Accueil Blog Page 39

Gonnel, des vélos de “marins” qui associent bois et carbone

3
Gonnel des vélos en bois
Gonnel des vélos en bois

Basée à La Rochelle, la jeune société Gonnel s’est lancée dans un projet incroyable : unir dans un cadre de vélo des matériaux naturels et du carbone. Le résultat est superbe à regarder et efficace sur la route. Inspirés des techniques de fabrication du nautisme, les vélos Gonnel sont prêts à vous emmener sur des routes ou des chemins, pour de longues croisières aventureuses.

Pour la fabrication des cadres de vélo, nous connaissons l’acier, l’aluminium, le titane, le carbone, le bambou et depuis quelques temps le bois vient jouer les trouble-fêtes dans ce concert de matières. Sur Bike Café, nous vous avons déjà présenté des entreprises artisanales qui produisent des cadres de vélo en noyer, en frêne, en chêne… L’atelier Gonnel a choisi une fabrication composite où le bois, le carbone et le lin sont associés pour apporter au vélo leurs qualités complémentaires.

Gonnel des vélos en bois
Un mélange bois-carbone du plus bel effet – photos Gonnel

Fusion des hommes et des matières

La fusion des matières

L’idée de départ était de récupérer le savoir-faire que l’on maitrise depuis longtemps dans le nautisme, pour l’apporter au domaine du vélo“, m’explique Benjamin Boissier, initiateur du projet. Effectivement cette idée de départ est pleine de sens, quand on connaît le niveau de la recherche liée à la conception de ces bateaux de course qui nous font rêver. Au départ, le bateau c’était du bois… tiens, tiens : y aurait-il un lien avec les vélos fabriqués en bois ? L’industrie du nautisme est sans doute celle qui réunit le plus de connaissances en matériaux composites. Elle excelle dans la fusion des matériaux, qui doivent aboutir au meilleur compromis entre la performance et la résistance.

Gonnel des vélos en bois
Dans votre cadre Gonnel il y aura (de gauche à droite) : du paulownia, du lin, du peuplier …

Du bois et du lin pour absorber les vibrations et du carbone pour la rigidité et la réactivité…“, poursuit Benjamin. L’entreprise s’est bâtie sur ce principe et la fusion de talents multiples était logique pour constituer l’équipe. Benjamin a entraîné dans son sillage des copains qui avaient fait la même école d’ingénieurs que lui. “Nous sommes 3 anciens de l’ENSI dans l’équipe avec Bruno Merel, ancien responsable outillage chez Airbus à Rochefort, Guillaume Bolzec, qui s’occupe de la commercialisation et Marie, experte en fabrication composite qui nous a rejoints plus récemment”, précise Benjamin.

Écoutez le podcast Bla Bla #108 avec Benjamin Boissier.

L’idée de Benjamin était bien celle de cette fusion et lorsqu’il s’est senti bien entouré de toutes les compétences nécessaires, il s’est lancé dans l’aventure et a largué les amarres, lâchant un boulot rémunérateur, comme ses associés d’ailleurs… L’histoire est belle et elle démarre concrètement en octobre 2022, pour aboutir à une première participation au Paris-Brest-Paris en août 2023.

Gonnel des vélos en bois
Photo Gonnel – Paris-Brest-Paris 2023 sur le modèle Alliage

Au fait Benjamin : pourquoi ce nom Gonnel ? “C’est parce que j’ai grandi dans une maison des Alpes-Maritimes qui s’appelait les Jardins Gonnel. C’était la maison de ma grand-mère où je passais de merveilleuses vacances, souvent à vélo…

Du bois chinois dans le sandwich

Gonnel des vélos en bois

La recette de la fabrication de ces cadres est simple, même si la façon de la cuisiner fait appel à de multiples compétences : elle comporte 20% de fibre composite et 80% de bois. Dans la composition de ce sandwich – savamment défini par des calculs de structures des matériaux effectués par des architectes navals de la Rochelle – on y trouve des bois légers plutôt inertes et de la fibre de carbone. C’est là que je relève dans la liste des essences utilisées ce Paulownia, un bois originaire de Chine, qui est désormais cultivé dans la région des Charentes. Un arbre dont je découvre les autres vertus, car grâce à sa croissance rapide, il permet une plus grande absorption de dioxyde de carbone, participant ainsi à la lutte contre le changement climatique. Une compensation en quelque sorte à l’apport de la fibre de carbone dans les cadres Gonnel.

Sur-mesure ou prêt à porter ?

Gonnel des vélos en bois

On commence par travailler nos bois en épaisseur de 4 mm. Sous vide, on vient ensuite draper l’échantillonnage de fibres pour constituer un assemblage qui sera ensuite usiné en commande numérique à partir de nos modèles 3D. On en obtient plusieurs épaisseurs que l’on positionne dans un moule que l’on met sous presse pour en obtenir un cadre de vélo brut. Après, on attaque la finition manuelle qui constitue la moitié du temps de production pour shaper, poncer, et intégrer les parties métalliques”, m’explique Benjamin, précisant que leur travail est à mi-chemin entre l’industriel et l’artisanat pur.

Gonnel des vélos en bois
Le moule d’assemblage… savoir-faire Gonnel

À cause des moules, les cotes des vélos sont standards par taille, par contre la technologie utilisée permet de doser ce qui est mis dans les moules, en fonction du profil du cycliste (sa puissance et son poids). Sans parler de sur-mesure, on peut néanmoins adapter le vélo aux besoins de son utilisateur.

Gonnel : les modèles

Pour l’instant 2 modèles sont proposés sur le site de Gonnel :

Gonnel Alliage

Gonnel des vélos en bois

Conçu pour des courses d’ultra-distance, l’Alliage est un vélo de route innovant de part sa structure interne, une composition qui allie légèreté, confort et réactivité. Construit en peuplier et en carbone : le premier matériau cité absorbe les vibrations en vertical et apporte du confort, le second soigneusement échantillonné et orienté, amène la rigidité en latéral et augmente le rendement énergétique. L’Alliage est un vélo léger, dynamique et performant. Son cadre en taille M pèse 1,5 kg.

Concours de Machines 2023 vélo Gonnel Alliage
Le vélo Gonnel Alliage présent sur le Concours de machines au Paris-Brest-Paris 2023 – photo Gabriel Refait

Une posture efficace avec une géométrie dessinée pour maximiser le transfert de puissance. Un pari qui tient sur la distance grâce à la composition de l’Alliage qui préserve le confort du cycliste.

Gonnel des vélos en bois géométrie Alliage
Dimensions et cotes du modèle Alliage

Trois montages sont proposés aux tarifs suivants : 6190 – 7990 – 10290 € (voir les équipements sur le site)

Gonnel L’Embrun

Gonnel des vélos en bois

Voilà un compagnon robuste et nerveux, avec une structure de cadre à 80% d’origine végétale. L’Embrun est à l’origine du projet Gonnel, l’Alliage est venu par la suite, demandé par les amateurs d’ultra. Sur l’Embrun, on a une composition faite de frêne et de fibres de lin qui lui confère ses propriétés exceptionnelles d’absorption des vibrations et en fait un véritable Gravel de voyage confortable et performant sur tout type de terrain. Le cadre pèse 2,3 kg en taille M.

Gonnel des vélos en bois géométrie Embrun
Dimensions et cotes du modèle Embrun

Les 3 montages sont proposés au prix de : 4490 – 5990 – 7590 € (voir les équipements sur le site)

Les vélos Gonnel aiment les parcours engagés, mais ils semblent également se plaire sur les podiums ✨. 

Le mois dernier, ils ont reçu les distinctions suivantes :

  • 🥇 “Start-up la plus prometteuse” lors de “Vélo in Paris”
  • 🥇 1er prix :
    • “Entreprise Innovante” – trophée Emergence
    • “Coup de cœur du public” – trophée Emergence

Nouvelle campagne de vente  !

Lors du salon Vélo in Paris, Gonnel a communiqué sur une nouvelle offre, à savoir l’ouverture d’une série limitée de 30 vélos (route ou gravel), dont les livraisons s’échelonneront entre octobre 2024 et avril 2025. Pour en profiter et réserver votre créneau, voici le QR code à scanner.

Gonnel des vélos en bois

Ensuite, vous pourrez définir le type de cadre, la taille et le montage adapté au besoin. ➜ Ceux qui n’ont pas encore pu tester un vélo Gonnel sont les bienvenus à La Rochelle ou lors de prochaines rencontres sur des évènements !

Toutes les infos sur le site de Gonnel.

3T complète sa gamme “made in Italy” avec le Strada Italia, un Allroad

0
3T Bike Bergamo made in Italy road Bike Strada Italia allroads climbingd
photo 3T Bike

Voilà qu’arrivent les beaux jours, avec son éclosion de Allroads de toutes les couleurs. Aujourd’hui, c’est 3T Bike qui annonce un vélo de route “versatile et performant, qui associe confort et aérodynamisme”.

3T Bike Bergamo made in Italy road Bike Strada Italia
3T annonce un allroad qui associe confort et aérodynamisme – photo 3T Bike

Tendance Allroad

La marque de Bergame produit “à domicile” des vélos haut-de-gamme et ajoute un nouveau modèle à sa collection : Le Strada Italia (qu’on peut sans risque traduire en français par : “Route Italienne”), un vélo de route toutes surfaces, avec pour objectif “d’optimiser les performances en trouvant l’équilibre parfait entre sport et confort”.

3T Bike Bergamo made in Italy road Bike Strada Italia rosso
Strada Italia, le nouveau 3T- photo 3T Bike

Le Strada Italia a été dessiné pour utiliser des pneus de 30 à 35 mm, ce qui le positionne comme un vélo situé exactement entre route aéro et gravel léger. Résolument typé course, ce Strada Italia aux tubes profilés devrait permettre aux compétiteurs et autres cyclistes très affutés d’aller vite sur toutes les surfaces, telles qu’on les rencontre dans le monde réel : goudrons fissurés, pavés, nids-de-poule, plaques d’égout ou de béton…

3T Bike Bergamo made in Italy road Bike Strada Italia all roads allroad
Dans la vraie vie, les routes ne sont pas toutes pavées de bonnes intentions – photo 3T Bike

Maîtrise et innovation technologique

Le Strada Italia est fabriqué à Bergame, au nord-est de Milan, dans la même usine que les fameux Racemax Italia et Extreme Italia. C’est la technologie d’enroulement filamentaire et de moulage par transfert de résine (RTM) qui est utilisée pour fabriquer le cadre du Strada Italia, une technologie que 3T maîtrise parfaitement. Ce savoir-faire de la construction carbone multi-couches permet à 3T de maintenir une grande partie de sa production en Italie.

3T Bike Bergamo made in Italy road Bike Strada Italia Project X
3T maîtrise sa technologie carbone multi-couches – photo 3T Bike

Depuis sa création, 3T a misé sur l’innovation, en produisant des vélos qui bousculent les conventions, se créant ainsi une certaine réputation auprès des cyclistes qui aiment les vélos d’exception. 3T affirme que le Strada Italia est représentatif de la prochaine génération de vélos sportifs, plus confortables et accessibles au grand public, mais suffisamment rapides et performants pour répondre à un usage professionnel.

3T Bike Bergamo made in Italy road Bike Strada Italia
Le Strada Italia devrait convenir autant aux amateurs qu’aux professionnels – photo 3T Bike

Du carbone façonné sur mesure

Le savoir-faire technologique de 3T en matière d’ingénierie interne a permis à 3T de construire un cadre qui offre un excellent retour d’énergie. Avec ses bases courtes, le Strada Italia offre les sensations d’un pur vélo de course. Il est annoncé aussi comme très maniable, les techniciens de 3T ont travaillé à maximiser la précision du Strada Italia en courbe, même dans les descentes les plus rapides et difficiles. Le confort n’a pas été oublié, avec un tube de selle effilé et incurvé, qui confère au Strada Italia une souplesse verticale significative sans compromettre le transfert d’énergie.

