseau bien protégé : le Network. Ce  « firewall » crânien, sorte de diode contre les impacts, est là pour me protéger des chocs qui pourraient endommager ma CPU personnelle, refroidie par les 20 orifices  …

Test du casque Smith Network
Dans le Network

Je ne suis pas un « Androïd », mais un cycliste qui doit se protéger. Les risques sont à chaque coin de rue et partout sur les routes et les chemins. Le casque fait partie désormais de notre incontournable panoplie, même si la loi ne nous oblige pas à le porter. J’ai roulé autrefois cheveux au vent (à l’époque j’en avais plus) et c’était bien agréable. La première qualité d’un casque est de nous protéger, et si en plus il sait se faire oublier c’est parfait.

Cliquez sur les images pour les agrandir 

Le Smith Network est un casque relativement léger (300 g pesé 306 g). Certes on trouve mieux sur le marché, mais le Network est équipé du système Mips et dispose d’une grille d’aération particulièrement efficace. Ce n’est pas un casque de chrono, mais plutôt un modèle polyvalent endurance, urbain et gravel.

Bien ventilé

La qualité première d’un casque est bien évidemment l’efficacité de la protection offerte en cas de choc. Dans l’essai que je vous livre je ne suis pas allé jusqu’à m’assurer de la chose : le crash test n’était pas prévu au programme. Autre qualité importante, dont il faut s’assurer : le confort. C’est un peu comme pour des chaussures : en posant le casque sur votre tête vous devez sentir que ça s’emboite bien. Si vous passez plusieurs heures sur le vélo, et que le casque ne correspond pas à la forme de votre crâne ça risque de devenir gênant à la longue. Le casque est rigide et votre boîte crânienne aussi. Il est donc préférable que les formes correspondent. Les rembourrages internes assureront l’ajustement fin, mais il y a des incompatibilités qu’un simple essayage en boutique permettra de vérifier. Moi j’ai un crâne Smith compatible en taille M (55 – 59 cm) et c’est le 3ème modèle de cette marque que j’utilise et cette fois ci encore je m’y sens bien.

Test du casque Smith Network
Sur la Maures Gravel … chaleur 36*C ce jour là dans la plaine des Maures photo Laurent Biger

Je roule dans une région de France très chaude et l’autre point important est pour moi la ventilation. Avec ses 20 orifices de ventilation ce Network assure la climatisation de ma “CPU” … Autre détail, qui pour moi n’est est pas un, le Network est livré avec une petite visière amovible qui me permet de supprimer la casquette qui devient trop chaude en été. Cette visière agira comme le  « pare soleil » que nous trouvons dans les voitures, pour éviter l’aveuglement provoqué pars les rayons solaires ou le pinceau des phares la nuit. Cette visière est même très utile en cas de pluie pour protéger en partie les lunettes et par temps ensoleillé, pour offrir un peu d’ombre. Elle s’enlève facilement en roulant pour disparaître dans la poche du maillot si elle devient inutile. Pour la remettre il faudra quand même s’arrêter.

Test du casque Smith Network
La circulation d’air est assurée par 20 events

Le test

Reçu juste avant le confinement il ne m’a pas été utile dans un premier temps pour faire du home trainer sur mon balcon. Depuis la reprise je l’utilise pour mes sorties sur route et gravel. J’aime bien sa couleur qui se marie très bien avec notre tenue Bike Café Rapha custom. Je l’ai utilisé par des températures comprises entre 13 et 36 degrés. Les matériaux Koroyd et VaporFit sont protecteurs mais ils ont tendance à emmagasiner la chaleur. Heureusement la ventilation est très bonne avec ses 20 events qui assurent une bonne circulation d’air. Les réglages sont simples et efficaces et l’ajustement est parfait.

Test du casque Smith Network
Test du casque Smith Network avec différentes lunettes …

Le casque reçoit les lunettes sans gène au niveau des branches. Je l’ai porté avec des lunettes Smith mais également avec des Rudy Project et même des lunettes de vue. Les branches s’intègrent très bien et les lunettes restent bien en position.

Mon avis …

J’aime

  • Le côté sécurisant de ce casque :  système MIPS, matériaux utilisés Koroyd et VaporFit
  • Qualité / prix correct pour un casque MIPS
  • Confortable
  • Visière réglable et amovible
  • 20 évents
  • Garantie à vie

Moins

  • Pas de protection anti insectes
  • Matériaux de protection gardant un peu trop la chaleur

 

 

Infos sur le site

Prix : 160 €

Un dimanche de gravel sur le Ventoux

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Gravel Mont Ventoux
Gravel Mont Ventoux avec More Gravel

photos de Pascal Colomb, Manu Bear, Laurent Biger

Personne ne peut prétendre le contraire : le Ventoux agit comme un véritable aimant sur les cyclistes de toutes disciplines et de toutes nationalités. Ils accourent ici pour gravir ses pentes comme des fourmis pédaleuses. Loin devant l’Alpe d’Huez, le Galibier, et tous les célèbres cols des Alpes et des Pyrénées, sa montée aux 3 facettes (Bédoin, Malaucène, Sault), attire tous les cyclistes sur route.

Gravel Mont Ventoux
Sa montée aux 3 facettes, attire tous les cyclistes sur route. Photo Pascal Colomb

Il faut avoir dans sa collection de cols grimpés, ce fameux sommet que l’on surnomme le Géant de Provence. Pour les VTTistes, c’est pas mal non plus, ils aiment ses pistes et ses singles sur les différents versants et sur la crête. Plus rares sont ceux qui viennent ici en gravel, et dans ce domaine tout reste à faire pour ouvrir, sur cette montée mythique, des itinéraires mélangeant pistes et routes, avec pour récompense le sommet situé à 1909 m.

