Lors du dernier salon Velofolies nous avions remarqué sur le Graxx Explore une petite sacoche arborant la marque Gravel Up. Tiens, tiens… y aurait-il un partenariat derrière tout ça ? Et bien maintenant on le sait, GravelUp, créateur d’aventures et de séjours gravel, a choisi les vélos Origine pour accompagner ses clients vers les plus belles chaînes de montagne en France et en Europe.
Une vision commune du Gravel
Le Gravel, c’est un état d’esprit. C’est la liberté de rouler où l’on veut, quand on veut. C’est également une communauté de passionnés dont la motivation première n’est ni la performance ni la compétition, mais bien le désir profond de se reconnecter à la nature.
Les fans de Gravel partagent un amour de l’Outdoor, des aventures et un style de vie respectueux de l’environnement. C’est pour développer cette philosophie du Gravel qu’Origine et GravelUp s’associent.
Les vélos gravel tels qu’Origine les conçoit sont des vélos particulièrement polyvalents, qui allient confort et performance. Ils sont faits pour vous accompagner sur des expériences relativement longues et pour partager de grandes aventures comme lors des expéditions proposées par GravelUp.
Gravel’Up : les Vosges
Découvrez le massif des Vosges en 3 jours sur un gravel Origine.
3 jours de gravel sur les vélos Origine, ça n’a pas de prix !
GravelUp dans les Vosges – photo Origine
Les Vosges, un massif connu de tous et pourtant assez peu fréquenté, pour la plus grande joie de ceux qui viendront le découvrir. GravelUp continue l’exploration de ce massif, mais on peut déjà dire qu’il y a de quoi vivre de grands moments, avec Tim – le super guide local – et un groupe de 10 autres aventuriers !
Les lacs Vert, Noir, Blanc, la Vallée de la Thur et le mythique Grand Ballon… n’auront plus de secret pour vous. Plusieurs départs sont disponibles sur ce format de 3 jours entre mai et juin : 29 avril / 6 mai (complet) / 12 mai / 27 mai / 16 juin.
Challenge, voilà une marque de pneus bien connue de certains d’entre nous, notamment en cyclo-cross. Si bien que la marque italienne a bâti une solide réputation au plus haut niveau de cette discipline exigeante. Aussi, je vous propose mon retour d’expérience sur les pneus Gravel Challenge Getaway, qui ne manquent pas d’atouts pour briller dans notre discipline.
Tom Pidcock, figure emblématique du palmarès Challenge (photo Challenge)
Challenge : une histoire singulière
En premier lieu, revenons sur l’histoire de Challenge. À la fin des années 1990, Pirelli souhaite se débarrasser de la marque historique franco-italienne Clément. Conscient du potentiel de cette marque à l’immense palmarès, Max Brauns reprend l’usine, mais malheureusement sans le nom Clément, racheté par la société américaine Donnelly Sport. Après quelques années de production pour d’autres marques, Max et son fils Alex décident de créer leur propre marque en l’appelant “Challenge”. Le choix du nom représentait la tâche à accomplir pour se (re)faire une place parmi les meilleurs ! Challenge dispose de sa propre usine en Thaïlande, bénéficiant sur place des caoutchoucs naturels qui s’écoulent des arbres. Ainsi, Challenge n’utilise pas de caoutchouc dit synthétiques qui n’ont pas les mêmes propriétés que le caoutchouc naturel. En associant des composés de caoutchouc naturel avec des carcasses fabriquées à partir de soie, de coton ou de polyester, Challenge se démarque dans la production actuelle.
L’usine Challenge en Thaïlande (photo Challenge)
Une histoire de TPI, mais pas que…
Pour mémoire, la densité du tissage de la carcasse s’exprime en TPI, pour Threads per Inch, autrement dit le nombre de fils par pouce, appelé aussi EPI (ends per inches). Plus le nombre de TPI est élevé, plus le fil est fin et plus le tissage est dense. Une carcasse avec un plus grand nombre de TPI est plus souple et plus flexible. Au fil du temps, les fournisseurs ont été en mesure de fournir des fils de plus en plus fins, qui ont permis aux fabricants d’atteindre aujourd’hui 320 TPI sur certains pneus de route, et parfois plus. Plus la carcasse est souple et flexible, plus le confort est important et plus l’adhérence à la route augmente. Là-dessus, Challenge utilise le procédé dit « Handmade manufacturing process ».
Le “Handmade manufacturing process” plutôt que la vulcanisation (photo Challenge)
Ce processus évite la vulcanisation (traitement à très haute température) qui assécherait, durcirait et éliminerait les propriétés du caoutchouc naturel et rigidifierait également les enveloppes. Ainsi, ce processus préserve les propriétés du caoutchouc naturel ainsi que la souplesse des carcasses.
Fabriqué à la main dans l’usine en Thaïlande (photo Laurent BIGER)
Une production “pneu à pneu”
Au début du processus, les pneus Challenge sont construits avec la même technologie que celle utilisée pour produire un boyau (c’est le même processus de production d’une bande de roulement collée à une enveloppe souple). Puis, ils sont transformés en pliant les côtés de la carcasse autour de billes d’aramide ou de Kevlar au lieu de coudre les côtés ensemble en un boyau avec une chambre à air à l’intérieur. Ce type de carcasse perlée peut donc être montée comme un pneu à tringle mais en ayant presque la même sensation de pilotage d’un boyau. Un PPS (une bande de protection anti-crevaison) est ajouté pour la résistance à la perforation. Certains modèles en ont maintenant deux (PPS2), comme sur le Challenge Getaway dont je vais vous parler.
Challenge Getaway : présentation
La technologie embarquée
La technologie embarquée du Challenge Getaway (photo Challenge)
CORAZZA ARMOR : le pneu Challenge Getaway se distingue par la double couche du revêtement Superpoly Corazza Armor tressé en 260 TPI et développé spécifiquement pour le Gravel. Il est censé être stable et durable, avec notamment des flancs renforcés. Quant à la bande de roulement, elle se distingue par des crampons centraux quasiment continus. Les crampons placés sur les épaules du pneu sont eux, au contraire, très espacés ; ce qui offre une protection maximale des flancs tandis que la bande de roulement reste plus souple.
La bande de roulement se distingue par des crampons centraux quasiment continus.
GANZO PPS2 : pour prévenir les crevaisons, Challenge a équipé son Getaway de deux inserts de protection anti-crevaison en tissu Ganzo PPS2 (Puncture Protection Stripe x2).
SMART PLUS : un composé de caoutchouc naturel spécial pour améliorer la durabilité, le contrôle et réduire la résistance au roulement.
CHAFER : un talon en aramide renforcé qui protège le pneu du contact avec la jante, et assure l’étanchéité.
Unboxing , mesures et montage
Premièrement, je découvre ces pneus livrés dans un packaging qui respire la compétition. Là-dessus, la finition s’avère visuellement de très belle qualité pour ces pneus qui sont toujours fabriqués à la main en Thaïlande.
Un packaging qui respire la compétition (photo laurent BIGER)
En tout premier lieu, j’ai pesé le Challenge Getaway dans sa version Handmade Tubeless Ready (TLR) en 700×40 mm à 458 g. En cela, c’est une valeur très honorable, mais sans se démarquer véritablement de ses concurrents aux mêmes dimensions.
Poids du Challenge Getaway TLR 700×40 mm (photo Laurent BIGER)
Quant au montage, celui-ci va se faire sur des roues Alsatrade GRV Wavy de 24 mm de largeur interne (que je vous avais présentées dans les nouveautés matos gravel d’octobre 2022). Une donnée importante puisque la largeur interne a une influence directe sur le ballon d’un pneu. Mais je n’en suis pas encore là puisque il faut déjà les monter. Pas si simple. Comparativement à d’autres pneus, le Challenge Getaway m’a bien animé sur ce point. Premièrement, il est important de suivre les instructions vidéos de montage pneus tubeless réalisées par Challenge. Deuxièmement, je vous conseille d’être équipé de bons démonte-pneus et surtout d’une bonne dose de motivation ! Finalement, j’y arrive et peux procéder à leur mesure. Là-dessus, le Challenge Getaway accuse un bon 40,5 mm à une pression de 2,5 bar sur les roues précitées. Outre cela, ce pneu est compatible avec des jantes sans crochets (hookless). A sa pression maximale, j’ai noté une légère porosité sur la jonction entre bande de roulement et flanc.
Dimension du Challenge Getaway à sa pression d’utilisation (photo Laurent BIGER)
Challenge Getaway : le test terrain
En premier lieu, je précise que j’ai pu rouler ces Challenge Getaway durant des sorties d’environ 3h chacune. C’étaient des sorties gravel à tendance “sportive”, d’environ 60 km, alternant pistes très roulantes et routes agricoles du secteur de Verdun. La météo hivernale a permis d’alterner entre revêtement sec et totalement détrempé. Au final, environ 300 km avec ces pneus. Dans ces conditions, je ne jugerai évidemment pas de la longévité (mais je mettrai à jour cet article après bien plus de kilomètres).
Le Challenge Getaway sur les pistes rapides du bord de Meuse (photo Laurent BIGER)
Sur la route
Sur le plan du rendement routier, ces Challenge Getaway sont excellents. La partie centrale se caractérisent par des crampons quasiment continus, qui se montrent efficace pour avaler les kilomètres de bitumes dégradés. Son profil plutôt pointu permet d’exploiter au mieux sa bande roulement. Pour autant, ce pneu se montre bruyant sur la route, ce qui est plutôt étonnant au regard du rendement et de son profil.
Le Challenge Getaway sur les pistes
Aussitôt que j’ai pu attaquer les pistes, j’ai apprécié le touché souple, très souple, de ce Challenge Getaway. Presque déroutant au début, j’y ai vite pris goût ! Compte tenu du tressage en 260 TPI, ce n’est bien sûr que la conséquence logique, mais le test terrain l’illustre parfaitement. En cela, ce pneu me rappelle (un peu) les excellents Ultradynamico Rosé Race.
Une souplesse qui permet de mieux “lire” le terrain (photo Laurent BIGER)
Si bien que cette souplesse permet de mieux “lire” le terrain. De cette façon, on gagne en confiance, et donc en vitesse. Là-dessus, l’adhérence est remarquable, et permet là aussi de se sentir en confiance, notamment dans les courbes rapides en descente sur pistes. Quant au rendement, même s’il est toujours délicat de le quantifier, il me semble excellent sur ces pistes très roulantes. Comme tous les pneus aux flancs souples, il ne faudra cependant pas trop descendre en pression, au risque de mettre en danger vos jantes.
Sur pistes roulantes, le Challenge Getaway offre d’excellentes sensations de vitesse (photo Laurent BIGER)
Et en conditions humides ?
