La gamme Shimano GRX ne compte pas seulement des groupes, il y a aussi des roues. Arrivées en même temps que l’annonce des nouveaux groupes 12 vitesses, ces nouvelles roues RX880 ont perdu 64 grammes par rapport au modèle précédent. Élégantes, avec leur hauteur de 32 mm, elles sont tubeless-ready et affichent une belle largeur interne de 25 millimètres, qui conviendra aux pneus de 32 mm à 50 mm de large. Elles sont adaptées aux transmissions 12 vitesses et disposent du nouveau moyeu arrière “Direct Engagement”.
J’ai reçu ces roues au même moment où je réalisais l’upgrade de mon dérailleur Shimano Ultegra pour passer en GRX 12 vitesses. Elle arrivent nues, équipées du moyeu Direct Engagement, avec la nouvelle roue libre allégée HG L2. À peine sorties de leur boite, je les soumets à la pesée.
Le poids
Mesurées à 1440 g la paire avec les valves tubeless.
L’aspect
Elles sont très sobres, avec une “peau” carbone noir mat très qualitative ornée d’un simple logo discret sur fond bleu Shimano. La hauteur de 32 mm, qui devient la norme dans cette catégorie de roue haut de gamme pour le gravel, leur donne un look “Race”. Les 24 rayons à l’avant et à l’arrière sont croisés par deux. Ils sont en acier et les écrous de serrage en alu, pour gagner un peu de poids en périphérie.
Une “peau” carbone noir mat très qualitative ornée d’un simple logo discret sur fond bleu Shimano sur le GR69 La Routo – photo Patrick VDB
Le montage
Hyper facile, elles sont livrées avec le tape déjà installé et les valves vissées. Elles sont vraiment “tubeless ready” pour le montage avec leurs crochets. Les pneus Bontrager GR1, que j’ai choisis, se sont glissés dans le sillon central, avec l’aide de mon démonte pneus magique Crankbothers. Quelques coups de ma pompe à pied Zéfal et ils ont claqué chacun leur tour. En principe, je les laisse une nuit gonflés au maximum indiqué pour vérifier l’étanchéité le lendemain. Une des roues avait un peu perdu, l’autre pas… Après avoir dévissé les obus, j’ai fait couler du préventif pour colmater la légère perte d’air et depuis rien n’a bougé.
J’ai installé une cassette 11-36 afin de disposer d’une plage plus importante pour me confronter aux pentes parfois raides de ma région.
Après un montage des pneus facile à la pompe à pied – photo Patrick VDB
Sur le terrain
En montant des pneus de 38 mm j’ai joué la carte de la polyvalence qui correspond bien à ces roues. Je les ai utilisées aussi bien sur les DFCI autour de la Sainte Victoire que sur les routes des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. Lors de ma première sortie, j’ai tout de suite senti qu’elles étaient plus réactives et plus rigides que les Crankbrothers que j’ai testées précédemment. Elles n’ont pas la même vocation : les Synthesis étaient plutôt des voyageuses, ici on joue la carte du dynamisme. Déjà au niveau du poids, avec 1440 g vérifiés chez moi avec valves et tape, elles sont plus légères.
Le gros plus de ces roues est leur réactivité et la polyvalence qu’elles offrent entre un usage route / piste. Elle filent bon train avec des pneus de 38. Après quelques centaines de kilomètres avec, je trouve qu’elles sont efficaces dans tous les domaines d’usages attendus en gravel. Elles ont roulé sur toutes sortes de terrains : des plus rugueux sur des DFCI, au plus soft dans les sentiers de vignes. Je suis un piètre pilote en descente, avec ces roues j’ai pris confiance sur le goudron dégradé de la descente du Sambuc côté nord. La largeur interne de 25 permet d’avoir un pneu bien posé, qui ne roulera pas sur lui même dans les trajectoires en virage.
Un “crash-test” non prévu
Nous n’avons pas pour habitude sur Bike Café de pousser nos tests jusqu’au “crash” du produit. Pourtant, pour ces roues et de façon accidentelle, nous avons pu vérifier la solidité de la roue arrière. En effet, une touchette sur une pierre et voilà la chape de mon dérailleur GRX 12 vitesses happée par un rayon de la roue en mouvement. L’incident a provoqué la rupture de l’attache du dérailleur, le blocage de la roue et accessoirement ma chute. Lorsque j’ai examiné les dégâts, le dérailleur et la chaîne étaient enchevêtrés dans les rayons. J’ai eu un mal fou à démêler le dérailleur et la chaîne prisonniers des rayons. Heureusement j’étais sur le retour de ma sortie Gravel et je n’étais pas loin de la civilisation. Après un bon kilomètre de draisienne sur mon vélo sans transmission, j’ai pu être récupéré en voiture et je n’ai pas eu besoin de réduire la chaîne pour rentrer en single speed.
Le dérailleur et la chaîne étaient emmêlés dans les rayons… photo Patrick VDB
J’ai regardé la roue : rien ! Pas de rayon cassé, pas de voile… comme si il n’y avait rien eu. Question solidité : ces roues sont au top. Ne comptez pas sur moi pour recommencer ce type de test, le prochaine fois j’éviterai !
Bilan
Photo : Patrick VDB
Voilà une paire de roues cohérentes et parfaitement adaptées à une pratique Gravel et All-road. Le nouveau moyeu Direct Engagement apporte un plus en terme d’efficacité dans les relances. Le poids et les tarifs de ces roues sont dans la norme du marché. J’ai particulièrement apprécié le dynamisme des roues dans les montées et la mise en œuvre facile lors du montage des pneumatiques. Grâce à la largeur entre-crochets de 25 mm elles pourront satisfaire les différents pratiquants de Gravel qui pourront monter des semi-slicks rapides, jusqu’à des gros boudins cramponnés, en fonction des terrains pratiqués. Alors : solides oui, car ce crash-test me l’a démontré ainsi que la rencontre avec quelques pierres sur les DFCI locales, élégantes oui pour moi, dynamiques aussi, notamment lors des sollicitations en montées et dans les relances.
photo : Patrick VDB
Caractéristiques des roues WH-RX880-TL
Moyeu DIRECT ENGAGEMENT
Jante : profil de 32 mm
Largeur entre crochets : 25 mm
Jante en carbone
Section de pneus recommandées : 32-50 mm
Corps de roue libre remplaçable – interchangeable avec un moyeu MICRO SPLINE et HG L2 (Note : Non-compatible avec les cassettes HG 11 vitesses)
La célèbre marque californienne Marin vient d’actualiser un des vélos fétiches de son catalogue : le célèbre Four Corners ! Ce vélo a déjà fait ses preuves auprès des aventuriers, amoureux du voyage à vélo ou de simples balades occasionnelles. Il vient de recevoir quelques légères modifications, afin d’offrir encore un meilleur confort aux pratiquants.
Le Four Corners a été réintroduit dans la gamme Marin Bikes en 2016 à l’occasion du 30ème anniversaire de la marque. Depuis des décennies, il a participé à la réputation de Marin, dans la catégorie randonneuse / utilitour. Ces vélos ont toujours été solides grâce aux cadres acier munis de nombreux œillets, pour un confort lors de longs voyages, mais aussi pour permettre d’y ajouter d’importantes charges de bagages. Marin a toujours fait le choix d’équipements solides que le cycliste pourra retrouver dans les quatre coins du monde en cas de soucis. Ce choix a inspiré le nom de ce modèle : quatre coins / four corners.
Voyager aux quatre coins du Monde
Un fois essayé, le Four Corners est adopté grâce à son confort et ses capacités, que ce soit par le grand voyageur ou les pratiquants de trajets quotidiens / vélo taf. Depuis 2018, le Four Corners utilise des tailles de roues différentes pour respecter ses capacités de maniabilité avec ou sans charge. Sur les tailles XS et S, le vélo sera doté de roues de 650b et pour les M, L, XL, la monte sera en roues de 700.
Une direction haute – photo Marin Bikes
Ces modèles sont dotés d’une direction haute pour permettre une position plus droite du cycliste pour le confort et une meilleure visibilité, mais aussi pour apprécier le paysage. Cela permet également d’offrir un dégagement supplémentaire pour y ajouter des sacoches d’important volume.
La géométrie a été légèrement modifiée par rapport au modèle précédent, avec des angles de direction plus faibles de 0,5° et des tubes de direction plus courts de 10 mm, alors que les stacks sont presque inchangés. Les tubes de selle sont désormais compatibles avec une tige de selle télescopique, le guidon est plus large (de 400 à 440 mm) et donne non seulement plus de confiance au cycliste en usage hors route, mais aussi pour disposer d’un peu plus d’espace pour accrocher des bagages et fixer des accessoires.
Le nombre de supports d’accessoires sur le cadre a été augmenté – Photo Marin Bikes
Le nombre de supports d’accessoires (œillets) sur le cadre a été augmenté, avec deux sur le haut du top tube au niveau du tube de direction, ainsi que trois sur le dessous de celui-ci. Ces nombreux supports sont parfaits pour ceux qui souhaitent faire fabriquer des sacoches de cadre sur mesure, et Marin fournira une carte détaillée de l’emplacement sur le site Web.
