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Tenue d’hiver Café du Cycliste, Forever fort rêveuse

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Café du Cylciste Baux de Provence cycling apparel Audax Alpilles Zélie Irma Regina
photo Dan de Rosilles

Lorsque j’ai découvert la marque de vêtements de vélo Café du Cycliste, je commençais tout juste à rouler sérieusement. À l’occasion du Tour du Vaucluse Historique 2017, je découvrais avec fascination ces panoplies atypiques que portaient certain.es participant.es, mi-anorak, mi-jerseys, taillées dans des matières surprenantes et colorées comme des vêtements de mode.

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Cette année, la Festive 500 commence pour moi en vue du Mont Ventoux – photo Dan de Rosilles

Fidèle adepte de la festive 500 (challenge consistant à parcourir 500 km entre le 24 et le 31 décembre) j’ai profité l’année dernière d’un Arles – Sanremo pour visiter l’élégant show-room de Café du Cycliste sur le port de Nice. Depuis, je n’ai eu de cesse de m’intéresser à la définition si particulière du cyclisme que cette marque propose, ainsi qu’à l’interaction permanente qu’elle entretient avec les autres pratiques outdoor.

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L’aventure commence quand le train s’arrête – photo Dan de Rosilles

J’ai pu tester lors de la Festive de cette année dans “ma” région entre Arles, Montpellier, Avignon et Pierrelatte, une tenue complète d’hiver que j’ai choisie pièce par pièce. La plupart sont issues de la collection longue distance “Audax” (le cuissard, le jersey, la veste et les gants), j’y ai ajouté un base-layer, un bonnet et une paire de chaussettes. La festive est un défi qui peut se révéler difficile lorsque les conditions météos sont défavorables. Le slogan Forever Outsider de Café du Cycliste rappelle que le vélo est un sport d’extérieur, définitivement. Il faut savoir composer avec la température, la pluie… Certes, l’expérience de la cycliste compte, mais la qualité des vêtements fait souvent pencher la balance d’un côté ou de l’autre !

Une histoire de femmes

Mon premier achat Café du Cycliste, en 2017, est une veste d’hiver isolante, ancêtre de l’actuelle Léonie. Elle a été depuis ma compagne de route de toutes mes Festives.
Mais la Léonie de l’époque est très différente de Adèle et Alphonsine que Gabriel Refait a testé pour Bike Café en 2019. Vous remarquerez que chez Café du Cycliste, tous les vêtements portent un prénom féminin et que toutes les vestes se suivent et ne se ressemblent pas. Albertine, Léonie, Suzette, Petra, Irisia, Sibille, ou Gaella… ont beau être une belle bande de copines, elles ont toutes un fort caractère et des personnalités bien différentes !

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Pendant la Festive 500 en 2017, je portais Léonie, une veste Café du Cycliste – photo Dan de Rosilles

Certaines sont discrètes et rassurantes, douces et élégantes, ou fortes en gueule et guerrières…
Messieurs, ne soyez ni jaloux ni gênés. On retrouve les mêmes prénoms, les mêmes caractéristiques, et les mêmes couleurs pour les modèles hommes. Voilà une marque qui affiche clairement son ambition de parité, une spécificité suffisamment rare dans le monde du cyclisme pour être soulignée. J’avoue qu’il y a parfois même une légère discrimination positive en faveur des femmes, j’en veux pour preuve l’équipe Gravel CDC, exclusivement féminine. Et pourquoi pas après tout ?

Zélie, une veste pour les audacieuses

La veste Zélie de la collection Audax est conçue sur le principe d’un anorak, avec une fermeture éclair centrale et une capuche. Deux types de tissus la composent. Des panneaux avants plutôt épais et doublés, finement matelassés, comme sur la capuche et l’avant des manches, proposent une excellente isolation thermique et un bon effet coupe-vent.
Le dos et les côtés sont faits d’un tissu plus fin et respirant, une sorte de “polaire maillée”. Au rayon textile de cette veste, on trouve aussi du filet extensible pour une grande poche très accessible qui barre tout le bas des reins, des bandeaux réfléchissants en bas de la veste et au bout des manches, des zips qui occultent une généreuse poche de poitrine et une autre, spacieuse aussi, située sous les trois poches dorsales plus classiques et taillées dans le même tissu que le dos.

Cette veste est clairement faite pour l’action. Il faudra bien plus que quelques tours de pédales pour se sentir à l’aise entre 5 et 7 degrés, c’est la hausse de la température corporelle dans l’effort qui donnera tout son sens à cette veste qui évacue parfaitement l’humidité et se révèle très polyvalente tout au long d’une journée d’hiver passée à pédaler. Quand la température s’élève un peu avec l’arrivée du soleil, on ouvrira un peu le zip. Au plus chaud de la journée, on gardera la veste, mais grande ouverte. C’est une veste très légère et confortable, qu’on oublie tellement elle s’adapte à tous les mouvements. Elle sera parfaite partout en demi-saison, et en hiver pour les journées-type telles qu’on les connaît dans le sud de la France.

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En descente, la veste Zélie conserve bien une couche d’air chaud près du corps – photo Dan de Rosilles

La capuche est un attribut très intéressant, pourtant inhabituel des vestes de cyclisme. Habilement coupée pour rester plaquée dans le dos en descente, sans effet parachute, elle est suffisamment profonde pour être passée par-dessus le casque, même si, pour ma part, je n’ai pas trouvé cet usage très concluant.

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La capuche de Zélie ne prend pas le vent – photo Dan de Rosilles

Par contre, pendant les pauses café les jours de mistral, j’ai apprécié de pouvoir me couvrir la tête et les oreilles pour un moment cocooning. En plein-air, pendant les longues sorties, lorsqu’on est dans le dur… Tout ce qui peut contribuer à la sensation de confort et de douceur est vraiment bienvenu. À ce titre, cette capuche est vraiment une belle invention.

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Une vraie pause café réconfortante en hiver, c’est toujours agréable – photo Dan de Rosilles

L’accent anorak de Zélie lui permet aussi de s’exporter, comme beaucoup de vêtements Café du Cycliste, hors des strictes frontières du cyclisme. On peut bien sûr, la porter pour rejoindre d’autres Terres d’Aventure, lors de randonnées pédestres par exemple, mais aussi en milieu urbain.
Ainsi, on choisira une taille très ajustée (S pour moi par exemple) si on la destine à un usage majoritairement sportif, mais elle sera tout aussi saillante dans une taille au dessus pour un effet plus baggy.

Ceci dit, comme tous les vêtements de la gamme Audax de Café du Cycliste, dédiés à la longue distance, elle a été conçue pour répondre à toutes les exigences du cyclisme longue distance, quelle que soit la saison ou la météo. Elle est très visible la nuit, polyvalente, légère et peut se compresser dans une grande poche dorsale de jersey, même si elle est plutôt volumineuse dans cette situation.

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La veste Zélie est parfaite pour la longue distance – photo Dan de Rosilles

Irma, l’armure des guerrières

Irma est un maillot à base de laine mérinos, pensé pour de longues sorties l’hiver. Le mérinos est souvent utilisé dans la composition des textiles prévus pour parcourir de longues distances sur plusieurs jours. On en fait une maille très respirante et aux grandes propriétés anti-odeurs. Autant ne pas se sentir (sans jeu de mot) mise à l’écart d’un groupe d’amies !

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Dans le train, au petit matin, le doux mérinos d’Irma renforce la sensation de confort – photo Dan de Rosilles

La face avant d’Irma est constituée d’une épaisse maille (35% mérinos) brodée d’un élégant motif en chevrons, qui crée un effet d’estampe en comprimant le tissu. La couleur dorée (sirop marron) du jersey m’évoque les élégants habits princiers brodés d’or de la Renaissance. Faute d’accorder des privilèges nobiliaires, cette face avant du jersey protège du tranchant de l’air froid. Le dos et les manches sont faits d’un tissage de même composition, mais uni, non brodé, plus fin et plus respirant.

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Le panneau avant du jersey Irma coupe du froid telle une armure – photo Dan de Rosilles

Détail très esthétique : le chevron et le tissu plus épais sont repris dans le dos au niveau du cou ; plus bas, cinq poches dorsales (trois verticales classiques, la même poche fourre-tout en filet que sur la veste Zélie, une petite poche latérale zippée) permettent de transporter sur soi de multiples objets et accessoires.

Irma est une armure parfaitement adaptée pour se protéger pendant de longues chevauchées hivernales, dont l’efficacité et la rusticité n’ont d’égales que son élégance. Les détails de belle finition sont en nombre, comme la languette de la partie gauche de la fermeture éclair et qui facilite sa manipulation. Le logo symbole de la collection AUDAX représenté par un A et un X croisés est élégamment brodé au dos de la veste, tel un galon, un signe de reconnaissance, un symbole de l’oriflamme longue-distance.

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Aux heures les plus chaudes, j’ai pu rouler veste ouverte grâce à Irma la guerrière – photo Dan de Rosilles

Avec les températures relativement clémentes durant cette festive 2023, j’ai pu me satisfaire d’Irma en roulant veste ouverte, ou même veste rangée aux heures les plus chaudes de la journée. Je me suis même surprise à l’ouvrir dans certaines montées un peu raides. Irma est un vrai jersey d’hiver, qui trouve toute sa place et sa légitimité dans une combinaison 1-2-3 couches.

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Irma est un vrai jersey d’hiver – photo Dan de Rosilles

Coline, la compagne fidèle

Pour compléter mon multicouche supérieur, j’ai choisi Coline en version manches longues, un maillot de corps fabriqué à partir d’un textile compressif juste ce qu’il faut, et gaufré pour emprisonner une mini couche d’air isolante entre la peau et le vêtement. Outre optimiser la thermo-régulation, les petits carrés brossés sur la face intérieure du vêtement contribuent également à évacuer l’humidité et constituent, vus de l’extérieur, un motif légèrement en relief tout à fait plaisant.

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Le tissu gaufré crée une bonne couche isolante – photo Dan de Rosilles

C’est un maillot de corps fabriqué en Upcycling, c’est à dire à partir d’invendus recyclés. Heureuse adepte de la casquette Regina fabriquée dans la même philosophie, j’ai été très satisfaite de retrouver cet état d’esprit avec Coline. Ce mode de fabrication témoigne de l’engagement de Café du Cycliste sur l’impact environnemental et social.

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Dans l’effort, Coline reste sèche – photo Dan de Rosilles

Coline peut tout à fait être utilisée en saison intermédiaire sous un simple jersey ou comme véritable maillot sous une veste. On le mettra sous deux couches s’il fait très froid, c’est donc typiquement un maillot de corps trois saisons.

