La marque canadienne s’est bien implantée dans le monde du gravel en 2019, en lançant sur le marché un modèle spécifique : l’Aspero. Dans cette gamme on trouve une version 100 % dédiée au Gravel Race, l’Aspero-5, ainsi qu’un modèle Aspero, disposant d’un châssis un peu moins léger et surtout avec une intégration moins poussée. Aujourd’hui, la marque du groupe PON Holdings dévoile une nouvelle version de son modèle Aspero : plus rapide et pouvant passer des sections de pneumatiques plus larges (42 mm minimum).
Bike Café avait été un des premiers médias à réaliser le test du Cervélo Aspero-5, lors de la reconnaissance du Gravel Tour du Mont-Blanc avec l’équipe Wish One. Un parcours exigeant qui avait permis de valider la performance et le rendement de cette machine, qui pourra convenir comme vélo unique à bon nombre de cyclistes. Cervélo avait été précurseur dans ce domaine en créant une machine que certaines marques n’hésiteraient pas à positionner comme un All-Road/Performance Bike.
Les nouveautés du Cervélo Aspero Gravel 2024
Le cadre a été également redessiné pour gagner en vitesse. “Nous avons réduit la traînée de trois watts au cours du processus de re-conception. Nous avons également abaissé les haubans pour donner un peu plus de souplesse à l’arrière, et réduit légèrement la rigidité du train avant pour rendre les dernières heures d’une longue course moins pénibles”, commente Yann Simon, responsable marketing de Pon Bike France.
Le nouvel Aspero fait machine arrière, comme de nombreuses marques, en adoptant de nouveau un boîtier de pédalier fileté, un passage de câbles plus net et une patte de dérailleur compatible UDH pour celles et ceux qui veulent utiliser les nouvelles transmissions SRAM.
Changement notable : le nouvel Aspero est maintenant compatible avec des pneus de 42 mm (en roues de 700) et 48 mm pour les amoureux du format 650b. “Un pneu de 45 mm peut être monté sur l’Aspero selon les normes ISO. Nous avons conçu l’Aspero pour des pneus de 42 mm avec un dégagement supplémentaire de 3 mm en plus de ce qu’exige la norme ISO, mais si vous êtes du genre optimiste (ou si vos sorties sont généralement sèches), vous pouvez tenter de monter des pneus en 45 mm”, commente la marque.
Un Aspero plus rapide et acceptant des pneus plus larges
Voici l’ensemble des modifications techniques sur la nouvelle version de l’Aspero :
Bases de 425 mm, soit de 5 mm de plus que le modèle précédent pour plus de stabilité, mais “fit” identique à l’ancien Áspero
Hauteur générale abaissée, top tube plus sloping et haubans rabaissés pour plus de confort
Tube diagonal aminci pour un comportement plus tolérant et polyvalent
Dégagement accru pour les pneus
Trail réglable pour modifier la maniabilité
Pneu 700 x 42 mm avec un dégagement de 7,4 mm, toujours compatible 650b (avec dégagement de 48 mm)
Passage des câbles semi-intégré grâce au pivot D shape
Poste de pilotage ST36 comme sur le Soloist, compatible avec le ST31 tout intégré du Calédonia-5 ou du Rouvida en version Route
Augmentation du dégagement du plateau
Plateau de 46 dents maximum ou 52/36 en double
Patte SRAM UDH
Boîtier de pédalier BBRIGHT T47A
Cadre léger et compétitif
Cadre 1141 g, fourche 452 g (Taille 56)
Nouveau Cervélo Aspero Gravel – différents niveaux de gamme et prix
Tous les vélos sont disponibles en 6 tailles : 48, 51, 54, 56, 58 et 61.
Cervélo Aspero Rival XPLR AXS 1. – 5.799€
coloris Wood Smokecoloris Sea Ice
Groupe : Sram Rival XPLR AXS 12 vitesses
Roues : Reserve 44 (arrière), Reserve 40 (avant)
Pédalier : Sram Rival 40 dents, DUB Wide
Cintre : Cervélo AB09 carbone, 31.8 mm clamp, 16° flare
Potence : Cervélo ST36 alu
Tige de selle : Cervélo SP19 carbone en 27,2 mm
Selle : Prologo Dimension STN
Pneus : WTB Vulpine TCX Light Fast Rolling – 700x40c
Cervélo Aspero Apex XPLR AXS 1 – 4.899€
Groupe : Sram Apex XPLR AXS 12 vitesses
Roues : Fulcrum Rapid Red 300 (aluminium)
Pédalier : Sram Apex 1 40 dents, DUB Wide
Cintre : Cervélo AB09 Carbon, 31.8 mm clamp, 16° flare
Potence : Cervélo ST36 alu
Tige de selle : Cervélo SP19 carbone en 27,2 mm
Selle : Prologo Dimension STN
Pneus : WTB Vulpine TCS Light Fast Rolling – 700x40c
Cervélo Aspero GRX RX820 – 4.899€
Groupe : Shimano GRX RX820 12 vitesses
Roues : Fulcrum Rapid Red 300 (aluminium)
Pédalier : Shimano GRX 820, 48/31
Cintre : Cervélo AB09 Carbon, 31.8 mm clamp, 16° flare
Potence : Cervélo ST36 alu
Tige de selle : Cervélo SP19 carbone en 27,2 mm
Selle : Prologo Dimension NDR T 4.0
Pneus : WTB Vulpine TCS Light Fast Rolling – 700x40c
Cervélo Aspero GRX RX610 double plateau – 3.699€
Groupe : Shimano GRX RX820/RX 610 12 vitesses
Roues : Alexrims Boondocks (aluminium)
Pédalier : Shimano GRX 610, double 46/30
Cintre : Zipp Service Course 70 XPLR Alloy, 31.8 mm clamp, 5° flare
Potence : Cervélo ST36 alu
Tige de selle : Cervélo alu 27,2 mm
Selle : Cervélo
Pneus : WTB Vulpine TCS Light Fast Rolling – 700x40c
Cervélo Aspero GRX RX610 monoplateau – 3.699€
Groupe : Shimano GRX RX820/RX 610 12 vitesses
Roues : Alexrims Boondocks (aluminium)
Pédalier : Shimano GRX 610, monoplateau 40 dents
Cintre : Zipp Service Course 70 XPLR Alloy, 31.8 mm clamp, 5° flare
Potence : Cervélo ST36 alu
Tige de selle : Cervélo alu 27,2 mm
Selle : Cervélo
Pneus : WTB Vulpine TCS Light Fast Rolling – 700x40c
Cervélo Aspero Apex XPLR 1 – 3.599€
Groupe : Shimano SRAM Apex XPLR mécanique 12 vitesses
Roues : Alexrims Boondocks (aluminium)
Pédalier : Sram Apex 1, monoplateau 40 dents
Cintre : Zipp Service Course 70 XPLR Alloy, 31.8 mm clamp, 5° flare
Potence : Cervélo ST36 alu
Tige de selle : Cervélo alu 27,2 mm
Selle : Cervélo
Pneus : WTB Vulpine TCS Light Fast Rolling – 700x40c
Kit-cadre nouveau Cervélo Aspero – 2.799€
Cadre carbone, fourche carbone, livrés avec le jeu de direction FSA IS2 1-1/4 x 1-1/2 et la tige de selle Cervélo SP19 27,2 mm en carbone.
Inutile de présenter la marque Specialized, ni même sa famille de chaussures Recon, destinées au VTT et au gravel. Patrick vous avait d’ailleurs déjà présenté un modèle haut de gamme de la famille Recon : les S-Works Recon Lace. Aujourd’hui, je vous présente le modèle le moins cher des nouvelles Recon : les Specialized Recon 1.0, des chaussures polyvalentes et accessibles. J’ai pu tester ces chaussures pendant un peu plus d’un mois. Découvrez, ci-dessous, les caractéristiques des nouvelles Recon 1.0 et surtout, mon ressenti sur le vélo.
Les Recon 1.0 – unboxing
Simples mais classes sont les deux mots qui me viennent à la bouche à l’ouverture du colis. Les chaussures sont sobres, noires, classiques mais avec des petits détails que je trouve classes comme le lien de serrage façon fil bicolore et la languette assortie à l’arrière de chaque chaussure pour faciliter leur enfilage et leur retrait.
Bonne surprise : les chaussures se règlent grâce à un boa (tandis que la version précédente des Recon 1.0 se fermait grâce à 3 scratch). Outre son côté classe, le lien de serrage est souple, pour permettre un ajustement confortable au pied. Les semelles sont souples et pourvues de quelques crampons rigides (fixes, non remplaçables), promettant confort lors de la marche. Les Recon 1.0 sont conçues avec la technologie “Body Geometry”, gage de confort, prévention des blessures et gain de puissance.
Enfin, grâce à la technologie “Stride”, la semelle devrait rester rigide et efficace au pédalage, malgré la souplesse appréciable à la marche. En effet, la technologie Stride offre une semelle souple qui se prolonge jusqu’au dessus des orteils, à la manière d’un pare-pierre. Combinée à une plaque rigide permettant de visser les cales, la semelle permet à la chaussure de fléchir facilement lorsque l’on doit marcher, tout en restant rigide et efficace pour pédaler.
Les Recon 1.0, simples mais classesLien de serrage de la Recon 1.0, souple, permettant un ajustement confortable au piedLanguette à l’arrière de chaque chaussure, assortie au lien de serrage, pour faciliter l’enfilage et le retrait de la chaussureLes semelles souples des Recon 1.0, pourvues de quelques cramponsDétails des Recon 1.0 (photos Sabine Barrat)
Les chaussures à l’essai
J’ai testé les Recon 1.0 pendant un peu plus d’un mois, lors de sorties allant jusqu’à 6h30, sous des conditions météo variées. Je possède déjà des chaussures Specialized Body Geometry, pour la route et le triathlon. Aussi, j’ai pris ma pointure habituelle. J’ai trouvé les Recon 1 plus étroites que d’habitude. Si vous avez le pied large, comme moi, je vous conseillerais de partir sur une demi-pointure au dessus. Néanmoins, je me suis sentie confortable… tant sur le vélo qu’à la marche, et il faut dire que je marche beaucoup plus que je ne le voudrais 😅. Lors de l’une de mes sorties, j’ai dû rouler dans plusieurs chemins inondés où j’ai eu les pieds presque complètement immergés. J’ai trouvé que les chaussures séchaient plutôt vite, ce qui est un point très appréciable.
Les Recon 1.0 sèchent vite, une qualité non négligeable quand il faut affronter des conditions humides (photo Frédéric Chevet)
Les chaussures sont faciles à régler, un seul boa à tourner, c’est rapide à ajuster en cours de sortie en cas de pieds qui gonflent, par exemple. Le lien de serrage est très fin et souple, comme du fil, et j’avoue m’interroger sur sa solidité. Pourtant, et c’est tant mieux, pas de signe de faiblesse à signaler pendant les 5 semaines d’utilisation… à voir sur le long terme ! J’étais également sceptique sur les semelles qui, je trouve, manquaient de crampons, mais aucune glissade lors des nombreuses fois où j’ai dû pousser le vélo dans la boue. Enfin, même si ce ne sont pas les chaussures les plus rigides, je n’ai jamais souffert, à l’effort, de trop de flexibilité : la technologie Stride joue bien son rôle !