Le Four Corners est équipé de pneus en 40 mm de large (pour les deux tailles de roues), et les cadres ont maintenant un dégagement pouvant accueillir des pneus jusqu’à 45 mm.
Caractéristiques
Ce vélo vise la fiabilité avec la transmission Shimano Sora 3×9, traditionnelle et largement diffusée, associée aux freins à disque Tektro Spyre-C, actionnés par câble.
Couleurs disponibles : Bleu ou Noir – images Marin Bikes
Cadre et fourche en acier CroMo de serie 1, avec tailles de roues spécifiques pour un ajustement de la maniabilité (XS & S = 650b, M, L, XL = 700c)
Dérailleur Shimano Sora 3×9
Frein à disques mécaniques Tektro Spyre-C
Pneus Vee Tire Co GP Vee 40 mm, Couleurs disponibles : Bleu ou Noir
Le sommet du Regagnas a été le point culminant de notre virée. Retrouvez la vue imprenable à 360° dans la vidéo présente dans l'article. Photo : Philippe Aillaud.
Les Grands reportages sont des commandes passées à l’équipe rédactionnelle de Bike Café par des marques qui souhaitent présenter leurs produits (vélos, équipements, vêtements ou accessoires) dans un contexte original. Ce grand reportage a été réalisé avec le soutien de l’Office du Tourisme du Pays d’Aubagne et de l’Étoile.
Le Pays d’Aubagne, terre de Marcel Pagnol et de la chaîne de l’Étoile, est un terrain de jeu fantastique pour les sportifs et autres amateurs de sports outdoor. Le Gravel est une des activités fortement développées sur le territoire. Il permet de s’éloigner des dangers de la route et de profiter de la beauté de ce site naturel d’exception.
Bike Café avait déjà eu l’occasion de tester le potentiel “gravelistique” du Pays d’Aubagne il y a deux ans, avec un départ de la ville natale de Marcel Pagnol. Cette année, Philippe et moi avons suivi une autre trace, beaucoup plus roulante, et permettant d’accéder à un point de vue unique donnant sur la Mer Méditerranée et les différents massifs naturels de la région.
Une virée gravel variée avec vue mer
La trace, une boucle au départ de la commune de La Bouilladisse, à 20′ d’Aix-en-Provence, couvre une distance d’environ 50 km pour 1.000 m de D+. Un parcours sportif, certes, mais jamais trop difficile et surtout passant majoritairement sur des pistes bien roulantes sur lesquelles un vélo équipé de pneus de 40 mm, tubeless de préférence, sera tout à fait à son aise.
Belle lumière sur cette entame de journée, nous attaquons une longue montée pour gravir la montagne du Regagnas. Photo : Philippe Aillaud.
Notre rendez-vous en milieu de matinée à La Bouilladisse, près d’une célèbre enseigne américaine de restauration rapide, nous a permis d’éviter les flux de travailleurs matinaux. C’est sur une petite route de campagne, sans voiture, que nous nous élançons sous un beau soleil mais avec un thermomètre qui affiche -2°C. Après 2 km, nous bifurquons à gauche pour passer en mode Gravel. Une piste DFCI assez raide et cassante nous emmène ensuite sur une très belle piste de Gravel, un “boulevard” damé comme une piste de ski en hiver, sur lequel nous rencontrerons de nombreux vététistes, traileurs et adeptes de la marche nordique.
Jérémy nous a guidé sur cette belle trace. Photo : Philippe Aillaud.
Sur ce “billard”, nous prenons beaucoup de plaisir à rouler et la piste étant très large, nous pouvons échanger quelques mots avec Jérémy, notre accompagnateur qui nous fait découvrir cet itinéraire. Un peu comme sur la route, mais sans le stress des voitures, un sacré avantage en termes de sécurité !
Sur notre droite, nous admirons les premiers reliefs du massif de la Sainte-Beaume. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, un petit panneau discret, planté entre 2 rochers, vous indique le belvédère du “Point Sublime” où l’on peut s’arrêter pour profiter du paysage. En contrebas de la falaise calcaire sur laquelle nous évoluons se trouve le village de Saint-Zacharie, lové dans la brume matinale. Le Graxx 3 est sur son terrain de jeu et il continue sa découverte du terrain.
Passage au “Point Sublime” qui porte bien son nom, situé à 2 km du sommet du Regagnas. Photo : Philippe Aillaud.Une vue imprenable sur le massif de la Sainte-Beaume. Photo : Philippe Aillaud.
Après cette belle piste, nous bifurquons à droite toute pour attaquer une petite route au bitume défoncé, qui se transformera en chemin caillouteux. La pente indiquée par le GPS ne cesse d’augmenter : 10, 12, 15, 17 %… et nous apercevons enfin le sommet de la montagne du Régagnas, marquée comme souvent dans la région, par la présence d’une antenne radio et surtout d’une vigie permettant la surveillance des massifs en période estivale. La montagne du Regagnas est un relief situé à l’est des Bouches-du-Rhône qui se trouve en partie à l’ouest du Var, en s’étendant sur 6 km. À noter que la chaîne du Regagnas est aussi accessible depuis Auriol, Belcodène et Saint-Zacharie.
Sur cette vidéo je vous propose de profiter d’une vue à 360° sur l’ensemble des massifs méditerranéens, la cité phocéenne et la Mer Méditerranée. Jérémy commente ce paysage qu’il connait très bien et notre drone élargit encore ce panorama splendide.
Après l’effort, place aux joies de la descente ! La piste nous ramène au sommet du col du Pas de la Couelle que les cyclistes locaux ont surnommé le “Petit Galibier”. Je l’ai maintes fois franchi sur un vélo de route, mais c’est une première pour moi en Gravel ! Après 12 km seulement, j’éprouve déjà une agréable sensation de dépaysement.
Bien connu des routiers, la descente du “Petit Galibier” nous a permis de récupérer avant de repartir sur les pistes. Photo : Jérémy Morel.
Nous basculons ensuite dans la descente pour 3 kilomètres de route bitumée, avant de repartir au niveau de Kirbon sur les pistes de la commune de Trets. Pas le temps de s’arrêter à la Pastorale du Regagnas pour y déguster quelques fromages de chèvres élevées sur place alors qu’il est midi passé, dommage… Nous retrouvons une belle et large piste sur laquelle Philippe est contraint d’appuyer plus fort sur les pédales de son gravel élec, pour parvenir à nous suivre !
Encore une belle piste roulante sans difficulté sur lequel nous roulons à plus de 25 km/h, avant de rallier Belcodène. Photo : Matthieu Amielh.
Nous rentrons sur la commune de Gréasque et découvrons les restes du Puits Prosper, vestige du temps où la Provence dépendait du charbon, indispensable à l’époque pour faire tourner les usines marseillaises, en plein essor au début du 19ème siècle. Sans doute ce puits a-t-il pris le nom d’un personnage en lien avec son fonçage, nom donné au creusement d’un puits dans le domaine minier. “En 1876, on comptait déjà 442 mineurs à Gréasque, dont 155 femmes. Les fours à chaux se multipliaient. Rien que sur la route de Fuveau, aux Paillasses et sur l’ancienne chaussée romaine de Gréasque à Belcodène, il y en avait plus de 15. La mine, par la force des choses, devint le moyen de vivre pour la plupart des habitants de Gréasque“, peut-on lire sur le site web de la commune de Gréasque.
Passage près d’une ancienne mine de charbon exploitée au milieu du 19ème siècle. Nous sommes sur la commune de Gréasque. Photo : Matthieu Amielh.
Après la traversée de la commune de Belcodène, nous faisons un arrêt à Peypin pour une pause déjeuner tardive. Une recharge des batteries nécessaire, car même si nous n’avons roulé que 37 km, nous avons grimpé près de 900 m. Lestés d’un sandwich steak/frite, qu’on appelle mitraillette en Belgique, nous repartons heureusement sur une grande descente avant de réattaquer une montée sur un chemin très étroit (de Pierrasca). Nous retrouvons ensuite la forêt et le sentier qui s’étire sur la colline nous permet d’atteindre un très joli point de vue donnant d’un côté sur la Montagne Sainte-Victoire et de l’autre sur le col du Marseillais.
Vue imprenable sur la barre du Cengle et la Montagne Sainte-Victoire. Photo : Matthieu Amielh.Une légère brume en fin de journée ne nous a pas empêché d’admirer le Mont du Marseillais. En contrebas, la ville d’Aubagne. Photo : Philippe Aillaud.
Place enfin à la descente sur une grande piste, tellement large, que l’on pourrait se croire sur une piste de ski sans neige. Nous enchaînons les grandes courbes pour redescendre vers la civilisation et récupérons la route au niveau du Pont de Joux, puis Auriol, La Destrousse, avant de retourner à La Bouilladisse par la route.
Pays d’Aubagne et de l’Etoile : un vaste choix de parcours route et gravel
Au mois de novembre, les pistes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile s’offrent à vous pour des parcours variés et accessibles physiquement. Photo : Matthieu Amielh.
