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Etxeondo, bien au chaud sur le vélo

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Veste 76 et casquette Kapelu, des vêtements en Gore-Tex Infinium signés Etxeondo - photo Anne Fontanesi

Etxeondo (prononcez « ètchéhondo ») est une marque de vêtements de cyclisme du Pays Basque, installée de l’autre côté des Pyrénées à Villabona, près de Saint-Sébastien.
Francisco Rodrigo Belaza, le fondateur d’Etxeondo, a commencé à travailler pour des marques de designers de haute couture comme Dior ou Balenciaga avant de se consacrer à la création de vêtements de cyclisme, par passion pour ce sport.

Spanish Basque cycling apparel
Francisco Rodrigo Belaza, le créateur de la marque Etxeondo – photo site web Etxeondo

Même si Etxeondo est une marque encore relativement peu connue en France, elle a collaboré, depuis sa création en 1976, avec des équipes professionnelles comme Kas, Once, Reynolds, Banesto… et beaucoup des coureurs prestigieux comme Delgado, Indurain, Kelly, Olano, Ullrich ou Contador.

Une “Etxe”, la maison Basque traditionnelle – photo Dan de Rosilles

Curieux de mieux connaître leurs produits, j’ai profité de la saison hivernale pour tester une tenue complète : Cuissard long, baselayer, jersey long, veste de pluie, gants, casquette et casquette belge, chaussettes.
Après presque un millier de kilomètres sur deux mois de cyclisme hivernal (dont une festive 500), je suis en mesure de vous livrer mes impressions sur ces vêtements originaux et surprenants.

Se couler dans le baselayer Iluna

La première chose que j’enfile lorsque je m’habille pour aller rouler, c’est le baselayer. Vous connaissez sans doute l’importance que j’attache à ce vêtement essentiel pour mon confort et mon moral de cycliste, été comme hiver !
À première vue, ce maillot de corps nommé Iluna, assez épais et doux, laisse penser qu’il sera trop chaud dans l’effort, s’imbibera de sueur et sentira mauvais au bout de quelques heures ; en fait, cette impression est trompeuse !
D’abord, il est intelligemment dessiné, en proposant un col assez ouvert, ce qui évite la sensation d’étouffement lorsqu’on roule à haute intensité. En ce qui me concerne, je suis très sensible à ce détail, il faut que ma chaleur corporelle puisse s’échapper au niveau du cou, sinon je me transforme en cocotte minute !

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Le textile du sous-vêtement Iluna est très technique et performant – photo Dan de Rosilles

Ensuite, il est fabriqué dans un tissu très technique. Nommé Thermosystem Termika, ce textile ressemble à première vue à une matière quelconque, utilisée pour des vêtements basiques. Mais très vite, on réalise que sa surface extérieure est étrange, un peu caoutchouteuse d’aspect. À l’intérieur, on remarque un polaire très fin et très doux. Les fibres creuses du Thermosystem Termika maintiennent le corps à bonne température, même dans les conditions les plus froides., il évacue parfaitement la transpiration. Que ce soit sous un jersey bien fermé lors de matinées glaciales ou en roulant jersey grand ouvert quand le soleil d’après-midi réchauffe la route, je me suis senti toujours au chaud, au sec et au doux avec ce baselayer. La technique du tissage, la coupe ajustée mais pas compressive et les coutures plates apportent un grand confort.

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Le col ouvert du baselayer Iluna me convient parfaitement, et le confort est optimum – photo Dan de Rosilles

Enfin, je l’ai porté sans lavage plusieurs jours d’affilée, pendant cinq jours par exemple pour la festive 500 et je peux dire que la qualité du tissu et le traitement anti-bactérien sont très efficaces. Reste à voir, bien sûr, si cette caractéristique perdurera au fil du temps. En attendant, je considère que ce baselayer d’hiver est l’un des tous meilleurs que j’ai pu tester ces dernières années.

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Le baselayer Iluna et le cuissard Exo Thermo Adventure sont les premières couches à enfiler avant la suite… – photo Anne Fontanesi

Enfiler le cuissard Exo Thermo Adventure

Après le baselayer, j’enfile mon cuissard. Ce « Exo Thermo Adventure » ne manque pas d’atouts : le chamois est doux et fin, de très bonne qualité. La capacité de stockage est incroyable, avec multitude de poches : les fameuses « cargo » sur le côté des cuisses (comme de plus en plus de marques le proposent désormais), mais aussi deux généreuses poches secrètes au niveau des reins et même deux petites poches « barres de céréales » sur le devant des bretelles au niveau de la poitrine. Cette grande capacité de stockage ravira sans doute les cyclistes de longue distance et tous ceux qui préfèrent, par choix ou par contrainte, charger le cycliste plutôt que le vélo.

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La peau du Exo Thermo Adventure est irréprochable, même après plusieurs jours successifs en selle – photo Dan de Rosilles

Le cuissard Exo Thermo Adventure est clairement conçu pour offrir un confort exceptionnel : Il est doux, léger, protège très bien du froid… mais moins de la pluie. J’ai pu néanmoins le tester plusieurs fois pendant des averses, je n’ai pas eu froid, mais notez bien que le tissu n’est pas hydrofuge. J’avais opté pour ce modèle au vu de la météo d’hiver dominée par un vent sec et froid dans ma région d’Arles. Pour ceux qui roulent dans des conditions plus humides, il existe dans la gamme endurance d’Etxeondo le Exo Thermodry, qui sera sans doute plus adapté à la pluie.

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Les poches cargo du cuissard Exo Thermo Adventure sont bien pratiques – photo Anne Fontanesi

L’Exo Thermo Adventure est fabriqué avec le tissu Thermosystem Ketaren, qui sèche très rapidement et évacue très bien la sueur. Mais si la coupe garantit un grand confort sur la durée, la compression est vraiment modérée, insuffisante à mon goût. Je préfère les cuissards plus compressifs, qui permettent un maintient parfait et précis du chamois, particulièrement lorsqu’on revient d’un passage en danseuse.

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Deux poches dorsales larges et accessibles équipent l’arrière du cuissard – photo Anne Fontanesi

La technologie « Etxeondo Precision & Movement » qui, d’après les concepteurs, permet de « donner la forme anatomique parfaite au chamois afin que son adaptation avec le cycliste et le positionnement dans le cuissard soit imbattable » ne m’a pas convaincue. Ce cuissard, extrêmement versatile et pratique grâce à ces nombreuses poches, très confortable et chaud grâce à la qualité de son tissu, parfaitement adapté à de longues journées de selle et une utilisation de plusieurs journées de vélo sans lavage, conviendra à ceux qui privilégient à tout prix le confort, pas à ceux qui aiment être moulés et contenus par le cuissard.

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Un cuissard qui ravira ceux qui privilégient le confort, moins ceux qui aiment la compression – photo Anne Fontanesi

Endosser le jersey la veste 76

Vient le moment, dans mon rituel d’habillage, de mettre le jersey. Avec « la 76 », on a affaire ici à un vêtement hybride, que je situerais entre jersey et veste. Bien qu’il soit fabriqué intégralement en Gore-Tex Infinium Windstopper, un textile résolument contemporain, ce vêtement a un aspect qui me fait un peu penser, par sa coupe, le choix des teintes et l’aspect extérieur du textile, à un vêtement de cyclisme d’il y a plusieurs dizaines d’années… Années 80 ? 90 ? 2000 ?

Etxeondo 76 jacket Gore-Tex Infinium Windstopper cycling apparel road cycling gravel endurance colors range
La Veste 76 se décline, toujours en tricolore – captures d’écran site web Etxeondo

J’ai demandé une petite expertise historique à mon ami Frédéric Ferrand, cycliste arlésien, spécialiste des vêtements de sport vintage, qui propose des pièces de seconde main dans sa boutique en ligne Gabba Vintage. Il m’éclaire sur le sujet : ” La grise me fait plutôt penser à la production Decathlon Y2K (années 2000, ndr), époque Série R. Les plus colorées, surtout la bleu/vert/noir, font effectivement très fin 80-début 90 ; la structuration et la coupe peuvent aussi y faire penser”.
Certains adoreront ce look résolument vintage, d’autres moins… En tout cas, personne ne restera indifférent et cette Veste 76 pourrait très rapidement devenir culte !

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La veste 76 pourrait très vite devenir culte – photo Anne Fontanesi

Mais cessons-là ces considérations historiques. À l’usage, je dois dire que la Veste 76 est un excellent vêtement. Tout d’abord, parce que cette coupe modérément ajustée permettra à toutes les physionomies d’y prendre place, ce qui est parfait pour une veste polyvalente, adaptée autant à la route qu’au gravel, tant aux sorties intenses qu’à la longue distance.

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Le textile Gore-Tex Infinium Windstopper et les détails de la 76 sont splendides – photo Dan de Rosilles

Ensuite, le Goretex Infinium Windstopper est un tissus très technique qui s’adaptera à une large plage de températures, à des conditions météo variées et à toutes les intensités de pédalage. Il est coupe-vent, déperlant, respirant… D’autant plus polyvalent que la coupe de la veste permet même de l’utiliser en couche 3, en portant par exemple un jersey mérinos en sandwich entre le baselayer et la veste !

Enfin, pour terminer la description des caractéristiques de cette excellente veste, on peut citer les traditionnelles trois poches dorsales suffisamment spacieuses et les éléments réfléchissants tout à fait convainquants pour la sécurité quand la lumière se fait rare.

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La veste 76 convient pour une large plage de températures – photo Anne Fontanesi

Se protéger avec la veste de pluie / coupe-vent Shake Dry

Si la veste 76 est déperlante, elle n’est pas non plus adaptée à une sortie sous la pluie. Il y a aussi des matins où, avec des températures autour des 4 ou 5°C, le baselayer et la veste n’ont pas réussi, à eux seuls, à m’empêcher de grelotter.
C’est pour ces raisons que j’ai tenu à compléter la panoplie Etxeondo avec leur version de la fameuse Shake Dry en Gore-Tex. Avec seulement 155 grammes, elle garantit 100% d’imperméabilité, quelle que soit l’intensité de la pluie.

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Une pluie battante n’arrête pas le cycliste lorsqu’il porte une Shake Dry – photo Dan de Rosilles

Nous avons maintes fois chanté, à Bike Café, les louanges de cette pièce indispensable à tout cycliste 4 saisons qui souhaite transporter avec lui, dans un encombrement le plus réduit possible, une veste capable de le protéger par une froide descente de col, un orage violent, ou même un matin brumeux quand il n’a rien d’autre sur le dos qu’un fin jersey d’été.

La version basque de la Shake Dry est tout simplement… luxueuse. Aucun détail n’a été oublié : empiècements de manche étirables pour un ajustement parfait et éviter les claquements d’air type « sac poubelle », d’élégantes fronces à la taille pour une coupe ajustée et élégante, un dos bien long qui protège les reins de la pluie, une fermeture à glissière hydrofuge…

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Une bande corail très visible longe le dos de la Shake Dry Etxeondo – photo Anne Fontanesi

Pour couronner le tout, Etxeondo a personnalisé « sa » Shake Dry par une bande verticale orange corail sur toute la longueur du dos, qui rompt avec le traditionnel aspect brun-noir du tissu Gore-Tex Active Shake Dry et offre une belle visibilité la nuit dans le faisceau des phares.
En couche 3, en complément du baselayer et de la veste 76, la Shake Dry complète parfaitement la panoplie hivernale Etxeondo.

Mouler ses pieds dans les chaussettes Bero

Certains vont penser : « Mais pourquoi les a-t-il choisies orange fluo ? »
La réponse est simple : Comme les pieds sont en perpétuel mouvement, les chaussettes sont un signal visuel fort pour les automobilistes.
Ce qui m’a vraiment plus avec ces chaussettes, c’est que le rapport finesse/isolation est très bon. Encore un bénéfice dû à l’usage d’une fibre très technique, le « Thermosystem Termika » dont Etxeondo use et abuse pour le plus grand bonheur du cycliste frileux que je suis.

Sortir avec la casquette Kapelu WS

Cette casquette, bien profonde et élégante, est composée de pas moins de sept panneaux différents ! Comme elle est en Gore-Tex Infinium Windstopper, la casquette Kapelu est à la fois chaude et respirante et s’adapte parfaitement aux conditions hivernales. Elle se porte sous le casque sans aucun problème et représente une excellente alternative au bonnet fin, la visière en plus. Je n’ai rien contre le bonnet, bien au contraire, mais la visière de la casquette est un avantage certain en hiver, quand les lumières sont rasantes la plupart du temps.
Cette casquette est d’un rapport qualité/prix tout à fait étonnant ; c’est un must pour l’hiver.

Mettre les gants Esku

C’est encore le Gore-Tex Infinium Windstopper qui a été utilisé pour fabriquer ces gants d’hiver Esku. Cela leur offre des qualités de légèreté et d’élasticité très intéressantes. Ils sont à la fois beaux (j’adore la déclinaison du logo Etxeondo sur les reliefs antidérapants à l’intérieur de la main) et sécurisants (l’inscription Etxeondo sur le dessus est hautement réfléchissante la nuit).
Décidément, Etxeondo se fait remarquer par la haute qualité de ses équipements d’extrémités : Chaussettes, casquette et gants sont de grandes réussites et ont d’ores et déjà rejoint ma sélection de produits de l’année 2022.

Profiter de la casquette belge Buru

Figurez-vous que j’ai aussi testé Buru, la casquette belge d’Etxeondo ! Je ne la mets pas sous le casque, car comme je suis entre deux tailles pour les casques, mon réglage de tour-de-tête ouvert au maximum ne me permet pas cette coquetterie. Mais je porte la casquette belge hors du vélo (avant et après la sortie, en terrasse au café, pour aller prendre le train) et lorsque je roule sans casque, car, n’en déplaise à certains, c’est tout à fait autorisé et bien agréable !

Résumer le test Etxeondo

Période et durée du test : Novembre 2022 – Janvier 2023 / plus de 900 km (route et gravel)
Type d’équipement : Tenue complète demi-saison et hiver
Usage : Route, gravel, longue distance, bikepacking
Plage d’utilisation : 5 – 15°C

Les points forts : Fabrication en Espagne, confort, polyvalence, qualité/prix, technicité et performance des textiles, look 90’s

Les points faibles : cuissard peu compressif, look 90’s

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Belle découverte que cette tenue Etxeondo ! – photo Anne Fontanesi

Baselayer Iluna 89€
Cuissard Exo Thermo Adventure 169€
Veste 76 229€
Veste de pluie /coupe vent Shake Dry 299€
Chaussettes Bero 18€
Casquette Kapelu WS 25€
Gants Esku 69€
Casquette belge Buru 59€

Casque Giro Aries Spherical, légèreté et sécurité

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Test du casque Giro Aries
Test du casque Giro Aries

La marque californienne Giro Sport Design, est bien connue dans le monde du cyclisme. Elle se distingue notamment par la production d’une gamme de casques de vélo particulièrement riche, dans laquelle il sera difficile de ne pas trouver votre bonheur. Elle annonce aujourd’hui le lancement de son nouveau casque : Aries™ Spherical. Il est plus léger et plus aéré que son prédécesseur le Giro Aether Spherical, qui était la référence en matière de casques de route. Nous avons eu la chance de recevoir un produit avant l’annonce de sa commercialisation, voici le résultat de notre test.

Test du casque Giro Aries
Le nouveau casque Aries Spherical – photo Giro

Tête à casque

Pourquoi existe t-il autant de choix de casques vélo ? Les raisons sont multiples : en premier lieu, il y a la diversité des usages (route, VTT, urbain) et en second il y a l’adaptation du “bol” à la forme de votre crâne. Ces 2 critères de choix vous permettent d’approcher, faute de sur-mesure, le casque qui vous conviendra. Il faut savoir que ce n’est pas votre crâne qui se conformera au casque, ni d’ailleurs l’inverse. Il ne doit pas y avoir de pression trop forte ou une gêne sous peine de transformer votre sortie vélo en séance de torture. Alors un casque s’essaie, un peu comme une paire de chaussures. Il y a des tailles – généralement S, M, L – avec heureusement un serrage micro-métrique pour l’ajuster à votre tour de tête. Si vous aimer porter une casquette, essayez votre casque avec. Pensez également à l’essayer avec vos lunettes préférées, pour valider que les branches se positionnent bien, lorsque vous avez le casque sur la tête.