En conclusion
Les Recon 1.0 sont le modèle d’entrée de gamme de la famille Recon. Vendues 120€, elles offrent un très bon rapport qualité prix. Elle sont dotées de la technologie brevetée Body Geometry, assurant confort, prévention des blessures et gain de puissance, de semelles à géométrie Stride, apportant souplesse et confort à la marche tout en assurant un minimum de rigidité au pédalage, et de fermetures Boa. Elles pourront séduire tant les débutants que les cyclistes plus aguerris en recherche de confort. Certes, ce n’est pas une chaussure de compétition, mais elle pourra vous accompagner dans toutes vos aventures de quelques heures à… quelques jours. En somme, polyvalentes et accessibles sont deux adjectifs qui caractérisent bien ces nouvelles Recon 1.0.
Sur route, chemins ou même en ville, pour quelques heures ou quelques jours, les Recon 1.0 sont confortables sur le vélo comme à la marche (photo Simon Streit)
Informations complémentaires
Prix : 120€
Existe en 2 couleurs : noir ou “spruce” (mélange de vert clair, noir et violet)
Prymahl est le nom donné par Origine à sa gamme de roue ; et Vega à la gamme gravel. Les Prymahl Vega C35 Pro Wide sont des roues carbone de 35 mm de haut et de 24 mm de largeur interne, évolution en plus large des C35 existantes. Je les ai mises à rude épreuve pendant plusieurs mois sur des terrains variés.
Photo d’ouverture : Clément Siegfried. Photographies d’illustration : Philippe Aillaud.
À l’Origine : des roues gravel à la carte
Comme pour ses vélos, Origine propose, via un configurateur, la personnalisation de ses roues en corps de roue libre, décor, type de disques, pneus, … Les jantes et moyeux sont conçus par le fabricant nordiste et sont montées à la main in situ dans la nouvelle usine Origine de 7.500 m2 située à Rouvignies.
Les roues Prymahl sont assemblées à la main à Rouvignies. “Le rayonnage est une étape cruciale, une vraie valeur ajoutée s’il est parfaitement maîtrisé”, nous précisait Pierre Elbel, ingénieur en conception mécanique et responsable du Bureau d’Études.
Origine les présente comme « … ayant soif d’aventure et d’engagement, déclinaison musclée et plus large de la Vega C35 Pro pour une utilisation dans des conditions encore plus radicales. La largeur facilitera les enchaînements de pierres, racines et autres passages techniques. Étudiées pour du gravel à plus de 60% de chemins, elles offrent un rendement et un dynamisme digne des plus grandes roues de routes dans les portions roulantes. »
Les Prymahl Vega C35 Pro Wide en statique
Le modèle testé est équipe classiquement d’une roue libre Shimano/SRAM 10/11 vitesses, moyeux Straight Pull à cliquets, en 12/100 et 12/142, 24 rayons acier plats droits croisés par 2 et montés au tensiomètre, pour disques en fixation Centerlock. Les jantes sans crochets, livrées avec un fond de jante garantissant l’étanchéité, sont compatibles tubeless. À noter qu’Origine ne propose, ni ne mentionne les valves. Le tout pour un poids de 1450 g avec valves (présentent sur le modèle testé équipé de pneus tubeless) et scotch d’étanchéité. Elles affichent donc des caractéristiques technique de premier plan dans l’offre actuelle.
Le moyeu Prymahl en gros plan, un produit qui sera bientôt assemblé dans la nouvelle usine Origine de Rouvignies….?Les moyeux sont usinés dans la masse et dotés d’un engagement rapide à 102 crans.
La largeur interne de 24 mm, qui tend à devenir un standard pour le gravel, permet des montes plus généreuses en largeur de pneus et à ceux-ci de mieux se « déployer » afin d’apporter grip et confort et pression plus faibles. La hauteur de 35 mm est aussi un « classique » en gravel permettant du rendement sur route tout en gardant du confort sur piste.
Les C35 Pro Wide sont des roues de gravel dotées d’une hauteur de 35 mm, offrant une grande polyvalence.
Au déballage, on sent immédiatement un produit très bien fini, qui respire la qualité. En fonction du décor de roue choisi, on peut aller d’un look très discret à du moins discret en gris ou blanc mais restant toujours élégant.
Roues gravel de référence
Depuis 2016, je suis un adepte des roues carbone en gravel. Mon premier gravel était équipé d’un montage artisanal composé de moyeux Bitex en 28 rayons coudés Sapim Cx Ray et de jantes carbone non asymétriques d’une largeur de 22 mm et 25 mm de haut, le tout pour un poids un peu supérieur à 1,5 kg. Mon Graxx II a sensiblement la même monte en 24 rayons droits et jante interne de 22,5 mm de largeur pour 35 mm de hauteur, le tout affichant un poids de 1425 g.
L’installation d’une paire de Michelin Power Adventure en 40 se fait sans problème : installation plutôt facile pour passer la seconde tringle et montage au compresseur instantané, sans mouillage préalable des tringles (les pneus ayant déjà roulé).
Une monte des Prymahl gravel avec les récents pneus Michelin Power Adventure
Après injection du préventif (de l’ordre de 40 ml) et un petit roulage sur quelques centaines de mètres, aucune perte de pression les jours suivants. Bien sûr, comme avec tout montage tubless, ne pas oublier une vérification périodique de la pression.
Les Prymahl Vega C35 Pro Wide en roulage
J’ai roulé ces roues sur mon Graxx II en Schwalbe G-One RS en 40 mm (pneus fournis avec les roues) puis en Michelin Power Adventure (toujours en 40 mm de large) ainsi que sur un Graxx GTR de nouveau avec une monte en Schwalbe G-One RS 40. À pressions égales (1,9 et 2,1) j’ai préféré le Michelin plus adaptés aux terrains secs du sud. Et petite bizarrerie, la première paire de G-One m’a semblé plus dure et transmettant plus le relief que la seconde.
Les Prymahl C35 Pro Wide ont aussi été testées avec les pneus Schwalbe G-One RS.
Tant sur mes boucles de test que mes terrains coutumiers de roulage route et gravel, je n’ai constaté que des différences à la marge entre ces Prymahl et mes roues habituelles. Les roues gravel Prymahl étant peut être un peu plus réactives et un peu moins confortables, mais ces variations à la marge dépendent aussi de la forme du pilote, de l’état des sols et de la météo. Ce qui est somme toutes normal pour des roues équivalentes tant en termes de montage que de comportement recherché.
Bilan de ces roues Origine Prymahl Vega C35 Pro Wide
En résumé, ces Prymahl Vega C35 Pro Wide offrent efficacité, rendement et nervosité, ce que l’on attend d’une paire de roues carbone. Mais sans rigidité excessive qui deviendrait contre productive sur des terrains d’autant plus âpres. Elles sont donc adaptées aux divers revêtements rencontrés.
Pour information 900 km et près de 10 000 m de D+ ont été RÉALISÉs durant les quatre mois d’utilisation des ces roues.
Efficaces sur route comme sur chemins, voilà bien tout ce que l’on demande à une paire de roues dans un usage gravel. Ces roues Origine gravel Prymahl Vega C35 Pro Wide remplissent leur mission avec brio. Ce sont des roues carbones faciles à emmener, nerveuses et dotées d’une très belle inertie. Et qui bonifieront votre monture si celle ci est moins bien dotée en terme de trains roulants.
Verdict….des roues nerveuses, légères et performantes.
Le seul bémol est le prix, certes élevé pour une paire de roues, mais bien placé lorsqu’il s’agit de jantes carbone à montage manuel.
Le panorama de la pratique gravel s’élargit, réunissant sur la photo de famille la balade, le voyage et maintenant la compétition. L’humain est un compétiteur né, c’était fatal qu’il vienne ajouter à cette pratique une dimension chrono. Nous arrivons aujourd’hui dans la phase de mise en place de calendriers, de series, de challenges, … un peu partout en Europe et dans le monde. Nous sommes encore dans le “clair-obscur” d’un nouvel univers dédié à la compétition : le gravel race. Le soleil commence à percer les nuages et l’annonce d’un prochain championnat de France est le premier rayon annonciateur d’une plus grande clarté.
Le gravel est arrivé dans le monde du vélo comme un “cheveu sur la soupe”, diront certains. En fait, il est tout simplement né d’une d’une quête profonde de liberté et d’une grosse envie de nature. On peut comparer son émergence disruptive à celles du VTT et du BMX dans le vélo et du Trail running dans la course à pied. Après avoir usés des modèles favorisant le cloisonnement et la spécialisation, ce vélo offre une bouffée d’oxygène aux cyclistes confirmés et accueille sans contrainte tous ceux qui s’y mettent, sans passer par les filières vélos classiques.
Un phénomène qui inspire l’humour …
“C’est une info qui devait rester secrète jusqu’au passage de la flamme olympique à Millau le 13 mai 2024 mais il nous est impossible de garder ça pour nous plus longtemps ! … Le gravel sera sport de démonstration à Paris cet été et la course Wish One Millau Grands Causses sera la seule course UCI de l’année où vous pourrez aller chercher la qualification ! Programmée le lendemain de l’épreuve de cyclisme sur route (samedi 3 août 2024), la course est limitée à 400 participants et c’est le parc de Saint-Cloud qui a été choisi pour être site de départ et d’arrivée.Le parcours officiel sera dévoilé le 13 mai à Millau place du Mandarous. Restez connecté(e)s, ça va être incroyable ! …“
Vous l’avez compris c’est un blague du 1er avril … émanant en plus de Maxime Poisson, co-créateur de WishOne et fervent promoteur du gravel race en France, avec François-Xavier Blanc, son associé. Et si cette plaisanterie pouvait être prémonitoire ? Sait-on jamais : on peut rêver ! Le BMX l’a fait, alors pourquoi pas le gravel ?
Le peloton du Gravel race
En voyant naître le championnat gravel UCI à l’échelle mondiale, je me suis demandé pourquoi la charrue avait été placée avant les boeufs ? En gros, pourquoi ne sommes nous pas partis de championnats nationaux, pour envoyer dans une finale mondiale nos meilleurs représentants ? … La réponse est que l’UCI savait que pour aller vite, il fallait s’appuyer sur le secteur privé. C’est Golazo qui a sélectionné dans tous les pays, des épreuves qualificatives pour aboutir aux premiers mondiaux en Italie. Vous pouvez retrouver mon interview d’Erwin Vervecken, Responsable Gran Fondo et Gravel Wold Series, qui explique dans un podcast cette démarche.
Le succès rapide du gravel a pris de vitesse le monde du vélo : les marques, les organisateurs, les clubs, .. et les fédérations qui n’avaient pas non plus anticipé cette vague. Ceux qui s’étaient installés dans le peloton d’un cyclisme qui roulait tranquille, ont été “largués” par le démarrage fulgurant du gravel. Ils produisent maintenant l’effort pour recoller à l’échappée et prendre la roue de ceux qui ont senti le bon coup. La baisse des prises de licences dans les fédérations, la mévente des vélos classiques (VTT, route) non électriques donne à réfléchir. Le trou est fait : alors comment le boucher ?
Photo Cycling USA Championship
Certaines fédérations nationales ont réagi : aux États-Unis, pays où le gravel est né, c’est “Cycling USA” l’organisme officiel reconnu par le Comité olympique et paralympique des États-Unis et l’Union Cycliste Internationale, qui organise le calendrier officiel des championnats nationaux. Il regroupe toutes les disciplines du cyclisme de compétition aux USA, notamment le BMX, le cyclocross, le VTT, la route, la piste et le gravel.