Gravel Mont Ventoux
À l’affiche de More Gravel un événement à ne pas manquer …

Laurent Biger, membre éminent du Bike Café et créateur du groupe More Gravel, est un habitué des lieux. Ayant de la famille à Malaucène, il arpente souvent les pistes du coin et il vient ici régulièrement tester des vélos de gravel, pour évaluer leur qualité sur ce terrain très varié qui offre de longues montées. C’est avec l’idée de faire partager ses parcours, qu’il a lancé l’invitation à venir découvrir le 12 juillet ce “spot” mélangeant pistes et bouts de routes, dans cet univers nous conduisant de la campagne provençale aux forêts ombragées pour atteindre, dans sa partie finale, un paysage lunaire et totalement pelé.

Une quinzaine de courageux et un parcours bien dosé

Gravel Mont Ventoux
Gravel Mont Ventoux

Lorsque j’ai vu les photos de Pascal Colomb et celles de Laurent sur Strava, j’ai regretté d’avoir loupé la sortie à cause d’une obligation qui m’a fait rester à Aix ce jour là. Du coup, voulant en savoir plus j’ai appelé Pascal et Laurent et l’idée m’est venue de vous associer à ces échanges. Je suis sûr que pour beaucoup d’entre-vous, cette balade en gravel sur le Ventoux peut devenir un futur objectif.

Gravel Mont Ventoux
Gravel Mont Ventoux – Pierre à gauche sur la photo a prudemment coupé pour rentrer par la route.

Alors Laurent vous étiez combien au départ ? Éclat de rire  « Je crois qu’on n’a jamais su exactement … une petite quinzaine je crois ». Volontairement, Laurent n’avait pas non plus fait une grosse communication sur cette sortie et le Ventoux reste dissuasif pour beaucoup de cyclistes « je ne souhaitais pas avoir trop de monde non plus. Je ne voulais pas qu’on se retrouve à 40 ou 50, comme sur la Maures Gravel. Ici ce n’est pas la même histoire, le danger est plus présent et il faut être en forme…», m’explique Laurent, précisant qu’il y avait quand même 2000 m de D+ pour 70 km, ce qui nécessite d’être un cycliste aguerri.

Gravel Mont Ventoux
Gravel Mont Ventoux – affichage sur Openrunner

En fait, le parcours dont vous pouvez découvrir le profil ci-dessus (cliquez pour élargir), offre un palier entre 2 montées « On ne peut pas trouver l’équivalent sur la route », précise Laurent qui trouve que cette montée gravel rend l’ascension moins pénible physiquement. « Le premier palier est après le col du Comte. Ce col est un endroit stratégique, qui permet ensuite d’aller presque partout, difficile d’y échapper. J’ai orienté la sortie pistes et routes plutôt que pistes et passages VTT », poursuit-il. Il y a donc 2 portions route lors de l’ascension et 2 dans la descente. « Je voulais absolument que l’on passe au sommet, on a donc fait la portion mythique finale qui se fait sur la route entre la piste qui sort au-dessus du chalet Reynard et le sommet. »

Pascal Colomb nous parle du parcours …

Merci Pascal

Les vidéos

Gravel Mont Ventoux
Merci à Stéphane de Marseille qui a réalisé ce petit montage vidéo.

Et la vidéo de Manu

Une sortie réussie

Galerie de photos

« La veille ça n’aurait pas été la même chose, heureusement le Mistral s’est arrêté de souffler ce matin », me dit Pascal qui avait loupé la sortie organisée par Arles gravel l’an dernier et qui cette fois voulait absolument être là. « J’avais ce souvenir amer de ne pas avoir pu venir, lorsque Dan de Rosilles avait organisé cette sortie sur le Géant de Provence ». Pascal connaît bien l’endroit pour avoir roulé ici de nombreuses fois sur la route et en VTT, mais cette fois il a encore découvert de nouvelles pistes « Je n’étais jamais passé par ces endroits, notamment je n’avais jamais fait le col du Comte, ni cette piste en versant nord, qui repart sur le versant sud …», précise Pascal. Il a apprécié le BMC URS chaussé avec des Resolute sur lequel il roulait. Une monture parfaite, pour ce terrain avec cette facilité offerte avec les élastomères à l’arrière, qui rendent le vélo très souple.  

Gravel Mont Ventoux
Gravel Mont Ventoux – la fontaine de la Grave un point d’eau supplémentaire inattendu

Tout le monde était enchanté de cette sortie et de cette façon très différente d’accéder au sommet. Même la fontaine de la Grave était active, suite à un orage les jours précédents. De l’eau coulait créant un point d’eau supplémentaire. La pause déjeuner a été faite au Mont Serein. Une belle balade à refaire la trace est disponible ici

Cette sortie a été une belle façon pour Laurent de dire au revoir à la région. Il quitte le sud dans les prochains jours pour des raisons professionnelles. Cependant, ses attaches familiales le feront revenir ponctuellement à Malaucène. Bien entendu More Gravel poursuivra ses activités et Laurent aura l’occasion, de nous faire découvrir la Meuse et ses environs sur Bike Café, où il va prochainement s’installer.