3T Bike Bergamo made in Italy road Bike Strada Italia
Transfert d’énergie optimum – photo 3T Bike

Géométrie agressive et pneus larges

Chez 3T, on souhaite associer confort et aérodynamisme. “Un vélo aérodynamique est inutile si le cycliste ne peut pas rester dans une position aérodynamique” affirme malicieusement le dossier de presse du Strada Italia. Ici, le cockpit joue un rôle essentiel dans le mariage de la carpe et du lapin : s’il a été dessiné en forme de lame pour fendre l’air, il reste particulièrement flexible. Le cintre “Aeroflux” et la potence “More” dissimulent en leur sein des appareillages flexibles hydrauliques.

3T Bike Bergamo made in Italy road Bike Strada Italia More intagrale Aeroflux LTD
Cintre et potence abritent des systèmes hydrauliques – photo 3T Bike

Le fait de pouvoir utiliser des pneus tubeless de grosse section (jusqu’à 35 mm sur le Strada Italia) est aussi un bon moyen d’associer vitesse et confort. Les nouvelles technologies mises en œuvre par les principaux manufacturiers de pneus pour obtenir des pneus route légers et confortables sont aujourd’hui parfaitement opérationnelles, pour le plus grand bonheur des concepteurs du Strada Italia.

3T Bike Bergamo made in Italy road Bike Strada Italia biancho
Les pneus larges favorisent le confort – photo 3T Bike

Le cadre est aussi un facteur très important en matière d’aérodynamisme. Tout en respectant les nouvelles réglementations UCI sur les cadres, 3T en a particulièrement travaillé la forme pour maximiser les performances aérodynamiques. Cela est clairement visible au niveau du tube de direction, dont le profil profond mais étroit ressemble à une lame de vélo de contre-la-montre. On remarquera aussi le tube diagonal qui s’évase au niveau du porte-bidon.

3T Bike Bergamo made in Italy road Bike Strada Italia
Le Strada Italia est une fine lame – photo 3T Bike

Fenêtre sur l’âme

Non, il ne s’agit pas de l’excellent documentaire de João Jardim et Walter Carvalho, avec Wim Wenders, Agnès Varda et Hanna Schygulla. Cette version de “window to our soul” par 3T est une coquetterie toute italienne, qui consiste à réserver de peinture le 3 et le T sur le tube diagonal, laissant ainsi apparaître le treillis de carbone.

3T Bike Bergamo made in Italy road Bike Strada Italia biancho
La peinture blanche est absente sur le T, pour laisser voir la trame carbone- photo 3T Bike

Le Strada Italia est proposé en trois teintes, les mêmes que celles du drapeau italien : vert, blanc et rouge. Il existe aussi une version nommée “project X” pour les amoureux des finitions brutes. Ceux qui préfèreront une peinture personnalisée pourront aussi commander un “Ready to Paint” (prêt à peindre).

3T Bike Bergamo made in Italy road Bike Strada Italia verde
Si les couleurs de série ne vous plaisent pas, vous pourrez toujours acheter un cadre “Ready To Paint” (prêt à peindre) – photo 3T Bike

Kits cadre :

  • Strada Italia vert, blanc ou rouge avec potence 3T More Integrale et cintre 3T Aeroflux LTD : 5991€
  • Strada Italia Ready to Paint avec potence 3T More Integrale et cintre 3T Aeroflux LTD : 6299€
  • Strada Italia Project X avec potence 3T More Integrale et cintre 3T Aeroflux LTD : 6499€

Vélos complets :

  • Strada Italia vert, blanc ou rouge avec groupe Rival AXS 2×12, roues Zipp 303S, potence 3T More Stem et cintre 3T Aeroflux LTD : 7899€
  • Strada Italia Verde, Bianco or Rosso avec groupe Ultegra Di2 2×12, roues Discus 45I32 LTD, potence 3T More et cintre 3T Aeroflux LTD : 9199€
  • Strada Italia vert, blanc ou rouge avec groupe Force AXS 2×12, roues Discus 45I32 LTD, potence 3T More et cintre 3T Aeroflux LTD : 9199€
  • Strada Italia Project X avec groupe Force AXS 2×12, roues Discus 45I32 LTD et moyeux Carbon-Ti, potence 3T More et cintre 3T Aeroflux LTD : 10499€

RETROUVEZ TOUS LES MODÈLES DU STRADA ITALIA SUR LE SITE DE 3T BIKE

Moustache dévoile le Dimanche 28 Road et Dimanche 29 Gravel pour profiter davantage de la route et du gravel

10
Moustache Dimanche 28 Route électrique moteur Bosch
Dans les vignes du Mas de La Dame. Photo : Manon Griboval.

Le spécialiste du VAE français Moustache a dévoilé 2 nouveaux modèles sportifs équipés du tout récent moteur Bosch Performance Line SX : le Dimanche 28 Road et le Dimanche 29 Gravel. Bike Café a assisté à la présentation de ces deux nouvelles machines et a pu également réaliser un premier test sur les routes bitumées et les belles pistes des Alpilles.

Moustache Dimanche 28 route électrique flat bar et drop bar
Les 2 nouveaux Moustache – route et gravel élec – sont proposés en version drop et flat-bar, idéal pour les débutants ou ceux qui aiment rouler les mains en haut, c’est mon cas ! Photo : Jérémie Reuiller.

Se friser les moustaches avec le nouveau Bosch Performance Line SX

Le nouveau moteur Bosch Performance Line SX est une petite révolution chez le fabricant allemand. Compact, parfaitement intégré dans le cadre des VAEs route et gravel de dernière génération, il est annoncé à un poids de 2 kg et offre une puissance maximale de 600 watts ainsi qu’un couple élevé de 55 N.m.

Moustache Dimanche 29 gravel électrique moteur Bosch Performance Line SX
Et voici la bête, parfaitement intégrée dans le cadre aluminium en alliage 6061. Moustache a réalisé une intégration très soignée. Photo : Jérémie Reuiller.

La batterie intégrée – également – offre une capacité de 400 Wh est positionnée au millimètre dans le tube diagonal du cadre en aluminum, réalisé en alliage 6061 haut de gamme, identique pour les versions gravel et route de ce nouveau VAE sportif du fabricant vosgien.

En complément, une batterie additionnelle de 250Wh, la Bosch PowerMore peut être installée sur le porte bidon du tube vertical, permettant ainsi une capacité totale de 650 Wh.

Moustache Dimanche 29 gravel électrique batterie additionnelle Bosch PowerMore 250Wh
La batterie additionnelle Power More de 250 Wh permet d’obtenir une capacité totale de 650 Wh, en route ou en gravel, de quoi envisager une très longue sortie. Photo : Jérémie Reuiller.

L’application eBike Flow vous permet d’accéder en permanence à de nouvelles fonctions : utilisez par exemple la fonction de navigation, étendez la protection antivol, adaptez les modes d’assistance et les affichages de l’écran à vos préférences ou déverrouillez votre VAE avec le Kiox 300 ou le Kiox 500.

L’écran et la commande déportée permettent d’afficher et de sélectionner différentes informations, comme votre vitesse instantanée ou le nombre de kilomètres que vous pouvez approximativement parcourir avec la charge actuelle de la batterie.

Sillonner les pistes des Alpilles avec le Moustache Dimanche 29 Gravel

Notre journée test démarre avec une sortie gravel sous un fort mistral, qui a nous balayés sur les crêtes des Alpilles. Mon vélo de test – le Dimanche 29 Gravel 4 – est équipé, comme les autres modèles de la gamme (voir en bas de cet article, d’une tige de selle télescopique, d’une potence suspendue ainsi que d’une monte de pneus Maxxis Rambler de 50 mm).

Moustache Dimanche 29 Gravel 4
Le Dimanche 29 Gravel 4 avec lequel j’ai roulé était équipé d’une transmission Sram Apex mécanique 12 vitesses et de roues alu assemblées par Moustache. Photo : Matthieu Amielh.

La prise en main est relativement facile et le fait de rouler sur un vélo alu permet d’assurer une conduite facile et surtout, une grande stabilité dès que nous abordons des phases de descente, bien aidé en cela par la présence en point central du moteur Bosch.

Moustache Dimanche 29 gravel 4 électrique

L’absence de bruit quand je roule est frappante et, très vite, on oublie qu’on est aux commandes d’un VAE, tant le moteur est absolument silencieux. Le changement de mode d’assistance (4 modes au total) se fait au niveau de la commande placée à gauche de la potence (voir photo ci-dessous). Elle est fonctionnelle mais gagnerait beaucoup à être placée au niveau des cocottes, afin de pouvoir changer de régime moteur lorsque le pilote a les mains en bas du cintre.

Le moteur offre un “kick” très appréciable dès le mode “Tour+” et l’écran de contrôle vous indique quelle cadence maintenir afin de profiter au mieux du niveau d’assistance choisi. Ce Bosch Performance Line SX est le moteur le plus agréable que j’ai eu l’occasion de tester, à date.

Moustache Dimanche 29 gravel électrique potence avec suspension
La potence Moustache “Antishock” offre jusqu’à 20 mm de débattement et est réglable. A sa gauche, la commande permettant d’actionner les niveaux d’assistance et de faire défiler les informations sur l’écran Kiox 300. Photo : Jérémie Reuiller

J’ai beaucoup apprécié également la large monte en pneus de 50 mm qui sécurisera les pratiquants débutants et même confirmés, en cas de terrains difficiles, comme les pistes très caillouteuses des Alpilles, ainsi que la tige de selle télescopique, facilement actionnable depuis le levier sur la cocotte gauche. L’apport de la potence suspendue n’est pas flagrant selon moi mais d’après Moustache, c’est lorsqu’on repasse sur un vélo doté d’une potence classique que l’on constate son absence… A confirmer.

Ma sortie Strava (gravel) avec le Moustache Dimanche 29 Gravel

Aller plus vite et plus loin avec le nouveau Moustache Dimanche 28 Road

Une fois notre déjeuner dégusté au magnifique domaine du Mas de la Dame, s’étendant sur 300 hectares, nous voilà reparti pour une belle trace route, sur des portions que je connais bien, la comparaison en sera d’autant plus intéressante. Je teste ici le Dimanche 28 Road 6, dans sa version haut de gamme, équipé d’une transmission Sram AXS, de roues Mavic carbone chaussées des nouveaux pneus Schwalbe Pro One TLE en 34 mm que mon confrère Dan a testé récemment.

J’ai pris plus de plaisir avec ce nouveau vélo de route électrique Moustache qu’avec sa version gravel, probablement en raison de mon passé de routier. Le vélo m’a semblé “facile” à emmener, notamment au-delà de la vitesse réglementaire de 25 km/h où l’assistance doit se couper. Dans la montée du Val d’Enfer, je me suis amusé à monter à un rythme cardiaque au seuil, similaire à celui que j’aurais avec mon vélo de route musculaire, tout en flirtant avec la limite des 25 km/h, c’était assez jouissif !

Sur le plat, il est assez facile pour un cycliste entraîné de rouler entre 25 et 30 km/h tandis que dans les côtes, moteur coupé, le vélo accuse son surpoids par rapport à un vélo carbone, doté d’un moteur moyeu.

À souligner : l’excellent train roulant composé des roues Mavic carbone et des pneus Schwalbe Pro One TLE 34 mm qui assurent du rendement et du confort. Moustache a testé différentes largeurs de pneus (jusqu’à 38 mm) et a trouvé le compromis idéal avec cette largeur.

