Accueil Blog Page 50

J’ai l’Alibi pour rouler par tous les temps

1
Test des nouvelles lunettes Koo Alibi
Test des nouvelles lunettes Koo Alibi

Vous connaissez la marque Koo Eyewear, dont nous avons déjà testé plusieurs modèles de lunettes. Les Koo Cosmo testés avec le Kask Mojito 3, les Koo Supernova testées par Hugo et les solaires Koo Demos n’ont plus de secret pour vous, si vous lisez nos articles. Cette fois, je vous présente le nouveau modèle Alibi, que nous avons découvert lors d’une présentation de la marque sur le Roc d’Azur. J’ai pu les tester sur plusieurs sorties effectuées dans des contextes de luminosité différents, afin de bien apprécier les qualités “4 saisons” de ces nouvelles optiques.

Test des nouvelles lunettes Koo Alibi
Dans notre belle région de Provence, les passages de l’ombre à la lumière intense m’aveuglent – self-photo Patrick VDB

Le choix des lunettes est pour moi encore plus stratégique que pour ceux qui possèdent une bonne vue. La destruction partielle de mes nerfs optiques complique ma vision, avec un champ visuel réduit, une forte sensibilité à la lumière vive et une réactivité très lente aux changements de luminosité… bref, je ne suis pas gâté à vélo. Dans notre belle région de Provence, les passages de l’ombre à la lumière intense m’aveuglent plus longtemps que d’autres et l’inverse est également vrai, lorsque j’entre dans un tunnel ou dans une zone très sombre. Pour moi, aujourd’hui, je ne conçois pas rouler à vélos sans verres photochromiques, qui s’adaptent bien à ces changements.

Koo Alibi : une nouvelle gamme

De toutes les couleurs

Heureusement que nous avons pu bénéficier de l’aide d’Ursula Pina, qui s’occupe du marketing de Koo Eyewear, pour décoder les différentes versions du nouveau modèle de la marque italienne : ALIBI. En effet, il existe pas moins de huit variantes de couleurs, chacune étant associée à un verre spécifique. Dans la collection route, on trouve cinq propositions de montures mates, dans les couleurs Black, Grey, Sand, White et Harbour Blue. Pour la collection MTB/Gravel, on aura trois variantes de montures, également mates, dans les couleurs Dark Blue, Orange et Persian Green. 

En direct du Roc d'Azur
Ursula Pina, responsable marketing de la marque KOO nous présente la gamme Alibi – photo Patrick VDB

Nouvelles lentilles

Les nouveautés sur ce modèle ALIBI ne se limitent pas à la monture, car elles concernent également les verres en polycarbonate Zeiss qui présentent une géométrie cylindrique. Le résultat est un verre enveloppant qui garantit un large champ de vision et offre également ventilation et protection.

Miroir, mon beau miroir…

Deux nouvelles couleurs de verres miroirs sont disponibles : “Gold”, qui est montée sur les modèles Black Matt et Sand Matt, est adaptée aux fortes luminosités, avec une base “fumée”. La seconde lentille “Copper” ciblera plutôt les luminosités moyennes en augmentant le contraste. Elle est montée sur le modèle Harbour Blue Matt. 

En direct du Roc d'Azur
Testé sous le soleil intense du Roc d’Azur par Matthieu, le modèle Bleu Foncé Mat Rouge photochromique lentille MR – photo Patrick VDB

Le nouveau verre Photochromic MR Fuchsia est monté sur le modèle White Matt et le Photochromic MR Rouge sur le modèle Dark Blue Matt, le même que Matthieu a pu faire varier au soleil du Roc. Cette version démarre au niveau de filtration 0 et offre une visibilité et une clarté totales, même dans les situations particulièrement ombragées. On connaît bien maintenant les vertus des verres photochromiques qui présentent une teinte presque transparente, dans des conditions de faible luminosité et qui passent à des teintes plus foncées au fur et à mesure que la luminosité augmente. Sur ces verres MR, un effet miroir apparait, lorsque la luminosité passe de faible à moyenne-élevée, assurant ainsi la protection de l’œil et une bonne qualité de vision. Ces verres sont également dotés de traitements hydrophobes, qui facilitent le glissement des gouttes d’eau.

Pour les trois versions spécifiques au tout-terrain, Koo propose une lentille orange sur le modèle Persian Green Matt. Elle sera appréciée dans les contextes off-road, tels que le VTT ou les chemins de terre. Cette teinte permet d’accentuer les couleurs et révéler les contrastes dans des environnements nature, afin de mieux voir dans les zones d’ombre et de lumière alternées. La lentille miroir verte fumée du modèle Orange Matt permet d’améliorer la visibilité dans un environnement mixte, tel qu’un chemin de gravier.

Test des nouvelles lunettes Koo Alibi
Voilà le modèle qui m’a séduit – photo Patrick VDB

ALIBI, dans ses huit versions, est disponible au public sur kooworld.cc au prix de 180,00 euros pour les versions à miroir et 210,00 euros pour les versions à miroir photochromiques.

  • NOIR MAT OR LENTILLE MR (CAT.3 – VLT 17%)
  • GRIS MAT TURQUOISE LENTILLE MR (CAT.3 – VLT 11%)
  • SABLE MAT OR MR LENTILLE (CAT.3 – VLT 17%)
  • BLANC MAT FUCHSIA LENTILLE MR PHOTOCHROMIQUE (CAT. 1-3 – VLT 75-12%)
  • BLEU PORT MAT CUIVRE LENTILLE MR (CAT.2 – VLT 22%)
  • BLEU FONCÉ MAT ROUGE PHOTOCHROMIQUE LENTILLE MR (CAT. 0-3 – VLT 87-15%)
  • ORANGE MAT VERT LENTILLE MR (CAT.2 – VLT 23%)
  • VERT PERSAN MAT ORANGE LENTILLE MR (CAT.2 – VLT 35%)

Le taux de transmission de la lumière visible (VLT en anglais) est le pourcentage de lumière que va laisser passer la lentille. 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre petit guide pour bien choisir vos lunettes de vélo.

Autres détails

Pour ce modèle on trouvera :

  • Des plaques de nez de rechange et un modèle spécifique pour les nez asiatiques plus fins ;
  • Des lentilles de rechange ;
  • Le système “Optical clip” qui permet d’intégrer un binoculaire pour des verres correcteurs.

Mon choix : Koo Alibi photochromiques cat. 1-3

Test des nouvelles lunettes Koo Alibi
Mon choix s’est arrêté sur les lunettes Koo Alibi BLANC MAT FUCHSIA LENTILLE MR PHOTOCHROMIQUE (CAT. 1-3 – VLT 75-12%) – photo Patrick VDB

Pour moi, les verres photochromiques s’imposent et j’ai retenu, grâce à la présentation qui nous a été faite sur le stand, le modèle Blanc Mat Fuchsia. L’essayage s’est fait sur place : les lunettes épousent bien mon visage et reposent sans glisser sur mon nez. Je quitte Fréjus avec une élégante boîte blanche et bleue dans mon sac et dès le lendemain, je pars rouler vers la Durance sous un ciel d’un bleu éclatant avec un soleil rasant du petit matin particulièrement intense. On dirait que la nature s’était préparée à me faire subir ce qu’il y a de pire pour ma vue.

Les gains de filtration (75 à 12%) ne sont pas meilleurs qu’avec mes habituelles Julbo (75 à 17%), par contre je perçois un gain intéressant dans les transitions entre lumière intense et ombre qui me gênent énormément dans ma pratique. Une partie gravel le long de la Durance me confirmera cet avantage. Le modèle Alibi bleu foncé qui affiche un VLT de 87 – 15 % aurait trop assombri le verre, dans les passages en sous-bois obscurs.

Test des nouvelles lunettes Koo Alibi

Le week-end suivant, la météo a changé. Direction les Alpilles pour une sorte longue de 120 km sous un ciel “bâché”, avec même quelques gouttes de pluie en arrivant sur Eygalières. Les verres restent filtrants, mais ils laissent passer plus de lumière pour éclairer cette ambiance de grisaille. Par ailleurs, cette distance et ces 5 heures de vélo me confirment le confort de ces lunettes “poids plume” qui s’adaptent parfaitement à mon casque. Petite anecdote, je les avais oubliées sur le bord du lavabo des toilettes d’un café où je m’étais arrêté lors de cette longue sortie. C’est le drame : heureusement le serveur est venu me les rapporter… ouf ! Elles m’auraient terriblement manqué.

Essayées et adoptées, je vais pouvoir aborder l’hiver sereinement avec ces lunettes qui varient en fonction du temps. Voilà l’Alibi pour rouler par tous les temps.

Toutes les infos sur le site de Koo Eyewear

Avec le pneu Michelin Power Adventure, c’est l’aventure

1
Test des pneus de gravel Michelin Power Adventure
Test des pneus de gravel Michelin Power Adventure

Sous le nom de Power, Michelin propose deux modèles : l’un Gravel avec de petits crampons et l’autre Adventure moins cramponné et objet de notre test.

En statique

Le manufacturier français présente le Power Adventure comme le pneu permettant de « vous aventurer hors des routes bitumées avec le pneu MICHELIN Power Adventure ; rendement, longévité, résistance à la crevaison ».

Test des pneus de gravel Michelin Power Adventure
Test des pneus de gravel Michelin Power Adventure

La version d’essai présente des flancs beige soutenu (également appelés tan) très en vogue, à tel point que Michelin les désigne comme Classic. Le poids annoncé (460 g) est conforme à la mesure, à quelques gramme près.

Son profil semi-slick sur la partie principale et les fines sculptures sur l’extérieur ne le prédestinent pas à la boue, aux terres meubles ni au gravel technique et engagé : ce n’est pas son programme.

Montage du Michelin Power Adventure

Test des pneus de gravel Michelin Power Adventure

Après avoir laissé les pneus dépliés pendant quelques jours, pas de difficulté particulière pour les monter sur mes jantes carbone de 22 mm de largeur entre crochets et 35 mm de hauteur. Si, comme moi, vous montez vos pneus sur des jantes carbone au compresseur, à partir du moment où le pneu commence à se mettre en place, il vaut mieux gonfler lentement car le pneu monte progressivement. Une pression trop élevée peut conduire à un déjantage, pas forcement dommageable pour la jante mais excessivement désagréable pour les oreilles ! Ces Power Adeventure offrent un ballon confortable conforme à leur dimensions (soit 42 mm pour 42C), avec un profil plus en V qu’arrondi.

Au roulage

Le test a été effectué avec 2 paires de roues différentes, tous les deux en carbone en 35 mm de hauteur mais avec des largeurs internes de 22 et 24 mm, toujours avec des pressions de 1,9 bar à l’avant et 2,1 à l’arrière pour mes 60 kg. Soit 1.200 km parcourus entre avril et août, 80 % sur de petites routes et le reste en gravel sur les pistes du sud-est. Entre la belle saison et la latitude, je n’ai pas rencontré de boue ni mêmes d’averse ou d’orage. Donc je ne parlerai pas de son comportement sous ces conditions.

Tout d’abord je n’ai eu à déplorer aucune crevaison, sachant que je roule avec très peu de préventif (30 ml par pneu, la quantité minimale pour avoir l’étanchéité au montage). Et je n’ai pas constaté de pertes importantes de pression ; je vérifie les pressions toutes les 2/3 sorties, soit à peu près une fois par semaine.

Test des pneus de gravel Michelin Power Adventure
Test des pneus de gravel Michelin Power Adventure

L’usure est bien contenue, les picots de sortie de moule étant encore présents sur les extérieurs du pneu (certains diront que c’est parce que je ne penche jamais dans les virages). Le rendement est très bon, ce qui est attendu d’un pneu semi-slick. Il en est de même du confort, peut être très légèrement en retrait par rapport à un pneu plus rond. Je n’ai pas constaté de perte d’adhérence hors bitume, sur des terrains empierrés et /ou poussiéreux.

Conclusion : le Power Adventure, un très bon pneu semi-slick

Le Michelin Power Adventure fait partie des meilleurs pneus semi-slick sur le marché : poids contenu, bon volume, rendement, confort, résistance aux crevaisons et usure modérée. Il sera privilégié par ceux qui préfèrent un profil plus en V qu’arrondi. Mais il sera dans tous les cas un fidèle compagnon de toutes routes et surfaces, bien sûr dans son spectre d’utilisation.