Suivez toute les activité de More Gravel sur fb https://www.facebook.com/moregravel/

Une Avalanche de bonnes intentions

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Cycles Avalanche
Cycles Avalanche photo ®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020

Avez-vous lu « Éloges du carburateur* » ? Paru en 2010, publié en France par les Éditions la Découverte, cet essai est écrit par Matthew B. Crawford (traduit en Français par Marc Saint-Upéry). Ce livre fait florès dans le monde des entrepreneurs en quête de sens dans leur activité professionnelle ? Il devrait même trouver un nouvel élan (grâce à Bike Café ? peut-être aussi …) suite à cet épisode de la Covid-19.

Quand des millions de salariés se retrouvent confinés, privés de travail et se rendent compte que leurs métiers respectifs ne sont absolument pas essentiels à la bonne marche du Monde. Pire, ces métiers intellectuels ne remplissent qu’une fonction, remplir un peu le compte en banque. Est-ce vraiment suffisant ? Ces constats, Matthew les a fait un peu avant tout le monde, ou plutôt il a mis des mots sur ces questionnements. Il était bien placé pour se faire, après des études brillantes il est bien payé pour bien réfléchir dans un Think Tank basé à Washington. À force de bien réfléchir, il constate que ses envies et ses aspirations ne sont pas là. Il démissionne et ouvre un atelier de préparation et de réparation de motos. De sa conversion professionnelle, il en fait aussi un livre (ou plusieurs) et devient dès lors un mécano philosophe ou un philosophe mécano. A la vue de cette photo, un mécano aux doigts en or.

Matthew Crawford
Matthew Crawford roule en Ducati. (Photo : Ariel Skelley)

Marie & Laurent sont associés pour le pire et le meilleur. Pour décider de l’avenir de la marque de vélo Avalanche ont-ils lu les œuvres de Matthew ? J’ai l’impression qu’ils n’en ont pas eu besoin. Que leur envie de toucher la matière, de créer des objets, de souder, de dessiner ne date pas d’hier. Ils sont au début de leur trentaine. Ils se sont rencontrés pendant leurs études supérieures, pour Marie c’était l’école Boulle** et pour Laurent l’ENSCI-les ateliers*** . Des études d’artistes et de créateurs en herbe ? Ce serait très réducteur de l’affirmer, quand bien même ce qui gène dans cette expression est la notion légère, et somme toute à côté de la plaque, de l’expression “en herbe”. Comme si être designeuse ou créateur industriel, n’était pas aussi ambitieux et sérieux que devenir footballeur ou Happyness office manager ? … Comme si je n’avais rien retenu de ma lecture de l’éloge du carburateur.

Le vélo est-ce d’abord un objet ou une promesse ?

La réponse à cette question ne se fait pas attendre … Je peux vous la donner, en écoutant ces jeunes entrepreneurs. Marie est une amoureuse du vélo « Depuis toujours … », nous confie-t-elle. Laurent, à l’inverse, n’éprouve au départ aucun intérêt pour cet objet jusqu’au jour, où à l’école on lui impose de travailler sur un projet de vélo.

Quand l’une aime le vélo pour ce qu’il promet, l’autre se passionne d’abord pour l’objet. Avec humilité et des étoiles dans les yeux Laurent nous glisse qu’il aime « Le vélo, cette machine tellement simple, mais aussi tellement complexe ». Une fois diplômés, ils exercent les métiers pour lesquels ils ont été formés. Chacun de leur côté, ce qui ne les empêche pas de rouler ensemble, à la recherche de cols alpins (Laurent est de Chambéry) ou d’expériences itinérantes en Écosse par exemple. L’envie d’avoir leur propre atelier est toujours là, ils dégottent un local à Montreuil (93), l’équipent et s’installent.

Cycles Avalanche
L’envie d’avoir leur propre atelier est toujours là, ils dégottent un local à Montreuil

« Avoir notre propre atelier est une volonté profonde que nous avions depuis longtemps. Evidemment nous avions en tête un atelier pour y concevoir, souder, construire nos vélos. Aussi cet atelier est pour nous une assurance de continuer à toucher la matière à la travailler. Parce que chacun de nous dans nos métiers respectifs, nous finissions par passer beaucoup trop de temps devant un ordinateur plutôt qu’un établi ». Ils prennent aussi le temps de réfléchir à leur marque de vélo, Avalanche.

Une assurance de continuer à toucher la matière à la travailler. Parce que chacun de nous dans nos métiers respectifs, nous finissions par passer beaucoup - photo ®RAY FRITZ-2020
Une assurance de continuer à toucher la matière à la travailler. Parce que chacun de nous dans nos métiers respectifs, nous finissions par passer beaucoup trop de temps devant un écran – photo ®RAY FRITZ-2020

Un cadre à définir.

Je suis fier de ce titre, si subtil dans l’univers du vélo : « Un cadre à définir ». Quand au Bike Café nous nous intéressons à un produit ou une marque, comme une sorte de réflexe nous essayons de comprendre et identifier la promesse du produit proposé ou testé. Cette promesse va nous conditionner pendant toute la durée du test. Nous allons nous attacher à nous assurer que cette fameuse promesse est bien tenue. Parce que vous lecteurs et lectrices c’est ce que vous attendez, de la sincérité, de la curiosité, de l’information pour pouvoir vous décider, éventuellement vous cultiver, potentiellement vous titiller, vous bousculer.

Cycles Avalanche
Avalanche est tout simplement la promesse de vélos en acier, fabriqués artisanalement, en France … crédit photo ®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020

Pour la marque Avalanche, ça va être difficile d’avoir cette approche un peu convenue, parce que Laurent et Marie ont du mal à répondre très clairement à cette question, avec Avalanche, que promettez-vous à vos clients ? Simple question, mais océanique. Ils bredouillent qu’ils veulent offrir du sur-mesure, qu’ils veulent autant que possible proposer des vélos Made in France. Qu’ils veulent construire de beaux vélos, de bons vélos, peut-être des vélos qui dureront une vie pour certains de leurs clients.