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Sur les versants nord des Alpilles, j’ai apprécié Coline – photo Dan de Rosilles

La fidèle Coline a vraiment de la personnalité. Sur notre cœur, son logo poisson-volant veille sur le moindre de nos battements. Emblème de la marque, cet animal pourrait être issu d’une mythologie du futur ! C’est la nouvelle identité visuelle Café du Cycliste choisie par Rémi Clermont : un symbole mixte de la côte d’azur, représentatif de pratiques hybrides et aux ailes qui donnent de l’élan et poussent au mouvement permanent.

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Le fameux poisson volant, emblème de Café du Cycliste – photo Dan de Rosilles

Marceline, le cuissard de celles qui portent la culotte

Par bien des aspects, le cuissard Marceline est la pièce maitresse Audax. La festive est l’occasion idéale pour se faire une idée des avantages d’un cuissard, car dans le sud de la France, une journée-type en hiver promet des températures très changeantes entre matin, midi et soir. Si en plus le vent se lève… Il n’est pas rare, dans la même journée, de constater des écarts de plus de dix degrés.

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Sur les routes de Provence, bien gainée par Marceline, rouler l’hiver est un pur plaisir – photo Dan de Rosilles

Marceline contient de la laine naturelle qui procure chaleur et confort immédiat. La régulation de la température est exceptionnelle. Très compressif, il s’enfile comme un collant et n’a d’ailleurs pas de fermeture éclair en bas ; une bande bien anti-dérapante assure le maintien au niveau des chevilles.

Pour ma part, les critères de choix d’un cuissard sont, outre la qualité de l’insert, le type de bretelles et le confort au niveau du du ventre. Voyons donc de quoi il en retourne. Marcelline a des bretelles qui, contrairement à d’autres cuissards féminins, sont fixes, c’est à dire qu’elles ne se détachent pas du cuissard. Ce n’est pas un avantage en longue-distance, surtout l’hiver, car il faudra enlever les vêtements du haut pour la pause pipi, au risque de prendre froid, faute de trouver un café providentiel, aux toilettes équipées d’un porte-manteau.

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L’agrafe des bretelles maintient la poitrine sans la comprimer – photo Dan de Rosilles

L’insert Elastic Interface est d’épaisseur intermédiaire, ni trop fin, ni trop épais. Il est constitué en un dégradé d’épaisseurs et de densités différentes et m’évoque les courbes de niveau sur une carte.
Mon test sur plusieurs jours et plus de 500 kilomètres confirme qu’il convient parfaitement pour la longue distance et épouse soigneusement les fesses, les ischions et l’avant du pubis, évitant ainsi tout accrochage avec la selle.

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L’insert Elastic Interface se découpe comme une courbe de niveau – photo Dan de Rosilles

La partie basse du ventre de Marceline est très réussie. Faite d’un léger tissu élastane alvéolé, il épousera toutes les morphologies abdominales et sera un gage de confort pour les sorties à la journée, voire sur plusieurs jours. En outre, ce tissu très respirant évitera au maximum que la transpiration se stocke au niveau des hanches, où la superposition de la veste, du maillot et du sous-vêtement créent parfois des zones chaudes, difficiles à sécher.
La partie supérieure du ventre (du nombril départ des bretelles seules) est une pièce de transition en filet fin et souple. Une agrafe de type soutien-gorge au niveau du sternum permet de solidariser les bretelles entre les deux seins et mieux maintenir la poitrine, sans trop la comprimer pour autant, un peu comme une brassière.

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Trois types de tissus épousent le ventre – photo Dan de Rosilles

Sur l’extérieur du cuissard, on retrouve les bandes réfléchissantes très efficaces de la gamme Audax, sur l’arrière et autour des mollets et surtout sur les côtés, au niveau des hanches, zone fondamentale pour la sécurité et qu’oublient parfois les fabricants. Deux poches cargo en tissu dense et solide, et non pas en filet, parachèvent ce cuissard très réussi. Aucune crainte de les déformer en y glissant des objets un peu lourds ou agressifs comme des clés, un couteau de poche ou un téléphone portable.

Marianne, le bonnet (pas le pompon)

Le bonnet Marianne porte un prénom à forte connotation républicaine, mais il n’a rien d’un bonnet phrygien. C’est plutôt jusqu’aux papes d’Avignon que j’ai du remonter pour trouver semblable cale (c’est ainsi qu’on nomme la sous-tiare préférée d’innocent VI). Il faut dire qu’il ne devait pas faire très chaud dans les palais du Moyen Âge… Mais si le Pape portait sa tiare par dessus la cale, je n’ai pas pu porter le casque par dessus la mienne : elle est trop épaisse pour cela, du moins avec mon casque. Quelqu’un qui pourrait libérer suffisamment de tour de tête pourrait le porter sous le casque, tant il suit parfaitement les courbes du crâne et recouvre bien les oreilles.

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La cale des Papes d’Avignon a-t-il inspiré la coupe du bonnet Marianne ? – photo Dan de Rosilles

Ceci dit, je ne regrette pas de ne pas avoir pu porter Marianne en roulant. Car ce bonnet est tellement chaud que je ne me vois pas le porter dans l’effort.
Comme tricoté très finement à l’extérieur, Marianne est doublé à l’intérieur d’un mélange brossé tout doux hyper agréable. J’ai donc porté ce bonnet sans fioritures, presque austère, pendant les pauses les plus froides. Il sera le compagnon idéal en longue distance, pour dormir lorsque le vent est glacé, lorsqu’on est très fatiguée ou qu’on a vraiment besoin de réconfort. Ou les trois en même temps.

Les bonnes copines de route : gants et chaussettes

Impossible de partir pour une festive sans de fidèles complices aux extrémités.
Les gants Audax d’hiver utilisent une construction en couches pour garder l’air chaud entre les tissus intérieurs et extérieurs. Les panneaux réfléchissants couvrent le dessus de la main, imperméables également pour une protection accrue contre la pluie. Leur efficacité est optimum quand la nuit tombe pour indiquer les changements de direction. La paume en peau synthétique est conçue pour adhérer totalement au guidon.

Deux languettes ingénieuses permettent d’enfiler ou de quitter les gants en un clin d’œil, ce qui est bienvenu lors des arrêts-express qu’il faut optimiser en longue distance.

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Une bride sur le majeur et une autre au poignet facilitent la manipulation du gant audax – photo Dan de Rosilles

Les chaussettes en mérinos et Primalof sont plutôt fines pour des chaussettes d’hiver, mais sont très chaudes. Il y a en fait deux épaisseurs différentes, plus fines sur le tibia et le coup-de-pied, plus épaisses au talon, sous la plante des pieds et au bout des orteils. Une couche en Primaloft offre plus de confort et d’isolation, notamment au niveau des semelles, qui présentent souvent des ouvertures d’aération.

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Les chaussettes en mérinos et Primalof accompagnent vos sorties d’hiver jusqu’au bout des pieds – photo Dan de Rosilles

Repousser ses limites, étreindre les paysages, vivre comme on aime

Chacun.e d’entre-nous a sa propre histoire avec Café du Cycliste et certain.es frôlent la love story, c’est le cas par exemple de Patrick, qui nous avait dévoilé sa relation passionnée avec Solange. La première rencontre avec cette marque est toujours une aventure, au sens où elle bouge nos habitudes et change notre regard sur les vêtements de vélo et par extension, comment on pratique le cyclisme.

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Café du Cycliste nous fait changer de regard – photo Dan de Rosilles

Pour nous les femmes, cette aventure va au-delà du vélo car elle nous engage dans une étroite relation avec des vêtements inspirants, qui nous rendent fières et singulières. Fières de se sentir en mouvement, libres et différentes. C’est comme ça que j’ai vécu cette Festive habillée en Café du Cyclisme, Forever Outsider, toujours pédaler plus, pour toujours en plein air, à profiter des paysages, les parcourir, les découvrir, les laisser me submerger de bonheur.

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Forever Outsiders ! Telle est la philosophie de Café du Cycliste – photo Dan de Rosilles

Aujourd’hui, avec sa collection Active, Café du Cycliste ouvre sa gamme de vêtements à d’autres pratiques, pas uniquement des pratiques sportives d’ailleurs. Il y a des sweats, des vestes polaires, des T-shirts, des shorts, des leggins… Cette nouvelle perspective témoigne de l’engagement de la marque à accompagner les activités les plus diverses pour que chacun.e puisse vivre son quotidien avec le moins de contraintes, loin des clichés et des dogmatismes.

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Me voilà partie pour de nouvelles aventures outdoor – photo Dan de Rosilles

Liste des produits utilisés pendant ma festive 2023 :

Zélie veste Audax femme anthracite – 265€

Irma Maillot Merino femme sirop marron – 200€

Coline Maillot de corps femme vert-feuille – 80€

Marceline Collant de Cyclisme Audax femme – 295€

Chaussettes de cyclisme mérinos & Primaloft kaki – 80€

Gants de vélo Audax – 75€

Marianne bonnet mérinos beige – 40€

Mitaines été noires – 55€

Casquette Regina Upcyclée argile

Sacoche de guidon imperméable noire

Sacoche de cintre étanche kaki – 70€

Sacoche à outils de selle – 45€

Après les femmes, les hommes du Café du Cycliste se lancent dans le Gravel Race.

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Le Team Ggravel homme du Café du Cycliste
Le Team Ggravel homme du Café du Cycliste

Nous vous avions présenté l’équipe féminine gravel du Café du Cycliste il y a peu. Cette année, quatre hommes vont porter les couleurs de Café du Cycliste sur le circuit des épreuves de gravel race. Tous âgés de 21 à 25 ans et basés sur la Côte d’Azur et ses environs, ces coureurs font partie de l’équipe Pro Continental de Nice Métropole Côte d’Azur.

Ils prendront du temps en dehors des épreuves sur route UCI pour apporter leurs qualités athlétiques et leur concentration sur les compétitions gravel.
Tout comme nous soutenons les courses féminines, nous voulions également investir dans des cyclistes prometteurs de notre région, ainsi que de montrer au monde notre terrain de jeu qu’est l’arrière-pays niçois” , précise-t-on du côté du Café du cycliste.

Café du Cycliste met les bouchées doubles dans le monde du gravel.