Nous sommes à la pointe de la technologie du casque depuis près de 40 ans

L’annonce d’un nouveau casque de route haut-de-gamme de Giro est toujours très attendue, mais l’Aries™ Spherical est une évolution majeure” , déclare Peter Nicholson, Brand Manager chez Giro. “Les ingénieurs de Giro font vraiment la différence avec toutes les ressources à leur disposition ici à Scotts Valley dans notre centre de Recherche & Développement, appelé le DOME. Le DOME est sans égal : que ce soit grâce à notre soufflerie interne (« Wind Tunnel ») ou à notre « Therminator » : notre machine (en forme de tête) thermosensible unique en son genre, plus de 50 machines de tests sont accessibles quotidiennement par nos ingénieurs. Nous sommes à la pointe de la technologie du casque depuis près de 40 ans, et tout cela a abouti à un casque que l’on semble oublier dès les premiers kilomètres, tout en parvenant à obtenir le meilleur score jamais attribué par Virginia Tech dans son classement des casques qui réduisent au mieux les risques de blessures“.

Une double sécurité

Giro a pensé à tout en offrant sur ce casque la double sécurité Spherical + Mips déjà présente sur plusieurs de ses modèles. En décembre 2020, j’avais réalise le test du casque Hélios qui avait été le premier à en bénéficier. En déballant le colis reçu, j’ai été surpris par la légèreté du produit que j’ai immédiatement vérifié sur la balance. Sur le marché du casque de vélo on trouvera sans doute plus léger, mais ces produits “lights” sont dépourvus de cette fameuse double sécurité présente ici. Giro aime bien pousser les contrôles et les mesures pour valider l’efficacité de sa technologie Spherical. L’organisation indépendante Virginia Tech (Institut polytechnique et université d’État de Virginie) qui a testé le produit va classer ce casque en tête de tous les casques testés.

Rappel : la technologie Spherical associe 2 couches d’EPS de densité et nature différente reliées par une rotule, porte le drôle de nom de « Ball & Socket ». Ce dispositif permet, en cas d’impact, aux deux éléments de glisser indépendamment l’un de l’autre pour réduire les effets néfastes de la rotation de la tête.

Présentation

Test du casque Giro Aries
Détails du casque Giro Aries – photos Giro

L’Aries présente également le nouveau système de gestion de la transpiration DryCore™ de Giro, qui utilise une gouttière en silicone, intégrée dans la mousse frontale, pour rediriger la sueur loin du front du cycliste. Ainsi, plus d’irritations des yeux à cause de la sueur. 

La forme du casque est plus compacte et son poids plus léger : 268 g en taille M. La superposition des couches « Progressive Layering » à double densité de mousse EPS Nanobead, vient compléter l’attirail de protection. Les 24 aérations Wind Tunnel sont maximisées par l’arche de renfort AURA II et associées à un réseau de canaux internes profonds, qui améliorent la circulation de l’air. La mousse frontale DryCore™ gère, elle, la sueur. Le système de réglage Roc Loc® 5+ Air offre une bonne fiabilité. Par ailleurs, la couverture complète de la partie inférieure du casque améliore sa durabilité. 

Le test terrain

Test du casque Giro Aries
Un casque qui se fait oublier – photo Patrick VDB

Je constate en le posant sur ma tête, sans le serrer, que mon crâne est assurément un crâne Giro. La circonférence du casque correspond parfaitement à la forme de mon crâne. Tout comme le Hélios, que je possède déjà, je retrouve sur ce Aries le “chaussant” de la marque. C’est un point important car certains ont des crânes plutôt ronds, d’autres seront plus allongés et étroits. Je fais 58 de tour de tête et ce casque taille M couvre du 55 au 59, le réglage se faisant par le système d’ajustement Roc Loc 5+ Air facile à manoeuvrer à l’arrière du casque, même avec des gants d’hiver.

Test du casque Giro Aries
Avec ma casquette belge qui me tient chaud et qui m’offre une petite visière pour me protéger du soleil rasant hivernal – photo Patrick VDB

Je l’ai porté avec différentes casquettes. Avec ma casquette belge doublée Café du Cycliste relativement épaisse, c’est un peu juste mais ça passe. Une taille L aurait été trop grande pour un usage tête nue. Mes branches de lunettes se placent bien. Vu la température actuelle et le temps que j’avais pour faire ce test, je n’ai pas pu tester le nouveau système de gestion de la transpiration.

On apprécie un casque dans la mesure où il se fait oublier. C’est le cas de ce Aries grâce à son chaussant et sa légèreté. On peut rouler l’esprit tranquille avec le sentiment d’être bien protégé par la double protection : Spherical et Mips. Je ne suis pas fan de la couleur du casque que j’ai reçu… mais rassurez-vous, il y a le choix.

Test du casque Giro Aries
Les couleurs : vous avez le choix – photos Giro

J’ai aimé 

  • Options pour la sécurité
  • Confort / poids

J’ai moins aimé

  • La couleur
  • Le prix, mais l’apport de sécurité a un coût

Le casque Giro Aries™ Spherical est disponible dès maintenant chez les détaillants Giro agréés au prix de 319,95 €.

Distribution Royal Velo France

Caractéristiques

  • Spherical Technology™
  • Mips® Brain Protection System
  • Progressive Layering avec mousses EPS Nanobead double-densité
  • Arche de renfort AURA II
  • 24 aérations avec larges canaux internes
  • Mousse frontale anti-sueur DryCore™
  • Construction In-Mold
  • Coque enveloppante notamment sur la partie basse du casque.
  • Mousses antimicrobiennes Ionic+™

Le velotaf des campagnes

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Vélotaf des campagnes
Vélotaf des campagnes un exercise risqué

Le discours général autour de l’usage du vélo pour se rendre au travail est généralement centré sur les métropoles (ces grandes aires urbaines de plus de 500 000 habitants). Le projecteur, orienté sur ces grandes agglomérations, laisse croire que ce phénomène social est principalement urbain. Il est vrai que le monde s’urbanise : en 1950, les habitants des villes représentaient un peu moins de 30 % des habitants de la planète ; aujourd’hui on parle d’un habitant sur deux et selon les estimations des Nations Unies, les citadins représenteront plus de 70 % de la population mondiale en 2050 (source Cairn Info). Il n’en reste pas moins vrai que le vélotaf n’est pas seulement un phénomène lié aux grandes villes, on le trouve en campagne dans nos bourgs, nos cantons, nos régions.

Car, oui effectivement, je vous l’apprends peut-être : le vélotaf des campagne existe ! Il est certes moins bruyant et moins visible, mais il se développe également, car les problèmes économiques et écologiques n’échappent pas à nos provinces. Notre réseau ferroviaire a été sacrifié par les politiques publiques pendant des décennies. Aujourd’hui encore, on ferme des lignes et la SNCF peine à rétrocéder ce réseau, qui pourrait être réutilisé en voies cyclables ou autres moyens de transport collectif vertueux… Mais si la ville et la campagne ont été longtemps opposées – sur la base d’une ouverture à la modernité pour la ville et d’un attachement à des traditions pour la campagne – le vélo est peut-être bien le trait d’union entre ces deux mondes qu’on a tendance à opposer ; et le vélotaf, le point commun des préoccupations quotidiennes de milliers d’entre nous, à la campagne comme à la ville.

Le Vélotaf des campagnes
Le vélo est peut-être bien le trait d’union entre ces deux mondes qu’on a tendance à opposer, ville et campagne – photo Patrick VDB

En campagne c’est pas simple

Obligation de réalisation d’aménagements
cyclables lors de la construction
ou le réaménagement de voies

loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019

Alors, est-ce que le vélotaf est uniquement une pratique de citadins ? Il est vrai que les distances forcément plus longues, les automobilistes qui vous frôlent à plus de 80 km/h, les camions et autres véhicules agricoles qui ne vous voient pas sont autant de freins à votre usage quotidien du vélo dans les campagnes. En pourcentage, la mortalité des cyclistes y est plus importante (chiffres relevés par la FUB : 2/3 des cyclistes tués décèdent hors agglomération) la cause étant principalement liée à la vitesse des engins motorisés. Par ailleurs, les infrastructures routières en campagne ne sont pas toutes adaptées à la pratique du vélo et elles ne sont pas éclairées. Il y a encore du travail à faire sur les voies cyclables, mais la loi nous aide…

Le Vélotaf des campagnes
Les automobilistes qui vous frôlent à plus de 80 km/h – photo Patrick VDB

Rappel : La loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités a créé une obligation de réalisation d’aménagements cyclables lors de la construction ou le réaménagement de voies dans trois cas et en ce qui concerne ce qui est hors agglomération : obligation de réaliser un aménagement ou itinéraire cyclable lors de de la rénovation ou du réaménagement des chaussées.

Le Vélotaf des campagnes
Les voies cyclables granuleuses sont parfois jonchées de toutes sortes d’obstacles – photo Patrick VDB

Comme sur les pistes cyclables en ville, on trouve sur nos voies cyclables en campagne toutes sortes d’obstacles, qui ajoutent du risque à la pratique du vélo. Certains sont plus spécifiques : les herbes des bas-côtés qui reviennent progressivement les envahir, les racines des arbres bordant les routes qui soulèvent le bitume, des enjoliveurs de roues perdus, des morceaux de pare-chocs cassés qui jonchent le bord des routes. Lorsque ces aménagements existent, il faut les entretenir et malheureusement c’est rarement le cas.

Les enjeux sont pourtant là : le vélo pourrait participer aux flux vers les zones d’activités péri-urbaines à partir de l’habitat des campagnes. L’arrivée du vélo à assistance électrique permet maintenant de parcourir des distances plus longues et contribue à “aplatir” les dénivelés dans certaines régions. Le sujet du développement du vélotaf de campagne doit prendre sa place dans le débat général sur la mise en place des mobilités douces.

Les vélotafeurs de campagne existent, j’en ai rencontré !

Les Vélotafeurs des campagnes
J’ai rencontré des Vélotafeurs des campagnes

Qui êtes-vous cyclistes “provinciaux”, rouleurs du petit matin qui utilisez vos vélos pour aller bosser : doit-on vous appeler vous aussi des vélotafeurs ? Vos trajets vous conduisent de vos lieux d’habitation éloignés des coeurs de villes à des zones d’activités, elles aussi décentralisées. Vos parcours vous entraînent sur des routes de campagne, des chemins alternatifs, des sentiers parfois au milieu des champs… Vos déplacements à vélo sont parfois de véritables entraînements sportifs. Un petit bout de gravel au passage pour le fun ou pour éviter les routes trop agitées par la circulation automobile. Le vélo c’est l’aventure, comme nous aimons à le dire sur Bike Café et le vélotaf de campagne apporte une autre dimension à cette aventure.

Pour illustrer mon propos, voici donc une série de portraits de cyclistes qui, pour se rendre à leur travail, parcourent quotidiennement les campagnes françaises. Espérons que ce panorama permettra aux plus urbains d’entre vous de prendre une bouffée d’air moins chargée d’odeurs de gazole et, pour les cyclistes provinciaux, de se sentir partie intégrante de la grande vague silencieuse, mais si dynamique, créative et pugnace des vélotafeurs des campagnes.

Laurianne : l’ultra vélotafeuse

Vélotaf des campagnes
Laurianne rejoint son bureau chez Millet Lafuma à Annecy-le Vieux sur son vélo avec sacoches – photo Laurianne Plaçais

Laurianne Plaçais, une célèbre vélotafeuse… “J’utilise le vélo pour aller travailler 3 jours par semaine. Cela me permet de faire du vélo, sans trop impacter le temps libre et la vie familiale. L’enjeu est également écologique et économique. Le vélo me préserve mentalement des problèmes de bouchons et de la fatigue nerveuse liée à la circulation automobile. Parfois le retour est difficile, avec la fatigue de la journée de travail.” Laurianne est web designer pour une célèbre entreprise d’équipements outdoor. Elle habite une région montagneuse à Montcel petit village sur la route du Revard. Elle rejoint sur son gravel en alu son bureau situé en ville à Annecy-le-Vieux.

  • Fréquence : Le plus souvent possible sauf quand les conditions météo sont trop mauvaises ou dangereuses
  • Depuis quand : depuis 2007
  • Parcours : Domicile – travail (Montcel <-> Annecy-le-Vieux) 80 km /1100 m de D+
  • Vélo : Gravel alu (Origine Trail) équipé en pneu route en 32 / porte bagage et bagagerie très light
  • Difficultés : Pas d’éclairage en campagne, circulation très dense en ville

Jean-Yves Urvoy : le curé d’Arles

Velotaf des campagnes
Jean-Yves sur les marches de son église rentre son vélo après une visite en ville – photo L. Beylot avec l’accord de Cyclist

Jean-Yves est le curé d’Arles. il a décidé de se déplacer uniquement à vélo dans sa commune, pourtant la plus étendue de France. Lorsqu’on le voit passer sur ses petits trajets en ville, en tenant fermement le bas de sa soutane, on pourrait croire que l’on assiste au tournage d’un « remake » de don Camillo. Pour Jean-Yves, le vélo est un moyen de transport, un sport et également un formidable moyen pour rapprocher les hommes, ce qui correspond bien à la mission d’un homme d’Église, sur cette terre où les gens, parfois, se renferment sur eux mêmes. “Mon plaisir à l’occasion de ces déplacements à vélo est aussi la découverte comme, lors de mon premier trajet Rognac – Aix, celle du panorama de l’aqueduc de Roquefavour. Je ne connaissais pas l’existence de cet aqueduc, je me suis dit, pas possible je suis au Pont du Gard !…” Mais parfois tout ne se passe pas bien “Je vais célébrer en plein hiver la messe en Camargue avec pluie et vent au programme. En arrivant à Saliers, l’église est ouverte, mais pas un seul pèlerin, vu le temps, les fidèles avaient pensé que je ne viendrais pas ! …” Et Jean-Yves de poursuivre “Une autre pour la route : la nuit de Pâques, je vais aux Saintes pour la célébration de la Vigile pascale en prévoyant que le bus mis à la disposition des fêtards de la feria arlésienne qui fait à 23h00 le trajet Arles Les Saintes pourra me ramener à Arles. Il arrive à l’heure, dépose les “aficionados” de la feria, pendant ce temps je mets mon vélo en soute, monte dans le bus et me vois débarquer par le chauffeur au motif qu’il n’a pas la consigne de prendre aussi des voyageurs dans le sens les Saintes-Arles, seulement dans le sens Arles les Saintes ! 10 minutes de palabre seront inutiles. La Loi n’est pas faite pour l’homme, mais l’homme pour la Loi ! Je reprends donc mon vélo, et le trajet est agrémenté d’un certain mistral défavorable… La joie parfaite de Saint François d’Assise ! …” 

  • Fréquence : dans tous mes déplacements, depuis l’urbain (Arles) jusqu’aux villages de la paroisse et du doyenné (pays d’Arles, Camargue) et ponctuellement Aix-en-Provence (Archevêché), Marseille, Avignon, Rochefort du Gard (sanctuaire à Marie) ou encore Pays du Ventoux (abbaye du Barroux). 
  • Depuis quand : 2006
  • Parcours : 30 km en moyenne. Pour les distances de 40 km et plus, je combine train/vélo, bus/vélo (surtout pour les Saintes Maries de la Mer
  • Vélo : Trek Emonda, mais bientôt un Monas avec un cadre en bois fabriqué par mon neveu Thomas Monasterio
  • Difficultés : Agressivité des automobilistes, passage de Vitrolles-Marignanne non sécurisé, pistes cyclables au rabais (gros grain d’asphalte et pas d’entretien). 

Bernard Dardennes : le jardinier de la Poudrerie

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Bernard devant son lieu de travail à Miramas – photo Bernard Dardennes

Bernard est jardinier d’espace naturel et gardien du Parc de la Poudrerie à Miramas. Cet ancien compétiteur utilise régulièrement son vélo pour se déplacer entre son domicile à Miramas et le Parc où il travaille. Il habite à 5 km l “Ça ne fait pas beaucoup ! …“, me dit-il pour expliquer le choix du vélo comme moyen de transport. Je vois les trajets de Bernard sur Strava et je sais que par moment ça fait pas mal, car Bernard rallonge la sauce et lorsque la météo est favorable il s’éloigne largement de son trajet direct. “À l’aller c’est facile, ça ne fait que descendre, c’est plus dur au retour. Je n’ai pas d’autre choix en matière de transport : c’est voiture ou vélo… J’ai compté : cette année j’ai fait 130 trajets aller/retour en vélo.” Bernard se faufile dans la circulation lorsqu’il arrive sur Miramas “C’est le côté intéressant du vélo quand ça bouchonne, je passe”, effectivement je connais la virtuosité de Bernard sur un vélo et j’imagine qu’il sait se jouer de ce genre de situation. “Parfois il y a des voitures qui me frôlent, et les conducteurs ne s’en rendent même pas compte“. Bernard a équipé son vélo pour le rendre visible avec des pneus qui ont des flancs réfléchissants, il a installé de l’éclairage et il porte des vêtements voyants pour sa sécurité.