Par la suite, certaines sorties ont été bien plus humides. Pour autant, j’ai été là aussi surpris des qualités dynamiques de ce Challenge Getaway. Bien que non spécifiquement conçu pour cela, celui-ci se montre tout à fait apte à rouler à bon rythme sur des revêtement plus humides et même plus meubles. L’accroche latérale est même plutôt bonne. En cela, les crampons placés sur les épaules permettent une prise d’angle en confiance.
Le Challenge Getaway se montre apte aux revêtements plus humides et même plus meubles (photo Laurent BIGER)
Bien servi par la remontée d’information du terrain garantie par la souplesse de la carcasse, le Challenge Getaway s’avère prévenant dans ses dérives, même à haute vitesse. Dans ces conditions, sa structure est réellement bien pensée pour se montrer non seulement efficiente, mais aussi rassurante.
Une conception efficiente, mais aussi rassurante (photo Laurent BIGER)
Tout en reconnaissant qu’il faudrait bien plus de kilomètres pour juger de sa longévité, je peux déjà présumer d’une bonne robustesse, ainsi que d’une bonne résistance à la perforation. Aucune crevaison n’est venu me perturber lors de mes sorties avec ce Challenge Getaway, et ce, même avec un certain “engagement” en descente.
Pour conclure
Honnêtement, je n’avais pas apprécié les Gravel Grinder du même fabricant, découvert lors de mon test du gravel Cadence Orée. Contrairement au Gravel Grinder, le Getaway s’avère bien plus rassurant, et pourtant tout aussi performant en terme de rendement. D’une souplesse quasiment sans égal, j’ai découvert un pneu qui ne se contente pas d’être rapide, puisqu’il sait aussi se montrer prévoyant et rassurant. D’ailleurs, ce sont des qualités qui ne font, au final, qu’augmenter l’engagement de son pilote, et donc la performance globale. Finalement plus polyvalent que prévu, le Challenge Getaway s’avère un choix évident pour les compétiteurs, mais aussi pour ceux qui souhaitent un maximum de sensations au guidon de leur Gravel. Enfin, si le prix n’est pas sa première qualité, le Challenge Getaway est un pneu qui se démarque aisément dans la production actuelle.
Une tenue textile hivernale Ekoi testée intensivement durant plusieurs semaines. Photo : Virginie Munte.
Alors que les marques commencent à dévoiler leurs nouvelles collections printemps/été, l’hiver est encore là ! Même si de belles journées sont venues nous réchauffer un peu, il nous colle encore aux roues ! En attendant les températures printanières, je vous propose dans cet article, un retour de test longue durée d’une tenue complète hiver femme, de la marque Ekoï.
Mais au fait, Ekoï c’est quoi ?
Ekoï est une marque française, fondée à Roubaix en 2001, par Jean-Christophe Rattel, ancien cadre de Vetta et MBK. Au fil des années, elle s’est doucement imposée comme une marque incontournable auprès des professionnels et amateurs de cyclisme dans le monde entier. Aujourd’hui 4 équipes du tour de France portent des équipements Ekoï : Arkea-Samsic, Cofidis, Lotto-Soudal et Qhubeka.
De 2001 à 2008, Ekoï est vendue par des grossistes traditionnels et les principales chaines de sport. En 2008, création de son site internet, pour présenter directement au public ses nouveautés et les pros qui les portent. 2010, changement de business model pour la marque, qui décide alors de ne vendre qu’exclusivement par internet. La marque en profite également pour élargir son offre, et proposer tout l’équipement du cycliste de la tête aux pieds.
Présente dans les 4 disciplines que sont la route, le triathlon, le VTT et plus récemment le Gravel. Avec plus de 35 brevets déposés, Ekoï s’appuie sur l’expertise de ses ambassadeurs ; parmi eux, nous retrouvons : Pauline Ferrand Prévot (France), Warren Barguil (France), Philippe Gilbert (Belgique), Caleb Ewan (Australie), Guillaume Martin (France), Nairo Quintana (Colombie), sans oublier en triathlon, le double champion du monde Iron Man Patrick Lange (Allemagne) et Anne Haug (Allemagne).
Bien que ce nom ne m’était pas inconnu, je n’avais jamais testé leurs vêtements de cyclisme. Parmi les différents articles féminins proposés via leur site internet, je me suis donc composé un combo hivernal complet :
La veste thermique Ekoï stripes
Le sous-maillot Erin
Le maillot manches longues Nathalie Simon
Le collant femme à bretelles heat generating technology Ekoï by Nathalie Simon
J’ai utilisé ces vêtements durant plusieurs mois, sur différentes sorties, avec des plages de températures allant de -3° à environ +13°C.
Veste thermique Ekoï Stripes
La veste thermique Ekoi Stripes. Photo : Ekoi.
Description
Cette veste thermique puise son inspiration de la célèbre Marinière. Sa coupe est ajustée, elle est fabriquée en tissu italien doux et respirant, l’intérieur se compose d’un tissu micro polaire. Elle combine un traitement déperlant, ainsi qu’une matière respirante. Son col est montant, doublé polaire. Ses logos sont plutôt discrets, elle possède des bandes réfléchissantes dans le dos pour plus de visibilité, une bande en silicone élastiquée sur le bas du corps, et un zip autobloquant avec cache zip en haut et en bas, pour éviter tout frottement. Cet article possède 3 poches arrières + une poche zippée, sécurisées par un biais élastiqué.
Composition : 90 % polyester, 10 % polyuréthane.
Sur le terrain
Commandée en taille S, après m’être référée au tableau des tailles, cette veste taille plutôt bien. Un petit bémol au niveau de sa coupe, qui est trop longue, quand comme moi on mesure 1,53 m. Si je la descends en intégralité, elle me couvre la totalité du fessier. Sur des sorties humides et boueuses par contre, cela peut être un avantage pour ne pas avoir les fesses mouillées.
La veste marinière Ekoi Stripes sort de l’ordinaire au niveau de son look et ce n’est pas pour me déplaire ! Photo : Virginie Munte.
Sur le vélo, elle est agréable à porter. Son tissu déperlant combiné au tissu intérieur en micro polaire, vous protège efficacement du froid, du vent et également de la pluie fine. Ses 3 poches arrières + une petite zippée, d’un bon volume, permettent d’emporter l’essentiel avec vous. Son col montant en tissu polaire, protège efficacement votre cou et votre nuque des courants d’air. Sa bande élastique en silicone dans le bas du dos est efficace, la veste suit vos mouvements tout en restant bien en place.
Testée sur plusieurs mois, avec des températures comprises entre -3° et 9/10°C, par temps venteux, humide, sec et même sous la bruine, cette veste a parfaitement rempli ses fonctions. Je n’ai jamais eu froid, et je n’ai jamais ressenti le vent passer au travers, et l’évacuation de la transpiration est très satisfaisante. Elle m’a également bien protégée de la pluie fine.
La présence de bandes réfléchissantes plus larges dans le dos et donc plus visibles est une nouveauté sur ce modèle. Photo : Virginie Munte.
Comme vous l’aurez compris, j’ai été très satisfaite par cette veste, dont le style (marinière) sort un peu de l’ordinaire. Durant les sorties les plus froides, je l’ai combinée avec le sous-maillot Erin et le maillot manche longue Nathalie Simon (de -3° à +8/9°C), et simplement avec le sous-maillot Erin pour les autres (de +9° à +10/11°C).
Cette veste est disponible sur le site internet de la marque : www.ekoi.fr
2 coloris proposés noir ou bleu, taille du XS au 2XL.
Tarif : 159,99€ mais vous la trouverez à -60 % en ce moment.
Sous-maillot thermo EKOÏ ERIN col montant zippé
Description
Le sous-maillot Ekoi Erin a été testé entre -3 et +13°C. Photo : Virginie Munte.
Le sous-maillot de corps ERIN, possède un col montant zippé. Sa coupe est très ajustée, pour un effet seconde peau, et ses coutures sont plates. Il est conçu en Meryl®Nexten®, nouvelle fibre technologique qui est environ 30 % plus légère que le polyester et près de 40 % plus légère que le coton. Meryl® Nexten® offre une barrière contre les températures extrêmes grâce à son noyau rempli d’air et permet une évacuation rapide de la transpiration. Ce sousmaillot thermique est anallergique, anti-odeurs et antibactérien.
Ce sous-maillot m’a conquise ! Commandé en taille XS/S, il me va comme un gant. Sa coupe est très ajustée, effet seconde peau sans pour autant s’y sentir comprimée, et grâce à ses coutures plates, je n’ai souffert d’aucune irritation. Hyper léger et confortable, il est vraiment très agréable à porter. Son col montant avec fermeture éclair est très utile sur les longues sorties, car on peut l’ouvrir et le fermer à sa guise suivant les températures.
Le col montant du sous-maillot Erin avec sa fermeture éclair est très utile sur les longues sorties car on peut l’ouvrir et le fermer à sa guise. Photo : Virginie Munte.
Lors de mes sorties, il s’est révélé très efficace, tant pour le maintien au chaud que dans l’évacuation de la transpiration. Il ne garde pas les mauvaises odeurs, ce qui lui ajoute une qualité supplémentaire non négligeable.
Ce sous-maillot a parfaitement rempli sa mission, combiné au maillot manches longues Nathalie Simon et à la veste thermique Stripes durant mes balades les plus froides de -3° à +8/9°C, à la veste thermique pour des températures comprises entre 8° et 10/11°C et simplement au maillot pour les sorties les plus tempérées et ensoleillées +13°C.
Cet article n’étant plus disponible, vous trouverez cependant son homologue : le sous-maillot thermo col haut EKOI EVA blanc au prix de 44,99 €.
Taille XS/S, M, L/XL
Maillot manches longues EKOÏ by Nathalie Simon
Description
Le maillot manches longues Ekoï by Nathalie Simon est composé à 100 % en fibre polyester. Photo : Ekoi.
Le maillot manches longues by Nathalie Simon, d’inspiration ethnique, est fabriqué avec un tissu extérieur en fibre thermique respirante, et sa couche intérieure, quant à elle, est en tissu micro polaire. Il possède un col montant avec un zip intégral autobloquant sur l’avant, une bande en silicone élastiquée sur le bas du corps et 4 poches arrières, dont une zippée. Sa coupe est ajustée. Ses couleurs vives et ses bandes réfléchissantes, vous assurent une bonne visibilité. Il bénéficie également d’une protection UV (UPF 50+).
Composition : 100 % polyester
Sur le terrain
Pour ce type d’article, dans d’autres marques je prends généralement du XS, mais en me basant sur le guide des tailles Ekoï, je l’ai commandé en taille S. La taille est bonne, le maillot est près du corps, sans m’y sentir à l’étroit pour autant. Son tissu intérieur est agréable et chaud, combiné au sous-maillot et à la veste thermique pour les sorties les plus froides, et seulement au sous-maillot pour des températures plus clémentes, il a correctement rempli ses fonctions.