Cycles Avalanche
Ils veulent construire de beaux vélos, de bons vélos, peut-être des vélos qui dureront une vie pour certains de leurs clients – photo ®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020

Quel fabricant de vélo sur-mesure n’a pas cette ambition ? En discutant encore avec eux, en grattant un peu, on se dit que définir cette promesse est peut-être un discours marketing, qui peut-être manque un peu de sens. Marie en a écrit des dizaines et des dizaines de positionnements de marque. Elle en a fait des dizaines de recommandations stratégiques, pour améliorer la fameuse expérience client. Ensemble ils savent, que créer sa marque de vélos sur-mesure, c’est ouvrir un champs des possibles infini. D’où peut-être ce discours simple : aujourd’hui Avalanche est tout simplement la promesse de vélos en acier, fabriqués artisanalement, en France.

Cycles Avalanche
De son côté Laurent dessine des pattes de fixation de freins, ses propres raccords de tubes

Ils veulent aussi se développer, doucement, par étape. Ils apprennent. Gérer des fournisseurs, tenir un budget, tenir des délais, commercialiser leur marque, sont des aspects qu’ils vont devoir aborder probablement plus vite qu’ils ne l’avait envisagé. De son côté Laurent dessine des pattes de fixation de freins, ses propres raccords de tubes « Je ne veux pas être limité par les standards disponibles sur le marché, si je veux un angle différent de ce qui existe, je veux pouvoir le faire ». Alors il le fait.

Cycles Avalanche
Fabriqué à la main … photo ®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020

Une feuille blanche, une histoire à écrire.

Le confinement a forcément mis un peu la zizanie dans leur programme de développement. Aujourd’hui 2 vélos sillonnent au quotidien les rues Parisiennes (les vélos de Laurent et de Marie), deux autres cadres sont prêts, ou presque. Si seulement le fournisseur anglais de peinture expédiait les quelques litres commandés pour finaliser cette étape avant de monter les spads.

Aujourd'hui 2 vélos sillonnent au quotidien les rues Parisiennes - photo ®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020
Aujourd’hui 2 vélos sillonnent au quotidien les rues Parisiennes – photo ®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020

Leur culture vélo et leur pratique tourne autour du vélotaf, du vélo de route et du gravel (ou bikepacking), c’est la gamme qu’ils ont envie de proposer, à terme. Ils ne savent pas encore si Avalanche restera du sur-mesure à 100% ou s’il faudra passer sur du montage à la carte avec une base de cadres définie. Ils verront bien. En tout cas, les géométries proposées ne seront pas conditionnées par ce qui est disponible sur le marché.

L’envie de plancher sur leur propre vélo-cargo n’est pas loin « Bah oui, ce serait tellement plus simple pour aller chercher nos outils, notre matière première. » Les prochains mois vont être dévolus à étoffer le nombre de vélos montés, prêts à rouler « Car évidemment il faut rassurer nos futurs clients », à 2000 € le kit cadre (en gros et en fonction des options choisies) c’est mieux de ne pas se tromper. « Et puis, notre formation est d’imaginer un objet de le visualiser, alors qu’il n’y a au départ qu’une page blanche ». C’est leur métier, pas celui des cyclistes, qui pour se décider ont besoin de toucher, de regarder. Certains ont même besoin de soupeser. « Ce sera aussi plus facile de franchir le pas, quand nous aurons plusieurs vélos en exposition ou sur les routes ».

Cycles Avalanche
J’ai cherché une sale soudure, une sale coulure, je n’ai pas trouvé. Crédit photo : ┬®FRANCOIS-REGIS DURAND-2020-07

Même si Laurent et Marie veulent prendre leur temps. Leur savoir-faire, leur philosophie, leur formation, leurs envies seront assurément de bons moteurs pour faire d’Avalanche une belle marque dans un futur proche. Si vous êtes submergé d’émotions en voyant ces vélos, contactez les, ils seront ravis de vous produire votre vélo, unique, magnifique. Ils sont prêts. Peut-être même que vous y intéresser aujourd’hui est une bonne idée, avant que le carnet de commandes ne fasse passer le délai de 1 mois aujourd’hui à 4 ou 5 dans quelques semaines. C’est tout le mal que l’on souhaite à Avalanche.

*pour en savoir plus sur “éloges du carburateur”

** l’école Boulle, n’est pas ce que vous croyez, cessez d’avoir l’esprit mal tourné

***ENSCI-les ateliers, première fois que j’en entends parler. Quelle tristesse de découvrir une telle école à plus de 45 ans

Après 4800 km : bilan du matos utilisé sur le Tour de France Randonneur

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Tour de France Randonneur
Tour de France Randonneur Jean-Lin Spriet et Arnaud Manzanini

Article et photos de Jean-Lin Spriet

Avec Arnaud Manzanini nous avons terminé le 2 juillet notre Tour de France Randonneur. Il s’agit d’une randonnée permanente, organisée par l’US Métro, soit 4800 kilomètres et au moins 50000 m de D+. L’article que je vous propose est consacré aux équipements matériels qui m’ont aidé à réaliser ce Tour de France Randonneur entre le 11 juin et le 2 juillet. Nous avons connu toutes les circonstances météo possible : pluie, orages, vent, chaleur, … Comme vous le comprendrez, au travers de mes choix, j’ai pris l’option confort.