La sortie Strava (route) avec le Moustache Dimanche 28 Road

Dimanche 28 Road et Dimanche 29 Gravel : équipements et prix

Gamme Moustache Dimanche 28 Route électrique

Les poids des modèles route en taille M, sans pédales, sont les suivants :

Dimanche 28 Road 2 : 17,2kg

Dimanche 28 Road 4 : 16,2kg

Dimanche 28 Road 6 : 15,6kg

Dimanche 28 Road 2

3.599 euros. Cadre classique ou ouvert.

Moustache Dimanche 29 route électrique flat bar
Moustache Dimanche 28 Road 2 (ici en version flat-bar), avec transmission Shimano Cues 10 v (11-48) et roues Moustache alu AL30. 3.599 euros

Dimanche 28 Road 4

4 599 euros. Cadre classique ou ouvert.

Moustache Dimanche 29 route électrique cadre ouvert
Moustache Dimanche 28 Road 4 (ici en cadre ouvert). Transmission Sram APEX XPLR 12 v mécanique et roues Moustache alu AL30. 4.699 euros

Dimanche 28 Road 6

5 999 euros. Cadre “classique” uniquement

Moustache Dimanche 29 route électrique
Moustache Dimanche 28 Road 6 (haut de gamme),transmission Sram Apex XPLR AXS 12 vitesses et roues Mavic Cosmic Carbone 42. 5 699 euros.

Gamme Moustache Dimanche 29 Gravel électrique

Dimanche 29 Gravel 2

3 699 euros (3 899 euros équipé*). Cadre classique ou ouvert. Flat-bar ou cintre drop-bar.

Moustache Dimanche 29 gravel électrique
Moustache Dimanche 29 Gravel 2, ici en version flat-bar. Transmission Shimano Cues 10v (11-48) et jantes Moustache alu AL30. 3.699 euros.

Dimanche 29 Gravel 4

4 699 euros (4 899 euros équipé*). Cadre classique ou ouvert.

Moustache Dimanche 29 gravel électrique
Moustache Dimanche 29 Gravel 4 – transmission Sram Apex Eagle 12 vitesses et jantes Moustache alu AL30. 4.699 euros.

Dimanche 29 Gravel 6

5 699 euros

Moustache Dimanche 29 gravel électrique
Moustache Dimanche 29 Gravel 6 – le haut de gamme, roues Mavic Allroad S alu et transmissions Sram AXS 12 vitesses (cassette Eagle 11-50). 5 699 euros.

*équipé avec porte-bagages et garde-boues.

Premier bilan des Samedi 28 route & Dimanche 29 Gravel

En route ou en gravel, ces nouvelles machines Moustache m’ont fait une belle première impression. Le moteur est prometteur, tant par son punch, sa capacité à fournir une forte puissance (600 watts en crête), si nécessaire et sa compacité, donnant un caractère sportif aux 2 machines testées. Reste à trouver un itinéraire long et vallonné pour mesurer son autonomie totale, qui sera aussi fonction du profil du cycliste aux manettes. En gravel, les pneus Maxxis de 50 mm et la tige de selle télescopique sont très bien vus de la part de Moustache tandis que sur la route, j’ai trouvé que le vélo pouvait facilement être emmené au-delà de 25 km/h, sans aucune friction/retenue de la part du moteur.

Bien vu aussi : le fait de proposer les 2 châssis en cadre ouvert ET standard, ainsi qu’avec des cintres plats, pour s’adapter au plus grand nombre de pratiquants ainsi que la possibilité d’acheter des versions équipées de garde-boues, porte-bagages et éclairages, prêtes pour des aventures de plusieurs jours !

Moustache Dimanche 29 gravel électrique sacoches avant et arrière voyage vélo
Le Dimanche 29 Gravel est versatile et disponible en version équipée avec les garde-boues, le porte-bagage arrière et l’éclairage avant Trelock Lighthammer (80 lumens). Il m’a fait de l’œil pour une utilisation bikepacking familiale, dommage qu’il ne soit pas compatible avec un porte-bagage classique pour transporter un enfant ! Photo : Jérémie Reuiller.

Plus d’informations sur le site du fabricant :

Gamme Moustache Dimanche 28 Road

Gamme Moustache Dimanche 29 Gravel

Le marché du cycle a pris un coup de froid en 2023, et tout le monde s’enrhume

13
Marché du cycle
Marché du cycle

L’Union Sport & Cycle a dévoilé le 30 avril le bilan 2023 du marché du cycle. Les chiffres sont issus de travaux de l’Observatoire du Cycle. La présentation a été faite officiellement dans le cadre du salon Vélo in Paris. Comme beaucoup de journalistes, nous observons ces indicateurs, qui prennent désormais plus d’importance. En effet, l’annonce d’un plan vélo, accompagné de 55 millions de subventions, promises par le gouvernement stimule les projets. La “morosité” affichée par les acteurs du monde du vélo, face au recul des ventes de vélos neufs est à relativiser, si on se base sur les chiffres du millésime 2019. Nous constatons, sur le terrain de l’usage, que le vélo se porte plutôt bien…

Photo d’illustration générée avec Leonardo.AI.

Après l’embellie, aussi inespérée que conjoncturelle des années 2020 et 2021, où ces mêmes acteurs étaient désespérés à l’idée de manquer de stock, on peut se demander si finalement le monde des professionnels du vélo n’est pas atteint d’un syndrome de déprime chronique. Le vélo ne se porte pas si mal que ça et certains chiffres présentés par l’USC sont d’une certaine façon porteurs d’espoir.

Un marché du cycle devenu significatif

Marché du cycle
Collection Jules Beau. Photographie sportive : Année 1901 / Jules Beau Salon de l’ Automobile, du cycle et des sports. 

Certains cyclistes “Baby-boomers” comme moi, se souviennent vaguement d’un salon du cycle un peu poussiéreux qui se tenait à la Porte de Versailles qui n’était même pas annuel. Aujourd’hui, salons et événements vélos se multiplient dans la capitale et essaiment dans les grandes villes françaises. L’histoire du marché du vélo est faite de hauts et de bas : florissant autrefois, puis tombé en désuétude balayé par l’automobile, il a retrouvé la forme, “dopé” subitement par le contre-coup de la crise sanitaire.

Marché du cycle

L’étude de l’Observatoire du Cycle dresse le panorama annuel des ventes de cycles, de VAE et d’accessoires en France en s’appuyant sur les chiffres des différents canaux de distribution du secteur.

Marché du cycle

La progression reste honorable : faire +42% en 5 ans c’est quand même pas mal.

En prenant pour référence l’année 1999, cette étude dresse le panorama annuel des ventes de cycles, de VAE et d’accessoires en France en s’appuyant sur les chiffres des différents canaux de distribution du secteur. Ce marché de 3,4 miliards fait apparaître une baisse, qui pour beaucoup est analysée comme conjoncturelle à une hausse anormale et au contexte économique actuel difficile. Si on interprète les chiffres en prenant pour référence l’année “normale” (hors période covid) la pente de progression reste honorable avec +42% en 5 ans c’est quand même pas mal. Parallèlement, sur la même période, le marché de l’automobile enregistre une baisse de 39% du nombre des véhicules immatriculés.

Marché du cycle
Une activité de maintenance en hausse qui montre que les vélos roulent

Dans cette analyse, il n’est pas mentionné l’effet de remise en usage de vélos sortis des garages ou des caves où ils dormaient. Face aux problèmes liés au pouvoir d’achat, l’économie circulaire s’est mise en place aussi dans le vélo et les associations font un gros boulot, pour remettre en service des vélos qui étaient autrefois destinés aux déchèteries. Les 19% de hausse constatés par l’étude dans la maintenance, montrent que les vélos roulent : n’est-ce pas ce chiffre qui finalement est le plus significatif pour constater la bonne “santé” du vélo ?

Le Gravel montre ses muscles

Marché du cycle
Les segments Gravel et le “All-road” tirent un marché en baisse par ailleurs – source USC

Dans un monde solidement ancré dans un marché juteux partagé entre route et VTT, nous prêchions dans le désert sur le sujet Gravel. En 2015, alors que ce segment n’apparaissait même pas sur les statistiques, j’avais obtenu un vélo de test Any Road chez Giant que personne ne voulait tester. Ce vélo a été pour moi une révélation qui a été partagée plus tard par un marché attentiste, peu visionnaire et englué dans ses traditions. Aujourd’hui, nous sommes débordés sur Bike Café par l’avalanche de produits et les chiffres de l’observatoire sont éloquents. Le Gravel ainsi que son “frère” le “All-road” qui l’a rejoint dans la popularité, ont ringardisé le cyclisme conventionnel.

Difficile de faire l’histogramme du plaisir de rouler : il a échappé à cette avalanche de chiffres.

Il existe encore de “gros clichés” sur le gravel comme celui de cette énormité exprimée par Virgile Caillet dans une interview podcastée menée par Jérôme Sorrel sur Rayons Libres : “Le gravel on pourrait le comparer au SUV en voiture… pour des gens ayant un bon pouvoir d’achat et qui sont attentifs à l’image que ça renvoie“. J’écoutais l’excellent podcast de mon ami Jérôme sur mon home-trainer et j’ai failli tomber de ma selle en entendant ça ! Pour moi, ce vélo n’est pas un emblème de caste, mais plutôt un symbole de liberté ; et comment oser un tel comparatif avec une “bagnole” ! Virgile Caillet, par ailleurs pertinent dans son commentaire sur les chiffres de l’USC, dont il est secrétaire Général, a commis un dérapage révélateur de l’ignorance du terrain et des usages. Les chiffres présentés ne traduisent pas l’effet du bonheur que nous procure le vélo. Difficile de faire un histogramme du plaisir de rouler qui a justement été acquis par de nouveaux entrants dans un marché installé dans une torpeur routinière.

Freinage : j’ai changé disques et plaquettes

0
Ferodo Bicycle brake discs and pads
Photo Anne Fontanesi

Si la plupart des cyclistes n’hésitent pas à changer eux-mêmes les patins de leurs freins sur jante, moins nombreux sont ceux qui assurent l’entretien de leurs freins à disques.
Pourtant, les vélos de route et de gravel sont désormais tous équipés de freins à disques. Ce matériel étant un peu plus complexe que les freins sur jantes, on comprend bien pourquoi certains hésitent à intervenir dessus.
Nous allons, dans cet article, nous préoccuper du changement des disques et des plaquettes, une série d’opérations finalement assez simples à réaliser.

Avec les disques, il faut se lancer – photo Frans Van Heerder / Pexels

Ferodo et Race Company

Pour avoir matière à écrire, j’ai choisi des disques et des plaquettes de la marque Ferodo, distribuée par Race Company.
Ferodo est un fabricant historique du freinage automobile et fournit les plaquettes en monte d’origine à de nombreuses marques. Aujourd’hui, forte de ses 100 ans d’expérience, cette société anglaise se lance dans la production de disques et plaquettes pour le vélo. Certes, je ne pilote pas un bolide de course et je n’ai pas un gros moteur, mais j’ai trouvé intéressant de tester les produits de ce nouvel acteur du marché.

Ferodo bicycle discs and pads boxed
Ferodo, fabricant britannique de plaquettes pour voitures, propose désormais disques et plaquettes pour vélo – photo Dan de Rosilles

Race Company est un distributeur majeur du marché du cycle français. Installée pas loin de chez moi à Saignon, dans le Luberon, la société a été créée en 1999 par Christophe « Dangerous Momo » Morera, un fameux pilote de VTT. D’abord spécialisée « Mountain Bike », la société a distribué des marques prestigieuses comme Planet X, Santa Cruz, Marzocchi… et Ferodo bien sûr. Aujourd’hui, Race Company s’ouvre à d’autres pratiques : route, vélo urbain et bien sûr, le gravel.