  • Fréquence : quotidienne
  • Depuis quand : 2018
  • Parcours : 5 km… mais souvent bien plus
  • Vélo : Son ancien vélo de cyclocross Ritchey
  • Difficultés : En ville c’est plein de trous de plaque d’égouts, mais dans l’ensemble la chaussée est bonne.

Jean-Marie Garrigue : l’urbaniste

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Après son périple du bord de mer, Jean-Marie rejoint, sur son Chiru Vagus en titane, un univers plus vertical – Photo Jean-Marie Garrigue

Jean-Marie est directeur du développement, en charge de projets urbains et immobiliers dans la région de Nice. Adepte et amoureux du vélo dans son jeune âge de 3 à 17 ans, il a retrouvé ce qui avait été pour lui un vrai outil de plaisir, de liberté et finalement d’émancipation. “J’ai repris le vélo le jour où mon petit dernier âgé de 10 ans, me talonnait sur les pistes de skis… J’avais 46 ans.

Depuis, il redécouvre les bienfaits de cette ingénieuse machine. Il chevauche régulièrement un Look carbone 586 dont il ne saurait se séparer. Il a découvert le plaisir du Gravel, posé sur son Chiru Vagus en titane… “Le vélo c’est juste et avant tout le plaisir !“, me dit-il. Il délaisse parfois son confortable véhicule de fonction et ses monstrueuses durées de trajets, à cause des embouteillages légendaires de l’A8, pour utiliser le vélo sur un long périple entre Saint-Raphaël et Nice. Pour lui le temps de trajet est relatif en égard à l’explosion des heures d’embouteillages, sur le trajet entre le port de St Raphael et Nice qui s’établit entre 1h10 et 1h50… “Avec le combo TER + vélo mon temps de trajet s’établit à 1h20 net, avec en prime le sourire et la bonne forme. Ce temps peut se encore se réduire en bougeant le curseur TER / vélo.” Jean-Marie cultive les belles et bonnes rencontres avec des cyclistes qu’il côtoie avec bonheur depuis des années, et dont il ne connait pourtant pas le prénom…

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Des voies cyclables presque exemplaires sur le trajet de Jean-Marie… Le voies sur trottoir posent toujours ce genre de problème… même avec des policiers municipaux – photos JM Garrigue
  • Fréquence : Une ou deux fois par semaine.
  • Depuis quand : 2014
  • Parcours : Saint-Raphaël – Nice. Une ou deux fois par semaine. 50% en vélo le matin : 36 km (le reste en TER) et 70 km le soir.
  • Vélo : son Look ou son Chiru Vagus
  • Difficultés : Je ne peux pas dire que je rencontre de grosses difficultés y compris au cœur des embouteillages où je m’y sens plutôt zen et privilégié. La seule véritable gêne est le ressenti d’une véritable hostilité, notamment lorsque je traverse la ville de Cannes. L’usage des pistes cyclables qui sont utilisées pour le stationnement des livreurs… 

Lien Strava : https://www.strava.com/athletes/11385440

Laurent Biger : le soldat de Verdun

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Laurent Biger, le soldat de Verdun profite de ses trajets Vélotaf pour tester des vélos : ici le Monstre de Sauvage – photo Laurent Biger

Notre chroniqueur, qui réside dans la Meuse, assure régulièrement son trajet pour aller au boulot, comme il l’a fait auparavant dans le Var. Plus qu’un classique trajet, le vélotaf est la base de son entrainement, quitte à rallonger le parcours en période estivale. Comme il le dit, “Rien ne remplace le vélotaf, gage de régularité mais aussi de rusticité”. Cela lui permet de combiner trajet travail et entrainement, une méthode efficiente pour minimiser l’impact de l’entrainement sur le fragile équilibre familial et ses fortes exigences professionnelles, qui l’amène à s’absenter régulièrement.

  • Fréquence : quotidienne
  • Depuis quand : 2016
  • Parcours : Verdun à Etain en TER et vélo le matin (soit 10 km de vélo) et en vélo au retour (33 km)
  • Vélo : GT Grade ou Giant Revolt, ou encore les vélos que je dois tester pour Bike Café et d’autres magazines
  • Difficultés : Lorsque j’habitais encore le Var, la difficulté était surtout le dénivelé, exigeant en période estivale par grosse chaleur. Hormis cela, c’était plutôt simple malgré le fait que dans le centre Var, les aménagements cyclables sont proches de zéro ! Depuis que j’habite Verdun, les aménagements cyclables sont plus nombreux dans le centre ville. De plus, les automobilistes sont également plus tolérants dans cette région. En revanche, une fois que je quitte le péri-urbain pour m’engager dans la campagne meusienne, c’est tout autre chose. J’emprunte des routes secondaires et des pistes. Aussi, le Gravel s’impose car il permet de faire de belles moyennes sur ces 33 km de routes et pistes. En revanche, je redoute la période hivernale. Même bien équipé, le froid et l’humidité, souvent associés à une bise dans la plaine de Woëvre, viennent user mon moral au fil des jours. Là-dessus, je scrute les conditions météo pour arriver à prédire la présence de verglas, qui m’a valu une belle chute en janvier 2022. Car c’est un constat amer : seuls les grands axes sont salés. Malgré cela, et surtout une fois sorti de l’hiver, je prends un réel plaisir à me passer de voiture. Car dans la beauté de la Lorraine, le vélotaf en campagne est quelque part enviable au regard du peu de circulation routière !

Lien Strava : https://www.strava.com/athletes/20845281

Colin Gosse : le web designer de Bike Café

Vélotaf des campagnes
Colin sur le départ pour une journée de boulot à notre bureau d’Éguilles – photo Colin Gosse

Colin est designer digital, il conçoit et intègre des sites web. Il est un des associés de Bike Café SAS, c’est lui qui gère notre site. C’est peut-être depuis qu’il a rejoint notre équipe à la création de la SAS que le vélo est entré plus profondément dans ses habitudes : “Pour ma part, choisir le vélotaf me permet de répondre à plusieurs problématiques : maintenir un minimum d’activité physique, diminuer mon empreinte carbone et faire baisser mes coûts de déplacement.” Pour venir de Saint-Cannat, où il habite, à Éguilles où nous avons nos bureaux au co-working Spotee, il n’existe comme alternative que la voiture. “Les premiers temps, ce qui m’a le plus ému, c’est le fait de redécouvrir une route qu’on a l’habitude de prendre en voiture. Cela permet de poser un regard neuf, de découvrir des détails qu’on n’avait pas aperçus à vive allure… On sent les odeurs et on entend la respiration des forêts, en un sens on fait corps avec cet environnement.” Colin redécouvre avec plaisir sa région. Parfois quelques aléas viennent émailler ses trajets : “L’année dernière, en hiver, j’ai fait le trajet retour par la forêt, à la tombée de la nuit. Lorsque j’ai voulu allumer ma lampe, normalement fixée sur le tube de fourche, je me sui rendu compte que celle-ci avait disparu, sûrement tombée plus tôt sans que je ne m’en rendre compte… J’ai terminé le trajet sans rien voir… heureusement que je connais bien cette forêt.

  • Fréquence : En alternance avec la voiture. Plus fréquent à la belle saison.
  • Depuis quand : Il y a un an environ : c’est tout récent
  • Parcours : En Aller/Retour et par le chemin le plus court : 25 km et environ 500 D+. Néanmoins il m’arrive de prendre d’autres routes ou des pistes forestières et dans ce cas le trajet est plus long.
  • Vélo : Graxx 1 de chez Origine. Il est parfait car il est adapté à l’ensemble de mes besoins, sur route ou sur piste.
  • Difficultés : Il n’y a qu’une seule route directe entre le village dans lequel je vis et le village voisin dans lequel se trouve le coworking. Le principal problème est que cette route est très empruntée par les automobilistes et elle n’est équipée d’une voie cyclable que sur un tiers environ de sa distance, et que dans un sens. Aux heures de pointe, cette route est un véritable danger pour les cyclistes. L’alternative c’est la forêt, mais dans ce cas je me rajoute 50% de distance et je double mon temps de trajet… Il a aussi fallu choisir le bon matériel, en l’occurence un sac à dos Vaude, pour prendre soin de mon ordinateur portable.

Patrick Lamarre : le pilote d’hélico

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Patrick qui vient d’arriver au boulot devant le hangar où est son hélicoptère – Photo Patrick Lamarre

Patrick est pilote d’hélicoptère de la Gendarmerie Nationale. Il a toujours utilisé un vélo dès qu’il le pouvait pour se rendre au travail. “Je me rends au boulot à vélo pour des raisons économiques, écologiques et pour mon entraînement sportif, sauf lorsque je suis de permanence. Dans ce cas je dispose d’un véhicule avec gyrophare pour arriver au plus tôt auprès de mon hélico et décoller. En fonction de l’humeur, la météo, de l’envie je peux doubler la distance et aller faire un peu de dénivelé“. Sur son trajet aller de 11 km il y a 5 km de route. “Il m’arrive régulièrement de redoubler sur la route vers l’arrivée sur l’aéroport des véhicules m’ont doublé avant et qui bouchonnent… Un jour, à cause de la neige je suis rentré chez moi avec mon Fat Bike, qui était resté dans le hangar au boulot, j’ai été le seul à pouvoir passer dans la poudreuse, c’est assez rare ici à Montpellier“.

Patrick est également un passionné de vélo, allez voir sa chaîne Youtube pour le découvrir.

  • Fréquence : Quand il n’est pas de permanence, sinon c’est voiture avec gyrophare.
  • Depuis quand : 30 ans
  • Parcours : 20 à 40 km selon l’envie ou l’humeur entre Maugio et l’Aéroport de Montpellier
  • Vélo : Ses 3 vélos mais plutôt son VTT tout rigide avec une sacoche de cadre et sac à dos.
  • Difficultés : Pas vraiment, belles pistes cyclables sur les parties routières. Parfois un peu trop de vitesse des automobilistes qui sur les parties limitées à 50 sont plutôt à 70 km/h.

Lien Strava : https://www.strava.com/athletes/35272120

Thierry Malécot : le directeur de coopérative agricole

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Comme tous les jours Thierry arrive à la coopérative à l’heure – photo Thierry Malécot

Thierry est directeur de la coopérative de producteurs de tomates Rougeline à Saint-Martin-de-Crau.. “J’ai redémarré le vélo de route en 2016 à 55 ans et puis très vite je me suis dit que le meilleur entraînement pouvait être les déplacements boulot pour équilibrer sport et vie de famille. Mon objectif est de participer au Paris-Brest-Paris en 2023, après avoir fait les qualifications en 2019, mais sans réalisation par manque de temps.” Pour Thierry les alternatives sont : le bus (1h30), la voiture (30′) et en vélo (1 heure au plus court). Sur son trajet Thierry savoure les paysages “Passer chaque matin vers Barbegal, au pied des Alpilles, avec le lever du soleil dans la brume ou les gelées. Vers 7 heures, voir des renards ou des sangliers traverser ma route. Observer le vol des oiseaux migrateurs au-dessus de la Camargue : c’est une chance“. Parfois il y a bien quelques déconvenues “Lorsque j’arrive pour des entrées d’école le matin, où les parents n’ont aucune espèce de retenue avec leurs SUV, pour amener leur progéniture au plus proche de l’entrée de l’école“.

  • Fréquence : quotidienne
  • Depuis quand : 2016
  • Parcours : Entre Bellegarde ou Arles et Saint-Martin-de-Crau en variant les tracés selon la météo, la fatigue et l’heure d’embauche.
  • Vélo : un vélo en alu Qbike tout temps avec un plateau 52*11 pour prendre de la vitesse en ville et accessoirement en fixie pour prendre le train.
  • Difficultés : le pire ce sont les ronds-points ! Je m’entraine pour les prendre sans me faire coincer par les voitures.

Lien Strava : https://www.strava.com/athletes/16201081

Jean-François Veran : l’infirmier

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Jean-François l’infirmier avec son sac à dos, utilise souvent un fixie pour sa tournée chez ses patients – photo JF Veran

Jean-François est venu au vélo justement pour faire sa tournée quotidienne d’infirmier libéral dans son secteur urbain et les hameaux autour d’Arles. Le vélo est devenu aussi par la suite un loisir. Cette année il a fait notamment la Desertus Bikus en Espagne c’est dire qu’en 15 ans ce quotidien lui a donné une sacrée forme ! Il a choisi le vélo car c’est plus souriant plus agréable, plus rapide, plus libre, plus accessible… plus économique aussi. “Je n’ai pas attendu que le prix de l’essence augmente pour circuler à vélo, ce côté économie n’est pas ma motivation la plus profonde“. Dans le secteur couvert par Jean-François il existe des bus, mais il y a des horaires et des fréquences pas vraiment compatibles avec son boulot. Reste la voiture de façon exceptionnelle… “J’ai fait un test sur ma tournée de porte à porte chez mes différents patients : en vélo je gagne 1h30 de temps de déplacement. Cela m’offre la possibilité de m’arrêter prendre un café et de ne pas stresser. En général je suis attendu pour les soins et il ne faut pas être en retard, je ne suis jamais coincé.” Pour les aléas crevaisons et autres Jean-François surveille son matériel “Quand tu commences à crever il faut changer les pneus. Et puis plus particulièrement faire attention aux bouts de vélo pendant la période de la Feria…

  • Fréquence : quotidienne
  • Depuis quand : 15 ans
  • Parcours : Domicile et sa tournée sur Arles : 40 à 60 km/jour
  • Vélo : Plusieurs vélos en fixe 42×17 ou alors mon gravel Sunn avec mon sac à dos infirmier avec tout mon matériel.
  • Difficultés : la mauvaise qualité des pistes et couloirs cyclables. Sur Arles tout est défoncé.

Patrick : le fondateur de Bike Café

Comment ne pas m’associer à ce sujet qui m’est justement venu à l’esprit en roulant en vélo pour me rendre au bureau situé à 6 km de mon domicile. En écoutant certains podcasts vélo comme celui de mon ami Jérôme Sorel sur Rayons Libres et d’autres, je découvre des problématiques urbaines qui ne sont pas tout à fait les miennes… Ça ne veut pas dire que je ne rencontre pas de difficultés, mais elles sont différentes par la nature même des distances, du type de route, de la vitesse des automobilistes hors agglomérations… Je trouve que la parole n’est pas suffisamment donnée à ceux qui utilisent le vélo dans les campagnes, si toutefois on peut qualifier nos régions de campagnes 😉

Vélotaf des campagnes
La partie petite route de mon trajet… le plaisir – photo Patrick VDB

Dès lors que l’on emprunte un réseau routier hors agglomérations, le regard que les usagers de la route porte sur les cyclistes est différent… Ils pensent sans doute que nous pratiquons notre loisir et que pour ça il y a le dimanche matin : un point c’est tout ! Ces 6 km qui me séparent du bureau de Bike Café situé dans le coworking Spotee sont agréables : 40% petites routes et 60% une départementale bien empruntée car cet axe dessert la région de l’étang de Berre. Rien à voir avec le trajet de Laurianne. Je me rends très peu souvent au bureau car je travaille la plupart du temps de chez moi. Je n’ai pas attendu le succès actuel du télétravail : je pratique depuis de nombreuses années.

  • Fréquence : à la carte
  • Depuis quand : 2 ans
  • Parcours : Aix à Eguilles 6 km et parfois plus
  • Vélo : un de mes 3 vélos, plutôt ma randonneuse 70’s équipée d’un sacoche posée sur un porte paquet
  • Difficultés : la D10 route de Berre sur laquelle circulent camions et voitures bien au-delà de la limite de vitesse 70 km/h

Pour conclure

Dans les ville ou dans les campagnes le transport à vélo se développe d’un façon significative. Ces différents témoignages font souvent référence à l’attitude agressive, voir dangereuse des automobilistes. Les cyclistes hors des agglomérations, paient un lourd tribu en matière de mortalité. Le réseau routier qui est pourtant en France en bon état, n’a pas été conçu pour accueillir le vélo. Les cyclistes doivent s’imposer sur la route et affirmer qu’ils ont droit d’y circuler, tout autant que les voitures. Les obligations de la loi de décembre 2019 ne vont pas se faire sentir dans l’immédiat, mais c’est positif. La création de nouvelles voies cyclables pose des problème d’emprises foncières : ce n’est pas simple. Par contre, beaucoup souligne le manque d’entretien des voies cyclables, il y a clairement des efforts à faire à ce niveau pour sécuriser nos routes.