Prix : 55 €

Lien vers la page produit : MICHELIN Power Adventure

La Normandie, une destination gravel & trail… laissez-vous guider par On Piste

0
Gravel & trail en Normandie - Roc au chien à Bagnoles de l'Orne

Une escapade gravel & trail en Normandie, ça vous dit ? Toujours curieuse de découvrir de nouvelles destinations, j’ai dit oui tout de suite ! Je vous emmène avec moi à la découverte des stations gravel & trail On Piste de Normandie.

J’adore partir à l’improviste, au gré des opportunités. Des amis disponibles, une fenêtre météo propice, un long week-end ? Allez hop, j’embarque mon vélo et/ou mes baskets pour aller découvrir de nouveaux paysages. Par contre, j’aime moins préparer mes escapades. Planifier, ça prend du temps, c’est contraignant, et ça limite la spontanéité et le sentiment d’exploration. Pour autant, j’aime bien partir avec quelques traces dans mon GPS ou ma montre. Je sais, c’est un peu contradictoire 😅. Je n’ai plus qu’à choisir, au jour le jour, en fonction de la forme du moment et de la météo. Ça a un côté rassurant, notamment quand je pars seule. Ça permet aussi de maîtriser un peu le temps de la sortie.

J’ai souvent récupéré des traces à droite à gauche, et parfois eu des surprises, bonnes ou moins bonnes 😬. Passages beaucoup trop techniques pour moi, chemins définitivement fermés ou en friche, passages interdits sur des propriétés privées… Autant de mésaventures qui ne vous arriveront pas en suivant une trace ou un balisage On Piste. Mais On Piste, c’est quoi ?

Le concept On Piste

Matthieu vous avait déjà présenté le concept On Piste dans son article sur la destination gravel Pays d’Aubagne et de l’Étoile. L’application ayant un peu évolué depuis janvier 2022, un rappel d’usage s’impose.

Un peu d’histoire

On Piste, c’est un outil d’accompagnement pour les pratiquants de sports de plein air : trail, vélo (route, VTT et gravel bien sûr), marche nordique et ski de randonnée. On reconnaît là la patte du groupe Rossignol, qui a lancé le service On Piste en 2022. L’aventure avait commencé avec la première station trail en 2011, avant de s’élargir aux autres sports. Jusqu’en 2020, chaque sport avait son propre site / application. 2022 fut l’année de la simplification de l’offre avec un nouveau site web et une application mobile multisports rassemblant toutes les destinations sportives. Enfin un outil simple, pratique et gratuit pour ceux qui, comme moi, pratiquent plusieurs sports.

Bagnoles Normandie - aperçu des possibilités de la station
On Piste, un seul outil pour plusieurs sports. Ici, un aperçu des possibilités de la destination Bagnoles Normandie (source : https://www.onpiste.com/)

On Piste aujourd’hui

On Piste, c’est aujourd’hui 71 destinations (50 stations de trail, 42 destinations vélo, 14 destinations marche nordique et 7 espaces ski de rando), 4 600 parcours (disponibles dans l’application et aussi balisés !) et 28 000 km de sentiers, en France, et à l’étranger (Belgique, Canada, Espagne et Maroc).

Gravel & trail en Normandie - balisage à Bagnoles de l'Orne
Découverte d’un parcours gravel à Bagnoles de l’Orne, qui propose aussi des parcours de VTT, trail et marche nordique (photo Julia Combe)

Grâce à On Piste, et son travail en étroite relation avec les acteurs locaux, vous avez l’assurance de trouver des parcours balisés, bien entretenus, de tous niveaux. L’application fournit aussi des conseils / bons plans en hébergement et restauration autour et sur les parcours pour faciliter votre séjour. Une nouveauté de cette année : les challenges ! Ils sont basés sur la distance, la durée, le dénivelé parcourus, ou des photos prises sur les parcours pendant une période donnée. La validation d’un challenge vous permet de participer à un tirage au sort avec des cadeaux à la clé… ce n’est pas le plus rapide qui gagne ! En bref, On Piste est un outil facilitateur d’organisation de sorties et séjours sportifs en plein air.

Bagnoles Normandie - choix d'un parcours
Pour chaque destination, on commence par visualiser les parcours disponibles pour chaque sport, classés par difficulté (vert = facile, bleu = moyen, rouge = difficile et noir = très difficile… comme pour les pistes de ski !). Le sportif a aussi accès aux évènements de la station, y compris les challenges, à des conseils en hébergements, restauration et les infos pratiques pour vous rendre à la destination (source : https://www.onpiste.com/)

Gravel & trail en Normandie

Dans ma tête, la Normandie, il y a à peine un mois, évoquait : des prairies bien vertes, un peu vallonnées et parsemées de pommiers en fleurs et de vaches normandes. Et oui, il faut bien faire le cidre et le camembert 😂. J’avais aussi en tête les maisons à colombages, les falaises majestueuses et les plages… Au delà de ces clichés, j’imaginais sans aucun doute un beau terrain de jeu pour courir et rouler, mais pas aussi riche, varié et sacrément dépaysant que j’ai pu le découvrir. En effet, j’ai eu la chance de tester, fin septembre, deux destinations On Piste de Normandie : Bagnoles Normandie et Rouen Seine Eure. Je vous partage mon expérience.

La destination Bagnoles Normandie

La station On Piste Bagnoles Normandie est en passe de devenir LA plus grande station On Piste. En effet, elle propose 21 circuits trail, 11 circuits de marche nordique, 21 parcours vtt et 8 circuits gravel. L’ensemble de ces circuits représente plus de 1 800 km de parcours balisés et traverse 42 communes. Un bel exemple de destination gravel & trail en Normandie !

La station est portée par deux villes, différentes mais complémentaires : Bagnoles de l’Orne et Domfront en Poiraie. Bagnoles de l’Orne est la seule Station Thermale du Grand Ouest (parfait pour la récup après avoir couru ou roulé ! 😉). Elle a conservé son style Belle Époque. Domfront en Poiraie, 20 km plus à l’Ouest, est une jolie ville médiévale.

Gravel & trail en Normandie - vue sur les thermes de Bagnoles de l'Orne
Vue sur les thermes de Bagnoles de l’Orne, depuis le Roc au Chien, où passent de nombreux parcours gravel & trail (photo Sabine Barrat)

En 2021, les deux villes se sont rapprochées, pour créer une destination commune, autour du massif forestier des Andaines, qu’elles bordent toutes les deux. Un massif de 7 000 ha (dont 80% de forêt domaniale), de quoi laisser présager un beau terrain de jeu !

Gravel & trail en Normandie -massif des Andaines
La forêt des Andaines, un sacré terrain de jeu (photo Julia Combe)

Les deux villes représentent aussi une belle capacité d’accueil. Il faut dire que la Véloscénie et la Vélo Francette passent aussi par là ! Il y a donc de quoi accueillir les cyclistes ! Sur l’appli, vous trouverez donc plein de conseils d’hébergements et restauration autour des parcours que vous aurez choisis.

Durant mon séjour de 2 jours, j’ai pu tester un des 8 parcours gravel (le n°34, L’Étoile Andaine). Je n’ai pas testé de parcours trail, mais j’ai participé aux 42 km du Bagnoles Normandie Trail le 23 septembre. Ainsi, j’ai pu emprunter une partie des 261 km de sentiers trail balisés de la station !

Une fois le parcours sélectionné dans l’appli, on peut visualiser son profil altimétrique, les éventuels points d’intérêt. On peut voir si le parcours est ouvert, fermé ou en vigilance. En effet, un parcours peut être non balisé (mais disponible uniquement au téléchargement), on peut être en période de chasse… Il est possible de télécharger le parcours pour l’importer dans son GPS et/ou sa montre. On peut aussi lancer le guidage directement à partir de l’appli, c’est ce qui permettra la participation aux éventuels challenges.

Gravel à Bagnoles Normandie - parcours n°34
Une fois le parcours sélectionné dans l’appli, on peut visualiser son profil altimétrique, les éventuels points d’intérêt, et le statut du parcours (ouvert, fermé ou sous vigilance). Il est possible de télécharger le parcours ou de lancer le guidage directement dans l’appli (source : https://www.onpiste.com/)

Le parcours n°34 est annoncé difficile, avec 52 km et 700 m de D+/D-. Le profil altimétrique annonce la couleur : les petites montées descentes vont se succéder. La sortie ne sera peut-être pas de tout repos avant le trail du lendemain, finalement ! Actuellement, le parcours est sous vigilance. En effet, la chasse est ouverte tous les lundis, mardis et vendredis jusqu’au 27 février 2024 inclus. Cette info est disponible dans la description.

Malgré la pluie ce matin là, on démarre le parcours. Le parcours est balisé également, toujours utile pour ceux qui, comme moi, ont parfois du mal à suivre un parcours sur l’écran… ou qui veulent se détacher des écrans, tout simplement. On peut voir un exemple de balisage sur ce parcours gravel plus haut.

Sur le parcours, on découvre des paysages variés. De beaux passages en forêt, des chemins bien gravel où on a pris plaisir à rouler dans les flaques, de beaux points de vue dégagés sur la campagne, quelques singles mais pas techniques. Brice, qui a tracé les 8 parcours gravel de la station, a été très vigilant sur ce point, il nous a concocté de vraies traces gravel. Pour les demandeurs de technique, il y a aussi les traces VTT !

Brice est un passionné, qui adore sa région et son terrain de jeu, et ça se ressent sur le parcours. Son concept, c’est : “un jour de gravelotaf, une photo” (à découvrir sur son compte Instagram). Pas de doute, ses parcours invitent aux pauses photos et à la contemplation ! D’ailleurs, on a tellement fait de pauses photos qu’on a dû couper pour rentrer… les jambes quand même bien fatiguées par la succession de montées / descentes. Ce n’est pas la montagne (et encore, on pourrait en douter du haut du Roc au Chien !), mais c’est casse-pattes quand même.

Le lendemain, lors du Bagnoles Normandie Trail, j’ai emprunté des portions de quelques parcours trails de la station. J’ai aussi reconnu des endroits où j’étais passée en gravel la veille. J’ai à nouveau apprécié les paysages et leur variété. Je n’ai pas assez couru pour vous en raconter plus mais, c’est sûr, je reviendrai à Bagnoles pour rouler et courir davantage !

La destination Rouen Seine Eure

La destination On Piste Rouen Seine Eure est une toute nouvelle destination trail. Les parcours sont encore en cours de finalisation. Sur les 15 à venir, 5 sont déjà disponibles dans l’application mais pas encore balisés. Cette station joue sur la carte des contrastes et de l’originalité avec des parcours en grande partie urbains au départ de Rouen et des parcours nature en Seine Eure au départ de la base nautique de Léry-Poses (très facile et rapide d’accès en train depuis Rouen).

Parmi les évènements proposés dans l’appli pour la station Rouen Seine Eure, on trouve des Run & Visit Rouen… ou comment faire d’une pierre deux coups : on visite la ville en courant ! Une autre façon de visiter, très ludique, avec Laurence, une guide très dynamique et drôle ! Pour plus de piment, chaque Run & Visit est basé sur un thème, du plus classique (comme Jeanne d’Arc) au plus insolite (comme crimes & châtiments)… il y en a pour tous les goûts donc, et de quoi revenir pour varier les plaisirs !

L’air de rien, notre Run & Visit nous a vite emmenés sur les traces du parcours 4, Urban Trail Rouen, pour un effort radicalement différent. Mon cardio s’est envolé au rythme des marches de la côte Sainte-Catherine. Il n’y a pas de doute, ça grimpe, c’est bien du trail, mais l’effort en valait la peine. De là-haut, on a à la fois une vue incroyable sur la Seine, et un terrain de jeu différent, nature, avec quelques singles. Rouen mérite bien son statut de station trail !

Non loin de là, à 30 min en train de Rouen : la base de loisirs de Léry-Poses. Cette base constitue le point de départ de parcours trail dont 3 sont déjà disponibles dans l’appli. La base de Léry-Poses propose aussi une multitude d’activités de plein air pour toute la famille. On y trouve aussi des plages, un parc animalier, des solutions d’hébergement et de restauration, ce qui en fait une destination idéale pour un séjour en famille.

Depuis le bord du lac, on peut apercevoir au loin des falaises. Ma curiosité est piquée, ça y est. Je suis loin d’imaginer ce qui m’attend dans le parcours 3, la Sans voix. J’ai découvert un parcours ultra dépaysant, plus que vallonné, avec des sentiers techniques et des singles en balcon vertigineux. Une vraie surprise ! Les adhérents du Val-de-Reuil Athlétique Club, qui a contribué au tracé du parcours, ont là un magnifique terrain de jeu ! Ici encore, l’effort en valait la chandelle avec de nombreux panoramas sur la Seine et le lac des Deux Amants.