Photo Coupe d’Espagne Grave – Gravel Race de Badajoz
En Europe, c’est l’Espagne qui est en pointe car le gravel est représenté dans les activités de la Fédération Royale de Cyclisme. En 2024 la première “Copa d’Espana Gravel” propose un calendrier d’épreuves. En Italie et en Allemagne, pas de trace du gravel sur les sites fédéraux. Par contre, en Belgique, le gravel apparait dans le menu du site fédéral, avec la mention “en construction”…
En France, ça avait pourtant bien commencé en 2016 avec l’épreuve du Roc Gravel. En participant aux 2 premières éditions, je sentais alors qu’on essuyait les plâtres, ou plutôt la poussière des chemins d’une nouvelle pratique sportive. WishOne s’est résolument orientée sur des épreuves race et puisqu’elles n’existaient pas beaucoup en France, ils en ont inventées. C’est ainsi qu’en 2021, lorsque Golazo – mandaté par l’UCI pour bâtir un calendrier international d’épreuves 2022 – les a choisis sur la base de leur expérience. Les Grands Causses ont été le support de l’unique manche française des Gravel World Series. En 2024 ce sera la 3ème édition de cette épreuve à Millau les 15 & 16 juin prochains.
La vidéo de la 1ère manche de sélection Trek UCI Gravel World Series pour les mondiaux organisée par WishOne à Millau en 2022… Commentaires audio sur les difficultés du parcours par François-Xavier Blanc.
Pas facile de s’imposer pour les nouvelles disciplines
Le sport est régit par des structures conservatrices et les nouvelles disciplines font peur. Les fédérations, par nature, mettent du temps à comprendre et à intégrer les nouveautés. Le BMX apparu en 1968 a dû attendre 2008 pour devenir une discipline olypique. Malgré son appartenance à la FFC, cette discipline a su conserver sa personnalité et une certaine indépendance. Les organisateurs privés sont plus agiles pour s’adapter aux nouveaux sports. Ils ont vite compris l’engouement pour le gravel et en France c’est ASO qui a ouvert le bal avec l’épreuve chrono pionnière du Roc d’Azur. L’organisateur LVO (Ludovic Valentin), organise depuis 2021 un Gravel Tour Challenge parrainé par Cannondale. WishOne, une marque française de vélo, a été moteur dans ce domaine. Bikingman, avec son championnat mondial, a ouvert un domaine all-road qui intégre le gravel. Les Race Across Series, qui ont démarré sur route, arrivent également sur le gravier.
WishOne, une marque de vélo qui a été moteur dans le développement du gravel race en France – photo Philippe AIllaud
La Fédération Française de Cyclisme, qui au départ ne voyait dans le gravel que les aspects “rando”, a pris conscience de cette déferlante qui vient concurrencer les pratiques sportives conventionnelles. Cette année, elle a créé une structure qui fera le lien entre le “fédéral” et le “privé”. Pour cela, elle s’appuie sur sa filiale France Evénement Vélo, émanant du groupe d’influence Hopscotch.
Sur la licence de notre associé Laurent Biger, on peut lire Gravel : épreuve de masse. On y verra peut-être un jour : Gravel tout simplement. C’est bien trop réducteur de cantonner le gravel à un sport de masse …
Grâce à des financements publics importants, l’événement Gravel Fever à Chatellerault a pu naître en 2023 sous le couvert de cette organisation. Le dispositif mis en place par la FFC ne se limitera pas au gravel, comme l’indique Michel Callot, président de la FFC, “Après le lancement de Gravel Fever à la fin du mois d’octobre 2023, qui a réuni plus de 800 pratiquants de Gravel, nous sommes impatients de travailler sur les événements prestigieux de Haute Route. C’est un nouveau challenge qui s’intègre parfaitement à la stratégie de FVE. »
La perpective des mondiaux 2027 en France
“Pour le trail running, on a mis 10 ans pour qu’on puisse voir s’installer une véritable organisationdes mondiaux de trail“, témoigne Fred Bousseau, journaliste spécialisé dans ce domaine. Dans ces mondiaux de trail, certains champions, qui remportaient tout au long de l’année des épreuves internationales ne s’alignaient pas aux championnats du Monde, faute d’accord avec leurs sponsors. Allons nous voir les mêmes comportements dans le gravel ? … Sans doute pas, car au travers des équipements vélo, casques, … la visibilité des marques reste forte en vélo. Ainsi on a vu dans les 2 championnats UCI de sacré pointures du World Tour, venir se confronter à la régulière sur ces courses “open”, sans voiture suiveuse, sans oreillette … Même si j’ai lu un célèbre journaliste, spécialiste du vélo, qui qualifiant ces mondiaux UCI de “course de fête foraine”, la réalité est là : les coureurs professionnels sont aussi des cyclistes passionnés et ils aiment le gravel.
Michel Callot (au centre), Président de la FFC, en discussion avec FX Blanc lors de la manche UCI de Millau – photo Philippe Aillaud
Les mondiaux seront organisés en 2027 en France, dans le cadre plus large des Championnatsdu monde de cyclisme UCI qui rassemblent tous les quatre ans, treize championnats du monde de cyclisme dans les différentes disciplines (route, piste, VTT…) … avec désormais le gravel. Cette perspective devient une motivation pour la FFC qui va devoir acquérir de nouvelles compétences, pour accélérer la mise en place des structures dans le pays organisateur.
Aujourd’hui, il est possible avec des drônes et des motos de retransmettre des images spectaculaires de ces épreuves en pleine nature … photo Philippe Aillaud
Les recettes télévisuelles et le sponsoring ne sont pas encore suffisantes pour nourrir de grandes ambitions
Réglementations, volonté fédérale, commercialisation, … quels pourraient être les ingrédients du développement de cette nouvelle pratique sportive ? La réglementation naitra de l’expérience UCI. Cette année nous allons vivre la 3ème édition de ces mondiaux UCI. Pour l’instant elle est peu contraignante. La volonté fédérale suivra peut-être avec la commercialisation, comme l’espère la FFC en se rapprochant d’un groupe privé et de sponsors. Il semble que les choses ont largement évolué au sein de la FFC avec l’annonce à confirmer de ce championnat national de gravel. De l’eau coulera encore sous les ponts avant de voir apparaître un sélectionneur pour une équipe de France de gravel, des stages de préparation, des écoles de formation pour les jeunes, … Les recettes télévisuelles et le sponsoring ne sont pas encore suffisants pour financer de grandes ambitions. Profitons de l’émotion que nous procure ce défrichage de terrain et saluons ce prochain championnat de France où il faudra aller pour dire plus tard : j’y étais !…
L’équipe du Bike Café vous propose une nouvelle sélection de nouveautés Gravel pour prendre du plaisir à vélo.
Les « Sélections » permettent de découvrir de nouveaux produits selon une thématique précise. Qu’ils aient été simplement repérés lors de leur mise sur le marché ou testés spécifiquement par nos rédacteurs, ils peuvent faire l’objet d’une courte description ou de retours de terrain plus complets.
Lunettes Oakley Sphaera
Testées par Laurent
Description
Le célèbre fabricant Oakley dévoile les lunettes Sphaera. Celles-ci sont équipées de la technologie de verres Prizm. La technologie Oakley Prizm Lens est censée améliorer les couleurs et contrastes, afin de mieux distinguer les détails. La monture légère O Matter est conçue pour être portée avec des casques, et est dotée d’un évent sur le devant pour assurer une meilleure circulation de l’air. Les plaquettes de nez en Unobtainium® et les manchons moulés procurent une adhérence antidérapante compatible avec la transpiration. Une seule taille est proposée (134mm).
Oakley Sphaera™️
Sur le terrain
La version que j’ai reçue est équipée de verres Prizm 24k Polarized. J’ai testé cette paire de lunettes immédiatement après le test des lunettes Rudy Project, de budget comparable. Mais finalement, les comparer est sans intérêt tant elles sont différentes. La technologie Prizm est bluffante, presque déroutante dans un premier temps, tant certaines couleurs sont renforcées, à l’instar du vert, quasiment fluo selon la végétation rencontrée.
Oakley Sphaera à l’essai sur les pistes (photo Laurent Biger)
Au fil des sorties, j’y ai pris goût. Quant aux branches, elles assurent un maintien irréprochable, qui contribue largement à la sensation de légèreté de cette paire. La ventilation est très bonne, sans être non plus excellente. Difficile de trouver à redire sur ce produit assemblé aux USA, bien que j’aurai apprécié un étui plus qualitatif, pour une paire de lunettes dépassant les 200 €.
La pompe DoubleShot de BBB offre un volume de 35 cm3 par coup. La conception innovante faite de 2 pièces comprend 4 tiges qui autorisent ce beau volume de pompage. Cette petite pompe ne mesure que 120 mm afin de pouvoir être rangée dans une sacoche de selle ou une poche arrière de maillot. Malgré un corps et un manche en aluminium, elle ne pèse que 83 g, et permet d’assurer une pression de 8 bars (116 psi), ce qui est bien assez et même au-delà de la plupart des utilisations.
De la position de stockage en haut à gauche, jusqu’à la position d’utilisation en bas à droite
Sur le terrain
J’utilise cette pompe depuis le mois de janvier, si bien qu’elle a accompagné toutes mes sorties depuis. Je modifie fréquemment mes pressions en cours de mes rides, de façon à approcher à chaque fois le meilleur compromis. Si je dois évoquer l’efficacité pure de cette pompe, je vous avoue que sur ce plan, ce fut une petite déception. En effet, malgré le beau volume annoncé, le gain est marginal et peu perceptible face à la concurrence aux formes traditionnelles. Tout comme sa tête à clipser, pas des plus étanches selon l’énergie musculaire déployée pour le pompage.
La pompe BBB DoubleShot en action durant le test du Dilecta Forçat AL (photos Laurent Biger)
Finalement, le vrai atout de cette pompe est son extrême compacité une fois pliée. Son format parfaitement rectangulaire, n’excédant pas 12 cm de longueur, est d’une forme idéale pour se glisser dans la poche arrière du maillot. En ce sens, et en plus d’un usage sportif, elle peut facilement trouver sa place en vélotaf dans une poche d’un vêtement plus urbain.
Conçu pour un usage Gravel sur des terrains plus variés que pour le pneu Cadex AR, le pneu Cadex GX (compatible tubeless) est équipé de crampons courts sur la bande de roulement, et de crampons latéraux plus importants. Il est également doté d’une protection anti-crevaison sur sa totalité (la protection anti-crevaison Dual Shield combine les technologies Race Shield+ et X-Shield ), et d’une carcasse souple tressée en 170 TPI. Proposé uniquement dans la dimension 700x40C, et dans un unique coloris, ce pneu est indiqué pour un poids de 445 g. Important, ce pneu est aussi compatible avec des jantes sans crochet (hookless), comme cela est d’ailleurs notifié sur son flanc.
Pneu Cadex GX
Sur le terrain
Première bonne nouvelle, le poids annoncé est respecté et la vérité est même en deçà : je l’ai pesé à 432 g. Quant au montage, celui-ci va se faire sur des roues Alsatrade GRV Wavy de 24 mm de largeur interne (que je vous avais présentées dans les nouveautés matos gravel d’octobre 2022), qui sont des jantes sans crochets (hookless). Là-dessus, les flancs sont parfaitement étanches car je n’ai constaté aucune porosité de liquide préventif au premier montage. En cela, j’estime que c’est un gage de qualité de fabrication.