Souvent la pratique du vélotaf hors agglomérations se cumule avec des difficultés plus urbaines. C’est le cas de plusieurs des témoins de cet article. C’est la transition entre les tronçons effectués sur des voies calmes avec peu de trafic et le passage d’un seul coup dans une circulation urbaine intense, qui peut engendrer un problème. Si on ne veille pas à rétablir très vite une vigilance active, cela peut mal se finir.

Souhaitons que les mentalités évoluent et que les automobilistes ne voient plus ces cyclistes comme des promeneurs à vélo qui vont les ralentir sur leur route, juste pour les embêter. Le cycliste est un travailleur comme les autres à part qu’il a fait le choix d’aller au boulot en pédalant.

Dans mes échanges avec ce panel de pratiquants j’ai constaté qu’ils utilisaient tous des vélos plutôt routiers ou gravel. Personne ne m’a parlé de vélo de ville, peut-être à cause du kilométrage, pas de V.A.E non plus. C’est aussi ça la différence avec les urbains : les campagnards sont plutôt vélo de course : ce sont des rustiques comme le dit Laurent…

Sélection Route, Gravel & Vélotaf – janvier

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Sélection nouveautés janvier 2023
Sélection nouveautés janvier 2023

On a déballé nos cadeaux de fin d’année et testé ces nouveautés, qui conviendront pour une pratique gravel, route ou même pour se rendre au travail !

Tenue hivernale Castelli

Testée par Matthieu

J’ai eu la possibilité de tester une tenue hivernale complète proposée par la marque Castelli, à savoir :

  • Un collant long Free Aero RC
  • Une veste manches longues Perfetto RoS2
  • Une paire de gants Perfetto Max

Ces 3 produits ont été testés pendant une dizaine de sorties hivernales, avec des températures comprises entre 0 et 14°C et une présence assez fréquente de mistral.

Au niveau de la taille, j’ai trouvé un fit parfait avec du Médium par rapport à mon gabarit (1,77 kg pour 68 kg). Comme très souvent avec la marque italienne, les vêtements “tombent” bien et la coupe est ajustée, c’est à dire épousant le corps mais sans vous compresser.

Le cuissard long Free Aero RC s’enfile facilement, notamment au niveau du bas de jambe, qui pose souvent des problèmes avec la formation de plis. C’est grâce à l’ajout de matière extensible que Castelli résout ce problème. En venant facilement glisser le bas de la jambe sous votre chaussette, votre malléole est ainsi doublement protégée du froid. Castelli a choisi un insert Progetto X2 Air sans coutures qui reste bien en place même si vous changez de position ou alternez les passages assis ou en danseuse. Le confort est excellent, sur des sorties qui ont duré jusqu’à 4 heures. Les bretelles sont très fines et ont tendance à venir vriller sur les épaules mais une fois plaquées dans le bon sens, elles ne bougent plus et surtout, vous les oublierez complètement en roulant.

Au niveau des matières utilisées, le produit associe du Nano Flex 3G de la taille au genou pour assurer une bonne liberté de mouvement et un maintien au chaud et du tissu Nano Flex stretch en polaire brossée au bas de la jambe pour une protection contre les éclaboussures sur routes mouillées. Au fil des kilomètres, je n’ai jamais eu froid aux jambes et sa plage recommandée d’utilisation par Castelli de 2 à 12°C est donc parfaitement justifiée.

La veste thermique Perfetto est une pièce très technique, que j’ai portée en troisième couche, au-dessus d’un base-layer manches longues en mérinos et d’un maillot manches longues Specialized Prime Power Grid (test à venir !). La Perfetto joue parfaitement son rôle de produit coupe-vent grâce à sa membrane Gore-Tex Infinium Windstopper brossée, placée sur la face avant. Sur la face arrière, Castelli utilise aussi la même membrane, mais avec une variante plus élastique pour accompagner les mouvements du dos. A noter l’ouverture de ventilation zippée sur le coté de la poitrine, permettant d’évacuer plus rapidement l’humidité en cas d’effort intense. J’ai bien apprécié la fonctionnalité déperlante du produit qui permet d’être maintenu au sec en cas de crachin ou légères pluies.

Les gants Perfetto Max sont relativement minces mais diablement efficaces en termes de protection thermique grâce à l’association d’une doublure en polaire à l’intérieur et d’une membrane Gore-Tex Infinium coupe-vent sur l’extérieur. Le confort est aussi au rendez-vous, que vous rouliez mains sur le cintre ou en position de coursier. Une fois enfilé, avec la transpiration, j’ai trouvé qu’ils étaient un peu difficiles à retirer et à réenfiler. Si vous n’êtes pas un pro du “lâcher de guidon”, mieux vaut s’arrêter pour les enlever ! Un point décevant : la promesse d’une technologie tactile sur le bout des doigts permettant de les utiliser avec un écran de smartphone, ce qui n’a jamais bien fonctionné avec mon téléphone (certes équipé d’une vitre de protection, mais bon…).

Niveau température, les gants m’ont bien maintenu les mains bien au chaud, jusqu’à une utilisation par 4°C. En dessous de cette température, avec un taux d’humidité important dans l’air, j’ai eu froid aux mains. Un peu déçu donc car la fiche produit assurait une bonne protection thermique jusqu’à 0°C. Malgré ce petit bémol, ce sont d’excellents gants, confortables, bien coupés et qui pourront se porter jusqu’au début du printemps.

Collant Castelli Free Aero RC
Tailles : XS à 3XL
Coloris : noir, gris, bleu foncé.
Prix : 179,95 €

Veste Castelli Perfetto RoS 2
Tailles : XS à 3 XL
Coloris : gris, noir, jaune, bleu foncé et bleu acier.
Prix : 179,95 €

Gants Castelli Perfetto Max
Tailles : XS à 2XL
Coloris (unique) : noir
Prix : 79,95 €

Gants Hiver FIVE Cyclone Infinium

Testée par Laurent`

Présentation

FIVE, en collaboration étroite avec GORE, a repensé la façon de concevoir un gant hiver. En créant un modèle coupe-vent, résistant à l’eau, ultra respirant et tactile, pour ne pas avoir à le retirer pour manipuler un écran ou un objet. Grâce aux inserts gels dont il est doté dans la paume, le CYCLONE INFINIUM absorbe les vibrations liées aux imperfections du terrain ou de la route. La technologie GORE-TEX INFINIUM™ Stretch permet de supprimer la plupart des coutures, pour une construction 3D réduisant la quantité de matière de 35% par rapport à un gant classique.

FIVE CYCLONE INFINIUM STRETCH

Réalisée en deux parties thermo-moulées autour d’une main modélisée en 3D, la forme finale obtenue correspond à la forme du gant sur la main. Doté d’une seule couture, il est léger, flexible et procure une dextérité étonnante. Vous n’aurez aucune difficulté pour attacher vos lacets ou pour faire une photo avec votre smartphone. Une doublure en fibre polaire entoure le dos de la main et le poignet pour offrir ce qu’il faut de chaleur, et un imprimé silicone au niveau de la paume permet une meilleure adhérence au guidon, même par temps humide.

Sur le terrain de l’hiver

J’ai pu tester ces gants durant un mois en Lorraine, et une quinzaine de jours dans le Vaucluse où j’avais fait le choix de n’emporter que ces gants FIVE. Soit une amplitude thermique totale de mon test de -5 à 15°C. Facile à enfiler, ces gants m’ont tout de suite séduit par leur ajustement parfait et leur finition vraiment haut de gamme. Le look est à la hauteur, à la fois discret et moderne.

Le gant remonte idéalement sur la veste, protégeant efficacement du froid et de la pluie (photo Laurent BIGER)

Autant le dire de suite, par température négative, j’ai dû remettre des gants plus chauds. Mais c’est finalement conforme au descriptif “Mi-Saison / Hiver” de la marque. Pour une utilisation entre 4 et 15°C, je trouve ces gants FIVE vraiment parfait, surtout dans un environnement humide où la célèbre membrane Gore-Tex fait des merveilles. Le descriptif de la marque dans la présentation ci-dessus est parfaitement en phase avec la réalité du terrain, ce qui est finalement rare ! Mon seul reproche serait que la zone des inserts en gels n’est réellement efficace que dans la position “main en haut” de la photo ci-dessous. Il aurait été intéressant d’avoir une filtration similaire également quand on a les mains sur les cocottes, position en principe la plus utilisée dans notre usage Drop-Bar. Outre cela, ces gants FIVE sont pour ma part un véritable coup de cœur !

C’est dans cette position que la filtration des vibrations est la plus efficace (photo Laurent BIGER)

Veste thermique PEdALED Essential

Testée par Patrick

PEdALED est marque nippo-italienne qui tire partie avec bonheur du style japonais fabriqué par la meilleure des confections italiennes. Ce cocktail fonctionne à la perfection dans les coupes, les couleurs et le design. Dans notre sélection de matos de décembre 2022, nous vous avions présenté la collection gravel Odyssey, particulièrement réussie. De mon côté j’ai été attiré cette fois par la veste hivernale Essential d’une belle couleur “dark brown” que j’ai pu testée.

Test veste Pedaled
Le col, bien montant, protège bien le cou – Photo : Philippe Aillaud

Cette veste hivernale conçue par PEdALED conviendra à tous les cyclistes qui voudront affronter l’hiver. Elle figure dans la gamme “Essential”, c’est-à-dire dédiée à la route, mais sa coupe classique s’adaptera à toute les pratiques. Personnellement je porte cette veste sur route, en gravel et en ville pour mes déplacement taf et urbains.

Elle est confortable et protectrice. Ce n’est pas la plus chaude ni la plus étanche de ma garde robe, mais sa polyvalence et la tolérance à la variation de température la rend particulièrement efficace. Elle permet, notamment lorsqu’il fait très froid, de jouer la superposition de couches. Lorsque le thermomètre remonte, un base-layer et un maillot manche courte suffiront.

Toute la pluie glisse sur moi …

Cela pourrait-être le refrain d’un chanson et même si la pluie tombe sur moi, le traitement DRW de cette veste la fera rouler sur la surface du tissu. Le col, bien montant, protège bien le cou et petit détail important, les 2 poches arrières, particulièrement généreuses, sont équipées d’un rabat qui évitera qu’elles se remplissent d’eau de pluie ou par l’eau projetée par la roue arrière. Autres petits détails bien pensés : des poignets bien ajustés pour éviter à l’eau et à l’air froid de pénétrer à l’intérieur et pour finir une bande silicone bien large pour éviter à la veste de remonter dans le dos.

Testée lors de sorties venteuses la veste a été un véritable rempart pour lutter contre le mistral glacial. Juste un petit reproche à propos de la petite poche zippée latérale qui est un peu étroite. On arrive tout juste à glisser un iPhone (modèle standard) et il est difficile d’y plonger la main pour attraper des clés au fond. Il manque 1 cm je pense et ce serait parfait.

Test veste Pedaled
Les 2 poches arrières sont équipées d’un rabat qui évitera qu’elles se remplissent d’eau de pluie ou par l’eau projetée par la roue arrière – Photo : Philippe Aillaud

Caractéristiques

• Chaleur isolante
• Tissu traité DWR
• Deux grandes poches
• Poignets coupe-vent
• Respirant
• Élements réfléchissants

Matières

Tissu intérieur : 92% Polyester 8% Élasthanne Tissu extérieur : 85% Polyamide 15% Élasthanne Membrane : 100% Polyuréthane

3 couleurs : noir / moutarde / brun

Prix : 220 €

Infos sur le site

Chaussures Fizik Terra GTX

Testées par Hugo

Fizik terra Artica GTX
Fizik Terra ARTICA GTX Goretex, des chaussures hiver qui tiendrons vos petons bien au chaud, photo Hugues Grenon

Patrick a testé récemment la version route de ce modèle, la Tempo Artica GTX.

Celle-ci existe également en version Gravel  / VTT / All-Mountain, la Terra Artica GTX. Les deux principales différences sont la semelle cramponnée plus adaptée à la pratique Offroad et le système de fixation des cales adapté aux cales VTT.

Les caractéristiques sont les suivantes :

  • Membrane GORE-TEX isolée Koala
  • Doublure molletonnée douce
  • Tige en PU haute densité + tissu Ripstop
  • Cadran L6 BOA® D Fit System
  • Semelle extérieure en nylon X5 avec crampons en caoutchouc, indice de rigidité 5
  • Poids : 432 grammes
  • Tailles : 36-48 (37 à 47 également en demi-pointures)
  • Prix public : 259 € mais vous les trouverez bien moins cher en fouillant un peu.

Comme à son habitude, Fizik propose une chaussure très confortable, qualitative et design. Grâce au système Boa et la languette à large ouverture, elles s’enfilent très facilement. Le pied se glisse comme dans un chausson. Le confort est d’ailleurs digne d’un chausson grâce à la polaire intégrée très moelleuse. Et je n’ai pas eu besoin de « rodage », le confort et l’adaptabilité ont été présents dès la première sortie.

Fizik terra Artica GTX
Un confort immédiat dès la première sortie, photo Hugues Grenon

Le serrage est très précis au niveau du pied grâce à la molette Boa. La languette supérieure à scratch vient refermer le cou-de-pied. Son serrage est par contre peu précis. Une languette avec serrage dans un passant puis recouvrement aurait permis de réaliser un serrage plus précis et important si besoin.

Fizik terra Artica GTX
Un maintien assuré par un serrage Boa L6 et une languette supérieure à scratch, photo Hugues Grenon

Au pédalage, ces Terra Artica seront parfaites pour la majorité des cyclistes. La semelle est d’une dureté intermédiaire qui conviendra à la majorité donc.

Les chaussures sont plutôt légères pour des chaussures hiver et montantes avec un poids unitaire de 432 grammes. Une légèreté qui se ressent au pédalage et à la marche.

Les crampons et la largeur de la semelle font que la marche et l’accroche dans la boue profonde seront aisées. Vous pourrez même y rajouter deux crampons sur le devant, si besoin. Par contre la dureté et le profil assez élevé font que l’accroche en pierrier ou sur terrain plus sec sera moins efficace.

Fizik terra Artica GTX
Des crampons accrocheurs dans la boue mais durs en terrain sec ou rocailleux, photo Hugues Grenon

Au niveau température, les Artica tiennent leurs promesses grâce à leur membrane Gore-tex et à la polaire intégrée. Couplées à une paire de chaussette en Merinos, vous pourrez affronter des températures d’hiver aux alentours de 0°C mais pas en-dessous.

A l’inverse, toujours grâce au Gore-Tex qui permet une excellente respirabilité, vous pourrez aussi les utiliser par des températures plus clémentes (jusque 15/18° C maximum dirais-je) sans avoir l’impression d’être dans une cocotte-minute, quitte à adapter votre paire de chaussette. Au niveau imperméabilité, je n’ai pu l’éprouver au maximum ayant roulé par des temps plutôt secs. Mais Patrick l’avait validé dans son test des Tempo Artica.

Pour la taille, n’hésitez-pas à prendre une demi, voire une pointure au-dessus de votre taille habituelle. D’une part pour pouvoir compenser l’épaisseur d’une chaussette hiver et d’autre part parce qu’elles taillent un poil petit, y compris en largeur, surtout au niveau du bout du pied. Mais aucune gêne à déplorer pour ma part malgré des pieds larges, tout est parfaitement ajusté. J’ai pris une taille 42,5 pour d’habitude du 42, l’avantage de proposer des demi-tailles, merci Fizik !

Enfin, niveau design, ces chaussures, comme le précisait Patrick, ont un design ne les faisant pas ressembler à de grosses bottines d’hiver !
Si vous voulez plus de fantaisie, Fizik les propose dans une magnifique couleur « Grape », aubergine, rose.

Fizik terra Artica GTX
Une couleur « Grape » très originale

En synthèse :

J’ai aimé

  • L’alliance du confort, du design, de la finition et de la technicité, une fois n’est pas coutume chez Fizik.
  • La facilité de chaussage et déchaussage.
  • La légèreté pour une chaussure hiver.
  • Le maintien et la rigidité parfaite qui conviendra au plus grand nombre.

J’aurais aimé

  • Une languette de serrage scratch avec passant afin de faciliter et doser le serrage.
  • Plus de crampons et de taille inférieure répartis sur une surface plus grande. Et une dureté des crampons plus molle.
  • Un prix plus accessible mais justifié vu les caractéristiques. Mais vous les trouverez à prix plus doux en fouillant un peu.