Ferodo semi-metallic bicycle brake pads boxed
Les plaquettes Ferodo sont présentées dans leur emballage avec le ressort déjà en place – photo Dan de Rosilles

En choisissant Ferodo et ses plaquettes semi-métalliques, j’oriente clairement mon freinage vers des caractéristiques « all-road » car il m’arrive d’amener mon Chiru Kunlun, un vélo plutôt typé route-endurance, sur des chemins parfois chaotiques. Je connais bien maintenant son comportement au freinage avec des plaquettes en résine conçues pour la route. J’aurai donc l’opportunité, avec les disques et les plaquettes Ferodo, de tester un autre rendu de freinage et de faire des comparaisons. Ce choix de plaquettes semi-métalliques sera-t-il pertinent ?

Ferodo semi-metallic bicycle brake pads
Les plaquettes semi-métalliques Ferrodo sont-elles le bon compromis entre plaquettes organiques et métalliques ? – photo Dan de Rosilles

Il est grand temps

On reconnait facilement une plaquette usée à l’amincissement de la garniture qui la recouvre. Il faut surveiller cette usure, car le contact de plaquettes trop usées avec le disque risquerait d’endommager celui-ci. On peut surveiller cette usure en observant la plaquette à contre-jour dans l’étrier de frein, mais cela nécessite une bonne lumière, des bons yeux et de l’expérience. Le plus simple et le plus sûr reste quand même de les démonter au moindre doute. Mais pas d’inquiétude : avec un peu d’expérience, on « sentira » au freinage qu’il est temps de changer les plaquettes. Le bruit de freinage est aussi un indicateur.

Mes anciennes plaquettes sont en fin de vie, il est temps de les changer – photo Dan de Rosilles

L’usure des plaquettes de frein ne se calcule pas au nombre de kilomètres, car plusieurs facteurs entrent en jeu : le poids du cycliste, son pilotage (certains freinent plus et plus fort que d’autres), la météo et le terrain sur lequel on roule (la pluie sur des pistes sablonneuses est le contexte idéal pour l’abrasion des plaquettes) et enfin, le type de plaquettes utilisé.

Ferodo semi-metallic bicycle brake pads
Le ressort qui maintient les plaquettes en place a aussi pour fonction de les séparer lorsqu’on ne freine pas – photo Dan de Rosilles

De toutes les matières

Car oui, il existe plusieurs types de plaquettes. La garniture des plaquettes « organiques » est en résine, un revêtement tendre qui permet un freinage doux et progressif mais implique une usure rapide. Ce sont les plaquettes qu’on va le plus utiliser sur la route.
Les plaquettes métalliques garantissent un freinage plus puissant et plus franc et sont bien adaptées au VTT. Elles ont une durée de vie plus longue mais se révèlent souvent plus bruyantes.

Ferodo racing ECER90 certified spanish factory
Les plaquettes Ferodo sont fabriquées dans leur usine de friction espagnole selon des normes européennes strictes concernant le choix des matières premières – photo site web Ferodo

Pour compliquer la donne, il existe aujourd’hui nombre de plaquettes hybrides : semi-métalliques, ou avec l’adjonction de composants high-tech, comme le graphène… le but étant de proposer des caractéristiques mixant les avantages des plaquettes organiques et des plaquettes métalliques. C’est ce que propose Ferodo avec ses plaquettes semi-métalliques utilisant une technologie de colle résine, promettant de concilier « confort sur route et performances en descente ».

Ferodo racing bicycle pads
Les plaquettes Ferodo existent en deux versions : une version polyvalente adaptée à un large éventail d’applications et une autre spécialement conçue pour les vélos électriques – photo site web Ferodo

Le changement, c’est maintenant !

Tout commence par la dépose des anciens disques et plaquettes. Après avoir démontré les roues je dépoussière les étriers d’un petit coup d’air comprimé. À noter qu’en l’absence des roues, il faut éviter d’actionner les leviers de freins car les plaquettes risqueraient de se coller l’une à l’autre.

Shimano GRX 815 Di2 disc brake caliper cleaning
Avant toute chose, un coup de soufflette permet de dépoussiérer l’étrier – photo Dan de Rosilles

L’axe vissant qui maintient les plaquettes en place est se termine par une petite goupille qui évite un dévissage accidentel. Attention à ne pas perdre cette petite goupille, qui sera réutilisée lorsqu’on montera les nouvelles plaquettes.

Il ne faut pas perdre la petite goupille qui verrouille la vis de fixation des plaquettes – photo Dan de Rosilles

La grande lessive

Avant d’installer les pièces neuves, autant en profiter pour nettoyer les pistons qui parfois s’encrassent et ont du mal à revenir se loger intégralement dans l’étrier. Mon astuce consiste à actionner plusieurs fois le levier de frein pour comprimer le circuit hydraulique, mais au préalable je cale une clé hexagonale de 6 mm entre les deux pistons pour ne pas qu’ils sortent de leur logement. Cela serait alors très compliqué de les remettre en place…

Avec des cotons tiges, on nettoie précautionneusement le pourtour des pistons avec de l’alcool isopropylique, ensuite avec le liquide contenu dans le réseau hydraulique qu’on utilise. En ce qui me concerne, c’est de l’huile minérale qui assure la compression des freins sur mon groupe Shimano GRX Di2.

En un éclair

Maintenant que tout est propre, je reloge les pistons à leur place en faisant levier avec la clé hexagonale, j’essuie soigneusement l’intérieur de l’étrier avec un chiffon propre imbibé de produit à vitres pour enlever tout résidu gras, puis je remonte les nouvelles plaquettes.
L’opération complète – dépose des anciennes plaquettes, nettoyage de l’étrier et des pistons, remontage de nouvelles plaquettes – est une suite d’opérations faciles à réaliser, qui ne m’ont pas pris plus de 15 minutes.

Shimano GRX 815 Di2 brake pads replacement
Les plaquettes et le ressort qui les maintient en place s’insèrent facilement par le haut de l’étrier – photo Dan de Rosilles

Change de disques

Après avoir précautionneusement dégraissé les disques neufs (j’utilise pour cela du produit à vitres à base d’alcool), je m’attelle à la tâche. À l’avant, mon moyeu-dynamo Son 28 accepte un disque 6 trous. je vérifie l’état du frein-filet sur les vis (en rajouter si besoin) et je visse “en étoile” en faisant bien attention de respecter le couple de serrage pour ne pas endommager les filetages du moyeu qui est en aluminium.

À l’arrière, mon moyeu Hope RS4 est au standard Center-Lock, mais j’utilise un adaptateur qui me permet de monter un disque 6 trous sur un moyeu Center-Lock. L’avantage, c’est que je pourrais intervertir les disques si besoin. De plus, grâce à cet adaptateur, un disque 6 trous peut se monter indifféremment sur un moyeu 6 trous ou Center-Lock, alors que l’inverse n’est pas possible.

C’est réglé

Il est temps maintenant de remonter les roues et de vérifier le centrage du disque dans l’étrier. En fait, c’est plutôt l’inverse : on positionne l’étrier par rapport au disque. C’est pour cela que, avant de remonter les roues, il faut impérativement desserrer les étriers. Ainsi libres, ils viendront se positionner naturellement “autour” des plaquettes.

Shimano GRX Di2 brake caliper
Les plaquettes sont maintenues en place dans l’étrier à l’aide de cette simple vis – photo Dan de Rosilles

Une fois que mes roues sont en place, je maintiens fermement le levier de frein en action, puis je revisse l’étrier en prenant soin de le faire progressivement, en jouant tour à tour sur les deux vis, jusqu’à serrage complet. L’idée est que les plaquettes soient parfaitement positionnées de part et d’autre du disque. Elles doivent en être très proches et parfaitement parallèles et bien sûr ne pas le toucher, pour éviter les frottements parasites lorsqu’on fait tourner la roue.

Shimano GRX 815 Di2 disc brake caliper setting
Lorsque les plaquettes sont bien plaquées au disque, le centrage est bon, il faut resserrer l’étrier très progressivement, en passant d’une vis à l’autre – photo Dan de Rosilles

Rodage dans les parages

Le rodage des plaquettes et des disques neufs est une étape importante pour assurer la qualité, l’efficacité du freinage et allonger la durée de vie des plaquettes. Un bon rodage limite également les grincements et autres bruits désagréables lors du freinage.
Il existe beaucoup de polémiques et de méthodes différentes à ce sujet, il faut savoir aussi que certaines plaquettes ne nécessitent pas forcément d’être rodées. Mais en ce qui me concerne, j’applique toujours la même procédure avec des plaquettes neuves :

ferodo 160mm disc brand new
Le disque bien dégraissé est flambant neuf, il va falloir maintenant rôder les plaquettes – photo Dan de Rosilles

À plat et en ligne droite, j’enchaîne plusieurs freinages de 20 à 5 km/h, sans m’arrêter entre chaque et en reprenant de la vitesse assez longtemps pour permettre aux disques et aux plaquettes de refroidir. Je me rends ensuite dans une descente, où j’effectue une dizaine de freinages plus brutaux de 30 km/h à un arrêt presque complet, mais sans m’arrêter de rouler, toujours pour refroidir les freins.

Chiru Kunlun endurance bike
Le rodage est une étape cruciale pour l’efficacité du freinage et la durée de vie des plaquettes – photo Anne Fontanesi

Cette étape peut paraître fastidieuse, mais beaucoup de professionnels la conseillent et en ce qui me concerne, elle me sécurise. Avec des disques neufs et des plaquettes métalliques que je ne connais pas, c’est aussi l’occasion de prendre des repères et savoir jusqu’où on peut aller sur les leviers avant de bloquer les roues !

Ferodo cycling disc brake-in
Après rodage, on voit bien la trace des plaquettes sur le disque – photo Dan de Rosilles

Dévaler la pente

Cela fait maintenant un bon mois et 1000 km que j’utilise disques et plaquettes Ferodo, sur routes et sur chemins, sur sols secs, humides, ou franchement mouillés. N’ayant toujours utilisé que des plaquettes organiques, j’ai tout d’abord été surpris par le mordant du freinage, et j’ai du apprendre à doser mon « coup de doigt ». La progressivité qui n’est pas dans la plaquette, c’est à la main de la corriger. Mais très vite, je me suis fait à cette caractéristique. Je n’y pense plus, et la qualité de ce freinage « semi-métallique » me convient tout à fait, sur route ou en gravel.

Road cycling down hill Les baux de Provence Alpilles
Les plaquettes semi-métalliques Ferodo ont un mordant plus franc que mes anciennes plaquettes organiques – photo Anne Fontanesi

J’avais aussi des appréhensions sur le bruit, les plaquettes métalliques ou semi-métalliques ayant la réputation de couiner pour un rien. Si le bruit de freinage – une sorte de chuintement comme des skis sur la neige fraîche – est plus prononcé qu’avec des plaquettes organiques, je n’ai pas constaté de grincements ou autres bruits désagréables pour l’instant, même sous la pluie. Je suppose que la qualité du rodage n’y est pas pour rien.

Ferodo wet conditions braking
Sur sols secs ou mouillés, le freinage m’a paru efficace et facile à doser – photo Dan de Rosilles

Certains vont sans doute se poser la question de la chauffe et des capacités de refroidissement du duo disques/plaquettes Ferodo. Mais n’ayant pas de moyens de mesure objectif, n’étant pas un casse-cou en descente et n’ayant pas eu l’occasion de descendre un Ventoux ces dernières semaines, je ne peux me prononcer à ce sujet.