Avec le slogan “Des itinéraires qui vous correspondent”, AllTrails est une application sur PC et smartphones, qui propose à tous les passionnés d’outdoor des itinéraires VTT, vélo de route, course à pied/trail, ski de fond, mais aussi des parcours pour les passionnés de raquettes ou encore de pêche, et même des sentiers ornithologie pour les amateurs de faune sauvage. AllTrails se veut aussi une entreprise engagée, en rendant l’accès à la nature toujours plus inclusif et intuitif. La plateforme intègre notamment des itinéraires adaptés aux personnes à mobilité réduite et répertorie aujourd’hui en France 207 chemins accessibles à ces dernières. L’entreprise s’engage également au travers d’un partenariat avec 1% for the Planet en reversant une partie de ses revenus à des organisations environnementales comme The Conservation Alliance.
AllTrails propose aussi bien des parcours pour les cyclistes que pour les ornithologues – image Dan de Rosilles / Leonardo AI
AllTrails, qui s’autoproclame “plateforme leader international en aventures outdoor”, a décidé de proposer désormais des recommandations d’itinéraires alimentées par l’IA (Intelligence Artificielle). En lançant AllTrails GPT, une expérience de génération d’itinéraires alimentée par l’IA dans le nouveau GPT Store d’OpenAI, AllTrails propose désormais à ses utilisateurs une réelle innovation, qui vient compléter l’offre déjà étendue de fonctionnalités qui aident les gens à profiter d’activités en plein air et à améliorer leurs expériences sur les sentiers.
En faisant appel à l’IA, AllTrails souhaite améliorer l’expérience de ses utilisateurs – image Dan de Rosilles / Leonardo AI
Première en son genre, AllTrails GPT est une expérience interactive sur le GPT Store, où les utilisateurs peuvent stimuler l’IA en décrivant leurs besoins uniques et en obtenant des informations précises et adaptées sur les itinéraires. Par exemple : « Je cherche une boucle de trois à cinq kilomètres où les chiens sont admis et qui a de belles vues panoramiques dans un rayon de 20 kilomètres de Marseille ». Ce genre de demande, appelée “prompt” dans le jargon des utilisateurs de l’IA, est commune à toutes les fonctions génératives que propose l’IA : texte, images… et désormais, itinéraires.
Les utilisateurs peuvent stimuler l’IA, pour obtenir des parcours stimulants – image Dan de Rosilles / Leonardo AI
Les utilisateurs d’AllTrails pourront recevoir des recommandations d’itinéraires personnalisées basées sur des critères précis tels que la localisation, le niveau de difficulté, l’accessibilité, la distance, le dénivelé positif et les points d’intérêt et profiter pleinement du répertoire mondial de plus de 420 000 itinéraires d’AllTrails. Ce nouvel outil complètera l’offre actuelle d’AllTrails, avec sa communauté de plus de 60 millions de passionnés d’outdoor qui échangent avis, évaluations et conseils. Car l’IA ne fera pas disparaître l’humain, à l’image de l’équipe d’experts en données qui actualisent les informations permettant de mieux préparer ses aventures en pleine nature.
AllTrails, c’est une communauté de plus de 60 millions de passionnés d’outdoor – image Dan de Rosilles / Leonardo AI
« En tant que plateforme leader des activités de plein air, nous sommes ravis de nous associer à OpenAI, le leader de l’Intelligence Artificielle, pour nous lancer dans son nouveau GPT Store », a déclaré Ron Schneidermann, PDG d’AllTrails. « Avec AllTrails GPT, nous combinons le modèle d’Intelligence Artificielle extrêmement avancé d’OpenAI avec les vastes données d’AllTrails pour fournir des recommandations personnalisées, a-t-il expliqué. En tirant parti des technologies les plus récentes et les plus performantes, nous avons créé un moyen amusant et innovant d’aider encore plus de personnes à profiter du plein air dans le monde entier ».
À droite ou à gauche ? Demandez-donc à l’AI ! – image Dan de Rosilles / Leonardo AI
AllTrails GPT est disponible pour les utilisateurs de ChatGPT Plus via le nouveau GPT Store. Ce lancement arrive tout juste après qu’AllTrails ait été nommée application iPhone de l’année par Apple, et représente la première innovation dévoilée par la marque au premier trimestre 2024, parmi d’autres à venir… Affaire à suivre, donc.
Les constructeurs se sont tous donnés le mot : entre 32 et 38 mm de largeur de pneumatiques, les vélos d’endurance 2024 ont adopté des gros “boudins” tubeless, épicés à la sauce préventif. Il y a de quoi rendre dingue un cyclosportif “old school” en quête d’un nouveau vélo. Les cyclistes venaient tout juste de convenir que les pneus de 28 étaient peut-être mieux pour eux que les 25. Ils avaient eu du mal à l’admettre et “paf”, ça bouge une nouvelle fois ! Cette inflation de millimètres, sur la section de leurs pneus, risque de les rendre fous.
Voilà l’histoire d’un vélo classé “X”, qui brave les interdits.
Le Wish One Sub avec son cadre carbone fabriqué en France, équipé de pneus Terreno Zero 38 mm revendique cette appellation All-road – Photo : Philippe Aillaud.
Ce nouvel article est la suite de celui que j’avais publié en septembre, intitulé “Le gravel nous rend flou“. Vélos d’Endurance ou de Gravel, j’espère qu’après la lecture de ces deux sujets vous pourrez faire votre choix. Depuis la rentrée automnale, une avalanche d’annonces rend le choix encore plus difficile.
Dans les pelotons bariolés des “CRIT” du dimanche matin, on en parle : “Jusqu’où vont-ils aller ?…”
On ne peut pas s’empêcher de penser que cette quête d’élargissement des passages de roues, la largeur de celles-ci et que tous les “add-ons” destinés à apporter du confort, apparaissent pour faire vendre de nouveaux vélos. Le mont clé du marketing est “le confort”… L’arrivée du disque avait déclenché une première vague d’achats de vélos complets ; est-ce que cette deuxième vague, encore plus iconoclaste que la première, produira un nouveau renouvellement des machines ? Le vélo léger, rigide, reposant sur de petits pneus avec chambres à air, durcies par 8 bars de pression, a rejoint le musée du vélo. Dans les pelotons bariolés des “CRIT” du dimanche matin on en parle : “Jusqu’où vont-ils aller avec la taille des pneus ?” Jusqu’à présent, pour beaucoup de cyclistes, le modèle était simple : leur vélo devait être le même que celui du champion, ou à la limite lui ressembler à quelques grammes près. Aujourd’hui, ils ne savent plus quoi choisir : un modèle “X”, symbole d’un usage croisé, un gravel léger ou encore un modèle endurance, avec des passages de roues généreux ? Finalement, est-ce que tout ce marketing un peu “brumeux” n’est pas en train de converger vers une tendance qu’il convient d’appeler “All-road” ou “X-Road” ?
On a mis la gomme
Par approches successives, la taille des enveloppes a pris du millimètre…
Et si le passage de roues plus permissif sur les châssis des vélos était lié à l’énorme progrès des pneumatiques et l’intérêt du montage tubeless ? C’est un peu l’œuf et la poule. Qui a commencé le premier, entre la taille des pneus et celle des passages de roues élargis ? Je me souviens de l’arrivée révolutionnaire des pneus Compass, baptisés par la suite René Herse, distribués par 2.11 Cycles. Le champion est le modèle Bon Jon Pass, en 35 mm, qui affiche un poids de 350 g et qui a été adopté par les amateurs de longue distance. Les manufacturiers importants du monde des pneumatiques, voyant le marché du vélo se développer, sont de retour sur ce segment qu’ils avaient délaissé. Pirelli, Goodyear, Michelin… revenus des circuits de vitesse, se sont remis à penser vélo et proposent désormais une offre riche, bénéficiant des recherches issues de la compétition auto et moto.
Un Vittoria Corsa Pro monté en tubeless sur une jante en carbone, ça a de la gueule quand même ! – photo Dan de Rosilles
Vous trouverez sur notre site de nombreux articles consacrés aux pneumatiques et notamment celui-ci concernant la tendance “semi slick”. Le montage en tubeless venu du VTT a apporté ses vertus au monde de la route et encore plus au domaine du gravel en plein essor. Moins de pression, moins de crevaisons, plus de confort et, de façon surprenante pour beaucoup, une performance qui ne s’en trouve pas dégradée. Par approches successives, la taille des enveloppes a pris du millimètre et aujourd’hui il semble acquis que le 32 mm serait le point de départ du compromis idéal entre confort et performance, comme j’ai pu le vérifier lors de mon test du GIANT Defy ou comme sur le Lapierre Pulsium que nous vous avions présenté en mai dernier.
Randonneuse de papa, tapis volant et avion de chasse
N’est-on pas en train de voir revenir aux goûts du jour le concept de la “randonneuse de papa” ? Évidemment, le marketing ne choisira pas ce vocable pour parler de ces nouveaux vélos. Il préférera le mot “All-road” comme l’a choisi par exemple Lapierre et son modèle Pulsium Allroad. Ça peut se comprendre, car cela conviendra mieux au marché à l’international, mais c’est surtout que ces vélos ne se résument pas à randonner.