Le maillot manches longues Ekoi by Nathalie Simon, d’inspiration ethnique, est fabriqué avec un tissu extérieur en fibre thermique respirante. Photo : Virginie Munte.
À l’issue de mes tests, il en ressort donc, une bonne isolation avec une évacuation satisfaisante de la transpiration, mais par contre, il retient un peu trop les mauvaises odeurs à mon goût.
Ses couleurs vous rendent bien visible sur les portions de routes, ses 4 poches vous offrent une capacité de stockage pour votre casse-croute par exemple, et il est possible de sécuriser votre CB ou vos clés dans sa petite poche zippée. Le maillot reste bien en place grâce à sa bande élastique en silicone.
Vous le trouverez sur le site Ekoï en coloris violet, de la taille XS à XL.
Tarif : 99,99 €, mais actuellement en promotion à -60 %
Collant femme à bretelles heat generating technology Ekoï by Nathalie Simon
Description
Le collant Ekoi “Heat Generating Technology” propose une nouvelle technologie à base de fibre BeHOT. Photo : Ekoi.
Ce collant long propose une nouvelle technologie à 2 brevets (ROICA et Asahi Kasei Strech Energy). La fibre BeHot retient la chaleur pendant les mouvements, et la distribue lorsque votre corps en a besoin, vous permettant d’augmenter votre température corporelle jusqu’à 1° à 2°C supplémentaires. Sa peau possède des inserts en gel double densité pour les longues sorties, et elle est adaptée à l’anatomie féminine. Il bénéficie d’un traitement déperlant ainsi que d’une couche intérieure en polaire. Il possède un zip en bas du dos, et des fermetures éclair au niveau des chevilles.
Composition : 85 % Nylon, 15 % Elasthanne
Sur le terrain
Commandé en taille S, la coupe est parfaite. Dès l’essayage, on se sent immédiatement au chaud, son tissu intérieur en polaire est très agréable sur la peau. Ses fermetures éclair au niveau des chevilles sont bien pratiques pour l’enfiler ou le retirer, mais également pour arranger ses chaussettes. Un de ses autres atouts, c’est son zip placé en bas du dos, qui vous facilite la vie quand un besoin pressant se fait sentir. Les bretelles étant suffisamment élastiques, plus besoin de se déshabiller, on ouvre le zip et le tour est joué ! Et lorsque les températures sont basses c’est d’autant plus appréciable.
Un des atouts cachés du collant est son zip placé en bas du dos, qui vous facilite la vie quand un besoin pressant se fait sentir ! Photo : Virginie Munte.
Lors de mes sorties, j’ai pu constater l’efficacité réelle de la fibre BeHot. Même sur des sorties en dessous de 0°C, je n’ai jamais ressenti le froid passer à travers. Un excellent maintien de la chaleur donc, pour ce collant, qui est le plus chaud de ma garde-robe. Au même titre, la respirabilité est au rendez-vous.
Ayant réalisé tous types de sorties avec cet article (courtes 30 km, moyennes 50/60 km ou longues 80 km), sa peau qui se compose d’inserts en gel double densité, s’avère efficace. Aucune gêne ni inconfort durant l’activité et pas d’irritations à l’arrivée.
Le collant ‘Heat Generating’ s’est avéré très confortable durant mon test hivernal. Photo : Virginie Munte.
Vous l’aurez donc compris, ce collant a comblé mes attentes, si je devais le qualifier par un seul mot, je dirais qu’il est terriblement efficace !
Vous le trouverez sur le site Ekoï en coloris violet ou noir, de la taille XS à XL.
Tarif : 189,99 €, mais actuellement en promotion à -60 %
Pour conclure
Durant mes tests, les produits Ekoï ont bien rempli leurs fonctions, avec cependant, une mention spéciale pour le sous-maillot ainsi que pour le collant.
Il en ressort pour chaque article, un bon maintien de la température corporelle et une bonne évacuation de la transpiration. Les coupes des vêtements sont ajustées, près du corps tout en restant agréables à porter et confortables.
Le guide des tailles est assez fiable, en vous y référant vous trouverez facilement la vôtre.
À mon sens, je dirais que les produits Ekoï bénéficient d’un bon rapport qualité/prix.
Si vous voulez donc parfaire votre dressing, profitez en ce moment des remises sur le site EKOÏ.
Pour les pratiquants sportifs, la vue et la protection oculaire sont essentielles. Les lunettes de vélo se sont banalisées en devenant un équipement commun de la panoplie du cycliste et même un accessoire de mode. Au moment de les choisir, vous devez néanmoins vérifier certains critères, en fonction de votre vue et de votre pratique. De nombreux progrès ont été réalisés dans ce domaine et aujourd’hui les cyclistes disposent d’un très large choix qui va leur permettre de trouver la bonne paire de lunettes. Bike Café vous propose ce petit guide pour vous aider à trouver celles qui vous conviendront le mieux.
Depuis toujours
La protection des yeux sur le vélo n’est pas une préoccupation nouvelle. Les “Forçats de la route” roulaient dans des nuages de poussières sur des routes qui ressemblaient plutôt à des chemins. Ils avaient adopté des lunettes de motard ou d’aviateur sans branche, tenues par un élastique derrière la tête. Plus tard Louison Bobet, Fausto Coppi… les élégants du peloton portaient les mêmes lunettes de soleil que celles qu’ils utilisaient l’été, en bord de mer. Faute de lentilles et de lunettes adaptées, Laurent Fignon, dans les années 80, roulait avec ses petites lunettes à monture métallique qui lui valurent le surnom de “professeur”.
Les forçats sur les routes poussiéreusesL’élégance façon tourisme avec Fausto CoppiLaurent Fignon les lunettes du professeur
L’histoire de la lunette sportive de vélo a suivi l’évolution des technologies d’optique et les dernières innovations vont jusqu’à inclure dans les verres la visualisation des données transmises par vos outils électroniques. On s’éloigne de l’usage d’origine pour apporter de nouvelles fonctionnalités plus proche de l’écran d’ordinateur que de celle de nos “binocles” d’antan.
Quel cycliste êtes-vous ?
Le premier critère de choix des lunettes est esthétique. Le style attire l’œil, mais est-ce que l’œil sera d’accord avec le look que vous voulez lui imposer ? On peut être inspiré par tel ou tel champion et la paire de lunettes peut devenir un accessoire qui vous permettra de ressembler à votre idole. Certaines marques jouent cette carte et mettent en scène leurs ambassadeurs dans leurs campagnes de pub ; et ça marche ! Ça fonctionne d’autant mieux que financièrement il sera plus facile de jouer le mimétisme avec votre champion préféré au niveau de ses lunettes, que de vouloir vous offrir le même vélo que lui.
Quel cycliste êtes-vous ?
Le type de lunettes doit correspondre à votre pratique cycliste. Certains roulent décontractés et les portent plutôt lifestyle, d’autres plus sportifs choisissent des modèles galbés plutôt race inspirés par les coureurs pros ; les prudents gardent sur le nez leurs verres correcteurs usuels : tout est permis. Bike Café vous propose d’ouvrir les yeux sur les options qui peuvent guider vos choix.
La pratique sportive
Portées par un grand champion, les lunettes peuvent être séduisantes – Photo Oakley
Dites moi quelles lunettes vous portez et je pourrais deviner quel cycliste vous êtes ! Chacun son style et aujourd’hui le choix est large. Depuis l’avènement des sports outdoor, la notion de transversalité des pratiques a fait évoluer l’offre. Une paire de lunettes de qualité est relativement chère et pour ceux qui pratiquent plusieurs sports, il faut obtenir le meilleur compromis.
Les formes
Larges, galbées, avec contours, verre total, branches droites ou courbées… le design de la lunette vélo suit les modes, les tendances et ces différentes formes sont à considérer en harmonie avec le casque. Lorsqu’on choisit des lunettes de vue et si on a affaire à un bon opticien, généralement le choix de la monture tient compte de la forme du visage et de la largeur du nez… Les lunettes de vélo devraient obéir aux mêmes principes, ce qui n’est pas souvent le cas. Pour le nez, préférez des “pinces nez” réglables ou interchangeables.
photo Dan de Rosillesphoto Hugues Grenon
Pour les branches, essayez vos lunettes avec votre casque, afin de voir si celles-ci se placent bien. Si les branches viennent buter contre le l’arrière du casque il y a de fortes chances qu’elles se mettent à avancer sur votre nez, ce qui sera gênant. Sur Bike Café nous faisons souvent des tests associant les deux : c’est le cas du test du casque KASK Protone et lunettes Supernova KOO réalisé par Hugo ou celui de Dan sur le Casque Limar Air Stratos et lunettes Argo.
Le style masque qui offre un champ de vision optimal ne conviendra pas aux petits visages. Un écart trop important entre le nez et les verres peut laisser passer des petits insectes, de la poussières et même de l’air ce qui peut être désagréable dans les longues descentes.
Les verres
Quand on dit les verres, il s’agit en fait la plupart du temps de polycarbonate. Étant de la génération Fignon, je roulais dans les années 80 avec des RayBan cerclées de métal doré et lors d’une chute un peu grave, le verre s’est cassé entaillant mon visage ; heureusement mon œil n’a pas été touché. La composition des verres actuels les rend plus légers et surtout, ils ne se cassent pas en cas de choc.
Ces nouvelles matières permettent d’obtenir des formes galbées plus protectrices. Les verres doivent assurer la protection solaire mais également, notamment en gravel, contre les agressions possibles des poussières des pistes, des branches des arbres…
Certaines marques proposent des verres interchangeables qui permettent d’avoir un verre blanc de protection si le soleil est résolument caché, ou si on roule de nuit et un verre solaire. C’est une solution intéressante si on part en voyage bikepacking avec des conditions lumineuses qui vont forcément évoluer.
Le traitement oléphobe peut vous aider – photo Laurent Biger
Les verres peuvent recevoir des traitements. Le plus intéressant est l’antibuée qui est le plus utile lorsqu’on est à vélo. Le traitement hydrophobe permet de faire glisser l’eau sur le verre évitant les gouttelettes qui gênerait la vision. Le dernier traitement que l’on trouve généralement sur ces verres est l’oléophobe qui en offrant une surface lisse évite l’adhérence de saletés (insectes, boue…), comme illustré sur la photo de Laurent qui roule sur ses piste de la Meuse souvent boueuses.
La filtration
Généralement les lunettes de vélo sont choisies pour offrir une protection solaire. Cette protection répond à une norme qui définit cinq catégories :
Catégorie 0 : les verres sont transparents ou très légèrement teintés. Ils offrent très peu de protection contre l’éblouissement du soleil (filtration entre 0 et 19 % de la luminosité). On les réserve aux temps pluvieux ou lorsqu’on roule de nuit.