Pour des régions aux températures plus froides ou clémentes vous trouverez également votre bonheur dans la gamme Fizik.

Toutes les infos sur Fizik

Couvre-chaussures Armos Hiver Thermo Fluo

Testées par Matthieu

Découverte par Hugo, la marque Armos propose du textile vélo personnalisé (mais aussi pour le running et le triathlon), notamment une tenue gravel déclinée en modèles hommes et femmes que Séverine et Hugo avaient testée en juillet. Accessoire indispensable pour continuer à rouler l’hiver, les couvre-chaussures sont nombreuses dans la gamme du fabricant nantais. J’ai pu tester depuis le début de l’hiver le modèle Thermo, que j’ai délibèrement choisi en coloris jaune fluo pour augmenter ma visibilité.

sélection janvier 2023 textile hiver vélo route Castelli
La fermeture éclair est décalée pour éviter une trop forte tension sur cette zone. Le zip waterproof est doté d’un fermoir autobloquant. Photo : Philiipe Aillaud.

Enfiler ces sur-chaussures a été plus facile que mon ancien modèles, des Craft en néoprène épais qui étaient très ajustées. Le modèle Armos est réalisé dans une matière assez fine, vendue comme étant une membrane thermique, déperlante et coupe-vent. J’ai pu effectivement vérifier que les pieds sont maintenus au chaud et bien coupés du vent. J’ai commencé à avoir un peu froid au bout de 2 heures de sortie quand le thermomètre est venu frôler les températures négatives. J’ai bien apprécié le logo réfléchissant placé sur l’arrière, au niveau du talon, permettant d’avoir plus de visibilité, qui plus est sur un point mobile du corps.

sélection janvier 2023 textile hiver vélo route Armos
Zoom sur la zone réfléchissante présente sur le talon. Photo : Philippe Aillaud.

Pour résumer, j’ai surtout apprécié la facilité d’enfilage du produit et sa capacité de protection contre le vent et le froid. Petit plus : il est fabriqué à 100 % en Italie, ce qui est rarement le cas pour du textile vélo !

Couvre-chaussures Armos Hiver Thermo Fluo
Tailles : 36-38, 39-40, 41-42, 43-44, 45-46 et 47-48.
Coloris : jaune fluo.
Prix : 54,90 €

Hoodie et maillot mérinos by Decathlon

Testés par Hugo

Décathlon a lancé sa gamme Gravel Merinos il y a quelques années. J’avais déjà eu l’occasion de tester un maillot cycliste polo Triban et vestes au rapport qualité / prix attractif et au look s’adaptant à une pratique du Gravel « décontractée ».  La gamme s’agrandit avec de nouveaux articles intéressants en cette saison froide.

Un Hoodie cool et confortable

Triban Merinos hoodie
Un hoodie confortable et décontracté, photo Hugues Grenon

Le « style » Gravel se cherche un peu. Et comme le Gravel se segmente, il n’y aura au final pas un mais plusieurs styles. Pour un look décontracté, Décathlon, avec sa marque Triban consacrée entièrement au Gravel désormais, propose un hoodie parfait pour temps frais.

Composé à 29% de laine mérinos, il permet d’être bien au chaud jusqu’à des températures de 8/10° C d’après mon ressenti, équipé d’une seule couche chaude dessous. Il permet d’être très à l’aise par rapport à des veste serrées. Son pourcentage de méerinos (29%) lui permet d’être moelleux et doux, de sécher plutôt vite et de limiter les mauvaises odeurs ! Il n’est pas conçu pour être coupe-vent donc ne vous attendez pas à des miracles en cas de vent froid glacial. Ce hoodie n’oublie pas le côté pratique avec 2 poches latérales et 1 poche transverse dorsale. Attention à ce que vous mettrez dans cette poche dorsale car les ouvertures étant latérales, gare à ne pas faire tomber votre smartphone par exemple.

Son style cool et casual lui permet d’être porté chaque jour et ne vous donnera pas un look pur cycliste lors d’un arrêt boulangerie ou au café. Un élastique est positionné en bas à son pourtour. Parfait sur le vélo mais à l’arrêt, ce dernier est un peu remonté et il faudra tirer vers le bas pour remettre le hoodie en place. Cependant, il paraît difficile de se passer de cet élastique pour ne pas détériorer l’étanchéité à l’air en partie basse.

Niveau respirabilité, cette dernière est correcte et dépendra de votre sous-couche. Mais nous ne sommes pas sur une respirabilité de textile style Gore-Tex. En termes de sécurité, un liseré réfléchissant au dos et c’est tout. Il aurait peut-être été judicieux d’en ajouter devant et sur les manches sans détériorer l’esthétique.

Tissu principal 53% Polyester, 29% Laine, 13% Acrylique, 5% Polyamide Doublure de la capuche 100% Polyester Empiècement 100% Polyester.

Il existe en trois couleurs : Bourgogne, Ocre, Cèdre bleu. Taille S à 2XL.

Triban Merinos hoodie
Trois couleurs pour ce hoodie mérinos : ocre, bourgogne, cèdre bleu.

Le prix est de 70 €. Les infos sur sur maillot de vélo gravel Triban en mérinos sont présentes sur le site de Décathlon.

Une veste mérinos parfaite pour les journées fraîches

Triban maillot mérinos
Une veste parfaite pour les journées d’hiver ensoleillées et fraîches, photo Hugues Grenon

Ce maillot à manches longues a été conçue pour des sorties par temps frais. Composée de 49% de mérinos, il apporte un excellent confort thermique, une belle liberté de mouvement et une bonne respirabilité. Le positionnement des empiècements mérinos permet une respirabilité maximale au dos, aux bras et sur les flancs.

Avec une sous-couche adaptée, il permettra d’affronter des températures d’hiver assez basses. Je l’ai testé jusque 5° avec une sous-couche mérinos également. Et si les températures baissent encore, vous pourrez mettre en plus un coupe-vent pour gagner quelques degrés. Sa bande anti-dérapante en partie basse permet de le garder bien en place. Ces nombreuses poches sont très pratiques : quatre poches dorsales dont une filet très grande et une double poche sur le devant, très pratique et design.

D’ailleurs question design, ce maillot est très réussi. Il est élégant avec ses différents empiècements, ses épaules matelassés, sa pochette sur le devant, son col remontant un peu mais pas trop et ses élastiques larges aux manches et en partie basse.

Niveau sécurité, plusieurs bandes réfléchissantes sont positionnées astucieusement sur les côtés, le dos et les manches. Il aurait été intéressant d’en positionner également en partie avant.

Il existe en trois couleurs comme le hoodie. Et du S au 2 XL.

Enfin, son prix de 65 € est vraiment attractif au vu de la qualité de l’ensemble. Les infos sur le maillot manches longues mérinos gravel Triban sont sur le site de Décathlon.

Petit guide pratique pour rouler la nuit

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night ride cycling tips
Rouler la nuit, c'est un plaisir unique - photo Dan de Rosilles

Lorsque vous en parlerez à vos amis qui ne connaissent rien au vélo, ils seront incrédules, mais vous pourrez l’affirmer : il y a des tas de bonnes raisons de pédaler la nuit. Que ce soit par obligation ou par plaisir (ou les deux !), tous les cyclistes confirmés ont déjà, plusieurs fois pour certains, régulièrement pour d’autres, roulé entre le coucher et le lever du soleil…

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Quand tout le monde est chez soi, certains font du vélo – photos compte Instagram dan_de_rosilles

Quand on vélotafe à longueur d’année, et que l’hiver il fait nuit avant 8h00 du matin et après 17h00, le vélo nocturne devient une banalité.
En été, après une fête à la campagne chez des amis, c’est un vrai bonheur de rentrer sous la pleine lune, accompagné par les stridulations des grillons s’il est tard, le chant des rossignols s’il est très tôt…
On pense aussi bien sûr aux cyclistes longue distance, qui enchaînent les kilomètres et les heures de selle, sans se soucier vraiment de savoir s’il est l’heure de rentrer les bêtes ou de se méfier du loup.

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Les occasions de rouler la nuit sont multiples – photos compte Instagram @dan_de_rosilles

Mais, dans la mesure du possible, le vélo de nuit ne s’improvise pas et nécessite des équipements particuliers et certains réflexes visant à assurer notre sécurité. Ce petit guide pratique vous propose donc de faire le point sur le matériel mis à votre disposition par les fabricants pour vous rendre plus visibles la nuit, mais aussi de vous donner quelques conseils qui vous permettront de vivre vos virées nocturnes avec encore plus de plaisir.

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Il n’y a pas de mauvaises raisons pour rouler de nuit – photo Florian

Un cycliste visible est un cycliste vivant

D’après le code de la route, pour pouvoir circuler la nuit, tout vélo doit être équipé de feux de position avant et arrière et de catadioptres arrières et latéraux.
En outre, le cycliste doit porter un gilet de haute visibilité homologué “CE” lorsqu’il se déplace hors agglomération. Sans ces équipements, le cycliste est passible d’une contravention de 1ère classe, c’est à dire une amende forfaitaire de 17€, pouvant atteindre 38 € après majoration.

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Un cycliste visible est un cycliste vivant – photo Anne Fontanesi

Dans les faits, les cyclistes intensifs appliquent rarement la loi à la lettre. Mais ils ont pleinement conscience du danger que représentent les voitures, aussi bien de jour et de nuit, et les fabricants réfléchissent sans cesse à des produits qui puissent faire le grand écart entre visibilité et bon goût. Aussi faut-il s’appliquer à mettre toute la visibilité possible de son côté, et ce, de tous les côtés ! Si vous prenez le temps de chercher, les possibilités d’équipements ne manquent pas, et, pour reprendre l’exemple du gilet, il y aura forcément quelque chose qui vous convienne d’un point de vue esthétique et qui réponde au pré-requis en matière de sécurité et de visibilité pour rouler la nuit.

Pour ceux qui souhaiteraient se documenter en détail sur la législation concernant la circulation nocturne des vélos, je vous renvoie à cet excellent dossier, régulièrement mis à jour, mis à la disposition de toutes et tous par la Fédération Française des Usagers de la Bicyclette.

Fédération Française des Usagers de la Bicyclette FUB vélo cyclisme
La Fédération Française des Usagers de la Bicyclette propose un dossier complet sur la sécurité – capture d’écran pdf FUB

Habits de lumière

Les vêtements du cycliste nocturne ne sont pas forcément différents de ceux qu’on utilise de jour. Les marques proposent de plus en plus de vêtements tout fait fonctionnels et seyants qui offrent une bonne (et belle) visibilité nocturne. Pour le bas, on pensera à privilégier les cuissards et pantalons de cyclisme équipés de généreuses zones réfléchissantes sur l’arrière des jambes, ou a défaut sur les chaussettes et les chaussures. Il existe aussi des brassards de cheville qui peuvent dépanner lorsqu’on porte un pantalon de ville.

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En bas, on choisira des vêtements avec des zones réfléchissantes sur les jambes – photo Anne Fontanesi

En haut, on privilégiera bien sûr les parties réfléchissantes sur le dos et les reins, sans oublier l’extrémité de bras, gants ou mitaines qui sont très utiles visuellement lorsqu’on indique sa direction. Pour info, les vêtements jaunes, très efficaces en basse lumière et les jours de brouillard, ne sont pas particulièrement plus visibles de nuit qu’un vêtement de couleur sombre lorsqu’il est équipé de zones réfléchissantes de haute qualité, idéalement situées sur les parties du corps qui sont en mouvement.

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Plus que la couleur du vêtement, les zones réfléchissantes sont primordiales pour la visibilité du cycliste – photo Dan de Rosilles

Enfin, la tête est une zone stratégique car elle domine l’ensemble de la silhouette. On privilégiera donc casques, casquettes ou bonnets pourvus de motifs réfléchissants. Pour les déplacements urbains, il existe désormais des casques avec éclairages intégrés ; en cas de besoin, on peut aussi équiper ponctuellement un casque sportif avec un support pour lampe arrière.

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La zone située en bas du dos est stratégique pour rendre le cycliste visible de nuit – photo Anne Fontanesi

Et la lumière fut : les lampes sur batterie

Il existe aujourd’hui un large choix de lampes avant et arrière alimentées par piles ou, mieux encore, par une batterie rechargeable via une prise USB. Il en existe de toutes les puissances, pour tous les budgets, de la mini lampe bouton premier prix aux énormes torches VTT à batterie externe, en passant par les lampes à batterie interchangeable, dont l’accu amovible permet aussi de recharger son smartphone.

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Pour les trajets urbains, les éclairages sur batterie, compacts et rechargeables via USB sont très efficaces – photo Dan de Rosilles

Le principal avantage de ces lampes réside dans leurs différents modes d’éclairages, plus ou moins puissants, ce qui permet, en fonction des besoin, d’éclairer d’avantage ou de gagner en autonomie. Il faut noter que le mode clignotant est interdit à l’avant par le code de la route. On l’utilisera ponctuellement en zone urbaine s’il faut attirer l’attention des autres usagers que l’on croise ou que l’on suit.

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Une bonne lampe avant doit avoir un champ suffisamment large pour éclairer les bas-côtés – photo Dan de Rosilles

Rien ne se perd, tout se transforme : les lampes sur dynamo

Avec les dynamos, c’est les roues en tournant qui fabriquent l’énergie nécessaire à l’alimentation des lampes. Implantées à l’avant (blanches) et à l’arrière (rouges), les lampes sur dynamo équipent les vélos situés aux extrêmes opposés de la palette : d’une part, les bicyclettes de ville, conçues pour les courtes distances et un usage occasionnel, équipées des dynamos sur pneus, connues de tous depuis l’enfance ; les montures des champions de la longue distance d’autre part, qui utilisent souvent un moyeu dynamo pour alimenter des nuits entières leurs lampes surpuissantes et recharger dans la journée gps et smartphones.

Le moyeu dynamo alimente les lampes avant et arrière, comme ici le modèle Busch and Müller IQ-XS, ainsi que le gps et le smartphone – photo Dan de Rosilles

L’avantage de ces lampes est bien sûr de ne pas avoir besoin de piles ou d’être rechargées via une connexion USB. Par contre, au delà de la satisfaction de produire soi-même l’énergie qu’on dépense, elles n’offrent pas de mode clignotant, ce qui est dommage en milieu urbain quand on veut signaler sa présence à l’avant et à l’arrière dans un contexte ou de multiples sources lumineuses nous font disparaître dans la masse, et gênant aussi sur les routes à grande circulation, où une lampe arrière clignotante avertit mieux les automobilistes qui vont nous doubler sous peu.
Mais dans ce dernier cas, on peut rajouter à l’arrière, en plus de la lampe fixe alimentée par la dynamo, une lampe clignotante sur batterie qui viendra renforcer notre visibilité.

La minuscule lampe arrière [my:] de Busch and Müller est extrêmement efficace – photo Dan de Rosilles

Réfléchis, je te dirai quel vélo tu as

En plus de l’éclairage, des équipements réfléchissants sont aussi obligatoires et indispensables sur le vélo, particulièrement en latéral, car les lumières situées à l’avant et à l’arrière on pas ou peu d’efficacité sur les côtés. C’est aussi la visibilité latérale qui représente un enjeu majeur dans les zones accidentogènes, puisque 44% des accidents ont lieu à des intersections en agglomération.

dirt roads night cycling
Rouler de nuit en agglomération est bien plus dangereux que sur des routes de campagne – photos Dan de Rosilles

Les meilleures parties du vélo à équiper d’éléments réfléchissants sont les roues, car elles sont en perpétuel mouvement. Pour ce faire, on dispose de plusieurs solutions :

Les pneus d’usage urbain ou de voyage sont souvent équipés sur leurs flancs d’une bande continue réfléchissante dite « reflex ». Ce dispositif est intéressant, mais il ne suffit pas à mon avis car la bande est continue, donc sans effet optique cinétique. De plus, cette bande a tendance à s’effacer au fur et à mesure de la salissure et de l’usure du pneu.

Les pneus de ville et de voyage sont souvent équipés sur leurs flancs de bandes “reflex” – captures d’écran site cycletyres.fr

Il y a aussi les gros catadioptres en plastique, coincés entre les rayons, qui équipent à l’achat les vélos de grande série. Mais ils sont disgracieux et ont du mal à rester en place lorsqu’on est équipé de roues de bonne qualité, aux rayons souvent fins et espacés.
Pour ma part, j’ai fait le choix de ces bâtonnets réfléchissants que je fixe sur deux ou trois de mes rayons. Il existe aussi un autre excellent système, des autocollants réfléchissants à coller de part et d’autre des jantes. Ces deux équipements sont légers, ne nuisent pas à l’aérodynamisme du vélo, ils sont discrets de jour et terriblement efficaces de nuit, c’est donc ceux que je préconise.