Tour de France Randonneur
À l’arrivée le 2 juillet : le même sourire que sur la photo de départ (en entête de cet article) sur le port de Honfleur à 5 heures du matin le 11 juin.

Le vélo

Je reviens rapidement sur mon vélo, pour compléter l’article que j’avais déjà écrit pour Bike Café, et qui avait intrigué un grand nombre (plus de 25 000 vues). Vous pouvez le relire ici. Plusieurs éléments sont rentrés en ligne de compte pour orienter mes choix …

Tour de France Randonneur
Le vélo Pechtregon dans sa configuration Tour de France Randonneur

Acier carbone ou titane ?

L’acier représente pour moi le meilleur compromis : comportement, confort, durabilité et prix. Les carbones ont fait énormément de progrès et ne sont plus des « bouts de bois sans vie ». En revanche, trouver quelqu’un capable de réaliser une fourche sans déport et un cadre en carbone sur mesure, n’existe pas en France ou à un tarif au dessus de mon budget (je pense à Cyfac et aux Cycles Petit breton).

En titane ça se trouve, mais c’était un peu hors budget pour moi et je dois admettre que j’y ai pensé. C’est surtout la fourche sans déport qui m’a obligé de réfléchir différemment dans le choix du cadreur. Matthieu Chollet (Cycles Pechtregon) est quelqu’un que j’admire. Il est curieux et très ouvert aux nouvelles idées, suffisamment pour avoir osé me fabriquer ce cadre, et j’en suis ravi. Coup de chance lorsque je lui en ai parlé en juin 2019 au téléphone, il avait la même idée pour le vélo du concours de machine lors du Paris Brest Paris ! J’avais depuis longtemps en tête cette idée de fourche sans déport, je ne suis pas déçu et prendre aujourd’hui un vélo avec déport me semblerait curieux ! Bref, tout de bon, comme disent les savoyards (Merci Jean-Yves Couput !).

La transmission

J’ai opté pour un groupe 105 : simple efficace, durable et économique. Je n’ai eu aucun soucis pendant ce périple. J’ai fait un réglage en cours de route, suite à la chute du vélo lié au vent en haut d’un col, et j’ai changé la cassette et la chaîne à Lannion soit 400 km avant la fin du Tour. Je ne souhaitais pas prendre de groupe électronique : si le vélo tombe ou s’il se passe autre chose, c’est toujours plus compliqué à réparer. Pour le 105 on trouve des pièces Shimano partout.

Tour de France Randonneur
Tour de France Randonneur : nos vélos avec des options différentes/

J’aimerais un jour essayer un groupe Campagnolo. Arnaud est parti en SRAM Red sans fil : il a eu un soucis au niveau de la fixation de la batterie sur le dérailleur. Nous avons trouvé une solution (serflex et scotch noir d’électricien). Arnaud a rechargé ses batteries environ tous les 3 jours.. Il a changé les dentures de sa cassette à Briancon pour être plus à l’aise pour grimper. Côté plateaux, Arnaud était en 50-34 ronds et moi en O’symetric en 50-38. Je l’ai écrit dans mes posts sur facebook et Instagram : je devais recevoir des plateaux en 50-34, qui ne sont pas arrivés à temps. Comme je ne me sentais pas bien au début je me suis demandé comment j’allais pouvoir traverser les Alpes avec mes plateaux …  Et puis c’est passé, et en sortant du Mont Ventoux je commençais à aller mieux. Les Pyrénées sont arrivées et ça l’a fait !

Tour de France Randonneur
Transmission Shimano 105 et plateau O.Symetric sur le Tour de France Randonneur

En sortant des Pyrénées, je me suis juré de ne plus passer sur le petit plateau jusqu’à l’arrivée ! Pari tenu … Je n’ai pas fait trop le fier dans quelques côtes bretonnes, mais c’est passé ! Arnaud a quelques videos savoureuses 😉

Les pédales

Tour de France Randonneur
Pédales Speedplay Zphyre

Arnaud était en Speedplay route et j’avais monté des Speedplay SYZR. Les cales ont l’avantage de se mettre sur des chaussures au standard 2 trous, plus facile pour marcher si besoin. Elles ont le même soutien que des pédales de route. En superficie d’appui elles sont identiques à des modèles route, la practicité des cales de type SPD et la flexibilité des cales Speedplay en terme de rotation pour les genoux est top.

Les pneus

La taille des pneus max sur ma randonneuse répond à quelques contraintes. Je voulais pouvoir mettre des pneus de 32 mm avec des gardes-boue. Je suis parti avec des pneus de 35 mm René Herse Bon Jon. Ils sont excellents, et je suis ravi d’avoir essayé ces pneus sur une telle distance ! La carcasse est souple et permet de rouler sur du velours à condition de mettre la bonne pression. Pneus plus larges = pression moindre, je devais être dans les 4 bars et en montagne je suis monté à 5.5 à l’arrière, et 5 à l’avant. Je peux l’écrire avec précision, puisque ma pompe possède un manomètre (modèle Lezyne).

Lorsque la route est mauvaise la pression moindre et la carcasse donnent du moelleux ce qui après 1000 km, et parfois moins apporte un agrément de conduite juste génial. J’ai crevé une fois à cause d’un clou de 1,5 cm de long au début de la montée du col de la Madeleine. La tringle du pneu est souple, donc facile à mettre et enlever (contrairement au GP5000 de 28 mm ou aux 4 saisons 32 mm que j’utilise régulièrement).