Catégorie 1 : les verres offrent une faible protection (entre 20 et 57 %). On les choisit lorsque le ciel est nuageux ou en cas de brouillard par exemple, on peut dans ce cas les choisir de couleur jaune.
Catégorie 2 : les verres offrent une filtration plus importante (58 et 82 %) pour les périodes partiellement ensoleillées avec une luminosité moyenne.
Catégorie 3 : c’est la catégorie qui est la plus généralement choisie (83 à 92 %). Elle convient à la plupart des ensoleillements avec une protection anti-UV optimale. À choisir par temps ensoleillé avec une forte luminosité.
Catégorie 4 : les verres filtrent jusqu’à 97 % de la lumière. Ils sont rarement proposés pour le vélo et principalement réservés à l’alpinisme et au nautisme pour lutter contre la réverbération du soleil qui peut brûler la rétine ! Notez que la conduite est interdite avec cette catégorie de verre.
Les technologies
On mesure les progrès technologiques réalisés sur les lunettes de sport par l’éventail des technologies proposées.
Les verres Iridium : ce sont ces verres miroir qui offrent un look très “race” aux lunettes cyclistes. Il procure un look très affirmé qui vous obligera à appuyer fort sur les pédales si vous ne voulez pas être ridicule. Ils ont l’avantage de réfléchir efficacement la lumière en cas de forte luminosité.
Les verres polarisants éliminent les reflets de surfaces de la route et améliorent les contrastes.
Les verres photochromiques : ils sont particulièrement appréciés pour le vélo car ils permettent de s’adapter automatiquement à la luminosité ambiante. Généralement ils évoluent entre les catégories 2 et 3 et permettent de passer d’une zone ensoleillée à un zone assombrie et inversement. C’est la vitesse de transition qui sera le critère important à observer lors de votre choix.
Les lunettes Density de la marque française Julbo sont équipées de verres photochromiques utilisant leur technologie Reactiv … ce sont celles qui me conviennent le mieux
La couleur des verres
La couleur des verres a également sont importance. Elle n’est pas là pour faire joli et il convient de faire le choix non pas sur des critères esthétiques, mais plutôt sur les caractéristiques suivantes :
Le brun : accentue les contrastes et les détails, il est donc naturellement recommandé aux myopes. C’est une des couleurs les plus confortables pour les yeux et elle sera parfaite pour les yeux sensibles.
Le jaune/orange : augmente les contrastes et le relief. Ils sont conseillés pour tout type de correction. Il est idéal pour offrir une protection par temps couvert et permet de réduire la fatigue visuelle. De nuit cette couleur réduit les éblouissements.
Le vert : convient également à tout type de correction, mais il est préférable de porter ces verres lorsque l’ensoleillement est faible.
Le gris : est plus adapté aux hypermétropes car cette couleur procure une bonne restitution des couleurs naturelles et réduit l’intensité lumineuse.
Les couleurs bleue/rose : n’ont pas la cote auprès des opticiens. J’ai pourtant constaté que le rose apportait un gain de netteté dans les environnements très verts.
Ce problème m’a suivi toute ma vie sportive. Dans les sports de ballon d’abord où c’était le pire, notamment pendant ma période hand-ball. En vélo, avant de bénéficier de lentilles, je portais ces fameuses RayBan aux verres très larges et protecteurs. Pour la plongée sous-marine j’avais un masque spécial avec des verres correcteurs collés. Pour la montagne et le ski j’avais trouvé la marque Demetz qui proposait de “fausses lunettes arrondies” avec coques. Le verre était plat, mais la monture protégeait des reflets et de la réverbération. Les pathologies visuelles touchent de plus en plus de monde et la recherche de correction visuelle sur des verres de plus en plus élaborés est particulièrement active. Les possibilités sont toutefois limitées dès lors que l’on voudra des verres galbés avec des corrections importantes ou particulières.
Pas trop le choix fin 70… pour moi c’était des RayBan avec verres correcteurs – photo François Birukoff
Le système Koo Optical Clip repose sur Une petite monture binoculaire très légère, sur laquelle on fera monter des verres de vue. Elle viendra se clipser à l’intérieur des modèles Spectro et Demos. Le système est pratique, sûr et rapide à monter et à enlever. Son poids est hyper léger : 1,8 g.
La marque Ekoï, bien connue dans le monde du vélo, s’est lancée sur ce créneau en proposant 2 types de corrections. Sont concernés les modèles “Sportswear” : PARADISE / SPORT FASHIO et les modèles “Courses” : PERSOEVO9 / PERSOEVO10 / SPORT OPTICAL
Les PREMIUM70 et 80 proposent un insert optique avec des verres correcteurs à votre vue (ces inserts se clipsent sur le pont de nez à l’intérieur de l’écran) comme les Koo.
Les lunettes connectées
En 2019 nous avions déjà pu découvrir le modèle EVAD-1 de Julbo qui utilisait une technologie Activelook de Microleed (une société leader dans le domaine des microdisplay OLED) pour afficher des informations telles que le BPM (battements par minute), la vitesse… ou bien encore la distance. Avec sa connectivité Bluetooth, cette technologie semblait prometteuse pour offrir aux sportifs toujours plus d’informations, consultables directement grâce aux lunettes ou dans l’application dédiée qui complète le dispositif.
Depuis la recherche évolue ; nous avons rencontré la marque Engo lors du dernier Roc d’Azur. La visée haute permettant d’afficher vos données au travers du verre de vos lunettes n’est plus de la science fiction, mais bien une réalité. Cette marque en fait la preuve avec une deuxième évolution de ses modèles. Un premier modèle sera plus orienté course à pied avec un masque plus étroit et un second, plus large, sera dédié au vélo. Affaire à suivre et sans doute à tester.
Pour conclure
Nous sommes loin des années pionnières du vélo où le choix était quasiment inexistant. Aujourd’hui c’est presque l’inverse : le choix est énorme et il n’est pas facile de se repérer dans cette jungle oculaire. Ne vous limitez pas à un choix uniquement basé sur l’esthétique, même si ce critère est également important. Pensez au confort, à l’ergonomie en fonction de votre visage et à l’association avec votre casque. Allez dans le détail pour la couleur des verres et leur technologie en fonction de vos conditions habituelles d’utilisation.
La société ENVE, connue pour ses réalisations d’équipements en carbone de haut de gamme, produit également des vélos. Elle a présenté à la presse le 23 février dernier le MOG, un vélo de gravel spécialement conçu pour répondre aux exigences de haute performance et de polyvalence des cyclistes et des compétiteurs gravel d’aujourd’hui. En 2021, ENVE a lancé son premier vélo complet, le Custom Road, en 2022 elle a ajouté le Melee, un vélo de course moderne. Avec ces plates-formes et le nouveau vélo de gravel MOG, ENVE poursuit son évolution de spécialiste des roues et des composants, vers une marque de vélos. Le MOG est proposé en six tailles de cadre de 49 à 60 cm et est fabriqué à l’étranger dans l’usine ENVE.
Le nouveau vélo de gravel de ENVE le MOG – photo ENVE
Un gravel moderne
« Avec le MOG, nous introduisons la définition d’ENVE du vélo de gravel moderne. En tant que cyclistes et coureurs de gravel passionnés nous-mêmes, notre objectif était de créer une plate-forme qui offre la polyvalence, la simplicité et les performances que nous, ainsi que les cyclistes de gravel d’aujourd’hui, attendons d’un vélo. » a déclaré Jake Pantone, vice-président de la marque.
photos ENVE
Les caractéristiques exceptionnelles du MOG incluent une géométrie spécifique 700c, un dégagement des pneus jusqu’à 50 mm et la boîte de chargement ENVE qui fournit un stockage dans le tube diagonal du cadre. Bien que l’aérodynamisme n’ait pas été la principale priorité du MOG, il utilise des formes de tubes empruntées aux cadres de route optimisés sur ce plan. L’acheminement interne des durites et gaines est confié au système ENVE IN-Route, pour des cheminements optimisés.
« Les fans de roues de gravel 650b peuvent se demander pourquoi nous les avons retirées du champ d’application du MOG. Après des années de test et d’évaluation du 650b, il est devenu clair que, comme pour le VTT, des pneus à volume élevé sur une jante en 700c étaient le meilleur compromis. À partir de là, nous nous sommes engagés à concevoir le MOG de manière à pouvoir utiliser de gros pneus de cette taille, tout en éliminant le besoin de flip-chips (ajustement de géométrie) ou d’autres solutions pour accueillir deux tailles de roues différentes », explique Jake Pantone.
La géométrie et la conception du MOG offrent une conduite équilibrée dans tous les environnements – photo ENVE
« Parce que nous roulons et courons avec nos vélos de gravel sur une telle variété de surfaces et de conditions allant d’extrêmement rugueuses à lisses, nous nous sommes efforcés à ce que la géométrie et la conception du MOG offrent une conduite équilibrée dans tous les environnements. Sachant qu’il existe un large éventail d’utilisation pour un vélo de gravel, allant de la course à l’aventure, ou une combinaison des deux, il était également important pour nous d’offrir une gamme d’options de composants qui permettent à chaque cycliste d’adapter le MOG à ses besoins grâce aux options de cintre et de tige de selle », a déclaré Neil Shirley, directeur marketing d’ENVE.
En termes de construction, le MOG est fabriqué à partir de divers stratifiés de fibres de carbone unidirectionnelles selon le processus de conception optimisé des matériaux (MOD) d’ENVE. « En termes simples, MOD (Material Optimized Design) signifie concevoir et fabriquer des produits qui exploitent les atouts de la fibre de carbone. Les matériaux, le poids des fibres et les angles des fibres utilisées dans le stratifié sont sélectionnés et manipulés pour obtenir des performances spécifiques à chaque zone du cadre. Le carbone est l’ingrédient clé, et nous utilisons le meilleur disponible, mais en fin de compte, c’est le processus auquel il est soumis qui fait de l’ensemble un produit ENVE », a déclaré Pantone.
Géométrie et tailles
L’ajustement et la géométrie sont un autre domaine auquel ENVE a accordé une attention particulière avec son nouveau vélo. Le MOG est disponible en six tailles de cadre, avec trois déports de fourche pour garantir que les cyclistes de toutes tailles auront la même maniabilité inspirante que le MOG est censé offrir.
Geométrie
La géométrie du gravel de ENVE le MOG
Un châssis ENVE est une toile sur laquelle vous pouvez créer le vélo de vos rêves.
Lorsque ENVE a introduit le Custom Road en 2021, ils ont introduit le châssis ENVE. Un châssis ENVE est une toile sur laquelle vous pouvez créer le vélo de vos rêves. Le MOG est disponible en “châssis uniquement”, qui comprend le cadre, la fourche, le jeu de direction, le cintre, la potence et la tige de selle. Le cintre, la potence et la tige de selle sont sélectionnés à la carte pour garantir que les clients obtiennent dès le départ les spécifications d’ajustement exactes dont ils ont besoin. Quatre cintres compatibles avec le système IN-Route sont disponibles, en plus des options entre une tige de selle télescopique ou fixe, garantissant que chaque client peut construire le MOG le mieux adapté à ses besoins.