Pneu Cadex GX sur des roues Alsatrade GRV Wavy (photo Laurent Biger)
Au roulage, je suis immédiatement conquis par la bonne souplesse de la carcasse. En cela, c’est bien conforme au tressage aussi fin de 170 TPI. Cette souplesse permet une lecture du terrain plus facile, notamment dans des conditions de forts engagements (courses et sorties dynamiques). Sur les terrains meubles, le pneu Cadex GX est plutôt rassurant, sans être un pneu spécifique non plus. Son rendement est lui aussi conforme à son poids et à son tressage en 170 TPI, c’est-à-dire élevé.
Des crampons externes qui ne protègent pas beaucoup les flancs (photo Laurent Biger)
Une sortie dans des conditions finalement bien plus engagées que prévues m’a prouvé que ce Cadex GX sait se montrer robuste, ce qui est une bonne surprise compte tenu du tressage en 170 TPI. Cependant, j’estime que les crampons externes ne descendent pas assez sur les flancs, ce qui les exposent d’autant plus à d’éventuelles coupures en terrain rocailleux. Malgré cela, j’ai beaucoup apprécié ces pneus, avant tout pour leur polyvalence, y compris sur les (courts) passages routiers, mais aussi et surtout pour leur souplesse.
Le fabricant CADEX enrichi sa gamme de selles. Après la Boost, très appréciée dans le peloton pro et amateur, voici la selle Amp. Celle-ci se veut plus étroite (145 mm) et à peine plus courte que sa grande sœur. Mais elle est également plus légère (je l’ai pesé à 134 g). Là-dessus, on retrouve les technologies de la marque qui ont fait le succès de la Boost, à savoir une coque en deux parties et un positionnement des rails (intégrés) à l’arrière de la coque afin de soulager les points de pression.
Selle Cadex Amp
La forme des rails aide également à dissiper les vibrations de la route. La conception de la partie arrière, plus relevée, améliore le support ischial et place ainsi le cycliste dans une position plus aérodynamique. Le rembourrage Particle Flow, fait de petites particules en ETPU, permet de disperser la pression sur une surface plus grande.
Selle Cadex Amp
Sur le terrain
Dans les faits, j’ai mis du temps à trouver le bon réglage (recul et inclinaison), notamment car cette selle est très courte. Mais une fois bien installé, j’ai réellement apprécié le parfait compromis entre fermeté, maintien et filtration de cette selle.
Selle Cadex Amp : un design sobre et une finition haut de gamme (photos Laurent Biger)
De par son faible poids et sa finition irréprochable, elle trouvera naturellement sa place sur un vélo haut de gamme, route et même Gravel. Par ailleurs, esthétiquement, la selle Cadex Amp est très sobre, ce qui la rend facile à intégrer à la plupart des design de vélos. Mais la selle est un élément tellement personnel qu’il convient de pouvoir l’essayer avant tout achat !
Giant Revolt Pro équipé de la selle Cadex Amp et pneus Cadex GX (photo Laurent Biger)
Rappelez vous, en 2022 je vous avais présenté en détails l’iGPSPORT 620, un compteur GPS simple et efficace. Puis en 2023, IGPSPORT montait sérieusement en gamme en présentant le GPS IGPSPORT 630, que j’avais pu tester en détail en 2023 (lien précédent). Il y a quelques mois, le fabricant chinois présentait une évolution de celui-ci, nommé sobrement 630S. Voyons ce qu’a pu améliorer ou ajouter IGPSORT à son nouveau compteur GPS ?
IGPSPORT IGS630S vs IGS630 : les différences
Le fabricant annonce une autonomie à la hausse (qui était déjà un point fort du 630) grâce à une batterie de 1700mAh. Egalement, un doublement de la capacité de stockage (passant de 8 à 16 Go). Hormis cela, on retrouve le même châssis et le même écran. Nous sommes donc toujours sur un compteur qui n’est pas tactile, mais qui s’opère uniquement avec des boutons physiques monostables.
Compteur GPS IGPSPORT IGS630S
Sur le terrain
Le stockage interne de 16 Go de mémoire est amplement suffisant pour la cartographie de type OSM gratuite, dont les régions et pays sont téléchargeables sur le site du fabricant. Bien qu’un peu basique, ce fond de carte, associé aux couleurs du système et la résolution correcte rendent la navigation simple. J’ai pu appairer facilement l’IGS630S avec mon vélo en SRAM Rival AXS. Ainsi, j’ai pu visualiser les rapports engagés en temps réel et les niveaux de batterie. En revanche, toujours pas de Wifi sur ce produit. Également, ce compteur dispose d’une fonction Climb-Pro qui va décoder les pentes détectées dans la trace GPX que vous avez préalablement chargé (via USB ou via l’application). Cette fonction iClimb-Pro a été optimisée et se montre plus précise à l’utilisation que sur le 630. L’application IGP permet la mise à jour du Firmware du dispositif (en Bluetooth), de retrouver ses parcours, et de les synchroniser avec d’autres applications, comme Strava. Aussi, elle permet d’assurer la communication entre le smartphone et le compteur (entre autres pour chargeur un parcours).
Les indications spécifiques pour les ascensions ont été améliorées (photo Laurent Biger)
Les points forts du 630S sont clairement son autonomie et son bon rapport qualité / prix. L’affichage a un peu évolué sur cette version 630S, avec notamment plus de couleurs et une personnalisation plus poussée. À noter également la possibilité de routage pour retourner sur la trace et surtout le “retour direct”, qui peut être bien pratique. Hormis cela, ce modèle est très proche du 630 et en reprend donc les avantages sans en gommer non plus tous les inconvénients (voir tous les détails dans mon test complet de l’IGS630). À savoir un compteur GPS accessible financièrement, d’une bonne autonomie, robuste, mais toujours doté d’une ergonomie discutable et d’une traduction hasardeuse. Mais finalement, ce compteur GPS a le mérite d’être un outsider crédible face à des concurrents certes plus aboutis mais bien plus onéreux aussi.
L’écosystème IGPSPORT : une gamme de plus en plus complète.
Dans un prochain essai, je vous partagerai mon retour sur le feu arrière SR30 qui intègre un radar, pouvant s’appairer avec l’IGS630S.
Cette nouvelle fourche Cane Creek Invert est la première fourche inversée, proposée pour le gravel. Elle s’intègrera sur tous les vélos dotés d’un cintre dropbar.
La marque américaine est spécialisée dans les fourches et autres composants suspendus, comme la potence 2.0 eeSilk articulée testée par Philippe.
Bike Café avait consacré un article complet aux fourches suspendues pour le gravel. Cette nouvelle fourche gravel Cane Creek annoncée à moins de 1 000 g en version SuperLight (SL) semble être la plus légère du marché.
Le pivot et le té sont en carbone, raccordés à un châssis en aluminium. L’amortissement est confié à une cartouche pneumatique ajustable en pression, selon le poids du pilote et ses besoins.
Deux modèles de Cane Creek Invert sont proposés : Invert SL et Invert CS,
Invert SL : modèle minimal et ultraléger avec un débattement légèrement réduit.
Invert CS : doté d’un bloquage nommé Climb Switch et offrant 10 mm de débattement supplémentaire pour affronter les routes plus accidentées.
Picture by Zac Williams/SWpix.com - 24/03/2024 - Cycling - 2024 Gent Wevelgem in Flanders Fields -
La marque historique française Time, rachetée par Sram en 2021, réorganise et simplifie sa gamme de pédales route et VTT afin de faciliter la comparaison des modèles et le choix des pédales. De nouvelles fonctionnalités voient aussi le jour sur les modèles premium.
Time est une marque historique française créée en 1987 par Roland Cattin à Vaulx-Milieu (Isère). Les pédales route ont été très utilisées par les plus grands coureurs professionnels comme Greg Lemond, Laurent Fignon ou encore Tom Boonen. La marque a d’ailleurs équipé tous les vainqueurs du Tour de France de 1988 à 1999. Rachetée par Rossignol en 2016, la marque a été ensuite rachetée par Sram en 2021, avec une unité de production basée à Coimbra au Portugal. Time propose deux gammes de produits : route et VTT.
Photo d’ouverture : vélo de Mads Pedersen, vainqueur de Gent-Wevelgem, sur pédales Time XPRO. Photos : Time.
Gamme route Time
Sur la gamme de pédales route et triathlon, cinq modèles sont proposés : XPresso 4, XPresso 6 et XPRO 10, 12 et 12 SL (super Light), de 70 à 490 euros.
Les pédales route bénéficient de la technologie brevetée ICLIC (système d’arceau pré-ouvert quand la cale n’est pas engagée, un levier vient fermer l’arceau quand le pied appuie dessus).
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La surface d’appui est de 725 mm2, contre 705 mm2, par exemple sur la Look Keo Blade.
Tous les modèles bénéficient d’une liberté angulaire de +/- 5 degrés et d’1,25 mm de liberté latérale. Il est aussi possible de choisir des cales fixes n’offrant aucune liberté (angulaire et latérale).
Les 3 modèles route présentés ci-dessous possèdent des caractéristiques communes :
Enclenchement de la cale rapide et facile.
Trois positions de réglage de la dureté de la lame en carbone.
Distance axe-semelle réduite (environ 14,7 mm) pour une amplitude de mouvement optimale.
Cales fournies à l’achat des pédales.
Pédale Time route XPRO 12 SL
La pédale XPRO 12 SL : le nec plus ultra de la technologie. Découvrez les pédales de route les plus légères et les plus ergonomiques du marché. Le corps en carbone de la XPRO 12 SL et son design spécial forment une structure d’exception pour transférer la puissance de vos jambes à la route. Le transfert de puissance et la stabilité ont aussi été améliorés grâce à une surface d’appui de 725 mm2, encore élargie par rapport aux 700 mm2, déjà confortables, qu’offre la pédale XPRESSO. Le système ICLIC, à préouverture, associe engagement intuitif et confort supérieur.
Combinée avec une cale ICLIC Float, cette pédale laisse à la chaussure une certaine liberté angulaire et latérale lorsqu’elle est enclenchée, pour réduire les tensions au niveau du genou. Les pédales TIME XPRO sont disponibles en trois longueurs d’axe pour élargir le choix d’options d’ergonomie.
Enfin, la pédale XPRO 12 SL est pourvue de roulements en céramique, pour gagner quelques watts et d’un axe évidé en titane ultra-léger, pour un poids total de seulement 87,3 grammes par pédale. La lame en carbone propose également trois positions de réglage pour optimiser la dureté d’enclenchement. La distance axe-semelle réduite permet de maintenir la semelle au plus près du centre de l’axe de la pédale. Associée à la grande surface d’appui, cette caractéristique favorise un rendement et un confort incroyables du pédalage. Poids maximal recommandé : 90 kg.
Prix : 490 €
Pédale Time route XPRO 12
Pédale de prédilection des meilleurs coureurs en raison de sa légèreté et de son design ergonomique, la XPRO 12 permet de rouler pendant des heures sans causer de quelconque gêne. Avec son corps en carbone et son axe en titane, la pédale XPRO 12 associe légèreté exceptionnelle et robustesse. Sa surface d’appui de 725 mm2 permet un transfert efficace de la puissance et garantit une stabilité vitale. Vos sprints et vos efforts explosifs en bénéficieront. La coque inférieure améliore l’aérodynamisme de la pédale et protège la lame en carbone.