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Les bâtonnets réfléchissants fixés sur les rayons sont très visibles, même de jour – photo Anne Fontanesi

Dix conseils pour mieux rouler de nuit

1 – En ville, quand il y a de l’éclairage public qui vous permet de voir la chaussée, utilisez votre lampe avant en mode clignotant, pour être mieux repéré par automobilistes et piétons dans la masse circulante). Hors agglomération, passez en mode d’éclairage continu, pour mieux voir la route et les obstacles.

2 – Même si vous avez une lampe arrière puissante fixe alimentée par dynamo, doublez-la par une lampe clignotante lorsque vous circulez sur une route à fort trafic.

3 – Ayez une lampe frontale avec vous quand vous roulez la nuit, en plus des éclairages fixes du vélo. Elle vous aidera en cas de réparation, pour voir sur les côtés et les bas-côtés en tournant la tête et pas le guidon, pour fouiller dans vos sacoches… Il existe des frontales avec des adaptateurs pour les casques de vélo, sinon vous pouvez remplacer le bandeau frontal élastique par un peu de bande velcro pour la fixer au casque. Il existe aussi des adaptateurs de lampe avant pour casques de vélo !

dead animals road cycling
Beaucoup d’animaux tentent de traverser la route de nuit. Certains y parviennent, d’autres non – photos compte Instagram @dan_de_rosilles

4 – Méfiez-vous plus des animaux que des voitures : alors que ces dernières vous avertiront longtemps à l’avance de leur arrivée grâce à leur éclairage puissant, les animaux (renards et sangliers en particulier) ne craignent pas les cyclistes et ont tendance à traverser sans regarder. Tout en restant vigilant sur ce qui se présente dans le faisceau principal de la lampe au milieu de la route, gardez un œil sur les bas côtés, les yeux des animaux en train de traverser se repèrent aisément.

5 – Méfiez-vous aussi des obstacles inanimés sur le goudron : nids de poules, cailloux, débris végétaux, qui s’évitent machinalement de jour, pourront vous surprendre de nuit si vous les découvrez tardivement dans le faisceau de votre lampe. Essayez d’ailleurs de rouler moins à droite que vous ne le feriez de jour, car au milieu de la chaussée, vous trouverez moins de débris que près des bas-côtés.

Night ride cycling downhill road cycling
De nuit, il vaut mieux éviter de rouler tout au bord de la chaussée – photo @la_mistery_machine

6 – En général, on roule moins vite la nuit que de jour, parce qu’on est naturellement plus prudent et que la sensation de vitesse est décuplée par l’obscurité. Pour prévoir votre moyenne, enlevez 10 à 20% à vos moyennes habituelles.

7 – Les cols paraissent plus faciles (et sont très agréables) à grimper de nuit ! En général, la circulation automobile est nulle ou beaucoup moindre. Sans repères visuels, on s’écoute plus et on s’adapte mieux à la pente et à son propre rythme biologique. Les distances et les pentes sont moins impressionnantes ; de plus, les paysages nocturnes sont sublimes, en particulier les nuits de lune !

sunset road cycling
Ce n’est pas parce qu’il fait nuit qu’on ne voit pas les paysages – photo @la_mistery_machine

8 – Même en été, il peut faire froid la nuit, particulièrement au moment où la rosée « tombe » (en général entre 2 et 4h du matin) et au moment où le soleil se lève. Prévoyez donc des vêtements chauds (coupe vent, gilet isolé et gants fins en été, doudoune, bonnet et gros gants à la morte saison) en compléments de ceux que vous portez et emportez d’habitude. Pensez aussi que la fatigue, l’altitude et le vent ajouteront à la sensation de froid.
Rappelez-vous également que la nuit, il fait toujours plus froid hors agglomération qu’en ville, et que les plaines dégagées sont plus sujettes au vent et à l’humidité que les parcours boisés et couverts. Tenez compte de tous ces facteurs qui exacerbent la sensation de froid pour emporter les vêtements les plus adaptés à votre sortie nocturne.

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Le lever du soleil et le vent exacerbent la sensation de froid pour le cycliste nocturne ; souvent, la doudoune s’impose ! – photos compte Instagram @dan_de_rosilles

9 – Quand vous roulez de nuit en groupe, évitez d’utiliser des lampes arrières clignotantes, c’est très gênant pour ceux qui vous suivent. Seul, le dernier du groupe, préposé à cette tâche, mettra sa lampe en mode clignotant. En tout-terrain (VTT et gravel), vous pouvez même éteindre vos lampes arrière… sans oublier de les rallumer quand vous rejoindrez la route, bien sûr !

10 – Si vous avez sommeil d’un coup, et que vous êtes équipé d’un bivouac minimum (lire à ce sujet mon petit guide du bivouac minimaliste), n’hésitez pas, trouvez un endroit de bivouac au plus tôt, sinon l’envie de dormir passera, mais pas la fatigue qui augmente les risques d’accidents.

Night riding cycling
Rouler de nuit est une expérience unique – photos compte Instagram @dan_de_rosilles

Bonus

Vous l’aurez compris, même si rouler de nuit ne s’improvise pas, c’est une expérience gratifiante et enrichissante, qui vous permettra d’étendre votre palette de compétences cyclistes, de redécouvrir des routes et des territoires que vous pensiez pourtant connaître par cœur, et de vivre une nouvelle aventure même à deux pas de chez vous
Si vous en avez très envie mais que vous hésitez à vous lancer, partez en groupe, pour une première fois ça sera sûrement plus drôle et restera un souvenir marquant, à partager autour d’une bonne bière !

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Du nouveau du côté de la Desertus Bikus

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En 2023, les concepteurs de la Desertus Bikus proposent une deuxième édition de la course et un nouveau format, plus long : La Nomadian Rhapsobike - photo Desertus Bikus

Cette année encore, la Desertus Bikus (deuxième édition) s’élancera d’Anglet pour une traversée de l’Espagne via 5 points de contrôle. Mais Yvan Thuayre, l’ingénieux organisateur de la course, propose également cette année un nouvel évènement, la Nomadian Rhapsobike, un format plus long, proposant, bien au delà des 1400 km de la Desertus Bikus, une aventure en direction des Balkans sur plus de 2200 km !

Deux courses, deux univers différents : les déserts d’Espagne pour la Desertus Bikus et l’Europe centrale pour la Nomadian Rhapsobike – captures d’écrans sites web Desertus Bikus et Nomadian Rhapsobike

Desertus Bikus, deuxième du nom

Vous avez sans doute suivi mes aventures lors de la Desertus Bikus première édition, en avril 2022. L’édition 2023 de ce rallye-raid vélo en orientation, en autonomie et sans assistance qui se déroulera du 22 au 29 avril prochains, permettra aux participants, comme l’année dernière, de traverser l’Espagne, du Golfe de Gascogne à la Costa del Sol.

Desertus Bikus enduroad gravel road cycling event adventure bikepacking spain Aragon
L’édition 2022 de la Desertus Bikus restera gravée dans la mémoire des participants – photos Dan de Rosilles

Si les villes de départ et d’arrivée sont les mêmes (Anglet > Nerja), les points de contrôle sont nouveaux. En passant successivement par le Désert de Los Monegros, Barranco del Río Dulce, le Désert de Gorafe et les Sierras Subbéticas, les participants auront 8 jours pour boucler l’aventure dans les temps.

Pour l'édition #2, de nouveuax CP, de nouveaux déserts - photo Desertus Bikus
Pour l’édition #2, de nouveaux CP, de nouveaux déserts – photo Desertus Bikus

Pour ceux qui souhaiteraient participer à l’aventure et qui ne sont pas encore inscrits… C’est mort ! Si l’épreuve a rencontré un franc succès l’année dernière, l’ouverture des inscriptions cette année a déclenché un sprint digne des plus grandes étapes de plat du Tour De France. En quelques jours, cette deuxième édition était “sold out” !

Pour ceux qui voudraient encore s’inscrire à la Desertus Bikus… C’est mort ! – illustration Desertus Bikus

La Nomadian Rhapsobike, du bar… à Bar !

Mais si vous ne participez pas, faute de place, à la Desertus Bikus, vous pourrez toujours vous rabattre sur la Nomadian Rhapsobike, il reste quelques places !
Il faudra par contre être équipé d’une sacrée expérience et d’un bon niveau athlétique, car les 2200 km de Bédoin, dans le Vaucluse, avec un finish à Bar (ville d’arrivée au Monténégro), vous feront franchir 27 500 mètres de dénivelé positif, tout cela en moins de 10 jours.

La carte des CP de la Nomadian Rhapsobike – capture d’écran site web Nomadian Rhapsobike

Cette nouvelle épreuve d’ultra-cyclisme en orientation aura lieu cette année du 14 août au 24 août 2023 (date limite d’arrivée). Elle changera de lieu de départ et d’arrivée chaque année, dans des pays différents. En 2023, elle débutera par une ascension du Mont Ventoux, amènera les participants dans les Alpes au sommet de la Bonette puis à passer le Stelvio, avant de les propulser vers la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, pour finir en fanfare au bar à Bar, ville balnéaire du Monténégro.

La course empruntera les célèbres lacets du Stelvio – photo Wikipedia

Les questions de Bike Café

Au vu des récentes tensions entre Serbie et Kosovo et dans un contexte européen quelque peu impacté par la guerre en Ukraine, j’ai posé la question à Yvan Thuayre, l’organisateur de la course, de la pertinence de faire passer les cyclistes par la Serbie.
Yvan s’est montré rassurant :
“Je suis en contact régulier avec l’ambassade de France, qui me tient informé de l’évolution de la situation. J’ai moi-même fait des repérages du parcours pour m’assurer que les routes n’étaient pas des routes à risque”. Il poursuit : “D’autres courses, comme la TCR, passent dans la région. Et puis, nous ne ferons qu’effleurer l’ouest de la Serbie, juste histoire de passer par le célèbre village de Küstendorf, construit pour le film La vie est un miracle d’Emir Kusturica“.
Yvan semble donc bien maîtriser son sujet, chacun se fera sa propre idée sur l’opportunité de participer ou pas à cet événement.

Le village de Küstendorf en Serbie, construit pour un film d’Emir Kusturica – photo Wikipedia

Renseignements, inscriptions (jusqu’au 1er juin 2023) : Nomadian Rhapsobike

Veste Alpha Trail et Collant Terra Nova Santini, pour un hiver made in Italy

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Santini textile gravel femme
Veste Alpha Trail et Collant Terra Nova Santini, pour un hiver made in Italie

Santini SMS ou bien Santini Maglificio Sportivo, a été fondée par Pietro Santini en 1965, après avoir repris la fabrique de tricot de ses sœurs. Ce modeste atelier avait, à l’époque, une production artisanale comme sous-traitant. Cependant, guidé et inspiré par sa passion pour le cyclisme en compétition, Pietro décida de concevoir et de fabriquer uniquement en Italie.

Tous leurs vêtements sont conçus par une équipe de designers passionnés de cyclisme, de course à pied ou bien encore de triathlon. Soucieux du moindre détail, Santini investit massivement dans la recherche et le développement de nouveaux matériaux, afin de proposer des produits innovants et de qualité, optimisés pour satisfaire aux mieux les attentes des utilisateurs, mais également celles des plus exigeants : « les Champions du Monde ». En effet, depuis 1988, Santini est le fournisseur du maillot officiel de Champion du Monde UCI et de leader de la coupe du Monde.

Santini textile gravel femme
Un bel hiver italien avec Santini – photo Santini

Novatrice sur l’évolution de ses vêtements, au fil des années, cette marque a su se forger une réputation sans faille. Ses différentes collaborations avec de grandes équipes et d’éminents champions, lui ont permis d’obtenir de prestigieux partenariats avec des courses cyclistes de renom dont, notamment, en 2022 le Tour de France. Depuis, les maillots de tous les leaders du classement portent le nom de Santini.

Santini propose un large univers de vêtements de cyclisme : Route, Cyclocross, MTB, Triathlon et bien sûr Gravel. Dans cet article, nous allons parler de 2 produits dédiés à la pratique du Gravel en saison hivernale, issus d’une gamme qui se veut mixte : la collection Terranova.

Veste Alpha Trail

Caractéristiques des matériaux

La veste Alpha Trail est constituée d’une combinaison de tissus. Une couche extérieure tissée coupe-vent ultralégère, associée à une doublure intérieure en Polartec® Alpha® Direct avec laine de Mérinos. Cette isolation active brevetée, est rendue possible grâce aux fibres gonflées d’Alpha reliées à un noyau en maille solide, qui libère en continu l’excès de chaleur corporelle avant qu’il ne s’accumule.

La fibre Polartec Alpha Direct est l’évolution de la technologie Alpha® originale, provenant du recyclage des bouteilles d’eau plastique et développée sur demande des commandos américains, qui souhaitaient un matériau chaud et respirant adapté aux environnements très humides.

Polartec a ainsi recyclé 2,7 milliards de bouteilles en plastique et ce chiffre est en constante augmentation jour après jour. Cette entreprise, leader mondial de tissus techniques à base de recyclé, s’est engagée à atteindre la neutralité carbone dès 2050, et son plan a été approuvé par le Science Based Targets Initiative (SBTI).

Description

Santini textile gravel femme
Elle possède une petite poche zippée sur la poitrine – photo Virginie Munte

D’un style chic et décontracté, cette veste d’une grande légèreté sera facilement compactable. Elle possède une petite poche zippée sur la poitrine, pour y glisser vos effets personnels. Sa double fermeture éclair, vous permet de l’ouvrir vers le haut ou vers le bas, selon vos besoins.

Santini textile gravel femme
Pratiques, ses poches en filet dans le dos avec détail réfléchissant vous offrent la possibilité de transporter l’essentiel avec vous, durant votre sortie – photo Virginie Munte
Santini textile gravel femme
La doublure Polartec® Alpha® Direct, très douce et hyper agréable à porter – photo Virginie Munte

La doublure Polartec® Alpha® Direct, très douce et hyper agréable à porter. Cette veste est conçue pour des températures allant de 0° à 10°C. Elle est disponible en 2 coloris, noir ou kaki, du 2XS au 4XL.

Collant long hiver Terranova

Santini textile gravel femme
Fabriqué avec la chaude et confortable laine thermo-polaire Blizzard by Sitip® – photo Virginie Munte

Ce collant Gravel est fabriqué avec la chaude et confortable laine thermo-polaire Blizzard by Sitip® et bénéficie également du traitement déperlant Aquazéro®. Créé pour des températures d’utilisation de 0° à 10°C, ses matériaux vous assureront une excellente protection contre le froid et l’humidité.

La peau de chamois C3, grâce à sa structure en gel, vous offrira une excellente protection contre les chocs. Elle est idéale pour les longues sorties.

La partie arrière des bretelles est construite avec un tissu coupé brut, qui se développe en 2 sangles élastiques sur le devant. Elles suivent vos mouvements sans vous comprimer.

Santini textile gravel femme
Pratiques, les 2 poches en bas du dos et le 2 poches sur les cuisses, vous offrent des rangements supplémentaires – photo Virginie Munte
Santini textile gravel femme
Aux chevilles, une large manchette élastique vous procure un grand confort pendant le pédalage – photo Virginie Munte

Ce collant possède également des détails de haute visibilité, hautement réfléchissants, appliqués aux niveau des mollets.

Le collant est disponible en noir, du 2XS au 4XL

De l’essayage aux tests

J’ai pris beaucoup de plaisir à tester cet ensemble sur 5 sorties Gravel, avec des températures oscillant de 0° à 7°C. Dès les premiers tours de roue, on sent bien l’efficacité des matériaux utilisés. La veste Alpha Trail est très agréable à porter. Je m’y suis tellement bien senti que je n’avais plus envie de l’enlever. Avec une première couche fine en mérinos dessous, je n’ai jamais eu froid. Légère et vraiment confortable, elle vous procure une excellente isolation contre les courants d’air, et vous garde bien au chaud sur la totalité de votre sortie. Aucune sensation d’inconfort ni de surchauffe, d’une incroyable respirabilité, elle régule efficacement la température corporelle. Sa double fermeture éclair, très pratique, vous permet de l’ouvrir par le haut ou par le bas, suivant vos besoins. Sa petite poche sur la poitrine, est bien pensée pour sécuriser vos petits effets personnels (CB, clefs etc.). L’unique critique que je pourrais formuler, serait au niveau de son col, qui ne monte pas suffisamment.