Le Team Ggravel homme du Café du Cycliste
Les 4 membres de l’équipe – photo Café du Cycliste

L’équipe Nice Métropole Côte d’Azur a accédé au rang d’équipe professionnelle après que Nice ait accueilli le Grand Départ du Tour de France en 2020. Depuis, l’équipe représente la ville plus de 90 jours par an sur des épreuves du calendrier UCI, investissant dans les talents locaux et l’avenir du cyclisme dans la région. Il a donc été naturel pour Café du Cycliste de s’associer avec eux. Cette association s’est faite aussi avec des coureurs qui s’entraînent dans ce magnifique terrain de jeu que sont les Alpes Maritimes et ses célèbres cols. Bien plus qu’une équipe, c’est un groupe qui roule, explore, joue et s’amuse jusqu’à la ligne d’arrivée. 

À noter qu’en 2024, outre l’arrivée des hommes dans la team gravel, quatre nouvelles athlètes rejoindront l’équipe féminine.

Le calendrier 2024 

Le Team Ggravel homme du Café du Cycliste

Il est prévu que l’équipe participe pour l’instant à 3 épreuves espagnoles du Challenge Gravel Earth dont Café du Cycliste est partenaire.

  • 16 Février : Santa Vall, Gravel Earth Series, Sant Gregori, Espagne
  • 1er Mai : The Traka, Gravel Earth Series, Girona, Espagne
  • 12 Octobre : Ranxo, Gravel Earth Series, Ponts, Espagne

Plus d’informations : Café du Cycliste

Le vélo fait des “Follies” à Courtrai en Belgique

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Visite du salon des Velofollies à Courtrai

Cela faisait un moment que nous voulions aller au salon “Velofollies”. Chaque année, cela tombait mal avec notre agenda et nous remettions à l’année suivante le déplacement pour aller voir ce qui se passe en Belgique. Profitant de notre visite de la nouvelle usine des Cycles Origine à Valenciennes, nous avons profité de notre présence dans le nord pour pousser jusqu’à Courtrai. Cette incursion en territoire “flahute” nous a permis, comme les 39 316 autres visiteurs, de découvrir le deuxième plus important salon européen du vélo. (Article Patrick & Matthieu – vidéos Jérôme – photos Philippe)

C’est sous un froid de canard que nous sommes arrivés dans le nord. La neige était tombée les 2 jours précédents. Ambiance polaire pour nous Aixois, ayant quitté notre région où il faisait 16°C, pour arriver dans un Nord glacial avec des températures largement négatives. Nous débarquons dans ce salon, installé dans les grands halls du Kortrijk Xpo. Situé à Courtrai, c’est un des plus grands lieux d’exposition de Belgique et dans le Benelux avec 55 000 m² de superficie totale.

Des “Follies” raisonnables

Autant vous l’avouer tout de suite, j’ai été un peu déçu par ma découverte de ce salon. En effet, le nom de “Velofollies” m’avait fait imaginer une ambiance belge, un peu originale et même délirante. En fait, il n’en est rien : ici pas de “follies”, c’est du sérieux. Le salon affiche un réel professionnalisme en présentant un plateau énorme avec 335 exposants, couvrant toutes les gammes de vélos et d’équipements. Avec 6 halls qui communiquent, on a largement de quoi se perdre et d’ailleurs c’est ce que nous avons fait. Dans les allées, ça parle le flamand et nos amis belges nous enchantent avec leur accent si particulier lorsqu’ils s’expriment en français. Dans la première allée, au moment de commencer notre visite, nous sommes interpellés par Denis, un cycliste belge lecteur de Bike Café. Il a repéré le logo Bike Café sur nos sweat-shirts et nous échangeons un moment : il est abonné à notre newsletter. On l’écoutera dans notre prochain Grinder Mag.

Une vitrine de l’industrie du vélo

L’un des faits marquants de cette année a été le grand intérêt porté à la toute dernière tendance en matière de cyclisme, le Gravel bike. Non seulement les exposants, mais aussi un grand nombre de visiteurs enthousiastes sont venus à Courtrai spécialement pour cela.

Pieter Desmet, organisateur des Velofollies

Nous sommes surpris par l’affluence de ce premier jour de salon. Matthieu, qui est déjà venu ici, constate le phénomène et moi je remarque que les visiteurs sont essentiellement des hommes, plutôt dans la tranche d’âge 35 – 50 ans. Pour plus de 80 %, le salon est orienté B to C (Business to Customer). Les amateurs de vélos viennent ici, un peu comme au salon de l’auto, pour voir de belles mécaniques et peut-être affiner leur choix pour le futur achat d’une nouvelle machine. Dans une telle marée de vélos différents, nous ne voyons pas émerger la réalité de la progression du Gravel, pourtant révélée par les chiffres annoncés lors d’une conférence sur le marché du vélo.

Visite du salon des Velofollies à Courtrai

Un marché belge du cycle “drivé” par le gravel et le vélo de route, musculaire ou électrique.

Matthieu a assisté à la conférence concernant l’analyse du marché du vélo en Belgique. Il nous en donne un résumé.

En 2022, les ventes de vélos avaient explosé en Belgique, avec un marché qui était passé de 584.913 à 695.871 unités vendues (+ 19% en un an). Les ventes de vélos électriques étaient reparties en forte hausse avec 328.080 VAE vendus, soit une augmentation en volume de plus de 45 %. En trois ans, la part de marché du vélo électrique était ainsi passée de 34 % à 47,2 %.

Lors du salon, les premiers chiffres de l’année 2023 ont été communiqués. L’an passé, il s’est vendu 606.167 vélos, soit une baisse de 13 % par rapport à 2022. Une baisse certes, mais un chiffre à relativiser car il reste supérieur à ceux de 2021 et 2020. Il s’agit plus d’une régularisation du marché, après un “millésime 2022” exceptionnel.

Voici les chiffres de ventes, par catégorie, en nombre d’unités (année 2022/2023) ; données provisoires communiquées par Traxio et susceptibles d’être modifiées :

  • Route : 67.220/71.073
  • VTT : 88.943/54.096
  • VTTAE : 18.167/17.387
  • Gravel/Cyclo-cross : 17.664/19.225
  • Route électrique : 4.697/8.154
  • E-Gravel : 1.404/1.639
  • Cargo électrique (longtail) : 3.205/6.328
Visite du salon des Velofollies à Courtrai
Lors du salon, les premiers chiffres de l’année 2023 ont été communiqués – photo Bike Café

Ce qu’il faut retenir : sur la catégorie des vélos sportifs, le VTT musculaire s’est effondré (baisse des ventes de 40 %) tandis que le vélo de route et surtout le gravel ont bien progressé (+6 % et +9 % respectivement). Sur les VAE sportifs, le marché de la route électrique explose également avec plus de 8.100 vélos vendus, soit une progression de 74 % tandis que les gravel électriques trouvent de plus en plus leur public, avec une hausse des ventes de 17 %.

Velofollies 2024
Le nouveau gravel électrique de Van Rysel est annoncé à 18 kg en taille M et 3.500 euros prix public. Disponibilité : fin février 24. Photo : Matthieu Amielh.

Les VTT électriques déclinent légèrement, probablement remplacés par des achats de gravel électriques, capables de faire beaucoup, avec un poids fortement réduit par rapport au VTT. Enfin, sur le segment urbain, notons l’envolée du cargo longtail électrique, qui double pratiquement ses ventes de 2022 à 2023.

La Belgique, un marché de pratiquant-e-s sportifs comme en atteste le dynamisme des ventes sur la route et le gravel (modèles musculaires et électriques)

Filip Rylant, porte-parole de la Fédération de la Mobilité TRAXIO, résume : « En novembre 2023, TRAXIO organisait une étude de marché représentative auprès de 2.000 répondants portant sur leur intention d’acheter un vélo neuf ou d’occasion. Il en ressort que l’intention d’achat est très élevée : près de la moitié (47 %) des sondés répond avec conviction par l’affirmative tandis que 18 % hésitent encore. Une affirmation prometteuse tant à court qu’à long terme : 39 % planifient un achat dans les deux ans, 43 % dans un laps de temps entre deux et cinq ans et 17 % dans cinq ans ou plus. L’intention d’achat porte principalement sur un vélo électrique (46 % purement e-bike + 18% vélo mécanique ou vélo électrique). Les vélocistes (43 %) et magasins de sport (29 %) sont les canaux privilégiés pour l’achat d’un vélo neuf. Par ailleurs, le consommateur n’est pas encore disposé à acquérir un vélo d’occasion, contrairement à nos voisins du nord déjà très familiarisés avec ce type d’achat. »

Velofollies 2024
La nouvelle motorisation Bosch Performance Line SX, de 4 kg et offrant 55 N.m, devrait équiper de nombreux vélos de route et gravels électriques cette année. Photo : Matthieu Amielh.

Des rencontres intéressantes sur Velofollies

On trouvera même des draisiennes et grands bi en bois. Il y a également les répliques de vélos anciens de Achielle que j’avais rencontré en 2014 à Anjou Vintage. Mais l’ambiance de ce salon est principalement portée par la nouveauté et les produits high-tech qui montrent la vigueur d’une industrie en pleine croissance.

Visite du salon des Velofollies à Courtrai
Photo Bike Café

Le stand qui m’a le plus impressionné est celui de Van Rysel. Nous y avons vu de belles choses et notamment un vélo “concept” qui préfigure ce que pourrait être le vélo d’Ultra distance du futur. En imaginant une course fictive de 18.000 km, les équipes de Van Rysel ont créé ce vélo dont le châssis utilise un mélange carbone et aluminium. La démarche a été à la fois technologique et écologique.

Velo Concept Van Rysel
Le Vélo concept d’Ultra distance de Van Rysel – photo Philippe AIllaud

L’apport de l’aluminium sur les parties plus inertes du cadre est plus vertueux que les éléments en carbone gardés pour assurer le dynamisme du vélo. Ce vélo reprend la géométrie de l’avant du vélo que l’équipe pro de AG2R La Mondiale utilisera sur la saison 2024. Pour l’arrière, l’équipe design a imaginé une géométrie orientée vers le confort qui sera déjà intégrée sur les prochaines versions commerciales des vélos Van Rysel. Sur ce stand, décidément intéressant, nous avons pu voir une veste luminescente capable de stocker de l’énergie, un Gravel électrique et évidemment les vélos de l’équipe pro AG2R. On vous reparlera de ces différents sujets.

Je me suis intéressé à la marque Classified, connue pour ses moyeux révolutionnaires, qui annonçait la sortie de plusieurs modèles de roues. Cette annonce tombait à point nommé au moment même de notre présence sur le stand.

J’étais curieux de découvrir ce qu’il y avait derrière le sigle de GFNY. Pour avoir vu quelques vidéos et un passage sur les pentes du Ventoux de ces maillots verts, je voulais en savoir plus. J’ai rencontré Cédric Haas qui a importé cette licence en France après avoir lui-même découvert le concept aux États Unis.