Un “tapis volant” au dessus des terres africaines, Lachlan Morton utilise ce vélo hybride équipé d’une fourche suspendue – Photo EF Pro Cycling – Dominique Powers
Le vélo All-road qui revendique plus de confort n’est pas pour autant un “tapis volant”. Cette image, destinée à appuyer la communication sur le confort des vélos, a fait son temps. Soyons réalistes et éloignons-nous des légendes des “Mille et une nuits”. Un vélo All-road est un compromis qui a des limites. Pour des objectifs particuliers, il faudra envisager de faire appel à un “Monster gravel” ou un VTT, comme on le constate sur les course d’Ultra en bikepacking.
Mathieu van der Poel a décidé de disputer le Mondial de Gravel 2022 avec un vélo de route équipé de pneus gravel… Une décision qui a sans doute pesé dans l’évolution du modèle Canyon Endurace – photo DR
Est-ce que le All-road, tellement proche d’un vélo de course, pourrait être considéré comme un avion de chasse, capable de faire sauter des KOM ? Faut pas pousser non plus. En observant sa géométrie, on imagine la position du “pilote” plus relevée. Ce n’est pas un Rafale, mais plutôt un Alpha Jet. En effet, on ne peut nier que la recherche de performance est bien présente dans l’ADN de ces vélos All-road, il suffit pour s’en assurer de peser les cadres inférieurs au kilo et d’admirer leurs formes aero.
Alors finalement oui, le All-road rassemble dans un seul “corps” une partie des ces qualités : polyvalence, confort et performance. Un peu randonneuse, un minimum “Fly carpet” et également un “chasseur” pacifique, capable de vous faire découvrir l’ivresse de la vitesse. Ses missions sont élargies à la randonnée en bikepacking léger, aux sorties gravel sur les pistes et aux cyclosportives de plus en plus hors routes ainsi que le gravel race. C’est un vélo qui repousse la segmentation qui fait vendre. Le marketing vélo ne serait-il pas en train de perdre les pédales ?
Quelques vélos All-Road testés en 2023
Dans cette catégorie au sens large, qui oscille entre Gravel et Endurance, voici quelques vélos que nous avons pu tester. En 2024, la liste va sans aucun doute s’allonger.
Sur le parking du gymnase Louison Bobet les participants arrivent - photo Philippe Aillaud
Chez Bike Café, les chiffres que Strava vient d’annoncer à la presse ne nous étonnent pas, ils confirment ce que l’on découvre régulièrement dans les articles de notre web magazine. En 2023, plus de 120 millions d’athlètes sur Strava se sont motivés et ont investi les chemins, les routes, les salles de sport, les couloirs de nage et les pistes en nombres records. C’est le gravel qui enregistre la croissance la plus spectaculaire à l’échelle mondiale avec 55 % de pratiquants en plus. (photo de couverture : rendez-vous d’un club Strava pour un gravel urbain – photo Bike Café)
Strava, la plus grande communauté sportive en ligne, dévoile les chiffres de 2023. Prises dans leur ensemble, ces données illustrent les tendances qui ont façonné le monde de l’exercice physique et de l’exploration. Dans cette communauté Strava, c’est la course à pied qui est sur la plus haute marche du classement des sports les plus pratiqués. Elle est suivie par le vélo et la marche complète ce podium.
Le “hors route” plébicité
En 2023, la part d’athlètes qui a enregistré des sorties en course à pied sur Strava a augmenté de 4 %. Le gravel enregistre une croissance spectaculaire de 55 % à l’échelle mondiale, devenant l’un des sports qui se développent le plus rapidement sur Strava. L’appétit d’aventure ne s’est pas arrêté là, car de manière générale les sports sur sentiers et hors route ont tous connu une croissance importante en 2023.
Les autres chiffres publiés par Strava montrent qu’une routine d’entraînement les aide à faire de l’exercice physique régulièrement. En France, les coureurs et les cyclistes sur Strava ont respectivement28 % et 42 % plus de chances d’atteindre un record personnel (PR) sur un segment dans un groupe de 2 ou plus, que s’ils sont en solo.
Tout cela évidemment plaide pour l’utilisation de l’outil Strava, qui permet de suivre et d’enregistrer son activité, sa progression et de les partager avec une communauté. Plus de la moitié des athlètes Strava déclare que ce sont leurs amis ou les membres de leur famille qui les motivent le plus à faire de l’exercice. Et qui trouve-t-on tout en bas de la liste ? Les célébrités et les influenceurs, même pour les générations Z et Y (*). Élément intéressant, dans une époque délirante de ce monde fait de “like” que l’on voit devenir de plus en plus superficiel.
Sociologie du sport
L’analyse, par le prisme des données extraites de l’outil Strava, est intéressante pour comprendre les comportements sociaux des différentes générations. J’y ai découvert des éléments que nous avons pu constater sur le terrain : des jeunes qui ne sont pas les suiveurs des “têtes d’affiche” de l’influence, le besoin de créer des “meutes” affinitaires, des plus anciens qui ne “lâchent” rien en matière de performance, prouvant ainsi une longévité sportive étonnante…
Les athlètes de la génération Z déclarent se sentir plus proches des autres, lorsqu’ils voient les activités de leurs amis ou de leur famille sur Strava. C’est également à la génération Z que l’on doit l’augmentation de 11 % du nombre de nouveaux clubs Strava en 2023. Cette statisque est intéressante, car elle met en évidence la grosse montée “sociale” de Strava qui favorise la création de groupes ou de “meutes” de sportifs qui se réunissent en dehors des clubs et fédérations officielles.
Les athlètes Strava de la génération Z sont 31 % moins susceptibles de faire de l’exercice en premier lieu pour leur santé que leurs homologues de la génération Y ou de la génération X. Ils sont en revanche plus enclins à faire de l’exercice physique dans le but de réaliser des performances. On comprend pourquoi le gravel sous sa forme Race les intéresse comme également l’Ultra distance.
39% des athlètes Strava de la génération Z ont démarré un nouvel emploi et 30 % ont déménagé en 2023. Malgré cela, ils sont 32 % plus nombreux que les autres générations à se dire en meilleure forme que l’année dernière.
Vite fait… bien fait ! La génération Z a enregistré l’allure médiane la plus rapide en course à pied et en vélo sur Strava, mais cette tranche d’âge a aussi enregistré les sorties en course à pied les plus courtes et se place 2ème dans le classement des sorties à vélo les plus courtes.
17% des jeunes utilisent le vélo pour des trajets quotidiens et les enregistrent sur Strava contre 8 % il y a cinq ans. Les Millennials de la génration Y représentaient la part dominante des utilisateurs du vélo au quotidien, tandis que la part de la génération X a connu la plus forte baisse depuis 2019.
Pour conclure
Même si tout le monde n’est pas sur Strava, les résultats affichés montrent une réelle cassure dans les pratiques. Le gravel confirme dans l’usage les ventes réalisées, la perte de licence des structures fédérales ne veut pas dire que l’on fait moins de sport, mais qu’on le fait autrement. Les clubs Strava progressent grâce à la facilité de mise en place des outils communautaires. Les échanges entre les membres de ces clubs sont plus cordiaux et respectueux que sur d’autres réseaux sociaux.
(*) Les 4 générations
les baby-boomers : individus nés entre 1946 et 1964.
Souvenez-vous, en plein confinement, je vous présentais en 2020 le test d’un vélo équipé du groupe microSHIFT Advent. Le groupe microSHIFT Sword en prend la relève en ajoutant une vitesse. Le fabricant taïwanais propose le Sword en deux versions, double et mono plateau. C’est cette dernière version que j’ai pu tester. Le vélo hôte est un Ibis Häkka MX, testé par Gabriel en 2020. Ces deux marques étant distribuées en France par Race Company.
microSHIFT Sword : présentation
La fabricant microSHIFT propose le Sword en deux versions, double et mono plateau. De quoi couvrir tout le marché du Gravel, où les deux technologies continuent de se côtoyer. D’ailleurs, cet article sera principalement axé sur la version mono, la seule que j’ai pu tester. Pour autant, le point technique commun à ces deux versions est l’absence de technologie hydraulique sur ce groupe Sword. Aussi, microSHIFT persévère dans des leviers à tirage mécanique, destinés à actionner des étriers mécaniques de marques tierces, puisque microSHIFT n’en propose point à son catalogue.
En haut la configuration mono, et en bas la configuration double
Les leviers
Les leviers du groupe microSHIFT Sword affichent un look moderne. Que ce soit dans le design ou le choix des couleurs, la plus-value est nette en comparaison du groupe Advent. D’ailleurs, fini le câblage externe, les leviers Sword adoptent un cheminement interne bien plus contemporain.