En conclusion

Au fil de ces chemins de gravel et de ces sentiers de trail, la Normandie s’est révélée être une destination dépaysante et surprenante, loin des clichés et de ce que j’avais pu imaginer. La Normandie est sans aucun doute une belle destination gravel & trail, adaptée à toutes les envies et tous les niveaux, du trail urbain aux parcours plus accidentés. On Piste est un super outil simple, pratique et gratuit, qui vous permettra d’aller à la découverte de nouveaux parcours de gravel et trail, mais aussi d’autres sports, en Normandie et ailleurs, avec un minimum de préparation et un maximum de sécurité. En fin de compte, n’hésitez plus quand vous verrez des petits panneaux station trail… suivez-les !

Café Vélo, 20 lieux emblématiques de la culture cycliste à travers le Monde

0
Livre Café Vélo de Laurent Bellando et Julien Sommier
Livre Café Vélo de Laurent Bellando et Julien Sommier
Livre Café Vélo de Laurent Bellando et Julien Sommier

Café Vélo est le titre d’un nouvel ouvrage à paraitre le 26 octobre aux Éditions Tana. Il nous entraine à la découverte de 20 lieux emblématiques de la culture cycliste à travers le Monde.

J’attendais ce livre avec impatience, car Julien Sommier m’avait parlé, il y a quelques mois, du projet d’écriture qu’il réalisait avec son ami Laurent Belando. Les lieux d’expression de la culture vélo que sont les cafés vélo, m’avaient inspiré lorsque j’ai cherché un nom pour notre site fin 2016. Ils ont influencé la ligne éditoriale de notre média, faite de curiosité et d’ouverture sur tous les univers du vélo. Notre Bike Café “virtuel”, baigne dans cette ambiance qui prend forme un peu partout en France. Laurent et Julien nous en dévoilent la dimension mondiale, en nous faisant découvrir une vingtaine d’endroits cultes. Ils nous proposent un beau voyage dans cet ouvrage “caféiné”.

Pour amorcer ce “Café Vélo World Tour”, rien de mieux qu’une préface très inspirante de Lachlan Morton. “La pause-café a sa place dans l’aventure la plus épique comme dans la plus courte des balades. Cet instant familier nous aide à trouver un repère sur des routes inconnues ou dans des pays lointains”, exprime Lachlan dans cette introduction.

J’avais déjà échangé avec Julien sur le thème du café puisqu’il gère le célèbre lieu cycliste Steel, à Paris. Julien, comme un de mes amis aixois Aurélien, a découvert en Australie cet art du café qui revient actuellement en vogue, dans les cafés vélo notamment. Il y a forcément une rencontre entre ce bon café, qui exige rigueur et bon matériel pour atteindre la nécessaire qualité et le vélo.

Livre Café Vélo de Laurent Bellando et Julien Sommier

Le livre que je découvre est de qualité, c’est un ouvrage broché, qui figurera durablement dans la bibliothèque des cyclistes. J’imagine sa lecture par “étapes” et c’est ainsi que j’ai commencé à passer une soirée à Londres ou encore une autre à Phoenix en Arizona et pourquoi pas bientôt au Brésil à Sao Paulo. Grâce à une iconographie subtile, on pourra repérer les différentes spécialités et services des lieux. En effet, les Cafés Vélo ne sont surtout pas des commerces “standardisés” et en fonction du choix de leurs créateurs, les orientations seront différentes. Le trait d’union de tout ça, c’est l’accueil et le fameux “instant familier” évoqué par Lachlan.

Livre Café Vélo de Laurent Bellando et Julien Sommier

Un lieu pour se retrouver entre passionnés c’est bien, mais partager autour un itinéraire, c’est encore mieux. Laurent et Julien nous proposent des parcours découvertes et quelques bonnes adresses locales. Ce livre, je vous avais prévenu, est une invitation au voyage.

Livre Café Vélo de Laurent Bellando et Julien Sommier

En plus du contenu, qui m’a fait découvrir ces endroits mythiques, j’ai vraiment aimé la forme. C’est Laurent qui a assuré la direction artistique de l’ouvrage et le résultat est particulièrement réussi. Le livre paraît le 26 octobre et vous pouvez déjà le réserver sur les différents sites de distributions. Il pourra sans aucun doute figurer dans la “wish list” de Noël de beaucoup de cyclistes.

Café Vélo : les informations

Livre Café Vélo de Laurent Bellando et Julien Sommier
Un petit café et bien installé sur ma terrasse je m’apprête à partir en voyage en feuilletant les pages de ce livre… photo Margot VDB
  • Titre : Café Vélo, 20 lieux emblématiques de la culture cycliste à travers le Monde des cafés cultes, panorama de la culture vélo et itinéraires.
  • Auteurs : Laurent BelandoJulien Sommier
  • Editeur : Tana Éditions
  • Site web éditeur : Voir le site de Lisez.com
  • Nombre de pages : 216
  • ISBN : 9791030104868
  • Date de publication : 26/10/2023
  • Prix TTC : 30 €

Café vélo : pitch de l’éditeur

Le vélo a désormais son lieu incontournable : le café vélo ! Laurent Belando et Julien Sommier nous plongent dans l’univers de 20 cafés emblématiques de la culture vélo dans le monde. Préface de Lachlan Morton, cycliste professionnel australien engagé dans de nombreuses causes environnementales.

Livre Café Vélo de Laurent Bellando et Julien Sommier

Laurent Belando et Julien Sommier nous entraînent à la découverte de vingt lieux emblématiques de la culture vélo dans le monde : les cafés vélos. Leur succès ? Une nécessité conviviale pour cette grande famille de passionnés. Ce sont autant d’endroits de rencontres, de partage d’expériences, d’échanges et de préparation des futures sorties, des refuges qui suspendent le temps pour mieux sublimer un ride, des espaces de ralliement qui transforment la pause – autour d’un breuvage caféiné stimulant – en véritable philosophie de vie.

Un panorama de la culture vélo : que les cafés soient situés au pied de cols légendaires, dans des villes qui ont vu renaître les pratiques urbaines, ou tenus par d’anciens champions, ils ont aussi ce point commun : un lien étroit noué avec la grande histoire du cyclisme.

Près de 60 itinéraires (Londres, Paris, Barcelone, Gérone, Québec, Los Angeles…) recommandés par les cyclistes locaux.

Le vélo vu sous un autre angle : celui de la pause, jalonnée de magnifiques photographies, reflets d’ambiances chaleureuses et de paysages uniques.

À propos des auteurs

Livre Café Vélo de Laurent Bellando et Julien Sommier

Laurent Belando (suivre sur Insta) est directeur artistique indépendant et photographe. Il publie Vélos Urbains. De la roue libre au fixie, aux éditions Tana en 2015. Attiré par l’aventure et l’esthétique rageuse des cafés racers, il publie ensuite Motorcycles. Du café racer au néovintage avec Nicolas Brulez, chez Hachette Pratique, en 2016. Mais le vélo et le contact direct avec la nature lui ressemblent plus. C’est donc à vélo qu’il multiplie les voyages en France, en Europe et dans le monde. En 2020, il publie Vélos Nomades aux éditions Tana. Puis en 2021, souhaitant partager ses connaissances dans l’équipement, l’entretien et la réparation de son vélo, il publie Vélos Pratiques avec Louise Roussel, un livre pour apprendre à devenir autonome avec son vélo.

Livre Café Vélo de Laurent Bellando et Julien Sommier

Cycliste urbain et d’aventure, Julien Sommier (suivre sur Insta) est un acteur incontournable de la scène du vélo en France depuis plus de 12 ans. Après des études en marketing, communication et stratégie publicitaire, il s’épanouit dans des missions de graphiste, ou comme conseiller en communication et community manager. Il a aussi vécu à Londres et en Australie. Il est aujourd’hui responsable de la boutique parisienne Steel Cyclewear & Coffeeshop et allie ainsi ses deux passions : le vélo et le café qu’il partage chaque jour avec les visiteurs.

À toute vitesse avec le Grail, le nouveau Gravel Race de Canyon

7
Le nouveau Canyon Grail : un Gravel race
Photo Canyon

La tendance est à la légèreté et à la performance et cette 2ème génération du Canyon Grail s’inscrit dans la mouvance “gravel race”. Le modèle qui vient d’être annoncé n’est pas une évolution mineure, mais une refonte totale. Il nous réserve plein de surprises, la plus visible étant la disparition du guidon à “Double-Decker”. Pour ce nouveau modèle, les mots clés sont : vitesse et aérodynamisme.

Le nouveau Canyon Grail : un Gravel race
Carolin Schiff a remporté l’Unbound 2023 sur son GRVL DZZL – Photo Canyon

Le gravel race influence l’évolution des vélos. L’an dernier, les 2 coureurs Canyon, Gianni Vermeersch (le vainqueur) et le spécialiste du cyclo-cross Mathieu Van Der Poel, avaient choisi leur Ultimate CFR pour disputer les championnats du monde UCI de gravel. Cette année encore, on constate un rapprochement des vélos de Gravel race qui ressemblent de plus en plus à des vélos de route. L’aérodynamisme revient et les tubes de ce nouveau grail s’inspirent de ceux de l’Ultimate. “Peu importe que vous soyez dans une course de 200 miles ou que vous vous entraîniez sur de vieilles routes de terre, si vous voulez rouler vite et maintenir la vitesse, vous avez besoin d’un vélo aérodynamique“, dit-on chez Canyon.

Vous êtes peut-être de ceux qui ne percevaient pas la différence entre le Grail et le Grizl. Avec ce positionnement “race”, sur ce nouveau Grail, Canyon met les choses au point avec à l’avenir deux lignes de produits distinctes. Le Grizl continuera d’être l’option aventure et bikepacking de la marque.

Canyon Grail 2023 : plus Aero et géométrie retravaillée

Le Grail utilise des tubes de forme nouvellement développés, une tige de selle mise à jour, un rangement intégré et des câbles dissimulés pour créer un système aérodynamique complet qui permet d’économiser quelques précieux watts.

L’histoire de ce Grail nouvelle génération

Sur le plan aérodynamique, Canyon affirme que le nouveau Grail offre 9,1 watts d’économies aérodynamiques (à une vitesse très rapide de 45 km/h) par rapport à la génération sortante. Cette économie est due à un nouveau design de guidon et à certaines formes de tubes empruntées au modèle de vélo de route Ultimate de la marque.

Plus long, plus stable

Un vélo gravel gagnant doit être stable
et efficace sur de longues distances
sur des surfaces mixtes.

Pour déterminer la géométrie idéale, Canyon a utilisé un vélo de test avec des angles et des longueurs de tube réglables pour effectuer des centaines d’heures de pilotage en situation réelle. Le résultat de ces test a abouti à choisir un empattement plus long de 27 mm, un jeu de direction plus souple de 1 degré et un décalage de fourche plus long qui rendent le Grail stable dans les parties difficiles, sans sacrifier à la maniabilité.

Aero dans les détails

Le nouveau Canyon Grail : un Gravel race
Photo Canyon

Les tests en soufflerie, concernant ce que l’on emporte sur le cadre, ont montré également leur impact aérodynamique. Sur la base de ces constatations, Canyon à développé le système Aero LOAD à partir d’un mix entre rangement interne et sacoches de cadre personnalisées. Le tout permet une configuration à la carte pour les cyclistes.

Le nouveau Canyon Grail : un Gravel race
La sacoche LOAD FidLock QuickLoader a été conçue spécialement pour le Grail et peut être fixée et retirée instantanément à l’aide d’un système de clip spécial. Elle s’associe parfaitement au cadre et améliore même l’aérodynamisme.

Rangement interne

Le nouveau Canyon Grail : un Gravel race

Ne prenez jamais la route sans votre kit de réparation grâce au système de rangement intégré du tube diagonal. La conception du cadre vous permet de ranger en toute sécurité une chambre à air, des leviers et un cartouche de gaz* dans une pochette spéciale anti-bruit, tandis que votre mini tool (inclus) et votre pompe* se verrouillent dans une trappe facile d’accès à l’intérieur du tube diagonal.

*Pièces vendues séparément

Des équipements étudiés pour le Grail

Le nouveau Canyon Grail : un Gravel race

Supports de fourche LOAD

Restez hydraté avec un bidon et un porte-bidon supplémentaires ou chargez pour un voyage à vélo avec un support de chargement ! Le manchon de fourche personnalisé supporte un poids de 3 kg.