Pour ceux qui cherchent le fun et qui adorent le custom, Matthieu a interviewé le spécialiste Color Monkey qui est devenu une référence dans le domaine de la peinture custom de cadres gravel, route et VTT.

Velofollies : une 16ème édition réussie et plein d’idées pour 2024

Même si je n’ai pas trouvé l’ambiance “Follies” qui m’était promise, j’ai apprécié ce salon généraliste qui m’a offert un panorama très riche de ce qui se fait dans le vélo. La présence massive des visiteurs locaux, venus malgré le froid et la neige, montre l’engouement des passionnés du vélo. L’organisation est top, même si la signalétique des allées serait à améliorer. Nous sommes rentrés chez nous dans le sud de la France avec quelques idées et des contacts, pour ajouter de nouveaux projets de reportages à notre calendrier 2024.

Le mot de la fin revient à Pieter Desmet, organisateur du salon :

“Avec plus de 39 316 visiteurs au compteur, la 16ème édition des Velofollies peut à nouveau être qualifiée de succès. Une fois de plus, le mix d’activités, de rencontres, d’équipements cyclistes de pointe et l’accessibilité d’ex-professionnels tels que Tom Dumoulin, Alberto Contador, Paolo Bettini, André Greipel, Greg Van Avermaet et Marcel Kittel s’est avéré très populaire”.

Mesdames, rouler confort et sans rebond, c’est possible : deux brassières au banc d’essai

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Deux brassières Anita et Thuasne au banc d'essai

Tous les cyclistes savent combien le choix de l’équipement peut être déterminant. Aussi, pour les femmes, il existe un élément crucial, essentiel pour toute activité physique, mais souvent négligé : la brassière. Trouver la perle rare, celle qui allie confort et maintien, devient un défi de taille, tant les références sur le marché sont nombreuses. L’importance de cette quête ne se limite pas à une simple question de confort pendant l’effort, mais s’étend également à la préservation à long terme de la santé de la poitrine. Pour vous aider à trouver LA brassière qui vous garantira un soutien optimal à chaque coup de pédale, foulée, saut ou mouvement, Jeanne et Sabine ont testé pour vous deux modèles des marques Thuasne et Anita. Après le test effectué par Virginie d’une brassière BV Sport, retrouvez dans cet article, ces deux brassières au banc d’essai. D’abord, la brassière Top’Strap X-Back de chez Thuasne, puis le soutien-gorge Sport Performance de chez Anita.

La brassière “Top’Strap X-Back”, de chez Thuasne, testée par Jeanne.

Créée en 1847, l’entreprise française Thuasne a une très forte expérience dans la fabrication textile, et notamment dans la conception de dispositifs médicaux : maux de dos, traumatismes musculaires, squelettiques, lymphatiques, veineux… La marque met également son expertise au service des sportifs : récupération et prévention des blessures mais également le maintien de la poitrine des femmes pour plus de confort dans leur pratique.

logo Thuasne sport

Il est plus que primordial de prendre soin de cette partie du corps des femmes. Pour se donner une petite idée et se convaincre, lors de l’effort sportif, la poitrine peut peser jusqu’à cinq fois son poids ! Thuasne propose alors une gamme complète adaptée aux différentes morphologies et avec trois niveaux d’impact : maintien normal, supérieur et extrême. J’ai eu l’occasion de tester un modèle extrême, la version Top’Strap X-Back, pendant plusieurs semaines et lors d’entraînements running et vélo, plutôt typés nature et accidentés. Habituée à porter des brassières de la marque Anita, je suis curieuse de découvrir de tester autre chose.

Brassière Thuasne Top’Strap X-Back
Modèle phare de Thuasne : la brassière Top’Strap X-Back

Un design simple et efficace mais haut en technicité

Plusieurs points essentiels sont à observer dans le choix de sa brassière de sport : la taille, les bretelles, la bande de maintien sous la poitrine, le tissu et les coutures. Le style ne doit pas être le premier critère à prendre en compte. C’est parfait puisque Thuasne ne fait pas dans la fantaisie : un look minimaliste avec seulement trois coloris disponibles assez classiques : noir, blanc ou rouge.

Brassière Thuasne détail petits pois
La brassière dans son coloris noir : un basique indémodable

Mais si on regarde de plus près, on peut voir des petits détails sympas comme la petite bande à pois bleus sur la version noire que je teste, l’intérieur bleu nuit du tissu ou encore les inserts du logo en impression silicone (que je trouve très réussi et parlant) à deux reprises. Immédiatement, on sent qu’on a entre les mains un textile purement technique. Sur le devant, la brassière fait une jolie poitrine et derrière, le dos nageur avec ses bretelles croisées est plutôt harmonieux.

Brassière Thuasne intérieur bleu nuit classe
Intérieur bleu nuit très classe

Le confort, une histoire de taille

Pas facile de trouver une brassière à sa taille, mais pour la marque Thuasne que je trouve extrêmement bien taillée, je recommande de prendre une taille correspondant à celle de ses soutiens-gorge habituels. Le mieux reste de prendre ses mesures, de se reporter au guide des tailles très bien réalisé sur leur site internet, mais surtout, un peu comme pour les chaussures, de les essayer !

brassière Thuasne Top’Strap X-Back guide tailles

Un confort maximal pour se faire vite oublier

Tout de suite, j’apprécie beaucoup le fait que la brassière soit assez flexible pour pouvoir se passer sans dégrafer les attaches. Ces dernières semblent spécifiques à la marque et ressemblent à des papillons. Une fois le coup de main pris, elles sont vraiment faciles à enclencher. Le contact du dos avec les agrafes, qui sont très fines, presque plates, ne révèle aucune gène.

Brassière Thuasne attaches_papillon
Attaches de type “papillon” bien pratiques

Le tissu effet seconde peau semble être de très bonne qualité, quoique peut-être un peu épais sur le devant. Le dos en mesh permet d’évacuer l’humidité et la transpiration assez rapidement. On retrouve ce mesh aéré sur le devant sous les bretelles. Lors de mes tests, je n’ai jamais eu de frissons dus à la sensation d’une brassière trempée. La matière est très agréable et le contact sur la peau est super doux.

Brassière Thuasne dos nageur aéré
Dos nageur avec un tissu mesh très aéré

J’ai vraiment apprécié les larges bretelles matelassées qui ne laissent aucune marque sur les épaules. Super confort sur ce point. Réglables, elles permettent un ajustement parfait à sa morphologie.

Brassière Thuasne bretelles matelassées
Bretelles larges et matelassées au confort optimum

Zéro frottement

Les bonnets doublés enveloppent parfaitement la poitrine et ont l’avantage d’être sans coutures : aucune irritation ou frottement désagréable à déplorer. Lors de mon premier test, j’avais tout serré au maximum pour être certaine d’être bien maintenue. Pourtant, je n’ai pas eu le moindre échauffement, ni sur les épaules, ni sous la poitrine, ni sous les aisselles. Malgré les séances longues et intensives de course à pied ou de vélo, j’ai pu pratiquer sans être dérangée. Même après les nombreux lavages sur deux mois de pratique, je n’ai pas eu besoin de la réajuster car elle n’avait pas bougé d’un iota. A voir sur le très long terme…

Brassière Thuasne bonnets enveloppants
Très peu de couture et des bonnets bien enveloppants

Un maintien extrême pour pratiquer en toute sérénité

Dès les premières foulées, la brassière se fait vite oublier. La respiration n’est pas gênée et la poitrine, une fois les bons réglages trouvés, n’est pas compressée. Le dos nageur croisé permet une amplitude parfaite dans les mouvements. Sauter, courir, accélérer : on se sent totalement libre et on bouge naturellement grâce au dos et aux bretelles totalement réglables apportant un ajustement parfait.

Brassière Thuasne dos réglable
Dos réglable comme les bretelles

Le maintien est excellent dans tous les types de mouvements de la poitrine : verticaux, horizontaux et latéraux. En plus de l’élastique placé sous la poitrine (environ 25 mm de large), on sent une large bande de contention placée au-dessus de la poitrine (environ 35 mm de large) qui apporte une sensation de sécurité rassurante lors des accélérations. Le maintien est homogène et aucune zone n’est oubliée.

Brassière Thuasne bande de contention au dessus de la poitrine
Bande de contention au dessus de la poitrine avec le joli petit motif pointillé bleu

En résumé, ce que j’ai aimé

  • Adaptée aux sports à impact particulièrement élevé
  • Ultra facile à enfiler
  • Bretelles matelassées particulièrement confortables
  • N’engendre pas de frottements
  • N’occasionne pas de douleurs aux cervicales
  • Maintien renforcé grâces aux bandes de compression
  • Séchage rapide grâce à son tissu aéré
  • Liberté de mouvement grâce au dos nageur
  • Excellent rapport qualité / prix
  • Nombreux réglages possibles pour un ajustement optimum

Conclusion

Je dois accorder un sans faute pour cette brassière de la marque Thuasne que je n’avais encore jamais essayée. Si vous êtes à la recherche d’une brassière offrant à la fois un excellent maintien lors de la pratique de sports à fort impact, tout en étant confortable, respirante et parfaitement ajustable, le modèle Top’Strap X-Back est un indispensable. Testée surtout en trail sur de courtes comme de longues distances avec sac d’hydratation sur les épaules, j’ai apprécié également son utilisation en VTT pour soutenir la poitrine lors des grosses secousses.

Informations complémentaires

  • Composition : 70% polyamide, 21% élasthanne, 9% polyester
  • Tailles : disponible du 85A au 105E
  • Couleurs : noir, rouge ou blanc
  • Prix : 53 €

Page produit Brassière Top’Strap X-Back

Le soutien-gorge “Performance”, de chez Anita, testé par Sabine.

Retrouvons maintenant, sur ce banc d’essai brassières, un modèle de la marque Anita. La marqué a été fondée en 1886 à Dresde, en Allemagne. Au fil des décennies, elle s’est imposée comme une référence incontestable dans l’univers de la lingerie. On connait Anita en particulier pour sa lingerie sportive, grâce à sa marque Anita Active. En effet, Anita Active conçoit des soutiens-gorges et des brassières dédiés aux activités physiques. Anita Active a su allier savoir-faire traditionnel et innovation technologique pour répondre aux besoins spécifiques des femmes actives. Depuis sa création, la marque n’a cessé d’évoluer. Ainsi, Anita Active propose aujourd’hui non seulement des brassières, mais aussi des culottes, et même des leggings. Ces articles sont adaptés pour tous les types de sports, y compris ceux à très fort impact. Enfin, les brassières s’adressent à toutes les tailles du bonnet AA au bonnet K !