Pour faciliter le processus d’installation, ENVE a créé le calculateur ENVE Best-Fit. « Votre vélo doit être une extension de votre corps et nous voulons que les gens obtiennent cette sensation homogène dès le premier coup de pédale. Notre calculateur vise à simplifier le processus d’installation pour le vendeur et le client. Le calculateur fonctionne simplement en associant le Stack, le Reach et la hauteur de selle avec la géométrie du cadre. Le calculateur fournit au cycliste plusieurs options de configuration de cadre et de composants que le cycliste, avec son conseiller, peut analyser pour déterminer l’option « la mieux adaptée », souligne Jake Pantone.
Pour une personnalisation et un réglage supplémentaires, le client MOG peut ensuite sélectionner la paire de roues ENVE de son choix. Le MOG est initialement disponible en une seule couleur, mais ENVE offre aux clients MOG la possibilité de concevoir un kit de stickers personnalisés en relation avec le distributeur pour la France, Mohawk’s. Le kit comprend des stickers pour le tube de direction, la potence, le tube diagonal et le tube de selle.
Le MOG est disponible dès maintenant dans toutes les tailles. Le châssis ENVE MOG coûte 5799 € et comprend le cadre, la fourche, le jeu de direction, la potence, le cintre et la tige de selle. Le MOG est également disponible en vélo complet à partir de 7999 € en Sram Rival AXS.
Au Bike café nous aimons bien les belles histoires. Celle d’Evan et Coup d’barre en font partie. C’est Olivier du Café vélo La Pince à Vélo qui m’a fait découvrir cette proposition « culinaire » et l’histoire d’Evan, son créateur. Alors pour éviter le célèbre coup de barre à vélo, lisez ce qui suit.
Présentation
L’histoire de Coup d’barre débute en Belgique, le pays du vélo. Evan est passionné de triathlon et de vélo de route. Il pratique d’ailleurs ses entraînements plutôt dans la nature, loin du tumulte de la ville. Zwift, ce n’est pas pour lui ! S’entraînant une dizaine d’heures par semaine pour des objectifs élevés (Ironman, Tour du Mont Blanc Cyclo), il apporte un soin particulier à son alimentation et sa nutrition au quotidien. Barres énergétiques, poudres électrolytes et gels divers n’ont plus de secret pour lui. Mais il ressent vite de la frustration et des troubles digestifs avec ces produits ultra-transformés. Il commence donc à préparer ses propres barres énergétiques avec des ingrédients 100 % naturels et bio.
Evan, le créateur de Coup d’barre, en pleine action
Seconde frustration : les emballages des produits. Même si des progrès sont réalisés et que les comportements évoluent, il constate tout de même encore beaucoup d’emballages laissés à l’abandon dans la nature. Ils sont certes parfois recyclables mais ce n’est peut-être pas la meilleure solution. Il va donc réfléchir pour proposer un emballage compostable. L’emballage est en Natureflex, de la cellulose de bois compressé. Vous pourrez donc le mettre dans votre compost personnel.
Marre de trouver encore du plastique dans la nature…
Mais Evan bouillonne d’idées et les caractéristiques intéressante de ces barres ne s’arrêtent pas là et en font une barre vraiment à part, vous le verrez plus loin !
Pour booster le projet, Evan est rejoint dans l’aventure par Sam, qui partage les mêmes valeurs et qui pratique également assidûment le vélo.
Evan et Sam, qui a rejoint l’aventure
Les barres Coup d’barre
Les barres sont réalisées artisanalement en Belgique, à Bruxelles, dans le laboratoire d’Evan et Sam.
Voici leurs caractéristiques :
composées d’ingrédients 100% naturels Bio et sans arôme artificiel ;
sans lactose ;
sans additifs ;
vegan ;
dotées d’un emballage compostable “à la maison” ;
à ouverture facile.
Kesako une ouverture facile ? Eh bien Evan a pensé à tout et a vraiment mis son expérience utilisateur au service de sa création. Qui n’a pas juré ou pris des minutes interminables pour tenter d’ouvrir sa barre. Qui plus est, quand les doigts sont humides et glissants. D’autant plus dangereux que certains le font en roulant pour s’alimenter durant une course. Eh bien, terminés ces soucis d’ouverture récalcitrante ! Coup d’barre est à ouverture facile, à une main même.
Une ouverture facile, testée et approuvée !
Et ce n’est pas du marketing, ça fonctionne réellement. Testé et approuvé, même en roulant.
Quatre recettes gourmandes
4 recettes gourmandes pour une belle proposition gustative et nutritive
Les barres sont vraiment goûteuses, délicieuses et s’assimilent très bien à l’effort. La texture est plutôt molle et se mâche facilement. L’apport de sel et les ingrédients originaux réveillent les papilles.
4 propositions :
Chocolat / Noisette
Pistache / Sel
Canneberge / Amande
Cacahuète / Figue
En fonction des saveurs, les barres sont à base de pâte de dattes, de figues, de purée de noisettes, purée de cacahuètes, flocons d’avoine, sel, sucre de canne, différentes noix, etc. Au niveau nutritif, la composition est différente pour chaque barre mais en moyenne une barre de 40 g apporte 170 Kcal. Vous trouverez sur le site les compositions et valeurs nutritives pour chaque barre.
Prix variable selon les quantités : 2,80 € la barre, 22 € les 8 barres (2,75 € la barre) ou 59,90 € les 24 barres (2,50 € la barre).
Voici le retour de Sabine, notre nouvelle chroniqueuse, qui réalise, en plus de ses sorties gravel, des trails longue distance et triathlons ; elle est donc très attentive à son alimentation et sa nutrition à l’effort :
« Quand on n’est pas très agile sur son vélo et qu’on aime bien garder une main sur le cintre, ces barres sont parfaites : il suffit d’appuyer dessus pour faire sortir un bout, il n’y a pas plus rapide et facile à ouvrir ! Le goût est agréable, pas trop sucré, ni écœurant. Comme pour l’ouverture, la texture est « facile », on n’a pas besoin de trop la mâcher ! »
Sabine, notre nouvelle chroniqueuse, qui a apprécié les qualités et caractéristiques de Coup d’barre
Conclusion
Une barre qui ne vous laissera pas tomber, photo Hugues Grenon
Au Bike Café on est gourmand et plutôt fan des produits sains, pas très transformés, et qui apportent un plus en terme gustatif, nutritif et se montrent innovants. Coup d’barre coche toutes ces cases avec succès. C’est une vraie belle proposition qui se différencie de l’offre actuelle par l’apport de nouveautés pratiques très intéressantes et novatrices.
Au fait, pourquoi Coup d’barre (si cela demande explication…) ? Coup d’barre – ou grosse fatigue soudaine – est une expression bien connue que tout sportif a déjà entendu ou prononcé. Lorsqu’on a eu un coup d’barre, une fringale, plus d’énergie… on comprend l’utilité de nourrir son corps comme il faut et au bon moment.
Ça faisait un bon moment que l’idée nous roulait dans la tête : proposer à nos lecteurs une sélection d’événements consacrés au vélo, un peu partout en France et en Europe. La mise en route de Bike Café V2 avec sa nouvelle interface, le lancement de notre SAS et toutes les tâches associées à sa gestion, nous faisaient reculer le projet. Cette fois ça y est ! Derrière l’onglet événements de la barre de menu du site, nous vous souhaitons la bienvenue dans l’univers “événementiel” de Bike Café. Après de nombreuses années passées à publier des articles sur le matériel, la technique, les tendances… il était temps de proposer à nos lecteurs des terrains d’aventures et des moments de rencontre, triés sur le volet. Les articles consacrés à des événements que nous avions publiés ont suscité un vif intérêt de votre part, chers lecteurs. Alors ça y est ! Grâce à notre webmaster-designer Colin et le travail préparatoire de Patrick et Dan, nous pouvons enfin vous annoncer la naissance du calendrier des événements sélectionnés par Bike Café.
Il y aura des événements sélectionnés dans toutes les régions de France bien sûr, mais aussi dans d’autres pays – capture d’écran sélection événements Bike Café
Une sélection Bike Café
Qu’est-ce qui va caractériser notre calendrier par rapports aux sites spécialisés sur ce sujet ? Tout d’abord, notre sélection intègrera des événements dédiés à tous les vélos que nous aimons : le gravel bien sûr, mais aussi le vélo-aventure sur route, le pignon fixe, les vélos anciens et le bikepacking sous toutes ses formes.
Il y aura des liens vers des événements atypiques, comme des courses en Brompton, du gravel urbain, des projections de film…
L’autre particularité de notre sélection, c’est qu’elle recensera non seulement toutes sortes d’aventures à vélo – courses, raids, sorties de groupe – mais également des festivals, des débats, des rencontres, des formations, des projections de films… Nous restons un site éditorial de création de contenus, nous souhaitons donc mettre cette qualité au service d’un calendrier ciblé, sans chercher à recenser tous les événements de la planète vélo.
Vous l’avez compris, les événements que nous sélectionnerons seront tous ceux qui nous donnent envie de participer. Il y aura des événements payants et des gratuits, des longs, des courts, en été en hiver, dans le nord, le sud, l’est et l’ouest et même en dehors de nos frontières. Dans la droite ligne éditoriale de Bike Café, nous favoriserons aussi la porosité entre les genres et l’ouverture vers de nouvelles tendances.
Les festivals, une nouvelle tendance partout en Europe – capture d’écran sélection événements Bike Café
Comment ça marche ?
Pour les organisateurs, pas d’inscription ou de paiement, il leur suffira juste de remplir gratuitement le formulaire disponible derrière l’onglet événements. Les modérateurs de Bike Café étudieront au plus vite chaque demande et décideront de sa publication, ou pas. C’est ce qui nous permettra de proposer aux utilisateurs un calendrier lisible, actualisé et, comme expliqué plus haut, constitué uniquement d’évènements choisis.
Dès que l’inscription sera validée, l’épreuve s’affichera sur le calendrier, et de nombreux critères (lieu, distance, dénivelé, coût d’inscription…) seront accessibles. Des liens cliquables vers les sites des événements permettront également d’obtenir plus d’informations et, le cas échéant, de s’inscrire directement auprès de l’organisateur. En attendant, cliquez ici pour découvrir ce calendrier, en espérant vous y voir souvent !