Points de fixation sur le cadre

Le New Grail est livré avec des points de montage au-dessus du tube supérieur et au-dessous du tube inférieur pour monter un porte-bidon supplémentaire ou l’élégante sacoche de tube supérieur LOAD.

Évolution ergonomique

Après des heures passées à rouler à fond sur des routes accidentées, peu importe la qualité de votre vélo si les points de contact ne sont pas parfaits. Le nouveau cockpit Double Drop Bar du Grail a bénéficié de ce qui a été appris du cintre Double Decker Generation 1 et l’a intégré dans un ensemble léger et aérodynamique avec un point de montage Gear Groove astucieux sur lequel vous pourrez fixer votre smartphone disponible sur tous les modèles CFR et CF SLX. Le Gear Groove peut également être utilisé pour monter facilement un compteur de vélo ou un GPS. Il permet également de monter des prolongateurs inspirés de la plateforme Speedmax.

Le nouveau Canyon Grail : un Gravel race
Les différents montages rendus possibles grâce au Gear Groove – photos Canyon

Poste de pilotage gravel : adieu le “Double Decker”, bonjour “Double Drop”

Le guidon emblématique de l’ancien Grail va rejoindre le musée du cyclisme. Sa disparition est la conséquence de la prise en compte de l’aerodynamisme et du fait que le montage des sacoches de cintre était difficile. Ce guidon était également incompatible avec les extensions de guidon aéro qui apparaissent désormais sur des épreuves d’ultra. Patrick qui avait testé le Grail en 2020 avait noté ces quelques points négatifs.

Le nouveau Canyon Grail : un Gravel race
De larges gouttes évasées, un subtil backsweep sur les parties supérieures et un léger évasement au niveau des shifters, offrent un mélange idéal de positions de conduite confortables et agressives.

Sur le plan aérodynamique, Canyon affirme que le nouveau Grail offre 9,1 watts d’économies aérodynamiques (à une vitesse très rapide de 45 km/h) par rapport à la génération sortante. Cette économie est due à un nouveau design de guidon et à certaines formes de tubes empruntées au modèle de vélo de route Ultimate de la marque.

Comparé au nouveau Grail CF SLX, le cadre Grail CFR est 118 g plus léger tandis que le cadre est 10 % plus rigide en ce qui concerne le transfert de puissance mesuré au niveau du boîtier de pédalier et du tube de direction.

La Double Drop Bar est disponible en trois versions : CP0039 pour le CF SLX et le CFR (largeurs 420-460 millimètres, longueur de fixation 60-80 millimètres) tandis que le CF SL monte le CP0045 qui est identique au CP0039 mais n’est pas équipé de l’interface Gear Groove, qui offre la possibilité de monter des accessoires tels que les extensions aérodynamiques réglables dérivées du Canyon Speedmax (prolongateurs Canyon GEAR GROOVE), des supports pour compteurs de vélo, des supports de téléphone, des lumières et des caméras d’action. La version CP0047 destinée aux professionnels, avec une largeur minimale de 400 millimètres mesurée au niveau des leviers. Elle présente une inclinaison plus accentuée pour reproduire le réglage d’une fixation à inclinaison négative.

Passage des pneus

Sur la base des retours recueillis auprès des coureurs professionnels de Canyon, la marque a opté pour des pneus de 40 mm qui représentent le meilleur équilibre entre une bonne adhérence et une résistance au roulement rapide pour un vélo de course de gravel. Le cadre permet de monter des pneus de 42 mm et laisse de la place pour des plateaux avant de 52/36 afin que les coureurs puissent se donner à fond.
Des garde-boues peuvent également être installés. Les modèles personnalisés Defend Fast Fenders, disponibles sur le site dans les accessoires, sont rapides à monter et à démonter. Ils sont légers et offrent une couverture complète pour vous permettre de rester propre et de rouler durant toutes les saisons.

Géométrie nouveau Canyon Grail

Le nouveau Canyon Grail : un Gravel race

 

Le nouveau Canyon Grail : un Gravel race
Le nouveau Canyon Grail : un Gravel race

Les modèles gravel “race” Canyon Grail : équipements et tarifs

Canyon Grail CF SL

A partir de 2 699 euros le CF SL 7, équipé en Shimano GRX monoplateau.

Canyon Grail CF SLX

Le Grail CF SLX ajoute la polyvalence du stockage LOAD Down Tube et de Gear Groove et est disponible en options de changement de vitesse électronique 1by et 2by. Le Grail CF SLX 8 Di2 équipé du GRX Di2 coûte 4 999 € et le Grail CF SLX 8 AXS équipé en SRAM Force et Zipp 303 Firecrest est à 5 299 €.

Canyon Grail CFR

Sur le haut de gamme avec les cadres et les constructions globales les plus légères, le Grail CFR Di2 coûtera 6 999 €, tandis que le Grail CFR AXS équipé d’un capteur de puissance Quarq sera proposé à 7 999 €. Enfin, seuls 70 exemplaires de l’édition limitée Grail CFR LTD au design remarquable GRVL DZZL seront disponibles dans le monde entier au prix de 10 000 €.

Le nouveau Canyon Grail : un Gravel race
La gamme Canyon Grail

Retrouvez toutes les informations sur le site du fabricant : Canyon Grail.

Partir rouler : voyage au Tadjikistan dans les montagnes du Pamir

1
Partir rouler au Tadjikistan

Après l’été dernier, j’ai décidé d’aller au Tadjikistan pour pédaler à travers les montagnes du Pamir. Cette région est relativement connue par les voyageurs à vélo, c’est là-bas qu’on trouve la fameuse “Pamir Highway” ! Partir rouler là-bas permet de profiter de paysages de haute montagne – le col le plus haut est à 4655 m – et probablement des gens les plus accueillants au monde ! (Récit de Tristan Marek – photos Tristan Marek, Alexandre Englisch et Niklas Gabrisch)

Partir rouler est une série d’articles réalisés par nos lecteurs, qui nous ont proposé de partager sur Bike Café, leurs récits d’aventures ou de voyages à vélo. La rédaction sélectionne les meilleurs récits (textes et images), pour les publier dans notre rubrique “Parcours”.

Ce pays partage une frontière avec la Chine, l’Afghanistan, le Kirghizistan et l’Ouzbékistan. C’est un des pays les plus pauvres d’Asie centrale. On n’y trouve peu de ressources, excepté de l’eau car les glaciers et les hautes montagnes du Tadjikistan sont la source de la plupart des rivières en Asie centrale. Le pays est majoritairement peuplé par les Tadjiks, mais dans la région autonome du Pamir on peut aussi y rencontrer des Pamiris.

Partir rouler au Tadjikistan
On y trouve peu de ressource, excepté de l’eau, les glaciers et les hautes montagnes du Tadjikistan sont la source de la plupart des rivières en Asie centrale.

WhatsApp, ça marche au Tadjikistan…

Tout commence à l’atterrissage à Douchanbé, capitale du Tadjikistan, à 4 heures du matin. Le contrôle des passeports est simple et rapide. Cependant, après une heure d’attente, je comprends dans un mélange d’anglais, de russe et de tadjik que mon vélo est bloqué à l’escale d’Istanbul et qu’il n’arrivera que dans 2 jours.

Je sors de l’aéroport avec juste mon petit sac à dos. Assez rapidement, je trouve quelqu’un pour me conduire à l’auberge de jeunesse, tout cela en russe, je ne peux que recommander d’apprendre les basiques en russe ! Ce n’est pas si dur, cela vous facilitera la vie et vous permettra d’échanger plus avec les locaux qui ne demandent que ça ! Il ne connaissait pas bien la ville, et finalement c’est moi qui l’ai guidé jusqu’à l’arrivée (les cartes hors-lignes peuvent être très utiles). Une fois à l’auberge, le réceptionniste ne parle que russe, mais nous réussissons à nous comprendre et il me montre ma chambre, ouf ma réservation par WhatsApp a marché !

Le matin, je savais que j’étais coincé à Douchanbé pour deux jours, mais finalement c’est pile le temps qu’il m’a fallu pour me préparer pour le Pamir. La première étape est de trouver de l’argent liquide, bien que le réceptionniste m’ait prêté l’équivalent de 20 € sans hésiter, pour me rendre service. Ensuite il a fallu que je m’enregistre au bureau des douanes et que j’obtienne mon permis pour le GBAO (le nom russe de la région du Haut-Badakhchan (le Pamir). Le permis est nécessaire car la région du Pamir est autonome et très surveillée par le gouvernement. Après s’être enregistré, j’ai enfin pu acheter ma carte SIM (en me munissant quand même de mon passeport et d’une lettre de l’auberge).

Partir rouler au Tadjikistan
J’ai rencontré deux cyclistes allemands avec lesquels j’ai partagé le « taxi » vers Rushan. Sur la photo de gauche à droite : Tristan, Niklas et Alex.

Durant les deux jours passés au Green House Hostel, j’ai pu rencontrer de nombreuses personnes revenant du Pamir et donc récolter beaucoup d’informations. J’ai surtout rencontré deux cyclistes allemands avec qui nous avons décidé de partager le « taxi » pour nous rendre à Rushan, point de départ du Pamir et de pédaler ensemble dans la vallée de la Bartang.

Nous avons choisi de la grimper !

Les deux jours passés à Douchanbé m’ont permis de collecter des informations sur le Pamir et les conditions actuelles des routes. J’ai aussi rencontré Alex et Niklas, avec qui je vais pédaler pendant presque 10 jours. Nous commençons le voyage par la vallée de la Bartang. Cette vallée est l’une des vallées les plus reculées (si ce n’est la plus) du Tadjikistan, elle est aussi connue comme la plus difficile. La seule piste qui la traverse est souvent impraticable, en raison des nombreux glissements de terrains, inondations et même parfois à cause des ponts qui s’écroulent. Il n’y a aucun réseau de téléphonie mobile dans toute la vallée et aucun secours possible. Il faut savoir qu’il n’y a aucun secours en montagne organisé au Tadjikistan.

Traverser la vallée de la Bartang
nous aura pris 8 jours,
pour seulement 350 km…

Dans cette vallée, il n’y a que quelques villages dans la partie basse, la plupart des cyclistes recommandent de la traverser dans le sens de la descente, pour que cela soit plus facile. C’est pour cela que nous avons choisi de la grimper !

Nous avons commencé à pédaler à Rushan à 2000 m d’altitude. Pour atteindre cette ville nous avons pris un taxi : un trajet de 12 heures, avec 10 personnes dans un Land Cruiser, les vélos et bagages sur le toit.

Traverser la vallée de la Bartang nous aura pris 8 jours, pour seulement 350 km… Nous avions un rythme vraiment très lent, avec notamment un jour un peu difficile où nous avons parcouru seulement 25 km en 7 heures d’efforts. Tout cela en grande partie, parce que comme presque tout le monde dans cette région, nous avons été malades pendant quelques jours. Pendant ces jours-là, nous ne mangions que 2 ou 3 snickers… Du coup, il n’y en a quasiment plus à vendre dans cette vallée, désolé 😉 En plus, la chaleur est extrême et les pistes sont défoncées. Le moral n’est pas toujours au top…

Un accueil chaleureux

Heureusement, les Pamiris font probablement partie des gens les plus accueillants et chaleureux que j’ai pu rencontrer. Toujours heureux de discuter, de proposer un thé ou de juste échanger un sourire. Ces moments très intenses de convivialité nous permettent de nous reposer et d’apprécier vraiment le voyage.

Alex qui est médecin, s’arrêtera parfois examiner des personnes malades, sans pouvoir faire grand-chose pour elles. L’hôpital le plus proche est à plusieurs journées de 4×4, voyage que les personnes n’auraient pas supporté la plupart du temps…

Sur le chemin, nous avons dû réfréner de nombreuses invitations à boire un thé. Les quelques pauses consenties étaient les bienvenues pour nous permettre de nous abriter un peu de la chaleur et d’échanger avec les locaux, poursuivre notre route et finalement sortir de la vallée. Si nous les avions toutes acceptées, nous serions toujours là-bas. En échange de cette hospitalité, on essaye de laisser un petit quelque chose, un peu d’argent, un petit cadeau. J’ai laissé mon Opinel, ma pierre à feu et une lampe, mais nous étions souvent forcés de les cacher pour les offrir. Une fois, un homme nous a couru après, pour nous rendre les quelques billets que nous avions cachés sous une théière.