Le soutien-gorge “Performance”, en pratique

J’ai pu tester, pendant plus de deux mois, un des modèles au plus fort maintien de la marque (“maximum support”) : le modèle “Performance”. J’ai testé la brassière dans des conditions variées : sorties de course à pied, trail, gravel, randonnée, renforcement musculaire et CrossFit.

La brassière Anita Performance vue de face
La brassière Anita Performance à rude épreuve, ici après une session de crossfit (photo Olivia Martinez)

Le maintien est vraiment le critère le plus important pour moi quand je choisis une brassière. En effet, si je ne me sens pas maintenue, il m’est juste impossible de courir, sauter ou rouler. C’est le cas, je pense, de toutes celles qui ont une poitrine généreuse. Par contre, si on pense à l’état de notre poitrine dans quelques années, le maintien est l’affaire de toutes, quelle que soit sa taille. Pour moi, le confort vient après. Mais, si une brassière peut cocher les deux conditions, c’est mieux. En effet, le confort est d’autant plus important quand je m’aventure sur le longues distances, par exemple en ultra-trail. Le modèle “Performance”, de chez Anita, coche bien les deux critères ! Il maintient parfaitement la poitrine, tout en restant confortable, sans sensation de compression.

Brassière Anita Performance Maximum Support
La brassière Anita Permance, classée Maximum Support, disponible en bonnets A à G (photo Sabine Barrat)

Maintenue, mais pas comprimée

Le maintien est assuré par un large élastique sous poitrine, des bonnets préformés, des bretelles larges, une fermeture par 3 agrafes, une forme très enveloppante et un séparateur de bonnets qui remonte assez haut.

Enfin, deux coutures latérales, reliant chaque bonnet au dos du soutien-gorge, semblables aux armatures qu’on l’on peut trouver sur les soutiens-gorges à fort maintien classiques, viennent renforcer le maintien. Ces coutures n’ont pas d’armature ni de guide vertical mais participent quand même au maintien.

Brassière Anita Performance profil
Une couture latérale, reliant le bonnet au dos du soutien-gorge, que l’on aperçoit très bien de profil, renforce le maintien (photo Olivia Martinez)

Confortable et léger

Plusieurs détails techniques et ergonomiques participent au confort de ce soutien-gorge. Le soutien-gorge est sans armature et les bonnets sans couture, ce qui limite le risque de frottements ou blessures. De plus, la matière est légère et sèche rapidement. Le motif perforé, en plus de participer à la légèreté de la matière, ajoute une touche tendance. Les bretelles sont larges, en partie rembourrées et surtout, la largeur de chaque bretelle est échelonnée, elle n’est pas la même en tout point de la bretelle, pour mieux s’adapter aux épaules et rendre le soutien-gorge encore plus confortable.

Enfin, le soutien-gorge s’enfile comme un modèle classique, grâce à un système de 3 agrafes au dos, ce qui le rend facile à enfiler et à enlever. Ainsi, fini les contorsions et c’est tant mieux car on manque parfois un peu de souplesse après une sortie longue 😅.

Brassière Anita Performance dos
Fermeture classique facile par 3 agrafes dans le dos : fini les contorsions ! (photo Olivia Martinez)

En résumé

J’ai aimé

  • le maintien élevé sans sensation de compression
  • la matière qui sèche rapidement, ce qui en fait une très bonne candidate pour le triathlon !
  • les bretelles larges partiellement rembourrées
  • l’enfilage et le déshabillage facile
  • le choix des couleurs
  • le motif perforé

J’aurais aimé

  • du tissu éponge à l’intérieur des bonnets, pour encore plus de douceur, comme sur le modèle Momentum
  • des bretelles rembourrées tout du long
  • un dos nageur pour rester invisible sous certains débardeurs

Conclusion

J’ai l’habitude de porter des brassières au maintien irréprochable, mais qui compriment… au point d’avoir du mal à respirer, du moins pendant les premières minutes. Avec le soutien-gorge Anita Performance, j’ai découvert la sensation de maintien sans compression. Ma poitrine ne bouge pas pendant l’effort et je n’ai pas ressenti de douleur post effort. Pas de frottement à signaler non plus, même sur longue distance… mais je mets toujours de le crème anti-frottements sur le long ! Pour conclure, cette brassière allie confort, maintien et légèreté. Certes, une brassière de qualité a un coût, mais celle-ci vaut le coup et vos seins vous remercieront !

Informations complémentaires

  • Composition : 62% Polyamide, 21% Polyester, 17% Élasthanne
  • Tailles : disponible du 85A au 110G
  • Couleurs : noir/bleu piscine, anthracite/rouge fiesta, dark oliv/noir, noir/anthracite, rose élégant
  • Prix : 49,95 €

Page produit Anita Sport Performance

SHIMANO RX880 : des roues Gravel en carbone dynamiques, élégantes et solides

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Test des roues Roues Tubeless Carbone WH-RX880-TL

La gamme Shimano GRX ne compte pas seulement des groupes, il y a aussi des roues. Arrivées en même temps que l’annonce des nouveaux groupes 12 vitesses, ces nouvelles roues RX880 ont perdu 64 grammes par rapport au modèle précédent. Élégantes, avec leur hauteur de 32 mm, elles sont tubeless-ready et affichent une belle largeur interne de 25 millimètres, qui conviendra aux pneus de 32 mm à 50 mm de large. Elles sont adaptées aux transmissions 12 vitesses et disposent du nouveau moyeu arrière “Direct Engagement”.

J’ai reçu ces roues au même moment où je réalisais l’upgrade de mon dérailleur Shimano Ultegra pour passer en GRX 12 vitesses. Elle arrivent nues, équipées du moyeu Direct Engagement, avec la nouvelle roue libre allégée HG L2. À peine sorties de leur boite, je les soumets à la pesée.

Le poids

Mesurées à 1440 g la paire avec les valves tubeless.

Test des roues Tubeless Carbone WH-RX880-TL

L’aspect

Elles sont très sobres, avec une “peau” carbone noir mat très qualitative ornée d’un simple logo discret sur fond bleu Shimano. La hauteur de 32 mm, qui devient la norme dans cette catégorie de roue haut de gamme pour le gravel, leur donne un look “Race”. Les 24 rayons à l’avant et à l’arrière sont croisés par deux. Ils sont en acier et les écrous de serrage en alu, pour gagner un peu de poids en périphérie.

Test des roues Tubeless Carbone WH-RX880-TL
Une “peau” carbone noir mat très qualitative ornée d’un simple logo discret sur fond bleu Shimano sur le GR69 La Routo – photo Patrick VDB

Le montage

Hyper facile, elles sont livrées avec le tape déjà installé et les valves vissées. Elles sont vraiment “tubeless ready” pour le montage avec leurs crochets. Les pneus Bontrager GR1, que j’ai choisis, se sont glissés dans le sillon central, avec l’aide de mon démonte pneus magique Crankbothers. Quelques coups de ma pompe à pied Zéfal et ils ont claqué chacun leur tour. En principe, je les laisse une nuit gonflés au maximum indiqué pour vérifier l’étanchéité le lendemain. Une des roues avait un peu perdu, l’autre pas… Après avoir dévissé les obus, j’ai fait couler du préventif pour colmater la légère perte d’air et depuis rien n’a bougé.

J’ai installé une cassette 11-36 afin de disposer d’une plage plus importante pour me confronter aux pentes parfois raides de ma région.

Test des roues Tubeless Carbone WH-RX880-TL
Après un montage des pneus facile à la pompe à pied – photo Patrick VDB

Sur le terrain

En montant des pneus de 38 mm j’ai joué la carte de la polyvalence qui correspond bien à ces roues. Je les ai utilisées aussi bien sur les DFCI autour de la Sainte Victoire que sur les routes des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. Lors de ma première sortie, j’ai tout de suite senti qu’elles étaient plus réactives et plus rigides que les Crankbrothers que j’ai testées précédemment. Elles n’ont pas la même vocation : les Synthesis étaient plutôt des voyageuses, ici on joue la carte du dynamisme. Déjà au niveau du poids, avec 1440 g vérifiés chez moi avec valves et tape, elles sont plus légères.

Test des roues Tubeless Carbone WH-RX880-TL

Le gros plus de ces roues est leur réactivité et la polyvalence qu’elles offrent entre un usage route / piste. Elle filent bon train avec des pneus de 38. Après quelques centaines de kilomètres avec, je trouve qu’elles sont efficaces dans tous les domaines d’usages attendus en gravel. Elles ont roulé sur toutes sortes de terrains : des plus rugueux sur des DFCI, au plus soft dans les sentiers de vignes. Je suis un piètre pilote en descente, avec ces roues j’ai pris confiance sur le goudron dégradé de la descente du Sambuc côté nord. La largeur interne de 25 permet d’avoir un pneu bien posé, qui ne roulera pas sur lui même dans les trajectoires en virage.

Un “crash-test” non prévu

Nous n’avons pas pour habitude sur Bike Café de pousser nos tests jusqu’au “crash” du produit. Pourtant, pour ces roues et de façon accidentelle, nous avons pu vérifier la solidité de la roue arrière. En effet, une touchette sur une pierre et voilà la chape de mon dérailleur GRX 12 vitesses happée par un rayon de la roue en mouvement. L’incident a provoqué la rupture de l’attache du dérailleur, le blocage de la roue et accessoirement ma chute. Lorsque j’ai examiné les dégâts, le dérailleur et la chaîne étaient enchevêtrés dans les rayons. J’ai eu un mal fou à démêler le dérailleur et la chaîne prisonniers des rayons. Heureusement j’étais sur le retour de ma sortie Gravel et je n’étais pas loin de la civilisation. Après un bon kilomètre de draisienne sur mon vélo sans transmission, j’ai pu être récupéré en voiture et je n’ai pas eu besoin de réduire la chaîne pour rentrer en single speed.

Test des roues Tubeless Carbone WH-RX880-TL
Le dérailleur et la chaîne étaient emmêlés dans les rayons… photo Patrick VDB

J’ai regardé la roue : rien ! Pas de rayon cassé, pas de voile… comme si il n’y avait rien eu. Question solidité : ces roues sont au top. Ne comptez pas sur moi pour recommencer ce type de test, le prochaine fois j’éviterai !