Santini textile gravel femme
Quelques points forts de cette veste – photos Santini

Les +

  • Son look
  • Très légère et agréable à porter
  • Très isolante
  • Son excellente respirabilité
  • Sèche rapidement
  • Sa petite poche sur la poitrine et ses poches filet dans le dos
  • Sa double fermeture éclair

Les –

  • Son col qui ne monte pas assez

Le Collant long Terranova est très bien coupé et s’ajuste impeccablement bien à votre corps. Ses bretelles ne tirent pas au niveau des épaules, il suit parfaitement vos mouvements. Ses larges bandes élastiques aux chevilles sont confortables, elles maintiennent le cuissard sans vous comprimer, ce qui est parfait pour les personnes comme moi qui n’ont pas des chevilles fines. Très isolant, je n’ai jamais ressenti l’air froid traverser la matière grâce à l’efficacité de la doublure thermo polaire, qui est aussi très douce sur la peau. Ses diverses poches au niveau du dos et des cuisses sont bien pratiques, j’ai pu y glisser quelques barres énergétiques et compotes. Comme décrit plus haut, la gamme Terranova s’adresse aux hommes comme aux femmes ; je dois avouer que j’avais quelques doutes sur l’utilisation d’une peau de chamois mixte. Cependant, ces a priori se sont vite envolés dès la première sortie où je ne me suis jamais sentie aussi bien sur ma selle qu’avec ce cuissard. La peau de chamois C3 est vraiment très efficace contre les chocs, elle est d’un confort absolu. C’est donc un sans-faute pour ce collant Gravel Terranova !

Les +

  • Son look
  • Sa coupe très bien ajustée
  • Très isolant
  • Agréable à porter
  • Sa peau de chamois C3 hyper confortable
  • Ses petites poches dans le dos et sur les cuisses
  • Ses bandes haute visibilité

Les –

  • RAS… je l’adopte !

Pour conclure

Cet ensemble est un régal pour toutes vos sorties Gravel hivernales. Il saura vous protéger efficacement du froid avec style. Confort, chaleur, respirabilité sont les maîtres-mots pour qualifier ces deux articles, qui se révèlent être d’excellents choix en cette saison. Ils bénéficient selon moi, d’un très bon rapport qualité/prix au vu de leurs performances.

Prix Veste Alpha Trail : 189 €

Veste Santini Alpha Trail

Cuissard long Santini special Gravel

Prix Collant Gravel Terranova : 170 €

Distributeur : santinicycling.com/fr

Gravel KONA SUTRA LTD, un parfait compagnon d’aventures

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Kona Sutra LTD

Kona, marque canadienne mythique créée au tout début du VTT dans les années 1980, a également été précurseur dans le segment du gravel et du bikepacking. Elle est présente depuis presque 10 ans dans l’univers du vélo aventure et voyage avec des gravels iconiques comme le Kona Rove ou le Sutra, objet de ce test. La philosophie historique de la marque : des vélos fun à rouler, solides pour partir à l’aventure sereinement et se démarquant quelque peu des standards habituels.
J’ai pu rouler le tout dernier Kona Sutra LTD pendant près de 4 mois et plus de 2000 kms sur des trips bikepacking mais aussi sur mes sorties habituelles. Voyons si ce Sutra LTD, que l’on pourrait catégoriser dans le segment monstercross, et qui oscille entre le gravel et le VTT de par ses caractéristiques, respecte l’ADN de la marque.

Un peu d’histoire

« La plus petite des grandes marques de vélos », comme aime à se définir Kona, est née en 1985. Deux passionnés de vélo, Dan Gerhard et Jacob Heilbron, collègues dans un magasin de vélo dans le North-shore au Canada, une des Mecque du VTT, mûrissent le projet de créer leur marque de vélo. C’est le début de l’apparition du VTT ou plutôt Mountain Bike sur ce continent. En 1988 ils créent la marque Cascade qui, pour des raisons de « copyright », deviendra très rapidement Kona. Pourquoi Kona ? Simplement car les deux associés sont envoûtés par l’île d’Hawaï et Kona est la partie la plus ensoleillée de l’île. Ils donneront ensuite aux vélos des noms de volcans Hawaïen ou en rapport avec ces volcans. Les premiers VTT deviennent rapidement mythiques : Le Fire Mountain, Le Lava Dome ou encore le Hei-Hei. Des noms qui sonnent bien aux oreilles des passionnés et pratiquants VTT de la première heure dont je fais partie et qui chérissent ces modèles iconiques de l’époque.  Mais pourquoi me direz-vous ? Kona a eu depuis sa création une philosophie bien à elle qu’elle a su conserver au fil du temps : proposer des vélos sérieux mais fun, qui se démarque quelque peu de la concurrence et avec un rapport qualité/prix intéressant. La marque est un des précurseurs du fameux « sloping » en VTT versus la géométrie « droite » de l’époque venant plus de la route. Ce sloping, qui permet plus de maniabilité et d’aisance sur le vélo, se retrouve sur de nombreux modèles de la marque. Les bikepackers, dividers et adeptes du singlespeed ont aussi élevé au rang d’icône le Kona Unit, un VTT en acier au rapport qualité/prix/plaisir très attractif.
La société est toujours indépendante et à taille humaine, Kona Europe employant une cinquantaine de salariés, ce qui lui confère une certaine réactivité et proximité avec ses revendeurs.
Après ce moment revival, place à la présentation.

Kona Sutra LTD, un parfait profil d’aventurier…

Nous évoquerons les caractéristiques techniques en second lieu pour une fois. Car ce qui ressort de ce Sutra LTD c’est d’abord une expérience différenciante des gravels actuels plus classiques. N’y allons pas par quatre chemins. Ce Kona est un parfait compagnon d’aventures pour les trips au long cours bien chargés. Mais pas que, nous allons le voir.
Ses atouts ? Niveau confort, un cadre et une fourche acier, une géométrie stable, rassurante et confortable typée VTT, des roues de 29 pouces équipées ici de série de pneus en 2.25 et un cintre ultra-large.

Kona Sutra LTD
Le Sutra vous emmènera loin dans un confort pullman à l’instar du confort légendaire de la Citroën Traction, photo Hugues Grenon

Un confort digne de l’iconique Citroën Traction qui, en raison de ses excellentes caractéristiques de conduite, était populairement connue sous le nom de « berline préférée des gangsters ». Avec son centre de gravité bas, sa voie large et son empattement long, la légende dit qu’elle était la voiture idéale pour s’enfuir – ses nombreuses apparitions dans des films, notamment policiers, semblent le prouver. De là à dire que vous allez braquer la banque avec le Sutra que vous pourrez équiper avec de grandes sacoches grâce à ses nombreux inserts il n’y a qu’un pas…Mais vous braquerez plutôt la superette à l’arrêt ravito…

…mais avec une bonne dose de fun aussi.

Kona Sutra LTD
Vous n’hésiterez pas à mouiller le maillot avec ce Sutra très ludique et passe-partout, photo Hugues Grenon

Kona, respectant l’esprit de son ADN, a su rendre ce Sutra également très fun. Ses atouts à ce niveau ? Une géométrie sloping avec un top-tube assez long, une potence courte (40 mm sur ce vélo test), un mono-plateau, une tige de selle télescopique et un cintre large. Parfait s’amuser sur des terrains ludiques voire engagés.

A le décrire ci-dessus, vous vous dites, c’est un croisement entre un VTT et un gravel. Alors pourquoi ne pas prendre un VTT ? Ne manque que la fourche télescopique…L’éternelle question ou remarque récurrente plutôt qui revient inlassablement sur ce type de test et de vélo typé monstercross. Mais ce Kona n’est pas un VTT. Il a les atouts d’un VTT dans une certaine mesure, mais aussi les atouts d’un gravel qui lui permettront d’aller plus loin et plus vite.
Seconde question justement : et l’ajout d’une fourche télescopique tant qu’on y est ? Pourquoi pas pour ceux désirant encore plus engager dans le technique et habitant une région accidentée. Il était d’ailleurs question que je l’équipe de la sorte mais malheureusement l’ajout de la fourche n’a pu se réaliser. Mais déjà, avec ces roues au profil large, ses pneus généreux et sa fourche acier, il permet de nombreuses excentricités sans trop se poser de questions.

Bref, vous l’aurez compris, amateurs de voyage à vélo dans un confort limousine et amateur de gravel ludique, ce Kona Sutra LTD est fait pour vous. Chasseur de grammes ou plutôt kilogrammes à la recherche d’une position race pour faire péter les chronos, passez votre chemin !

Cette remarque est cependant à pondérer car au final le rendement n’est vraiment pas ridicule. J’ai pu le tester en deux montes de pneus. Les pneus d’origine Recon Race de Maxxis en 2.25 pouces sont un parfait compromis entre accroche et rendement. Ils permettent de ne pas être trop collés à la route et apportent un sacré confort.
J’ai pu ensuite monter des Schwalbe Overland en 50 mm soit environ 1.95 pouces avec un profil plus roulant. On gagne évidement en rendement mais on perd un poil en confort. Ce peut être cependant une bonne option pour ceux désirant gagner un peu en rendement et vitesse.

Passons aux caractéristiques qui vont aider à comprendre ces constatations terrain.

Une géométrie « à part »

Kona Sutra LTD
Une géométrie bien à part made in Kona

Pour choisir votre taille, reportez-vous au tableau indicatif fourni par Kona et recoupez les infos avec votre revendeur. Certes le top-tube est long, mais compensé par une potence courte sur ce modèle test. Pour ma part, étant entre deux tailles, j’ai pris la plus grande pour une fois (taille 52). J’étais parfaitement posé dessus avec une position confortable relevée. Comme dit plus haut le sloping est prononcé avec un tube de selle très court.
La douille de direction est généreuse à 140 mm, tout comme le stack. Le confort avant tout.
Le boitier de pédalier est positionné haut. L’empattement est logiquement élevé avec des bases longues à 445 mm, un top-tube conséquent et un déport de fourche de 55 mm mais un angle de direction plutôt « fermé » à 69,5°.
Une géométrie plutôt à part donc qui colle parfaitement au programme du vélo.

Un cadre et une fourche acier à toute épreuve

Kona Sutra LTD
Un compagnon en acier Cromoly, du solide, mais ce ne sera pas un char d’assaut au pilotage pour autant, photo Hugues Grenon

Cadre et fourche sont en acier Cromoly Butted. Pas d’informations sur la provenance des tubes « Made in Kona ». La finition est très correcte au niveau des soudures. Du bon boulot !

Kona Sutra LTD
Une belle qualité de fabrication et des soudures propres, photo Hugues Grenon

La peinture pailletée scintille au soleil. Le vert anglais nommé Gloss Metallic Dragonfly est sobre. Il fait assez peu ressortir les inscriptions Kona « Charcoal & Nimbus Decals »  sauf en plein soleil.

Le Sutra LTD est également proposé dans une couleur « cuivrée » plus originale et voyante.

Kona Sutra LTD
Une couleur « cuivrée » originale

Les composants et périphériques

Kona Sutra LTD
Un montage cohérent avec des composants et périphériques fiables, photo Hugues Grenon

Kona propose un montage plutôt cohérent. Le groupe est un Sram Rival Hydro monté en mono-plateau Sram NX. Le plateau d’origine est un 36 dents couplé avec une cassette 11/42. A titre personnel j’aurais aimé une cassette un poil plus grosse et polyvalente. Car bien chargé dans les pentes du Massif Central et du Cantal, il a fallu s’employer un peu pour gravir les pentes raides de ces beaux massifs exigeants en pleine canicule. Mais c’est passé ! Ces critères dépendront donc de votre région et de votre programme.
Le fonctionnement du groupe a été irréprochable même si j’aurais toujours du mal à me faire à ce « Double Tap » Sram qui parfois fait baisser une vitesse plutôt que la monter si on est pas attentif…Enervant, surtout en pleine montée.
Notez une patte de dérailleur fusible. Une seconde dans la trousse à outil sera, comme de coutume, indispensable lors d’un voyage au long cours.

Kona Sutra LTD
Une patte de dérailleur fusible. Procurez-vous en une seconde, c’est potentiellement salvateur, photo Hugues Grenon

Les disques sont montés en 180 mm avant / arrière. Je pense que ce choix comporte deux raisons : d’abord logiquement pour pouvoir mieux arrêter l’engin, son pilote et le chargement. Plutôt une bonne option pour éviter la surchauffe…Mais aussi pour palier un temps soit peu à un système de freinage que j’ai trouvé perfectible et peu endurant. Il a été plutôt bon au début du test mais s’est étiolé au fur et à mesure. Un changement de plaquettes aurait pu certainement régler l’affaire pour retrouver le mordant d’origine. Un point positif est l’ergonomie de la manette qui conviendra au plus grand nombre et qui permet une excellente prise en main, la garde étant réglable.

Le train roulant est à l’image du cadre, du fiable et éprouvé, avec des jantes WTB KOM Team i27 TCS compatible tubeless, des moyeux Formula et des rayons stainless. De largeur généreuse à 27 mm elles accueilleront donc parfaitement des pneus également de taille respectable. Si vous désirez aller au-delà de 2.25 mm ce sera possible.

Pas de format boost mais du standard 142×12 mm arrière et 12×100 mm avant.

En découle des bases asymétriques et un boitier de pédalier de 73 mm. Notons que ce dernier est à visser, un bon point pour l’entretien tout comme le passage en externe de toutes les gaines sauf celle de la tige de selle télescopique.

Kona Sutra LTD
Un boitier externe de 73 mm à visser, parfait pour l’entretien, photo Hugues Grenon

Cette dernière est une Tranz-X qui a une plage de réglage manuelle de 3 cm. Choisissez bien la taille de votre vélo en prenant en compte votre sortie de selle et son enfoncement maximum. Ces 3 cm laisse une certaine marge pour s’adapter à la majorité des cas.

Kona Sutra LTD
Une plage de réglage manuelle de 3 cm pour la tige de selle télescopique Tranz X, photo Hugues Grenon

Son fonctionnement a été sans reproche même si très peu utilisée. Il conviendra de bien serrer le collier haut qui a eu tendance à se desserrer au fil du temps.
Elle peut cependant être un frein à l’utilisation d’une sacoche de selle. Il faudra donc choisir des modèles de sacoches compatibles. Pour ma part, j’ai pu l’utiliser avec ma sacoche Revelate Design pris directement sur un support fixé sous la selle. J’ai positionné une protection à base de chambre à air recyclée pour serrer le scratch dessus. Et j’ai évité de l’utiliser chargée de la sorte…

Kona Sutra LTD
Une protection de fortune en chambre à air recyclée autour de la tige de selle télescopique pour serrer le scratch, photo Hugues Grenon

Les composants sont des composants maison, potence, collier de selle, cintre. J’ai cependant eu droit sur mon modèle test à un cintre Ritchey parfait pour ce programme. Avec les pénuries actuelles, les composants peuvent quelque peu varier de temps en temps, cela devient monnaie courante. La selle WTB Volt m’a parfaitement convenu, il est vrai que j’utilise déjà habituellement une selle WTB de même largeur .

Vous pourrez l’équiper évidemment de porte-bagage et garde-boue si besoin.

Le poids n’est pas une surprise. Ce sutra en taille 52 a été pesé à 13,16 kgs sans pédales ni accessoires.

Kona Sutra LTD
Un poids en rapport avec les caractéristiques du vélo, photo Hugues Grenon

Au niveau tarif, les modèles 2023 s’affichent à 2899 €. Une augmentation significative par rapport à 2002 (+300 € soit 11,5%) qui suit malheureusement la courbe générale des augmentations des prix du marché. Pour ce tarif vous aurez un gravel fiable, durable et qui vous emmènera loin durant de longues années.

Et si vous voulez un gravel plus sportif ou conventionnel vous pourrez vous orienter vers le Kona Libre en aluminium ou carbone ou le Kona Rove en acier ou aluminium. De très bon choix également.

Conclusion

Kona Sutra LTD
Ce Sutra LTD vous emmènera loin et longtemps, photo Hugues Grenon

Ce Sutra est très attachant et un modèle à part dans l’univers du gravel. Il sera un parfait compagnon d’aventures à vélos aussi bien lointaines que quotidiennes. Laurent qui avait testé également un monster cross, le Sauvage Le Monstre arrivait à la conclusion que le monster tirait très bien son épingle du jeu y compris sur la route et qu’il était une créature attachante. Toute proportion gardée car le montage, la géométrie et le poids sont assez différents, et que le Sutra est plus orienté voyage, il n’en demeure pas moins que mon avis est similaire. J’ai pris énormément de plaisir à rouler ce gravel, particulièrement lors de mes trips bikepacking. Un vélo, fiable et fun, à l’image de la marque.