Nous avons atteint Murghab, après 8 jours de vélo et après avoir franchi le col Ak Baital à 4655 m. Cela a marqué le retour à un peu de civilisation, j’ai pu finalement appeler ma famille qui était un peu inquiète, prendre une douche et manger des frites au restaurant ! Repas bienvenu, après avoir perdu près de 9 kg pendant cette semaine. Je prends une journée de repos à l’hôtel, à discuter avec les autres voyageurs, avant de continuer seul sur la fameuse “Pamir Highway”, route principale et surtout la seule de la région, utilisée pour le transport commercial entre les différents pays frontaliers. Elle n’a « d’autoroute » que le nom, c’est souvent une piste à peine en meilleur état que la précédente.

Je repars de Murghab les sacoches pleines de Coca et de Snickers (mon combo gagnant), j’ai un peu plus de 300 km à parcourir pour atteindre Khorog, la plus grosse ville du Pamir. Juste après le départ, je rencontre mon premier poste de contrôle que je passe seul. Je tends mon passeport, qui est examiné pendant 5 secondes, on me demande si tout va bien et on me laisse repartir avec un grand sourire ! Pas compliqués les douaniers.

La “Pamir Highway”

Pour une fois la route est plate – pas trop tôt après avoir passé 8 jours à grimper – mais ça ne dure pas. J’ai encore un col à 4300 m à franchir avant la descente pour Khorog. J’aurai même droit à un peu de neige en haut du col.

La route est un peu plus fréquentée, tous les chauffeurs de camions me demandent si tout va bien, parfois me donne à manger ou à boire, sans que je ne demande rien. Les autres voyageurs font de même en rajoutant que je suis sûrement fou…

Cette portion aurait été presque facile, sans ce vent de face qui ne s’arrête jamais. Plus je m’approche de Khorog, plus la route est bonne. Il y a plus de villages et les paysages redeviennent verts. Les gens me sourient et les enfants me courent après en criant « helloooo » en voulant me taper dans la main, je suis une star !

Après 3 jours, j’arrive à Khorog, où je rejoins un cycliste suisse, rencontré plus tôt dans un petit « homestay ». Au matin, je pars avec le numéro de téléphone d’un certain Azam, j’ai pour consigne de l’appeler pour le déjeuner. Je rencontre Azam dans sa maison, il commence par m’inviter à déjeuner, puis à dîner et enfin à dormir chez lui après une session de pêche dans la rivière en contrebas et quelques verres de vin fait maison. Azam m’aidera aussi à trouver mon taxi pour Douchanbé. Le lendemain soir, je suis de retour à Douchanbé et je vais à un « pizza-meeting » bien mérité avec Alex et Niklas.

Partir rouler au Tadjikistan
Azam m’invite à dormir chez lui après une session de pêche dans la rivière en contrebas et quelques verres de vin fait maison.

Il me reste quelques jours pour trouver un carton pour mon vélo, emballer toutes mes affaires et trouver un taxi pour l’aéroport. Dans l’avion, je suis un peu triste de partir, en repensant à tout ce que je viens de vivre, mais aussi heureux à l’idée de revoir tout le monde, amis et famille, après un mois très intense. Je ne peux que recommander d’aller voyager dans ce pays, on y découvre des paysages magnifiques en vivant une aventure exceptionnelle à la rencontre des gens les plus généreux que j’ai pu rencontrer. Je ne me suis jamais senti en danger, lorsque je rentrais dans un magasin, je pouvais laisser toutes mes affaires sans surveillance. La seule chose qui m’est arrivée en discutant avec des gens curieux, c’est d’être invité à un repas !

Son vélo

Partir rouler au Tadjikistan
Son vélo
  • Marque : Fairlight – Faran
  • Transmission : Manettes Ultegra, dérailleurs GRX et pédalier GRX 46-30, cassette SRAM 11-42. 
  • Système de freinage : Freins à disque mécanique Shimano (pour les réparer plus facilement)
  • Selle :  Brooks B17, me permet d’enchaîner les heures de selle sans douleur
  • Pneus :  Schwalbe Marathon Plus Tour (remplacé depuis pour des pneus plus confortables)
  • Sacoches : Ortlieb
  • Porte-bagages : Tubus
  • Autres :  Tente MSR

Suivre Tristan sur Instagram

Immersion dans un Roc bleu Azur

0
En direct du Roc d'Azur

Chaque année ce rendez-vous festif et sportif qu’est le Roc d’Azur attire les cyclistes comme un aimant, vers la Base Nature de Fréjus. Le Roc d’Azur, reste fidèle aux épreuves VTT qui ont façonné son histoire, tout en se tournant vers les nouvelles pratiques, comme il l’avait fait en 2016 en créant la “Gravel Roc”. Pour cet opus 2023, la rando pédestre rejoint le VTT, le cross-triathlon et le trail running entrent dans la famille du Roc d’Azur. Le salon est également – pour nous médias et pratiquants – un grand moment de rencontre avec les marques, connues ou plus confidentielles, pour découvrir des nouveautés et élaborer des projets. Nous avons vécu un vrai Roc bleu Azur…

Une morosité souriante

On a entendu beaucoup de commentaires sur le ralentissement du marché. Il est surtout ressenti dans le monde de la distribution, qui avait estimé trop généreusement les volumes, basés sur l’euphorie post covid pour le vélo. Les stocks 2023 s’écoulent mal et la conjoncture financière participe à ce tassement. L’innovation porte les clients vers l’électrique et les modèles motorisés, VTT ou Gravel, pullulent sur tous les stands. Je vous renvoie à notre article qui analyse l’évolution du marché du cycle en 2023 et nous avons pu vérifier cette réalité, sur le terrain du Roc.

En direct du Roc d'Azur

Mais comme tout est moins triste au soleil du Roc, l’ambiance festive et colorée de cet événement donne le sourire à tout le monde. On retiendra une incroyable affluence des visiteurs et le nombre, toujours impressionnant, de participants aux différentes épreuves : 19 000 cette année. Lors de la journée du jeudi, habituellement calme, les allées pleines de visiteurs venus découvrir les modèles 2024, donnaient le ton. L’autre source de satisfaction pour nous, a été de constater l’omniprésence du Gravel sur les stands. En 2015, on nous avait prédit un phénomène de mode passager, visiblement le gravel a trouvé sa place sur les espaces “terre” et “mer” du Roc, confirmant les chiffres de vente toujours en progression sur ce segment.

En direct du Roc d'Azur
CYKL, entreprise basée à Montpellier, propose des vélos en titane accessibles. Rencontre avec Antoine Demur, le créateur de la marque.

À la morosité des chiffres, je voudrais opposer des exemples qui montrent que l’on peut entreprendre et innover dans le monde du vélo. Pour les vélos deux exemples m’ont marqué : Wish One, dont on a déjà parlé avec son nouveau Sub Carbone, qui faisait sa première apparition publique au Roc. L’autre est celle de cette entreprise française créée par Antoine Delmur à Montpellier, qui se lance dans la construction de vélos en titane avec Cykl, avec une approche tarifaire intéressante et des modèles séduisants.

En direct du Roc d'Azur
Le nouveau Sub Carbone présenté par Maxime Poisson et le témoignage de Matthieu Amielh, notre rédacteur en chef, qui a testé cette nouvelle machine Allroad.

Côté équipements, nous avons été séduit par le moyeu incroyable de Classified qui permet de multiplier les ratios, en diminuant le nombre de plateaux et de pignons. Dans le même domaine, on a observé l’arrivée du monde de l’automobile dans le vélo : Bontaz, un équipementier bien connu dans l’auto, présente des solutions de freinage très intéressantes en double ou quadruple pistons. On a rencontré également la marque Motul, partenaire lubrifiant du Roc cette année, qui créée la surprise, avec une gamme complète de produits ciblant l’entretien des vélos. Côté tourisme, il y a une multiplicité de l’offre et le gravel commence à prendre une belle part dans les circuits proposés.

Bike Café sur le terrain

En direct du Roc d'Azur
Laurent, Philippe, Patrick, Matthieu et Jean-Louis : débrief de la première journée en attendant une bière bien méritée

Cette année, nous étions 5 sur le salon du Roc : Jean-Louis, Laurent, Matthieu, Patrick et Philippe pour vous présenter une sélection de nouveautés et vous révéler les tendances. Parmi celles-ci, nous avons remarqué l’émergence du gravel électrique et noté que le Allroad devenait une catégorie proche de la route réunissant gravel et endurance.

Le e-gravel se confirme

Nous l’avions affirmé, notamment dans cet article de 2021 : “Est-ce que le E-gravel, ne serait pas le VAE idéal ?” Il semblerait que les marques apportent enfin une réponse à notre question. Espérons que les distributeurs arrêtent de prescrire de lourds VTT à une clientèle en quête de motorisation. La polyvalence du gravel est la réponse à énormément de besoins et les “petits” moteurs sont parfaitement adaptés à la plupart des usages, y compris l’itinérance. Nous allons élargir et multiplier nos tests de e-gravel pour valider notre vision et c’est dans ce sens que nous avons pris des contacts pour plusieurs essais de vélos.

Le Allroad

L’exemple du Wish One sub carbone illustre une nouvelle tendance qui consiste à rendre floues les frontières qui pouvaient encore exister entre les vélos de Gravel et les vélos d’endurance route. On ne sait plus si on va acquérir un vélo d’endurance pour faire aussi du gravel ou si on prendra un gravel pour faire de la route. Avec des châssis qui acceptent des passages de roues généreux sur les endurance et les gravel qui font le pari de viser la performance en proposant des passages de pneus jusqu’à 40 mm, on pourra hésiter. Le Graxx 3 d’Origine, qui est un gravel léger dans sa nouvelle version GTR, a montré de remarquables qualités sur les épreuves d’Ultra sur route. Sur les terrains très difficiles et sur le voyage chargé, certains cyclistes visent désormais des vélos plus proches du VTT.

Les équipements

Alibi : des lunettes toutes saisons

En direct du Roc d'Azur
Matthieu a pu vérifier la réactivité des verres photochromiques sous le soleil du Roc bleu Azur…

Koo Eyewear présente ses nouvelles lunettes “Alibi” conçues pour toutes les conditions météo. Nous avons pu obtenir une paire de ces nouvelles lunettes et nous les testerons prochainement sur Bike Café.

Classified

Le moyeu Powershift offre une qualité de changement de vitesse inégalée, une plage de vitesses étendue et de petits pas entre les vitesses combinant les avantages du 1x et du 2x. Laurent avait pu apprécié ce système sur le Robert Frameworks RG1 titane testé en avril dernier. Le vélo était équipé d’un groupe SRAM Force AXS 12 vitesses avec le très léger pédalier en carbone Rotor Kapic, secondé intelligemment par le système Classified dans sa version Gravel G30. “Celui-ci décuple la plage de rapports disponibles en proposant un véritable second plateau « virtuel » caché dans le moyeu arrière. Un système extrêmement rapide qui révolutionne aujourd’hui le segment de la transmission. En cela, le kit de roues Classified G30 sied à merveille à l’esprit sportif du RG1“, expliquait Laurent dans son test.

Mavic revient sur les nouveautés gravel 2023/24

En direct du Roc d'Azur
Michel Lethenet nous présente les nouveautés gravel qui arrivent sur le catalogue Mavic

Après une longue période de reconstruction faite autour de son coeur business, Mavic revient sur le segment gravel avec de nouveaux produits. Nous avons pu voir les nouvelles roues AllRoad aluminium en largeur interne 25 et de nouvelles chaussures de gravel. Des roues carbone viendront enrichir la gamme au printemps prochain et une gamme textile sera à nouveau proposée pour les amateurs de “Allroad”.

Les lunettes connectées Engo

En direct du Roc d'Azur
Jean-Louis a pu tester sur place la connectivité avec une montre Apple et l’affichage de Strava dans les verres de ces lunettes.

Jean-louis s’est attardé sur leur stand de Engo : “J’ai encore le souvenir des lunettes Eyewear Engo 2 que j’avais testées. Un produit que j’avais trouvé abouti, bien fini et équipé d’une technologie maîtrisée. Avec cependant un bémol sur le contenu proposé : aucune donnée concernant la navigation ou le guidage. Cette limitation étant due à Garmin, qui ne fournit pas l’accès à ce genre d’information.”