Bilan

Test des roues Tubeless Carbone WH-RX880-TL
Photo : Patrick VDB

Voilà une paire de roues cohérentes et parfaitement adaptées à une pratique Gravel et All-road. Le nouveau moyeu Direct Engagement apporte un plus en terme d’efficacité dans les relances. Le poids et les tarifs de ces roues sont dans la norme du marché. J’ai particulièrement apprécié le dynamisme des roues dans les montées et la mise en œuvre facile lors du montage des pneumatiques. Grâce à la largeur entre-crochets de 25 mm elles pourront satisfaire les différents pratiquants de Gravel qui pourront monter des semi-slicks rapides, jusqu’à des gros boudins cramponnés, en fonction des terrains pratiqués. Alors : solides oui, car ce crash-test me l’a démontré ainsi que la rencontre avec quelques pierres sur les DFCI locales, élégantes oui pour moi, dynamiques aussi, notamment lors des sollicitations en montées et dans les relances.

Test des roues Tubeless Carbone WH-RX880-TL
photo : Patrick VDB

Caractéristiques des roues WH-RX880-TL

  • Moyeu DIRECT ENGAGEMENT
  • Jante : profil de 32 mm
  • Largeur entre crochets : 25 mm
  • Jante en carbone
  • Section de pneus recommandées : 32-50 mm
  • Corps de roue libre remplaçable – interchangeable avec un moyeu MICRO SPLINE et HG L2 (Note : Non-compatible avec les cassettes HG 11 vitesses)
  • Poids : 1394 grammes (MICRO SPLINE)
  • Poids : 1397 grammes (HG L2)
  • Tarif catalogue : 1800 €

Marin met à jour son Four Corners, un vélo en acier à 1 000 euros conçu pour rouler aux quatre coins du Monde

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Marin Four corner 1

La célèbre marque californienne Marin vient d’actualiser un des vélos fétiches de son catalogue : le célèbre Four Corners ! Ce vélo a déjà fait ses preuves auprès des aventuriers, amoureux du voyage à vélo ou de simples balades occasionnelles. Il vient de recevoir quelques légères modifications, afin d’offrir encore un meilleur confort aux pratiquants.

Le Four Corners a été réintroduit dans la gamme Marin Bikes en 2016 à l’occasion du 30ème anniversaire de la marque. Depuis des décennies, il a participé à la réputation de Marin, dans la catégorie randonneuse / utilitour. Ces vélos ont toujours été solides grâce aux cadres acier munis de nombreux œillets, pour un confort lors de longs voyages, mais aussi pour permettre d’y ajouter d’importantes charges de bagages. Marin a toujours fait le choix d’équipements solides que le cycliste pourra retrouver dans les quatre coins du monde en cas de soucis. Ce choix a inspiré le nom de ce modèle : quatre coins / four corners.

Voyager aux quatre coins du Monde

Un fois essayé, le Four Corners est adopté grâce à son confort et ses capacités, que ce soit par le grand voyageur ou les pratiquants de trajets quotidiens / vélo taf. Depuis 2018, le Four Corners utilise des tailles de roues différentes pour respecter ses capacités de maniabilité avec ou sans charge. Sur les tailles XS et S, le vélo sera doté de roues de 650b et pour les M, L, XL, la monte sera en roues de 700.

Marin Four Corners 1
Une direction haute – photo Marin Bikes

Ces modèles sont dotés d’une direction haute pour permettre une position plus droite du cycliste pour le confort et une meilleure visibilité, mais aussi pour apprécier le paysage. Cela permet également d’offrir un dégagement supplémentaire pour y ajouter des sacoches d’important volume.

La géométrie a été légèrement modifiée par rapport au modèle précédent, avec des angles de direction plus faibles de 0,5° et des tubes de direction plus courts de 10 mm, alors que les stacks sont presque inchangés. Les tubes de selle sont désormais compatibles avec une tige de selle télescopique, le guidon est plus large (de 400 à 440 mm) et donne non seulement plus de confiance au cycliste en usage hors route, mais aussi pour disposer d’un peu plus d’espace pour accrocher des bagages et fixer des accessoires.

Marin Four Corners 1
Le nombre de supports d’accessoires sur le cadre a été augmenté – Photo Marin Bikes

Le nombre de supports d’accessoires (œillets) sur le cadre a été augmenté, avec deux sur le haut du top tube au niveau du tube de direction, ainsi que trois sur le dessous de celui-ci. Ces nombreux supports sont parfaits pour ceux qui souhaitent faire fabriquer des sacoches de cadre sur mesure, et Marin fournira une carte détaillée de l’emplacement sur le site Web.

Le Four Corners est équipé de pneus en 40 mm de large (pour les deux tailles de roues), et les cadres ont maintenant un dégagement pouvant accueillir des pneus jusqu’à 45 mm.

Caractéristiques

Ce vélo vise la fiabilité avec la transmission Shimano Sora 3×9, traditionnelle et largement diffusée, associée aux freins à disque Tektro Spyre-C, actionnés par câble.

  • Cadre et fourche en acier CroMo de serie 1, avec tailles de roues spécifiques pour un ajustement de la maniabilité (XS & S = 650b, M, L, XL = 700c)
  • Dérailleur Shimano Sora 3×9
  • Frein à disques mécaniques Tektro Spyre-C
  • Pneus Vee Tire Co GP Vee 40 mm, Couleurs disponibles : Bleu ou Noir
  • PPC : 1 099€
  • Le Four Corners 1 est disponible dès à présent.

Voir les informations sur le site de Marin Bikes.

Trace gravel entre terre et mer au Pays d’Aubagne

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trace gravel Aubagne Pays de l'Etoile
Le sommet du Regagnas a été le point culminant de notre virée. Retrouvez la vue imprenable à 360° dans la vidéo présente dans l'article. Photo : Philippe Aillaud.

Les Grands reportages sont des commandes passées à l’équipe rédactionnelle de Bike Café par des marques qui souhaitent présenter leurs produits (vélos, équipements, vêtements ou accessoires) dans un contexte original. Ce grand reportage a été réalisé avec le soutien de l’Office du Tourisme du Pays d’Aubagne et de l’Étoile.

Le Pays d’Aubagne, terre de Marcel Pagnol et de la chaîne de l’Étoile, est un terrain de jeu fantastique pour les sportifs et autres amateurs de sports outdoor. Le Gravel est une des activités fortement développées sur le territoire. Il permet de s’éloigner des dangers de la route et de profiter de la beauté de ce site naturel d’exception.

Bike Café avait déjà eu l’occasion de tester le potentiel “gravelistique” du Pays d’Aubagne il y a deux ans, avec un départ de la ville natale de Marcel Pagnol. Cette année, Philippe et moi avons suivi une autre trace, beaucoup plus roulante, et permettant d’accéder à un point de vue unique donnant sur la Mer Méditerranée et les différents massifs naturels de la région.

Une virée gravel variée avec vue mer

La trace, une boucle au départ de la commune de La Bouilladisse, à 20′ d’Aix-en-Provence, couvre une distance d’environ 50 km pour 1.000 m de D+. Un parcours sportif, certes, mais jamais trop difficile et surtout passant majoritairement sur des pistes bien roulantes sur lesquelles un vélo équipé de pneus de 40 mm, tubeless de préférence, sera tout à fait à son aise.

trace gravel Aubagne Pays de l'Etoile
Belle lumière sur cette entame de journée, nous attaquons une longue montée pour gravir la montagne du Regagnas. Photo : Philippe Aillaud.

Notre rendez-vous en milieu de matinée à La Bouilladisse, près d’une célèbre enseigne américaine de restauration rapide, nous a permis d’éviter les flux de travailleurs matinaux. C’est sur une petite route de campagne, sans voiture, que nous nous élançons sous un beau soleil mais avec un thermomètre qui affiche -2°C. Après 2 km, nous bifurquons à gauche pour passer en mode Gravel. Une piste DFCI assez raide et cassante nous emmène ensuite sur une très belle piste de Gravel, un “boulevard” damé comme une piste de ski en hiver, sur lequel nous rencontrerons de nombreux vététistes, traileurs et adeptes de la marche nordique.

trace gravel Aubagne Pays de l'Etoile
Jérémy nous a guidé sur cette belle trace. Photo : Philippe Aillaud.

Sur ce “billard”, nous prenons beaucoup de plaisir à rouler et la piste étant très large, nous pouvons échanger quelques mots avec Jérémy, notre accompagnateur qui nous fait découvrir cet itinéraire. Un peu comme sur la route, mais sans le stress des voitures, un sacré avantage en termes de sécurité !

Sur notre droite, nous admirons les premiers reliefs du massif de la Sainte-Beaume. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, un petit panneau discret, planté entre 2 rochers, vous indique le belvédère du “Point Sublime” où l’on peut s’arrêter pour profiter du paysage. En contrebas de la falaise calcaire sur laquelle nous évoluons se trouve le village de Saint-Zacharie, lové dans la brume matinale. Le Graxx 3 est sur son terrain de jeu et il continue sa découverte du terrain.

Après cette belle piste, nous bifurquons à droite toute pour attaquer une petite route au bitume défoncé, qui se transformera en chemin caillouteux. La pente indiquée par le GPS ne cesse d’augmenter : 10, 12, 15, 17 %… et nous apercevons enfin le sommet de la montagne du Régagnas, marquée comme souvent dans la région, par la présence d’une antenne radio et surtout d’une vigie permettant la surveillance des massifs en période estivale. La montagne du Regagnas est un relief situé à l’est des Bouches-du-Rhône qui se trouve en partie à l’ouest du Var, en s’étendant sur 6 km. À noter que la chaîne du Regagnas est aussi accessible depuis Auriol, Belcodène et Saint-Zacharie.

Sur cette vidéo je vous propose de profiter d’une vue à 360° sur l’ensemble des massifs méditerranéens, la cité phocéenne et la Mer Méditerranée. Jérémy commente ce paysage qu’il connait très bien et notre drone élargit encore ce panorama splendide.

Après l’effort, place aux joies de la descente ! La piste nous ramène au sommet du col du Pas de la Couelle que les cyclistes locaux ont surnommé le “Petit Galibier”. Je l’ai maintes fois franchi sur un vélo de route, mais c’est une première pour moi en Gravel ! Après 12 km seulement, j’éprouve déjà une agréable sensation de dépaysement.

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Bien connu des routiers, la descente du “Petit Galibier” nous a permis de récupérer avant de repartir sur les pistes. Photo : Jérémy Morel.