J’ai éprouvé disques et plaquettes Ferodo au maximum de mes aptitudes, mais sans pouvoir mesurer les températures et les vitesses de refroidissement – photo Anne Fontanesi

Pour une pincée de résine

Ma pratique route-endurance / allroad s’accommode parfaitement de ces plaquettes Ferodo semi-métalliques. Ce “compromis” me parait donc tout à fait judicieux, car elles sont plus mordantes que des plaquettes organiques, sans être aussi brutales que des plaquettes strictement métalliques, qui sont plutôt réservées à des usages off-road extrêmes.

Ferodo gravel braking
Les plaquettes semi-métalliques sont cohérentes aussi en gravel – photo Dan de Rosilles

Pour ce qui est de la durée de vie des plaquettes et des disques, il est bien sûr trop tôt pour tirer des conclusions. Comparés aux produits que j’ai utilisés jusqu’alors, j’ai le sentiment que disques et plaquettes Ferodo, sous des aspects extrêmement sobres (pas de fioritures, pas d’ailettes de refroidissement ou de design tapageur), respirent la solidité et la durabilité.

Disque de frein Ferodo 6 trous 160 mm – 46,90€
Acier AISI 420 à haute teneur en carbone
Compatible avec toutes les marques de frein à disque

Plaquettes de frein Ferodo pour Shimano 2 pistons – 17,90 €
Garniture semi-métallique utilisant une technologie de colle résine
Adaptées à une large plage d’applications

Tous les produits Ferodo chez Race Company


Respirez Sports… un magazine à lire à plein poumons

0
Respirez Sports
Respirez Sports

Respirez Sports est un magazine dédié aux sports Nature : trail, running, VTT, vélo, trekking, paddle, courses à obstacles, swimrun et tous les sports de plein air. Il est édité depuis 2016 par Eric Delattre. Sa vocation informative et grand public constitue sa singularité dans un monde média sportif plutôt spécialisé. Il nous fait découvrir différents sports, leurs épreuves mythiques et des destinations nature qui font rêver. En s’abonnant au magazine en format papier ou en téléchargeant la version numérique, les lecteurs participent aussi aux actions solidaires menées chaque année par le magazine.

Respirez Sports

Depuis 2016 “La petite entreprise” de Respirez Sports fonctionne sur la base de contributeurs bénévoles. Alors que tous les magazines se spécialisent, Eric Delattre, le fondateur a eu une vision différente en élaborant ce magazine qui parle d’activités multiples. “On m’avait dit que le multi-sports était trop difficile à traiter, je me suis entêté...”, me dit Éric lors de notre échange podcasté. Ce magazine c’est aussi une histoire de famille puisque Matthys et Hugo Delattre, les enfants d’Eric, aident leur père. “On a fait de ce magazine un laboratoire familial. Mes enfants ont fait des études de commerce et comme j’ai financé leurs études, je leur demande un retour sur investissement. Ma femme également collabore à Respirez : c’est notre correctrice”.

Respirez Sports
La Tribu Respirez – photo Respirez

Avec un tirage modeste de 1000 exemplaires par numéro, Respirez est un Ovni dans le monde la presse sportive. Des photographes de renom de la presse sportive collaborent au contenu. Le choix des sujets est basé sur la qualité des photos que les auteurs peuvent apporter en illustration de leurs articles. La rédaction de Bike Café a placé quelques articles sur le Gravel et Éric nous a ouvert ses colonnes à une époque où les autres médias ne s’intéressaient pas au sujet.

Respirez Sports

Le podcast Bla Bla sur Respirez Sports

Pour mieux connaître Respirez Sports, le mieux est d’écouter ce Bla Bla #105 réalisé avec Éric Delattre.

Mon avis

J’aime ce magazine, car comme Éric, j’adore les sports nature. J’avais co-créé avec Éric Thouvenin (créateur d’Openrunner) un site qui s’appelait Track & News et nous parlions de trail, de vélo, de course d’orientation, de montagne, de swimrun, de raids aventure… J’apprécie toujours la porosité qui existe entre ces différentes activités sportives. Éric met beaucoup d’énergie pour faire vivre “Respirez” avec un modèle économique fragile. En s’adressant au grand public, dans un choix d’activités sportives très large, le chemin choisi n’est pas facile, mais Éric est passionné et persévérant et nous sommes quelques uns à aimer “Respirez” tous les 3 mois qui nous apporte une grande bouffée de sports nature.

Respirez Sports
Le site Internet de Respirez Sports – capture d’écran

Informations

  • Titre : Respirez Sport
  • Editeur : Sarl Im’média
  • Site web éditeur : https://respirezsports.com/
  • Nombre de pages : 100
  • ISSN : 2498-0145
  • Date de publication : 4 numéros par an
  • Abonnement : 29 € les 4 numéros

Les engagements de l’éditeur

Le magazine RESPIREZ SPORTS est dédié aux sports Nature : trail, running, VTT, vélo, trekking, paddle, courses à obstacles, swimrun et tous les sports de plein air.

Notre ambition est de donner envie de pratiquer ces sports et de varier les plaisirs en testant de nouvelles courses, de nouveaux défis ou de nouveaux sports.

Le magazine RESPIREZ couvre depuis 2016 cette pratique des sports Nature en privilégiant une pratique grand public. Son objectif est de faire découvrir au plus grand nombre ces différents sports, leurs épreuves mythiques et les destinations sports Nature les plus courues.

Soutenez notre action en vous abonnant à notre magazine, à sa version numérique ou en participant aux actions solidaires menées chaque année par notre magazine de sports Nature.

Vive les sports Nature, vive le Outdoor, vive la pratique multi-sports !

Gravel is mine, une découverte du Bassin Minier

0
Gravel is Mine
Gravel is Mine

Le gravel s’impose comme un moyen de découverte au service d’une nouvelle forme de tourisme exploratoire. Toutes les régions s’en emparent, après avoir découvert les fabuleuses possibilités de ce vélo apte à se faufiler partout. Récemment, nous avons réalisé, avec l’aide de la revue Espaces, un article sur ce nouveau tourisme grâce au gravel, qui devient une tendance. Nous vous présentons dans ce nouvel article la belle initiative d’une bande de cyclistes du nord, fins connaisseurs de leur territoire, qui ont eu envie de vous le faire découvrir. Ils ont collectivement élaboré le projet “Gravel is mine”, dans un esprit de partage en espérant que “leur” gravel (mine) devienne aussi le nôtre…

Le Bla Bla #107 … Descendons dans Gravel is Mine

Pour aller à la découverte de ce projet, j’ai appelé Simon Agnoletti et Romain Carlier qui font partie de l’équipe d’organisation. Vous pouvez les écouter dans ce podcast Bla Bla #107. Ils nous expliquent les objectifs de ce projet, qui mélange tourisme et gravel.

Gravel is Mine
Photo Alex Dinaut

Au cœur de cet héritage, on trouve des paysages singuliers…

Le Bassin minier s’affirme comme une destination touristique émergente. Il s’appuie sur un patrimoine reconnu à l’échelle mondiale et sur la présence du musée Louvre Lens. Un territoire de paysages construits par l’homme autant que par la nature, un territoire qui a muté, faisant de son passé industriel un élément majeur de sa résilience.

Au cœur de cet héritage, on trouve des paysages singuliers, des terrils, des cavaliers miniers, des étangs d’affaissement, des sites d’extractions, des cités minières et leurs équipements, 353 éléments témoignent ainsi de 270 ans d’histoire. L’étendue du territoire, la richesse des éléments patrimoniaux bâtis et naturels suggèrent un long cheminement qui justifie un positionnement dans le domaine de l’itinérance par les modes doux, cyclables et pédestres. “Le Bassin Minier est un super lieu de pratique sportive que ce soit pour le trail, le vélo, le canoë….”, précise Romain.

Pour tester autant que pour mettre en lumière, nous proposons cette folle aventure, Gravel is Mine, qui doit préfigurer à terme des formats abordables à un public pratiquant l’excursion ou l’itinérance à vélo. Gravel is Mine #0, aura lieu le week-end des 15 et 16 juin.

Une première édition

Gravel is Mine équipe
Les 21 cyclistes motivés, prendront le départ d’un parcours de 350 km à couvrir en 24h…

Cette première édition assume son caractère expérimental en ouvrant les inscriptions à un nombre (très) limité de participants. Ils ont été électionnés sur la base d’une candidature qui raconte l’expérience et la motivation des candidats, 21 cyclistes au total, femmes et hommes, prendront le départ d’un parcours de 350 km à couvrir en 24h (objectif symbolique). Les 16 amateur·rices seront accompagné·es par quatre personnalités du monde du Gravel, reconnues dans le monde l’ultra-distance pour leurs expéditions et les voyages à vélo. Le parrain de cette édition, qui roulera également le jour J, est Maximilian Schnell.

Le Bassin Minier comme étendard

L’équipe portera une tenue aux couleurs du Bassin minier Patrimoine mondial et se fera l’ambassadrice des richesses du territoire qui seront mises en scène et en valeur dans un récit filmé et photographié de l’expérience vécue de l’intérieur par les participants. La couverture médiatique sera confiée à une équipe professionnelle, afin de garantir une qualité de la communication autour de cet événement, préfigurant un rendez-vous annuel sur le Bassin Minier.

Les pauses seront à la fois des moments de récupération pour les participants, mais aussi des temps rapides de présentation des sites traversés. Cette scénarisation est construite en amont avec les partenaires des territoires (Offices de tourisme, gestionnaires/animateurs des grands sites miniers, gestionnaires des espaces naturels sensibles, ONF, VNF, PNRSE…)

Un défi qui préfigure l’avenir

Le parcours sera organisé en boucles locales pour permettre à quelques-unes des 170 personnes ayant candidaté de faire partie de l’équipe qui accompagnera le défi sur des sections plus courtes, au départ des 5 grands sites miniers. Limitée à trente participant·tes par boucle, l’inscription est proposée au tarif de 10 €, dont 5 € qui seront reversés à la souscription lancée par la Mission Bassin Minier et la Fondation du Patrimoine au profit du patrimoine minier en danger.

Gravel is Mine parcours

Cette première version de Gravel is Mine est le “prototype” d’un événement qui pourra prendre place dans le calendrier des événements gravel en France. “Gravel is mine préfigure un événement d’importance. L’année prochaine ça pourra devenir une course avec cette épreuve d’ultra distance sur 350 km, mais également d’autres distances, en mode rando, abordables à tous les profils de cyclistes“, explique Romain.

Il y a donc bien une double mission dans cette formule expérimentale de Gravel is Mine. Créer du contenu photos, video pour faire la promotion de ce territoire, dans sa dimension exploratoire en gravel. Cette opération de communication est bien engagée avec cette équipe de pionniers qui la prépare ensemble. Le deuxième volet du projet est de démontrer qu’il sera possible de créer un événement gravel majeur et populaire dans le Bassin Minier pour attirer dans la région des pratiquants venus de partout.

Bike Café souhaite bonne chance à cette intéressante initiative, qu’on soutiendra.

Gravel is Mine est sur les réseaux

Nouveau Schwalbe Pro One TLE, mission (presque) accomplie

3
Schwalbe Pro One TLE 700X32 endurance road tyre tire
photo Dan de Rosilles

La réputation de la marque allemande Schwalbe n’est plus à faire : leurs pneus se sont taillé une excellente réputation dans tous les secteurs. Leur mythique Marathon, qui fait le bonheur des voyageurs à vélo, a fêté ses quarante ans l’an dernier. La famille G-One propose, pour le gravel, une large gamme de pneus adaptés à toutes les terrains, du XXL G-One speed que j’ai beaucoup utilisé en Monster Cross, jusqu’à l’excellent semi-slick G One RS spécifiquement conçu pour le Gravel Race.
D’ailleurs, les rédacteurs de Bike Café ne manquent pas de tester systématiquement les nouveautés gravel de la marque.