Dans cet épisode « écho des marques », Bike Café vous présente un tout nouveau Giant : le Revolt X. A défaut de pouvoir encore le tester, voici ce que nous avons pu obtenir comme informations au sujet de cette évolution, plutôt radicale, du bien connu Revolt. Le Revolt est un Gravel bien connu au sein de notre rédaction, testé par Patrick dès 2016, puis par Laurent en 2021 et enfin en 2022 dans sa dernière version. Ainsi, Giant dévoile ses nouveaux modèles : le Revolt X Advanced Pro 0 et le Revolt X Advanced Pro 2. Tous deux équipés d’un cadre en composite Advanced et d’une géométrie optimisée pour la suspension avant (respectivement Fox et RockShox sur le Pro 0 et Pro 2). En France, seuls ces deux modèles sont proposés (contrairement à trois dans d’autres pays), qui différent par l’équipement.
Le nouveau Giant Revolt X (photo Giant)
Un pilotage “souple”
Les fourches de 40 mm sont spécifiquement conçues pour le Gravel. Celles proposées sur la gamme Revolt X sont en provenance de chez Fox pour l’Advanced Pro 0 et de chez RockShox pour l’Advanced Pro 2.
Les fourches proposées sur la gamme Revolt X : Fox pour l’Advanced Pro 0 et RockShox pour l’Advanced Pro 2 (photos Giant)
Par ailleurs, la géométrie du Revolt X dispose d’un plus long reach et d’une hauteur de boitier de pédalier adaptée, censés offrir un maximum de contrôle sur terrain accidenté.
Le Reach est allongé sur cette version Revolt X (photo Giant)
Confort & Polyvalence
Le cadre du Revolt X est conçu avec des haubans abaissés et des tubes de plus petit diamètre qui améliorent le confort et la motricité du triangle arrière, sans sacrifier la rigidité nécessaire pour grimper.
Haubans abaissés et affinés pour offrir confort et motricité (photo Giant)
Premièrement, la tige de selle permet d’absorber les vibrations sur 25 mm. Par ailleurs, les pilotes peuvent ajuster la hauteur de selle rapidement grâce à la commande placée sur le cintre. Deuxièmement, la tige de selle télescopique offre un débattement de 75 à 100 mm selon la taille du cadre. Finalement, le cadre offre le choix entre 3 tiges de selle : la télescopique (inclus), la Giant D-Fuse qui permet de filtrer les vibrations, ou encore une tige au design rond traditionnel, de diamètre de 30,9 mm.
La tige de selle télescopique : loin d’être un gadget, une nécessité pour certains usages engagés (photo Giant)
Là-dessus, Le Revolt X Advanced Pro est équipé du cintre Contact SL XR D-Fuse en carbone, qui dispose d’un flare de 16 degrés. Celui-ci est déjà connu des autres Revolt Advanced Pro, et se montre adapté à un usage Gravel “sportif”.
Egalement, il est à noter que de nouvelles roues, plus robustes et moins hautes, les CXR X1 prennent place sur le Revolt X :
Nouvelles roues Giant CXR X1
Le système Flip Chip
Déjà présenté dans le test détaillé du Revolt, les pattes arrières adoptent un système de cale réversible de type Flip-Chip. Tenues par une vis, les cales peuvent être retournées pour faire varier la longueur des bases et la géométrie du vélo. Là-dessus, il faut aussi faire évoluer la position de l’étrier de frein grâce à sa cale. Une position « courte » pour la maniabilité et les accélérations, ou plus « longue » pour la stabilité et la motricité. Cette dernière position permet d’augmenter le dégagement des bases arrières pour monter des pneus jusqu’à 53 mm de largeur (!).
Système Flip Chip : position courte à gauche, longue à droite
A tester !
Sébastien Kosek, spécialiste chez Giant France présente ainsi le Revolt X : « Le segment gravel est en perpétuelle évolution. L’un des aspects de cette évolution est la performance qui, elle, va souvent de paire avec la polyvalence. C’est pourquoi Giant intègre le nouveau Revolt X. Le baroudeur en quête de performance, de polyvalence et de confort y trouvera forcément son compte ». Certes ! Mais chez Bike Café on aime le concret et l’on connait bien le Revolt, on vous donnera donc notre avis seulement après un test détaillé de ce prometteur Revolt X.
Dans les petits singles, le fait de pouvoir ajuster l'assistance via les boutons placés au creux du cintre est un gros atout, pour anticiper les changements de pente. Photo : Nacho Trueba - Mondraker.
Les Grands reportages sont des commandes passées à l’équipe rédactionnelle de Bike Café par des marques qui souhaitent présenter leurs produits (vélos, équipements, vêtements ou accessoires) dans un contexte original. Ce grand reportage a été réalisé avec le soutien de Mondraker.
Une marque 100 % VTT qui se lance dans le gravel
C’est lors de la présentation du nouveau Dusty, le premier gravel électrique de Mondraker, que j’ai eu la chance d’en apprendre plus sur une marque qui assemble tous ses vélos en Espagne et sur un terrain de jeu fantastique pour le gravel, qui se trouve à 1 heure d’Alicante, grande ville espagnole située au sud-est de l’Espagne.
Mondraker est une marque que je connaissais assez peu. Basée à Alicante, la ville où elle a été créée en 2002 par Miguel Pina, la société possède l’ADN d’une marque Gravity. En 2001, la marque s’est faite un nom avec le lancement du Petrol, un modèle de DH avec des tubes robustes en alliage d’aluminium à section carrée, une suspension Horst Link d’époque avec une cinématique multi-pivot et, en guise de clin d’œil à l’avenir, une géométrie réglable permettant d’obtenir différents angles de direction et hauteurs de boîtier de pédalier, ainsi que la progressivité de la suspension arrière. En 2003, Tomás Misser remporte la Coupe d’Espagne de descente sur un Mondraker Petrol avec fourche inversée Marzocchi Shiver.
Les années suivent et la marque a continué à développer ses gammes DH, Gravity et Enduro/All Mountain. 2016 a été un moment clé pour Mondraker avec un triplé historique sur les championnats du monde de Descente.
En 2021, Mondraker a fêté ses 20 ans puis en 2022, décision importante, elle emménage dans un nouveau bâtiment à l’architecture audacieuse, de 12 000 m2 et avec 8 000 m2 de zone de stockage. Stratégiquement, elle décide aussi d’assembler 100 % de ses vélos dans ses nouveaux locaux.
Globalement, Mondraker est en phase de croissance avec une progression du chiffre d’affaires de 49 % de 2020 à 2021 et de 39 % de 2021 à 2022. « Sur la première moitié d’année, nous tablons sur une croissance de 52 % par rapport à l’an passé. Notre société a doublé sa masse salariale en seulement deux saisons », commente Miguel Pina, créateur et directeur général de Mondraker. La société basée à Alicante emploie désormais 300 employés. « Nous assurons maintenant 100 % de l’assemblage à Alicante, ce qui nous assure plus de souplesse pour livrer nos magasins et distributeurs », ajoute t-il.
Une des lignes d’assemblage de Mondraker, 100 % des vélos sont assemblés à la main à Alicante, avant d’être expédiés en Europe. Photo : Nacho Trueba – Mondraker.Visite des bureaux de Mondraker et de la zone d’assemblage qui comporte 44 stations de montage ! Il faut environ 2 heures pour assembler un vélo complet.
Présentation du Mondraker Dusty
En 2023, Mondraker a décidé de s’ouvrir à une nouvelle catégorie de produit : le gravel, et a présenté son tout premier vélo de gravel électrique : le Dusty, équipé du nouveau moteur moyeu Mahle X20 et de sa batterie intégrée.
Le premier gravel de Mondraker est un vélo électrique ! Photo : Nacho Trueba – Mondraker.Les 3 modèles Dusty sont équipés en configuration “mullet” avec une cassette VTT Eagle. Sur le XR, il s’agit de la version 10-52 dents, associée à un mono-plateau de 40 dents. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.La console Mahle affiche les principales informations de roulage (vitesse, distance…) et surtout l’autonomie restante (en kilomètres). Le bouton central permet aussi de changer les modes d’assistance. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.Le bouton marche/arrêt du moteur. À chaque pression, un mode d’assistance est sélectionné (vert : niveau 1, orange : niveau 2 et violet : assistance maximale). Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.Le poste de pilotage avec les composants On/Off, la marque de périphériques de Mondraker. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.
Ce vélo est décliné en trois niveaux de prix. Mondraker a pris son temps pour développer un vélo dont la géométrie est conforme à son ADN. Un vélo sportif avant tout grâce à l’utilisation du composite le plus léger développé par Mondraker.
Le cadre du Dusty est fabriqué avec la fibre de carbone la plus aboutie de la gamme, la Stealth Air Carbon, permettant d’obtenir un cadre de 1 390 grammes en taille M. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.
Une géométrie spécifique “Mondraker” avec un reach long (405 mm en taille M) compensé par une potence plus courte, comme ce qui se fait en VTT.
Un petit air de cadre Titici vu sous cet angle. Le reach plus long (405 mm en taille M), un marqueur de l’ADN Mondraker, est compensé par une potence très courte de 70 mm pour garder une position de pilotage sur l’avant du vélo. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.
Le vélo est dessiné avec un angle de direction ouvert de 70° pour conférer une bonne stabilité au vélo.
Retrouvez les autres caractéristiques du Mondraker Dusty dans notre article dédié.
L’interview de Marc Lancelot, responsable marketing de Mondraker pour la France et le Benelux
Une petite virée “poussiéreuse” dans l’arrière-pays
Le vélo que j’ai pris en main, pendant une journée de test, était le modèle Dusty XR, le plus haut de gamme, équipé d’une transmission FORCE ETAP AXS 1×12, de roues en carbone Mavic Allroad Pro Carbon SL, de pneus Maxxis Rambler EXO de 45 mm, d’une fourche RockShox Rudy Ultimate de 40 mm de débattement et d’une tige de selle RockShox Reverb XPLR AXS de 75 mm de hauteur.
Le Dusty XR, haut de gamme, est le modèle que j’ai pris en main pendant une journée complète. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.
Notre petite balade a été l’occasion de découvrir un joli terrain de jeu, au départ de Benimantell. Situé dans le territoire de la Marina Baixa et dans la zone à prédominance linguistique valencienne, Benimantell est un village de montagne d’origine arabe vivant de l’agriculture et du tourisme. Sur une belle boucle de près de 49 km, nous n’avons cessé de monter et descendre des routes bitumées, cols routiers et d’enchaîner avec des pistes de montagne, entrecoupées de singles techniques permettant de couper entre les chemins plus larges. De notre point de départ situé à 450 m, nous avons atteint notre point culminant (1 267 m) en fin de sortie avant de redescendre tranquillement par une belle piste pierreuse vers notre camp de base.
Le parcours réalisé au guidon du gravel électrique Dusty XR, pas très long mais avec un sacré dénivélé ! Photo : Matthieu Amielh.