Nous basculons ensuite dans la descente pour 3 kilomètres de route bitumée, avant de repartir au niveau de Kirbon sur les pistes de la commune de Trets. Pas le temps de s’arrêter à la Pastorale du Regagnas pour y déguster quelques fromages de chèvres élevées sur place alors qu’il est midi passé, dommage… Nous retrouvons une belle et large piste sur laquelle Philippe est contraint d’appuyer plus fort sur les pédales de son gravel élec, pour parvenir à nous suivre !

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Encore une belle piste roulante sans difficulté sur lequel nous roulons à plus de 25 km/h, avant de rallier Belcodène. Photo : Matthieu Amielh.

Nous rentrons sur la commune de Gréasque et découvrons les restes du Puits Prosper, vestige du temps où la Provence dépendait du charbon, indispensable à l’époque pour faire tourner les usines marseillaises, en plein essor au début du 19ème siècle. Sans doute ce puits a-t-il pris le nom d’un personnage en lien avec son fonçage, nom donné au creusement d’un puits dans le domaine minier. “En 1876, on comptait déjà 442 mineurs à Gréasque, dont 155 femmes. Les fours à chaux se multipliaient. Rien que sur la route de Fuveau, aux Paillasses et sur l’ancienne chaussée romaine de Gréasque à Belcodène, il y en avait plus de 15. La mine, par la force des choses, devint le moyen de vivre pour la plupart des habitants de Gréasque“, peut-on lire sur le site web de la commune de Gréasque.

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Passage près d’une ancienne mine de charbon exploitée au milieu du 19ème siècle. Nous sommes sur la commune de Gréasque. Photo : Matthieu Amielh.

Après la traversée de la commune de Belcodène, nous faisons un arrêt à Peypin pour une pause déjeuner tardive. Une recharge des batteries nécessaire, car même si nous n’avons roulé que 37 km, nous avons grimpé près de 900 m. Lestés d’un sandwich steak/frite, qu’on appelle mitraillette en Belgique, nous repartons heureusement sur une grande descente avant de réattaquer une montée sur un chemin très étroit (de Pierrasca). Nous retrouvons ensuite la forêt et le sentier qui s’étire sur la colline nous permet d’atteindre un très joli point de vue donnant d’un côté sur la Montagne Sainte-Victoire et de l’autre sur le col du Marseillais.

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Vue imprenable sur la barre du Cengle et la Montagne Sainte-Victoire. Photo : Matthieu Amielh.
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Une légère brume en fin de journée ne nous a pas empêché d’admirer le Mont du Marseillais. En contrebas, la ville d’Aubagne. Photo : Philippe Aillaud.

Place enfin à la descente sur une grande piste, tellement large, que l’on pourrait se croire sur une piste de ski sans neige. Nous enchaînons les grandes courbes pour redescendre vers la civilisation et récupérons la route au niveau du Pont de Joux, puis Auriol, La Destrousse, avant de retourner à La Bouilladisse par la route.

Pays d’Aubagne et de l’Etoile : un vaste choix de parcours route et gravel

Le Pays d’Etoile est un terrain de jeu fantastique pour toutes les activités de pleine nature et le gravel en fait partie. On peut le pratiquer, ici sur des pistes accessibles depuis le niveau débutant jusqu’à celui de confirmé. L’Office du Tourisme vous propose notamment 2 traces gravel, au départ de Saint-Zacharie (fichiers .GPX téléchargeables) ainsi qu’une sélection de traces route accessibles depuis son site Internet. Vous pouvez aussi retrouver des traces route et gravel sur le site et l’application On Piste.

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Au mois de novembre, les pistes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile s’offrent à vous pour des parcours variés et accessibles physiquement. Photo : Matthieu Amielh.

AllTrails passe à l’I.A.

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Alltrail GPT Store IA
image Dan de Rosilles / Leonardo AI

Avec le slogan “Des itinéraires qui vous correspondent”, AllTrails est une application sur PC et smartphones, qui propose à tous les passionnés d’outdoor des itinéraires VTT, vélo de route, course à pied/trail, ski de fond, mais aussi des parcours pour les passionnés de raquettes ou encore de pêche, et même des sentiers ornithologie pour les amateurs de faune sauvage.
AllTrails se veut aussi une entreprise engagée, en rendant l’accès à la nature toujours plus inclusif et intuitif. La plateforme intègre notamment des itinéraires adaptés aux personnes à mobilité réduite et répertorie aujourd’hui en France 207 chemins accessibles à ces dernières.
L’entreprise s’engage également au travers d’un partenariat avec 1% for the Planet en reversant une partie de ses revenus à des organisations environnementales comme The Conservation Alliance.

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AllTrails propose aussi bien des parcours pour les cyclistes que pour les ornithologues – image Dan de Rosilles / Leonardo AI

AllTrails, qui s’autoproclame “plateforme leader international en aventures outdoor”, a décidé de proposer désormais des recommandations d’itinéraires alimentées par l’IA (Intelligence Artificielle). En lançant AllTrails GPT, une expérience de génération d’itinéraires alimentée par l’IA dans le nouveau GPT Store d’OpenAI, AllTrails propose désormais à ses utilisateurs une réelle innovation, qui vient compléter l’offre déjà étendue de fonctionnalités qui aident les gens à profiter d’activités en plein air et à améliorer leurs expériences sur les sentiers.

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En faisant appel à l’IA, AllTrails souhaite améliorer l’expérience de ses utilisateurs – image Dan de Rosilles / Leonardo AI

Première en son genre, AllTrails GPT est une expérience interactive sur le GPT Store, où les utilisateurs peuvent stimuler l’IA en décrivant leurs besoins uniques et en obtenant des informations précises et adaptées sur les itinéraires. Par exemple : « Je cherche une boucle de trois à cinq kilomètres où les chiens sont admis et qui a de belles vues panoramiques dans un rayon de 20 kilomètres de Marseille ». Ce genre de demande, appelée “prompt” dans le jargon des utilisateurs de l’IA, est commune à toutes les fonctions génératives que propose l’IA : texte, images… et désormais, itinéraires.

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Les utilisateurs peuvent stimuler l’IA, pour obtenir des parcours stimulants – image Dan de Rosilles / Leonardo AI

Les utilisateurs d’AllTrails pourront recevoir des recommandations d’itinéraires personnalisées basées sur des critères précis tels que la localisation, le niveau de difficulté, l’accessibilité, la distance, le dénivelé positif et les points d’intérêt et profiter pleinement du répertoire mondial de plus de 420 000 itinéraires d’AllTrails.
Ce nouvel outil complètera l’offre actuelle d’AllTrails, avec sa communauté de plus de 60 millions de passionnés d’outdoor qui échangent avis, évaluations et conseils. Car l’IA ne fera pas disparaître l’humain, à l’image de l’équipe d’experts en données qui actualisent les informations permettant de mieux préparer ses aventures en pleine nature. 

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AllTrails, c’est une communauté de plus de 60 millions de passionnés d’outdoor – image Dan de Rosilles / Leonardo AI

« En tant que plateforme leader des activités de plein air, nous sommes ravis de nous associer à OpenAI, le leader de l’Intelligence Artificielle, pour nous lancer dans son nouveau GPT Store », a déclaré Ron Schneidermann, PDG d’AllTrails. « Avec AllTrails GPT, nous combinons le modèle d’Intelligence Artificielle extrêmement avancé d’OpenAI avec les vastes données d’AllTrails pour fournir des recommandations personnalisées, a-t-il expliqué. En tirant parti des technologies les plus récentes et les plus performantes, nous avons créé un moyen amusant et innovant d’aider encore plus de personnes à profiter du plein air dans le monde entier ».

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À droite ou à gauche ? Demandez-donc à l’AI ! – image Dan de Rosilles / Leonardo AI

AllTrails GPT est disponible pour les utilisateurs de ChatGPT Plus via le nouveau GPT Store. Ce lancement arrive tout juste après qu’AllTrails ait été nommée application iPhone de l’année par Apple, et représente la première innovation dévoilée par la marque au premier trimestre 2024, parmi d’autres à venir… Affaire à suivre, donc. 
 
AllTrails, application mobile à retrouver sur Google Play et Apple Store

Le All-road : un vélo classé “X”, symbole d’un cyclisme décomplexé

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Vélos Allroad

Les constructeurs se sont tous donnés le mot : entre 32 et 38 mm de largeur de pneumatiques, les vélos d’endurance 2024 ont adopté des gros “boudins” tubeless, épicés à la sauce préventif. Il y a de quoi rendre dingue un cyclosportif “old school” en quête d’un nouveau vélo. Les cyclistes venaient tout juste de convenir que les pneus de 28 étaient peut-être mieux pour eux que les 25. Ils avaient eu du mal à l’admettre et “paf”, ça bouge une nouvelle fois ! Cette inflation de millimètres, sur la section de leurs pneus, risque de les rendre fous.

Voilà l’histoire d’un vélo classé “X”, qui brave les interdits.

Wish One Gravel Allroad Sub carbone made in France
Le Wish One Sub avec son cadre carbone fabriqué en France, équipé de pneus Terreno Zero 38 mm revendique cette appellation All-road – Photo : Philippe Aillaud.

Ce nouvel article est la suite de celui que j’avais publié en septembre, intitulé “Le gravel nous rend flou“. Vélos d’Endurance ou de Gravel, j’espère qu’après la lecture de ces deux sujets vous pourrez faire votre choix. Depuis la rentrée automnale, une avalanche d’annonces rend le choix encore plus difficile.

Dans les pelotons bariolés des “CRIT” du
dimanche matin, on en parle : “Jusqu’où vont-ils aller ?…”

On ne peut pas s’empêcher de penser que cette quête d’élargissement des passages de roues, la largeur de celles-ci et que tous les “add-ons” destinés à apporter du confort, apparaissent pour faire vendre de nouveaux vélos. Le mont clé du marketing est “le confort”… L’arrivée du disque avait déclenché une première vague d’achats de vélos complets ; est-ce que cette deuxième vague, encore plus iconoclaste que la première, produira un nouveau renouvellement des machines ? Le vélo léger, rigide, reposant sur de petits pneus avec chambres à air, durcies par 8 bars de pression, a rejoint le musée du vélo. Dans les pelotons bariolés des “CRIT” du dimanche matin on en parle : “Jusqu’où vont-ils aller avec la taille des pneus ?” Jusqu’à présent, pour beaucoup de cyclistes, le modèle était simple : leur vélo devait être le même que celui du champion, ou à la limite lui ressembler à quelques grammes près. Aujourd’hui, ils ne savent plus quoi choisir : un modèle “X”, symbole d’un usage croisé, un gravel léger ou encore un modèle endurance, avec des passages de roues généreux ? Finalement, est-ce que tout ce marketing un peu “brumeux” n’est pas en train de converger vers une tendance qu’il convient d’appeler “All-road” ou “X-Road” ?