L’équipe Engo/ActiveLook a depuis avancé sur d’autres sujets et avec d’autres marques, notamment Apple et Strava. Elle va proposer une visualisation des segments Strava(*) en association avec l’Apple Watch. J’ai pu expérimenter la représentation des segments : la symbologie proposée lors de la progression sur un parcours est claire et bien choisie. Tout à fait dans l’esprit Apple. Quant aux réglages sur l’Apple Watch, on fait dans la simplicité, comme la marque à la pomme en a l’habitude, avec ses interfaces intuitives. On est loin de la configuration à mettre en œuvre avec un Garmin Connect IQ et sa liste de champs de données à énumérer à l’aide de codes…

Une belle avancée qui séduira sans aucun doute les compétiteurs, d’autant plus s’ils pratiquent la course à pied. Coté vélo et navigation, pas encore de nouveautés à présenter, mais je me suis laissé dire que des expérimentations sont en cours avec un acteur du marché.
J’ai rencontré une équipe dynamique, qui fourmille d’idées avec rien moins comme ambition que de réinventer le paradigme du compteur de vélo. Nul doute que cette innovation avec Apple et Strava devrait titiller les fabricants historiques de GPS… Affaire à suivre !

(*) nécessite l’abonnement Strava Premium

Le Tourisme

En direct du Roc d'Azur
Le tourisme prend une belle place sur le salon du Roc d’Azur

Le développement de la pratique du vélo, soutenu par la capacité de l’assistance électrique, a dynamisé le tourisme sur deux roues. C’est un sujet qui intéresse Bike Café et Jean-Louis a pu mesurer sur ce salon, l’accroissement de l’offre et l’apparition de nombreux parcours Gravel. Nous avions déjà testé les séjours Gravel Up dans les Vosges et un parcours proposé par l’Office de tourisme du Val de Durance. Notre tournée auprès des Offices de Tourisme et autres Maisons Régionales présents sur le Salon, nous a appris que la GTMC (Grande Traversée du Massif Central) verra sa version Gravel publiée en début d’année : sur l’ossature de son historique aînée à VTT, avec des déviations pour le Gravel dans les passages les plus cahoteux.

Le département du Doubs/Montagnes du Jura propose déjà des parcours Gravel et travaille sur une traversée : objectif 2024.

Naturellement, nous vous tiendrons informés des avancées, quitte à parcourir ces nouvelles traces…

Quelques images du Roc d’Azur 2023

L’oeil de Philippe sur ce salon du Roc 2023.

Présentation de CYKL par son créateur Antoine Delmur

Antoine Delmur créateur de la marque CYKL basée à Montpellier

Le nouveau E-Gravel Dimanche 29 de Moustache

Présentation du nouveau Moustache Dimanche 29

Pneu Vredestein Aventura : un sacré grip pour le Gravel

2

Si comme moi vous êtes sensibles au monde “mécanique” de la moto et de l’automobile, la marque Vredestein vous évoquera sans doute quelque chose. On pense alors souvent à d’excellents pneus pluie et hiver. Dans le domaine des pneus de vélo, Bike Café est attentif à leurs gammes, comme vous avez pu déjà le constater à travers les tests de Dan de Rosilles qui vous a présenté ses analyses du Spotted Cat Superlite, ainsi que du Superpasso. Aujourd’hui, je vous présente le pneu Vredestein AVENTURA, dans sa dimension de 700 x 44 mm, toute indiquée pour le Gravel.

Vredestein Aventura Gravel
Vredestein Aventura (photo Laurent BIGER)

Conception du pneu Vredestein Aventura

Vredestein a utilisé sa technologie éprouvée TriComp pour concevoir l’Aventura. Ainsi, la bande de roulement centrale et les épaulements sont constitués de différents composés. La partie centrale possède des triangles très bas qui minimisent la résistance au roulement, tandis que les crampons de l’épaulement offrent un composé plus souple afin de garantir une meilleure adhérence sur l’angle. Cette distinction est visuellement claire, avec un coloris différent pour ces deux parties.

Vredestein Aventura
La partie centrale possède des triangles très bas, tandis que les crampons latéraux offrent un composé plus souple. Une couleur différente matérialise cette différence de composé (photo : Laurent BIGER).


Évidemment proposé en Tubeless Ready (TLR), Vredestein a intégré son système anti-crevaison, le SPL (Sportex Protection Layer). Associé à la configuration TLR, celui-ci minimise le risque de crevaison. Quant à la structure, celle-ci est tressée en 120 tpi.

Vredestein Aventura gravel
Indications Vredestein Aventura (Photo Laurent BIGER)

Pour mémoire, la densité du tissage de la carcasse s’exprime en TPI, pour Threads per Inch, autrement dit le nombre de fils par pouce, appelé aussi EPI (ends per inches). Plus le nombre de TPI est élevé, plus le fil est fin et plus le tissage est dense. Une carcasse avec un plus grand nombre de TPI est plus souple et plus flexible.

Dimensions, poids et montage

Le pneu est disponible en plusieurs tailles, en 700 x 44 mm (testé ici), en 700 x 38 mm et également en 650B x 50 mm. Deux combinaisons de couleurs sont proposées (noir et noir-marron). Là-dessus, le Vredestein Aventura en 700 x 44 mm accuse 541 g sur la balance. Cette valeur se trouve plutôt dans la bonne moyenne dans ce segment.

Vredestein Aventura – poids mesuré 700×44 mm (photo Laurent BIGER)

Montage

Quant au montage, celui-ci va se faire sur les roues Fulcrum Rapid Red 300 DB de 24 mm de largeur interne qui équipent le FARA F/Gravel testé dernièrement. Une donnée importante, puisque la largeur interne a une influence directe sur le ballon d’un pneu. Mais je n’en suis pas encore là puisque il faut déjà les monter, en tubeless évidemment. Comparativement à d’autres pneus, le AVENTURA se monte très facilement. Là-dessus, l’Aventura accuse une largeur légèrement en deçà des indications du fabricant, plus proche des 42 mm. Bien sûr, cette donnée évolue en fonction de la largeur interne de la jante, ainsi que de la pression administrée.

Vredestein Aventura
Vredestein Aventura : la largeur du pneu est mesurée à 42 mm (photo Laurent BIGER)

Test terrain du Vredestein Aventura

En premier lieu, je précise que j’ai pu rouler ces Vredestein Aventura durant mon test du FARA F/Gravel. Soit des sorties dynamiques, souvent entre 30 et 60 km, alternant pistes roulantes et sentiers bien plus engagés, le tout dans le Massif des Maures. Au final, exactement 500 km avec ces pneus.

Vredestein Aventura
500 km de test dans le Var (photo Laurent BIGER)

Sur la route

Sur le plan du rendement routier, ces Vredestein Aventura sont corrects. La partie centrale se caractérise par des crampons en triangle très rapprochés, qui se montrent efficaces sur le bitume dégradé. Par ailleurs, ce pneu ne se montre pas trop bruyant sur la route, ce qui est plutôt étonnant, et appréciable, au regard de son gabarit généreux.

Le Vredestein Aventura sur les pistes

Dès que j’ai pu attaquer les pistes de la plaine des Maures, j’ai apprécié le touché souple de ce Vredestein Aventura. Compte tenu du tressage en 120 TPI, ce n’est qu’une conséquence logique, mais le test terrain l’illustre parfaitement. En cela, le retour d’informations du terrain est bien présent, permettant ainsi une mise en confiance rapide, et donc de gagner en vitesse. Là-dessus, l’adhérence est remarquable, et permet là aussi de se sentir en confiance, notamment lors de la prise d’angle. Preuve que les épaulements latéraux remplissent bien leur fonction. Comme décrit en première partie, n’oublions pas qu’ils sont dans une gomme différente de celle de la bande de roulement.

Les pneus Vredestein Aventura montés sur le FARA F/GRAVEL (photo Laurent BIGER)


Quant au rendement, même s’il est toujours délicat de le quantifier, il me semble de bon niveau sur ces pistes. Comme tous les pneus aux flancs souples, il ne faudra cependant pas trop descendre en pression, au risque de mettre en danger vos jantes.
Bien servi par la remontée d’information du terrain, le Vredestein Aventura s’avère efficace en motricité, tout comme au freinage.

Vredestein Aventura sur le FARA F/GRAVEL (photo Denis CAUVIN)

Quant à la longévité, cela ne semble pas le point fort de ce modèle. Au bout de 500 km, la bande de roulement du pneu arrière accuse déjà une perte de hauteur visible. Pour autant, la résistance à la perforation semble bonne. Au cours de mon essai, je n’ai détecté qu’une fine perforation (que le liquide préventif a colmaté) lors d’une sortie de 85 km sur le massif des Maures.

Au bout de 500 km, la bande de roulement centrale du pneu arrière a déjà commencé son abrasion (photo Laurent BIGER)

Vredestein Aventura : témoignage sur la GravelMan en Toscane

Le témoignage de mon ami Panto Niotti semble confirmer à la fois ses qualités, mais également sa longévité en retrait. Voici son témoignage, intéressant à plus d’un titre :
” Après l’usure rapide des pneus d’origine de mon vélo (Hutchinson Black Mamba), je me suis tourné vers des pneus plus crantés et plus orientés pour une pratique tous terrains. Je suis tombé sur les Vredestein Aventura qui me semblaient être un bon compromis : une bande de roulement avec de petits crampons et des plus généreux sur les flancs. J’ai vu que c’était une marque néerlandaise et plutôt bien côtée pour les pneus de voiture. Je n’ai pas été déçu de ce choix dans l’ensemble car il se sont montrés plutôt performants dans la plupart des situations. L’accroche est bonne sur les terrains assez secs et ils ont un bon rendement sur la route. Je les ai utilisés sur pistes et routes et j’ai également participé au GravelMan de Toscane en avril 2022. Les pneus se sont montrés très performants sur ce terrain. Je les avais montés en Tubeless et gonflés à 3,5 bars environ afin de garder du rendement mais avoir un minimum de confort. Je n’ai subi aucun décrochage et aucune crevaison. Le pneu arrière ayant perdu assez rapidement l’essentiel de l’épaisseur des crampons centraux au bout d’environ 1500 kilomètres, j’ai racheté un pneu.”

GravelMan Toscane
Panto Niotti sur la GravelMan Toscane (photo : Les Floé, www.floe-reporter.com)

Pour conclure

Le pneu Vredestein Aventura s’avère être très rassurant, et ce dans l’immense majorité des situations. Les conditions météo, très sèches, ne m’ont pas permis de l’évaluer sur des terrains humides. D’une souplesse très appréciable, j’ai découvert un pneu qui ne se contente pas d’être adhérent, puisqu’il sait aussi se montrer rapide. Polyvalent, le pneu Vredestein Aventura offre un maximum de grip lors du pilotage, qui peut ainsi être engagé. Aussi, si la longévité n’est pas votre priorité, considérez ce Vredestein Aventura comme une alternative sérieuse.

Caractéristiques du pneu Vredestein Aventura

  • Tubeless Ready : oui
  • Couleur des flancs : noir ou marron
  • TPI : 120, tringles souples
  • Compatibilité hookless (jantes sans crochet) : non confirmée
  • Gomme : TriComp
  • Dimensions proposées en roues de 700 (ETRTO) : 700x38c (38-622) / 700x44c (44-622)
  • Dimensions proposées en roues de 650 (ETRTO) : 650x50c (50-584)
  • Poids vérifié : (44-622): 541 g 
  • Info fabricant : vredestein.fr/bicycle-tyres/products/1808-AVENTURA/
  • Distributeur français : Audace Sports
  • Prix public : environ 45€
  • Pays de fabrication : Thaïlande

Le tout nouveau gravel électrique Specialized Creo 2

0
Le tout nouveau Creo 2 de Specialized
Le tout nouveau Creo 2 de Specialized

Comme dans toutes les “bonnes séries”, lorsqu’on nous annonce une version 2, c’est que le succès de la première motive l’arrivée de la seconde et que l’on souhaite encore mieux faire. Specialized annonce pour ce Creo 2 quelques avancées majeures qui lui permettent d’aller plus loin, d’être plus léger et plus silencieux.

Le tout nouveau Creo 2 de Specialized
Photo Specialized

Nous avions apprécié la première version de ce Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon Evo lors d’un test effectué par Patrick en 2020. Cette version 2 apporte une réduction du poids qui permet, avec le système d’assistance électrique SL 1.2, d’offrir une autonomie maximale pouvant atteindre, selon l’usage du moteur et le profil du parcours, 190 km. Les gains annoncés : 33 % de puissance en plus (320 watts) que son prédécesseur et 43 % de couple en plus (50 N.m) – permettent de monter avec aisance les pentes les plus raides. Le système SL 1.2 se démarque aussi par son silence de fonctionnement.