Leviers microSHIFT Sword SB-G7000
Par ailleurs, une variante du levier gauche, non présentée ici, permet d’actionner une éventuelle tige de selle télescopique. Intéressant, microSHIFT propose sur les leviers Sword des possibilités de réglages que l’on ne rencontre pas habituellement dans cette fourchette tarifaire. Ainsi, il est possible de régler la garde des leviers de freins, tout comme celle du shifter principal :
Possibilités de réglages des leviers microSHIFT Sword
Quant aux matériaux utilisés, on retrouve principalement de l’aluminium, et un matériau composite qui s’apparente à un plastique rigide. Le poids annoncé est de 276 g pour le levier droit (abritant le mécanisme de changement de vitesse) et de 190 g pour le levier gauche. Enfin, pour finir sur la présentation de ces leviers, microSHIFT propose une vidéo d’aide au montage particulièrement bien réalisée. La paire de leviers est vendue 169,90 €.
Le dérailleur arrière
Pièce maitresse d’un groupe mono, le dérailleur arrière RD-G7005M anime la transmission microSHIFT Sword. Celui-ci est réalisé en aluminium et accuse 308 g sur la balance. Son fabricant précise qu’il est prévu de pouvoir remplacer indépendamment la cage de la chape en cas de crash, mais aussi pour le convertir en version double plateau.
Dérailleur microSHIFT Sword RD-G7005M
Quant à la tension de la chape, celle-ci se caractérise par deux positions. L’une pour le montage, démontage et opérations de maintenance, et l’autre pour le roulage :
Le système d’ajustement de tension de la chape dans ses deux positions
Enfin, pour finir la présentation de ce dérailleur 10 vitesses plutôt élégant, notons que celui-ci peut accueillir une cassette pouvant aller jusqu’à 48 dents. Son prix public se situe autour de 80 €.
La cassette 11-48 dents
Le fabricant microSHIFT propose deux versions de l’imposante cassette 11-48 dents. Une première, la plus abordable, intégralement en acier, et une deuxième qui intègre une étoile en partie faite d’aluminium. C’est cette dernière qui sera la plus adaptée pour un usage Gravel, avec un poids raisonnable de 424 g. L’étagement est constitué ainsi : 11-13-15-18-21-24-28-34-40-48, les deux plus gros pignons étant en aluminium. Un spacer permet l’adaptation sur un corps de roue libre au standard HG. Cette cassette est vendue 79,90 €.
Le pédalier
J’aborderai uniquement la version mono du pédalier Sword, bien plus représentatif de la vocation du groupe Sword. Le fabricant propose deux versions du pédalier en mono : 42 et 40 dents. Concernant ce pédalier, il est intéressant de savoir que grâce au choix d’un axe de diamètre 24 mm, il est de fait compatible avec les boitiers de pédaliers filetés et Press-Fit aux standards Shimano. Par ailleurs, via une opération assez simple, il est possible de le convertir en version double-plateau. Là-dessus, son poids annoncé est de 790 g en manivelles de 172,5 mm et sa ligne de chaine (paramètre ô combien important) est de 50 mm. Enfin, microShift ne communique pas sur les valeurs de Q-factor. Dommage car cette donnée n’est pas négligeable dans le choix d’un pédalier. Son prix est lui de 123,90 €.
Pédalier microSHIFT FC-G7000-40 Sword
Pour conclure cette présentation statique, il faut noter que les ressources techniques en ligne sur le site de microSHIFT sont de bonne qualité.
microSHIFT Sword : sur le terrain
J’ai pu tester ce groupe durant une semaine entre Vaucluse et Drôme provençale, sur des parcours variés et à fort dénivelé. Autant dire qu’entre mont Ventoux, Dentelles de Montmirail et Baronnies provençales, j’ai apprécié le ratio de 0.83 qu’offre le pédalier de 40 dents associé à la cassette de 48 dents.
Le groupe microSHIFT à l’épreuve du terrain (photo Laurent BIGER)
Reçu parfaitement réglé, je n’ai volontairement pas (re)lubrifié le groupe durant mon test. Aussi, j’ai observé une lente dégradation de fluidité dans le passage des rapports.
Le microSHIFT Sword, c’est déjà un imposant dérailleur (photo Laurent BIGER)
Fluidité qui s’est rapidement détériorée lors d’une sortie copieusement arrosée, où le groupe Sword a rencontré les projections de sable et de terre sur des pistes détrempées, et sous une pluie battante. Sur ce point, et malgré le nombre plus restreint de vitesses, le groupe microSHIFT requiert une lubrification et un nettoyage plus fréquent que ses rivaux japonais et américains. Ces derniers s’en sortent mieux dans ces conditions sévères (mais réalistes). Également, le traitement de surface de la cassette s’est vite détériorée.
Dans ces conditions d’utilisations, et sans lubrification régulière, le microSHIFT Sword perd vite de sa fluidité (photo Laurent BIGER)
Concernant l’ergonomie, si la grosse palette permettant de monter les rapports n’amène aucune critique, la plus petite est quant à elle sujette à discussion. Me concernant, je n’apprécie pas sa position, trop haute, qui oblige à adopter une gestuelle peu naturelle. Ce soucis s’amplifie avec des doigts engourdis par le froid et/ou avec de gros gants.
Si la palette inférieure est facile d’accès, ce n’est pas le cas de la supérieure (photo Laurent BIGER)
Difficile de juger de l’efficacité de la cinématique du freinage, puisque je vous le rappelle, les leviers actionnent des étriers mécaniques. Bien que correctement réglés, ceux-ci se sont vite montrés totalement inadaptés à ma pratique dans le relief environnant. Pour autant, les leviers sont larges, clairement inspirés de ceux des Shimano GRX. La zone caoutchoutée, nervurée, est bien finie, et se montre adaptée à notre usage.
Une zone d’appui nervurée bien adaptée à un usage Gravel (photo microSHIFT)
microSHIFT Sword : pour conclure
Comparer le groupe microSHIFT Sword à ses concurrents japonais et américain n’est pas simple. Pas si bon marché que cela sur le sol français (contrairement au marché US, où il est plus abordable), le groupe taïwanais doit se démarquer techniquement s’il veut être légitime sur un segment où l’utilisateur pardonne peu. Son aisance avec les grosses cassettes peut être un argument, tout comme sa finition, de très bon niveau. Pour le reste, malgré de nets progrès depuis l’Advent, le Sword peine à faire mieux ou même égaler ses rivaux naturels. En cela, je pense que l’on retrouvera ce groupe en première monte sur des vélos importés (marché OEM), mais rarement en upgrade sur le sol français. De mon point de vue, microSHIFT doit revoir à la baisse ses tarifs pour l’Europe, mais surtout, être capable de proposer la technologie hydraulique. Technologie de plus en plus abordable (Shimano GRX400, SRAM Apex) qui laisse de moins en moins de place au “tirage à câble”.
Mes tips de blogueur, mes tops de testeur : voici une sélection de produits qui ont retenu mon attention en 2023. J’ai le sentiment que cette année s’est caractérisée par une grande mobilisation des marques en matière de recherche & développement. Les pneus, vêtements et autres équipements atteignent des sommets de technicité et d’achèvement, dans leurs moindres détails. Je suppose que la concurrence est rude entre les fabricants, et les cyclistes de plus en plus exigeants.
En 2023, les équipements atteignent des sommets de technicité et d’achèvement – photo Dan de Rosilles
Certes, la mobilisation de matériaux de plus en plus coûteux et d’équipes de conception et de recherche fait que les prix s’envolent, mais les pratiquants bénéficient d’équipements encore plus ludiques, efficaces et confortables. Que va nous réserver l’année à venir ? Peut-on aller encore plus loin ? À la rédaction de Bike Café, on va rester à l’affût de ces évolutions, pour partager avec vous nos futurs coups de cœur et découvertes. En attendant, je vous souhaite une excellente année 2024 !
Chaussures Gravel Unique Q36.5, sans cesse sur le métier remettez votre ouvrage
La chaussure Unique Gravel, qui existe pourtant depuis deux ans, vient d’être entièrement redessinée – photo Dan de Rosilles
C’est à l’occasion d’un voyage de presse dans les Dolomites proposé par Q36.5 cet automne que j’ai eu l’occasion de porter pour deux jours de gravel ces chaussures que je croyais bien connaître, puisque je les avais utilisées sur la Desertus Bikus en 2022. Mais j’ai été surpris de constater que ces Unique Shoes avaient été entièrement redessinées, pour un gain de confort indéniable et une plus grande adaptation à la diversité des pieds !
Entièrement redessinées, les chaussures Unique Gravel Q36.5 sont plus confortables et assurent une parfaite tenue du talon lors de la marche en montée – photo Dan de Rosilles
Les “nouvelles-anciennes” Unique Shoes proposent un étagement de tailles plus cohérent, le transfert de puissance a été amélioré, ainsi que la marche, grâce à une meilleure tenue du talon. En redessinant subtilement la Unique, Q36.5 prouve qu’elle ne s’endort pas sur ces lauriers et, sans manquer de développer de nouveaux produits (on attend de nouveaux modèles de chaussures au printemps prochain), n’oublie pas d’améliorer sans cesse ceux qui sont déjà au catalogue.