Schwalbe tubeless gravel tyres tires on Bike Café
Nous suivons de près les sorties de pneus gravel chez Schwalbe – capture d’écran site web Bike Café

Pour ce qui est des modèles route, j’avais bien testé des Schwalbe One sur mon pignon fixe aux débuts de Bike Café, mais la route n’étant pas notre spécialité, nous n’avons pas particulièrement relayé les nouveautés de la gamme route de Schwalbe… Jusqu’à l’annonce de la sortie du nouveau Pro One, un pneu de route tubeless de section généreuse, donc particulièrement adapté à la pratique enduroad / allroad / endurance : ce nouveau Schwalbe Pro One ne pouvait donc qu’attiser ma curiosité.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire Chiru Kunlun bike
Les Schwalbe Pro One TLE tout juste montés sur mon Chiru Kunlun – photo Dan de Rosilles

Conditions du test

J’ai roulé avec le nouveau Schwalbe Pro One pendant deux mois pleins, sur un peu plus de 1500 km. Durant cette période, la Provence a bénéficié d’une météo très variée, avec des journées radieuses mais aussi de fortes pluies, ce qui m’a permis (une fois n’est pas coutume !), d’effectuer un test complet du point de vue de la météo : J’ai pu tester le Schwalbe Pro One par tous les temps, avec des températures assez fraîches certains matins (moins de 10 degrés) et presque estivales les jours les plus ensoleillés (jusqu’à 27 degrés).
La palette de terrains a été très complète aussi, avec un bel échantillon de routes de toutes sortes et des segments de gravel de plusieurs kilomètres.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire in box
La boîte en carton du Pro One et son design typé “course” – photo Dan de Rosilles

La boîte en carton du Pro One avec son découpage de lignes en effet “course damier” annonce l’intention : ce pneu est destiné à ceux qui aiment aller vite. J’ai choisi la version “transparente” (comprenez bicolore, la bande de roulement noire tranche avec les flancs bruns qui laissent apercevoir la carcasse du pneu).

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire weight
350 g élastique compris, la catégorie poids-légers des pneus route 32 mm – photo Dan de Rosilles

Ce pneu fabriqué en Indonesie pèse tout juste 350 g en 32 mm, ce qui le situe dans la tranche “légère” des pneus route-endurance de ce diamètre. Le sens de rotation suit les chevrons gravés sur la bande de roulement. C’est sur cette bande qu’on peut aussi observer les témoins d’usure, deux petits trous qui auront disparu quand il sera temps de remplacer le pneu.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire transparent walls version
La gomme noire de la bande de roulement tranche avec les flancs “transparents” – photo Dan de Rosilles

Tubeless Easy

Une inscription “TLE” (Tubeless Easy) orne fièrement un flanc du pneu. Cela signifie qu’il a été spécialement concu pour être monté en tubeless, mais n’oublions pas non plus que c’est aussi en tubeless qu’il donnera le meilleur de lui même. Un montage avec chambre lui fera perdre bon nombre de ses qualités de vitesse, de confort et peut-être même d’adhérence, allez savoir.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire tubeless easy label
Très classe, la petite étiquette “TubeLess Easy” – photo Dan de Rosilles

L’intérieur du pneu est alvéolé. Les intérieurs “travaillés” des pneus tubeless sont maintenant monnaie courante, cela permet de mieux répartir et maintenir le préventif sur toute la surface intérieure du pneu pendant qu’il est en rotation. On se souvient des premières générations de pneus tubeless où le préventif se stockait, jusqu’à séchage complet, dans l’étroite zone centrale correspondant à l’envers de la bande de roulement. Aujourd’hui, lorsqu’on démonte un tubeless, on peut voir que la pellicule de préventif court de tringle à tringle.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire inside sealant dispatching
À l’intérieur du pneu, de petites alvéoles favorisent la répartition du préventif – photo Dan de Rosilles

Montage

Le montage et le claquage du Schwalbe Pro One TLE n’ayant présenté aucune difficulté, je n’aurai pas grand chose à signaler à ce sujet. Bien sûr, un montage confortable et sans soucis dépend aussi de l’expérience du monteur et d’une succession de petits tours-de-main qui s’acquièrent au fil du temps. Mais trêve de bavardage, allons rouler !

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire mounting
Le montage du Schwalbe Pro One est facile, surtout avec un peu d’expérience – photo Dan de Rosilles

Ça file

Dès les premiers tours de pédale, je prends conscience que le Schwalbe Pro One TLE a un excellent rendement, avec une vivacité proche du Good Year Eagle F1 et un toucher de route très doux, assez semblable aux pneus en coton Vittoria Corsa Pro et Vittoria Corsa Pro Control.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire climb hill climbing
Le Pro One est vif, un vrai régal pour relancer en côte – photo Anne Fontanesi

Il est léger, agile et vif en montée, précis en descente, on a affaire à un très bon pneu route, qui filtre bien les ondes “rapides” du goudron : toutes ces petites granulosités de surface qui donnent à chaque enrobé sa “note” unique.
Son adhérence est excellente en descente, on dirait qu’après quelques dizaines de minutes en action, la gomme chauffe, un peu comme celle du Pirelli PZero Velo. Si c’est bien le cas, il faudra vérifier si le pneu ne colle pas trop les jours de canicule.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire
Autour des Baux de Provence à 27°C, le pneu est rapide, mais il faudra vérifier si la gomme du Pro One ne colle pas trop lorsqu’il fera plus chaud – photo Anne Fontanesi

Attention, ça mouille !

En tout cas, les jours frais et humides ne lui font pas peur ! J’ai eu l’opportunité, grâce (?) à une météo pluvieuse, de tester les limites du Schwalbe Pro One TLE après de gros orages et sous des pluies plus ou moins battantes. Le pneu évacue parfaitement l’eau et adhère bien, même sur des routes maculées de terre ou de sable.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire dirt roads
Attention bancs de sable – le Pro One m’a offert un bon sentiment de sécurité dans ce type de situations – photo Dan de Rosilles

Tendre au contact, dur à l’impact

Le Schwalbe Pro One TLE serait-il donc le pneu absolu pour rouler sur route ? Presque… Car s’il est rapide, vif, précis et fiable, s’il filtre bien le grain du goudron, il encaisse très mal les aspérités.
À la moindre rainure, rigole, ralentisseur… le pneu renvoie méchamment l’impact, comme une barre en fer renvoie le coup de marteau.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire downhill speed
Tant que c’est lisse, ça glisse – photo Anne Fontanesi

Inutile de dire que cette caractéristique malheureuse laisse des traces lorsqu’on route sur des routes dégradées (ce qui est presque toujours mon cas) et sur de longues distances.
Pour essayer de gagner en confort, j’ai donc baissé la pression, jusqu’à la limite acceptable avant que la roue avant ne décroche dans les courbes en descente. Mais étonnamment, cela n’a rien changé, ou si peu… Est-ce dû à la structure de la carcasse du pneu ? Sans doute, mais n’étant pas un “TPIologue” très compétent, je ne saurais l’affirmer.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire downhill speed
Pour gagner en confort, j’ai baissé la pression jusqu’à la limite… sans amélioration notable – photo Anne Fontanesi

Dust Angel

Les qualités d’adhérence et de vitesse du Schwalbe Pro One TLE sont tout aussi évidentes sur les chemins, et particulièrement sur les sols meubles : chemins un peu humides, terreux, poudreux et sablonneux. Dans ce genre de situation, le Schwalbe Pro One TLE s’est montré exceptionnel d’aisance et d’adhérence. Cela fait de lui un honnête pneu de gravel occasionnel, donc un excellent allroad… pour terrains lisses.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire gravel path sand
Ce sol poudreux et meuble convient bien au Pro One – photo Dan de Rosilles

Car par contre, son principal défaut : sa dureté à l’impact, décrite plus haut, se ressent aussi sur les chemins… Malheureusement dirais-je, car bien évidemment les aspérités et les cailloux ne sont pas rares en gravel ! J’ai souffert sur les galets pourtant très lisses de la Costière de Nîmes, les clapas (morceaux de calcaire plats) de la Vaunage ; les cailloux anguleux des Alpilles m’ont été une véritable torture… Quand l’inconfort est là, on perd beaucoup en vitesse et on fatigue vite. On n’a plus qu’une seule envie : retourner au plus vite sur la route.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire gravel path

Ben… le confort ?

“Léger, rapide et sûr. Mais qu’est-ce que les cyclistes de course attendent d’autre d’un pneu ?”
C’est la question que s’est posée l’équipe réunie autour du chef de produit Peter Krischio au début du développement de ce nouveau Schwalbe Pro One.
J’aurais envie de leur répondre : qu’il soit confortable ? Certes, j’ai apprécié le rendement, l’accroche, la vivacité, la précision et la fiabilité du Schwalbe Pro One, mais j’ai souffert des chocs, sur mes petites routes dégradées, au fur et à mesure que la distance s’allongeait.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire allroad
Passer de la route aux chemins colore le Pro One d’une belle palette d’ocres et de sienne – photo Dan de Rosilles

Le confort n’est peut-être pas la qualité prioritaire d’un pneu de course, mais la tendance actuelle, au sein des équipes de route, est d’augmenter la section des pneus pour gagner en confort. D’après ce que j’en sais, un meilleur confort permet de maintenir le niveau de performance plus longtemps et le débours de vitesse qu’entraîne un pneu plus large est largement compensé par l’état de fraîcheur de l’athlète.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire tarmac mood
Le confort n’est pas la qualité première d’un pneu de course, mais… – photo Dan de Rosilles

Neuf sur dix

“Nous voulons sentir la facilité avec laquelle le pneu roule […] Nous voulons sentir à chaque virage l’adhérence […] Nous voulons une sécurité et une fiabilité maximales […]” Cet objectif de Schwalbe a été atteint avec brio. Mais quand, plus bas, ce texte accrocheur qu’on peut lire sur la page du site Schwalbe consacrée au Pro One TLE promet de “créer de la souplesse”, on peut légitimement douter de cette assertion.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire
Plus la distance s’allonge, plus le confort contribue à la performance – photo Anne Fontanesi

Car si le Pro One a un toucher délicat et filtre très bien les ondes rapides du tarmac, s’il est très solide et fiable (pas de crevaisons, pas d’entailles notables de la bande de roulement en 1500 km), ce pneu encaisse très mal les aspérités de la route et transmet tout ou presque au cycliste.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire wear indicator
Le discret mais non moins fameux témoin d’usure – photo Dan de Rosilles

Et mon tout est un pneu

J’aime tous les pneus ; ils sont tous différents, avec leurs qualités, leurs défauts, ils seront plus ou moins adaptés à telle ou telle pratique, mais ont tous été conçus avec passion, par des équipes compétentes et impliquées.
C’est avec cet éclairage qu’il faut observer le Schwalbe Pro One, le prendre pour ce qu’il est et le laisser pour ce qu’il n’est pas. C’est peut-être parce qu’il est rapide sur la route, très résistant aux agressions et remarquablement à l’aise sur les chemins humides, sableux ou terreux qu’il est aussi raide sur les cailloux et les aspérités de la route. Car un pneu est la synthèse d’une carcasse et d’une gomme, un compromis entre des contraintes technologiques et des besoins spécifiques.

Schwalbe Pro One TLE 700 X 32 tubeless road endurance tyre tire after the storm
L’orage a laissé sur la route des coulées dont se moque le Schwalbe Pro One TLE – photo Dan de Rosilles

Il reste que le Schwalbe Pro One TLE a beaucoup de qualités : Ce pneu élégant est proposé dans une très large gamme de sections, de 25 à 38 mm, pour s’adapter à tous les passages de roue. Pendant le test, il a fait preuve d’un très bon rendement, d’une excellente adhérence par tous les temps et d’une solidité à toute épreuve… La mission est presque entièrement accomplie !