Il ne s’agit pas d’avoir à choisir, il s’agit de pouvoir tout faire.

Un nouveau châssis pour le Specialized Creo 2

Le tout nouveau Creo 2 de Specialized
Photo Specialized

Specialized est parti de son carbone FACT 11r ultra léger, pour apporter au Creo 2 une nouvelle géométrie, idéale pour des journées de rêve sur les plus belles routes, les pistes accidentées et tout ce qui se trouve entre les deux. Il a associé à ce nouveau cadre la puissance, le couple et le rapport poids/autonomie du système SL 1.2, les supports pour porte-bagages, la possibilité de monter des garde-boues et un troisième porte-bidon. Le Creo 2 n’est pas seulement le vélo électrique avec cintre de route le plus performant jamais fabriqué, c’est le plus léger de sa catégorie.

La suspension Future Shock sur le Creo 2

Le tout nouveau Creo 2 de Specialized
Photo Specialized

Le Creo 2 intègre la Future Shock 3.0. Avec 20 mm de débattement souple qui réduit de plus de 53 % les impacts, la cartouche Future Shock vous aide à garder vos mains et votre cintre stables, pour une expérience de roulage plus confortable et plus de contrôle pour conserver votre vitesse, rouler plus en sécurité, tout en aidant à réduire la fatigue sur de longues sorties. Construire un cadre abritant un moteur et une batterie signifie un cadre plus rigide et plus robuste. La Future Shock 3.0, en combinaison avec des pneus à gros volume,  apporte confort et contrôle tout en bénéficiant de cette rigidité supplémentaire du cadre.

La taille des pneus, ça compte

Le tout nouveau Creo 2 de Specialized
Photo Specialized

Que se passe-t-il lorsque la puissance du Creo 2 rencontre nos pneus à grand volume légers et efficaces ? Une expérience de roulage confortable et efficace sur n’importe quel chemin ou route. Alors allez-y et profitez de nos pneus Tracer 47c (47 mm de largeur), ou même augmentez le volume avec des pneus de 2,2 pouces pour aller à la rencontre de terrains plus accidentés, Creo 2 survolera toujours la route et les chemins.

Géométrie du Specialized Creo 2

Le tout nouveau Creo 2 de Specialized

Conçue pour offrir un pilotage en confiance avec agilité sur des chaussées lisses, bosselées et même des chemins accidentés, la géométrie progressive moderne du Creo 2 défie les catégories. Par rapport à son prédécesseur, le Creo 2 bénéficie d’un angle de tube de direction plus ouvert, d’un boîtier de pédalier inférieur, d’une potence plus courte et est spécialement conçu pour les pneus à grand volume pour enchaîner les virages sur le bitume et offrir une stabilité sur terrain accidenté. Pour offrir aux cyclistes le plus grand confort possible lors de trajets plus longs, la géométrie du Creo 2 est dotée de plus de Stack, offrant une position plus axée sur l’Endurance, réduisant ainsi le poids sur les mains, le cou et les épaules.

Le tout nouveau Creo 2 de Specialized

Voir tous les détails sur le site de Specialized

Le gravel électrique Specialized Creo 2, poids et tarifs :

CREO SL SW CARBON : 13.000 €

Poids indicatif et non contractuel

12.96kg (taille 56)

Le nouveau Specialized Creo2

Équipements

  • CADRE : FACT 11r carbon, front/rear thru-axles, fully integrated down tube battery, internal cable routing, fender/rack mounts, 12x142mm
  • FOURCHE : Future Shock 3.3 w/ Smooth Boot, 12x100mm thru-axle, flat-mount disc
  • TIGE DE SELLE :Specialized Alloy, 31.8
  • SELLE : Body Geometry S-Works Power
  • GUIDON : Roval Terra, carbon, 103mm drop x 70mm reach x 12º flare
  • POTENCE : S-Works Future Stem w/ Integrated Computer mountTIGE DE SELLE : SRAM Reverb AXS XPLR Dropper, 49cm-52cm : 50mm drop
  • RUBAN DE GUIDON : Supacaz Super Sticky Kush
  • MOTEUR : New Specialized 1.2 SL Custom Lightweight Motor
  • UI/REMOTE : Specialized MasterMind TCU, percentage of remaining charge, 120 possible display configurations, MicroTune assist adjustment, over-the-air updates, ANT+/Bluetooth®, w/Handlebar remote
  • BATTERIE : Specialized SL1-320, fully integrated, 320Wh
  • ROUES : Roval Terra CLX II, 25mm internal width, 32mm depth, 21h (AV), 24 (AR), Tubeless ready, Roval LFD hub with ceramic SINC bearings, Centerlock disc, DT Swiss Aerolite spokes
  • PNEUS : Tracer Pro, 700x47c
  • PLATEAUX : SRAM X-Sync Eagle, 107 BCD, 44T
  • CHAÎNE : SRAM XX1 Eagle
  • MANETTES DE DÉR. : SRAM Red eTap AXS
  • PÉDALIER : SRAM Carbon DUB Crank Arms
  • CASSETTE : SRAM XG 1295, 12-Speed, 10-50t
  • DÉR. ARRIÈRE : SRAM XX1 Eagle AXS
  • FREINS : SRAM Red eTAP AXS, hydraulic disc


CREO SL EXPERT CARBON : 8.500 €

Poids indicatif et non contractuel

13.96 kg (taille 56)

Le nouveau Specialized Creo2

Équipements

  • CADRE : FACT 11r carbon, front/rear thru-axles, fully integrated down tube battery, internal cable routing, fender/rack mounts, 12x142mm
  • FOURCHE : Future Shock 3.3 w/ Smooth Boot, 12x100mm thru-axle, flat-mount disc
  • TIGE DE SELLE : Specialized Alloy, 31.8
  • SELLE : Body Geometry Power Expert
  • POTENCE : Future Stem Pro
  • GUIDON : Specialized Adventure Gear Hover, 103mm drop x 70mm reach x 12º flare
  • RUBAN DE GUIDON : Supacaz Super Sticky Kush
  • TIGE DE SELLE : Trans-X Dropper, 50mm Travel
  • MOTEUR : New Specialized 1.2 SL Custom Lightweight Motor
  • UI/REMOTE : Specialized MasterMind TCU, percentage of remaining charge, 120 possible display configurations, MicroTune assist adjustment, over-the-air updates, ANT+/Bluetooth®, w/Handlebar remote
  • BATTERIE : Specialized SL1-320, fully integrated, 320Wh
  • ROUES : Roval Terra C, 25mm internal width carbon rim, 32mm depth, DT 370 hub, 24h, DT Swiss Comp Race spokes
  • PNEUS : Tracer Pro, 700x47c
  • PLATEAUX : SRAM X-Sync Eagle, 107 BCD, 44T
  • PÉDALIER : SRAM Alloy DUB Crank Arms
  • CHAÎNE : SRAM GX Eagle
  • MANETTES : SRAM Rival eTap AXS, hydraulic disc
  • DÉR. ARRIÈRE : SRAM GX Eagle AXS
  • CASSETTE : SRAM PG1230, 12-Speed, 11-50t
  • FREINS : SRAM Rival eTAP AXS, hydraulic disc

CREO 2 SL COMP CARBON :

Poids indicatif et non contractuel

14.47 kg (taille 56)

6000 €

Le nouveau Specialized Creo2

Équipements

  • CADRE : FACT 11r carbon, front/rear thru-axles, fully integrated down tube battery, internal cable routing, fender/rack mounts, 12x142mm
  • FOURCHE : Future Shock 3.2 w/ Smooth Boot, 12x100mm thru-axle, flat-mount disc
  • TIGE DE SELLE : Specialized Alloy, 31.8
  • SELLE : Body Geometry Power Sport
  • POTENCE : Future Stem Comp
  • GUIDON : Specialized Adventure Gear Hover, 103mm drop x 70mm reach x 12º flare
  • RUBAN DE GUIDON : Supacaz Super Sticky Kush
  • TIGE DE SELLE : Trans-X Dropper, 50mm Travel
  • MOTEUR : New Specialized 1.2 SL Custom Lightweight Motor
  • UI/REMOTE : Specialized MasterMind TCU, percentage of remaining charge, 120 possible display configurations, MicroTune assist adjustment, over-the-air updates, ANT+/Bluetooth®, w/Handlebar remote
  • BATTERIE : Specialized SL1-320, fully integrated, 320Wh
  • ROUES : : DT Swiss G540 rim, 24mm internal width, tubeless ready, 24h, Specialized full sealed bearing thru axle hub, centerlock disc, DT Swiss Champion 14G stainless steel spokes, DT Swiss brass nipples
  • PNEUS : Tracer Pro, 700x47c
  • PLATEAUX : SRAM X-Sync Eagle, 107 BCD, 44T
  • DÉR. ARRIÈRE : SRAM X1 Eagle AXS
  • PÉDALIER : SRAM Alloy DUB Crank Arms
  • MANETTES : SRAM Apex eTap AXS
  • CHAÎNE : SRAM NX Eagle, 12-Speed
  • CASSETTE : SRAM PG1210, 12-Speed, 11-50t
  • FREINS : AV Supacaz Super Sticky Kush – AR- SRAM Apex eTAP AXS, hydraulic disc

Il ne s’agit pas d’avoir à choisir, il s’agit de pouvoir tout faire.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D : anatomie d’une selle High-Tech

15
Selle San marco Shortfit 2.0 3D saddle cycling Italian
photo Anne Fontanesi

Comme vous le ressentez sans doute au niveau de votre postérieur lorsque vous allongez les distances, en matière de selle, le diable est dans les détails. La très grande diversité de modèles, de formes… que proposent les fabricants est bien sensée pouvoir dialoguer avec l’infinie variété des culs de cyclistes, mais rien n’y fait, il y a toujours un moment ou une douleur, un point de compression ou d’échauffement, quand ce n’est pas une blessure, donne envie de rentrer à la maison au plus vite malgré les quelques 45 kilomètres restants !

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle shape
En matière de formes de selles, le diable est dans les détails – photo Dan de Rosilles

L’équation se complique quand on prend conscience que les plus infimes réglages de la selle (hauteur, recul, inclinaison) contribuent au confort (ou à l’inconfort) des culs suscités. J’avais d’ailleurs évoqué cette “quête sans fin” dans un article dont l’ambition était de proposer une méthode pour choisir la bonne selle (ou, du moins, la moins pire).

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle rinko unpacking
Mon pignon fixe juste sorti du sac en descendant du train avant la diagofixe Brest > Montpellier – photo Dan de Rosilles


Fort de ce préambule, je vous propose aujourd’hui d’aller voir de plus près un modèle de chez Selle San Marco, au nom très high-tech, mais non moins explicite : Shortfit 2.0 3D.
Commençons par la fin. “3D”, vous l’aurez compris, fait référence à la technologie d’impression, de plus en vogue chez les fabricants de selles haut-de-gamme, utilisée pour fabriquer la chape de la selle. C’est une technologie innovante qui permet d’obtenir des selles aux caractéristiques très intéressantes, telles que je les décris dans cet article publié récemment sur Bike Café.

Selle San Marco Shortfit saddle
Selle San Marco propose aussi la Shortfit 2.0 en rembourrage traditionnel – capture d’écran site web Selle San Marco

Shortfit fait référence à la longueur (je devrais peut-être dire la brièveté) de cette selle qui, comme chez beaucoup d’autres fabricants où cette tendance s’affirme, promet une plus grande polyvalence qu’avec des selles plus “classiques” et donc plus longues. Cette polyvalence sera intéressante en gravel, où les positions de pilotage varieront selon qu’on soit dans un singletrack ou sur la route. En enduroad, une selle courte se conçoit aussi, car on variera d’assise selon qu’on soit sur le cintre ou sur les prolongateurs. Mais n’allons pas trop vite en besogne ; commençons par le commencement, la genèse de cette Selle San Marco.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle gravel cycling
La Shortfit 2.0 3D, proposée par Selle San Marco pour la route, est aussi très bien pour le gravel – photo Dan de Rosilles

La technologie DLS

La fabrication de la Shortfit 2.0 3D s’appuie sur une technologie très récente, l’impression 3D “DLS” (Digital Light Synthesis). Cette technologie d’impression est basée sur la polymérisation d’une résine liquide dans une cuve à l’aide d’un laser à UV. Une succession de couches est projetée séquentiellement sur la résine sous forme d’images UV qui solidifient la résine, tandis que l’objet obtenu est progressivement extrait de la cuve par le haut. Ce processus est appelé « Continuous Liquid Interface Production » ou CLIP (traduisible en « production continue par interface liquide »).