Toutes les infos sur le site Kona

Superior X-ROAD Team Comp : un Gravel taillé Allroad

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Dentelles de Montmirail ventoux gravel

Souvenez-vous, en février dernier je vous avais présenté le Superior X-ROAD Elite, un Gravel en alu bien sympathique. Pour mémoire, Superior nous vient de Kopřivnice en République Tchèque, une ville au riche passé industriel où trône la firme des célèbres camions Tatra. Aussi, depuis 1993 cette cité des Carpates abrite Superior Bike, une marque bien présente dans le circuit mondial UCI, notamment en VTT. Cette fois, c’est la version en carbone, le Superior X-ROAD Team Comp GR qui a retenu mon attention. Un Gravel que j’ai pu tester durant une dizaine de sorties dans le nord du Vaucluse, sur les pistes des Dentelles de Montmirail et les contreforts du mont Ventoux.

Superior X-ROAD
Superior X-ROAD Team Comp GR

Présentation

Le Superior X-ROAD Team Comp GR constitue le billet d’accès au cadre carbone du Gravel Bike de la marque tchèque. Situé bien en dessous des 3000€, il est dans ce segment très concurrentiel des Gravel en carbone que l’on peut qualifier “d’abordables” (du moins au regard du marché).

Le X-ROAD sur les contreforts du Mont Ventoux (photo Laurent BIGER)

Cadre et fourche

Premièrement, et tout comme son frère fait d’aluminium, le cadre du X-ROAD Team Comp GR affiche des cotes assez classiques. Néanmoins, je peux y lire une orientation affirmée vers l’agilité et la sportivité. D’abord au regard des bases courtes (412 mm), également de l’angle de direction (71,5°) et enfin de l’empattement résolument court de ce vélo (996 mm pour un taille M !). Néanmoins, cette version en carbone possède un reach légèrement plus long, que je trouve plus en phase avec une taille M, et où je suis d’ailleurs mieux installé.

Géométrie Superior X-Road Team Comp GR

Le routage des gaines est quasiment intégré pour le cadre, tout comme pour la fourche. Le cadre peut accueillir un garde-boue et se montre facilement compatible double plateau. La douille de direction est conique, au format tapered.

Le cadre en carbone du Superior X-ROAD, homologué UCI et commun avec la gamme route

La clearance du cadre et de la fourche accueillent bien la monte pneumatique d’origine en 700×40 mm, qui s’y trouve à son aise. Là-dessus, je pense que l’on pourra y monter des pneus jusqu’à 700×42 mm au regard de l’espace restant, mais pas plus !

Une clearance (dégagement) plutôt étroite (photo Laurent BIGER)

Notons que les seuls points d’emport sont les classiques inserts destinés à deux portes-bidons. Quant à son boitier de pédalier, il est au format Press-fit : pas forcément une bonne nouvelle pour la facilité d’entretien…

Superior X-ROAD
Boitier de pédalier au format PressFit (photo Laurent BIGER)

Transmission et freinage

Premièrement, c’est Shimano qui est majoritairement retenu pour équiper ce Superior X-ROAD Team Comp GR, avec un mix de l’ensemble de la gamme GRX. En premier lieu, on retrouve ainsi un pédalier mono-plateau GRX-600 en 40 dents, puis des leviers GRX-600, des étriers de freins de la gamme GRX-400 et enfin un dérailleur arrière GRX RD-RX812. Deuxièmement, je constate que la cassette 11 vitesses en 11-42 dents est une SUNRACE CSMS7, une cassette qui accuse tout de même 507 g sur la balance.

Sur celle-ci, les 6 premiers pignons (11-13-15-17-19-21) sont indépendants, les suivant en 24-28-32 sont montés sur une étoile en acier et idem pour les derniers en 36-42. Enfin, les disques de freins Shimano sont de diamètre 140 mm à l’arrière et 160 mm à l’avant.

Roues et périphériques

Tout d’abord, les roues sont des DT SWISS G1800 SPLINE 25 qui accueillent des axes traversants aux standards actuels (12×100 mm à l’avant et 12×142 mm à l’arrière). Elles sont équipées de pneus bien connus dans le milieu : les Schwalbe G-One Allround, dans leur version en 700×40 mm.

DT SWISS G1800
Roues DT SWISS G1800 et pneus Schwalbe G-One Allround (photo Laurent BIGER)


Les périphériques sont en aluminium mais de très belle facture et d’un look épuré, comme l’illustre la potence avec ce routage intégré des gaines du poste de pilotage.

Seule la tige de selle est en carbone et d’une section en D, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler le célèbre concept D-Fuse de Giant.

Tube de selle en D (photo Laurent BIGER)


Pour finir cette présentation, j’évoquerai la finition que j’ai trouvée de bon niveau, grâce notamment à une belle peinture, toute en nuances d’un vert virant parfois au bleu. Côté poids, j’ai pesé cet exemplaire en taille M monté en chambres à air à 9,4 kg.

Superior X-ROAD Team Comp GR (photo Laurent BIGER)

Sur le terrain : un efficace Allroad 

J’ai pu rouler avec ce Superior X-ROAD Team Comp GR durant une quinzaine de jours dans le Vaucluse, plus précisément sur le secteur des Dentelles de Montmirail, toujours agréable en cette saison hivernale (retrouver ces parcours sur mon profil Strava). Cette taille M est compacte, comme le montre la géométrie exposée plus haut. En conséquence, la position se veut plutôt sportive et ramassée, typée cyclo-cross.

Dentelles de Montmirail Gravel
Superior X-ROAD sur les pistes des Dentelles de Montmirail (photo Laurent BIGER)

Tout comme son petit frère fait d’aluminium, le cintre possède un flare contenu, ce qui permet des positions cohérentes en usage routier. Le drop est bien pensé et permet un bon contrôle en descente, aussi bien sur route que sur les pistes.

Même monté en chambres à air, le confort de ce vélo s’avère de bon niveau ; en tout cas pour un cadre avec des bases aussi courtes. Preuve que les fins haubans travaillent bien et que le tube de selle en D apporte un flex correct.

Superior X-ROAD
Un triangle arrière fin et sportif (photo Laurent BIGER)

D’ailleurs, il est à noter que Superior n’a pas suivi la tendance actuelle de les fixer bas sur le tube de selle. Ces bases courtes et un boitier de pédalier rigoureux permettent des relances efficientes. Bien que pas vraiment légères, les roues DT SWISS G1800 ne ternissent pas trop le dynamisme de ce vélo tchèque.

Le X-ROAD sur les pistes du nord Vaucluse (photo Laurent BIGER)

Sur ces pentes du nord Vaucluse, la transmission de ce montage permet une belle aisance. Une bonne polyvalence, y compris sur route, même si le pédalier de 40 dents s’avère trop court pour exploiter pleinement le relief descendant. Cependant, la cassette SUNRACE fait ressentir son poids, notamment lors de la mise en roue libre et de la reprise en puissance. Une inertie que l’on retrouve malheureusement souvent sur de lourdes cassettes, encore accentuée si la roue libre n’est pas d’une grande fluidité (ce n’est heureusement pas le cas ici).

« Au fur et à mesure de mes sorties, je cerne le caractère typé Allroad de ce Superior X-Road »

Tout comme son petit frère en aluminium, ce vélo est d’une grande maniabilité. D’ailleurs, lui aussi est un vélo qui serait efficace sur une boucle de cyclo-cross. En revanche, le gain apporté par le cadre en carbone permet de distancer nettement la version Alu, à fortiori sur les parcours routiers. Sur les pistes, son dégagement un peu étroit pourra le mettre à mal sur les terrains gras, où il faudra diminuer la section des pneumatiques.

En descentes routières, je n’ai aucune peine à imprimer de belles trajectoires à son guidon grâce à la rigueur de l’ensemble douille de direction et fourche. A contrario, sur les pistes les plus défoncées, je note un léger manque de rigidité de la fourche et une géométrie peu adaptée à la pratique d’un Gravel “engagé”.

Un type de pistes à éviter avec le X-ROAD (photo Laurent BIGER)

Une caractéristique finalement en phase avec ce vélo, plus à son aise sur les routes secondaires et les pistes très roulantes, que sur des sentiers parfois trop engagés pour lui. En cela, je m’interroge sur la pertinence du choix d’une transmission mono-plateau sur un vélo aussi typé Allroad

Superior X-ROAD
Un imposant tube oblique, bien protégé dans sa partie basse (photo Laurent BIGER)

Au bilanun efficace vélo de Gravel typé Allroad

Finalement, pour résumer et conclure mon essai de ce Superior X-Road Team Comp GR, je dirais qu’il porte très bien son nom. Oui, X-ROAD lui va très bien tant il incarne parfaitement ce caractère Allroad, caractérisé par une aisance à se jouer des routes dégradées et autres pistes roulantes. D’ailleurs, évitez de l’emmener sur des terrains trop défoncés où son étroite clearance et sa fourche ne pourront pas suivre. Bien fini, encore peu répandu, ce vélo tchèque se veut une alternative originale, viable et plutôt abordable pour qui souhaite se doter d’un Gravel en carbone destiné à un usage à dominante route.

Caractéristiques du Superior X-ROAD Team Comp GR

Kit Cadre du Superior X-ROAD
  • Cadre : Carbon X-Road Race, étriers Flat Mount, Boitier de pédalier PressFit BB865
  • Douille de direction : Tapered, ACROS AIX-525, OD56, IS52/28.6, ICR-IS52/40IPS
  • Fourche : Carbone, axe de 12×100 mm
  • Tailles : 52 cm (S), 54 cm (M), 56 cm (L), 58 cm (XL)
  • Dérailleur : SHIMANO GRX RD-RX812
  • Pédalier : SHIMANO GRX FC-RX600, 40 dents
  • Boitier de pédalier : SHIMANO BB-RS500 PressFit, 41×86.5mm
  • Cassette : SunRace CSMS7 EAY, 11-42 dents
  • Chaine : KMC X11
  • Leviers : SHIMANO GRX ST-RX600 (1×11 vitesses)
  • Etriers : SHIMANO GRX BR-RX400 (hydrauliques)
  • Disques : SHIMANO SM-RT66 160 mm (avant) et SM-RT70 140 mm (arrière)
  • Cintre : ONE1 X-Race Aero, 16° flared, 70 mm reach, 31.8 mm
  • Potence : ONE1 TDS-660 Alloy, 31.8mm, 7°, 80 mm
  • Guidoline : Velo VLF-8111
  • Selle : Selle Royal Confort Groove
  • Tige de selle : ONE1 Carbon
  • Axes : traversants 12×100 mm (avant) et 12×142 mm (arrière)
  • Roues : DT Swiss G1800 Spline db, tubeless ready
  • Pneus : Schwalbe G-One Allround RaceGuard, 700×40 mm

Poids vérifié : 9,4 kg en taille M (vérifié)

Prix public : de 2499€ à 2899€

Site du fabricant : X-ROAD Team Comp GR | Superior #AlwaysRace (superiorbikes.com)

Distributeur français : SUPERIOR (apesud-cycling.com)

Le Café Vélo de Nevers

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Le café vélo de Nevers
Le café vélo de Nevers

Une ville de vélo comme Nevers se devait d’avoir son Café Vélo… Si vous arrivez dans la ville par le Pont de Loire, vous ne pourrez pas manquer le lieu, avec sa belle enseigne bleue sur la place Mossé. Anna Mac Queen et Charles Masters, un couple d’anglais installé en France depuis 25 ans, ont acheté en 2020 cette ancienne boulangerie pour en faire un lieu vélo. Après un lancement compromis par la pandémie, puis par un chantier de voirie qui a duré 8 mois, le Café profite maintenant d’un lieu idéal pour recevoir tous les cyclistes et au delà : tous ceux qui apprécieront leur belle terrasse avec vue sur la Loire.

Le café vélo de Nevers
L’équipe du café vélo de Nevers

Nevers est le point de départ de la Loire à Vélo qui déroule le long du fleuve ses 600 km de voies cyclables. C’est également la section la plus à l’ouest de l’EuroVelo 6 : la véloroute qui va de l’Atlantique à la Mer Noire. C’est ici que Anna et Charles ont décidé d’installer leur Café Vélo, doté d’une belle terrasse orientée au sud qui donne envie de s’attabler pour boire ici une bière ou un café et déguster leurs spécialités “So british”.

Dans les Cafés Vélo que nous rencontrons et qui donnent lieu à cette série d’articles, il existe différentes variantes. Atelier et magasin vélo avec de la restauration ou à l’inverse restauration avec un peu de matériel vélo. Le Café Vélo de Nevers est plutôt dans la seconde catégorie. C’est un lieu de rencontre et de partage animé par la thématique vélo où tous – cyclistes ou pas – sont les bienvenus.

Charles aux fourneaux et Anna à la communication

Le café vélo de Nevers
Un aperçu du Café vu de l’intérieur – Photos Café Vélo

Je suis plutôt chef de cuisine pour l’instant et c’est moi qui suis aux fourneaux pour tous les plats salés et Anna s’occupe des gâteaux. Tout est fait maison. Anna s’occupe également de la communication, elle est très forte pour parler de nous sur les réseaux sociaux…“, me dit Charles. Effectivement les pages Facebook et Instagram sont riches en contenu et donnent envie de venir déguster à Nevers les gâteaux et les bons plats mijotés par Charles. Dans le prolongement du travail d’image, le couple a créé avec l’aide d’un amie graphiste une gamme de produits dérivés qui est disponible à la vente sur place ou sur la boutique de leur page Facebook. On trouve un maillot réalisé par Chef de File et ce beau tablier de cuisine que porte toute l’équipe du Café Vélo.

Après on est tous les deux des touches-à-tout et chacun peut préparer un cappuccino pour un client, accueillir des voyageurs dans une de nos 3 chambres ou encore aider un cycliste pour réparer une crevaison“, précise Charles.

Écoutez mon Bla Bla #58 avec Charles

Le café vélo de Nevers
Quelques produits dérivés conçus dans l’esprit du Café Vélo proposés à la vente sur sa page Facebook

Un lieu d’accueil

Le café vélo de Nevers
Matthieu Brunet en reco sur un parcours qu’il nous dévoilera bientôt a pris le temps de faire une pause au Café Vélo de Nevers – photo Hugues Grenon

Le Café Vélo de Nevers est un lieu d’accueil pour les cyclistes de passage. Une simple pause, comme celle de Matthieu Brunet le patron de la société Zefal en rando en compagnie de Hugo notre chroniqueur sarthois, ou plus longuement avec les 3 chambres disponibles dans les étages pour une nuit ou plus. Les cyclistes pourront ranger leur vélo dans un garage à l’abri et disposer d’un matériel de base pour les petites réparations. Anna et Charles sont cyclistes et à l’occasion voyageurs à vélo. Ils sauront à la fois nourrir le corps et l’esprit du voyageur. Anna a offert à Charles pour Noël, un ancien vélo en acier Falcon Black Diamond des années 80, qui était son vélo fétiche lorsqu’il avait 15 ans. “Anna et moi sommes des cyclistes depuis toujours. Nous pratiquons tous les 2 le bikepacking. Cet été je suis allé avec notre fille dans la forêt noire en Allemagne et Anna a fait un voyage en Angleterre en partant de Nevers à vélo. Parfois c’est pour les vacances ou c’est pour nous déplacer. Nous avons également un vélo cargo pour aller faire les courses en ville.

Le café vélo de Nevers
Le vélo cargo du Café Vélo permet d’aller faire les courses en ville pour approvisionner la cuisine – photo la Look France

Ce lieu d’accueil n’est pas réservé aux seuls cyclistes. Les habitants de Nevers et les touristes apprécient ce lieu paisible dans cette ambiance british autour du thème vélo. C’est un lieu convivial où l’on peut se poser pour boire en terrasse le bon café venant d’une brulerie locale ou encore boire une bonne bière. On peut également assister ici à de petits concerts acoustiques qui sont organisés de temps en temps.

Le Café est également le point de départ d’épreuves ou de randos vélo. Il est le rendez-vous de ceux qui participent à la Morvan Gravel de 300 km et également à la LOOK Gravel que Bike Café recommande à ses lecteurs. Alors si vous êtes de passage à Nevers, rendez-vous place Mossé où Anna et Charles vous attendent avec le sourire.

Le café vélo de Nevers
Anna et Charles vous attendent dans leur Café Vélo à Nevers

Adresse : 7 place Mossé à Nevers

Facebook : https://www.facebook.com/cafevelonevers

Instagram : https://www.instagram.com/cafe.velo.nevers/