Pneu Schwalbe Pro One TLE
700 X 25, 28, 30, 32, 34 ou 38 mm
Flancs transparents ou noirs
Carcasse Super Race
Gomme Addix Race

127 TPI
Compatible jantes hookless
PPC 75 €

Ça se fête ! Le nouveau Schwalbe Pro One est le dixième pneu tubeless route endurance 32 mm
que nous testons sur Bike Café !
Retrouvez notre dossier “Pneus route endurance 32 mm” ici

KTM X-Strada Master : Gravel Race !

10
KTM X-Strada
Crédit photo : photorunning.com

Ce KTM X-Strada Master a pour moi une saveur particulière : c’est le cinquantième vélo de Gravel que j’ai eu l’occasion de tester. De surcroît , je n’avais jamais roulé de vélo KTM auparavant. Bref, j’étais impatient de prendre en main ce KTM X-Strada Master qui respire bon le Gravel Race. (crédit photo de couverture : photorunning.com)

KTM : Kronreif Trunkenpolz Mattighofen

En effet, je n’ai jamais roulé de vélo KTM. Ni même de motos à vrai dire, puisque les deux que j’ai possédées étaient japonaises. Pour autant, qui n’a pas à l’esprit ces énormes moto enduro survolant les dunes du Dakar ? Difficile d’ignorer ces motos oranges qui alignent 18 victoires consécutives au Dakar entre 2001 et 2019 ! Mais KTM, c’est aussi des vélos. Et pas qu’un peu, puisque cela semble représenter presque un tiers du chiffre d’affaire global de la marque. KTM est fondé en en 1934 par M. Trunkenpolz en Autriche. Parallèlement à la montée en puissance des motos KTM, l’activité cycle débute dés 1964 avec la production du Fleetwing. Celui-ci est destiné au marché US, qui n’est pas sans rappeler les courbes des voitures américaines de l’époque !

KTM
Le Fleetwing, premier vélo de KTM en 1964 (source KTM)


Un premier vélo de course (route) voit le jour en 1978, nommé Formula S. Doté d’un cadre en acier, ce vélo de route haut de gamme est très léger pour l’époque : 10,8 kg.

KTM
Le KTM Formula S (source KTM)

Puis dix ans plus tard, KTM dégaine son premier Mountain Bike : l’Ultra Cross. Ce VTT est équipé d’un cadre en acier Columbus, et animé par un groupe Shimano Exage. Pour les curieux et les nostalgiques, vous pouvez télécharger ici le catalogue KTM de 1988.

KTM
KTM Ultra Cross de 1988 (source KTM)

Plus proche de nous, KTM dévoilait en 2020 l’étonnant X-Strada 720. Doté d’un design innovant, ce vélo resta d’une diffusion assez confidentielle.

KTM X-Strada 720 (source KTM)

KTM X-Strada Master : présentation

En premier lieu, la gamme Gravel de KTM se nomme X-Strada. Celle-ci s’articule autour d’un cadre en aluminum 6061 et d’un cadre en carbone (de gamme nommé Premium chez le fabricant autrichien). Les deux partagent la même fourche en carbone, excepté le Prime, situé juste au dessus du Master, qui se dote d’une fourche RockShox Rudy Ultimate XPLR. Aussi, le vélo testé ici est donc le haut de gamme “non suspendu” de la gamme Gravel.

KTM X-STRADA
KTM X-STRADA MASTER

Conception du KTM X-Strada

Premièrement, je pense qu’il est utile de préciser que ce cadre est homologué UCI. Notons que cela n’est pas si courant en Gravel, mais pas dénué de sens dans le cas présent. En effet, le X-Strada peut ainsi s’aligner sans soucis sur une manche de cyclo-cross, puisque d’ailleurs il englobe aussi ce rôle au catalogue KTM, qui n’a plus de CX spécifique. De plus, avec l’officialisation des Gravel Race UCI, il faut s’attendre à une augmentation des contrôles en ce sens. Par ailleurs, la forme du top tube est adapté au portage, large et plat dans sa face interne.

Une conception épurée, qui respire déjà la course (photo Denis Cauvin)

De même, inutile de chercher des inserts : ils sont au nombre de quatre, classiquement positionnés. La fourche possède elle quatre perçages débouchants. KTM annonce un dégagement permettant d’accueillir des pneus jusqu’à 700×45 mm. Là-dessus, la finition, tout comme la peinture, est d’un excellent niveau.

KTM X-STRADA
Les volumes sont généreux, tout comme le dégagement offert pour les pneumatiques (photo Laurent Biger)

Géométrie du KTM X-Strada

La géométrie de ce KTM est dans les codes actuels des Gravel sportifs. Ainsi, le Reach est conséquent, et la potence d’une longueur modérée. Cependant, j’ai noté que la valeur du Stack n’est pas si faible, ce qui est un premier indice intéressant sur la position. Puis, j’ai remarqué que la valeur de l’angle de direction est relativement élevée (72°), ce qui là aussi permet déjà d’imaginer le caractère de ce X-Strada. De même, l’angle du tube de selle est élevé (74,5°) et promet de belles aptitudes pour grimper, que les bases en 430 mm ne viendront pas perturber.

Pour finir sur la géométrie, on peut noter l’emplacement bas des haubans sur le tube de selle. Censé amener un flex vertical, cette conception est désormais devenue très courante sur les cadres contemporains. Néanmoins, sur le KTM X-Strada, la jonction des haubans avec le top tube est singulière.

Le Groupe SRAM Rival AXS

Sur le plan de la transmission et du freinage, c’est SRAM qui opère sur ce KTM X-Strada Master. Le groupe Rival eTap AXS brille d’une ergonomie bien pensée. Aidé par une application smartphone qui s’avère aussi simple qu’efficace (état de charge des batteries, mises à jour, configuration, etc.). En couple avec la vaste et belle cassette 12 vitesses 10-44 dents, l’unique plateau de 42 dents est idéal pour un usage sportif.

Groupe SRAM Rival AXS (photo Laurent Biger)

Le freinage est typique de chez SRAM, à savoir très progressif et facilement dosable, y compris pour des pratiquants novices. Même si j’avoue une préférence pour le touché plus incisif de son rival japonais, l’efficacité est indiscutable.

Freinage Sram Rival AXS sur disque de 160 mm (photo Laurent Biger)

Les roues et pneus

Équipées d’un corps de roue libre XDR, ces roues DT SWISS GR1600 trouvent bien leur place sur ce KTM. Selon le fabricant, elles pèsent 1748 g la paire. D’une largeur interne de 24 mm, elles sont chaussées de pneus Continental Terra Speed en 700×40 mm montés en tubeless. A noter les axes traversants DT SWISS qui s’opèrent grâce à des leviers inamovibles.

KTM X-Strada
DT SWISS GR1600 et pneu Continental Terra Speed en 700×40 mm (photo Laurent Biger)

Les périphériques

Enfin, les périphériques sont maison et participent à la belle finition et au look sportif de ce vélo. Cintre et potence sont en aluminium mais de très belle facture. La tige de selle est également en aluminium et de diamètre 27,2 mm pour un offset de 15 mm. Elle est maintenue par un collier de selle classique. Quant à l’intégration, celle-ci est presque totale, puisque l’imposante douille de direction accueille verticalement les gaines en provenance du cintre.

L’intégration des gaines n’est pas totale, mais s’avère esthétique (photo Laurent Biger)

Là-dessus, une belle selle San Marco Shortfit surplombe le tout. Pour finir cette présentation statique, notons le poids de 8,7 kg de cet exemplaire en taille M, monté tubeless.

Le test terrain du KTM X-Strada Master

Après avoir réglé les périphériques, je m’installe sur ce vélo haut en couleurs. En premier lieu, je constate ce que j’avais pressenti à la lecture du reach dans la géométrie exposée précédemment, c’est à dire une position relativement sportive. Pour autant, la position n’est pas non plus extrême, surtout que mon exemplaire est livré avec la potence dans sa position la plus haute (que je vais laisser ainsi durant mon test).

KTM X-Strada
KTM X-Strada : une position sportive mais pas extrême (photo Denis Cauvin)

Là-dessus, je suis bien installé sur la selle San Marco, confortable et adaptée au Gravel. Quant au cintre, celui-ci est d’un drop trop important, limitant l’usage de la position “mains en bas”. Son flare reste contenu, ce qui permet des positions cohérentes et aussi de préserver nos poignets. Le flex de ce cintre est limité, similaire à la rigidité d’un cintre route.

KTM X-STRADA
La plaine des Maures à bon rythme (photo Denis Cauvin)

Direction les massifs

J’ai la chance de faire du vélotaf à travers la plaine des Maures, et d’avoir le massif des Maures à portée de pédales. A ce titre, je vous conseille la lecture de notre immersion dans les Maures pour découvrir ce territoire.

Le KTM X-Strada Master dans le massif des Maures (photo Denis Cauvin)

Aussi, j’ai fait 500 km sur ce superbe terrain de jeux, au guidon de ce KTM. Le X-Strada s’en sort admirablement dans les ascensions, que ce soit sur bitume ou sur les pistes. La rigueur de la boite de pédalier (au format Press-fit) n’est pas étrangère à cela.

Ce KTM X-Strada Master s’avère être un excellent grimpeur (photo Denis Cauvin)

De plus, les roues se prêtent bien à ce jeu et ne viennent pas brider le potentiel de ce cadre, résolument efficient en terme de rendement. Sur le plat, il conserve bien la vitesse et permet de conserver une belle allure lors de sessions “au seuil”.

Une des sorties tests dans le massif des Maures

Le train avant est dans cet esprit : réactif. Alors que le triangle arrière est d’un excellent compromis entre filtration et nécessaire rigidité latérale. Durant les descentes, j’apprécie l’empattement conséquent, qui amène une stabilité rassurante.

Le train avant est précis mais demande une vigilance de tous les instants (photo Denis Cauvin)

Elle vient ainsi équilibrer ce train avant vif et terriblement précis, mais qu’il faut dompter quand le terrain se dégrade. Aussi, il faut un peu d’expérience pour emmener fort en descente ce KTM X-Strada. Par ailleurs, la largeur généreuse du top tube n’est pas un atout dans les passages techniques et sinueux. Les genoux viennent vite à son contact lors des changements rapides de directions et de positions. Évidemment, c’est le cadre qui gagne et pas les genoux…

Le top tube est plat et large, pouvant limiter parfois la mobilité en terrain sinueux et engagé (photo Denis Cauvin)

Gravel Race : Bol d’Or Gravel avec le KTM X-Strada

A une heure de route, l’occasion était trop belle pour ne pas la saisir. Avec Matthieu, nous filons au circuit Paul Ricard pour disputer les 6H Gravel du Bol d’Or Vélo. Une course que nous abordons en Duo, quand certains sont en Solo et d’autres bien plus nombreux. Je fais le départ, directement dans le rythme où le KTM tient sa place, prêt à en découdre.

Le KTM X-Strada Master, sur la portion routière de la boucle Gravel (crédit photo : photorunning.com)

Cette boucle de 7 km comprend un passage sur le circuit, au milieu du flot des routiers qui disputent les 24h. Sur ce bitume si particulier, le KTM n’est pas à la traîne, loin de là. Il confirme ici tout le rendement dont il est capable. Si vous avez les watts, il aura la vitesse. A son guidon, j’ai réalisé le quatrième meilleur temps au tour (sur 33 participants ayant synchronisé leur course sur Strava). Ce qui prouve que même avec des roues pas si légères, le X-Strada est un vélo techniquement crédible en compétition.