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Les pneus René Herse en 35 mm

Dans les montées de col, personnellement j’ai essayé avec une pression moyenne de 4 bars et en 5.5 bars à l’arrière. Vélo chargé je préfère le rendement et la sensation d’une pression plus haute qui soutient plus le poids du vélo. Je ressentais moins l’impression d’un vélo qui s’écrase sur la route.

Le col passé voici venu le moment de la descente. La bande de contact du pneu avec la route est plus large, l’accroche donne un sentiment de sécurité remarquable. Idem dans les virages qui se font en douceur. Les pneus ne virevoltent pas comme mes 28 mm et offrent du grip. J’allais moins vite dans les descentes qu’Arnaud qui aime ça. Personnellement je ne suis pas un descendeur. La combinaison fourche sans déport (qui permet des angles que jamais je n’oserais prendre avec un vélo avec déport) et les pneus de 35 mm est juste superbe.

Je devais normalement partir en tubeless et avec le shop nous n’avons jamais réussi à les monter. Nous avons eu JP Ferreira de 2-11 Cycles un paquet de fois au téléphone impossible. J’ai eu JP à mon retour et j’irai le voir, rien que pour ça, parce qu’il y a un truc qui m’échappe. Je suis donc parti avec des chambres à air (Tubolito à l’avant et standard à l’arrière). J’ai crevé à l’arrière. J’ai pris un demi risque avec la Tubolito : j’ai eu de sacrées déconvenues avec ces chambres en Auvergne avec Fanny et Sofiane. Les obus se désolidarisaient des valves : c’est pas pratique pour les monter ! J’utilisais à ce moment là une petite pompe qui se clipse directement sur la valve. Durant le Tour de France j’ai utilisé une vraie pompe avec raccord et aucun problème !

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Après 5000 km (sur un vélo + saccoches à 23 kg) le pneu arrière (phto de droite) a perdu les lignes de la carcasse centrale (c’est la moitié de l’usure m’a dit JP) et le pneu avant (à gauche sur la photo) est quasi intact.

Arnaud de son côté a eu 4 crevaisons, il utilisait ma pompe. C’est tellement agaçant de crever et si en plus de cela tu mets des plombes à regonfler ton pneu c’est encore plus c….. ! Donc une VRAIE POMPE ! Après 5000 km (sur un vélo + saccoches à 23 kg) le pneu arrière a perdu quelques dessins sur la partie centrale (c’est la moitié de l’usure m’a dit JP) et le pneu avant est quasi intact. Vous vous ferez votre propre avis en regardant les photos. J’aurais bien voulu partir en 35 mm tubeless et voir comment le liquide joue (ou pas) son rôle lors d’une crevaison. Ce sera pour un autre Tour de France 😉

Garde-boues ?

Le velo est fait pour être monté avec des gardes boue, pour autant je suis parti sans. Nous sommes au mois de juin, j’ai parié sur un temps clément. Nous aurons pris en tout et pour tout 8 heures de pluie dont 4 en arrivant sur Nantes. Pari gagné.

Éclairage

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J’ai utilisé une Sinewave à l’avant et une SON à l’arrière.

Les fixations pour les lumières avant et arrière sont prévues sur le cadre, l’alimentation se fait par moyeu dynamo (Son 28) et j’ai utilisé une Sinewave à l’avant et une SON à l’arrière. La Sinewave permet de recharger une batterie externe directement et apporte un éclairage suffisant pour la route de nuit.

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Lampe arrière

Nous avions nos lumières en permanence allumée de jour, comme de nuit sauf lorsque nous rechargions nos GPS. L’autre option, prise par Arnaud est une Klite. C’est une marque australienne, c’est un véritable phare de camion ! Cette lampe est utilisée sur la Silk Road Mountain Race notamment. La première fois que je me suis retourné, pour voir si Arnaud était derrière moi, j’ai cru que c’était une voiture qui arrivait plein phares ! Bref ça éclaire. J’en possède une aussi, et il me semble que Patrick Lamarre l’a utilisée en Norvège et au Canada cet hiver avant le confinement. De très beaux objets aussi.

Les câbles

Sur mon Pechtregon toute la câblerie : dérailleur et durite est externe. Je me suis toujours dit que c’était plus simple à changer en cas de pépin. Vraie croyance ou, fausse bonne idée ? L’expérience le dira. Pour le moment, je n’ai pas de faits qui m’indiquent que c’est une fausse bonne idée.

Les freins

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Les freins avec double pistons de Hope

Pour moi il n’y a pas photo : les disques sont sécurisants et apportent cette progressivité et cette modularité que j’apprécie beaucoup. Les mécaniciens des Cycles Victor à Levallois, s’y sont repris un paquet de fois pour installer et régler les freins 4 pistons Hope avant et arrière. Je ne le regrette pas : je les trouve plus puissants que les Ultegra et en complément de la fourche Truss, qui ne bouge pas, c’est un gage de sécurité remarquable. Pour info, je me suis retrouvé une fois dans la descente du col de la Lombarde vers Isola 2000, l’année dernière sans frein avant, car le piston en céramique avait explosé. Autant dire que depuis je suis prudent. Là, je n’ai même pas eu à changer les plaquettes de freins !

Les sacoches

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Les sacoches Helmut

Les sacoches Helmut sont suffisamment respirantes pour éviter la condensation lorsqu’il fait chaud, et pas aussi étanches qu’une sacoche Ortlieb que j’ai. Toutefois elles sont plus légères, faciles à installer et suffisamment étanches pour éviter les catastrophes. De surcroit elles sont très belles et fabriquées en France. Ce qui pour moi est un très bon argument.