Pour démarrer notre journée, un petit pétard en bitume nous a mis directement dans le vif du sujet. Grâce à l’assistance en mode 1, les muscles pris à froid nous disent merci. L’apport de l’électrique est un véritable plus. Une fois la pente devenue moins raide, je coupe le moteur pendant 1 à 2 kilomètres pour me faire une idée du vélo en mode “musculaire”.
Sur une piste roulante, avant d’aborder de plus grandes difficultés. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.Sur le bitume, le Dusty est à son aise, même moteur coupé. Ce vélo n’a rien d’une enclume, au contraire, j’ai souvent roulé assistance coupée jusqu’à 5-6 % de pente. Photo : Nacho Trueba – Mondraker.
Celui-ci a un comportement assez proche d’un gravel classique et n’est pas pataud du tout, au contraire. On sent bien évidemment un poids supplémentaire qui vous “colle” un peu plus à la chaussée, notamment lorsque vous passez en danseuse. La masse du moteur au niveau du moyeu arrière est nettement perceptible.
Le nouveau moteur Mahle X20 en gros plan. Avec la batterie, l’ensemble pèse 3,6 kg. Photo : Nacho Trueba – Mondraker.
Nous rejoignons ensuite un sentier qui se transforme en single serpentant dans la garrigue méditerranéenne. Une double action sur les leviers et la tige de selle RockShox Reverb vient se mettre en position basse ; c’est vraiment appréciable pour mieux contrôler le vélo dans les pentes raides.
La tige de selle télescopique RockShox Reverb XPLR AXS est un vrai plus pour baisser instantanément le centre de gravité lors des descentes très raides. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.
Le vélo d’ailleurs fait preuve d’agilité et je parviens à facilement négocier les virages plus ou moins rapidement, en me sentant en confiance dans mes trajectoires. Les pneus Maxxis Rambler de 45 mm y sont aussi pour quelque chose et grâce à ses crampons latéraux espacés, le grip est excellent ; je n’ai jamais eu la sensation de perdre le contrôle du vélo, même si, je dois le préciser, je ne suis pas le plus véloce en descente.
Le vélo est agréable dans les descentes. Même sans gants et en serrant fort le cintre, la guidoline ne m’a pas blessé. Photo Ivan Marruecos – Mondraker.Le Dusty XR est joueur et dès que l’on met en route l’assistance, on peut avaler les montées plus rapidement…mais le cardio restera haut si vous appuyez sur les pédales. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker
Nous rejoignons ensuite en sentier plus large qui se transforme en chemin bitumé assez défoncé. Les rampes du “Pas del Comptador” nous attendent avec 1,3 km à 13,8 % de moyenne et des pics à plus de 21 %. J’essaie de conserver le premier mode d’assistance et cela passe assez bien, même s’il faut vraiment appuyer sur les pédales pour dépasser les 10 km/h. Sur ce premier mode, le coefficient multiplicateur procuré par le moteur Mahle et le système Watts On Demand est de 1,25. Si vous produisez 200 watts, vous en aurez 250 au total et si vous poussez 300, vous en aurez 375 watts. Connaissant assez bien mon ressenti à l’effort et les puissance que je développe à l’entraînement grâce à l’utilisation depuis plus de 2 ans d’un capteur de puissance, j’estime que je fournis environ 300 watts et les 375 watts que je récolte grâce au mode 1 sont plus que suffisants pour monter cette pente entre 10 et 12 km/h. Ok, tout ceci semble cohérent.
Arrivés au sommet (970 m), nous entamons la descente sur une large piste roulante que nous pouvons couper avec un joli petit single. Les montées et descentes s’enchaînent et j’alterne entre les modes 1 et 2 pour passer ces toboggans.
Il est vraiment pratique et sécurisant de pouvoir basculer entre les différents modes grâce aux boutons poussoirs glissés dans le creux du cintre. Un “game-changer”, qui n’est pas présent sur le nouveau Origine Help, équipé du même moteur. J’imagine que les prochains vélos équipés du Mahle X20 seront systématiquement équipés de ces commandes additionnelles, permettant d’éviter de lâcher une main pour accéder au sélecteur de mode sur le haut du tube horizontal.
Dans les petits singles, le fait de pouvoir ajuster l’assistance via les boutons placés au creux du cintre est un gros atout, pour anticiper les changements de pente. Photo : Nacho Trueba – Mondraker.
Nous retrouvons ensuite un large sentier roulant de type Strade Bianche qui descend gentiment entre les flancs de collines plantées d’oliviers avant de se transformer de nouveau en ruban bitumé.
Les descentes sont hyper agréables à bord du Dusty. L’angle de direction (70°) plus ouvert que sur un gravel “classique” contribue à cette grande stabilité. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.
Le vélo file à vive allure, entre 45 et 50 km/h, le surpoids dans ces conditions est un avantage ! Nous nous arrêtons dans le joli village de Sella, pour un pique-nique improvisé en bord de route. L’occasion de vérifier la batterie restante et ce qui a été consommé.
Après 20 km et 600 m de D+, l’autonomie restante est calculée à 84 km ou 77 % de batterie. Photo : Matthieu Amielh.
Après cette pause, nous attaquons un col routier de plus de 10 km. Le pourcentage est modéré (4 à 6 %) et les 3 premiers kilomètres, je roule sans assistance et parviens à suivre ceux qui roulent avec le moteur, en m’employant un peu tout de même. Le ressenti que j’ai eu plus tôt dans la journée se confirme. En version musculaire, le vélo est sportif et nerveux et quiconque d’un peu entraîné n’aura aucune difficulté à le rouler, sur de faibles pentes.
Aucun problème pour emmener le vélo moteur coupé, dès lors que la pente demeure clémente. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.
Quelques cyclistes très affûtés nous dépassent, probablement des compétiteurs ou des professionnels et grâce au moteur, nous parvenons à revenir sur eux et à les tenir quelques hectomètres. Mais ils roulent souvent au-delà de 25 km/h et donc le fait de se sentir très fort sera assez éphémère…
Retour sur les pistes de gravel dont le pourcentage de pente commence à devenir sérieux. J’utilise le premier mode d’assistance pour rouler avec le groupe. C’est assez grisant de pouvoir rouler à 23-24 km/h sur un chemin entre 5 et 6 %, mais pour s’y tenir, le cardio en prend un coup. Je suis surpris de voir ma fréquence cardiaque atteindre sa zone rouge.
Qui dit gravel électrique ne dit pas sortie facile. Au contraire, le corps a tendance à vouloir pousser pour profiter de ce “coup de boost”. le coeur, lui, montera toujours autant.
La petite sacoche Apidura x Mondraker qui équipait mon vélo, suffisamment grande pour embarquer une GoPro et 3 à 4 barres énergétiques. Photo : Matthieu Amielh.
C’est l’occasion de refaire le plein d’énergie avec les 2 grands bidons qui équipent mon vélo. À noter que le cadre du Dusty est équipé d’inserts permettant d’accueillir jusqu’à 6 bidons. La marque espagnole a également développé une petite gamme de bagagerie avec Apidura, qui trouvera sa place sur et en dessous du top tube, j’y avais stocké quelques barres et gels.
Nous attaquons la dernière difficulté du parcours, une montée sur un sentier peu large et très défoncé, avec beaucoup de pilotage pour éviter de grosses pierres présentes un peu partout. En 4 kilomètres, nous allons gravir 300 m de D+ avec des pentes qui ne descendent pas en dessous de 9 %. C’est sur cette section que j’utilise le vélo sur les deux modes d’assistance les plus élevés, et même avec cette aide, l’effort à fournir est très difficile. Au sommet, c’est la récompense avec une vue à 360° sur le bleu de la mer et le sommet des montagnes environnantes.
Le décor dans lequel le Dusty XR a évolué toute la journée, un superbe terrain de jeu entre terre, montagne et mer. Photo : Matthieu Amielh.
Le meilleur pour la fin ! La sortie s’est conclue par une grande descente sur un sentier pierreux au début qui a occasionné quelques crevaisons pour certains et qui s’est ensuite transformé en petite piste facile et rapide, où le Dusty a montré de nouveau son agilité et son comportement rassurant.
En descente, j’ai ressenti que le vélo est plus lourd qu’un gravel classique car il faut freiner davantage mais les disques de 160 mm- avant et arrière- font le job, aucune frayeur à déplorer ! Photo : Nacho Trueba – Mondraker.
Voici le bilan en termes de consommation électrique : 49 km et 1 590 m de D+ avalés et une autonomie restante de 24 % (ou 25 km selon l’estimation du compteur Mahle). J’avoue que je suis assez surpris de ce chiffre bas étant donné que j’ai roulé à l’économie durant cette journée, à l’exception des montées raides. Un test plus long et sur un autre terrain de jeu me permettra certainement de mieux estimer la capacité de la batterie.
Zoom sur la console Mahle en fin de sortie, à noter que le support est compatible avec un GPS Garmin (l’emplacement disponible est suffisant pour y installer un modèle Edge 1030 Plus). Photo : Matthieu Amielh.
Le Dusty XR – quelques détails
Le Dusty XR est équipé en première monte de pneus Maxxis Rambler en 45 mm de section, contrairement aux 2 autres modèles équipés du même pneu mais en 40 mm. Ce pneu s’est avéré polyvalent et rassurant dans les virages. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.Zoom sur le triangle arrière et le design particulier des haubans positionnées très bas sur le tube vertical. L’arrière est très nerveux et rigide, c’est que j’ai principalement ressenti lors des relances. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.La potence et le cintre, en alu, sont signés de la marque de composants On/Off appartenant à Mondraker. Le cintre de 44 cm de large offrant un flare de 18° est agréable à prendre en main. J’ai également bien apprécié la guidoline Barium. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.Le Range Extender de 185 Wh s’installe sur le porte-bidon supérieur et vient se brancher directement sur le port de recharge de la batterie. Le surpoids est de 1 kg environ, pour un gain d’autonomie de 50 %.La fourche téléscopique RockShox Ultimate offre 40 mm de débattement mais alourdit aussi l’avant du vélo d’environ 900 grammes. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.Zoom sur le triangle arrière et le design particulier des haubans positionnées très bas sur le tube vertical. L’arrière est très nerveux et rigide, c’est que j’ai principalement ressenti lors des relances. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.Le lendemain de notre grande sortie, nous avons réalisé une sortie plus courte près du réservoir de barrage de Guadalest, aux environs de la ville de Beniardá. Un terrain de jeu plus roulant, sauf au bord de l’eau. Photo : Ivan Marruecos – Mondraker.
Réusage, réemploi, récup, réutilisation… cette filière de la seconde main, voire de la 3ème ou plus, est en plein essor. Prise de conscience écologique, nouvel art de vivre ou simplement préoccupations économiques, je ne sais pas où je dois placer le curseur. Cette tendance, qui touche tous les secteurs, concerne également le monde du vélo. Je constate la multiplication des sites de ventes, mettant en relation les particuliers, mais également les sociétés et les associations qui remettent en état des vélos pour les vendre ensuite aux usagers. Voilà de nouvelles pistes pour nos lecteurs en quête de la bonne occase.