Selle San Marco Shortfit 2.0 3D, il en faut pour tous les culs
La Shortfit 2.0 3D, proposée par Selle San Marco pour la route, est aussi très bien pour le gravel – photo Dan de Rosilles
Dans une série de tests que j’ai pu faire cette année, sur les selles fabriquées avec les technologies d’impression 3D, j’ai eu la chance d’essayer plusieurs modèles de marques différentes, parmi lesquelles je l’avoue j’aurais bien du mal à choisir un modèle favori, tant ces selles se sont révélées confortables et cohérentes. Mais puisqu’il faut bien en retenir une, je citerai la Selle San Marco Shortfit 2.0 3D, parce que j’ai eu l’opportunité de l’essayer dans deux largeurs différentes, et parce que je suppose qu’elle a un design un peu plus inclusif que d’autres. Effectivement, chaque cul est différent et il est souvent compliqué d’essayer une selle avant de l’acheter. Avec cette Shortfit, San Marco a essayé de proposer un modèle qui se veut polyvalent, du moins je le pense…
Je peux dire que ça a bien collé entre La Selle San Marco Shortfit 2.0 3D et moi – photo Anne Fontanesi
Ce qui est sûr par contre, c’est que cette technologie, encore novatrice, mais permettant de fabriquer des selles durables avec moins de déchets industriels devrait rapidement se démocratiser, ce qui permettra aux fabricants de proposer un plus large choix de modèles et des prix plus attractifs.
Pneus en coton Vittoria Corsa Pro, un matériau naturel pour des performances surnaturelles
Les Vittoria Corsa Pro, pneus haute-couture – photo Dan de Rosilles
Avec ce pneu très haut-de-gamme destiné aux compétiteurs et aux cyclistes en quête de vitesse et de vivacité, Vittoria prouve que les plus récentes technologies et matériaux innovants peuvent s’associer à des matières naturelles utilisées par l’homme depuis la nuit des temps, pour un résultat absolument convaincant et efficace.
En montée, la légèreté du Vittoria Corsa Pro donne des ailes – photo Anne Fontanesi
Décliné dans une version renforcée un peu plus lourde mais encore très performante, le Corsa Pro, pourtant très cher, surfe sur la renommée d’une marque qui équipe les vélos des tous meilleurs cyclistes mondiaux. Le Corsa Pro et, dans une moindre mesure, le Corsa Pro Control, garantissent à ceux qui auront la motivation et le budget pour s’en équiper, un gain de performance notable et un confort inégalé, proche de celui qu’on éprouve en utilisant des boyaux.
La roue Mavic Crossride UB 26 accepte les cassettes de 8 à 11 vitesses grâce à des entretoises – photo Dan de Rosilles
Les Crossride UB 26 proposées par Mavic permettent ainsi d’équiper d’antiques VTT de roues profitant de technologies tout à fait modernes et performantes, pour un prix très correct. On sait tous que de bonnes roues transfigurent un vélo, merci à Mavic de nous offrir l’opportunité de redonner une seconde vie à des montures qui ne demandent qu’à retourner piaffer sur les singletracks !
Café du Cycliste veste Audax Zélie, la parka réinventée pour pédaler
Zélie, la parka revisitée par Rémi Clermont – capture d’écran site web Café du Cycliste
En attendant un article de Anne Fontanesi consacré à une tenue d’hiver Café du Cycliste, je profite de ces mois les plus froids de l’année pour évoquer une pièce emblématique de la marque niçoise, sa veste Zélie, conçue pour un usage longue-distance-aventure en hiver. Zélie s’inscrit dans la collection “Audax”, qui propose des vêtements utilisables dans un large spectre de conditions météo et d’intensité de pratique. Rémi Clermont, le Directeur Artistique de Café du Cycliste, fidèle à son violon d’Ingres, s’est inspiré d’un vêtement emblématique de la culture outdoor – la parka – pour concevoir une veste de cyclisme aux caractéristiques techniques très attractives (rapport respirabilité/isolation, poids, compacité…) et à la capuche qui peut englober un casque mais qui ne prend pas le vent lorsqu’on la libère entre les deux omoplates.
La veste Zélie s’adapte à toutes les météos et toutes les intensités de pratique – capture d’écran site web Café du Cycliste
Cette “parka de cyclisme” au look intemporel et polyvalent, disponible en coloris anthracite, caramel ou bleu marine, se portera en complément de tous types de vêtement, sur de longues distances à vélo bien sûr mais aussi pour du vélotaf ou un chocolat chaud en terrasse avec les copains.
Le lettrage bleu sur les flancs des Spotted Cat ne laissera personne indifférent – photo Dan de Rosilles
Honnêtement, j’ai testé toutes sortes de pneus formidables cette année, et il m’est difficile d’en faire le hit-parade, tant les caractéristiques de chacun sont différentes et les usages de plus en plus spécifiques. Aussi, j’attirerai votre attention sur une marque qui m’était absolument inconnue il y a quelques mois encore, Vredestein. Ces pneus Indo-hollandais fabriqués en Asie par Apollo Vredestein B.V. au plus près des zones de production du caoutchouc, méritent d’être connus et utilisés, à l’instar du pneu route-endurance tubeless Superpasso que j’ai roulé en 32 mm sur mon pignon fixe à l’occasion d’une “Diagofixe” Brest > Montpellier, et du pneu XC Compétition ultra-léger Spotted Cat Superlite qui m’a accompagné moi et mon monster-gravel Salamandre lors du festival gravel Catalan Mussara Hunting Dogs.
Après 1200 km de Brest à Arles, par toutes les températures, toutes les météos et sur tout type de surface, j’ai une idée plus précise des qualités des Superpasso – photo Dan de Rosilles
Depuis, j’ai aussi découvert que la marque propose la panoplie complémentaire à tout montage tubeless, à savoir valves, adhésifs de fond de jante et bien sûr liquide préventif. Ne vous étonnez pas si, dans un avenir proche, vous voyez passer sur Bike Café d’autres articles sur les produits Vredestein, à l’image de l’article de Laurent Biger sur le pneu gravel Aventura : cette marque n’a sans doute pas fini de faire parler d’elle dans nos colonnes !
Les anglais de Bristol sont réputés pour leurs équipements performants et modulables, destinés aux bikepackers. En proposant désormais des sacoches, dont une déclinaison de sacoches top-tube, Tailfin confirme son soucis du détail, quasi obsessionnel, avec des sacoches absolument adaptables à tous les cas de figure (largeurs de tubes variables, fixation par sangles ou sur insert, ajustement de la sacoche par rapport à l’angle de la potence…).
Au contact du top tube, la sacoche est très stable, n’abîme pas la peinture et dispose de plusieurs systèmes de fixation – photo Tailfin Cycling
Aérodynamiques comme des poissons pélagiques (tailfin signifie “nageoire caudale” en anglais), ces toptubes sont livrés avec une flopée d’accessoires de fixation, un plan de montage, et sauront se rendre utiles pour stocker smartphones, batterie externe ou barres de céréales, sans perturber la fluidité du pivot de la fourche ou gratouiller l’entre-jambe du cycliste à l’arrêt.
Les montures des Sport Fashion SF sont légères et bien dessinées – photo Dan de Rosilles
Ekoï est une marque française installée dans le Var, qui a fait sa fortune et sa renommée avec une idée géniale : proposer aux clubs fédéraux des kits de vêtements personnalisés, floqués aux couleurs du club et avec les logos des sponsors. Mais, avec le temps, ce créneau a montré ses limites : un marché saturé et une réputation un peu vieillotte auprès des plus jeunes, pratiquants d’un cyclisme “alternatif” (gravel, bikepacking, endurance…) avec des marqueurs culturels en rupture avec le cyclisme traditionnel. Aussi, Ekoï tente de rafraîchir son image, en proposant désormais des vêtements pour de nouvelles pratiques (j’en prends pour exemple les gammes gravel Confort et Performance, testées par Sabine et par Laurent dans nos colonnes) et une montée en gamme de certains équipements, comme avec les casques et les lunettes.
Malgré un mistral soutenu l’effet masquant des Sport Fashion est excellent – photo Dan de Rosilles
À ce propos, j’ai testé des lunettes photochromiques adaptées à ma vue, très pratiques et performantes, que je prends plaisir à utiliser partout, dans des conditions météo très différentes. À l’usage, ces lunettes se révèlent également d’une excellente qualité et confirment, s’il le fallait, que Ekoï sait proposer des équipements durables et pertinents.
Le Roam est le modèle le plus complet de la gamme ELEMNT – photo Dan de Rosilles
Née à l’ombre des home trainers dans les salles de sport, Wahoo Fitness travaille depuis quelques années à proposer et perfectionner deux ordinateurs de vélos conçus pour le “vrai” cyclisme outdoor : les compteurs Elemnt Roam et Bolt. Petit à petit, la marque a imposé sa propre vision du compteur vélo, c’est à dire sa logique d’interface, ses fonds de carte, son écosystème connecté et les fonctionnalités de ses appareils face à la domination hégémonique de Garmin et a su gagner les faveurs des plus exigeants des cyclistes en matière de GPS : Les bikepackers et les compétiteurs longue distance sur route et sur piste, pour qui la fiabilité et les fonctionnalité du GPS sont souvent le seul moyen de continuer sa route en toute sécurité et en toute sérénité.