Couchage

Nous avions prévu un sac de couchage, un matelas et un Bivvy. Nous renverrons le matelas par la Poste. Je garde le sac de couchage par sécurité mais en fait il ne me servira pas. Je l’utiliserais cette été, dans d’autres circonstances. J’ai passé un coup de fil à High Mobility Gear, plein de conseils, de discussion, vraiment super pro.

La selle

Le siège Infinity Seat Saddle : je n’ai eu AUCUNES BLESSURES au postérieur, Arnaud qui utilisait la même selle non plus. Je n’ai JAMAIS mis de crème chamois (je n’en avait pas pris avec moi), j’avais un tube de Bepanthen avec moi par prévention, que j’ai utilisé régulièrement. Lors de la Ronde d’Aliénor d’Aquitaine en 2018, je m’en suis sorti avec la fesse droite qui saignait, la fesse gauche truffée de kystes, la verge complètement engourdie, plus de sensibilité dans les doigts, mains droites et gauche et l’épaule gauche en écharpe ! À la fin de ce tour bien plus long et éprouvant : je n’ai rien. Il y a deux explications à cela : ma position sur le vélo et le siège (la selle).

Le siège Infinity Seat Saddle que nous avons utilisé Arnaud et moi
Le siège Infinity Seat Saddle que nous avons utilisé Arnaud et moi

La majorité des athlètes qui participent à la Race Across America ont un siège Infinity. Nous avons eu la chance d’avoir pas mal de cyclistes qui sont venus rouler en notre compagnie sur notre Tour de France. Il y en a un paquet qui m’ont dit « J’ai mal ici, j’ai mal là, etc. ». Mettons nous bien ça dans la tête : NOUS POUVONS FAIRE DU VELO SANS AVOIR MAL PARTOUT et IL N Y A PAS BESOIN DE BORNER POUR SE FAIRE LE CUIR DES FESSES POUR NE PLUS AVOIR MAL ! Voilà : est-ce que le message passé ?

Sur la route et depuis quelques temps, j’aide plusieurs cyclistes à trouver une position pour qu’ils se sentent bien sur le vélo. Au mois de septembre, je suivrais une formation pour le fitting avec Joffrey Degueurce qui m’a remarquablement aidé pour que je trouve la mienne. Ses parents tiennent la boutique Giant à Dijon. Il a un vrai labo au-dessus de la boutique. Je suis arrivé à 14 h 30 et j’en suis sorti à 22 h ! Vous avez bien lu, vous pouvez lui demander !

Les équipements

J’ai une nette préférence pour le mérinos. Pourquoi ? Lorsque vous ne lavez pas vos vêtements pendant quelques jours ces maillots ne sentent pas la transpiration. Par temps chaud le mérinos ne tient pas plus chaud et laisse passer l’air, lorsque vous êtes trempés en haut d’un col et que vous commencez votre descente vous n’avez pas la sensation de froid, lorsqu’il fait frais la laine mérinos vous tient chaud.

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Le maillot en mérinos de Vulpine que j’ai choisi

Je me dis aussi qu’une laine naturelle est meilleure pour l’environnement que les matières issues de la pétrochimie. Avant le Tour j’utilisais des maillots en mérinos et Vulpine.cc (qui m’a fait une ristourne importante sur l’achat de matériel chez eux) sont en mérinos et sont les moins onéreux que j’ai trouvé sur le marché.

Les maillots contiennent 80% de mérinos, possèdent 3 grandes poches derrière, une bande en élastique en dessous pour éviter que le maillot remonte. La maille est suffisamment épaisse pour tenir chaud et suffisamment légère pour ne pas exploser de chaud dans les cols. J’ai pris du S la taille tombe très bien au niveau du buste je suis suffisamment maintenu et la coupe est proche du corps. Pour les manches, j’aime bien lorsqu’elles sont légèrement plus longues. Question de préférence personnelle. Idem pour les chaussettes de chez Vulpine. Les manchettes et jambières sont en 100% mérinos et viennent de chez Rapha (ce sont les seules qui étaient dispo).

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Côté cuissard j’ai choisi ce modèle de chez Gore

Les maillots de corps en mérinos aussi et les 2 que j’ai utilisé viennent de chez Rapha aussi (il n’y en avait pas de dispo chez Vulpine non plus). J’en ai aussi d’Isadore qui sont très bien été comme hiver. Nous sommes partis avec 2 cuissards, 2 sous-maillots, 2 maillots, 2 paires de chaussettes, 1 paire de gant hiver, une veste de pluie Goretex, un coupe-vent sans manches que je mettrais presque en permanence sur moi. Je suis parti avec des couvre chaussures que j’ai renvoyé rapidement par la Poste : ça ne sert à rien. Ça vous protège un temps et si la pluie persiste, l’eau finit par rentrer dans vos chaussures quoiqu’il arrive. J’avais aussi une paire de mitaine old school trouvé chez Alex Singer : super agréable en cuir et maille qui est maintenant toute rabougrie ! Les températures sont douces, pas de soucis. J’allais oublier : 1 caleçon pour la nuit !

Chaussures

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Chaussures Lake à lacets

Côté chaussures, j’ai pris des Lake à lacets (économique et durable). Cette marque est géniale : énorme choix de tailles en longueur ET en largeur (et aussi sur le prix). J’ai été le premier à faire l’erreur de choisir une taille plus grande pour compenser la largeur : mauvaise idée que j’ai apprise avec l’expérience. J’ai pris une feuille blanche mis mon pied dessus et dessiné les contours de mes deux pieds. Ensuite j’ai mesuré la longueur et largeur et je suis allé sur le site de Lake, qui est très bien fourni en informations.