Le système de préouverture TIME ICLIC breveté assure un enclenchement facile et rapide, pour des départs explosifs. Combinée avec une cale ICLIC Float, cette pédale laisse à la chaussure une certaine liberté angulaire et latérale lorsqu’elleest enclenchée, pour réduire les tensions au niveau du genou.
Les pédales TIME XPRO sont disponibles en trois longueurs d’axe pour élargir le choix d’options d’ergonomie. La lame en carbone dispose de trois positions de réglage pour ajuster avec précision la dureté du mécanisme de serrage. La pédale XPRO 12 est dotée d’un axe en titane qui limite le poids du cycliste à 90 kg.
Prix : 340 €
Pédale Time route XPRO 10
La pédale XPRO 10 propose un rapport prix-performances idéal dans une pédale prête à courir légère et ergonomique. La pédale optimise le transfert de puissance et la stabilité grâce à une large surface d’appui de 725 mm2. La coque inférieure améliore l’aérodynamisme de la pédale et protège la lame en carbone. Le système de préouverture ICLIC de TIME breveté assure un enclenchement facile et rapide. Les pédales TIME sont conçues pour ne produire aucune gêne. La dureté du système de fixation s’ajuste avec précision grâce à trois positions de réglage au niveau de la lame en carbone.
Les pédales TIME XPRO sont disponibles en trois longueurs d’axe pour élargir le choix d’options d’ergonomie. La distance axe-semelle réduite garantit une amplitude de mouvement optimale. Avec son axe en acier évidé, la pédale XPRO 10 se montre à la fois légère et résistante.
Prix : 180 €
Nouveautés :
Les modèles XPRO sont disponibles en trois longueurs d’axe différentes pour s’adapter au mieux à la morphologie du cycliste (51, 53 et 57 mm) et intègrent aussi le réglage de liberté angulaire et de liberté latérale
Il est maintenant possible d’ajuster la tension de la lame carbone sur 3 niveaux pour régler la raideur d’enclenchement.
Les modèles XPRESSO sont maintenus avec 2 références : XPRESSO 6 (105 €) et XPRESSO 4 (70 €), toutes les deux dotées de la technologie IClic.
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Gamme gravel, cyclo-cross et XC
Les 3 modèles décrits ci-dessous proposent un enclenchement et un engagement faciles grâce à la technologie propriétaire de Time, l’ATAC (Auto Tension Adjustment Concept) qui contrairement au système SPD s’enclenchant à l’arrière, est un système positionné sur l’avant de la pédale.
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“L’ATAC permet un grand angle d’entrée pour un engagement positif qui permet un mouvement naturel du pied. De plus, une pédale propre est une pédale efficace. Chaque fois que vous enclenchez, ATAC élimine la boue et les débris au fur et à mesure”, commente Benjamin Marinier, chef de produit pédale chez Time.
Les 3 modèles gravel et VTT présentés ci-dessous possèdent des caractéristiques communes :
Enclenchement et engagement faciles.
Evacuation de la boue à l’enclenchement.
Réglage de la dureté.
Cales fournies avec l’achat de pédales.
Pédale Time ATAC XC 12
Modèle le plus léger de la gamme VTT, la pédale ATAC XC 12 a été conçue spécialement pour les départs rapides et la vitesse des sentiers. La pédale haut de gamme XC de TIME favorise également le confort grâce à son design ergonomique. Tout débute avec un enclenchement facile, grâce au large angle d’entrée, pour un engagement intuitif de la cale. Une fois les chaussures enclenchées, profitez pleinement des caractéristiques des pédales ATAC XC 12 : liberté de mouvement latérale et angulaire pour réduire le risque de blessures et la fatigue musculaire.
Le design de la pédale évacue automatiquement la boue et les débris à chaque enclenchement. Légère et solide, avec son axe en titane et son corps en acier, la pédale ATAC XC 12 offre un enclenchement toujours facile grâce au réglage de la dureté selon vos besoins et préférences. Cette pédale convient également à la pratique du gravel et du cyclocross.
Prix : 330 €
Pédale Time ATAC XC 10
La pédale ATAC XC 10 est la pédale préférée des compétiteurs en raison de sa légèreté et de son ergonomie. Elle présente un corps en carbone synonyme de légèreté, un axe évidé en acier synonyme de durabilité et un réglage de la dureté pour répondre à vos besoins. Liberté de mouvement latérale et angulaire pour réduire les risques de blessures et la fatigue musculaire. Le design de la pédale évacue la boue et les débris à chaque enclenchement.
La pédale ATAC XC 10 offre un enclenchement toujours facile grâce au réglage de la dureté selon vos besoins et préférences. Cette pédale est un excellent choix pour le cross-country, le gravel ou le cyclocross.
Prix : 165 €
Pédale Time ATAC XC 6
La pédale ATAC XC 6 est une option de choix si vous recherchez une pédale de cross-country performante bénéficiant d’un excellent rapport qualité-prix. La pédale se distingue par une excellente ergonomie, un axe évidé en acier synonyme de durabilité, un corps en composite et un réglage de la dureté pour personnaliser le ressenti sous la semelle. Le design ATAC garantit un enclenchement facile et la conception ajourée évacue automatiquement les saletés à chaque enclenchement de la pédale.
Les alternatives au maillot moulant, style peloton du Tour de France, sont de plus en plus nombreuses. Avec les beaux jours, certains ont déjà adopté la T-Shirt attitude. Nous vous avions déjà parlé de la chemisette et voici que le vêtement le plus populaire au monde : le tee-shirt, s’invite également dans le monde composite du gravel. Le port du T-Shirt qui est déjà courant dans le monde du BMX et du VTT, touche désormais ceux qui, venant de la route, se libèrent de l’uniforme moulant du routard. Le gravel casse les codes du classicisme qui régnait dans le monde du vélo traditionnel. On s’autorise à rouler comme on veut, en bannissant l’uniformité.
Pour moi, l’image du T-Shirt remonte à James Dean symbole du rebelle de la Fureur de vivre. La cigarette a disparu des images et le T-Shirt est resté – Photo DR
Le T-Shirt
La marque “Fruit of the Loom” a été la première à produire des T-Shirts en 1851 …
Sourec Wikipédia
Fabriqué en tissu maillé, généralement en coton, le T-Shirt était autrefois un sous-vêtement. Son nom vient de sa forme très simple en forme de T. Il a conquis par la suite son statut de vêtement à part entière, marquant la décontraction de celui ou celle qui le porte. En remontant l’histoire trans-générationnelle de cet objet “culte”, j’ai découvert que la marque pionnière de la production de T-Shirt était Fruit of the Loom en 1851 : au 19ème siècle. C’est par le sport et le cinéma que ce T-Shirt est devenu populaire. Peut-être trop car actuellement, par sa sur-production consumériste, il a un impact défavorable sur l’éco-système de notre planète.
L’apparition de ce T-Shirt dans le vestiaire du cycliste prend son origine dans la volonté de rouler “différent” qui a accompagné l’apparition de nouvelles pratiques. Le monde du BMX, puis celui du VTT se sont emparés de ce symbole de liberté, porté comme un “étendard” identitaire. Ce symbole de rébellion colle bien à l’esprit pionnier de ceux qui se sont écartés du côté conventionnel du vélo.
Le gravel a cherché également à affirmer sa différence, par le vêtement, dans ce monde du vélo relativement cloisonné. Pour cela, il a pioché dans ce qui existait, en affinant progressivement son identité. Les nouveaux pratiquants, venant de la route ou du VTT, ont apporté leurs habitudes vestimentaires et la porosité qui s’est installée entre ces 2 univers a fonctionné. Ces cyclistes d’un nouveau genre ont adapté le “costume” à ces vélos, qui ont évolué grâce aux emports de type bikepacking placés sur les cadres. Le vélo est devenu le “porteur” de tout ce que nous avions tendance à bourrer dans les poches de nos maillots cyclistes. Les petites sacoches de guidon ou de cadre sont devenues nos vide-poches. La pompe se fixe sur le porte-bidon, les outils dans un bidon porte-outils. Le corps du cycliste se libère de ce poids et le look devient plus “humain” et peut-être moins genré. Pour le bas, on peut adopter short ou cuissard cargo, pour éventuellement glisser ce que l’on a de plus précieux dans une poche.
T-Shirt attitude : le choix s’élargit
J’utilise souvent pour rouler en gravel au printemps et en été des T-Shirts vélo. Dans cet article je reprends en synthèse la présentation des produits que je possède depuis 2022 et qui sont toujours au catalogue 2024. Chaque année, des nouveautés apparaissent dans ce segment du gravel très créatif. Les annonces récentes de Gobik et de Q36.5, m’ont confirmés que l’offre T-Shirt n’était pas à négliger et qu’elle figurait en bonne place dans la panoplie du pratiquant et de la pratiquante gravel. Ces 2 nouveautés sont qualifiées de “Tech” : sans doute pour affirmer une différence par rapport au T-Shirt banal en coton que l’on trouve partout. Par ailleurs, comment ne pas mentionner une des marques la plus créative du moment : le Café du Cycliste qui propose un T-Shirt avec des poches et même mieux : un débardeur féminin muni de poches également …
Tee-shirt gravel Gobik Tech Solid Magnet
Photo Gobik
La marque espagnole Gobik est créative et colorée. Elle nous propose ce Tech Solid Magnet qui contraste avec ses produits habituels très fittés. Elle met en avant sa légèreté et sa respirabilité. Les finitions thermocollées sur les manches et la ceinture optimisent le confort et le look est moderne et décontracté.
En complément, Gobik propose un cuissard cargo avec différentes couleurs ou un short pour compléter votre équipement.
Tissu à la structure idéale pour évacuer l’humidité.
Le T-Shirt Adventure Tech se combine ici avec un short – Photo Q36.5
Conçu pour s’adapter aux sorties sur gravier de toutes distances et de tous niveaux d’intensité, le tee-shirt Q36.5 Adventure Tech présente un niveau de confort décontracté, associé à un mélange de laine mérinos intelligent. Le matériau exclusif retient la chaleur de votre corps dans des situations plus fraîches tout en permettant au haut du corps de respirer une fois que l’effort vous chauffe. Une petite poche zippée à l’arrière permet de loger ce qui est précieux.
La marque niçoise du “poisson volant” n’est pas en reste avec Betty et Julia … Betty est un T-Shirt avec des manches trois quarts, une structure de poches renforcée avec trois poches cargo dont une conçue pour un téléphone et une couleur contrastée. Julia est un débardeur avec une coupe décontractée spécifique aux femmes qui sera idéal pour les journées plus chaudes et les itinéraires plus difficiles. Il possède également des poches cargo.