On a mis la gomme

Par approches successives, la taille
des enveloppes a pris du millimètre…

Et si le passage de roues plus permissif sur les châssis des vélos était lié à l’énorme progrès des pneumatiques et l’intérêt du montage tubeless ? C’est un peu l’œuf et la poule. Qui a commencé le premier, entre la taille des pneus et celle des passages de roues élargis ? Je me souviens de l’arrivée révolutionnaire des pneus Compass, baptisés par la suite René Herse, distribués par 2.11 Cycles. Le champion est le modèle Bon Jon Pass, en 35 mm, qui affiche un poids de 350 g et qui a été adopté par les amateurs de longue distance. Les manufacturiers importants du monde des pneumatiques, voyant le marché du vélo se développer, sont de retour sur ce segment qu’ils avaient délaissé. Pirelli, Goodyear, Michelin… revenus des circuits de vitesse, se sont remis à penser vélo et proposent désormais une offre riche, bénéficiant des recherches issues de la compétition auto et moto.

Vittoria Corsa Pro Tubeless coton road tyres 700 X 32
Un Vittoria Corsa Pro monté en tubeless sur une jante en carbone, ça a de la gueule quand même ! – photo Dan de Rosilles

Vous trouverez sur notre site de nombreux articles consacrés aux pneumatiques et notamment celui-ci concernant la tendance “semi slick”. Le montage en tubeless venu du VTT a apporté ses vertus au monde de la route et encore plus au domaine du gravel en plein essor. Moins de pression, moins de crevaisons, plus de confort et, de façon surprenante pour beaucoup, une performance qui ne s’en trouve pas dégradée. Par approches successives, la taille des enveloppes a pris du millimètre et aujourd’hui il semble acquis que le 32 mm serait le point de départ du compromis idéal entre confort et performance, comme j’ai pu le vérifier lors de mon test du GIANT Defy ou comme sur le Lapierre Pulsium que nous vous avions présenté en mai dernier.

Randonneuse de papa, tapis volant et avion de chasse

N’est-on pas en train de voir revenir aux goûts du jour le concept de la “randonneuse de papa” ? Évidemment, le marketing ne choisira pas ce vocable pour parler de ces nouveaux vélos. Il préférera le mot “All-road” comme l’a choisi par exemple Lapierre et son modèle Pulsium Allroad. Ça peut se comprendre, car cela conviendra mieux au marché à l’international, mais c’est surtout que ces vélos ne se résument pas à randonner.

Evolution Gravel Race 2023 avec WishOne
Un “tapis volant” au dessus des terres africaines, Lachlan Morton utilise ce vélo hybride équipé d’une fourche suspendue – Photo EF Pro Cycling – Dominique Powers

Le vélo All-road qui revendique plus de confort n’est pas pour autant un “tapis volant”. Cette image, destinée à appuyer la communication sur le confort des vélos, a fait son temps. Soyons réalistes et éloignons-nous des légendes des “Mille et une nuits”. Un vélo All-road est un compromis qui a des limites. Pour des objectifs particuliers, il faudra envisager de faire appel à un “Monster gravel” ou un VTT, comme on le constate sur les course d’Ultra en bikepacking.

Van der Poel gravel UCI
Mathieu van der Poel a décidé de disputer le Mondial de Gravel 2022 avec un vélo de route équipé de pneus gravel… Une décision qui a sans doute pesé dans l’évolution du modèle Canyon Endurace – photo DR

Est-ce que le All-road, tellement proche d’un vélo de course, pourrait être considéré comme un avion de chasse, capable de faire sauter des KOM ? Faut pas pousser non plus. En observant sa géométrie, on imagine la position du “pilote” plus relevée. Ce n’est pas un Rafale, mais plutôt un Alpha Jet. En effet, on ne peut nier que la recherche de performance est bien présente dans l’ADN de ces vélos All-road, il suffit pour s’en assurer de peser les cadres inférieurs au kilo et d’admirer leurs formes aero.

Alors finalement oui, le All-road rassemble dans un seul “corps” une partie des ces qualités : polyvalence, confort et performance. Un peu randonneuse, un minimum “Fly carpet” et également un “chasseur” pacifique, capable de vous faire découvrir l’ivresse de la vitesse. Ses missions sont élargies à la randonnée en bikepacking léger, aux sorties gravel sur les pistes et aux cyclosportives de plus en plus hors routes ainsi que le gravel race. C’est un vélo qui repousse la segmentation qui fait vendre. Le marketing vélo ne serait-il pas en train de perdre les pédales ?

Quelques vélos All-Road testés en 2023

Dans cette catégorie au sens large, qui oscille entre Gravel et Endurance, voici quelques vélos que nous avons pu tester. En 2024, la liste va sans aucun doute s’allonger.

En décembre
En novembre
En septembre
En Septembre
En Juillet
En mai
En Avril
En janvier

Les tendances de l’année sportive 2023 selon Strava

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Lignes de désir Aix
Sur le parking du gymnase Louison Bobet les participants arrivent - photo Philippe Aillaud

Chez Bike Café, les chiffres que Strava vient d’annoncer à la presse ne nous étonnent pas, ils confirment ce que l’on découvre régulièrement dans les articles de notre web magazine. En 2023, plus de 120 millions d’athlètes sur Strava se sont motivés et ont investi les chemins, les routes, les salles de sport, les couloirs de nage et les pistes en nombres records. C’est le gravel qui enregistre la croissance la plus spectaculaire à l’échelle mondiale avec 55 % de pratiquants en plus. (photo de couverture : rendez-vous d’un club Strava pour un gravel urbain – photo Bike Café)

Strava, la plus grande communauté sportive en ligne, dévoile les chiffres de 2023. Prises dans leur ensemble, ces données illustrent les tendances qui ont façonné le monde de l’exercice physique et de l’exploration. Dans cette communauté Strava, c’est la course à pied qui est sur la plus haute marche du classement des sports les plus pratiqués. Elle est suivie par le vélo et la marche complète ce podium.

Le “hors route” plébicité

En 2023, la part d’athlètes qui a enregistré des sorties en course à pied sur Strava a augmenté de 4 %.  Le gravel enregistre une croissance spectaculaire de 55 % à l’échelle mondiale, devenant l’un des sports qui se développent le plus rapidement sur Strava. L’appétit d’aventure ne s’est pas arrêté là, car de manière générale les sports sur sentiers et hors route ont tous connu une croissance importante en 2023.

Analyse de la saison 2023 sur STRAVA

Les autres chiffres publiés par Strava montrent qu’une routine d’entraînement les aide à faire de l’exercice physique régulièrement. En France, les coureurs et les cyclistes sur Strava ont respectivement 28 % et 42 % plus de chances d’atteindre un record personnel (PR) sur un segment dans un groupe de 2 ou plus, que s’ils sont en solo.

Partir rouler : Big Stupid Ride
Partir rouler : Big Stupid Ride, une bande de copains qui s’embarquent pour un ride de 2 jours. photo Thomas Lecoq

Tout cela évidemment plaide pour l’utilisation de l’outil Strava, qui permet de suivre et d’enregistrer son activité, sa progression et de les partager avec une communauté. Plus de la moitié des athlètes Strava déclare que ce sont leurs amis ou les membres de leur famille qui les motivent le plus à faire de l’exercice. Et qui trouve-t-on tout en bas de la liste ? Les célébrités et les influenceurs, même pour les générations Z et Y (*). Élément intéressant, dans une époque délirante de ce monde fait de “like” que l’on voit devenir de plus en plus superficiel.

Sociologie du sport

L’analyse, par le prisme des données extraites de l’outil Strava, est intéressante pour comprendre les comportements sociaux des différentes générations. J’y ai découvert des éléments que nous avons pu constater sur le terrain : des jeunes qui ne sont pas les suiveurs des “têtes d’affiche” de l’influence, le besoin de créer des “meutes” affinitaires, des plus anciens qui ne “lâchent” rien en matière de performance, prouvant ainsi une longévité sportive étonnante…

Analyse de la saison 2023 sur STRAVA

Les athlètes de la génération Z déclarent se sentir plus proches des autres, lorsqu’ils voient les activités de leurs amis ou de leur famille sur Strava. C’est également à la génération Z que l’on doit l’augmentation de 11 % du nombre de nouveaux clubs Strava en 2023. Cette statisque est intéressante, car elle met en évidence la grosse montée “sociale” de Strava qui favorise la création de groupes ou de “meutes” de sportifs qui se réunissent en dehors des clubs et fédérations officielles.

Analyse de la saison 2023 sur STRAVA

Les athlètes Strava de la génération Z sont 31 % moins susceptibles de faire de l’exercice en premier lieu pour leur santé que leurs homologues de la génération Y ou de la génération X. Ils sont en revanche plus enclins à faire de l’exercice physique dans le but de réaliser des performances. On comprend pourquoi le gravel sous sa forme Race les intéresse comme également l’Ultra distance.

39% des athlètes Strava de la génération Z ont démarré un nouvel emploi et 30 % ont déménagé en 2023. Malgré cela, ils sont 32 % plus nombreux que les autres générations à se dire en meilleure forme que l’année dernière.

Vite fait… bien fait ! La génération Z a enregistré l’allure médiane la plus rapide en course à pied et en vélo sur Strava, mais cette tranche d’âge a aussi enregistré les sorties en course à pied les plus courtes et se place 2ème dans le classement des sorties à vélo les plus courtes.

Analyse de la saison 2023 sur STRAVA

17% des jeunes utilisent le vélo pour des trajets quotidiens et les enregistrent sur Strava contre 8 % il y a cinq ans. Les Millennials de la génration Y représentaient la part dominante des utilisateurs du vélo au quotidien, tandis que la part de la génération X a connu la plus forte baisse depuis 2019.

Pour conclure

Même si tout le monde n’est pas sur Strava, les résultats affichés montrent une réelle cassure dans les pratiques. Le gravel confirme dans l’usage les ventes réalisées, la perte de licence des structures fédérales ne veut pas dire que l’on fait moins de sport, mais qu’on le fait autrement. Les clubs Strava progressent grâce à la facilité de mise en place des outils communautaires. Les échanges entre les membres de ces clubs sont plus cordiaux et respectueux que sur d’autres réseaux sociaux.

(*) Les 4 générations

  • les baby-boomers : individus nés entre 1946 et 1964.
  • la génération X : entre 1965 et 1979.
  • la génération Y : entre 1980 et 2000.
  • la génération Z : à partir de l’an 2000.