Le terrain, varié, est propice au groupe mono SRAM Rival AXS (photo Denis Cauvin)

Le groupe mono SRAM Rival AXS est un régal d’ergonomie en conditions de course. Le levier gauche pour monter et le droit pour descendre les rapports, d’une simple impulsion. C’est quand je suis “dans le rouge” que j’apprécie ce type de détail.

La course n’empêche pas quelques mots, souvent bien utiles. Même en course, on retrouve souvent cet “esprit Gravel” (crédit photo : photorunning.com)

Avec Matthieu, on ne faiblit pas trop malgré le vent. Cela finit par payer avec une bonne place au scratch et en équipe. Les détails de l’épreuve sont dans le lien Strava ci-dessous.

Finish ! L’heure du bilan, pour nous mais aussi pour le KTM (crédit photo : photorunning.com)

Au bilan

Difficile de trouver à redire sur ce KTM X-Strada Master. Si ce n’est d’avoir bien en tête ses traits de caractère avant d’envisager un tel choix. À savoir un rendement de très haut niveau, peu de solutions d’emports (deux bidons), et un niveau de pilotage minimal pour l’emmener fort dans le technique. En somme, un candidat idéal pour un usage sportif, et pour s’aligner sans sourciller sur la grille d’une Gravel Race. Côté tarif, il n’est pas donné mais globalement en cible avec la concurrence de même niveau. Paradoxalement, en France, malgré une bonne image, la marque reste encore peu représentée. A travers ce X-Strada, elle gagne à être connue davantage.

Caractéristiques

  • Cadre : X-Strada Gravel Premium Carbon (tailles XS à XL)
  • Fourche : X-Strada Gravel Carbon F14
  • Shifters : SRAM RIVAL ETAP AXS 12v
  • Pédalier : SRAM RIVAL 1 WIDE DUB 42 dents
  • Freins : SRAM RIVAL AXS
  • Disques : SRAM Paceline 160 mm
  • Cassette : SRAM XG-1251 12 SPEED 10-44T XDR
  • Dérailleur : SRAM RIVAL XPLR ETAP AXS 12v
  • Boitier de pédalier : SRAM DUB Press Fit
  • Chaine : SRAM RIVAL 12v
  • Selle : San Marco Shortfit Open Fit Wide
  • Tige de selle : KTM Team Aluminium 27,2 x 350 mm
  • Cintre : KTM Team Aluminium, Flare 16 degrés
  • Potence : KTM Team Aluminium 8°
  • JDD : Acros AICR interne 1.1/8″-1.5″
  • Roues : DT Swiss GR 1600 SPLINE 700 (24 mm de largeur interne)
  • Pneus : Continental Terra Speed TL 700×40 mm (tubeless)
  • Poids vérifié :  8,7 kg en taille M

Lien fabricant : X-STRADA MASTER – KTM Bikes (ktm-bikes.at)
Prix :  4499€ € TTC

Contact pour la France : KTM Bikes France

Hutchinson lance Caracal, un pneu semi-slick typé Gravel Race

3
Hutchinson Caracal gravel tyre tire cycling Caracal Race Caracal Hardskin on field rear
photo @Widen-Prod

Le saviez-vous ? Le caracal est un félin proche du lynx, présent sur trois continents et qui peut faire des bons de trois mètres.
Des éleveurs français peu scrupuleux en détiennent en captivité, et il n’est pas rare que certains spécimens s’échappent pour errer dans la campagne, comme récemment près de Roubaix.

Le caracal est un félin extraordinaire de beauté et de puissance- photo David Bygott

Aujourd’hui, Hutchinson lâche son Caracal mais rassurez-vous, il s’agit bien d’un pneu et non pas d’un (très) gros chat. Ce semi-slick sera disponible en section de 40 mm et en deux versions : un Caracal renforcé “Hardskin” et un “Caracal Race”, destiné aux compétiteurs et autres amoureux des vitesses élevées sur les chemins. Notez d’ailleurs que notre confrère Laurent Biger vient tout juste de commencer le test du Caracal, à paraître prochainement sur Bike Café.

Hutchinson Caracal gravel tyre tire cycling Caracal Race Caracal Hardskin factory made in France
Le caracal est fabriqué en France – photos Sophie Gateau

Et un semi-slick, un !

Le caracal (l’animal) “possède de nombreux poils raides qui émergent d’entre ses coussinets, lui assurant un bon appui sur les sols meubles” dixit Wikipedia. La version d’Hutchinson, possède une bande de roulement lisse et des crampons latéraux, l’inscrivant dans la famille aujourd’hui très en vogue des pneus gravel semi-slick et dont nous n’avons de cesse, à Bike Café, de vanter les qualités.

Hutchinson Caracal gravel tyre tire cycling Caracal Race Caracal Hardskin
Le semi-slick gravel est un pneu désormais proposé par une majorité de fabricants – photos @Widen-Prod

Ainsi, Hutchinson rejoint la liste de plus en plus longue de fabricants de pneus qui cèdent au charme du semi-slick, un pneu qui associe des qualités de vitesse et d’accroche, a priori inconciliables avec des profils de pneus “traditionnels”. La bande de roulement lisse (ou quasiment lisse) du semi-slick permet de rouler vite, et ses crampons plus ou moins prononcés sur les côtés adhèrent en courbe.

Hutchinson Caracal gravel tyre tire cycling Caracal Race Caracal Hardskin speed competition UCI Gravel World Series
Le semi-slick, un pneu pour aller vite tout en accrochant en courbes – photo @Widen-Prod

La vie de couple

Le caracal (l’animal) est solitaire, mais on peut cependant le rencontrer en couple durant les périodes de reproduction. Hutchinson a décidé que son Caracal serait toujours en couple, puisque décliné en deux versions, l’une renforcée et destinée à un usage plus engagé ou polyvalent, l’autre plus orientée compétition, avec une toute nouvelle gomme et une carcasse différente.

Hutchinson Caracal gravel tyre tire cycling Caracal Race Caracal Hardskin compound comparison
Ce qui distingue les deux version du Caracal : le type de gomme, et l’agencement de leur carcasse – illustrations @Diedre-Design

Mais le Hardskin et le Race ne devraient pas se marcher sur les pieds, il y a de la place (sur le marché et sur les chemins) pour tout le monde. On peut noter qu’il n’y a pas une version “de luxe” et une autre “au rabais” ; les prix sont sensiblement les mêmes (cinq Euros d’écart seulement). Si les deux versions divergent et sont destinées à des usages et des terrains différents, elles sont toutes les deux annoncées comme très performantes dans leur domaine d’utilisation.

Hutchinson Caracal gravel tyre tire cycling Caracal Race Caracal Hardskin Swifteasy Casing Overlap comparison
Il n’y a pas un Caracal “de luxe” et un autre “au rabais” : chacun a ses caractéristiques et son domaine d’utilisation – capture d’écran documents Hutchinson

Même poids, mais pas pour les mêmes raisons

On pourra s’étonner que la version Race et la version renforcée fassent le même poids : 475 gr. C’est parce que dans la version Race, une couche plus importante de gomme est nécessaire pour assurer l’étanchéité sur la dernière couche de carcasse 127 tpi qui fait tringle à tringle. Mais d’après Hutchinson, s’ils font le exactement même poids, les deux pneus n’ont pas du tout le même comportement et le même rendement. Pour le dire autrement, la version renforcée Hardskin perd en vitesse et réactivité ce qu’elle gagne en protection et solidité.

Hutchinson Caracal gravel tyre tire cycling Caracal Race Caracal Hardskin threads factory made in France
La carcasse multicouche 127 TPI du Caracal est organisée de façon différente selon la version – photo Sophie Gateau

La gamme Racing Lab

Hutchinson inscrit le Caracal dans sa “Gamme Racing Lab”, une gamme de pneus orientés performance/compétition. Le Caracal a été développé en collaboration avec des champions du gravel comme Ulrich Bartholmoes ou Ibai Fradejas.
La scène gravel se professionnalise et on sait bien que les athlètes, pour qui chaque watt compte, recherchent le produit absolu. Avec en ligne de mire les manches UCI Gravel World Series, Hutchinson s’est donné pour objectif, avec le Caracal, de répondre aux critères les plus exigeants.

Hutchinson Caracal gravel tyre tire cycling Caracal Race Caracal Hardskin in action
En gravel, la tendance est à la compétition et à la performance – photo @Widen-Prod

À fond la gomme

Les yeux du caracal sont de couleur claire, généralement verdâtres pouvant varier du marron au bleu. Mais le caracal ne fait pas qu’annoncer la couleur : ce terrible prédateur est considéré comme l’un des félins les plus rapides sur courte distance. Il grimpe et saute aussi très bien, et il peut faire des bonds gigantesques pour capturer des oiseaux en plein vol.

Hutchinson Caracal gravel tyre tire cycling Caracal Race Caracal Hardskin by side
La robe du Caracal Hardskin est soit noire soit brune et noire, alors que celle du “Race” est toujours bicolore – photo @Widen-Prod

Avec le Caracal Race, Hutchinson annonce en toute simplicité “le pneu gravel le plus rapide du marché”. la raison : La nouvelle gomme MachThread 3.0, la plus rapide jamais développée par Hutchinson et utilisée également sur le nouveau pneu route Blackbird. Le rebond du pneu est un enjeu très important sur terrain accidenté, car il fait perdre de la vitesse au pneu. Avec la gomme MachThread 3.0, Hutchinson annonce un retour d’énergie de +25%. Cette gomme est aussi plus dure que les précédentes (+10%) et sur les tests de déchirure, les performances ont été améliorées de +75% d’après Hutchinson.

Hutchinson Caracal gravel tyre tire cycling Caracal Race Caracal Hardskin MachThread 3.0 compound
Hutchinson annonce que la gomme MachThread 3.0 est la plus rapide du marché – photo Sophie Gateau

Conquérir tous les terrains

On aurait tort de penser qu’Hutchinson a développé le Caracal en ne pensant qu’aux manches UCI. D’abord, parce que la version renforcée conviendra parfaitement à la pratique du gravel tout-public et sur tous les terrains, même les plus agressifs.
D’un point de vue marketing, le Caracal ne s’adresse pas qu’aux compétiteurs, car il s’agit de répondre aux tendances du marché, dopé par la communication UCI et l’admiration par le grand public des athlètes renommés qui s’engagent sur les manches gravel.

L’engouement pour les pneus semi-slick en gravel ne fait que croître – photo @Widen-Prod

Intelligemment positionnés à l’extrémité la plus sportive et rapide de la palette de pneus gravels d’Hutchinson, les deux Caracal viennent parachever, avec l’Overide, le Touareg et le Tundra, la gamme gravel, désormais très polyvalente, proposée par Hutchinson à tous les amoureux du gravel.

Les deux Caracal viennent admirablement compléter la palette de pneus gravel proposés par Hutchinson – capture d’écran documents Hutchinson

Caractéristiques techniques Caracal Hardskin

Tubeless Ready (technologie TLR)
Gomme Bi-composants (Bi-compound)
Construction multicouches 3 X 127 tpi, renforcé Hardskin tringle à tringle
Compatible jantes hookless
Section 700 X 40 mm
Couleur : bicolore (flancs bruns) ou noir
Poids 475 g
Fabriqué en France
Prix public 54,99€

Caractéristiques techniques Caracal Race


Tubeless Ready (technologie TLR)
Gomme MachThread 3.0
Construction multicouches SwiftEasy Casing : 3 X 127 tpi sur les côtés, 2 X 127 tpi au centre
Compatible jantes hookless
Section 700 X 40 mm
Couleur : bicolore (flancs bruns)
Poids 475 g
Fabriqué en France
Prix public 59,99€