Pour les vélos, l’engouement apparu en période Covid, combiné au manque d’approvisionnement consécutif aux baisses de production, a subitement dynamisé ce marché de l’occasion dans lequel il s’est dessiné 3 options.
Une première option : passer par une société qui se charge de réviser le vélo – photo Ciklet
Option 1 : vous voulez un vélo révisé, garanti. Dans ce cas, il faudra vous tourner vers des sociétés qui révisent totalement le vélo, avant de le mettre en vente.
Option 2 : de particulier à particulier, il faudra avoir un peu de connaissances techniques pour évaluer ce que vous achetez, le vélo sera garanti jusqu’au coin de la rue : à vous d’évaluer le risque.
Option 3 : vous êtes un bon bricoleur et la mécanique vélo ne vous fait pas peur. Dans ce cas achetez pas cher un vélo daté que vous pourrez faire évoluer. C’est le cas de nos amis de Gravel it yourself qui partent de vieux VTT 26 pouces pour en faire des vélos de gravel honorables… C’était également l’objet de nombreux articles sur Bike Café dont le dernier : « Petit guide pour retaper un vélo ancien ». Attention, faites le bon calcul car les pièces de rechanges sont chères et l’addition peut vite grimper.
Acheter un vélo révisé
Ciklet
Ciklet c’est des vélos d’occasion reconditionnés par des professionnels et garantis 12 mois. Avec un ADN lié au sport, au vélo de route et au gravel, Ciklet accompagne les sportifs dans leurs démarches d’achats, d’échanges et de ventes.
La société Ciklet a été créée en 2022 par deux passionnés de triathlon et de cyclisme. Othmane et Christian, les créateurs, se sont rencontrés il y a 10 ans au sein du club triathlon EPPG (Le Pré-Saint-Gervais). Ils se sont associés pour simplifier l’expérience d’achat et de revente de vélos d’occasion.
Le vélo reconditionné : économique, écologique, simplement MINT.
MINT Bikes est une jeune entreprise givrée qui a pour ambition de mettre une béquille au tout jetable.
MINT Bikes a été cofondée en 2021 par Jules Thévenod, un étudiant de 21 ans, et Rod, un ancien tennisman professionnel. Seb et David, fondateurs de Voyage privé et de Kiss Studio, ont ensuite rejoint l’aventure.
Leur métier est simple : acheter les meilleurs vélos d’occasion haut de gamme (électriques ou pas, sportifs ou urbains), les reconditionner à la perfection et les vendre en ligne.
On connait tous la marque Alltricks fondée en 2008. C’est un site de e-commerce spécialisé dans le vélo qui a été racheté en 2019 par Décathlon. En 2021, Alltricks a fait l’acquisition de Troc Vélo (voir plus bas dans cet article) pour se positionner massivement sur le marché de l’occasion. Déjà présent en 2020 avec Alltricks Occasion pour tester ce marché, c’était une façon de se placer à la fois sur l’occasion révisée et la vente entre particulier. Second Life est la version aboutie d’Alltricks Occasion permettant de proposer une offre complète.
Le choix du support de reprise, qu’il soit en ligne ou en boutique nécessite un rendez-voussur le formulaire en ligne de reprise vélo, pour effectuer une estimation de votre vélo. Vous préférez directement échanger avec un expert sur la reprise de votre vélo ? Rendez-vous dans le réseau de boutiques en France.
Le choix de la rétribution : l’estimation vous convient ? C’est parfait ! Alltricks propose 2 options. Un virement bancaire ou bien un bon d’achat, valable sur l’ensemble du site Alltricks.
Le choix de la facilité : en boutique, il est possible de reprendre directement votre vélo, et votre rétribution se fera sous 3 jours ouvrés. Vous avez effectué une démarche en ligne ? Alltricks envoie gratuitement de quoi expédier votre vélo, et passera le récupérer, chez vous, selon vos disponibilités.
Une remise en état sera effectuée par les mécaniciens. Alltricks reconditionne de deux manières : Les consommables (plaquettes ou patins de freins, câbles et gaines, guidoline, chaîne, cassette, pneus, chambre à air, purge de freins) ainsi que les pièces à usure plus longue nécessitant un changement par duneuf (cintre, potence, tige de selle, selle, roues, dérailleurs).
Tuvalum se positionne une nouvelle fois sur le marché de l’occasion en transformant son modèle économique ; il revendique désormais la place de leader de la revente de vélos reconditionnés en Europe.
Les vélos de gravel sur Tuvalum
Tuvalum, à l’origine de la première marketplace entre particuliers, avait su en 2015 innover et se distinguer sur le marché du vélo d’occasion en se positionnant comme intermédiaire dans toutes les phases de la transaction, grâce à la numérisation de tous les processus et en installant un système de révision et de certification pour chaque vélo vendu.
Buycycle est une place de marché sur laquelle vous trouverez des vélos remis à neuf, chacun avec garantie. Ils sont contrôlés et remis à neuf par nos mécaniciens certifiés. Sur Buycycle, l’achat d’occasion se déroule comme dans n’importe quelle boutique en ligne normale. “Nous nous occupons de l’expédition et du traitement complet du paiement. Si quelque chose ne va pas avec le vélo, Buycycle s’occupe du processus de retour. Il suffit de renvoyer le vélo et de se faire rembourser.”, nous précise le site.
L’équipe de Buycycle : Florian Senoner, Jonas Jäger et Theodor Golditchuk (de gauche à droite) – photo Buycycle
Le trio fondateur : Jonas Jäger, Florian Senoner et Theodor Golditchuk, ces 3 amis et passionnés de sport vivant à Munich se sont connus pendant leurs études et pendant les sorties à vélo qu’ils faisaient ensemble. C’est lors de ces séances de vélo sur route qu’ils ont eu l’idée de Buycycle, un concept d’échange en ligne de vélos d’occasion basé sur leur passion commune pour le cyclisme et la frustration qu’ils ressentaient tous lors de la recherche de vélos d’occasion de qualité.
Depuis sa conception, Buycycle n’a cessé de se renforcer. Il a connu une croissance rapide en raison de l’augmentation de la demande de vélos pendant la pandémie, qui s’est accélérée avec les problèmes de chaîne d’approvisionnement qui ont entraîné une pénurie de nouveaux vélos sur le marché.
L’idée du ré-usage et du commerce ciblé est dans l’air du temps, encore faut-il pouvoir la mettre en œuvre. Une analyse du besoin, sur la base des clients de Probikeshop, a confirmé l’intérêt de créer, sous le « chapeau » de la marque, Biked. Lancé en avril 2021, dans un premier temps c’était pour les pièces détachées et par la suite les vélos complets sont arrivés en octobre.
L’appli smartphone Biked pour acheter et vendre votre matos vélo entre passionnés
Biked est une solution complète et sécurisée pour offrir une plateforme de commerce entre les particuliers qui souhaitent vendre ou acheter du matériel vélo. Nous avions présenté ce site dans un article publié l’an dernier.
Biked : achetez et vendez votre matos entre passionnés
L’intérêt de ce site est de simplifier la procédure d’envoi d’un vélo entre particuliers situés à l’autre bout de la France.
On ne présente plus ce site sur lequel on trouve de tout jusqu’aux automobiles et à l’immobilier… mais aussi des vélos. C’est le site de vente généraliste entre particuliers le plus connu. On y trouve vélos, équipements et accessoires. On peut déposer des alertes si l’on cherche des produits précis.
Le point fort : 900 000 annonces ce jour-là… Après il faut faire le tri
Ce site de vente de vélos et d’équipements entre particuliers, autrefois un peu amateur dans sa forme, avait attiré depuis sa création énormément de trafic. Cette base de données a attiré la marque Alltricks qui en a fait l’acquisition en 2021 et qui bien sûr a amélioré le fonctionnement et l’ergonomie du site.
Bénéficiaire de cette mutation, la plateforme Troc Vélo, annonce être le 1er site de vente entre particuliers dédié au vélo. En 2022, elle a enregistré une croissance de 65% de ses annonces actives, générant un volume de transactions entre particuliers de 49 millions d’euros.
Son catalogue de petites annonces dédiées à l’univers du vélo en France est riche de 85 000 annonces actives en ligne. Troc Vélo se distingue également des autres plateformes d’occasion par le large choix d’équipements et d’accessoires vélos proposés. Cette place de marché est une des rares à proposer aux particuliers l’achat ou la revente de leur matériel sans frais avec une possibilité de vente à distance ou locale, grâce aux options de géolocalisation.
Troc Vélo propose également la possibilité de payer en plusieurs fois, en option.
C’est un nouvel arrivant dans le monde de la revente entre particuliers de matériels de sports un peu couteux. L’application est résolument “smartphone”. Avec 80 rubriques, l’ambition est large et le vélo y est représenté. Le gros plus est de pouvoir poster des vidéos de vos produits. Il y a une ambition communautaire derrière ce site. C’est pas seulement de la vente, on sent l’envie de partage.
Pour l’instant ces “rookies” de la vente d’articles de sports en ligne démarrent… Je les suis avec une attention particulière, car c’est mon fils qui a fait le développement 😉 Lui et ses associés y croient, il y a de la place encore sur ce segment.
Le réseau des magasins Decathlon organisait des Trocathlon sortes de dépôts vente organisés sous des tentes sur les parkings des magasins. À la fin du Trocathlon, soit votre article est vendu, vous recevrez un email pour obtenir votre bon d’achat ou votre virement bancaire. Si votre article n’est pas vendu, vous devez venir le récupérer au lieu de dépôt.
Le concept lancé sous des tentes à des périodes précises a évolué vers une formule numérique… Voilà une nouvelle piste pour trouver le vélo que vous cherchez.
Se propose de vous éclairer en matière d’achat de vélo d’occasion. Avec déjà plus de 1 000 000 de personnes conseillées, Velok propose de l’aide et des astuces sur l’achat, la vente et l’entretien des vélos d’occasion.
Ateliers vélos associatifs, initiatives sur les réseaux sociaux… les propositions sont nombreuses. Nous vous invitons à chercher près de chez vous. Dans le pays d’Aix-en-Provence, nous avons l’ADAVA qui récupère de vieux vélos. Si vous cherchez un vélo il y a 2 solutions : remettre en état un vélo à partir des pièces présentes à l’atelier et avec l’aide des bénévoles ou acheter un vélo prêt-à-rouler. Solution récup.
Sur Internet, notamment Facebook, il y a le très célèbre groupe Gravel it Yourself que nous avons présenté sur Bike Café.
Toujours sur Facebook, le principe de Marketplace met en relation vendeurs et acheteurs comme par exemple “Le Bon Coin Bikepacking Gravel”
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