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Côté semelle ce sont des G8 performance à l’intérieur qui vous permette de caler différents support de voute et à différents emplacements.

Le premier test que j’ai fait faire à Arnaud c’est de découper les deux pieds des feuilles et les poser sous la semelle pour avoir une idée de la justesse des chaussures ! Simple, gratuit et assez efficace. En revanche, je n’avais pas les bonnes chaussures ! Côté semelle ce sont des G8 performance à l’intérieur qui vous permette de caler différents support de voute et à différents emplacements. C’est Joffrey qui m’a fait découvrir ça. Il existe d’autres possibilités celle-ci me va bien et je me sens bien avec. L’important est de faire en sorte que la semelle permette au pied d’être stabilisé et d’avoir toutes la transmission d’information des pieds vers le cerveau qui fonctionne correctement.

Détails

Pour les réparations : une VRAIE pompe Lezyne en l’occurence, 2 câbles de dérailleur, 3 rayons et les écrous, un multi tool, un démonte valve, démontes pneus, 2 chambres à air.

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Une vraie pompe Lezyne

Pour l’hygiène et la santé : brosse à dent, dentifrice, Doliprane au cas où ( nous n’en n’avons pas utilisé ), Bepanthen, 1 rouleau de PQ !

Je reviendrai dans un autre article sur l’organisation : parcours, la réservation des gites, l’alimentation (bouffe et eau).

Jean-Lin Spriet

Expo : moment culture et Bandes Dessinées

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Vélo et bande dessinée expo galerie Glenat
Vélo et bande dessinée expo galerie Glenat

On a du mal à le croire, mais le vélo fait vraiment partie de notre paysage culturel. La bande dessinée aussi. Il n’y a pas si longtemps, je pensais que le vélo n’avait pas trouvé sa place dans le 9ème art. Je n’y voyais que des voitures. Michel Vaillant, il pilote des voitures. Batman, il sauve le monde au volant de sa Batmobile. Oui-Oui, il se déplace dans Miniville en voiture (il a d’ailleurs fort à faire avec Monsieur le Gendarme). Boule & Bill, ils sont souvent dans une 2cv. Gaston Lagaffe, Spirou et Fantasio, Tintin sont plus souvent qu’à leur tour dans des voitures …

La BD au Salon de l'Automobile en 2004
La BD au Salon de l’Automobile en 2004

L’automobile et la bande dessinée vivent une tellement belle histoire d’amour qu’en 2004 le festival d’Angoulême et le Salon de l’Automobile se sont associés pour une exposition sur le thème de la voiture, dans le monde de la BD.

Et dans le vélo

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Et puis petit à petit, en m’intéressant au vélo, je me suis rendu compte que le vélo a finalement une place de choix dans la bande dessinée, qu’elle soit destinée aux enfants ou aux adultes. Le célèbre Jojo ne souhaite-il pas avoir un tandem, pour aller à l’école avec son pote. Pierre, le père de Boule, ne se prend-il pas un vent à vouloir rattraper à vélo le papa d’Axel, Axel Merckx, fils du grand Eddy ? Et Pico Bogue, c’est bien le vélo qui l’inspire. Votre blog préféré, ne parle-t-il pas de bande dessinées parfois ?  Vraiment jamais ? Et dans l’excellent album, les bijoux de la Kardashian, les voleurs, ils sont à vélo ou pas ? Ils sont dessinés sur la couverture, ou pas ?

karda

Cet album que je vous recommande chaudement, juste pour apprécier le regard dubitatif des enquêteurs quand ils découvrent que les brigands sont effectivement repartis à vélo, est publié chez Glénat éditions. Ce n’est donc pas un hasard si l’objet de ce billet est bien de vous informer qu’à la Galerie Glénat (22 rue de Picardie, Paris 3ème), jusqu’au 1er août 2020 il y a une exposition consacrée au vélo dans la bande-dessinée. Pour être exact, cette exposition est consacrée au vélo avec des planches et illustrations proposées par un ensemble de dessinateurs de bande-dessinée. Julien, le directeur de la galerie, nous explique que tous les auteurs exposés n’oeuvrent pas forcément pour le compte de Glénat. Par contre, tous ont une sensibilité de près ou de loin pour l’objet vélo et ce qu’il représente. L’idée de cette exposition a germée dans sa tête dans le courant du mois d’avril, quand il voyait son calendrier d’évènements et d’expos se vider. Il a aussi senti qu’il allait se passer quelque chose autour du vélo dans le monde d’après. Il a alors appelé ses copains dessinateurs et dessinatrices pour leur proposer ce projet.

Expo BD Galerie Glénat
Expo BD Galerie Glénat

Le résultat est là, exposé et à vendre. Si l’idée de décorer votre bureau (qui est peut-être aussi votre chambre désormais) avec une planche unique, signée vous séduit, n’oubliez pas votre carnet de chèques. Il vous faudra débourser entre 120 € et 2800 €. Vous pouvez aussi y aller, tout simplement pour flâner et vous inspirer pour de prochaines lectures. Bonne nouvelle, un parking vélo municipal est littéralement installé devant la galerie.

Enfin, vous l’aurez lu ici en premier, si jamais le festival d’Angoulême décide de mettre le vélo à l’honneur lors de sa prochaine édition, nous n’y serons peut-être pas pour rien.

Infos sur : https://www.galerie-glenat.com/

Vélo et bande dessinée expo galerie Glenat
Vélo et bande dessinée expo galerie Glenat