Photo Café du Cycliste
Tee-shirt vélo Betty
3 poches cargo dont une spécifiquement dédié au téléphone
Pour ma part, bien que “routard” à la base, n’ayant jamais chevauché un BMX et ayant fait du VTT basique en complément de mon entraînement de coureur à pied, j’ai pourtant adopté cette T-Shirt attitude. Je possède plusieurs modèles : Gore Wear, Sportful, Alé Cycling et 7Mesh. Le verbiage marketing de rigueur évoque un positionnement typé aventure qui devrait plaire : Explore, Desperado, Cruise, …
Tee-shirt Wear Explore
Gore Wear version gravel – photo Bike Café
J’écrivais en 2022 : “Le maillot tee-shirt possède une petite poche zippée dans laquelle on peut glisser des clés. Ce maillot est super sympa à porter. Il reste près du corps sans être moulant. C’est important de ne pas se retrouver avec un tee-shirt qui fait drapeau quand on roule. Le short est très bien fichu … Sobre et technique, il pourra se laver facilement à l’étape et sécher très rapidement.”
Très bon produit que je porte en version loisir. Un seul regret : le prix élevé qui trouve en partie son explication dans l’utilisation de la laine mérinos et des tissus techniques associés. La qualité de fabrication GORE se paie, mais la durée dans le temps permet d’amortir l’investissement.
Même sur des pistes rugueuses, le contenant des poches ne bouge pas.
Testé en 2022, voici un T-Shirt avec des poches dorsales. Voici mon avis de l’époque : “On a affaire ici à un véritable tee-shirt, plus épais et plus qualitatif qu’un tee-shirt du commerce. La matière est douce et l’apport de 35% de coton dans le mélange textile apporte ce confort. Le design est sobre sans marquage ostentatoire. Dans le dos, les 3 poches typées vélo sont d’une bonne profondeur. Une bande silicone est intégrée dans l’ourlet du bas du dos qui est légèrement froncé pour faire en sorte que le tee-shirt ne remonte pas. J’a bien chargé mes poches au maximum. Cela a pour effet de tirer un peu sur la matière plus détendue que celle d’un maillot de vélo classique très près du corps. Rien de gênant cependant.”
Voilà ce que je disais de ce T-Shirt en 2922 : “Équipé de la tête aux pieds, me voilà sillonnant les belles pistes et les DFCI de ma région. La chaleur est intense et il faut surveiller l’autorisation d’accès qui peut être levée à cause des risques d’incendies. Le tee-shirt, ce n’est pas une surprise vu son poids, est agréable à porter, le mérinos joue parfaitement son rôle de régulateur thermique.”
53 % polyester, 47 % laine mérinos
Poids : 126 g
Polyvalent : fonctionne à la fois sur et hors du vélo
Mélange laine mérinos/polyester thermique / sans odeur
Ce que j’en disait en 2022 … “Ce tee-shirt présente toute les qualité d’un maillot de vélo, mais son look typé outdoor permet au cycliste d’être plus discret, moins cyclard. Le test effectué démontre que ce tee-shirt est extrémement agréable à porter. Il absorbe bien la transpiration et ne produit pas de mauvaises odeurs, même si on le remet le lendemain pour l’étape suivante. Légèrement chiné, le choix des couleurs est également ciblé gravel : grenat, bleu ou ocre.“
Tissu en laine mérinos Stretch Wool, élastique, respirant et à séchage rapide pour une régulation optimale de la température corporelle
Vous avez le choix … Les modèles que je vous ai présentés rapidement dans cet article ne sont pas exhaustifs car je n’ai pas exploré toutes les marques. Vous pouvez aussi bien utiliser un T-Shirt de votre garde-robe urbaine … Ce sujet sur les T-Shirts est simplement pour souligner que ces produits existent, si vous décidez de sortir du classicisme ambiant du vélo. Ces maillots, inspirés du BMX et du VTT, sont symboliques de la porosité des genres que le gravel peut apporter au vélo.
C’est au travers du test réalisé par Laurent en 2020 que j’ai découvert ce vélo pour la première fois. Je dois avouer que ce La Piste m’avait interpellé. Depuis sa sortie, j’ai suivi d’un œil attentif les différentes évolutions apportées. C’est donc avec une certaine excitation que j’ai abordé l’essai de cette version 3. Photo de couverture : Matthieu Amielh.
Si vous êtes impatient de découvrir ce LaPiste V3, je vous invite à regarder la video. Sinon, un peu de lecture vous attend.
Retrouvez notre vidéo du Sauvage Lapiste V3 sur notre chaîne YouTube !
Présentation du Sauvage LaPiste v3
Le cadre tout d’abord, qui constitue l’essence même de ce vélo, est en tubes titane de grade 9 (3Al/2.5V) en double épaisseur. Sur les points stratégiques tels que douille de direction, boite de pédalier et coquilles de pattes arrière, on change de matière pour du grade 5 (6Al/4V). Un cadre aux soudures non polies mais joliment réalisées, très esthétiques.
Photo Philippe AILLAUD
À partir de ce cadre, les possibilités de montage sont nombreuses, vous trouverez sur le site un configurateur pour choisir roues, transmission, périphériques, selle, pneus,…. On est d’ailleurs en présence d’un exemplaire avec options, que l’on détaillera plus bas.
Quoi de neuf sur ce Sauvage LaPiste v3 ?
Les apports de cette version v3 sont les suivants :
Il est mieux pourvu en en inserts (tube diagonal, dessus et dessous, tube de selle et tube horizontal) ;
Il présente des marquages très qualitatifs, désormais réalisés au laser, par sablage et par gravure (douille de direction) ;
Le constructeur a augmenté le nombre d’œillets pour porte bagages et garde-boue arrières ;
Un cheminement des gaines et câbles en interne a été pensé, tout en conservant une potence standard et avec un passage prévu pour une tige de selle télescopique ;
Le tube de selle est légèrement courbé, pour éviter de rallonger les bases, et ainsi offrir un meilleur dégagement du pneu et permettre la fixation du garde-boue ;
La compatibilité est maintenant assurée avec une patte de dérailleur au format UDH ;
Enfin, la fourche, désormais, est de conception Sauvage et dont la hauteur spécifique rend le vélo compatible avec les fourches télescopiques.
Détails de finition – Photos Philippe AILLAUD (à gauche) et Jean-Louis PAUL
Beaucoup de petites améliorations qui, mises bout à bout, contribuent à gommer certains défauts pointés par les utilisateurs des versions précédentes. Preuve que Sauvage prend en compte les retours terrain de ses clients.
La géométrie du Sauvage Lapiste V3
On retrouve la géométrie “signature” du LaPiste : top tube peu long, potence courte et bases courtes.
Autour de ce cadre, le montage présenté ici est dans une approche Off-Road bien marquée avec :
Des roues en Aluminium, modèle Duke World Runner (JP Racing), en 22,5 mm de largeur interne, 25 mm de hauteur, chaussées de pneus Hutchinson Touareg en 700 x 50 mm (mesurés à 52 mm de largeur) et montés en tubeless ;
Un groupe SRAM en 2 x 12 – Rival AXS – sans fil donc, avec un pédalier en 46×33 et une cassette en 10×36 ; le freinage complète ce groupe avec des disques en 160 mm ;
Enfin, une potence maison “88” en titane, de longueur 85 mm avec 5° d’angle.
Pour finir le tour de LaPiste, au niveau des périphériques, on va trouver du Ritchey avec une tige de selle alu, associée à une selle San Marco. Le cintre alu d’origine, signé Ritchey également est un modèle VentureMax, avec une zone aplatie pour un confort accru, un flare plutôt prononcé (40°) et un drop réduit (120 mm).
Ce qui donne au final un vélo au poids vérifié – sans pédales ni porte-bidons – de 9,6 kg, en taille 51 (164/170cm). Un vélo qui respire le sérieux, avec une belle finition et ce look incomparable du titane brut.
À noter, le coté épuré du montage, dû en grande partie à la transmission sans fil – Photo Jean-Louis PAUL
Sur le terrain avec le Sauvage LaPiste v3
Ce test s’est déroulé comme tout bon Gravel s’entend – “One For All”, à savoir “un seul vélo qui les remplace tous” – sur bitume, chemins et sans oublier des singles.
Photo Philippe Aillaud
Dès qu’on s’installe sur le vélo, la position paraît naturelle, légèrement relevée, mais avec une allonge agréable pour agripper les cocottes. Un écartement des bras qui me convient parfaitement, merci le cintre large. Les premiers kilomètres sur le bitume révèle un rendement honorable, les pneus n’étant pas très cramponnés. Le confort est top, le vélo file bon train. Certes, le volume global des pneus ajoute de l’inertie, mais celle-ci, une fois vaincue au démarrage, devient notre alliée ne l’oublions pas !
Play !
On ne met pas longtemps à rejoindre les sentiers… et là, on découvre le vrai ADN de ce vélo : fait pour s’exprimer dans la nature.
Photo Philippe Aillaud
Un vélo joueur, vif et remarquablement “facile” ; oui, facile à placer dans les passages techniques, facile à basse vitesse – ce qui est très sécurisant – avec une direction précise et directe. Bien aidé en cela par ce cintre Ritchey VentureMax, un modèle que j’ai beaucoup apprécié tant pour son confort et filtrage que pour les différentes possibilités de préhension. J’ai trouvé le flare et le drop bien adaptés, mettant à l’aise dans les passages les plus engagés. L’écartement des poignets et la position basse permettent un contrôle aisé. Ce cintre va intégrer le Hall of Fame de mes périphériques favoris, c’est sûr !
Le cintre Ritchey VentureMax – Photo Jean-Louis PAUL
Les passages par les singles sont une vraie source de plaisir. L’équilibre et la maniabilité du vélo y font merveille. La géométrie du vélo et notamment la répartition du poids avant/arrière y est pour beaucoup.
Dans les courbes rapides, que l’on roule sur bitume ou chemins, une fois inscrit dans le virage c’est un rail, les mains bien calées en bas du cintre.
Un mot sur les pneus Hutchinson Touareg – déjà testés sur votre site préféré, qui ont assuré avec leur ballon généreux en taille 50 ; je les ai roulés en basse pression (1,2/1,4 bar pour AV/AR) où le grip était parfait tant en montée instable, pour assurer une bonne motricité, qu’en descente technique.
Rajouter un peu de pression (1,4/1,8) m’a permis de gagner du rendement sur les longues ascensions, ce que j’ai apprécié lors d’une longue ascension dans les Maures. Ce pneu est un allié sans souci, je n’ai rencontré aucune crevaison sur les 500 km du test, malgré la caillasse hostile de nos sentiers sudistes. Cette belle résistance est à mettre au crédit, notamment, de la protection HardSkin intégrée aux flancs. Ces mêmes flancs qui peuvent venir ternir un peu les qualités de confort avec leur raideur intrinsèque. C’est ce que l’on appelle l’avantage de ses inconvénients 😉
Le syndrome de la crevaison fantôme
Malgré une vérification de la pression avant chaque sortie, il m’est arrivé plusieurs fois sur le terrain de sentir un moelleux à l’arrière me faisant craindre une crevaison. Il n’en était rien, c’est simplement un effet confort / souplesse de la partie arrière qui peut déconcerter. Mais ne croyez pas que le cadre n’est pas réactif, en danseuse ou lors des sprints-pancarte, vos watts ne seront pas gâchés !