L’ELEMNT Roam 2 ne craint ni le froid ni la pluie – photo Dan de Rosilles
Avec sa version 2 du Elemnt Roam, Wahoo a fait plus qu’une mise à jour logicielle, en retravaillant l’ergonomie physique de ses boutons (les compteurs Wahoo n’ont pas d’écrans tactiles) et en intégrant un écran plus contrasté, une batterie plus autonome et une puce plus puissante. Fiable, puissant, autonome et pratique, le Roam V2 est désormais un GPS incontournable non seulement dans le petit monde connecté des cyclistes longue distance, mais aussi dans les sphères plus larges des rouleurs à la demi-journée.
La boîte en carton de la Mallet Trail contient deux pédales, des cales et beaucoup de rêve – photo Dan de Rosilles
Pour terminer ce mémo 2023, je ne peux résister à l’envie d’évoquer un nouveau modèle de pédales Crankbrothers, conçues pour marteler (“Mallet” veut dire maillet en anglais) les pistes de trail du monde entier. Avec l’essor du bikepacking, des week-end aventureux dans la nature et des vélos de gravel à gros pneus typés monster-cross, des fat bikes et des VTT de voyage rigides, c’est un pan de la culture cycliste nord-américaine alternative qui débarque en Europe et séduit de plus en plus de cyclistes du Vieux Continent.
Les Mallet Trail clipsent facilement, comme toutes les pédales Crankbrothers, et en plus elles sont cool – photo Anne Fontanesi
Les Mallet Trail de Crankbrothers s’inscrivent parfaitement dans cette Divide Fever : polyvalentes, hyper accueillantes, colorées, elles embellissent le vélo et participent d’un état d’esprit décontracté et spontané qui séduit de plus en plus d’adeptes pour de longues sorties à l’aventure sur les chemins. Elles seront parfaites pour attaquer 2024 du bon pied… en espérant que cette nouvelle année nous ouvre de nouvelles pistes, riantes, vallonnées et verdoyantes !
KS est une marque fondée par Martin Hsu, à Taiwan. Depuis 1997, elle s’est faite progressivement un nom dans le domaine des suspensions VTT. Mieux, KS est devenu leader mondial dans le domaine des tiges de selle télescopiques. Logiquement, le fabricant taïwanais s’intéresse désormais au segment Gravel, qui tire actuellement le marché du vélo vers le haut. Pour cela, KS propose une tige de selle spécifique, une fourche et un poste de pilotage complet. Des produits que j’ai pu tester durant dix jours entre Vaucluse et Drôme provençale, sur des parcours variés et à fort dénivelé. Le vélo hôte de ces équipements KS est un Ibis Häkka MX, testé par Gabriel en 2020. Ces deux marques étant distribuées en France par Race Company.
Tige de selle télescopique KS Rage IS
Description
En plus d’être télescopique, la KS RAGE IS est une tige de selle suspendue grâce à un ressort pneumatique. Elle est censée apporter du confort sur nos Gravel Bikes. Le débattement se règle en ajustant la pression d’air dans la cartouche, via une valve accessible sans démontage sous le chariot de selle (pompe HP non fournie). Elle se commande via un levier à choisir dans la gamme KS, bien que l’un d’entre eux est spécifiquement conçu pour un cintre Drop-Bar : le KG Drop 2.0.
Caractéristiques
Pression en air ajustable via la valve présente sous le chariot de selle (avec une pompe haute pression, non fournie)
Anodisation du plongeur
Corps en aluminium CNC
Collier d’étanchéité intégré au corps de la TDS
Compatible avec l’ensemble des leviers KS (non fourni)
Diamètre > débattement / longueur > poids > Prix public :
Le test terrain
Premièrement, il faut prendre en compte le SAG pour retrouver son réglage de hauteur de selle habituel. Ce qui n’est pas forcément évident. Pour les non initiés au vocabulaire VTT, le SAG représente le niveau d’enfoncement (en %) dû au poids du rider. C’est un paramètre important pour les suspensions en VTT. KS n’est pas très communicatif sur les valeurs de réglages recommandés pour administrer la bonne pression d’air. Celle-ci sera en fonction du poids, et du choix du “débattement” souhaité de la partie suspendue de cette tige de selle (TDS) télescopique.
Notez la valve pour l’ajustement de la pression d’air (photo Laurent BIGER)
À l’usage, je retrouve les avantages d’une TDS télescopique. À savoir, une capacité de franchissement décuplée, tout en ayant plus de sécurité et de vitesse en descente (y compris routière) grâce à un centre de gravité abaissé et une liberté de mouvement incomparable. Quant à la commande KG DROP 2.0, elle s’avère adaptée à un cintre Drop-Bar et suffisamment précise. Mais la véritable innovation de cette KS Rage IS est la partie suspendue.
Commande KG DROP 2.0 (photo Laurent BIGER)
Son débattement d’amortissement semble osciller entre 1 et 3 cm et permet d’absorber les irrégularités. Pour autant, je reste partagé sur le bien fondé de cette innovation. Ce flottement vertical me laisse penser que cet équipement fait varier en permanence la hauteur de selle. Ce qui peut avoir des effets néfastes sur la santé des genoux du cycliste. Notamment si celui-ci est, comme moi, sensible à la hauteur de selle et des différentes types de tendinites qui peuvent en découler. Aussi, à l’instar d’une fourche, j’apprécierai de pouvoir bloquer cet amortissement. Hormis ce point, le concept est intéressant et apporte un confort global indéniable.
Prix public : variable selon les dimensions, se référer au tableau plus haut. Page produit : Rage-iS – ks (kssuspension.com)
Fourche Gravel KS GTC
Description
La nouvelle fourche Gravel KS GTC est réalisée dans des matériaux nobles : plongeurs en aluminium 7050 et arceau en fibre de carbone. Son débattement de 40 mm la place en concurrence directe avec d’autres fourches Gravel du marché.
Fourche KS GTC Gravel
Caractéristiques
Pivot et T en aluminium (AL6066)
Fourreaux en fibre de carbone haut module (arceau) et aluminium (AL6061)
Plongeurs anodisés en aluminium (AL7050) de 30 mm de diamètre
Système d’amortissement à huile avec rebond et verrouillage réglables
Tube de direction conique en alliage de 1,5″ à 1,125″
Compatible avec des pneus jusqu’à 700×50 mm
Offset de 46 mm
Poids (fabricant, non vérifié) : 1385 g
Le test terrain
Premièrement, l’examen esthétique révèle une belle finition. La fourche KS Gravel GTC n’a rien à envier à des fourches plus onéreuses sur cet aspect. Également, les réglages classiques sont présents. Aussi, le ressort est à air et la partie hydraulique est constituée d’une cartouche fermée avec réglage du rebond via les 8 crans d’une molette rouge en bas du fourreau droit. À cela s’ajoute un réglage de la compression via une molette située au niveau du T côté droit.
Réglage de la compression (photo Laurent BIGER)Réglage du rebond via 8 crans (photo Laurent BIGER)
Tout à droite, cette molette permet le blocage de la fourche. Dans les faits, celui-ci ne s’avère pas total, puisque un débattement de 1 à 2 mm subsiste. Sur ce point, la concurrence fait mieux. Une fois bien réglée, la fourche KS GTC Gravel est une belle surprise. Son débattement de 40 mm permet non seulement de préserver son pilote mais aussi d’assurer l’adhérence sur les sentiers les plus escarpés.
La fourche KS GTC Gravel sur le Ibis Hakka MX (photo Laurent BIGER)
Malgré des plongeurs d’une section de 30 mm (donc moindre que la concurrence), je n’ai pas réussi à mettre en défaut la rigidité de cette fourche. Rigoureuse, cette fourche fonctionne à merveille sur les petites irrégularités, preuve qu’elle est parfaitement calibrée pour les parcours Gravel. Certes, son poids n’est pas négligeable. Mais sur ce point, chaque pratiquant évaluera si son usage justifie un tel équipement sur son Gravel. Quant au rapport prestations/prix, il est tout simplement imbattable au regard de la concurrence actuelle, surtout si je le compare (pas forcément avec raison) à la FOX 32 TC que j’aitestée dernièrement sur le Chiru Alpin.
Poids/largeurs (non vérifiés) : 270 g en 420 mm – 275 g en 440 mm
Cintre KS Ether
Le test terrain
Le cintre KS Ether est un cintre Gravel haut de gamme, fait de carbone. Sa finition s’avère excellente, conforme aux produits de cette gamme de prix. Ce cintre se distingue par un rise, abaissant la partie centrale de 18 mm. Le drop s’avère bien étudié pour notre usage en Gravel, tout comme son flare, qui reste finalement assez contenu.
Cintre KS Ether (photo Laurent BIGER)
Les données que j’ai pu lire ici et là sur son drop et son flare ne sont pas cohérentes, et ne reflète pas ce que j’ai observé sur ce cintre. Quoi qu’il en soit, les angles sont parfaits pour un usage varié et son flex s’avère suffisant.