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle settings
Puisque les images d’illustration du procédé DLS sont protégées par le droit d’auteur, voici une magnifique photo de mon niveau à bulle – photo Dan de Rosilles


L’impression 3D DLS a de nombreux avantages, comme celui de pouvoir fabriquer facilement des objets aux géométries complexes, en particulier des structures maillées comme celle qui nous intéresse ici, impossibles à réaliser par usinage conventionnel. C’est un procédé qui se distingue des autres technologies 3D par la quasi-absence de déchets, mais aussi par sa seconde étape de cuisson, permettant l’activation de certains éléments dormants (époxy ou uréthane) qui rendent la pièce imprimée bien plus résistante que la polymérisation UV seule.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle DLS Technology
Le procédé DLS permet de fabriquer facilement des objets aux géométries complexes – photo Anne Fontanesi

Le procédé DLS se déroule de façon continue, sans avoir à passer d’une couche à l’autre comme c’est le cas pour la plupart des autres technologies de fabrication additive. Il en résulte des pièces dont la résistance est la même quelle que soit l’orientation. C’est là un avantage significatif par rapport aux autres procédés, où les éléments orientés le long de l’axe Z sont beaucoup moins résistants que ceux orientés le long des axes X ou Y.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle 3D pattern
Entre point de croix et maille torse, le tricot 3D de la Shortfit 3D 2.0 permet de varier les densités d’une zone à l’autre sur la selle – photo Dan de Rosilles


Enfin, le DLS permet d’obtenir un grain de surface lisse, de grande qualité et à haute définition, qui permet de produire à la perfection aussi bien les détails externes qu’internes, avec la possibilité d’exécuter des impressions 3D flexibles et une consistance proche du caoutchouc. Ce sont ces deux qualités qui permettent de créer une selle avec des densités extrêmement variables et précises d’une zone à l’autre.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle 3D pattern
La maille imprimée 3D offre une excellente adhérence pour le transfert de puissance mais n’use pas les cuissards prématurément – photo Dan de Rosilles

Mais le procédé DLS a aussi bien sûr son revers : cette technologie est l’une des plus chères sur le marché et n’est applicable qu’à un choix limité de matériaux. À l’heure actuelle, seules huit résines sont disponibles, avec seulement pour un choix de coloris assez restreint. Il faudra donc, pour pouvoir utiliser des selles produites avec cette technologie, accepter de payer très cher des modèles à l’aspect et aux caractéristiques assez semblables d’une marque à l’autre.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle expensive value
La technologie d’impression utilisée pour la Shorfit 2.0 3D est très pointue et cela coûte cher – capture d’écran site web Selle San Marco

Selle San Marco – quelle italienne choisir ?

Selle San Marco est entreprise basée à Casella d’Asolo, dans la région de Trévise en Vénétie, où elle fabrique des selles depuis 1935. Son site de vente en ligne propose des modèles pour le gravel et le bikepacking, le tout-terrain, le vélo de ville et le VAE, une remarquable collection destinée aux vélos anciens et, bien sûr, des selles pour la route.
C’est dans cette dernière catégorie que j’ai choisi un modèle, car c’est sur la route que j’enchaîne les plus longues distances et c’est en cumulant les kilomètres que l’on peut vraiment se faire une idée des qualités d’une selle.

Cyclistes arlésiens longue distance Strava club 300km Arles
Rien ne vaut une sortie longue (ici un 300 km organisé par le club Strava CALD) pour s’assurer d’une totale adéquation entre le cycliste et sa selle – capture d’écran site web Openrunner

La largeur fait-elle tout ?

La Shortfit 2.0 3D existe en 2 largeurs : S3 (140 mm, prévue pour un écartement des ischions inférieur ou égal à 12 cm ) et L3 (155 mm, prévue pour un écartement d’ischions supérieur ou égal à 12 cm ).
En ce qui me concerne, avec un écartement d’ischions de 12,5 cm, comme souvent lorsque je dois choisir un équipement, je suis entre deux tailles !

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle width
140 ou 155 mm la Shortfit 2.0 3D existe en deux largeurs pour s’adapter à tous les espacements d’ischions – photo Dan de Rosilles

Mais ce qui est un cauchemar lorsqu’il s’agit de commander un cuissard ou des chaussures devient ici un avantage : a priori, je peux utiliser la Shorfit 2.0 3D aussi bien en taille en S qu’en L ; je décide donc de demander les deux tailles, ce sera l’opportunité de comparer et de vérifier ce que ça change sur le vélo…

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle width
La S3 ou la L3 ont la même largeur de bec – photo Dan de Rosilles

Le chiffre 3

Selle San Marco catalogue ses modèles selon la codification IDMatch. Dans cette nomenclature, le chiffre (1, 2 ou 3) correspond à la souplesse du ou de la cycliste, plus exactement de sa rotation pelvienne : 1 pour les plus raides, 3 pour les plus souples. Pour ceux et celles qui basculent beaucoup le bassin lorsqu’ils pédalent, les parties génitales sont plus en contact de la selle, donc Selle San Marco a prévu un évidement central plus important.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle hollow zone
Au centre de la selle, la zone évidée est particulièrement importante – photo Dan de Rosilles

Cet évidement au centre de la selle va soulager la zone génitale en évitant les pressions et les frottements sur cette zone du corps plutôt… sensible. La Shortfit 2.0 3D est classée 3, avec un évidement central maximum. Cette grande ouverture au centre de la selle m’a sauté aux yeux dès que je l’ai reçue. Mais avant que d’aller plus loin dans la description de sa forme, intéressons-nous à ses dessous.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle beac
Même après une longue journée en selle, le bec et le centre de la Selle San Marco Shortfit 2.0 3D n’agressent pas l’entre-jambe – photo Dan de Rosilles

Acier ou carbone ?

Si la chape de la Shorfit 2.0 3D est composée d’un matériau imprimé en 3D par DLS comme décrit plus haut, elle est équipée soit avec des rails acier, soit des rails en carbone. On regarde souvent le dessus d’une selle, plus rarement le dessous… Or, cette partie est très importante aussi, car elle contribue à l’amorti et l’insertion des rails dans la selle est souvent une gageure technique, j’en veux pour preuve les grincements abominables que certaines selles premier-prix ou mal conçues émettent à chaque tour de pédale.

Puisque j’ai décidé de tester deux Shorfit, j’en profite pour demander les deux types de rails, ça sera l’occasion de vérifier si, en dehors des questions de poids et de prix, ça change quelque chose… Le test que je vous propose donc ci-après est en réalité deux tests en un. Chouette, non ?

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle stainless carbon rails oval section
Attention, les rails en carbone sont ovales, ils ne pourront pas s’adapter à tous les chariots de selle – photo Dan de Rosilles

Architecture

Les bords de la structure 3D tombent en arrondis, que ce soit sur l’extérieur, à l’avant du bec ou dans l’évidement central, ce qui évite toute friction ou échauffement sur ces zones de contact. 
Les flancs de la selle sont inclinés vers le bas. C’est parfait de mon point de vue, ou du moins pour mon anatomie, je sens l’intérieur de mes cuisses moins contraints lors du pédalage. Mes moyens et grands adducteurs, plutôt dodus, présentent souvent des zones échauffées lorsque les selles sont trop horizontales latéralement ou ont des angles extérieurs trop vifs.

De profil, la ligne de la selle laisse voir une dépression qui permet une assise confortable, sans aucune pression périnéale. Sur l’arrière en revanche, la selle remonte et ce rehaussement offre un effet de siège, très confortable lorsqu’on va chercher le bas du cintre ou l’avant des prolongateurs en longue distance.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle support inserts
À l’arrière des Selle San Marco, deux inserts de 5 mm permettent de visser des supports pour des petites sacoches ou d’autres accessoires – photo Dan de Rosilles

Ergonomie

Si le design de la Shortfit est parfaitement adapté à une bascule prononcée du bassin dans les positions les plus agressives, il convient également pour des postures plus droites, par exemple avec les mains sur le plat du cintre. Avec des selles plus classiques et plus longues, j’ai tendance à m’avancer et reculer sur la selle, selon que je bascule vers l’avant en position “aéro” ou que je remonte sur les cocottes. Sur la Shortfit 2.0 3D, on peut rester au même endroit sur la selle, l’ergonomie complexe du profil et les micro-densités variables de la structure 3D font le reste.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle aero position
La partie surélevée à l’arrière de la selle est un appui appréciable lorsqu’on vient chercher une position aéro – photo Adrien Moniquet

Rails carbone ou acier, S3 ou L3, quelle version choisir ?

Pour être très franc, je n’ai pas senti de différence de confort entre rails carbone et acier. Les deux selles ont également montré une bonne stabilité mécanique, même dans des situations tout-terrain ou je pousse parfois mes vélos. Chacun jugera si la différence de poids, ici 40 g environ, mérite l’écart de prix de 50€.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle weight
Avec 40 grammes d’écart entre la version rails carbone et celle avec les rails en alliage, vaut-il mieux faire maigrir le cycliste ou le porte-monnaie ? – photo Dan de Rosilles

La différence de largeur, par contre, est intéressante, c’est la première fois que j’ai l’opportunité de tester la même selle dans deux tailles qui me conviennent, (puisque je suis pile entre les deux) et je remercie chaleureusement Selle San Marco de m’avoir permis cette expérience.
Tous d’abord, je dirai que, dans les deux cas, la selle m’a convenu et m’a paru confortable. Mais cela n’a pas été sans influence sur mon pédalage, car avec la version plus étroite (où l’on ressent bien sûr les appuis un peu plus sur le périnée), mes hanches étaient plus libres latéralement. Avec la version plus large (avec plus d’appuis sur les ischions), mes hanches étaient plus fixées, ce qui a occasionné un réglage différent de la hauteur de selle (12 mm de moins dans mon cas) pour me sentir tout à fait à l’aise.
J’aurais donc tendance à dire que je privilégierais la plus étroite pour une pratique plus sportive, plus tout-terrain et plus réactive, la plus large pour une pratique route, longue distance et/ou voyage.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle ergonomy
Quelle que soit la version, je peux dire que ça a bien collé entre La Selle San Marco Shortfit 2.0 3D et moi – photo Anne Fontanesi

Selle de combat ou selle de l’espace

Après avoir roulé six mois et presque dix mille kilomètres cumulés avec ces deux versions de la Shortfit, je peux dire que je les ai définitivement adoptées. Que ce soit en pignon fixe pendant une traversée Brest-Montpellier de 1200 km, où quelques 251000 tours de manivelle m’ont permis de vérifier que les points d’échauffement sur cette selle étaient quasiment nuls, ou durant mes nombreuses sorties sur route, comme ce 300 km roulé il y a quelques jours en une quinzaine d’heures, la Selle San Marco Shortfit 2.0 3D s’est révélée confortable, fiable et durable.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle fixed gear cycling diagonal
Lors d’une diagonale Brest-Montpellier en pigon fixe, les quelques 251000 tours de manivelles m’ont permis de vérifier que la Shorfit 2.0 3D évitait bien les échauffements par frottement – capture d’écran Srava.com

Je ne sais pas si cette selle conviendra à tout le monde, mais elle a manifestement été dessinée pour convenir au plus grand nombre de cyclistes et de pratiques. Elle confirme mon impression que la technologie d’impression 3D DLS apporte un vrai plus en matière de confort et permet de rester en selle beaucoup plus longtemps sans douleurs que les rembourrages traditionnels, moins précis et moins durables.

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D saddle compatibility
La selle San Marco Shortfit 2.0 3D a manifestement été dessinée pour convenir au plus grand nombre de cyclistes et de pratiques – photo Anne Fontanesi

Comme tous les modèles 3D DLS proposés par les autres marques, cette selle haut-de-gamme est chère, du fait de la technologie utilisée. En attendant que cette technologie se démocratise un jour, la Selle San Marco Shortfit 2.0 3D est destinée aux cyclistes qui enchaînent de longues sorties et totalisent beaucoup de kilomètres dans l’année… À moins que le look irrésistible du motif 3D et en forme de navette spatiale de ce modèle séduise aussi les plus fashion-victims d’entre nous, même s’ils passent plus de temps dans les cafés-vélo que sur les routes !

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D Carbon FX 399,90€

Selle San Marco Shortfit 2.0 3D Racing 349,90€