Caractéristiques du Sauvage LaPiste v3
¨Photo Philippe Aillaud
Cadre – Titane double butted garanti 50 ans – Finition polie / logo gravés et microbillés
Fourche Carbon 88 Gravel (440 g, clearance 50 mm)
Groupe SRAM Rival Axs 2×12 (43/30 x 10/36)
Freinage SRAM Rival 160 mm
Roues Aluminium Duke World Runner (22,5 mm interne, 25 mm de haut)
Pneus Hutchinson Touareg 700×50 mm
Cintre Ritchey VentureMax Aluminium , largeur 43 cm, flare 40°, drop 120 mm
Hauteur fourche / compatibilité : 410 mm / toutes fourches Gravel suspendues
Perçage tige de selle télescopique : oui
Collier dérailleur avant : 34,9 mm
Il existe beaucoup d’autres possibilités de montage, citons par exemple :
Fourche carbone Aventure 88 avec passage de câble de dynamo en interne ;
Roues Shimano Alu GRX, Duke Carbone ;
Tige de selle télescopique Fusion 50 mm ou modèle titane ;
Autres transmissions : groupe Shimano GRX 610/820 mono ou double plateau, Sram Apex AXS, Rival XPLR AXS et Force AXS XPLR mono ou double plateau et configuration Mullet possible (Sram Apex Eagle plateau de 40 dents associé à une cassette Eagle 11/50).
En version de base, le prix du vélo complet est à 2.720 € avec fourche carbone, groupe Shimano GRX400 double 2×10, roues Shimano alu GRX chaussées de pneus Hutchinson Touareg 40 mm, cintre, potence et tige de selle aluminium Ritchey.
Prix du modèle testé ici : 3889 €, avec les options (groupe, roues, pneus, potence).
Pour conclure
Photo Philippe Aillaud
Vous l’aurez compris à la lecture de cet essai, j’ai pris beaucoup de plaisir au guidon de ce vélo.
Un vélo joueur, et ce n’est pas un qualificatif usurpé ; ce côté joueur déteint sur le pilote, car on ose des sentiers “pour voir” et… ça passe, et plutôt facilement. Un régal ! attention, on y prend goût et en montée comme en descente on peut finir cramé… ou au tas !
En points d’améliorations, mais tout est fonction du programme auquel on destine le bike, je mettrais un bémol sur le choix des plateaux, peu adaptés au relief des collines marseillaises, où j’ai parfois peiné avec le plateau en 33, pensant très fort au modèle 43/30 disponible chez SRAM… Il en est de même pour les pneus, que l’on peut envisager moins généreux selon votre environnement naturel… et votre pratique, mais ça risque d’assagir le vélo.
Si vous venez du VTT, ce LaPiste va vous plaire : il sera le médiateur idéal qui va vous faire aimer le Gravel. Permettant de trouver des sensations de pilotage très fun à son guidon, et facilitant les liaisons sur bitume, entre deux massifs par exemple.
En bref, un vélo qui est une belle interprétation de ce que peut signifier le terme “Gravel”, à savoir la polyvalence.
Vélo testé en taille 51 (164/170 cm) – pedigree du testeur : 1,68 m / 72 kg / 76,5 cm d’entrejambe
(Bike Café a pu tester en avant-première ce nouveau Dilecta Forçat AL). Quand l’opportunité de ce test s’est présentée, j’ai hésité. Oui, car il me faut plus qu’un nom, un héritage ou une image. Ces notions touchent à l’émotion, chose qui m’est interdite si je veux rester objectif et rationnel dans mon analyse. Aussi, si j’ai accepté ce test, c’est tout simplement car le matériau utilisé, l’aluminium, a attisé ma curiosité. Je voulais savoir quels arguments avancent Dilecta, à travers ce Forçat AL, pour espérer émerger d’une fourchette de prix où les bons cadres en acier et les entrées de gamme en carbone sont présents. Et finalement, je ne regrette pas mon choix.
Dilecta Forçat AL (photo Philippe Duroc)
Dilecta : un héritage
Ne pas céder à l’émotion ne veut en aucun cas dire ne pas connaitre l’histoire. Bien au contraire. Pour comprendre les choix techniques du présent, il faut souvent plonger dans les racines du fabricant. En ce sens, Dilecta ne fait pas exception. En 1913, Albert Chichery crée les cycles Dilecta dans la commune de Le Blanc (36). L’entrepreneur qui fut par la suite homme politique (député de l’Indre) fut coureur cycliste de niveau régional. Puis, il arrête les courses, ce qui marque le début de l’aventure Dilecta. Les cycles Dilecta se développèrent rapidement dès l’ouverture de l’usine du Blanc au début du XXème siècle. En 1913, l’atelier fabrique environ 1.000 vélos.
Des vélos aux obus
L’année suivante, la Première Guerre mondiale éclate. Albert Chichery est mobilisé mais vite réformé. Dés lors, l’usine est réquisitionnée par l’État pour produire des gaines d’obus. À la fin du conflit, l’usine reprend la fabrication de cycles avec environ 15.000 vélos par an qui sortent des ateliers où travaillent 150 ouvriers.
Dans les archives de Dilecta (photo Dilecta)
À partir de 1937, les cadres et vélos de route sur mesure, destinés aux coureurs professionnels Dilecta, sont fabriqués dans un nouvel atelier à Tours. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’usine est à nouveau réquisitionnée. À l’issue du conflit, l’usine reprend son activité et accroit sa capacité de production. Toujours pour Dilecta, mais aussi pour Dion-Bouton, les Cycles JB Louvet, et Helyett. Dès lors, l’usine produit jusqu’à 25000 vélos par an.
Une saga industrielle, mais aussi sportive
Enfin, en 1968, après 55 ans de présence sur le marché du cycle et plus de 36 saisons cyclistes professionnelles au plus haut niveau, la saga Dilecta prend fin. Le palmarès sportif de Dilecta est éloquent. Il est décrit et illustré de belle manière sur cette page du fabricant.
Tour de France 1966 : André Darrigade et Jean-Claude Lebaube portant le maillot jaune (photo Dilecta)
Là-dessus, je vous conseille ce podcast où Eric Vanhaverbecke, aujourd’hui à la tête de Dilecta, répond aux questions de Patrick, qui avait d’ailleurs testé le Dilecta Le Blanc. Mais également, ce recueil créé par les Amis Cyclos Blancois, particulièrement bien illustré.
Dilecta Forçat AL : présentation
Les couleurs de ce cadre qui se découvre devant moi sont d’une rare élégance. Sans aucun doute, je suis en présence d’un vélo qui a du sang italien, malgré son histoire française. Le coloris de mon exemplaire, Vert Reseda, est très réussi. Notamment l’intérieur rouge de la fourche qui apporte une touche élégante et raffinée, et qui pourrait même rappeler les semelles rouges des escarpins Christian Louboutin.
Le coloris Vert Reseda s’accorde à merveille avec l’intérieur rouge de la fourche (photo Laurent Biger)
Les courbes du cadre sont classiques, les soudures discrètes et la finition de très haut niveau. Équilibre est le premier mot qui me vient à l’esprit en observant la ligne de ce Forçat. Si sa fourche est intégralement en carbone, le cadre est réalisé avec des tubes en aluminium de la classe 7005 Firelight Competition de chez Dedacciai. Une société transalpine qui fournit les meilleurs cadreurs depuis une trentaine d’années.
Le cadre est réalisé en Italie avec des tubes de la classe 7005 Firelight Competition de chez Dedaccia (photos Laurent Biger)
Ce cadre est donné pour un poids autour de 1,5 kg en taille 54, ce qui en fait un cadre aluminium parmi les plus légers du marché. Là-dessus, le poids de la fourche Gravel Carbone est donné pour 500 g. Soit un kit cadre autour de 2 kg. À noter, trois emplacements de fixations pour porte bidons, ainsi que des fixations pour garde boue et porte bagage.
Un kit cadre bien équipé avec de nombreux inserts (photo Dilecta)
Quant au boitier de pédalier, il est fileté (format BSC). Ce kit cadre est compatible pour des roues de 700 et 650b, jusqu’à des sections de pneumatiques de 700x47mm ou 650bX50mm.
Focus sur le boitier de pédalier fileté et les discrètes soudures (photos : Dilecta et Laurent Biger)
Géométrie
Géométrie du Dilecta Forçat AL
Sa géométrie est conventionnelle, avec des bases de 430 mm, et des angles classiques. Je note cependant un angle de direction de 72° pour cette taille 56 (et même plus pour les tailles supérieures), ce qui est plutôt élevé comme valeur sur un cadre Gravel. J’y reviendrai plus tard pour évoquer les conséquences sur le terrain.
Groupe et périphériques
Quant à la transmission, elle se compose d’un pédalier Shimano GRX 810 équipé d’un seul plateau de 40 dents. Là-dessus, on trouve une cassette Shimano Deore CS-M8000 XT en 11-40 dents et un dérailleur de la gamme GRX-800. A l’opposé, côté cintre, je retrouve des leviers Shimano également de la gamme GRX-800, tout comme les étriers de freins. Je ne reviendrai pas plus sur ce groupe japonais 11 vitesses, désormais ultra éprouvé.
Shimano GRX 11 vitesses : un groupe ultra éprouvé (photo Laurent Biger)
Du côté des périphériques, c’est avec un certain plaisir que je retrouve des références Deda Elementi, de la série Gravel 100 pour le cintre et de la série ZERO1 pour la potence et la tige de selle. Eux aussi sont italiens, et sont faits d’aluminium 7075. Quant à la selle, c’est aussi une production italienne de qualité : Italia SLR Boost.
Périphériques Deda Elementi : un excellent rapport qualité prix pour le Gravel (photo Laurent Biger)
Les roues
Équipées d’un corps de roue libre au standard Shimano HG11, cette paire de roues Fulcrum Rapid Red 3 trouve esthétiquement sa place sur ce montage. D’une largeur interne de 24 mm et d’une hauteur également de 24 mm, ces roues en aluminium (6082, T6) accusent un poids non négligeable, autour de 1740 g la paire. Enfin, des pneus Hutchinson Touareg en 700×40 mm montés tubeless, équipent cet exemplaire.
Roues Fulcrum Rapid Red 3 (photo Laurent Biger)
Dilecta Forçat AL : le test terrain
L’ aluminium, décrié et plébiscité
Ces dernières années, l’aluminium a plutôt mauvaise réputation dans l’univers Gravel. Le plus souvent en répétant, par imitation, que ce matériau est trop rigide, ne se déforme pas, etc. Et oubliant souvent de mentionner que ce matériau est probablement celui qui se recycle le mieux ! Pourtant, dans ma cinquantaine de vélos Gravel testés, j’ai roulé des “Alu” plus confortables que certains “Titane”, et plus dynamique que certains “Carbone”.
Pas commun, le Dilecta Forçat se démarque avec ses tubes aluminium Dedaccia de la série 7005 Firelight Competition (photo Philippe Duroc)
Parmi eux, s’il fallait en citer deux qui se rapprochent de ce Dilecta Forçat AL, c’est sans aucun doute le Bertin C117 et l’Officine Mattio Santiago AL (testé pour Cyclist Magazine). Ces derniers sont également constitués de tubes de chez Dedaccia, et également fabriqués en Italie. Mais contrairement au Dilecta, ils utilisent la série de tubes AEGIS. Là-dessus, le Dilecta Forçat se démarque avec ses tubes de la série 7005 Firelight Competition.
Performant, mais exigeant
Malgré des bases généreuses de 430mm, le train arrière du Forçat AL est sportif. La filtration n’est pas son point fort, même si cela reste largement acceptable. Par ailleurs, le choix de pneus Hutchinson Touareg, à la structure robuste mais très rigide, ne fait que renforcer cette fermeté. Pour autant, le Dilecta Forçat AL se fait pardonner par une rigueur dynamique irréprochable. Là-dessus, ce cadre égale et surpasse bien des cadres en carbone. Aucun watt n’est perdu.