Poids (non vérifiés): 86 g en 70 mm – 91 g en 90 mm – 100 g en 110 mm
Potence KS Ether (photo Laurent BIGER)
La potence KS Ether n’appelle aucune remarque particulière. Si ce n’est une excellente finition là aussi, et évidemment en harmonie esthétique avec le cintre cité supra. Prix public : 59,90 € TTC Page produit : ETHER FORGED XC AND GRAVEL STEM – ks (kssuspension.com)
KS et le Gravel : au bilan
Le fabricant taiwanais KS a de solides arguments pour se faire une place de choix dans le milieu Gravel. Je retiendrai de ces produits KS une excellente finition et une adéquation certaine avec notre pratique. Même si la tige de selle télescopique doit selon moi encore évoluer. Dans tous les cas, le rapport prix/prestation est très bon, notamment pour la fourche KS GTC Gravel.
Vous ne le saviez peut-être pas, mais nos cuissards “corsaire”, comme ce beau modèle de chez Assos que je viens de recevoir, sont l’adaptation sportive d’un pantalon créé par la styliste Sonja de Lennart dans les années 40. Le pantalon moulant et raccourci a été baptisé Capri. Ce “capri pants” s’arrête soit à mi-mollet, soit juste en dessous du mollet, voire en dessous du genou. Il a été immortalisé à l’écran par Brigitte Bardot, Audrey Hepburn, Juliette Gréco… Ce n’est pas le fantasme de mes jeunes années qui me conduit aujourd’hui à vous en parler, mais mon intérêt de cycliste pour cette forme de cuissard inter-saisons que j’apprécie.
Le corsaire est un CAPRI(ce) de demi-saison
Immortalisé à l’écran par Brigitte Bardot, Audrey Hepburn, Juliette Gréco… le pantalon Capri – photos DR
Avec le corsaire l’hiver dure moins longtemps…
Dans l’univers du vélo, on l’appelle “corsaire” – sur le catalogue Assos ce sont des “knickers” – par contre je n’ai jamais entendu un cycliste me dire “Tu as mis ton Capri aujourd’hui ?” Ce cuissard “entre deux” ne fait pas l’unanimité dans les pelotons cyclistes. Il n’est pas mis en tête de gondole par les marques, car il représente une faible part de marché. Les cyclistes affutés préfèrent rester le plus longtemps possible en “court” pour montrer les muscles et adoptent plus facilement les jambières, quand ils ont vraiment froid. Les autres, au profil cyclo ou rando, optent généralement pour le cuissard long. Coincé entre les collections SS (Spring/Summer) et AW (Autumn/Winter), le Capri est devenu mon petit caprice…
Route d’hiver en Provence, froid sec… ce cuissard, coincé entre les collections SS (Spring/Summer) et AW (Autumn/Winter), le Capri est devenu mon petit caprice… photo Patrick VDB
Évidemment, la question est de savoir s’il faut, dans notre panoplie de cycliste “4 saisons”, ajouter un cuissard de plus ? Est-ce justifié, est-ce que ce ni-long-ni-court est vraiment nécessaire ? Chacun mesurera sa propre résistance aux basses températures et cette notion va vous aider à choisir votre camp. Pour moi, le collant long est un peu une entrave au pédalage. En le portant, les problèmes débutent à l’enfilage, ils se prolongent sur le vélo en compromettant la vélocité, pour finir lorsque vous rentrez fatigués et qu’il faudra vous “éplucher” les jambes : pas simple !
Pour les vêtements de ville, j’ai horreur des panta-courts et de la mode “feu de plancher” actuelle, qui visuellement raccourci les jambes. Je trouve pourtant que le corsaire, qui révèle un peu de notre épiderme, nous procure une silhouette plus esthétique sur le vélo que les collants type “Frères Jacques”. Un peu de peau visible dans un monde emmitouflé, humanise le cycliste.
Le corsaire Assos prolonge le printemps
Dans les marques qui continuent à croire en ce corsaire, il y a la marque Assos. J’avais testé en mars dernier mon premier “Assos”. Il était temps, j’ai failli louper ma vie en passant à côté de cette marque plébiscitée par tous les vrais cyclistes. J’ai choisi cette fois 2 produits pour passer cette inter-saison, et même plus, car j’ai la chance de rouler dans une région où la météo clémente permet de porter longtemps cette tenue “printemps” que l’on peut également utiliser en automne. Même si, au petit matin, le cycliste est saisi en prenant la route, rapidement le soleil va réchauffer l’atmosphère et le corsaire sera le cuissard idéal.
La qualité Assos au service de mes sorties inter-saisons. Une coupe ajustée mais confortable – photos Patrick VDB
Le corsaire Mille GT Spring Fall Bib Knickers C2
Je constate une nouvelle fois que la simplicité est peut-être ce qui est le plus difficile à obtenir. Assos a dû sérieusement travailler pour concevoir ce cuissard. En l’observant ce Mille GT Spring Fall Bib Knickers C2 dans le détail, je remarque que ces empiècements ont été pensés afin de limiter le nombre de coutures. La compression reste légère et souple à la pliure du genou. Ce modèle trois-quarts a été conçu en s’inspirant de la forme de bretelles X-Frame, parfaitement adaptée à la course. Ces généreuses bretelles, fixées stratégiquement sur le cuissard, stabilisent l’insert et les empiècements restent bien en place tout au long de la sortie. Ce modèle intègre l’insert MILLE GT C2 qui ajoute 2 mm d’épaisseur pour plus de confort. Cet empiècement est fixé à l’avant et à l’arrière, tout en laissant l’insert central se déplacer avec le corps du cycliste sans offrir de résistance. Le côté face que l’on peut découvrir laisse voir la construction du pad, dont les 2 parties sont séparées par un tissu perforé permettant l’aération de cette zone en contact avec la selle.
Le tissu RX EVO qui apporte un niveau d’isolation pour gérer les températures variables de mi-saison.Le pad côté pile : 2 blocs de mousse 3D reliés par un tissu aéré pour la ventilationLe côté face avec ses coutures bien positionnées pour éviter les frottementsLes larges bretelles qui assurent un très bon maintien du cuissard.
Côté technique : c’est le tissu RX EVO qui apporte un niveau d’isolation moyen pour gérer les températures variable de mi-saison. La doublure est douce et légèrement brossée avec une bonne respirabilité. Le traitement déperlant écologique permet aux gouttes de pluie de rouler à sa surface.
Je ne vais pas refaire “l’article” sur les qualités des cuissards Assos, mais cela mérite d’être souligné. La mousse compressive de 11 mm d’épaisseur permet d’absorber les chocs. Elle a été formée thermiquement afin de limiter les irritations.
Respirant, modérément isolé et séchant rapidement, le maillot Mille GT Spring Fall LS C2 a été récemment retravaillé. Il assure une excellente thermo-régulation et sa doublure intérieure agréable à porter le rend très confortable. Les manches sont désormais entièrement en tissu RX, ce qui augmente l’isolation légère autour des bras pour faire face à des conditions plus fraîches. Les améliorations apportées à l’ajustement de la poitrine, des épaules et de la taille augmentent le confort en dehors du vélo ou dans une position plus droite, orientée vers l’endurance. Les manches sont terminées par des bords francs, inspirés de la course, qui réduisent le volume pour les superposer sous des gants ou des coques. Pour rouler par faible luminosité, l’ourlet arrière est équipé de motifs réfléchissants, tandis qu’un porte-lunettes intégré sur la manche droite permet de ranger les lunettes de soleil.
Une boucle sur l’épaule permet d’accrocher votre paire de lunettesUn col montant souple et doux
Le tissu RX 250 g/m² de l’empiècement frontal procure une bonne isolation thermique. Il sèche rapidement et offre une bonne respirabilité tout en étant protecteur pour affronter le mistral froid. Les poches sont réalisées dans un tissu “Strong” de 218 g/m² qui supportera des poches pleines. Ces deux textiles offrent une protection UPF 50+ (protection anti UV filtrant 97,5% des radiations UV).
Des petits trucs en plus : sur la manche un petit anneau qui permet d’accrocher vos lunettes. Des empiècements de tissu stretch cousus dans les poches créent des « couvercles » qui sécurisent et stabilisent leur contenu tout en le protégeant des précipitations et des éclaboussures. Un petit cache dans le bas de la fermeture éclair pour éviter le frottement.
Prix : 180 €
Couleurs : Turquoise Green / torpedoGrey / Bolgheri Red / Stone Blue / blackSeries
J’avoue que porter cette tenue en décembre, n’est pas possible dans toutes les régions, mais le réchauffement généralisé risque d’en faire un produit d’avenir. Pour moi, cette tenue demi-saison qui symbolise le printemps est une façon de repousser l’hiver. Pratique à enfiler, laissant l’air frôler mes maigres mollets, c’est une de mes tenues préférées en attendant de pouvoir sortir mon “tutu” estival. Associé à la qualité de ce cuissard Mille GT Bib Knickers C2, le maillot GT C2 est en totale harmonie avec tous ces petits détails intelligents. Cet ensemble constitue un must dans la catégorie des équipements d’inter-saisons.
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