Le Dilecta Forçat AL sur les pistes du massif des Maures (photo Philippe Duroc)
On est bien en présence d’un cadre haut de gamme, qui excelle sur route et pistes roulantes. Sur des terrains moins homogènes, le train avant marque le pas. Si son angle de direction plutôt fermé (72° dans cette taille 56) apporte une belle agilité, il manque de stabilité dans l’engagé. Rien de dangereux pour autant, mais ce vélo demande de l’expérience pour être emmené fort sur les sentiers.
Ce cadre est ferme, mais d’une rigueur dynamique irréprochable (photo Philippe Duroc)
En matière de pilotage, les périphériques ont leurs importances, et sur ce point, le cintre Deda Gravel 100 est parfait. En revanche, j’aurais apprécié une guidoline plus amortissante…
Une des sorties test au guidon du Dilecta Forçat AL
Quant aux roues, malgré leur poids banal, je les trouve dynamiques à l’usage. Cette paire de Roues Fulcrum Rapid Red 3 se montre rigoureuse dans son comportement, comme j’ai pu le constater en terrain engagé. Au fil des essais, je constate que même en milieu de gamme aluminium, on est rarement déçu chez Fulcrum. Par ailleurs, j’ai réellement apprécié le silence absolu de la roue libre.
A l’arrière plan, la Chartreuse de la Verne et au loin la Méditerranée (photo Philippe Duroc)
Dilecta Forçat AL : au bilan
Finalement, le Forçat AL est un digne héritier de la saga sportive de Dilecta. Comprenez par là qu’il ne faut pas attendre de ce vélo de la paresse ou de la facilité. Non, le Dilecta Forçat AL est un pur sang fait d’aluminium haut de gamme. Cet élégant Gravel n’est pas des plus dociles ni des plus confortables sur les terrains variés. En revanche, il est d’un caractère vif, efficace et même attachant. En ce sens, le Dilecta Forçat AL peut séduire sans peine les pratiquants qui veulent un unique vélo pour la route et les pistes roulantes, tant il excelle dans ce domaine AllRoad. Face à la concurrence, son exclusivité et son élégance sont ses plus précieux atouts.
Fondée en 1985 à Trévise en Italie par Rodolfo Barbazza, Rudy Project est devenue une référence dans le secteur de l’optique sportive depuis bientôt 40 ans. La société fabrique ses lunettes et leurs étuis en Vénétie, en Italie, tandis que les casques sont fabriqués en Asie. Rudy Project est une entreprise familiale et la deuxième génération, Cristiano et Simone Barbazza, fils de Rodolfo, ne manquent pas d’ambitions. J’ai pu essayer deux nouveautés de la marque : les lunettes Kelion et le casque Egos. Après une présentation de ces produits, je vous livre mon ressenti sur le terrain.
Lunettes Kelion et casque Egos (photo Rudy Project)
Lunettes Rudy Project Kelion
Les lunettes Rudy Project Kelion sont conçues pour les pratiquants (amateurs et professionnels) de cyclisme sur route, Gravel et VTT. Ces lunettes présentent un design avec des verres enveloppants dotés d’une courbure de 5.2, offrant un champ de vision dégagé.
Rudy Project Kelion
Au cœur de la conception des Kelion se trouve la monture en Rilsan Clear. Le Rilsan Clear est fabriqué à partir de l’huile des graines de ricin cultivées en Inde. Les graines sont broyées pour produire de l’huile de ricin. Ensuite, l’huile est raffinée pour produire la principale matière première biosourcée du polymère.
Rilsan Clear : le matériau biosourcé de Rudy Project
Les propriétés du Rilsan Clear sont la légèreté, la résistance aux produits chimiques et à la fatigue, la flexibilité et la facilité de transformation. Cela rend ce matériau durable et résistant. Cette démarche témoigne de l’engagement de la marque en faveur d’une fabrication écoresponsable. Ce concept se nomme Ride To Zero.
Le choix de coloris est large, du plus discret au plus coloré
Les Kelion sont équipées d’un système de changement de verres, pour s’adapter aux différentes conditions (et prolongeant la durée de vie des lunettes en cas de remplacement). Pour celles et ceux qui portent des lentilles correctrices, les Kelion sont compatibles avec un “insert optique”. Celui-ci permet une intégration transparente des verres de prescription.
L’insert optique sur les Kelion
L’une des caractéristiques des lunettes Kelion est le repose nez entièrement réglable et des embouts de branches spécifiques. Ces dernières peuvent s’ajuster dans toutes les directions selon la structure faciale du porteur.
Le repose nez est entièrement réglable et les embouts de branches ajustables
Les Kelion intègrent le système “Powerflow”. Cette technologie de ventilation est conçue pour empêcher la formation de buée sur les verres pendant les activités sportives. Le flux d’air pénètre par trois orifices frontaux, puis s’évacue par la monture supérieure vers le haut.
Le flux d’air pénètre par trois orifices, puis s’évacue par la monture supérieure
La gamme Kelion se divise en deux catégories : quatre modèles possèdent des verres photochromique ImpactX, et quatre autres des verres RP Optics en polycarbonate de catégorie 3. Par ailleurs, l’étui est également fabriqué en Italie, en matières recyclées, et se trouve être très qualitatif.
Un étui en matières recyclées, et fabriqué en Italie (photos Laurent Biger)
Quant au poids, il est d’environ 36 g. Le prix public est autour de 170 € pour les modèles à verres RP Optics, et à 220 € pour les modèles à verres photochromiques.
Casque Rudy Project Egos
Rudy Project Egos
Un noyau EPS à double densité équipe le casque EGOS. Il est doté d’une structure conçue pour améliorer la circulation de l’air et la capacité d’absorption des chocs. La capacité de protection sur les chocs qui entraînent une rotation est d’emblée prise en compte dans la conception du casque.
La coque intérieure d’Egos se distingue par le concept DUAL DENSITY, qui confère au casque une double fonction. Sa forme permet une plus grande ventilation au sommet de la tête. Sa structure supérieure se caractérise par une densité plus faible que celle de la coque interne, ce qui assure une plus grande absorption des chocs. Cette solution contribue également à une réduction notable du poids du casque (poids : S – 230 g / M – 250 g / L – 280 g). AIRFRAME BAND est un élément qui se trouve à l’intérieur de la partie avant du casque, en contact avec le front du cycliste et caché par le casque. Il permet de canaliser le flux d’air accru à l’intérieur du casque, facilitant ainsi la ventilation et le refroidissement optimal de la tête.
La ventilation du Egos
Une autre innovation est le système de fixation magnétique Fid Lock. Une solution conçue pour être plus rapide et qui devrait se généraliser sur les futurs casques Rudy Project.
A gauche, le système AIRFRAME BAND, à droite la fixation magnétique Fid Lock
Le nouveau système antidérapant RSR11 équipe ce casque. Il permet des réglages micrométriques aussi bien en hauteur qu’en largeur.
Les réglages micrométriques en hauteur et en largeur
Deux types de mousses internes équipent ce casque : standard et bugstop. Ce dernier possède un filet anti insectes, chose devenue étrangement rare sur les casques haut de gamme…
Tailles disponibles : S (51-55 cm), M (55-59 cm), L (59-63 cm) Prix public constaté : environ 185€
Le test terrain : route puis Gravel
Mon test s’est déroulé en deux phases. La première est une sortie route organisée par Rudy Project en compagnie de Sonny Colbrelli, vainqueur de Paris-Roubaix en 2021 et ambassadeur de la marque italienne. Un parcours tout en relief, autour de Menton et Monaco, ponctué de pauses pour discuter de la technicité de ces produits.
Dans la roue de Sonny Colbrelli, vainqueur du Paris-Roubaix en 2021 (photo Rudy Project)
Cette sortie d’une cinquantaine de kilomètres m’a permis d’avoir un premier avis sur ce casque Egos et lunettes Kelion. Dès cette première sortie, c’est clairement le confort que je positionne comme qualité marquante de ces produits. N’ayant quasiment plus de cheveux, c’est d’autant plus flagrant pour moi. Effectivement, mon crane est directement au contact de ces équipements, sans aucun cheveu qui pourrait biaiser le ressenti.
Le confort : c’est pour moi la qualité marquante de ces deux produits Rudy Project (photo Rudy Project)
Les lunettes Kelion offrent une très grande surface de protection, ce qui est à leur avantage. En effet, cela permet de ne pas distinguer la structure inférieure. Ainsi, rien ne vient gêner le champ de vision. Par ailleurs, le casque ne se montre pas trop bruyant à haute vitesse, ce qui ne fait qu’accroitre cette sensation de confort.
Le casque ne se montre pas trop bruyant à haute vitesse (photo Rudy Project)
Quant à la ventilation, c’est également une bonne surprise. Même si la température autour des 20°C sur la côte d’Azur en mars n’est pas comparable à une ascension du mont Ventoux au mois de Juillet !
Et en Gravel ?
De retour dans la plaine des Maures, je n’ai pas perdu une occasion pour continuer mon test. Aussi, la deuxième phase représente environ deux semaines de port quotidien. En vélotaf la semaine et en sortie Gravel plus longue le week-end. Comme sur la route, le confort est clairement la qualité marquante. Que ce soit les lunettes ou le casque, l’ensemble est stable et se fait oublier. Du moins, en prenant le temps de trouver les bons réglages. Un autre point fort est le filet anti-insectes. Cet accessoire, ô combien important, est de plus en plus absent des casques haut de gamme. Je trouve cela navrant car je suis régulièrement confronté à des intrusions d’insectes. Si le danger de se faire piquer est assez rare, la sensation est toujours fort désagréable ! Pour ceux qui trouvent cela inutile, ils pourront ôter le filet pour équiper le casque avec les mousses standards (fournies).
En Gravel aussi, c’est le confort qui apparait comme la qualité marquante de ces produits (photo Philippe Duroc)
Quant aux lunettes, rien à redire. Le repose nez est entièrement réglable, ce qui permet de trouver facilement la bonne position. Là-dessus, le verre de catégorie 3 est bien calibré en terme de contraste et de filtration. Pour autant, j’aurais souhaité pouvoir tester le verre photochromique ImpactX, qui semble très prometteur et, d’après une démonstration à laquelle j’ai pu assister, incassable.
Un verre de catégorie 3 n’est pas de trop par un soleil rasant (photo Philippe Duroc)
Au bilan
À première vue, et pour être honnête, je n’attendais pas grand chose de ces produits. Jusqu’ici, j’avais déjà aperçu les produits Rudy Project, notamment à travers nos sélections, mais qui pour moi ne se démarquaient pas vraiment du reste du marché. Finalement, j’ai découvert une marque “familiale”, qui fabrique presque tout en Italie, et dont le seul leitmotiv semble être la qualité avant toute autre considération. Mis à part le fait que le slogan de la marque, ELEVATE YOUR PERFORMANCE, est pompeux, la qualité des produits est, elle, indéniable. Conquis par ces deux produits orientés “performance”, je ne vous cache pas que je regarde déjà la gamme des lunettes plus outdoor, voire urbaines. En somme, même sur ces segments très concurrentiels (et même saturés) que sont casques et lunettes, certaines marques réussissent encore à se démarquer. Et par autre chose qu’uniquement le marketing, ce qui est à souligner ici.
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